ISBN 2-85653-124-5
MÉMOIRES
DU
MUSÉUM NATIONAL
D’HISTOIRE NATURELLE
NOUVELLE SÉRIE
4 ■ *
Série A, Zoologie
TOME 126
Jean CLASTRIER
CERATOPOGONIDAE DES ILES SEYCHELLES
(DIPTERA, NEMATOCERA)
PARIS
ÉDITIONS DU MUSÉUM
38, rue Geoffroy-Saint-Hilaire (V e )
1983
Source : MNHN, Paris
ÉDITIONS DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
En vente à la Bibliothèque centrale du Muséum,
38, rue Geoffroy-Saint-Hilaire, 75005 Paris
C.C.P. : Paris 9062-62 Y
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© Éditions du Muséum national d’Histoire naturelle, 1983
Æ 20 C
MÉMOIRES DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
Série A, Zoologie, Tome 126
CERATOPOGONIDAE DES ILES SEYCHELLES
(DIPTERA, NEMATOCERA)
jean CLASTRIER *
SOMMAIRE
RÉSUMÉ .
SUMMARY.
INTRODUCTION.
Collections examinées.
Caractères communs aux espèces étudiées
Genre Alluaudomyia
1. inexspectata n. sp....
Genre Atrichopogon
2. chrysosphaerotum I. &
3. lampronotus (K., 1911)
4. trichotomma (K., 1911)
Genre Bezzia
5. ornatissima (K., 1911)
6. rufipes (K., 1911)-
7. spinosella n. sp.
Genre Culicoides
8. leucostictus K., 1911. 22
Genre Dasyhelea
9. aurantiaca (K., 1911)... 22
10. bipunctata W. & M., 1977. 25
11. davidi n. sp. 27
12. fosteri n. sp.. : . 28
13. latiforceps n. sp. 29
14. scotti (K., 1911). 31
15. seychellensis (K., 1911). 33
16. speciosa n. sp. 34
* Laboratoire d’Entomologie générale et appliquée, Muséum national d’Histoire naturelle, 45, rue de Buffon,
75005 Paris.
M., 1921. 12
. 13
. 15
. 17
. 19
5
5
7
7
8
Source : MNHN, Paris
2 JEAN CL AS TR IER
17. tamsi W. & M., 1977. 36
clé de détermination des femelles. 37
Genre Forcipomyia
Sous-genre Euprojoannisia
18. psilonota (K., 1911). 38
19. tsacasi n. sp. 38
Sous-genre Forcipomyia
20. callithorax (K., 1911). 39
21. genualis (Loew, 1866). 42
22. sensillata n. sp. 44
23. sexannulata n. sp. 45
Sous-genre Lasiohelea
24. latiunguis n. sp. 47
25. mahensis (K., 1911). 49
26. richardlanei n. sp. 50
Sous-genre Lepidohelea
27. chrysolopha (K., 1911). 52
Sous-genre Microhdea
28. fuliginata n. sp. 54
29. lasionota (K., 1911). 56
Sous-genre Thyridomyia
30. falcineUa (K., 1911). 58
Genre Hebetula
31. hexacantha (K., 1911). 60
Genre Leptoconops ( Styloconops)
32. spinosifrons (Carter, 1921). 61
Genre Monohelea
33. pulchripennis (K., 1911). 62
Genre Neurobezzia
34. tsacasi n. sp. 64
Genre Nilobezzia
35. longipennis (K., 1911). 65
36. scotti (K., 1911). 67
Genre Phaenobezzia
37. seycheüeana (K., 1911). 68
Genre Serromyia
38. festiva K., 1911. 69
Genre Stilobezzia
39. areolaris (K., 1911). 71
40. sp. bêta. 72
Source : MNHN, Paris
CERATOPOGONIDAE DES SEYCHELLES 3
41. sp. gamma. 74
42. mahensis il. sp. 76
43. nyei n. sp. 77
44. paüidipes n. sp. 78
45. seychelleana n. sp. 79
BIBLIOGRAPHIE. 81
Source : MNHN, Paris
• ryyv . , ; ,
Source : MNHN, Paris
CERATOPOGONIDAE DES SEYCHELLES
5
RÉSUMÉ
Quarante trois espèces de Ceratopogonidae en provenance des Iles Seychelles sont examinées : 24 déjà
connues de l’archipel, et 19 signalées pour la première fois ou nouvelles.
Parmi les premières, 21 décrites par Kieffer (1911) d’après le matériel récolté par la Percy Sladen Trust
Expédition de 1905 dans l’Océan Indien : Atrichopogon lampronotus, A. Irichotomma, Bezzia ornatissima, B.
rufipes, Culicoides leucostictus, Dasyhelea auranliaca, D. scotti, S. seychellensis, Forcipomyia caüithorax, F. chryso-
lopha, F. falcinella, F. lasionota, F. mahensis, F. psilonota, Hebetula hexacantha, Monohelea pulchripennis,
Nilobezzia longipennis, N. scotti, Phaenobezzia seychelleana, Serromyia festiva, Stilobezzia areolaris ; 2 décrites
par Wirth et Messersmith (1977) : Dasyhelea bipunctata, D. tamsi ; 1 signalée pour la première fois par Lam-
brecht (1970) : Leptoconops spinosifrons (Carter).
Parmi les dernières, 2 sont ici rapportées pour la première fois de l’archipel : Atrichopogon chrysosphae-
rotum Ingram et Macfie, Forcipomyia genualis (Loew), et 17 décrites comme nouvelles, revenant respective¬
ment aux genres Alluaudomyia (1), Bezzia (1), Dasyhelea (4), Forcipomyia (6), Neurobezzia, genre californien
signalé pour la première fois de l’Ancien Monde (1), Stilobezzia (4).
Toutes ces espèces, ainsi que 2 autres non identifiées ( Stilobezzia bêta, S. gamma), sont décrites et figurées,
à l’exception de Culicoides leucostictus, Forcipomyia psilonota et Leptoconops spinosifrons qui sont simplement
cités.
SUMMARY
Forty-three species of Ceratopogonidae collected in the Seychelles Islands are reviewed, of which 24
were previously known from the Islands, and 19 are here reported for the first time or described as new.
Among the former, 21 were described by Kieffer (1911) from the material collected during the Percy
Sladen Trust Expédition to the Indian Océan in 1905 : Atrichopogon lampronotus, A. Irichotomma, Bezzia orna¬
tissima, B. rufipes, Culicoides leucostictus, Dasyhelea aurantiaca, D. scotti, D. seychellensis, Forcipomyia calli-
thorax, F. chrysolopha, F. falcinella, F. lasionota, F. mahensis, F. psilonota, Hebetula hexacantha, Monohelea
pulchripennis, Nilobezzia longipennis, N. scotti, Phaenobezzia seychelleana, Serromyia festiva, Stilobezzia areolaris ;
2 were described by Wirth and Messersmith (1977) : Dasyhelea bipunctata and D. tamsi ; 1 was reported for the
first time by Lambrecht (1970) : Leptoconops spinosifrons (Carter).
Among the latter, 2 are here recorded for the first time from the Islands : Atrichopogon chrysosphaerolum
Ingram and Macfie, Forcipomyia genualis (Loew), and 17 are described as new, belonging respectively to the
généra Alluaudomyia (1), Bezzia (1), Dasyhelea (4), Forcipomyia (6), Neurobezzia, a Californian genus here report¬
ed for the first time from the Old World (1), Stilobezzia (4).
Ail these species, as well as two other unidentified species ( Stilobezzia bêta, S. gamma) are described and
illustrated, with the exception of Culicoides leucostictus, Forcipomyia psilonota and Leptoconops spinosifrons
which are only mentioned.
Source : MNHN, Paris
v
CERATOPOGONIDAE DES SEYCHELLES
7
INTRODUCTION
La première publication portant sur les Cératopogonides des Seychelles est due à Kieffer (1911),
décrivant sommairement 22 espèces et 5 variétés, toutes nouvelles, d’après les captures faites par la
Percy Sladen Trust Expédition de 1905 dans l’Océan Indien. Plus tard, Lambrecht (1970) signale la
présence dans l’archipel de Culicoides kusaiensis Tokunaga, 1940a et Leptoconops ( Styloconops ) spino-
sifrons (Carter, 1921). Dernièrement, Wirth et Messersmith (1977), réexaminant une partie du matériel
vu par Kieffer et divers autres spécimens, actualisent toutes les combinaisons génériques, confirment
la validité de 26 espèces et en décrivent quelques-unes, procédant pour d’autres à des mises en syno¬
nymies.
L’étude d’une collection en provenance de l’île de Mahé, que M.M. J. David (C.N.R.S.) et L. Tsa-
cas (Muséum national d’Histoire naturelle) ont bien voulu nous confier, a fait apparaître dès le début
un certain nombre de difficultés et d’incertitudes qui nous ont conduit à reprendre ici la question dans
son ensemble.
COLLECTIONS EXAMINÉES
Ce travail porte à la fois sur la presque totalité du matériel vu par Kieffer, sur celui de
MM. David et Tsacas, ainsi que sur un petit nombre d’autres spécimens d’origines diverses.
Le matériel vu par Kieffer a été conservé à l’état sec. Les spécimens sont presque toujours collés
sur un support de bristol portant un numéro d’ordre, et presque toujours aussi au nombre d’un seul
exemplaire, exceptionnellement deux ou trois, pour un même support. Rarement ils sont montés par
la méthode des deux épingles. Ce matériel est aujourd’hui réparti entre les collections du British Muséum
(Natural History) (BM, PSTE), et celles de l’University Muséum of Zoology de Cambridge (Cambridge).
Pour la partie conservée au British Muséum, chacune des épingles porte deux étiquettes imprimées :
« Seychelles Is., Prof. J. S. Gardiner. 1914-537 » et « Mahe 1908-9. Seychelles Exp. » plus, éventuelle¬
ment, une troisième étiquette, manuscrite (de la main de Kieffer), précisant le nom de l’espèce. Lorsque
les exemplaires sont nombreux, ils peuvent ne pas être identifiés individuellement mais collectivement,
sous une étiquette commune. Au Musée de Cambridge, les épingles sont munies de l’étiquette imprimée
« Mahe '08-9. Seychelles Exp. », et d’une deuxième étiquette donnant d’abord le nom de l’espèce, imprimé
ou manuscrit (non de la main de Kieffer), suivi de la mention imprimée « J. J. Kieffer. Paratype ».
L’identité du Laboratoire de dépôt de ce matériel étant toujours précisée pour chacune des espèces
étudiées, le libellé des étiquettes correspondantes, que l’on peut qualifier d’originales, reste toujours
sous-entendu dans les pages suivantes, sans être autrement précisé. Le contenu de toute autre étiquette
pouvant accompagner un spécimen, dite alors complémentaire, est au contraire rapporté in extenso.
Le British Muséum possède une autre collection de Cératopogonides en provenance des Seychelles.
, Tous les spécimens, montés à sec, sont accompagnés de la mention imprimée « Seychelles. Mahe (...)
W. T. Tams & I. V. Nye ; B.M. 1966-72 » suivie du nom de l’espèce, imprimé ou manuscrit. Sur la trans¬
cription précédente, nous avons remplacé par le symbole (...) la date de la capture, qui est variable,
et seule rapportée plus loin, après l’indication de la collection (BM, TN).
Pour tous les autres spécimens du British Muséum ne faisant pas partie de ces deux collections,
le libellé des étiquettes est intégralement rapporté.
Source : MNHN, Paris
JEAN CLASTRIER
Les captures de MM. David et Tsacas (Mission C.N.R.S., RCP 318) ont été faites dans l’île de
Mahé, entre 0 et 600 mètres d’altitude, le plus souvent à l’aide d’un filet-fauchoir, plus rarement de
nuit, à la lumière. La plupart des spécimens ont été prélevés le soir, sur les couches des différentes
chasses de la journée, et transférés dans un seul et même flacon d’alcool, portant la simple mention
« Novembre 1977). Quelques spécimens seulement, primitivement conservés à sec, sont munis d’une
étiquette donnant les indications de lieu, date et conditions de capture. L’ensemble de ce matériel est
déposé au Laboratoire d’Entomologie du Muséum national (Collection DT).
Quelle qu’en soit l’origine, tous les exemplaires étudiés ont été montés entre lame et lamelle au
baume du Canada, suivant la technique de Wirth et Marston (1968) ; directement pour ceux qui étaient
conservés en alcool, après démontage et traitement au liquide de Barber pour les autres. Après montage,
toutes les étiquettes dégagées d’une épingle ont été fixées sur la lame correspondante. Dans l’éventualité,
rare, où plusieurs spécimens étaient portés par une même épingle, les étiquettes ont été placées sur l’une
des lames, et une photocopie de ces étiquettes sur les autres. Il en a été de même pour les exemplaires
faisant partie d’une série conservée à sec et couverte par une étiquette commune d’identification. Le
matériel resté sur épingle n’a pas été examiné et son identification première ne peut être ni confirmée
ni infirmée.
Nous adressons nos bien vifs remerciements à M. R. Lane et à l’Administration du British
Muséum (Natural History), ainsi qu’à M. W. Foster (University Muséum of Zoology, Cambridge) qui
nous ont accordé les plus grandes facilités pour l’examen du matériel conservé dans leurs collections.
Nous remercions également MM. J. David et L. Tsacas qui nous ont confié le soin d’étudier leurs récoltes.
Nous remercions enfin M. W. Wirth (U.S. National Muséum) qui a bien voulu nous communiquer quel¬
ques spécimens pour comparaison.
CARACTÈRES COMMUNS AUX ESPÈCES ÉTUDIÉES
Afin d’alléger les descriptions qui suivent, un certain nombre de caractères, qui se retrouvent,
ou manquent, sur la plupart des espèces étudiées, ont été regroupés ci-dessous. Leur présence ou absence
reste donc sous-entendue, sans être autrement confirmée, en l’absence d’information contraire. D’autres
conventions y sont également précisées.
Yeux : la notion de contiguïté ou d’éloignement concerne la partie dorsale de leur bord interne.
Antenne. Par commodité, l’ensemble des articles IV-XII du mâle ou IV-X de la femelle est
parfois désigné sous le nom de portion basale, et le reste du flagelle sous celui de portion distale.
Chez le (J, les articles IV-XI sont le plus souvent comparables à deux troncs de cônes accolés par
leur grande base, conservant sensiblement partout la même longueur, tout en devenant progressive¬
ment plus étroits. L’article XII, semblable aux précédents par sa base qui porte des poils du panache,
et semblable aux suivants par son corps, est exceptionnellement décrit. Chez la $, on peut définir sur
la portion basale des articles dits pairs (IV, VI, VIII, X), et d’autres impairs (V, VII, IX). Les trois
derniers articles du $ (XIII-XV) et les cinq derniers de la $ (XI-XV) sont habituellement longs et
subcylindriques.
Les soies antennaires de la $ (fig. 1, F), et dans une certaine mesure du (J, sont nommées suivant
la terminologie proposée par Wirth et Navai (1978). Les soies ou poils noirs, pigmentés, des anciennes
publications, notamment ceux qui forment le verticille basal des article IV-X et peuvent participer à
la formation de celui de XI-XV, sont désignés sous le vocable général de sensilla chaetica (ch). Un
sensillum chaeticum isolé peut se trouver sur l’article XV en position subapicale (chs). Les soies ou
poils hyalins, transparents, sont nommés s. trichodea et les anciennes spinules sensorielles s. basico-
nica (bc). Cette terminologie demande cependant quelques définitions nouvelles. Nous appelons s. tri¬
chodea majeurs (tj) les deux éléments de grande taille, légèrement incurvés, plus ou moins largement
séparés, qui délimitent sur la portion basale du flagelle deux faces (Clastrier et Coluzzi, 1973) ; s. tri-
Source : MNHN, Paris
CERATOPOGONIDAE DES SEYCHELLES
chodea mineurs (tn) ceux qui peuvent se trouver sur l’une, ou les deux faces des mêmes articles ; s. tri-
chodea (tr), sans autre qualificatif, ceux qui peuvent participer, en tout ou partie, à la formation du
verticille basal des trois ((J) ou cinq ($) derniers articles du flagelle ; s. trichodea épars (te), ceux qui
se trouvent sur le corps des mêmes articles pour les deux sexes.
Le premier article de l’antenne est nu chez le <J. Chez la Ç, il est de convention entendu, en l’absenec
d’information contraire, qu’il porte au moins un s. chaeticum. Les deux faces plus haut définies sur les
articles IV-X de la Ç diffèrent généralement de l’une à l’autre par leur étendue et leur organisation.
Lorsque les s. chaetica formant le verticille y sont très nombreux, leur nombre est indiqué pour la totalité
d’un article ; lorsqu’il est réduit à quelques unités, leur répartition est précisée pour chacune des deux
faces, en même temps que celle des autres sensilla. La présence ou l’absence d’un s. chaeticum subapical
sur l’article XV de l’un des sexes, est valable pour l’autre sexe. Pour les mensurations, la longueur du
même article est inclusive du stylet lorsqu’il y en a un.
Palpe à 5 articles ; la fossette, ou aire sensorielle, étant située sur le troisième.
Mandibule inerme. Lorsqu’elle est armée, et décrite, il s’agit de celle de la femelle.
Mésonotum sans tubercule sur son bord antérieur. Soies latérales définies par Clastrier et Wirth
(1977). Aucune soie sur le paratergite.
Scutellum : lorsqu’il ne porte qu’une soie latérale de chaque côté, et 3 à 6 autres soies au milieu,
largement séparées des précédentes, le nombre des soies médianes est seul indiqué, la présence des deux
soies latérales restant sous-entendue. Dans l’éventualité inverse, le nombre et la disposition de l’ensemble
des soies sont précisés.
Pleures : pas de soies sur l’anépisternum.
Aile. La nomenclature utilisée est celle de Tillyard (1926), avec les conventions suivantes : 1)
pour éviter toute confusion, le nom de cellules radiales est réservé à celles qui peuvent être formées par
les nervures RI et R2 + 3 ; 2) le qualificatif de basale est réservé à la cellule comprise entre les nervures
R et Ml + 2 ; 3) la soie située sur R, à proximité de l’arculus, est supposée présente en l’absence d’infor¬
mation contraire. Les mensurations concernent successivement et dans l’ordre la longueur de l’aile
et celle de la costa prises depuis l’arculus, et la plus grande largeur. Sur les figures, les macrotriches
ne sont représentées, dans leur intégrité ou par leur seule base d’implantation, que lorsqu’elles ont une
répartition limitée. Lorsqu’elles sont très nombreuses, recouvrant la plus grande partie du limbe, sans
ménager de bandes glabres le long des nervures, elles sont omises. Sont également omises les soies de la
costa et celles qui leur font suite sur le pourtour de l’aile (frange) lorsqu’elles ne présentent pas de parti¬
cularité.
Pattes. Par commodité, et pour ce paragraphe seulement, les pattes, ou paires, pro, méso et
métathoraciques, peuvent être respectivement désignées par les abréviations PI, P2 et P3. Tous les
articles cylindriques. Présence d’un éperon et d’un peigne à l’apex du tibia antérieur ; l’intermédiaire
inerme ; d’un éperon et de deux peignes sur le tibia postérieur, les dents du grand peigne étant comptées
depuis l’éperon. Le groupement de soies fortes, brèves, spinuleuses, situé sur tout ou partie de la face
interne du basitarse postérieur de certaines espèces est appelé brosse. Sur les tarsomères, pas de soies
bulbeuses, de spinules apicales ni de soies dites en lame de couteau (Clastrier, 1959a), sauf indication
contraire. Lorsque les soies bulbeuses sont présentes mais irrégulièrement disposées, le nombre de rangées
est indiqué d’une façon approximative, sous la forme 2-3, 3-4, etc. Les mensurations portent successi¬
vement sur le fémur, le tibia et les 5 tarsomères, dans l’ordre pro, méso et métathoracique. Lorsqu’un
ou plusieurs de ces articles manquent, la mesure correspondante est remplacée par un point. Griffes :
petites, simples, égales, bifides à leur extrémité chez le çj ; variables chez la $, et seules susceptibles
d’être décrites, sans autre précision de sexe.
Divers. Les espèces sont étudiées dans l’ordre alphabétique des genres, sous-genres pour les
Forcipomyia, et espèces. Une clé de détermination n’est donnée que pour le genre Dasyhelea qui compte
un nombre élevé d’espèces, très proches les unes des autres, dont la séparation peut paraître délicate.
Les éventuelles variations de forme, de taille ou de coloration sont notées dans le sens antéro-
Source : MNHN, Paris
10
JEAN CLASTRIER
postérieur pour le corps, et dans le sens base-extrémité pour les appendices. Toutes les dimensions
(texte et figures) sont exprimées en microns, sans que cette unité de mesure soit autrement rappelée.
1. Alluaudomyia inexspectata n. sp.
Alluaudomyia marmorata Wirth et Messersmith, 1977, 306 ; non Prionognathus marmoratus Carter,
Ingram et Macfie, 1921, 312.
Mâle, femelle.
Yeux nus ; largement séparés chez le (J, très faiblement chez la $. Antenne perdue des deux
côtés pour les deux <J examinés. Chez la $ (fig. 1, F) brune, avec un éclaircissement basal des articles
qui est bien marqué sur III-X, beaucoup moins sur XI-XV. Tous ces articles de la même forme, rétrécis
de la base au sommet ; les 5 derniers plus longs que les précédents. Sur IV-X : verticille de 6 s. chaetica
pouvant atteindre le milieu de l’article suivant ; les 2 s. trichodea majeurs d’abord plus longs que les
articles qui les portent, puis un peu plus courts. Petite face nue. Sur la grande face, 2 s. trichodea mineurs
presque aussi longs et aussi forts que les majeurs. Verticille semblable aux précédents sur XI, mixte
sur XII-XIV, formé de s. trichodea seulement sur XV ; 1 s. chaeticum subapical sur le dernier. Pubes¬
cence dense et courte sur toute la hauteur du flagelle et des articles. Mensurations (III-XV) : 48, 36,
40, 46, 48, 48, 48, 52 - 70, 76, 76, 76, 78. Palpe (fig. 1, E) jaunâtre à la base ; progressivement assombri
jusqu’à l’apex. Pas de fossette ; aire sensorielle assombrie, portant un faisceau de soies peu nombreuses,
longues, rectilignes, à extrémité longuement et faiblement dilatée. Mensurations approximatives ;
<? (II-IV) ; 36, 42, 40 ; $ (II-V) : 36, 38, 38, 38. Clypéus brun. Mandibule armée de 15 dents environ, les
premières minuscules, les dernière fortes, en forme de crocs.
Mésonotum brun pruineux, sauf les épaules blanchâtres, et une ornementation noire à limites
imprécises, représentée sur la figure 1, B. Pilosité rare, forte, spinuleuse. Pas de soie latérale antérieure ;
3 postérieures très fortes, et 3-4 autres beaucoup plus faibles, situées entre les précédentes et le bord
latéral. Scutellum brun au milieu, jaune latéralement ; 2 soies médianes. Pleures brun noirâtre, à l’excep¬
tion d’une bande dorsale claire, progressivement élargie de l’avant vers l’arrière. Aile (fig. 1, A) légère¬
ment teintée de brun ; ornée sur les nervures basales de 3 taches noires représentées sur la figure. La
tache médiane, brève et strictement localisée sur la nervure RI, est entourée d’une large zone circulaire
plus claire que le reste du limbe, au niveau de laquelle les nervures apparaissent d’un blanc nacré (reste
de RI, partie de la costa, de la radiale, de Rs, totalité de r-m). Nervures distales larges, irrégulièrement
brunies. Macrotriches nombreuses chez la $ et réparties comme sur la figure ; rares chez le (J, disposées
sur un seul rang, à l’extrémité des cellules R5 et Ml. Mensurations ; <J : 980, 540, 348 ; $ : 1 120, 680,
450. Pattes : hanches et trochanters brun noirâtre aux 2 paires antérieures, jaunâtres sur la paire posté¬
rieure. Fémurs et tibias jaunâtres, avec une ornementation noirâtre représentée sur la figure 1, C.
Basitarse antérieur brun ; l’intermédiaire blanchâtre, à extrémité brunie ; le postérieur noirâtre. Partout :
les 2 tarsomères suivants blanchâtres ; les 2 derniers à peine assombris ; le 4 e cordiforme. Une paire de
spmules apicales fortes sur les 3 premiers tarsomères mésothoraciques ; ces spinules extrêmement faibles
ou absentes ailleurs. P. postérieure : grand peigne tibial à 6-8 dents ; une rangée de vigoureuses soies en
lame de couteau sur le basitarse. Le porte en outre de nombreuses soies fortes, spinuleuses : 1 seule
sur les trochanters ; 1 rangée sur le fémur et le tibia antérieurs, ainsi que sur le fémur intermédiaire ;
2 rangées sur le fémur postérieur, et une demi-rangée, basale, sur le tibia correspondant. Chez la $,
griffes d’une même patte très inégales ; toutes deux longues et de mêmes valeurs aux 2 paires anté¬
rieures, bien plus courtes pour la paire postérieure, soit, respectivement, 118-66,116-66, 80-46 (fig. 1, G).
Pas d’empodium (<J, $). Mensurations :
c? 400 380 170 78 38 30 80 $ 440 420 170 80 40 40 100
520 470 240 110 50 30 75 570 520 265 122 45 40 100
405 400 178 78 40 40 80 465 475 200 90 50 40 90
Source : MNHN, Paris
CERATOPOGONIDAE DES SEYCHELLES
11
Fig. 1. — Alluaudomyia inexspectata n. sp., $ (A-H) et (J (I). A : aile. B : ornementation du mésonotum et du scutellum.
C : ornementation des fémurs et tibias. D : spermathèques de l’holotype. E : 2 derniers articles du palpe droit
et partie distale du 3 e , en vue ventrale (à gauche), et article III du palpe gauche en vue semi-latérale (à droite).
F : en bas, articles antennaires III-V vus par leur petite face ; en haut, X-XI et XV vus par leur grande face (bc :
sensilla basiconica ; ch : s. chaetica ; chs : s. chaeticum subapical ; te : s. trichodea épars ; tj : s. trichodea majeurs ;
tn : s. trichodea mineurs ; tr : s. trichodea). G : griffes pro, méso et métathoraciques. H : spermathèques du para-
type. I : pince génitale en vue ventrale. Échelles : A : 1 (500) ; B hors échelles ; C : 2 (500) ; D-I : 3 (100).
Abdomen brun. Chaque segment porte latéralement de 1 à 3 longues soies spinuleuses. Chez la Ç,
spermathèques déformées sur les 2 spécimens examinés ; paraissant subglobuleuses et subégales (55 X
46, 44 X 38), sans col, munies d’un long diverticule ayant sensiblement la même forme et le même
développement de l’une à l’autre (fig. 1, D, H). Pas de sclérification génitale visible. Pince génitale
du (fig. 1, I). Échancrure du IX e sternite largement spiculée dans sa partie basale. Appendices apico-
latéraux du IX e tergite très allongés. Apodème basal du coxite médiocre, conique. Dististyle fortement
incurvé ; pigmenté sur plus de sa moitié distale. Édéage triangulaire, bien plus long que sa largeur à la
base ; recourbé en bec à son extrémité. Branches distales des paramères modérément et progressivement
grossies sur leur première moitié, brusquement rétrécies sur la deuxième, puis coudées à angle droit et
subglobuleuses à leur extrémité.
Matériel examiné. Collection DT : 2 $, dont l’une, capturée à Beau Vallon le 1.XI.1977 est ici
désignée comme holotype. BM, TN : 2 £ (25.IV.1965), accompagnés d’une seule étiquette complémentaire
portant la mention « Alluaudomyia marmorata (C.I.M.) det. W. Wirth 76 ».
A. inexspectata n’est apparenté à aucune espèce africaine connue. A. marmorata notamment
s’en sépare par les caractères suivants : pour les deux sexes, par la présence de 2 taches seulement sur
les nervures basales ; la coloration différente des pattes ; chez le (J, par le genitalia (appendices du
IX e tergite courts, branches distales des paramères non grossies à la base) ; chez la Ç, par la costa n’attei-
Source : MNHN, Paris
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JEAN CLASTRIER
gnant pas, ou à peine, le milieu de l’aile ; les griffes égales à toutes les pattes ; les spermathèques munies
d’un long col.
A. inexspectata est proche au contraire de 4 espèces décrites du Pacifique, qui s’en différencient
de la façon suivante : A. astera Tokunaga, 1963 ((J). Mésonotum jaune ; abdomen jaune ocre. Fémur
mésothoracique entièrement clair sur les deux premiers tiers. Appendices apico-latéraux du IX e tergite
courts. Apodème basal du coxite volumineux ; dististyle rectiligne sur plus de sa moitié basale. Para-
mères élargis jusqu’au voisinage de leur extrémité, et celle-ci prolongée par un long filament rétrograde.
A. brandti Tokunaga, 1963 ($). Thorax et abdomen jaunes. Diverticule des spermathèques extrême¬
ment réduit. Chez le (J, d’après Debenham (1971) : appendices apico-latéraux du IX e tergite à peine
saillants. Dististyle beaucoup plus long, d’une forme irrégulière, brusquement rétréci sur son dernier
tiers. Édéage d’une forme différente. Apex des paramères plus allongé, et plus ou moins quadrangulaire.
A. petersi Tokunaga, 1963 ($). Thorax orné de nombreuses taches jaunes. Spermathèques inégales,
munies d’un long col. D’après Debenham (1971), présence, sur le tibia mésothoracique, d’une très large
bande basale sombre, caractéristique de l’espèce. A. tenuistyla Tokunaga, 1959 (<$) et 1963 ($). Thorax
presque entièrement jaune. Fémur mésothoracique clair sur plus de sa moitié distale, sauf l’apex. Abdo¬
men largement blanc. Chez le (J, édéage pas plus long que sa largeur à la base ; extrémité des paramères
très allongée et différemment orientée. Chez la $, spermathèques munies d’un long col ; diverticules
inégaux, l’un d’eux beaucoup plus long que l’autre et légèrement flexueux.
2. Atrichopogon chrysosphaerotum Ingram et Macfie, 1921
Atrichopogon chrysosphaerotum Ingram et Macfie 1921, 337 ($) ; 1922, 256 (<J) ; Clastrier 1959b, 441.
Ceratopogon trichotomma K., 1911 (partim) ; Culicoides scotti K., 1911 ( partim ).
Femelle.
Cette espèce ayant été partiellement décrite par Clastrier ( loc. cit.), nous ne donnerons ici qu’un
complément d’information.
Antenne (fig. 2, A). Articles IV-X : les 2 s. trichodea majeurs longs, atteignant ou dépassant
l’extrémité de l’article suivant ; légèrement incurvés. Sur la petite face, 2 s. chaetica vigoureux, plus,
éventuellement, 1 s. trichodeum mineur. Sur la grande face, 4, puis 6 s. chaetica semblables aux précé¬
dents, plus 1 s. trichodeum mineur, et 1 ou 2 s. basiconica très allongés. Articles XI-XV : verticille par¬
tout formé de s. trichodea longs et vigoureux ; s. trichodea épars peu nombreux, forts et très forts, les
plus vigoureux plus ou moins disposés en couronne sur la partie médiane de ces articles ; s. basiconica
Fig. 2. — Atrichopogon chrysosphaerotum I.M., $. A : articles IV-VI, X-XI et XV de l’antenne ; pour V, petite face’en
haut, grande face en bas. B : spermathèque. C : partie postérieure de l’abdomen en vue ventrale. D : disposition
des soies latérales du mésonotum et soie du paratergite. E : griffe (postérieure) munie de ses deux denticules, et
empodium. Échelles : A-B : 1 (100) ; C : 2 (200) ; D : 3 (500) ; E : 1 (50).
Source : MNHN, Paris
CERATOPOGONIDAE DES SEYCHELLES
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très nombreux ; XV sans s. chaeticum subapical. Pubescence présente sur toute la hauteur des articles IV-
X ; totalement absente sur XI-XV, même au-dessous du verticille. Front : callosité en forme de losange
allongé transversalement. Clypéus volumineux ; grossièrement triangulaire, à angles arrondis ; 2 soies
basales paramédianes ; 1 soie médiane, à la fois dans le sens dorso-ventral et transversal ; 2 soies distales,
plus éloignées l’une de l’autre que ne le sont les 2 basales.
Mésonotum (fig. 2, D) : disposition des soies latérales représentée sur la figure ; une longue et
vigoureuse soie implantée un peu au-delà du milieu du bord ventral du paratergite. Aile : aucune macro-
triche sur le limbe ; microtriches nombreuses, fortes, bien pigmentées. Alula nue. Pattes : griffes (fig. 2, E)
robustes, coudées à angle droit. Juste avant la courbure, et sur le bord concave, un denticule très court
et très étroit, presque filiforme. Sur la face interne et accolé à celle-ci, un autre denticule, lamelliforme,
plus court que la griffe.
Abdomen (fig. 2, C) : VIII e sternite modérément pigmenté dans son ensemble, brièvement et
faiblement échancré au milieu de son bord postérieur ; portant de chaque côté une dizaine de soies,
proches de leurs homologues antérieurement, largement séparées de celles-ci postérieurement. Slérifi-
cation génitale légère, en forme d’arche quadrangulaire, dont le bord antérieur serait légèrement concave.
Spermathèque unique, subglobuleuse (58 X 46), marquée de taches arrondies, claires, à proximité du
col. Ce dernier extrêmement court et légèrement évasé à l’apex (fig. 2, B).
Matériel examiné. BM, PSTE : 1 $n° 120 faisant partie de la série A. trichotomma (voir plus loin),
dont l’aile est également dépourvue de macrotriches. Cambridge : 1 $ n° 120 portant l’étiquette « Culi-
coides scotti J. J. Kieffer, Paratype », représentant l’une des 6 espèces couvertes par ce dernier nom. Une
liste de ces espèces est donnée plus loin, après la description de Dasyhelea scotti.
Remarques : 1) décrit du Ghana, A. chrysosphaerotum a été signalé de l’Ile de La Réunion par
Clastrier ( loc. cit.) ; 2) une patte mésothoracique n’appartenant pas à cette espèce se trouvait fixée à
côté du corps de la Ç (Cambridge) sur le même support. Cette association fortuite, indiscernable à l’état
sec, n’ayant été découverte qu’après montage de l’ensemble et examen microscopique, il ne nous a pas
été possible d’éliminer cette patte étrangère (beaucoup plus claire que les autres) de la préparation.
3. Atrichopogon lampronotus (Kieffer, 1911)
Ceratopogon lampronotus Kieffer, 1911, 335.
Atrichopogon lampronotus (Kieffer) ; Wirth et Messersmith, 1977, 301 ; Wirth et al., 1980, 152.
Mâle, femelle.
Yeux nus ; largement contigus. Antenne. Chez le base de III, IV-XI en entier, base de XII
et panache jaune clair ; le reste brun. Articles XIII-XV très allongés, sucylindriques ; verticilles com¬
posés de 2 s. chaetica assez faibles, et de 6 s. trichodea vigoureux ; aucune pubescence ; le dernier terminé
par un stylet à base rétrécie, sans s. chaeticum subapical. Mensurations (XI-XV) : 50, 82, 280, 200,
270. Chez la $ (fig. 3, D), article II et moitié basale de III jaune brunâtre ; le reste de III et les articles
suivants bruns jusqu’à X, brun clair au-delà. Articles IV-X subégaux, à peine plus longs que larges.
Verticille composé d’une douzaine de s. chaetica moins de 2 fois aussi longs que l’article qui les porte.
Les 2 s. trichodea majeurs atteignant ou dépassant l’apex de l’article suivant. Petite face nue, ou por¬
tant 1 s. trichodeum mineur. Sur la grande face, 1 s. trichodeum mineur et 4 à 5 s. basiconica alignés
transversalement au-dessous du précédent. XI-XV semblables à XIII-XV du sauf le verticille qui
est uniquement composé de s. trichodea. Pubescence présente sur toute la hauteur de IV-X sauf l’extrême
base ; totalement absente sur XI-XV. Mensurations (III-XV) : 66, 45, 45, 45, 45, 45, 45, 46 - 195, 204,
206, 208, 265. Palpe (fig. 3, B) jaune brunâtre clair. Fossette sensorielle profonde. Mensurations (II-
V) ; ^ : 74, 100, 50, 46 ; $ : 85, 100, 64, 55. Clypéus noirâtre ; 2 rangées longitudinales paramédianes
de 2 à 3 (£) ou 3 à 4 ($) soies de longueur moyenne. Mandibule armée d’une soixantaine de dents ; les
premières minuscules, les dernières à peine plus longues ; toutes largement arrondies à l’apex.
Source : MNHN, Paris
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JEAN CLASTRIER
Mésonotum brun noirâtre, avec les épaules et une ligne imprécise de chaque côté de la fosse
préscutellaire, jaune brunâtre. Soies éparses nombreuses, insérées sur une petite tache noire du tégu¬
ment. Soies latérales : 1 forte et 8 à 10 médiocres antérieures ; 2 fortes et 2 à 3 médiocres postérieures.
Sur le paratergite, 1 longue et vigoureuse soie implantée au-delà du milieu du bord ventral (fig. 4, G).
Scutellum jaunâtre ; 2 grandes soies latérales, 4 médianes, équidistantes, plus une douzaine d’autres
soies beaucoup plus faibles. Pleures brun sombre antérieurement ; d’un jaune brunâtre clair postérieu¬
rement. Aile (fig. 3, A) d’un brun léger ; modérément et progressivement assombrie depuis le bord
postérieur jusqu’au bord antérieur. Nervures basales larges, très bien marquées ; les distales étroites,
à peine brunies. Costa dépassant légèrement R2 -f- 3. Macrotriches de la $ nombreuses, réparties comme
sur la figure ; limitées chez le $ à quelques éléments isolés sur le complexe radial, la nervure R5, à
l’apex des cellules R4, R5 et Ml. Microtriches nombreuses, grossières. Alula nue. Mensurations ; <J :
1 680, 1 190, 490 ; $ : 1 555, 1 250, 650. Balancier à tige jaunâtre et bouton d’un blanc sale. Pattes d’un
jaune brunâtre léger ; éclaircies sur les hanches, trochanters, base des fémurs ; très légèrement assom¬
bries sur les 4 premiers tarsomères, et un peu plus fortement sur le dernier. PI et P2 : 4 à 5 rangées de
soies bulbeuses, avec 2 éléments apicaux hypertrophiés, sur les 4 premiers tarsomères. P3 : apex du
tibia deux fois aussi large que le basitarse ; grand peigne à 9-10 dents jaunâtres, les plus longues étant
situées dans la partie médiane ; 4-5 rangées de soies bulbeuses semblables aux précédentes sur les 4 pre¬
miers tarsomères. En outre, quelques vigoureuses soies en lame de couteau à l’apex du tibia, et une double
rangée des mêmes éléments sur la moitié proximale du basitarse. Griffes petites, égales, portant à la base
Fig. 3. — Atrichopogon lampronotus (K.), Ç (A-D) et (E). A : aile. B : 4 derniers articles du palpe droit en vue ventrale.
C : extrémité postérieure de l'abdomen et spermathèque en vue ventrale. D : articles antennaires X-XI et XV ;
pour X, petite face en haut, grande face en bas. E : pince génitale en vue ventrale. Échelles : A : 1 (500) ; B • 2
(100) ; C : 3 (100) ; D-E : 4 (100).
Source : MNHN, Paris
CERATOPOGONIDAE DES SEYCHELLES
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une longue soie, et sur la deuxième moitié de leur face interne un très court denticule. Empodium plus
court que les griffes, à ramifications extrêmement nombreuses, déployées en éventail. Mensurations :
S 622 650 410 140 105 80 80 Ç 730 720 480 150 110 80 80
720 760 465 170 115 82 82 800 880 565 172 110 80 80
760 770 540 220 140 86 82 840 880 600 220 138 95 95
Abdomen. Tergites entièrement d’un brun léger. Les 2 à 3 premiers sternites et les cerques de la $
jaune brunâtre ; les suivants progressivement assombris. Chez la $ (fig. 3, C), une sclérification génitale
en forme de croissant. La pubescence présente quelques éléments plus vigoureux au niveau de chacune
des extrémités de cette sclérification. Spermathèque unique, en ellipsoïde, munie d’un col très court
(130 X 85 ; 7). Pince génitale du (J (fig. 3, E) massive, presque aussi large que haute. Bord postérieur
du IX e sternite légèrement convexe, et à peine dépassé par la pubescence du sclérite. Bord postérieur
du IX e tergite régulièrement arrondi, sans appendices apico-latéraux. Apodème basal du coxite puis¬
sant, dirigé vers la base de la pince. Dististyle court, trapu. Édéage volumineux, relativement simple,
représenté sur la figure.
Matériel examiné. BM, PSTE : 2 (J n° 120 primitivement fixés sur le même support de bristol,
et 1 $ n° 145. L’un des c?, portant les étiquettes originales, est ici désigné comme lectotype. Collection
DT : Beau Vallon, à la lumière, 30.X.1977 : 1 c? ; mêmes conditions, 31.X.1977 : 1 $. Montagne Posée,
2.XI.1977, 1 $. Mare aux Cochons, 7.XI.1977, 1 Ç. Route Sans Souci, 8.XI.1977, 2 $.
4. Atrichopogon trichotomma (Kieffer, 1911)
Ceratopogon trichotomma Kieffer, 1911, 332.
Atrichopogon trichotomma (Kieffer) ; Wirth et Messersmith, 1977, 301 ; Wirth et al., 1980, 153.
MAle, femelle.
Yeux longuement et densément pubescents ; contigus sur une hauteur de 2 (<J) à 3 (?) facettes
environ, au milieu de leur bord interne. Antenne. Chez le cj, uniformément brun sombre, panache compris.
Celui-ci court et grêle. Articles IV-XI d’abord transversaux, puis plus longs que larges ; XIII-XV allon¬
gés, subcylindriques ; le dernier terminé par un stylet à base rétrécie. Verticille mixte sur XIII et XIV,
formé de s. trichodea seulement sur XV ; aucune pubescence sur ces 3 articles ; pas de s. chaeticum
subapical sur le dernier. Mensurations (XI-XV) : 34, 54, 66, 70, 112. Chez la Ç (fig. 4, B), portion basale
brun sombre ; portion distale brune. Articles IV-X transversaux et subégaux. Les 2 s. trichodea majeurs
très proches l’un de l’autre, peu vigoureux, atteignant à peine l’extrémité de l’article suivant. Sur la
petite face, 1 ou 2 s. chaetica seulement. Sur la grande face, de 5 à 7 s. chaetica, plus 1, puis 2 s. tricho¬
dea mineurs, et 1 à 2 s. basiconica. Pubescence présente sur toute la hauteur de IV-X ; totalement
absente sur XI-XV. Ces derniers semblables à XIII-XV du (J, à l’exception du verticille qui est partout
formé de s. trichodea. Mensurations (III-XV) : 45, 24, 22, 22, 22, 22, 22, 22 - 65, 72, 78, 80, 115. Clypeus
noirâtre ; extrêmement saillant, presque hémisphérique. Mandibule grêle ; armée de 10 à 12 dents ; les
premières à peine visibles, les dernières encore minuscules, à extrémité arrondie. Palpe (fig. 4, D) brun.
Article I caché sur tous les spécimens examinés. Fossette étroite, profonde, particulièrement chez la $ ;
l’ouverture aussi large que son plus grand diamètre. Mensurations (II-V) ; (J : 32, 42, 26, 48 ; $ : 35,
55. 28, 24.
Thorax entièrement d’un même brun noirâtre. Sur la fosse préscutellaire et sur les parties mem¬
braneuses des pleures, la pubescence est répartie en petits îlots, très largement séparés les uns des autres.
Mésonotum (fig. 4, G) : pilosité rare, forte, spinuleuse ; 1 soie latérale antérieure forte et 2 faibles ; 2 soies
postérieures fortes et 1 faible. Une vigoureuse soie sur la partie postérieure du paratergite (fig. 4, G).
Scutellum : 2 soies latérales, 2 médianes et 2 à 3 autres très faibles. Aile (fig. 4, A) d’un brun léger ; assom¬
brie sur les cellules costale, radiales et sur une certaine distance dans la cellule R3, au-delà de la Costa.
Source : MNHN, Paris
16
JEAN CLASTRIER
Une dizaine de soies sur le complexe radial chez la $ ; 3 à 4 chez le <J. Absence totale de macrotriches
pour les deux sexes. Microtriches très nombreuses, grossières, pigmentées. Alula nue. Mensurations ;
g : 820, 440,285 ; $ : 815, 510,350. Balancier : tige brun noirâtre ; bouton variant de blanc orangé à jaune
crémeux. Pattes : les 4 hanches postérieures noirâtres ; tout le reste d’un jaune brunâtre, éclairci sur les
trochanters et à la base des fémurs. PI et P2 : 2 rangées de soies bulbeuses à tige courte mais vigoureuse
sur le basitarse ; 3 à 4 soies semblables sur les 2 tarsomères suivants ; en outre, 1 paire de soies bulbeuses
apicales hypertrophiées, ou de spinules, sur les 4 premiers tarsomères. P3 : apex du tibia élargi comme
Fig. 4. — Atrichopogon trichotomma (K.), $ (A-G) et <J (H). A : aile. B : articles antennaires III-XI et XIV-XV ; pour, X
petite face en haut, grande face en bas. C : 5 e tarsomère mésothoracique, avec l’une des griffes et son denticule
spiniforme. D : 4 derniers articles du palpe droit en vue ventrale. E : extrémité postérieure de l’abdomen en vue
ventrale. F : spermathèque. G : représentation schématique des soies latérales du mésonotum et du paratergite.
H : pince génitale en vue ventrale. Échelles : A : 1 (500) ; B-F et H : 2 (100) ; G hors échelles.
chez l’espèce précédente : grand peigne à 7-9 dents, la plus longue étant située au milieu ; le reste comme
aux 2 autres paires. Griffes de la Ç fortes, égales, munies sur leur face interne d’une expansion lamelli¬
forme pouvant se présenter sous l’apparence d’une épine (fig. 4, C). Griffes du (J semblables à celles de la
Ç mais plus faibles, à extrémité bifide. Mensurations :
c? 305 300 190 50 42 38 55 Ç 290 290 150 48 40 34 48
356 342 180 54 48 40 55 340 328 165 50 46 35 50
365 322 190 75 55 40 58 370 330 160 65 55 35 52
Abdomen (fig. 4, E) entièrement noirâtre. Sur les tergites, la pubescence est divisée en petites
plages très étroitement séparées les unes des autres. La face ventrale de la $ porte 4 peignes à dents très
longues, fortes, ainsi qu’une étroite bande transversale sclérifiée, dressée ventralement dans sa partie
médiane. Spermathèque unique, longuement piriforme, plus ou moins déprimée sur tous les spécimens
Source : MNHN, Paris
CERATOPOGONIDAE DES SEYCHELLES
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examinés (approximativement 85 X 40) (fig. 4, F). Pince génitale du (fig. 4, H) : IX e sternite étroit,
entièrement pubescent ; son bord postérieur convexe. IX e tergite largement arrondi postérieurement,
sans appendices apico-latéraux. Coxite près de 3 fois aussi long que large ; l’apodème basal peu vigou¬
reux, dirigé vers la base de la pince. Dististyle légèrement grossi au milieu et à peine incurvé à l’apex.
Édéage 2 fois aussi long que sa largeur à la base, d’organisation simple, représentée sur la figure ; sans
pubescence sur sa face ventrale.
Matériel examiné. BM, PSTE : 1 <J n° 146, 3 $ n° 47, 112 et 117 ; la dernière ici désignée comme
lectotype. Une $ de la même série a été rapportée plus haut à l’espèce A. chrysosphaerotum, et 1 (J est
décrit plus loin sous le nom de Forcipomyia richardlanei. Collection DT : Beau Vallon, à la lumière,
30.X.1977 : 1 $.
5. Bezzia ornatissima (Kieffer, 1911)
Probezzia ornatissima Kieffer, 1911, 349.
Bezzia ornatissima (Kieffer) ; Wirth et Messersmith, 1977, 294 ; Wirth et al., 1980 ; 172.
Probezzia ornatissima var. bipunctata Kieffer, 1911, 350.
Bezzia ornatissima var. bipunctata (Kieffer) ; synonyme, Wirth et Messersmith, 1977, 294 ; Wirth et al.,
1980, 172.
Mâle, femelle.
Vertex pourvu d’une très longue et très forte soie médiane. Yeux nus ; largement séparés par un
intervalle en forme de V. Antenne. Chez le (J, article III, apex de XII, XIII-XV sauf la base, brun noi¬
râtre ; le reste d’un jaune doré, panache compris. Articles III-XI environ 2 fois aussi longs que larges,
régulièrement et symétriquement grossis au milieu ; poils du panache (III-XII) non insérés sur un rang,
mais sur presque toute la hauteur des articles. XIII-XV subcylindriques, à verticille mixte ; légèrement
pubescents sur toute leur hauteur ; pas de stylet, ni de s. chaeticum subapical sur le dernier. Mensurations
(III-XV) : 100, 48, 48, 48, 48, 50, 50, 64, 78, 155, 78,105,145. Chez la $ (fig. 5, E), article III en entier,
moins de la moitié distale de IV-X, et XI-XV sauf la base, brun noirâtre ; le reste jaune doré. Articles
IV-X allongés, modérément grossis au milieu. Les 2 s. trichodea majeurs vigoureux, très longs, attei¬
gnant l’extrémité de l’article suivant. La petite face porte 1 s. chaeticum sur les articles pairs et reste
nue sur les articles impairs. Grande face : 1 s. chaeticum sur les articles pairs, 2 s. chaetica sur les articles
impairs, plus 1 s. trichodeum mineur partout. XI-XV semblables à XIII-XV du <J, sauf le verticille qui
est uniquement composé de s. trichodea. Pubescence présente sur la totalité du flagelle, mais extrême¬
ment clairsemée et souvent réduite à quelques éléments isolés. Mensurations (III-XV) : 60, 38, 36, 36,
38, 40, 40, 58 - 65, 70, 75, 78, 95. Palpe (fig. 5, G) brun. Pas de fossette, mais de 8 à 10 soies sensorielles
rectilignes, à extrémité faiblement et longuement grossie, directement implantées sur une aire à peine
différenciée du tégument. Mensurations (II-V) ; (J : 30, 50, 48, 48 ; Ç : 35, 48, 42, 50. Clypeus brun noi¬
râtre ; fortement convexe ; portant de nombreuses soies réparties sur toute sa surface. Mandibule
(fig. 5, F) armée de 15 dents sur son bord interne ; les premières à peine ébauchées, les suivantes de plus
en plus fortes et acérées ; 4 dents minuscules sur le bord externe.
Mêsonotum noir. Soies éparses abondantes, courtes et grêles. Soies latérales antérieures nom¬
breuses, faibles ; 3 postérieures extrêmement vigoureuses, disposées en arc de cercle, et 4 à 5 autres
beaucoup plus faibles. Scutellum noir ; 2 soies latérales, 2 médianes et d’autres, nombreuses et grêles,
sur toute la longueur. Pleures entièrement et uniformément noirâtres ; une grande plage de soies sem¬
blables à celles du mêsonotum sur la partie médiane de l’anépisternum (fig. 7, E). Aile (fig. 5, A) très
légèrement brunie. Nervures basales larges, sombres ; les distales linéaires, incolores. Costa ne dépassant
pas la nervure Rs. Une seule cellule radiale. Une seule soie sur le complexe radial, près de l’arculus.
Pas de macrotriches. Microtriches nombreuses, assez faibles, peu pigmentées. Alula nue. Mensurations ;
c? : 1 350, 910, 418 ; $ : 1 520, 1 100, 545. Balancier à tige brunâtre et bouton noir. Pattes : hanches et
trochanters noirâtres ; fémurs et tibias jaune brunâtre, marqués de taches et bandes noires représentées
Source : MNHN, Paris
18
JEAN CLASTRIER
sur la figure 5, B. Tarses jaunâtres, avec le 4 e tarsomère légèrement bruni. PI : de 2 à 4 épines noires
fortes sur la moitié distale du fémur ; 1 rangée de soies fortes, claires, non bulbeuses, sur le basitarse
et 1 paire de faibles spinules apicales sur les 3 premiers tarsomères. P2 : 1 très forte spinule apicale sur le
tibia ; 1 rangée de soies bulbeuses sur les 2 premiers tarsomères et 1 paire de fortes spinules apicales
sur les 3 premiers. P3 : grand peigne tibial à 4-5 dents, les 2 premières étant les plus longues ; pas de
brosse sur le basitarse ; 2 rangées de soies bulbeuses sur les 2 premiers tarsomères (plus ou moins réduites
chez le <J) et 1 seule sur le 3 e ; 1 très forte spinule apicale sur le basitarse et 1 autre, beaucoup plus faible,
sur les 2 articles suivants. Griffes petites, simples, égales. Mensurations :
S 540 490 210 120 84 60 110 Ç 560 490 202 120 75 60 120
650 580 325 160 95 60 110 695 610 295 150 90 60 110
730 640 400 170 110 65 122 750 650 400 155 110 70 118
Abdomen (fig. 5, C). Segments I-VII jaune brunâtre clair ; marqués sur les tergites de 3 étroites
taches longitudinales brunes, progressivement assombries depuis la base de l’abdomen : Tune médiane,
les 2 autres latérales. Le reste de l’abdomen noir. Chez la Ç, 1 seule paire de glandes exsertiles, se prolon-
Fig. 5. — Bezzia ornatissirna (K.), $ (A-G) et <J (H-J). A : aile. B : coloration des fémurs et tibias pro, méso et méta-
thoraciques. C : partie postérieure de l’abdomen en vue dorsale. D : spermathèques. E : en haut, articles antennaires
IX-XI et XV vus par leur petite face ; en bas, articles IX-X vus par leur grande face. F : extrémité de la mandi¬
bule. G : palpe gauche en vue ventrale. H : pince génitale en vue ventrale (paramères ombrés) ; I : appendices pos¬
térieurs du IX e tergite en vue dorsale ; J : édéage et paramères isolés, en vue latérale. Échelles : A : 1 (1 000) ; B C : 2
(500) ; D : 3 (200) ; E-J : 4 (100).
Source : MNHN, Paris
CERATOPOGONIDAE DES SEYCHELLES
19
géant jusqu’au voisinage du segment III. Deux spermathèques très fortement sclérifiées, piriformes,
subégales, munies d’un très long col en entonnoir (88 X 60, 32) (fig. 5, D). Pince génitale du $ (fig. 5,
H, I, J) entièrement noire. IX e sternite non triangulaire ; son bord antérieur en forme d’étroite bande
transversale ; au milieu du bord postérieur, une échancrure étroite, profonde, non spiculée ; pubescence
disposée en bande transversale sur un peu plus de la moitié distale du sclérite. IX e tergite court ; appen¬
dices du bord postérieur longs, bien développés dans le sens dorso-ventral, munis à l’apex d’une brève
et forte épine noire du côté interne, et de 3 soies du côté externe. Édéage non spiculé sur sa face ven¬
trale ; la tige médiane, assez longue et peu sclérifiée, est fortement coudée à la base. Paramères massifs ;
la branche commune munie à la base d’un diverticule dorsal bien développé ; son extrémité en forme
de bec dirigé ventralement.
Matériel examiné. BM, PSTE : 2 Ç n° 142 et 146, munies d’une étiquette complémentaire portant
la mention manuscrite (Kieffer) « Bezzia ornatissima ». Cambridge : 1 n° 142, ici désigné comme lecto-
type, et 2 (J n° 146, primitivement fixés sur le même support et accompagnés de l’étiquette manuscrite
« Probezzia ornatissima ».
6. Bezzia rufipes (Kieffer, 1911)
Pachyleptus rufipes Kieffer, 1911, 347.
Bezzia rufipes (Kieffer) ; Wirth et Messersmith, 1977, 294 ; Wirth et al., 1980, 172.
Pachyleptus rufipes var. femoralis Kieffer, 1911, 348.
Bezzia rufipes var. femoralis (Kieffer) ; synonyme, Wirth et Messersmith, 1977, 294 ; Wirth et al., 1980,
172.
Femelle.
Vertex dépourvu de soie hypertrophiée. Yeux nus ; très largement séparés par un intervalle en
forme de V. Antenne (fig. 6, A) noirâtre. Articles IV-X subégaux et courts, légèrement grossis au milieu.
Les 2 s. trichodea majeurs vigoureux et longs, atteignant l’extrémité de l’article suivant. Petite face
semblable à celle de B. ornatissima. Sur la grande face, 2 s. chaetica et 2 s. trichodea mineurs partout,
plus, éventuellement, 1 s. basiconicum apical. Articles XI-XV très allongés, subcylindriques et noueux,
grossis à la base ; verticilles exclusivement composés de s. trichodea, au nombre de 6 environ ; XV sans
stylet ni s. chaeticum subapical. Sur IV-X, pubescence d’abord localisée dans la partie moyenne de la
petite face, débordant légèrement celle-ci, puis se raréfiant de plus en plus jusqu’à disparaître ; sur
XI-XV elle est réduite à quelques éléments disposés en ligne, au-dessous du verticille. Mensurations
(III-XV) : 94, 66, 66, 64, 64, 64, 64, 68 - 176, 164, 158, 164, 186. Palpe (fig. 6, B) noirâtre. Article III
grossi à la base ; IV cylindrique, V en massue. Pas de fossette, mais 10 à 12 soies sensorielles longues,
légèrement recourbées, à extrémité longuement et faiblement grossie, groupées sur une plage claire,
dans la partie moyenne de la face interne de III. Mensurations (III-V) : 56, 44, et environ 40. Clypéus
et trompe noirâtres. Mandibule comptant une douzaine de dents semblables à celles de B. ornatissima
sur son bord interne, et de 7 à 8 autres minuscules sur son bord externe.
Thorax entièrement d’un noir brillant. Mésonotum : un petit tubercule concolore, pubescent,
dressé sur le milieu du bord antérieur. Disposition des soies latérales représentée sur la figure 6, F.
Scutellum : 6 fortes soies équidistantes sur toute sa longueur, plus de nombreuses autres très courtes.
Pleures : pas de soies sur l’anépisternum. Aile (fig. 6, C) grisâtre ; légèrement assombrie au niveau du
complexe radial, ainsi que le long du bord antérieur, après la costa. Nervures basales très larges et très
sombres ; les distales faibles, à peine marquées. Costa ne dépassant pas Rs. Le reste comme chez B. orna¬
tissima. Mensurations : 1 640,1 240, 560. Balancier à tige grisâtre et bouton noir. Pattes : base des hanches
noirâtre ; tout le reste jaune brunâtre, fortement assombri à l’apex du fémur postérieur, plus faiblement
sur les genoux et les 3 derniers tarsomères de toutes les pattes. Partout, 4 e tarsomère obliquement
tronqué. PI : fémur (fig. 6, D) globalement grossi, portant 2 rangées d’épines ventrales noires, vigou-
Source : MNHN, Paris
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JEAN CI.ASTRIER
Fig. 6. — Bezzia rufipes (K.), $. A : en haut, articles antennaires X-XI et XV vus par leur petite face ; en bas, article X
vu par sa grande face. B : 4 derniers articles du palpe droit en vue ventrale. C : aile. D : à droite, fémur et tibia
antérieurs ; à gauche, la rangée d’épines vue à un grossissement supérieur. E : extrémité postérieure de l’abdomen
en vue ventrale (base des glandes exsertiles visible) et spermathèques. F : représentation schématique des soies
latérales du mésonotum. Échelles : A-B : 1 (100) ; C : 2 (1 000) ; D : 3 (500) ; E : 4 (200). F hors échelles.
reuses, largement engainées à la base et à extrémité obtuse : l’une interne, formée de 3 épines relative¬
ment longues ; l’autre externe, comptant de 14 à 15 éléments beaucoup plus courts, particulièrement
à chacune des extrémités. Une rangée de soies assez fortes, non bulbeuses, sur le bord ventral du basi-
tarse. Une paire de faibles spinules apicales, pouvant manquer, sur les 2 tarsomères suivants. P2 : 1 très
forte spinule subapicale sur le tibia ; 1 rangée de soies bulbeuses médiocres et 1 spinule apicale forte
sur le basitarse ; 1 paire de spinules apicales sur les 2 tarsomères suivants. P3 : grand peigne tibial à
6 dents, les 2 médianes étant les plus fortes. Pas de brosse, ni de spinule apicale sur le basitarse ; 2 rangées
de soies bulbeuses fortes sur les 2 premiers tarsomères ; 1 seule spinule apicale sur le 2 e tarsomère, et
1 paire sur le 3 e . Griffes petites, simples, égales, munies d’un court denticule à la base de leur face interne.
Mensurations (longueur du tibia antérieur non développée) :
550 470 190 92 48 50 92
670 580 325 72 48 60 85
820 695 390 150 60 60 105
Abdomen (fig. 6, E) noir dorsalement ; irrégulièrement noirâtre ventralement. Deux paires de
glandes exsertiles très apparentes (VII1-VII) et une 3 e à peine visible (VI), s’étendant toutes jusqu’au
voisinage du segment II. Sclérification génitale représentée sur la figure. Deux spermathèques inégales,
légèrement piriformes, munies d’un col très court (80 X 60, 12, et approximativement 60 X 60, 8).
Matériel examiné. BM, PSTE : 1 Ç n° 112 ici désignée comme lectotype, et une $ n° 28, l’une
et l’autre munies d’une étiquette manuscrite (Kiefîer) portant la mention « Pachyleptus rufipes ». Collec¬
tion DT : 1 $.
Source : MNHN, Paris
CERATOPOGONIDAE DES SEYCHELLES
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7. Bezzia spinosella n. sp.
Femelle.
Vertex muni de 2 soies ; l’une longue et vigoureuse, l’autre beaucoup plus faible. Yeux nus ;
se touchant en un point ventralement, largement séparés par un intervalle en forme de V dorsalement.
Antenne (flg. 7, B) : torus brun clair ; III-X jaune pâle, avec une étroite bande apicale brune ; XI-XV
bruns, sauf la base qui est jaune pâle jusqu’un peu au-delà du verticille. Articles IY-X de la même forme
et subégaux ; s. trichodea majeurs dépassant largement l’extrémité de l’article suivant ; les 2 faces
semblables à celles de B. ornatissima. Articles XI-XV subcylindriques ; verticilles exclusivement formés
de s. trichodea ; XV sans stylet, ni s. chaeticum subapical. Sur tout le flagelle, pubescence limitée à
quelques éléments dans la partie médio-basale des articles. Mensurations (III-XV) : 62, 30, 34, 36,
36, 36, 36, 40 - 74, 78, 84, 92, 98. Palpe (fig. 7, C) brun clair. Pas de fossette, mais 6 à 8 soies sensorielles
à extrémité faiblement et longuement grossie, groupées vers le milieu du bord interne de III. Mensura¬
tions (I-IV) : 23, 34, 52, 36. Clypéus et trompe brun clair. Mandibule armée sur son bord interne de
13 à 14 dents semblables à celles de B. ornatissima, et sur son bord externe de 5 à 6 denticulations
minuscules.
Mésonotum noir ; sans tubercule antérieur. Soies éparses fortes, brèves, spinuleuses, implantées
sur une petite tache arrondie, noire, du tégument. Disposition des soies latérales représentées sur la
figure 7, E. Scutellum brun noirâtre ; 2 soies médianes qui sont aussi éloignées l’une de l’autre que de la
soie latérale correspondante ; en outre, nombreuses soies éparses, semblables à celles du mésonotum.
Pleures noirâtres ; une vingtaine de soies semblables à celles du mésonotum sur la partie antéro-dorsale
de l’anépisternum (fig. 7, E). Aile (fig. 7, F) étroite, à peine lobée ; progressivement assombrie depuis
Fig. 7. — Bezzia spinosella n. sp., ?. A : spermathèques. B : en haut, articles antennaires III-V, X-XI et XV vus par leur
grande face (les 2 s. trichodea majeurs sont implantés sur la face cachée de ces articles) ; en bas, articles V et X
vus par leur petite face. C : 4 premiers articles du palpe droit en vue ventrale. D : coloration des fémurs et tibias
des pattes pro, méso et métathoraciques. E : disposition des soies latérales du mésonotum et soies de l’anépisternum.
F : aile. Échelles : A : 1 (200) ; B-C : 2 (100) ; D-E : 3 (500) ; F : 4 (500).
la base jusqu’à l’apex, avec une tache nettement plus sombre sur la moitié distale de l’unique cellule
radiale. Celle-ci étroite, sa base légèrement proximale de la r-m ; les nervures qui la bordent larges,
sombres ; les autres à peine teintées de brun. Nervure M2 prenant naissance sous la r-m. Une seule
soie sur la radiale, près de l’arculus. Pas de macrotriches ; microtriches nombreuses, pigmentées. Alula
Source : MNHN, Paris
22
JEAN CLASTRIER
nue. Mensurations : 1 250, 850, 465. Balancier à tige brune et bouton noir. Pattes (fig. 7, D) : hanches et
trochanters brun noirâtre. Fémurs et tibias jaune brunâtre, marqués de plages brunes d’intensité
variable représentées sur la figure ; pilosité forte, spinuleuse, comme celle du mésonotum. Tarses jaune
brunâtre clair, à peine assombris sur les 2 derniers articles. PI : fémur légèrement et globalement grossi ;
portant une rangée médiane de 4-5 épines noires, et 1 vigoureuse spinule apicale. Une rangée de soies
bulbeuses grêles sur le basitarse, et 1 paire de spinules apicales faibles sur les 3 premiers tarsomères.
P2 : très nombreuses soies médiocres sur la face externe de la hanche ; 2 fortes spinules apicales sur le
tibia. Une rangée de soies bulbeuses fortes sur les 2 premiers tarsomères, et 2 à 3 soies semblables sur
le 3 e ; 1 paire de vigoureuses spinules apicales sur ces 3 articles. P3 : grand peigne à 5 dents, la première
étant la plus forte. Pas de brosse sur le basitarse ; 2 rangées de soies bulbeuses sur les 2 premiers tarso¬
mères et 1 seule sur le 3 e ; 1 paire de spinules apicales médiocres sur les 2 e et 3 e tarsomères. Griffes
petites, simples, égales, munies à la base d’un très court denticule. Mensurations :
510 438 200 88 55 45 80
592 485 266 112 80 50 80
640 595 342 148 82 50 95
Abdomen : segment I jaunâtre ; tergites suivants bruns ; sternites brun clair. Pilosité rare, spi¬
nuleuse comme celle du mésonotum ; plus abondante et plus forte sur les derniers segments, où la
pubescence est également plus vigoureuse. Pas de glande exsertile vue, mais son absence ne peut être
assurée en raison des mauvaises conditions d’observation. Sclérification génitale très faible, à limites
imprécises, non représentée. Deux spermathèques légèrement piriformes, peu pigmentées, à col très
court, déformées et plissées sur le spécimen examiné (approximativement 70 X 62 ; 64 X 50) (fig. 7, A).
Matériel examiné. Collection DT : 1 $, holotype.
Trois espèces de Micronésie, qui partagent la plupart des caractères précédents, se séparent
cependant de B. spinosella par d’autres particularités. B. adamsi Tokunaga et Murachi, 1959. L’assom¬
brissement de la cellule radiale, signalé chez le (J, paraît manquer chez la $. Coloration des pattes diffé¬
rente. Fémur antérieur armé de 9 à 10 épines réparties sur toute sa longueur. Col des spermathèques
beaucoup plus long. B. spinositibialis Tokunaga et Murachi, 1959. La tache alaire dépasse les limites
de la cellule radiale, à la fois vers la base, légèrement, et vers l’apex, jusqu’à atteindre l’extrémité de
l’aile. Coloration des pattes différente ; 6 épines sur le fémur antérieur. Trois paires de soies sur le scutel-
lum. B. sulfureicruris T. et M., 1959. Aile brunie sur sa partie antérieure et sur sa moitié distale. Colora¬
tion des pattes différente ; 9 épines sur le fémur antérieur. Trois paires de soies sur le scutellum.
8. Culicoides ( Meijerehelea) leucostictus Kieffer, 1911
Culicoides leucostictus Kieffer, 1911, 340.
Culicoides (Meijerehelea) leucostictus Kieffer ; Wirth et Messersmith, 1977, 305, bibliographie et syno¬
nymies.
Espèce largement répandue dans la région éthiopienne où elle était connue, en tant que telle
ou de variété, sous les noms de distinctipennis Austen, 1912 ; praetermissus Carter, Ingram et Macfie,
1920 ; egypti Macfie, 1924. Une redescription, ainsi que des notes bibliographiques, ont été données par
Clastrier, 1958a, 1961.
Matériel examiné. Collection DT : 1 <J, 6 $.
9. Dasyhelea aurantiaca (Kieffer, 1911)
Culicoides aurantiacus Kieffer, 1911, 342.
Dasyhelea aurantiaca (Kieffer) ; Wirth et Messersmith, 1977, 303 ; Wirth et al., 1980, 159.
Source : MNHN, Paris
CERATOPOGONIDAE DES SEYCHELLES
23
Cidicoides aurantiacus var. mahensis Kieffer, 1911, 342.
Dasyhelea aurantiaca var. mahensis (Kieffer) ; synonyme, Wirth et Messersmith, 1977, 303 ; Wirth et al.,
1980, 159.
Mâle, femelle.
Dans le cadre des conventions générales adoptées dans ce travail, et sans qu’il en soit autre¬
ment fait mention, la description de D. aurantiaca reste valable pour toutes les espèces suivantes du
même genre, sauf information contraire nettement exprimée. Certains caractères communs pourront
cependant être repris en raison de leur grande valeur diagnostique.
Yeux densément pubescents ; contigus sur toute leur hauteur. Antenne : torus orangé ; flagelle
noirâtre. Chez le (?, articles IV-XI d’abord globuleux, puis progressivement plus étroits ; XII comme
les précédents à la base, comme les deux suivants sur le corps, c’est-à-dire binoduleux, et portant 2 ver-
ticilles de très longs s. chaetica : l’un basal, l’autre médian. XV subcylindrique, acuminé ; sans stylet
et sans s. chaeticum subapical (fig. 8, D) ; muni d’un seul verticille, basal, de s. chaetica. Formations en
plaques totalement absentes sur les premiers articles du flagelle, à peine ébauchées ensuite jusqu’à XI ;
parfaitement individualisées sur les 4 derniers, sauf à l’apex, qui reste uni et lisse. Pubescence présente
sur une seule face, et de plus en plus clairsemée depuis la base du flagelle jusqu’à XI ; totalement absente
sur XII-XV. Mensurations (XII-XV) : 46, 72, 68, 78. Chez la Ç (fig. 8, B), articles IV-X subégaux et
régulièrement rétrécis depuis l’insertion du verticille jusqu’à l’apex ; présentant parfois la forme dite
en vase ; XI-XV comme les précédents et à peine plus longs ; XV encore un peu plus long, subcylindrique,
acuminé, sans stylet. Deux à 3 soies sur l’article I. Sur IV-X : verticille comptant 10 s. chaetica environ.
Les 2 s. trichodea majeurs assez grêles et fortement incurvés ; tout juste aussi longs que l’article qui
les porte. Trois à 4 sensilla sur chacune des faces : trichodea mineurs rectilignes, et basiconica longs,
cylindriques. Verticille de XI-XV perdu sur le spécimen décrit (semblable à celui des articles précédents
sur le lectotype de D. aurantiaca var. mahensis). Sur les mêmes articles, s. trichodea épars nombreux,
rectilignes ou légèrement incurvés ; s. basiconica également nombreux et allongés, cylindriques ou grossis
au milieu en fer de lance. Formations en plaques absentes, ou tout au moins invisibles sur les premiers
articles du flagelle ; présentes et de plus en plus apparentes sur les suivants jusqu’à XI ; parfaitement
individualisées au-delà, sauf à l’apex de ces articles, comme chez le Pubescence présente jusqu’à
VII ou VIII ; disparaissant ensuite sur tout le reste du flagelle, même au-dessous du verticille. Mensura¬
tions (IV-XV) : 34, 34, 34, 34, 34, 34, 37 - 42, 42, 42, 42, 60. Palpe (fig. 8, C) jaune pâle. Pas de fossette
sur III‘ mais des soies sensorielles implantées sur le tégument, et groupées sur la deuxième moitié de la
face interne. Mensurations ; <J (III-V) : 36,18, 23 ; $ (II-IV) : 15, 34, 24. Occiput, front, clypéus et trompe
jaune orangé.
Mésonotum jaunâtre ; marqué de 6 étroites bandes longitudinales peu pigmentées, mal définies :
2 paramédianes sur toute la longueur ; 2 dorsolatérales et 2 latérales, ces 4 dernières raccourcies en avant.
Le nombre et la disposition des soies latérales, très souvent difficiles à préciser sur ces minuscules spéci¬
mens, déformés par un état de dessiccation prolongé et sans variations spécifiques appréciables, n’ont
pas été étudiés pour ce genre. Scutellum jaune pâle, 3 fortes soies médianes, disposées en triangle à som¬
met postérieur. Pleures d’un jaune orangé clair avec, dorsalement, une étroite bande plus sombre.
Aile comparable à celle de l’espèce suivante (fig. 9, A) ; très légèrement teintée de gris avec les cellules
costale et basale un peu plus sombres. Nervures basales larges, brunes ; les distales linéaires, incolores.
Nervures RI et Rs soudées sur toute leur longueur ; l’extrémité commune plus fortement grossie chez
la $ que chez le <J. Macrotriches relativement peu fournies, disposées en lignes, ménageant de larges
bandes glabres de chaque côté des nervures. Microtriches nombreuses, peu pigmentées et peu visibles.
Alula nue. Mensurations ; : 800, 310, 272 ; $ : une seule aile disponible, celle du lectotype, collée sur
bristol et légèrement plissée, dont les mensurations comportent une certaine imprécision, 780, 372, 352.
Pattes : fémurs et tibias jaune pâle, avec des plages sombres plus ou moins étendues, réparties de la
façon suivante. PI : tout au long du bord dorsal du fémur, et sur la totalité du tibia sauf la base. P2 :
une étroite bande de chaque côté du genou. P3 : bord dorsal et l’ensemble du tiers distal du fémur.
Source : MNHN, Paris
JEAN CLASTRIER
Partout, les 4 premiers tarsomères jaune pâle ; le dernier assombri. PI : tibia sans éperon ; portant sur
sa partie distale une plage de soies noires, fortes et très fortes, au nombre d’une vingtaine chez le <J,
et d’une dizaine chez la $ ; pas de spinule apicale vue sur les tarsomères. P2 : 1 spinule apicale extrême¬
ment vigoureuse sur les 3 e et 4 e tarsomères. P3 : pas d’éperon tibial vu ; grand peigne à 6 dents, les 4 e et
5 e étant les plus fortes. Brosse présente, fournie, sur la moitié proximale du basitarse environ. Pas de
spinule sur les tarsomères. Les 4 spécimens examinés étant très fortement frottés, l’absence de spinules
apicales sur la plupart des tarsomères peut n’être qu’apparente et demande confirmation. La réparti¬
tion des soies bulbeuses n’a pas été étudiée dans ce genre, pour les mêmes raisons que celles données plus
haut à propos des soies latérales du mésonotum. Griffes petites, simples, égales. Pour les deux sexes,
chacune des griffes porte à la base un long filament recourbé, dont l’apex est brièvement grossi. Mensu¬
rations :
<? 280 284 150 52 48 42 38 $ 258 258 135 50 44 32 38
332 350 148 58 56 40 40 310 330 146 50 44 40 40
315 320 172 74 66 48 40 310 300 170 72 62 45 42
Fig. 8. — Dasyhelea auranliaca (K.), $ (A-C) et (J (D-F). A : partie postérieure de l’abdomen et spermathèque en’vue
ventrale. B : articles IV-XV de l’antenne. C : 4 derniers articles du palpe droit en vue ventrale, et face opposée
du 3 e article du palpe gauche. D : article XV de l’antenne. E : pince génitale en vue ventrale (édéage ombré). F :
édéage et paramères isolés, en vue latérale gauche. Échelles : A : 1 (100) ; B-D : 2 (100) ; E-F : 3 (100).
Abdomen : tergites noirâtres, sternites entièrement d’un brun léger. Pubescence très brève, en
peau de chagrin. Sur la $ examinée, dont l’abdomen est en hyperextension, les plaques tergales, forte¬
ment pigmentées, sont séparées les unes des autres par une large membrane intersegmentaire jaunâtre.
Sclérification génitale et pilosité du VIII e sternite représentées sur la figure 8, A. Spermathèque unique,
passablement déformée et impossible à mesurer avec exactitude, paraissant sub^lobuleuse, à col assez
long, rectiligne, et, pour autant qu’il soit possible d’en juger, non dirigé dans l’àxe de l’organe, mais
tangentiellement à sa surface (fig. 8, A). Pince génitale du $ (fig. 8, E, F) : bord postérieur du IX e tergite
arrondi ; les appendices apico-latéraux courts, divergents, portant une seule et faible soie terminale.
Bord postérieur du IX e sternite fortement convexe, non spiculé. Dististyle régulièrement rétréci de la
base à l’apex ; portant à l’union des deux premiers quarts 3 fortes soies, individuellement implantées
sur un tubercule saillant. Branches basales de l’édéage décrivant une sorte d’arc brisé ; chacune d’elles
porte dans sa partie médiane une sclérification allongée, étroite, rectiligne sur sa plus grande longueur,
rceourbée à l’apex vers son homologue du côté opposé. Branche basale gauche des paramères libre ;
dirigée transversalement, progressivement amincie depuis la base. Branche droite et branche médiane
Source : MNHN, Paris
CERATOPOGONIDAE DES SEYCHELLES
25
largement soudées à la base ; la première brève, effilée à son extrémité comme la branche gauche-; la
dernière d’abord forte, vigoureuse, puis brusquement rétrécie pour former un appendice cylindrique,
long, étroit, recourbé ventralement à son extrémité.
Matériel examiné. La $ lectotype n° 120, désignée par Wirth et Messersmith, laissée sur épingle
en raison de son mauvais état, n’a pas été examinée. Une deuxième $ n° 120, en bon état sauf les ailes
(l’une perdue, l’autre réduite à un moignon), portant la mention manuscrite (Kieffer) « Culicoides auran-
tiacus », a été utilisée pour la description de ce sexe. Une troisième $ n° 120, portant, d’une part, l’éti¬
quette manuscrite (Kieffer) « Culicoides aurantiacus var. », et, d’autre part, les deux étiquettes « Lecto¬
type $ Culicoides aurantiacus var. mahensis K., desig. Wirth '76 » et « Lectotype », ne paraît pas diffé¬
rer du spécimen décrit. Cambridge : 1 (J n° 071, portant la mention « Culicoides aurantiacus J. J. Kieffer,
Paratype », qui a été utilisé pour la description de ce sexe. Collection DT : Dans Iles, 31.X.1977, 1 (J.
10. Dasyhelea bipunctata Wirth et Messersmith, 1977
Dasyhelea bipunctata Wirth et Messersmith, 1977, 303 ; Wirth et al., 1980, 160 (partira).
Culicoides scotti Kieffer, 1911, 341 (partim, (J, $).
Mâle, femelle.
Description faite comparativement à celle de l’espèce précédente. Antenne brune. Chez le <J,
la partie distale des articles IV-XI s’allonge beaucoup plus rapidement que la partie basale ; XII-
XIV binoduleux. Verticille basal de XIII et XIV formé de s. chaetica extrêmement longs et vigoureux ;
celui de XV formé de s. trichodea médiocres. Formations en plaques visibles au-dessous du verticille
sur IV-XV ; présentes au-dessus dans l’entre-nœud de XII XIV ; se devinant sur XV. Pubescence
présente mais très clairsemée sur les plaques situées au-dessous du verticille de l’une des faces de IV-
XI ; présente sur XII-XV, et atteignant, sur l’une des faces au moins, l’apex de ces articles. Mensura¬
tions (XI-XV) : 25, 54, 54, 55, 50. Chez la $ (fig. 9, B), changement de forme entre X et XI à peine
marqué. Sur IV-X : verticille de 8 à 10 s. chaetica vigoureux, atteignant, pour les plus longs, l’extrémité
de l’article suivant. Les 2 s. trichodea majeurs plus longs que l’article qui les porte, vigoureux, forte¬
ment recourbés. Petite face nue, ou portant éventuellement 1 s. basiconicum. Sur la grande face, 1,
puis 2 s. trichodea mineurs, et 2 à 3 s. basiconica cylindriques. Verticille de XI-XV semblable à celui
des articles précédents. Formations en plaques pratiquement invisibles sur la totalité de IV-X et l’une
des faces de XI-XV ; se devinant plus qu’elles ne se voient sur l’autre face des 5 derniers articles. Pubes¬
cence présente sur toute la hauteur du flagelle et des articles, c’est-à-dire jusqu’à l’apex de ces der¬
niers. Mensurations (VII-XV) : 33, 33, 32, 32 - 35, 38, 38, 35, 52. Palpe : soies sensorielles groupées sur
le tiers moyen de la face interne de III. Occiput noir ; face, clypéus et trompe brun noirâtre.
Mésonotum noir, à soies noires ; marqué sur chacune des épaules d’une grande tache claire en
bissac, couvrant à parts égales le bord antérieur (sur ses deux cinquièmes externes environ, le cinquième
médian restant noir), et le bord latéral. Scutellum jaune brunâtre clair ; 3 à 4 soies médianes disposées
en arc de cercle. Pleures noirâtres. Aile à lobe anal très effacé, en forme de raquette (fig. 9, A) ; légèrement
brunie dans son ensemble. Nervures basales et cellule costale progressivement assombries depuis la
base. Nervures RI et Rs soudées sur leur moitié proximale ; 2 e cellule radiale ouverte. Macrotriches
nombreuses sur les nervures Cu2 et An. Mensurations ; : 760, 355, 265 ; $ : 670, 325, 296. Balancier
à tige noirâtre et bouton d’un blanc pur. Pattes : fémurs et tibias jaune brunâtre ; les premiers marqués
d’une tache dorsale brune, à limites extrêmement floues, sur plus de leur moitié basale ; cette tache à
peine visible sur les deux paires antérieures, bien apparente sur la paire postérieure. Tibia antérieur
portant à l’apex 4 à 5 soies noires spinuleuses, disposées en ligne au-dessus du peigne. Grand peigne
tibial postérieur à 6-7 dents. Aucune spinule apicale vue sur les tarses. Soie basale des griffes amincie
à son extrémité. Mensurations :
Source : MNHN, Paris
C? 274 300 166 66 54 44 48
360 330 178 72 56 40 42
310 310 196 84 60 44 46
JEAN CLASTRIER
Ç 282 272 162 64 54 46 46
350 340 200 76 58 48 50
318 308 200 88 65 48 48
Abdomen : tergites noirâtres ; sternites grisâtres. Chez la $ (fig. 9, C), VIII e sternite légèrement
pigmenté dans son ensemble ; sclérification génitale en forme d’étroit ruban longeant le bord distal
et présentant, sur son tiers moyen, une large courbure à concavité postérieure. Superficiellement, le
VIII e sternite porte de chaque côté de la ligne médiane un groupe de 3 soies caractéristiques disposées
en triangle : 2 postérieures extrêmement vigoureuses, et 1 antérieure un peu moins forte ; l’ensemble
conforme à la représentation de Wirth et Messersmith. Latéralement, 4 à 5 soies de vigueur normale,
alignées sur les 4 postérieures précédentes. Spermathèque unique, allongée, piriforme, déformée et peu
Fig. 9. — Dasyhelea bipunclala W. et M., $ (A-D) et $ (E). A : aile. B : articles X-XV de l’antenne ; pour X, grande face
à gauche, petite face à droite. C : extrémité postérieure de l'abdomen en vue ventrale. D : spermathèque. E : pince
génitale (côté gauche en partie perdu ; édéage partiellement ombré). Échelles : A : 1 (500) ; B-D : 2 (100) ; E : 3
(50).
visible sur l’holotype ; présentant sur certains spécimens un col étroit et court légèrement recourbé
sur son axe, en paraissant dépourvue sur d’autres, peut-être en raison d’une orientation différente
(35-40 X 22-25) (fig. 9, D). Pince génitale du $ partiellement décrite et représentée par Wirth et Messer¬
smith. Nous n’y apporterons qu’un complément d’information (fig. 9, E). Chacun des appendices apico-
latéraux du IX e tergite présente à la base une formation charnue bilobée entièrement couverte de
soies. Expansion postérieure et médiane du IX e sternite non spiculée. Sur la moitié distale de la face
interne du coxite, une grande plage couverte d’une abondante pilosité. Dististyle portant un peu avant
le milieu une rangée de 3 soies individuellement implantées sur un fort tuberculp. Édéage composé de
2 branches latérales sclérifiées, légèrement sinueuses, largement séparées à la base, se touchant presque
à leur extrémité, dessinant un V très ouvert. La partie membraneuse qui unit les deux branches de
l’édéage, largement concave sur son bord antérieur. Branche basale gauche des paramères en forme
d’étroite bande sclérifiée, orientée perpendiculairement à l’axe de la pince. Branches basale droite et
médiane non soudées à la base ; la première massive, polyédrique ; la deuxième longue, étroite, recourbée
distalement vers le côté droit de la pince.
Matériel examiné. BM, PSTE : 1 $ holotype, 1 allotype désignés par Wirth et Messersmith,
et 2 des 4 paratypes (les 2 autres reviennent à l’espèce suivante, D. davidï). Cambridge : 1 $ et 9 $
n° 120, portant chacun l’étiquette « Culicoides scotti J. J. Kieffer, Paratype ».
Source : MNHN, Paris
CERATOPOGONIDAE DES SEYCHELLES
27
11. Dasyhelea davidi n. sp.
Culicoides scotti Kieffer, 1911, 341 ( partim, Ç).
Dasyhelea bipunctata Wirth et Messersmith, 1977, 303 ; Wirth et al., 1980, 160 ( partim , Ç).
Femelle.
Description faite comparativement à celle de D. aurantiaca. Antenne (fig. 10, D) noire, marquée
de taches claires à la base de tous les sensilla. Changement de forme entre X et XI très faible. Tous les
verticilles formés de 7 à 9 s. chaetica très inégaux, les plus longs pouvant atteindre l’extrémité de l’arti¬
cle suivant. Sur IV-X : les 2 s. trichodea majeurs vigoureux à la base, rapidement rétrécis jusqu’à l’apex,
à peine plus longs que l’article qui les porte, fortement incurvés. L’une des faces est nue, ou porte 1 s.
basiconicum, plus, éventuellement, 1 s. trichodeum mineur. Sur l’autre face : 1 à 2 s. basiconica et autant
de s. trichodea mineurs. Sur XI-XV, s. basiconica peu nombreux, en fer de lance. Formations en plaques
invisibles au-dessus du verticille, et se devinant à peine au-dessous, jusqu’à X ; un peu mieux marquées
mais encore très faibles sur XI-XV. Pubescence présente jusqu’à l’apex de l’une des faces au moins de
IV-X, ainsi que sur plus de la moitié proximale de XI-XV. Mensurations (IV-XV) : 32, 32, 36, 36, 38,
38, 38 - 40, 42, 42, 42, 54. Palpe : soies sensorielles groupées sur le premier tiers de l’article III. Occiput
présentant un liseré jaunâtre en bordure des yeux, noirâtre ailleurs. Face, clypéus et trompe noirâtres.
Mésonotum noir brillant, à soies noires. Une grande plage claire latérale couvre les deux cinquièmes
externes du bord antérieur (le cinquième médian restant noir) et se prolonge en arrière jusqu’au scutel-
lum. Au niveau de l’épaule, cette plage incise profondément la surface noire du mésonotum, ébauchant
la partie antérieure d’une bande latérale sombre, qui peut être plus ou moins bien individuabsée dans
sa partie postérieure (fig. 10, A). Une autre tache claire, réduite et fusiforme, est visible de chaque côté
de la fosse préscutellaire. Scutellum jaunâtre, avec une étroite bande noire au milieu ; 4 soies médianes
disposées en arc de cercle. Pleures noirâtres, marquées de grandes plages diffuses, les unes plus sombres,
d’autres plus claires. Aile brunie dans son ensemble. Nervures basales, cellules costale et basale pro¬
gressivement assombries depuis la base. Nervures RI et Rs soudées à la base ; 2 e cellule radiale brève,
linéaire. Macrotriches absentes ou rares sur Cu2 ; présentes mais peu nombreuses sur An. Mensurations :
650, 300, 278. Balancier à tige noire et bouton d’un jaune sale. Pattes également jaune sale, avec des
plages légèrement assombries, diffuses, sur les fémurs et les tibias ; 5 e tarsomère brun. Une rangée de
fortes soies spinuleuses noires au-dessus du peigne tibial antérieur. Grand peigne postérieur à 6 dents,
les 2 médianes étant les plus longues. Pas de spinule apicale vue sur les tarses. Sur chacune des griffes,
2 soies basales à extrémité acérée. Empodium composé de 6 à 8 branches filamenteuses. Mensura¬
tions :
265 262 134 60 48 40 46
310 330 164 60 50 40 48
296 280 166 72 52 40 46
Abdomen (fig. 10, B) : tergites noirs ; sternites et cerques d’un blanc sale. VIII e sternite à peine
pigmenté. Sclérification génitale comparable à celle de D. bipunctata : en ruban transversal, largement
incurvé au milieu. Soies médianes également disposées comme chez D. bipunctata, mais les 2 antérieures
aussi vigoureuses que les 4 postérieures. Spermathèque unique, de grande taille, bien pigmentée, assez
longuement piriforme. Avant l’abouchement du canal génital, elle présente une sorte de vestibule dont
l’axe est disposé à angle droit sur celui du corps, auquel fait suite un col légèrement recourbé (fig. 10, C).
Matériel examiné. Collection DT : 1 $ ici désignée comme holotype. BM, PSTE : 2 $ n° 142,
faisant partie des 4 paratypes de D. bipunctata désignés par Wirth et Messersmith. Cambridge : 2 $
n° 142 et 1 $ n° 120, individuellement étiquetées « Culicoides scotti J. J. Kieffer, Paratype ».
Par l’association des caractères propres plus haut décrits concernant l’ornementation du mésono¬
tum, la coloration des pattes, la disposition des soies du VIII e sternite abdominal et la forme de la sper¬
mathèque, D. davidi se sépare de toutes les espèces connues du genre Dasyhelea.
Source : MNHN, Paris
28
JEAN CLASTRIER
12. Dasyhelea fosteri n. sp.
Culicoides scolti Kieffer, 1911, 341 ( partim , $).
Dasyhelea scolti (Kieffer) ; Wirth et Messersmith, 1977, 303 ; Wirth et al., 1980, 160 ( partim , $).
Ceratopogon falcinellus Kieffer, 1911, 338 ( partim , $).
Mâle, femelle.
Description faite comparativement à celle de D. aurantiaca. Antenne brune. Chez le verticille
de XV composé de s. trichodes médiocres. Formations en plaques d’abord faibles, puis progressivement
mieux marquées sur la seule base de IV-XI ; bien individualisées à la base et sur l’entre-nœud de XII-
XIV ; beaucoup moins sur XV. Pubescence présente et très clairsemée sur les premiers articles du
flagelle ; totalement absente sur le reste, même au-dessous du verticille. Mensurations (XI-XV) : 30,
57, 68, 62, 52. Chez la $ (fîg. 10, G), pas de changement de forme important entre X et XI, et XV à
peine plus long que les précédents. Verticille partout composé de 8 s. chaetica environ, qui sont 2 fois
aussi longs que l’article qui les porte sur la portion basale du flagelle, et un peu plus courts sur la portion
distale. Les 2 s. trichodea majeurs de IV-X à peine plus longs que ces articles. Sur l’une des faces, 1,
puis 2 s. basiconica très longs et faiblement recourbés ; sur l’autre, 2 à 3 éléments semblables aux précé¬
dents, plus 1 s. trichodeum mineur allongé. Sur XI-XV, s. basiconica également très longs et plus ou
moins grossis au milieu. Formations en plaques invisibles à la base du flagelle ; à peine indiquées ensuite
jusqu’à X ; mieux individualisées mais encore discrètes sur XI-XV. Pubescence présente et de plus en
plus clairsemée jusqu’à X ; totalement absente sur XI-XV, même au-dessous du verticille. Mensurations
(IV-XV) : 28, 28, 30, 30, 30, 31, 31 - 31, 31, 31, 31, 40. Face, clypéus et trompe noirâtres.
Fig. 10. — Dasyhelea davidi n. sp. $ (A-D) et D. fosteri n. sp., $ (E-G) et <J (H.) A : coloration du mésonotum. B : partie
postérieure de l’abdomen en vue ventrale. C : spermathèque. D : articles X-XI et XV de l'antenne ; pour X, petite
face en haut, grande face en bas. E : partie postérieure de l’abdomen en vue ventrale. F : spermathèque. G :
articles X-XI et XV de l’antenne ; pour X, petite face en haut, grande face en bas. H : pince génitale en vue ven¬
trale. Échelles : A : 1 (500) ; B : 2 (200) ; C-G : 3 (100) ; H : 4 (50).
Mésonotum noir à soies noires ; marqué d’une petite tache claire sur les épaules. Scutellum jau¬
nâtre ; 3 soies médianes disposées en arc de cercle. Pleures noirâtres ; portant sur leur angle antéro-
dorsal une petite tache claire faisant face à celle du mésonotum. Aile : nervures basales et les cellules
Source : MNHN, Paris
CERATOPOGONIDAE DES SEYCHELLES
29
qu’elles forment progressivement assombries de la base à l’apex. Nervures RI et Rs soudées à la base ;
2 e cellule radiale ouverte, lenticulaire, un peu plus longue chez le <J que chez la $. Mensurations ; <J :
670, 290, 260 ; $ : 600, 252, 280. Pattes : fémurs noirâtres ; tibias plus clairs dans leur ensemble, et davan¬
tage encore sur la face ventrale ainsi qu’à l’apex. Quatre premiers tarsomères jaune brunâtre ; le dernier
assombri. Une rangée de soies spinuleuses noires au-dessus du peigne tibial antérieur. Grand peigne tibial
postérieur à 6 dents, la 2 e étant de beaucoup la plus longue et la plus forte. Aucune spinule apicale vue
sur les tarses. Soie basale des griffes effilée à son extrémité. Mensurations :
<? 252 258 116 50 50 44 38 $ 212 210 100 48 44 36 36
274 276 138 62 50 38 38 258 250 122 50 45 38 34
272 264 158 66 55 42 40 248 228 140 62 50 40 36
Abdomen entièrement noir. Chez la $ (fig. 10, E), VIII e sternite assez bien sclérifié dans son
ensemble ; rappelant celui de D. bipunctata et de l’espèce précédente, mais la courbure de la sclérifi-
cation postérieure en ruban est plus étroite et plus profonde. Dans le creux de cette courbure se voit
une petite plaque triangulaire hautement pigmentée. Les soies sont disposées en deux rangées transver¬
sales : l’une antérieure, bien fournie, longue et irrégulière ; l’autre postérieure, médiane, comptant
seulement 6 soies, plus fortes que les précédentes et régulièrement implantées en ligne courbe. Sperma-
thèque subglobuleuse, à col extrêmement étroit et court (fig. 10, F). Pince génitale du $ également
proche de celle de D. bipunctata, dont elle se sépare cependant par les caractères suivants (fig. 10, H).
Appendices apico-latéraux du bord postérieur du IX e tergite plus longs, plus forts et très obliquement
tronqués à leur extrémité. Bord postérieur du IX e sternite prolongé au-devant de l’édéage sous la forme
d’une large bande transversale. La plus interne des 3 soies principales du dististyle est portée par un
appendice long et digitiforme. Les 2 branches basales et latérales de l’édéage ne se rapprochent pas
l’une de l’autre à leur extrémité distale, mais restent très largement séparées sur toute leur longueur.
La branche impaire et médiane des paramères est beaucoup plus volumineuse dans sa partie basale,
et longuement bifide dans sa partie distale.
Matériel examiné. Cambridge : 2 (J et 2 $ n° 120, étiquetés « Culicoides scotti J. J. Kieffer, Para-
type ». L’un des $ est ici désigné comme holotype, et l’une des $ comme allotype. BM, PSTE : 1 $
n° 120 de la série des paralectotypes de D. scotti, désignés par Wirth et Messersmith. En outre, 1 $
n° 071, munie de 2 étiquettes portant respectivement les mentions « Ceratopogon falcinellus » de la main
de Kieffer, et « Wrongly named by Kieffer Ceratopogon ( Forcipomyia ) falcinellus » de la main d’Edwards.
Cette dernière précision très aimablement donnée par notre collègue M. R. Lane.
D. fosteri se sépare immédiatement de 3 espèces proches, D. jucunda Macfie, 1932, D. claviculifera
Tokunaga, 1940 et D. borbonica Clastrier, 1959, par l’expansion du IX e sternite qui n’est pas triangu¬
laire mais en forme de large bande transversale, ainsi que par le scutellum, jaunâtre, qui ne porte que
6 soies (2 latérales, 4 médianes). Ces 3 espèces se différencient encore par les caractères propres suivants.
D. jucunda : 2 e cellule radiale presque carrée ; les deux branches sclérifiées de l’édéage très proches l’une
de l’autre. D. claviculifera : branche médiane des paramères différemment orientée et non bifurquée à
son extrémité. D. borbonica : pattes uniformément d’un jaune paille ; pour le <?, bifurcation de la branche
médiane des paramères d’une forme différente ; pour la $, 4 soies postérieures en ligne sur le VIII e ster¬
nite abdominal, spermathèque munie d’un col long et très étroit, qui se détache tangentiellement de la
surface.
13. Dasyhelea latiforceps n. sp.
Culicoides scotti Kieffer, 1911, 341 ( partim, $).
Dasyhelea scotti (Kieffer) ; Wirth et Messersmith, 1977, 303 ; Wirth et al., 1980, 160 ( partim, $).
Mâle, femelle.
Description faite comparativement à celle de D. aurantiaca. Antenne de noirâtre à noire. Chez
le <J, article XII nettement plus long que les deux suivants. Verticille de XV composé de s. trichodea
Source : MNHN, Paris
30
JEAN CLASTRIER
seulement. Formations en plaques absentes sur les premiers articles du flagelle ; présentes et bien formées
à la base de VIII-XIV, ainsi que sur l’entre-nœud de XII-XIV ; présentes mais peu distinctes sur la
seule base de XV. Pubescence présente sur une seule face depuis la base du flagelle, mais se raréfiant
rapidement jusqu’à être réduite à quelques éléments isolés sur la seule base de XI ou XII ; totalement
absente au-delà. Mensurations (XI-XV) : 32, 94, 82, 70, 84. Chez la $ (fig. 11, A), pas de changement
de forme important entre X et XI. Articles IV-X : verticille composé de 8 s. chaetica environ, les plus
longs dépassant l’extrémité de l’article suivant. Les 2 s. trichodea majeurs vigoureux, fortement incur¬
vés, de longueurs inégales. La petite face porte 2 s. basiconica allongés : l’un implanté au même niveau
que les 2 s. trichodea majeurs, l’autre à l’extrémité de l’article. Sur la grande face, 5 à 6 sensilla, tri¬
chodea mineurs ou basiconica, plus ou moins groupés vers le milieu de l’article. Verticille de XI-XV
semblable à celui des articles précédents. Formations en plaques invisibles sur IV-VIII ; plus ou moins
ébauchées sur IX-XI ; très bien individualisées sur XII-XV. Pubescence présente sur l’une des faces
de IV-X ; absente partout ailleurs, à l’exception de quelques éléments isolés sur les formations en
plaques situées au-dessous du verticille de XI-XV. Mensurations (IV-XV) : 30, 30, 32, 32, 32, 32, 36 - 38,
38, 38, 38, 50. Palpe : soies sensorielles groupées sur le tiers moyen de la face interne de III. Face, clypéus
et trompe noirâtres.
Mésonotum noir, marqué d’une très petite tache claire sur les épaules ; soies blanchâtres ; pubes¬
cence en peau de chagrin. Scutellum brunâtre ; 4 soies médianes disposées en ligne courbe. Pleures
noirâtres. Aile : nervures basales et cellule costale progressivement assombries depuis la base. Ner¬
vures RI et Rs soudées à la base ; 2 e cellule radiale bien ouverte chez le <£, à peine formée chez la $.
Mensurations ; (J : 875, 445, 280 ; $ : 610, 300, 262. Pattes : fémurs et tibias noirâtres ; 4 premiers tarso-
mères jaunâtres, le dernier assombri. Une rangée de 6 soies spinuleuses fortes au-dessus du peigne tibial
antérieur. Grand peigne tibial postérieur à 7 dents, les 5 e et 6 e étant un peu plus longues que les autres.
Pas de spinule apicale vue sur les tarses. Soie basale des griffes amincie à son extrémité. Mensurations :
c? 328 332 205 78 58 44 46 $ 220 222 114 54 46 40 38
375 400 206 96 61 44 44 270 285 154 60 45 36 34
362 362 238 114 80 52 52 252 254 164 66 52 40 36
Fig. 11. — Dasyhelea latiforceps n. sp. $ (A-C) et t? (D). A : articles antennaires X-XI et XV ; pour X, grande face à gauche,
petite face à droite. B : partie postérieure de l’abdomen en vue ventrale. C : spermathèque de l’allotype et d'un
paratype. D : pince génitale en vue ventrale (à gauche) et en vue latérale (à droite) ; au milieu, l'édéage isolé, en
vue ventrale. Échelles : A-C : 1 (100) ; D : 2 (100).
Abdomen entièrement noir. Chez la $ (fig. 11, B), VIII e sternite légèrement pigmenté dans son
ensemble. Sclérification génitale occupant toute la hauteur du segment ; en forme d’arche massive
postérieurement ; triangulaire, évidée au milieu et à contours assez flous antérieurement. Disposition
des soies comparable à celle de D. bipunctata, mais les 4 médianes postérieures seules sont extrêmement
vigoureuses, les 2 antérieures différant peu des autres soies (latérales) du sternite. Spermathèque unique,
munie d’un vestibule semblable à celui de D. davidi, mais avec un col court et très étroit (fig. 11, C).
Pince génitale du <J (fig. 11, D) moins haute que large, plus ou moins cylindrique. IX e tergite régulière-
Source : MNHN, Paris
CERATOPOGONIDAE DES SEYCHELLES
31
ment arrondi postérieurement ; sans appendices. IX e sternite prolongé dans sa partie médiane au-
devant de l’édéage comme un volet ; celui-ci spiculé, sauf sur une étroite bande longeant son bord
postérieur. Coxite massif, triangulaire. Dististyle également massif, court, rétréci sur son dernier quart,
acéré comme un bec à son extrémité. Édéage composé d’une partie basale en forme de lame transver¬
sale, et de deux branches distales légèrement recourbées. Paramères symétriques, peu pigmentés ; de
chaque côté, une longue branche basale dirigée transversalement, élargie dans sa partie externe ; au
milieu, une branche commune brève, grossie en massue à son extrémité. Examinée latéralement, la
pince montre encore une sclérification étroite, en forme d’arc surbaissé, disposée comme un pont entre
les paramères et l’édéage. Cette sclérification se dédouble en vue ventrale sous la forme de deux folioles
allongés.
Matériel examiné. Collection DT : 1 $ holotype. BM, PSTE : 2 $n° 120 de la série Dasyhelea
scotd de Wirth et Messersmith, portant chacune l’étiquette « Paralectotype ». L’une d’elles est ici dési¬
gnée comme allotype. Cambridge : 3 $ n° 120 et 1 $ n° 142 faisant partie de la série « Culicoides scotti
J. J. Kieffer, Paratype ».
L’espèce n° 11 de Tokunaga et Murachi (1959), connue par la seule Ç qui est proche de celle de
D. latiforceps, s’en sépare cependant par les caractères suivants : sclérification du VIII e sternite et son
évidement central moins franchement triangulaires ; les 4 fortes soies du même sternite sont groupées
en son milieu et non disposées en ligne transversale ; spermathèque ovoïde ou subglobuleuse.
14. Dasyhelea scotti (Kieffer, 1911)
Culicoides scotti Kieffer, 1911, 341 ( partim , Ç).
Dasyhelea scotti (Kieffer) ; Wirth et Messersmith, 1977, 303 ; Wirth et al., 1980, 160 ( partim , $).
Femelle.
Description faite comparativement à celle de D. aurantiaca. Antenne (fig. 12, D) noirâtre ; remar¬
quable par son article XI qui, par sa forme, ses dimensions et les sensilla qui s’y trouvent, est semblable
aux articles qui le précèdent et non à ceux qui le suivent. XV très étroit, effilé sur plus de sa moitié
distale. Partout, verticille n’atteignant pas l’extrémité de l’article suivant. Sur IV-XI : 2 s. trichodea
majeurs grêles, et à peine aussi longs que l’article qui les porte. Petite face nue ou munie d’un s. basi-
conicum. Sur la grande face, 3, puis 4 s. trichodea mineurs ou basiconica pouvant être grossis au milieu.
Pas de formations en plaques visibles jusqu’à XI ; celles-ci présentes mais très mal individualisées sur
XII-XV. Pubescence présente sur toute la hauteur du flagelle et des articles. Mensurations (IV-XV) :
28,28,28,28, 28, 28, 26,26 - 32,32,32, 52. Palpe jaune brunâtre léger. Soies sensorielles peu nombreuses ;
dispersées sur un peu plus de la moitié basale de la face interne de III (fig. 12, E). Face, clypéus et trompe
noirâtres.
Mésonotum de noirâtre à noir ; marqué d’une petite tache claire sur les épaules ; soies blanchâtres.
Scutellum blanc jaunâtre ; 3 soies médianes disposées en ligne, plus, éventuellement, 1 ou 2 soies beau¬
coup plus faibles. Aile à lobe anal moins effacé ; légèrement brunie dans son ensemble, et un peu plus
sur les nervures basales et les cellules qu’elles forment ; paraissant au contraire éclaircie dans la cellule
R3 le long de la Rs, de part et d’autre des nervures Ml et Cu2, sur une bande médiane courant tout au
long de la cellule M2. Nervures RI et Rs soudées à la base ; 2 e cellule radiale ouverte, lenticulaire.
Mensurations : 672, 340, 292. Pattes : fémurs et tibias entièrement noirâtres ; 4 premiers tarsomères
jaune brunâtre, le dernier à peine plus sombre. Une rangée de 5 fortes soies spinuleuses au-dessus du
peigne tibial antérieur. Grand peigne tibial postérieur à 6 (5-7) dents, l’avant-dernière étant à peine plus
longue que les autres. Pas de spinule apicale vue sur les tarses. Mensurations :
235 220 110 48 41 34 44
298 290 132 56 48 38 46
280 260 146 65 50 42 46
Source : MNHN, Paris
32
JEAN CLASTRIER
Fig. 12. — Dasyhelea scotti (K.), ? (A-E) et D. tamsi W. et M., Ç (F-H). A : partie postérieure de l’abdomen en vue ven¬
trale. B : spermathèque. C : détail de la sclérification génitale à un grossissement supérieur. D : articles antennaires
X-XV ; pour X, grande face en haut, petite face en bas. E : 4 derniers articles du palpe droit en vue ventrale. F :
article antennaire X vu par sa grande face (à gauche) et sa petite face (à droite). G : spermathèque. H : partie
postérieure de l’abdomen en vue ventrale. Échelles : A : 1 (200) ; B-H : 2 (100).
Abdomen (fig. 12, A) uniformément noirâtre. Sur le VIII e sternite, 2 grandes plages latérales peu
pigmentées, non jointives, présentant dans leur partie la plus interne une zone plus sombre irrégulière¬
ment arrondie, à limites imprécises. Sur cet ensemble, de chaque côté, 8 soies éparses environ, sem¬
blables entre elles, plus 2 postérieures nettement plus fortes que les précédentes. Ces 2 dernières soies
sont disposées l’une au-dessus de l’autre, et non pas en ligne transversale comme chez D. bipunctata.
Enfin, dans la partie médiane et postérieure du segment, se trouve une troisième sclérification beaucoup
plus intensément pigmentée, allongée transversalement, élargie et recourbée dorsalement à chacune de
ses extrémités, parfaitement représentée par Wirth et Messersmith (fig. 12, C). Spermathèque unique,
subglobuleuse, bien pigmentée, à col court (fig. 12, B).
Matériel examiné. BM, PSTE : 1 $ lectotype, et 4 des 7 $ paralectotypes désignées par Wirth
et Messersmith (l’une des 3 $ restantes revient à D. fosteri, et les 2 autres à D. latiforceps). Cambridge :
11 $ n° 120 portant chacune l’étiquette « Culicoides scotti J. J. Kieffer, Paratype ».
Discussion systématique. Kieffer a décrit sous le nom de Culicoides scotti un ensemble de 4
et 47 Ç, ultérieurement réparti entre les collections du British Muséum (Natural History), et celles du
Musée de Zoologie de Cambridge. Wirth et Messersmith, étudiant les premières, y ont trouvé 2 (J et
13 $. L’un des $ a été désigné par ces auteurs comme allotype d’une espèce nouvelle, D. bipunctata.
L’autre <J, qui est un Forcipomyia psilonota (voir plus loin), représente sans aucun doute un spécimen
fortuitement égaré. Aujourd’hui encore, en effet, les de F. psilonota de cette collection ne sont pas
dotés d’une identification individuelle, mais simplement groupés sous une étiquette commune portant
ce nom. Et l’on comprend qu’au cours d’un demi-siècle de conservation et de manipulations, ce ait
pu être placé par mégarde dans la série C. scotti. Hypothèse qui paraît confirmée par la présence au
Musée de Cambridge de 3 individuellement identifiés à C. scotti, ce qui, avec le premier cité, rétablit
le nombre d’exemplaires donné par Kieffer. Les 13 $ ont été respectivement rapportées par Wirth
et Messersmith à D. scotti (1 lectotype, 7 paratypes) et à une espèce nouvelle, D. bipuncata (1 holotype,
4 paratypes).
L’examen de la presque totalité de la collection initiale nous a conduit à reconnaître que le nom
de Culicoides scotti Kieffer recouvrait en fait 2 genres et 6 espèces différents, à savoir : Atrichopogon
chrysosphaerotum (1 $), Dasyhelea bipunctata (2 (J, 12 Ç), D. davidi (5 $), D. fosteri (2 (J, 3 $), D. lati¬
forceps (6 $), D. scotti (16 $). Soit 4 (J et 43 $ au total, auxquels il convient d’ajouter 2 $ en mauvais
état qui n’ont pas été démontées. Le détail de la répartition de ces espèces suivant les collections a été
donné pour chacune d’elles, après la description correspondante. Inversement, une Ç de D. fosteri qui
aurait normalement dû se trouver dans cet ensemble, avait été rapportée par Kieffer à Forcipomyia
falcinella.
Source : MNHN, Paris
CERATOPOGONIDAE DES SEYCHELLES
33
15. Dasyhelea seychellensis (Kieffer, 1911)
Culicoides seychellensis Kieffer, 1911, 341.
Dasyhelea seychellensis (Kieffer) ; Wirth et Messersmith, 1977, 301 ( partim , <?) ; Wirth et al., 1980,160.
Mâle, femelle.
Description faite comparativement à celle de D. aurarUiaca. Antenne brune. Chez le (J, XII-
XIV binoduleux ; XV en pain de sucre, terminé par un stylet. Verticille basal formé de s. chaetica longs
et vigoureux sur XIII et XIV, de s. trichodea seulement sur XV. Pas de s. chaeticum subapical sur le
dernier. Formations en plaques présentes à la base de tous les articles jusqu’à XI, mais paraissant
manquer sur leur partie distale ; présentes et très bien individualisées sur toute la hauteur de XII-XV,
sauf l’apex. Pubescence très clairsemée à la base des premiers flagellomères, puis disparaissant jusqu’à
XI ; présente sur la totalité de XII-XIV, et plus de la moitié basale de XV. Mensurations (XI-XV) :
48, 110, 92, 75, 138. Chez la $ (fig. 13, C), articles IV-XIV subégaux et sensiblement de la même forme,
assez massifs, sauf les 4 derniers qui ont un col en forme de goulot. Verticille composé de 14 s. chaetica
environ sur IV-X ; mixte, à prédominance croissante des s. trichodea sur XI-XIV. Les 2 s. trichodea
majeurs de IV-X vigoureux, fortement incurvés, un peu plus longs que l’article qui les porte ; ces sen-
silla également présents sur XI-XIV, où ils sont plus courts. Article XV terminé par un stylet ; son
verticille formé de s. trichodea seulement. Formations en plaques apparaissant d’abord au-dessous du
verticille, où elles deviennent de plus en plus apparentes jusqu’à XV ; au-dessus du verticille, elles sont
à peine perceptibles jusqu’à X, mieux individualisées mais encore discrètes au-delà. Pubescence présente
sur toute la hauteur du flagelle et des articles. Mensurations (IV-XV) : 48, 48, 48, 48, 50, 50, 50 - 54,
56, 58, 58, 94. Palpe (fig. 13, D) jaune brunâtre. Soies sensorielles éparses sur les deux premiers tiers
de la face interne de III. Face, clypéus et trompe noirâtres.
Mésonotum noirâtre, marqué d’une petite tache claire sur les épaules. Scutellum brun noirâtre
clair. Chez le (J, une longue rangée continue, antérieure, de 10 fortes soies équidistantes, et une autre
postérieure, brève, de 6 soies beaucoup plus faibles. Chez la $, soies beaucoup plus nombreuses, disposées
sur 4 à 5 rangées parallèles (fig. 13, A). Aile (fig. 13, E) très légèrement brunie dans son ensemble. Nervures
Fig. 13. — Dasyhelea seychellensis (K.), ?. A : disposition des soies du scutellum. B : extrémité postérieure de l’abdomen
et spermathèque en vue ventrale. C : articles VIII-X et XIII-XV de l’antenne. D : 4 derniers articles du palpe droit
en vue ventrale. E : aile. Échelles : A-B : 1 (200) ; C-D : 2 (100) ; E : 3 (500).
Source : MNHN, Paris
34
JEAN CLASTRIER
basales, cellules costale et basale progressivement assombries depuis la base. Nervures distales linéaires,
à peine brunies. Nervures RI et Rs soudées à la base ; 2 e cellule radiale courte, lenticulaire chez le
linéaire et fermée chez la $. Mensurations ; : 1 260, 650, 390 ; Ç : 1 160, 645, 480. Balancier à tige brune
et bouton jaunâtre sur sa moitié basale, noirâtre sur sa moitié distale. Polies : chez le <?, d’un jaune
brunâtre léger, avec l’articulation tibiale du genou noirâtre, et quelques plages pigmentées sur les fémurs
et les tibias comme chez l’espèce suivante (fig. 14, C), mais plus claires et à limites extrêmement floues.
Chez la Ç, coloration semblable à celle du $ pour les articles conservés (fémur, tibia, 3 premiers tarso-
mères antérieurs ; fémur, tibia, 2 premiers tarsomères intermédiaires). Une rangée de fortes soies de
valeurs très inégales au-dessus du peigne tibial antérieur. Une forte spinule apicale sur les 4 premiers
tarsomères mésothoraciques. Grand peigne tibial postérieur à 6 dents, l’avant-dernière étant la plus
longue et la plus forte. Soie basale des griffes effilée et présentant une double courbure à son extrémité.
Mensurations :
<î 448 420 280 116 88 62 68
610 626 300 118 88 72 80
492 485 340 154 112 80 76
Abdomen uniformément noirâtre. Chez la $ (fig. 13 B), VIII e sternite profondément échancré
au milieu de son bord postérieur ; présentant à ce niveau une sclérification légère, peu visible, en forme
de T renversé ; de chaque côté, une grande plage de soies éparses nombreuses, largement séparée de son
homologue. Spermathèque unique, déformée, paraissant subglobuleuse ou légèrement piriforme, mais
non en forme de cornue (approximativement 62 X 50). Pince génitale du $ conforme à la description
de Wirth et Messersmith, à laquelle nous n’apporterons qu’une minime rectification : l’extrémité de la
branche impaire et médiane des paramères est brisée sur le lectotype, d’où son apparence massive sur
la figure de ces auteurs. Sur les autres (J examinés, cette extrémité est longuement effilée et plus ou moins
recourbée.
Matériel examiné. BM, PSTE : 1 n° 120, lectotype désigné par Wirth et Messersmith, et 1 Ç
n° 109, portant tous deux l’étiquette manuscrite (Kieffer) « Culicoides seychellensis ». Le genitalia du
était déjà monté entre lame et lamelle ; le reste du corps l’a été par nos soins sur une autre lame. BMNH :
3 (J individuellement collés sur bristol mais fixés sur une même épingle, avec les 4 étiquettes suivantes :
« Seychelles, Silhouette, Pool on rocks (36) E. S. Brown » ; « larvae 12.IV.52 em. in captivity » ; «Près.
E. S. Brown, B.M. 1954-87 » ; « Dasyhelea sp., P. Freeman det. 1953 ». Trois exemplaires $ associés à
ces 3 (J sur la même épingle, appartiennent à une espèce différente, nouvelle, qui est décrite ci-dessous.
Wirth et Messersmith n’ont pas utilisé le spécimen n° 109 vu par Kieffer pour la description du
sexe $, mais un spécimen différent, appartenant à une autre série (Tams et Nye, 1965) et à une autre
espèce, nouvelle et déjà citée, qui est décrite ci-dessous. Ainsi s’expliquent les divergences observées
entre les deux descriptions, notamment en ce qui concerne la forme de la spermathèque.
$ 410 432 278 100 80 ..
490 530 275 110 ..
16. Dasyhelea speciosa n. sp.
Dasyhelea seychellensis Wirth et Messersmith, 1977, 301 ( partim , $), non Culicoides seychellensis Kieffer,
1911, 341.
Femelle.
Description faite comparativement à celles de D. aurantiaca et D. seychellensis. Antenne
(fig. 14, D) : tous les articles proportionnellement plus longs et plus élancés, prenant la forme dite en
flacon depuis VII ou VIII jusqu’à XIV. Les 2 s. trichodea majeurs, ainsi que les s. chaetica des verticilles
également plus longs et plus vigoureux. Formations en plaques bien individualisées partout au-dessous
du verticille ; ébauchées au-dessus dès la base du flagelle, et devenant rapidement de plus en plus évi¬
dentes jusqu à XV. Pubescence présente sur toute la hauteur de IV-VI ou VII ; disparaissant ensuite
Source : MNHN, Paris
CERATOPOGONIDAE DES SEYCHELLES
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Fig. 14. — Dasyhelea speciosa n. sp., $. A : disposition des soies du scutellum. B : extrémité postérieure de l'abdomen et
spermathèque en vue ventrale. C : ornementation des pattes pro, méso et métathoraciques. D : articles VIII-X
et XIV-XV de l'antenne. E : 4 derniers articles du palpe gauche. A : hors échelles ; B : 1 (200) ; C : 2 (500) ; D-E :
3 (100).
rapidement au-dessus du verticille sur tout le reste du flagelle. Mensurations (IV-XV) : 48, 48, 48,
52, 52, 56, 62 - 62, 64, 66, 66, 116. Palpe d’un brun léger. Soies sensorielles peu nombreuses ; dispersées
sur toute la hauteur de la face interne de III (fig. 14, E).
Scutellum : soies moins nombreuses et leur répartition différente, particulièrement pour les 3
fortes soies latérales (fig. 14, A). Aile un peu plus sombre dans son ensemble ; 2 e cellule radiale lenticu¬
laire. Mensurations : 1 210, 670, 485. Pattes : fémurs et tibias jaune brunâtre, marqués de taches sombres
comparables à celles de l’espèce précédente, mais plus étendues, plus intenses et mieux limitées (fig. 14, C).
Les 4 premiers tarsomères jaunâtres ; le dernier brun. Mensurations :
445 430 272 108 78 62 70
500 538 306 120 88 70 78
496 518 366 160 116 78 82
Abdomen (fig. 14, B) uniformément noir. Bord postérieur du VIII e sternite à peine échancré
au milieu. Sclérification postérieure en forme de T inversé beaucoup plus développée ; la branche posté¬
rieure, transversale, présente 3 larges courbures ; la branche médiane, forte, longue, hautement pigmen¬
tée, est brièvement et brusquement rétrécie à la base. Les deux plages latérales de soies sont plus proches
l’une de l’autre. Spermathèque bien sclérifiée, en forme de cornue, représentée par Wirth et Messersmith
sous le nom de D. seychellensis.
Matériel examiné. BM, TN : 4 $ constituant la série citée par Wirth et Messersmith sous le nom
de D. seychellensis, de dates respectives (30.iii.1965), (12.iv.1965), (25.iv.1965), (27.iv.1965). L’exem¬
plaire du 25.iv. est ici désigné comme holotype. Les 3 autres $ montées de la série reviennent à l’espèce
suivante. BM : 3 $ de la collection Brown, Seychelles, Silhouette, associées aux 3 (J de D. seychellensis
■ plus haut cités.
D. speciosa est très étroitement apparenté à plusieurs espèces africaines ou décrites du Pacifique :
D. nyasae Ingram et Macfie, 1924 (Malawi) ; D. retorta Ingram et Macfie, 1921 (Sierra Leone) ; D. tugelae
De Meillon, 1936 (République Sud-africaine) ; D. ampullariae Macfie, 1934 (Malaisie) ; D. biseriata
Wirth et Beaver, 1979 (Malaisie) ; D. hitchcocki Wirth, 1976 (Iles Tonga) ; D. nepenthicola Wirth et
Source : MNHN, Paris
36
JEAN CLASTRIER
Beaver, 1979 (Malaisie) ; D. perfida Johannsen, 1931 (Java) ; D. subperfida Tokunaga, 1940 (Iles Caro-
lines et Palau). La plupart s’en séparent cependant, entre autres caractères, par la forme de la sperma-
thèque : semblable à celle de D. davidi et latiforceps chez nyasae, retorta, tugelae, ampullariae, nepenthi-
cola ; subglobuleuse chez biseriata. Les trois dernières possèdent les caractères propres suivants. D. hitch-
cocki : stylet de l’article antennaire XV à peine formé ; sclérification du VIII e sternite rappelant celle
de D. aurardiaca. D. perfida : article antennaire XV au moins 2 fois aussi long que XIV ; thorax jaune ;
abdomen jaune ventralement ; branche médiane de la sclérification génitale courte, sans étranglement
à la base. D. subperfida : scutellum jaune, à soies moins nombreuses ; abdomen jaune ventralement ;
branche médiane de la sclérification génitale non en forme d’arche arrondie, mais découpée à angles
droits ; spermathèque à col long, large, orienté sur le même axe que le corps.
17. Dasyhelea tamsi Wirth et Messersmith, 1977
Dasyhelea tamsi Wirth et Messersmith, 1977, 305 ; Wirth et al., 1980, 160.
Femelle.
Description faite comparativement à celle de D. aurardiaca. Antenne noire. Forme générale
représentée sur la publication originale ; aucune tendance des articles à prendre la forme dite en flacon ;
le dernier à extrémité arrondie. Sur IV-X : verticille de 7 à 8 s. chaetica à peine plus longs que l’article
qui les porte. Les 2 s. trichodea majeurs légèrement inégaux, mais aussi longs que les précédents et
fortement incurvés. La petite face porte 1 s. trichodeum mineur ; la grande face 1 s. trichodeum mineur
et 1 s. basiconicum (fig. 12, F). Sur XI-XV, verticille formé de s. trichodea légèrement pigmentés,
comme le sont aussi les s. trichodea épars, nombreux et rectilignes, et les s. basiconica, rares et grossis
au milieu. Formations en plaques ébauchées au-dessous du verticille depuis la base du flagelle et deve¬
nant de plus en plus apparentes jusqu’à son extrémité ; peu marquées et peu visibles au-dessus du ver¬
ticille jusqu’à X, bien individualisées sur XI-XV. Pubescence présente sur toute la hauteur du flagelle
et des articles. Mensurations (V-XV) : 28, 28, 28, 28, 28, 32 - 32, 32, 32, 32, 52. Palpe jaune pâle, assombri
sur le dernier article. Soies sensorielles peu nombreuses, implantées en ligne transversale au milieu de la
face interne de III. Occiput jaunâtre ; face, clypéus et trompe noirâtres.
Mésonotum jaune brunâtre, orné de 5 bandes longitudinales sombres : une au milieu, prenant
naissance sur le bord antérieur, largement raccourcie en arrière ; de chaque côté, une dorso-latérale
largement raccourcie en avant, se prolongeant en arrière jusqu’au scutellum, et une latérale, brève,
pâle, légèrement en retrait de la précédente en avant. Scutellum jaune brunâtre ; 3 soies médianes
disposées en ligne courbe. Pleures brunâtres, avec quelques plages diffuses plus sombres. Aile à peine
teintée de gris. Nervures basales et les cellules qu’elles forment assombries sur leur partie distale seule¬
ment. Nervures RI et Rs soudées sur leur moitié basale ; grossies sur le reste, et ménageant une très
petite cellule. Macrotriches extrêmement réduites en nombre ; réparties comme sur la figure de Wirth
et Messersmith. Pattes jaune pâle, à peine assombries vers le milieu de la face dorsale des fémurs et sur
les genoux. Mensurations :
290 260 154 50 43 38 48
372 350 176 64 50 42 50
348 324 200 80 65 48 52
Abdomen : tergites noirs, sternites noirâtres. De chaque côté du VIII e sternite (fig. 12, H), un
groupe de 3 à 4 soies, largement séparé de son homologue ainsi que des soies latérales correspondantes.
La sclérification représentée par Wirth et Messersmith sur la figure 4d nous paraît correspondre à une
surface pleine, très légèrement pigmentée, plutôt qu’à une arche. Spermathèque unique, légèrement
piriforme, à col court, parsemée sur toute sa hauteur de très petites taches claires arrondies (fig. 12, G).
Matériel examiné. BM : 1 $ holotype déjà montée, portant 2 étiquettes respectivement libellées
Source : MNHN, Paris
CERATOPOGONIDAE DES SEYCHELLES
37
■ Seychelles, Mahé, Anse aux Pins, 24 May 1972, D. H. Messersmith at light, 300 ft », et « Holotype Ç
Dasyhelea tamsi Wirth et Messersmith ». BM, TN : 3 $ montées, de dates respectives (30.iii.1965), (12.iv.
1965), (27.iv.1965), faisant partie de la série de 20 paratypes citée par Wirth et Messersmith ; le reste
non examiné. Collection DT : 3 $.
Clé de détermination des femelles de Dasyhelea
1. Scutellum : 1 soie à chacune des extrémités, et 3 à 4 autres groupées en ligne au milieu. Article anten-
naire XV sans stylet.. 2
Scutellum : soies nombreuses, disposées sur plusieurs rangées sur toute la longueur. Article antennaire XV
muni d’un stylet. 8
2 (1). Antenne : pas de pubescence sur XI-XV. 3
Antenne : pubescence présente sur XI-XV. 5
3 (2). Antenne : plaques absentes ou peu apparentes sur XI-XV. Mésonotum sombre, avec une tache claire
sur l’épaule. Fémurs noirâtres, tibias plus clairs. VIII e sternite : 2 rangées médianes, transver¬
sales, de soies, l’une antérieure de soies faibles, l’autre postérieure de 6 soies vigoureuses. Scléri-
fication réduite, linéaire. Spermathèque subglobuleuse. fosteri
Antenne : plaques bien formées et très apparentes sur XI-XV. 4
4 (3). Mésonotum très clair, orné de 3 lignes sombres de chaque côté. Fémurs et tibias clairs, avec des plages
sombres. VIII e sternite : de chaque côté, une touffe de 10 soies faibles. Sclérification massive,
peu pigmentée, en arche à bord antérieur concave. Spermathèque suglobuleuse, sans vestibule..
aurantiaca
Mésonotum sombre, avec une petite tache claire sur l’épaule. Fémurs et tibias noirâtres. VIII e sternite :
4 soies médianes seulement, très vigoureuses, en ligne transversale. Sclérification de grande taille,
triangulaire, évidée au milieu. Spermathèque munie d’un vestibule coudé sur son axe.
latiforceps
5 (2). Antenne : plaques bien formées et très apparentes sur XI-XV. Mésonotum clair, avec 5 larges bandes
sombres. Pattes jaune pâle, assombries sur les fémurs et les genoux. VIII e sternite : un groupe de
4 fortes soies de chaque côté. Sclérification réduite, peu pigmentée. Spermathèque de globuleuse
à piriforme ; nombreuses taches claires sur toute sa surface. tamsi
Antenne : plaques absentes ou peu apparentes sur XI-XV. Mésonotum principalement ou entièrement
sombre. Pas de taches sur la spermathèque. 6
6 (5). Mésonotum bordé de jaune latéralement. Fémurs et tibias jaunâtres, avec quelques plages sombres.
VIII e sternite : 6 fortes soies médianes, les 4 postérieures alignées transversalement. Sclérification
rudimentaire, filiforme. Spermathèque munie d’un vestibule coudé. davidi
Mésonotum présentant, au plus, un point clair sur l’épaule. Spermathèque normale, sans vestibule. 7
7 (6). Article antennaire XI semblable à XII-XIV. Mésonotum orné d’une tache antéro-latérale claire en
bissac. Fémurs et tibias jaunâtres, les premiers brunis sur leur moitié basale. VIII e sternite :
6 vigoureuses soies médianes, les 4 postérieures alignées transversalement. Spermathèque longue¬
ment piriforme. bipunctata
Article antennaire XI semblable à IV-X. Mésonotum : une simple tache claire sur l’épaule. Fémurs et
tibias noirâtres. VIII e sternite : 10 soies de chaque côté environ, les 2 postérieures étant les plus
fortes. Sclérification en bande transversale, élargie et recourbée à ses deux extrémités. Sperma¬
thèque subglobuleuse. scotti
5 (1). Articles antennaires XI-XV : pas de pubescence ; plaques bien
médiane de la sclérification génitale allongée et rétrécie s
et très apparentes. Branche
. Spermathèque en forme de
. speciosa
Articles antennaires XI-XV : pubescence présente sur toute leur hauteur ; plaques peu apparentes au-
dessus du verticille. Branche médiane de la sclérification génitale courte, à bords parallèles.
Spermathèque de subglobuleuse à piriforme. seychellensis
Source : MNHN, Paris
38
JEAN CLASTRIER
18. Forcipomyia ( Euprojoannisia ) psilonota (Kieffer, 1911)
Ceratopogon psilonotus Kieffer, 1911, 337 (<J).
Ceratopogon aplonotus Kieffer, 1911, 337 ($).
Ceratopogon seychelleanus Kieffer, 1911, 338 ($).
Ceratopogon seychelleanus var. fulvithorax Kieffer, 1911, 338 ($).
Forcipomyia indecora Kieffer, 1914, 269.
Forcipomyia ingrami Carter, 1919, 290.
Wirth et Messersmith (1977, 294) ont donné une longue liste des synonymes mineurs de F. psilo¬
nota. Nous n’en retenons ici que les seuls noms des $ décrites par Kieffer, à la suite du çj, dans la publi¬
cation originale, ainsi que ceux des 2 espèces sous lesquels il a été longtemps connu et redécrit. Dessart
(1961) avait précédemment donné une liste des synonymes de ces deux dernières espèces.
Matériel examiné. BM, PSTE : 1 $ n° 104, portant l’étiquette manuscrite (Kieffer) « Culicoides
psilonotus ». Un $ déjà monté sur lame, étiqueté « Culicoides scotti Kieffer, Syntype (J », et « Paralec-
totype », vraisemblablement égaré dans cette dernière série, comme on l’a vu plus haut. Une $ n° 120,
groupée avec d’autres spécimens sous l’étiquette commune (Kieffer) « Ceratopogon aplonotus ». Trois Ç
n° 104 fixées sur un même support, munies de l’étiquette commune (Kieffer) « Ceratopogon seychelleanus ».
Une $ n° 120 munie de l’étiquette individuelle (Kieffer) « Ceratopogon seychelleanus var. ». Collection
DT : Mare aux Cochons, 7.XI.1977 : 1 $. Anse N.E., 10.XI.1977 : 2 (J. Sans nom de localité, 11.XI.
1977 : 2 (J. Sans date ni nom de localité : 8 <J, 27 $.
Mâle.
19. Forcipomyia (Euprojoannisia) tsacasi n. sp.
Yeux nus ; contigus sur toute leur hauteur. Front (fig. 15, B) : 3 fortes soies sur la callosité
médiane (soies perdues, mais identifiables par leur base d’implantation). Antenne brune, sauf une étroite
bande transversale blanchâtre située immédiatement au-dessus de l’insertion des poils du panache
de IV-XII ; cette insertion équatoriale. Une minuscule tache claire, elle-même entourée d’une plage
noirâtre mal délimitée, à la base de tous les sensilla de XII-XIV (XV perdu des deux côtés). Sur XIII
et XIV : verticilles perdus ; nombreux s. basiconica fortement grossis au milieu. Pubescence rare et
de plus en plus clairsemée de IV à XII ; totalement absente au-delà. Mensurations (III-XIV) : 60,
36, 36, 42, 38, 36, 36, 38, 42, 120, 86, 64. Palpe (fig. 15, C) : les 2 premiers articles jaune pâle ; les 3 der¬
niers d’un brun léger. III modérément grossi au niveau de la fossette ; celle-ci large, peu profonde ;
soies sensorielles à extrémité globuleuse, ne dépassant pas l’ouverture. Article IV deux fois aussi long
que V, et tous deux bien individualisés. Mensurations (I-V) : 30, 36, 70, 50, 26. Trompe presque aussi
longue que la hauteur de la tête ; brune, sauf l’apex des labelles qui est jaunâtre. Mandibule armée d’une
trentaine de dents largement séparées les unes des autres, minuscules, à peine saillantes, à extrémité
arrondie.
Mésonotum brun, à pilosité peu abondante. Scutellum jaune pâle ; soies réparties sur 2 rangées :
l’une antérieure, composée d’une douzaine de soies fortes ; l’autre postérieure, comptant sur chaque
moitié, depuis le bord latéral, 3 fortes, 1 faible, 1 forte (plus 1 faible médiane). Pleures d’un brun léger.
Aile (fig. 15, A) faiblement teintée de gris. Nervures basales larges, à peine plus sombres que le limbe ;
les distales étroites, incolores, mais bien marquées. Cellules radiales subégales, la l re linéaire, la 2 e bien
ouverte ; r-m interrompue au milieu. Macrotriches larges, plus ou moins écailleuses, nombreuses ; ne
ménageant pas de bandes glabres de chaque côté des nervures ; présentes sur la nervure sous-costale ;
absentes dans la cellule basale. Microtriches très nombreuses, faibles, peu pigmentées. Alula nue. Mensu¬
rations : 1 015, 452, 380. Pattes entièrement d’un jaune pâle, sauf le 5 e tarsomère qui est légèrement
assombri. PI : à l’apex du tibia, une touffe de soies spinuleuses forte ou très fortes. Une rangée de
Source : MNHN, Paris
CERATOPOGONIDAE DES SEYCHELLES
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Fig. 15. — Forcipomyia Isacasi n. sp. (J. A : forme générale de l’aile et nervation. B : callosité frontale montrant la base
d’implantation des 3 soies. C : palpe droit en vue dorsale. D : pince génitale en vue ventrale. Échelles : A : 1 (500) ;
B : 2 (200) ; C-D : 3 (100).
soies bulbeuses très fortes sur les 2 premiers tarsomères, plus faibles sur le 3 e , plus faibles encore sur
le 4 e . P2 : quelques soies bulbeuses isolées à l’extrémité du basitarse ; 2 rangées, manquant à l’extrême
base de l’article, sur les 3 tarsomères suivants. P3 : une rangée de soies en lame de couteau sur le dernier
quart du tibia ; grand peigne à 6-7 dents, les 2 dernières étant les plus longues. Basitarse : brosse rudi¬
mentaire ; 2 rangées de soies en lame de couteau ; 1 rangée complète de soies bulbeuses, plus quelques
éléments isolés à l’apex. Sur les 2 tarsomères suivants : 2 rangées de soies bulbeuses fortes ; sur le 4 e ,
1 rangée de soies plus faibles, et 2 à 3 apicales, isolées. Partout, la dernière soie de chaque rangée est
hypertrophiée. Empodium aussi long que les griffes. Mensurations :
380 380 158 122 84 68 60
425 450 110 156 95 68 60
456 432 140 168 114 80 68
Abdomen brun. Pince génitale (fig. 15, D) jaune brunâtre. IX e sternite très étroit ; les bords
antérieur et postérieur nettement concaves ; la membrane unissant le dernier à l’édéage non spiculée.
Bord postérieur du IX e tergite peu visible, paraissant rectiligne et transversal. Coxite triangulaire, à
angles arrondis ; apodèmes formant une arche simple, bien ouverte, sans aucune ébauche d’appendice
à la base. Dististyle rectiligne, régulièrement rétréci depuis la base ; très brièvement noirci à son extré¬
mité. Édéage triangulaire ; aussi haut que large ; les branches basales bien individualisées, longues,
étroites ; apex recourbé en bec.
Matériel examiné. Collection DT : 1 holotype.
Par la présence de soies sur la callosité frontale, la mandibule armée et la forme du IX e sternite,
F. tsacasi se sépare de toutes les espèces connues, et particulièrement de F. psilonota.
20. Forcipomyia ( Forcipomyia ) callithorax (Kieffer, 1911)
Ceratopog on lasionotus var. callithorax Kieffer, 1911, 335.
Forcipomyia lasionota (Kieffer) var. callithorax (Kieffer) ; Macfie, 1924, 545 (clé).
Forcipomyia ( Microhdea) fuliginosa ; Wirth et Messersmith, 1977, 299 ( partim ), non Ceratopogon fuli-
ginosus Meigen, 1818, 86.
Mâle, femelle.
Yeux nus ; contigus sur toute leur hauteur. Antenne : torus jaune brunâtre. Chez le (J, flagelle
et panache brun noir ; le dernier éclairci à son extrémité. Implantation du panache de plus en plus
Source : MNHN, Paris
40
JEAN CLASTRIER
oblique de IV à XI ; XII extrêmement long, étroit et cylindrique ; XIII-XV subégaux, marqués à la
base de tous les sensilla d’une petite tache claire, entourée d’une plage annulaire plus sombre ; le dernier
terminé par un stylet. Un très vigoureux s. trichodeum (s. I.) présent sur IV-VI, à proximité de l’inter¬
ruption des poils du panache. Verticille composé de très longs s. chaetica sur XIII ; mixte et à sensilla
plus courts sur XIV ; à s. trichodea seulement sur XV ; pas de s. chaeticum subapical sur le dernier.
Pubescence présente sur une face au-dessous du verticille jusqu’à XII ; totalement absente au-delà.
Mensurations (XI-XV) : 48, 230, 103, 78, 98. Chez la $ (fig. 16, C), portion basale brun clair ; portion
distale brun noirâtre, marquée de taches semblables à celles du Articles IV-X régulièrement rétrécis
depuis le verticille jusqu’à l’apex. Verticille de 16 s. chaetica environ, vigoureux, 2 fois aussi longs que
l’article qui les porte. Les 2 s. trichodea majeurs de moitié plus courts que les précédents, modérément
grossis, faiblement incurvés, et partout assez proches l’un de l’autre. La petite face, très étroite et d’abord
nue, présente ensuite 1 s. trichodeum mineur, plus 1 à 2 s. basiconica sur les derniers. Sur la grande face,
1 s. trichodeum (l. s.) au moins 2 fois aussi gros que les s. trichodea majeurs et presque aussi long, géniculé
à la base, arrondi à son extrémité, plus 1 à 2 s. trichodea mineurs et 2 à 3 s. basiconica. Articles XI-XV
comme les précédents mais plus longs, avec un col de la forme dite en goulot sur les 4 premiers ; le
dernier terminé par un stylet à extrémité globuleuse. Verticille composé d’une dizaine de s. chaetica
et 2 à 3 s. trichodea sur XI-XIV ; formé des mêmes éléments mais en proportions inverses, sur XV.
Pubescence présente sur toute la hauteur des articles IV-X, totalement absente sur XI-XV. Mensu¬
rations (IV-XV) : 40, 40, 44, 44, 44, 46, 46 - 68, 66, 64, 64, 104. Palpe (fig. 16, E, F, G) brun noirâtre.
Article III très fortement grossi, globuleux sur sa moitié proximale ((J) ou ses deux premiers tiers
($), à l’exception d’un très court pédicule basal ; étroit et cylindrique sur le reste. Fossette volumineuse,
en tronc de cône plus ou moins oblique, dont la grande base serait très étendue, et l’ouverture extrême¬
ment réduite. Mensurations ; (I-V) : 25, 50, 104, 45, 30 ; Ç (II-V) : 40, 100, 40, 24. Clypéus brun noi¬
râtre ; 2 rangées longitudinales, paramédianes, de 5 soies chacune. Trompe brune, sauf l’apex jaune pâle.
Mandibule armée d’une soixantaine de dents extrêmement faibles. Sur la maxille, une douzaine de
dents faibles, largement espacées, équidistantes, dont l’ensemble est un peu plus court que la partie
denticulée de la mandibule.
Mésonotum d’un jaune brunâtre clair plus ou moins doré ; couvert d’une très longue et abondante
pilosité jaune d’or. Scutellum coloré comme le mésonotum ; disposition des soies représentée sur la
figure 16, A. Pleures jaune brunâtre clair ; assombries sur l’anépisternum et suivant une étroite bande
postérieure allant de l’insertion alaire à la coxa mésothoracique. Aile : Nervures basales densément
couvertes d’écailles longues, assez larges, striées longitudinalement et entièrement noires. Sur tout le
reste, de nombreuses écailles moins longues, moins larges et moins intensément pigmentées que les précé¬
dentes. L’ensemble comme chez F. genualis (fig. 17, A). Première cellule radiale fermée chez le (J,
faiblement ouverte chez la $ ; la 2 e longue et largement ouverte pour les deux sexes. Mensurations ;
3 ■ 1 235, 530, 390 ; $ : 1 090, 500, 440. Balancier à tige jaunâtre et bouton blanchâtre. Pattes d’un jaune
brunâtre clair semblable à celui du mésonotum, à peine éclairci sur la moitié basale des fémurs, non
assombri sur les tarses. Entièrement couvertes de soies, ainsi que d’écailles allongées, étroites, striées
longitudinalement, concolores. Quelques très longs poils sur le bord dorsal des tibias. PI : 1 rangée
dense de vigoureuses soies bulbeuses à tige noire sur les 2 premiers tarsomères ; 1 soie bulbeuse apicale,
plus une 2 e , médiane ou apicale, sur le 3 e tarsomère ; 1 seule, apicale, sur le 4 e ; partout, la soie apicale
hypertrophiée. P2 et P3 : quelques très longues soies spinuleuses à l’apex du tibia ; 2 rangées plus ou
moins clairsemées de soies bulbeuses semblables aux précédentes sur les 2 premiers tarsomères ; le
reste comme sur la paire antérieure. Grand peigne tibial postérieur'à 6-7 dents, l’avant-dernière étant la
plus forte. Griffes assez faibles, coudées à angle droit. Empodium un peu plus long que les griffes. Men¬
surations :
<? 480 510 176 198 116 94 66
$ 440 472 178 182 104 84 74
520 585 156 212 116 90 70
555 572 184 250 138 112 75
550 580 150 248 132 104 72
556 580 182 286 156 120 72
Source : MNHN, Paris
CERATOPOGONIDAE DES SEYCHELLES
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Fig. 16. — Forcipomyia callithorax (K.), $ (A-F) et (J (G-H). A : disposition des soies du scutellum. B : extrémité posté¬
rieure de l’abdomen en vue ventrale. C : articles antennaires X-XI et XV ; pour X, grande face à gauche, petite
face à droite. D : spermathèques. E : 3 e article du palpe droit en vue ventrale. F : 3 derniers articles du palpe gauche
en vue latérale. G : 2 e et 3 e articles du palpe droit en vue ventrale. H : pince génitale en vue ventrale. Échelles :
A-B : 1 (200) ; C-H : 2 (100).
Abdomen. Chez la Ç (fig. 16, B), tergites noirâtres ; setrnites et cerques brunâtres. Pigmentation
du VIII e sternite semblable à celle des segments précédents. De chaque côté, une plage d’une vingtaine
de soies, séparée de son homologue par une étroite bande médiane glabre. Sclérification extrêmement
discrète, en forme d’arche arrondie. Deux spermathèques (fig. 16, D) : l’une normale, de grande taille,
bien pigmentée, légèrement piriforme (65 X 55 environ) ; l’autre se présentant comme une masse à peine
pigmentée, allongée, plissée, froissée, peu apparente. Cette disposition, qui se retrouve d’une façon
absolument superposable chez les deux femelles examinées, semble relever d’une cause tenant à la
spermathèque, plutôt que d’un artefact de montage. Chez le <J, premiers tergites jaune brunâtre ; les
suivants progressivement assombris jusqu’au dernier qui est noirâtre. Pince génitale (fig. 16, H) plus
claire que l’apex de l’abdomen. IX e sternite bien élargi dans le sens antéro-postérieur et, dans son ensem¬
ble, nettement plus large que haut ; couvert d’une abondante pubescence, sauf à la base, et sur une
étroite bande au milieu de son bord postérieur. Édéage aussi large que haut. Apodèmes des coxites
décrivant une vaste courbure avant leur fusion avec les paramères. Ceux-ci nettement plus longs sur leur
partie basale que sur la partie distale ; bifurcation se faisant suivant un angle très fermé ; les 2 branches
bien éloignées l’une de l’autre, rapidement rétrécies à leur extrémité et dépourvues de toute partie
filamenteuse.
Matériel examiné. BM, PSTE. Bien que l’espèce ait été décrite d’après 8 (J et 2 $, 20 spécimens
se trouvaient groupés sous une étiquette commune portant la mention manuscrite (Kieffer) « Cerato-
pogon lasionotus var. callithorax » ; 15 d’entre eux ont été montés. Nous y avons trouvé 5 spécimens
revenant à cette variété, 4 $ n° 104 dont l’un est ici désigné comme lectotype, et 1 $ n° 120 (les 10 spéci¬
mens restants reviennent à F. lasionota). BM, TN : 1 $ faisant partie d’une série de 5 spécimens datée
(ii-iii. 1965), sans nom de localité (celui de Mahé est barré sur l’étiquette), portant l’identification com-
Source : MNHN, Paris
42
JEAN CLASTRIER
mune « Forcipomyia fuliginosa (Mg), det. W. Wirth 76 ». Le reste de cette série revient respectivement à
F. fuliginala (2 çj) et F. lasionota 1 cj, 1 $. Cambridge : 2 n° 104 et 120, et 1 $ n° 104, faisant partie
d’un lot de 56 spécimens individuellement étiquetés « Ceraiopogon lasionotus J. J. Kieffer. Paratype ».
Ces 3 spécimens montés en raison de leur teinte jaune doré. Pour le reste, voir F. lasionota.
21. Forcipomyia ( Forcipomyia ) genualis (Loew, 1866)
Ceraiopogon genualis Loew, 1866, 128.
Forcipomyia genualis (Loew) ; Johannsen, 1943, 777.
Ceraiopogon propinquus Williston, 1896, 279.
Forcipomyia ( Forcipomyia•) genualis (Loew) ; propinquus synonyme, Wirth, 1974, 5.
Forcipomyia raleighi Macfie, 1938, 160 ; Saunders, 1956, 660.
Forcipomyia genualis (Loew) ; raleighi synonyme, Wirth, 1965, 125.
Forcipomyia ( Forcipomyia) genualis (Loew) ; Wirth et Soria, 1975, 22.
Mâle, femelle.
Yeux nus ; contigus sur toute leur hauteur. Antenne. Chez le <J, articles IV-XII bruns, sauf
l’apex du dernier qui est jaunâtre ; XIII-XV également jaunâtres, marqués de nombreuses petites
taches annulaires brunes entourant la base des sensilla. Article IV suglobuleux ; les suivants progressi¬
vement plus étroits jusqu’à XI ; XIII-XV subcylindriques, à base légèrement grossie ; le dernier ter¬
miné par un stylet. Verticille composé de s. chaetica sur XIII, de s. trichodea sur XIV et XV ; pas de
s. chaeticum subapical sur le dernier. Pubescence présente sur III-XIV ; absente sur XV. Mensurations
(XI-XV) : 55, 172, 128, 108, 134. Chez la $ (fig. 17, F), articles IV-X d’un brun uniforme, avec un
anneau blanchâtre, étroit, au-dessus du verticille de X, IX, quelquefois VIII ; XI-XV semblables à
XIII-XV du Sur IV-X : verticille de 12 s. chaetica vigoureux, 2 fois aussi longs que l’article qui les
porte ; les 2 s. trichodea majeurs longs, vigoureux, presque rectilignes, à extrémité obtuse. L’une des
faces, nue sur les premiers articles, porte sur les derniers 1 s. trichodeum mineur, ainsi que 1, puis 2 s.
basiconica. L’autre face porte depuis la base 3 sensilla plus ou moins étroitement groupés : 1 s. tricho¬
deum mineur, et 1, puis 2 s. basiconica. Verticille de XI-XV uniquement composé de s. trichodea.
Pubescence clairsemée sur IV-X ; totalement absente sur XI-XV. Mensurations (III-XV) : 48, 36,
38, 38, 40, 40, 40, 42 - 70, 70 72, 78, 108. Palpe (fig. 17, E) brun, sauf l’articulation III-IV blanchâtre.
Article III grossi dans sa partie médiane, au niveau de la fossette. Celle-ci en tronc de cône, aussi large
que la moitié de l’article chez la $, un peu moins chez le çj ; ouverture circulaire. Mensurations ; (J (I-V) :
35, 51, 92, 40, 40; $ (III-V) : 86, 40, 40. Clypéus noirâtre ; 2 rangées paramédianes, irrégulières, de
5 longues soies chacune.
Mésonotum (fig. 17, B) brun clair ; portant une petite tache jaunâtre sur les épaules ; orné de
5 bandes longitudinales sombres : 1 médiane, 2 dorso-latérales, 2 latérales ; les 2 dernières couvrant
le bord latéral correspondant. Soies éparses relativement peu nombreuses. Scutellum brun sombre ;
1 rangée postérieure de 12 fortes soies environ, et 2 fois autant de soies plus faibles, disposées en avant
des précédentes. Pleures jaunâtres, marquées d’une rangée transversale de taches sombres (fig. 17, B).
Aile (fig. 17, A) légèrement brunie, avec des parties plus sombres représentées sur la figure. Première
cellule radiale très courte, fermée ; la 2 e très longue, largement ouverte. Écailles nombreuses, longues
et larges, striées, sur les nervures basales ; beaucoup plus étroites ailleurs. ; présentes sur la nervure sous-
costale et dans la cellule basale. Microtriches de très petite taille, bien pigmentées. Une dizaine de soies
écailleuses sur l’alula. Mensurations ; <? : 1 290, 580, 410 ; $ : 1 040, 475, 420. Balancier à tige claire et
bouton noirâtre. Pattes jaune brunâtre ; portant de chaque côté des genoux une plage brune d’autant
plus étendue et plus sombre que la paire est plus postérieure. Partout, nombreuses écailles appliquées,
concolores, striées, à extrémité acérée. Très longues soies sur tous les tibias. PI : 1 rangée de vigoureuses
soies bulbeuses sur les 2 premiers tarsomères ; quelques soies bulbeuses de plus en plus faibles sur les
2 suivants. P2 : 2 rangées de soies bulbeuses moins fortes que celles du basitarse prothoracique sur les
Source : MNHN, Paris
Fig. 17. — Forcipomyia genualis (Loew), $ (A-F) et $ (G-H). A : aile ; forme générale et localisation des lignes sombres.
B : ornementation du thorax. C : partie postérieure de l'abdomen en vue ventrale. D : spermathèques. E : palpe
droit en vue ventrale. F : articles VI-X et XII-XV de l’antenne (sensilla de la petite face représentés pour VIII
et XV). G : pince génitale en vue ventrale. H : édéage et paramères isolés, en vue oblique. Échelles : A : 1 (500) ;
B hors échelles ; C-E : 2 (200) ; F-H : 3 (100).
2 premiers tarsomères ; 2-3 rangées des mêmes soies sur les 2 articles suivants. P3 : grand peigne tibial
à 7-9 dents, la, ou les 2 dernières étant les plus fortes. Basitarse : 1 rangée de soies en lame de couteau
médiocres ; 1 rangée de soies bulbeuses d’autant plus fortes qu’elles sont plus distales ; brosse rudimen¬
taire. Sur les 3 tarsomères suivants, 2-3 rangées de soies bulbeuses de plus en plus faibles. Partout, la
dernière soie bulbeuse de chaque rangée est hypertrophiée. Griffes longues, étroites, coudées à angle
droit. Empodium bien développé. Mensurations :
$ 490 465 142 226 122 102 78 $ 430 430 128 178 96 78 68
550 575 108 288 130 105 80 488 550 102 222 100 75 68
580 600 162 270 150 115 78 535 558 142 238 120 90 70
Abdomen. Chez la $ (fig. 17, C, D), tergites brun sombre, sternites d’abord clairs, progressive¬
ment assombris jusqu’au dernier, cerques jaunâtres. Écailles allongées, étroites, striées, nombreuses,
sur les tergites et les faces latérales ; des soies seulement sur les sternites. Sclérification génitale faible,
représentée sur la figure. Deux spermathèques de grande taille, piriformes, inégales, à col très court
(70 X 48 ; 75 X 42 ; col 4). Chez le ç?, abdomen brun noirâtre, avec les articulations largement jaunâtres
jusqu’à VI. Pince génitale (fig. 17, G, H) principalement caractérisée par la forme des paramères, consi¬
dérablement développés dans leur partie basale, brusquement filiformes dans leur partie distale.
Matériel examiné. Collection DT. Dans Iles, 31.X.1977 7 (J, 5 $. Beau Vallon, 1.XI.1977 : 1 $.
Anse Nord-Est, 10.XI.1977 : 1 $. Sans indication de lieu : 1-3.XI.1977 : 3 ; 11.XI.1977 : 1 <$. Sans
indication de lieu ni date : 18 (?, 21 $.
Source : MNHN, Paris
44
JEAN CLASTRIER
F. genualis, décrit de Cuba, est très largement répandu dans la région Caraïbe. Les spécimens
des Seychelles sont inséparables des exemplaires en provenance de la Guyane française et d’Haïti que
nous avons examinés. A cet égard, on peut d’ailleurs noter que ces derniers portent tous des bandes
sombres de part et d’autre des genoux sur les 3 paires de pattes, et que sur un certain nombre d’entre
eux l’ornementation du mésonotum est parfaitement visible. On peut noter également que cette espèce
néotropicale, trouvée dans une île africaine de l’Océan Atlantique (Sâo Tomé ; Wirth et Soria, 1975)
et dans une autre île africaine de l’Océan Indien (Seychelles), n’a pas encore été signalée du continent.
22. Forcipomyia (Forcipomyia) sensillata n. sp.
Femelle.
Yeux nus ; largement contigus sur toute leur hauteur. Antenne (fig. 18, A) : portion basale brune,
portion distale d’un brun clair irrégulier, tous les sensilla étant insérés sur une petite tache claire du
tégument, elle-même entourée d’une plage annulaire noirâtre à limites imprécises. Articles IV-X en
troncs de cônes, progressivement plus étroits ; XI-XV plus allongés que les précédents, cylindriques, le
dernier terminé par un stylet à extrémité grossie. Sur IV-X : verticille de 20 à 24 s. chaetica relative¬
ment courts, n’atteignant pas, ou à peine, l’extrémité de l’article suivant. Les 2 s. trichodea majeurs
extrêmement vigoureux, presque rectilignes, fortement rétrécis depuis la base, à extrémité arrondie.
L’une des faces est nue, sauf sur le dernier article où elle porte 1 s. basiconicum. Sur l’autre face : 1 s.
trichodeum mineur court, vigoureux, accolé à 2 ou 3 s. basiconica ; 1 autre s. trichodeum mineur se
trouve à une distance variable des précédents. Sur XI-XV : verticille exclusivement formé de s. trichodea
très faibles, à peine plus longs que la largeur des articles qui les portent ; nombreux s. basiconica grossis
au milieu ; pas de s. chaeticum subapical sur le dernier. Pubescence présente sur la totalité de III-X,
absente sur XI-XV. Mensurations (IV-XV) : 42, 42, 40, 40, 38, 38, 38 - 44, 46, 46, 50, 80. Palpe (fig. 18,
B) : les 2 premiers et les 2 derniers articles jaune brunâtre ; le 3 e , qui est de beaucoup le plus long et
Fig. 18. — Forcipomyia sensillata n. sp., ?. A : articles V-XV de l’antenne (V-XI et XV sont représentés par leur grande
face). B : palpe droit en vue ventrale (à droite) et 2 derniers articles du palpe gauche (à gauche). C : spermathèques.
D : ornementation des fémurs et des tibias dans l’ordre pro, méso et métathoracique. E : aile. F : sclérification
frontale. G : extrémité postérieure de l’abdomen en vue ventrale. Échelles : A-C : 1 (100) ; D : 2 (500) : E : 3 (500) :
F-G : 4 (200).
Source : MNHN, Paris
CERATOPOGONIDAE DES SEYCHELLES
45
le plus gros, brun. Fossette volumineuse, peu profonde ; son diamètre à la base à peine plus grand
que celui de l’ouverture ; de 15 à 20 soies sensorielles fortes, à extrémité globuleuse. Mensurations
(I-V) : 32, 40, 74, 35, 35. Front : callosité médiane représentée sur la figure 18, F .Clypéus portant deux
douzaines de soies environ, réparties sur toute sa surface. Trompe très courte, brune.
Mésonotum brun, légèrement éclairci sur les épaules. Scutellum un peu plus sombre que le méso-
notum ; 12 très fortes soies au total, alignées postérieurement, plus une vingtaine de soies grêles en avant
des précédentes et 5 à 6 autres en arrière. Aile (fig. 18, E) d’un brun léger ; modérément assombrie sur
les nervures costale, RI, Rs, R4 + 5, et, dans une mesure moindre, une ligne en avant de M3 + 4.
Nervure Ml sauf la base, M3 -f- 4 sauf la base et Cul, linéaires, brun sombre ; les autres nervures distales
incolores, à peine visibles. Première cellule radiale entièrement fermée, la 2 e bien ouverte. Macrotriches
fortes, nombreuses, ne ménageant pas de bandes glabres le long des nervures ; présentes sur la nervure
sous-costale, absentes dans la cellule basale. Microtriches nombreuses, de petite taille, peu pigmentées.
Mensurations : 935, 410, 390. Balancier à tige claire et bouton entièrement noirâtre. Pattes jaunâtres,
ornées de plages noirâtres sur les fémurs et les tibias (fig. 18, D). PI : 1 rangée de soies bulbeuses sur les
3 premiers tarsomères, plus, éventuellement, 2 à 3 éléments apicaux disposés en ligne. P2 : 2-3 rangées
de soies bulbeuses sur les 3 premiers tarsomères. P3 : grand peigne tibial à 9-10 dents, les 2 dernières
étant les plus longues. Soies bulbeuses comme sur la patte mésothoracique ; en outre, 1 rangée de soies
en lame de couteau sur la basitarse. Pour tous ces tarsomères, 2 soies bulbeuses apicales hypertrophiées.
Griffes longues, étroites, coudées à angle droit. Empodium aussi long que les griffes, large, bien développé.
Mensurations :
340 360 142 94 64 60 64
422 470 120 136 80 70 65
450 450 138 160 96 80 70
Abdomen (fig. 18, C, G) brun ; cerques jaunâtres. Sclérification génitale faible et peu apparente,
en forme d’arche. Deux spermathèques en ellipsoïdes, subégales, sans col (54 X 30 et approximative¬
ment 44 X 26).
Matériel examiné. Collection DT : 1 $ holotype.
F. sensillata est très proche de 2 espèces décrites de Singapour, qui s’en séparent cependant
par les caractères propres suivants. F. bikanni Chan et LeRoux, 1971. Antenne uniformément brun
clair. Palpe grossi sur sa moitié basale, étroit et cylindrique sur sa moitié distale. Pattes brun clair,
à l’exception d’une tache sombre de part et d’autre du genou postérieur. Rapport tarsal plus faible sur
la paire antérieure, plus élevé sur les deux paires postérieures. Les deux spermathèques très inégales, à
col très court. F. swezeyanaadfinis Chan et LeRoux 1971. Antenne uniformément brune ; les 2 s. trichodea
majeurs très proches l’un de l’autre sur toute la hauteur du flagelle. Palpe plus fortement grossi dans sa
partie médiane. Disposition des soies du scutellum différente. Spermathèques munies d’un col court.
23. Forcipomyia (Forcipomyia) sexannulata n. sp.
Forcipomyia ( Forcipomyia ) biannulata ; Wirth et Messersmith, 1977, 296 ; non Forcipomyia biannulata
Ingram et Macfie, 1924, 557.
Mâle, femelle.
Yeux nus ; contigus sur toute leur hauteur. Antenne. Chez le (J, brune ; les 3 derniers articles
assombris par des taches annulaires noirâtres à la base des sensilla (ces taches moins nombreuses sur
XII). Article IV transversal ; les suivants progressivement plus longs et plus étroits, jusqu’à XI ;
l’insertion des poils du panache d’abord équatoriale, puis de plus en plus oblique. XIII-XV subcylin¬
driques, le dernier terminé par un stylet à extrémité grossie. Verticille de longs s. chaetica sur XIII,
mixte sur XIV, formé de s. trichodea médiocres sur XV ; pas de s. chaeticum subapical sur le dernier.
Source : MNHN, Paris
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JEAN CLASTRIER
Aucune pubescence sur le corps de XII et la totalité de XIII-XV. Mensurations (XI-XV) : 48, 154,
82, 60, 92. Chez la $ (fig. 19, B), articles IV-X bruns, à peine éclaircis dans leur partie distale, au-desssus
de la pubescence ; XI-XV bruns, assombris comme chez le <? par des taches annulaires noirâtres, sauf
dans leur partie distale. Article IV subglobuleux ; les suivants, jusqu’à X, progressivement plus étroits,
à extrémité légèrement évasée ; XI-XV subcylindriques, avec l’apex de la forme dite en goulot, sauf XV
terminé par un stylet. Sur IV-X : verticille de 18-20 s. chaetica assez irrégulièrement implantés, n’attei¬
gnant pas l’extrémité de l’article suivant. Les 2 s. trichodea majeurs pas plus longs que l’article qui
les porte, vigoureux, fortement incurvés, à extrémité arrondie. L’une des faces, dépourvue de pubescence,
porte depuis la base du flagelle 1, puis 2 s. trichodea mineurs et 1, puis 2 s. basiconica. L’autre face,
pubescente sur sa moitié basale environ, porte sur les 4 à 5 derniers articles de 1 à 2 s. basiconica, plus,
éventuellement, 1. s. trichodeum mineur. Sur XI-XV : verticille mixte : aucune pubescence. Mensura¬
tions (III-XV) : 54, 42, 48, 48, 46, 44, 44, 44 - 50, 48, 48, 50, 76. Palpe brun noirâtre. Sur le seul (J
examiné : article III déformé, peu grossi à la base ; fossette paraissant semblable à celle de la $ ; 2 derniers
articles perdus. Chez la Ç (fig. 19, C, D) article III fortement grossi sur sa moitié basale, cylindrique sur
le reste. Fossette cylindrique, étroite, profonde ; son ouverture non rétrécie, laissant passer quelques
soies sensorielles à tête globuleuse. Mensurations ; (J (I-III) : 30, 38, 84 : Ç (II-V) : 42, 92, 38, 35.
Mésonotum noirâtre, marqué d’un point jaunâtre sur les épaules. Scutellum noir brillant ; 1 rangée
médiane de 10 fortes soies groupées 2 par 2 (rarement équidistantes) ; 10 soies moins fortes et plusieurs
faibles en avant des précédentes ; 2 à 3 autres en arrière (fig. 19, F). Pleures jaune brunâtre, portant
deux bandes transversales discontinues noirâtres : l’une médiane, l’autre ventrale. Aile rappelant celle
de F. biannulata. Sur la Costa et le complexe radial, soies écailleuses longues, étroites, striées longitudi¬
nalement, noirâtres, à l’exception de la moitié distale de la 2 e cellule radiale et de la partie correspon¬
dante de la costa où elles sont blanchâtres ; r-m interrompue sur sa moitié basale. Microtriches nom¬
breuses, peu pigmentées. Plusieurs soies écailleuses sur l’alula. Mensurations ; <? : 1 100, 445, 365 ; $ :
1 040, 470, 465. Balancier à tige claire et bouton d’un blanc porcelaine. Pattes : hanche antérieure jau¬
nâtre ; l’intermédiaire brun noirâtre ; la postérieure jaunâtre, assombrie sur son bord postérieur. Tro¬
chanters jaunâtres, avec quelques plages brunes mal définies. Fémurs et tibias jaunâtres, ornés de chaque
Source : MNHN, Paris
CERATOPOGONIDAE DES SEYCHELLES
47
côté des genoux de taches ou bandes brunes, d’autant plus étendues et plus intenses que la paire est
plus postérieure. Tarses jaune brunâtre, progressivement éclaircis du premier article jusqu’au dernier..
Sur les 4 tibias postérieurs de la $, un petit nombre d’écailles dressées, lancéolées, légèrement brunies.
PI : 1 rangée de soies bulbeuses dont la dernière est hypertrophiée, sur les 3 premiers tarsomères ;
1 seule soie semblable, apicale, sur le 4 e , plus, éventuellement, quelques-unes médianes. P2 : 2 rangées
de soies bulbeuses semblables aux précédentes et pareillement réparties. P3 : grand peigne tibial à 7-9
dents jaunâtres, la dernière étant la plus forte. Sur le basitarse seulement : 2 rangées de soies bulbeuses
semblables aux précédentes et pareillement disposées. Griffes petites, simples, égales, coudées à angle
droit. Empodium aussi long que les griffes. Mensurations :
$ 440 436 154 140 96 86 80 Ç 432 420 154 125 84 74 74
552 535 122 190 112 92 82 528 556 148 168 92 80 74
585 550 152 206 124 100 83 588 555 165 200 118 98 74
Abdomen. Chez la $ (fig. 19, E) de noirâtre à noir, à l’exception du segment VIII qui est plus
clair (cette différence de coloration est particulièrement nette après montage). Nombreuses écailles
longues, étroites, striées longitudinalement, noirâtres, sur les tergites et les côtés ; des soies simples,
plutôt grêles et peu pigmentées, sur les sternites. Sclérification génitale légère, représentée sur la figure.
Deux spermathèques en ellipsoïdes, très inégales, bien sclérifiées, à col court et très étroit (76 X 45 ;
58 X 40 ; col 2-3). Chez le <J, abdomen noir avec les membranes intersegmentaires largement claires.
Pince génitale (fig. 19, A) partiellement amputée de son côté gauche sur le seul exemplaire disponible.
Ce qui en reste conforme à la représentation qui en a été donnée par Wirth et Messersmith sous le nom
de F. biannulata. Elle se sépare de celle de cette dernière espèce par les caractères suivants. IX e sternite
moins haut ; son bord postérieur légèrement concave au milieu ; 1 seule rangée de soies dans sa partie
médiane. Bord postérieur du IX e tergite non arrondi, mais au contraire légèrement concave. Dististyle
d’un brun noirâtre de plus en plus prononcé sur plus de sa moitié distale. Édéage en mauvais état sur
le spécimen examiné ; d’après la figure de Wirth et Messersmith, moins haut que large ; son bord posté¬
rieur transversal, finissant en pointe dans sa partie médiane. Base des paramères étroitement accolée
à l’extrémité de l’apodème du coxite correspondant ; la partie distale, filamenteuse, extrêmement
longue, se termine par une large boucle dirigée dorsalement.
Matériel examiné. Collection DT : 1 holotype. BM, TN : 1 portant la date (27.iv.1965)
amputé au ras du IX e sternite, et 10 $ de dates respectives (23.iii.1965) X 1 ; (30.iii.1965) X 1 ; (12.iv.
1965) X 3 ; (25.iv.1965) X 1 ; (27.iv.1965) X 4. Cette série groupée sous une même étiquette portant
la mention manuscrite « Forcipomyia biannulata I. M., det. W. Wirth 76 ». USNM : 2 (J ; l’un étiqueté
« Seychelles Is., 20 May 1972, D. H. Messersmith, on person, Forcipomyia biannulata I. M., », l’autre
« Seychelles, Mahe, Reef Hôtel Golf Course, 22 May 1972, D. H. Messersmith, black light, Forcipomyia
biannulata I. M., (J ».
Ile Maurice. BM : 2 Ç ; USNM : 2 $ ; toutes étiquetées « Mauritius, Roches Noires, 24 May 1969,
C.M.C., Forcipomyia biannulata I. M., $ ».
Indépendamment des différences notées à propos de la pince génitale, l’espèce nouvelle se sépare
encore de F. biannulata par les caractères suivants. Pour les deux sexes, par la grande profondeur de
la fossette sensorielle du palpe ; par la présence de deux bandes transversales sombres bien individualisées
sur les pleures ; la coloration des pattes. Chez la $, par l’éclaircissement du IX e segment abdominal,
la forte inégalité des 2 spermathèques.
24. Forcipomyia ( Lasiohelea) latiunguis n. sp.
Femelle.
Yeux nus ; contigus sur toute leur hauteur. Antenne entièrement perdue d’un côté ; perdue au-
dessus de l’article VI de l’autre. Pour ce qui en reste, d’observation difficile : articles IV-VI bruns, forte¬
ment transversaux (fig. 20, D). Palpe (fig. 20, E) entièrement et uniformément brun. Tous les articles
Source : MNHN, Paris
JEAN CLASTRIER
sybcylindriques ; III nettement plus long que les autres, légèrement grossi au milieu. Fossette peu
profonde ; soies sensorielles à tige courte et extrémité globuleuse. Mensurations (III-V) : 44, 26, 28.
Hypopharynx (fig. 20, F) présentant dans sa partie basale un ensemble de plis, ou sillons, disposés trans¬
versalement. Mandibule (fig. 20, G) non effilée à l’apex mais tronquée. Armée de 18 dents environ :
les 3 premières larges, triangulaires, claires ; les suivantes étroites, arrondies, fortement sclérifiées ;
toutes de très petite taille.
Fig. 20. — Forcipomyia latiunguis n. sp., $. A : aile. B : représentation schématique des soies latérales du mésonotum. C :
soies du scutellum. D : articles III-V de l’antenne. E : articles II-V du palpe droit en vue ventrale (à gauche) et
IV-V du palpe gauche (à droite). F : hypopharynx. G : extrémité de la mandibule. H : 5 e tarsomère mésotho¬
racique, avec une seule griffe munie de son expansion polygonale, et empodium. I : la même griffe grossie 1,5 fois.
Échelles : A : 1 (500) ; B-C : 2 (200) ; D-H : 3 (100).
Mésonotum brun, légèrement éclairci au niveau des épaules. Disposition des soies latérales repré¬
sentée sur la figure 20, B. Scutellum jaune brunâtre ; 8 soies fortes au total, disposées sur un rang, équi¬
distantes ; une douzaine de soies plus faibles situées en avant des précédentes et 3 autres en arrière
(fig. 20, C). Aile (fig. 20, A) d’un brun léger ; un peu assombrie sur les cellules costales et radiales.
Nervures basales larges, brunes ; Ml, M3 + 4 et Cul linéaires, mais brun sombre et bien marquées ;
M2, Cu2 et An linéaires, incolores. Une pigmentation à peine perceptible sur les nervures R4 -f- 5, qui
ne sont pas autrement caractérisées. Première cellule radiale courte, fermée ; la 2 e environ 2 fois plus
longue, ouverte. Des écailles très étroites, striées, sur les nervures basales ; ailleurs, macrotriches fortes,
nombreuses, ne ménageant pas de bandes glabres de chaque côté des nervures. Microtriches nombreuses,
de très petite taille, peu pigmentées. De 6 à 8 soies écailleuses sur l’alula. Mensurations : 790, 450, 350.
Pattes d’un brun léger, à peine éclairci sur la face dorsale des fémurs et la face ventrale des tibias aux
deux paires antérieures ; éclairci sur la moitié basale du fémur et toute la face ventrale du tibia sur la
paire postérieure. PI : une touffe de vigoureuses soies spinuleüses à l’apex du tibia ; 2 rangées de soies
bulbeuses sur les 3 premiers tarsomères et 1 seule sur le 4 e . P2 : 3-4 rangées de soies bulbeuses sur les
2 premiers tarsomères ; 1 à 2 rangées sur les 2 tarsomères suivants. P3 : 1 touffe de soies vigoureuses,
claires, formant une sorte de brosse, à l’apex du tibia ; grand peigne à 7 dents jaunâtres, les 2 dernières
paraissant les plus fortes. Basitarse : 1 rangée de soies en lame de couteau ; 3-4 rangées de soies bulbeuses ;
brosse rudimentaire sur le quart basal. Deux à 3 rangées irrégulières de soies bulbeuses sur les 2 tarso¬
mères suivants et 1 seule sur le 4 e . Les pattes étant presque entièrement dénudées, il n’est pas possible
de préciser la nature des éléments situés à l’apex des tarsomères (spinules ou soies bulbeuses hypertro¬
phiées ?). Pour la même raison, il ne subsiste de l’abondante couverture des tarses qu’un petit nombre
d’écailles longues, étroites, à extrémité arrondie et quelques soies frangées. Griffes (fig. 20, H, I) petites,
coudées à angle droit. Leur première moitié présente une vaste expansion lamelliforme, polygonale,
à surface irrégulière. La deuxième moitié est formée de 2 lames à bords parallèles, semblables et accolées,
pouvant simuler une extrémité bifide, Empodium ne dépassant pas les griffes, à ramifications brèves,
peu nombreuses. Mensurations :
Source : MNHNParis
328 328 180 72 58 45 48
380 400 186 70 48 50 48
400 370 226 85 65 58 48
CERATOPOGONIDAE DES SEYCHELLES
49
Abdomen recroquevillé, d’observation difficile ; brun sombre, sauf les cerques bruns. Nombreuses
écailles noires, longues, étroites, sur les tergites et les faces latérales ; de fortes soies sur les sternites.
Sclérification génitale invisible. Une seule spermathèque en ellipsoïde, de petite taille, bien pigmentée
(40 X 25 environ).
Matériel examiné. Collection DT : Beau Vallon, à la lumière 30.X.1977 : 1 $ holotype..
Nous n’avons trouvé aucune espèce décrite du sous-genre Lasiohelea présentant à la fois les
particularités suivantes : articles antennaires IV-VI franchement transversaux, mandibule tronquée à
l’apex, aile dépourvue de plages glabres le long des nervures, griffes munies d’une large expansion
lamelliforme.
25. Forcipomyia ( Lasiohelea) mahensis (Kieffer, 1911)
Ceratopogon mahensis Kieffer, 1911, 339.
Forcipomyia mahensis (Kieffer) ; Ingram et Macfie, 1924, 544, clé ; Dessart, 1963, 88.
Forcipomyia ( Lasiohelea ) mahensis (Kieffer) ; Wirth et Messersmith, 1977, 297 ; Wirth et al., 1980,
156.
Femelle.
Yeux nus ; largement contigus sur toute leur hauteur. Antenne entièrement perdue d’un côté ;
ce qui reste de l’autre (I-XI ; fig. 21, F) brun sombre, marqué d’une tache arrondie claire à la base
de tous les sensilla. Article IV transversal ; les suivants, jusqu’à X, progressivement plus étroits. Verti-
cille composé de 8 s. chaetica longs et vigoureux. Les 2 s. trichodea majeurs plus courts que les précé¬
dents, mais plus longs que l’article qui les porte, légèrement incurvés. De 4 à 5 sensilla (trichodea mineurs,
basiconica courts ou longs) sur la grande face de IV-IX, et 1 ou 2 seulement sur la petite face. Tous ces
sensilla plus nombreux sur X, où certains sont grossis au milieu en forme de navette. Article XI allongé,
tronc-conique ; les cercles blancs situés à la base des sensilla sont entourés d’une plage annulaire noirâtre
mal définie ; verticille mixte ; s. basiconica nombreux, grossis au milieu. Pubescence présente au-dessus
du verticille sur les deux faces de IV-X ; absente sur XI. Mensurations (III-XI) : 28, 22, 22, 22, 20, 20,
22, 25 - 56. Palpe (fig. 21, D) jaune brunâtre. Deux premiers articles mal individualisés ; les 3 derniers
légèrement et régulièrement grossis au milieu. Pas de fossette sur III, mais une dizaine de soies étroite¬
ment groupées sur une légère dépression du tégument. Mensurations (I + II-V) : 32, 35, 21, 28. Hypo-
pharynx (fig. 21, E) armé d’une rangée de petites formations peu sclérifiées, à base élargie et extrémité
longue, acérée. Coiffée par cet ensemble, une masse grisâtre où se voient 4 petits points noirs, paraissant
revenir à des épines plutôt qu’à des papilles. Mandibule armée d’une longue suite de très petites dents,
d’autant plus faibles et moins sclérifiées qu’elles sont plus éloignées de la base.
Mésonotum brun sombre. Disposition des soies latérales représentée sur la figure 21, B. Scutellum
un peu plus clair que le mésonotum ; 8 fortes soies en tout, disposées sur un rang, et 6 autres beaucoup
plus faibles, situées en avant des précédentes (fig. 21, C). Aile perdue d’un côté ; ce qui reste de l’autre
(fig. 21, A) plissé, froissé et en mauvais état. Teinte générale gris clair. Nervures basales larges, sombres.
Nervures distales à peine teintées. Première cellule radiale brève, linéaire ; la 2 e longue, ouverte, étroite.
Sur le complexe radial, des écailles longues, étroites, noires. Sur le reste, des macrotriches plus ou moins
écailleuses, peu nombreuses, disposées en lignes, ménageant de larges bandes glabres de chaque côté
des nervures. Microtriches nombreuses, de très petite taille, non pigmentées. Pattes : une antérieure
complète, une intermédiaire sans les 3 derniers tarsomères, et un fémur postérieur en mauvais état,
seuls conservés. Dans ces conditions : moitié basale des fémurs très claire, presque incolore ; tout le
reste jaunâtre. Tarses densément couverts d’écailles longues, étroites et de soies frangées. PI : une
Source : MNHN, Paris
50
JEAN CLASTRIER
Fig. 21. — Forcipomyia mahensis (K.), Ç. A : aile déplissée et remontée. B : représentation schématique des soies latérales
du mésonotum. C : soies du scutellum. D : articles I-IV du palpe droit (à gauche) et III-V du palpe gauche (à
droite), vus par leur face dorsale. E : hypopharynx, partiellement masqué, à gauche sur la figure. F : articles
antennaires III-XI vus par leur petite face, G : extrémité postérieure de l’abdomen et spermathèque en vue ven¬
trale. Échelles : A : 1 (500) ; B-C : 2 (200) ; D-G : 3 (100).
rangée dense et complète de soies bulbeuses, plus quelques éléments isolés, alignés, sur les 3 premiers
tarsomères ; quelques éléments isolés sur le 4 e ; la dernière soie de chaque rangée est hypertrophiée.
P2 : 3 rangées plus ou moins complètes de soies bulbeuses semblables aux précédentes sur les 2 premiers
tarsomères. Griffes (antérieures) coudées à angle droit ; légèrement grossies sur leur deuxième moitié,
à peine dépassées par l’empodium. Mensurations :
288 286 155 65 52 44 44
320 360 150 68 . . .
Abdomen (fig. 21, G) brun sombre, cerques compris. Écailles longues et très étroites sur les tergites
et les côtés ; soies filiformes, grêles, sur les sternites. De chaque côté du VIII e sternite, un groupe para-
médian de 3 fortes soies, largement séparé de son homologue. Sclérification génitale faible, à limites
imprécises, non représentée. Spermathèque unique, volumineuse, sans col, déformée sur la préparation
(approximativement 52 X 42).
Matériel examiné. BM, PSTE : 1 $ n° 117, munie d’une étiquette complémentaire portant la
mention manuscrite (Kieffer) « Ceratopogon mahensis », ici désignée comme holotype.
26. Forcipomyia ( Lasiohelea ) richardlanei n. sp.
Mâle.
Yeux nus ; contigus sur toute leur hauteur. Antenne (fig. 22, D) et panache uniformément bruns ;
le dernier court et peu fourni. Article IV transversal ; les suivants, jusqu’à XI, progressivement plus
longs et plus étroits ; XIII-XV longs et subcylindriques, le dernier terminé par un stylet, sans s. chaeti-
cum subapical. Verticille de s. chaetica sur XIII et XIV, mixte sur XV. Sur les 5 à 6 derniers articles,
la plupart des sensilla du type basiconicum sont régulièrement grossis au milieu, à extrémité arrondie.
Pubescence présente sur toute la hauteur du flagelle, mais très clairsemée sur XIII-XV. Mensurations
(XI-XV) : 25, 60, 65, 55, 70. Palpe (fig. 22, G) d’un brun léger uniforme. Articles courts et subégaux,
sauf III qui est un peu plus long. Pas de fossette, mais une aire sensorielle circulaire, située sur le troi-
Source : MNHN, Paris
CERATOPOGONIDAE DES SEYCHELLES
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sième quart de l’article, portant un bouquet de 6 à 8 soies à tige courte et extrémité globuleuse. Men¬
surations (I-V) : 20, 25, 30, 25, 28. Front : callosité médiane représentée sur la figure 22, E. Hypopharynx
(fig. 22, F) armé d’une rangée transversale de petites épines dressées, flexueuses, peu pigmentées, coiffant,
une masse grisâtre où se voient 4 papilles blanchâtres.
Mésonotum brun sombre, à pilosité clairsemée. Disposition des soies latérales représentée sur la
figure 22, B. Scutellum à peine plus clair ; 9 fortes soies au total, disposées sur 1 rang, équidistantes, et
3 autres beaucoup plus faibles situées en avant des précédentes (fig. 22, C). Aile (fig. 22, A) à peine
teintée de gris ; nervures basales larges, peu assombries ; les distales linéaires, incolores, peu visibles.
Cellules radiales subégales ; la première fermée, la deuxième à peine ouverte. Sur les nervures basales,
des écailles longues, étroites, striées ; sur le reste de la membrane, des macrotriches peu nombreuses,
disposées en lignes, ménageant de larges bandes glabres de chaque côté des nervures ; quelques-unes
présentes sur la nervure sous-costale. Microtriches nombreuses, de très petite taille, peu pigmentées.
Alula nue. Mensurations : 670, 355, 238. Balancier à tige brunie, et bouton opaque, d’un blanc sale.
Pattes d’un jaune brunâtre irrégulier, éclairci sur les parties suivantes : face dorsale du fémur, face
ventrale du tibia et basitarse antérieurs ; moitié distale du tibia intermédiaire ; tiers basal du fémur
et face dorsale du tibia postérieurs. PI : 1 rangée de soies bulbeuses dont la dernière est hypertrophiée,
sur les 4 premiers tarsomères. P2 : 2 rangées de soies bulbeuses semblables aux précédentes sur les
4 premiers tarsomères. P3 : sur le tibia, 1 rangée ventrale de soies fortes, claires, plus nombreuses à
l’apex de l’article où elles sont obliquement striées, et de la forme dite en lame de couteau. Grand peigne
mal orienté ; 5 dents jaunâtres visibles, les 2 dernières étant les plus longues. Basitarse : 2 rangées et
demie de soies bulbeuses, dont 1 apicale est hypertrophiée ; 1 rangée de soies en lame de couteau ;
brosse rudimentaire sur le tiers basal. Une rangée de soies bulbeuses, plus quelques-unes isolées, sur le
2 e tarsomère ; des soies bulbeuses isolées sur les 2 tarsomères suivants ; 2 soies bulbeuses apicales hyper¬
trophiées sur ces 3 articles. Partout, écailles nombreuses, longues, étroites et des soies frangées. Mensu¬
rations :
280 266 155 64 48 45 44
302 340 136 68 54 56 44
316 322 178 92 68 55 40
Fie. 22. — Forcipomyia richardlanei n. sp., (J. A : aile. B : disposition schématique des soies latérales du mésonotum. C :
soies du scutellum. D : articles IX-XV de l’antenne (sensilla représentés sur XI-XII et XV). E : callosité frontale.
F : hypopharynx. G : palpe droit en vue ventrale. H : pince génitale en vue ventrale. I : la même pince en vue
latérale. Échelles : A : 1 (500) ; B-C : 2 (200) ; D-I : 3 (100).
Source : MNHN, Paris
52
JEAN CLASTRIER
Abdomen brun noirâtre, à peine éclairci sur les sternites. Pince génitale (fig. 22, H, I) : IX e tergite
très court, à bord postérieur transversal. IX e sternite à peine moins haut que large ; modérément échan-
cré sur son bord postérieur ; portant en son milieu une bande transversale de pubescence, sur laquelle
sont implantées quelques soies longues, peu nombreuses. Aucun spiculé sur la partie membraneuse
comprise entre ce sternite et l’édéage. Les deux branches basales de celui-ci extrêmement longues,
presque rectilignes, dessinant un V très ouvert. Chacune des branches distales, dont la direction est
d’abord antéro-postérieure, est fortement rétrécie à son extrémité, et prolongée par un appendice
filiforme de direction à la fois rétrograde et dorso-latérale. Apodèmes des coxites formant une arche
régulièrement arrondie, située dans un plan perpendiculaire à l’axe de la pince, peu apparente en vue
ventrale.
Matériel examiné. BM, PSTE : 1 $ n° 120, ici désigné comme holotype, faisant partie de la série
d ’Atrichopogon trichotomma étudiée plus haut. Sur son épingle étaient fixées 2 étiquettes complémen¬
taires : l’une portant la mention manuscrite (Kieffer) « Ceratopogon trichotomma », l’autre simplement
« ? sp ». Au regard de cette dernière interrogation, il est possible qu’Edwards (1923) se soit référé à
ce <J, lorsqu’il a cité un « Dasyhelea sp. » de l’IIe Rodriguez sous la forme suivante : « One damaged spé¬
cimen (A Seychelles représentative of this genus was described by Kieffer under the name Ceratopogon
trichotomma, Tr. Linn. Soc. London, Ser. 2, Zool. XIV, p. 332, Sept. 1911) ».
Par la longueur et la direction des branches basales de l’édéage, ainsi que par l’orientation de
l’arche formée par les apodèmes des coxites, F. richardlanei se rapproche de Lasiohelea nipponica
Tokunaga, 1940 b. Toutefois, ce dernier est entièrement noir ; l’article III du palpe est pourvu d’une
fossette située en son milieu ; l’aile ne présente pas de bandes glabres le long des nervures ; les pattes
sont dépourvues d’écailles ; le dististyle est grossi sur son dernier tiers.
27. Forcipomyia ( Lepidohelea) chrysolopha (Kieffer, 1911)
Ceratopogon chrysolophus Kieffer, 1911, 333.
Lepidohelea chrysolopha (Kieffer) ; Kieffer, 1917, 364.
Forcipomyia chrysolopha (Kieffer) ; Ingram et Macfie, 1924, 542 ; Dessart, 1963, 54 ; non Forcipomyia
( Lepidohelea) chrysolopha Wirth et Messersmith, 1977, 297, nec Wirth et al., 1980, 156.
Mâle, femelle.
Yeux nus ; contigus sur toute leur hauteur. Antenne. Chez le <J, flagelle et panache bruns à la
base, progressivement éclaircis jusqu’à XII, qui est d’un jaune doré ; XIII-XV jaunâtres, marqués
de petites plages annulaires noirâtres, à limites imprécises, entourant la base des sensilla. Les 3 à 4 pre¬
miers articles du flagelle d’abord subglobuleux, et l’insertion des poils du panache équatoriale, puis de
plus en plus étroits et asymétriques jusqu’à XII, avec l’insertion des poils du panache de plus en plus
oblique. Articles XIII-XV rétrécis de la base à l’apex ; XV terminé par un stylet. Un verticille de vigou¬
reux s. chaetica jaunâtres sur XIII et XIV, de s. trichodea médiocres sur XV ; pas de s. chaeticum
subapical sur le dernier. Pubescence sur la seule base de XII, totalement absente sur XIII-XV. Mensura¬
tions (XI-XV) : 48,122, 65, 52, 78. Chez la $ (fig. 23, A), IV-X jaune brunâtre, progressivement éclaircis
à l’apex ; XI-XV colorés comme XIII-XV du <J. Articles IV-X subglobuleux à la base, assez brusque¬
ment rétrécis en forme de col à leur extrémité. Verticille composé de 16 s. chaetica vigoureux, jusqu’à
2 fois aussi longs que les s. trichodea majeurs. Ceux-ci également vigoureux, largement arrondis à l’apex.
La petite face porte 1 à 2 s. basiconica sur IX et X seulement ; sur la grande face, 2 à 3 s. trichodea
mineurs et autant de s. basiconica. Verticille de XI-XIV formé de s. chaetica, celui de XV mixte. Pubes¬
cence clairsemée sur la partie moyenne de IV-X ; absente sur XI-XV. Mensurations (III-XV) : 50, 38,
44, 44, 46, 46, 46, 46 - 50, 50, 52, 52, 76. Palpe (fig. 23, B) brun ; les articulations peu ou pas éclaircies.
Article III massif ; fossette sensorielle de grande taille, profonde. Mensurations impossibles. Trompe
brune, à extrémité largement claire. Mandibule inerme.
Source : MNHN, Paris
CERATOPOGONIDAE DES SEYCHELLES
53
Fig. 23. — Forcipomyia chrysoloplia (K.), $ (A-C) et <? (D-E). A : articles VII-XI et XV de l’antenne ; pour X, grande
face à gauche, petite face à droite. B : 4 derniers articles du palpe droit vus par leur face interne. C : extrémité
postérieure de l’abdomen et spermathèques en vue ventrale. D : pince génitale en vue ventrale (dististyle et édéage
isolés). E : coloration des fémurs, tibias et 3 premiers tarsomères des pattes pro, méso et métathoraciques (de bas
en haut). Échelles : A-D : 1 (100) ; E : 2 (500).
Mésonotum noirâtre. Soies éparses nombreuses, incolores, plus ou moins écailleuses. Scutettum
noirâtre. Un alignement postérieur de 10 soies fortes (3 latérales de chaque côté et 4 médianes), et
un autre alignement de 12 soies faibles sur toute la longueur du bord antérieur ; entre ces deux rangées
et dans la partie médiane, 3 soies très vigoureuses disposées en triangle. Aile d’un gris léger. Écailles
des nervures basales longues, larges, striées, noires, sauf au niveau de la r-m et à l’apex de la costa où
elles sont d’un blanc pur. Sur la membrane, écailles beaucoup plus étroites et moins pigmentées. Chez
le <J, les 4 taches noires représentées par Kieffer sont très apparentes sur l’un des spécimens examinés,
beaucoup moins sur l’autre. Sur le premier, on observe en outre une légère pigmentation à l’apex des
nervures Ml et M2. Chez la Ç, ces taches sont invisibles ; du moins sur les 2 spécimens examinés, qui
sont presque entièrement dénudés. Une dizaine de soies frangées sur l’alula. Mensurations ; (J : 870,
410, 275 ; Ç : 880, 450, 360. Pattes (fig. 23, E) jaunâtres, avec des bandes et des taches noirâtres qui
sont, d’une façon générale, moins intenses et moins étendues que chez F. lepidota. Sur la patte mésotho¬
racique en particulier, la bande noire distale du fémur manque, et la bande proximale du tibia est
extrêmement réduite. PI et P2 : 1 rangée de soies bulbeuses fortes sur les 2 premiers tarsomères, faibles
sur le 3 e ; la dernière soie de chaque rangée hypertrophiée sur les 3 articles ; une simple spinule apicale
sur le 4 e . P3 : grand peigne tibial à 7 dents, les 2 dernières étant les plus fortes. Soies bulbeuses : 1 rangée
sur le 1 er et le 3 e tarsomères, 2 rangées sur le 2 e ; 1 spinule apicale sur le 4 e . Partout, écailles nombreuses,
larges, appliquées et longues soies comme chez lepidota. Mensurations :
c? 344 348 136 95 76 62 52 ? 354 365 154 92 70 65 52
425 445 138 134 86 54 62 445 500 145 140 88 66 64
440 485 136 150 108 82 56 490 515 148 160 116 85 64
Source : MNHN, Paris
54
JEAN CLASTRIER
Abdomen (fig. 23, C) brun jaunâtre. Tergites et côtés couverts d’écaiUes nombreuses, larges,
appliquées. Les sternites portent principalement des soies, mais aussi un petit nombre d’écailles, alors
que celles-ci sont presque entièrement absentes chez lepidota. Les 2 spermathèques, déformées sur les
2 spécimens examinés, paraissent de plus petite taille que chez l’autre espèce (approximativement
38 X 35). La pince génitale du (fig. 23, D) diffère de celle de lepidota par les caractères suivants. Extré¬
mité du dististyle nettement plus courte. Paramères rectilignes ; leur extrémité ni régulièrement cylin¬
drique, ni régulièrement incurvée vers le côté opposé, mais conservant la même direction générale
et plus ou moins élargie. Apex de l’édéage ni grossi ni bifide, mais largement arrondi et finissant en
pointe dans sa partie médiane.
Matériel examiné. BM, PSTE : 1 (J n° 120, ici désigné comme lectotype, et 1 $ n° 120 ; l’un et
l’autre munis d’une étiquette complémentaire portant l’identification manuscrite (Kieffer) « Ceratopogon
chrysolophus ». Le genitalia du (J, primitivement sectionné et monté isolément sur un support de cellu¬
loïd (?,) a été démonté et remonté sur la même lame que le reste du corps. Cambridge : 1 (J et 1 $ n° 120,
portant la même mention manuscrite que précédemment, mais d’une autre main. Collection DT :
1 (J. USNM : 1 (J, étiqueté « Mahé, Anse aux Pins, 24 May 1972, D. H. Messersmith at light ».
Deux des 10 £ de F. lepidota signalés de l’Ile de La Réunion par Clastrier (1958), reviennent
à F. chrysolopha. Les deux espèces coexistent donc sur cette île. Inversement, la $ originaire de l’Ile
Maurice (Roches Noires, 19 June 1969, C.M.C.), déjà montée entre lame et lamelle, et identifiée par
Wirth et Messersmith à F. chrysolopha, revient à F. lepidota.
Wirth et Messersmith ont décrit sous le nom de F. chrysolopha l’espèce voisine lepidota, à laquelle
reste liée la longue liste de synonymes donnée par ces auteurs.
28. Forcipomyia ( Microhelea ) fuliginata n. sp.
Mâle, femelle.
Yeux nus ; contigus sur toute leur hauteur. Antenne. Chez le (J, articles III-XII bruns ; XIII-XV
jaunâtres, marqués de taches annulaires noirâtres à la base des sensilles ; panache noir. IV-XI progres¬
sivement plus longs et plus étroits, avec l’insertion du panache de plus en plus oblique ; XII particu¬
lièrement long ; XIII-XV subcylindriques, le dernier terminé par un stylet à extrémité globuleuse.
Verticille uniquement composé de s. chaetica vigoureux sur XIII ; mixte sur XIV ; formé de s. tri-
chodea médiocres sur XV ; pas de s. chaeticum subapical sur le dernier. Pubescence présente jusqu’à XI ;
absente sur la partie distale de XII et la totalité de XIII-XV. Mensurations (XI-XV) : 62, 232, 138,
105, 128. Chez la $ (fig. 24, D), III-X jaune pâle, avec une étroite bande apicale légèrement pigmentée ;
XI-XV jaune brunâtre, marqués de taches annulaires comme chez le <J. Articles IV-X subglobuleux,
progressivement plus longs et plus étroits depuis le premier (légèrement transversal) jusqu’au dernier
(un peu plus long que large). Verticille composé de 10 à 12 s. chaetica dont certains atteignent l’extré¬
mité de l’article suivant. Les 2 s. trichodea majeurs grêles, rectilignes. La petite face porte plusieurs
s. trichodea mineurs et de rares s. basiconica, dont le nombre total double depuis IV jusqu’à X (6-12).
Sur la grande face, les proportions respectives des sensilla sont inversées, mais leur nombre global suit
la même progression. XI-XV semblables à XIII-XV du $, avec l’extrémité légèrement évasée pour les
4 premiers. Partout, verticille uniquement composé de s. trichodea. Pubescence présente mais clairsemée
au-dessus du verticille de IV-X ; totalement absente ailleurs. Mensurations (III-XV) : 44, 28, 28, 28, 28,
30, 30,36 -102,100,100,102,132. Palpe (fig. 24, E, F) : les deux premiers articles et la plus grande partie
du 3 e noirâtres ; apex de III, et IV en son entier, bruns ; V brun clair. Article III remarquable par sa
longueur et sa conformation : étroit et cylindrique sur plus de sa moitié basale, modérément (<J) ou très
fortement (Ç) grossi dans sa partie distale. Fossette extrêmement profonde et de faible diamètre;
quelques soies sensorielles externes, peu nombreuses, à l’apex. Mensurations ; (III-V) : 122, 60, 38 ;
? (I-V) : 30, 55, 158, 42, 38. Trompe très longue, brune, sauf l’apex jaune pâle.
Mésonotum noir, marqué d’une large bande antérieure et médiane claire ; à longues soies dorées.
Une étroite bande claire sur les épaules et une tache arrondie sur chacun des angles latéro-postérieurs,
Source : MNHN, Paris
CERATOPOGONIDAE DES SEYCHELLES
55
sont beaucoup plus discrètes. Scutellum noir ; schématiquement : 1 rangée antérieure de 10 soies fortes,
et 1 rangée postérieure de 10 soies encore plus fortes ; entre les deux et dans la partie médiane, 3 soies
également très fortes, disposées en triangle ; des soies faibles partout, sauf en arrière des précédentes.
Pleures d’une teinte générale brun clair, sur laquelle tranchent 2 taches noires : l’une quadrangulaire,
couvrant le mésépiméron postérieur en débordant légèrement sur la métapleure, l’autre sur la hanche
mésothoracique. Aile (fig. 24, A) brunie dans son ensemble ; assombrie sur les nervures RI et Rs, les
cellules radiales, ainsi que sur les lignes, ou étroites bandes mal définies, représentées sur la figure. Pre¬
mière cellule radiale courte, fermée ; la 2 e longue, bien ouverte. Très nombreuses écailles longues, étroites,
striées, sur les nervures et la cellule basales ; des écailles plus étroites sur le reste. Mensurations ; <J :
1 400, 675, 415 ; $ : 1 250, 640, 500. Balancier à tige légèrement brunie et bouton jaune pâle. Pattes.
Hanche intermédiaire noire, la postérieure à peine brunie ; tout le reste jaune paille, avec une bande
subapicale sombre, bien marquée, sur le fémur postérieur. Une bande subapicale sur le fémur inter¬
médiaire et une autre sub-basale sur le tibia correspondant sont plus effacées, et peuvent même manquer.
Nombreuses écailles appliquées, longues, étroites, striées, concolores ; nombreuses soies fortes et très
fortes. PI : quelques soies spinuleuses jaunâtres à l’apex du tibia ; 1 rangée régulière de soies bulbeuses
noires, dont la dernière est hypertrophiée, sur les 4 premiers tarsomères. P2 : 2 rangées de soies bulbeuses
sur les 4 premiers tarsomères. P3. Tibia : grand peigne à 6-8 dents jaune paille, la dernière étant la plus
forte ; en outre, quelques soies en lame de couteau à l’apex de l’article, plus nombreuses chez la $ que
Fig. 24. — Forcipomyia fuliginata n. gp. ? (A-E) et <? (F-G). A : aile (forme générale et localisation des lignes sombres).
B : partie postérieure de l'abdomen en vue ventrale. C : spermathèques. D : articles III-VI, X-XI et XVjde l'antenne ;
pour V et X, grande face en haut, petite face en bas. E : 3 derniers articles du palpe droit et extrémité du 2®,
en vue ventrale. F : 3 derniers articles du palpe gauche en vue ventrale. G : pince génitale en vue ventrale. Échelles :
A : 1 (500) ; B-C : 2 (200) ; D-G : 3 (100).
Source : MNHN, Paris
56
JEAN CLASTRIER
chez le $. Basitarse : 1 rangée de soies en lame de couteau ; 1 rangée de soies bulbeuses au niveau de la
brosse, et 2 au-delà. Deux rangées de soies bulbeuses sur les 3 tarsomères suivants. Griffes de la $
simples, égales, munies d’un fort talon à la base. Empodium large, bien développé, ne dépassant pas
les griffes pour les deux sexes. Mensurations :
530 535 162 270 146 112 82 ? 478 508 144 220 116 96 76
575 660 116 . . . . 582 640 116 282 124 96 74
620 670 166 346 172 128 88 620 648 146 285 142 110 72
Abdomen de la $ (fig. 24, B) noir, sauf les cerques jaune pâle. Tergites et faces latérales couverts
d’écailles noirâtres, longues, striées ; sternites presque entièrement dénudés sur tous les spécimens
examinés. Deux spermathèques légèrement piriformes, subégales, hautement sclérifiées, sans col (75 X
60) (fig. 24, C). Abdomen du <£ semblable à celui de la $, mais les articulations segmentaires I-V large¬
ment jaunâtres. Pince génitale (fig. 24, G) essentiellement caractérisée par la partie distale des paramères,
nettement plus courte que la partie basale, mais aussi et surtout doublement recourbée comme les
mors d’une tenaille. D’autre part, bord postérieur du IX e sternite légèrement concave et le dististyle
entièrement assombri.
Matériel examiné. Collection DT : 1 (J holotype, 1 $ allotype. BM, TN : 2 (J faisant partie de la
série de 5 spécimens datée (ii-iii. 1965), sans indication de localité, portant l’identification commune
« Forcipomyia fuliginosa (Mg), det. W. Wirth 76 ». Le reste de cette série revient respectivement à
F. callithorax (1 (J) et à F. lasionota (1 <J, 1 $).
La forme de l’article III du palpe pour les deux sexes et plus particulièrement chez la $, ainsi
que celle de l’extrémité des paramères chez le (J, permettent de séparer sans aucune difficulté cette
espèce de F. fuliginosa et de F. lasionota.
Le même palpe rapproche au contraire F. fuliginata d’une espèce brésilienne connue par la seule $,
F. luieisquamosa Wirth, 1972. Mais, chez cette dernière, le gonflement de l’article III du palpe est
beaucoup plus discret. D’autre part, cette espèce est unique dans le groupe fuliginosa par sa couleur
générale jaune ou jaune doré, sur laquelle contrastent des touffes d’écailles noirâtres à la base des tibias
et sur les côtés de l’abdomen.
29. Forcipomyia ( Microhdea) lasionota (Kieffer, 1911)
Ceratopogon lasionotus Kieffer, 1911, 334.
Forcipomyia lasionota (Kieffer) ; Ingram et Macfie, 1924, 545.
Forcipomyia fuliginosa ; Dessart, 1962, 67 ; Wirth et Messersmith, 1977, 294 ; Wirth et al., 1980, 157 ;
non Ceratopogon fuliginosus Meigen, 1818, 86.
Femelle, mâle.
Yeuænus ; contigus sur toute leur hauteur. Antenne. Chez la $ (fig. 25, B), portion basale jaunâtre ;
portion distale brune, marquée d’une petite tache claire, elle-même entourée d’une plage annulaire
sombre à la base de tous les sensilla. Articles IV-X nettement plus longs que larges et régulièrement
rétrécis de la base au sommet ; XI-XV subcylindriques, le dernier muni d’un long stylet. Sur IV-X, 2 s.
trichodea majeurs plus longs que l’article qui les porte pour les premiers, tout juste aussi longs pour les
derniers ; légèrement recourbés ; à extrémité effilée mais non acérée. La grande face de IV porte une
dizaine de s. basiconica assez allongés, et 4 s. trichodea mineurs à peine moins longs et moins forts que
les majeurs. Cette disposition se retrouve jusqu’à IX, avec une légère diminution du nombre des élé¬
ments ; elle est réduite aux seuls s. basiconica sur X. La petite face présente partout 3 sensilla, basi¬
conica ou trichodea mineurs, sauf sur X où ce nombre est porté à 6. Verticille mixte sur XI-XV ; pas
de s. chaeticum subapical sur le dernier. Pubescence présente sur toute la hauteur de IV et V ; présente
au-dessus du verticille seulement sur VI-X ; totalement absente pour les 5 derniers. Mensurations
Source : MNHN, Paris
CERATOPOGONIDAE DES SEYCHELLES
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(IV-XV) : 52, 52, 55, 58, 56, 56, 60 - 106, 108, 110, 128, 160. Chez le (J, flagelle et panache entièrement
bruns. L’implantation de ce dernier d’abord équatoriale, puis de plus en plus oblique jusqu’à XII.
Articles XIII-XV comme XI-XV de la $, sauf le verticille de XV qui est uniquement composé de s. tri-
chodea médiocres. Mensurations (XII-XV) : 228, 154, 132, 160. Palpe noirâtre. Chez la Ç (fig. 25, A),
article III globalement et massivement grossi depuis la base, puis brusquement rétréci juste avant
l’apex, qui est réduit à une brève tige cylindrique. Entre cette tige et le bord latéral opposé, le bord
distal est fortement déprimé. Fossette occupant presque toute la hauteur de l’article ; son ouverture
située à l’union des deux derniers quarts du bord interne, circulaire. Nombreuses soies sensorielles
isolées, disposées autour de cette ouverture, ainsi que sur le bord externe de l’article. Chez le <J, (fig. 25,1),
article III régulièrement et modérément grossi sur ses deux quarts médians, sans variation brusque de
son diamètre. Fossette de taille relativement importante ; subcylindrique, allongée longitudinalement ;
son ouverture située à l’union des deux derniers quarts du bord interne. Nombreuses soies sensorielles
externes disposées autour de cette ouverture et s’étendant jusqu’à la face dorsale. Mensurations ; $
(II-V) : 64, 158, 66, 40 ; (III-V) : 150, 78, 44.
Thorax brun dans son ensemble. Disposition des soies du scutellum chez la $ représentée sur la
fie. 25. — Forcipomyia lasionota (K.), $ (A-F) et <? (G-I). A : article III du palpe droit en vue ventrale. B : articles IV
et IX-XI de l’antenne vus par leur grande face (en haut), et IV, IX, X, vus par leur petite face (en bas). C : sperma-
thèques. D : extrémité postérieure de l’abdomen en vue ventrale. E : disposition des soies du scutellum. F : forme
des cellules radiales de la $. G : forme des cellules radiales du S- H : paramères. I : 3 derniers articles du palpe droit
en vue ventrale (à droite) et article III d’un autre spécimen dont la fossette sensorielle est de petite taille (à gauche).
Échelles : A-B : 1 (100) ; C-G : 2 (200) ; H-I : 1 (100).
Source : MNHN, Paris
JEAN CLASTRIER
figure 25, E. Aile de la forme générale observée dans le sous-genre ; densément couverte d’écailles
sombres, qui sont nettement plus fortes et plus pigmentées sur les nervures basales, sans aucune trace
de tache claire. Première cellule radiale brève, linéaire ou à peine ouverte ; la 2 e très longue et très
largement ouverte (fig. 25, F, G). Mensurations ; $ : 1 660, 890, 690 ; : 1 580, 780, 512. Pattes. Hanche
antérieure jaune brunâtre ; les 4 postérieures brun noirâtre, légèrement éclaircies à l’apex. Trochanters,
fémurs et tibias jaune brunâtre ; marqués d’une étroite bande subapicale sombre sur le fémur postérieur,
et d’une autre bande, sub-basale et beaucoup plus discrète, sur le tibia correspondant. Des bandes
semblables peuvent se deviner, ou être interprétées comme telles, sur la paire intermédiaire. Écailles et
soies concolores. PI : 1 rangée de soies bulbeuses fortes, dont la dernière est hypertrophiée, sur les 2 pre¬
miers tarsomères ; des soies semblables mais plus faibles sur le 3 e ; et plus faibles encore sur le 4 e . P2 :
2 rangées de soies semblables aux précédentes et pareillement disposées, sauf sur le basitarse où elles
sont réduites à quelques éléments. P3 : grand peigne tibial à 10 dents, la dernière étant la plus forte.
Brosse présente sur les trois premiers quarts du basitarse. Deux rangées complètes mais clairsemées
de soies bulbeuses sur les 4 premiers tarsomères. Griffes fortes, égales ; non dépassées par l’empodium.
Mensurations :
$ 620 680 200 310 160 124 88 625 640 180 298 160 126 92
770 850 168 390 172 125 98 700 780 114 400 178 130 94
840 840 190 440 198 152 110 790 780 162 415 208 146 90
Abdomen. Chez la $ (fig. 25, D) entièrement noirâtre, cerques compris. Nombreuses écailles
longues et noirâtres sur les tergites et les côtés, ainsi que sur les sternites jusqu’à V. Des écailles un peu
moins longues et plus claires sur VI et les parties latérales de VII. Armature génitale et répartition des
soies du sternite VIII représentées sur la figure. Les 2 spermathèques de petite taille, subégales, légère¬
ment piriformes, à col étroit, extrêmement court (62 X 48 ; 60 X 44) (fig. 25, C). Chez le <J, abdomen
brun noirâtre, avec de larges bandes claires au niveau des articulations segmentaires. Pince génitale :
IX e sternite comparable à celui de F. genualis (fig. 17, G), sauf le bord postérieur largement arrondi,
et la pubescence ne ménageant qu’une très étroite bande glabre au milieu du même bord. Coxite beau¬
coup plus large à la base qu’à son extrémité. Dististyle entièrement brun noirâtre, légèrement assombri
à l’apex. Édéage triangulaire. Partie basale des paramères plus courte que la partie distale ; les deux
branches très largement séparées dès leur bifurcation par une large courbure, se rapprochant l’une de
l’autre vers le milieu de leur longueur pour diverger ensuite ; progressivement et très régulièrement
rétrécies jusqu’à leur extrémité (fig. 25, H).
Matériel examiné. BM, PSTE : 4 $ n° 16, 114, 120, 134, dont l’une est ici désignée comme lecto-
typ e , plus 6 <J, n° 19 et 5 fois 120, faisant partie des 15 exemplaires montés d’une série de 20 spécimens
groupés sous l’étiquette commune manuscrite (Kieffer) « Ceratopogon lasionotus var. callithorax » ; les
5 autres reviennent à F. callithorax. BM, TN : 1 $ et 1 faisant partie de la série de 5 spécimens datée
(ii-iii. 1965), sans indication de localité, portant l’identification commune « Forcipomyia fuliginosa (Mg),
det. W. Wirth 76 ». Le reste de cette série revient respectivement à F. callithorax (1 <J) et F. fuliginata
(2 (J). Cambridge : 4 £ n° 78, 78, 104, 120, et 2 $ n° 120, faisant partie d’un lot de 56 spécimens (voir
F. callithorax) individuellement étiquetés « Ceratopogon lasionotus J. J. Kieffer, Paratype ». Le reste du
lot n’a pas été examiné.
30. Forcipomyia ( Thyridomyia ) falcinella (Kieffer, 1911)
Ceratopogon falcinellus Kieffer, 1911, 338.
Forcipomyia falcinella (Kieffer); Ingram et Macfie, 1924, 544; Dessart, 1963, 61.
Forcipomyia ( Thyridomyia) falcinella (Kieffer) ; Wirth et Messersmith, 1977, 294 ; Wirth et al., 1980,
158.
Source : MNHN, Paris
CERATOPOGON1DAE DES SEYCHELLES
59
Femelle.
Yeux très légèrement pubescents au voisinage de leur bord interne, nus ailleurs ; contigus dans
la partie dorsale du même bord, largement séparés au-dessous. Antenne (fig. 26, B) brune, marquée
d’une petite tache claire à la base de tous les sensilla. Articles IV-X transversaux, très légèrement
rétrécis du premier jusqu’au dernier ; XI-XV à peine plus longs que larges et régulièrement rétrécis
de la base à l’apex, sans grande différence entre X et XI ; XV le plus long, terminé par un stylet. Sur
IV-X : verticille de 14 s. chaetica environ, plus longs que l’article qui les porte. Les 2 s. trichodea majeurs
largement séparés l’un de l’autre, légèrement incruvés, à extrémité arrondie. Chacune des faces porte
d’abord de 2 à 3 sensilla, trichodea mineurs ou basiconica, puis de 5 à 6. Sur XI-XV, verticille mixte
à prédominance de s. chaetica ; pas de s. chaeticum subapical sur le dernier. Pubescence très clairsemée
sur l’une des faces de IV-X, totalement absente au-delà. Mensurations (III-XV) : 25, 16, 18, 18, 20,
Fig. 26. — Forcipomyia falcinella (K.), $. A : aile. B : articles III-XV de l’antenne (sensilla de la petite face représentés
8ur X-XI et XV). C : 5 e tarsomère antérieur, l’une des griffes et empodium. D : spermathèque. E : articles II-IV
du palpe droit en vue ventrale. F : extrémité postérieure de l'abdomen en vue ventrale ; Échelles : A : 1 (200) ;
B-F : 2 (100).
20, 20, 20, - 22, 22, 22, 22, 42. Palpe (fig. 26, E) jaune pâle. Pas de fossette, mais un bouquet de 10 à
12 soies sensorielles à tête globuleuse, groupées sur le troisième quart du bord interne de III. Mensura¬
tions (II-IV) : 16, 35, 24. Clypéus portant une douzaine de soies irrégulièrement disposées en cercle,
à l’exception d’une seule qui en marquerait le centre. Mandibule cachée à la base ; la partie visible
armée de 20 dents environ, toutes de petite taille, arrondies.
Mésonotum brun ; 10 soies latérales antérieures et 8 postérieures environ. Scutellum brun ; 5 fortes
soies médianes disposées en arc de cercle, et plusieurs grêles, en avant et en arrière des précédentes.
Aile (fig. 26, A) large et non lobée, quelque peu en forme de raquette ; entièrement d’un gris léger.
Nervures basales à peine plus sombres ; les distales incolores, reconnaissables seulement par les macro¬
triches qu’elles portent. Première cellule radiale courte, fermée ; la 2 e un peu plus longue, bien ouverte.
Macrotriches fortes, longues, sur les nervures basales ; plus grêles ailleurs, ne ménageant pas de bandes
glabres le long des nervures. Microtriches de petite taille, bien pigmentées. Alula nue. Mensurations :
515, 272, 248. Pattes uniformément d’un jaune brunâtre très clair. PI : tibia portant 8 fortes soies spinu-
leuses groupées à l’apex, sur 2 rangs de 4 ; sur le basitarse seulement, 1 rangée de soies bulbeuses. P2
inerme. P3 : grand peigne tibial à 5 dents jaune pâle, les 2 dernières étant les plus longues. Basitarse :
brosse rudimentaire sur le tiers basal de l’article ; 1 rangée de soies bulbeuses du côté externe et une
demi-rangée du côté interne, au-delà de la brosse ; entre ces 2 rangées, des soies en lame de couteau,
progressivement plus fortes. Sur tous les tarses : absence de spinules apicales et présence de très nom¬
breuse soies, courtes, longues et très longues. Les 4 premiers tarsomères peuvent en outre porter, en
Source : MNHN, Paris
60
JEAN CLASTRIER
position subapicale, 1, ou plus rarement 2 soies très longues, très vigoureuses, sombres, sensiblement
différentes des autres soies de ces articles. Griffes longues, étroites, simples, recourbées à angle droit.
Empodium réduit, pas plus long que la moitié des griffes, à branches courtes et peu nombreuses (fig. 26, C)
Mensurations :
192 186 96 38 35 32 35
204 238 100 41 36 32 35
208 220 124 46 42 38 36
Abdomen (fig. 26, F) brun, éclairci sur les 2 derniers segments et les cerques. Sclérification géni¬
tale rudimentaire. Spermathèque unique (fig. 26, D), en ellipsoïde, légèrement déformée, peu sclérifiée,
de grande taille (approximativement 64 X 34), munie d’un col court, modérément courbé.
Matériel examiné. BM, PSTE : 1 $ n° 104, portant l’étiquette manuscrite (Kieffer) « Ceralopogon
falcinellus », ici désignée comme lectotype. Une 2 e ? de la même série a été décrite plus haut sous le nom
de Dasyhelea fosleri. Les 2 dernières des 4 $ citées par Kieffer n’ont pas été examinées.
31. Hebetula hexacantha (Kieffer, 1911)
Sphaeromias hexacantha Kieffer, 1911, 343.
Mixohelea hexacantha (Kieffer) ; Kieffer, 1917, 364.
Hebetula hexacantha (Kieffer) ; Wirth et Debenham, 1977, 382 ; Wirth et Messersmith, 1977, 294 ;
Wirth et al., 1980, 169.
Femelle.
Yeux nus ; largement séparés par un intervalle en forme de V, de la valeur de 2 facettes dans sa
partie la plus étroite. Antenne (fig. 27, A) entièrement perdue d’un côté ; perdue au-dessus du verticille
de IX sur l’autre. Les articles IV-VIII blanc jaunâtre sur leur moitié basale, bruns sur le reste. Les
2 s. trichodea majeurs insérés à l’union des 2 derniers tiers de l’article ; atteignant ou dépassant à peine
le milieu de l’article suivant. La petite face porte 2 s. chaetica insérés à l’union des 2 premiers tiers,
plus longs que les s. trichodea majeurs. Sur l’autre face, 2 s. chaetica semblables aux précédents, plus 1,
puis 2 s. trichodea mineurs et 1 s. basiconicum. Pubescence clairsemée, localisée au tiers moyen des
articles, avec quelques éléments isolés, situés au-dessous du verticille. Mensurations (III-VIII) : 96,
54, 52, 54, 62, 62. Palpe (fig. 27, C) brun noirâtre. Article III subglobuleux ; soies sensorielles nom¬
breuses, légèrement et longuement grossies à leur extrémité ; disposées sur une grande plage transver¬
sale de la face interne, avec quelques éléments épars sur la face externe. Mensurations : (II-V) : 62,
65,38, 46. Clypèus brun noirâtre ; plus large que haut ; portant de chaque côté, à l’extrême bord, 4 fortes
soies disposées en ligne. Trompe brune, sauf l’apex jaune pâle ; très courte. Mandibule (fig. 27, B) à
12 dents ; les 4 premières faibles ; les suivantes en forme de crocs, d’une vigueur progressivement crois¬
sante, puis décroissante.
Mésonotum d’un brun noirâtre luisant ; portant sur son bord antérieur un petit tubercule conique,
dressé, jaunâtre, pubescent. Soies latérales antérieures très faibles ; 2 postérieures extrêmement vigou¬
reuses et 1 autre très faible (fig. 27, G). Scutellum brun noirâtre ; 2 fortes soies médianes, plus éloignées
1 une de l’autre que de la soie latérale correspondante, et plusieurs autres éparses, très faibles. Aile
(fig. 27, F) d’un brun léger ; progressivement assombrie depuis le bord postérieur jusqu’au bord antérieur.
Nervures basales larges, les distales linéaires ; toutes du même brun. Costa ne dépassant pas la Rs,
mais prolongée dans les cellules R3 et R4 par une pigmentation ayant la même teinte et la même largeur,
qui s’estompe au voisinage de Ml. Une seule soie sur le complexe radial, à proximité de l’arculus. Pas
de macrotriches. Microtriches fortes, pigmentées. Alula nue. Mensurations : 1 670,1 370, 590. Balancier
à tige jaunâtre et bouton noir. Pattes ; un fémur antérieur et une patte intermédiaire seuls conservés ;
le reste perdu. PI : fémur brun noirâtre ; brusquement rétréci sur son dernier tiers. P2 : fémur et tibia
Source : MNHN, Paris
CERATOPOGONIDAE DES SEYCHELLES
61
Fie. 27. — Hebetula hexacantha (K.), $. A : articles III-VIII de l’antenne ; pour VIII, petite face en haut, grande face en
bas. B : extrémité de la mandibule. C : 3 derniers articles du palpe gauche et partie distale du 2 e , en vue ventrale.
D : 5 e tarsomère mésothoracique, montrant une seule rangée de bâtonnets et une seule griffe avec son denticule.
E : partie postérieure de l’abdomen et spermathèques en vue ventrale. F : aile. G : représentation schématique
des soies latérales du mésonotum. Échelles : A-D : 1 (100) ; E : 2 (200) ; F : 3 (1 000) ; G hors échelles.
brun noirâtre ; 2 premiers tarsomères jaune pâle, les 3 derniers un peu plus sombres. Sans doute une forte
spinule apicale, perdue, sur le tibia. Basitarse : 1 rangée dense de soies bulbeuses à base vigoureuse et
tige grêle, brève ; 1 spinule apicale médiocre. Sur les 2 tarsomères suivants, une paire de spinules apicales
médiocres. Le 5 e tarsomère, légèrement grossi à ses deux extrémités, porte de chaque côté de sa partie
basale 3 forts bâtonnets, dont la longueur croît progressivement. Une seule griffe, puissante, recourbée
à la base, munie d’un denticule de moitié moins long et moins large (respectivement 112-60). (fig. 27, D).
Mensurations de la patte intermédiaire : 790, 680, 386,102, 62, 48,150.
Abdomen (fig. 27, E) entièrement, uniformément noirâtre. Sclérification génitale très faible.
Deux spermathèques subglobuleuses, légèrement inégales, à col très court (approximativement 50 X 44 ;
45 X 35 ; col 6), et une troisième rudimentaire.
Matériel examiné. BM, PSTE : 1 $ n° 117, portant la mention manuscrite (Kieffer) « Palpomyia
hexacantha », ici désignée comme holotype.
32. Leptoconops (Styloconops ) spinosifrons (Carter, 1921)
Acanthoconops spinosifrons Carter, 1921, 24.
Styloconops spinosifrons (Carter) ; Macfie, 1934, 178 ; De Meillon, 1961, 61.
Leptoconops ( Styloconops) spinosifrons (Carter) ; Chanthawanich et Delfinado, 1967, 300 ; Wirth et al.,
1980, 152.
Tersesthes luteigaster Senior-White, 1929 ; Chanthawanich et Delfinado, 1967, 301, synonyme.
Signalé pour la première fois des Seychelles par Lambrecht (1970), L. spinosifrons est largement
répandu dans l’Océan Indien et l’Ouest du Pacifique. Laurence et Mathias (1972) ont fait une étude
biologique de cette espèce dans l’île de Mahé, et en ont donné une description à tous les stades.
Matériel examiné. Collection DT : 1 $.
Source : MNHN, Paris
JEAN CLASTRIER
33. Monohelea pulchripennis (Kieffer, 1911)
Sphaeromias pulchripennis Kieffer, 1911, 344.
Allohelea pulchripennis (Kieffer) ; Kieffer, 1917, 364.
Monohelea pulchripennis (Kieffer) ; Macfie, 1940, 23 ; Wirth et Messersmith, 1977, 294 ; Wirth et al.,
1980, 167.
Mâle, femelle.
Yeux nus ; séparés dorsalement par un étroit intervalle en forme de V ; se touchant ventralement
en un point chez le (J, plus largement chez la Ç. Une très forte soie interoculaire pour les deux sexes.
Antenne. Chez le <£, partie médiane de l’article III, apex de XII, totalité de XIII-XV et panache, bruns ;
le reste d’un jaune brunâtre léger. Articles IV-XII peu grossis au milieu et l’insertion des poils du panache
de plus en plus oblique depuis la base duUagelle. XIII-XV subcylindriques, à base légèrement grossie ;
verticille composé de 5 à 7 s. chaetica longs et vigoureux sur XIII et XIV, et de s. trichodea médiocres
sur XV ; le dernier terminé par un stylet, et muni d’un s. chaeticum subapical. Pubescence présente
partout. Mensurations (XI-XV) : 32, 54, 100, 90, 90. Chez la $ (fig. 28, C), article III d’un brun léger ;
IV jaune brunâtre, avec une étroite bande apicale brune. Sur les articles suivants, cette bande s’étend
progressivement, jusqu’à atteindre le verticille sur X, et à couvrir la totalité de XV. Sur IV-X : 2 s. tri¬
chodea majeurs n’atteignant pas le milieu de l’article suivant. La petite face porte 2 s. chaetica et 1 s.
trichodeum mineur, plus 1 ou 2 s. basiconica sur les derniers. La grande face porte 4 s. chaetica et 1 s.
^COCCCO
Fig. 28. — Monohelea pulchripennis (K.), $ (A-E) et <J (F-H). A : représentation schématique des soies latérales du méso-
notum. B : aile. C : articles III-X et XI-XV de l'antenne ; IX représenté par sa petite face et X par sa grande face.
D : palpe droit en vue ventrale. E : spermathèques. F : pince génitale, sans l’édéage, en vue ventrale. G : édéage
en vue ventrale. H : branche distale gauche des paramères en vue semi-latérale. A : hors échelles ; B : 1 (500) :
C-H : 2 (100).
Source : MNHN, Paris
CERATOPOGONIDAE DES SEYCHELLES
63
trichodeum mineur très faible. Sur XI-XV, verticille de 6 s. chaetica ; le reste comme XIII-XV du (J.
Pubescence sur tous les articles et toute leur hauteur, sauf l’apex. Mensurations (III-XV) : 52, 34, 44,
36, 38, 42, 44, 46 - 62, 66, 66, 64, 86. Palpe (fig. 28, D) : article III jaune brunâtre léger et nettement
plus gros que les autres ; II et IV un peu plus sombres ; I et V encore plus sombres. Fossette cylindrique
et presque sans profondeur ; soies sensorielles courtes, à extrémité globuleuse, dépassant à peine l’ou¬
verture. Mensurations ; (I-IV) : 24, 34, 46, 42 ; Ç (I-V) : 20, 38, 56, 46, 56. Clypéus brun noirâtre ;
4 fortes soies de chaque côté, disposées en ligne. Mandibule armée de 8-9 dents progressivement plus
fortes et plus acérées.
Thorax d’un noir brillant, sauf la membrane anépisternale et l’aire stigmatique postérieure qui
sont claires. Une à 2 soies latérales antérieures sur le mésonotum ; 4-5 postérieures fortes (fig. 28, A).
Sur le scutellum, 2 fortes soies médianes et 4 à 5 autres médiocres, situées au-devant des précédentes.
Aile : ornementation représentée sur la figure 28, B. Pas de macrotriches. Microtriches nombreuses,
faibles, peu pigmentées. Alula nue. Mensurations ; <J : 1 370, 1 090, 420 ; $ : 1 380, 1115, 530. Balancier
incolore, hyalin. Pattes. Partout, hanches et trochanters brun noirâtre. Deux paires antérieures : fémurs
et tibias noirâtres, sauf l’extrême base des fémurs qui est plus claire ; tarses d’un jaune brunâtre léger.
Paire postérieure : fémur et tibia noirs, tarse brunâtre ; tous fortement grossis, et le basitarse légère¬
ment recourbé en S. PI : 2-3 rangées de soies bulbeuses sur les 2 premiers tarsomères ; 1 forte spinule
basale sur le basitarse et 1 apicale sur les 3 premiers tarsomères. P2 : 2 rangées de soies bulbeuses de
valeurs très inégales sur les 2 premiers tarsomères ; 1 forte spinule basale sur le basitarse et 1 paire
de spinules apicales sur les 3 premiers tarsomères. P3 : sur le basitarse, 1 vigoureuse épine noire à la
base et à l’apex ; 2 rangées complètes de soies bulbeuses très différentes l’une de l’autre par leur densité
et leur aspect, plus quelques éléments isolés à son extrémité ; 4-5 rangées très clairsemées de soies bul¬
beuses sur les 4 articles suivants, moins bien fournies chez le (J que chez la Ç. On observe en outre de
très vigoureuses épines noires apicales ; pour les deux sexes, au nombre de 2 sur le 2 e tarsomère ; chez
la $, d’une seule pour le 3 e tarsomère et de 2 sur le 4 e , ces dernières représentées sur la figure 16 de
Kieffer ; chez le le 4 e tarsomère seul porte un petit tubercule, à peine saillant, dans sa partie médiane.
Griffes (<J, $) égales et de petite taille sur les deux paires antérieures ; l’une et l’autre munies d’un très
petit denticule à la base de la face externe, et d’un autre denticule, plus long que le précédent, sur la
face interne. Chez le <J, les deux denticules sont plus longs que chez la Ç et l’extrémité de la griffe est
longuement bifide. Sur la paire postérieure (cJ, $), 1 seule griffe extrêmement longue, cylindrique, très
légèrement incurvée, à extrémité acérée et une autre courte, rectiligne, à extrémité arrondie. Empodium
rudimentaire. Mensurations :
<? 580 570 284 138 86 68 82 $ 590 595 300 136 85 64 118
650 600 318 130 88 60 72 675 630 335 138 80 66 105
810 730 300 170 82 100 115 850 780 305 170 90 100 116
Abdomen noir. Chez la $, cerques jaune pâle. Sclérification génitale légère, rudimentaire, non
représentée. Deux spermathèques bien sclérifiées, inégales, munies d’un col court (76 X 50 ; 56 X 50 ;
col 6), plus une 3 e rudimentaire (20 X 6) (fig. 28, E). Pince génitale du <? (fig. 28, F, H) noire, massive.
IX e sternite large, à bord postérieur convexe ; pubescent sur ses deux tiers postérieurs. IX e tergite
court, à bord postérieur arrondi, muni de 2 longs appendices apico-latéraux. Coxite portant un puissant
apodème dans la partie moyenne de son bord interne. Moitié basale de l’édéage triangulaire, à bord
antérieur concave, profondément échancré sur son angle postérieur. Moitié distale présentant la forme
d’une gouttière allongée, dont la base apparaît dans l’échancrure de la moitié basale. Chacune des
branches des paramères présente une portion basale déployée latéralement comme une feuille, et une
portion distale longue et cylindrique, décrivant un tour de spire de direction dorso-ventrale et latéro-
médiwie.
Matériel examiné. BM, PSTE : 1 c? n° 117, originaire de Mahé, ici désigné comme lectotype,
associé à d’autres spécimens sous l’étiquette commune manuscrite (Kieffer) « Johannseniella pulchri-
pennis ». Ces derniers spécimens non démontés. Collection DT : 4 (J, 12 $.
Source : MNHN, Paris
64
JEAN CLASTRIER
34. Neurobezzia tsacasi n. sp.
Femelle.
Tête nettement plus large que haute. Vertex sans soie médiane hypertrophiée. Yeux nus ; mal
orientés, paraissant se toucher sur un point au moins de leur bord interne. Antenne (fig. 29, B) : tous les
articles subcylindriques, brun noirâtre, très légèrement éclaircis sur leur partie basale. Les 2 s. trichodea
majeurs de IV-Xne dépassent pas le milieu de l’article suivant. Sur la petite face, 2 s. chaetica vigoureux
basalement et 1 s. trichodeum mineur dans la partie distale de X seulement. Sur la grande face, 3 s.
chaetica basalement et 1 s. trichodeum mineur, plus, éventuellement, 1 ou 2 s. basiconica distalement.
Verticille de XI-XV semblable à celui des articles précédents ; 1 s. chaeticum subapical sur le dernier.
Pubescence courte, dense, sur l’ensemble du flagelle. Mensurations (III-XV) : 60, 35, 35, 35, 35, 40,
46, 48 - 66, 68, 70, 72, 78. Palpe (fig. 29, A) : 3 premiers articles bruns ; les 2 derniers un peu plus sombres.
III à peine grossi, sans fossette ; portant sur la deuxième moitié de sa face interne quelques soies sen¬
sorielles éparses, assez brèves, à extrémité longuement et faiblement grossie. Mensurations (II-V) :
30, 42, 20, 38. Clypéus noirâtre, de très grande taille, aussi large que haut ; portant de chaque côté
2 fortes soies disposées l’une au-dessus de l’autre. Trompe brune de bout en bout ; plus courte que la
demi-hauteur de la tête. Mandibule armée d’une dizaine de dents progressivement plus fortes et mieux
découpées.
Thorax entièrement noirâtre. Mésonotum : disposition des soies latérales représentée sur la
figure 29, G. Scutellum d’observation difficile ; apparemment, 2 fortes soies médianes seulement. Pleures :
pas de soie sur l’anépisternum. Aile (fig. 29, F) brunâtre, progressivement assombrie depuis le bord
postérieur jusqu’au bord antérieur, et davantage encore sur la cellule costale. Nervures basales larges,
sombres ; les distales linéaires, claires. Costa atteignant presque l’apex de l’aile et dépassant légèrement
la Rs. Une seule rangée de soies sur la Costa depuis la base jusqu’à hauteur de la r-m, 2 rangées au-delà.
Une seule cellule radiale dont la base, largement proximale de la r-m, est environ 2 fois aussi longue
que celle-ci. Une seule soie sur le complexe radial, près de l’arculus. Bifurcation de Ml + 2 sous la r-m.
Pas de macrotriches. Microtriches nombreuses, pigmentées. Alula nue. Mensurations : 910, 910, 385.
Fig. 29. — Neurobezzia tsacasi n. sp., $. A : palpe droit en vue ventrale. B : articles IV-V, X-XI et XV de l’antenne ;
pour V et X, petite face en haut, grande face en bas. C : spermathèques. D : tibia, tarse et griffes de la patte anté¬
rieure ; pubescence représentée sur le tibia seulement ; denticule des griffes à peine visible sur ce spécimen. E :
extrémité postérieure de l’abdomen en vue ventrale. F : aile. G : disposition schématique des soies latérales du méso¬
notum. Échelles : A-C : 1 (100) ; D-E : 2 (200) ; F : 3 (500) ; G hors échelles.
Source : MNHN, Paris
CERATOPOGONIDAE DES SEYCHELLES
65
Balancier à tige brun clair et bouton blanchâtre. Pattes du même brun noirâtre que les pleures ; à peine
éclaircies sur les trochanters, l’extrême base de tous les fémurs, l’extrême base des 4 tibias postérieurs.
PI (fig. 29, D) : fémur légèrement et globalement grossi, inerme ; tibia grossi de la base à l’apex ; pas
de soies bulbeuses et, apparemment, pas de spinules apicales sur le tarse. P2 : 1 forte spinule apicale
sur le tibia ; 1 rangée de vigoureuses soies bulbeuses sur le basitarse ; 1 paire de spinules apicales sur les
3 premiers tarsomères. P3 : fémur et tibia légèrement grossis de la base à l’apex. Les 2 peignes du tibia
insérés presque longitudinalement, sur une plage arrondie, claire ; le plus grand à 6 dents de longueurs
progressivement décroissantes. Pas de brosse sur le basitarse ; 1 rangée de soies bulbeuses sur les 2 pre¬
miers tarsomères ; pas de spinule apicale pour l’ensemble du tarse. Partout, 5 e tarsomère du même
diamètre que les articles précédents (à peine grossi pour la paire antérieure), semblable à la figure 1 h de
Wirth et Ratanaworabhan (1972). Griffes longues, déliées (fig. 29, D), égales pour une même patte
sur les paires pro et mésothoraciques, les antérieures étant plus longues que les intermédiaires (respec¬
tivement 84 et 65) ; toutes munies d’un denticule basal grêle, court, assez peu visible. Les griffes posté¬
rieures, mal orientées, paraissent inégales. Mensurations :
370 390 175 60 40 38 90
445 370 222 66 40 35 72
478 430 228 78 50 30 80
Abdomen (fig. 29, E) brun noirâtre. Sclérification génitale rudimentaire. Deux spermathèques
de petite taille, subglobuleuses et subégales, munies d’un col assez court (35 X 30 ; 30 X 26 ; col 6)
(fig. 29, C) ; pas de troisième spermathèque vue.
Matériel examiné. Collection DT : 1 $, holotype.
Le genre Neurobezzia Wirth et Ratanaworabhan, 1972 a été créé pour l’espèce californienne
Bezzia granulosa Wirth, 1952. Cet unique représentant du genre jusqu’alors, diffère de l’espèce nouvelle
par les caractères suivants. Aile blanchâtre ; cellule radiale beaucoup plus courte. Pattes : tous les
fémurs jaunâtres, sauf l’apex plus ou moins largement bruni ; les 4 tibias antérieurs jaunâtres, sauf
l’extrême base qui est brune et l’apex légèrement teinté. Abdomen bicolore, d’un blanc laiteux à la base.
35. Nilobezzia longipennis (Kieffer, 1911)
Probezzia longipennis Kieffer, 1911, 349.
Nilobezzia longipennis (Kieffer) ; Wirth et Messersmith, 1977, 294 ; Wirth et al., 1980, 171, comme
synonyme de N. scotti.
Femelle.
Yeux nus ; contigus sur toute leur hauteur. Antenne (fig. 30, A). Articles IV-X jaune brunâtre,
avec une étroite bande apicale brune. Sur XI-XV, la base est jaunâtre, marquée de taches arrondies
brunes (portant chacune un élément du verticille), tandis que le corps est brun, parsemé de petites
taches irrégulières jaunâtres, entourant souvent la base d’implantation des sensilla, mais aussi indé¬
pendantes de ceux-ci. Chacun des articles III-V porte à l’apex un petit sensillum arrondi, comparable
à ceux qui ont été décrits chez les Holoconops par Clastrier (1973). Sur IV-X : 2 s. trichodea majeurs
longs et vigoureux, atteignant le milieu de l’article suivant. La petite face porte 1 s. chaeticum depuis
IV jusqu’à VI ou VII et reste nue au-delà. La grande face porte 2 s. chaetica, ainsi que 1, puis 2 et
3 s. v trichodea mineurs, plus, éventuellement, 1 s. basiconicum. Sur XI-XV, verticille irrégulier de 5 à
6 s. trichodea, individuellement implantés sur les taches brunes déjà citées ; XV légèrement conique à
son extrémité, sans stylet ni s. chaeticum subapical. Pubescence sur toute la partie claire de IV-X,
et au-dessous du verticille seulement sur XI-XV. Mensurations (III-XV) : 90, 48, 48, 50, 50, 52, 54,
60 -138,158,142,144,168. Palpe (fig. 30, B) brun, progressivement éclairci de la base à l’apex. Article III
de beaucoup le plus long, cylindrique. Pas de fossette, mais quelques soies sensorielles à peine grossies
Source : MNHN, Paris
JEAN CLASTRIER
à leur extrémité, localisées sur la deuxième moitié de la face interne. Mensurations (I-Y) : 18, 56, 78,
36, 45. Mandibule (fig. 30, C) armée sur son bord interne de 2 séries de dents très différentes l’une de
l’autre et largement séparées. La première compte 6 dents triangulaires à peine ébauchées, peu visibles,
non représentées sur la figure ; la deuxième 7 à 8 dents fortes, bien découpées, acérées, ayant toutes
sensiblement la même valeur. Sur le bord externe, 10 dents minuscules environ.
Fjg. 30. — Nilobezzia longipennis (K.), $. A : articles IX-XI et XV de l'antenne ; pour IX, petite face en haut, grande face
en bas. B : palpe droit en vue ventrale. C : extrémité de la mandibule. D : aile. E : 5 e tarsomère prothoracique
(une seule rangée de bâtonnets et une seule griffe sont représentées). F : extrémité postérieure de l’abdomen et
spermathèques en vue ventrale. Échelles : A-C : 1 (100) ; D : 2 (1 000) ; E-F : 3 (200).
Thorax noirâtre. Mésonotum : soies latérales extrêmement nombreuses, faibles, à l’exception de
4 postérieures fortes ; représentées sur la figure 31, A. Scutellum : 4 fortes soies de chaque côté, disposées
en ligne irrégulière, et 3 médianes ; en outre, nombreuses soies faibles disposées en avant des précédentes.
Pleures présentant deux douzaines de soies environ, groupées dans la partie médiane de l’anépisternum
(fig. 31, A). Aile (fig. 30, D) d’un gris léger. Nervures basales larges, peu pigmentées ; les distales inco¬
lores, à limites floues. Costa ne dépassant pas la Rs ; portant 2 rangées de soies depuis la base. Une seule
cellule radiale très allongée. Aucune soie sur le complexe radial, particulièrement à proximité de l’arculus.
Pas de macrotriches. Microtriches nombreuses, de petite taille, bien pigmentées. Une quinzaine de soies
sur l’alula. Mensurations : 2 550, 2 070, 790. Balancier jaunâtre. Pattes : fémurs et tibias noirâtres, assom¬
bris sur les genoux ; 4 premiers tarsomères jaunâtres, le dernier noirâtre. Partout, pilosité forte, plus
ou moins spinuleuse. PI : 1 très forte spinule apicale sur les 3 premiers tarsomères. P2 : 1 forte spinule
à l’apex du tibia ; 1 rangée de soies bulbeuses sur le basitarse et 1 paire de spinules apicales sur les
3 premiers tarsomères. P3 : grand peigne tibial à 7 dents, la 4 e étant la plus forte. Sur le basitarse,
brosse rudimentaire ; 2 rangées de soies bulbeuses ; 1 forte spinule apicale. Une rangée de soies bulbeuses
et 1 spinule apicale sur le 2 e tarsomère ; quelques soies bulbeuses sur le 3 e . Partout, 5 e tarsomère très
allongé, cylindrique, armé de 12 à 14 bâtonnets disposés en 2 rangées irrégulières sur un peu plus de sa
moitié basale (fig. 30, E). Sur chacune des pattes, 2 griffes très fortes, très longues et inégales, de dimen¬
sions respectives 190-82, 182-70, 195-68, portant à la base un court denticule à extrémité arrondie
(fig. 30, E). Mensurations :
Source : MNHN, Paris
1 080 950 480 215 160 105 240
1 260 1 050 585 235 155 102 230
1 320 1 200 980 300 195 108 230
CERATOPOGONIDAE DES SEYCHELLES
67
Abdomen (fig. 30, F) jaune sale jusqu’au segment VI, d’un brun plus ou moins noirâtre sur les
suivants. VII e sternite uniformément pigmenté et sans solution de continuité ; de chaque côté, une
touffe de soies largement séparée de son homologue. Sur le VIII e sternite, plus sombre que le précédent
et profondément échancré au milieu de son bord postérieur, de 3 à 4 soies très longues et extrêmement
vigoureuses, se croisant sur la ligne médiane. Soies du segment X ne présentant aucune ébauche d’aligne¬
ment. Deux spermathèques majeures déformées, sans col (88 X 62 ; 78 X 60 environ), marquées de
nombreuses petites taches arrondies, claires, et une 3 e spermathèque rudimentaire.
Matériel examiné. BM, PSTE : 1 $ n° 146, portant la mention manuscrite (Kieffer) « Bezzia
longipennis », ici désignée comme holotype.
36. Nilobezzia scotti (Kieffer, 1911)
Probezzia scotti Kieffer, 1911, 348.
Nilobezzia scotti (Kieffer) ; Wirth et Messersmith, 1977, 294 ; Wirth et al., 1980, 171.
Femelle.
Cette espèce, très proche de la précédente, s’en différencie par les caractères suivants. Taille
légèrement supérieure et coloration générale plus sombre. Antenne uniformément noirâtre. Les petites
taches claires de XI-XV sont beaucoup plus rares, et même tout à fait absentes au-dessous du verticille.
Mensurations (III-XV) : 100, 54, 52, 54, 52, 52, 54, 64 - 140, 152, 152, 162, 162. Palpe (fig. 31, B) brun
noirâtre. Article III à peine plus long que II, et légèrement grossi au milieu. Soies sensorielles formant
2 petites touffes diamétralement opposées à l’apex de III. Mensurations (II-V) : 68, 70, 38, 48.
Thorax d’un noir profond, ne permettant pas l’observation des soies du mésonotum et du scutel-
lum. Soies de l’anépisternum présentes, nombreuses, groupées dans la partie antéro-dorsale du sclérite.
Aile grisâtre ; progressivement assombrie depuis le bord postérieur jusqu’au bord antérieur. A une
certaine distance de ce dernier, une pigmentation linéaire légère semble prolonger la Rs dans la cellule
Fig. 31. — Nilobezzia longipennis (K.), $ (A) et N. scotti (K.), $ (B-D). A : représentation schématique des soies latérales
du mésonotum et des soies de l’anépisternum. B : 4 derniers articles du palpe droit en vue ventrale. C : spermathèques.
D : extrémité postérieure de l’abdomen en vue ventrale. A : hors échelles ; B : 1 (100) ; C-D : 2 (200).
Source : MNHN, Paris
JEAN CLASTRIER
R3. Mensurations : 2 715, 2 120, 850. Balancier noir. Pattes : fémurs et tibias noirs ; 3 premiers tarso-
mères et moitié basale du 4 e jaune brunâtre ; moitié distale du 4 e noirâtre ; 5 e noir. Pas de soies bul¬
beuses sur le 3 e tarsomère postérieur. Dimensions respectives des griffes et denticules : 178-72, 182-80
(griffes postérieures brisées). Mensurations :
1150 1 030 490 220 168 122 245
1 340 1 065 580 235 168 120 218
1 490 1 270 960 310 210 120 250
Abdomen (fig. 31, D) noir. Sclérification du VII e sternite plus étendue en hauteur, plus intensé¬
ment pigmentée et présentant dans sa partie médiane des traînées linéaires transversales plus sombres.
On y observe aussi une sorte de déchirure qui ne paraît pas être le résultat d’un artefact. Sclérification
du VIII e sternite également plus étendue et plus intense. Soies du X e segment assez régulièrement
disposées sur 2 lignes paramédianes et plus ou moins couchées. Spermathèques (fig. 31, C) de plus
petite taille que chez l’espèce précédente (70 X 64 et approximativement 70 X 60).
Matériel examiné. BM, PSTE : 1 $ n° 120, portant la mention manuscrite (Kieffer) « Bezzia
scotti », ici désignée comme holotype.
37. Phaenobezzia seychelleana (Kieffer, 1911)
Probezzia seychelleana Kieffer, 1911, 350.
Bezzia seychelleana (Kieffer) ; Wirth et Messersmith, 1977, 294 ; Wirth et al., 1980, 173.
Mâle.
Vertex dépourvu de soie hypertrophiée. Yeux nus ; séparés par un intervalle en forme de V,
de la valeur d’une facette environ dans sa partie la plus étroite. Antennes perdues. Palpe (fig. 32, C)
d’un brun léger. Pas de fossette sur III, mais une douzaine de soies sensorielles à extrémité faiblement
et longuement grossie, implantées sur la moitié distale de la face interne, débordant légèrement de part
et d’autre de celle-ci. Mensurations (II-V) : 40, 50, 26, 30. Trompe brune ; extrêmement courte, mesurant
moins de la moitié de la hauteur de la tête.
Fig. 32. — Phaenobezzia seychelleana (K.), A : partie de l’aile conservée. B : 5 e tarsomère postérieur, avec l’une des
griffes et son denticule. C : 4 derniers articles du palpe droit en vue ventrale et vue partielle de la face dorsale de
1 article III, montrant la répartition des soies sensorielles. D : pince génitale isolée en vue ventrale. E : la même
pince isolée, en vue latérale. F : pince génitale non détachée de l’ahdomen, en vue ventrale. G : disposition des
soies latérales du mésonotum et soies de l’anépistemum. Échelles : A : 1 (500) ; B-F : 2 (100) ; G hors échelles.
Source : MNHN, Paris
CERATOPOGONIDAE DES SEYCHELLES
Mésonotum brun noirâtre, portant au milieu de son bord antérieur un petit tubercule dressé
jaunâtre, pubescent. Disposition des soies latérales représentée sur la figure 32, C. Scutellum brun
noirâtre ; 2 soies médianes presque aussi éloignées l’une de l’autre que de la soie latérale correspondante.
Pleures brun clair ; sur l’anépisternum, des soies d’observation difficile (spécimen en mauvais état),
paraissant peu nombreuses (fig. 32, G). Ailes plus ou moins largement amputées à l’apex ; ce qui en
reste représenté sur la figure 32, A. Limbe grisâtre ; nervures basales un peu plus sombres ; les distales
à peine marquées, particulièrement la base de M2 qui prend naissance sous la r-m, et se devine plus qu’elle
ne se voit. Deux rangées de soies sur la costa depuis la base ; l’une très clairsemée, l’autre réduite à
quelques éléments encore plus espacés. Une seule soie sur le complexe radial, près de l’arculus. Pas de
macrotriche. Microtriches nombreuses, grossières. Balancier à tige grisâtre et bouton noir. Pattes bru¬
nâtres, avec des éclaircissements jaunâtres couvrant à peu près la moitié basale des 4 fémurs antérieurs
et les trois quarts basaux du bord dorsal du fémur postérieur. PI : tarse perdu. P2 : 1 forte épine à
l’apex du tibia ; 1 rangée de soies bulbeuses vigoureuses et 1 paire de spinules apicales sur les 3 premiers
tarsomères. P3 : pas d’éperon vu sur les 2 tibias conservés ; grand peigne à 5-6 dents, la plus grande
étant la 2 e ou la 3 e . Pas de brosse sur le basitarse, qui ne diffère en rien de l’article suivant, sinon par
sa longueur ; 2 rangées de soies bulbeuses sur ces 2 tarsomères et 1 seule sur le 3 e ; 1 paire de spinules
apicales faibles sur chacun d’eux. Griffes petites, égales, non réellement bifides, mais présentant sur
leur face interne un étroit denticule n’atteignant pas l’extrémité de la griffe correspondante (fig. 32, B).
Mensurations :
445 405 .
538 460 285 120 75 48 68
570 510 318 140 75 55 90
Pince génitale (fig. 32, D, E, F). IX e sternite masqué par l’édéage qui est en hyperextension.
IX e tergite court, son bord postérieur arrondi ; lobes charnus et velus très allongés, volumineux. Coxite
moins haut que large, portant à l’union des deux derniers tiers un apodème de petite taille mais haute¬
ment pigmenté. Dististyle extrêmement réduit mais distinct. Édéage en Y ; pas de pubescence entre
les deux branches basales ; la branche médiane est d’observation difficile (son extrémité brisée est
déplacée). Paramères relativement faibles ; la branche commune allongée, fortement grossie à la base,
légèrement à son extrémité, qui est bifide.
Matériel examiné. BM, PSTE : 1 <$ n° 117, portant sur une étiquette la mention manuscrite
(Kieffer) « Bezzia seychelleana », ici désigné comme holotype.
38. Serromyia festiva Kieffer, 1911
Serromyia festiva Kieffer, 1911, 346 ; Wirth et Messersmith, 1977, 294 ; Wirth et al., 1980, 167.
Mâle.
Yeux nus ; contigus ventralement, séparés par un intervalle en forme de V très ouvert dorsale-
ment. Vertex et la plus grande partie de l’occiput jaune brunâtre, le reste du dernier noir. Antenne :
torus noirâtre, flagelle brun clair. Panache jaunâtre ; son insertion d’abord équatoriale, puis de plus en
plus oblique sur IV-XII. Verticille de 7 à 8 vigoureux s. chaetica sur XIII et XIV, de très faibles s. tri-
chodea sur XV ; ce dernier sans stylet, muni d’un s. chaeticum subapical. Pubescence absente depuis
IV jusqu’à VIII ou IX ; présente ensuite jusqu’à la moitié basale de XIV comprise, et absente sur le
reste. Mensurations (XI-XV) : 36, 62, 122, 128, 125. Palpe (fig. 33, D) noirâtre. Fossette située sur le
troisième quart de l’article III, de faible diamètre et sans profondeur, portant un bouquet de 10 soies
sensorielles brèves, dressées, à extrémité globuleuse. Mensurations (I-V) : 22, 44, 60, 34, 60.
Mésonotum : jaune brunâtre sur sa moitié antérieure et marqué de petite taches circulaires brun
noirâtre à la base des soies ; noirâtre sur sa moitié postérieure, et dans son ensemble comparable à celui
Source : MNHN, Paris
70
JEAN CLASTRIER
de S. aethiopiae Clastrier et Wirth, 1961. Chez S. festiva cependant, la partie claire se différencie par
l’absence de bande sombre médiane, ainsi que par des taches plus nombreuses, de plus petite taille,
semblables entre elles et uniformément réparties. Disposition des soies latérales représentée sur la
figure 33, B. Pubescence dense, forte et brève, en forme d’écailles. Scutellum jaune brunâtre, orné d’une
étroite bande médiane sombre ; 4 soies médianes disposées en ligne, plus une soie plus faible de chaque
côté, entre ces dernières et la soie latérale correspondante. Pleures brunes avec 2 plages noires : l’une
couvrant la partie antérieure de l’anépisternum, le pronotum, le propleuron et la hanche antérieure ;
l’autre englobant le mésépiméron et les 2 hanches postérieures. Aile (fig. 33, A) très légèrement brunie.
Nervures basales larges, un peu plus sombres ; les distales linéaires, incolores. De 4 à 5 soies sur le com¬
plexe radial. Aucune macrotriche. Microtriches faibles, peu pigmentées. Mensurations : 1 440, 1 060,
450. Balancier jaune brunâtre de bout en bout. Pattes. Hanches et trochanters noirâtres. Patte antérieure
ambrée ; très faiblement assombrie à la base et à l’apex du fémur et du tibia, sur la moitié basale du basi-
tarse, à la base du 2 e tarsomère, l’apex du 3 e , et plus de la moitié distale du 4 e . Patte intermédiaire
comme la précédente, sauf le tarse uniformément jaune ambré. Patte postérieure. Fémur extrêmement
volumineux et tibia coudé à la base pour en épouser la forme ; tous deux ambrés, avec de nombreuses
taches sombres sur le fémur, et l’extrême base du tibia jaunâtre (fig. 33, C) ; tarse uniformément jau¬
nâtre. PI : 3 fortes soies spinuleuses subapicales sur le fémur et 3 à 4 sur le bord dorsal du tibia ; 1 basale
sur le basitarse et 1 très faible paire apicale sur les 2 tarsomères suivants ; aucune soie bulbeuse. P2
comme la précédente avec, en plus, 4 spinules médianes sur le basitarse et des spinules apicales fortes
sur les 3 premiers tarsomères. P3 : fémur armé sur son bord ventral de 2 rangées de 6 à 7 épines chacune,
individuellement portées par un tubercule arrondi, massif ; en outre, quelques soies spinuleuses sur sa
moitié distale. Pilosité forte, implantée sur une petite tache arrondie, noirâtre, du tégument. Grand
peigne tibial à 10 dents, la 6 e étant la plus forte. Sur le basitarse, 1 forte spinule basale et 1 rangée de
soies bulbeuses dont tous les éléments sont courts et larges, plus ou moins triangulaires, et la dernière
hypertrophiée. Le reste comme aux 2 autres paires. Partout, la soie courbe apicale du 4 e tarsomère
Fig. 33. — Serromyia festiva (K.), A : aile. B : disposition des soies latérales du mésonotum. C : forme et coloration des
fémurs et tibias postérieurs. D : palpe droit en vue ventrale. E : pince génitale telle qu’elle apparaît sur la prépara¬
tion ; édéage entièrement ombré (en a, l’extrémité brisée de l’appendice apical). F : face ventrale du IX e sternite
vue par transparence. G : soie apicale courbe du 4 e tarsomère (prothoracique). H : l’extrémité de cette soie apicale
grossie 4 fois. Échelles : A, 1 (500) ; B-C : 2 (500) ; D et G : 3 (100) ; E-F : 4 (200).
Source : MNHN, Paris
CERATOPOGONIDAE DES SEYCHELLES
71
présente à son extrémité une expansion hypertrophique lamelliforme (fig. 33, G, H). Griffes simples,
fortes ; talon bien développé et portant une longue soie ; apex longuement bifide. Mensurations :
584 580 234 116 76 50 82
690 635 310 124 78 44 64
1 050 870 386 130 86 63 116
Abdomen. Les 5 premiers segments jaune brunâtre clair, marqués latéralement d’une tache som¬
bre, arrondie sur I, en équerre et de plus en plus réduite jusqu’à V ; les 3 segments suivants entièrement
bruns. Pince génitale (fig. 33, E, F) brune ; de plus en plus assombrie depuis l’extrémité distale du coxite
jusqu’à l’apex du style, qui est noirâtre. IX e sternite longuement prolongé dans sa partie médiane au-
devant de l’édéage ; répartition des longues soies et de la pubescence représentées sur la figure. Coxite
massif, tronc-conique. Dististyle aussi long que le précédent, régubèrement rétréci de la base à l’apex.
Pour autant qu’il soit possible d’en juger sur la préparation, édéage composé de 2 parties. L’une ventrale,
dont la base est allongée transversalement, et la partie distale en forme d’écusson, terminée par 2 appen¬
dices recourbés en crochets à leur extrémité. L’autre dorsale, subglobuleuse à la base, prenant distale-
ment la forme d’un appendice longuement recourbé et hautement sclérifié, qui est brisé et déplacé sur
la préparation (représenté en a sur la figure). Paramères schématiquement disposés sous la forme d’un X.
Les 2 branches basales, fortement pigmentées (brisées sur la préparation) sont soudées en une base
commune, sur laquelle prend naissance un lobe dorsal, assez court, qui couvre la base des 2 branches
distales. Celles-ci, faiblement pigmentées, sont d’abord très étroites, puis rapidement élargies et recour¬
bées en direction dorsale.
Matériel examiné. BM, PSTE : 1 (J n° 26, ici désigné comme holotype. Le corps de ce spécimen,
collé sur un support de bristol, portait l’identification manuscrite (Kieffer) « Serromyia fesliva », et les
3 étiquettes suivantes : « Seychelles Is. Prof. J. S. Gardiner 1914-537 », « Silhouette ’08, Seychelles
Exp. », et « genitalia on slide, det. W. Wirth 1977 ». Ce genitalia, déjà monté entre lame et lamelle, porte
la transcription manuscrite des étiquettes précédentes, plus la mention « $ gen. ex specimen ».
39. Stilobezzia areolaris (Kieffer, 1911)
Sphaeromias areolaris Kieffer, 1911, 345 ( partim ).
Stilobezzia areolaris (Kieffer) ; Das Gupta et Wirth, 1968, 138 ; Wirth et Messersmith 1977, 307 ; Wirth
et al., 1980, 168 (partim).
Femelle.
Espèce semblable à la suivante, à l’exception d’un certain nombre de caractères propres qui
sont rapportés ci-dessous. Antenne : torus d’un brun orangé ; le reste uniformément brun noirâtre.
Article X particulièrement étroit. Sensilla trichodea épars assez largement dispersés sur XI-XV ; pubes¬
cence présente et très uniformément répartie sur ces 5 articles (fig. 35, A), y compris la zone subapicale
du dernier. Mensurations (III-XV) : 60, 36, 36, 38, 38, 40, 44, 42 - 72, 74, 72, 74, 112. Palpe du même
brun noirâtre que l’antenne. Mensurations (II-V) : 30, 42, 20, 32.
Mésonotum et scutellum bruns. Pleures jaune brunâtre en avant d’une ligne allant de la suture
transverse du mésonotum au bord antérieur de la coxa mésothoracique ; plus sombres en arrière de
cette ligne. Aile modérément et uniformément brunie dans son ensemble. Tache sombre couvrant la
r-m peu marquée, diffuse et transversale, atteignant à peine la première cellule radiale. Deuxième cellule
radiale brièvement assombrie à l’apex. Aucune tache claire visible. Macrotriches à peine plus nom¬
breuses. Mensurations : 965, 705, 390. Pattes : pour les seuls articles conservés, fémurs et tibias jaune
brunâtre clair ; les premiers à peine éclaircis à l’extrême base sur la paire antérieure, nettement assom¬
bris sur leur moitié distale à la paire postérieure. Tous les tarsomères sensiblement du même jaune
brunâtre clair. Mensurations :
Source : MNHN, Paris
72
JEAN CLASTRIER
390 382 180 ....
458 458 245 100 42 34 90
462 . . 75 35 30 84
Abdomen (fig. 35, B). Sur le VII e sternite, 1 seule soie médiane, très largement séparée des soies
latérales. Soies du VIII e sternite au nombre de 5 à 6, la première de chaque rangée étant un peu plus
forte que celles des autres segments, et beaucoup plus que les 4 à 5 postérieures. Les 2 spermathèques
majeures subégales (60 X 42 environ), marquées de petites taches claires assez peu visibles ; la 3 e
(diamètre 16) apparemment dépourvue de col. Dans la mesure où il ne s’agit pas d’une variation liée
à une orientation différente : plaques sclérifiées triangulaires à sommet externe ; formation hautement
pigmentée linéaire, proportionnellement plus longue, et située sur le bord même de ces plaques.
Matériel examiné. BM, PSTE : 2 $ n° 120 portant l’identification individuelle manuscrite (Kief-
fer) « Johannseniella areolaris ». accompagnées de l’étiquette suivante, commune, de la main d’Edwards :
« These two specimens may represent two species. Note thorax, etc. F.W.E. ». L’une de ces $, paraissant
la plus proche de la description de Kieffer, et portant l’étiquette complémentaire « Stilobezziaareolaris K.,
det. Wirth » est ici désignée comme lectotype. Cambridge : 2 $n° 112 et 120, individuellement étiquetées
« Sphaeromias areolaris J. J. KiefFer. Paratype », dont une seule (n° 120) revient à cette espèce.
Les 2 autres $ se différencient très nettement de S. areolaris. Bien que partageant un certain
nombre de caractères, elles ne paraissent pas revenir à une seule et même espèce, et ne sont pas décrites
ici.
40. Stilobezzia sp. bêta
Femelle.
Dans le cadre des conventions générales précédemment adoptées, et en l’absence d’information
contraire, cette description est valable pour l’espèce qui précède (S. areolaris) et pour celle qui suit
(sp. gamma).
Yeux nus ; séparés par un intervalle en forme de V, qui est un peu moins large que la valeur
d’une facette dans sa partie la plus étroite. Vertex : disposition des soies représentée sur la figure 34,
I. Antenne (fig. 34, D) brune ; marquée d’une petite tache jaunâtre à la base de tous les sensilla de la
portion distale. Aucune soie sur le premier article. IV-IX subcylindriques, à peine grossis au milieu et
progressivement plus longs ; les 2 s. trichodea majeurs de la même longueur que ces articles, faible¬
ment incurvés, étroits et assez grêles, à extrémité acérée. Sur la petite face, 2 s. chaetica plus longs que
les s. trichodea majeurs. Sur la grande face, 3 s. chaetica semblables aux précédents, plus 1, rarement 2 s.
trichodea mineurs. L’article X, légèrement plus court que IX, est caractérisé par l’absence de s. tri¬
chodea majeurs, ainsi que par la présence de 1 à 2 s. basiconica, sur la partie qui correspond à la grande
face des articles précédents. XI-XV subcylindriques ; verticille formé de 6 à 7 s. trichodea vigoureux ;
le dernier sans stylet, muni d’un s. chaeticum subapical. Pubescence présente sur toute la hauteur de
IV-X ; limitée sur XI-XV à la base et à l’apex des articles, ainsi qu’au voisinage des s. trichodea épars.
Ces derniers étant très étroitement groupés dans la partie médiane de XI et XII, les trois localisations
de pubescence, basale, médiane et apicale, sont séparées les unes des autres par de larges surfaces
glabres. Cette disposition devient de moins en moins nette sur les 3 articles suivants. Mensurations
(III-XV) : 62, 40, 35, 40, 40, 42, 46, 45 - 77, 74, 74, 80, 112. Palpe (fig. 34, F) uniformément jaune bru¬
nâtre clair. Fossette approximativement située sur le troisième quart de l’article III ; de faible diamètre
et sans profondeur, circulaire, portant une dizaine de soies sensorielles dressées, courtes, à extrémité
globuleuse. Mensurations (I-V) : 12. 34, 42, 21, 29. Clypéus allongé, présentant de chaque côté, à
l’extrême bord, une rangée longitudinale de 3 soies. Mandibule armée de 6 dents fortes, étroites ; les
5 premières de même valeur et de même orientation, la dernière plus vigoureuse et nettement détachée
des précédentes. Extrémité du labre représentée sur la figure 34, C.
Mésonotum brun noirâtre ; disposition des soies latérales représentée sur la figure 34, H. Scuteüum
plus sombre ; 2 fortes soies médianes et 1 autre faible de chaque côté, qui est plus proche de ces dernières
Source : MNHN, Paris
CERATOPOGONIDAE DES SEYCHELLES
73
que de la soie latérale correspondante. Pleures du même brun que le mésonotum, à l’exception d’une
tache triangulaire jaune brunâtre qui couvre l’anépisternum et sa membrane, la zone préalaire, ainsi
que l’extrême bord du mésonotum et le paratergite. Aile (fig. 34, B) d’un brun léger irrégulier, pré¬
sentant à la fois des plages plus sombres et des plages plus claires. Deux taches sombres sont particu¬
lièrement apparentes. La première, plus ou moins quadrangulaire, assez bien délimitée, couvre la
r-m qu’elle déborde postérieurement et se prolonge en avant d’une façon de plus en plus diffuse jusqu’à
la costa. La deuxième, moins bien définie, couvre l’extrémité de la 2 e cellule radiale et la totalité de la
cellule R3. Les autres taches sombres, à limites extrêmement floues, sont représentées sur la figure.
Des plages claires s’observent aux deux extrémités des cellules costale, basale, R5, Ml, M2, anale, ainsi
que dans la cellule M4. Une étroite et brève bandelette blanchâtre se voit enfin le long du bord antérieur,
après la costa. Nervure Rs légèrement grossie à l’apex ; r-m interrompue au milieu ; pétiole de Ml -f- 2
de moitié plus court que cette dernière. Une seule soie sur le complexe radial, près de l’arculus. Macro-
triches très peu nombreuses, réparties comme sur la figure. Mensurations : 952, 682, 396. Balancier à
tige hyaline, faiblement jaunie, et bouton d’un blanc opalescent. Pattes : hanches et trochanters anté¬
rieurs brun clair ; les 4 hanches postérieures du même brun que la partie sombre des pleures, sauf l’apex
qui est jaune brunâtre ; trochanters également jaune brunâtre. Sur les fémurs et les tibias, dont la colo¬
nie. 34. — Stilobezzia sp. bêta, $. A : coloration des fémurs et des tibias. B : aile. C : extrémité distale du labre. D : articles
IX-XV de l'antenne vus par leur petite face (en haut) et IX vu par sa grande face (en bas) ; pubescence représentée
dans son intégralité pour tous ces articles. E : partie postérieure de l’abdomen et spermathèques en vue ventrale.
F : palpe droit en vue ventrale. G : 5 e tarsomère, l'une des soies basales, griffe et denticule des pattes pro, méso
et métathoraciques. H : disposition des soies latérales du mésonotum. I : disposition des soies du vertex et espace
interoculaire. Échelles : A-B : 1 (500) ; C hors échelles ; D-G : 2 (100) ; H-I : 3 (200).
Source : MNHM, Paris
74
JEAN CLASTRIER
ration va du jaune clair au brun sombre (fig. 34, A), les variations de teintes ne sont pas tranchées mais
progressives, fondues les unes dans les autres, rendant leur représentation délicate et approximative.
Quatre premiers tarsomères d’un jaune brunâtre léger ; le dernier un peu plus clair que les précédents,
allongé, faiblement recourbé et grossi de la base à l’apex. PI : 1 spinule basale faible et 1 autre distale,
forte, sur le fémur ; 1 rangée de soies bulbeuses dont la dernière est hypertrophiée, sur les 2 premiers
tarsomères ; 1 seul élément semblable, apical, sur le 3 e ; 1 spinule apicale sur ces 3 articles. P2 : 2 spinules
sur le trochanter ; 1 basale et 2 apicales sur le fémur ; 1 apicale faible sur le tibia ; soies bulbeuses et
spinules apicales comme sur PI. P3 : 1 spinule basale et 1 apicale sur le fémur, aucune sur le tibia ;
grand peigne tibial à 7-8 dents, la 2 e ou 3 e étant la plus forte ; 3 rangées de soies bulbeuses sur le basi-
tarse, la plus interne interrompue distalement ; 2 rangées sur le 2 e tarsomère, l’une forte et dense,
l’autre faible et clairsemée ; le reste comme aux deux autres paires. Le 5 e tarsomère porte partout
2 fortes épines basales dont l’implantation volumineuse fait saillie à la surface de l’article, et l’extré¬
mité, longuement effilée, est doublement recourbée en forme de crochet (fig. 34, G). Une seule griffe,
munie d’un denticule, dont les dimensions sont variables d’une paire à l’autre (respectivement 72-26 ;
82-34 ; 62-13). Ce denticule ne prend pas naissance latéralement sur la griffe, mais sur le fil du bord
concave, s’inscrivant dans le même plan que celui-ci (fig. 34, G). Mensurations :
380 370 190 70 34 32 92
466 462 250 98 40 34 92
435 426 206 78 36 34 76
Abdomen (fig. 34, E) brun, progressivement assombri depuis la base, sauf le dernier segment et
les cerques jaunâtres. Le VII e sternite porte dans sa partie médiane 4 à 5 soies équidistantes, qui sont
à peine plus éloignées des soies latérales correspondantes qu’elles ne le sont entre elles. Soies du VIII e
sternite formant 2 alignements paramédians et divergents de 4 à 5 éléments chacun, ayant tous sensi¬
blement la même valeur, et à peine plus courts que les autres soies des sternites. Les 3 éléments anté¬
rieurs sont disposés suivant une ligne courbe régulière, tandis que les derniers se situent à l’extérieur
de cette ligne. En profondeur, 2 plaques sclérifiées, non jointives, présentant à une certaine distance
de leur angle postéro-interne une formation en virgule hautement pigmentée. Les 2 spermathèques
majeures longuement piriformes, inégales, à col très court (70 X 48 ; 60 X 43), marquées de petites
taches arrondies, claires. Une 3 e spermathèque, rudimentaire, globuleuse, à col étroit et long (diamètre
18, col 5).
Matériel examiné. Collection DT : 4 $.
41. Stilobezzia sp. gamma
Femelle.
Description faite comparativement à celle de l’espèce précédente. Taille nettement supérieure
et coloration générale plus sombre. Antenne : articles IX-X assombris à l’apex ; XI-XV éclaircis à la
base ; X plus long que les articles qui le précèdent ; de très grandes plages dépourvues de pubescence
sur XI-XIII. Mensurations (III-XV) : 86, 54, 56, 60, 64, 64, 68, 72 - 110, 115, 110, 184, 164. Palpe
(fig. 35, C) brun ; les 2 derniers articles mal orientés. Mensurations (I-III) : 22, 50, 56. Extrémité du
labre représentée sur la figure 35, D.
Thorax brun noirâtre. Sur les pleures, une large bande jaunâtre en forme d’équerre ; l’une des
branches, dorsale, s’étendant depuis la membrane anépisternale jusqu’au scutellum, couvrant au
passage le paratergite ; l’autre postérieure, allant de la précédente à la coxa métathoracique. Aile
(fig. 35, F) plus sombre dans son ensemble, avec une ornementation en taches sombres et claires plus
accusée. Deuxième cellule radiale proportionnellement plus large ; son extrémité largement couverte
par la deuxième tache sombre, qui est elle-même profondément entaillée par une étroite plage claire.
Macrotriches plus nombreuses, disposées en 4-5 rangs irréguliers. Mensurations : 1 360, 1 030, 565.
Source : MNHM, Paris
CERATOPOGONIDAE DES SEYCHELLES
75
Fig. 35. — Stilobezzia àreolaris (K.), $ (A-B), et S. sp. gamma, Ç (C-F). A : articles antennaires IX-XII vus par leur grande
face ; pubescence représentée dans son intégralité sur ces articles. B : partie postérieure de l’abdomen et sperma-
thèques en vue ventrale. C : 3 premiers articles du palpe droit en vue ventrale. D : extrémité distale du labre. E :
extrémité postérieure de l’abdomen et spermathèques en vue ventrale. F : quadrant antéro-externe de l’aile.
Échelles : A-E : 1 (100) ; F : 2 (500).
Pattes : hanches et trochanters du même brun noirâtre que la partie sombre des pleures. Coloration des
fémurs et tibias proche de celle de sp. bêta, dont elle se sépare par les particularités suivantes : oppo¬
sition des teintes plus marquée ; apex des tibias pro et mésotboraciques non éclairci ; tibia postérieur
plus largement et intensément jaunâtre à ses deux extrémités. Grand peigne tibial postérieur à 9 dents,
la 3 e étant la plus longue. Pilosité générale et spinules plus nombreuses et plus vigoureuses. Cette espèce
porte en outre des épines semblables à celles décrites pour le sexe (fig. 36, A) : 2 rangées incomplètes
sur le fémur mésotboracique et une demi-rangée sur le fémur métathoracique. Pour les seuls articles
conservés : dernier tarsomère plus sombre que les 4 premiers. Longueurs respectives des griffes et denti-
cules des deux premières paires : 96-32 et 104-38. Mensurations :
550 530 252 92 48 44 126
650 640 330 128 50 48 122
660 640 312 ... .
Abdomen (fig. 35, E) plus sombre dans son ensemble. Sur le VII e sternite, deux groupes paramé-
dians de 2 soies courtes et grêles, qui se croisent sur la bgne médiane. VIII e segment fortement scléri-
fié dans son ensemble. Sur le sternite, chacune des 2 rangées de soies compte 6 éléments équidistants et
très régulièrement alignés ; les 3 premiers beaucoup plus vigoureux que les 3 derniers, et un peu plus
forts également que les soies des autres segments. Largement à l’extérieur de ces rangées, 2 ou 3 soies
semblables aux postérieures. Les 2 spermathèques majeures de grande taille et, quoique déformées,
.paraissant subglobuleuses plutôt que longuement piriformes (approximativement 70 X 70 ; 90 X 60) ;
3 e spermathèque globuleuse (diamètre 26), apparemment dépourvue de col.
Matériel examiné. BM, TN : 1 $ faisant partie d’une série datée (ii-iii. 1965), sans nom de localité,
groupée sous l’étiquette commune « Stilobezzia areolaris (K.), det. W. Wirth 76 ».
Source : MNHN, Paris
76
JEAN CLASTRIER
42. Stilobezzia mahensis n. sp.
Mâle.
Dans le cadre des conventions générales précédemment adoptées, et en l’absence d’information
contraire, cette description est valable pour les trois espèces suivantes décrites d’après le seul mâle.
Yeux séparés par un intervalle un peu plus étroit que chez la $. Antenne brune, marquée d’une petite
tache jaunâtre à la base de tous les sensilla des 3 derniers articles ; ces taches plus ou moins confluentes
au niveau des verticilles. Articles IV-XI sensiblement de la même longueur et progressivement plus
étroits. Insertion des poils du panache équatoriale ; du côté oû celle-ci est interrompue, chacun des
articles III-V porte un long et vigoureux s. trichodeum, qui disparaît au-delà. XIII muni d’un verti-
cille de vigoureux s. chaetica ; XIV et XV d’un verticille formé de s. trichodea seulement. Pubescence
présente sur toute la hauteur de IV-XI, mais réduite à une très étroite bande longitudinale, située au
niveau de l’interruption des poils du panache ; présente et assez dense à l’extrémité de XII ; très clairse¬
mée sur toute la hauteur de XIII-XV (fig. 36, B). Mensurations (III-XV) : 80, 28, 30, 32, 32, 38, 36,
34, 34, 52, 66, 124, 142. Palpe semblable à celui des femelles. Mensurations (I-V) : 18, 30, 38, 18, 30.
Disposition des soies du vertex et clypéus comme chez les femelles.
Fig. 36. — Stilobezzia mahensis n. sp., (J. A : épines du fémur antérieur. B : articles X-XIII et XV de l’antenne ; pubescence
représentée dans son intégralité sur XII-XIII et XV. C : pince génitale en vue ventrale. D : la même pince en vue
latérale ; pour C et D, édéage ombré. E : extrémités internes des apodèmes des coxites (paramères partiellement
représentés en trait pointillé). Échelles : A : 1 (200) ; B-E : 2 (100).
Mésonotum brun noirâtre, scutellum plus sombre ; dispositions respectives des soies comme chez
les femelles. Pleures brun noirâtre, à l’exception d’une tache triangulaire plus claire, couvrant l’anépi-
sternum et sa membrane, le paratergite, la zone préalaire, et débordant sur l’extrême bord latéral du
mésonotum. Aile présentant la même coloration générale que chez la $ sp. bêta, mais avec la tache som¬
bre de la r-m extrêmement réduite, et une seule tache claire visible, à la base de la cellule R5. Quelques
macrotriches sur un rang, le long du bord des cellules R4 et R5. Mensurations : 938, 662, 330. Pattes.
Hanches et trochanters antérieurs clairs. Les 4 hanches postérieures du même brun noir que le méso¬
notum, sauf l’apex qui est jaunâtre, ainsi que les trochanters correspondants. Coloration des fémurs
et des tibias comparable à celle de sp. bêta, les variations de teintes étant fondues les unes dans les
autres, et les plages claires plus étendues ; tarses d’un jaune brunâtre léger. Soies bulbeuses et spinules
tarsales comme chez les femelles. On observe en outre des soies spinuleuses, et surtout de vigoureuses
épines (fig. 36, A) réparties de la façon suivante. PI : 2 fortes soies spinuleuses sur le trochanter ; 1 rangée
Source : MNHN, Paris
CERATOPOGONIDAE DES SEYCHELLES
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complète d’épines et 2 à 3 éléments isolés sur le fémur ; 3 à 4 fortes soies spinuleuses sur le bord dorsal
du tibia. P2 : 2 fortes soies spinuleuses sur le trochanter ; 2 rangées plus ou moins complètes d’épines
sur une face et 2 à 3 éléments isolés sur l’autre face du fémur. P3 : 2 fortes soies spinuleuses sur le tro¬
chanter ; 2 rangées presque complètes d’épines sur le fémur ; 3 à 4 fortes soies spinuleuses sur la face
externe du tibia. Mensurations :
395 356 180 74 36 34 80
460 422 234 98 40 32 68
446 440 204 80 34 30 74
Pince génitale (fig. 36, C, D, E) bien plus large que haute et d’une structure complexe. IX e ster-
nite de dimensions extrêmement réduites ; se présentant en vue ventrale sous la forme d’une petite
surface rectangulaire, transversale, couverte d’une rare et longue pubescence. IX e tergite de dimensions
également réduites ; son bord postérieur concave. Coxite hypertrophique, muni d’un long et puissant
apodème subapical, dont l’extrémité, légèrement et obliquement prolongée en direction postéro-interne,
reste largement séparée de son homologue par un intervalle en forme de V. Dististyle massif, légèrement
coudé au milieu ; sa moitié distale, faiblement grossie et plus claire que la base, porte de nombreuses
petites soies disposées en ligne. Édéage formé, d’une part, de 2 longues tiges hautement pigmentées,
dessinant un V presque fermé, d’autre part, d’une partie membraneuse allongée, massive, légèrement
rétrécie à la base. Branches basales des paramères peu développées, en forme de croissant, peu appa¬
rentes en vue ventrale. Branches distales plus ou moins cylindriques sur toute leur longueur, décrivant
d’abord une large courbe à concavité ventrale, puis assez brusquement dirigées postérieurement ;
légèrement grossies et pubescentes à leur extrémité.
Matériel examiné. Collection DT : 4 <J, dont l’un est désigné comme holotype.
43. Stilobezzia nyei n. sp.
Mâle.
Description faite comparativement à celle de S. mahensis. Antenne : Mensurations (XI-XV) :
48, 72, 104, 176, 204. Palpe brun. Mensurations (I-IV) : 15, 38, 46, 32.
Thorax entièrement brun noirâtre. Sur les pleures, une large bande jaunâtre en forme d’équerre,
comparable à celle décrite chez la femelle sp. gamma. Le scutellum porte une 3 e soie, faible, entre les
2 fortes médianes. Aile. La tache sombre couvrant la r-m est très réduite ; celle qui se trouve dans la
cellule R3 est coupée en deux par une étroite bandelette transversale moins pigmentée. Taches claires
nombreuses et très apparentes, disposées comme chez la femelle sp. gamma. Mensurations : 1 235,
910, 430. Pattes. Hanches et trochanters du même brun noirâtre que la partie sombre des pleures. Colo¬
ration des fémurs et des tibias comparable à celle de sp. gamma. Grand peigne tibial postérieur à 8-
9 dents. Épines nombreuses, réparties de la façon suivante. PI : 3 rangées sur le fémur et 1 seule, clair¬
semée, sur le tibia. P2 : 2 rangées sur le fémur. P3 : 2 rangées d’éléments particulièrement vigoureux sur
le fémur. Mensurations :
520 490 228 82 38 34 108
610 560 285 110 48 38 94
580 600 266 94 40 34 110
Pince génitale (fig. 37, C, D, E) noirâtre, sauf la partie distale du dististyle qui est jaunâtre.
Beaucoup plus volumineuse que celle de l’espèce précédente dont elle est très proche. Quelques carac¬
tères permettent cependant de les séparer. IX e tergite : bord postérieur régulièrement arrondi ; les lobes
charnus et velus différemment conformés. Coxite moins massif, plus allongé et plus étroit à 1 apex.
Apodème non subapical mais situé à l’union des deux derniers tiers du coxite ; son extrémité plutôt
prolongée antérieurement, et son bord interne concave. Les deux tiges pigmentées de l’édéage disposées
Source : MNHN, Paris
78
JEAN CLASTRIER
en forme de V sur leurs deux premiers tiers ; parallèles, ou même légèrement divergentes sur le dernier.
Branches basales des paramères très apparentes en vue ventrale ; profondément découpées en forme de
croissant sur leur bord externe. Les branches distales modérément et progressivement grossies depuis
la base dans le sens dorso-ventral ; doublement recourbées en S très ouvert ; sans pubescence à l’apex.
Matériel examiné. BM, TN : 4 (J faisant partie de la série datée (ii-iii. 1965), sans nom de localité,
groupée sous l’étiquette commune « Stilobezzia areolaris (K.), det. W. Wirth 76 ». L’un de ces est ici
désigné comme holotype.
44. Stilobezzia pallidipes n. sp.
Mâle.
Description faite comparativement à celle de S. mahensis. Antenne : torus brun orangé ; les
articles suivants, jusqu’à XI, brun très clair ; les 4 derniers assombris. Pubescence présente sur toute
la hauteur des articles XIV-XV, et beaucoup plus dense que chez les autres $ examinés. Mensurations
(XI-XV) : 36, 60, 92, 144, 172.
Fig. 37. — Stilobezzia pallidipes n. sp., $ (A-B) et S. nyei n. sp., <? (C-E). A : pince génitale en vue ventrale (édéage ombré).
B : extrémités internes des apodèmes des coxites (paramères partiellement représentés en trait pointillé). C : pince
génitale en vue ventrale (édéage ombré). D : extrémités internes des apodèmes des coxites vues sous deux angles
différents (paramères partiellement représentés en trait pointillé pour l’un des schémas). E : édéage (à gauche) et
branche gauche des paramères (à droite), isolés, en vue latérale (rapports respectifs non conservés). Échelle : A-E :
1 (100).
Mésonotum brun orangé ; assombri sur son bord antérieur, éclairci au niveau de la fosse pré-
scutellaire. Scutellum jaunâtre ; portant, comme chez l’espèce précédente, 1 soie faible entre les 2 soies
médianes. Pleures de la même teinte que le mésonotum, à l’exception d’une petite plage claire, à bmites
imprécises, couvrant la moitié distale de la membrane anépisternale. Aile presque uniformément d’un
brun très léger, avec 2 taches sombres seulement : celle de la r-m, qui déborde très légèrement cette
nervure en avant et en arrière, et celle qui est située à l’extrémité de la 2 e cellule radiale, assez peu
pigmentée. Une seule plage claire visible, à peine marquée, à la base de la cellule R5. Mensurations :
1 075, 765, 375. Balancier à tige jaunâtre et bouton d’un brun léger. Pattes. Hanches et trochanters du
même brun orangé que le mésonotum ; tout le reste entièrement et uniformément d’un jaune paille
très clair, presque blanchâtre. PI : 2-3 rangées plus ou moins complètes d’épines sur le fémur ; 1 seule
sur le tibia. P2 : 1 rangée d’épines brèves, fortes et 1 autre d’épines moins fortes, sur le fémur ; aucune
sur le tibia. P3 : 2 rangées d’épines fortes sur le fémur ; 1 seule sur le tibia. Mensurations :
Source : MNHN, Paris
470 438 224 88 32 38 80
588 510 300 114 41 34 .
530 560 246 95 40 36 88
CERATOPOGONIDAE DES SEYCHELLES
79
Abdomen : les 2 premiers tergites d’un jaune très pâle, comme les pattes ; le reste orangé. Ster-
nites entièrement clairs. Pince génitale (fig. 37, A, B) du même brun orangé que le mésonotum, sauf la
moitié distale du dististyle qui est un peu plus claire. IX e sternite proportionnellement moins large,
et IX e tergite beaucoup plus brièvement rétréci que chez l’espèce précédente dans sa partie postérieure.
Coxite sensiblement de la même largeur sur toute sa hauteur, Apodème prenant naissance à l’union des
deux derniers tiers du coxite ; son extrémité interne légèrement prolongée en avant et en arrière, et
séparée de son homologue par un intervalle conservant la même valeur sur toute sa longueur. Branches
de l’édéage dessinant un V sur leur premier quart, parallèles sur les deux quarts médians, décrivant
une courbe à concavité externe, puis se rapprochant l’une de l’autre, sur le dernier quart. Branches
basales des paramères moins profondément découpées sur leur bord externe que chez l’espèce précédente.
Branches distales brièvement pubescentes à leur extrémité.
Matériel examiné. Collection DT : 1 <J, holotype.
45. Stilobezzia seychelleana n. sp.
Mâle.
Description faite comparativement à celle de S. mahensis. Antennes perdues. Palpe brun clair.
Mensurations (II-IV) : 32, 40, 26.
Mésonotum noirâtre. Scutellum noir ; 2 soies faibles entre chacune des 2 soies médianes et la
soie latérale correspondante. Pleures brun noirâtre, avec 2 taches claires : Tune jaunâtre, triangulaire,
couvrant la seule membrane anépisternale ; l’autre un peu plus sombre, diffuse, sur la zone alaire,
touchant le scutellum. Aile : tache sombre de la r-m de taille réduite. Plages claires nombreuses, très
apparentes. Bifurcation de Ml + 2 légèrement distale de la r-m. Macrotriches sur un rang bien fourni,
le long du bord des cellules R4 et R5, atteignant le milieu de la cellule Ml. Mensurations : 1 050, 735,
380. Balancier tanslucide, jaune pâle, avec un noyau central opaque. Pattes. Hanches et trochanters
du même brun noirâtre que la partie sombre des pleures. Sur les fémurs et les tibias les variations de
teintes ne sont pas fondues, mais tranchées (fig. 38, A). Aucune épine sur ces articles. Fémurs pro et
métathoraciques légèrement grossis. Grand peigne tibial à 7 dents, les 2 e et 3 e étant les plus fortes.
Mensurations :
446 416 252 100 40 34 .
528 520 315 122 .. .
516 516 255 102 .. .
Abdomen noir, sauf les 2 premiers sternites qui sont clairs. Pince génitale (fig. 38, B, C, D) noire,
sauf le dististyle jaune sale. Bien que l’aspect global de cette pince soit différent de celui des 3 espèces
précédentes par la forme du IX e sternite en large bande transversale, son organisation générale reste
comparable. Coxite 2 fois plus long que sa plus grande largeur ; apodème en position basale, puissant
à la base, effilé à l’apex. Dististyle entièrement jaune brunâtre clair, sauf à l’extrême base ; plus étroit
que chez les espèces précédentes et légèrement incurvé sur toute sa longueur ; portant 2 fortes soies
basales et 5 à 6 apicales groupées, non alignées. Édéage plus large que haut. Branches basales des para-
mères plus allongées transversalement ; les branches distales beaucoup plus fortement élargies dans le
sens dorso-ventral. particulièrement dans leur partie médiane.
Matériel examiné. BM, TN : 1 (J ici désigné comme holotype, faisant partie de la série datée
(ii-iii. 1965), sans nom de localité, groupée sous l’étiquette commune « Stilobezzia areolaris (K.), det.
W. Wirth 76 ».
Source : MNHN, Paris
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JEAN CLASTRIER
Fig. 38. — Stilobezzia seychelleana n. sp., <J. A : coloration des fémurs et tibias pro, méso et métathoraciques. B : pince
génitale, sans les paramères, en vue ventrale. C : paramères isolés. D : la même pince en vue latérale. Échelles :
A : 1 (500) ; B-D : 2 (100).
Le groupe areolaris du genre Stilobezzia est principalement caractérisé : pour les deux sexes,
par l’ornementation alaire rappelant dans une certaine mesure celle de S. ugandae Ingram et Macfie,
1923 ; chez le (J, par la présence d’un puissant apodème sur les coxites, ainsi que par une conformation
particulière de l’édéage et des paramères ; chez la $, par l’absence de sensilla trichodea majeurs sur
l’article antennaire X, ainsi que par la présence, sur le 5 e tarsomère de toutes les pattes, de 2 fortes
épines longuement effilées et doublement recourbées en crochet à leur extrémité. Ce groupe prend place
dans la section 7 définie par Clastrier (1976).
A en juger par le nombre d’espèces reconnues pour la vingtaine de spécimens examinés, les Iles
Seychelles paraissent constituer un centre de spéciation important pour ce groupe. Mais en raison du
petit nombre de spécimens revenant à chacune de ces espèces, du mauvais état de la plupart d’entre
eux, en l’absence aussi d’affinités suffisamment marquées entre les représentants de l’un et l’autre
sexes, nous n’avons procédé à aucun appariement, même pour S. nyei {$) et S. sp. gamma ($), qui
appartiennent sans doute à une seule et même espèce. Pour les mêmes raisons, n’ont pas été décrites
les 2 $ associées aux 2 $ de S. areolaris (BM, PSTE : 1 $n° 120 ; Cambridge : 1 $ n° 112), qui diffèrent de
cette dernière et représentent vraisemblablement elles-mêmes 2 espèces distinctes.
S. areolaris se sépare de tous ses congénères examinés par la teinte uniforme des fémurs et des
tibias, le fémur postérieur étant largement assombri à l’apex. Et la seule espèce de ce groupe connue
du continent africain, S. nasicae De Meillon, 1959, se différencie de l’ensemble du matériel étudié par
les caractères suivants. Aile : une seule tache, sur la r-m ; pas de macrotriches. Pattes : fémurs bruns,
le reste plus clair ; présence, sur le tibia antérieur, d’une projection en forme de corne extrêmement
développée.
Source : MNHN, Paris
CERATOPOGONIDAE DES SEYCHELLES
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distribué le 25 octobre 1983.
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