Ii
MÉMOIRES
DU
MUSÉUM NATIONAL
D’HISTOIRE NATURELLE
NOUVELLE SÉBIE
Série A, Zoologie
TOME XXII
FASCICULE 2
4 P. REBILLARD
REVISION SYSTÉMATIQUE
DES LÉPIDOPTÈRES NYMPHALIDES
DU GENRE AGRIAS
PARIS
ÉDITIONS DU MUSÉUM
36, rue Geoffroy-Saint-Hilaire (V e )
1961
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série A. Tome XXII.
PI. I
En haut : A. amydon amydonius Stgr. nl'allotype Q nov.
Au milieu : A. amydon rubella Mich. al». Q cyaneigera nov.
En bas : A. amydon Trajanus connexa Mich. ab. Q transforma Midi.
Source : MNHN, Paris
\z D ^
MEMOIRES DU MUSEUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE
Série A, Zoologie. Tome XXII, fascicule 2. — Pages 157 à 254
- RÉVISION SYSTÉMATIQUE DES LÉPIDOPTÈRES
NYMPHALIDES DU GENRE AGRIAS
par
le D r Pierre REBILLARD
INTRODUCTION
Le genre Agrias créé en 1848 par Doubleday et Hewitson sur la
suggestion de Boisduval, considéré ultérieurement par Frühstorfer
comme un sous-genre des Prepona , a fait l’objet de nombreuses publica¬
tions en raison même du polymorphisme qui le caractérise. La bibliogra¬
phie qu’en donna Ch. Oberthür dans ses Etudes de Lépidoptérologie com¬
parée s’achève en 1921 avec les Thèses Entomologiques de Lathy et, en
1925, le nombre de formes recensées par Michael n’excédait pas une
centaine. Au cours des quinze années qui suivirent la nomenclature s’est
enrichie de plus de 300 noms. Par contre nous constatons que depuis
vingt ans aucune mention de descriptions nouvelles n’a été faite dans la
littérature entomologiquc.
Si les essais de Frühstorfer, comme ceux de Michael, tendant à
une révision systématique, sont maintenant périmés, c’est qu’il était
difficile, sinon impossible, avec le matériel restreint dont disposaient ces
auteurs, d’avoir une vue d’ensemble de la répartition géographique du
genre et plus particulièrement de certains groupes de formes appartenant
à des territoires difficilement accessibles ou peu prospectés.
Après la mort de Fassl qui nous avait fait connaître, du Bas et
Moyen Amazone, tant de formes que continuèrent de nous envoyer Hugo
Boy et Strympl, les chasses de Michael au Pérou, de Klug en Colombie
méridionale, les envois reçus par E. Le Moult de Guyane, ceux adressés
à Banc-Haas de provenances diverses, constituèrent un important maté¬
riel dont l’étude suscita de nombreuses communications principalement
dans les publications allemandes et françaises. On pourrait certes, repro¬
cher à leurs auteurs d’avoir inutilement surchargé la nomenclature en
désignant par un nom des formes individuelles dont l’intérêt ne paraît
que trop souvent relatif. Mais la gamme chromatique si riche et si variée
Mémoires ou Muséum. - Zoologie, t. XXII. 10
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V<ATUK/
Source : MNHN, Paris
158
P. REBILLARD
chez les Agrias se prête aussi bien à des excès descriptifs qu’elle en fournit
l’excuse. L’abondance de ces descriptions, même d’intérêt mineur, permet
quand il s’agit de séries, d’établir la norme d’un peuplement, les limites
de son habitat, parfois sa tendance évolutive et ses affinités avec des
peuplements voisins souvent dissemblables en apparence. Car, hormis la
certitude de pouvoir rattacher aux deux grands phyllum : amydon et
Sardanapalus un nombre assez restreint de sous-espèces, seule la notion
de « Groupes de formes », comme le faisait remarquer R. Biedermann,
mérite d’être prise en considération, en présence d’un polymorphisme qui
semble ici la règle.
En effet, si à la périphérie de l'habitat s’observe une stabilité relative,
dans le Bassin de l’Amazone certains de ces groupes n’ont pas atte nt un
équilibre suffisant pour nous permettre d’en dégager avec certitude des
caractères sub-spécifiques valables. A leurs limites qui souvent se chevau¬
chent une convergence de formes s’y manifeste qui imprime parfois un
même faciès à des phyllum généalogiques distincts.
Seule la fixité de certaines constituantes des dessins de la face infé¬
rieure des ailes permet de discriminer ce qui appartient à l’un ou à l’autre.
Mon but a été, par l’énumération des formes décrites, de condenser
ce qui a été dispersé dans des publications souvent difficiles à consulter
et de faciliter des recherches ultérieures.
De même par l’exposé synoptique de la répartition des deux phyllum,
qui lui aussi % n’a pas été fait, d’aider à la compréhension d’un genre
difficile, malgré des lacunes que, dans l’avenir, de nouvelles découvertes
viendront peut-être combler.
SOMMAIRE
Phyllum amydon Hew. (p. 159)
Agrias amydon Hew. (p. 163)
Groupe andin (p. 163)
Groupe amazonien (p. 173)
formes septentrionales (p. 183)
formes méridionales (p. 187)
Agrias beata Staud. (p. 198)
Phyllum Sardanapalus Bâtes (p. 210)
Agrias Sardanapalus Bâtes (p. 212)
Groupe andin (p. 213)
Groupe amazonien (p. 217)
Agrias Aedon Hew. (p. 236)
Bibliographie (p. 244)
Source : MNHN, Paris
ETUDE MORPHOLOGIQUE
ET REPARTITION GEOGRAPHIQUE
PHYLLUM amyrion Hew.
La souche d'où paraissent dérivées toutes les formes du complexe
spécifique amydon est celle dont les ailes antérieures portent une grande
plage jaune d’ocre terne partant de la base, limitée extérieurement par la
courbe du champ apical et terminal noire et entaillée sur la moitié distale
environ du champ dorsal par une tache allongée, atteignant ou dépassant
la nervure 1 b et se confondant avec l’étroite bordure noire à l’angle
dorsal. Les ailes postérieures sont entièrement noires; le dessous des ailes
présente le dessin et la coloration générale d 'Agrias amydon. Les deux
sexes sont semblables.
Ce qui nous incline à considérer comme type primitif de l’espèce
collective amydon, non pas une forme rouge mais une forme jaune, c’est
que celle-ci se rattache à un ensemble mimétique axé sur un modèle dont
l’habitat répandu dans tout le bassin de l’Amazone, les Guyanes et par
les Andes jusqu’en Colombie n’est autre que celui des femelles jaunes si
semblables entre elles des Catagramma du groupe Astarte et cynosura.
La puissance d’attraction de ce modèle est attestée par la tendance
à l’imiter qu’on observe chez Epiphilc lampethusa Dbl., mâle et femelle,
Siderone Marthesia Cr., femelle, toutes espèces de Nymphalides qui, à
défaut de la forme exacte, reproduisent la coloration des dites femelles
de Catagramma.
Nous verrons du reste au cours de cette étude que chaque groupe de
formes d'Agrias paraît mimétique dans l’aire de son habitat des Cata-
gramma et des Callithea qui font partie de la faune locale. Nous considé¬
rons comme lieu d origine probable de l’espèce amydon, la région des
Andes orientales du Pérou septentrional comprise entre le Maranon, l’Uru-
bamba et l’Ucayali. C’est en ce lieu et de là qu'on la voit rayonner vers
le Nord, le Sud et l’Est et qu’on trouve à la fois les formes les plus primi¬
tives puis celles qui en sont dérivées directement et sont à la base du rameau
amydon-amydon, comme aussi du rameau beata-beata, toutes plus ou
moins reliées par des sous-espèces et des formes individuelles. Presque
toutes aussi se présentent sous deux formes parallèles quant à la colora¬
tion des ailes antérieures et de la base des postérieures en dessus : jaune
et rouge avec des mutations qui se répètent dans presque tout l’habitat
Source : MNHN, Paris
160
P. REBILLARD
avec prédominance çà et là de l’une ou de l’autre et de formes transition¬
nelles orangées ou saumonées beaucoup plus rares. C’est dans la même
région encore qu’on voit se modifier certains détails des dessins noirs dans
la cellule des ailes postérieures en dessous et qu’on en suit la plupart des
étapes jusqu’à leur évolution extrême chez Agrias b. Stuarti.
Du reste, malgré l’instabilité foncière de l’espèce, l’influence du milieu
a provoqué la formation de formes locales habituellement prédominantes
en certaines régions, souvent stables, si l’on s’en tient à leurs caractères
essentiels.
Les très nombreuses formes de ce vaste phyllum peuvent se répartir
grosso modo en 3 groupes :
1° un groupe Andin, distribué longitudinalement du Mexique central
à la Bolivie septentrionale;
2° un groupe Amazonien occupant le bassin de l’Amazone;
3° un groupe sub-Andin allant du Sud du Pérou à la Colombie méri¬
dionale.
En certains points les habitats de ces groupes se chevauchent : ceux
des deux premiers s’avançant jusqu’au début du Solimœs et celui du troi¬
sième pénétrant jusqu’au bassin de l’Amazone.
Pour la commodité de l’exposition, nous diviserons certains de ces
groupes en rameaux.
1° Groupe Andin (amydon-amydon).
L’espèce amydon proprement dite, exclusivement andine et distri¬
buée du Mexique à la Bolivie septentrionale, comprend des formes dont
la plage claire des ailes antérieures est rouge ou jaune, plus ou moins
étendue. Ces deux couleurs évoluant parallèlement, se confondent rare¬
ment d’ailleurs pour produire de l’orangé. De même, le bleu des ailes
postérieures varie pour le ton et le développement.
Ce groupe est le moins polymorphe, morphologiquement et chromati-
quement. Il est axé vers la ressemblance de divers Catagramma tels que
cyllene Dbl., mionina Hew., maimuna Hew. dont il répète les modifica¬
tions chromatiques du rouge au jaune et d’autre part vers les Catagramma
jaunes : tolima Hew., denina Hew., mena Stgr., atacama Hew.
Les formes extrêmes de ce groupe Andin vont d’ Agrias a.a. oaxarata
Kruck du Mexique à Agrias a. boliviensis Frühst, de Bolivie septentrio¬
nale.
Le type primitif noir et jaune est VAgrias décrit par P.I. Lathy
sous le nom de citrinarius mâle et femelle, forme jaune de VAgrias a.a.
Aristoxenus Niep. Ce type présente deux formes chromatiques parallèles
rouge et jaune avec, suivant les localités, prédominance de l'une et de
l’autre et généralement existence de formes transitionnelles.
C’est ainsi que, en partant de Tarapoto (Rio Huallaga) et en allant
vers le Nord, nous trouvons :
Au Pérou : A.a. Zenodorus peruana Mich. forme rouge, A.a. Tryphon
Frühst. et A.a. Tryphon amydonius Stgr.
A l’Equateur : Les Agrias caractéristiques sont A.a. Zenodorus Hew.
mâle et femelle jaunes et A.a.a. Eleonora Frst.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE AGRIAS
161
En Colombie : VAgrias rouge amydon-amydon Hew. présente sa forme
jaune parallèle avec A.a.a. amaryllis Mich.
Enfin au Mexique, nous trouvons Agrias u.a. oaxacata Kruck forme
jaune mâle.
De Tatapoto en allant vers le Sud, nous rencontrons des formes
jaunes : A.a. Tryphon tarapotensis Mich., A.a. Tryphon citrinarius Lathy,
et la forme rouge A.a.T. Àristoxenus Niepelt.
En Bolivie, VAgrias jaune a. boliviensis Friihst. nous offre sa réplique
en rouge chez A.a. boliviensis amydonides Frühst.
A la suite du groupe Andin amydon-amydon et lui succédant au Sud-
Est se place un rameau dont la distribution géographique commence en
Bolivie et s’étend transversalement par le Matto Grosso et l’Etat de
Goyaz jusqu’à l’Etat de Bahia. Nous lui donnons le nom de : rameau
Ferdinandi.
Les exemplaires sont de taille plus petite et de forme plus arrondie
que dans le groupe précédent; ils ne présentent au moins jusqu’ici que des
colorations noires et rouges avec ou sans bleu. Les deux sexes sont sem¬
blables ou ne diffèrent que très peu. La différence s’annonce déjà avec
le groupe précédent par un détail de la face inférieure de l’aile postérieure,
caractérisé par la réunion des taches cellulaires D1-D2 qui sont toujours
séparées chez amydon-amydon (1). C’est un caractère géographique qui
affecte toutes les formes du groupe Amazonien désignées sous le nom de
Pericles Bâtes. Les formes principales de ce rameau sont : Agrias a. Fer¬
dinandi Steinbachi Le Mit. dont la forme Pétri Le Mit. avec les ailes pos¬
térieures noires offre le type le plus pauvrement coloré; A.a. Ferdinandi
gloriosa Lathy du Matto Grosso, richement orné de bleu, et A.a. Ferdi¬
nandi Frühst. des Etats de Minas et Bahia.
II 0 Groupe Amazonien.
L’aire principale de répartition du groupe amazonien proprement dit
occupe transversalement toute l’Amérique tropicale; sa base est située le
long des contreforts des Andes orientales et sa pointe atteint l’Atlantique
aux Guyanes.
Extrêmement polymorphe, on ne peut lui assigner aucun type syn¬
thétique. Scs représentants sont axés vers les Catagramma et les Callithea.
Les grands affluents de l’Amazone divisent son bassin en autant de sec¬
teurs ayant chacun une ou plusieurs formes particulières. Celles-ci sont
instables et riches en formes individuelles mais il y en a presque toujours
une réellement dominante. Cette particularité est naturellement plus nette
aux limites de l’habitat spécifique qu’au centre.
Sur les deux rives de l’Amazone on retrouve le type primitif jaune et
noir et on en voit dériver des formes différenciées constituant des rameaux
plus ou moins isolés géographiquement chez lesquels la tendance mimé¬
tique aboutit par orthogenèse à une ressemblance exacte et dans certains
cas la dépasse et constitue des types originaux n’ayant plus de rapports
(1) Notation (le Schwanwitsh in : Studies upon the wing Pattern of Prvpona and
Agrias, Acta Zoologica, B. XI, 1930, Stockholm.
Source : MNHN, Paris
162
P. REBILLARD
avec aucun modèle. Aux formes du groupe amydon-amydon qui trouvent
avec A.a. amydonius et A.a. Trypkon leur limite au Solimœs, succèdent
vers l’Est deux rameaux :
A) Rameau Trajanus (Rive Nord).
Ce rameau est le représentant du type primitif de l’espèce à coloration
réduite à deux tons noir et jaune ou orangé rougeâtre et portant souvent
aux ailes postérieures, en dessus les traits grisâtres anté-terminaux d'A.a.
Tryphon-amydonius. Son lieu d’origine se situe à Manaos avec A.a. Trajanus
Frühst. et s’étend d’une part par Obidos jusqu’en Guyane avec A.a. Ira-
janus aurantica Friihst., d’autre part atteint la frontière Colombo Brési¬
lienne au rio Uaupes en remontant le rio Negro : A.a. rubella Michael.
Mimétique dans les deux sexes de Catagramma Arirambae et de sa
forme albofasciata, et malgré l'écart considérable qui sépare morpholo¬
giquement les formes extrêmes rubella Michael de Trajanus Frühst., nous
rencontrons dans ce rameau des transitions tellement graduées qu’il est
impossible de tracer la limite où finit et commence l’une ou l’autre de
ces formes.
B) Rameau phalcidon (Rive Sud).
Ce rameau très important, dont le type le plus anciennement connu est
Agrias a. phalcidon Hew., se répartit de Tonantins (Solimoes) au Bas
Amazone (rio Xingu).
Très hétérogène à la face supérieure des ailes, il est mimétique d’une
part de Catagramma excelsior Hew. de l’autre des Callilhea Leprieun
Feistb. et C. sapphira Hbn.
Les deux sexes sont semblables, mais il est le seul à présenter à ses
limites ouest, à la face inférieure des ailes postérieures, les deux types de
dessins noirs : l’un complet analogue à celui de l’ensemble des formes de
l’espèce, l’autre à dessins basaux effacés par le jaune d’ocre comme chez
A.a. phalc. excelsior flavibasis Lathy qui laisse prévoir les formes du
groupe suivant A. beata et A.h. Stuarti.
Par ailleurs, persistent dans ce rameau des formes apparemment
confinées entre le rio Madeira et le rio Tapajoz, dont les femelles ont en
majorité conservé le type primitif jaune d’ocre et noir avec parfois comme
les mâles adjonction de bleu ou de vert : Agrias a. Pericles Bâtes et ses
formes locales A.a. Pericles Xanthippus Stgr. et A.a. Pericles mauensis
Fassl. C’est chez elles que nous constatons plus particulièrement l’insta¬
bilité foncière de l’espèce dans le coloris des aires baso-discales des anté¬
rieures en dessus variant presque individuellement du jaune orangé ou
saumoné au rouge pourpre et plus ou moins richement ourlées de bleu
chatoyant et de vert brillant.
III 0 Groupe sub-Andin.
Ce groupe, qui a pour type A. beata Staudinger, est caractérisé par la
modification importante des dessins de la face inférieure des deux ailes et
la disparition totale de coloration rouge ou jaune à la face supérieure ou
domine la coloration bleue, plus ou moins bordée de vert doré. De même,
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE AGRIAS
163
la tendance à la disparition des dessins caractéristiques du dessous des
ailes postérieures sous l’envahissement du jaune d’ocre ou du rouge, est
constante. Le représentant le plus oriental du groupe sub-Andin est
A. beata Uewitsonius Bâtes, qui offre le même faciès en dessus que les for¬
mes extrêmes d 'A.a. phalcidon du rio Madeira.
Le mimétisme, qui est ici le plus remarquable du phyllum et s’exerce
sur les deux faces des ailes, est dirigé sur les Callithea : Agrias b. Hewit-
sonius mime Callithea Markii, A. beata-beata, Callith. optima et philotima
Agr. b. Stuarti, Callith. Staudingeri.
Le dimorphisme sexuel, souvent très accusé, correspond à celui des
modèles, mais l’orthogenèse a fait dépasser ceux-ci dans certaines formes
qui en dessus ne sont plus mimétiques.
La distribution longitudinale de ce groupe, comme celle du premier
groupe à laquelle il est parallèle et se mêle en certaines régions, va du
Solimœs à la Colombie méridionale orientale, au nord, le Pérou central
oriental, au sud.
Sa distribution n’est plus découpée par les affluents de l’Amazone
mais au contraire coupe ceux-ci, qui n’ont plus d’influence sur la locali¬
sation des formes.
La conclusion de cette étude c’est qu’^grias amydon constitue un
exemple remarquablement démonstratif d’une espèce en pleine période
d’évolution active. On y retrouve tous les degrés entre un type primitif et
les formes les plus divergentes quant à la coupe des ailes, la taille moyenne
et la coloration.
Beaucoup de ces formes constituent déjà de véritables sous espèces
isolées physiologiquement les unes des autres ce qui leur permet d’ha¬
biter les mêmes localités sans se métisser; leur parenté continuant à se ma¬
nifester par l’existence de formes individuelles présentant plus ou moins
de caractères mixtes progressifs chez les unes, régressifs chez les autres.
L’évolution rapide chez les unes, plus lente chez les autres, jointe à
des déplacements attestés par l’extension de certaines d’entre elles et
surtout par leur stabilité relative, permet d’assurer qu’elles ne sont pas
toutes contemporaines. Il y en a de plus anciennes et de plus jeunes;
ce sont apparemment celles-ci qui sont les plus instables, mais où cepen¬
dant la filiation avec le type primitif reste le mieux visible.
AGRIAS AMYDON Hewitson
I. - GROUPE ANDIN
Le type 6 d'Agrias amydon-amydon, tel qu’il est figuré par Hewitson,
présente à l’aile ant. la bande rouge brique plus large vers la côte que vers
le bord interne où elle atteint l’angle dorsal à 3 mm de la marge. Son bord
Source : MNHN, Paris
164
P. REBILLARD
intérieur, presque rectiligne, coupe obliquement la cellule à son tiers basal
et descend vers la nerv. lb. Le bord extérieur est convexe. Le fond de
l’aile est noir avec un très léger éclaircissement à l’apex.
Les post. sont noires avec tache bleue anale, cunéiforme, coupée en
trois par les nerv. 2 et 3.
Dessous. — La bande préapicale jaune paille est étendue de la nerv. 8
au bord externe qu’elle atteint à la nerv. 5 en s'amincissant. Les trois
bandes longitudinales de même couleur sont bien marquées, la l re courbée
le long de la côte et sur la nerv. 7, la 2 e sur la nerv. 6, la 3 e plus mince
et presque effacée sur la nerv. 5. L’aire baso-discale d’un rouge pâle couvre
toute la cellule; elle est partiellement envahie par la tache noire qui, du
bord interne, suit la cubitale, la nerv. 2 qu’elle quitte ensuite pour rejoindre
obliquement la nerv. lb. jusqu’à 3 mm de l’angle dorsal. Les deux taches
noires D2 dans la cellule sont presque effacées.
Post. à fond jaune assez vif avec une teinte légèrement verdâtre dans
l’aire discale. Ocelles rapprochés, les premiers confluents, bien pupilles
de blanc bleuté.
Thorax et abdomen noirs. Palpes et pattes blanc jaunâtre. Touffes
androconiales jaune ocracé plutôt foncé.
Q Beaucoup plus grande que le mâle, d’une forme plus ramassée et
les ailes plus arrondies; le fond n’est pas d’un noir aussi intense mais plutôt
gris brun foncé; les trois taches subapicales d’un blanc jaunâtre nettement
séparées.
Post. uniformément brun noir.
Dessous plus pâle que le mâle. Même dessin, mais la bande des ocelles
est plus large et plus cohérente.
(c3 Hcwitson, Exotic Butterfly, 1851, vol. I, 47, fig. 1, 3).
(Q Strecker, Proc. Acad. Soc. Philadelphia, 1885, p. 177).
Variations. — En dessus : chez le mâle, tendance à former trois
taches préapicales blanc jaunâtre séparées. La forme de la bande rouge
présente souvent le bord intérieur concave au lieu de rectiligne et coupé
franc par la nerv. lb. La tache bleue des post. souvent plus petite et
réduite à deux éléments séparés par la nerv. 2.
En dessous, la cellule à sa base est parfois envahie par une traînée
noire diffuse en forme de raquette dont l’extrémité renflée se fond dans les
deux taches rondes D2 bien marquées. Chez certains exempl. ces deux
taches cellulaires D2 n’apparaissent sur le fond qu’en rouge plus foncé.
Formes colombiennes
Les formes colombiennes d 'A. amydon-amydon proviennent en majo¬
rité des Cordillères occidentales : Muzo, Santa-Fé de Bogota, Cisneros,
Frontino, Rio Madgalena, Rio Micey, Rio Dagua.
A.a.a. muzoensis Frühstorfer, ab. <3, Q.
L’aire baso-discale des antérieures descend jusqu’au bord dorsal,
sans différence de coloration ni modification particulière de la tache bleue
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE AGRIAS
165
des post. Il existe de nombreux degrés de transition entre la forme typique
et la forme muzoensis.
(3 et Q Muzo.
Lectotype : coll. Fournier.
(Ent. Zeits., 42, 1897, p. 294).
bogotana Frühstorfer, ab. ô. Décrit sur un exempl. du British Muséum.
Frühstorfer le compare à A.a. Ferdinandi. La bande rouge est plus claire
en dessus et en dessous. Les bandes noires des post. en dessous, sont plus
larges.
I r3 Bogota. (Ent. Zeits., 42, 1897, p. 289).
Larseni Fassl, ab. ô Ailes ant. (VA.a.a. muzoensis. Les post. entière¬
ment noires. Versant or. de la Cordillère or.
(Soc. Entom., 26, 1911, p. 27).
nevadensis Schultze, ab. 6, Ne diffère de la forme typique que par la
réduction de la tache bleue aux ailes post. indiquée seulement par la pré¬
sence de quelques écailles à l’angle anal.
1 (3, Sierra Nevada de Santa Maria, Colombie.
(Deutsch. Ent. Zeits., Iris, 41, 1927, p. 195).
bellatrix Lathy, ab. Q. Présente aux ailes post. en dessus, une belle
tache bleue, comme la plus grande rencontrée chez les mâles. Colombie.
I Q, Lectotype : coll. Fournier.
(Ann. Magaz. Nat. Hist., vol. XIV, 1924, p. 149).
cyanemaculata W. von Straszewiez, ab. Q. Décrite sur une femelle
d'A. amydon amydon de Muzo avec une belle tache bleu-ciel, jouant un
peu en vert, sur l’aile post.
« Elle s’étend jusqu’au bout de la cellule et est séparée par 2 nervures
en trois parties; le bord extérieur de cette tache est festonné de noir et est
éloigné du bord de l’aile de 5 à 7 mm. Au-dessus de cette tache, des écailles
bleues sont visibles. En un mot, cette remarquable fem. est aussi colorée
qu’un mâle ».
II semble bien que ce qui différencie cette femelle aux yeux de l’auteur
et justifierait son nom est la même caractéristique que la fem. A.a.a.
bellatrix Lathy décrite antérieurement.
Cependant, il faut noter que la couleur de cyanemaculata est noir
profond, comme celle des mâles, et non brun gris foncé, comme l’indique
Fassl dans sa description de la femelle typique.
D’autre part : « La magnifique bande rouge des ant. est rouge-cinabre,
saupoudré de noir à la base de l’aile ; le bord costal est rouge continu
jusqu’à la base. »
Ceci permet de penser que la forme de cette bande rouge n’est pas
celle A'amydon typique et se rapproche beaucoup de celle de A.a.a. muzo¬
ensis, si ce n’est cette forme elle-même.
Dans ces conditions, A .a.a.cyanemaculata peut être considéré comme
la fem. à tache bleue de muzoensis, tandis que bellatrix reste la fem. d’omy-
don amydon.
(Ent. Zeits., 52, N° 10, 1938, p. 78).
Source : MNHN, Paris
166
P. REBILLARD
Athenais Fruhstorfer, ab. 3, décrite sur 2 c3 du rio Dagua (Colombie
occidentale) trouvée par Frühstorfer au Berliner Muséum. L’aile ant. ne
diffère pas de celle d 'A.amydon typique dans la forme de la bande, mais
celle-ci est de coloration moins vive, plus orangée; l’aile post. présente
une grande tache bleue, approchant la nerv. 5.
(Ent. Rundsch., 29, p. 46).
Frühstorfer a rattaché à cette forme ab. des exempl. péruviens cap¬
turés par Michael à Tarapoto et, dans le Seitz, il a décrit également des
fem. de Yurimaguas (Rio Huallaga inf.). Mais Michael, qui a chassé très
longtemps dans ces dernières régions, dit que la forme Athenais ne se ren¬
contre qu’accidentellement au Pérou, alors qu’elle semble une forme locale
constante en Colombie méridionale (rio Dagua, rio Micey). Michael ajoute:
« Jusqu’à nouvel ordre on peut comprendre comme Athenais les formes
colombiennes d 'amydon à grande tache bleue aux post. trouvées également
comme formes aberrantes au Pérou. »
N.B. — Michael est revenu ultérieurement sur cette assertion et consi¬
dère que ces «Athenais péruviens» sont en réalité des formes d 'A.a. Tryphon
à qui il donne le nom de Frühstorferi.
(Ent. Zcits., 41, n° 12, 1927, p. 262).
Amaryllis Michael, ab. <3. La bande discale de même forme que
celle d 'amydon typique est de coloration jaune orangé. Cette bande diffère
de celle de A.a.Zenodorus en s’élargissant vers le bord dorsal, alors que chez
ce dernier elle se rétrécit. La tache bleue des post. est de même taille que
chez Athenais et comme chez celui-ci la coloration des ailes post. en dessous
est plus pâle que celle des autres formes d’A.a.amydon.
Colombie méridionale (Rio Micey, Cisneros).
Lectotype 1 <5 : coll. Fournier.
(Ent. Zcits., 44, 1930, p. 45.
frontina Frühstorfer, ab. ô. « La bande discale est orangée, parfois
jaune de chrome, mais jamais jaune brillant comme chez A.a.Zenodorus,
ni rouge carmin comme chez amydon amydon ». Tache bleue des post. plus
grande que chez ce dernier, mais plus petite que chez Zenodorus.
Colombie (Frontino).
(Ent. Zeits., 1897, p. 293. PI. 1, fig. 4).
Michael signale avoir capturé un exemplaire de cette forme à bande
jaune à Tarapoto (Pérou).
pseudoeleonora Mich. ab. <3. Appartient d’après son auteur a
A.a.a.frontina Frühst. par la face inf. d’un jaune pâle et les dessins ana¬
logues à ceux d 'A.a.boliviensis Frühst. L’auteur ne précise pas en quoi la
face sup. diffère. Il n’est pas exclu dit-il que nous ne soyons en présence
du mâle légitime d 'A.a.Zenodorus Eleonora.
Décrit sur 2 ô Ô, S.O. Colombie.
Lectotype : coll. Fournier.
(Ent. Zeits., 44, 1930, p. 45).
subfrontina Michael, ab. <3. Bande discale rouge cinabre de même
Source : MNHN, Paris
RÉVISION
GENRE AGRIAS
167
forme que celle de A.a.Zenodorus. Tache bleue des post. de grandeur varia¬
ble.
Colombie.
(Ent. Zeits., 43, 1930, p. 250).
flavifasciata Lathy, ab. c5. Cette forme ne semble pas différer de
frontina si la coloration de ce dernier est variable. Lathy dit simplement
que la bande rouge d 'A. amydon typique est remplacée par une bande
jaune orangée foncée en dessus et en dessous.
2 <5 d, Muzo (Colombie).
Lectotype : coll. Fournier.
(Ann. Mag. Nat. Hist., 1921, vol. XIV, p. 149).
A l’examen, les A.a.n. pseudoeleonora Mich. et A.a.a. flavifasciata
Lathy, ne diffèrent pas d 'A.a.a. Amaryllis Mich.
Formes d’Amérique centrale
A.a.a.oaxacata Kruck f. Ioc. d.
L’unique forme du Mexique s’apparente à A.a.a.Amaryllis, mais la
bande jaune orangé est plus étroite (7 mm). Dessous des post. de colora¬
tion plus foncée. Ocelles confluents.
Oaxacata-Mexique.
Holotype 1 <3 : coll. Fournier.
(Ent. Rundsch., 48, 1931, p. 123).
Nous ne connaissons du Guatemala qu’une femelle de grande taille
semblable à A.a.a.bellatrix, appartenant à la collection Fournier.
1 Q Panzos, Guatemala.
Formes de l’Équateur
A.a. Zenodorus Hewitson, (3.
Si l’on relit l’article de Friihstorfer dans le Seitz, il est difficile de se
faire une idée de cette forme; il est vrai que l’auteur s’est servi en partie
de photographies. En décrivant A.a.a.frontina il compare la bande de
ce dernier à celle de Zenodorus, c’est-à-dire plus étroite que celle d'amydon
typique, et il prend également comme comparaison la bande d'A.a.Zenodorus
Eleonora fem. telle qu’elle est figurée dans le Seitz. D’après l’auteur
genevois, Zenodorus, frontina et Eleonora fem. auraient donc la même forme
de bande.
Depuis cet article, de nombreux exemplaires nous sont parvenus
et nous pouvons actuellement établir la forme Zenodorus sur les caractères
suivants :
A l’aile ant. les taches subapicales sont nettement marquées, bien
que de contours diffus, surtout pour les deux extrêmes; la tache centrale
d’un blanc crème plus grande et plus nette. La bande discale d’un beau
jaune de chrome pur, a son bord ext. convexe, partant de la côte et se
terminant à l’angle dorsal sans dépasser la S.M., son bord int. coupe la
Source : MNHN, Paris
168
P. REBILLARD
cellule à peu près en son milieu et rejoint obliquement et à peine incurvé
l’angle dorsal.
A l’aile post. la tache bleue est une des plus grandes observées chez
A.amydon elle est d’un bleu foncé chatoyant et s’étend de l’intervalle
lb /2, à 2 mm du bord, à la nerv. 5.
En dessous, la bande préapicale est jaune pâle, les deux traits longi¬
tudinaux sur 7-6 bien marqués, la tache haso-discale d’un jaune moins vif
qu’en dessus, couvre toute la cellule; son bord interne suit la nerv. 2 jus¬
qu’à sa moitié pour rejoindre obliquement l’angle dorsal sans dépasser la
nerv. lb. A l’aile post. les ocelles sont plus grands que chez amydon typique,
plus confluents, largement pupillés de bleu, le fond de l’aile d’un jaune vif,
est verdâtre dans la région discale.
Équateur : Sucula, Macas, rio Upano.
<5 (Trans.Ent. Soc., 1870. p. 156)' Q, Frühst. (Seitz, p. 573).
A.a.Zenndorus a été trouvé par Michael à Tarapoto et à Juanjui et
Jépélacio par Klug. Il n’existe pas de différence marquée entre ces exem¬
plaires péruviens et ceux de l’Équateur. Peut-être pourrait-on remarquer
que les spécimens du Pérou ont la bande jaune plus surbaissée.
flavicellus Michael, ab. 3. La bande jaune couvre toute la cellule
et la base de l’intervalle 2-3.
Équateur Rio Upano.
Lectotype 1 3 : coll. Fournier.
(Ent. Zeits., 44, 1930, p. 44, PI. 3, fig. 8).
nigroconjuncta Le Moult, ab. 3. A l’aile post. en dessous, la première
bande Ml est plus rapprochée de la bande E3 -f- U.
Équateur.
Holotype 1 3 : coll. Fournier.
(Novit. ent. fasc. 1, 1931, p. 2).
Inca Paskevsky, ab. 3. Caractérisé par la présence d’une petite tache
bleue foncé à la base de l’aile ant. en dessus.
Banos (Équateur).
Holotype 1 3 : coll. Fournier.
(Bull. Soc. ent. France, 1940, XLV, n° 9, p. 93).
Zaïnorae Michael, ab. 3. « Exemplaires présentant la bordure de la
rangée d’ocelles très foncée au lieu de grise ».
Zamora Équateur.
(Ent. Zeits., 44, 1930, p. 44).
Eleonora Frühstorfer, ab. t. Cette forme, dit l’auteur, est intermé¬
diaire dans son aspect à A.a.Zenodorus et à A.u.a.frontina. Elle ressemble
tellement à une forme mâle de Colombie qu’elle était classée parmi ceux-ci
dans la collection Godman. La bande discale des ant. est analogue en forme
et en couleur à celle de frontina, c’est-à-dire orangée. Les taches subapi¬
cales jaune pâle comme chez Zenodorus. Aux post. tache bleue comme celle
d 'amydon-amydon. Ocelles non confluents. Équateur.
(Ent. Nachr., 1895, p. 219, PI. 1, fig. 6, dans Ent. Zeits., 1897).
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE AGRIAS
169
Cette femelle pourrait appartenir à A.a.a.amaryllis. Le mâle décrit
ultérieurement de Bolivie n’est probablement que : A.a.boliviensis amydo-
nides.
Formes péruviennes
A.a. Zenodorus peruana Michael, f. loc. ô.
Sous ce nom Michael a décrit de Tarapoto une forme dont la bande
des ant. est semblable en coloration à celle d'amydon typique, mais jaune
en dessous. La tache bleue des post. est plus grande. La forme de la bande
discale des antérieures est la même que celle de Zenodorus. Nous considé¬
rons A.a.Zenodorus peruana, comme la mutation rouge d’ A.a.Zenodorus.
Pérou : Tarapoto. 1 d.
Holotype : coll. Fournier.
(Ent. Zeits., 41, n° 12, 1927, p. 262).
pseudozenodorus Michael, ab. <5. Forme jaune ocré clair de peruana.
Fond d’ailes gris foncé brunâtre. Tache bleue des postérieures réduite,
traversée par la nervure 2 seule.
Tarapoto.
Lectotype, 1 d : coll. Fournier.
(Ent. Zeits., 43, 1930, p. 250).
grandimaculata Michael, ab. d. Ne diffère de peruana que par la
tache des post. plus grande et d’un bleu ciel brillant.
Tarapoto.
Lectotype 1 d : coll. Fournier.
(Ent. Zeists., 44, 1930, p. 43).
mediana Michael, ab. d. Tache subanale moins grande que celle de
la forme précédente. La bande des ant. est jaune rougeâtre.
Tarapoto.
Holotype, d : coll. Fournier.
(Ent. Zeits., 44, 1930, p. 44).
A.a. Tryphon Frühstorfer d.
L’aire baso-discale des ant. est d’un rouge vif comme chez A.a.Tryphon
amydonius. Chez certains exemplaires elle suit la S.M. avec un léger semis
d’écailles noires au milieu et au-dessus de la nervure chez d’autres la base
de l’aile est rouge au-dessous de la S.M. à son tiers basal et le reste est noir
jusqu’à l’angle dorsal. Taches subapicales blanc jaunâtre bien marquées.
Post. noires. Chez certains exemplaires existe un semis d’écailles rouge à la
base de l’aile. En dessous, la bande sub-apicale aux antérieures est bien
marquée, blanc jaunâtre. Il n’existe que 2 traits longitudinaux sur 7-6.
La bande baso-discale est jaune orangé avec 2 taches claires jaunâtres
longitudinales à l’extrémité distale.
Les postérieures ne se différencient pas de l’aile d’amydon typique, si
ce n’est dans l’accentuation de la teinte verdâtre discale. Les ocelles sont
confluents, bien pupillés, blanc bleuté.
Source : MNHN, Paris
170
P. REBILLARD
Le nom de Tryphon a été donné par Frühstorfcr à 2 mâles dont l’un
provenait de Sao Paulo de Olivença, l’autre de PUcayali à son confluent.
Mais l’aire de dispersion A' A .a.Tryphon semble trouver sa limite orientale
à Sao Paulo de Olivença et presque tous les spécimens que nous avons eu
sous les yeux viennent du Huallaga inf., en particulier de Juanjui. Cette
sous-espèce doit donc être considérée comme péruvienne et l’on a désigné
comme typique le mâle de PUcayali à post. noires, l’autre spécimen pré¬
sentant une petite tache bleue sub-anale.
(Seitz, vol. V, p. 573).
A.a. Tryphon Frühst. Neallotypc Q, Biedermann.
Ailes ant. très arrondies, à limbe entier. Post. avec tache bleue aussi
développée que les plus grandes présentées par les mâles A'amydon-amydon
Hew., mais d’un bleu foncé pur. Le dessous est remarquable par l’extension
des dessins noirs des ailes post. et la réduction corrélative du fond jaune
qui est en outre d’un ton très pâle.
1 C Holotype Sao Paulo d’Olivença : coll. Biedermann.
(Enc. Ent., B, Lepidoptera, T.I, 1925, p. 122).
En raison de sa provenance, cette femelle nous semble devoir être
rapportée à la forme A.a.Tryphon extenso Lathy, de Sao Paulo d’Olivença
et peut-être faire confusion avec elle.
En effet, A.a.Tryphon dans sa forme typique nous est parvenu en
exemplaires plus nombreux depuis quelques années, en particulier du
Rio Huallaga.
Nous rapportons à ces mâles des femelles de grande taille, mesurant
en moyenne 75 mm d’envergure, au contour d’ailes arrondi, avec coloration
baso-discale des ant. d’un rouge orangé plus clair que chez les mâles. Les
ailes post. sont uniformément brun noir avec une efflorescence rouge orangé
à la base, recouvrant partiellement la cellule. C’est cette forme que nous
considérons comme la véritable femelle A'A.a.Tryphon Frühst.
De même que chez les mâles, certains exemplaires présentent une
tache sub-anale bleu foncé à l’aile post. visible surtout en lumière incidente.
A.a. Tryphon ochracea Rebillard ab. Q, nova.
Diffère de la forme typique par la coloration de l'aire baso-discale des
ant. d’un jaune orangé vif, légèrement pourpré à la base. Aux post. tache
bleue brillante comme celle A'amydon-amydon. Efflorescence jaune à la
base.
Cette mutation jaune dont nous n’avons rencontré qu’un exemplaire
provient de Chazuta, Rio Huallaga. Elle ne saurait faire confusion avec
la femelle jaune A.a.Tryphon extensa jlava Lathy, de Tonantins (Amazone).
1 C Holotype : coll. Rebillard.
semiiarseni Michael, ab. ô. Michael a désigné sous ce nom des mâles
A'A.a.Tryphon de Juanjui, dont l’aile post. est noire. Ce nom passe en syno¬
nymie avec A.a.Tryphon de même provenance (Huallaga), considéré comme
Type Frühstorfer.
Lectotype 1 <5 : coll. Fournier.
(Ent. Zeits., 41, 1927-28, p. 263).
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE AGRIAS
171
cxtensa Lathy, f. loc. c3, C. Sous ce nom Lathy a décrit des exemplaires
de Sao Paulo d’Olivença et de Tonantins qui montrent un grand dévelop¬
pement de la tache bleue des post. L’aire baso-discale des ant. plus échan-
crée au bord dorsal que chez A.a.Tryphon typique, est rouge orangé.
1 c3 Holotype : coll. Fournier — 1 Q Allotype : coll. Fournier.
(Ann. Mag. Nat. Hist., 1924, XIV, p. 150).
flava Lathy, ab. Q. Dans le même article (Ann. Mag. Nat. Hist.,
vol. XIV, 1924, p. 150), Lathy décrit une femelle de Tonantins, similaire
à la précédente, c’est-à-dire avec une tache bleue large aux post., mais dont
l’aire baso-discale des ant. est jaune orangé, dessus et dessous. Elle pré¬
sente également une eflloresccnce jaune à la base de l’aile.
Frühstorferi Michael ab. (3. — Quelques exemplaires capturés à
Tarapoto présentent une grande tache bleue aux ailes post. aussi grande,
dit l’auteur, que celle d’ A.a.Tryphon extenso Lathy. Nous ne pensons pas
toutefois que A.a.Tryphon Frühstorferi tombe en synonymie avec cette
forme : il présente un faciès différent dû à la coloration de la plage baso-
discale des ant. rouge cinabre au beu de rouge franc.
C’est sur ce caractère, qu’il convient d’individualiser Frühstorferi.
En effet, sur 10 mâles que nous avons eus sous les yeux, étiquetés par
Michael lui-même, 3 présentent une tache bleue plus grande que celle
d 'extenso, 3 autres, une tache bleue sensiblement la même que celle d’omy-
(lon-amydon , et les autres ont les post. noires. Par contre, la coloration
rouge cinabre des ant. est constante.
1 <3, Holotype : coll. Fournier.
(Ent. Zeits., 41, n° 12, 1927, p. 262).
tarapotensis Michael, f. loc. <3 et C. Michael a désigné sous ce nom
les quelques exemplaires mâles et femelles trouvés par lui à Tarapoto et
présentant une bande baso-discale jaune, exactement de la même forme
que celle d’ A.a.boliviensis Fassl. Ces exemplaires pourraient faire confusion
avec A.a.Tryphon citrinarius 3 Lathy, n’était la présence aux post. d’une
tache bleue étendue et dont la forme n’est pas également celle de boliviensis
chez qui le bleu s’étend dans le sens marginal au lieu de pénétrer dans
l’intérieur de l’aile vers la région discale.
(Ent. Zeits., 39, 1925, n° 14, p. 54).
Antonia Michael, ab. <2. Cette forme dépourvue de bleu aux ailes post.
pourrait être rapportée à A.a.Tryphon citrinarius Lathy.
Elle fut primitivement nommée Fassli par Michael et retirée par suite
de synonymie avec une forme r VAgrias Sard. Claudia.
(Ent. Zeits., 43, 1929, p. 73).
Aristoxenus Niepelt, f. loc. 3, présente, dit son auteur, à l’aile ant.
l’aire baso-discale de même forme que celle d'A.a.Tryphon amydonius Stg.
d'un rouge foncé. Le bord dorsal est échancré en arc au-dessus de la S.M.
Fond de l’aile noir, comme chez amydon-amydon. Taches sub-apicales bien
marquées. Aux post. tache bleue sub-anale réduite.
Chanchamayo (Pérou méridional).
(Lepidopt. Niepeltiana, 1914, p. 31, PI. III, fig. 5).
Source : MNHN, Paris
172
P. KKBII.LARD
citrinarius Lathy, ab. d. Rapporte par son auteur à A.a.Tryphon
Aristoxenus, bien que provenant d’une région éloignée (Pérou septentrional,
Juanjui). L’aire baso-discale de même forme est jaune en dessus et en
dessous. La tache bleue des post. est à peine visible.
1 ô Holotype : coll. Fournier.
(Ann. Mag. Nat. Hist. 1924, XIV, p. 150).
amydonius f. loc. d. Staudinger a donné le nom d 'amydonius à un
ex. de Pebas capturé par le Dr. Hahnel présentant l’aire discale des ant.
de même coloris que celle d 'amydon de Colombie, descendant jusqu’au
bord dorsal dans sa partie basale pour s’incurver ensuite en arc au-dessus
de 1 b et se terminer à l’angle dorsal. Cette forme de l’aire baso-discale est
donc analogue à celle de la majorité des A.a.Pericles De plus, en analogie
avec ces derniers, les 5 taches subapicales blanc jaunâtre sont bien marquées
et à l’aile post. se trouve, à l’extrémité de la cellule, une tache rougeâtre.
Le fond de l’aile, noir, sans trace de bleu, présente à 3 mm du bord ext.,
3 traits blanc-jaunâtre caractéristiques entre 1 b-2, 2-3, 3-4. Staudinger
supposait que chez d’autres exemplaires d 'A.a.Tryphon amydonius ces
trois traits pouvaient faire défaut et de ce fait, considérait comme amy¬
donius les specimens à tache bleue de Sao Paulo d’Olivença et de l’Ucayali.
Mais ces derniers ont été isolés par Frühstorfer sous le nom de Tryphon.
Il convient donc de réserver, comme l’écrit Michael, le nom d'amydonius
aux ex. présentant les trois traits blanc jaunâtre typiques. Michael a cap¬
turé de cette rare forme 1 mâle à Yurimaguas en 1918.
(Exot. Tagfalt, 1888, 1, p. 164, PI. 57).
O. Michael considérait la forme amydonius comme aberrante, au
milieu de la sous espèce typique Tryphon. Nous avons sous les yeux 7 exem¬
plaires provenant du Haut Rio Putumayo (frontière Colombo-Péruvienne),
capturés à Florida et à Campuja à des altitudes variant entre 150 et 250 m-
La femelle d’ A.a.T.amydonius était restée jusqu’alors inconnue. Nous
décrivons ici un exemplaire qui par ses caractères et son lieu de capture
appartient certainement à cette forme.
Q. En dessus, le fond des deux paires est noir franc; aux post. trans¬
paraît légèrement la bande externe de l’intervalle E2, OC. du dessous.
L’aire baso-discale d’un beau jaune orangé légèrement teinté de rougeâtre
vers le bord interne, occupe toute la base de l'aile jusqu’au milieu dt la
nerv. lb et remonte de 2 mill. au-dessus de celle-ci pour le rejoindre en
s’incurvant légèrement à l’angle dorsal. Le bord externe arrondi, couvre
entièrement la côte. Cette aire baso-discale est de même forme que celle
d 'A.a.Pericles mauensis fem. Les trois taches sub-apicales d’un blanc crème
sont bien marquées. Aux post. la côte est blanchâtre jusqu’à l'angle dorsal,
divisée en deux par la nerv. 8. Ce caractère est le même que chez le mâle.
La base présente un semis d’écailles jaune orangé. Les 3 traits gri¬
sâtres caractéristiques d 'amydonius sont bien marqués et tranchent sur
la coloration noire du fond. Ils sont situés dans les intervalles 1 b, 2, 3.
Dessous : l’aire baso-discale est d’un jaune plus clair. Aux post. dessins
noirs typiques d 'A.amydon-amydon. Thorax brun jaunâtre ; base de
l’abdomen jaune-orangé.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE AGRIAS
173
Enverg. 78 mill., long, de l’aile 45 mill.
Une Q Neallotype, Florida, Rio Putumayo, 180 m., Colombie, 29.
VI. 31 : Coll. Rebillard.
uinbrianus Rebillard (Michael, ms) ab. cî. M.S. Taille et port
d'A.a.T. amydonius. L’aire baso-discale, rouge brique et non rouge vif
comme chez la forme typique. Dessous jaune orangé.
Umbria — Rio Putumayo. 1931.
1 d. Holotype : coll. Fournier.
ozora Frühstorfer, f. loc. 6- Figurée dans le Seitz sous le nom d 'A.amy-
don , la forme ozora a la plage baso-discale rouge des ant. à peu près de
même forme que celle (VA .a.T.amydonius les trois taches subapicales sont
bien marquées, mais le caractère le plus frappant réside dans la situation
de la tache bleue des post. qui est discale et non subanale.
Pérou, Rio Chachapoyas, ex. coll. Oberthür.
(Seitz, vol. V, p. 574).
Formes boliviennes
A.a.bolivicnsis Frühstorfer, d et Q.
L’aire baso-discale est d’un jaune ocracé plus foncé que chez les formes
péruviennes sa forme est plus échancrée au bord dorsal et plus largement
saupoudrée d’écailles noires. Taches sub-apicales blanc jaunâtre diffuses.
Le fond des deux paires est brun noir. Aux ailes post. la tache bleue à
reflets verdâtres, s’étend le long du bord de l'aile de 1 b à la nerv. 5. Touffes
androconiales jaune ocracé.
Pérou, Rio Songo.
(Ent. Nachr., 1895, p. 217-218).
amydonides Frühstorfer, ab. ô. D’abord appelé songoensis est la
forme rouge d'A.a.boliviensis. L’aire baso-discale, d’un rouge foncé est
toutefois un peu plus étroite. Les taches sub-apicales sont nettement
marquées. Les post. sont noires.
Pérou, Rio Songo.
(Ent. Zeits., 1898, p. 166).
II. - GROUPE AMAZONIEN ET RAMEAU FERDINANDI
Les formes d’Agrias amydon qui font suite au groupe Andin que nous
venons d’étudier, occupent un immense habitat dans le Bassin de l’Ama¬
zone et au Brésil méridional.
Nous avons distingué deux peuplements sous les noms respectifs
de groupe amazonien et de rameau « Ferdinandi ». Ce dernier paraît
plus étroitement rattaché à la souche andine et son polymorphisme est
moins accusé que celui que nous observons dans le groupe amazonien.
Mais par ailleurs les caractères généraux qui différencient du groupe Andin
les Agrias amydon amazoniens et brésiliens sont les mêmes.
Mémoires du Muséum. - Zoologie, t. XXII.
11
Source : MNHN, Paris
174
P. REBI I.LARD
En effet, si nous retrouvons dans le groupe amazonien, les caractères
spécifiques essentiels (VA. amydon amxdon , nous y observons également
certaines différences morphologiques qui affectent toutes les formes qui le
composent.
La modification du dessin discal de l’aile inférieure, en dessous, par
fusion des deux composantes Dl, D2, toujours séparées en forme de fourche
dans le groupe Andin, est ici un caractère constant qui existe aussi bien
chez les groupes de formes les plus proches morphologiquement de l’espèce
que chez les plus divergents.
A ce détail, il convient d’ajouter la tendance générale à remplacer sur
cette même face alairc la coloration jaune d 'A.amydon par une teinte jaune
verdâtre plus ou moins accentuée. A la face supérieure, se rencontre très
fréquemment chez les mâles, sur le fond noir des ailes, une ornementation
vert métallique brillant qui n’existe jamais chez amydon amydon et devient
même la norme dans les deux sexes en certains points de l’habitat.
Ces caractères différentiels ne sauraient à notre avis conférer au groupe
amazonien le titre d’espèce. Cependant un nom a été donné à cet ensemble
de formes amazoniennes pour en marquer la distinction. C’est celui de
« Pendes », qui concrétise les caractères morphologiques que nous venons
d’énumérer et dont il nous paraît important de préciser la position taxo¬
nomique. En effet la première en date, et qui fut longtemps la seule connue
des formes amazoniennes d 'A. amydon , fut capturée et décrite par Bâtes
sous le nom de Pericles.
Il s’agissait d'un exemplaire unique provenant de Parinlins (Bas
Amazone), auquel il donna le rang d’espèce. Malheureusement la validité
spécifique de Perides est des plus contestable car, comme nous l’avons
précisé, il paraît impossible de différencier une espèce dans le groupe ama¬
zonien (VA. amydon.
A notre avis A.a. Perides Bâtes est une sous-espèce et son nom ne
saurait servir à qualifier tout un ensemble de formes locales amazoniennes
et brésiliennes qui s’y rattachent. D’autant que, pour nombre d’entre elles,
la qualification de sous-espèce s’impose en raison de l’importance de leur
peuplement et de leur morphologie particulière. Le sens racial, exclusive¬
ment géographique, qu’implique le terme de sous-espèce et représente
une moyenne des caractères individuels d’un peuplement donné, ne sau¬
rait s’appliquer à d’aussi vastes groupements dont l’habitat s’étend de
la Colombie méridionale à la Bolivie.
En procédant comme nous l’avons fait nous restons dans le cadre
strict de la nomenclature trinominale sans altérer la pensée des auteurs
pour qui le nom de Pericles réunit les caractères généraux qui appartiennent
au groupe amazonien.
Formes brésiliennes méridionales
(Rameau Ferdinandi)
A.a. Ferdinandi Frühstorfer.
Décrit de la province de Bahia, de Minas Geraes et du Matto Grosso
oii l’espèce ( ?) — dit Frühstorfer— vole à côté (VA. Sardanapalus Godmani
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE AGRIAS
175
Fond des deux paires noir velouté profond.
Mâle : large tache rouge carmin intense qui se poursuit un peu au-delà
de la cellule, se dirige en se rétrécissant progressivement vers le bord ext.
sans toutefois l’atteindre et laisse libre un segment noir le long du bord
dorsal. Trois taches apicales jaune paille allongées très nettes; entre celle-ci
et la tache basale, on voit un délicat reflet bleu foncé qui se remarque aussi
aux ailes post. au-delà de l’org. odorant. Ocelles pupillées de bleu, isolés.
Fem. : ailes arrondies; taches jaunes subapicales plus marquées, pas
de reflet bleu aux post. <3, 70 à 60 mm; Q, 80 mm.
(Ent. Nachr., 1895, p. 151. — Ent. Zeits. T 1897, pp. 289-300, pl. 1,
f.3).
gloriosa Lathy, f. loc. <3. Cette forme splendide, dit l’auteur, est voi¬
sine d'A.a. Ferdinandi, mais au-delà du rouge des sup. se trouve une grande
tache bleu-violet ainsi qu’au bord interne des mêmes ailes. Les trois
taches jaunâtres de l’apex sont très nettes. Les ailes inf. des spécimens de
la coll. Fournier ont une grande tache bleu violet sur le disque et sur l’un
d’eux cette tache devient un peu verdâtre vers l’angle anal.
Cuyaba, Matto Grosso.
Lectotype : coll. Fournier.
(Thèses entom., 1921, p. 20, pi. VIII, fig. 3, 4).
Talboti Lathy, ab. c5. Diffère de gloriosa par l’absence de tache bleue
au bord dorsal.
Lectotype : coll. Fournier.
(Thèses entom., 1921, p. 20, pl. VIII, fig. 1, 2).
Formes péruviennes méridionales
A.a. Ferdinandi Niepelti Seidel, ab. <3.
Se distingue d'A.a. Ferdinandi typ. par l’aire baso-discale jaune orangé
des ant. et par la présence d’une grande tache discale bleu foncé aux post.
bordée d’écailles vertes.
Rio Marcapata, affluent du Rio Madré de Dios.
(Entom. Rundsch., 42, 1925, p. 4).
A.a. Ferdinandi peruviana Lathy (3.
Forme très voisine de la précédente. Dessus : l’aire basodiscale des
ant. jaune orangé, couvre la base et s'incurve au-dessus de la S.M. Taches
subapicales floues. Aux post. petite tache bleue sub-anale. En dessous, le
dessin présente bien la jonction des discales Dl, D2.
1 (3. Rio Inambari, affluent du Rio Madré de Dios. Pérou méridional
Holotype : coll. Fournier.
(Annals Magaz. Nat. Hist., XIV, 1924, p. 152).
Formes boliviennes
A.a. Ferdinandi Steinbachi Le Mit. <3.
Est « une sous-espèce ( ?), dit l’auteur, formant le passage très net
Source : MNHN, Paris
176
P. KKBILI.ARD
entre A.a.boliviensis amydonides et A.a.Ferdinandi. La bande des ant.
rouge vif sur la face dorsale, plus claire sur la face ventrale, ne tire pas sur
le jaune comme chez A.a.boliviensis amydonides. Les ailes post. sont noires
avec une tache bleue réduite et étroite à la région anale. Le dessous d’un
beau jaune franc se distingue des autres races de Pericles — à part Ferdi-
nandi, qui lui ressemble en cela — par l’amincissement de tous les dessins
noirs du fond, lequel n’est jamais verdâtre. »
Holotype : coll. Fournier.
Série de mâles : Buenavista, Santa Cruz, Bolivie.
1 Q. Coll. Fournier.
(Novit. entom., fasc. 1, 1931, p. 3).
C. L’exemplaire unique de la collection Fournier présente un contour
d’ailes plus arrondi que le mâle. La tache basodiscale des ant. d’un rouge
terne a la même forme que celle du mâle. Aux post. noires, efflorescence
rougeâtre à la base de l’aile et traces d’écailles bleues dans la zone margi¬
nale. Dessous : mêmes caractéristiques que le mâle.
1 S. Neallotype : coll. Fournier : Buenavista.
cyanaemixta Le Mit. ab. <3. Légères traces bleues préapicales. Aux post.
le bleu est réduit dans la région anale.
Holotype : coll. Fournier.
(Novit. entom., fasc. 1, 1931, p. 3).
Rogeri Le Mit. ab. 3, présente une bande préapicale bleue. Aux post.
le bleu, étendu, est bordé de vert.
Holotype : coll. Fournier.
(Novit. ent., fasc. 1, 1931, p. 3).
Jacobi Le Mit. ab. 3. Le bleu est réduit aux quatre ailes. Liseré vert
aux post.
Holotype : coll. Fournier.
(Novit. entom., fasc. 1, 1931, p. 3).
elongata Le Mit. ab. 3, a la tache bleue de lb à 3 aux post. mais sur
lb, elle pénètre vers la base de l’aile jusqu’à la médiane. Ailes ant. sans bleu.
Holotype : coll. Fournier.
(Novit. entom., fasc. 1, 1931, p. 3).
Pétri Le Mit. ab. 3, ne présente aucun ornement bleu ou vert aux
quatre ailes.
(Novit. entom., fasc. 1, 1931, p. 3).
A.a.F. Mapiri Fassl, f. loc. 3- (rio Mapiri).
Taille et aspect, dit Fassl, de A.a.Tryphon arnydonius (env. 65 mm).
Plage courbe rouge fortement échancrée-atteignant la base des ailes ant.
tache subapicale blanc jaunâtre subdivisée par deux nervures et qui est,
— dit l’auteur, — « beaucoup plus large que toutes celles des Agrias
rouges que j’ai vus. » Post. gris noir avec écaillement rouge à la base de
la cell. Une tache bleue s’étend à partir de l’angle anal, limitée vers l’ext.
par la bord, large de 1,5 mm env. sur laquelle elle tourne au verdâtre.
(Ent. Rundsch., 30, n° 21, nov. 1913, p. 122).
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE AGRIAS
177
FORMES AMAZONIENNES
(Groupe Amazonien)
Agrias amydon Pericles Bâtes.
Le type <5 à'Agrias a.Pericles provient de Parintins (Bas Amazone).
Capturé et décrit par Bâtes, il fut figuré par Hewitson dans « Exotie.
Butterflies », vol. II, pl. 36. Cet exemplaire, qui n’est probablement qu’une
forme aberrante, est resté jusqu’ici unique.
Aux ailes ant. sur fond noir, l’aire baso-discale est d’un rouge orangé
vif le bord inf. de cette bande qui part de la base de l’aile au-dessous de
lb s’incurve en arc entre 1 b et 2 et se termine à 4 mm de l’angle dorsal
sur la nerv. lb. Cette partie distale de la bande est assez étroite. Dans le
bord dorsal noir, prés de la base, existe une tache ovalaire bleu foncé.
A l'apex : trois taches blanc jaunâtre bien marquées auxquelles fait suite
vers l’intérieur une bande vert métallique festonnée, à concavité interne,
large de 3 à 4 mm descendant de la côte à la nerv. 3 qu’elle ne dépasse pas
et reste à 3 mm de la marge. Une bande bleue épouse la concavité du bord
interne vert qui est parsemé d’écailles bleues, et qu’elle suit jusqu’à son
extrémité, à la nervure 3 comme la bande verte, elle est large de 3 à 4 mm
et contiguë au bord externe de la plage discale rouge orangé.
Post. noires avec large tache bleue étendue de la nerv. 2 à la nerv. 5,
ourlée à son bord externe d’un large liseré vert métallique à 2 mm de la
marge.
Le dessous n’a pas été figuré mais, si l’on tient compte du beu de cap¬
ture et des formes les plus voisines, ce dessous doit être identique à celui
des A.a.Pericl. Xanlhippus rouge orangé de cette région. Apex d’un noir
verdâtre bande subapicale blanc jaunâtre légèrement teinté de verdâtre
trois traits longitudinaux de même couleur sur 7, 6, 5. L’aire baso-discale
jaune orangé de même forme qu’en dessus. Post. jaune verdâtre ocellés
confluents largement pupillés de bleu.
Thorax brun roux à reflets verdâtres abdomen noir palpes jaunes.
Pattes gris jaunâtre. Touffes androconiales jaune ocracé.
Bâtes : Proceed. entom. Soc. London, 5, p. 111, pl. XXXVI vol. II,
Exotie Butterflies.
Les variations du dessus sont trop grandes d’une race à l’autre pour
faire l’objet d’une énumération qui trouvera sa place dans la description
des formes. Mais si l’on envisage les constantes morphologiques générales,
on peut remarquer chez Pericles les caractéristiques suivantes :
A l’aile post. le dessin des discales est toujours fusionné DI + D2,
au lieu d’être séparé en fourche comme chez amydon. La coloration du
fond des post. est verdâtre au lieu de franchement jaune comme chez
amydon, exception faite pour les races extrêmes sept, et mérid. chez qui
le jaune A'A.amydon typ. réapparaît.
En dessus, les taches subapicales sont toujours bien marquées. La
présence très fréquente chez les mâles d’une coloration vert-métalbque
brillant, plus ou moins accentuée, jamais rencontrée chez les formes à’’A.
Source : MNHN, Paris
178
P. REBILLARD
amydon-amydon sont également des caractères sub-spécifiques assez cons¬
tants.
Formes méridionales (Rameau Pericles)
Sur la rive sud de l’Amazone, deux groupes de formes ont été isolés,
l’un par Staudinger sous le nom de xanthippus , l’autre par Fassl sous le
nom de mauensis.
A.a. Pericles Xanthippus Stgr.
Rio Tapajoz, Itaituba.
a) Formes à coloration baso-discale jaune orangé.
Xanthippus Stgr., f. locale (5 et Q. L’aile ant. présente un arc jaune
orangé en avant duquel règne un faible champ pré-apical bleu avec une
fine et rudimentaire raie verte Aile post. : tache bleu violet, liserée de
vert à la partie anale. Dessous jaune verdâtre.
Fem. : Tache baso-discale des ant. plus claire, sans trace de bleu ni
de vert à l’apex. Post. d’un noir brun uniforme, avec une traînée jaune
brunâtre de la base de l’aile à l’apex de la cellule. Dessous plus clair que
chez le mâle.
(Exot. Tagfalter, 1, p. 165).
subpericles Le Moult, ab «3. Même disposition des colorations bleue
et verte que chez A.a.Pericles typique (liséré préapical vert séparé de la
bande discale par de légères traces bleues). Cette bande discale est de teinte
orangé foncé. Les post. sont noires avec de légères traces de vert et de bleu
dans la région anale n’atteignant pas la région cellulaire, alors que chez
pericles ty. cette tache est bleue très étendue. La tache basale des post.
qui est jaune et très marquée chez A.a.Pericl. Xanthippus est ici seulement
formée de quelques écailles orangées.
Itaituba, Tapajoz.
Lectotype <3 : coll. Fournier.
(Enc. Entom., B, Lepidoptera, T.I, 1925, p. 175).
pseudomauensis Le Moult, ab. -3. Aile ant. avec un très léger semis
d’écailles vertes bordant une belle tache bleue comme chez A.a.Pericl-
mauensis au-delà de la bande courbe orangée. Aux post. belle tache bleu
violet avec très léger liseré vert, à cheval sur nerv. 2 et 3, sur fond noir
intense.
Itaituba. Tapajoz,
Lectotype c3 : coll. Fournier.
(Enc. Ent., B, Lepidoptera, T.I, 1925, p. 176).
Thcryi Le Moult, ab. <3. Ressemble à subpericles, mais sans vert
aux ailes ant. seule la tache préapicale bleu violet subsiste ainsi qu une
petite tache bleue le long du bord interne. L’aile post. n’a que des traces
de bleu et de vert dans la région anale.
Itaituba, Rio Tapajoz.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE AGRIAS
179
Holotype t3 : coll. Fournier.
(Novit. Entom., fasc. I, 1931, p. 3).
Fochi Le Moult, ab. <3. Sans bleu préapical mais avec une très large
bande verte; les post. sont noires avec seulement un peu de vert dans la
région anale.
Itaituba.
Holotype c5 : coll. Fournier.
(Novit. entom., fasc. 1, 1931, p.4).
tristis Fassl, ab. <3. Sans aucun ornement vert ou bleu aux quatre
ailes.
Itaituba. Tapajoz.
(Seitz, vol. V, addenda, p. 1054).
inornatrix Lathy, ab. â. Sous le nom d'inornatrix, Lathy a décrit un
spécimen semblable au précédent, sans trace de bleu ou de vert, mais qui
toutefois présente la bande courbe jaune, claire comme chez A.a.Trajanus
aurantiaca. Des taches subapicales, seule la tache centrale a des contours
bien définis.
Itaituba, Tapajoz.
Holotype : coll. Fournier.
(Ann. Mag. Nat. Hist., vol. XIV, 1924, p. 152).
M.E. Le Moult a désigné comme A.a.Pericl. tristis les fem. qui sont
privées de bleu et de vert, mais qui en réalité ne sont que les femelles ty¬
piques de Xanthippus.
La même erreur a été répétée par cet auteur en décrivant la forme
pseudotristis chez A.a.Pericles mauensis.
pallida Le Moult, ab. Q. Ne se différencie que par la coloration de la
bande des ant. qui est jaune paille au lieu de jaune orangé et brun jaune
vers la base de l’aile.
Itaituba, Rio Tapajoz.
(Enc. ent.. B, Lepidoptera, T.I, 1925, p. 177).
chlorotaenia Fassl, ab. Q. Se distingue de la fem. typique par une
belle tache préapicale verte traversée de nervures bleu foncé.
Itaituba. Rio Tapajoz.
(Entom. Rundsch, N° 12, 15 déc. 1921, p. 50).
Magdalcnae Le Moult, ab. Q. Voisine de la précédente, mais le vert
est remplacé par une large tache bleue qui ferait ressembler cette fem.
à A.a.Pericl. pseudomauensis mâle.
Itaituba.
Holotype : coll. Fournier.
(Enc. Ent., B, Lepidoptera, T. II, 1926 p. 70).
Daudeti Le Moult, ab. Q. Ne présente qu’une petite tache bleue
préapicale à l’aile ant. par contre une belle tache bleue à l’aile post. ; le
long du bord interne de l’aile ant. se trouve également une tache basale
bleue foncé.
Source : MNHN, Paris
180
P. REBILLARD
Itaituba. Rio Tapajoz.
Holotype : coll. Fournier.
(Novit. entom., fasc. 1, 1931, p. 4).
b) Formes à coloration baso-discale rouge orangé.
C’est dans ces formes que se rencontrent des exemplaires se rappro¬
chant le plus de la forme type de Bâtes.
Bouvieri Le Mit. ab. (3. Aile ant. : tache préapicale verte séparée de
la bande rouge courbe par quelques écailles bleues. Ailes post. : comme
celles d'A.a.Pericl. Xanthippus avec bleu et vert anal; la tache basale est
également rouge au lieu de jaune.
Fem. : Aile ant. identique, mais post. noires.
Itaituba.
Lectotype 1 Q, Neallotype 1 <3 : coll. Fournier.
(Fem. : Enc. ent.. B, Lepidoptera, T. I, p. 175. Mâle : Novit. entom.,
fasc. 1, 1931, p. 3.)
Hervei Le Mit. ab. c3. Aile ant. avec bande rouge brique. Très rares
écailles vertes et bleues dans la zone préapicale. Aux post. tache bleue
intermédiaire entre celle de A.a.Pericles ver us et celle de A.a. Péri cl. Xan¬
thippus petite tache subanale verte très réduite.
Itaituba.
(Enc. ent.. B, Lepidoptera, T. I, 1925, p. 176.)
Lucasi Le Mit. ab. <3. Même bande rouge orangé vif que A.a.P. mau-
ensis Bouvieri , mais le vert a disparu aux quatre ailes ; belle tache
bleue préapicale. Aile post. noire avec traces de bleu dans la région anale.
Itaituba.
Paratype : coll. Fournier.
(Novit. entom., fasc. 1, 1931, p.4).
Reverdini Le Mit. ab. (3. Comparable à A.a. Pericl. Xanthippus trislis,
mais l’aire basodiscalc des ant. est du même rouge orangé que dans
l’ab. Bouvieri.
Itaituba.
Holotype : coll. Fournier.
(Novit. Ent., fasc. 1, 1931, p. 3).
A.a. Pericles niauensis Fassl, f. loc. c3, Q.
Région de Maues.
La forme typique (Fassl) est dépourvue de vert mais présente au-delà
de l’arc jaune orangé une large bande préapicale bleu violet et une bande
de même couleur au bord interne. Aux post. belle tache bleu violet.
La femelle ne présente aucun ornement vert ou bleu, mais on trouve
souvent un reflet métallique foncé visible en lumière incidente dans la
région externe de l’aile post. noire.
(Ent. Rundsch., N" 10, 1921, p. 41).
Comme chez A.a.Pericl. Xanthippus existent deux modalités de colo¬
ration de la bande baso-discale des ant.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE AGRIAS
181
a) Formes à coloration baso-discale jaune-orangé
subxanthippus Mich. ab. c3. Caractérisé par une réduction du bleu.
La tache préapicale est petite la tache bleue au bord interne a disparu.
Aux post. bleu réduit.
Maues. Holotype: coll. Fournier.
(Ent. Zeits., 42, 1929, p. 296).
subextrema Mich. ab. <3. Ailes ant. sans tache préapicale bleue, avec
seulement une étroite bande bleue au bord interne. Post. avec très petite
tache bleue.
Maues. Holotype : coll. Fournier.
(Ent. Zeits., 42, 1929, p. 296).
mediatrix Mich. ab. <3. La coloration bleue a complètement disparu
aux ailes ant. Tache bleue des post. réduite.
Maues. Paratype : coll. Fournier.
(Ent. Zeits., 41, n° 12, 1927, p. 259, pl. 111, fig. 7).
obscurior Mich. ab., c3. Aux ant. petite tache bleue préapicale. Post.
entièrement noires.
Maues.
(Ent. Zeits., 41, n° 12, 1927, p. 259).
coronata Fassl, ab. Q. La bande des ant. est jaune orangé clair. Tache
bleue préapicale et tache bleue aux post. mais cette coloration n’a pas
l’éclat de celle du mâle.
Maues.
(Ent. Rundsch., n° 9, sept. 1921, p. 42).
Dryas Bied. ab. Q. Cette forme présente une large bande préapicale
verte.
Maues.
(Enc. Ent., B, Lepid., T. III, 1929 p. 5, pl. 12).
pseudotristis Le Moult, ab. Q. N’est pas à considérer puisque c’est
la forme normale de femelle iVA.a.Pericl. mauensis, qui est dépourvue de
coloration bleue ou verte.
b) Formes à coloration baso-discale rouge-orangé
pretiosa Mich. ab. (3, représente en rouge vif la forme typique de Fassl
telle qu’on la trouve figurée dans Oberthür (Études de Lépidoptérologie
comp., F. XXV, pl. DLXXXVI, fig. 4989). Large tache préapicale bleue
et large liseré bleu au bord dorsal. Grande tache bleue aux post.
Maues.
(Ent. Zeits., 41, N° 12, 1927, p. 259).
gratiosa Mich. ab. <3. Aux ant. l’arc est moins rouge que chez A.a.P.
mauensis pretiosa, sa coloration vire vers l’orangé. Le bleu est réduit à une
tache située plus bas que la zone préapicale (en marge ext. de l’aire baso-
discale); quelques écailles vertes bordent extérieurement cette tache. Aux
Source : MNHN, Paris
182
P. REBII.LARD
post. la tache bleue est réduite, subanale, avec quelques écailles vertes
également.
Lectotype : coll. Fournier.
O. Michael a figuré dans ses dessins coloriés plusieurs formes apparte¬
nant à gratiosa. L’une d’elle a une petite macule bleue préapicale et le
long du bord dorsal aux post. la tache bleue est en forme de bande s’éten¬
dant le long du bord ext. de l’aile et relevée en pointe longeant le bord
anal (comme dans l’ab. elongata chez A .a. Ferdinandi Steinbachi.) Une autre
forme présente une tache bleue au bord dorsal des ant. sans tache préa¬
picale, mais avec la tache bleue des post. plus étendue.
(Ent. Zeits., 41, N° 12, 1927, p. 260).
extrema Mich. ab. d, Voisin de la forme précédente, mais n’a pas de
bleu du tout aux ant. (parfois cependant une trace au bord dorsal). La
tache bleue des post. est de forme allongée, parallèle au bord externe,
mais ne remonte pas en pointe le long du bord anal.
Holotype : coll. Fournier.
(Ent. Zeits., 41, N° 12, 1927, p. 260).
D’autres formes pourront sans doute recevoir encore des noms —
de même que chez A .a.Pericl. xanthippus — si l’on considère les transitions
de couleur de la bande baso-discale des ailes ant. La couleur intermédiaire
entre jaune légèrement orangé et rouge vif existe, encore varie-t-elle elle-
même dans sa tonalité plus ou moins orangée ou plus ou moins rouge
franc. Mais sans vouloir compliquer la nomenclature, il semble qu’au moins
la coloration intermédiaire entre les deux colorations extrêmes mérite
d’être signalée.
De rares exemplaires présentent un raccourcissement vers l’ext. de
la bande des ant. Fassl a décrit du rio Tapajoz une femelle remarquable
qui pourrait d’autre part faire la liaison entre A.a.Pericles et certaines
formes d ' A .a.phalcidon avec tache basale jaune aux ant. Elle tient de
A.a.Pericl. Xanthippus et d’A.a.phalcidon Anaxagoras.
A.a. Pericl. mirabilis Fassl, ab. Q.
L’aire baso-discale jaune orangé ne dépasse pas le tiers externe de
la nerv. 2, sur laquelle elle forme une pointe. Grande plage sub-apicale
bleue avec les nervures teintées de vert. Aux post. la base saupoudrée
d’orangé est suivie de la région médiane noire puis d’une large bande
sub-marginale brun foncé mat liserée en dehors par une fine ligne vert
argenté de largeur régulière.
1 femelle : Rio Tapajoz.
(Ent. Rundsch., N° 12, déc. 1921, p. 50).
<3 : tache baso-discale jaune orangé écourtée se terminant en angle
sur la nervure 2, à 7 mill. du bord. Large tache subapicale bleue et bande
bleue au bord dorsal fondue vers la base avec le jaune orangé pour former
une région violacée. Post. avec belle tache bleu violet. Dessous de A.a.Pericl-
mauensis typique.
1 mâle, Maues : Holotype, coll. Fournier.
(Paskevsky, Bull. Soc. ent. France, 1939, N° 3-4, p. 38, pl. II, fig- !)•
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE ACRIAS
183
O. Michael écrit qu’il a eu entre les mains un exemplaire femelle de
[ mirabilis ] du Maues, malheureusement endommagé et différent du type
fem. Fassl en ce qu’il présentait beaucoup plus de bleu préapical; tache
basale orangé clair (Ent. Zeits., 44, 1931, p. 310). Il s’agit là sans doute
d’une femelle aber. d'A.a. Pericles mauensis.
A.a. Pericles Ahasvérus Fassl, ab. <5.
Décrit sur un seul exempl. capturé par L. Strympl sur le Rio Madeira.
L'arc jaune est réduit à une tache basale analogue à celle d'A. a.phalcidon
Fournierae. Cette tache est suivie d’une zone bleu foncé qui aboutit au
bord externe dans une fine bordure verte. Aux post. l’aire basale bleu
foncé est finement ourlée de vert qui s’épaissit vers l’angle anal. Cette
disposition du dessin aux quatre ailes est donc analogue à celle d 'A.a.ph.
Fournierae ab. viridiflavus Mich. Par contre la longueur des stries apicales
en dessous, la base rousse des post. en dessus, la faible taille de ce spécimen
le font ranger par Fassl dans la s. sp. Pericles dont il serait le seul repré¬
sentant connu du Rio Madeira.
(Seitz, T. V., addenda, p. 1.055).
FORMES SEPTENTRIONALES
(Rameau Trajanus)
A.a. Trajanus Frühstorfer.
Cette sous espèce <3, Q, provient d’Obidos et de Manaos. L’arc de
l’aile ant. est d’un rouge orangé foncé; les taches subapicales toujours
bien marquées et plus nettes que chez les formes de la rive méridionale,
sont disposées en une bande coupée par les nerv. plutôt que séparées. Les
post. sont noires avec, typiquement, des taches grises cunéiformes au
nombre de 4 le long de la marge externe. Efflorescence rougeâtre à la base
de la cellule. Dessous beaucoup moins verdâtre aux post. que chez les
formes d'A.a. méridionales. Cette coloration est d’un jaune qui se rapproche
davantage de celui d'amydon amydon.
(Iris, Dresden, vol. XIV, p. 327, 1901; pl. III, f. 2, vol. XV).
La forme la plus septentrionale a été décrite sur une femelle de Guyane
française.
A.a. Traj. aurantiaca Frühst. ab. Q.
L’arc des ant. est d’un jaune beaucoup plus clair. Les caractères
distinctifs sont les mêmes que chez A.a.Trajanus Trajanus. Taches subapi¬
cales cohérentes et aux post. taches grises marginales. Le mâle fut décrit
par Fassl sur une capture du Lago Salgado (rio Trombatas).
Coll. Fournier : 1 <3, 2 Q, Maroni.
(Q, Ent. Nachr., 23, p. 252; cî, Fassl, Ent. Rundsch, N° 38, avril 1921,
p. 18).
Source : MNHN, Paris
184
\ REBILLARD
A.a. Traj. Immaculata Lathy, ab. (3, Q.
Est décrit de Manaos comme ne présentant pas les traits grisâtres
submarginaux. D’après Michael, ces traits manqueraient le plus souvent a
Manaos et moins fréquemment à Obidos.
Lectotype : coll. Fournier.
(Annals Magaz. Nat. Hist., vol. XIV, 1924, p. 151).
viridipicta Lathy, ab. Q présente dans l’aire subapicale un léger
écaillement vert.
1 Q, Manaos.
Holotype : coll. Fournier.
(Ann. Mag. Nat. Hist., vol. XIV, 1924, p. 151).
Praxitelcs Biederm. ab. <3 ; est caractérisé par une tache préapicale
bleue liserée de vert près des trois taches apicales jaunâtres, à l’aile ant.
(Encycl. ent.. B, Lepidoptera, T. III, 1929, p. 95).
Certaines formes d’ A.a.Trajanus présentent un raccourcissement de
l’aire baso-discalc des ant. Ces formes sont voisines d 'A.a.rubella et forment
la transition entre cette dernière et A.a.Trajanus.
A.a. Traj. modulata Mich. ab. c5 /Q.
Cette forme est chez le mâle, dit Michael, analogue à A.a.Pericles
mauensis ab.preliosa. L’arc rouge est de même forme mais du même rouge
violacé que A.a.rubella.
D’autre part, la face inf. est bien celle de rubella, c’est-à-dire
comme Traj anus et non pas jaune vert comme mauensis.
La femelle présente la traînée rouge de A.a.rubella arcuata, mais
fragmentée suivant la nerv. 2.
Lago Calado.
Lectotype : coll. Fournier.
(Ent. Zeits., 44, 1931, p. 309).
connexa Michael, ab. (3 /Q. L’arc de l’aile ant. est incomplet et ana¬
logue dans sa forme à celui de A.a. Pericl. mirabilis; il est rouge orangé
et son extrémité se termine en deux pointes de chaque côté de la nerv. 2
à env. 1 /4 de l’envergure totale de l’aile. Large champ préapical bleu
foncé. Post. noires, avec traits gris marginaux.
Uypiranga.
Lectotype : Coll. Fournier.
(Ent. Zeits., 44, 1931, p. 310).
graeilis Mich. ab. Q. Deux exemplaires fem., également de Uypiranga,
d’une couleur rouge plus foncée que A.a. Trajanus forment transition,
d’après Michael, entre ce dernier et A.a. Trajanus connexa. Tache plus
étroite que Trajanus et plus courte également, quoique un peu plus allongée
que chez connexa. Dessous comme Trajanus. Aucune couleur bleue ou verte
n’est visible sur le dessus.
Coll. Fournier.
(Ent. Zeits., 45, 1932, p. 270).
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE AGRIAS
185
livida Mich. ab. Q. Certaines fem. ont la tache rouge plus foncé vers
la base de l’aile tandis que la partie extérieure devient rouge jaunâtre
(comme c’est aussi souvent le cas chez A.a.Trajanus). Une semblable fem.
qui, en plus présente une très belle tache bleue sur les post. est nommée
par Michael : livida.
Une autre fem. à tache rouge jaunâtre, avec bleu préapical, ailes post.
noires avec les petits traits blanchâtres marginaux, et d’une taille excep¬
tionnellement grande a été nommée A.a. Traj. grandis.
(Michael : Ent. Zeits., 44, 1931, p. 311).
A.a. rubella Michael â, Q.
La forme typique présente chez le mâle la tache baso-cellulaire d’un
rouge pourpre violacé étendue au-delà de la cellule sous forme de festons
suivant les nerv. surtout la nerv. 2, et pénétrant dans la plage discale large
et immédiatement contiguë d’un bleu d’outre-mer foncé. Les taches préapi¬
cales blanches sont unies en bande comme chez A.a. Trajanus au nombre
de 3 et parfois la quatrième sous forme d’une macule plus nuageuse au
bord externe. Les post. ont une tache d’un bleu d’outremer plus foncé
qu’aux ant. Cette tache est discale et reste séparée de la marge par un
intervalle noir de 5 mm env.
En dessous, la bande des ant. rouge pâle est complète comme chez
A.a. Pericles typique; les post. de la même coloration jaune que A.a.Trajanus
avec peut-être une tendance à présenter les dessins noirs un peu plus épais.
La femelle présente aux ant. une grande tache préapicale bleue
s’éclaircissant vers I’ext. et ne descendant pas plus bas que la nerv. 2,
tandis que, chez le mâle, l’aire bleue, large, descend presque toujours au
bord dorsal. Les post. sont d’un brun noir uniforme.
Lectotype mâle : coll. Fournier (Lago Calado).
Rio Negro. Uypiranga. Moura. Rio Uaupes. Frontière Colombie-
Brésil.
(Ent. Zeits., 44, 1930, p. 277).
Les noms collectifs : extensa pour les exemplaires à tache baso-cellul.
plus grande et reducta pour ceux dont la tache est plus réduite ne sont pas
à retenir, faisant confusion, le premier avec une forme d'Agrias a. Tryphon,
le deuxième avec une forme d'Agrias Sard. Claudia.
Michael a étiqueté également rubrolineata, les spécimens chez lesquels
la nerv. Ib, rouge pénètre dans le bleu discal. Ce caractère est déjà compris
dans celui de la forme typique. Peut-être ce nom pourrait-il être gardé
pour les exempl. qui offrent toute la nerv. Ib rouge ?
Aspasia Bied. ab. <3, Q. Ne diffère d'A.a.rubella rubella que par
l’existence d’un mince liseré vert descendant en festons le long du bord
externe de la plage discale bleue des ant.
(Livre jubil. Pr. Bouvier, 1936, p. 134 : d, pl. III, fig. 1, 2; Q, pl. IV,
%• V).
mixta Mich. ab. Q. Ce nom désigne les fem. présentant aux post.
les mêmes taches cunéiformes grisâtres que A.a. Trajanus.
(Ent. Zeits., 44, 1930, p. 277).
Source : MNHN, Paris
186
P. KEBILLARD
arcuata Michael, ab. C, est la première variation d’extension de
l’aire rouge basale vers la forme en arc d'A.a.Pericles typique. « Le rouge
apparaît sous la forme d’une mince traînée suivant le rameau médian
s’incurvant en arc vers le bord dorsal ».
Lectotype : coll. Fournier.
(Ent. Zeits., 44, 1930, p. 277).
Pcnthesilca Bicd. ab. Q. La tache rouge des ant. s'allonge le long
de la nervure 2 et redescend aux trois-quarts de cette nerv. vers le bord
dorsal sans atteindre Ib. La forme de cette bande ressemble à celle d ’A.a.
phalcidon excelsior. A l’extérieur du rouge existe encore une partie
subapicale bleue. Les post. ont une belle tache bleue discale.
(Livre jub. Fr. Bouvier, 1936, p. 136 : (3, pl. IV, fig. 6, 7; C, pl. III,
fig. 3, 4).
Latona Bied. ab. ô, Q. La tache de modulata ou de Penlhesilea est
réduite à ses deux extrémités seulement, à une simple tache costale ne
remplissant pas la cellule et à une deuxième tache isolée située à l’angle
dorsal et réunie à la première par une mince ligne rouge suivant la nerv..
Même disposition du bleu que chez le type aux ant. comme aux post.
(Livre jub. Pr. Bouvier 1936, p. 137 : c3, pl. IV, fig. 1, 2; Q, pl. III,
fig. 5, 6).
cyaneigera Rebillard, ab. <3, C, f. nov. caractérisée par l’extension
de la magnifique coloration bleu d’outre mer foncé aux quatre ailes.
A l’aile ant. la coloration noire du fond est réduite au bord costal, a
l’apex et au bord externe large de 2 mill. à peine.
Aux post. l’aire bleue s’étend au-delà de la nerv. Ib à l’intervalle 5-6,
couvrant la moitié de la cellule. Le bord externe noir est réduit à 2 mill-
Chez cet exempl. l’apex est plus effilé que chez tous ceux que nous avons
sous les yeux, les 3 taches blanches préapicales sont plus petites. L'aire
basodiscale rouge pourpre violacé, s’étend un peu au-delà de la cellule et
se prolonge en une mince ligne sur la nervure 2.
1 c3 : Holotypo, Moura, Lypiranga IV, 1931. Collection Rebillard.
C : meme disposition du bleu aux 4 ailes, mais «le coloration plus claire
et brillante, en lumière incidente.
1 Q : Allotype, Moura, Uypiranga XII, 1932. Collection Rcbillard.
transforma Rebillard (Michael, m.s.) ab. Q. La tache basodiscale
jaune orangé est de même forme que celle A" A.a.Per ici. mirabilis fem-
figurée dans Seitz. (pl. 113 B) mais n’atteint pas le bord dorsal au-ilessous
de la nerv. Ib. Cette tache couvre entièrement la côte et son bord externe
dépasse de 3 mill. la D.C. et coupe obliqutunent les espaces internervu-
raux 4-3, puis 3-2, pour se terminer en angle dans l’intervalle Ib-2 à 12 mill-
du bord de l’aile. Le bord inf. descend en oblique vers la base de l’aile en
coupant la nerv. 2 sans dépasser Ib.
Le bleu est ré«luit à une plage subapicalc des nerv. 3 à 8, séparée par
une bande noire des 3 taches blanches disposées comme celles d'A.a.rubello-
Post. brun noir sans traces de bleu. Dessous, aux ant., l’aire basodiscale
jaune pâle est de même étendue que chez rubella typique.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE AGRIAS
187
Env. 80 mill. ; long, de l’aile 45 mill.
1 Q : Holotype. Uypiranga VII, 29. Collection Rebillard.
Cette splendide ab. appartient à A.a.Trajanus connexa Mich., mais ce
n’est que par analogie avec l’aire basodiseale réduite d ' A.a.Pericl. mirabilis
que l’auteur l’a désignée sous ce nom. L’étiquette m.s. de Michael porte
en effet : A.Pericl. mirabilis ab. transforma. Comme nous le faisions remar¬
quer en traitant A'A.a.Pericl. mirabilis mâle, la femelle décrite par Fassl.
sous ce nom appartient à A.a.Pericles Xanthippus du Rio Tapajoz. Il
s agit ici de la mutation jaune, jusqu’alors unique, t YAgrias a. rubella.
uniformis Mich. ab. 5, est la forme, dit cet auteur, la plus pauvre en
couleur d 'A.a.rubella; elle ne présente aucune coloration bleue aux quatre
ailes, et la tache rouge des ant. ne forme pas un arc, mais une aire baso-
discale étendue au bord dorsal. Après avoir suivi ce bord, à partir de la
base sur un tiers de l’aile environ, le rouge, remonte sur la nerv. Ib, en
laissant l’intervalle entre celle-ci et le bord dorsal, noir. La bande suba¬
picale est constituée par trois taches d'un blanc jaune brillant.
Rio Macajai (confluent des rio Branco rio Negro).
Holotype : coll. Fournier.
(Entom. Zcitsch. 44, 1930, p. 46).
FORMES MÉRIDIONALES
(Rameau phalcidon)
La sous-espèce phalcidon, dont l’aire de répartition dans le bassin
amazonien s’étend du Solimoès au Bas-Amazone (Rio Xingu), paraît
exclusivement méridionale. La seule forme septentrionale connue est
A.u.phalc. excelsior Lathy capturée en très rares exemplaires à Tonantins.
La forme typique se rencontre à Parintins d’où provient le type de
Bâtes, mais les lieux de capture les plus fréquemment cités sont situés sur
les deux rives du Rio Tapajoz. Sur la rive gauche : Itaituba et en amont
jusqu’au Salto Augusto (Matto Grosso sept.). Sur la rive droite : de San-
tarem à Taperinha. Sur le Rio Xingu jusqu’à Alta-Mira. A l’ouest, les
formes modifiées de phalcidon se rencontrent sur les Rios Canuma et
Madeira (Manicore, Borba), avec les A.a.ph. Fournierae et viola. Enfin à
Tonantins avec A.a.phalc. excelsior, déjà cité.
A.a. phalcidon phalcidon Hcwitson
D’après la figure donnée par Hewitson dans les « Exotic Butterfly »
(vol. I, 1856, p. 85, pl. XLIII), le type mâle présente à la base de l’aile
ant. en dessus une tache bleue de forme arrondie; la cellule et la côte sont
noires ainsi que le bord dorsal d’où part une bande transversale noire assez
large qui coupe l’aire discale pour rejoindre l’extrémité de la cellule à la
côte. Au-delà s’étend une plage bleue sombre largement bordée de vert
brillant. Les 3 taches subapicales blanchâtres sont immédiatement conti¬
guës. Apex noir fumé. Aux post. toute la base de l’aile et la cellule sont
Source : MNHN, Paris
188
P. REBILLARD
noires. L’aire discale bleue est étendue transversalement de la nerv. 2 aux
nerv. 5 ou 6, de largeur égale elle est bordée extérieurement d’une bande
vert brillant.
En dessous l’apex est verdâtre; la bande subapicale d’un blanc crème.
Les trois traits longitudinaux sur les nerv. 7, 6, 5 bien marqués. En dessous
de chaque trait existe un semis d’écailles vert doré. L’aire baso-discale est
noire, mais plus claire et brun rougeâtre au bord dorsal. La côte est jaune
orangé à la base. Aux post. le fond est beaucoup plus verdâtre que chez
A.a.Pericles. Le disque est éclairci par une coloration jaunâtre. L’aire
basale, le long de la côte et de la nerv. 2, est jaune orangé. Ocelles noirs,
pupillés de blanc bleuté, confluents. Thorax noir à reflets verdâtres.
Abdomen noir. Touffes androconiales jaune roussâtre.
Femelle (Fassl). Présente une réduction du bleu aux 4 ailes. La petite
tache basale bleue des ant. est absente. L'aire bleue sub-apicale est réduite
aux dépens d’une bande marginale verte plus large et plus terne.
On peut grouper les variations d’Àgr.a.phalcidon, selon qu’elles se
rencontrent chez la forme typique Hewitson ou dans certains groupes
assez nettement définis comme A.a.phalc.rubrobasalis et ceux comprenant
les exempt, à tache basale jaune ou rouge.
1° A.a. phalcidon phalcidon Hew.
a) Formes avec réduction des bandits submarginales vertes :
Aloisi Le Mit. ab. (5 et C. Le vert est réduit aux quatre ailes mais prin¬
cipalement aux post. où la bande bleue par contre est plus large. Aux ant.
cette même disposition ménage cependant une très petite tache basale
bleue à peine apparente.
Lectotype : Itaituba. Coll. Fournier.
(Bull. Soc. ent. France, 1925, n° 12, p. 190).
subaloïsi Le Mit. ab. <3. DifTère A'Aloïsi par la présence à l’aile ant.
d’une tache basale bleue de même dimension que dans la forme typique-
Itaituba.
(Enc. ent., B., Lepidoptera, T. I, p. 172).
Strympli Le Mit. ab. c5. Variation de même ordre qu'Aloïsi, dont la
seule différence réside dans un mélanisme plus accentué des régions distales
et apicales; le bleu également un peu plus réduit.
Itaituba.
(Bull. Soc. ent. France, N° 12, p. 191, 1925).
nigrobasalis Le Mit. ab. Q. La région basale des ant. comme des post.
est entièrement noire, sans aucun écaillement bleu comme c’est souvent
le cas, à la base des ant. chez la femelle typique.
Itaituba.
( Novit. entom., fasc. I, 1931, p. 5).
obscura Le Mit. ab. Q. Ne possède que des traces de bleu le long de la
bande verte aux ant. avec bande noire large et tache bleue basale réduite
Source : MNHN, Paris
RÉVISION
GENRE AGRIAS
189
à un gros point. Aux post. le vert est très réduit; pas de coloration bleue,
remplacée par une large bande distale noire.
1 Q. Itaituba.
(Bull. Soc. entom. France, N° 12, 1925, p. 191).
cyaneonigra Le Mit. ab. Q. « Je donne ce nom, dit l’auteur, à la forme
fem. de l’ab. de phalcidon, fig. dans le Seitz (pl. 113b) comme A.a. phalc.
Paulus, laquelle n’a aucun rapport avec la description de Staudinger puisque
cette dernière forme ne devrait presque plus avoir de noir »; or, l’ab.
figurée est au contraire remarquable par la grande étendue de noir et la
disparition absolue du vert. Cette fem. aurait d’ailleurs une assez grande
parenté avec la fem. A.a. phalc. Aloïsi, décrite plus haut.
(Bull. Soc. entom. France, 1925, N° 12, p. 192).
b) Formes avec augmentation des bandes submarginales vertes
Cette disposition s’accompagne en général d’une réduction du bleu
aux quatre ailes.
Bertrandi Le Mit. ab. c5, Q. Aux post. le vert envahit et supprime
presque complètement la bande bleue. Même disposition aux ailes ant. où
le bleu est réduit et la bande noire augmentée.
Lectotype fem. coll. Fournier.
(Mâle : Enc. Eut., B, Lepidoptera, T. I, 1925, p. 171; Fem : Bull.
Soc. ent. France, N° 12, p. 191).
viridis Le Mit. ab. Q. Bleu entièrement supprimé aux ailes inf. Marge
noire distalc et anale plus large que Bertrandi ; le vert, plus assombri, est
vert-gris, au lieu de vert bleu. Partie verte des inf. seulement parsemée
d’écailles noires, d’où un aspect général plus foncé de ces dernières.
(Bull. Soc. entom. France, N° 12, 1925, p. 191).
nigris Mich. ab. ô. Bleu si réduit en dessus, dit l’auteur, que toute la
surface est presque noire, à part une large bordure verte. Cette forme,
décrite sans grande précision et « de mémoire », semble d’une validité
douteuse ( ?).
(Ent. Zcits., 39, 1925, N° 14, p. 111).
viridescens Le Mit. <5, Q. Le vert est plus étendu aux quatre ailes que
chez les ab. Bertrandi et viridis, mais, contrairement à ces deux formes, il
y a du bleu aux post.
(Novit. entom., fasc. I, 1931, p. 5).
c) Formes avec extension du bleu (tendance vers Paulus )
Itaituba Le Mit. ab. c3, Q. Prédominance du bleu violet aux ailes ant.
par suite de la suppression presque totale de la bande noire, dont il ne
subsiste que la partie cellulaire ou seulement une partie de cette dernière.
Les marges distales et apicales vert sont assombries, ce qui augmente
d’autant l’importance de la col. bleue et donne à cette forme un aspect
chatoyant. C’est un premier passage vers A.a. phalc. Paulus.
Itaituba.
Mémoires du Muséum. - Zoologie, t. XXII.
12
Source : MNHN, Paris
190
P. REBILLARD
Lectotype <3 : coll. Fournier. Allotype Q : coll. Fournier.
(Bull. Soc. ent. France, N° 12, 1925, p. 192 (mâle); Novitates entom.,
fasc. I, 1931, p. 5 (Fem.))
similis Lathy. ab. Q. Présente le même caractère que le mâle dans
l’importance du bleu aux quatre ailes, contrairement aux fem. normales
plus pauvrement colorées.
Holotype : coll. Fournier.
(Ann. Mag. Nat. Hist., vol. XIV, 1924, p. 153).
atromarginata Le Mit. ab. Q. Voisine de la précédente, mais avec la
marge noire des ant. et des post. beaucoup plus large, avec, en outre, le
bleu très étendu aux ant. et au contraire très réduit aux post.
Itaituba.
Holotype : coll. Fournier.
(Bull. Soc. ent. France, 1925, N° 12, p. 191).
Levicki Le Mit. ab. <3. Forme très voisine de A.a. phalc. Paulus. Aux
ant., le vert est réduit à un mince liseré d’écailles. La coloration du fond
est d’un bleu foncé qui est comparable à celui d'A.b. Stuarti olivencia.
Post. avec un semis d’écailles vertes contre la marge distale. Toutefois
cet exemplaire diffère de Paulus en ce que la partie supérieure des post.
est noire entre les nerv. costale et médiane de la base aux extrémités,
alors que chez Paulus, cette teinte noire est séparée de la marge par le bleu
qui avance en pointe dans la direction de la sous-costale.
(Encycl. ent.. B, Lepidoptera, T. I, 1925, p. 173).
violetta Micb. ab. ô. Prédominance de la coloration bleu violet sombre
qui repousse la bordure verte vers l’ext. Ressemble à la fois aux ab. itai¬
tuba et subpaulus.
1 <3, S. Louis, rio Marau.
(Entom. Zeits., 41, N° 12, 1927, p. 264).
subpaulus Le Mit. ab. <3, forme le dernier passage de itaituba à Paulus.
Abondance du bleu, réduction du vert qui se présente encore sous la forme
de minces bandes, mais non de liserés verts comme chez A.a. phalc. Paulus.
(Encycl. Ent., B, Lepidoptera, T. I, 1925, p. 172).
Paulus Stgr. ab. c3. Le vert est réduit à un mince liseré marginal;
l’aile ant. est totalement bleue, le noir réduit à une petite tache cellulaire
contre la côte.
(Staudinger, Exotic. Tagfalter, T. I, p. 155).
d) Variations individuelles
impunctata Le Mit. ab. <3. En dessus, disparition des taches blanchâtres
préapicales.
(Enc. Ent., B, Lepidoptera, T.I, 1925, p. 172).
micans Lathy, ab. Q. L’aire noire qui entoure la rangée des ocelles
est largement saupoudrée d’écailles d’un vert métallique, ce qui donne a
cette bande un aspect tout à fait particulier.
Lectotype : coll. Fournier.
Annals Magaz. Nat. Hist., Vol. XIV, 1924, p. 153).
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE AGRIAS
191
2° A.a. phalcidon rubrobasalis Fassl.
rubrobasalis Fassl, f. loc., ô, Q. Est caractérisé par la coloration rouge
basale de l’aile post. en dessous. A l’aile ant. la partie basale de la côte est
rouge également et cette même face inf. présente une tache formée d’écailles
d’un vert métallique doré dans la région subapicale, de la côte à la nerv. 2.
Itaituba.
(Ent. Rundsch., N° 5, mai 1921, p. 19).
Didoti Le Mit. ab. tj. Cette forme a le dessus des ailes très voisin d’A.a.
phalc. l’an lus par l’étendue du bleu et la réduction du noir.
Mâle, Holotype : coll. Fournier.
(Novit. Ent.' fase. I, 1931, p. 5).
Saglioi Le Mit. ab. Q. Dessus de la forme Bertrand!, c’est-à-dire aug¬
mentation du noir et du vert aux dépens du bleu. Dessous de rubrobasalis.
Holotype : coll. Fournier.
(Bull. Soc. ent. France, N° 12, 1925, p. 194).
submicans Le Mit. ab. Q. Analogue à l’ab. similis par l’étendue du bleu
en dessus (comme chez les mâles). En dessous la rangée des ocelles est
parsemée d’écailles vert brillant comme chez l’ab. micans Lathy.
Holotype : coll. Fournier.
(Enc. ent., Sér. B, Lepidoptera, T. I, 1925, p. 174).
3° A.a. plialcidon xinguensis Fassl.
xinguensis Fassl. f. loc. c5 et C. Se différencie de la forme type par
son dessous où la base des ailes, au lieu de jaune, est d’un rouge encore plus
franc que chez rubrobasalis, mais surtout par la réduction et l’assombris¬
sement général des dessins noirs du dessous, particulièrement des ocelles.
En outre, la couleur du fond, aux post., est en dessous plus vert de gris
que vert jaunâtre comme, chez phalcidon typique ou rubrobasalis.
Rio Xingu, Ponte Nova.
(Entom. Rundsch., N° 8, août 1921, p. 34).
nigerrima Le Mit. Q. Ailes inf. presque entièrement noires avec seule¬
ment un très léger saupoudré d’écailles vertes à l’emplacement de la marge
verte habituelle du type, ce qui lui donne un peu l’aspect des ailes corres¬
pondantes de A.a. phalc. Anaxagoras. Les ailes sup. ont également le noir
très étendu mais en laissant toutefois entre ce dernier et la partie verte
une petite étendue de bleu violet.
1 Q. Ponte Nova.
(Bull. Soc. ent. France, N° 12, 1925, p. 194).
4° Formes à tache basale jaune
a) en dessous
chez A.a. phalcidon-phalcidon
connectons Lathy, ab. c5 et Ç. La cellule en dessous aux ant. est
entièrement jaune orangé, dans les deux sexes. Le mâle a la bande sub-
Source : MNHN, Paris
192
P. REBILLARD
marginale verte des ailes en dessus plus étroite que chez A.a. phalcidon
typique.
Lectotype : coll. Fournier.
(Ann. Mag. Nat. Hist., 1926, vol. XIV, p. 153).
semialoisi Le Mit. ab. <5. Ne diffère de l’ab. connectent que par sa face
sup. voisine de l'ab. Aloisi, avec vert réduit sauf à la partie apicale qui est
celle de phalcidon normal.
Holotype : coll. Fournier.
(Novit. entom., fasc. I, 1931, p. 5).
chez A.a. phalcidon-itaituba
pseudoconnectens Le Mit. ab. ô. Forme de l’ab. connectent avec face
sup. de l’ab. itaituba.
Itaituba.
Lectotype : coll. Fournier.
(Bull. Soc. ent. France, N° 12, 1925, p. 192).
conjuncta Le Mit. ab. <3. Appartient à l’ab. pseudoconnectens, mais en
dessous, aux post., la première ligne basale jaune tend à se joindre à
l’extrémité de la ligne courbe jaune qui lui est voisine.
Holotype : coll. Fournier.
(Novit. entom., fasc. I, 1931, p. 5).
chez A.a. phalcidon-Paulus
Gelisi Le Mit., ab, ô : Appartient à l’ab. connectent avec face sup. de
Paulus.
Holotype : coll. Fournier.
(Novitates entom., fasc. I, 1931, p. 5).
Leopoldi Le Mit. ab. Q. Forme de l’ab. connectent avec dessus intermé¬
diaire entre les ab. Paulus et Livicki : aux ant., la tache noire qui, chez
paulus est limitée à la cellule, est ici étendue jusqu’au bord interne. Les
post. ont la région discale noire avec un petit liseré bleu ourlé de vert.
Holotype : coll. Fournier.
(Encycl. entom., B, Lep., T. II, 1926, p. 70).
b) en dessus et dessous
chez A.a.phalcidon-phalcidon
Deccllei Le Mit. ab. Q. Cette forme intéressante présente à la face sup-
des ant. la tache jaune qui couvre la cellule, débordant légèrement en
dehors. Au-delà, l’aile est celle de phalcidon normal. En dessous, la tache
jaune s’étend vers l’angle dorsal, comme chez A.a. Pericles Xanthippu s,
ce qui permet de penser que Decellei pourrait être une transition entre
A. a. phalcidon et A.a. Pericles.
Holotype : coll. Fournier.
(Le Moult, Bull. Soc. ent. Fr., N° 12, 1925, p. 193, Addenda in E.E.,
B, I, Lep., T. I, p. 173).
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE ACRIAS
193
chez A.a. phalcidon-itaituba
Zwahleni Le Mit. ab. cî. Dessous semblable à celui de l’ab. connec¬
tons, dessus correspondant à celui de l’ab. itaituba, mais la différence très
intéressante est que la cellule des ailes ant. est entièrement bordée exté¬
rieurement d’une marge jaune de 2 à 3 mm de large.
Itaituba.
Holotype : coll. Fournier.
(Bull. Soc. ent. France, 1925, N° 12, p. 193).
Anaxagoras Stgr. ab. Q. Décrit sur une femelle d’Itaituba. Toute la
partie basale jusqu’à la moitié des ailes sup. est recouverte d’une tache
d’un beau jaune foncé, légèrement orangé, de la nerv. 3 au bord dors.
Le bord ext. de cette tache, échancré entre 2 et lb, ne dépasse pas le 1 /3
basal de cette nervure. La région distale est semblable à celle d’A.a.
phalcidon typique. Le bleu est réduit à une bande, mais la bordure suba¬
picale verte est large et descend jusqu’à la nerv. lb vers l’angle dorsal.
Par contre, les ailes inf. sont entièrement noires avec seulement un petit
semis d’écailles vertes.
Le mâle fut capturé plus tard par Michael. II présente la tache basale
jaune orangé plus vivement colorée mais de même forme. Fassl dit que
les 2 mâles qu’il a capturés ont cette tache plus grande, de même contour
que celle d'A. b cal a Heuitsonius ; le bleu plus étendu que chez la femelle
aux ant. est aussi visible aux post. chez certains exempl., mais générale¬
ment, comme la femelle, les mâles n’ont qu’une fine bordure submarginalc
verte, plus ou moins imprécise, sans trace de bleu.
En dessous, la tache jaune des ant. est sensiblement la même que sur
le dessus, et ne se prolonge pas jusqu’à l’angle dorsal comme chez l’ab.
Decellei LcMoult.
(Exot. Tagfalter, I, p. 165. Q <3, Fassl.; Addenda et corrig., Seitz,
p. 1055, édit, franç.).
Horracki Le Mit. ab. ô. Présente la même tache basale jaune que
l’ab. anaxagoras, mais aux ailes ant. la bande noire qui s’étend à partir
du bord dorsal en remontant dans l’aile est absente et remplacée par du
bleu, ce qui donne à cet exemplaire une certaine analogie avec l’aile ant.
A.a. phalc. Fournierae, sauf que la marge distale verte est aussi impor¬
tante chez Ilorracki que chez A.a. phalcidon typique. Les ailes post. ont
une grande tache bleue finement liserée de vert. Cette forme semble former
un passage entre A.a. phalc. Anaxagoras et A.a. phalc. Fournierae.
(Bull. Soc. ent. France, N° 12, 1925, p. 193).
5° Formes à tache basale rouge
a) en dessus
chez A.a. phalcidon-phalcidon
Lesoudieri Le Mit. ab. 6, présente une petite tache rouge oblongue,
aux ailes ant., à l’intérieur de la cellule, le long de la côte. Cette tache
a 5 à 6 mm de long et de 1 à 2 mm de large.
Itaituba.
Source : MNHN, Paris
194
*. UEBILLARD
Lectotype coll. Fournier.
( Le Moult, Bull. Soc. ent. France, N° 12, 1925, p. 194).
M.E. Le Moult, ayant classé cette forme avec Pitardi qui a une tache
rouge en dessous de la cellule des ant., revient sur sa propre opinion dans
Enc. Ent., Lepid, I, fasc. 4, 1926, p. 172, en précisant que « Lesoudieri
n’ayant pas de rouge sur la face ventrale doit être placé à côté du groupe
d'A.a. phalcidon verus ».
chez A.a. phalcidon-itaituba
pseudolesoudieri Le Mit. ab. Q. Tache rouge comme chez Lesoudieri,
mais dessus d 'itaituba.
(Bull. Soc. ent. France, N° 12, 1925, p. 192).
chez A.a. phalcidon-rubrobasalis
ultralesoudieri Le Mit. ab. d. Dessus comme Lesoudieri, mais dessous
de rubrobasalis.
(Encl. ent., B, Lep., T. I, 1925, p. 174).
sublesoudieri Le Mit. ab. d. Dessus de pseudolesoudieri c’est-à-dire
d'itaituba avec rouge au bord de la cellule sur le dessus des ant. Dessous
de rubrobasalis.
Lectotype : coll. Fournier.
(Encl. ent.. B, Lep., T. I, 1925, p. 174).
b) en dessous
chez A.a. phalcidon-phalcidon
Pitardi Le Mit. ab. d. La cellule des ant. en dessous est rouge, au lieu
de jaune comme chez l’ab. connectens. Dessus semblable à A.a. phalcidon
typique.
Holotype : Muséum Paris.
(Bull. Soc. ent. France, N° 12, 1925, p. 194).
chez A.a. phalcidon-itaituba
Pitardi Le Mit. ab. d. Dessous comme la Q, mais dessus comme itai¬
tuba.
Lectotype : coll. Fournier.
(Bull. Soc. ent. France, N° 12, 1925, p. 194).
chez A.a. phalcidon-xinguensis
pseudopitardi Le Mit. ab. d. Dessus d 'A.a. phalcidon typique avec
toutefois le noir plus étendu. Dessous avec tache rouge basale comme
l’ab. Pitardi.
Holotype : coll. Fournier.
(Le Moult, Bull. Soc. ent. France, N° 12, 1925, p. 195).
c) en dessus et en dessous
Le Moulti Le Mit. ab. d, Q. « Est la représentation exacte de la forme
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE AGRIAS
195
A.a. [>halc. Anaxagoras, mais la tache basale jaune est remplacée par une
tache de même forme, rouge vif. A signaler que les traces de vert existant
chez Anaxagoras aux ailes inf. sont un peu plus accentuées chez Le Moulti. »
1 Q. Itaituba.
Holotype : coll. Fournier.
Le mâle présente ce même caractère et, comme chez la femelle, la
bande bleu -violet séparant le rouge de la bande verte est entamée par
une tache noire triangulaire dont la base tient presque la moitié du bord
interne et dont la pointe arrive à la nerv. 4. Les ailes post. ont une bande
submarginale verte presque asusi marquée que chez le mâle d 'A.a. phalci-
don typique, bordée intérieurement d’une tache bleue un peu moins étendue
que dans cette dernière forme.
Holotype : coll. Fournier.
(Encl. ent. B, Lep., T. II, 1926, p. 69 (c5); Q, Novit. ent., fasc. I,
1931, p. 4).
Guisei Le Mit. ab. (5. Forme beaucoup plus riche en bleu violet aux
quatre ailes. A l’aile ant. cette coloration atteint le bord dorsal. A l’aile
post. le bleu avance beaucoup plus vers l’intérieure de l’aile, mais, par
contre le vert est très réduit et représenté seulement par un semis d’écailles
vertes.
Itaituba.
Holotype : coll. Fournier.
(Novit. ent., fasc. I, 1931, p. 4).
Joflrei Le Mit. ab. d, n’a plus aucune trace de vert mais est orné
comme le précédent de bleu violet allant jusqu’aux points subapicaux.
Les ailes post. sont entièrement noires sans aucune trace de bleu ni de
vert. Petite trace de rouge à la base comme chez Le Moulti.
Itaituba.
Holotype : coll. Fournier.
(Novit. ent., fasc. I, 1931, p. 4).
Chauvelotti Le Mit. ab. Q. Le bleu est réduit à une mince bande clair¬
semée longeant la bande verte également réduite depuis MI jusqu'à la
sous-costale. Cette bande verte est séparée de la partie basale rouge par
une bande noire courbe dont la base prend les 2 /3 du bord interne et va
en s’amincissant j usqu’à la sous-costale. Les post. sont entièrement noires.
Holotype : coll. Fournier.
(Novit. ent., fasc. I, 1931, p. 4).
A.a. phalc. Fournierae Fassl, f. loc. d, Q.
La tache basale jaune est un peu plus étendue que chez A.a. phalc.
Anaxagoras et se rapproche davantage de celle d'A.beata Heivitsonius.
Toute la région discale est bleue jusqu’au bord dorsal. Absence de liseré
vert. Taches préapicales petites, blanc jaunâtre. Aux post. large tache
discale bleue étendue du pli de le à la nerv. 5 laissant libre une marge
noire de 3 à 4 mm.
Source : MNHN, Paris
196
P. REBILLARD
En dessous, la tache basale d’un jaune plus pâle a le même contour
qu’en dessus; bande subapicale blanchâtre avec trois traits longitudinaux
de même couleur sur 7-8 et 6 et 5. Les post. ont la région discale plus
claire et plus jaunâtre que chez A.a. phalcidon typique; certains exempl.
sont même franchement jaunes. De plus, chez A.a.ph. Fournierae, existe
un détail caractéristique constant qui ne se rencontre pas chez A.a. phal¬
cidon phalcidon, et a été remarqué chez tous les exempl. examinés : dans
l’aire basale jaune des post., la première bande noire formée par M2,
n’atteint pas la côte et s’arrête à la nerv. 8 pour être remplacée par une
bande ocre au lieu de noire comme chez phalcidon phalcidon et chez ses
autres formes jaunes, telles que A.a. ph. Anaxagoras.
Q. Mêmes caractéristiques que chez le mâle.
Rio Madeira.
(Ent. Zeits., 35, 1922, N° 14, p. 54).
Calliste Fassl, ab. Q, forme plus petite et d’aspect plus terne;
« aux ailes ant. la coloration est d’un bleu mat, prolongée par un vert
d’acier doux sur la côte et dans l’apex; post. d’un bleu mat. »
(Seitz, T. V, addenda, p. 1056, édit, franç.).
nigrans Pask. ab. ô et Q. Aile ant. comme A.a. ph. Fournierae ty¬
pique mais l’aile post. est entièrement noire sauf chez le mâle où subsiste
un léger reflet bleu vers l’angle anal.
Holotype : coll. Fournier.
Rio Madeira.
(Bull. Soc. ent. France, 1939, N" 3-4, p. 36, pl. 1).
viridiflavus Pask. ab. d. En dessus, à l’aile ant. l’aire bleue vers
l’apex chatoie en vert clair et ne descend pas tout à fait jusqu’au bord
dorsal. Aux post. la tache bleue est réduite à une macule cellulaire et à
deux taches cunéiformes entre lb-3.
Holotype : coll. Fournier.
(Bull. Soc. ent. France, T. XLV, 1940, N° 9, p. 44).
viola Fassl, ab. <3 et Q. « La tache basale orangée est réduite à une
étroite bande longitudinale qui se perd en fins atomes jaunes vers le bord
inf. de la cellule dans la teinte de fond bleue. » La disposition du bleu, à
part cet envahissement cellulaire jaune, est la même que chez A.a. ph-
Fournierae aux quatre ailes.
Rio Canuma.
(Ent. Zeits, 35, N° 14, 1922, p. 55).
signata Mich. ab. cî, diffère de A.a. ph. viola typique par la présence
d’un épais trait noir dans la partie extra-cellulaire jaune.
En dessous, la tache jaune cellulaire se prolonge vers Faire discale
comme chez A.a.P. Xanthippus .Un point de transition entre A.a.
phalcidon et A.a. Pericles existerait donc ici. De même, dans cette parti¬
cularité, l’ab. signata est analogue à A.a. phalc. Decellei Le Mit., du Tapajoz-
Rio Canuma.
Lectotype: coll. Fournier.
(Ent. Zeits., 45, 1931, p. 262).
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE AGRIAS
197
excellcns Mich. ab. C, est une forme très grande et très riche¬
ment parée de bleu aux quatre ailes.
Rio Canuma.
Holotype : coll. Fournier.
(Ent. Zcits., 45, 1931, p. 263).
tridens Mich. ab. <3, C. La tache basale se prolonge en pointe jaune
dans le fond bleu, assez loin sur chacune des nervures « submédiane et
médiane inférieure et moyenne ».
(Ent. Zeits., 45, 1931, p. 263) (indiqué « cum nom. coll. »).
Rebillardi Pask. ab. ô. De même que A.a. phalc. Le Moulti est la
forme rouge d'A.a. ph. Anaxagoras, Rebillardi est la forme rouge d 'A.a.
phalc. Fournierae.
Aile ant. avec tache rouge de même dessin que chez Fournierae ,
légèrement violacée à la base et au bord externe. L’aire discale d’un bleu
d’outremer est finement liserée de vert dans la zone subapicale. Taches
subapicales un peu estompées. Post. avec tache bleue violette entre lb-5.
Marge noire de 4 mm env.
En dessous, à l’aile ant. la tache basale est jaune orangé foncé et
occupe le même emplacement qu'en dessus.
Holotype, Maues; coll. Fournier.
(Bull. Soc. ent. France, 1939, N° 3-4, p. 37, pl. II, fig. 2).
excelsior Lathy, f. loc., <3 et Q. Mâle : Tache cellulaire d’un jaune
orangé vif, prolongée en arc jusqu’au bord dorsal, vers l’angle qu’elle
n’atteint pas, ménageant avec la marge un intervalle noir de 4 mm et ne
descendant pas au-dessous du pli de le. Le bord inf. de cette tache suit
la nerv. 2 et descend obliquement vers l’intervalle lb 2. Cette tache diffère
de celle d 'A.a. Pendes en ce qu’elle respecte la partie basale en dessous
de la cellule et que de ce fait, l’arc est moins arrondi. Large tache préa¬
picale bleue et aire subdorsale entièrement bleu violet chatoyant. Taches
préapicales nuageuses. Post. avec l’aire discale bleue étendue de lb à la
nerv. 6 avec un fin liseré vert submarginal dans la partie subanale.
Fem. : aile ant. : taches subapicales plus marquées. La coloration
bleue plus foncée; aux post. la bande verte submarginale plus étendue et
pi™ 1«S"-
Dessous : dans les deux sexes, la bande orangée des ant. a le même
dessin mais en plus pâle. Taches apicales comme chez A.a. phalcidon.
Ailes post. avec le même dessin que chez A.a. phalcidon, mais la bande qui
renferme la rangée post-discale des ocelles noirs pupillés de clair est jaune
orangé, se fondant graduellement en jaune verdâtre vers l’angle anal.
Cette bande extérieure est chez la fem. d’un orangé verdâtre plus pro-
Lcctotype, Tonantins : coll. Fournier.
(Ann. Magaz. Nat. Hist., XIV, 1924, p. 153).
Cette forme, qui tient à la fois des sous-esp. phalcidon et Pericles, se
rapproche également d’.-l.fc. Hewitsonius dans la forme suivante.
ilavibasis Lathy. 3. et C. Diffère de la forme typique excelsior par
Source : MNHN, Paris
198
P. REBILLARD
la cou'eur fondamentale du tiers basal de l’aile post. d’un jaune pâle au
lieu de verdâtre, en dessous, et sur laquelle les dessins noirs d'A.a. phalci-
don ressortent en orangé foncé.
La fem. est légèrement aberrante et présente une petite tache violet
profond sur la bande jaune de l’aile ant. droite, en dessus dans la cellule.
Lectotype, Tonantins : coll. Fournier.
(Ann. Magaz. Nat. Hist., V, XIV, 1924, p. 153).
p.m. : A.a. ph. excels. vindifasciata Midi. — Fem. La bande sub¬
marginale vert métallique brillant au dessus des inf. est très large. Le
dessous appartient à À.a. phac. excels. flavibasis.
Holotype : coll. Fournier (perdu ou dérobé en 1943).
(Paskevskv, Bull. Soc. entom. France, T. XLV, 1940, N° 9, p. 95).
AGRIAS BEATA Staudinger
(Groupe sub-andin)
Les caractères généraux qui différencient, dans le phyllum amydon,
le groupe sub-andin, paraissent nettement spécifiques. O. Michael écri¬
vait : « Il faut tout d’abord admettre comme certain que le groupe constitue
par Agrias beaUi et ses formes est d’origine andine; nous considérons
A. beat a comme la souche de ce peuplement. »
Les modifications qui l’affectent par rapport aux groupes que nous
venons d’étudier sont les suivantes : aux ailes antérieures, en dessous, la
bande sub-apicale blanc jaunâtre et les stries nervurales qui sont constantes
chez A. amydon et ses sous-espèces ont disparu. Aux postérieures, la for¬
mule des dessins va de l’amincissement de leurs constituantes comme chez
A. beata, à leur disparition partielle dans l’aire baso-discale et même totale
chez certaines formes qui, comme A. beata Stuarti , ne présentent plus
que la rangée des ocelles et les bandes externes E2, E3. Le fond des deux
paires est d’une coloration uniforme gris vert, bleuté; en dessus, la colora¬
tion bleue plus ou moins importante est bordée de vert métallique, ourlée
de gris. La taille est toujours grande dans les deux sexes surtout chez la
femelle.
L’habitat est étendu du Pérou méridional à la Colombie méridionale.
Coupé transversalement par le rio Maranon et le rio Solimoes, sa limite
orientale se situe à Teffé (Amazone) avec A.b. Hewitsonius.
Le groupe sub-andin proprement dit est constitué par deux formes
principales : les A. beata Stgr. et A.b. Stuarti Godman et Salvin, qui pré¬
sentent entre elles de telles affinités qu’il est difficile en certains cas de les
séparer l’une de l’autre.
Si nous réduisons à ses caractères essentiels la morphologie de ces
formes, nous constatons chez A. beala, comparativement avec A. b. Stuarti :
à la face supérieure une réduction de la coloration bleue, l’extension des
bandes sub-marginales vert doré. A la face inférieure, le dessin alaire des
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE AGRIAS
199
post. est à composantes complètes. Le contour d’ailes est plus arrondi.
Chez A.b. Stuarti, la face supérieure présente une extension de la
coloration bleue, une réduction des bandes sub-marginales vertes. A la
face inférieure, le dessin alaire des post. est à composantes réduites, le
contour d’ailes plus falqué.
Nous pouvons considérer d’une façon générale que dans l’immense
habitat où se rencontrent ces deux formes, les territoires situés au Nord du
Maranon et du Solimoès, c’est-à-dire le Pérou septentrional et la Colombie
méridionale appartiennent à A.b. Stuarti-, ceux situés au sud, à savoir :
le Pérou central et méridional à A. beata beata.
En certaines régions fort éloignées les unes des autres, notamment
en Colombie méridionale et au Pérou septentrional se rencontrent des
formes individuelles présentant tous les caractères des deux formes prin¬
cipales, sur l’une ou l’autre face des ailes.
A. beata beata Stgr.
(5. — L’aile ant. en dessus présente dans la forme typique, une tache
bleue arrondie basale, ne couvrant pas toute la cellule mais se prolongeant
jusqu’au bord dorsal. Au-delà se trouve une large bande noire incurvée
en dedans, couvrant la côte et descendant jusqu’au bord dorsal. Une large
bande d’un vert doré lui fait suite, ne laissant libre que l’apex. Elle est
ourlée de gris fumé à l’extérieur, descendant jusqu’à l’angle dorsal.
Les post. n’ont qu’une tache bleue réduite entre lb-3, n’atteignant
pas la cellule; une large bande marginale vert doré brillant, liserée de
bleuâtre à son bord interne, s’étend de lb à la côte.
En dessous, l’aile ant., de l’apex à la région baso-discale, est d’un gris
vert prolongé en pointe sur les nervures et pénétrant dans le noir du fond.
La côte est rouge à la base.
Aux post., de même coloration gris verdâtre. Paire basale seule est
rouge de la côte à l’extrémité inf. de la 2 e bande médiane noire (M2).
Ocelles petits, pupillés de blanc bleuté. Thorax et abdomen noirs. Touffes
androconiales jaune ocracé; palpes blanc jaunâtre; pattes grises.
Q. — En dessus, d’après la description de Lathy, ne présente à l’aile
ant. qu’une tache basale bleue très réduite ; les post. sont entièrement noires.
Les bordures marginales sont plus larges que chez le mâle, d’un vert doré
brillant à la partie interne; elles sont à l’extérieure d'un gris argenté.
Chanchamayo, Pérou.
(cî : Stgr., Exot. Tagfalt., 1888, p. 166, pl. 57. — Q : Lathy, Annals
Magaz. Nat. Hist., vol. XIV, (9), p. 156).
Habitat : Pérou, au sud du Maranon : Huallaga. — Pérou central et
méridional.
elegans Mich. ab. Q. - La bande sub-marginale verte est plus large
dans sa partie interne. Décrit sur 2 exempl. de grande taille l’un de Chan¬
chamayo, l’autre de Huancbamba (Pérou méridional).
Source : MNHN, Paris
200
P. REBII.LARD
angustior Mich. ab. C. Bande scbmarginalc plus étroite.
Chanchamayo.
(Ent. Zeits., 45, 1932, p. 268).
variabilis Mich. ab. C. Tache bleue des post. plus étendue.
Chanchamayo.
(Ent. Zeits., 45, 1932, p. 268).
nigra Lathy, rb. Q. Ne présente aucune trace de bleu aux post.
Chanchamayo.
Lectotype : coll. Fournier.
(Thèses entom., 1921, p. 21).
breviocellata Mich. ab. Q. Ocelles plus petits et non pupillés.
Chanchamayo.
(Ent. Zeits., 44, 1930, p. 230).
Les formes suivantes d'A. beata beat a sont classées en fonction de
l’extension de l’aire basale rouge orangé ou jaune orangé des post.
en dessous.
Elles ont noms : Staudingeri Michael, Pherenicc Frühstorfer, beatifica
Hewitson.
A. beata beata Staudingeri Mich. ab. Q.
Le dessus est le même que chez beata beata avec plus ou moins de bleu
suivant les exemplaires: certains n’ayant que la tache ronde basale de
beata, d’autres ayant en plus un beau liseré bleu le long et à l’intérieur
de la bande submarginale verte.
En-dessous, l’aire basale rouge des post. plus large que chez A. beata
typique, est toujours inférieure à celle de A.b.b. Pherenice.
Lectotype : coll. Fournier.
La coloration est d’un jaune orangé foncé chez beaucoup d’ex, sans
que ceux-ci aient reçu de nom particulier.
Juanjui (Haut-Huallaga).
(Ent. Zeits., 39, 1925, N° 14, p. 87).
favorinus Mich. ab. Q. Le bleu est plus étendu que chez A.b.b. Stau¬
dingeri typique. Aux post. la tache bleue est presque aussi grande que chez
Sluarti. La bande grise aux deux ailes est plus étroite. Ocelles à peine
pupillés.
Tarapoto.
(Ent. Zeits., 41, 1927, N° 6, p. 147).
hermosa Mich. ab. Q. Très voisin de A.b.b. Staudingeri favorinus
avec encore un peu plus de bleu. S’en distingue surtout par la coloration
de fond des post. en-dessous qui est d’un vert doré brillant.
Tarapoto.
Lectotype : coll. Fournier.
(Ent. Zeits., 44, 1930, p. 228).
ornata Mich. ab. Q. Aux ant. le bleu est réduit à une petite tache
Source : MNHN, Paris
RÉVISION
NRE AGRIAS
201
ovalaire; la bordure interne de la bande sub-marginale est large et brille
d’un vif éclat vert-bleuté, sur le fond noir. En-dessous la tache costale à
la base des ant. (tache rouge foncé) manque et n’existe dans cette même
couleur qu’à la base des post. dont le fond de coloration vert jaune brille
d’un éclat magnifique.
Juanjui.
(Ent. Zeits., 40, N° 18, 1926, p. 421).
Rothschildi Lathy, ab. ô. Aux ant. marges vert gris plus étroites
que chez A. benta beala. Aire discale bleue traversée par une bande noire
comme chez A.b. Stuarti. Post. avec bordure gris vert étroite.
Dessous : ailes ant. comme chez A. beata benta. mais l’aire basale
rouge est réduite à une petite tache costale. Post. : Aire basale rouge
comme A.b.b. Staudingeri.
Décrit sur un mâle de Yurimaguas.
Holotype : coll. Fournier.
(Lathy, Annals Mag. Nat. Hist., XIV, 1924, p. 156).
Nous avons eu sous les yeux 50 exemplaires cî de la forme A.b.b.
Staudingeri et 9 Q, provenant de la collection Fournier et de notre collec¬
tion (Rebillard). Les exemplaires appartenant à la forme rouge orangé
sont en nombre à peu près égal à ceux de la forme jaune orangé : 23 3
et 4 Q d’une part, 27 c3 et 5 C de l'autre. Le polymosphisme de la face sup.
est également réparti sans distinction chez les formes rouges et chez les
formes jaunes : 19 ô présentent le dessus de A. beata typique avec bleu
réduit aux 4 ailes; 22 <3 ont la même disposition du bleu que chez A.b.
Stuarti avec réduction des bandes submarginales vertes; enfin 6 c 5 sont
intermédiaires entre A. beata et A.b. Stuarti.
Nous n’avons pas trouvé de localité particulière où prédomine la forme
jaune ou la forme rouge. Toutes proviennent du Haullaga inférieur et
moyen : Juanjuy, Jépélacio, Balzapuerto, Tarapoto et du Pérou central :
Chanchamayo, Paucartembo. Cependant, 3 3 furent capturés par Klug
sur le Haut Rio Putumayo et le Rio Caqueta (Frontière Colombo-Péru¬
vienne). Ils présentent l’aire baso-discale entièrement bleue; chez l’un,
les bandes submarginales sont très larges et d’un vert particulièrement
doré, chez les deux autres au contraire n’existe qu’un mince liseré vert.
Les Q sont peu variables et présentent en-dessus les mêmes caractères
que celles de A. beata typique.
A. beata beata Pherenice Frühst. ab. <3.
Forme la transition par l’extension de l'aire rouge basale des post.
en dessous, de A. beata à A.b.b. beatifica, en passant par A.b.b. Staudingeri.
La majeure partie des ex. qui ont été étiquetés par Michael ont la
coloration basale des post. et la tache costale des ant. en-dessous d’un
rouge orangé vif. Comme chez A.b.b. Staudingeri , la forme jaune, de
fréquence égale, ne semble pas liée à la localité et doit se rencontrer aux
mêmes places de vol parmi la forme rouge typique. Cette aire basale des
Source : MNHN, Paris
202
P. REBILI.ARD
post. occupe la région médiane, couvrant la base de la cellule et l’intervalle
Ib-2. Dessus sans distinction particulière d’avec A. beata typique.
Yurimaguas. Tarapoto.
(Seitz, vol. V, p. 577. - Q : Michael, Ent. Zeits., 39, N° 14, p. 96).
distinctus Mich. ab. <5. Dessus plus sombre, bande verte réduite,
tache bleue des ant. comme des post. bien marquée mais de coloration
violet foncé. Yurimaguas.
Lectotype <3 : coll. Fournier.
(Ent. Zeits., 44, 1930, p. 229).
nigrofasciata Mich. ab. (3. Tache basale bleue des ant. dessus, allongée,
comme dans ornata. Une bande noire d’environ 1 mm, épaissie aux nervures,
sépare les bandes grises et verte dans la bande submarginale.
Tarapoto.
Lectotype : coll. Fournier.
(Ent. Zeits., 43, 1929, p. 74).
aureus Mich. ab. <3. Tache basale bleue des ant. dessus, également
plus allongée. Bande marginale des ant., d’un magnifique vert doré brillant,
séparée de la bande grise par une série de taches noires en forme « de
pointes de lance ». Bande grise également morcelée par ces mêmes taches.
Yurimanguas.
Holotype : coll. Fournier.
(Entom. Zeits., 44, 1930, p. 229).
Anna Mich. ab. <3. D’abord étiqueté par l'auteur integra, cette forme
se rapproche de A.b.b. elegans avec une bande submarginale vert doré plus
large, laquelle fait corps, sans séparation, avec une étroite bande grise
extérieure. Aux post. le vert submarginal pénètre légèrement en festons
dans le bleu du fond, mais bien moins que chez A.b.b. beatif. Estrella. En-
dessous la tache basale des post. est d’un rouge cinabre foncé.
Tarapoto.
Lectotype : coll. Fournier.
(Ent. Zeits., 44, 1930, p. 228).
cyanea Mich. ab. <3. Bleu presque aussi étendu que chez A.b. Sluarti :
bande verte plus étroite.
Tarapoto.
(Ent. Zeits., 39, 1925, N° 14, p. 86).
Hoppi Mich. ab. (3, est une magnifique forme bleue qui présente
en-dessus le faciès <TA.b. Stuarti olivencius Stgr. Le bleu très étendu
réduit la bande submarginale verte large de 2 mm à peine. Le dessous
est semblable à celui de A.b.b. Pherenice typique.
Haut-Putumayo.
(Ent. Zeits., 41, N e 12, 1927, p. 263).
Nous avons examiné 40 exemplaires â d 'A.b.b. Pherenice. Comme
chez A.b.b. Staudingeri , les formes à coloration basale rouge orangé et
jaune orangé sont en proportions à peu près égales. Le même polymor-
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE AGRIAS
203
phisme s'observe sur la face supérieure allant du faciès de A. beata typique
à celui de A.b. Stuarti. Il semble cependant que les exemplaires péruviens
tendent davantage vers beata typique que ceux provenant de Colombie
méridionale. Nous comptons, parmi ces derniers, 22 exemplaires richement
ornés de bleu appartenant aux formes ab. cyanea Midi, et Hoppi Mich.
et 9 comme A. beata typique. Les localités de capture sont Mocoa et
Umbria aux sources du Rio Caqueta. Sur 9 ex. provenant du Pérou méri¬
dional (Juanjui, Yurimaguas) 5 ont le faciès d'A. beata , 3 présentent une
extension du bleu. Enfin 1 exemplaire analogue à l’ab. Hoppi provient de
Sarayacu ( Equateur). Nous n’avons eu sous les yeux qu'une seule femelle
capturée par Michael à Tarapoto : dessous jaune orangé ; dessus analogue
à la femelle typique d’A. beata Lathy.
A.b.b. beatifica Hew. ab. <3.
Les caractéristiques d'Agrias b.b. beatifica sont : en-dessus : la tache
basale bleue des ant. est étendue jusqu’à la bande submarginale verte,
mais entamée par une tacbe noire partant de la côte et une autre partant
du bord dorsal qui se ne rejoignent pas, laissant la partie médiane du champ
discal bleu libre; bande submarginale large et d’un vert brillant. Grande
tache bleue aux post. avec bande submarginale verte large et brillante
comme aux ant.
En-dessous la tache basale rouge brique occupe les 2/3 de l’aile.
Elle atteint dans presque toute sa longueur la 3 e rangée de taches noires
(E3 -j- U) mais en général sans faire disparaître celle qui la précède (M.l),
ainsi que souvent quelques points et lignes noires de la région basale.
Equateur. Pebas.
(c3 : Hewitson, Exot. Butterf., IV, p. 30, pl. XXXII, fig. 5, 6 - Q :
Proc. Zool. Soc., 1882, p. 338, pl. XIX, fig. 3, 4).
La tache basale du dessous des inf. est parfois jaune orangé.
Iquitos.
incarnata Mich. ab. c3. La forme des ailes est plus arrondie. Très
large bande submarginale vert bleu, divisée en deux parties comme chez
beata. Grande tache basale rouge carmin en-dessous.
Pebas.
(Ent. Zeits., 39, 1925, N° 14, p. 86).
Estrella Mich. ab. (3. En-dessus, la bande submarginale est d’un vert
sombre dépourvu d’éclat et séparée vers le haut seulement de la bande
grise par une courte ligne noire. Aux post. la bande verte envoie dans le
bleu des prolongements nervuraux. Dessous avec quelques taches noires
dans la cellule. Tache basale rouge un peu plus étroite.
Iquitos.
Lectotype : coll. Fournier.
(Ent. Zeits., 44, 1939, p. 46).
Hcrtae Schultze-Rhonof, ab. <3, correspond pour le dessous à l’exem¬
plaire figuré dans le Seitz, vol. V, pl. 114.
Dessus : la bande marginale verte est repoussée par le bleu, ne laissant
Source : MNHN, Paris
204
P. REBILLARD
subsister qu’une mince bordure grise large de 1 mm. Léger écaillement
vert sur les nerv. dans le bleu discal.
1 <3. Rio Pastazza.
Tiemanniae Schultze-Rhonof, ab. <3. Dessous des post. jaune d’ocre.
Ocelles trois fois plus grands que chez la forme typique.
(Schultze-Rhonof, Deutsche Ent. Zeits., 52, 1938, p. 95).
A.b. Stuarti Godman et Salvin
Le mâle tel qu'il est figuré, dans la planche XIX des Proc. Zool.
Soc., 1882, présente, en-dessus toute l’étendue du champ baso-discal
d'un bleu profond, chatoyant, plus sombre vers la base que vers l’extérieur.
Seule la côte est noire. La bande submarginale, d’un vert vif, festonnée,
descend de la nerv. 7 à lb; elle est large de 2 mm et séparée par un inter¬
ligne noir d’une bande de taches grises allant de la nerv. 6 dans la région
subapicale à la nerv. 2. L’apex est noir.
Aux post. la tache bleue s’étend de lb à la nerv. 6, laissant libre la
moitié basale de la cellule pour le noir du fond. Elle est bordée d’un liséré
vert submarginal un peu plus étroit qu’aux ant., allant de lb à 6. Une
bande marginale gris bleuâtre, assombrie au niveau des nervures, va de
lb à l’extrémité du bord costal.
Dessous : à l’aile ant. l’apex et la région submarginale ainsi que la
côte jusqu’à l’origine des disco-cellulaires est gris verdâtre. Le fond de
l’aile est noir. La côte et la base de la cellule sont jaune rougeâtre.
Aux post. la grande tache baso-discale rouge orangé ne laisse subsister
que la bande externe E2, la rangée d’ocelles et la bande E3-U (sous forme
de taches noires séparées); ainsi que les traces de la l re médiane à la ferme¬
ture de la cellule et dans les 4 e et 5 e espaces internervuraux sous forme
de petites taches noire. L’aire externe est gris-verdâtre.
Iquitos.
Q : En dessus, le fond des deux paires est noir, dépourvu de toute
trace de coloration bleue. Large bande gris-bleu, terminale, doublée
intérieurement d’une bande verte mélangée de gris, chatoyant vivement
en vert doré sous la lumière incidente. Aux post. la moitié interne de la
bande grise montre également entre le bord abdominal et la nerv. 5, un
reflet verdâtre doré séparé de la couleur du fond par une ligne bleu vif.
En-dessous, l’aire externe des deux paires est gris verdâtre; aux ant.,
la base de la cellule et un trait sous la cubitale sont rouges. Dans l’aire
basale rouge orangé des post. se trouvent 3 taches de col. brunâtre dans la
cellule. Entre les nerv. 4 et 8 se trouvent les éléments de la première
médiane MI comme chez le mâle.
Ce neallotype C a été décrit par Biedermann (Encycl. entom., R>
Lepid., T. III, 1929, p. 10).
La femelle figurée avec le mâle dans la planche des Proc. Zool. Soc.
sous le nom de beatifica est en effet la forme jaune A.b. Stuarti Micaela Bied.
(God. et Salv., Proc. Zool. Soc., 1882, p. 338, pl. XIX, fem. sous le
nom de beatifica).
Source : MNHN, Paris
VISION DU GENRE AGRIAS
205
Habitat': Au nord du Maranon : Iquitos jusqu’en Colombie méri¬
dionale (Haut Putumayo).
A.b. Stuarti rubra Midi. ab. <3.
La couleur de la tache basale des inf. en dessous étant dans le type
« rouge-orangé », Michael a désigné la forme ayant cette tache franchement
rouge sous le nom de rubra.
(Ent. Zeits., 39, N® 14, 1925, p. 86).
Micaela Bied. ab. (3. - C, ayant cette même tache basale jaune orangé.
Cette forme est plus fréquente que la forme typique.
(Enc. Ent., B, Lepid., T. III, 1929, p. 9, pl. I, fig. 3, 4, 5, 6).
obsoleta Mich. ab. <3. La bande étroite marginale grise des ant. est
comme dissoute et presque imperceptible.
Iquitos.
(Ent. Zeits., 45, 1932, p. 268).
interruptus Mich. ab. ô. Le bleu des ant. est interrompu dans la
région discale par une bande noire.
Iquitos.
(Ent. Zeits., 45, 1932, p. 268).
bicolora Mich. ab. Q. Le fond des ailes dessus est brun sans trace de
bleu et la bande marginale est d’une seule teinte vert gris. Tache basale
du dessous des post. jaune.
Iquitos.
(Ent. Zeits., 40, 1926, p. 420).
simplicia Mich. ab. Q. Ressemble en-dessus à la précédente forme,
mais avec quelques traces estompées de la bande intérieure submarginale
verte. Également aux post. sur la partie anale de la bande marginale
vert-gris subsistent quelques traînées bleu verdâtre. Tache basale du des¬
sous des inf. jaune rougeâtre. Semble être proche de la forme typique.
Iquitos.
Lectotype : coll. Fournier.
(Ent. Zeits., 44, 1931, p. 311).
seinibicolora Mich. ab. O. Dessus comme bicolora, mais avec la tache
basale du dessous des post. rouge orangé. Haut-Huallaga.
Lectotype : coll. Fournier.
(Ent. Zeits., 44, 1931, p. 311).
fulvescens Rebillard (Michael, m.s.) (3, f. nova.
Caractérisé par la présence d’une tache jaune aux ailes post. dans
l’aire costale, dans l’espace internervural entre les nerv. costales et radiales.
Cet exemplaire appartient à la forme A.b.St. Micaela Bied.
1 mâle Holotype, Iquitos 22-XI-1931 : coll. Fournier.
R. Bicdermann a décrit et figuré un exempl. de sa collection, pré¬
sentant une tache rouge, de même dimension et de même situation
mais appartenant à la forme typique.
Mémoires du Muséum. - Zooi.ocie, t. XXII. 13
Source : MNHN, Paris
206
P. REBILLARD
Rio Putumayo.
(Bulletin du Muséum (2 ,: série), T. V, n° 2, p. 115, pl. I, fig. 4, pl. II,
fig. 2).
amplimarginata Midi. ab. Q. Par ses très larges bandes marginales,
dit l’auteur, cette femelle fait une impression tout à fait différentes des
femelles typiques. La bande externe brille d’un vif éclat argenté, tandis
que la bande interne, s’élargissant vers la partie basale, présente un magni¬
fique reflet vert bleu changeant. Ces deux bandes sont séparées par
une ligne noire d’env. 1 mm de large. Les nervures, dans la partie apicale
des ant., sont noires et assez accentuées. Le dessous, avec ses dessins noirs
très marqués, est riche en contrastes. La tache basale des inf., un peu
réduite, est rouge orangé. Une tache rougeâtre est aussi visible à la base
des ant.
Iquitos.
(Ent. Zeits., 45, 1932, p. 263).
obscurata Mich. ab. Q. Semblable à la précédente, mais plus petite
et surtout différente par la coloration du fond d’un bleu très sombre. Les
deux bandes marginales sont séparées dans la partie apicale par des points
noirs « en forme de tête d’épingles ». La bande externe un peu plus étroite.
La bande externe des inf., de coloration vert gris, présente également
un peu de bleu. Un reflet bleu sombre couvre le dessous dans son ensemble;
dessins noirs comme la fem. typique.
Iquitos.
(Ent. Zeits., 45, 1932, p. 263).
Jordani Lathy, ab. cî, Q,’ présente en-dessus de légères traces noires
dans le bleu violet à l’aile ant. comme chez A.b. Sluarti typique avee mince
liseré marginal vert. Taches subapicales à peine indiquées. Post. noires
avec une petite tache bleu violet au bord inf. de l’extrémité cellulaire;
bande submarginalc de même coloration bordée extérieurement d’un mince
liseré vers le long de l’aile.
Le dessous diffère de la forme suivante A.b.St. Olivencius par l’apex
verdâtre sans aucune trace de la bande préapicale. Post. différentes aussi,
par la bande qui borde intérieurement la rangée d'ocelles, et qui est formée
d’éléments distincts, au lieu d’être ininterrompue comme chez Olivencius.
Lectotype : coll. Fournier.
La fem. diffère également de A.b.St. Olivencius par la présence d'une
large bande grise bordant à l’ext. la bande verte, et descendant jusqu a
l’angle dorsal. Les post. ne présentent pas la bande verte aussi marquée
et n’ont pas de bleu dans la cell. Bord. marg. grise. Dessous comme le <5-
Sâo Paulo de Olivença.
(Ann. Mag. Nat. Hist., XIV, 1924, p. 155).
Olivencius Stgr. f. loc. 6, de Sâo Paulo de Olivença, est, d’après
Michael, une forme locale fort peu constante; elle fut décrite par Staudinger
sur 3 ex. trouvés par Michael en 1890 et ces 3 ex. sont assez différents les
uns des autres par la forme de la bande marginale et la présence d’une
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE AGRIAS
207
trace noire plus ou moins marquée clans la région cellulaire «le l’aile ant.
Il faut comprendre sous le nom d 'A.b. Stuarti Olivencius Stgr. les ex.
à’A.b. Stuarti d’un bleu profond brillant, presque dépourvus de coloration
noire, sauf à la côte et à l’apex et ne possédant qu’un très mince liseré
Aux post. la large tache bleue est ourlée d un fin liseré vert comme
aux ant.
En-dessous existent aux ailes ant. les vestiges d’une bande subapicale,
marquée seulement par un éclaircissement de la coloration du fond;
aux post. la bande entourant les ocelles est verdâtre; la bande noire E3-U
est continue et non pas fragmentée comme chez A.b. Stuarti typique.
La fem. a été décrite par Lathy. Elle a les ailes ant. noires avec une
large tache basale d’un bleu-violet; les bandes marginales sont réduites
à un étroit liseré vert. 4 taches grises subapicales distinctes.
Post. noires avec une bande bleu-violet à l’extrémité et au-dessous
de la cellule; liseré marginal vert.
Dessous semblable au mâle mais avec l’aire basale jaune des post.
de coloration plus claire.
Coll. Fournier.
(Mâle : Staudinger, Iris, Dresden, VIII, 1895, p. 374. - Fem. : Lathy,
Ann. Mag. Nat. llist., (série 9), XIV, 1924, p. 144).
A.b. Stuarti Olivencius a été rapporté par son auteur à la sous-espèce
A.a. phalcidon. Cette place nous semble discutable et ce fut aussi l’opinion
de Michael : « Au sujet de quelques formes de transition de Agrias phalcidon
à Hewitsonius ».
(Ent. Zeits., 39, 40, 1926).
Il est évident que la forme Olivencius est beaucoup plus voisine d 'A.b.
Stuarti de par la taille la coupe d’ailes et le dessin des faces supérieures et
inférieures. Le détail le plus important est la présence à l’aile ant. en-
dessous d’un éclaircissement de l’aire subapicalc gris verdâtre, vestige
de la bande grise bien marquée de la s.sp. phalcidon , constante même chez
ses formes occidentales extrêmes : A.a.ph. Fournierae et A.a.ph. excelsior.
Il est toutefois possible que des formes de transition existent entre
A .a.phalcidon et A.b. Stuarti. Un exemplaire mâle provenant de Sâo Paulo
d’Olivença nous en offre la preuve.
Chez ce spécimen unique, les caractères sont d’une part ceux d’^d.ii.St.
Olivencius par la même coloration d’un bleu profond et chatoyant, étendu
aux 4 ailes, par le dessous de l’aile postérieure absolument identique,
d’autre part ceux d 'A.a. phalcidon en-dessus par la présence de 3 taches
subapicales grises bien marquées, le même liseré vert submarginal aux
4 ailes.
Enfin et surtout par le dessous de l’aile ant. qui présente la bande
subapicale grise et les 3 stries nervurales de même coloration sur fond noir
que A.a. phalcidon typique. La taille et le contour d’ailes sont analogues
à ce dernier.
En résumé cet Agrias ressemble en-dessus à A.a. phalcidon ab. sub-
paulus Le Moult; en-dessous pour l’aile sup. à cette même forme; pour
l'aile inf. à A.b.St. Olivencius typique.
Source : MNHN, Paris
208
P. REBILLARD
Nous désignons cet exemplaire sous le nom de: A.b. Stuarti ab. para-
doxus.
1 (3, Sâo Paulo de Olivença : coll. Rebillard.
A.b. Hewitsonius Bâtes.
L’habitat d'A.b. Hewitsonius semble limité à Teffé.
La forme typique mâle présente à l’aile ant. en-dessus, la tache basale
d’un jaune vif, couvrant la côte depuis la base jusqu'un peu au-delà de la
naissance des disco-cellulaires, et les intervalles de 4 au bord dorsal, en
obliquant un peu vers l’intérieur. Le bord externe de la tache est légèrement
violacé entre lb-2.
L’aire discale d’un bleu sombre brillant, est étendue de la nervure 7
à la marge dorsale. Un fin liseré vert suit la côte: il est à peine perceptible
sur la figure, mais existe sur tous les exemplaires examinés. La bordure
submarginale verte descend en festons et en s’amincissant progressivement
de la nerv. 7 à la nerv. 3 (et souvent au-delà entre lb-2). Apex noir avec
3 taches subapicales grises petites et à contours estompés. L’aire submar¬
ginale noire est beaucoup plus large chez l’exemplaire figuré par Hewitson;
en général, elle n’excède pas 3 à 4 mm.
Aile post. avec large tache discale bleue couvrant l’extrémité de la
cellule et étendue de lb à la nerv. 6. Traces d’écailles vertes submarginales.
En-dessous, l’aire externe des deux paires est d’un gris verdâtre,
sauf aux ant. où la tache basale jaune étant de même contour qu’en-dessus,
le reste de l’aile est noir grisâtre. L’apex entre 4 et 8 reste gris verdâtre,
coupé longitudinalement par un trait noir allant de l’encadrement noir
disco-cellulaire de la tache jaune à une vague marque diffuse figurant
l’emplacement des 3 taches subapicalcs du dessus, sur chacune des nerv.
4, 5 et 6, parfois 7. Cet emplacement des trois taches subapicales du dessus
est toujours très diffus et ne présente jamais une bande nette comme chez
toutes les formes appartenant à A.a. Pericles et à A.a. phalcidon.
La tache basale jaune foncé des post. en-dessous, ne dépasse pas la
première bande médiane de dessins noirs (Ml). Dans la cellule se trouvent
deux taches d’un jaune ocracé vif, plus foncé que la couleur du fond.
Ocelles ovalaires nettement détachés et pupillés de blanc bleuté.
Teffé (Amazone).
Q. Fassl. Diffère du mâle par l’étendue de l’aire discale bleue des ant.
qui ne descend pas jusqu’au bord dorsal et s’arrête à la nerv. 2, ménageant
avec le bord interne une tache noire triangulaire.
La bande submarginale verte est large; elle couvre l’intervalle 6-7
entièrement et descend en s’amincissant jusqu’à la nerv. 2. Séparée d’elle
par un intervalle noir, se trouve une bande subapicale grise, large de
3 mm env., qui descend le long du bord interne de l’aile jusqu’au niveau
de la nerv. 3.
Aile post. En-dessus, une tache basale jaune s’étend jusqu’au milieu
de la cellule et se prolonge sur les nerv. 3 et 4. Très léger reflet bleu discal-
Un feston submarginal gris verdâtre court le long du bord externe de
lb à 6.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE AGRIAS
209
Même disposition du dessin en-dessous que chez le mâle.
(Bâtes, Proc. cnt. Soc., London (2) 5, p. 111, pi. XXXVI, Vol. Il,
Exot. Butterfl., Hewitson).
extinctus Mich. ab. ô et Q. Caractérisé par la réduction considérable,
en-dessous, de la tache basale jaune des post., laquelle laisse subsister
dans la région discale le dessin noir complet d 'A.a. phalcidon tout en
conservant les mêmes coloris qu 'Heivitsonius typique.
(Ent. Zeits., 39, N» 40, 1926, p. 166).
anibiguus Bied. ab. ô . L’aile post. en-dessous, présente les mêmes
caractéristiques que celle d 'extinctus, mais en-dessus les bandes marginales
vertes sont absentes aux quatre ailes et la coloration bleue moins vive
à l’aile post. que chez A.b. Heivitsonius typique.
(Enc. cntom. B, T. II, Lep., 1926-1927, p. 60).
transiens Mich. ô. La tache basale jaune des post. en-dessous est
aussi étendue que chez les spécimens normaux, mais sur ce fond jaune,
le dessin baso-discal d 'A.a. phalcidon ressort en coloration jaune rougeâtre
comme chez A.a. phalc. excelsior-jlavibasis.
(Ent. Zeits., 39, 1925, p. 41).
Foucheri Le Mit. ab. Q. La bande jaune, en-dessus des ant. est plus
étendue et pointe légèrement vers l’apex. La bande verte préapicale a
disparu; seule subsiste dans l’apex et la région apicale la bande grise
d 'A.b. Heivitsonius. De ce fait, la bande bleu violet est beaucoup plus élargie.
Aux post., entre la bande jaune et les marges discales, se trouve une grande
tache violette limitée, dans sa partie sup., par le centre de la médiane
et à sa partie inf. par la nerv. interne.
En-dessous, la partie la plus caractéristique de cette forme est le
prolongement, aux ant., de Faire basale jaune vers l’angle dorsal.
Aux post., l’aire jaune est moins nettement séparée de la région
verdâtre que chez A.b. Heivitsonius typique et se fond sans transition
brusque avec celle-ci.
1 Q. Teffé, 1922, chasses de Fassl.
(Ene. ent.. B, Lep., T. I, 1925, p. 174).
Source : MNHN, Paris
PHYLLUM Sardanapaliis Bâtes
Le phyllum Sardanapalus , dont les représentants les plus anciennement
connus sont les Agrias Sard. Claudia Schulze, de Guyane, offre dans son
ensemble des caractères beaucoup plus homogènes que ceux du complexe
spécifique amydon. A l’exception de la coloration jaune rencontrée chez
certaines formes femelles d’ Agrias Aedon Narcissus Staudinger, tous les
représentants de l’espèce collective Sardanapalus Bâtes, ne présentent sur
fond noir en-dessus que deux couleurs : rouge et bleue, cette dernière
parfois absente, et toutes deux variables en intensité. Les dessins noirs
des ailes postérieures en-dessous dont les constituantes se retrouvent dans
les différents groupes, offrent quelques variations dont nous soulignerons
l’importance au cours de cette étude.
L’habitat du phyllum Sardanapalus comprend, comme celui d*amydon,
les Cordillères et le Bassin de l’Amazone, mais, plus étendu, ses limites
Nord atteignent le Venezuela et au Sud le Brésil méridional jusqu’à Santa-
Catharina. La limite ouest paraît être le Guatemala.
Le mimétisme de protection si frappant dans le phyllum amydon est
ici plus restreint. Il est axé sur les Catagramma tels que Hesperis Guérin,
Hyàaspes Drury, sorana Godart et les Siderone rouges, comme lhebais
Felder, Mars Bâtes et jaunes comme Marthesia Cramer.
Nous savons, par les chasseurs, que les Catagramma et Siderone sont
des genres protégés que n’attaquent pas les oiseaux et qu’ils viennent
aux mêmes appâts que les Agrias.
Les nombreuses formes de ce phyllum peuvent être réparties en deux
groupes : un groupe Andin et un groupe Amazonien.
1° Groupe Andin.
L 'Agrias S. lugina Friihstorfer dont les formes typiques dépourvues
derouge aux ailes postérieures sont situées en Bolivie (Cordillère Royale)
s’étend à l’Est au Matto Grosso où sa forme A.S. lugina Godmani Friihs-
torfer richement ornée de rouge conserve en-dessous la coloration beige
clair à dessins peu contrastés caractéristiques de la souche bolivienne.
Il en est de même des Agrias S. lugina Orleansi Le Moult, de Buenavista.
A l’ouest en remontant la Cordillère péruvienne, nous rencontrons
la forme A.S. lugina Pujoi Le Moult et au rio Inambari des exemplaires
qui forment une transition avec A.S. lugens Staudinger par la coloration
plus foncée de la face supérieure, mais qui conservent en-dessous les memes
tonalités amorties que lugina. A partir de cette région, la sous-espèce
lugens va peupler toute la Cordillère péruvienne méridionale jusqu au
Maranon. De grande taille et de coloration contrastée, plus ou moins
ornée de bleu, cette sous-espèce présente dans le bassin de l’Ucayali des
exemplaires plus chatoyants chez lesquels la tache discale bleue des ailes
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE ACRIAS
211
postérieures plus grande et d’un éclat plus vif se rapproche de celle des
formes amazoniennes.
Au Sud de l’habitat, au rio Inambari, de rares exemplaires sont ornés
de rouge aux ailes postérieures, ce sont : A.S. lu gens Maxentia Frühstorfer
et A.S. lugens rufomarginata Lathy.
Au-delà du Solimoes, V Agrias S. lugens passe à la formel.S. lugens Sara
Frühstorfer, de l’Equateur, plus brillante dans son ensemble avec les
exemplaires décrits sous les noms de A.S. lugens Sara luxuriosa Michael
et A.S. lugens Sara pomposa Michael.
Enfin en Colombie méridionale orientale nous rencontrons la forme
A.S. lugens interrnedius Fassl.
2° Groupe Amazonien.
Faisant suite au précédent, ce groupe présente dans son ensemble
les formes les plus chatoyantes et les plus polymorphes d ' Agrias Sarda-
napalus. Sa distribution géographique s’étend transversalement du
Maranon à l’embouchure de l’Amazone en deux rameaux qui peuplent
inégalement les deux rives.
Sur la rive Nord, un rameau issu de Colombie suit les grands affluents :
rio Putumayo, rio Caqueta jusqu’au rio Negro qu’il ne franchit pas et qui
constitue sa limite orientale. En effet à partir de Manaos, tous les Agrias
Sardanapalus, de Guyane brésilienne appartiennent aux formes amazo¬
niennes de la sous-espèce A.S. Claudia que nous étudierons ultérieurement.
Sur la rive Sud, le rameau péruvien s’étend de l’Ucayali au delta de
l’Amazone en formant, du rio Madeira au rio Maues, des formes locales
comme A.S.S. moderata Michael qui tendent à présenter aux ailes posté
rieures une tache discale rouge plus ou moins grande ornée de bleu. Cette
tendance morphologique, qui va s’affirmer sur les rios Tapajoz et Xingu
chez A.S. Croesus Staudinger avec ses formes pulcherrima Fassl, Michaeli
Fassl, se retrouve chez tous les groupes de formes rencontrés dans les
territoires périphériques de l’habitat.
Comme nous l’avons constaté au Sud chez les Agrias S. lugina rufo¬
marginata et Maxentia, ce caractère devient presque la norme au Matto
Grosso et au Brésil méridional.
Certaines de ces formes locales appartiennent au rameau Sud-Est
du phyllum, qui par le rio Tapajoz atteint le Matto Grosso septentrional.
Elles rejoignent l’habitat d 'Agrias S. lugina Godmani et présentent en-
dessus le même faciès mais jamais aux ailes postérieures en-dessous la
tonalité beige clair à dessins plus flous qui, nous l’avons vu, appartient
à la forme bolivienne A.S. lugina.
Ces Agrias, qui ont noms semirubra Niepelt, Phoenix Niepelt., sont à
notre avis affiliés aux représentants les plus méridionaux d'Agrias S.
Croesus que l’on rencontre encore en exemplaires typiques au Matto
Grosso septentrional (Haut Tapajoz).
C’est sans doute d 'Agrias lugina qu’est issu le rameau méridional
A.S. (dandina Godart, dont les représentants les plus richement colorés :
A.S. Claudina coelestis Kroger et A.S. Claudina jactator Biederman du
Source : MNHN, Paris
212
P. REBILIJ
haut Rio San Francisco et Minas Gcraes présentent en-dessus le faciès aux
tonalités rouges violacées d ''Agrias S. lugina Godmani.
Il nous reste à étudier le groupe de formes qui du Bas Amazone, rive
Nord, de Manaos, par l’État du Para, s’étend aux Guyanes et au Venezuela.
La forme la plus anciennement décrite est V Agrias S. Claudia Schulze.
Ce groupe offre, en-dessus, les mêmes modalités de variations chromatiques
qu 'A. Sardanapalus avec cependant la tendance constante à former a
l’aile antérieure une échancrure triangulaire noire ou bleue dans l’aire
baso-discale. De plus, à l’aile postérieure en-dessous, on ne retrouve
jamais la jonction des médianes Ml, M2, caractère constant chez A. Sarda¬
napalus Sardanapalus. Ce détail de dessin revêt ici la même importance
que celui qui affecte l’ensemble des formes amazoniennes d 'Agrias amydon
Hew. (fusion des composantes discales Dl, D2) et les différencie des formes
andines.
Il est possible que le peuplement de la Guyane brésilienne se soit
fait par une voie située dans la région d’Obidos où l’Amazone rétrécit
ses rives, ou par les îles intermédiaires du delta.
Les formes appartenant à Manaos, Obidos et la région Nord du Para,
présentent un polymorphisme remarquable. On y trouve deux tendances :
l'une à copier A. Sardanapalus avec les Agrias S. Claudia Vesta Frühstorfer,
A.S. Cl. ninus Fassl, A.S. Cl. melamorpha Michael et pseudopretiosa Michael,
l’autre à créer avec A.S.CI. Le Cerfi Lathv des formes à échancrure dorsale
bleue à l’aile antérieure. Aux ailes postérieures l’aire discale bleue est
exceptionnellement remplacée par du rouge : Agrias S. Cl. imitata Michael,
A.S.CI. Reevesi Michael, alors qu'en Guyane cette modalité devient presque
la norme avec A.S. Claudia Schulze et A.S. Cl. Sahlkei Ilonrath.
A. Aedon Hewitson, souche andine, occupe transversalement un vaste
habitat qui, de Colombie s’étend à l’Ouest au Guatémala et à l’Est par les
Guyanes rejoint, avec sa sous-espèce Nurcissus Stgr., la plaine basse de
l’Amazone sur les deux rives du fleuve.
A. Aedon Narcissus est le seul du phyllum Sardanapalus à présenter
des formes jaunes femelles telles qu’/f.a. Narc. iclerica Fassl et A.a. Narc.
chrysotaenia Fassl, dont le mimétisme semble axé sur Siderone Marthesia
Cramer.
La conclusion de cette étude est que dans le vaste phyllum Sardana¬
palus existe le même comportement que dans celui d 'amydon : d’une part
dans la tendance à former des formes locales nombreuses qu’il est possible
de relier entre elles par des formes de transition, d’autre part à présenter
dans son habitat un mimétisme toujours axé sur des genres protèges
tels que Catagramma et Siderone. Ce mimétisme est moins frappant que
dans l’espèce collective amydon en raison d’une gamme chromatique plus
restreinte, mais par ailleurs, les considérations qui terminaient l’étude
du phyllum amydon demeurent les mêmes ici.
AGRIAS SARDANAPALUS Bâtes
L’ordre descriptif des groupes de formes d’/f. Sardanapalus est le
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE AGRIAS
213
même que nous avons suivi chez A. amydon, en énumérant d’abord les
formes andines puis celles des rameaux amazoniens et brésiliens.
I - GROUPE ANDIN
Formes boliviennes
A. Sard. lugina Frühstorfcr - bolivianus (olim) Staudinger.
(Iris, Dresden, XI, 1899, p. 363).
Mâle. - En dessus, fond des deux paires plus clair que chez les formes
péruviennes avec éclaircissement nuageux à l’apex; tache baso-discale
d’un rouge plus clair faisant paraître chez beaucoup d’ex, le reflet violacé
plus intense; certains spécimens d’un rouge plus mat, un peu éteint. Le
bord interne de cette aire discale a tendance à s’incurver légèrement et ne
descend pas au-dessous de la nerv. lb. Aux post. tache discale d’un bleu
clair, variable en étendue, mais généralement plus grande que chez A.S.
lugens.
Dessous également plus pâle; aux ant. : bande submarginale large
d’un blanc pur; apex brun. Bande discale d’un rouge pâle avec, dans la
cellule, les deux taches discales D2 sous forme de point noir cerné de rouge
vif. Aux post. : bande des ocelles jaune beige; bandes externes E2, E3
peu accentuées. Aire basale d’un violet gris particulier.
Fem. - Bande subapicale plus marquée que chez le <3. Plage des ant.
d’un rouge moins violacé et incurvée à son bord interne entre lb-2. Post.
brun-noir uniforme; mêmes caractères du dessous que chez le 3.
(Frühstorfer. - Seitz, Macrolépidoptères du Globe, vol. 5, p. 570).
Bolivie (Cordillère royale); région de La Paz, rio Songo, rio Cocha-
bamba.
A.S. lugina reste inférieur en taille aux autres races géographiques.
sardanapaloides Fassl, ab. (3. Tache préapicale bleue.
Rio Songo.
(Ent. Rundsch., 30, N° 21, p. 122).
Oudini Le Mit. ab. (3. Bande bleue dorsale à l’aile ant. L’auteur ne
spécifie pas s'il s’agit de la forme typique ou de sardanapaloides.
(Novit. Ent., fasc. I, 1931, p. 2).
thusnelda Fassl, ab. C. Tache discale bleue aux post.
(Ent. Rundsch., 30, n° 21, 1913, p. 122).
Pujoi Le Mit. ab. 3. Intermédiaire entre A.S. lugina et A.S.lugens Stgr.
Tonalité plus claire que lugens surtout en-dessous. Buenavista.
Coll. Fournier.
(Novit. Ent., fasc. I, 1931, p. 2).
Dufouri Le Mit. ab. d. Appartient à la forme précédente, mais présente
une tache préapicale bleue.
(Novit. Ent., fasc. I, 1931, p. 3).
Orleansi Le Mit. ab. d. Aux ailes inf. la tache bleue est remplacée
par une tache rouge ourlée de bleu au bord interne.
Source : MNHN, Paris
214
LARD
Buenavista.
Holotype : coll. Fournier.
(Novit. Ent., fasc. I, 1931, p. 2).
Au sujet des formes femelles d’/LS. lugina, Frühstorfer mentionne
une capture unique de Fassl chez laquelle la double pupille blanc bleuté
de l’ocelle de l’angle anal du dessous transparaît très nettement en dessus;
une autre fem. présente des traces rouges aux ailes post.; chez une troi¬
sième cette tache rouge est même aussi étendue que la tache bleue du mâle.
Codmani Frühst. f. loc. cî. Du Matto Grosso, État de Goyaz, Cuyaba
Corumba.
Le type de Frühstorfer, provenant de la coll. Godman et figuré dans
le Seitz, présente les caractéristiques suivantes : à l’aile ant. taches préa¬
picales bien marquées. Pas de tache bleue préapicale; tache basodiscale
d’un rouge très richement violacé et entaillée de bleu à son bord interne
entre les nervures lb-2. Aux post. la tache rouge violacé pénètre très lar¬
gement en festons dans le bleu discal en suivant les nervures 3 à 6. Ces
caractères sont variables : le plus souvent les taches préapicales d’un blanc
jaunâtre manquent, remplacées par un éclaircissement nuageux; la tache
basodiscale est à peine entaillée de bleu et son bord dorsal descend au-
dessous de la S.M. A la face inf. l’aile ant. est celle de /(.Sardanapalus
Sardanapalus mais les deux tacbes noires D2 moins accusées. Coloration
des post. variable pour le fond plus ou moins foncé, ne révèle pas de carac¬
tère particulier si ce n’est que la première médiane Ml est liserée large¬
ment de brun clair à son bord externe.
(Ent. Nachr., 1895, p. 217; pl. I, fig. 2 dans E.Z., 42, 1897).
Phoenix Niepelt, ab. 3. - Trace de la bande subapicale marquée
seulement par un éclaircissement du fond. Tache préapicale bleue; l'aire
baso-discale rouge avec reflet violacé moins accentué que chez /LS. God-
mani descend presque jusqu’au bord interne liseré de bleu. Tache rouge
des post. plus large et moins festonnée dans l’aire bleue discale surtout
visible vers l’intérieur. En dessous : tonalités d’un jaune plus clair que chez
les autres formes locales et que chez les A. Sardanapalus brésiliens typiques.
Bord ext. de la l re médiane Ml liseré de rouge orangé.
Holotype <3, coll. Fournier.
(Int. Ent. Zeits., 1910, n° 34, p. 188; et Iris, Dresden, XXV, 1911,
p. 25, pl. II, fig. 2 in « Lep. Niepeltiana »).
cyanecula Frühst. ab. cî, présente un magnifique reflet bleu dans
le rouge aux ant.
derufata Frühst. ab. cî. Tache rouge des post. entièrement disparue.
Types : coll. Larsen.
(Ent. Zeits., 24, 1910, p. 185).
semirubra Niepelt, ab. cî. — Faible écaillement bleu préapical.
Tache rouge des ant. descendant jusqu’au bord interne noir. Le caractère
distinctif est basé sur l’absence de tache rouge à l'aile post. qui possède
une grande tache discale bleu foncé, parfois très légèrement veinée de
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE ACRIAS
215
rouge. Dessous : presque le même que chez A. Sardanapalus de l’Ama¬
zone, plus foncé que chez A.S.l. Phœnix.
(E.Z., 4, N° 34, p. 188; Iris, Dresd., XXV, 1911, p. 25, pl. II, fig. 3,
Lepidoptera Niepeltiana, p. 29, 30).
N.B. — Les femelles appartenant aux formes précitées sont inconnues.
Formes péruviennes
A. Sard. lugens Staudinger.
Le type a été décrit de Chanchamayo (Pérou méridional), ex. eoll.
Staudinger, actuellement Musée de Berlin. Se rencontre sur tout le versant
oriental de la Cordillère Péruvienne, au sud du Maranon : Balzapuerto,
Yurimaguas, Tarapoto, rio Huallaga, Juanjui, Jepelacio, rio Inambari,
Paucartambo, Pozzuzo. Les fem. restent toujours beaucoup plus rares que
les mâles.
Mâle. — Face en dessus : le fond des deux paires est d’un noir pro¬
fond, avec un léger éclaircissement nuageux à l’apex; la bande de l’aile
ant. est d’un rouge pourpre avec un éclat violacé; elle ne descend que
rarement au-dessous de la nerv. Ib, sauf dans la partie basale. Aux post.
la tache discale bleu sombre est variable en étendue; elle reste toujours
d stante du bord ext. de l’aile.
Face en dessous. —A l’aile ant. l’apex est gris, les bandes subapicales
d'un gris jaunâtre. La côte et la partie costale de la cellule sont envahies
par une teinte jaune ocracé qui se fond dans la coloration rouge pâle,
presque rose de la bande discale. Les deux points noirs dans la cellule
(D2) bien marqués et cernés de rouge vif. La D.C. se présente sous forme
d’une mince ligne noire, ourlée de rouge vif, les médianes Ml, M2, de traits
rouges. Aux post., la bande des ocelles est jaune ocracé. Les ocelles sont
noirs, largement pupillés de bleu; Paire basale est d’un gris légèrement
violacé vers l’extérieur, souvent plus clair vers l’intérieur, portant le
dessin typique d 'A. Sardanapalus Sardanapalus. Corps et abdomen brun
noir, palpes blanc jaunâtre, pattes grises. Touffes od. jaune ocracé. Enver¬
gure 70 à 78 mm.
(Exot. Tagfaltcr, I, 1888, p. 163).
Variations du dessous.— L’apex est souvent teinté de rouille au lieu
de gris fumé. Les points cellulaires noirs, sous forme d’un semis d’écailles
noires, au centre d’une macule rouge; parfois la coloration noire a disparu
et la macule est jaunâtre. Les bandes médianes sont parfois plus marquées
chez certains spécimens. Aux post. : la tonalité d’ensemble varie également;
plus claire chez les individus qui présentent en particulier un élargissement
notable de la bande grise située entre la 3 L ‘ bande externe et la ligne ombrée
(E3-U).
Femelle. — Très grande, offrant un contour d’aile plus arrondi; aile
ant. bandes subapicales blanc jaunâtre plus marquées que chez les d. Tache
baso-discale rouge sans efflorescence violette, atteignant le bord dorsal;
Source : MNHN, Paris
216
P. REB1LLAKD
son bord externe plus surbaissé rejoint la côte à l'extrémité costale de la
D.C. Post. d’un brun noir uniforme.
Dessous plus clair que chez le 3. Enverg. : 85 mm.
Maxentia Frühst. ab. <3. — Première en date des formes aberrantes
de A.S.lugens, décrite par Friihstorfer sur un mâle de Marcapata (Pérou
méridional), caractérisée par la présence aux ailes post. « d’une macule
rouge et nuageuse ».
Type : collection Staudinger (Musée de Berlin).
(Ent. Rundschau, 29, 1913, p. 45).
rufomarginata Lathy, ab. 3. Bande discale des ant. descendant jus¬
qu’au bord dorsal.
Lectotype 3 : coll. Fournier. Pérou méridional.
(Thèses ent., 1921, p. 17-18, pl. VI).
intensa Lathy, ab. ô. Bande rouge des ant. mate, sans efflorescence
violette plus étendue vers le bord externe; post. ne présentant qu’un reflet
violet au-delà de la cellule.
Holotype : coll. Fournier.
(Thèses ent., 1921, p. 18, pl. VII, fig. 1-2).
decyanea Niepelt, ab. <3. Tache bleue des post. absente.
(Lepidoptera Niepelt., p. 30, pl. III, fig. 4).
En synonymie : hades Lathy.
(Ent. mon. Mag., 36, p. 29).
Imecourti Le Mit. ab. p. Aux ant. tache bleue préapicale.
(Novit. Ent., fasc. I, 1931, p. 2).
Formes de l’Equateur
A. Sard. lugens Sara Frühstorfer. f. loc. 3, Q.
Décrit par Frühstorfer de Sarayacu (Équateur) (Ex. coll. Oberthür).
Rio Upano (Normandia) rio Zamora, Riobamba. Tache transcellulaire
rouge plus petite par suite de l’extension de la bordure noire dorsale.
Dessous : tendance à s’éclaircir, par rapport à lugens , surtout aux post.
Tache bleue des post. en dessus dans l’ensemble plus grande avec une
bordure marginale extér. noire moins large.
Fem. semblables à celles de A.S. lugens.
2 fem. : coll. Fournier :
(Seitz, Macrolépidopt. du Globe, vol. V, p. 570).
parallela Michael, ab. 3. Bande rouge discale des ant. descendant
jusqu’au bord dorsal (variation analogue à celle de A.S. lugens rufomar¬
ginata).
Série de mâles, rio Upano.
(Ent. Zeits., 44, 1930, p. 275).
luxuriosa Michael, ab. 3. Exemplaires de A.S. lugens Sara présentant
aux ant. une tache préapicale bleue.
Rio Upano.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE AGRIAS
217
Lectotype : coll. Fournier.
(Ent. Zeits., 44, 1930, p. 263).
semi sardannpalus Michael, ab. (î. Exemplaires avec le bord dorsal
noir aux ant., mais avec une tache préapicale bleue.
Lectotype : coll. Fournier.
(Ent. Zeits., 44, 1930, p. 263).
En synonymie : A. pseudosardanapalus Le Moult, désignant ulté¬
rieurement la même forme.
(Novit. Ent., F. I, 1931, p. 2).
pomposa Michael, ab. (3. — Large tache discale bleue aux post.
Magnifique reflet violet sur la bande discale rouge des ant. mais sans tache
préapicale bleue.
Type : coll. Fournier.
(Ent. Zeits., 44, 1930, p. 275).
semihades Michael, ab. (3. — Exemplaires avec une tache bleue
réduite ou absente aux post.
(Ent. Zeits., 44, 1930, p. 275).
subdelormei Le Mit. ab. <3, de Riobamba. — Décrit par comparaison
avec le caractère morphologique de A.S.S. Delormei (forme amazonienne),
c’est-à-dire avec absence de tache préapicale bleue. Mais chez A. lugens
Sara, ce caractère n’a aucune valeur puisqu’il appartient à la forme elle-
même. Cette forme n’est à considérer que par la présence d’une tache bleue
située dans la marge dorsale noire de l’aile ant., et cette marge noire est
non pas parallèle au bord de l’aile, mais courbe.
(Novit. Ent., fasc. I, 1931, p. 2).
sublugens Le Mit. ab. c3. — Exemplaires présentant cette dernière
particularité (marge noire du bord dorsal des ant. courbe, mais sans la
présence de cette tache bleue incluse).
(Novit. Ent., fasc. I, 1931, p. 2).
IL — GROUPE AMAZONIEN
Formes septentrionales
Ces formes se rencontrent en Colombie méridionale et sur les affluents
au nord de l'Amazone : Rio Caqueta, Rio Putumayao. Le Rio Negro
supérieur et inférieur (rive droite exclusivement jusqu’à son confluent),
constitue la limite orientale des A. Sardanapalus septentrionaux.
A. Sard. intermedius Fassl, ab. (3, Û.
Forme capturée par Fassl sur le Rio Negro sup. (Colombie orientale)
en 1911, en même temps que deux fem. d'A. Aedon. Taille et coupe d 'A.
S. lugens, mais aux ant. la coloration rouge est « plus intense ». Les taches
subapicales sont à peine marquées chez le mâle, plus apparentes chez la
femelle. La tache bleue « triangulaire » de l’aile post. est déplacée vers
l’angle anal; elle est d’un violet proond. fLe dessous, dit Fassl, est différent
Source : MNHN, Paris
218
P. REBILLARD
de celui de A.S. lu gens et se rapproche beaucoup de la teinte ardoisée
d 'A. Aedon. Les bandes entourant les ocelles sont d’un jaune plus pâle
et les bandes concentriques plus floues et plus sombres.
La femelle a les ailes post. brun noir.
(Ent. Rundsch., 29, N° 2, p. 9).
La majorité des A. Sardanapalus septentrionaux présente le faciès
chatoyant appartenant à la forme typique de Bâtes.
Font exception des exemplaires capturés aux sources des Rio Caqueta
et Putumayo dans les localités de Mocoa, Umbria, Florida, que Michael
a désigné sous le nom « in litteris » de A.S. adornala. Le spécimen que nous
avons sous les yeux, noté comme type de la main de Michael présente une
coloration plus foncée que celle des A.S. lugens et A.S. lugens Sara.
L’aire baso-discale des ant. d’un rouge pourpre mat descend jusqu’au
bord dorsal. La tache préapicale bleue est absente. Aux post. l’aire discale
est réduite et de coloration bleu violet foncé.
Sur 10 exemplaires que nous avons pu examiner, dont 4 provenaient
des chasses de Klug à Florida sur le Rio Putumayo, nous avons trouvé
les mêmes caractéristiques. Toutefois un exemplaire noté opaca nom.
collect. Michael, a les ailes post. entièrement noires, un autre porte une
macule rouge dans la tache discale violet sombre à la fermeture de la
cellule. Un troisième possède à l'aile post. une tache discale rouge large¬
ment ourlée de bleu violet à son bord interne et offre ainsi la même dispo¬
sition que chez A.S.S. Belsazar Fassl.
caladonia Michael, ab. d. Michael a décrit du Lago Calado, Rio
Ncgro inférieur, une forme de taille réduite, vivement colorée. Certains
exemplaires sont étiquetés par lui : caladinus.
Lectotype : coll. Fournier.
(Ent. Zcits., 44, 1930, p. 274).
virgata Mieh. ab. d : Tramée rouge diffuse dans l’aire discale bleue
des ailes post.
Lago Calado.
(Ent. Zeits., 44, 1930, p. 275).
rufopunctata Mich. 5 : Petit point rouge à la fermeture de la cellule.
Lectotype : coll. Fournier.
(Ent. Zeits., 44, 1930, p. 275).
cyancorubra Michael, ab. d : Tache rouge des ailes post. ourlée de
bleu violet.
(Ent. Zeits., 44, 1930, p. 274).
Il est à noter que les femelles des A. Sardanapalus de la région de
Uypiranga (Rio Negro inf.) ont une tendance très marquée à présenter une
coloration rouge dans l’aire discale des post., soit simplement sur les ner¬
vures, soit sous forme diffuse et souvent une tache de la taille de celle de
A.S.S. purpurea Fassl. Les femelles typiques semblent presque moins fré¬
quentes dans cette contrée.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE AGRIAS
219
Formes méridionales
A. Sardanapalus Sardanapalus Bâtes.
Dans la forme typique doivent être compris les exemplaires de la
plaine basse de l’Amazone, à l’est jusqu’au Rio Madeira, à l'ouest, jusqu’à
la Cordillère péruvienne septentrionale où ils se fondent dans la forme
A.S. lugens.
Type mâle. Lathy fait remarquer que ce type, capturé par Bâtes et
conservé dans la coll. Godman (British Muséum), ne présente pas, d'après
Talbot, de tache préapicale bleue et que la figure « originale » de Hewitson
ne reproduit pas le type.
M. E. Le Moult, au contraire (Enc. Ent., Lepid., I, p. 170), en se
basant sur un examen de M. Riley, note sur le véritable type la présence
d’une large bande (ou tache) préapicale bleue ainsi qu'une bande bleue au
bord dorsal.
Mâle. — DifTère des races appartenant aux Cordillères par une tona¬
lité d'ensemble en dessus à la fois plus claire et plus chatoyante. Contour
d’aile moins falqué; l’apex est légèrement éclairci sans présenter de taches
subapicales nettement limitées, sauf de rares exceptions. Large tache
préapicale bleu ciel contiguë à la bande discale rouge des ant. qui, elle-
même, est richement violacée et dont le bord dorsal est plus ou moins
liseré de bleu. Post. avec une grande tache discale bleue, étendue de la
nervure lb à la nervure 6 et au-delà. Le fond des deux paires est d’un noir
moins profond que chez lugens. En dessous, l’aile ant. présente les mêmes
caractéristiques que chez lugens. La tonalité des post. est plus claire;
chez beaucoup d’exemplaires, la région le long de la nervure lb et vers
l’insertion de l’aile, est teintée de rougeâtre. La bande médiane noire Ml
limitant la région discale est parfois largement ourlée de brun rougeâtre
à son bord externe.
Corps et abdomen moins foncé que chez les formes andines, sauf chez
lugens. Touffes androconiales également plus claires. Enverg. 68 à 72 mm.
Fem. — Type de Fassl dépourvu de toute coloration bleue. Taches
subapicales bien marquées, blanc jaunâtre, mais à limite floue. Tache
baso-discale rouge, sans efflorescence violette. Contour d’ailes plus arrondi.
Dessous sans distinction. Enverg. 75 à 85 mm.
(Bâtes, Proceed. ent. Soc. London (2), 5, p. 111; pl. XXXVI, vol. II,
Exot. Butterfly. — Q, Fassl : Seitz, Addenda vol. V, p. 1053).
splendida Mich. ab. r3. Présente aux ailes ant. un reflet violet plus
intense et un chatoiement plus marqué que chez les exemplaires typiques.
Homologue de la forme pomposa chez A.S. Sara.
Lago italiano.
(Ent. Zeits., 44, 1930, p. 275).
cyanelateralis Le Mit. ab. <3. La tache préapicale bleue descend le
long du bord externe de l’aile pour atteindre l’angle dorsal. Série de mâles.
(Enc. ent.. B, Lepidoptera, T. I, 1925, p. 171).
Source : MNHN, Paris
220
P. REBILLARD
Delormei Le Mit. ab. c3. Tache préapicale bleue absente comme
dans la forme typique A.S. lugens, mais appartenant bien par la vivacité
des couleurs à Sardanapalus ver us (sans prov.).
(Enc. ent.. B, Lepid., T. I, 1926, p. 170).
Rileyi Le Mit. ab. 3. La bande discale rouge des ant. descend jus¬
qu’au bord dorsal. (Homologue des formes parella chez A.S. lugens Sara
et A.S. lugens ruformaginata).
Teffé.
(Enc. ent.. B, Lepid., T. I, 1926, p. 170).
Belsazar Fassl, ab. <3. Première des formes signalées par Fassl
présentant une tache rouge aux ailes post. Cette tache assez grande est
largement ourlée de bleu au bord anal. Tache préapicale bleue des ant.
réduite.
Rio Madeira, Rio Canuma et région de Maues.
(Seitz, vol. V, Addenda, Nymphal., p. 1053, pl. 113 B. 3).
semibclsazar Michael, ab. <3. Michael a décrit, du rio Canuma, une
forme très voisine, mâle, qui a dans la grande tache bleue des post. deux
taches rouges irrégulières assez grandes. Dans l’ensemble, coloris de la
face supérieure beaucoup plus vigoureux que chez Belsazar. Sur différents
ex. examinés portant une étiquette de la main de Michael, nous n’avons
pas retrouvé la présence de ces deux taches rouges, mais de celle d’une tache
aussi grande que celle de Belsazar, et bordée d’un liseré bleu plus large.
La coloration d’ensemble plus brillante donne en effet à ces spécimens
une allure différente de celle de la forme de Fassl.
Lectotype : coll. Fournier.
(Ent. Zeits., 44, 1930, p. 274).
sanguinea Lathy, ab. 3, C. Forme également un peu différente
de A.S.S. Belsazar. Aile ant. avec l’aire rouge étendue comme chez A.S.
Sardanapalus, mais sans tache bleue préapicale. Aile post. avec une très
large tache discale rouge bordée de violet au bord anal.
Cette tache rouge est plus grande que celle des deux formes mention¬
nées; de plus elle est à contours arrondis et presque circulaire.
1 3. Manicoré, Madeira.
La femelle qui fut décrite en même temps avec tache rouge aux post.
— de Teffé — est en tous points semblable à A.S.S. purpurea.
Holotype : coll. Fournier.
(Annals Mag. Nat. Hist., Vol. XIV, 1924, p. 148).
pseudoporphyrionis Le Mit. ab. 3. Exemplaires présentant une
petite tache rouge à la fermeture de la cellule des inf. Cette tache est plus
ou moins excentrée; chez quelques spécimens elle est placée entre les nerv.
4-5, en marge du bleu, voisine du bord externe de l’aile; chez d’autres
elle est plus discale.
Teffé.
(Enc. ent.. B, T. I., 1926, 169).
Brunhilda Fassl, ab. Q. Tache discale bleue à l’aile post.
(Ent. Rundsch., 41, 1924, p. 14).
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE AGRIAS
221
Lectotype : coll. Fournier.
(Ent. Zeits., 44, 1930, p. 274).
Aberrations « sensu stricto ».
Annae Bied. ab 3, Q. Forme mélanisante dont la face inf. présente
une fusion complète chez le mâle, incomplète chez la femelle de la 2 e
bande externe (E.2), de la ligne ombrée (U.) et de la l re médiane (Ml).
Dessus normaux.
1 (3, 1 Q, Sao Paulo de Olivença.
(Bull, du Muséum, 2 e série, V, N° 2, 1933, p. 114, pl. III, fig. 1, 2).
phaenomenalis Mich. ab. <3, Q. Dessins de l’aile post. en dessous
partiellement effacés.
c3 Holotype : coll. Fournier.
Uypiranga.
(Ent. Zeits., 44, 1930, p. 276 ; Q, 45, 1932, p. 270. Fig. in Bulletin
Soc. ent. de France, 1940, N° 9, pl. XLV, fig. 2, 3).
A. Sard. Croesus 3, Staudinger.
Le nom de Croesus a été donné par Staudinger à un mâle capturé en
1893 par O. Michael et provenant d’Itaituba, Rio Tapajoz. Ce type (H.T.)
présente aux ailes post. une grande tache rouge ourlée de bleu à son bord
interne. Les ailes ant. ont le bord dorsal noir sur les 2 /3 de sa longueur et
portent en outre à l’apex une étroite et faible teinte bleue. Dessous :
comme celui de A.S. Sardanapalus.
Fassl, rapportant cette description à la forme par lui nommée A.
Claudia Michaeli, considérait comme A.s. Croesus un mâle capturé par
lui à 50 km à l’est de Santarem et complètement dépourvu de bleu aux
quatre ailes. De ce fait, A. Claudia Michaeli Fassl tombe en synonymie
avec le type de A.S. Croesus Stgr.
En dessous, A.S. Croesus se distingue par un éclaircissement de la
coloration du fond des ailes post. qui sont d’un jaune moins ocré et d’une
teinte délayée, pâle, presque blanchâtre. Aux ailes ant. la bande préapicale
est jaunâtre et cette coloration envahit plus largement la cellule que dans
les autres formes (VA. Sardanapalus , mais le dessin reste en tous points
le même.
La femelle fut décrite par Riffarth sur un exempl. de sa collection pro¬
venant de Chaves, Ile Marajo. Rapportée d’abord à Sardanapalus typique,
elle fut figurée comme A.S. Croesus dans le Berliner Ent. Zeits., 1897.
Le mâle décrit et figuré dans Iris Dresd. (vol. VIII, 1895, p. 374) est
également reproduit dans « Lepidopt. Nicpeltiana » (pl. II, fig. 1).
A.S. Croesus est réparti sur la rive méridionale du Bas Amazone, de
Chaves près Para au rio Tapajoz et au Maues.
Vulcanus Fassl, ab. 3. Reflet bleu vers la base et l’angle dorsal
de la tache rouge des post.
Cameta, rio Tocantins.
Fait confusion avec la forme typique.
(Macrol. du Globe, Seitz, V, Addenda, p. 1045).
Mémoires du Muséum. - Zoologie, t. XXII.
14
Source : MNHN, Paris
222
P. REBILLARD
cyaneapicalis Le Mit. ab. Q. Tache préapicale bleue; aile inf. noire.
(Enc. ent., B, T. I, 1926, p. 171).
suprenia Fassl ab. C. Tache rouge discale à l’aile post., dans le
bleu.
(Ent. Rundsch., 41, N° 5, 1924, p. 18).
rubrimediana Fassl, ab. Q. Nervures de l’aile post. brun noir
poudrées de rouge.
(Ent. Rundsch., 41, 1924, p. 14).
purpurea Fassl, ab. Q. Large tache discale rouge aux post. sans
coloration bleue.
(Ent. Rundsch., 41, 1924, p. 14).
coccinata Fassl, ab, Q. Apex des ailes ant. coloré de brun rouille.
(Ent. Rundsch., 41, 1924, p. 18).
moderata Mich. f. loc. <3, C. Décrite de Maues, cette forme semble
former le passage entre A.S. Sardanapalus et A.S. Croesus. Elle pourrait
sans doute comprendre toutes les formes plus ou moins aberrantes ren¬
contrées du Rio Madeira à Maues en passant par le Rio Canuma, Cente-
nario et la région du Lago italiano.
Mâle : coloris très vifs avec éclat chatoyant de l’aire baso-discale
rouge des ant.
Maues.
Femelle : large tache bleue aux post. Même éclat chatoyant que chez
la forme A.S.S. pulcherrima, de l’aire baso-discale rouge des ant.
Maues.
Lectotype : coll. Fournier.
(Ent. Zeits., 41, 1927, p. 260).
pseudosupreina Mich. ab. C. Tache préapicale bleue avec deux ou
trois nerv. rouges aux post.
Maues.
(Ent. Zeits., 42, 1929, p. 295).
transversa Mich. ab. C. Bande discale rouge des ant. « de même forme
que celle il'A.a. Pericl. mauensis ». Post. avec deux nerv. rouges dans les
vestiges d’une tache bleu foncé.
(Ent. Zeits., 42, 1929, p. 296).
redita Mich. ab. Q. Taille inférieure à celles des formes typiques.
Taches subapicales mieux marquées. Nervures des post. poudrées de rouge
dans un faible écaillement bleu.
Rio Canuma.
(Ent. Zeits., 44, 1930, p. 276).
cyaneorubra Miçh. ab. Q. Tache rouge aux post. ornée de bleu violet
de la cellule à la partie la plus voisine de l’angle anal. Taches préapicalcs
bien marquées.
Lago italiano.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE AGRIAS
223
Loki Fassl, ab. <3. Tache rouge des post. située au-delà de la cellule
vers l’apex et faisant saillie vers le disque sous forme de fines lignes rouges
suivant les nervures. Se rapproche, selon, l’auteur de la forme A.S. Croesus
Gadmanides.
Alcobaça, rio Tocantins.
(Maerolép. du Globe, Seitz, vol. V, Addenda, p. 1053).
pseudodubiosa Le Mit. ab. <5. Aile post. avec tache bleue. Ant.
avec tache rouge de la forme de celle de A. Aed. Narciss. dubiosa. Pas de
tache préapicale bleue aux ant.
Rio Xingu.
Holotype : coll. Fournier.
(Le Moult, Enc. Ent., B, T. I, Lepidoptera, 1925, p. 170).
pulcherrima Fassl, ab. d. L’auteur considère cette forme comme se
rapprochant le plus d’vd.S. Croesus du Bas-Amazone; elle est presque tou¬
jours plus petite que la forme géante A.S. Croesus (comparativement à
A.S. Claudia). Le disque rouge de l’aile post. est toujours d’environ 1/3
plus petit que chez A.S. Croesus , non dentelé vers l’extérieur, mais ter¬
miné par une ligne ondulée très légèrement aplatie et laissant vers le bord
externe un ourlet noir assez large d’environ 7 à 10 mm. Tout le rouge de
la face en dessus du mâle est voilé d’une splendide efflorescence violette
qui donne à ce papillon une apparence beaucoup plus rutilante que la
magnifique aile sup. du véritable A.S. Sardanapalus dont le rouge bleuté
est toujours plus discret et plus estompé. La face en dessous est plus vive
que celle de A.S. Claudia, tous les tons clairs sont plus francs, d’un jaune
d’ocre.
Rio Maues, rio Tapajoz ( ?).
(Ent. Rundsch., 38, N° 9, nov. 1921, p. 38).
Michaeli Fassl, ab. (3, Q. Présente une tache préapicale bleue qui
parfois fait défaut sur certains sujets. Le bord dorsal des ant. est plus ou
moins orné de bleu. La tache discale rouge des post. est richement ornée
de bleu violet le long du bord anal.
(Rio Tapajoz, Massauary.) Maues ( ?).
Le type c3 décrit par Fassl n’a presque pas de bleu préapical. De plus
Fassl signale une coloration gris ardoise du dessous qui ne semble pas devoir
être prise en considération, car il a lui-même étiqueté des ex. dont le dessous
ne correspond pas à cette description. Le type <3 de A.S. Croesus Michaeli
doit être considéré comme une aberration (dessous) et c’est par ce carac¬
tère qu’il convient de le distinguer de A.S. Croesus typique.
C -— « Le type légal de fem. que j’ai sous les yeux, écrit Fassl... a les
taches subapicalcs blanches des ant. moins franches (par rapport à A.S.
Croesus), le disque rouge de l’aile inf. est, non point dentelé, mais ondulé
sur son bord; toute la face en dessous est plus foncée et les parties lumi¬
neuses de A.S. Croesus fem., notamment la région apicale des ant. en dessous
sont d’une coloration plus vive et délimitée. »
Rive droite du Tapajoz (Miritituba).
Fassl a donc décrit la fem. sans ornement bleu en dessus. La fem.
Source : MNHN, Paris
224
P. REBILLARD
représentée dans les Études de Lépid. comp. d’Oberthür (pl.
DLXXXIV, fig. 4983), n’est donc pas le type.
(Fassl, Ent. Rundsch, 38, N° 3, mars 1921, p. 12).
subcyanea Le Mit. ab. Q. Présente aux ailes ant. une belle tache
préapicale bleue. Serait donc conforme à la figure d’Oberthür.
Itaituba.
Holotype : coll. Fournier.
(Novit. Ent., fasc. I, 1931, p. 1).
pseudobrunhilda Le Mit. ab. Q. Aile ant. d’/l.S. Croesus normal;
aile post. avec tache bleue comme chez A.S.S. Brunhilda Fassl.
Itaituba.
Holotype : coll. Fournier.
(Novit. Ent., fasc. I, 1931, p. 1).
pseudosanguinea Le Mit. ab. <3. Aile post. comme A.S.S. sanguinea
Lathy; tache rouge large, ornée de bleu au bord anal. Correspondrait à la
figure 4984, pl. DLXXXIV des Études de Lépid.. comp. d’Oberthür.
Itaituba.
(Novit. Ent., fasc. I, 1931, p. 1).
décora Michael ab. Q. Tache rouge des post., légèrement ourlée de
bleu.
(Ent. Zeits., 46, N° 20, 1933, p. 215).
Godmanides Fassl, ab. c5. Ne diffère pas (VA.S. Croesus en dessous aux
deux ailes, ni en dessus à l’aile ant., mais le dessus de l’aile post. présente
une tache transcellulaire rouge délavé, plus accentuée aux nervures et
placée dans une tache bleue plus grande qui occupe presque toute la moitié
discale inf. comme chez A.S. lugina Gcdmani.
1 mâle. Cacheora I, premier rapide du rio Tapajoz.
(Ent. Rundsch., 38, N° 3, mars 1921, p. 12).
tapajonensis Le Mit. ab. <3. Décrit d’abord comme A.S. Sardanapalus,
puis en 1931, dans les Novitates Entom., comme appartenant à A.S. Croesus.
L’auteur dit que les ailes ant. plus falquées que chez Sardanapalus typ.
lui donnent un contour identique à celui d’yd.S. Claudia. La tache discale
des ant. est d’un rouge mat avec une tache bleue préapicale très réduite;
aile post. comme chez le mâle typique d 'A. Sardanapalus.
Itaituba.
La fem. décrite avec post. noires sauf un léger saupoudré rouge, a été
par la suite reconnue par l’auteur comme devant être A.S. Claudia arna-
zonica.
(Enc. Ent., B, Lepidoptera, T. I, 1925, p. 169).
A. Sard. Claudina Godart. <3, Q.
Du Brésil central : Rio de Janeiro, Minas Gcraes, Espiritu Santo,
Sao Paulo, Parana.
Forme typique : fond des deux paires noir en dessus; la grande plage
baso-discale rouge des ant. à reflets violacés vers la base est, à son bord
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE AGRIAS
225
inf., entaillée par le noir du fond jusqu’au-dessus de la nerv. lb. Aux
post. l’aire discale rouge est plus étendue que chez A.S. Claudina Claudianus
et plus rapprochée du bord ext.; elle affecte le plus souvent la forme d’un
croissant à concavité interne et envoie des prolongements sur les nervures
4, 5, 6.
En dessous, aux ant. la bande subapicale est d’un blanc pur, l’apex
est souvent teinté de gris verdâtre; aux post. la bande des ocelles est
d’un jaune ocracé assez vif; la bande entre E3 et U, mince et grise; celle
située contre la première médiane Ml d’un jaune paille et assez large;
l’aire baso-médiane d’un gris violacé; macule rouge à l’insertion de l’aile
au-dessus de SC -f- R et étroite traînée rougeâtre le long de la nervure 2.
Fem. — En dessus les caractères distinctifs sont les mêmes que chez
le mâle, mais la bande subapicale qui est à peine marquée chez le mâle
est plus nette et blanchâtre. En dessous, il existe généralement aux post.
un assombrissement des coloris dans l’ensemble, mais les rapports sont les
mêmes que chez le mâle.
Variations d ensemble. — Chez certains ex., la plage baso-discale des
ant. n’est pas échancrée chez le 3, et descend jusqu’au bord dorsal. La
coloration rouge est richement violacée chez certains sujets. Les touffes
androconialcs sont parfois teintées de roussâtre à leur extrémité. Le des¬
sous est plus ou moins assombri dans la bande des ocelles.
(Godart, Enc. meth., IX, p. 421, n° 226).
P.m. Annetta Gray, fem. est la forme décrite et figurée dans
« Griffith Animal Kingdom » (reproduite par Oberthür dans « Études de
Lépidopt. Comparée ») et dont la morphologie correspond à A.S. Claudina
typique.
pallantis Frühst. ab. Q. La tache discale rouge des post. est plus
grande (double de la normale).
(Entom. Rundschau, 31, N° 5, 1914, p. 30).
plausibilis Frühst. Sans indication de sexe, forme, d’après l’autenr,
le passage de A.S. Claudina à A.S. Claiulina Claudianus; la tache rouge des
post. est intermédiaire entre ces deux formes; le dessous est plus proche
de A.S. Claudina que de A.S. Claudina Claudianus.
Provenance inconnue, mais probablement Sao Paulo ou Parana.
(Seitz, Macrolépidopt. du Globe, V, p. 569).
coelestis Krüger, ab 3. A l'aile post. la tache rouge est ornée de bleu
à son bord interne. Plage baso-discale rouge des ant. en taillée de noir
au bord interne.
Minas Geraes.
(Intem. Ent. Zeits., Guben, 22, 1928, p. 302).
jaetator Bicd. ab. 3. Même caractéristique que chez coelestis mais avec
tache préapicale bleue aux ant. En outre, l’aire baso-discale rouge des ant.
est à peine entaillée de noir au bord dorsal.
Alfenas; Minas Geraes.
(Rev. franç. Ent., III, fasc. 2, 1936, p. 175).
Source : MNHN, Paris
226
P. REBILLARD
splendens Rebillard f. nova <5. Cette forme encore plus riche¬
ment parée de bleu que A.S. ( lundina jactator présente une analogie
frappante avec 1\<4.S. lugina Godmani. Aux ant. l’aire baso-discale
pourpre chatoie en violet clair en lumière incidente; elle est bordée exté¬
rieurement, des nerv. 3 à 6, par une frange bleue d’outre-mer large d’envi¬
ron 4 mm. L’échancrure dorsale noire est parsemée d’écailles bleues. Aux
post. la tache discale de même coloration rouge violacée qu’aux ant. est
plus grande, relativement, que celle d’/l.S. Claudina typique et semblable
à celle d’/l.S. lugina Godmani. Son bord interne dentelé pénètre profon¬
dément sur les nerv. 3 à 6 dans une aire discale bleu foncé qui a presque
la même étendue que la tache rouge.
Dessous sans différence avec celui d’A.S. Claudina typique.
Env. 65 mm longueur de l’aile 40 mm.
1 <3, Holotype, Rio Grande, affluent du Rio Parana, S.E. de Minas
Geraes. Collection Rebillard.
A.s. Claudina Claudianus Staudinger, f. loc. r5, Q.
L’habitat de A.S. Claudina Claudianus est situé plus au sud que celui
de A.S. Claudina : Santa Catharina, Bluinenau, Theresopolis.
Diffère de A.S. Claudina en dessus en ce que le disque rouge des ailes
post. est à peine indiqué. En dessous, la bande des ant. est jaunâtre au lieu
de blanc pur; aux post. la zone submarginale qui renferme les ocelles est
brun verdâtre. Taille généralement inférieure à celle de A.S. Claudina.
(Staudinger, Exot. Tagfalter, T, 1888, p. 164, pl. 57).
Cassandra Rôber, ab. Q. Post. noires.
Lectotype : coll. Fournier.
(Stettin. Ent. Ztg., 85, 1925, p. 185).
Eos Rôber, ab. Q. présente au contraire une grande tache rouge aux
post. (1. c., p. 185).
reliquus Bied. ab. <3. Disparition presque complète de la ta¬
che rouge des post. et apparition aux mêmes ailes d’une tache bleue
centrale. Le rouge ne subsiste plus qu’aux nerv. sous forme d’un mince
semis linéaire sur la nerv. 5, un peu diffusé. La tache est d’un bleu pur
foncé, rectangulaire, traversée par la nervure cubitale et limitée par les
nerv. 2 et 4.
Santa Catharina.
(Biedermann, Enc. Ent., B, Lepidoptera, T. I, 1925, p. 121).
margaritifera Bied. ab. Q. Présence aux ailes post. en dessus de
huit petites taches arrondies, blanches, égales, correspondant exactement
aux pupilles des ocelles de la face inférieure; le fond est d’une coloration
brun noir uniforme. Santa-Catharina.
(Biedermann, Enc. Ent., B, Lepidoptera, T. III, 1929, p. 5).
A. Sard. Claudia Schultze
L’habitat d’/l.S. Clawlia est étendu des rives septen. de l’Amazone,
de Manaos au Delta et atteint le Vénézuela. Il couvre principalement la
Guyane brésilienne et les Guyanes Française, Hollandaise et Anglaise.
Source : MNHN, Paris
ÉVISION DU GENRE ACRIAS
227
Les exemplaires considérés comme typiques ne présentent qu’un faible
éclaircissement préapical. L’aire baso-discale atteint le bord dorsal sans
trace de noir. Aux post. la tache rouge va le plus souvent de la nerv. 2
à la nerv. 7. Les caractères sont les mêmes chez la fem. avec toutefois une
tendance plus marquée à un éclaircissement préapical. En dessous, les
taches noires discales D2 de l’aile ant. sont moins marquées que chez
A. Sardanapalus; parfois absentes et réduites à une petite macule rouge
avec léger semis d’écailles noires; souvent les deux macules sont réunies.
Aux post. la différence essentielle, qui consiste dans le dessin des médianes
dans les 7 e et 8 P espaces internervuraux, offre un caractère constant; la
jonction a parfois tendance à se faire dans l’un ou l’autre espace interner-
vural, plus fréquemment le 7 e , mais jamais dans les deux à la fois comme
chez A. Sardanapalus.
A ce sujet, Michael écrit que le trait courbe de l’aire baso-costale en
dessous, qui différencie les formes d 'A. Sardanapalus du Nord de l’Ama¬
zone de celles du Sud, n’a pas été pris en considération par Frühstorfer.
Il s’agit d’une marque distinctive réelle d\4. Sardanapalus et d’M.S. Clau¬
dia. « Ce trait courbe, ajoute-t-il, n’a jamais été observé par moi chez
toutes les formes d’vLS. Claudia de Guyane et du côté nord de l’Amazone
inf., n’étant formé que par les deux taches noires séparées du bord costal
à la base de la face inf. des post. Cette raie noire courbée se rencontre au
contraire chez tous les A. Sardanapalus du côté sud de l’Amazone inf. que
j’ai vus ». Au point de vue morphologique général, Fassl écrivit également
les lignes suivantes : « Je dois cependant constater que toutes les formes
du sud de l’Amazone jadis rapportées à Claudia possèdent certains carac¬
tères communs qui manquent aux véritables races de Claudia du Nord de
l’Amazone et de la Guyane. En outre de leur taille plus considérable, de
leurs ailes moins falquées et de la couleur jaune d’ocre bien plus vif de leur
dessous, nous ne trouvons jamais chez les formes du Sud la tendance si
répandue au Nord à former l’aberration Sahlkei.
1. — Formes de Guyane Brésilienne
A.s. Claudia amazonica f. loc.
Décrite sur une femelle de Faro. L'aire baso-discale rouge des ant.
descend jusqu’au bord dorsal; taches préapicales faiblement indiquées,
nuageuses. Ailes post. noires avec traces rouges nervurales dans la région
discale.
(Iris, Dresdcn, 1898, p. 362).
Les exemplaires mâles rapportés à cette forme présentent les mêmes
caractéristiques, mais l'apex est à peine éclairci.
En Guyane brésilienne les formes avec une tache rouge discale aux
ailes post. sont exceptionnelles. La majorité appartient à la forme M.S.
Claudia amazonica ou présente une tache discale bleue plus ou moins ornée
de rouge.
Vesta Früstorfer, ab. d. Aile ant. de A.S. Claudia typique, mais de
coloration rouge plus foncée. Il existe un début de reflet bleu au-delà
Source : MNHN, Paris
228
P. REBILLARD
de la cellule. Aux post. petit disque violet foncé sur la fermeture de la
cellule.
(Iris, Dresden, vol. 14, 1901, p. 351).
tuschana Fassl, ab. d. Tache rouge incluse dans la tache bleue des post.
(Seitz, Macrolépidopt. du Globe, vol. V, Addenda, p. 1052).
Manaoensis Michael, ab. ô. Cet ex., dit l’auteur, a l’aile ant. semblable
à celle d’^.S. Croesus Michaeli, mais sans tache préapicale bleue. Aux post.
la tache rouge est ourlée de bleu au bord interne. La tonalité d’ensemble
du dessous serait intermédiaire entre celle de A.S. Claudia et celle de
Sardanapalus typique mais toutefois, plus proche de ce dernier.
Manaos.
(Ent. Zeits., 42, 1929, p. 294).
subtuschana Mich. ab. <3. Bande discale rouge d’/l.S. Claudia typique
mais avec une tache préapieale bleue. Aux post. existe une tache rouge
fortement dentelée vers l’extérieur et bordée intérieurement de bleu-violet.
Q avec une tache bleue aux post. couverte d’épaisses nervures rouges.
Manaos.
(Ent. Zeits., 44, 1930, p. 274).
ninus Fassl, ab. cj. Cet ex., dit l’auteur, est analogue à un petit
A. Sardanapalus. Il présente une tache préapicale bleue, mais la tache
bleue des post. est plus petite et plus terne.
(Seitz, Macrolépidop. du Globe, V, Addenda, p. 1052).
reforma Mich. ab. C. L’aile ant. ne diffère pas de A.S. Claudia Sahlkei ;
les taches apicales jaunâtres sont presque effacées. Les ailes post. sont
identiques à celles d 'A.S. Cl. amazonien.
Manaos.
(Ent. Zeits., 42, 1929, p. 295).
rubroniaculato Mich. ab. fc. Autre fem. de Manaos dont l’aile ant.
appartient à A.S. Cl. Sahlkei et dont l'aile post. présente une tache rouge
de forme irrégulière scindée en deux. Toutefois Michael lui-même trouve
que cette aberration ne mérite pas de dénomination particulière ( ?)•
(Ent. Zeits., 42, 1929, p. 295).
melamorpho Mich. ab. <3. Ailes ant. comme celles de A.S. Cl. subsahlkei
Le Mit. avec une tache préapicale bleue réduite. Post. avec une assez gran¬
de tache discale bleue.
(Ent. Zeits., 42, 1929, p. 295).
simulatus Mich. ab. ô. Face inf. jaune-verdâtre pâle aux post. ayant
approximativement le même dessin que celui (VA. Aed. Narcissus obidonus,
mais un peu plus fin. Aux ant. cette même face inf. ofTre une bande discale
rouge carmin; dans la cellule, les 2 points rouges chez A.S. Claudia sont
ici noirs, comme chez A. Aed. Narcissus. Bande subapicale verdâtre pâle.
Dessus, comme A. Sardanapalus , plus petit. Hybride possible S. Claudia-
Narcissus.
Manaos.
Holotype : coll. Rebillard.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE AGRIAS
229
Le Cerfi Lathy, f. loc. 3, C. Cette forme de Manaos, avec tache
préapicale bleue, échancrure dorsale bleue et tache discale bleue aux post.
est suffisamment caractérisée pour avoir attiré l’attention de Fassl lors
de ses premières captures et justifier une appellation nouvelle (Bieder-
manni). Mais, Fassl ayant utilisé pour cette nouvelle forme le nom qu’il
avait primitivement donné, puis retiré à une forme d'A.a. Trajanus , ce
nom n’a pas été validé. Lathy a rebaptisé A.Cl. Biedermanni du nom
(ÏAgrias Claudia Lecerfi. O. Michael a surchargé la nomenclature en
décrivant les multiples variations qu’il a eues sous les yeux. Les nombreux
noms qu’il a créés pour cet Agrias peuvent servir d’exemple au polymor¬
phisme du genre.
Il semble toutefois que, quelle que soit sa forme, chez A.S. Claudia
Le Cerfi, la bande discale rouge des ant. n’atteint jamais le bord dorsal,
près de l’angle, et s’arrête en général à la nervure 1b, contrairement à ce
qui se passe chez A.S. Cl. Sahlkei ou chez la plupart des formes d'A.S.
Claudia de Manaos chez lesquelles la partie externe de cette bande rouge
traverse 1b et atteint le bord dorsal, lorsqu’il y a une échancrure plus
ou moins profonde.
(Lathy, Ann. Mag. Nat. Hist., XIV, 1924, p. 147).
a) Formes avec une échancrure dorsale accentuée
triangularis Mich. ab. 3, Q. Échancrure dorsale en forme de triangle,
atteignant la nervure 2. Le rouge de la bande baso-discale est plus ou moins
violacé. Grande tache préapicale d’un bleu chatoyant; le bleu de l’échan¬
crure dorsale un peu plus sombre. Aile post. avec tache bleue généralement
grande. Fem. comme le M., mais de nuances moins vives surtout le rouge
qui n’est pas violacé.
Manaos.
(Ent. Zeits., 42, 1929, p. 254).
Il faut noter avec Michael que le type d'Agrias S. Cl. Le Cerfi appartient
à la forme « triangularis » et Michael ajoute qu’il s’agit même de l’aberr.
« rosae ». On serait donc en droit de ne pas faire de distinction et de consi¬
dérer triangularis-ab. rosae comme synonyme de Le Cerfi. Il eût été plus
logique, puisque LeCerfi était la nouvelle appellation de A.S. Claudia-
Bicdermanni, de conserver comme types 3 et C, les spécimens qui avaient
servi à Fassl pour sa description.
bella Michael, ab. 3. La tache préapicale bleue descend le long du
bord externe de l'aile pour se fondre largement avec la tache bleue dorsale,
entourant complètement la bande discale rouge.
(Ent. Zeits., 42, 1929, N° 19, p. 255).
brevitaenia Mich. ab. Q. Même disposition du bleu, mais la bande
discale des ant. se termine en pointe plus effilée.
tcnuifasciata Mich. ab. Q. Nom coll. pour les fem. à bande des
ant. étroite.
(Ent. Zeits., 45, 1932, p. 270).
Source : MNHN, Paris
230
P. REBILLARD
rosae Mich. ab. 6 . Très brillant coloris d’ensemble; le bleu ehatoyant
est rehaussé par l’éclat violet de la bande rouge des ant. à sa base.
Lectotype : coll. Fournier.
(Ent. Zeits., 42, 1929, p. 255).
purpurinus Mich. ab. 6. Toute la bande discale des ant. est parée
d’un magnifique reflet violacé.
Lectotype : coll. Fournier. P.m. purpurata Mich. synonyme, nom porté
sur la planche accompagnant cette description.
(Ent. Zeits., 43, 1930, p. 249, pl. II, fig. 4).
incompleta Mich. ab. C. Nom donné à un ex. identique à la fem,
A.s.cl. Biedermanni figurée dans le Seitz (T. V, pl. 113 B). Cette variation,
dit l’auteur, est apparemment très rare et affecte la forme de la bande
discale des ant.
Lectotype : coll. Fournier.
(Ent. Zeits., 42, 1928, p. 215).
bonita Mich. ab. 3. Comme l’ab. rosae présente un reflet violacé à
la base de la bande discale, mais la tache bleue des post. est plus sombre
et séparée du bord ext. de l’aile par une marge plus large.
Lectotype : coll. Fournier.
(Ent. Zeits., 42, 1929, p. 255).
linda Mich. ab. (5. Comme le précédent, avec la bande discale rouge
richement violacée, mais en diffère par la dimension de la tache bleue des
post. qui a le même contour que celle d’^d.S. Cl. Sahlkei typique.
(Ent. Zeits., 42, 1929, p. 255).
venustus Mich. ab. cî. Tache bleue des post. très grande atteignant
presque le bord externe; à l’aile ant. la nerv. lb est poudrée de rouge.
Même reflet violet à la base de la tache discale que chez l’ab. rosae.
Lectotype : coll. Fournier.
(Ent. Zeits., 43, 1929, p. 177).
imperatrix Mich. ab. Q. Coloris plus vigoureux que la plupart des fem.
et tache bleue des post. plus étendue.
Lectotype : coll. Fournier.
(Ent. Zeits., 42, 1928, p. 216).
Faivrei Le Mit. ab. c3. Tache bleue des post. réduite. Bleu du bord
interne des ant. entièrement disparu (ex. coÜ. Fassl).
(Enc. Ent., B, Lepidoptera, T. I, 1925, p. 170).
Horni Le Mit. ab. Q. Bande discale des ant. plus étroite que chez
A.S. Cl. Sahlkei; grande tache préapicale bleue; échancrure dorsale noire
avec quelques écailles bleues au centre. Post. noires avec une très petite
tache discale bleue.
(Enc. Ent., B, Lepidoptera, T.I., 1925, p. 171).
simplex Mich. ab. cî. Michael a donné le nom collectif « simplex »
à deux fem. aux taches bleues réduites et ternes.
(Michael, Ent. Zeits., 44, 1930, p. 230).
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU CENRE ACRIAS
231
Les caractères morphologiques sont identiques chez minorata fem.
En tous cas, les minimes différences qui pourraient exister entre cette
variation et la précédente ne justifient pas deux noms. Simplex, nom
collectif, doit disparaître.
(Michael, Eut. Zeits., 44, 1930, p. 273).
oblongomaculata Mich. ab. Q. Deux grandes taches subapicales
oblongues et d’un gris jaunâtre.
(Michael, Ent. Zeits., 44, 1930, p. 273).
nigricirculata Mich. ab. Q. Tache préapicale bleue complètement
sertie de noir; de même un ourlet noir sépare le bleu du rouge dans l’échan¬
crure dorsale. La forme de cette échancrure est intermédiaire entre celle
de l’ab. triangularis et celle des formes suivantes.
(Ent. Zeits., 42, 1929, p. 255).
b) Formes avec une échancrure dorsale des ant. moins accentuée
semitapajonus Michael, ab. Q. Décrite par analogie avec A. Aedon
Narcissus tapajonus ou plus exactement l’ab. semi dubiosaen ce qui concerne
la forme de la bande discale rouge des ant. Le bleu atteint seulement le
milieu entre lb et 2, approximativement.
Type : coll. Fournier.
(Ent. Zeits., 42, 1929, p. 216).
pseudopretiosa Mich. ab. <3, Q. Analogue à l’ab. pretiosa Mich.,
chez A. a. Pericles ou A. a. Ferdinandi Talboti en ce qui concerne la forme
de la bande discale ainsi que le bleu violet foncé et réduit de la région
dorsale des ant.
Lectotype : coll. Fournier.
(Ent. Zeits., 42, 1929, p. 255).
nigrivenata Mich. ab. (3. A l’aile ant. les nerv. 2 et 3 sont inscrites
en noir dans la bande discale rouge. Celle-ci est séparée de la tache bleue
dorsale par une large bordure noire. La tache bleue des post. est réduite
avec également des nerv. marquées en noir.
(Ent. Zeits., 43, 1930, p. 249).
quadrata Mich. ab. Q. Diffère de toutes les autres ab. par l’échancrure
de la bande discale des ant. de forme oblongue quadrangulaire, atteignant
la nerv. 2 vers le bord externe.
(Ent. Zeits., 44, 1930, p. 273).
c) Formes avec régression du bleu, adjonction de rouge aux post.
traducta Mich. ab. ô. Aile ant. d’/f. S. Cl. Le Cerfi typique. Aile post.
avec tache rouge de la forme typique A.S. Cl. Sahlkei.
(Ent. Zeits., 44, 1930, p. 230).
Reevesi Mich. ab. C. Aile ant. comme l’ab. traducta, mais tache rouge
des post. beaucoup plus réduite.
(Ent. Zeits., 40, 1926, p. 420).
Source : MNHN, Paris
232
*. REBILLARD
novata Mich. ab. <5. Même éclat violacé que l’ab. rosae aux ant.,
tache rouge des post. liserée de bleu-violet au bord anal.
(Ent. Zeits., 44, 1930, p. 273).
imitata Mich. ab. c5. Semblable, dit l’auteur, à A.S. Croesus Michaeli
du Tapajoz; l’aile post. est, en effet, comme celle-ci ourlée de bleu au bord
anal de la tache rouge. L’échancrure dorsale des ant. est noire avec un
très léger reflet bleu. Tache bleue préapicale réduite.
Lectotype : coll. Fournier. La ressemblance n’existe que pour l’aile post.
(Ent. Zeits., 42, 1929, p. 293).
rubrostrigosa Mich. ab. Q. Échancrure dorsale moins prononcée.
Aux post. se trouve une trainée rouge longue d’env. 5 à 6 mm et à peine
large de 1 mm dans la tache bleue un peu réduite.
(Ent. Zeits., 42, 1929, p. 254).
rubrovenata Mich. ab. Q. Cette variation présente, dans la tache
bleue des post., trois nerv. rouges.
Lectotype : coll. Fournier.
(Ent. Zeits., 43, 1929, p. 177).
melior Rebillard (Michael, ms.) ab. Ç, n’est connue que par un excmpl.
(coll. Fournier). Aile ant. bande rouge avec échancrure dorsale noire.
Post. avec tache rouge aussi étendue que chez A.S. Claudia typique.
Tache préapicale bleue aux ant.
d) Mélanisme
nigrina Mich. ab. C. Les formes aux ailes post. entièrement noires
doivent être apparemment très rares: une seule description : Fem. chez
qui l’échancrure dorsale des ant. est noire. Seule subsiste une très grande
tache bleue préapicale.
(Ent. Zeits., 42, 1929, p. 254).
e) Aberrations sensu stricto
Robcrti Boy : 2 fem. de la collection Biedcrmann. En-dessus les deux
points blancs géminés du dernier ocelle sont apparents. Les ocelles 2, 3, 4, 5,
sont également visibles et marqués par un point blanc entouré de noir,
cerclé de rouge à la limite de la grande tache bleue des post.
Type : coll. Biedermann.
(Bied., Bull. Soc. ent. France, N° 13, 1932, p. 204; pl. II, fig. 1, 2 in
Bull. Muséum (2), V, N» 2, 1933).
Roquettci May. ab. C ne semble pas différer, d’après sa description
et la fig. qui l’accompagne, de l'ab. précédente.
(Bull. Mus. Rio de Janeiro, 5, 1929, p. 38).
Michael a donné le nom collectif de rnargaritifera à une fem. de la
variation semi-tapajonus qui présente 6 points pupillaires blancs, analogues
à ceux que présente rnargaritifera Bied. chez une fem. de A.S. (dandina
Claudianus.
De même, pupillala Mich. (ou bipupillata), noms collectifs, ne peuvent
que prêter à confusion.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE AGRIAS
233
Le nom de pupillata que Michael avait l'intention de donner à la fem.
d\4.S. Cl. Le Cerji avec 6 points blancs avait été retiré par lui-même, après
qu’il eût pris connaissance de l'article de « Lepidoptera », dans lequel
Biedermann créait margaritifera. Mais par contre, Michael prenait marga-
ritifera comme « nomen collectivum » et l’appliquait à sa fem. d’/l.S. Cl.
Le Cerji, de même qu’il donnait le nom de « bipupillata », qui en réalité
appartient à A.S. Claudia de Guyane (deux points blancs géminés du dernier
ocelle visibles face en-dessus), à une fem. d ’Agr. S. Cl. Le Cerji présentant
les caractéristiques de l’ab. « bipupillata » Lathy.
(Ent. Zeitschr., 44).
Toutes ces dénominations ne peuvent être conservées.
Fassli Oberth. ab. Q. Une forme fem. provenant des chasses de Fassl
et qui est décrite par Oberthiir dans ses « Études de Lépidopt. comparée »
semble bien appartenir à A.S. Cl. LeCerJi par l’aile sup. ; seule la tache bleue
des post. est réduite, et, dans l’aspect général, cette forme est plus terne.
Son lieu de capture indiqué comme étant Obidos est-il bien exact ? Elle
ressemble à A.S. Cl. Faivrei ou à A.S. Cl. Horni (approximativement), toutes
deux de Manaos, et décrites par M. Le Moult.
(Études Lépid. comp., XXII, p. 80, pl. DLXXXV).
IL — Formes des Guyanes
A.S. Claudia Claudia Schulze <3, Q.
En Guyane Française, VAgrias S. Claudia se présente sous deux formes :
la forme typique Schultze et la forme A.S.Cl. Sahlkei Honrath. Toutes deux
vivent ensemble et sont reliées par des transitions.
(Schultze, Naturforscher, N° 9, 1776, p. 100).
Sahlkei Honrath ab. d, Q. H faut considérer comme typiques les
exemplaires chez qui le bord dorsal de l’aile ant. est largement échancré
de noir au-dessus de la nerv. lb. Il apparaît à l’examen de séries que la
tache rouge des post. est plus étendue que chez la forme décrite par Schultze.
(Honrath, Berl. Ent. Zeits., 1885, p. 278).
subsahlkei Le Mit. ab. <3, S. Exemplaires chez qui l’échancrure
dorsale noire des ant. est de dimension intermédiaire, ne dépassant pas
en hauteur la nerv. lb.
(Enc. Ent., B, Lepid., T. I, 1925, p. 163).
En-dessous, les variations sont sans distinction chez les deux formes.
Il semble pourtant que chez A.S. Cl. Sahlkei la bande grise entre E3 et U
aux post. soit généralement plus étroite donnant au-dessous de l’aile un
aspect plus assjmbri.
Les nombreuses variations affectant le dessus des ailes ont été
décrites par Le Moult chez A.S. Claudia verus et se retrouvent parallè¬
lement chez A. S. Cl. subsahlkei.
(Enc. Ent., B, Lep., T. I, 1925, p. 163-169).
Toutes ces formes aberrantes proviennent de la région du Maroni.
Source : MNHN, Paris
234
ILLARD
a) Formes avec réduction de la tache rouge aux ailes postérieures
rubronigra Le Mit. ab. c5, Q■ La tache rouge des post. est intermé¬
diaire entre celle de A.S. Claudia et celle d’A.S. Claudia amazonica.
(Enc. ent.. B, Lep., T. I, 1925, p. 165).
subrubronigra Le Mit. ab. d, Q.
(l.c., p. 166).
rubrotridens Le Mit. ab. <5, C. Nervures poudrées de rouge aux ailes
post. formant l’aspect d’un trident.
(l.c., p. 166).
subamazonica Le Mit. ab. Q. Aile post. comme celle d’/l.S. Cl. ama¬
zonica Stgr. avec l’aile ant. de A.S. Cl. subsahlkei.
(!•»., P- IM)-
Satanas Le Mit. ab. ô. Aile post. entièrement noire.
(l.c., p. 167).
subsatanas Le Mit. ab. <3.
(l.c., p. 167).
infernalis Frühst. ab. <3. Ailes post. noires, mais présente une exten¬
sion de l’aire basodiscale rouge des ant.
Guyane anglaise.
(Seitz, V, p. 568).
b) Formes avec coloration bleue aux ailes post.
Rebouli Le Mit. ab. ô. Belle tache bleue.
(Enc. Ent., B, Lepidoptera, T. I, 1925, p. 168).
subrebouli Le Mit. ab. <3.
(l.c., p. 168).
reducta Le Mit. ab. ô. Tache réduite.
(l.c., p. 168).
subreducta Le Mit. ab. ô.
(l.c., p. 168).
c) Formes avec mélange de rouge et de bleu aux ailes post.
guyanensis Le Mit. ab. d. Tache rouge de dimension normale, ourlée
de bleu au bord interne.
(l.c., p. 164).
subguyanensis Le Mit. ab. <5.
(Le., p. 164).
rubrocaerulea Le Mit. ib. <3. Tache rouge réduite comme celle iTA.S.
Cl. rubronigra , bordée de bleu au bord interne.
(l.c., p. 166).
subrubroeaerulea Le Mit. ab. <5.
(Le., p. 166).
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE AGRIAS
235
Aymesi Le Mit. ib. <5. Tache bleue comme celle de l’ab. Rebouli,
mais avec traces rouges internervurales ainsi que sur la nerv. au-dessus
de la tache bleue.
(l.c., p. 168).
subaymesi Le Mit. ab. <3.
(l.c., p. 169).
Wachenheimi Le Mit ab. 3. Tache bleue comme chez l’ab. Aymesi,
mais sans rouge internervural. Nerv. rouge au-dessus de la tache bleue,
(l.c., p. 168).
subwachenheimi Le Mit. ab. 3.
(l.c., p. 169).
d) Formes avec coloration bleue aux ailes antérieures seules
Meunieri Le Mit. ab. 3. Tache préapicale bleue.
(l.c., p. 165).
submeunieri Le Mit. ab. 3.
(I.c., p. 165).
e) Formes avec coloration bleue aux ailes ant. et post.
maroniensis Le Mit. ab. 3. Reflet bleu violacé au bord dorsal de
l’aile ant. Liseré bleu au bord anal de la tache rouge des post.
(l.c., p. 164).
submaroniensis Le Mit. ab. 3-
(l.c., p. 164).
Marquei Le Mit. ab. 3. Tache préapicale bleue. Tache rouge des post.
ourlée de bleu au bord interne.
(l.c., p. 165).
submarquei Le Mit. ab. 3.
(l.c., p. 165).
Favareli Le Mit. ab. 3. Reflet bleu le long du bord dorsal des ant.
Tache discale bleue des post. sans rouge.
(l.c., p. 168).
regalis Lathy ab. 3. Tache préapicale bleue; aux post. tache rouge
ourlée de bleu.
(Ann. Mag. Nat. Hist., XIV, p. 144).
impcrialis Lathy ab. 3. Belle tache préapicale bleue. Large tache
discale bleue aux post.
Lectotype : coll. Fournier.
(Thèses Ent., 1921, p. 14).
f) Aberrations sensu stricto
elara Le Mit. ab. 3. Petit exemplaire avec dessous très clair.
(Ene. ent.. B, Lepidoptera, T. I, 1925, p. 165).
Source : MNHN, Paris
236
P. REBILLARD
vinosa Le Mit. ab. <5 d’/LS. Cl. subsahlkei, avec coloration rouge
lie de vin.
(I.c., p. 166).
interrupta Le Mit. ab. c3 d’/LS. Cl. Sahklei chez lequel l’échancrure
dorsale noire des ant. est traversée par la nerv. lb rouge.
(Le., p. 166).
flavopuncta Le Mit. ab. C. Taches subapicales blanches bien marquées.
(I.C., p. 164).
nigropunctata Le Mit. ab. c5. Tache noire dans la région subanale
de la tache rouge des postérieures.
(Thèses Entom., 1921, p. 15).
bipupillata Lathy ab. C. Les deux pupilles blanches de l’ocelle anal
sont marquées à la face supérieure.
(Thèses Entom., 1921, p. 15).
nigricans Michael, ab. Q. Exemplaire de l’ab. Wachenheimi avec
dessous mélanisant.
(Ent. Zeits., 45, 1939, p. 269).
Deux formes capturées à l’embouchure de l’Orénoque (Venezuela)
ont été décrites par Le Moult :
A.S. CL orinocensis Le Mit. ab. d. Tache préapicale bleue et tache
discale bleue aux postérieures.
Tucupita.
Holotype : coll. Fournier.
(Novit. Ent., fasc. 3, 1933, p. 28).
A.S. CI. aguiro Le Mit. ab. d. Tache bleue aux postérieures.
Tucupita.
Holotype : coll. Fournier.
(Novit. Ent., fasc. 3, 1933, p. 28).
AGRIAS AEDON Hewitson
Le groupe de formes dont l'habitat s’étend de l’Amérique centrale
et, par les Guyanes, au Bas-Amazone, a pour entité spécifique A. Aedon
Hew. de Colombie. Sa différenciation morphologique dans le phyllum
Sardanapalus n’esï pas sans présenter une certaine analogie avec celle
que nous avons constatée chez A. beuta Stgr., dans le Groupe subandin
du phyllum Amydon.
Aux ailes antérieures, en-dessous, la large bande subapicale blanc
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE ACRIAS
237
grisâtre disparaît. Il ne subsiste que les deux minces lignes noires sinueuses
E3, Ml.
Aux ailes postérieures, la formule du dessin est la même que celle
dVl.S. Claudia, mais ses composantes sont fragmentées, amenuisées,
sans offrir de contrastes, sur un fond de coloration uniforme, le même qu’aux
ailes antérieures. Compte-tenu des différences chromatiques respectives,
ces caractéristiques sont les mêmes chez A. Aedon Narcissus.
Si nous considérons l’extension de la souche andine A. Aedon, transver¬
salement vers l’ouest, jusqu’au Guatemala, vers l’Est jusqu’en Guyane
et au Bas-Amazone, il faut reconnaître que nous ne pouvons actuellement
en établir la continuité. Fassl avait émis l’hypothèse qu’une forme de
transition entre A. Aedon et A. Ae. Narcissus pourrait exister au Venezuela.
Nous pensons également qu’,4. Aedon devrait se rencontrer dans les États
d’Amérique centrale, tels que le Honduras et le Nicaragua, qui séparent
le peuplement andin du Guatemala où fut capturé A. Ae. Rodriguezi
Schaus.
O. Michael signale A. Aedon à Costa-Rica. L’écart de temps qui
sépare la première capture à’A. Aedon de celle de la magnifique forme
bleue insoupçonnée : Rodriguesi, est de 70 ans. C’est la preuve que d’autres
formes de ce groupe peuvent exister dans ces territoires difficiles d’accès,
compte tenu également de la rareté des espèces du genre en certains points
de son habitat.
C’est ainsi que M. R. Lichy, qui connaît parfaitement la faune lépi-
doptérologique du Venezuela pour y avoir chassé pendant plus de 25 ans,
n’a trouvé que tout récemment aux environs de Caracas une femelle
d’A.a. amydon.
A. Aedon Hewitson
De Colombie orientale. Chiriqui, Muzo, rio Negro sup.
Mâle. — En-dessus, l’aire baso-discale est d’un rouge foncé violacé
rappelant celui de lugens. Cette tache n’atteint pas le bord interne et, à
peine incurvée, reste limitée à la nerv. lb. L’apex est dépourvu de toute
trace de bande préapicale et est d’un noir fumé. Les post. ont la tache
bleu violet foncé située entre les nerv. 2 et 5 et ménage avec le bord externe
une marge noire large de 8 mm environ. Dessous, d’un brun gris uniforme.
Aux ailes ant. les bandes E3 et Ml, bien marquées, sont d’un brun rouge.
L’aire baso-discale d’un rouge pâle présente dans la cellule les deux points
noirs D2 accentués, sans adjonction de cerne rouge vif. Cette aire baso-
discale est échanerée; son bord inf. suit la nerv. 2 jusqu’en son milieu et
s’incurve ensuite vers l’angle dorsal sans dépasser toutefois la nerv. lb.
Aux ailes post. les bandes du dessin ont un contour flou et s’inscrivent
en brun rouge sur le fond plus grisâtre. Ocelles petits, séparés, nettement
pupillés de blanc bleuté. Contour d’aile ant. très falqué.
Thorax et abdomen brun noir; les poils de la touffe odorante légè¬
rement teintés de rougeâtre à l’extrémité. Palpes et pattes blanc gris.
La fem. a les ailes arrondies; l’aire baso-discale des ant. s’éclaircit
de jaunâtre vers l’extrémité.
Variation. Frühstorfer fait remarquer que le type décrit et figuré
Mémoires du Muséum. - Zoologie, t. XXII. 15
Source : MNHN, Paris
238
P. REBILLARD
par Hewitson est basé sur un mâle aux couleurs anormales en-dessous
qui est de col. verdâtre avec les ocelles non pupillés. Cette coloration
indique peut-être une forme locale ou saisonnière. Staudinger semble
avoir eu sous les yeux les deux types de coloration car il signale que le
dessous peut être vert foncé ou gris bleu.
(Hewitson, Proceed. Zool. Soc. London, 1848, p. 46; fig. in P.Z.S.
Anuulosa I, et vol. II, pl. 47 /2 du Généra of Diumal Lepidopt. de Hewitson)
Magdalenae Schultze (3. Forme décrite sur un c5 capturé en 1927
par A. Schultze. Tache bleue des post. plus étendue. Aux ant. petite
tache bleue au bord dorsal et léger reflet bleu à l’apex.
(Schultze, Deutsche ent. Zeits., Iris, 42, 1928, p. 329).
Le nom de Magdalenae ayant été utilisé par Le Moult pour désigner
une forme (VA.a. Pericles Xanthippus en 1926, a priorité, nous proposons
de remplacer A. Aedon Magdalenae par A. Aedon Aedon Schultzei.
Salvini Frühst. ab. ô, Q, est une forme locale claire. Aux ant. la
bande discale est rouge clair rappelant celle de A.S. ('.lundinu. La tache
discale bleue des post. est plus grande. En-dessous, les deux points noirs
cellulaires sont presque effacés. Très petits ocelles submarginaux pupillés
de blanc, sans bande sub-marginale. Fem. avec tache baso-discale plus
entaillée de noir à son bord interne d’un rouge jaunâtre clair. En-dessous
les points cell. sont d’un brun rouge intense.
Manauré, Colombie, Coll. Godman.
(Ent. Nachr., 1895, p. 217).
pepitoensis Mich. ab. â, du S.O. de Colombie diffère des formes
typiques de Muzo par la coloration de la face en-dessous de l’aile post.
« d’un gris plomb brunâtre beaucoup plus claire. La bande de bordure
et les deux bandes intérieures sont d’un coloris brunâtre terne ». La
bande rouge foncé des ant. en-dessus plus étroite parce que le bord in¬
terne noir s’élargit vers la base et va souvent presque jusqu’à la médiane.
Lectotype : coll. Fournier. Cordill. occ. rio Pepito.
(Ent. Zeits., 44, 1930, p. 45).
Rodriguezi Schaus, ab. C. Du Guatemala. Cette remarquable forme,
présente la plage baso-discale des ant. rouge vif de forme quadrangulaire
occupant toute la région basale. Son extrémité se termine en pointe sur la
nerv. 2 à son tiers externe. Aire bleu foncé, immédiatement contiguë,
étendue de la côte à la nervure lb, ne laissant subsister que l’apex noir
fumé, le bord externe noir, large d'environ 3 raill. et le tiers externe du
bord dorsal. Post. noires avec large tache baso-discale bleu foncé. Dessous
typique (VA. Aedon.
Vera Paz (Guatemala).
(Ent. News, vol. XXIX, p. 387, déc. 1918: fig. dans : Geogr. Mag.,
mai 1936, p. 682, pl. VII, fig. 8).
Type : coll. Schaus, U.S. National Muséum.
A. Aedon Narcissus Staudinger.
Guyane française, Maroni, Guyane brésilienne, Carsevenne, Oyapok.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DI' GENRE AGRIAS
239
Rive nord de l’Amazone : Obidos, Manaos; Rive sud : rio Xingu, Tapajoz
et Maues.
En-dessus, chez le mâle,le fond des deux paires est noir et, en général,
sans éclaircissement de l’apex. Le type n’a pas de bande préapicale bleue.
La bande rouge oblique, plus étroite à son extrémité costale dépasse à
peine en-dedans la D.C. et atteint l’angle dorsal sous forme d’une tache
rouge isolée par la nerv. lb noire. La tache bleue contiguë remplit entiè¬
rement la base et la région discale jusqu’au bord dorsal. Aux post. la tache
bleue très grande ne ménage avec le bord ext. qu’une marge noire de
3 mm; elle est étendue du pli le à la nerv. 7. En-dessous l’apex est gris
vert, un peu fumé, les bandes E3 Ml, d’un gris brun, la tache baso-discale
d’un rouge pâle mêlé de jaune remplit la cellule, elle est étendue jusqu’à
l’angle dorsal et échancrée en son bord interne par une tache noire trian¬
gulaire qui remonte jusqu’à la nerv. 2 et parfois jusqu’à 3. Les deux taches
noires arrondies D2, bien marquées.
Post. d’un vert gris argenté assez uniforme. La bande des ocelles est
éclaircie de jaune : ocelles petits, nettement pupillés de blanc bleuté. Le
plus souvent la marge ext. de l’aile est remplie par la bande ext. E2 grise
à contours flous. La côte à l’insertion est jaune orangé et une trainée de
même couleur se prolonge sur l’intervalle lb-2. Thorax : d'un noir grisâtre
teinté d’un léger reflet verdâtre. Abdomen noir, palpes et pattes blanc
jaunâtre. Touffes androconiales jaune assez vif.
Fem. En-dessus, la bande rouge est plus large vers la côte que chez
le mâle. La tache bleue baso-discale en est séparée par un intervalle noir
élargi au bord dorsal. Tache préapicale bleue très petite, le plus souvent
absente. Aux post. la tache bleue moins étendue est limitée à son bord ext.
par une marge noire plus large.
Dessous : aux ant. tache baso-discale plus pâle que chez le mâle,
souvent jaune à sa périphérie. Les post. sont d’un vert gris moins vif et
assombries par la largeur plus considérable de la bande externe E2.
(Staudinger, Exot. Tagfalter, I, 1888, p. 165, pl. 57).
Variations. En dessus, chez certains mâles, apex moins foncé; dimen¬
sion de l’aire baso-discale rouge variable. En-dessous, bandes E3 Ml
aux ant. avec tendance à s’effacer. Aux post. les dessins du dessous, région
discale, sont parfois liserés de brun; quelquefois même complètement
brun rougeâtre.
En Guyane française, V A gr. Ae. Narcissus est assez constant dans sa
forme typique.
(Staudinger, Exot. Tagfalter, I, 1888, p. 165, pl. 57, fem.).
Christinae Le Mit. ab. â. Ex. porteurs d’une tache préapicale bleue.
(Enc. Ent., B, Lepidoptera, T. II, p. 70).
clevelandiae Ilosa ab. ô. En Guyane brésilienne, à la frontière de
la Guyane française (Oyapok, Carsevenne), une forme a été décrite sous le
nom de « clevelandiae » Rosa, dont le caractère différentiel réside seulement
dans l’éclat plus marqué du bleu de la tache discale de l’aile post. qui est
Source : MNHN, Paris
240
P. KEBILLARD
plus petite que chez les ex. habituels et se prolonge en festons sur les nerv.
clans la grande marge noire de l’aile.
(Boll. Mus. Nac. Rio de Janeiro, N° 4, 1926, p. 23).
obidonus Lathy, f. loc. Ô, G. Sur la rive Nord de l’Amazone et en
particulier vers Obidos, la forme d 'A. Ae. Narcissus se rencontre à peine
modifiée. Lathy a voulu créer la sous-espèce dite obidonus sur les caractères
suivants : Cette « race » dit-il, est quelque peu plus petite que celle de
Guyane. Le dessous n’est pas aussi verdâtre et dans la bande discale des
ant. plutôt orangée, les taches noires transcellulaires sont remplacées
par un rouge orangé. Les points blancs de la rangée d’ocelles sont plus
petits.
Cette description n’a été appuyée que sur l’examen de 1 3 et 2 G,
et ne saurait servir à caractériser une sous-espèce. Sur une cinquantaine
d’ex, nous n’avons pas rencontré ces caractères du dessous d’une façon
constante. Seule la bande des ant. en-dessous est plus orangée qu’en
Guyane, mais les taches cell. sont toujours bien marquées.
Les caractères les plus constants chez A. Ae. N arc. obidonus seraient
la taille plus petite et la fréquence plus grande de la tache préapicale bleue.
Lectotype : coll. Fournier.
(Ann. Mag. Nat. Hist., vol. XIV, 1924, p. 149).
chrysotaenia Fassl, ab. Q. Dans la région de Manaos (Rio Negro),
la taille des deux sexes est en général très grande, surtout chez les femelles;
le dessous a tendance à s’éclaircir et la particularité la plus remarquable
est l’extrême rareté chez la femelle de la couleur rouge aux ant. Elle est en
effet remplacée dans cette région par une bande discale jaune d’or. Cette
bande est presque toujours plus large que chez le spécimen figuré dans le
Seitz (pl. 113b), reproduisant le type.
Holotype : coll. Fournier.
(Seitz, Macrolép. du Globe, t. V, Addenda, p. 1053).
latifasciata Mich. ab. Q. Michael a donné le nom de « lalifasciata »
à une fem. semblable au m. dont le dessin noir des post. en-dessous est
plus fin et plus estompé dans la région discale. En-dessus, la bande rouge
des ant. est plus large que chez les ex. d’Obidos.
Michael revient sur cette description et fait remarquer que, basée
sur une seule femelle, c’est ainsi que l’on pourrait appeler les femelles
semblables.
(Ent. Zeits., 44, 1930, p. 230).
lindissima Midi. ab. Q. Forme à bande jaune élargie vers le haut et
séparée de la tache bleue dorsale par une bande noire. La tache discale
des post. d’un bleu ciel brillant atteint presque le bord externe alors que
normalement la marge noire est d’environ 10 mm.
(Ent. Zeits., 42, 1929, p. 259).
corallina Mich. ab. Q. La bande ocre clair est légèrement teintée de
rouge; cette forme est intermédiaire entre la fem. rouge et A. Ae. Narc.
chrysotaenia.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE AGRIAS
241
Holotype : coll. Fournier.
(Ent. Zeits., 44, 1931, p. 312).
tapajonus Fassl, f. loc. (3, Q. Les caractéristiques de cette forme de
la rive sud de l’Amazone découverte par Fassl sur le Tapajoz moyen,
sont ainsi décrites : Taille plus grande : <3, 76 mm contre 70 mm en moyenne
chez la forme typique; Q, 98 mm contre 86 mm. L’arc rouge chez les deux
sexes se termine, non pas brusquement au bord ant., mais en une guirlande
de festons qui se fondent graduellement dans la côte rouge, allant jusqu’à
la naissance des ailes. Chez le mâle, l’arc rouge est voilé de bleu; chez les
deux sexes, les ailes post. offrent un ourlet noir beaucoup plus étroit.
1 mm contre 2 mm chez le <3; 1 mm chez la Q contre 8 mm.
(Ent. Rundsch., N° 3, 1921, p. 13).
semichristinae Mich. ab. <3. Tache bleue préapicale comme chez
l’ab. « Chrislinae » Le Mit. en Guyane. Michael avait d’abord nommé
cette forme (ou une forme semblable quant à la face sup.) ab. viridis, en
raison de sa face inf. d’un reflet vert-jaune, mais ce nom faisait confusion
avec celui d'A.a. phalcidon viridis Le Mit.
(Ent. Zeits., 43, 1929, p. 72).
(Rectifié par l’auteur lui-même).
saphira Mich. ab. Q. Du rio Maues, possède un admirable reflet d’un
bleu saphir brillant à l’aile antérieure.
Lectotype : coll. Fournier.
(Ent. Zeits., 43, 1929, p. 73).
subtusflavus Mich. ab. <3. Specimens dont la face sup. est celle d'A.
Ae. Narc. tapajonus normal mais dont la bande discale des ant. est en-dessous
franchement jaune.
(Ent. Zeits., 43, 1929, p. 72).
excelsissima Mich. ab. C. En-dessus la bande de même largeur que
celle d'A. Ae. Narc. tapaj. icterica est rouge mais en-dessous elle est d’un
jaune clair. Pourrait être considérée comme passage entre les ab. tapajonus
et icterica.
Rio Maues.
(Ent. Zeits., 43, 1929, p. 73).
icterica Fassl, ab. Q. Forme jaune correspondant à A. Ae. Narc.
chrysotaenia de Manaos.
Rio Maues.
(Ent. Rundsch., n° 9, sept. 1921, p. 41).
praetexta liied. ab. Q. Bande jaune de l’ab. icterica ourlée de rouge
orangé au bord externe.
Rio Maues.
(Bull. Muséum, T. V, n° 2, 1933).
Bien que les degrés évolutifs soient nombreux entre A. Ae. Narc.
tapajonus et A. Ae. Narc. tapaj. dubiosa dans la largeur de la bande discale
rouge des ant., on a isolé deux variations :
Source : MNHN, Paris
242
P. RF.BILI.ARD
cyaneoradiata Le Mit. ab. Q. Bande rouge prolongée en trois pointes
vers le bord interne, réduisant la tache basale dans laquelle les nervures
sont poudrées de rouge.
Holotype : coll. Fournier.
(Novit. Ent., fasc. I, 1931, p. 5).
semidubiosa Mich. ab. 3. Bande rouge des ant. remplissant la cellule,
mais son bord inf. ne descendant pas au-dessous de la S.M. dans le tiers
basal, comme c’est le cas chez A. Ae. Narc. dubiosa typique.
Lectotype : coll. Fournier.
(Ent. Zeits., 43, 1929, p. 72).
ferrugineus Mich. ab. 3 : serni dubiosa de coloration rouge rouille.
(Ent. Zeits., 43, 1929, p. 72).
dubiosa Fassl, ab. (5, C. Fassl décrit ainsi A. Ae. Narc. tapaj. dubiosa :
« Apex de l’aile ant. tout à fait noir sans trace de bleu et sans aucune raie
au-delà de l’arc rouge, lequel a, vers la naissance des ailes, un reflet bleu
particulièrement prononcé. » L’aire baso-discale descend presque jusqu'au
bord interne; la base de l’aile est entièrement rouge. Le bord interne peut
être noir ou teinté de bleu. La tache discale bleue des post. d’un coloris
plus sombre que chez A. Ae. Narc. tapajonus typ. reste distante du bord
de l’aile de 5 à b mm chez un ex. de ma collection qui par ailleurs présente
une tache préapicale bleue. Chez un ex. appartenant à M. Bicdermann,
qui nous en a aimablement communiqué la photographie, ce bord ext.
noir est de 2 mm seulement, comme chez l’ex. figuré par Oberthür (Études
de Lépidopt. Comp., pl. DLXXXI, fig. 4974).
(Ent. Rundscli., N° 3, 1921, p. 12; Seitz : pl. 113b; Oberthür, Études
Lépidopt. comp., fasc. XXII, pl. DLXXXI, 4974).
Phryne Bied. ab. Q. Forme jaune (VA. Ae. Narc. tapaj. dubiosa fera.
La tache baso-discale a la même forme que chez le m., couvrant toute la
partie basale. La tache en arc de cercle du bord dorsal est en majeure
partie écaillée de bleu; un faible reflet bleu existe en bordure externe de
cette bande discale. Aux post. la tache discale bleue est large et va de
lb à 6. Son bord ext. est à 3 mm. de la marge En dessous, la tache noire
du bord dorsal ne dépasse pas lb.
1 Q; Rio Maues.
(Enc. ent., B, Lepidoptera, T. III, 1926, p. 63)
semiphryne Rebillard, ab. Q nova. Présente en-dessus la plage baso-
discale de même forme, mais d’un rouge orangé, franchement jaune en-
dessous. L’arc du bord dorsal est teinté de bleu. Pas de tache préapicale
bleue. Aux post. la tache basale bleue s’étend de lb à 7. Son bord ext. est
à 8 mm de la marge.
1 Q, Holotype, Maues.: Collection Rebillard.
illustrissimus Fassl, ab. î. Décrit sur trois ex. mâles semblables entre
eux et provenant du rio Xingu: « Face en-dessus ressemblant presque
complètement à A.S. Croesus Michaeli du Tapajoz, le cercle ext. bleu
encadrant la tache rouge des ailes sup. et inf. »; illustrissimus présente
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE AGRIAS
243
donc dans le type une tache bleue préapicale, l’échancrure dorsale bleue
et le grand disque rouge de l’aile inf. vers la région anale cerné d’un « fort
trait bleu clair ». La fem., ajoutait Fassl, attend encore sa découverte.
(Ent. Runds., 38, mars 1921, p. 24).
porphyrionis Fassl, ab. (5, Q. Face en-dessus d’-4. Ae. Narc. tapaj.
dubiosa , mais à l’aile inf., dans le disque bleu à l’extrémité de la cellule
et au point d’origine des nervures limitrophes apparaissent des traces
d’une tache discoïdale rouge sous la forme d’un léger semis poudreux
rouge pourpre. Le bleu immédiatement contigu est souligné d’une étroite
bordure noire.
Rio Xingu.
(Fassl, Ent. Rundsch., 38, mars 1921, p. 34).
LAlUSfcUM /
Source : MNHN, Paris
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CENRE AGRIAS
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metamorpho, claudia lccerfi, Mich., Ent. Zeits., 42, 1929, p. 295.
meunicri, claudia, LMt., Encycl. ent.. B, T. I, Lepidoptera, 1925, p. 165.
mieaela, stuarti, Bied., Lepidoptera, Encycl. ent.. B, T. III, 1929, p. 9: pl. 1, fig. 3, 4, 5, 6.
micans, phalcidon, Lathy, Annals Mag. Nat. Hist., XIV, 1924, p. 153.
michaeli, claudia croesus, Fassl. Ent. Rund., 38, N" 3, 1921, p. 12.
minor, sardanapalus, Mich., M.S. syn. de caladonia, nom. coll.
minorata, claudia lccerfi, Mich., Ent. Zeits., Al, 1930, p. 273.
mirabilis, pericles, Fassl; (F) Entom. Rundschau, 38, N u 12, 1921, p. 50; (M) Pask., Bull.
Soc. Ent. France, 1939, N“ 3-4, pl. II, fig. I.
mixta, pericles rubella, Mich., Ent. Zeitsch., 44, 1930, p. 277.
moderuta, sardanapalus, Mich., Ent. Zeits., 41, 1927, p. 260.
modulata, pericIcB, rubella, Mich., Ent. Zeits., Al, 1931, p. 309.
muzoensis, amydon, Friihst, Ent. Zeitsch., 41, 1898, p. 294.
narcissus, Stgr., Exot. Tagfaiter, I, 1888, p. 165, pl. 57 (F),
nevadensis, amydon, Schultze, Iris, Drcsdcn, 41, 1927, p. 195.
niepelti, pericles, Seid., Entom. Rundsch., 42, 1925, p. 4.
nigerrima, phalcidon, LMt., Bull. Soc. Ent. France, N° 12, 1925, p. 194.
nigra, beata, Lathy, Thèses entom., 1921, p. 21.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE ACRIAS
249
nigrans, phalcidon Fournierae, Pask., Bull. Soc. Eut. France, 1939, N° 3-4, p. 36, pl. I.
nigricans, claudia, Mich., Entom. Zeits., 45, 1932, p. 269.
nigricirculata, claudia lecerfi, Mich., Ent. Zeit., 42, 1929, p. 256.
nigrina, claudia leccrfi, Mich., Ent. Zeit., 42, 1929, p. 254.
nigris, phalcidon, Mich., Ent. Zcitsch., 39, 1925, IN° 14, p. 91.
nigrivcnata, claudia lecerli, Mich., Ent. Zeit., 43, 1930, p. 249.
nigrobasalis, phalcidon, LMt., Novitates ent., fasc. I, 1931, p. 5.
nigroconjuncta. amydon, LMt., Novitates Entom., fasc. 1, 1931, p. 2.
nigrofasciata, beata, Mich., Ent. Zeits., 43, 1929, p. 74.
nigropunctata, claudia, Lathy, Thèses entom., 1921, p. 14, pl. V, flg. 5.
ninus, claudia leccrA, Fassl, Seitz, vol. V, addenda, p. 1052.
novata, claudia leccrA, Mich., Ent. Zeits., 44, 1930, p. 273.
nuhilis, sardanapalus sara, Mich., M.S. coll. Fourn.
oaxacata, amydon, Kruck, Entom. Rundsch., 48, 1931, p. 123.
obidonus, narcissus, Lathy, Annals et Magaz. of Nat. Hist., XIV, 1924, p. 149.
oblongomaculata, cl. leccrA, Entom. Zcitsch., 44, 1930, p. 273.
obscura, phalcidon, LMt., Bull. Soc. Ent. France, N" 12, 1925, p. 191.
obscurata, stuarti, Mich., Entom. Zeits., 45, 193, p. 263.
obscurior, pcricles mauensis, Mich., Entom. Zeits., 41, N e 12, 1927, p. 259.
obsoleta, stuarti, Mich., Entom. Zeitsch., 45, 1932, p. 268: nom. coll.
olivenciu, stuarti, Stgr., Iris, Dresden, vol. VIII, 1895, p. 374. Q Lathy, Ann. and Magaz.
N. Hist., XIV, vol. 9, p. 154.
opaca, sardanapalus, Mich., Entom. Zeits., 39, N° 14, 1925, p. 68.
orinocensis, claudia, LMt., INovitates entom., fasc. 3, 1933, p. 28.
orleatisi, sardanapalus lugens, LMt., Novitates entom., fasc. I, 1931, p. 2.
ornata, beata, Mich., Entom. Zeits., 40, 1926, p. 42 1.
oudini, sardanapalus lugina, LMt., Novitates entom., fasc. I, 1931, p. 2.
ozora, amydon, Frühst, Seitz, vol. V, p. 574.
pallantis, sardanapalus ciaudina, Frühst.., Ent. Runds., 31, N 1 ' 5, 1914, p. 30.
pallida, pcricles xanthippus, LMt, Encycl. ent.. B, T. I, Lcpidoptera, 1925, p. 177.
parallela, sardanapalus sara, Mich., Entom. Zeit., 44, 1930, p. 275.
paulus, phalcidon, Stgr., Exot. Tagfalter, T. I, 1888, p. 165.
penlhcsilca, pericles rubclla, Bied., Livre Jub. Pr. Bouvier, 1936, p. 136; pl. III, Ag. 3, 4
(F); pl. IV, Ag. 6, 7 (M).
pepitoensis, aedon, Mich., Entom. Zeits., 41, 1930, p. 45.
pcricles. Bâtes, Proceed. Entom. Soc. London, (2) 5, p. III; pl. XXXVI, vol. II, Exot.
Butterfly.
peruana, amydon, Mich., Entom, Zeitsch., 41, N° 12, 1927, p. 262.
peruviana, amydon, Lathy, Annals and Mag. Nat. Hist., XIV, 1924, p. 152.
pétri, pericles stcinbachi, LMt., Novitates ent., fasc. I, 1931, p. 3.
phacnomcnalis, sardanapalus, Mich., Entom, Zeitsch., 44, N° 20, 1930, p. 275 (M); 45,
1932, p. 270, (F); Ag. Bull. Soc. Ent. France, 1940, T. XLV, N° 9, flg. 2, 3.
phalcidon, Hew., Exotic Butterfly, I, 1856, p. 85, pl. XLIII.
pherenice, beat i, Frühst., Seitz, vol. V, p. 577.
phœnix, sardanapalus godmani, Nicplt., Int. Ent. Zeits., 1910, 4, N° 34, p. 188; et Iris,
Dresden, XXV, 1911, p. 25. Lepidoptrra Niepcltiana, pl. II, flg. 2.
phryne, narcissus dubiosa, Bied., Encycl. Ent., B, T. III, Lepidopetra, 1926, p. 63.
pitardi, phalcidon, LMt., Bull. Soc. Ent. France, N° 12, 1925, p. 194.
plausihilis, sardanapalus ciaudina, Frühst., Seitz, vol. V, p. 569.
pomposa, sardanapalus sara, Mich., Entom. Zcitsch., 44, 1930, p. 275.
porphyrionis, narcissus, Fassl., Entom. Rundschau, 38, N” 8, 1921, p. 34.
practexta, narcissus icterica, Bied., Encycl. ent.. B, T. II, Lepidoptcra, 1926, p. 61, pl. I,
Ag. 2, 3, Bull, du Muséum, T. V, N" 2, 1923.
praxitelcs, pericles trajauus, Bied., Encycl. eut.. B, T. III, Lcpidoptera, 1929, p. 8.
pretiosa, pericles mauensis, Mich., Entom. Zeitsch., 41, N" 12, 1927, p. 259.
pseudobrunhilda, sardanapalus croesus, LMt., Novit. ent. fasc., 1, 1931, p. 1.
pseudoconnectcns, phalcidon, LMt., Bull. Soc. Ent. France, N u 12, 1925, p. 192.
pseudodubiosa, claudia croesus, LMt., Encycl. eut.. B, T. I, Lepidoptera, 1925, p. 170.
pseudoelconora, amydon, Mich., Entom. Zeitsch., 44, 1930, p. 45.
pseudoinfernalis, sardanapalus, Mich., Entom. Zeit., 42, 1929.
Source : MNHN, Paris
250
P. REBILLARD
pseudolesoudieri, phalcidon, LMt., Encycl. Eut., B, T.I, Lepidoptcra, 1952, p .172.
pseudomauensis, pericles xanthippus, LMt., Encycl. Eut., B, T. I, Lepidoptcra, 1925, p. 176.
pseudopitardi, phalcidon, LMt., Bull. Soc. Ent. France, N° 12, 1925, p. 195.
pseudoporphyrionis, sardanapalus, LMt., Encycl. ent.. B, T. I, l.epidopterB, 1925, p. 169.
pseudoprctiosa, claudia lccerfi, Mich., Entom. Zeitsch., 42, 1929, p. 256.
pscudosanguinea, sardanap. croesus, LMt., Novitates ent., fasc. 1, 1931, p. 1.
pseudosardaiiapalus, sardan. sara, LMt., Novitates ent., fasc. I, 1931, p. 2.
pseudosuprcma, sardan. croesus, Mich-, Entom. Zeitsch., 42, 1929, p. 295.
pseudotristis, periclcs mauensis, LMt., Novitates entom., fasc. I, 1931, p. 2.
pscudozcnodorus, amydon, Mich., Entom. Zeitsch., 43, 1930, p. 250.
pujoï, sardanapalus Iugens, LMt., Novitates entom., fasc. I, 1931, p. 2.
pulcherrima, sardanap. croesus, Fassl, Entom. Rundschau, 38, N° 9, Nov. 1921, p. 38.
pupillata, claudia lecerfi, Midi., nom. nud.
purpurea, sardanapalus, Fassl, Entom. Rundschau, 41, N° 4, 1924, p. 14.
purpurata. claudia leccrfi, Mich., Entom. Zeitsch., 43, 1930, p. 249; pl. Il, fig. 4 : pur-
purinus syn.
quadrata, claudia lccerli, Mich., Entom. Zeitsch, 44, 1930, p. 273.
rebillardi, phalc. fournicrae, Pask., Bull. Soc. Ent. France, 1939, N" 3, 4, p. 37, pl. Il, f.2
rehouli, claudia, LMt., Encycl. ent.. B, T. I, Lepidoptcra, 1925, p. 168.
redita, sardanapalus, Mich., Entom. Zeitsch., 44, 1930, p. 276.
reducta, claudia, LMt., Encycl. ent.. B, T. 1, Lepidoptcra, 1925, p. 168.
rcducta, pericles rubclla, Mich., Entom. Zeitsch., 45, 1932, p. 270.
reevesi, claudia lccerli, Mich., Entom. Zeitsch., 40, 1926, p. 420.
reforma, claudia, Mich., Entom. Zeitsch., 42, 1929, p. 295.
regalis, claudia, Lathy, Aimais and Magaz. of Nat. llist., vol. XIV, p. 146; figuré sous le
nom de croesus : Thèses ent., 1921, pl. V, fig. 4.
reliquus, sardan. claudina, Bicd., Encycl. ent.. B, T. I, Lepidoptcra, 1925, p. 121.
reverdini, pericles xanthippus, LMt., Novitates ent., fasc. I, 1931, p. 3.
rilcyi, sardanapalus, LMt., Encycl. ent.. B, T. I, Lcpidoptera, 1925, p. 170.
roberti, claudia lecerfi, Bov, Int. ent. Zeits. Gulicn, 20, 1925, p. 344; Bull. Soc. Ent.
France, N» 13, 1932, p. 204; pl. II, fig. 1, 2, Bull, du Muséum, 2 e série., T. V,
N° 2, 1933.
rodriguezi, amydon, Schaus, Fàitomological News, vol. XXIX, dec. 1918, p. 387; Geogr.
Magaz., mai 1936, p. 682, pl. VII, fig. 8.
rogeri, pericles stciubachi, LMt., Novitates eut., fasc. I, 1931, p. 3.
roquettei, claudia, May, Bol. Mus. Rio de Janeiro, 5, 1929, p. 39.
rosae, claudia lecerfi, Mich., Entom. Zeitsch., 42, 1929, p. 255.
rothschildi, beata, Lathy, Annals and Mag. Nat. Hist., XIV, 1924, p. 156.
rubclla, pericles, Midi., Entom. Zeitsch., 44, 1930, p. 277.
mbru, stuarti, Mich., Entom. Zeitsch., 39, N" 14, 1925.
rubrimediana, sardanapalus, Fassl, Entom. Rundschau, 41, 1924, p. 14.
rubrohasalis, phalcidon, Fassl. Entom. Rundsch., 38, N° 5, 1921, p. 19.
rubrocoerulea, claudia, LMt., Encycl. ent.. B, T. I, Lcpidoptera, 1925, p. 166.
rubromaculata, claudia, Mich., Entom. Zeitsch., 42, 1929, p. 295.
mbronigra, claudia, LMt., Encycl. ent.. B, T. I, Lepidoptcra, 1925, p. 165.
ruhrostrigosa, claudia lccerfi, Mich., Entom. Zeitsch., 42, 1929, p. 254.
rubrotridens, claudia, LMt., Encycl. eut.. B, T. I, Lepidoptera, 1925, p. 1666.
rubrovenata, claudia lecerfi, Mich., Entom. Zeitsch., 43, 1929, p. 177.
rufomaculata, sardanapalus, Mich., M.S. coll. Fournier.
rufomarginata, sardanapalus lugeiis, Lathy, Thèses eut., 1921, p. 17-18; pl. VI, fig. I, 2, 3.
rufopuncta, sardanapalus, Mich., Entom. Zeitsch., 44, 1930, p. 275.
saglioi, phalcidon, LMt., Bull. Soc. Eut. France, N" 12, 1925, p. 194.
sahlkei, claudia, Ilonrath, Berliner Entom. Zeitsch., 1885, p. 278.
salvini, aedon, Frühst., Entom, Nachr., 1895, p. 217; pl. XLII, fig. 5, Entom. Zeitschr.
sanguinea, sardanapalus, Lathy, Annals and Mag. Nat. Hist., XIV, 1924, p. 148.
saphira, narcissus, Mich., Entom. Zeitsch., 43, 1929, p. 73.
sara, sardanapalus, Frühst., Seitz, vol. V, p. 570.
sardanapaloides, sardan. lugina, Fassl, Flntom. Rundsch., 30, N° 21, p. 122.
sardanapalus. Bâtes, l’roceed. Entom. Soc. London (2), 5, p. III, pl. XXXVI; vol. II,
Exot. Butterfl. Fera., F'assl, Seitz, Addenda, vol. V, p. 1053.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION
GENRE AGRIAS
251
satanas, claudia, LMt., Encycl. cntom., B, T. I, Lepidoptcra, 1925, p. 167.
pcmialoisi, phalcidon, LMt., Novitates cntom., fasc. I, 1931, p. 5.
semibdsazar, sardanapalus, Mich., Entom. Zeitsch., 44, 1930, p. 174.
semibicolora, stuarti, Mich., Entom. Zeitsch., 44, 1931, p. 311.
semirhristinae, narcissus, Mich., Entom. Zeitsch-, 43, 1929, p. 72.
semiduhiosa, narcissus, Mich., Entom. Zeitsch., 43, 1929, p. 72.
seinihades, sardan. sara, Mich., Entom. Zeitsch., 44, 1930, p. 275.
semilarseni, amydon, Mich., Entom. Zeitsch., 41, N" 12, 1927, p. 263.
semimbra, sardanapalus godmani, Niepelt, Iris, Dresden, XXV, 1911, p. 25; E.Z. ,4, N°34,
p. 188, pl. II, fig. 3, Lepidopt. Niepcltiana, pp. 29-30.
semisardanapalus, sard. sara, Mich., Entom. Zcits., 44, 1929, p. 177.
semitapajonus, claudia lecerfi, Mich., Ent. Zcits.. 42, 1928, p. 216.
signata, phalcidon viola, Mich., Entom. Zeits., 45, 1931, p. 262.
simulatus, claudia lecerfi, Mich., Entom. Zeitsch., 44, 1930, p. 276.
similis, phalcidon, Lathy, Annals and Mag. of Nat. Ilist., XIV, 1924, p. 153.
simplex, claudia lecerfi, Mich., Entom. Zeits., 44, 1930, p. 230.
simplicia, stuarti, Mich., Entom. Zeitschr., 44, 1931, p. 311.
songoensis, Frühst., syn. d’amydonides.
splendida, sardanapalus, Mich., Entom. Zeitschr., 44, 1930, p. 275.
staudingeri, beata, Mich., Entom. Zeitsch., 39, 1925, _N° 14, p. 87.
stcinbaelii, pericles, LMt., Novitates ent., fasc. I, 1931, p. 3.
strympli, phalcidon, LMt., Bull. Soc. Ent. France, N" 12, 1925, p. 191.
stuarti, Godm. & Salv., Proceed. Zool. Soc., 1882, p. 338, pl. XIX; fem. sous le nom de
beatifiea.
subaloisi, phalcidon, LMt., Encycl. ent.. B, T. I, Lepidoptcra, 1925, p. 172.
subamazonica, claudia, LMt., Encycl. ent., B, T. I, Lepidoptcra, 1925, p. 167.
subaymesi, claudia, LMt., Encycl. ent.. B, T. I, Lepidoptera, 1925, p. 169.
subeyanea, claudia croesus, LMt., Novitates ent., fasc. I, 1931, p. 1.
subdclormci, sardan. sara, LMt., Novitates ent., fasc. I, 1931, p. 2.
subextrema, pericles mauensis, Mich., Entom. Zeitsch., 42, 2919, p. 296.
subfrontina, amydon, Mich., Entom. Zeitsch., 34, 1930, p. 250.
subguyancnsis, claudia, LMt., Encycl. ent., B, T. I, Lepidoptera, 1925, p. 164.
sublcsoudieri, phalcidon, LMt., Encycl. ent.. B, T. I, Lepidoptera, 1925, p. 174.
sublugens, sardanap. sara, LMt., Novitates eut., fasc. I, 1931, p. 2.
submaroniensis, claudia, I.Mt., Encycl. ent.. B, T. 1, Lepidoptera, 1925, p. 164.
submarquei, claudia, LMt., Encycl. eut., B, T. I, Lepidoptera, 1925, p. 165.
subineunieri, claudia, LMt-, Encycl. ent., B, T. I, Lepidoptera, 1925, p. 165.
submicans, phalcidon. LMt., Encycl. ent.. B, T. I, Lepidoptcra, 1925, p. 174.
subpaulus, phalcidon, LMt., Encycl. ent.. B, T. I, Lepidoptera, 1925, p. 172.
subpcriclcs, pericles xanthippus, I.Mt., Encycl. ent.. B, T. I, Lepidoptera, 1926, p. 175.
subrebouli, claudia, LMt., Encycl. ent.. B, T. I, Lepidoptera, 1925, p. 168.
subreducta, claudia, LMt., Encycl. ent.. B, T. I, Lepidoptera, 1925, p. 168.
subrubrococrulca, claudia, LMt., Encycl. ent.. B, T. I, Lepidoptcra 1925, p. 166.
subrubronigra, claudia, LMt., Encycl. ent. B, T. I, Lepidoptera, 1925, p. 166.
subsahlkci, claudia, LMt., Encycl. ent.. B, T. I, Lepidoptera, 1925, p. 163.
subsatanas, claudia, LMt., Encycl. ent., B, T. I, Lepidoptera, 1925, p. 167.
subtusflavus, narcissus tapaj., Mich., Entom. Zeitschr., 43, 1929, p. 72.
subwachenheimi, claudia, LMt., Encycl. ent.. B, T. I, Lepidoptera, 1925, p. 169.
snbtuachana, claudia, Mich., Entom. Zeitschr., 44, 1930, p. 274.
subxanthippus, pericles mauensis, Mich., Ent. Zcit., 42, 1929, p. 296.
suprema, sardanapalus, Fassl, Entom. Rundschau, 41, N" 5, 1924, p. 18.
talhoti, pericles, Lathy, Thèses ent., 1921, p. 20, pl. VIII, fig. 1, 2.
tapajonensis, claudia, LMt., Encycl. entom.. B, T. I, Lepidoptera, 1925, p. 169.
tapajonus, narcissus, Fassl, Entom. Rundsrhau, N° 3, 1921, p. 13.
tarapotensis, amydon, Midi., Entom. Zeitsch., 39, 1925, N° 14, p. 54.
tenuifasciata, claudia lecerfi, Mich., Entom. Zeitschr., 45, 1932, p. 270, nom coll.
theryi, pericles xanthippus, LMt,. Novitates eut., fasc. I, 1931, p. 3.
thusnclda, sardanap. lugina, Fassl, Entom. Rundsch., 30, N° 21, nov. 1913, p. 122.
tiemanniae, beatifiea, Schultze-Rhonhof, Iris, Dresd., 52, 1938, p. 95.
traducta, claudia lecerfi, Mich., Entom. Zeitschr., 44, 1930, p. 230.
Source : MNHN, Paris
252
P. REBILLARD
trajanus, pericles, Frühst, Iris, Dresden, Vol. XIV, 1901, p. 327, pl. 3, facs. 2, v. XV.
transforma, mirabilis, Mich., (F) nom. nud. mil. Fournier,
transiens, hewitsonius, Mich., Entom. Zeitsch., 39, 1925, p. 161.
transversa, sardanapalus, Mich., Entom. Zeitsch., 42, 1929, p. 296.
triangularis, Claudia lecerfi, Mich., Entom. Zeitsch., 42, 1929, p. 255.
tridens, phalcidon, Mich., Entom. Zeitsch., 45, 1931, p. 263, nom. coll.
tristis, pericles xanthippus, Fassl, Seitz, Vol. V, addenda, p. 1054.
tryphon, amydon, Frühst., Seitz, Vol. V (M); Bied., Encycl. Entom., B, T. I, Lepidoptcra,
1925, p. 122 (F).
tuschana, claudia, Fassl, Seitz, Vol. V, addenda, p. 1052.
ultralesoudieri, phalcidon. LMt., Encycl. ent., B, T. I, Lepidoptera, 1925, p. 174.
uniformis, pericles rubella, Mich., Entom. Zeitsch., 44, 1930, p. 46.
variabilis, bcata, Mich., Entom. Zeitsch., 45, 1932, p. 268.
venustus, claudia lecerfi, Mich., Entom. Zeitsch., 43, 1929, p. 177.
vesta, claudia, Frühst., Iris, Dresden, Vol. XIV, 1901, p. 351, 352.
vinosa, claudia, LMt., Encycl. entom., B, T. I, Lepidoptera, 1925, p. 166.
viola, phalcidon, Fassl, Entom. Zeitsch., 35, N° 14, 1922, p. 55,
violctta, phalcidon, Mich., Entom. Zeitsch., 41, 1927, p. 264.
virgata, sardanapalus, Mich., Entom. Zeitsch., 44, 1930, p. 275.
viridescens, phalcidon, LMt., Novitatcs ent., fasc. I, 1931, p. 5.
viridifasciata, phalcidon excelsior, Mich., Bull. Soc. Ent. de France, Vol. XLV, N" 9,
1940, p. 95.
viridiflavus, phalc. fournierae, Mich., Bull. Soc. Ent. de France, Vol. XLV, N° 9, 1940,
p. 95.
viridipicta, pericles trajanus, Lathv, Annals & Magaz. of Nat. Hist., Vol. XIV, 1924, p. 151.
viridis, phalcidon, LMt., Bull. Soc. Ent. France, N" 12, 1925, p. 191.
viridis, narcissus, Mich., Entom. Zeits., 42 (nom donné par Michael lui-même pour éviter
confusion avec le précédent).
vulcanus, sardan. croesus, Fassl, Seitz, Vol. V, addenda, p. 1053.
waehenheimi, claudia, LMt., Encycl. entom.. B, T. I, Lepidoptera, 1925, p. 168.
xanthippus, pericles, Stgr., Exot. Tagfaltcr, I, 1888, p. 165.
xinguensis, phalcidon, Fassl, Entom. Rundschau, 38, N° 8, 1921, p. 34.
zamorac, amydon, Mich., Entom. Zeitsch., 44, 1930, p. 44.
zenodorus, amydon, Hew., Trans. Entom. Soc., 1870, p. 156.
zwahleni, phalcidon, LMt., Bull. Soc. Ent. France, 1925, N° 12, p. 193.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE AGRIAS
253
INDEX DES FORMES NOUVELLES
amydonius a. Tryphon, néallotypc Q . p. 172
cyancigcra a. rubella ab. <3 Q. p. 186
fulvescens b. Stuarti ab. <5. p. 205
melior S. Cl. Lcccrfi ab. «5. p. 232
ochracea a. Tryphon ab. Q. p. 170
paradoxus b. Stuarti ab. cî. p. 208
scmiphryne Ae. Narc. dubiosa ab. Q. p. 242
splendens S. Claudina ab. c5. P- 226
Steinbachi a. Ferdinandi néallotypc Q. p. 176
transforma a. rubella ab. Q. p. 186
umbrianus a. Tryphon ab. <3. p. 173
Achevé d'imprimer le 15-10-1961
Printed in France. Le Directeur-Gérant Prof. E. Séguy
Pierre André, imp., 244, boulevard Kaspail, Paris 14.
Dépôt légal : 4® trimestre 1961
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Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE A CRIAS
Planches
FLANCHE II
PHYLLUM AMYDON
Caractères fixes de certains éléments du dessin de l'aile postérieure dans les groupes
de formes.
Fig. 1. — Agrias amydon amydon Hew. (Groupe Andin) :
Séparation des Discales D 1 et D 2 p.
FiG. 2. — Agrias a. l'ericles mauensis Fassl (Groupe Amazonien) :
Rameaux Ferdinandi , Trajanus, exrelsior. Jonction des Discales D 1 et D 2 p.
Fig. 3. — Agrias a. phalcidon Fournierae Fassl (Groupe Amazonien) :
Effacement des Médianes dans le 8° esp. int. cellulaire.
FiG. 4. — Agrias a. ph. excelsior flavibasis Lathy (Groupe Amazonien) :
Effacement des dessins de l’aire basale.
Fig. S. — Agrias beala bealifica Hew. (Groupe Sub-Andin) :
Disparition de certaines constituantes dans l’aire basale et fragmentation du
dessin. Les variations individuelles sont multiples, mais toutes affectent ces
mêmes caractères plus ou moins prononcés.
Fig. 6. — Agrias b. Stuarti G. et S. (Groupe Sub-Andin) :
Accentuation de la tendance précédente. Certains exemplaires ne conservent
que les dessins de l’aire subterminale.
Terminologie. — M 1 : première Médiane; M 2 : deuxième Médiane; M‘7, 8 : portions des
Médianes dans les espaces intercellulaircs; (a, partie antérieure; d, partie distale;
p, partie postérieure); DI : première Distale; E 2 : deuxième Externe; E 3 : troi¬
sième Externe; U : ligne ombrée.
Notation de Sciiwanwitsc.h : Studics upon the Wing Pattern of l’repona and
Agrias , Acta Zoologica, BXI, 1930, Stockholm.
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série A. Tome XXII.
RÉVISION DU GENRE AGRIAS
Source : MNHN, Paris
PLANCHE III
PHYLLUM SARDANAPALUS
Fig. I. — Agrias Sardanapalus Sardanapalus Bâtes :
Jonction des Médianes M 1 , M 2 dans les 7° et 8 e espaces intcr-ccllulaires.
Fig. 2. — Agrias S. Claudia Schulze :
Chez les formes de Guyane brésilienne les Médianes sont parfois encore jointes
dans le 8 e espace int. cell. (Agrias S. Cl. amazonica), a. Mais dans la majorité
des cas elles se présentent selon les deux modalités : b et c.
Fig. 3. — Agrias Sardanapalus, lugens intermedia Fassl.
Fig. 4. — Agrias Aedon Hew. :
Fragmentation des constituantes du dessin de l’aire basale. Aspect plus flou
des dessins de l'aire sub-terminale.
Fig. 5. — Agrias S. Claudia, simulatus Micb. :
Forme individuelle. Hybride S. Claudia et Narcissus.
Fig. 6. — Agrias Aedon Narcissus Stgr. :
Les caractères du dessin sont sensiblement les mêmes que chez A. Aedon.
Toutes les figures représentent le dessous de l’aile postérieure droite, agrandie aux mêmes
dimensions pour faciliter les comparaisons.
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série A. Tome XXII.
P. KcbillarJ del.
RÉVISION DU GENRE A CRIAS
Source : MNHN, Paris
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