Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
\\ ^bû L
MÉMOIRES
DU
MUSÉUM NATIONAL
D’HISTOIRE NATURELLE
V
Q ,2q 0 L^ ,
5 ) <l%3j
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES
DU
MUSÉUM NATIONAL
D’HISTOIRE NATURELLE
Série A, Zoologie
TOME XXIX
PARIS
ÉDITIONS DU MUSÉUM
36, rue Geoffroy-Saint-Hilaire (V e )
1963
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
TABLE DES MATIÈRES
Pages
R. Saban, Contribution à l'étude de l’os temporal des Primates.
Description chez l'Homme et les Prosimiens. Anatomie comparée
et phylogénie.1-378
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
(J ‘■“ûy.û-jA
MÉMOIRÉS~——
DU
MUSÉUM NATIONAL
D’HISTOIRE NATURELLE
NOUVELLE SÉRIE
Série A, Zoologie
TOME XXIX
R. SABAN
' CONTRIBUTION A L'ÉTUDE
DE LOS TEMPORAL DES PRIMATES
Description chez l’Homme et les Prosimiens.
Anatomie comparée et phylogénie.
PARIS
ÉDITIONS DU MUSÉUM
36, rue Geoffroy-Saint-Hilaire (V e )
1963
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
JIHIOIIIKN III Jll SKI 11 MTIDVH IHIISTOIIE NATUIF.I.IE
Série A. Zoologie. Tome XXIX. — 1963
CONTRIBUTION A L’ÉTUDE
DE
L’OS TEMPORAL DES PRIMATES
Description chez l’Homme et les Prosimiens.
Anatomie comparée et phylogénie
par
R. SABAN
AVANT-PROPOS
C’est à M. le Professeur J. Piveteau, Membre de l’Institut, que je dois
d'avoir entrepris celte étude qu'il m'a généreusement confiée et dont il
a bien voulu assumer la direction. Il n’a cessé depuis de s’intéresser très
vivement à 1 avancement de mes travaux, me prodiguant sans compter
ses précieux conseils et ses encouragements. Qu'il trouve ici l’expression
de ma profonde gratitude pour la sollicitude qu’il m’a toujours témoignée.
L’aboutissement de ces recherches a pu être réalisé grâce à M. le Pro¬
fesseur J. Mili.ot, Directeur du Laboratoire d’Anatomie Comparée du
Muséum, qui m’a donné toutes les possibilités matérielles de travailler
sur les riches collections de son Laboratoire, en me faisant admettre au
nombre de ses assistants, et a ainsi suivi de très près mes travaux. Qu'il
veuille bien accepter ici l’expression de ma plus vive reconnaissance.
A M. le Professeur P.-P. Chassé, Membre de l'Institut, qui m’a toujours
encourage dans ma tâche et m’a fait l'honneur de m’accepter parmi ses
collaborateurs, va ma plus profonde gratitude, ainsi que mes plus vifs remer¬
ciements pour l’honneur qu’il me fait d’accepter la présidence de celte
1 hèse.
Mémoires »ü Muséum. — Zoologie, t. XXIX. 1
Source : MNHN, Paris
i. SABAN
J'adresse un hommage particulier à M. le Professeur J. Anthony, actuel
Directeur du Laboratoire d’Anatomie Comparée, pour l'assistance bien¬
veillante qu’il a bien voulu m'apporter au cours de ce travail.
Je remercie M. le Professeur J.-P. Lehman de l'accueil toujours très
cordial qui m’a été réservé au Laboratoire de Paléontologie du Muséum,
qu'il dirige. J’ai pu ainsi examiner divers fossiles dont certains parmi les
plus rares conservés dans ses très riches collections.
En ce qui concerne l’anatomie de l'os temporal de l’Homme actuel,
je liens à remercier tout particulièrement M. le Professeur A. Delmas,
du Laboratoire d’Anatomie de la Faculté de Médecine, pour l’intérêt qu’il
n’a cessé de montrer au cours de mes recherches et pour les très belles pré¬
parations effectuées dans son Laboratoire qu'il m’a obligeamment com¬
muniquées.
Je remercie également M. G. Lombal, dessinateur, qui a exécuté avec
tout son talent, d'une façon magistrale, l’ensemble des illustrations, ainsi
que Mlle L. Giovanetti qui a su exécuter avec patience et dextérité la
préparation de ce travail.
Source : MNHN, Paris
IIVTHODICTIOA
I.'os temporal semble, d’après sa situation, sa structure, sa morphologie
el ses rapports, le seul os du crâne présentant une valeur phylélique incontes¬
table quant aux problèmes qui louchent l’évolution des Mammifères, témoins
les deux importants travaux de base publiés par Van Kampen (1905) cl
Van der Klaauw (1931) exclusivement consacrés à cette région du crâne.
Nous voyons apparaître, dans l’étude de l’os temporal des Primates
auxquels nous nous sommes restreints, de grands problèmes tels, par exemple
que ceux de la naissance de l’apophyse mastoïde, de la disparition de la
bulle auditive, de la pneumatisation, de la modification de la vascularisation
cérébrale passant progressivement de la prépondérance de la circulation
artérielle vertébrale à la circulation carotidienne.
Ainsi s’observe, à partir des formes primitives, une lente évolution
progressive vers la forme humaine.
Actuellement la classification des Primates, vue à travers les grands
traités qui représentent la synthèse de nos connaissances sur cet ordre
(Hill, 1953-1957; Vallois, 1955; Ficdler, 1956; Piveteau, 1957), montre
encore de nombreuses hésitations quant aux divisions secondaires.
Aussi en considérerons-nous les grandes lignes, sans toutefois prendre
position, dans la mesure où elle nous servira de fil conducteur au cours de
nos recherches, l'ordre des Primates Linné 1758, se divisant en deux sous-
ordres :
l'rosirniens Haeckel 1866
1° Tupaiiformes Schultz 1953
2° Lémuriformes Gregory 1915
3° Lorisiformes Gregory 1915
4° Tarsii formes Gregory 1915
Simiens Haeckel 1866
1° Platyrhiniens Hemprich 1820
2° Catarhiniens Hemprich 1820
a) Cynomorphes Huxley 1872
b) Anthropomorphes Huxley 1872
c) Hominidae Gray 1825 (Série des Hominidés,
Piveteau, 1957)
Quoique notre étude se limite à l'examen des Prosimiens, nous avons
cependant dû, pour des besoins faciles à comprendre, commencer par l'os
Source : MNHN, Paris
R. SABAN
temporal de l’Homme actuel, puisque étant le mieux connu des AnalomisLes,
des Pathologistes et des Otologistes dont les travaux ont une portée objective.
Ce chapitre paraîtra peut-être un peu long, mais reste néanmoins indis¬
pensable. En effet, nous avons été obligé d’effectuer des recherches tris
détaillées parmi toutes les publications disséminées dans de nombreuses
revues anatomiques, médicales et anthropologiques, nous permettant de
compléter avantageusement les connaissances parfois incomplètes exposées
dans les divers traités d’Anatomie, ou dans les mémoires consacrés à l’os
temporal, de manière à faire une analyse substantielle et une mise à jour
de tout ce qui concerne cet os du crâne.
L’étude de l’os temporal humain, dans laquelle nous avons incorporé
nos observations personnelles, nous servira de base de comparaison néces¬
saire à toute recherche comparative sur les autres Primates.
L’examen des formes fossiles nous fournira, dans la mesure où nous
avons pu étudier la région temporale, des données sur la phylogénie du
groupe par les renseignements — certaines formes montrant des termes
de transition — qu’elles nous apportent.
D’autre part, nous n’avons pu retenir l’étude ontogénique qui aurait
débordé le cadre de ce travail et n’aurait pu, d’autre part être complète
par suite du manque, ou des difficultés, à nous procurer du matériel embryo¬
logique représentant chez les Primates des stades équivalents à ceux déjà
décrits chez. l’Homme, nécessaires à des comparaisons valables.
Ces recherches portent principalement sur l'os sec, mais nous avons
cependant pris en considération, dans le cadre de ses rapports, les éléments
de myologie, de vascularisation et d’innervation, dans la mesure où ils
nous facilitaient la comparaison des modifications qu’ils y apportent.
Les osselets de l’oreille, étant embryologiquement indépendants de
l’os temporal, dérivant des arcs branchiaux, ne seront pas traités isolément,
seuls leurs rapports avec le temporal seront envisagés. Par contre l’apophyse
styloïde, malgré son appartenance à l’arc hyoïdien, sera examinée en raison
de sa liaison intime au temporal.
Compte tenu des remarques que nous venons d'exposer, nous avons
divisé ce travail en deux grands chapitres que nous traiterons dans l'ordre
suivant :
1® Os temporal de l’Homme actuel ;
2° Os temporal des Prosimiens.
Nous avons complété nos observations par l’examen des caractères
les plus importants chez les Platyrhiniens et les Catarhiniens (Cynomorphcs
et Anthropomorphes), afin d'avoir une idée générale des modifications
du temporal dans l’ordre des Primates.
Source : MNHN, Paris
PREMIÈRE PARTIE
L’OS TEMPORAL DE L’HOMME ADULTE
L'os temporal participe à la constitution de la base et de la paroi latérale
du crâne. D’avant en arrière il vient au contact du sphénoïde, parfois du
frontal, du malaire (jugal) par l’intermédiaire de l’apophyse zygomatique,
du pariétal et de l'occipital. Il donne appui à l’apophyse styloïde, extrémité
de l'appareil hyoïdien, et sert à l’articulation de la mandibule. La présence
en son intérieur de l’appareil de l’audition lui confère une structure très
complexe.
Au stade adulte il représente un complexe osseux résultant de la fusion
de trois pièces principales : l’écaille ou squamosal, le tympanal et le rocher
ou pétreux. Les deux premières sont des os de membrane, tandis que la
troisième provient du chondrocrâne par différenciation de la capsule otique.
Cette étude nous servira de terme de comparaison au cours de notre
travail. Nous l’aborderons par l’examen de la morphologie externe d’en¬
semble qui se divise en deux parties : d’une part la morphologie exocrâ-
nienne, d’autre part la morphologie endocrânienne, directement en rapport
avec l’encéphale. Ensuite nous envisagerons la morphologie interne et
ferons un bref rappel des rapports vasculaires et de l’innervation du tem¬
poral.
Source : MNHN, Paris
MORPHOLOGIE EXTERNE D’ENSEMBLE
MORPHOLOGIE EXOCRANIENNE
La morphologie exocrânienne du temporal se présente sous deux faces :
une face externe, vue en norma lateralis et une face inférieure vue en norma
basalis.
Norma lateralis
(iig. 1 A)
L’examen de la face externe met en évidence ses trois composants :
l’écaille, le rocher et le tympanal.
I. — Écaille
L’écaille temporale se divise en trois portions :
— portion verticale,
— portion rétro-méatique,
— portion horizontale (représentée par l’apophyse zygomatique).
a) La portion verticale constitue la partie antérieure et supérieure de
l'os ; elle représente sous cette vue plus de la moitié de sa surface. Elle sert
de paroi latérale à l’encéphale et recouvre la partie supéro-externe du rocher.
Elle est limitée : en avant et au-dessus, par la suture écailleuse qui la sépare
du sphénoïde et du pariétal ; en arrière, par la suture pétro-squameuse
postérieure (suture pétro-squameuse externe) qui la sépare dit rocher (région
pétro-mastoïdienne).
Dans la région ptérique, l’écaille vient normalement au contact du
pariétal et du sphénoïde (ptérion en H) mais parfois (1) elle sépare le pariétal
du sphénoïde et vient au contact du frontal (plus fréquemment dans les
races dites primitives) par l'intermédiaire de l'apophyse frontale du
temporal (2) (ptérion en H retourné) ; ou encore, le contact se fait entre
les trois os en un seul point (ptérion en K). D’après les diverses statistiques
effectuées à ce sujet, le pourcentage de chaque type de ptérion varie
suivant les auteurs (3). Toutefois on peut considérer que la forme du
ptérion en H représente le type normal humain, 80 % en moyenne.
(1) Hecker, 1926/27.
(2) « Stirnforsatz » des auteurs allemands.
(3) Anoutchinc (1878), Schlocker (1879), Eanke (1898), Le Double (1903), Cohn (1915-
1910), Broek (1917), Lange (1924), Collins (1925, 1926, 1930), Heeker (1926. 1927). Masea-
renhas (1926/27), Martin (1928), Ashlcy Montagu (1933), Carette-Pillot (1948). Libeisn
Fcnart et Olivier (1956).
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
La hauteur de l’écaille dépend en grande partie de la forme de la suture
écailleuse. Celle-ci décrit extérieurement une courbe à concavité inférieure
plus ou moins accentuée, plus rectiligne chez l’enfant et les races primitives.
Par la suture écailleuse, le temporal s’imbrique au-dessus du pariétal, aussi
le tracé endocrânien de la suture ne correspond-il pas à son tracé exocrânien.
Les variations de la forme extérieure de la suture écailleuse restent soumises
à l’étroite dépendance de la plus ou moins grande étendue de la zone de
recouvrement du temporal (Mochi, 1908).
Pour avoir une idée de la forme extérieure de l’écaille, Schultz (1916)
en calcule l'indice hauteur-longueur. Cet indice met en relief le changement
de forme de l'écaille au cours de la phylogénie et de l'ontogénie. Il est en
moyenne de :
32,1 chez les Catarhiniens,
36,6 chez les Anthropomorphes,
54.8 chez le nouveau-né,
58.8 chez l’Homme fossile,
69 chez l’Homme actuel.
La croissance de l’écaille se fait donc à partir de formes allongées vers
des formes élevées.
La suture pétro-squameuse postérieure se synostose rapidement, en
principe vers l’âge de deux ans, mais peut être observée chez certains crânes
adultes. Elle forme un sillon oblique de haut en bas qui passe en avant
de l’apophyse mastoïde, et rejoint la suture pétro-squameuse interne au
niveau de l’incisure pariétale.
La surface de l’écaille, légèrement convexe, présente un modelé très
atténué, presque lisse : seul un sillon vasculaire (parfois ramifié dans sa
partie supérieure) répondant à l’artère temporale superficielle (branches
frontale et pariétale) la traverse dans sa partie postérieure.
À titre d’anomalie, Le Double (1903) cite diverses perforations veineuses
de l’écaille: le trou sus-glénoïdien ou supra-glénoïdien percé au-dessus de
la racine longitudinale de l'apophyse zygomatique ; le trou squameux anté¬
rieur situé dans la portion antéro-inférieure de l’écaille.
La limite inférieure de la portion verticale de l’écaille est représentée
par la portion rétro-méatique de l’écaille et par l’apophyse zygomatique,
la première postérieure, la seconde antérieure.
b) La portion rétro-méatique occupe dans le prolongement de la portion
verticale de l’écaille une surface triangulaire rétro-auriculaire ou rétro-
méatique. Elle se délimite :
— à sa partie supérieure, par une crête incurvée vers le haut (prolonge¬
ment de la racine postérieure ou longitudinale de l'apophyse zygomatique),
déprimée au-dessus du méat auditif externe. Cette crête (linea temporalis
de Ilenle, crête sus-mastoïdienne de Broca, crête sous-temporale ou infra-
temporalis d’Albrecht) continue le bord supérieur de l’apophyse zygomatique
et rejoint l’incisure pariétale ;
— en arrière, par la sut ure pétro-squameuse postérieure :
Source : MNHN, Paris
R. SABAN
— à sa partie inférieure, par le tympanal pour constituer avec lui le
conduit auditif externe.
En arrière du méat auditif externe, la portion rétro-méatique de l'écaille
présente une saillie à développement variable (épine de Hcnle, spina supra-
nienlum) suivie d’une fossette (foveola supra mealum) criblée par de nom¬
breux orifices vasculaires (zone criblée rétro-méatique).
c) L’apophyse zygomatique, libre dans sa partie antérieure, limite
extérieurement, avec le malaire ou jugal (I) la fosse temporale située en
arrière de l’orbite cl comprise entre l'arcade zygomatique et la paroi crâ¬
nienne (alisphénoïde et portion corticale de l’écaille temporale).
Elle naît de deux racines: l'une, postérieure ou longitudinale, se pro¬
longe — comme nous l’avons vu précédemment par la linra temporalis ;
l'autre transverse, que nous étudierons avec la portion horizontale de l'écaillé
en norma basalis. A sa base elle s’écarte de la portion verticale et se dirige
vers l'extérieur, se courbe, vers l'avant et s’aplatit transversalement, puis
s'articule avec l’apophyse temporale de l'os malaire par la suture zygo-
matico-malaire (ou temporo-malairc), oblique de haut en bas et d'avant
en arrière (2). Son bord supérieur, mince, lisse et rectiligne, parfois faible¬
ment arqué, forme une large gouttière au-dessus de la base de l’apophyse.
Son bord inférieur, beaucoup plus épais mais beaucoup plus court que le
bord supérieur, creusé par la fosse massétérienne (zone d’insertion du muscle
masséter) se continue par un renflement volumineux, le tubercule zygo¬
matique antérieur, suivi d’une profonde dépression correspondant à la
fosse glénoïde, limitée en arrière par un second tubercule (tubercule zygo¬
matique postérieur, tubercule rétro-mandibulaire d'Albreclit, heurtoir
de Farabeuf, apophyse post-glénoïde). Ce tubercule, absent dans 50 % des
cas (3), peut toutefois prendre chez certains sujets des proportions impor¬
tantes. 11 affecte généralement la forme d'une apophyse pyramidale toujours
séparée du tympanal. 11 possède parfois un trou post-glénoïdicn (1) dar.s
sa partie postéro-supérieure (Cabibbe, 1901).
II. — Rocher
(Région petro-mastoïdienne)
La région pciro-niastoïdienne, portion externe du rocher, occupe la
partie postéro-inférieure du temporal. Beaucoup moins élevée que l'écaille
elle crée avec cette dernière un angle plus ou moins ouvert, l’incisure parié¬
tale. Ses limites sont constituées par :
— le tympanal (suture pétro-tyinpanique postérieure), en avant ;
(1) Cet ensemble forme l'arcade zygomatique.
(2) Les variations morphologiques de cette suture ont ôté étudiées en détail par Le
Double (1003).
(3) Le Double (1003).
(4) Faux trou jugulaire, ou trou temporal de nombreux auteurs, mentionné par Krause
(1843), Luschka (1850), Hyrtl (1802), Knott (1881), Cheatle (1890). Padget (1050) l'a observé
dans 25 % des nouveaux-nés et 1 % des adultes examinés.
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
— la portion rétro-méatique de l'écaille (suture pctro-squameuse pos¬
térieure (1 ), en haut et en avant ;
— le pariétal (suture pariélo-masloïdienne), en haut, dans la région
astérique ;
— l’occipital (suture pétro-occipitale), en arrière.
La surface de la région pétro-mastoïdienne présente de nombreuses
rugosités dans sa partie inférieure et postérieure, car elle sert d’insertion
à de nombreux muscles qui seront étudiés par la suite. Elle porte à sa partie
antéro-inférieure une volumineuse saillie, en forme de mamelon, à sommet
inférieur dirigé vers l’avant (2), l’apophyse mastoïde (3). Cette apophyse,
libre sur une grande étendue, déborde fortement le plan de la base du crâne ;
elle surplombe une gouttière plus ou moins importante, mais toujours bien
marquée, la rainure digastrique.
Pour Forster (1931), l’apophyse mastoïde se développe sous l’influence
du sterno-mastoïdien (4) et du splénius de la tête. Son développement paraît
en rapport avec la station droite, demandant un grand effort de stabilisation
du thorax. Sa taille semble plus faible dans les races primitives.
L'étude des variations raciales, ontogénétiques, sexuelles et phylo¬
génétiques de l’apophyse mastoïde demande des mensurations précises.
Or elle ne présente pas de points craniométriques fixes et bien définis, à
part le point mastoïdien ( mastoidealc) situé à son extrémité inférieure.
Comment donner alors une idée de son importance ?
De nombreux auteurs se sont penchés sur ce problème sans pouvoir
le résoudre avec satisfaction.
Pour Zoja (18(54) et Le Double (1903) la mastoïde est inscrite dans un
triangle dont la base (largeur) joint le sommet de l’épine supra-mealum
(épine de Henle ou épine tympanale de Poirier) à l’extrémité postérieure
de la rainure digastrique. La hauteur est représentée par la droite qui joint,
sur la face interne de l’apophyse, le centre de la rainure digastrique à l’apex
de l’apophyse.
Broca (1875) et de nombreux ailleurs ne considèrent que sa hauteur
mesurée par la distance auriculo-masloidcate (du niveau de la racine pos¬
térieure de l’arcade zygomatique au sommet de l’apophyse mastoïde),
tandis que Schultz (1916) envisage la hauteur à partir du porion.
Soldalini (1940) modifie la méthode de Zoja et inscrit la mastoïde dans
un triangle dont la base (largeur) est représentée par la droite horizontale
qui joint le centre de la zone criblée rctro-méalique au vestige de la suture
pétro-squameuse postérieure. La hauteur de l’apophyse est mesurée
par la verticale abaissée du sommet (mastoidcale) sur la base.
Capellini (1947) reprend cette dernière méthode mais représente la
(1 ) Cette suture est presque toujours synostosée chez l’adulte comme nous l’avons déjà vu.
(2) D’après Martin (1!)28) l’apophyse mastoïde est inclinéo chez l’Homme, do 20 à 50°
(3) Pour Prentiss (1021) l'apophyse mastoïde est une formation pétro-squamoso-mastoï-
dicnne et non pétro-mastoïdienne.
(4) Gasparini (1040) confirme l’hypothèse de Forster, il met en évidence un coefficient
de corrélation entre le développement du muscle et celui de la mastoïde.
Source : MNHN, Paris
10
R. SABAN
base du triangle (largeur) par la droite joignant le point auriculaire à l’asté-
ii i i a- Hauteur x 100 ...
non. Il calcule 1 indice---dont la valeur moyenne est 68 9
largeur J ' '
Cette méthode présente des avantages sur les précédentes par la fixité
des points envisagés, mais ne semble valable que pour l'Homme, chez lequel
l’apophyse mastoïde occupe presque entièrement la région pétro-mastoï-
dienne. Il n'en est pas de même dans l'ensemble des Mammifères el chez
les Singes en particulier où, comme nous le verrons ultérieurement, l'apo¬
physe reste très réduite tandis que la région pétro-masloïdienne s’étale
en arrière.
A la portion postéro-inférieure de la région pétro-mastoïdienne s'ouvre
un orifice vasculaire, le trou mastoïdien (1), dans lequel passe la veine émis¬
saire mastoïdienne. Parfois il existe plusieurs orifices, proches les uns des
autres, livrant chacun passage à une veine. Les canaux faisant suite à ces
orifices cheminent isolément vers la face endocrânienne (gouttière du sinus
latéral) ou se réunissent en un canal unique après un trajet intra-osseux.
La position du trou mastoïdien se trouve normalement à l'extrémité pos¬
térieure de la rainure digastrique, mais il peut également se situer très près
de la suture pétro-occipitale voire dans cette suture, ou encore dans la
suture pariéto-mastoïdienne.
D'après Libersa (1955) le trou mastoïdien est unique dans 60 % des
cas, double dans 24 %, triple dans 4 % et quadruple dans 1 %. Le plus
souvent l’orifice endocrânien est unique, situé au bord externe de la gouttière
sigmoïde (sinus latéral). Le canal mastoïdien présente cependant un trajet
très variablc(2). Salongueur est inversement proportionnelle à son calibre (3).
III. — Tympan al
Le tympanal constitue en grande partie le conduit auditif externe ;
pour cela il présente à sa partie supérieure une large gouttière transversale,
(1) D'après Coudert (1000), le trou mastoïdien est relativement plus important chez
l'entant que chez l’adulte.
(2) Le plus souvent oblique, il chemine vers l'extérieur sous In table externe de l’os et
(3) Le calibre endocrânien est plus important que le calibre oxocrftnion, toutefois le
calibre oxocrânien, représenté par la somme des calibres du canal et des veines diploïques
devient plus grand que le calibre tonctionnel endocrinien.
Pio. 1. — Homme. Os temporal droit. Face exocrûnienne.
A : vue latérale. B : vue inférieure.
1, écaille temporale ; 2, rocher ; 3, tympanal ; 4, suture écailleuse ; 6, sillon do l’artère
temporale profonde ; 0, apophyse zygomatique ; 7, portion rétro-méat ique ; 8, linca Icm-
Jiorulis-, !), épine de Henle ; 10, méat, auditif externe ; 11, suture zygomntico-malaire ; 12.
fosse inasséterienne ; 13, tubercule zygomatique antérieur; 14. région pétro-mastoïdienne •
15, incisure pariétale ; 10, apophyse mastoïde ; 17. trou mastoïdien ; 18. incisurc sphénoïdale -
1», scissure de Glaser ; 20. apophyse styloïde ; 21. plan sous-temporal ; 22. crête sous-tempo¬
rale ; 23, condyle ; 24, fosse glénoïde ; 25. apophyse post-glénoïde ; 211. trou carotidien ;
27. fossette pyramidale ; 28, fosse jugulaire ; 20. facette jugulaire ; 3(1, trou stylo-mastoïdien •
31, sillon de l'artère occipitale; 32, rainure digastrique; 33, oriilee tubnire.
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
11
Source : MNHN, Paris
12
R. SABAN
hémi-cylindrique, carénée à son extrémité externe et ouverte dans le haut.
Il s'étale en avant et vers le bas en une lame épaisse, quadrangulaire en
forme de « quille de bateau » représentée en grande partie par l'apophyse
tubaire. Sa face interne répond à la cavité lympanique qui sera étudiée
ultérieurement.
Examinons tout d'abord ses rapports avec les os voisins. Son bord antéro-
supérieur, correspondant à l'apophyse tubaire, s'articule avec la portion
horizontale de l'écaille qu'il limite postérieurement, ('.elle articulation
se fait suivant une suture complexe : la scissure de Glaser, qui prend nais¬
sance derrière l'apophyse posl-glénoïde et se termine au sommet de l'incisure
sphénoïdale. Le segment postéro-externe de celte suture est simple, il montre
un contact lympano-squameux (suture tympano-squameuse antérieure) ( 1 ).
Le segment antéro-inteme est au contraire bifurqué, il contourne une hernie
du rocher : le tegmen lympani (2) ; la branche antérieure offre un contact
pétro-squameux (suture pétro-squameuse antérieure), tandis que la branche
postérieure devient pétro-tympanale (suture tympano-pétreuse antérieure).
En dehors de sa morphologie externe compliquée, la scissure de ('.laser
se montre tympano-pétreuse en profondeur sur toute sa longueur. Deux
canaux, auxquels participent le tympana! cl le rocher, cheminent en son
intérieur. Le plus postérieur débouche en arrière du tegmen lympani, sous
une petite apophyse du tympanal (épine lympanique antérieure), c’est
la gouttière malléolaire (sultus malleolaris). bille livre passage à l’artère
tympanique et ses veines, à la majeure partie du ligament antérieur du
marteau et à la corde du tympan. Mais cette dernière (Bellocq, 1921), accom¬
pagnée des fibres les plus internes du ligament antérieur du marteau, quitte
très rapidement la gouttière malléolaire et s’engage dans un canal séparé
(canal antérieur de la corde du tympan, canal d'Huguier (.'$) ou canal tym-
pano-pétreux de Bellocq) de longueur variable qui suit le prolongement
du tegmen tgmpani et débouche le plus souvent à l’extrémité de ce dernier
par un orifice souvent difficile à reconnaître (Hovelacquc-Beinhold, 1920)
au voisinage de l'incisure sphénoïdale. La corde émerge près de l’épine
du sphénoïde (1). A ce niveau, l’apophyse tubaire émet une. saillie épineuse,
épine du rocher de Trolard (1899) ou épine du temporal, qui s'adosse à
l'épine du sphénoïde. De dimension variable, elle peut dépasser parfois
cette dernière.
Son bord inférieur, tranchant, libre et très irrégulier, s'articule par sa
face interne avec le rocher et constitue la crête pétro-tympanale ou pétreuse
(Augier, 19.'51). Cette crête est surtout développée au niveau de l'apophyse
(1) Le trou post-glénoïdion, lorsqu'il existe, s’ouvre & ce niveau.
(2) Le tegmen lympani, prolongement inférieur du tegmen lympani de Grüber, lame
pétreuse descendante do Mourct ou paru fnmirae «le Frey (crûla tegmenta!in), n'est pas toujours
visible ilans la scissure de Glaser; celle-ci est alors simple sur tout, son trajet.
(3) D'après Le Double (11103) ce canal doit être appelé canal «le Comparetti, du nom
do l’anatomiste qui l’a décrit le premier en 1780.
(I) * Lorsque l'épine est étalée, .-Ile s'applique sur la face externe «le l'apophyse tubaire
du tympanal et la corde chemine dans une fente sphéno-tympanalc » (Hovelacque-Reinhold
Source : MNHN, Paris
S TEMPORAL DES PRIA
13
styloïde (1) où elle se prolonge par l’apophyse vaginale qui recouvre sur
une certaine longueur la face antérieure externe et quelquefois la face pos¬
térieure de cette apophyse, créant ainsi une gaine incomplète. Le sommet
tronqué de l'apophyse tubaire, d'ailleurs variable, situé à l’angle des bords
antéro-supérieur et inférieur du tympanal, sert de paroi externe au canal
tubaire (canal osseux de la trompe d’Eustache) et participe à la formation
de l’orifice tubaire.
Son bord postérieur correspond en grande partie à la paroi postérieure
du conduit auditif externe. 11 se soude, dans sa partie supérieure, avec l’écaille
(portion rétro-méatique) et, dans sa partie inférieure, avec le rocher (région
pétro-mastoïdienne) tout au long de l’apophyse mastoîde. Le contact supé¬
rieur est indiqué par la suture tympàno-squameuse postérieure, tandis
que le contact inférieur est représenté par la suture tympano-pétreuse
postérieure. Toutefois la scissure tympanique postérieure se trouve être,
dans sa partie supérieure, tympano-squameuse à l’extérieur, et tympano-
pétreuse à l'intérieur, par suite de la grande obliquité de la scissure pétro-
squameuse à ce niveau. Le canal postérieur de la corde du tympan chemine
à l’intérieur de la scissure tympano-pétreuse postérieure, sur toute sa lon¬
gueur. Il prend généralement naissance à l’intérieur de l’aqueduc de Fallope
(nerf facial) et débouche dans la partie supérieure de la caisse du tympan.
Le corps principal de l’os tympanal épouse la forme d’une large gouttière
transversale, conique, qui contribue à la formation du conduit auditif externe.
11 est constitué :
— par une corne antérieure dont l’extrémité supérieure s'amincit consi¬
dérablement et s'enroule vers l’arrière au contact de l’apophyse post-glé-
noïde ;
— par une corne postérieure, fine lamelle osseuse moins haute que la
précédente, courbée vers l'avant.
Le sommet de la corne antérieure, très oblique vers l’avant, s’épaissit
par la présence d’une crête, crête malléolaire (crista spinarum de Henle)
terminée à l’avant par l’épine tympanique antérieure et à l’arrière par
l’épine tympanique postérieure, qui fait saillie dans la cavité tympanique.
L’extrémité interne du conduit auditif externe forme un anneau presque
complet (2) — vestige de l’anneau tympanique fœtal — parcouru par le
sillon tympanique (suIms tympanicus).
L’extrémité externe du conduit auditif externe forme un bord libre,
rugueux, épais et très étalé dans sa partie inférieure, presque circulaire —
d’un plus grand rayon que celui de l’anneau interne — sur lequel s’insère
la portion libro-carlilagineuse du conduit auditif externe. Sur ce bord
(1) L’apophyse styloïde, en forme de baguette très allongée et pointue à son extrémité,
appartient à l’appareil hyoïdien (stylo-hyal), mais reste en étroite dépendance avec le rocher
où elle s’implante dans la fossette styloïdienno ou styiicnne. Elle s'unit au rocher par un
cartilage, le tympano-hyal. Elle donne insertion au bouquet de Riolan (ligament stylo-
maxillaire et stylo-hyoïdien, muscles stylo-pharyngien, stylo-hyoïdien et stylo-glosse).
Par suite de son attache fragile, elle n’est pas conservée sur do nombreux crânes.
(2) L’espaco compris entre les deux cornes antérieure et postérieure du tympanal foi me
le segment do Rivinus.
Source : MMHN, Paris
14
S A I*AN
débouche un fin canalicule livrant passage à lanière auditive profonde
Parfois, chez l'adulte, la portion inférieure du bord externe du conduit
présente un manque d'ossification, généralement de forme circulaire dû
à un arrêt du développement, ou encore la persistance de la fissure médiane
observée chez l'enfant (Luschau, 1896; Le Double, 190.1; Angelolti 1909-
1910 (1); Vallois, 1Chez le vieillard, par contre, on observe quelques
lacunes, résultat d’une raréfaction du tissu osseux.
D'après Le Double (1904) et Goldstein (1921), l'orifice externe du conduit
auditif (méat auditif externe) affecte tantôt la forme d'une ellipse à grand
diamètre horizontal, tantôt celle d'une ellipse à grand diamètre vertical
ou oblique, la forme la plus générale étant la première.
Norma basaiis
(fig. 1 11)
Nous retrouvons en norma basaiis les divers constituants de 1 os temporal •
l'écaille représentée par sa portion horizontale, le rocher et le (ympanal
L’écaille est séparée du rocher par une profonde incisure, l'incisure sphé¬
noïdale, dans laquelle vient se loger l'angle postérieur de la grande aile du
sphénoïde. La limite externe de séparation entre le lympanal et le rocher
est constituée par une crête mince formant une longue saillie oblique légère¬
ment concave vers l’extérieur, la crête pétro-tympanique ou p’élreuse.
I. — Portion horizontale de i.'éc:aili.e
Cette région, limitée virtuellement en norma basaiis lorsqu'on observe
le temporal dans son ensemble par la scissure de Glaser, se prolonge
en réalité vers l'arrière jusqu'à la région pélro-masloïdienne en formant
la portion supérieure du conduit auditif externe. Elle comprend d’avant
en arrière; le plan sous-temporal et l'articulation Icinporo-maxillaire ou
temporo-mandibulaire, latéralement l'apophyse zygomatique.
Le plan sous-temporal (surface sous-temporale, plan incliné ascendant
sous-temporal de Farabeuf), lisse, présente un dessin triangulaire à sommet
antérieur. Son bord externe consfilue une crête plus ou moins nette suivant
les sujets, la crête sous-temporale, improprement appelée crête temporale
par Bellocq (1921, p. 14), séparant les deux portions (horizontale et verticale)
de l’écaille. Son bord anléro-interne suit la grande aile du sphénoïde avec
laquelle il s'articule par la suture lemporo-sphénoïdale, très déchiquetée
taillée en biseau au détriment de la table externe de l'écaille. ^ ’
La partie temporale de l'articulation temporo-maxillaire comprend •
le condyle, la fosse glénoïde et l’apophyse post-glénoïde.
(1) D’après Angêlotti (1009/10) le manque d’ossifleation du tympanal ao retrouve e
in .yenne dans lfi % des crânes, on général bilatéralement ou, dans le cas contraire ph"
fréquemment du côté gvjeh -. et montre une nette prédominance chez la femme. 1| semble”
d'autre pirt, en rapport avec les déformations crâniennes artificielles, observées chez cei-
tiin-s peuplades (Péruviens, Argentins, etc...), provoquant un retard d’ossifleation.
Source : MNHN, Paris
Le condyle du temporal forme une saillie transversale allongée, légère¬
ment oblique (les prolongements des deux condyles se rencontrent en avant
du trou occipital) et déprimée en son milieu. Son versant antérieur, plus
court et moins convexe que le versant postérieur, se continue avec le plan
sous-temporal. Son versant postérieur (1), répondant à la fosse glénoïde,
se termine du côté interne par une saillie arrondie, plus ou moins développée,
surplombant la suture temporo-sphénoïdale. Son bord externe se confond
avec le tubercule zygomatique antérieur (2). En avant de ce dernier, l'apo¬
physe zygomatique se montre large et plane, légèrement déprimée par la
fosse d'insertion du muscle masséter qui se poursuit jusqu a la suture zygo-
matico-malaire.
La fosse glénoïde (cavité glénoïde, fossette mandibulaire, fos.sa mandibu-
laris ou encore fovca articularis), très échancrée latéralement, constitue une
gouttière grossièrement triangulaire à sommet interne et antérieur. Elle
prolonge le versant postérieur du condyle (3) et se limite en arrière par
l'apophyse post-glénoïde. L’extrémité interne de la fosse vient — en face
de l’incisure sphénoïdale — au contact de l'apophyse tubaire du tympanal
qui en forme la limite postéro-interne, en arrière de la scissure de Glaser,
tandis que l’extrémité externe répond à la racine postérieure de l’apophyse
zygomatique, encastrée entre le tubercule zygomatique antérieur et l’apo¬
physe post-glénoïde (4).
IL Rocher
Situé du côté interne de l’os temporal, le rocher se présente en norma
basalis comme une portion grossièrement triangulaire à sommet antérieur,
allongée suivant un axe oblique dirigé en avant et vers l'intérieur, très
accidentée surtout dans sa partie antérieure.
La crête pétro-lympanique (bord inférieur du rocher) qui le sillonne
sur les deux tiers de sa longueur, délimite deux faces de la pyramide
pélreuse : la face inférieure, la plus complexe et la face antérieure ou latérale
externe.
a) Face inférieure :
La face inférieure (5) se décompose en trois parties : le tiers antérieur
ou pointe du rocher, le tiers moyen vasculo-nerveux et le tiers postérieur
ou région pétro-mastoïdienne.
(1) Un mince sillon, trace de la capsule articulaire, marque la limite des deux versants
chez certains individus.
(2) Sa continuité avec l'apophyse zygomatique le fait décrire par certains auteurs comme
racine transverso do l’apophyse zygomatique.
(3) Celui-ci par sa convexité crée un élargissement au centre de la fosse glénoïde, lui
donnant ainsi un aspect subsphérique dans certains cas.
(4) L'apophyse post-glénoïde se continue vers l'intérieur en arrière de la fosse glénoïde.
le long de la scissure de Glaser, par une crête plus ou moins accentuée que Bellocq (11)24)
appelle la crête tympnnique.
(5) Son observation s’effectue beaucoup plus facilement sur un temporal isolé.
Source : MNHN, Paris
La pointe du rocher s'encastre à la manière d'un coin entre l'alisphénoïde
et le basioccipital ; plus ou moins tronquée suivant les individus, son extré¬
mité correspond au trou déchiré antérieur (trou déchiré moyen des auteurs
anglo-saxons pour lesquels le trou déchiré antérieur correspond à la fente
sphénoïdale). Très rugueuse sur toute sa surface (1), elle est bordée du côté
interne par la gouttière du sinus pétro-occipilal (sinus d'Englisch) qui longe
la suture basi-occipilale.
La portion centrale, vasculo-nerveuse, comprend d'avant en arrière :
— au voisinage du bord inférieur du rocher, l'orifice d'entrée du canal
carotidien (trou carotidien), de section plus ou moins ovalaire, orienté
suivant l’axe longitudinal du rocher. Ce canal (2), très volumineux, fortement
coudé, formé de deux tronçons à angle droit, occupe toute la partie supé¬
rieure de la pointe du rocher et livre passage à la carotide interne. A l’inté¬
rieur du trou carotidien, s'ouvre — sur la paroi postéro-interne du canal_-
un petit pertuis (3), origine du canal carotico-tympanique communiquant
avec la cavité tympanique, dans lequel s'engage une artériole, branche de
la carotide interne, et un lilel nerveux sympathique (filet carotico-tym¬
panique) qui relie le plexus péri-carotidien au nerf de Jacobson ;
— une plage triangulaire lisse, excavée et échancrée au niveau du bord
interne du rocher (extrémité postérieure du sinuspélro-occipital), adjacente
par son sommet interne à la paroi postéro-interne du trou carotidien. Cette
dépression, plus profonde du côLé interne, constitue la fossette pyramidale
ou pétreuse dans laquelle se loge le ganglion d'Andersh ou ganglion pélreux
qui dépend du nerf glosso-pharyngien (4). Une branche collatérale, le nerf
de Jacobson, ainsi que des rameaux carotidiens, se détachent de ce dernier
et pénètrent à l’intérieur du rocher ; le premier par un étroit canal (canal
de Jacobson) communiquant avec la partie inférieure de la caisse du tympan,
le plus souvent situé à l'extrémité de l’angle externe de la dépression, sur
le bord postérieur du trou carotidien ; les seconds en empruntant le canal
carotidien où ils forment avec le sympathique et le pneumogastrique, le
plexus intercarotidien ;
— une crête transversale, la crête jugulaire, qui rehausse le bord postérieur
de la fossette pétreuse et traverse toute la largeur du rocher. Elle sépare
dans le trou déchiré postérieur la partie nerveuse de la partie veineuse
ainsi que la fosse jugulaire du trou carotidien. De plus elle forme le rebord
antérieur de la fosse jugulaire :
— la fosse jugulaire (trou déchiré postérieur), profonde dépression
( 1 ) Plancher du canal carotidien sur lequel s’insère le muscle élévateur du voile du palais
(péristaphylin interne).
(2) A titre d’anomalie. Le Double (1903) cite l'absence do paroi inférieure du canal
ci'jtidien, ainsi que son étroitesse allant jusqu'à l’oblitération, phénomène en rapport
avec le calibre do la carotide interne, voire son existence. En effet le canal carotidien
r 5 dite d’une simple ossification péri-artériolle naissant par deux lames de la face antéro-
inférieure du rocher.
(3) Cet orifice peut être dédoublé (Le Double, 1903).
(1) Lo prolongement externe de la fossette pétreuse forme uni' gouttière pour le passage
du nerf glosso-pharyngien, gouttière parfois transformée en canal par un pont osseux.
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
17
lisse (1), qui s'ouvre derrière celle crête el dans laquelle se loge l’extrémité
supérieure renflée ou golfe de la veine jugulaire interne. Le fond de la fosse
est parcouru par un fin sillon, dirigé d’avant en arrière et de l’extérieur vers
1 intérieur, se terminant par un étroit pertuis, Vostium inlroitum, situé le
plus souvent dans l'angle postéro-externe de la cavité. Cette gouttière
marque le passage du rameau auriculaire du pneumogastrique qui s'engage
ensuite dans un canal se terminant dans l’aqueduc de Fallope (2). La fosse
jugulaire se complète sur l’occipital, du côté postéro-interne, par une dépres¬
sion allongée, qui continue le sinus latéral cL suit l'articulation pélro-occipi-
lale sur le côté interne de la facette jugulaire. L'extrémité externe du
bord postérieur de la fosse jugulaire, complète, avec le bord externe de la
facette jugulaire, la gaine de l’apophyse styloïde, formée par l'apophyse
vaginale du lympanal, cl crée ainsi une profonde cavité, la fossette du
tympano-hyal (cuvette de l’apophyse styloïde, fossette styloïdienne ou
stylienne). Sur le bord interne de la fosse jugulaire, en avant de celle-ci, se
détache — entre la fossette pétreuse et la fossette jugulaire — l'épine
jugulaire qui surplombe le trou déchiré postérieur et sépare ainsi dans ce
dernier l'orifice des nerfs mixtes IX-X-XI de l’orifice veineux (jugulaire
interne) ;
une profonde dépression triangulaire à sommet antérieur, située contre
l'extrémité postérieure de la crête pétreuse, en arrière de l’apophyse styloïde,
au fond de laquelle s'ouvre le trou stylo-mastoïdien, par où débouche l’aque¬
duc de Fallope, passage du nerf facial et des vaisseaux slylomastoïdiens
(veine et artère). Parfois le trou stylo-mastoïdien est accompagné du côté
externe par un orifice de plus faible diamètre dans lequel s'engage la corde
du tympan, lorsque celle-ci se détache du facial en dehors du crâne (3).
D autre part, à titre d’anomalie, on peut observer sur certains crânes un
petit pertuis, externe au trou stylo-mastoïdien, l'ostium exitus ( 4 ), abou¬
tissement du canal du rameau auriculaire du pneumogastrique qui débouche
normalement à l’intérieur de l'aqueduc de Fallope.
Le tiers postérieur, très accidenté, fait suite à la portion vasculo-nerveuse,
en arrière du trou déchiré postérieur, lorsque l'on considère le crâne dans
son ensemble.
D aspect triangulaire à base antérieure, il est presque entièrement occupé
par l’apophyse mastoïde, énorme saillie osseuse située sur son bord externe.
Son bord interne s'articule avec l'occipital (partie basse de l'écaille
occipitale) suivant la suture pétro-occipitale. Cette suture présente une
zone d’étroit accolement, la facette jugulaire (5) de dimensions très variables
d’un côté A l'autre du crfinc. Elle se tro
(2) Nous étudierons son parcours en
temporal.
(3) Ei général la corde du tympan a
Fallope, au voisinage du trou stylo-mas
(4) D'après Le Double (1903), il est
(5) Sur le temporal isolé, elle montr
matisée.
orme et dimension suivant les individus, ainsi que
•uve en général plus importante du côté droit,
détail dans le chapitre concernant les canaux du
jc détache du facial A l’intérieur de l’aqueduc de
stoïdien.
parfois dédoublé.
Mémoires du Muséum. — Zoologie, t. XXIX.
Source : MNHN, Paris
18
R. SARAN
suivant les individus, sur laquelle se soude solidement l'apophyse jugulaire
de l’occipital.
Entre la suture pétro-occipilale et le bord interne de l’apophyse inas-
toïde, se trouvent deux dépressions longitudinales séparées par une crête
plus ou moins développée, l’éminence juxta-mastoïdicnne (Rouvière) (1).
La première dépression, la plus réduite, longe la suture pétro-occipilale
et marque la trace de l’artère occipitale. La seconde, beaucoup plus impor¬
tante et lisse, la rainure digastrique, représente la fosse d’insertion du muscle
digastrique. Large et longue de plusieurs centimètres, elle longe le bord
interne de l’apophyse mastoïde ; son extrémité antérieure se situe derrière
le trou stylo-mastoïdien, tandis que son extrémité postérieure se termine
à proximité du trou mastoïdien.
b) Fuce <intérieure :
La face antérieure, latérale externe, présente deux régions : une tym-
panale et une tubaire.
La région tympanale répond au conduit auditif externe par son arti¬
culation avec le tympanal ; à la cavité tympanique et au canal tubaire
(trompe d'Euslache) dont elle forme la paroi antéro-externe ( tegmen tympani),
la seule visible en nurma basalis.
La portion tubaire regarde latéralement et forme, avec la grande aile
du sphénoïde, la gouttière tubaire qui fait suite au canal tubaire et donne
appui à la portion fibro-cartilagineuse de la trompe d'Eustache.
III. — T YM PANAI.
Nous retrouvons ici, sous un autre angle, les divers éléments du tym-
panal décrits en norma lateralis.
La partie antérieure du tympanal, apophyse tubaire, fortement
concave (2), limitée antérieurement par la scissure de Glaser, constitue
la fosse tympanale, pour former avec la cavité glénoïde la fosse mandibulaire.
Angle tympano-pctreux.
Les variations de la région pétreuse, reconnue d'une grande importance
phylétique depuis les travaux de Weidenreich (1931) (3) peuvent être matéria¬
lisées par l’angle tympano-pétreux. Cet angle indiquant l'inclinaison du
conduit auditif externe sur l'axe du rocher en norma basalis, oscille aux envi¬
rons de 180° chez l’Homme adulte. Cependant des variations raciales (varia¬
tions de l’angle entre 139 et 178°) ont été récemment enregistrées permettant
(Chamla, 1956)de différencier, par exemple, les Noirs d’Afrique (moyenne 163»)
(1) Cette éminence, souvent appelée A tort apophyse para-occipitale, présente une mor¬
phologie très variable. D’après Goldstein (1021 ),olle peut être mal définie ou absente (23,8 °/„) t
bulbeuse (13,8 %), avec une crête courbe (15,8 %). avec une crêto longue (21,4 %), irré¬
gulière (21.2 %). en forme de tubercule (13 %). divisée (7,4 %) ou former une apophyse
rotro-mastoïde (0,8 %). Pour Corner (181)8). c’est l’apophyse para-mastoïde.
(2) Sa concavité s’accroît avec la saillio de la corne antérieure du tympanal.
(3) Mis A part les travaux d’Escat (1894) et de Hrdlicka (1907).
Source : MNHN, Paris
>S TEMPORAL DES PRIMATES
19
et les Eskimo (moyenne 159°) des groupes leucodermes et xanthodermes
d'Asie (moyenne 173°), caractères déjà signalés par Genet-Varcin (1949)
chez les Negrilos, et Chamla (1954) chez les populations du Dahomey.
Il est toutefois difficile de faire une détermination précise de cet angle
par suite de l’absence de points de repère fixes. Certains considèrent, grosso
modo, la direction du conduit auditif externe et celle de l'axe exocrânien
du rocher. D'autres envisagent comme direction du conduit auditif externe
celle de la crête pélro-tympanique et comme direction du rocher celle de
l’axe médian exocrânien passant par le trou carotidien, le sommet de cet
angle se trouvant au poinl de rencontre des deux axes, au centre du trou
carotidien, loul dernièrement Jouffroy (1954) propose trois méthodes
mathématiques de mensuration, difficilement applicables par suite de leur
complexité. Chamla (1956) reprend les données de Weidenreich ( 1931 ,
1943) et les modifie en considérant l'extrémité de l’apophyse vaginale du
tympanal comme sommet de l'angle, au lieu du centre du trou carotidien.
Comme nous pouvons le remarquer, les points définissant cet angle ne sont
pas absolument fixes. En effet la direction du conduit auditif externe pré¬
sente des difficultés de repérage par suite de l’étalement très variable de
l'apophyse tubaire et de l’apophyse vaginale ; de plus, la brièveté du conduit
chez l'Homme, par rapport aux autres Primates, crée une source d’erreurs
appréciables. D'autre part la direction de l’axe exocrânien du rocher est
matérialisée par son axe médian ; or. le rocher s'enfonce en coin dans l'inci-
sure sphénoïdale et entre plus ou moins en contact avec les os avoisinants,
sa pointe très irrégulière, souvent tronquée et déchiquetée, se termine
parfois par une expansion effilée de direction variable, tous facteurs appor¬
tant des difficultés dans la mesure de l’angle.
Si l’on examine un temporal isolé, on constate que la direction effective
du rocher est représentée par son axe endocrânien, l'arête du rocher.
La variation de l'angle ainsi mesuré chez divers Primates est alors très
faible, ce dernier restant au voisinage de 100°, phénomène observé par
Chamla (1956) (1).
Deux méthodes de mensurations s'offrent à nous : la première, en consi¬
dérant l’axe exocrânien du rocher et l'axe du conduit auditif externe ;
la seconde, l’axe endocrânien du rocher et l'axe du conduit auditif externe (2).
En considérant la première, il suffit d'effectuer la mesure de l’angle tympano-
petreux sur des radiographies prises sur le plan de la base du crâne. Le
conduit auditif externe s’y dessine très nettement, il est alors facile d'en
connaître la direction en prenant la perpendiculaire à l'axe de projection
du méat auditif externe. Quant à l'axe exocrânien du rocher, il reste très
fictif, étant donné les nombreuses variations individuelles de la pointe
du rocher, mais peut néanmoins être matérialisé par la droite joignant
U) Cet auteur mesure l’angle d’inclinaison do l'arête du rocher sur lo plan sagittal médian.
Cet angle est d’environ 50°. D'après nos observations sa valeur serait de 55° environ (voir
angle bipétreux, p. 100).
(2) Nom venons toutefois de remarquer qu’avec ce dernier procédé l’angle reste rela¬
tivement cinstant ; il ne peut donc nous donner des indications phylétiques.
Source : MNHN, Paris
20
R. SABAN
le centre du trou carotidien au point médian du sommet de la pointe, et
servir ainsi de commune mesure dans les comparaisons.
Les mensurations ainsi effectuées nous ont donné des chiffres variant
entre 140 et 160° qu’il faudrait contrôler par l’examen de nombreuses séries.
MORPHOLOGIE ENDOCRANIENNE
En vue endocrânienne n'apparaissent que deux des constituants du
temporal : l’écaille et le rocher, séparés l'un de l'autre par la suture pétro-
squameuse interne (1).
I. — Écaille
(fig- 2)
La face endocrânienne de l’écaille présente une grande surface verticale
à concavité interne — plus réduite que la face interne correspondante par
suite du large biseau (2) d’imbrication du pariétal — et un petit segment
antérieur triangulaire.
La portion verticale, directement en rapport avec l’encéphale se modèle
sur celui-ci (3) et montre des irrégularités (1), irace des scissures, des cir¬
convolutions et des vaisseaux cérébraux.
D'après les nombreux travaux concernant la topographie crânio-céré-
brale (5), l’écaille temporale recouvre la majeure partie du lobe temporal
du cerveau. La superposition du dessin des sutures crâniennes et de la
morphologie cérébrale montre également, en vue latérale, la scissure de
Sylvius (6) tangente au bord supérieur de la suture écailleuse, le pôle tem-
(1) Cotte suture est toujours tris visible quel que soit l’Age de l’individu. « Dans certains
cas la scissure pétro-squameusc interne peut persister chez l’adulte sous l’aspect d’une fissure
plus ou moins profonde et plus ou moins complète, logée dans l'angle pétro-squameux
mettant ainsi en relation directe la caisse du tympan et la cavité crânienne ; en pareil cas'
il n’est pas rare do rencontrer des zones de déhiscence au niveau des bords de cette fis»tue '»
(Paturet, 1951, p. 129).
(2) Le biseau n’existe pas sur le bord antérieur, en contact avec le sphénoïde
(3) Cf. Augier (1931).
(4) Plus ou moins nettes suivant les individus.
(5) Turner (1873, 1874); Poulhouze (1870); Féré (1882); Roid (1884); Féré (1885)
Anderson et Makins (1889) ; Muller (1889) ; Debierre (1890) ; Le Fort (1890) ; Poirier (1890) ’
Horsley (1892) ; Reynier et dlovcr (1900) ; Spitzka (1901) ; Elliot Smith (1007) ; Symincton
(1915) ; Delmas et Pertuiset (1954).
(0) La scissure de Sylvius sert do limite supérieure au lobe temporal et le sépale du
lobe frontal. Cette scissure, quoique large et profonde, ne marque qu’une faible trace su •
la face endocrânienne du pariétal, par suite de la présence du canal sylvien (espace sous-
arachnoïdicn) qui la parcourt et dans lequel se trouve du liquidu céphalo-rachidien.
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
21
poral débordant sur la région ptérique, principalement sur le sphénoïde
où prend naissance la scissure de Sylvius (fosse sylvienne). La face endo¬
crinienne de l’écaille temporale, plus réduite que la face exocrânienne
— comme nous venons (le le voir —, n’atteint pas le niveau de la scissure
de Sylvius, mais celui du sillon parallèle (postsylvia, premier sillon temporal
ou sillon temporal supérieur) qui s’inscrit par une crête intermittente,
souvent faible, à la base du biseau de la suture écailleuse. Le deuxième
sillon temporal (sillon temporal moyen) est par contre toujours très forte¬
ment indique par une crête robuste, généralement en forme d'arc à concavité
inférieure (1), ramifiée par le moulage des sillons secondaires de la circonvo¬
lution qu’il délimite. Entre les crêtes représentant les sillons, l’écaille forme
de larges dépressions dans lesquelles se logent les circonvolutions cérébrales
du lobe temporal : la circonvolution temporale moyenne T2, comprise
entre le bord inférieur du biseau de la suture écailleuse et la crête du sillon
temporal moyen ; la circonvolution temporale inférieure T3, assise sur le
segment horizontal de l’écaille (2), limitée à sa partie supérieure par le sillon
temporal.
11 est toutefois important de noter que les sillons temporaux situés
les plus bas sont les mieux marqués sur la face antérieure du temporal.
Ceci est en partie dû à la station droite dans laquelle la masse cérébrale
exerce une plus grande pression vers le bas que latéralement, comprimant
plus fortement le liquide céphalo-rachidien (3) — compris entre l’arach¬
noïde et la dure-mère collée contre la paroi crânienne (4) — à ce niveau.
En effet, une coupe transversale du crâne (fig. 3) passant par l'os tempi ral
nous a permis de mieux apprécier les rapports de la topographie crânio-
cérébrale et d’observer la réduction de l’espace arachnoïdien vers la base
du cerveau.
La dure-mère crânienne possède d’autre part des pédicules artériels
qui lui sont propres, telle l'artère méningée movenne (branche de la maxil¬
laire interne).
D’après Weidenreich (1938) nous envisagerons l’artère méningée moyenne
comme un seul tronc artériel de gros diamètre, terminé par le ramus anlerior
dirigé vers le bregma. Le tronc donne naissance à deux branches colla¬
térales : une supérieure, ramus médius, dirigé vers l’obélion : une inférieure,
ramus poslerior, dirigé vers le lambda.
En ce qui concerne le temporal on observe sur l'écaille la trace du tronc
artériel, près de son origine ; trace indiquée par une large gouttière au voi¬
sinage du trou petit rond, le long du bord antérieur de la suture écailleuse.
Au niveau de la portion horizontale de l’écaille se détache généralement
(1) Ces impressions cérébrales sont variables comme les organes cérébraux dont elles
sont en principe la fidèle image.
(2) Le lit de cette circonvolution répond dans l’ensemble à l’angle pétro-squameux
et longe la suture pétro-squamouse interne. Toutefois dans la portion antérieure où apparaît
le segment horizontal de l’écaille, ce dernier donne A lui seul assise A la circonvolution.
CD Le liquide céphalo-rachidien sert A amortir les impulsions systoliques.
(t) Espace sous-arachnoïdien des auteurs français ou espace arachnoïdien des auteurs
anglo-saxons.
Source : MNHN, Paris
22
R. SAB AN
le ramus posterior; il inscrit un sillon qui remonte légèrement puis se dirige
vers l'arrière en longeant la deuxième circonvolution temporale T2, au-
dessus du sillon temporal moyen.
Le long de la suture pétro-squameuse interne court parfois (1) un très
faible sillon vasculaire, souvent partiellement recouvert par de petits ponts
osseux,dans lequel chemine le sinus pètro-squaineux, vestige du sinus fœtal.
e T 2 ; 7, loge, de
Fia. 2. — Homme. Os temporal droit, face ondocrftnienne,
1, écaille ! 2, rocher ; 3, gouttière du sinus pétreux supérieur
j sillon temporal supérieur ; 5, crête correspondant
e la circonvolution temporale moyen - " 1
- ~ sillon de l’artère raéninf
1, suture pétro-squameiu
..._ . . 14, fossette gassérienne ;
17. aninentia arcuata ; 18, sinus latéral ; 19, trou inasti
sigmoïdo-antrale.
le supérieure.
, crête correspondant
lillet
îo ; 12, canal pétro-mastoïdien ;
uttière carotidienne; 10, hiatus do Faliôpë';
lice du canal de la veine’
Ce sillon part en général du sinus latéral, à l’extrémité postérieure de l’arête
du rocher et débouche en avant dans le trou petit rond (2), mais, plus rare¬
ment il peut également se terminer dans le trou post-glénoïdien, le trou
sus-glénoïdien, le trou squameux antérieur ou encore par un étroit canal
qui se perd dans le diploë de l’écaille (Le Double, 1903). Parfois le sillon
pétro-squameux se transforme en canal (aqueduc de Verga) sur une pl us
ou moins grande longueur, au voisinage du sinus latéral (portion posté¬
rieure de l'arête du rocher) par une expansion osseuse du rocher qui recouvre
la face endocrânienne de l’écaille.
(1) Rarement chez l’adulte.
(2) Communication du sinus pétro-squameux avec les veines méningées moyennes.
Source : MNHN, Paris
TEMPORAL DES PRIMATES
23
II. — Rocher
En vue endocrânienne, le rocher (pyramide pétreuse) se présente sous
deux faces séparées par le bord supérieur ou arête du rocher :
— la face antéro-supérieure correspondant au cerveau, que nous appel¬
lerons face cérébrale (fig. 2) ;
— la face postéro-supérieure correspondant au cervelet, que nous appel¬
lerons face cérébelleuse (lig. 4).
1° Arête du rocher.
Le bord supérieur du rocher, à direction antéro-interne, constitue une
arête plus ou moins vive, parfois sinueuse, marquée de dépressions. Une
gouttière, généralement large, le parcourt sur tout son trajet (1), mieux
indiquée toutefois dans sa partie postérieure oü s’inscrit le sinus pétreux
supérieur (2). Le rebord supérieur de cette gouttière surplombe fréquem¬
ment la face cérébelleuse sous-jacente, dans sa partie postérieure. Une
première échancrure située à l’extrémité antéro-interne, livre passage au
nerf moteur oculaire externe qui chemine sous le ligament sphéno-pétreux
de Grüber et le sinus pétreux supérieur. Cette échancrure est suivie d'une
seconde, plus large (1 cm env.) pour le trijumeau qui passe également sous
le sinus pétreux supérieur (3), ce dernier étant inclus dans l’épaisseur de
la grande circonférence de la tente du cervelet. Parfois, d’après Grüber
(cité par Le Double, 1903) des plaques calcaires ostéophytes peuvent se
déposer dans les feuillets de la dure-mère sous forme d'un crochet ou d’un
pont osseux (4) adhérent ou non au rocher (ossification de la tente du cer¬
velet) qui s’insère sur toute la longueur de l’arête.
En son milieu, l'arête du rocher marque une forte saillie, principale¬
ment due au canal semi-circulaire supérieur, précédée d’une dépression (5)
recouverte parfois de crêtes plus ou moins développées. Au fond de cette
dépression s’ouvre le canal pétro-mastoïdien (6) (antro-cérébelleux de Girard,
(t) Cutte gouttière croise en réalité très obliquement l’arête du rocher, la partie posté¬
rieure s’inscrit sur la face cérébelleuse du rocher sous l’arête, tandis que sa partie antérieure
se situe sur la face cérébrale en arrière de l’incisure trigéminale.
(2) Cette gouttière n'existe qu'en dehors de l'impression trigéminale et est en général
peu marquée (Augier, 1031).
(3) Le sinus pétreux supérieur passe en avant et en dessus du ganglion de Casser, dans
le feuillet antérieur de la loge, mais parfois, avant d'atteindre la loge gassérienne, il se bifurque
pour donner deux branches qui passent on avant et en arrière du ganglion. De toute façon,
il chemine parallèlement au nerf moteur oculaire externe jusqu’au sinus caverneux et ne
le croise jamais (Baldenweck, 1908).
(4) Il faut rapprocher de ces formations lo cas rare do processus pétro-post-sphénoïde
(Staurcnghi, 1905, 1900), excroissances osseuses sous forme de baguettes reliant l’arête
du rocher A la selle turciquo, ossification des ligaments dorso-pétreux supérieur (sphéno-
pétreux de Grüber) et dorso-pétreux inférieur, formant ainsi le canal ostéofibreux du nerf
moteur oculaire externe et le canal osseux du trijumeau.
(5) Le plus souvent d'aspect cicatriciel.
(6) L’orifice crânien du canal, généralement unique, se présente sous la forme d'une
fente, mais il peut être cependant double ou triple, dans ce cas un ou deux orifices s'ouvrent
dans la gouttière du sinus pétreux supérieur (Mouret-Rouvière, 1904).
Source : MNHN, Paris
24
R. SABAN
1939), reliquat de la fossa subarcuala fœtale (Rouvière, 1919). Dans ce
canal translabyrinthique, qui inet en communication les cavités mastoï¬
diennes avec la cavité crânienne, pénètre un prolongement dure-mérien ( 1 )
accompagné principalement de veinules diploétiques qui se jettent dans
le sinus pétreux supérieur.
2° Face cérébrale (fig. 2).
La face cérébrale du rocher ou face endocrânienne antérieure (Bellocq,
1923 ; Hovelacque, 1934), encore appelée face supérieure ou supéro-antéro-
externe (Augier, 1931) est libre dans sa partie antérieure où elle forme avec
lïcaille un angle largement ouvert, l'incisure sphénoïdale, dans laquelle
pénètre l'angle postérieur de la grande aile du sphénoïde.
Orienté comme l’arête du rocher, dans le sens antéro-interne, sa surface
s'élargit progressivement au contact de l'écaille ( 2 ) (suture pélro-squameuse
interne) pour diminuer ensuite et se terminer en pointe à son extrémité
postérieure, au niveau de l'incisure pariétale où elle se trouve en contact
avec le pariétal.
Entrant dans la constitution de l’étage moyen de la base du crâne, elle
présente d’avant en arrière les mêmes accidents rencontrés sur l’arête du
rocher et peut être divisée en trois segments : un antérieur, un moyen, un
postérieur.
Segment unléi ieur.
Tout à l'extrémité antérieure, une petite gouttière transversale marque
le passage du nerf moteur oculaire externe.
Une large dépression lui est contiguë, la fossette du ganglion de Casser
(fossette gassérienne). Ce ganglion, ainsi que le plexus triangulaire, sont
compris dans une loge fibreuse formée par un dédoublement dure-mérien ■
le cavum de Meckel, qui s’étend en avant au-dessus du trou déchiré anté¬
rieur (3). La fossette se divise en deux parties: l'une correspondant au vesti¬
bule de la loge gassérienne est étroite et loge le plexus triangulaire ( 1 »-
l'autre, très large, reçoit le ganglion lui-même. A la jonction des deux parties’
(1) Ceci atteste son
(2) Elle épouse la ca
(3) Le trou déchiré a
trémité interne de la gri
gr.md-pétrcux superficiel
vidien ; une interne, tro
(1) Grosso racine, * 1 ou
portance fœtale (fossa subarcuala).
ncavité interne do l’écaille temporale.
îtériour (vestige de l'espace préotiquo fœtal) est délimité par IVx-
,nde aile du sphénoïde et la pointe du rocher. La Unguia le sub-
îne externe, trou sphéno-pétreux, fait suite fi la gouttière du r.orf
et donne passage à ce nerf qui gagne l’orifice postérieur du canal
carotidien. En dehors, ou confondu avec le trou sphéno-pétreux
racine sensitive du trijumeau.
Fxo. 3. — Homme. Coupe transversale de la tète (lassant par le milieu du rochor.
1, circonvolution temporale supérieure ; 2, circonvolution temporale moyenne ; 3, circon¬
volution temporale inférieure: 1, lobule fusiforme; 5, circonvolution de l’hippocamne •
(1, canal tubaire ; 7, écaille temporale (ap. post-glénoïde) ; 8, tympanal. 1 ’
Source : MNHN, Paris
Fia. 3.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
25
on observe parfois un faible tubercule, dit tubercule rétro-gassérien de
Princeteau, situé au voisinage de l’arête du rocher, si ce n’est sur l'arête
même.
En arrière de la fossette gassérienne, la surface du rocher présente une
saillie osseuse constante surplombant le conduit auditif interne, l’éminence
sus-auditive (Latarjet-Wertheimer). Celle éminence correspond au toit
du conduit auditif interne.
Le bord antéro-exlerne de la face cérébrale (pointe endocrànicnne du
rocher), très déchiqueté, correspond au Irou déchiré antérieur. La gouttière
carotidienne (1) (carotide interne), souvent largement échancrée à sa partie
supérieure (2), suit le bord externe de la fossette gassérienne dans une direc¬
tion parallèle à l’arête du rocher.
Dans le prolongement de la gouttière carotidienne, sus-jacent au canal
carotidien, court un fin sillon qui aboutit à l'hiatus de Fallope (3), orifice
du nerf grand pétreux superficiel. En avant de cet orifice débouchent un
ou deux trous de plus petit calibre, l'hiatus ou les hiatus accessoires, émer¬
gence des nerfs petit pétreux, ainsi que parfois du grand pétreux profond (4).
Parlant de l’orifice du canal pétro-mastoïdien, nous avons pu observer
sur quelques crânes un sillon transversal contournant par l'arrière l'hiatus
de Fallope et se dirigeant vers le trou petit rond. C’est la trace d’un sinus
anormal, dérivation du sinus pétreux supérieur (Augier, 1931).
Segment moyen.
En arrière du segment antérieur se dessine une saillie, l'eminentia
arcuata (5), à peu près constante, de morphologie très variable, le plus sou¬
vent allongée dans la direction sagittale du crâne, formant ainsi un angle
aigu avec l’arête du rocher. Cette saillie, considérée classiquement comme
constituée par le canal semi-circulaire supérieur, répond en réalité à deux
formations distinctes, généralement fusionnées chez l'adulte : la première,
la plus externe, correspond au tegmen tympani (6) (toit de la caisse du tympan)
boursouflé au niveau du recessus épitympanique (attique ou logetle), loge
des osselets de l’ouïe; la seconde (Bellocq, 1912) « n'est nullement déter¬
minée par le canal semi-circulaire supérieur, mais paraît plutôt devoir sa
formation initiale aux processus de comblement de la fossa subarcuala ».
(I) Lis bord antérieur ou carotidien du rocher est constitué par les parois du canal caro¬
tidien, extrêmement minces, souvent papyracées, se terminant par des bords acérés et cas¬
sants (Baldenweck, 1008).
*° SUJefc vivant une mince lamelle osseuse recouvre normalement la gouttière
carotidienne et met en rapport le ganglion do Gasser avec la carotide interne.
(3) L'hiatus de Fallope est situé au niveau de l’éminence sus-auditive du côté externe.
(1) Normalement le nerf grand-pétreux profond émerge dans l'hiatus de Fallope.
(•>) R minent ia mamillaris de Paturet (1951).
(8) La face endocrinienne du tegmen tympani présente parfois un manque de substance
au niveau de sa corticale endocrinienne représentée par de petits orifices dans lesquels
s enfoncent des prolongements dure-mériens (déhiscences en » trou de mites » de Mouret)
a urct, 1951). Ces déhiscences sont consécutives A des arrêts dans le développement des
âmes pétro-tympaoique et squamo-tympanique dont l’union (suture pétro-squameuse
interne) contribue à former le toit de la caisse du tympan (Portmann, 1915).
Source : MNHN, Paris
26
I. SABAN
En effet, le sommet du canal semi-circulaire supérieur et celui de Veminentia
arcuata ne se correspondent pas, le premier se trouvant en rapport avec la
partie antérieure de Veminentia arcuata (versant interne).
Segment postérieur.
Cette portion d'allure triangulaire, la pointe dirigée vers l'arrière, limitée
du côté postéro-externe par la gouttière du sinus pétro-squameux, lorsqu’il
existe, ne présente d’autre accident qu'une large cuvette centrale, déprimée
le long de l’arête du rocher qui surplombe le sinus latéral.
Comme l’écaille temporale, la face cérébrale du rocher est soumise à
l'influence du cerveau qui la modèle, influence d'autant plus marquée que
cette face du rocher sert partiellement d’assise au cerveau.
Une coupe transversale (fig. 3) passant par la moitié du rocher, effectuée
sur une tète, nous montre les rapports de la topographie crànio-cérébraie
de cette région. La troisième circonvolution temporale T3 que nous avons
observée sur l'écaille (segment horizontal) occupe toute la région du tegmen
tgmpani et se poursuit en arrière dans la cuvette centrale du segment pos¬
térieur de la face cérébrale. Le lit de cette circonvolution est délimité par
Veminentia arcuata qui, par suite, correspond au troisième sillon temporal
(sillon temporal inférieur). Ceci explique l'allongement dans le sens longi¬
tudinal (parallèle au plan sagittal du crâue) souvent observé pour Veminentia
arcuata (Bellocq, 1912 ; Augier, 1931).
En avant et plus interne, une autre dépression marque le lit de la qua¬
trième circonvolution temporale Tl (lobule fusiforme), sa limite antéro-
interne est représentée par l’éminence sus-auditive ainsi que par le tubercule
rétro-gassérien de Princeteau (lorsque ce dernier existe;, correspondant
au sillon collatéral (quatrième sillon temporal) prolongé en avant par la
scissure rhinique de Relzius, séparant la circonvolution Tl de T5 (circonvo¬
lution de l'hippocampe). Celle-ci repose sur toute la partie antérieure du
rocher, mais ne marque pas son impression sur l’os, par suite de la présence
de la loge fibreuse du cauum de Meckel.
3° Face cérébelleuse (fig. 4).
Cette face forme un angle presque droit avec la face cérébrale et devient
de ce fait sensiblement verticale. D'allure triangulaire, à sommet antéro-
interne, elle est limitée à sa partie supérieure par l'arête du rocher, à sà
partie inférieure par le basi-occipital et l’occipital. Elle fait partie de l'étage
postérieur de. la base du crâne. Sa portion postérieure, la plus externe, cor¬
respond à la région pétro-mastoïdienne, limitée en haut par le pariétal
en arrière et en bas par l'occipital.
Comme la précédente, elle présente un aspect irrégulier. Toutefois sa
surface ne montre pas d'impressions cérébelleuses comme le faisait la face
cérébrale avec le cerveau. En eflet, cette face est, en premier lieu, en contact
dans sa partie postérieure (région pétro-mastoïdienne) avec un important
réseau veineux, le sinus latéral qui l’isole du cervelet, tandis que d'autre part
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
27
sa verticalité la fait échapper en grande partie à l'influence du poids de
l’encéphale. De plus les hémisphères cérébelleux offrent un relief beaucoup
moins important que les hémisphère cérébraux.
On y observe d’avant en arrière :
— la gouttière du sinus pétreux inférieur qui longe le bord inférieur
depuis l'extrême pointe (1) jusqu’à son tiers moyen (2). Cette rainure tou¬
jours nette sur le temporal se complète sur l'apophyse basilaire du basi-
occipital et reçoit le sinus pétreux inférieur, continuation du sinus caverneux.
Fia. 4. — Homme. Os temporal droit. Faco endocrânienne, vue postérieure.
1, arête du rocher ; 2, écaille ; 3. rocher (face cérébelleuse) ; 4, gouttière du sinus pétreux
inférieur ; 5, gouttière du sinus pétreux supérieur ; 6, orifice du canal pétro-mastoïdien
llossa xubarcuata) ; 7, fossette pyramidale ; 8, épine jugulaire ; 0, trou auditif interne ; 10,
fossette unguéale ; 11, fosse jugulaire ; 12, sinus latéral.
Ce sinus se dirige obliquement vers l’arrière dans la gouttière jusqu’au trou
déchiré postérieur où il se coude à angle droit, le traverse et se transforme
en une veine qui débouche dans la jugulaire interne au-dessous du golfe ;
— à l’extrême pointe du rccher, le sillon peu marqué et souvent
inconstant du nerf moteur oculaire externe. Ce nerf après avoir perforé la
dure-mère longe le sinus pétreux inférieur et gravit la face cérébelleuse où
il monte d’abord oblique d’arrière en avant puis vertical vers l'échancrure
(1) A cet endroit l’arête du rocher se prolonge par une épine qui forme un pont plus
ou moins complet au-dessus du sinus pour s’unir parfois à la selle turcique [processus petrosus
dorsalis post-sphenoidalis (Staurenghi, 1000) ou processus spheiwideus médius de Grübcr).
(2) Trou déchiré postérieur.
Source : MNHN, Paris
28
R. SABAN
de l’arête du rocher qu’il croise — comme nous l'avons déjà vu — en passant
sous le sinus pétreux supérieur et le ligament pétreux de Grüber (1) qui
l'applique contre l’os ;
— le trou auditif interne, orifice du conduit auditif interne, de section
généralement ovalaire, regardant vers l’avant, occupe toute la partie pos¬
térieure du tiers antérieur de la face cérébelleuse. Situé plus près du bord
supérieur (arête du rocher) que du bord inférieur (sinus pétreux inférieur)
il est précédé d'une large gouttière oblique vers le haut, trace du nerf
auditif (2), du facial et de l’intermédiaire de Wrisberg. Son bord supérieur
épais et saillant, forme un auvent au-dessus de l’orifice, c'est l'éminence
sus-auditive ;
— l’échancrure de la fossette pyramidale (aqueduc du limaçon dans
lequel passent la veine de l’aqueduc du limaçon et le canal périlymphatique)
s’ouvre sur le bcrd inférieur du rocher, sous le trou auditif interne, précédant
ainsi l’épine jugulaire qui fait saillie au-dessus du golfe de la jugulaire •
— la fossa subarcuala située en arrière du trou auditif interne, près
de l’arête du rocher ou sur elle, présente une variabilité morphologique
individuelle très grande. Didier (1920) en décrit quatre types différents •
dépression, fente, cicatrice osseuse, pertuis. Dans le cas, peu fréquent
d’une dépression, celle-ci entame parfois l'arête du rocher et y fait une
véritable encoche, en avant de Vemincnlia arcuata. Dans le cas fréquent
d'une fente souvent profonde, celle-ci peut être orientée dans toutes les
directions, mais généralement incurvée, à concavité concentrique au trou
auditif interne, à moins que deux fentes se réunissent en V pour former un
bec osseux dirige vers la pointe du rocher, au-dessus de la fossa subarcuuta
Dans le cas, rare, où elle présente un aspect cicatriciel, la surface dû
rocher montre de nombreux plis irréguliers rayonnants. Dans la majorité
des cas ne subsiste qu'un pertuis (quelquefois deux), orifice du canal pétro-
mastoïdien (3) ;
— à quelque distance en arrière du trou auditif interne, la fossette
unguéale ou endolymphatique occupe le tiers moyen de la face cérébelleuse
De situation variable, mais toujours éloignée de l'arête du rocher, elle s’ouvré
généralement au-dessus de la fosse jugulaire (trou déchiré postérieur), sous
la branche commune des canaux semi-circulaires supérieur et postérieur (41
Au fond de la fossette débouche l’aqueduc du vestibule parcouru par une
veine (veine de l'aqueduc du vestibule qui dépend du sinus pétreux supé¬
rieur) et un canal endolymphatique terminé par le sac endolymphatique
Cet aqueduc, plus sûrement que l'aqueduc du limaçon, sert de régulateur
de pression de l’oreille interne (Bellocq, 1922) ;
(1) Parfois l’insertion pét relise de ce ligament se fait sur un
ainsi nettement la gouttière du nerf moteur oculaire externe.
(2) La gouttière est principalement marquée par les deux
la branche cochléonne et la branche vestibulaire ! lo facial et 1
cheminent au-dessus d'elles.
(4) Parfois le canal semi-circulaire postérieur fait une saillie
rocher et accentue la dépression de la fossette unguéale.
éperon osseux qui marque
branches du nerf auditif -
•intermédiaire de Wrisberg
du temporal.
sur la face cérébelleuse du
Source : MNHN, Paris
S TEMPORAL DES PRIMATES
29
— la partie postérieure (région pétro-mastoïdienne) sur laquelle s’inscrit le
sinus latéral qui descend par une courbe en S du pressoir d’Hérophile (1)
et traverse le trou déchiré postérieur où il se transforme en veine jugulaire
interne. Ce sinus (2) évacue chez l’Homme adulte la majorité du sang veineux
de l’encéphale. Il creuse une large gouttière courbe d’autant plus profonde
qu’il est volumineux. La gouttière déborde à sa partie la plus inférieure —
voisinage du trou déchiré postérieur — sur l’occipital (processus jugulaire
de l'occipital). Dans la partie supéro-externe de la gouttière (coude du sinus
latéral) débouchent la gouttière du sinus pétreux supérieur et celle du sinus
pétreux squameux (aqueduc de Verga) — lorsque celui-ci existe — ainsi
que l’orifice du canal de la veine sigmoïdo-antrale d’Eiswc rth (3) ; tandis
qu’à la partie inférieure du coude (lèvre inférieure de la gouttière) aboutit
le canal mastoïdien. Toutes ces veines et sinus s’abouchent avec le sinus
latéral.
INSERTIONS MUSCULAIRES ET LIGAMENTAIRES
Maintenant que nous connaissons la morphologie externe de l'os
temporal, nous pouvons examiner quels sont ses rapports avec les muscles
et les ligaments aponévrotiques ou articulaires qui lui correspondent.
Pour cela nous envisagerons les muscles et les ligaments qui prennent
leurs insertions principales ou secondaires sur l’os temporal. On les distingue
en muscles de la tôte, articulation temporo-maxillaire, muscles du cou et
muscles pharyngiens. A ceci il faut ajouter les petits ligaments accessoires :
ligament jugulaire et ligament sphéno-pétreux, ainsi que les muscles des
osselets de l’ouïe.
A. — Muscles de la tête
Us sont représentés par les muscles masticateurs (masséter et temporal),
l’aponévrose interptérygoïdienne et ptérygo-temporo-maxillaire, le muscle
occipital et l’auriculaire postérieur.
(1) Dépression centrale de 1» protubérance occipitale interne.
(2) Plus important du côté droit que du côté gaucho. 70,08 % d'après les dernières sta¬
tistiques de Hadzisolimovic, Savkovic et Bubic (1001).
(3) Cette veine souvent dédoublée ou détriplée pénètre dans le sinus latéral par des
orifices différents. Elle devrait s’appeler logiquement — en se basant sur le sens du courant
veineux — veine antro-sigmoïdienne car elle draine le sang veineux do la muqueuse de
l'antre dans le sinus latéral où elle se déverse toujours au voisinage du coude de ce dernier
(Communication du Professeur G. Pnturct).
Source : MNHN, Paris
30
SABAN
Des deux faisceaux qui composent ce muscle (1), seul le faisceau posté¬
rieur ou profond (m. masseter pars profunda) prend insertion sur la partie
temporale de l’arcade zygomatique, à la face inférieure et sur la lèvre
interne du bord inférieur de l’apophyse zygomatique, entre la suture zvyo
matico-malaire et le tubercule zygomatique antérieur (condyle du Leni nom l\
qu il entame parfois. De plus il prend appui sur le feuillet profond rie
I aponévrose temporale, près de son insertion zygomatique. Les fibres le
plus hautes, nées de celte aponévrose, forment un court faisceau parfois
isolé, le faisceau coronoïdien de Paturet.
Quant à l'aponévrose massétérine. elle s'
et la face externe de l'apophyse zygomatique.
isère sur le bord inférieur
II. — Muscle temporal.
Ce muscle (m. temporalis) s'attache sur l’os temporal par des insertion
osseuses et aponévrotiques. Les premières se font sur toute la surface ri»
1 écaillé temporale j.ar implantation directe de libres charnues ainsi n,
sur la crête sus-mastoïdienne (linea temporalis), la gouttière de la r- •
transverse de l'apophyse zygomatique cl la crêle sous-temporale
secondes s effectuent par de petits faisceaux tendineux sur les deux tiers ri
la face profonde de l’aponévrose zygomatique, la linea temporalis et li rrâT
temporale supérieure (2). ' Lret ®
III.
• Aponévr
TER-PTÉRYGOÏDIENNE
L’aponévrose mter-ptérygoldieime (3). ou sphéno-glaséro-maxillam.
s insère au temporal par son bord supérieur sur la scissure de Glaser ’
petro-squameuse antérieure et suture tympano-squameuse). v re
On y distingue plusieurs parties d’après son épaisseur, dont cerim»
peuvent être individualisées en ligaments. l «nnes
Son bord postérieur constitue un bord libre et forme un véritable li 0a
maxillo-glasérien, le ligament sphéno-maxillaire (sphéno-manriibni Cnt
ou long ligament latéral interne de Morris). Il [orme une lonsTîîfe'
fibreuse qui s inséré sur 1 epine du sphénoïde, et sur l'extrémité interne
(1) Certains auteurs (Winslow, Bichat, Bouvière) décrivent trois faisceaux •
«ciel, uu moyen et un profond ou interne. Le premier s'insère sur lo ll u , , U “ s "Per¬
de l'os malaire ; le second sur toute l'étendue du bord inférieur de l'ai-cnd'"* l ’ 0 " i "féricn e ,
le troisième sur la face interne et la lèvre interne du bord Inférieur de l'ai- °i zygoInati< ÏUo ;
(Rouvière, 1920). Ce troisième faisceau, faisceau coronoïdien de l’ali . .t* 1 l '. ZyRonia ^i < liio
du faisceau jugal do Tostut (rappo.’té par cet auteur au muscle temporal) ** léquiva lent
(2) Cette dernière appartient au pariétal.
(3) Voir Hovelaquo et Virenquo (1913).
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL
PRIMATES
31
de la scissure de Glaser, derrière les insertions de la capsule de l'articulation
temporo-maxillaire (1).
A ce ligament il faut adjoindre un ligament très mal individualisé, le
ligament tympano-maxillaire de Juvara (ligament maxillo-glasérien d’Hove-
lacque et Virenque) qui s'insère sur le versant postérieur de la scissure de
Glaser, au niveau de sa bifurcation et constitue la partie la plus postérieure
de l’aponévrose.
IV. — Aponévrose ptérygo-temporo-maxillaire
Cette aponévrose (2), décrite par Hovelacque et Virenque (1913) présente
un bord antérieur confondu avec celui de l’aponévrose inter-ptérygoïdienne.
Par son bord supérieur, elle se fixe sur la face inférieure du plan sous-tem¬
poral depuis la racine transverse de l'apophyse zygomatique jusqu’au bord
antérieur du trou ovale.
V. — Muscle occipital
Le muscle occipital (m. occipitalis) a son insertion principale sur l’occipi¬
tal, mais déborde légèrement sur le temporal (région pétro-inastoïdicnne), au
niveau de l’incisure pariétale, en surimpression au-dessus de la suture pétro-
mastoïdienne — lorsque celle-ci est conservée — à l'extrémité supérieure de
l’apophyse mastoïde, entre la zone d'insertion du sterno-cléido-mastoïdien
et la linea tempoialis, en arrière de la portion rétro-méatique de l'écaille.
Nous signalerons, à titre d’anomalie, l'occipital transverse (transverse
de la nuque de Schulz, ou petit muscle occipital de Santorini), muscle
inconstant, rare dans la race blanche, mais fréquent chez les Malais (Koster,
1880). Ce muscle, très grêle, se termine sur la gaine du sterno-cléido-mastoï¬
dien et sur la portion rétro-méatique de l'écaille (région pétro mastoïdienne),
au voisinage de l'incisure pariétale. Quelques-unes de ses fibres, les plus
supérieures, se continuent dans le muscle auriculaire postérieur.
VI. — Muscle auriculaire postérieur
Situé en arrière de 1 oreille, au niveau de la région pétro-masloïdienne,
le muscle auriculaire postérieur ( m. auriculuris posterior) prend son insertion
temporale en arrière de celle de la portion temporale du muscle occipital,
entre cette dernière et la zone d’insertion supérieure du sterno-cléido-
(1 ) En cas d'absence ou d'anomalie du ligament sphéno-maxillairc, le ligament ptérygo-
epineux de Civinini se voit souvent transformé en une portion Charnue, muscle ptérygo-
ép'neux, dont les insertions se font tantôt sur l'épine du sphénoïde et la scissure de Gloser,
tantôt exclusivement sur cette dernière en se soudant au ligament sphéno-maxillaire qui
possède la môme insertion.
(2) En dehors de l’épaississement fibreux qui constitue le ligament innominé de Hyrtl,
aponévrose ptérygo-temporo-maxillaire présente assez souvent un deuxième ligament,
ligament ptérygo-pétreux do Henlé, qui cloisonne le trou ptérygo-épineux et s’insère par
une de ses extrémités sur le rocher.
Source : MNHN, Paris
32
t. SABAN
mastoïdien (1), sur la portion rétro-méatique de l’écaille. Elle présente
sensiblement la même importance que celle du muscle occipital et lui est
parallèle.
B. Articulation temporo-maxillaire
C'est la seule articulation mobile de la face, elle met en rapport le crâne
avec la mandibule par l’intermédiaire d'un ménisque inter-articulaire.
I-e moyen d'union des surfaces articulaires est représenté par deux sortes
de ligaments : ligaments intrinsèques et ligaments extrinsèques ou acces-
Les premiers, directement en rapport avec l’os temporal, se composent
du ligament capsulaire ou capsule articulaire, renforcé sur les côtés par
deux ligaments latéraux, l'un externe, l’autre interne.
1. — Ligament capsulaire
Ce ligament forme un tronc de cône, véritable manchon disposé autour
de l’articulation.
Il adhère au temporal par sa circonférence supérieure (grande circonfé¬
rence) qui s’insère :
— en avant, sur le bord antérieur de la racine transverse de l’apophy se
zygomatique, dans un petit sillon transversal qui sépare le plan sous-temporal
du condyle du temporal :
— en arrière, sur la lèvre antérieure de la scissure de Glaser ;
— en dehors, sur le tubercule zygomatique antérieur ainsi que sur le
bord inférieur de la racine longitudinale de l'apophyse zygomatique (2) ■
— en dedans, sur la base de l’épine du sphénoïde.
Il est essentiellement constitué par des faisceaux fibreux dont les uns
faisceaux longs (capsule proprement dite) descendent directement de là
base du crâne sur le col du condyle maxillaire, tandis que les autres, fais
ccaux courts et profonds, vont de la base du crâne au ménisque. A ces fais¬
ceaux, il faut ajouter dans la partie postérieure de l’articulation, un faiscea ~
de fibres courtes élastiques, frein de l'articulation (frein méniscàl postérieur
ou ligament de rappel de Poirier), qui naissent sur la scissure de Glaser
cl servent, d’après Sappey, à limiter les mouvements de propulsion exagérés
IL — Ligament latéral externe
Ce ligament, encore appelé ligament temporo-mandibulaire, renforce
en dehors, la capsule articulaire et constitue le principal moyen d'unio/
de l’articulation. ,I1
(1) Quelques fibres du faisceau inférieur de l'auriculaire postérieur se Dénient ... ,
gaine du sterno-cléido-mastoïdien. 11 8Ur la
(2) Quelques fibres transversales s'étendent du tubercule zygomatique antérieur à r
physo post-glénoïdo, fermant en dehors l’échancrure glénoïdalc. a Po-
Source : MNHN, Paris
)S TEMPORAL DES PRIMATES
33
Ses fibres superficielles et moyennes forment un faisceau cylindroïde
(corde zygomalico-maxillairc de Farabeuf) inséré sur le tubercule zygo¬
matique antérieur, tandis que ses fibres sous-jacentes (bandelettes zygo-
matico-maxillaires de Farabeuf) prennent leurs insertions sur le bord externe
de la racine longitudinale de l’apophyse zygomatique (échancrure glénoïdale).
III. — Ligament latéral interne
Le ligament latéral interne, court ligament latéral interne de Morris,
s'attache sur le bord interne de la fosse glénoïde et sur le versant externe
de la base de l’épine du sphénoïde.
Les seconds (ligaments extrinsèques), rattachés très conventionnellement
à l'articulation temporo-maxillaire, appartiennent soit à l’aponévrose
interptérygoïdienne, soit au bouquet de Riolan. Ce sont, en ce qui concerne
le temporal, le ligament sphéno-maxillaire et le ligament lympano-maxillairc,
d’une part, le ligament stylo-maxillaire d'autre part.
C. - Muscles du cou
Parmi ceux-ci nous envisagerons les muscles latéraux superficiels et
profonds (sterno-cléido-mastoïdien et atloïdo-mastoïdien), le muscle digas¬
trique, les muscles et ligaments styliens (bouquet de Riolan), les muscles
prévertébraux (grand droit antérieur et petit droit antérieur de la tête),
les muscles de la nuque (splénius, petit complexus, et à titre d'anomalie,
le transversaire du cou et le grand oblique de la tête).
I. — Muscle sterno-cléido-mastoïdien
Composé de quatre chefs musculaires (1) (chef sterno-mastoïdien, chef
sterno-occipital, chef cléido-mastoïdien et chef cléido-occipital), disposés
suivant deux plans, l’un superficiel, l'autre profond, le muscle sterno-cléido-
mastoïdien (m. sternocleidomastoideus) prend ses insertions temporales par
ses deux chefs sterno-mastoïdien et cléido-mastoïdien.
Les fibres du sterno-mastoïdien se terminent par l’intermédiaire d'une
mince lame aponévrotique, sur une crête rugueuse, courte, convexe en haut
et en avant, longeant sur toute sa longueur le bord supérieur de la face
externe de l’apophyse mastoïde. Celles du cléido-mastoïdien se terminent
par l’intermédiaire d’une forte lame tendineuse (tendons en oriflamme de
Farabeuf) (2) largement insérée à la face externe de l’apex de la mastoïde.
(1) Cas quatre chefs ne conservent pas leur indépendance dans toute l’étendue du muscle :
ainsi, au niveau de loue insertion sternale, les deux chefs sterno-mastoïdien et sterno-occipital
sont toujours fusionnés. Dans des cas très rares (Testut, 1881). le sterno-cléido-mastoïdien
ne constitue qu'un seul muscle.
(2) Voir Farabeuf (1881).
Mémoires do Muséum. — Zoologie, t. XXIX. 3
Source : MNHN, Paris
34
R. SABAN
II. — Muscle atloïdo-mastoidien
Encore appelé droit accessoire de Winslow(m. reclus laleralis accessorius),
faisceau aberrant du droit latéral de la lêle, siLué en dehors de lui, ce
muscle, (rn. allantico-mastoideus de Gruber) Iris rare, se fixe sur la région
mastoïdienne en des points variables. Généralement inséré à la face interne
de l'éminence juxta-mastoïdienne, il peut également s'attacher sur le
bord postérieur de l’apophyse mastoïde ou sur le pourtour de l'extrémité
postérieure de la rainure digastrique.
III. — Muscle digastrique
Son insertion temporale s'effectue par le ventre postérieur (m. digastricus
venter poslerior) qui prend naissance, par l’intermédiaire d'un mélange de
fibres charnues et tendineuses, dans la rainure digastrique et sur le versant
antéro-externe de l’éminence juxta-mastoïdienne.
IV. — Bouquet de Riolan
Quoique ne faisant pas partie de l’os temporal, l’apophyse styloïde reste
par ses rapports en étroite relation avec celui-ci.
Trois muscles et deux ligaments s'insèrent sur l'apophyse styloïde pour
former le bouquet de Riolan, à savoir : le stylo-hyoïdien, le stylo-glosse
et le stylo-pharyngien, constituant les trois muscles styliens, et deux liga¬
ments représentés par le ligament stylo-hyoïdien et le ligament stylo-maxil¬
laire.
1° Muscle stylo-hyoïdien :
Ce muscle (m. stylohyoideus) relativement grêle s'insère, en haut, p ar
une lame tendineuse, sur le versant postéro-extcrnc de la moitié supérieure
de l'apophyse styloïde (1).
2° Muscle stylo-glosse (2) :
L’insertion stylienne de ce muscle {m. slyloglossus ) se fait générale¬
ment sur les côtés antérieur et externe (3), au voisinage de la pointe de
l'apophyse styloïde, ainsi que sur le ligament stylo-maxillaire, avec lequel
il est confondu à ce niveau.
B portion uborr
isolée du s tyl 0 -
■xterne do l’apo-
(1) Un muscle surnuméraire et inconstant, 1
petit stylo-liyoïdion, peut être considéré comme
hyoïdien. Réduit & quelques faisceaux charnus, i
physe styloïde, près do son sommet.
(2) Un muscle anormal, le stylo-auriculaire, considéré par Grflber (1854) comme ,, n
faisceau auriculaire du stylo-glosse, naît en général de l'apophyse styloïde, ou de l'apophyse
vaginale, et sc termine sur le bord inférieur du conduit auditif externe au point d'union
(1bs portions cartilagineuse et osseuse. Parfois il peut avoir, A son extrémité inférieure, deux
tendons qui s'attachent respectivement sur lu face externe de l'apophyse vaginale et sur-
la partie moyenne do l’apophyse styloïde.
(3) Parfois du côté interno de l’apophyse styh
e (Le Double, 1807).
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES 35
3° Muscle stylo-pharyngien :
Composé de deux portions, ce muscle (m. slylopharyngeus) appartient
au bouquet de Riolan par sa portion libre. Son insertion stylienne se fait
sur les cotes antérieur et interne de la base de l'apophyse styloïde.
4° Ligament stylo-hyoïdien :
Ce ligament (/. slylohyoideum), satellite du muscle stylo-hyoïdien, consti-
lue par un cordon fibreux, se fixe sur le versant postérieur de l’apophyse
styloïde, prés de son extrémité. Il représenterait le reliquat du périchondrc
du cartilage de Reichert — dans sa portion comprise entre le stylo-hyal et
le cerato-hyal — ; il renferme parfois, dans son épaisseur, au-dessus de l’apo¬
physe styloïde, un petit nodule cartilagineux, considéré comme vestige
du cerato-hyal. s
5° Ligament stylo-maxillaire :
Ce ligament (/. stylomandibulare), encore appelé siylo-mandibulaire, forme
une bandelette fibreuse qui s’insère sur la face antéro-cxterne de l’apo-
physe styloïde au même point que le muscle stylo-glosse. D'après Rouvière
et Olivier il représenterait le reliquat fibreux du faisceau mandibulaire
• Muscle grand droit antérieur de la tête
En dehors de ses insertions principales sur l’apophyse basilaire de l’occi¬
pital, ce muscle (m. longus capitis) se fixe sur la face" inférieure du rocher
(insertion latérale externe) par l'intermédiaire de son aponévrose confon¬
due avec celle du petit droit antérieur ; ainsi que sur le fibro-cartilage qui
comble la suture pétro-basilaire (Trolard, 1899).
VI. - Muscle petit droit antérieur de la tête
Comme le précédent, ce muscle (m. reclus capitis anlerior ) s’attache —en
dehors de ses insertions principales sur l'apophyse basilaire de l’occipital
sur le tissu fibro-cartilagineux de la gouttière pétro-occipitale (suture
pctro-basilaire), ainsi qu'à la face inférieure du rocher, sur le côté interne
du trou carotidien et à la partie antéro-interne du trou déchiré postérieur
(irolard, 1899). Son aponévrose antérieure, très robuste, se. joint à celle du
grand droit anterieur pour constituer, à ce dernier, un tendon d’insertion.
VII. — Muscle splénius de la tête
Les insertions crâniennes du splénius (m. splenim mpiUs ) se font au
niveau de la face exocrâmenne de l'écaille occipitale et sur l'apophyse mas-
tûide. Sur cette dermere elles occupent une grande partie de la face externe,
et constituent une large bande de rugosités, oblique vers l'avant, parallèle
Source : MNHN, Paris
36
à la suture pétro-squameuse postérieure, et située en arrière (le I insertion
du sterno clcido-mastoïdien. La zone d'insertion s'arrête toujours à un
centimètre environ de la pointe de l’apophyse mastoïde.
VIII. — Muscle petit complexus
Le petit complexus ( complexus minor, longissimus capitis, trachélo-
mastoïdien, mastoïdien latéral de Winslow ou transversaire de la tète)
relie l’apophyse mastoïde aux vertèbres cervicales. Très variable dans ses
insertions vertébrales, il se termine par de courtes fibres tendineuses fixées
à la face externe de l’apophyse mastoïde (1). sur une surface rugueuse qui
suit le bord postérieur de la mastoïde, du sommet aux environs du trou
mastoïdien (2), en arrière des insertions du splénius.
IX. — Muscle transversaire du cou
Dans certains cas (Testut, 1881 ; Le Double, 1897) un faisceau de ce
muscle (m. transvcrsalis cervicis d’Arnold ou longissimus cervicis de Henle)
peut se porter sur la pointe de l’apophyse mastoïde.
X. — Muscle grand oblique de la tête
D’après Dursy, un faisceau surnuméraire de ce muscle (m. obliquus
capitis inferior ) s'insérerait sur l’apophyse mastoïde.
D. Muscles et Ligaments pharyngiens
Nous examinerons les deux muscles péristaphylins interne et externe,
le muscle pélro-pharyngien et les ligaments tympano-plérygo-maxillaire
et suspenseur latéral du pharynx.
I. — Muscle péristaphylin interne
L’insertion crânienne du péristaphylin interne ( elevator palali mollis Alh.,
Soemm., levator veli palalini, pétro-slaphylin de Chaussier ou pétro-sal-
pingo-staphylin de Winslow) se fait à l'aide de fibres aponévrotiques très
courtes: 1° sur le rocher (3). par ses faisceaux postérieurs qui s'attachent à
la face antérieure (latérale externe), sur un champ rugueux, triangulaire,
situé en avant du trou carotidien, ainsi que sur l’épine du temporal de
Trolard ; 2° sur la trompe d'Eustache par ses faisceaux antérieurs ou sal-
(1) Chudzinski (1873) tait mention de l’insertion du petit complexes à la fois sur l’apo-
physo mastoïde et sur la ligne courbo de l’occipital, dans une étendue de plus d’un centimètre.
(2) Sans toutefois le dépasser.
(3) Son insertion sur le roclier peut s’opérer, soit par un seul chef, soit par un chef com¬
plètement ou partiellement divisé on deux faisceaux (Le Double, 1807).
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
37
pingiens (fascia salpingo-pharyngien de Trôltseh) qui prennent naissance
sur la face posléro-interne et le plancher (face inférieure) de la portion
cartilagineuse de la trompe d’Euslache. Ce muscle occupe ainsi une posi¬
tion rétro-tubaire.
II. — Muscle péristaphylin externe
Le muscle péristaphylin externe (tenseur du voile du palais, tensor
veli palatini, sphéno-slaphylin ou sphéno-salpingo-staphylin) n'intéresse
que très faiblement l’os temporal. En dehors de ses insertions crâniennes
principales qui s’elTectuent sur le sphénoïde, un petit trousseau fibreux,
chef d’origine le plus postérieur du muscle, se fixe sur l’épine tympa-
nique antérieure de l’os tympanal.
La trompe d’Eustache cartilagineuse s'engage dans la boutonnière
laissée libre entre les péristaphylins interne et externe. Aussi, ce dernier
se fixe-t-il également sur la face antéro-externe de la trompe, à la fois sur
le crochet cartilagineux et sur la lame fibreuse qui lui fait suite. Par ce
fait, il occupe une position pré-tubaire.
III. — Muscle pétro-pharyngien
Ce muscle (muscle longitudinal accessoire du pharynx de Henle), consi¬
déré comme constant par Jonnesco et Charpy (1901), mais souvent rattaché,
par de nombreux auteurs, aux muscles voisins, s’insère, par des libres mus¬
culaires, sur le bord interne de l’épine du temporal de Trolard, empiétant
légèrement sur le pourtour du trou carotidien et sur la portion osseuse de
la trompe d’Eustache, en avant du trou carotidien.
IV. — Ligament tympano-ptérygo-max ii.laire
Une lame fibreuse, ligament tympano-ptérygo-maxillaire de Leblanc
renforce parfois le faisceau de Wcber-Liel (feuillet externe de l'aponévrose
latérale du pharynx qui recouvre la face externe du péristaphylin externe),
et se fixe sur le versant antérieur de l'aponévrose tubaire du tympanal.
V. — Ligament suspenseur latéral du pharynx
Les fibres de la tunique fibreuse du pharynx se condensent vers le sommet
en un seul faisceau et forment un ligament très résistant, ligament suspen¬
seur latéral du pharynx ou ligament pétro-salpingo-pharyngien d'Escat,
qui s’insère à la fois au rocher et à la partie cartilagineuse de la trompe
d'Eustache.
Sa surface d'insertion, adjacente à celle du péristaphylin interne se
situe entre la gouttière du sinus pétro-occipital inférieur et le bord antérieur
du trou carotidien, ainsi que sur la lame fibro-cartilagineuse du trou déchiré
antérieur, près de la trompe d'Eustache cartilagineuse, sur laquelle s'atta¬
chent une partie de ses fibres.
Source : MNHN, Paris
38
R. SABAN
E. — Ligaments accessoires
I. — Ligament jugulaire
Le ligament jugulaire ou pétro-occipital (1) s'insère sur l'épine jugulaire
du temporal et rejoint l’épine jugulaire de l'occipital ; il divise le trou déchiré
postérieur tn deux compartiments : en arrière, le trou jugulaire (»olfe de
la jugulaire) ; en avant, le passage des trois nerfs mixtes, du sinus pétreux
inférieur et du rameau méningé postérieur de l'artère pharyngienne ascen
dante. Un ligament jugulaire secondaire (inconstant), plus faillie que lë
précédent, cloisonne le compartiment antérieur entre l'épine jugulaire
du temporal et le basi-occipital, en avant, du nerf pneumogastrique.
IL — Ligament sphéno-pétreux de Grurer
Ce ligament recouvre le sillon du nerf moteur oculaire externe et main
tient ce dernier au contact du rocher. Il est tendu entre le bcrd latéral dë
la lame quadrilatère du sphénoïde et l'extrémité antérieure de l'aréte ch
rocher (face endocrànienne) où il se fixe sur une crête, souvent transformé »
en épine, située en avant de l’échancrure trigéminalc.
F. Muscles des osselets de fouie
I. — Muscle du marteau
Ce muscle (m. lensor tympani) prend naissance à la fois sur la paroi siiDé
rieure de la trompe d’Euslache cartilagineuse, à l’extrémité de l'incisurë
sphénoïdale et sur l’épine du sphénoïde (2). Il s’engage dans le canal du
muscle du marteau et en sort par le bec de cuiller, au-dessus de la fenêtr
ovale ; puis traverse la caisse du tympan et se fixe à l’extrémité supérieure dn
manche du marteau, du côté interne, au-dessous de l’apophvse antérieur
D’après Calasan (1957) le muscle du marteau (flg. 5) serait constitué nar
un système complexe formé au sortir du bec de cuiller de trois tendons •
antérieur, intermédiaire et postérieur, le premier fixé sur le col du mar
tenu, les deux autres sur le manche prés du col. L’intermédiaire se prolonoë
dans le canal par un système musculaire dissocié en quatre faisceaux dont
deux ou trois s'insèrent en des points différents au fond du bec de cuiller
L’antérieur et le postérieur s’insèrent de même au fond du bec. Au nre
mier s’intégre un système musculaire de couverture également compiex"
formé de trois faisceaux : un profond et un moyen, larges, un superficiel
sigmoïde. Leurs insertions se font sur les bords de la gouttière, certaine*
fibres suivent le tendon antérieur jusqu’au col du marteau. ' S
(1) Ce ligament est parfois ossifié.
(2) En avant do l'épine du sphénoïde, un cortaif
’intriquent avec celles du péristapliylin externe.
,bra «b». d „
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
39
Il semble que le canal du muscle du marteau, avec le bec de cuiller,
serve plutôt d’insertions musculaires que de système de poulie.
A ce muscle, il faut ajouter le ligament antérieur du marteau (reliquat
du cartilage de Meckel, d’après Urbantschitsch) qui s’insère au voisinage
Fig. 5. — Homme. Structure du muscle du marteau. Côté droit, vue antéro-supérieure
(d’après Calasans).
1, tête du marteau ; 2, bec de cuiller (canal du muscle du marteau) ; 3, tendon et faisceau
antérieur ; 4, tendon et faisceau intermédiaire ; 5, tendon postérieur ; 6, faisceau musculaire
superficiel.
de l’épine du sphénoïde d’une part, et sur le col à la base de l’apophyse
antérieure du marteau d’autre part. Ce ligament emprunte la gouttière
malléolaire.
II. — Muscle de l’étrier
Le muscle de l’étrier (m. slapedius), entièrement enfermé dans le canal
de la pyramide, naît à la base de ce canal. Son tendon sort à l’extrémité
de la pyramide et s’insère sur l’étrier, soit sur le bord postérieur de sa tête,
soit sur'son col. Parfois, il émet une expansion vers le renflement lenticu¬
laire de l’enclume.
Source : MNHN, Paris
MORPHOLOGIE INTERNE
Lorsque l’on pratique une coupe quelconque, soit longitudinale (fig (j\
soit transversale, on observe à l'intérieur de l’os temporal un grand nombre
de cavités et de canaux.
CAVITÉS
Ces cavités appartiennent aux trois parties de l’oreille : l'oreille externe
l’oreille moyenne, l’oreille interne. Parmi les cavités de l’oreille moyenne’
les unes ont une morphologie à peu près constante (antre mastoïdien, cavité
tympanique et trompe d'Eustache), les autres varient en forme et en nombre
suivant les individus (cellules pneumatiques).
!. — OREILLE EXTERNE
Le conduit auditif externe, formé par le tympanal et la face inférieur
de la portion horizontale de l'écaille, constitue à lui seul la cavité osseug 6
de l'oreille externe. 11 épouse la forme d'un conduit sensiblement cylin 6
drique, dirigé transversalement vers l'intérieur du temporal et oblique e ~
avant, légèrement courbe et aplati dans le sens antéro-postérieur. ”
On y distingue quatre parois: la paroi supérieure, formée par la f a< .
inférieure de la porticn horizontale de l'écaille ; les parois antérieure et inU
Heure, constituées par la gouttière tympanale ; la paroi postérieure, retiré"
sentie par la partie postérieure de la gouttière tympanale, en bas, et la
antérieure de la région pétro-mastoïdienne, en haut, séparées l’une de r ai| \° e
par la suture pétro-tympanique postérieure. Par suite de l'obliquité
conduit, les parois antérieure et inférieure sont plus longues que les de
autres. ° ' eilît
Il s’ouvre par deux orifices dont l’un, externe, forme le méat auditif
externe, et l'autre, interne (cadre tympanal), bordé par le sillon tympanin,,
(sulcus tympanicus) (1), débouche dans l'oreille moyenne. Ce dernier
servant de support à la membrane du tympan, se trouve incliné de ha i
en bas, d'avant en arrière et de dehors en dedans. Cette inclinaison ,
rapport au plan sagittal, mesurée par divers auteurs, varie chez l’aîi.iu
entre 35 et 60° (2). ' dau,t e
(1) Le sillon tympanique suit io bord du tympanal et ne décrit pas un to ul . r
do plus, il est m iins large au niveau de ses extrémités. complot ;
(2) Voir à ce sujet: lligers Lee (1021) et Fors ter (1025).
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
41
D’après Goldstein (1921). la section du conduit auditif externe peut
être, soit circulaire, soit ovale, définie dans ce dernier cas par ses deux axes,
dont le grand varie entre la position verticale (plan parallèle à l'apophyse
styloïde) et la position horizontale. De toute façon, son bord supérieur
n’est jamais situé en avant du plan vertical. D'autre part, ses dimensions
peuvent être modifiées par des exostoses, pouvant, dans certains cas rares,
obstruer totalement le méat auditif externe. Elles apparaissent sur le tym-
panal sous forme d’épaississement des deux cornes antérieure et posté¬
rieure, ainsi que du bord inférieur libre du conduit auditif externe. Parfois
(Goldstein, 1921) le développement, anormal, vers le bas, de l'épine de Henle
(région rétro-méatique de l'écaille) peut, par la formation d’une lamelle
osseuse, obstruer partiellement la partie supérieur du méat.
II. — OREILLE MOYENNE
Elle est constituée d’avant en arrière par la trompe d'Eustaehe, la
cavité tympanique qui en forme la partie centrale, l'antre mastoïdien
et les cellules mastoïdiennes représentant en grande partie le système pneu¬
matique ou pneumatisation.
A. Trompe d’Eustaehe
La trompe osseuse (gouttière ou canal tubaire) se situe en avant de la
cavité tympanique (caisse du tympan) et fait communiquer cette dernière
avec le rhino-pharynx par l'intermédiaire de la trompe fibro-cartilagineuse.
Elle se dirige obliquement vers l'avant, en bas et en dedans. Creusée à l’inté¬
rieur du rocher et du tympanal, ses parois supérieure et interne appartiennent
au premier, respectivement au legmen lympani et à la paroi du canal caro¬
tidien ; sa paroi externe au second, apophyse tubaire (1) et sa paroi inférieure
aux deux os réunis par la suture tympano-pétreuse. Elle s’ouvre à ses deux
extrémités sur l'os sec, en arrière, par le foramen pncumaticum (ou ostium
tgmpanicum) qui débouche dans la caisse du tympan ; en avant, par l’orifice
tubaire, au niveau de l’incisure sphénoïdale.
B. — Cavité tympanique
La cavité tympanique, dans laquelle se logent les osselets de l'ouïe (2),
est en grande partie creusée à l’intérieur du rocher. Toutefois les faces
internes de l’écaille et du tympanal entrent dans sa constitution.
Elle forme une cavité spacieuse, la plus importante de l’os temporal,
ayant, giosso modo, l'allure d’un parallélépipède allongé antéro-postérieu-
renrent et dirigé vers l’avant, le bas et l'intérieur.
(1) Lorsque le bord supérieur de l'apopliyse tubaire n’atteint pas le bord supérieur de
la trompe, le prolongement inférieur du legmen lympani comble cette lacune, et entre dans
la constitution de la paroi externe de la trompe (voir le paragraphe : Caisse du tympan).
(2) Ceux-ci, dérivant embryoli igiquement des arcs viscéraux, le marteau et l’enclume
du premier arc, l'étrier du second, ne seront pas systématiquement étudiés.
Source : MNHN, Paris
42
On lui distingue donc six parois : externe, interne, supérieure (toit),
inférieure (plancher), antérieure et postérieure.
Elle comprend trois diverticules, le recessus épilvmpanique (attique
ou logette) en haut, la caisse du tympan proprement dite (atrium), au milieu
le sinus hypotympanique en bas.
. — Homme. Coupe longitudinale du temporal droit montrant les diverses cavités
i, canal du muscle du marteau ; 2, aqueduc de Fallopc ; 3, canal postérieur de la co ,i "
du tympan ! 4, recessus hypotympanique ; 6, promontoire ; 0, ni mm tympani ; 7, f«. n *f 6
ronde ; 8, canal de la pyramide : 11. sillon tympanique ; 10, sillon du nerf de .Ta’cohson . j j°
OTaot/VOUnn iieènmniro ■ III e..ll..l., u mul.ill..,,,.,. • 17 11 ...Î!!'^..î a »trpi
mastoïdiei
stylienne ; tympanal ; 19, aditus ad antrum ; 20. t
temporale ; 22, 23, rocher ; 21, hiatus de Fallope ; 25,
^ épi tympanique
i mastoïdien.
’• a ntr e
■ssette
• ca Üle
1° Parois
Paroi externe.
Cette paroi appartient en haut à l’écaille, en bas, au tympanal. La p 0
lion écailleuse, mur de la logette, est formée par le bord interne épaissi i~
excavé du segment horizontal de l’écaille. Elle répond au recessus épitymn»
nique. La portion tympanale se divise en une portion osseuse et une port!cT~
Source : MNHN, Paris
TEMPORAL DES PRIMA
43
membraneuse. La première est constituée par le cadre tympanal (1), extré¬
mité externe du conduit auditif externe, bordé par le sulcus lympanicus,
sur lequel s'insère la membrane du tympan. La crête malléolaire (crista
spinarum de Henle) qui borde l’extrémité supérieure de la corne tympanale
antérieure fait saillie dans la caisse du tympan et se termine par l'épine
tympanique postérieure. En avant de celle crête, s'ouvre la gouttière mal¬
léolaire ( sulcus malleolaris). Le segment inférieur de l'anneau correspond
au sinus hypotympanique. A la partie supérieure de la corne tympanale
postérieure s’ruvre l’orifice du canal postérieur de la corde du" tympan.
La seconde forme la membrane du tympan (située dans le plan du cadre
tympanal) à fibres radiées et circulaires, qui se compose de trois couches :
l’externe cutanée, la moyenne fibreuse, l’interne muqueuse. Par suite de
son adhérence centrale (ombilic) à l’extrémité du manche du marteau,
elle est tendue et légèrement convexe vers l’intérieur. Son bord supérieur
présente une disposition particulière : le sulcus lympanicus étant absent
dans le segment de Rivinus, le bourrelet annulaire de Gerlach (2) converge,
à partir de l’extrémité des deux bras du tympanal, vers la base de la courte
apophyse du marteau, en formant les ligaments tympano-malléolaires
extérieur et postérieur. Au-dessus de ces ligaments, la membrane du tympan
se transforme en une membrane llaccide, grossièrement triangulaire, sans
fibres, la membrane de Schrapnell, qui s’insère en haut sur la portion hori¬
zontale de l’écaille.
Paroi interne.
Cette paroi d’une morphologie complexe, uniquement pétreuse, repré¬
sente également, dans sa majorité, la paroi externe de l’oreille interne.
On y distingue une forte saillie globuleuse correspondant au premier
tour du limaçon, le promontoire {processus cochleariformis ou cochlée), sur
lequel s'inscrit un fin sillon ramifié (3), du nerf de Jacobson. Au-dessus
du promontoire, contre la paroi supérieure de la caisse, apparaît le canal
du muscle du marteau, formé d'une mince lamelle osseuse, repliée sur elle-
même, dont 1 extrémité postérieure, libre, se termine par un coude presque
à angle droiL, le bec de cuiller. Sa partie antérieure surplombe la portion
osseuse de la trompe d’Eustache (canal tubaire).
La partie postérieure du promontoire comprend de bas en haut :
— la fenêtre ronde dont l’ouverture, dirigée vers l’arrière, s'ouvre
au fond d une fosse profonde, la fosse ou niche de la fenêtre ronde ( fossula
rotunda). Son contour n'est pas absolument circulaire, mais légèrement
(1) Celui-ci est formé par l’anneau tympanique. Il représente généralement un cercle
incomplet, ouvert en haut; toutefois HyrtI (1845) mentionne le cas où les deux anneaux
étaient complets.
(2) Bande de tissu conjonctif qui fixe la membrane dans le fond du sulcus lympanicus.
(3) Deux sillons se portent en avant, vers le canal tubaire, deux autres en arrière, vers
la fenêtre ronde et la fenêtre ovale.
Source : MNHN, Paris
44
R. SABAN
réniforme, à hile lourné vers l'intérieur (1). Sur l'os frais, une membrane
de structure identique à celle de la membrane du tympan (2), recouvre là
fenêtre ronde. Cette membrane, tympan secondaire, montre une concavité
externe ;
— la fenêtre ovale, située au-dessus de la fenêtre ronde, parfois ellip¬
tique, mais le plus souvent à base inférieure rectiligne, ouverte au fond
d’une dépression plus ou moins profonde, la fossette de la fenêtre ovale
(fossette ovale ou pelais oualis). A l'état frais, son orifice est obstrué. p ar
la sole de l'étrier. Sur la paroi vestibulaire, le périoste est continu et adhère
fortement avec la sole de l'étrier. De plus, les revêtements cartilagineux
de la circonférence de l'étrier et du pourtour de la fenêtre ovale sont en
connexion au moyen d’un complexe de fibres conjonctives et élastiques
le ligament annulaire de la base de l’étrier.
Au dessus du promontoire, l'aqueduc de Eallope (.'$) (canal du nerf
facial) surplombe la fenêtre ovale (4). Ce canal peut présenter, parfois, des
déhiscences ; le nerf facial n'est alors séparé de la caisse que par la muqueuse
(Cavanaugh, 1913). Un autre bourrelet, plus important, déterminé par le
canal semi-circulaire externe (oreille interne), surplombe à son tour l’aqueduc
de Fallope avec lequel il est en contact dans sa partie antérieure.
En arrière du promontoire, entre la fenêtre ovale et la fenêtre ronde
existe une dépression, généralement circulaire (Steinbrugge 1879) limitée
en haut et en bas par deux petites murailles osseuses, le sinus tympani ou
cavité sous-pyramidale d’Huguier. La paroi interne de cette cavité est percée
de deux orifices dans lesquels passent des vaisseaux irriguant la muqueuse
de la caisse.
Paroi supérieure.
Le toit de la caisse du tympan est formé par une mince lamelle osseuse
d'une structure papyracée ou cellulaire, suivant les endroits. Sa surface*
anfractueuse, présente un aspect aréolaire dû aux fines trabécules osseuse*
qui la parcourent. Le teymen tympani se divise en deux portions, une anté
rieure (5) et une postérieure ; seule la seconde intervient dans la constitution
(1) D'après Anson-Bast (1055) elle forme un réccssus prismatique irrégulier, à anel
arrondis,situé entre le plancher de l’oreille moyenne et la partie postérieure du premier tu
de la cochlée. Du côté externe elle est bordée par une gouttière, ladites tympanique dè'^ 1 "
/ossuto, dont la plus grande partie est constituée par la crête du promontoire provenant d ^
premier tour de la coclilée. La lame spirale en forme le toit.
(2) La couche moyenne ou fondamentale est formée par des libres conjonctives radiée»
la couche externe par la muqueuse do la caisse, la couche interne par une formation end^*
théliale baignée par la périlymphe. a °-
(3) Cette saillie correspond à l’emincnlia facialie de certains auteurs.
(!) Ses rapports avec la fenêtre ovale sont peu variables. En général il est au contact
de son bord supérieur, mais peut, dans certains cas, en être distant de quelques millimèt,. ^
(Bourguet, 1905). ° s
(5) La portion antérieure du tegmen tympani se divise en deux lames osseuses. La laxn
supérieure vient au-dessus de la face endocrinienne do la portion horizontale de l’écaili'"
et entre dans la formation de la suture pétrosquameuse interne. La lame inférieure, pr f °
longement inférieur du tegnum tympani de Grüber ( paru fiemrae de Frey) pénètre dans 1 ~
scissure de Glaser, entre le bord interne de l’écaille et la face antéro-externe de la point^
du rocher (trompe d'Eustache) et apparaît dans la cavité glénoïde.
Source : MNHN, Paris
45
OS TEMPORAL DES PRIMATES
du toit de la caisse. Cavanaugh (19111) y signale de nombreux Foramens
pour le passage de petits vaisseaux, ainsi que des déhiscences (1) : la dure-
mère vient alors directement au contact de la muqueuse de la caisse.
Paroi inferieure.
Le plancher de la caisse, très irrégulier, anfractueux, creusé par de
nombreuses cellules, constitue le recessus hvpotympanique. Il est formé
par une lame osseuse, scléreuse ou spongieuse, venant de la face inférieure
(fundus hjmpani de Grüber) du rocher, vers l’extérieur, et par la projection
interne du bord inférieur du cadre tympana! qui forme un léger ressaut.
Ces deux os sont séparés par la suture tympano-pétreuse postérieure située
en contrebas du conduit auditif externe. Il affecte, dans son ensemble, la
forme d’une rigole à direction antéro-postérieure.
L’orifice interne du canal de Jacobson (canal tympanique) débouche
sur son bord interne, au niveau du promontoire, au milieu des trabécules
osseuses du réseau cellulaire superficiel.
Dans certains cas, le golfe de la jugulaire fait une saillie dans sa partie
postérieure. A ce niveau, lorsque la lame osseuse est formée par du tissu
compact, on peut parfois observer des déhiscences, la jugulaire, interne
venant au contact de la muqueuse.
Paroi antérieure.
Cette paroi, paroi tubaire ou tubo-carotidienne, répond :
— dans sa partie supérieure, à la trompe d’Eustache. Celle-ci s’ouvre
dans la caisse du tympan par un large orifice, l'orifice tympanique ou foramen
pneumatiaun. Ce dernier présente des rapports complexes sur tout son pour¬
tour. En haut, il s’adosse au canal du muscle du marteau ; du côté interne,
son bord fusionne avec la partie antérieure du promontoire ; en lias, il s'unit
avec la paroi du canal carotidien ; du côté externe, il répond dans sa partie
supérieure au sillon tympanique et à l’orifice jumelé de la gouttière malléo¬
laire et du canal antérieur de la corde du tympan (canal d'Hugier) situé
au niveau de l’épine tympanique postérieure ;
— dans sa partie inférieure, au canal carotidien. La paroi est alors
constituée par la fusion de la lamelle pétreuse et tympanale qui recouvre
la paroi postérieure du segment vertical du canal carotidien.
De nombreux pertuis vasculaires, de dimensions variables (veinules
allant de la muqueuse tympanique au sinus carotidien et au filet nerveux
carotico-tympanique), groupés autour du canal carctico-tympanique qui
s'ouvre à la base de la paroi et livre passage au nerf carotico-tympanique,
branche du nerf de. Jacobson, perforent cette région.
Parfois (Cavanaugh, 1913) cette paroi est absente, ou tout au moins
montre des déhiscences provoquées, d’après Pclitzer, par une érosion de
la paroi du canal carotidien sous-jacent, due à une inflammation péri-
(1) Déhiscence spontanée du toit du tympan de Hyrtl créée vraisemblable ment par
un arrêt de développement.
Source : MNHN, Paris
I!. S AD AN
carotidienne. Dans ce cas, la carotide interne se trouve au contact de la
muqueuse tympanique.
Paroi postérieure.
Comme la paroi antérieure, celle-ci montre deux étages, un supérieur
pétro-squameux, un inférieur pétro-tympanique.
La portion pétro-squameuse est en grande partie représentée par un
large orifice, d'aspect variable suivant les sujets, mais le plus souvent sensi
blement triangulaire, à la pointe inférieure, Vadilus ad antrum, ouverture
du canal faisant communiquer la caisse du tympan avec l'antre mastoïdien
( adilu.s ad antrum ou canal lympano-mastoïdien de Testut).
Le loit de ce canal répond à la face inférieure, anfractueuse du Iranien
tympani (rocher), sa paroi interne à la saillie du canal semi-circulaire externe
(rocher), sa paroi externe à la face profonde de la zone rétro-méatique de
l’écaille, son plancher au rocher ; ce dernier est souvent creusé d'une petite
gouttière en forme de selle (Politzer), la fos.sa incudis ou sella incudis dans
laquelle se loge l'extrémité postérieure de la branche horizontale (encore
appelée supérieure, apophyse brève ou courte) de l’enclume. Toutefois
d’après Cavanaugh (1913), celle apophyse ne repose pas sur l’orifice lui’
même, mais un peu en retrait de la paroi postérieure de la caisse centrai"
rement à l’opinion de nombreux auteurs.
La portion pétro-tympanique, plus accidentée, n'est lympanale oup
par son accolement avec la corne postérieure du tympanal (voir paroi ex
terne). Pétreuse dans sa quasi-totalité, elle comprend de haut en bas'
— près de la paroi interne de la caisse et sous l'orifice de Vadilus ad
antrum, la saillie de la pyramide, protubérance conique dont le sommet
est percé d’un orifice livrant passage au tendon du muscle de l’étrier conten
en son intérieur. Généralement la base de la pyramide est séparée du nlan'
cher de Vadilus par la fossette sus-pyramidale de Sappey (sinus posterial
de Schwalbe), et du cadre tympanal par la fossette pyramidale de Grivot
souvent plus accusée que la précédente ; L ’
— sous la pyramide, au voisinage du plancher de la caisse, la parti'
postérieure subit un renflement plus ou moins important, la protubéranc*
styloïde (éminence stylienne de Politzer), généralement considérée comme
répondant à la base de l’insertion de l’apophyse styloïde dans sa gaine 6
2° Diverticules
Nous pouvons maintenant, avec plus de clarté, définir les trois diver
ticules qui constituent la cavité tympanique. Ces trois diverticules super'
posés sont de haut en bas : le recessus épilympanique, la caisse du tvmna»
proprement dite, le sinus hypolympanique. 1 n
Le recessus épitympaniquc (1) occupe donc la partie supérieure de l a
(1) Attiquo de Leydi, cu/nda de Hartmann, cavum epitympanioum do Schwalbe
ad antrum de Bezold, Trolstch et Siebenmann.
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
47
cavité tympaniquc et contient, en grande partie, deux des osselets de
l'ouïe (1) : marteau et enclume.
Il est limité :
— en haut, par le tef/mcn tytriparti, paroi mince, souvent perforée,
tapissée parfois de trabécules osseuses, très variables, formant dans cer¬
tains cas de véritables cellules pneumatiques ;
— du côté interne, par la portion supérieure de la cochlée, comprise
entre la fenêtre ovale et le bec de cuiller :
— du côté externe, où l’on observe deux parties, par l’écaille pour la
partie supérieure sus-méatique (2) et par la membrane de Schrapnell pour
la partie inférieure ;
— en arrière, par 1 ’aditus ad antrum et la pyramide ;
— en avant, par le rocher (canal du muscle du marteau) ;
— en bas, par une paroi membraneuse continue qui en forme le plancher
(Truffert 1932).
Par l’extrême fragilité du tegmen tympani, il présente d’étroits rapports
avec les méninges et le cerveau.
La caisse du tympan proprement dite ( atrium ) occupe l’étage moyen
de la cavité et correspond au conduit auditif externe (membrane du tympan).
On y voit le manche du marteau, la branche verticale de l’enclume (apo¬
physe longue), l’étrier et la plus grande partie de la cochlée (fenêtres ovale
et ronde). Elle s’ouvre en avant dans la trompe d’Eustache.
Le sinus hypotympanique, formé par la réunion du tympanal et du
rocher, peut, suivant la position de la suture tympano-pétreuse postérieure,
être plus ou moins développé. Très souvent tapissé de nombreuses cellules
pneumatiques, il apparaît généralement comme un diverticule creusé dans
le rocher, en dessous ou au niveau du bord inférieur du cadre tympanal. Il
montre d’autre part, d étroits rapports avec la jugulaire et la carotide internes.
C. Pneumatisation
Nous grouperons ici, d’une part, l’ensemble des cellules pneumatiques,
généralement volumineuses, de la région pétro-mastoïdienne (antre et
cellules mastoïdiennes) et, d’autre part, le réseau de petites cellules, commu¬
niquant plus ou moins entre elles, disséminées à l’intérieur du rocher (cellules
pétreuses), ainsi que celles rencontrées dans l’écaille temporale.
Bast et Anson (1949) distinguent trois groupes de cellules pneumatiques
d’après leur origine : 1° groupe de l’antre mastoïdien, 2° groupe de l’oreille
moyenne, 3° groupe du conduit auditif externe.
(1) On y voit: la tête du marteau, l'enclume sauf sa branche horizontale (apophyse
(2) Tantôt cet étage ost creusé de cellules (cellules supraméatiques) ; tantôt, il est lisse
et tombe â pic ; dans co cas, la cavité crânienne vient au contact du bord supérieur du conduit
auditif ; â cetto procidence des méninges correspond la procidenoe du mur de la logette
(Truffert, 1032).
Source : MNHN, Paris
SABAN
Le premier groupe correspond à l’ensemble de la région pétro-mastoï-
dienne ; le second, malgré une lerminolcgie différente, représente les traînées
cellulaires ptri-labyrinlhiques décrites par Girard (1939) et Mouret (190-1) ; le
troisième, par ses étroits rapports avec l’oreille moyenne, essentiellement
formé par des cellules sous-tubaires, peut être rattaché, chez l’Homme
adulte, au second groupe.
Nous considérerons en définitive trois groupes de cellules pneumatiques
chez l'adulte : le groupe pctro-mastoïdien, le groupe de l'oreille moyenne
et le groupe de l’écaille (fig. 7).
I. — Groupe pétro-mastoidien
Généralement bien pneumatisée, cette région comprend toujours une
importante cavité pneumatique (cellule aérifère) constante (1), formée
par l'antre mastoïdien. En dehors de ce dernier, nous observons une varia¬
bilité importante de la morphologie, de la répartition et du volume de
l’ensemble cellulaire (cellules mastoïdiennes) qui compose en majorité l’apo¬
physe mastoïde.
1° Antre mastoïdien
Creusé à l'intérieur du rocher, il communique, en avant, avec la cavité
tympanique par l’intermédiaire de l'udilus ad anlrum. La portion rétro-
méatique de l’écaille lui sert de paroi latérale; le Ictjmen tympani en forme
le toit. Classiquement situé sous la crête sus-mastoïdienne (linea lempo-
ralis ), en arrière de la moitié supérieure du conduit auditif externe, son
centre est au niveau de l’épine de Henle. Ramadier (1913) constate qu’il
occupe une position légèrement plus élevée, à cheval sur la linea Irmpnralis
dans 80 % des cas, son plancher est au-dessus du pôle supérieur (porionï
du conduit auditif externe. Son extrémité inférieure arrive juste au-dessus
du sommet de l’épine de Henlé.
Plus récemment, la position de l'antre mastoïdien peut être localisée
dans le triangle péri-antral (Schillinger, 1939) défini par l’analyse radio¬
graphique (2). Ce triangle a pour sommet antérieur l’apophyse posl-glénoïde
pour sommet postérieur l’incisure pariétale et pour sommet inférieur l'extré¬
mité de la suture pétro-tvmpanique postérieure.
( l) San absence, hors les cas pathologiques, est une exception d'une très grande rareté
duo A un arrêt de développement. *
(2) L’antre apparaît sur les radiographies comine une zone claire flnemont trabéculé e
auréolée des cellules péri-antrales. *
1, cellules post-carotidi
4, cellules pré-cochléaires ;
7, cellules supra-cochléaires ; 8, cellules rétro-labyrinthiques
10, cellules de la crête du rocher; 11, antre mustoîdi
cellules do l’écaille ; 14, cellules pétro-mastoïdiennes.
i ; 2, cellules pré-carotidiennes ; 3, cellules sous-tubaires
llules supra-carotidiennes ; 0. Cellules sous-labyrinthiqu^
cc ^ r r; l ^.r nthiqu -
, cellules mastoïdiennes ; 13
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
EMPORAL DES PRIMATES
49
Comme nous avons pu le remarquer, il se situe plus haut chez l’enfant
que chez l'adulte, mais présente sensiblement les mêmes dimensions: 10 à
11 mm (Symmington, 1886; Mouret, 191 .'5).
Directement au-dessus du mcat auditif externe à la naissance, il suit
un mouvement de relation, en arrière et en bas, au cours de la croissance,
pour devenir postérieur au méat chez l'adulte. Pendant ce temps, par suite
du développement de la mastoïde, il s'éloigne de la surface externe du tem¬
poral, de 2 mm chez le nouveau-né à 15 mm chez l'adulte (Rogers Lee, 1921).
D’après Hadziselimovic, Savkovic et Bubic (1961) l'antre est directe¬
ment en rapport avec le sinus latéral, dans le cas où celui-ci est large et
profond. La saillie ainsi formée réduit d'autant son volume.
2° Cellules péri-antrales
Tout autour de l'antre se groupe un amas de petites cellules, les cellules
péri-antrales. Bien différenciées des cellules mastoïdiennes, elles en sont
séparées par le bord antérieur du coude du sinus latéral qui forme une limite
nette, visible sur les radiographies. Toutes ces cellules s’ouvrent directement
à l'intérieur de l’antre et communiquent entre elles. Elles peuvent être
considérées comme un phénomène de croissance externe de l’antre mas¬
toïdien.
En principe, elles se multiplient en formant une couronne autour de
I antre, sauf au niveau du canal semi-circulaire externe. Toutefois l’accroisse¬
ment péri-antral n'est pas toujours régulier (Mouret, 1913). il se forme alors
des groupes de cellules plus ou moins importants d’une très grande varia¬
bilité. Les cellules, appartenant à la paroi écailleuse de l'antre, peuvent
envahir toute la portion rétro-méat ique de l’écaille jusqu’à l’incisure pariétale
et déborder au-dessus du conduit auditif externe jusque dans l’apophyse
zygomatique (Schillinger, 1939). De petites dimensions, rondes ou oblongues,
ces cellules ont leur ouverture dirigée vers l’antre. La paroi interne (paroi
pétreuse) comprend toujours de nombreuses petites cellules. En arrière,
entre le bord antérieur du sinus latéral et l’antre mastoïdien, Elsworth
(1904) décrit un amas cellulaire très dense, l’antre accessoire, où Depoutre
(1901) et Bellin (1903) reconnaissent trois groupes cellulaires: un groupe
postéro-supérieur représentant les cellules de la région postéro-supérieure
de la mastoïde en rapport avec le coude du sinus latéral ; un groupe posté¬
rieur vers 1 occipital ; un groupe postéro-interne en rapport avec la portion
terminale du sinus latéral. Sous la paroi inférieure de l’antre, un groupe
de cellules sous-antrales répond, d'une part, à la zone digastrique (1) et
d’autre part à la zone tympanique (2).
(1) Dans certains cas, les cellules do cette zone envahissent l’éminence juxtn-mastoï-
dienne — située entre la rainure digastrique et le sillon de l’artère occipitale — et la rendent
bulbeuse dans 14 % des cas (Goldstein, 1921).
(2) Traînées cellulaires (tympano-tip de Schillinger) longeant le bord antérieur du sinus
latéral et en rapport avec l’aqueduc de Pallope. Ces cellules sont responsables de l’élargisse¬
ment de la pointe de la mastoïde.
Mémoires du Muséum. — Zoologie, t. XXIX. 4
Source : MNHN, Paris
t. SABAN
50
3° Cellules mastoïdiennes
Ces cellules essentiellement variables par leur nombre, leur forme et
leurs dimensions, sans direction priviligiée, envahissent généralement l’apo¬
physe mastoïde jusqu’à son sommet. Elles sont en continuité avec les cellules
péri-antrales.
Par suite de cette très grande variabilité, les auteurs ont tenté de classer
l'apophyse mastoïde d'après sa pneumatisation qui comprend deux types
suivant les uns, trois types suivant les autres.
Ainsi, d'une part, Chealle (1909), Turner et Porter (1922), Smith (1933),
Schillinger (1939) décrivent deux types de mastoïdes : le type cellulaire,
très fréquent (80 % 'les cas), et le type acellulaire ou diploïque (20 %) ( 1 )_
Toutefois ce dernier n’est pas toujours considéré comme un type ana¬
tomique normal (2). mais pathologique. Alexander (1895), Brock (1926),
Wittmaack (1918) (3), Schillinger (1929) (4), ou encore, comme nous lé
verrons par la suite, soumis à des variations individuelles (Mouret, 1913),
voire héréditaires (Schwartz, 1951; Boies et Younger, 1952; Mitsumasu,
1955).
D’autre part, la division en trois types a été retenue par Le Double
(1903) qui considère : 1° le type scléreux formé de tissu osseux compact •
2° le type diploétique, constitué par du tissu compact renfermant des ceù
Iules diploétiques ; 3° le type pneumatique avec nombreuses cellules
aériennes ; par Mouret (1913) qui observe un type diploïque, un type pneu¬
matique et un type compact (5); par Wittmaach (1918), Picrce (1921),
Friesner, Druss, Rosenwasser et Rosen (1935) pour lesquels la mastoïde
peut être soit de type pneumatique, soit de type mixte (pneumatique et
spongieux, soit de type compact, avec peu ou pas de cellules); par Schwartz
(1951) qui reprend les termes de mastoïde cellulaire et acellulaire, mais
divise cette dernière en deux groupes: 1° scléreux ou à aspect d’ivoire •
2° infantile ou diploïque.
Avec cette dernière classification, les pourcentages sonl un peu différents
de la précédente où étaient intégrées dans les mastoïdes cellulaires, le s
mastoïdes de type mixte. De toute façon des auteurs envisagent une moyenne
de 40 % de mastoïdes pneumatiques (Zukerkandl, 39 % ; Symington
40 % ; Friesner, Druss, Rosenwasser et Rosen, 50 %) (6), à l'exception
de Piersol et Randall qui ont rencontré 88 % de pneumatiques, 10 % q e
mixtes, 2 % de diploïques.
(1) 2 % pour Oheatle.
(2) Parmi les partisans du type acellulaire comme type anatomique normal nous pouvo»
citer : Albrecbt, Oheatle, Fraser, Knick et Witte, Mouret, Mucii, Neumann, Schwarz, .Smit!* 5
Turner et Porter.
(3) Le point de v
(t) Pour Schilling.
2° groupe montrant
(5) Classification
(0) Les types de i
ment ainsi : Zukerka
me de Wittmaack est soutenu par Eickcu, Van Gilse et Mygind.
er, les deux types de mastoïde sont : 1 ° groupe A développement norinal .
un arrêt de développement.
que nous adopterons et que nous analyserons en détail,
mastoïdes mixtes et diploïques ou scléreuses se répartissent respective
mdl 41 et 20 % ; Friesner 38 et 12 %. c ~
Source : MNHN, Paris
TEMPORAL DES PRIMATES
51
Nous reprendrons donc la classification de Mourel, en accord avec nos
observations, et envisagerons successivement (fig. 8) le type diploïque,
le type pneumatique et le type compact ou ébnrné (1).
Type diploïque.
Dans ce type (type infantile de Chealle, 1909) la mastoïde est constituée
par une masse de tissu spongieux entouré d’une couche de tissu compact,
la corticale.
La région pélro-masloïdienne forme une masse épaisse, très spongieuse,
tandis que la portion rétro-méatique de l’écaille, qui la recouvre est au
contraire très mince, réduite le plus souvent à ses deux corticales externe
et interne.
Type pneumatique.
Dans ce cas, la mastoïde est entièrement creusée de cavités aérifères,
de dimensions variables, séparées les unes des autres par des cloisons de
tissu compact, (.es cloisons, souvent très minces, peuvent parfois présenter
en leur milieu une traînée de tissu diploïque. Celle traînée disparaît lorsque
les cellules sont nombreuses et tassées.
Au niveau le plus épais, dans la région de l'antre mastoïdien, l'épaisseur
de la paroi externe atteint deux centimètres, mais la corticale externe n'a
que 6 à 7 mm (2).
Au voisinage de la suture pétro-squameuse postérieure, la soudure de
l’écaille et du rocher donne naissance à une cloison décrite par Schwarze
et Eysell (Rouvière, 1910). Cette cloison, séparant les cellules pétreuses
des cellules squameuses, se résorbe au moment de la synostose, permettant
ainsi la communication des deux sortes de cellules, mais peut persister
chez l’adulte (Symington, 1889 ; Guye, 1900 ; Frey, 1900).
Type compact ou eburné.
Cette troisième catégorie, rarement représentée, comprend les mastoïdes
complètement éburnées, avec un antre mastoïdien très petit.
En principe l’os est dépourvu de cavités pneumatiques. Toutefois il
n’est pas rare de rencontrer dans ce type de mastoïde un petit nombre
de cellules qui, d après leur mode de répartition, permettent, d'envisager
trois groupes de mastoïdes éburnées :
1° Groupe de cellules peu nombreuses situées au voisinage de l'antre
ou autour de lui (3). Autour de ces cellules péri-antrales, de faible diamètre (4),
(1) Nous éliminerons le terme de mastoïde scléreuse consacré exclusivement- à des cas
pathologiques.
(2) Dans certains cas la coHicale externo, sur Los sec, peut être très mince et présenter
des déhiscences comparables à celles « en trou de mite » observées sur le toit de l'oreille
moyenne. Toutefois ces déhiscences sont artificielles, dues au peu de résistance qu’offre
le tissu osseux qui recouvre la muqueuse cellulaire à ces endroits et se trouve ainsi facilement
détruit dans la préparation des pièces squelettiques.
(3) La paroi externe de l’antre, très épaisse, n’est pneuniatiséc dans aucun cas.
(4) Ces cellules semblent être le résidu de celles formées pendant la période fœtale.
Source : MNHN, Paris
Fig. 8. — Homme. Pneumatisation mastoïdienne. Coupe longitudinale.
A : type diploïque ; B : type pneumatique ; C : typo compact.
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
53
le lissu compact est très épais. Une couche de tissu spongieux sépare la
corticale externe de l'amas central.
2° Groupe plus fréquemment représenté, à cellules plus nombreuses
mais petites, clairsemées dans l’ensemble de la mastoïde, à l’intérieur d’un
tissu osseux compact et dur. Ce tissu, non complètement éburné, montre
de fines aréoles spongieuses.
3° Groupe très voisin du précédent, mais sans trace de tissu spongieux,
à l’exception de quelques aréoles spongieuses vers l’apex. Le tissu éburné
forme une couche épaisse vers l’extérieur, tandis que les cellules ont un
diamètre plus important que dans le deuxième groupe.
Par la grande diversité des types de pneumatisation que nous venons
de mentionner et dans lesquels il est toujours difficile de classer le matériel
étudié, nous sommes amené dans chaque cas à voir plutôt des tendances
vers un type, que le type lui-même, et cela en rapport avec les nombreuses
variations individuelles (1).
D’autre part les muscles agissent sur la structure de la mastoïde et en
particulier sur l'orientation des groupes cellulaires (Laux-Balmes, 1935).
Comme nous l’avons déjà observé précédemment, la mastoïde montre
deux zones de lissu osseux d'aspect différent : une zone périphérique spon¬
gieuse et une zone interne plus ou moins pneumatique.
Les muscles dont l’action est importante sont représentés par le sterno-
cléido-mastoïdien qui agit par traction vers le bas et en avant, le splénius
et le petit complexus, vers le bas et en arrière, et le digastrique qui, secondai¬
rement, agit par compression. Le centre de ces deux forces de traction se
trouve dans la zone antrale, point de départ de l’expansion cellulaire.
D’après ces deux forces, Laux-Balmes (1935) envisage une systéma¬
tisation des travées osseuses et des cloisons cellulaires, orientées suivant
les lignes de forces. Dans la zone spongieuse où le tissu osseux montre un
réseau de petites mailles, l'orientation se fait vers le sommet de la mastoïde
pour la région inférieure soumise à l’action du sterno-cléido-mastoïdien,
et vers l'occipital pour celle soumise à l'action des muscles de la nuque.
Dans la zone de pneumatisation, les cloisons se disposent en éventail, en
direction oblique vers le bord postérieur de la mastoïde, et verticale vers
le sommet, le système vertical montre la prédominance du sterno-cléido-
mastoïdien.
Le digastrique intervient tardivement par tassement du tissu osseux
à la face inférieure de la mastoïde, son action est limitée à la corticale externe
et à la formation de la rainure digastrique.
(I) Los variations sont souvent bien marquées sur un même individu. Cheatle (1913),
examinant la symétrie sur 120 temporaux, constate une asymétrie de la pneumatisation
dans 32 % des cas.
Source : MNHN, Paris
R. SABAN
54
II. — Groupe de l'oreille moyenne
Les cellules de ce groupe, formé exclusivement de cellules pétreuses
ayant pour origine l’oreille moyenne, représentent par leur situation les
cellules carotidiennes de Basl et Anson (1949), les traînées péri-Iabyrin-
tliiques de Girard (1939) et Mouret (1904), et les cellules de la pointe du
rocher (1) décrites par Baldenweck (1908); elles montrent ainsi d’étroits
rapports avec l’oreille interne.
La classification adoptée par Bast et Anson comprend :
1° Cellules carotidiennes, subdivisées en :
a) cellules sous-tubaires,
b) cellules post-carotidiennes,
c) cellules pré-carotidiennes,
d) cellules pré-cochléaires,
e) cellules supra-carotidiennes.
2° Cellules supra-cochléaires.
Les traînées péri-labyrinthiques de Girard comprennent :
1° une traînée cellulaire sous-labyrinthique;
2° une traînée cellulaire anté-lirnacéenne ou anté-labyrinthique inférieure •
3° des traînées cellulaires péri-labyrinthiques supérieures divisées en •
a) traînée cellulaire anté-labyrinthique supérieure,
b) traînée cellulaire trans-lahyrinthique,
c) traînée cellulaire de la crête du rocher,
d) traînée rétro-labyrinthique.
Dans ces deux classifications les cellules post-carotidiennes correspon¬
dent aux sous-labyrinthiques, les pré-cochléaires aux anté-limacéennes
et les supra-cochléaires aux anté-labyrinthiques supérieures.
Nous envisagerons donc en définitive, de la pointe du rocher vers le
labyrinthe osseux (fig. 7 et 9) :
— Un groupe de cellules carotidiennes :
sous-tubaires,
pré-carotidiennes,
supra-carotidiennes.
— Un groupe de cellules intermédiaires carotico-labyrinthiques •
pré-cochléaires (anté-limacéennes),
post-carotidiennes (sous-labyrinthiques).
— Un groupe de cellules labyrinthiques :
supra-cochléaires (anté-labyrinthiques supérieures),
trans-labyrinthiques,
de la crête du rocher,
rétro-labyrinthiques.
(1) Les auteurs récents sont d’accord pour éliminer le terme de cellules apicales ; celles- •
ne constituent pas un groupe séparé, mois représentent une extension dos cellules carott*
dicnnes en position apicale. *'
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
55
1° Groupe des cellules carotidiennes.
a) Cellules sous-tubaires. — Situées à la partie antérieure de la paroi
externe du canal carotidien, sous la trompe d'Eustache, ces cellules sont
creusées, en partie dans le tympanal, en partie dans le rocher. Ouvertes
généralement dans l'oreille moyenne, elles communiquent occasionnellement
avec la trompe d’Eustache. Très fréquentes, rencontrées dans 90 % des
cas, elles se montrent de grandes dimensions dans 30 % et petites, très loca¬
lisées, dans 60 %.
Fig. 9. — Homme. Emplacement des diverses traînées cellulaires représentant la pneuma¬
tisation de l’oreille moyenne (d’après Girard).
1, cellules trans-labyrinthiques ; 2, cellules supra-cochléaires ; 3, cellules de la crête du
rocher ; i, cellules rétro-labyrinthiques ; 5, cellules post-carotidiennes ; 0, cellules pré-
cochléaires ; 7, canal carotidien ; 8, aqueduc de Fallope ; 9, aqueduc du limaçon ; 10, conduit
auditif interne ; 11, aqueduc du vestibule.
b) Cellules pré-carotidiennes. — Situées entre la trompe d’Eustache
et le canal carotidien, elles représentent une extension des cellules sous-
tubaires, avec lesquelles elles communiquent. Elles peuvent d’autre part
s’ouvrir soit dans l’oreille moyenne, soit dans la trompe d'Eustache. Assez
fréquentes, on les rencontre dans 40 % des cas.
c) Cellules supra-carotidiennes. — Ce groupe, rarement rencontré, repré¬
sente les cellules situées au-dessus du canal carotidien, généralement au
niveau du sommet de la cochlée, mais parfois au-dessus et en avant du
ganglion géniculé. Elles peuvent s’étendre dans l'arête du rocher et vers
Source : MNHN, Paris
56
R. S
ill AN
la boucle du canal semi-circulaire supérieur. Provenant du recessus épi-
tympanique, elles résultent souvent de l'extension vers le haut des cellules
pré-cochléaires.
2° Groupe des cellules carotico-labyrinthiques.
a) Cellules pré-cochléaires. — Situées entre la paroi latérale du canal
carotidien, la trompe d'Eustache et le sommet de la cochlée, elles s'étendent
vers le haut entre le canal du muscle du marteau et le sommet de la cochlée
Elles forment habituellement un diverticule de la caisse du tympan et
peuvent envahir la pointe du rocher dans la région comprise entre les gout¬
tières des nerfs pétreux et le bord externe de la fossette du ganglion de
Gasser, au-dessus du canal carotidien. Très fréquentes, 89 % des cas, elles
se montrent grosses dans 25 %, et petites, très localisées, dans 64 %.
b) Cellules posl-e.arotidiennes. — Ces grosses cellules, internes et posté
rieures au canal carotidien, présentes dans .50 % des cas, s'engagent sous
la cochlée, entre le dôme de la fosse jugulaire et le canal carotidien. Su
10 % des temporaux, elles s'étendent en avant jusqu’à la pointe du rocher (Il
Toutefois, bien souvent, une masse de tissu compact stoppe leur extension
et les empêche de communiquer avec la cavité crânienne.
3° Groupe des cellules labyrinihiques.
a) Cellules supra-cochléaircs. — Ces cellules, parfois en continuité ave
les cellules prc-cochléaires, se localisent au-dessus du recessus épitympanique
Partant de la paroi interne de Vaditus ad antrum, elles empruntent l'espar-
anté-labyrinthique supérieur de Girard (1939), dont le plancher est forint
par les ampoules des canaux semi-circulaires horizontal et supérieur
l’aqueduc de Fallope (ganglion géniculé) et la paroi supérieure de la cochlc ’
Certaines d’entre elles se répandent au-dessus du conduit auditif interne
b) Cellules trans-labyrinlhiques. — Rarement rencontrées (3 «/ x
cellules provenant de l'antre mastoïdien s'engagent dans la boucle du canaî
semi-circulaire supérieur en longeant le canal antro-cérébelleux (2).
c) Cellules de la crête du rocher. — Ces cellules, prolongement des cellule
péri-antrales, longent d’une manière inconstante l’arête du rocher. Fj| e S
franchissent le labyrinthe au-dessus de la jonction des canaux semi ei S
culaires supérieur et postérieur pour rejoindre, dans certains cas, les cellul ~
supra-carotidiennes. es
d) Cellules rétro-labyrinthiques. — Situées entre la corticale cérèbelleus
et le canal semi-circulaire postérieur, ccs cellules passent au-dessus çj 6
l’aqueduc du vestibule, contournent la branche commune des canaux sem’ 0
circulaires supérieur et postérieur, puis aboutissent au-dessus du conduit
auditif interne. 11
(1) Voir Mouret (1904), Laffite-Dupont (1900), Baldenweck (1908).
(2) Ce canal, encore appelé canal pétro-mastoïdien, sera étudié dans le chapitre su.- i
canaux du temporal. Ies
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
57
III. — Groupe de l’écaille temporale.
La portion verticale de l'écaille montre dans l’ensemble une très faible
pneumatisation sur toute sa surface par suite de son peu d’épaisseur, les
deux corticales étant souvent au contact l'une de l’autre ; sauf dans la
zone d’articulation pariétale et le long de la linen temporalis qui crée une
plage triangulaire finement pneumatisée, comprise intégralement dans la
région rétro-méatique de l’écaille, entre la linea temporalis, en haut, l’inci-
sure pariétale, en arrière, et le prolongement postérieur du bord supérieur
de l’apophyse zygomatique (1). Sa pointe dirigée vers le bas et en avant,
se termine au-dessus du méat auditif externe. Ces cellules sont en commu¬
nication avec des cellules péri-antrales.
Par contre la portion horizontale de l’écaille, y compris l'apophyse
zygomatique dans toute son étendue, est tissée d’un fin réseau de cellules
pneumatiques, à l’exception de la fosse glénoïde, paroi très mince où les
deux corticales externe et interne viennent au contact l une de l’autre.
Ces cellules sont en communication avec les cellules tympaniques et pétreuses
du groupe sous-tubaire.
III. — OREILLE INTERNE
L'oreille interne formée du labyrinthe osseux (fig. 10), à l’intérieur
duquel se trouve le labyrinthe membraneux, constitue à elle seule un bloc
autonome répondant à l’organe de l’audition.
Située au milieu du rocher, entre la caisse du tympan et le conduit auditif
interne, elle se compose de trois cavités communiquant entre elles, qui sont,
d’avant en arrière : la cochlée ou limaçon avec son aqueduc, le vestibule
avec son aqueduc, les trois canaux semi-circulaires (2).
L’ensemble a une orientation générale parallèle à l’axe longitudinal
du rocher, soit en moyenne une inclinaison de 55° sur le plan sagittal.
A. — Labyrinthe osseux
1° Cochlée
La cochlée (fig. 11) représente un canal osseux à enroulement hélicoïdal
dextre, qui s’abouche à la cavité veslibulaire et dont le diamètre ne cesse de
décroître pendant ses 2 tours % jusqu’à son extrémité terminée en cul-de-sac.
Le dôme, semblable à un cône aplati, regarde vers l’avant, les spires étant
situées dans un plan sensiblement vertical (3) parallèle à l’arête du rocher.
L’axe de la cochlée, coïncidant avec la columelle, d'allure conoïde, à direc¬
tion antéro-externe, inclinée vers le bas, se trouve dans un plan perpen-
(1) Cette ligue correspond à la suture pétro-squameuse interne.
(2) Voir Girard (1914 et 1939).
(3) Légèrement incliné (le haut en bas et d’avant en arrière.
Source : MNHN, Paris
58
R. SABAN
diculaire au précédent. Autour de la columelle, un tissu osseux très spon¬
gieux remplit l'espace qui sépare les tours de spire et forme un noyau osseux
central dont la base, perforée de nombreux orifices et d’un canal central
(canal central de la columelle), constitue le crible spiroïde (fossette cochléen-
ne), dans lequel pénètrent les rameaux terminaux du nerf cochléaire.
Le crible spiroïde a la forme d'une bande, criblée de Irons répartis en
groupes de 4 ou 8, enroulée en une spire décroissante d’un tour et demi
Fia. 10. — Homme. Labyrinthe osseux, côté droit (d'après Girard).
1, fenêtre ovale ; 2, fenêtre ronde ; 3. vestibule ; 4, canal semi-circulaire supériei
5, canal semi-circulaire postérieur ; fi, canal semi-circulaire horizontal ; 7 , ampoule du cao ’
emi-circulaire supérieur; 8, aqueduc du limaçon ; il, aqueduc du vestibule ; 10 cochlô 1
[ 1 , ampoule du canal semi-circulaire postérieur; 12, ampoule du canal semi’-circuln- :
lorizontal.
se terminant en son centre par le canal central de la columelle (encore appel -
scyphus de Vieussens) qui aboutit au sommet de la columelle où il s’abouch 6
avec la terminaison du canal spiral de Rosenthal. Ce dernier, de sectip 6
ovalaire, s’enroule en deux tours à la périphérie de la columelle et reco'7
par son bord inférieur les canalicules de la columelle. II contient, sur le vivant
le ganglion de Corti.
L’intérieur du tube cochléaire est limité par la lame des contours n •
en représente la paroi périphérique (externe) et la paroi axiale ou coin*
mellaire (interne), tandis que la paroi, contiguë à deux tours de spir "
constitue la cloison spirale. La paroi périphérique, sur laquelle s’insè^
la membrane basilaire qui la relie au bord libre de la lame spirale, présent 6
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
une faible crête osseuse au niveau de l'insertion, la lame spirale secondaire.
La paroi axiale est divisée sur toute sa longueur en deux parties par la lame
spirale, sa partie antérieure correspond à la rampe vestibulaire, sa partie
postérieure à la rampe tympanique. Celle dernière prend naissance, en
formant un cul-de-sac, à la fenêtre ronde, orifice presque circulaire qui
regarde en arrière dans la cavité tympanique. Son pourtour supérieur corres¬
pond à la partie initiale et horizontale de la fente vestibulo-tympanique.
Du pourtour externe de la fenêtre ronde se détache une crête hélicoïdale
FiG. 11. — Homme. Vue inférieure et structure interne du labyrinthe osseux droit
du nouveau-né (d’après Girard).
1, aqueduc du limaçon ; 2, fenêtre ronde ; 3, lame des contours ; 4, lame spirale ; 5, rampe
vestibulaire ; 6, rampe tympanique ; 7, fenêtre vestibulo-tympanique ; 8, columelle ; 9, fenêtre
ovale ; 10, dôme ; 11, canal semi-circulaire postérieur ; 12, canal semi-circulaire horizontal ;
13, vestibule.
qui croise la rampe tympanique, puis remonte pour se fondre avec l'origine
de la lame spirale en avant de l'orifice interne de l’aqueduc du limaçon.
La lame spirale se termine librement au sommet de la columelle par un
crochet, le bec (hamulus ou rostrum).
A son sommet, dans le dôme ou coupole, la cloison spirale qui lui sert
d'assise, se présente comme une rampe hélicoïdale, infundibuliforme, contre
laquelle viennent aboutir les rampes vestibulaire et tympanique, séparées
l’une de l'autre par l’hélicotrêma, situé au-dessous du bec de la lame spirale.
La lame spirale qui sépare la rampe vestibulaire de la rampe tympanique
se compose de deux lamelles distinctes, unies l'une à l'autre par des travées
osseuses ou conjonctives, entre lesquelles se situe un système de canaux
Source : MNHN, Paris
60
R. SABAN
nerveux mettant en communication la fente vestibulo-tympanique
avec le canal de Rosenthal. '
Aqueduc du limaçon (2).
Cet étroit canal prend naissance sur la paroi postérieure de la ramne
tympanique, il chemine parallèlement au conduit auditif interne et se
termine dans la fossette pyramidale.
Rapports topographiques de la cochlée.
L’origine du premier tour de spire, le plus interne, se situe sous le ves¬
tibule, en dessous de la fenêtre ovale. Sa projection vers l’avant le met en
rapport avec le plancher du conduit auditif interne qu’il déborde en avant
Le premier tour de spire accompli, le tube cochléaire revient en contact
avec la paroi antérieure du vestibule, en créant toutefois une dépression
occupée par la première portion de l’aqueduc de Fallope.
La base de la cochlée, limitée par ce premier tour, est en rapport inlim
avec le fond du conduit auditif interne, par l’intermédiaire du crible soi
roïde (fossette cochléenne). " ~
Du côté externe, l’enroulement de la cochlée forme une saillie dans 1
cavité tympanique, le promontoire, constitué par la partie inférieure des
deux premiers tours de spire.
Ces derniers sont en étroite relation :
— en bas et en avant avec la trompe d'Eustache ;
— en bas et en arrière avec le coude du canal carotidien dont ils sont
parfois plus ou moins séparés par des cellules aérifères chez certains individus
et parfois dans certains cas, avec le dôme du golfe de la jugulaire, toujour*
séparé du canal carotidien par un espace sous-labyrinthique tri’angulair S
souvent pneumatisé ;
— en haut avec le canal du muscle du marteau qui est en contact ave
le flanc externe de la coupole limacéenne sur tout son trajet, jusqu’au h
de cuiller. ec
La partie supérieure des tours de spire, n’apparaissant pas dans 1
cavité tympanique, est en rapport direct avec la face endocrânienne cèrt
braie du rocher, plus spécialement avec la loge du ganglion géniculé Pt
les première et deuxieme portions de l’aqueduc de Fallope où la counol
adhère, par son flanc supérieur, à la corticale de la paroi du rocher, imm 6
diatement en arrière de l’hiatus de Fallope.
2° Vestibule (fig. 12)
D'aspect irrégulier, plutôt globuleux, il forme la partie centrale du J a b v
rinthe osseux. Classiquement on lui considère six parois : une inférieur
(plancher), une supérieure (plafond), une interne, une externe, une antérieure
(1) La fente vestibulo-tympanique représente sur l’os sec l'emplacement i„
brane basilaire.
(2) Nous l’étudierons en détail avec les canaux du temporal.
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
61
et une postérieure. Ces parois sont, en outre, perforées de sept larges
orifices : la fenêtre ovale, l'embouchure de la rampe vestibulaire et les cinq
orifices des canaux semi-circulaires.
L’inclinaison de la direction du grand axe antéro-postérieur du vestibule
sur le plan sagittal médian s'élève en moyenne à .'17° (Girard, 19:19).
Fig. 12. — Homme. Vue interne du vestibule droit après résection de sa paroi externe et
du canal semi-circulaire horizontal (d’après Girard).
1, rampe tympanique ; 2, lame spirale ; 3, fente vestibulo-tympanique ; 4, fenêtre ronde ;
5, crête ampullaire supérieure ; 0, pyramide du vestibule ; 7. tache criblée utriculaire ; 8, fos¬
sette semi-ovoïde (utriculaire) ; 9. tache criblée ampullaire supérieure ; 10, ampoule du
canal semi-circulaire supérieur ; 11, crête du vestibule ; 12, fossette hémisphérique ; 13, tache
criblée sacculaire ; 14, rampe vestibulaire; 15, fossette cochléaire; 10, crête ampullaire
inférieure ; 17, Riche criblée ampullaire postérieure ; 18, ampoule du canal semi-circulaire
postérieur ; 19, branche postérieure du canal semi-circulaire horizontal ; 20, fossette posté¬
rieure ; 21, gouttière sulciforme (aqueduc du vestibule) ; 22, aqueduc de Fallope ; 23, bord
antérieur de la fenêtre ovale.
La paroi inférieure forme le plancher du vestibule, dans lequel débouchent
à chacune de ses extrémités deux grands orifices : en avant la rampe vesti¬
bulaire, en arrière l’orifice ampullaire du canal semi-circulaire postérieur.
Sur le plancher même s’observent l’empreinte de la fossette cochléaire et
la fente vestibulo-tympanique.
L’embouchure de la rampe vestibulaire a la forme d’un entonnoir
aplati transversalement, sans limites précises.
L’orifice ampullaire qui lui est opposé est elliptique, son bord anté¬
rieur constitue la crête ampullaire inférieure qui sépare l'ampoule posté¬
rieure de la fossette cochléaire.
La fossette cochléaire, étroite eL allongée, marque l'empreinte de
l’extrémité vestibulaire du canal cochléaire, elle est limitée en avant par
Source : MNHN, Paris
R. SABAN
62
la crête du vestibule, en arrière, par la crête ampullairê inférieure. A la
partie inférieure de la fossette apparaissent cle lins perluis en rapport avec
la partie la plus externe du crible spiroïde.
La fente vestibulo-tympanique se présente sous la forme d’une faucille
Sa lèvre interne est constituée par le bord libre de l'origine de la lame spirale'
sa lèvre externe par la lame spirale secondaire qui s'insère au-dessus du
cadre de la fenêtre ronde.
La paroi supérieure porte à son extrémité antérieure l'orifice ampullairê
du canal semi-circulaire supérieur et à son extrémité postérieure l'orific»
de la branche commune des canaux semi-circulaires supérieur et postérieu °
L'orifice ampullairê du canal supérieur, de section elliptique, formé
sur son bord externe une arête vive (pii le sépare de l'ampoule du canal
horizontal ; sur son bord interne, une crête le sépare de la fossette ovoïde*
L’orifice de la branche commune, de section circulaire, se raccord "
sans accident à la paroi du vestibule, sauf sur son bord externe où une crêf 6
le sépare de l’orifice non ampullairê du canal semi-circulaire horizontal
Sur la paroi interne qui sépare le vestibule du conduit auditif inlern
s’inscrivent de faibles dépressions (empreinte du labyrinthe membranev \
plus ou moins séparées par des crêtes: les fossettes semi-ovoïde, hérrL
sphérique, cochléaire (en partie) ( 1 ), postérieure et la gouttière sulciforme"
La fossette semi-ovoïde, elliptique ou ulriculaire correspond à Tulr - "
cule. Allongée horizontalement, elle occupe le tiers supérieur de eelt~
paroi, s'étend en avant jusqu’au niveau de l'orifice ampullairê du cana^
semi-circulaire horizontal, en arrière jusqu'à la gouttière sulciforine R *
haut la crête ampullairê supérieure la sépare de l’ampoule du canal sei ^
circulaire supérieur. En bas la crête du vestibule la sépare de la l'ossett ~
hémisphérique. Cette crête décrit une demi-circonférence qui circonsc 'f
la fossette hémisphérique cl se termine par une apophyse, la pyramirt
du vestibule (2), sur le bord libre de la lame spirale. Au-dessus et au-desso** 6
de la pyramide s’étend la tache criblée ulriculaire dont les canalicules osse US
confluent vers la fossette ulriculaire, au fond du conduit auditif inter ***
La fossette hémisphérique ou sacculaire correspond au saccul 6 '
elle occupe la région antéro-inférieure de la paroi. La crête du vestib j
la limite en haut et en arrière, tandis que son bord inférieur représe t
la lèvre interne de l'embouchure de la rampe vestibulaire. La partie inf •
rieure de la fossette comporte une zone poreuse elliptique, la tache criblé'
sacculaire dont les nombreux pertuis livrent passage aux filets terniin ° e
du nerf sacculaire qui aboutissent au fond du conduit auditif interne U a
travers la fossette sacculaire. ’ a
La fossette postérieure forme une étroite dépression entre la
postérieure du vestibule et la crête ampullairê inférieure ; elle s'étend entr *
(1) Lu fossotfce cochléaire, décrite avec la paroi inférieure déborde mir la paro' ■
(2) Cette apophyse située au niveau du bord antéro-supérieur de la fenêtre rond" 10 *
constituée par de l’os poreux dont les trous livrent passage aux (Ilots terminaux d ° ' M< '
utriculaire. Elle sort également d’insertion h, la membrane inter-utrieulo-sacculaire
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMA
63
l'orifice ampullaire postérieur et l'orifice vestibulaire de la branche com¬
mune des canaux semi-circulaires.
La gouttière sulciforme, représentée par un sillon oblique vers le
bas et en avant, inscrite sur la région postéro-supérieure de la paroi, en
dessous de l'orifice de la branche commune, se termine par un canal au
fond duquel s’ouvre l’orifice vestibulaire de l'aqueduc du vestibule.
La paroi externe , la seule directement accessible de l'extérieur puisqu’elle
répond à la paroi interne de la caisse du tympan, se situe en face de l’orifice
interne du conduit auditif externe (cadre tympanal). Largement évidée
dans la région antéro-inférieure par la fenêtre ovale dont le grand axe occupe
une position sensiblement horizontale, elle comprend les deux orifices du
canal semi-circulaire horizontal qui débouchent à chacun des angles supé¬
rieurs. L'orifice ampullaire, de section elliptique à grand axe horizontal,
sous-jacent à l’ampoule du canal semi-circulaire supérieur dont il est séparé
par une crête, s'ouvre en avant au-dessus de la fenêtre ovale. L’orifice non-
ampullaire, de section circulaire, lui est opposé, contigu en haut avec l’orifice
de la branche commune des canaux semi-circulaires supérieur et postérieur.
La paroi antérieure, divisée en deux par l’extrémité antérieure de la
crête du vestibule (pyramide), s’étend entre la crête ampullaire supérieure
et l'embouchure de la rampe vestibulaire. A la partie supérieure s'inscrivent
l'extrémité antérieure de la fossette semi-ovoïde et de la tache criblée utri-
culaire, avec au-dessus les taches criblées ampullaires supérieure et externe (1).
Les canalicules de ces deux taches convergent vers un ou deux canaux
qui aboutissent au fond du conduit auditif interne dans la fossette ulri-
culaire. A la partie inférieure s'observe l’empreinte du bord antérieur de
la fossette hémisphérique.
La paroi postérieure esL Lrès réduite par suite de l’empiètement que
font à sa surface l’orifice de la branche commune des canaux semi-circulaires,
en haut, et l’orifice ampullaire du canal postérieur, en bas.
Aqueduc du vestibule (2).
Cet étroit canal prend naissance, comme nous venons de le voir, au
fond de la gouttière sulciforme, traverse le rocher et débouche sur la face
cérébelleuse du rocher, dans la fossette unguéale.
Rapports topographiques du vestibule.
Le vestibule, compris entre le conduit auditif interne et la caisse du
tympan, se trouve sensiblement au centre du rocher.
Sa paroi externe, traversée sur toute sa longueur par la deuxième por¬
tion de l’aqueduc de Fallope, avec lequel elle reste en contact intime, répond
(1) Parfois ces deux taches criblées sont communes et rejoignent même la tache criblée
utriculaire.
(2) Nous l’étudierons plus on détail avec les canaux du temporal.
Source : MNHN, Paris
64
R. SABAN
à la partie supéro-postérieure de la caisse du tympan. En avant, sous
l'aqueduc de Fallope, s’ouvre la fenêtre ovale, obturée sur le vivant n ar
la sole de l’étrier, encadrée à chacune de ses extrémités par le bec de cuiller
du canal du muscle du marteau, en avant, et par la pyramide qui lerniin
le canal du muscle de l’étrier, en arrière. Au-dessous de l'aqueduc de Fallon G
la boucle du canal semi-circulaire horizontal recouvre toute la partie su né'
rieure de la paroi. ^
Sa paroi interne est en rapport direcL avec le fond du conduit auditif
interne, la communication se fait par l’intermédiaire des différentes fossette
Sa paroi antérieure vient au contact, en haut avec la première portion"
de l’aqueduc de Fallope, en bas avec le premier tour de spire de la cochl «
Sa paroi supérieure, surplombée par le canal semi-circulaire supérieur
se trouve au niveau de la fossa subarcuata.
Sa paroi inférieure repose, en avant, sur la portion sous-vestibulair
de la cochlée (origine du premier tour) tandis qu’en arrière elle vient dan**
certains cas, au contact de la fosse jugulaire lorsque celle-ci est très profonde 8
3° Canaux semi-circulaires
Trois canaux, formant une boucle incomplète, s'abouchent par leu
deux extrémités — comme nous venons de le voir — • dans le vestibul
Une évagination globuleuse, appelée ampoule, se produit à une des ri e , e "
extrémités de chaque canal et constitue son point de départ.
On distingue : un canal semi-circulaire horizontal ou externe, un can
semi-circulaire supérieur, un canal semi-circulaire postérieur. 1
D’une longueur et d’un diamètre variable suivant les individus, chan
canal montre des sinuosités plus ou moins importantes dans son traî r
(llexions et torsions). La longueur varie entre 12 et 15 mm pour l’horizont i
15 et 17 mm pour le supérieur, 18 et 19 mm pour le postérieur qui, de ’
fait, se trouve le plus long des trois. De section ovalaire, leur diamètre oscip 6
entre 1-1,5 mm pour le grand axe et 0,5-1 mm pour le petit axe. le
Le système des trois canaux semi-circulaires peut être grossièreine
compris dans trois plans perpendiculaires (1). Toutefois nous pouvr)
constater une légère assymétrie entre les systèmes semi-circulaires dr *■?
et gauche. En effet, les deux canaux horizontaux ne sont pas dans un mê ^
plan (Saban, 1952) ; un des deux labyrinthes se trouve souvent plus 6
avant que l'autre, un canal supérieur plus sagittal que l'autre (2). D'auf 6 **
part, il est classiquement reconnu que les lignes passant par les deux cana ^
postérieurs se coupent en arrière de la selle turcique, approximativement
à angle droit ; tandis que les lignes passant par les deux canaux supériei
ont leur intersection sur le bord postérieur du foramen magnum en faisant
(1) Nous reprendrons cette question on abordant la méthode vestibienne dans 1
pitre consacré aux techniques. c ha-
(2) L'angle que font les deux canaux supérieurs est en moyenne de 74°, mais dans 1 •
des cas l’angle du plan do chaque canal avec le plan sagittal médian n'est pas id ■ i- 11
des deux côtés, par exemple do 30“ d’un côté et 35° de l’autre (Girard, 103(1). ° D K,,le
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
65
un angle d'environ 90° et que le canal postérieur est sensiblement parallèle
au canal supérieur opposé (1). Or Girard ( 10 : 59 ) par dus mesurt . s , )réc j ses
constate que d un même côté le canal postérieur forme avec le canal supé¬
rieur un angle de 90", mais que les deux canaux postérieurs forment entre
eux un angle de 106° et les deux canaux supérieurs un angle de 7-1°, montrant
ainsi un décalage moyen de 16° ent re le plan d'un canal postérieur et celui
du canal supérieur qui lui est opposé.
Canal semi-circulaire horizontal. — Ce canal, encore appelé externe
par la position de ses deux abouchements dans la parci externe du vestibule
et par celle du sommet de sa boucle, rapprochée de la surface exocranienne!
décrit un peu plus d’une demi-circonférence.
Il présente deux portions distinctes (Saban, 1952) :
— la moitié antérieure ou portion ampullaire comprend l’ampoule
et se termine au sommet du canal (c’est la partie apparente du canal lorsque
J on pratique un évidement pétreux) ;
la moitié postérieure ou portion postérieure, située en arrière de la
précédente, comprend l'orifice postérieur non ampullaire.
La portion ampullaire prend naissance par l'ampoule dans la partie
supero-anténeure de la paroi externe du vestibule, puis se dirige vers l'exté¬
rieur jusqu'au sommet de sa boucle, surplombe la deuxième portion de
1 aqueduc de Failope et la fenêtre ovale ; la portion postérieure qui lui fait
suite retourne au vestibule dans lequel elle débouche par l'orifice non ampul-
laire, situé à la partie supéro-postérieure de sa paroi externe, au dessous
du niveau de 1 ampoule.
Canal semi-circulaire supérieur. — Ce canal situé au-dessus du ves¬
tibule décrit une demi-circonférence autour d'un noyau osseux plus ou
moins chploique (2) avec lequel sa paroi est très souvent fusionnée. Comme
le precedent on lui reconnaît deux portions : une portion ampullaire et une
postérieure.
La portion ampullaire s'élève dans l'angle antéro-externe de la paroi
supérieure du vestibule, à partir de l'ampcule (3) jusqu'à son sommet.
La portion postérieure retourne au vestibule en formant un canal commun
avec la portion non ampullaire du canal postérieur. Cette branche commune
débouché dans 1 angle postéro-externe de la paroi supérieure du vestibule.
Canal srmi-tirmlaire postérieur. - Ce canal décrit une circonférence
presque complète. Situé dans le prolongement de la paroi postérieure du
vestibule, il prend naissance en arrière de ce dernier - contrairement aux
deux précédents — par son ampoule, dans l'angle formé par les parois infé¬
rieure, postérieure et externe. Après l'ampoule il descend au-dessous du
niveau du plancher du vestibule, puis remonte jusqu'au sommet de sa
(1) Voir Rogers Lee (1921), Bellocq (1923).
(2) Résidu de la fottsa subarcuala fœtale.
(3) L’ampoule du canal supérieur so superpose A l’ampoule du canal horizontal.
-Mémoires du Muséum. — Zoologie, t. XXIX. r
Source : MNHN, Paris
R. SABAN
60
boucle et croise sur son trajet la portion postérieure du canal horizontal.
Ensuite, il redescend vers le vestibule par une courbe plus serrée, se jette
dans la branche commune qu'il constitue avec le canal supérieur et débouche
dans la paroi supérieure du vestibule, par son orifice non ampullaire com¬
mun avec celui du canal supérieur, au dessus de son ampoule.
Rapports topographiques des canaux semi-circulaires.
Le canal semi-circulaire horizontal est en rapport avec l’oreille moyenne
par la saillie qu'il fait dans Vaditus ad antrum, séparant ainsi l’antre mas¬
toïdien de la l aisse du tympan. Par le bord inférieur de sa portion ampul¬
laire, il entre en contact intime avec la deuxième portion de l'aqueduc,
de Fallope, mais déborde ce dernier, en avant, dans la région postérieure
du recessus épitympanique, en face de l'articulation incudo-pétreuse (aditus
ad antrum). Considéré dans son ensemble le canal horizontal se trouve au
centre du rocher.
Le canal semi-circulaire supérieur présenLe, avec la caisse du tympan,
des rapports beaucoup plus limités que le précédent. S élevant au-dessus
de l’ampoule du canal horizontal, son ampoule seule apparaît au voisinage
de Vaditus ad antrum.
Sur la face endocrânienne cérébrale du rocher, 1 ’eminentia arcuata cor¬
respond, d'après l’interprétation classique, au sommet de la boucle du canal.
Cependant d’après Bellocq (1912) eminentiu et canal ne se correspondent
pas exactement, leurs sommets étant séparés de 1 à 11 mm suivant les
individus, et leurs axes convergents ; le sommet du canal se trouve au niveau
de la partie inférieure du versant antérieur de Vcminentia arcuata, derrière
l'ouverture du canal pétro-mastoïdien. L’arête du rocher correspond en
général à l’origine de la branche commune des canaux supérieur et posté¬
rieur, point de jonction des deux canaux.
Dans certains cas la branche commune crée une saillie de la corticale
sur la face endocrânienne cérébelleuse du rocher, mais le plus souvent ell e
en est distante de 3 mm en moyenne.
Une coupe pratiquée dans le plan du canal fait apparaître à l’intérieur
de la boucle, la section du canal pétro-mastoïdien, au voisinage de la branche
commune.
Le canal semi-circulaire postérieur (1), en général profondément enfoui
sur presque tout son parcours, affleure cependant, dans certains cas, sou s
la corticale endocrânienne, sous l'arête du rocher et au-dessus de la fossette
unguéale. Au niveau de celte dernière, il croise, du côté externe, le canal
horizontal et entre parfois en contact avec le deuxième coude de l'aquedu c
de Fallope, tandis que l'aqueduc du vestibule le croise à peu près â la même
hauteur, du côté interne.
(1) Sue nos préparations le canal
situe dans le plan de l'apophyse styloïde.
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
G7
B. Labyrinthe membraneux
Contenu à 1 intérieur du labyrinthe osseux, que nous venons d’étudier
le labyrinthe membraneux se divise, comme le précédent, en trois portions
communiquant entre elles et dans lesquelles circule l'endolymphe. il est
isole des parois osseuses par la périlymphe.
A 1 intérieur de la cochlée s’enroule le canal cochléaire réuni à la partie
vestibulaire par le canalis rétiniens.
La partie vestibulaire se compose de deux vésicules, l’utricule, en haut
occupe une grande partie du vestibule, le saccule, en bas, a des dimensions
plus réduites ; c est dans ce dernier que débouche le canal réunions.
Dans 1 utricule, s'abouchent les canaux semi-circulaires membraneux.
Ceux-ci, de même longueur que les canaux osseux, n’occupent que le quart
de leur section et longent la paroi extérieure de leur boucle.
De I utricule et du saccule. parlent deux canaux se réunissant entre
eux pour donner le canal endolymphalique qui s'engage, dans l’aqueduc
du vestibule et aboutit sous la fossette unguéale dans le sac endolymphalique.
Ce sac joue le rôle de régulateur de pression vis-à-vis du liquide endolym-
phatique, de la même façon que les aqueducs du vestibule et du limaçon
vis-a-vis de la périlymphe (Bellocq, 1922).
CANAUX DU TEMPORAL
De nombreux canaux sillonnent l'os temporal, certains le traversent
complètement, d autres se terminent en cul-de-sac. Parmi ces canaux il
faut distinguer quatre catégories : nerveux, vasculaires, lymphatiques et
musculaires. Cependant certains d'entre eux ont une destination mul¬
tiple, en general vasculo-nerveuse.
1° Canaux nerveux
IJ en existe de deux sortes, les uns constitués par un tube osseux complet,
isolant intégralement leur contenu sur leur parcours, tel que l’aqueduc de
Fallope qui renferme le nerf facial ; les autres creusés à l’intérieur des sutures
de deux os voisins, tel le canal de la corde du tympan.
a) Conduit auditif interne.
Vasculo-nerveux, creusé à l’intérieur du rocher, le conduit auditif interne,
de section presque circulaire, représente une voie principalement nerveuse.
Oblique en arriéré et en bas, il se termine eu cul-de-sac par une série de
dépréssions qui forment le fond du conduit auditif interne. Il livre passage
au nerf auditif et ses divers rameaux, au facial et à l’intermédiaire de
\\ risberg, accompagnes jusqu au fond du conduit par la dure-mère.
Le fond du conduit auditif interne (f,g. 13) se divise en deux étages
séparés par une crête transversale acérée, la crête falciforme. Par sa partie
Source : MNHN, Paris
R. SABAN
antérieure il correspond à la cochlée, par sa partie postérieure, au vesti-
* ÎU *L’étage supérieur forme deux fossettes isolées l’une de l’autre par une
crête verticale. La fossette antérieure représente l’orifice d’entrée de l'aqueduc
de Fallope (fossette faciale ou fovea facialis ) dans lequel cheminent le facial
et l'intermédiaire de Wrisberg. La fossette postérieure, fossette utriculaire,
crihliforme ou vestibulaire supérieure met en communication le conduit
auditif interne avec le vestibule. Elle comporte en général (1) deux pertuis
superposés : le supérieur donne passage aux nerfs ampullaires supérieur
et horizontal ou externe, qui par l'intermédiaire d’un canal divisé en deux
FIG. 13. — Homme. Fond du conduit auditif interne. Côté droit (d’après Testut).
1, fossette faciale ! 2, crête falciformc ; 3, fossette utriculaire ; 4, fossette cochléaire avec
le crible spiroïde ; 5, fossette sacculaire ; 6, canalicule du rameau vestibulaire du nerf coch¬
léaire ; 7, foramen de Morgagni.
groupes de canalicules débouche dans les taches criblées ampullaires
correspondantes ; l’inférieur permet l'accès des ramifications du nerf utri¬
culaire, par l’intermédiaire de nombreux canalicules, dans la tache criblée
utriculaire.
L’étage inférieur, comme le précédent, présente deux fossettes dont
l'anterieure, la fossette cochléaire, ou cochléenne, la plus importante, est
occupée par le crible spiroïde percé de nombreux pertuis (foramina modioli)
qui répondent à la lame criblée spiroïde du limaçon (crible spiroïde de l a
columelle) et débouchent sous forme de canalicules dans le canal spiral
de Rosenthal. Au centre s’ouvre le large orifice du canal central de la coin,
melle. Tous ces canaux livrent passage aux filets nerveux du nerf cochléaire
La fossette postérieure, fossette sacculaire ou vestibulaire inférieure constitué
une très mince paroi qui sépare le conduit auditif interne du vestibule
(1) Souvent la fossette postérieure est criblée do nombreux pertuis, orifices des cann.
licules, ou présente trois orifices correspondant chacun à un rameau nerveux qui so buk~
divise par la suite avant d’atteindre les taches criblées correspondantes.
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
Elle présente quelques orifices dans lesquels s'engagent les rameaux du
nerf sacculaire. Un orifice situé au bord antérieur de la fossette, sur la crête
qui sépare les deux fossettes inférieures, livre passage à un petit rameau
du nerf cochléaire destiné à la portion vestibulaire du canal cochléaire.
Un autre orifice isolé, le foramen de Morgagni, s’ouvre sur la paroi posté-
Fra. 14. — Homme. Trajet et rapports de l’aqueduc de Fallope. En fcireté,
projection du canal carotidien (d’après Girard).
1, aqueduc de Fallope (1" portion) ; 2, aqueduc de Fallope (2 e portion) ; 3, aqueduc
de Fallope (3 e portion) ; 4, canal semi-circulaire horizontal ; 5, canal semi-circulaire posté¬
rieur ; 6, coclilée ; 7, canal semi-circulaire supérieur ; 8, cellules mastoïdiennes ; 9, tympanal ;
10, écaiUe temporale ; 11, apojjhyse zygomatique.
rieure du conduit, en arrière de la fossette sacculaire. Le canal qui lui fait
suite conduit par un trajet de 4 mm environ la branche ampullaire posté¬
rieure du nerf auditif jusqu'à la tache criblée postérieure.
b) Aqueduc de Fallope.
L'aqueduc de Fallope (fig. 14) contient le nerf facial qui traverse complè¬
tement l’os temporal, du fond du conduit auditif interne au trou stylo-
mastoïdien, après un trajet complexe et sinueux. 11 forme trois portions
séparées par deux coudes.
La première portion, segment labyrinthique, prend naissance au fond
de la fossette faciale, suit transversalement la face inférieure de la corticale
Source : MNHN, Paris
70
R. SABAN
endocrânienne cérébrale du rocher (1), entre la cochlée et le vestibule jus¬
qu’à la loge du ganglion géniculé (2) où s’amorce le premier coude.’ Elle
n’est pas dans le prolongement du conduit auditif interne, mais forme avec
lui un angle d’environ 28° (Hovelacque, 1934).
La deuxième portion, segment tympanique, forme avec le précédent
dans le plan horizontal, un angle aigu d'environ 75° (Girard, 1939), ce qui
lui donne une direction sensiblement parallèle à celle de l'arête du* rocher
Elle s’étend de la loge du ganglion géniculé à la paroi postérieure de la
caisse du tympan, le long de la paroi interne, vestibulo-tympanique ( 3 )
en suivant une légère pente postérieure. Creusé dans l’intérieur de la paroi
à son extrémité antérieure, il devient ensuite superficiel en arrière du b ec
de cuiller et fait saillie dans la caisse, c’est l'eminenlia facialis (4) comprise
entre la fenêtre ovale et Vaditus ad anlrum. En efTet, l’aqueduc de Fallone
ne trouvant pas la place pour se loger complètement entre l’ampoule du
canal semi-circulaire horizontal et le vestibule, déborde largement au-dessu
de la fenêtre ovale (5) et la masque parfois partiellement, tandis qu’il est
en général surplombé à son tour par le canal horizontal. Au niveau de 1 'aditus
dont il constitue le seuil, il s'encroûte dans le massif du facial (Girard, 193 g\
et amorce son second coude à large rayon de courbure. Ce dernier, qui répond
à la région postéro-supérieure de la caisse du tympan, est en’ rapport en
haul, avec la boucle du canal semi-circulaire supérieur, et, en dedans ave ■
la portion ampullaire du canal semi-circulaire postérieur.
La troisième portion, segment mastoïdien, fait avec la précédente
angle dans le plan vertical variant entre 95 et 125°. Elle parcourt de haut
en bas la région pétro-mastoïdienne, jusqu’au trou stylo-mastoïdien, noyée
dans le massif osseux du facial de Gellé ((5) (lame arquée pré-mastoïdienne
de Chipault). Des rapports plus ou moins éloignés s’observent : 6
— en avant , dans sa partie supérieure, avec la caisse du tympan dont
elle forme la paroi postérieure, et dans sa partie inférieure avec le conduit
auditif externe et la gaine de l’apophyse styloïde au voisinage du trou stvln
mastoïdien ; ^
— en arrière, avec les cellules mastoïdiennes et le sinus latéral •
— en dedans, dans sa partie supérieure avec la portion ampullaire du
(1) Parfois cette zone de ['aqueduc de Fallope est déhiscente, recouverte alors sim 1
nt par la dure-mère. ln *pie-
(2) La loge du ganglion géniculé constitue en général le carrefour de quatre canaux
de l'aqueduc do Fallope
me la deuxième portion de l’aqueduc do Fallope, portion inte
lite de ses rapports avec le vestibule du côté interne et la caiJ'
abouchements des première et deuxièi
des canaux des nerfs grand et petit pétreux superficiels.
(3) Chatellier (1929) nomme la di
vestibulo-tympanique par
du tympan du côté externe.
(4) Dans certains cas c
la minceur do la paroi du
(5) La distance du bord inférieur de l’aqueduc, au bord supérieur do la fenêtre
varier de 0 à 3 mm.
(6) Le massif osseux qui entoure l’aqueduc de Fallope est formé d’un tissu relative:
compact creusé de rares cellules pneumatiques de petites dimensions, contrastant av
pneumatisation de la mastoïde, les cellules périfacialos do liellin.
mal peut présenter des déhiscence
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
71
canal semi-circulaire postérieur (1), et dans sa partie inférieure, avec le
dôme de la jugulaire.
La paroi antérieure du segment mastoïdien de l'aqueduc de Fallope émet
dans sa partie supérieure un petit canalicule contenant le nerf du muscle
de l’étrier, canalicule du nerf du muscle de l’étrier qui aboutit au canal de
la pyramide.
c) Canaux des nerfs pétreux.
Partant du sommet antérieur de la loge du ganglion géniculé, deux
courts canaux à direction antérieure, creusés dans l'épaisseur du tegmen
tympani, plus ou moins bien séparés, suivant les individus, débouchent
à la partie antérieure de la face cérébrale endocrânienne du rocher.
Le plus interne et le plus important livre passage au nerf grand pétreux
superficiel qui sort du temporal par l'hiatus de Fallope (2) et marque son
empreinte par une gouttière qui atteint la fossette du ganglion de Gasser.
Ce canal est en rapport, par sa paroi inférieure, avec la spire terminale de
la cochlée.
L’autre, externe, dans lequel passe le nerf petit pétreux superficiel, suit
un chemin parallèle, se prolonge de la même façon par une gouttière (3),
et offre les mêmes rapports que le précédent. Le nerf émerge du temporal
par l’hiatus accessoire.
Deux fins canalicules provenant de la paroi de la caisse du tympan,
sous la partie postérieure du canal du muscle du marteau, en avant du bec
de cuiller, débouchent respectivement, en des points très variables dans
les gouttières des nerfs précédents. Le plus interne et postérieur, dans lequel
chemine le nerf grand pétreux profond, traverse la partie interne du tegmen
tympani, tandis que l'autre oii liasse le nerf petit pétreux profond est compris
dans la mince lamelle osseuse qui sépare le canal du muscle du marteau
du canal carotidien.
d) Canaux de la corde, du tympan.
La corde du tympan, libre dans la caisse du tympan, chemine de part
et d’autre de cette dernière dans deux canaux, l’un postérieur, l'autre anté¬
rieur. Ces deux canaux sont ménagés à l'intérieur de sutures, le premier
dans la suture pétro-tympanique postérieure, le second dans la suture pétro-
tympanique antérieure.
Le canal postérieur de la corde du tympan (fig. 7), partant des abords
du trou stylo-mastoïdien, accède par son extrémité supérieure à la caisse
du tympan. La corde du tympan se détache du facial à un niveau très
variable, parfois intra-temporal, parfois extra-temporal. Dans le premier
cas, le plus courant, son canal postérieur s'abouche à l'aqueduc de Fallope
(1) Assez souvent le sitius tympani so développe jusqu’au voisinage du canal postérieur
et forme derrière le facial un prolongement de la caisse du tympan.
(2) Parfois le canal du grand pétreux superficiel ne se forme pas. l’iiiatus de Fallope
est alors reporté sur la logo du ganglion géniculé, recouverte directement parla dure-mère.
(3) Les deux gouttières ne sont pas toujours nettement séparées.
Source : MNHN, Paris
72
I. SABAN
au-dessus du trou stylo-mastoïdien. Dans le second cas, où la ramification
s'opère en dessous du trou stylo-mastoïdien, le canal prend naissance sur
le pourtour antéro-externe de ce dernier. De toute façon, son trajet, obliou
vers le liant, se fait à l'intérieur de la suture pétro-tympanique postérieure 6
le canal étant cependant creusé principalement aux dépens du tympanal*
surtout dans sa partie supérieure. L'orifice de sortie, en forme de fent ’
verticale, se situe sur la paroi postérieure de la caisse, en dedans du sulci^
lympanicus, entre la pyramide et le cercle tympanal.
Le canal antérieur de la corde du tympan, creusé à l’intérieur de 1
scissure de Glaser, se compose en réalité de deux canaux, lout d'abord
la portion postérieure de la gouttière malléolaire comprise entre l’apophv a
tubaire et le prolongement inférieur du tegrnen tympan i. dans laqueU
s’abouche ensuite le canal antérieur de la corde proprement dit, qui s’ouvr 6
en avant dans la scissure de Glaser, à l'extrémité du tegrnen tùmpani «m P
l’épine du temporal (1). ’ Us
e) Canal de Jacobson.
Le canal de Jacobson ou canal lympanique prend naissance au v •
sinage du trou carotidien, le plus souvent en arrière de ce dernier, dans u° 1_
petite dépression triangulaire, entre son bord postérieur et la crête j Uff ne
laire (2). Il débouche, après un trajet ascendant à l'intérieur de la sutu~
tympano-pétreuse, sur le plancher de la caisse du tympan, contre la p art ^ e
inférieure de la cochlée (3). A la sortie du canal, le nerf de Jacobson maro ^
son empreinte, sulcus promonlorii , et celle de ses ramifications par des «<,, 1°
tières creusées dans la paroi externe de la cochlée ; deux, à direction no t •
rieure, convergent vers la fenêtre ronde et la fenêtre ovale ; deux, à direct''
antérieure, sont destinées aux filets nerveux de la trompe d’Eustache* 011
carotico-tympanique (nerf de Schmiedel), anastomose entre le plexus sv Gt
pathique péricarotidien et le nerf de Jacobson. ^ ni ~
f) Canal carotico-tympanique.
Faisant suite à la gouttière carotico-tympanique, dont nous ven
de parler, le filet nerveux s’engage dans un court canalicule, souv° nS
dédoublé, le canal carotico-tympanique, qui s'ouvre dans l’angle j n ff nt
interne de la paroi antérieure de la caisse du tympan, puis traverse la n r °7
postérieure du canal carotidien et débouche dans ce dernier par un lin
tuis, au voisinage de son coude. per-
g) Canal du rameau anastomotique du pneumogastrique au facial.
Ce canal, canal du rameau auriculaire du pneumogastrique, canalic 1
mastoïdien, canal du rameau de la fosse jugulaire de Cruveilhier, renfernj
(1) Voir p. 12.
(2) Parfois lorsque la fosse jugulaire est tris profonde le canal de Jacobson m„„i,
déhiscences. re ^es
(S) L’oriflco est souvent situé au fond d’une des cavités cellulaires sous-jacent
saillie du promontoire. e à 1«.
Source : MNHN, Paris
TEMPORAL DES PRIMATES
73
le rameau auriculaire du pneumogastrique d'Arnold, anastomose entre
le pneumogastrique et le facial. Ce rameau, d’après Bossy (1958) est parfois
accompagné d’une petite veine, ce qui pourrait expliquer le dédoublement
du canal.
Il s'ouvre dans la fosse jugulaire par l 'ostium introitum et chemine dans
la suture pétro-tympanique postérieure jusqu’aux environs du trou stylo-
mastoïdien. Il débouche généralement à l’intérieur de l'aqueduc de Fallope,
en un point diamétralement opposé à l’orifice du canal de la corde du tympan.
Parfois le canal se termine en dehors du trou stylo-mastoïdien, par un petit
orifice (1) situé entre ce dernier et la base de l’apophyse styloïde ou entre
l'apophyse mastoïde et le tympanal (2), Vostium exilus.
h) Canal du nerf du muscle du marteau.
Provenant des abords du ganglion otique, le nerf du muscle du marteau
s’engage à son entrée dans l’es temporal à l’intérieur du canal du muscle du
marteau que nous décrirons par la suite.
2° Canaux vasculaires
a) Aqueduc de Fallope.
L’aqueduc de Fallope, dont nous connaissons maintenant la topographie,
livre passage, en dehors des éléments nerveux, à des éléments vasculaires.
Il reçoit du fond du conduit auditif interne des vaisseaux issus de l'artère
auditive interne et de l'artère cérébello-labyrinthique qui irriguent le facial.
A son premier coude, l’artère pétreuse superficielle (parfois dédoublée)
y pénètre par l'hiatus de Fallope.
Par le trou stylo-mastoïdien s’engage l’artère stylo-mastoïdienne qui
accompagne le nerf facial dans le canal (3) et s'anastomose directement
avec l’artère pétreuse pour former un arc complet dans l’aqueduc de Fallope
(Nager-Nager, 1953 ; Blunl, 1954).
Le long de la troisième portion de l'aqueduc de Fallope, plusieurs rami¬
fications se détachent de l’artère stylo-mastoïdienne, les unes postérieures,
les autres antérieures. Les ramifications postérieures, en nombre variable,
traversent la paroi postérieure du canal et irriguent les cellules mastoïdiennes.
Au niveau du coude de l'aqueduc de Fallope, un petit vaisseau se dirige
vers le labyrinthe et s’anastomose avec l’artère subarcuata (Nager-Nager,
1953). Les ramifications antérieures, au nombre de quatre, traversent la paroi
antérieure du canal et se portent vers la cavité tympanique. Ce sont, de
bas en haut : le rameau tympanique inférieur qui irrigue la partie posté¬
rieure du plancher de la caisse ; le rameau tympanique moyen qui emprunte
le canal postérieur de la corde du tympan et irrigue la membrane du tympan ;
le rameau du muscle de l’étrier qui pénètre à l'intérieur du canal de la pyra-
(1) Cot orifice est parfois dédoublé dans le cas de duplicité du canal.
(2) Extrémité du canaliculus maxloidcus do certains autours.
(3) Parfois l'artère stylo-mastoïdienne emprunte un canal qui lui est propre.
Source : MNHN, Paris
74
R. SAB A N
mille ; le rameau tympanique supérieur qui se dirige vers la partie posté¬
rieure de la fenêtre ovale.
De plus dans la deuxième portion de l’aqueduc de Fallope, l'artère
stylo-mastoïdienne émet des ramuscules qui se ramifient vers le vestibule
et la cochlée (Huschke) ainsi que d’autres se perdant dans le toit de la caisse
du tympan.
Ces différents vaisseaux artériels étant accompagnés par des veines
correspondantes, cependant plus volumineuses, l’aqueduc de Fallope sert
ainsi également au drainage de son contenu et de la partie postérieure
de la caisse du tympan.
b) Canal carotidien.
Le canal carotidien (fig. 14), creusé dans la partie antéro-externe du
rocher, constitue un tube osseux de gros diamètre, composé de deux tron¬
çons presque à angle droit : un tronçon postérieur, vertical et un tronçon
antérieur, horizontal, reliés entre eux par un coude à concavité inférieure
La carotide interne, entourée d’un plexus sympathique et d’un plexus
veineux péri-carotidien, emprunte ce canal pour pénétrer dans le crâne
Le tronçon vertical (portion ascendante), très court, naît par le trou
carotidien sur la face exocrânienne du rocher ; il monte verticalement et
forme, dans certains cas, à lui seul, la paroi antérieure, de la caisse du tympan
(sinus hypotympanique), par suite de la déhiscence de la lamelle pétreuse
qui recouvre sa paroi postérieure. Cette dernière, parfois creusée de fines
cellules pneumatiques, est criblée de trous livrant passage à l'artère caro-
tico-tympanique et à des veinules allant de la muqueuse de la caisse au plexus
veineux péri-carotidien, groupés autour de l’orifice du canal carctico-tvm-
panique.
Le coude (portion intermédiaire ou segment inter-tubo-limacéen), pro¬
longement. du tronçon précédent, montre d’étroits rapports avec la cochlée"
la trompe d’Eustache et le canal du muscle du marteau. Sa paroi interne"
généralement séparée de la cochlée par la traînée cellulaire sous-Iabyrin*
thique, peut, parfois, entrer directement en contact avec elle. Sa paroi
supéro-externe est adjacente à la trompe d’Eustache osseuse et au canal
du muscle du marteau qui lui est contigu.
Le tronçon horizontal (portion apexienne), beaucoup plus long qu e j
premier, situé dans la zone supéro-externe de la pointe du rocher, se ter
mine par un large orifice à bords déchiquetés, l’orifice antérieur ou de sorti'
du canal carotidien, correspondant au trou déchiré antérieur. Sur l'os sec^
la paroi supérieure montre une large déhiscence antérieure sur près des o/'î
de sa longueur. Le canal a l’aspect d'une profonde gouttière à bords net
et acérés. Cependant lorsque l’on examine l’os frais, une très mince Iamell S
osseuse obture la déhiscence. De toute façon, il reste par sa paroi supérieur 6
en rapport étroit avec les méninges. Sa paroi externe longe la portion car
tilagineuse de la trompe d’Eustache, tandis que sa paroi inférieure corres'
pond, sur la face exocrânienne du rocher, à la zone d’insertion du museî~
péristaphylin interne.
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
75
L’importance de la circulation carotidienne sur la circulation verté¬
brale restant au cours de l’évolution un critère important, nous avons établi
un indice carotidien représentant le rapport entre le diamètre du trou caro¬
tidien et celui du trou transversaire de l'allas (1).
Cet indice
Diamètre du trou carotidien x 100
Diamètre du trou transversaire
a pour valeur moyenne
119 chez l’Homme adulte montrant ainsi la supériorité de la carotide sur
l’artère vertébrale.
c) Canal carotico-tgmpaniqne.
Ce canal précédemment décrit contient en plus du filet nerveux une
branche de la carotide interne, l'artère carotico-tympanique (2), et des
veinules se rendant dans les veinules carotidiennes.
d) Gouttière malléolaire.
La gouttière malléolaire, creusée à l'intérieur de la scissure de Glaser (3)
s’ouvre du côté exocrânien au milieu de cette dernière, sous l’épine tym-
panique antérieure et débouche à l’intérieur de l'oreille moyenne, au niveau
de l’extrémité antérieure du sillon tympanique. Elle livre passage à l’artère
tympanique antérieure, branche de la maxillaire interne, accompagnée
d'une veine.
Dans la scissure de Glaser, l’artère tympanique antérieure se divise
en trois branches. La branche supérieure passe dans la suture pétro-squa-
meuse antérieure et pénètre dans la paroi pétreuse (prolongement inferieur
du tegmen tgmpani) où elle envoie des ramuscules secondaires. La branche
postérieure passe dans la suture pétro-tympanique antérieure, traverse
le prolongement inférieur du legmen tgmpani, irrigue le recessus épitympa-
nique et la caisse du tympan. La branche terminale, la plus importante,
destinée au marteau et à l'enclume forme l'artère ossiculaire (Nager-Nager,
1953) qui pénètre dans l'oreille moyenne avec la corde du tympan.
e) Canal de Jacobson.
Ce canal, déjà étudié au point de vue nerveux, contient également un
petit rameau artériel ascendant, provenant de l’artère pharyngienne, branche
de la carotide externe.
(1) Nous devons toutefois faire remarquer que le diamètre de chaque canal no repré¬
sente pas exactement celui de l’artère qu’il contient, carotide interne pour le trou caroti¬
dien. artère vertébrale pour le trou transversaire, celles-ci étant revêtues d'une gaine con¬
jonctive et entourée d'un réseau capillaire, lymphatique et nerveux.
(2) Oo canal, souvent dédoublé, livre passage A l’artère carotico-tympanique. Dans le
cas où il existe deux canaux séparés, les deux branches artérielles débouchent dans la
caisse du tympan, l’une au-dessus de l’autre, la plus basse sur la paroi antérieure, l'autre
sur la partie antérieure de la paroi interne (Nager-Nager, 1053).
(3) Elle suit la suturo tyinpano-pétrouso antérieure.
Source : MNHN, Paris
76
R. SABAN
f) Canal du muscle du marteau.
Ce canal, principalement musculaire, reçoit à travers sa paroi supérieure
de petits rameaux artériels issus de l'artère tympanique supérieure, branche
de l’artère méningée moyenne, destinés à l’irrigation du muscle du marteau
g) Aqueducs du vestibule et du limaçon.
Les aqueducs du vestibule et du limaçon mettent en communication
l'oreille interne avec la face endocrânienne du rocher. Ils contiennent chacun
une veine en plus des canaux lymphatiques. Dans le premier, la veine d *
l'aqueduc du vestibule draine le sang des canaux semi-circulaires et d
l'utricule vers le sinus latéral. Dans le second, la veine de l'aqueduc d, 6
limaçon draine le sang de la base de la cochlée, du saccule et d'une parti
de l'utricule vers le sinus pétreux inférieur. Cette veine emprunte, avant
de déboucher dans l'aqueduc du limaçon, un canal osseux qui lui est pronr
parallèle à celui-ci. 1 ’
h) Canal intra-squameux.
Le canal intra-squameux ou infra-squameux s’ouvre sur la face exocrâ
nienne de l'écaille, dans la suture écailleuse, ou au-dessous d'elle, mais parfn'~
sur le pariétal (Cutore, 1906) parle trou squamo-pariétal ou supra-squamen S
11 débouche du côté endocrânien au voisinage du sillon de la branche posté"
rieure de l’artère méningée moyenne, après un trajet oblique vers l’avant'
à l'intérieur de l'écaille temporale. Il livre passage à un rameau artéri î
qui provient généralement de l'artère méningée moyenne et se dirige ve *
la fosse temporale pour suppléer l'artère temporale profonde supérieure 8
i) Canal pétro-mastoïdien.
Le canal pétro-mastoïdien ou antro-cérebelleux (Didier, 1920) p re .
généralement naissance dans les cellules péri-antrales, plus rarement e* 1 **
origine se situe dans l’antre meme (Mouret-Rouvière, 1901). Il chem'° n
entre les canaux semi-circulaires postérieur et horizontal, traverse la bran 'u 6
du canal semi-circulaire supérieur au voisinage de la branche commu
puis débouche dans la fosse cérébelleuse en arrière et au-dessus du i C ’
auditif interne (1) près de l’arête du rocher par un orifice (l'hiatus sul ° U
cuatus de Girard) de forme variable : soit une dépression, soit une fent^
soit un pertuis, soit une cicatrice (Didier, 1920). De faible diamètre à 6 ’
origine il augmente de volume vers son extrémité endocrânienne. Vest S '° n
de la fossa subarcuala fœtale, il contient un prolongement fibreux du^ 6
mérien très vascularisé. Au point de vue vasculaire, ses connexions veineu
se font avec le sinus pétreux supérieur, mais toutefois Girard (1939) s io n S ? S
dans certains cas la présence d'un canal osseux veineux débouchant cl
le sinus latéral. Le canal pétro-mastoïdien serait alors bifurqué d ans ails
moitié postérieure, le canal supplémentaire correspondant vraisemhl Sa
blement au trajet de la veine sigmoïdo-antrale d’EIsworth.
(1) Tantôt l'orifice se situe sur l’arête du rocher, dans la gouttière du sinus pé*
supérieur, tantôt légèrement en dessous. 1 re '*3t
Source : MNHN, Paris
>S TEMPORAL DES PRIMATES
77
Il contient également l’artère subarcuata ou artère de la fossa subarcuala,
issue généralement de l’artère auditive interne, mais pouvant provenir
de l’artère cérébelleuse antéro-inférieure. Elle se termine au voisinage de
la paroi antéro-interne de l'antre mastoïdien après avoir donné des rami¬
fications vers les canaux semi-circulaires et le vestibule, et une anastomose
avec l’artère stylo-mastoïdienne.
j) Aqueduc de Verga.
Décrit par Verga (1855) cet aqueduc inconstant (1), résultant d’une
projection lamellaire du rocher sur la face endocrânienne de l’écaille, recouvre
le sinus pétro-squameux sur une longueur très variable en général au voi¬
sinage du sinus latéral. .Son orifice antérieur se prolonge par la gouttière
du sinus pétro-squameux, tandis que son orifice postérieur débouche dans
le sinus latéral. Parfois, il peut être constitué par un ensemble de ponts
osseux répartis sur toute la longueur de la gouttière du sinus pétro-squa¬
meux.
Dans des cas très rares, il communique avec l’extérieur soit, le plus
fréquemment (10 % des cas d’après Augier), par le trou post-glénoïdien
(foramen jugulare spurium de Luschka), soit par les trous sus-glénoïdien
(supra-glénoïdien de Launay) et squameux antérieur relié entre eux par
un canal interosseux (Le Double, 1903). Souvent un seul de ces deux orifices
existe, celui se rapportant au trou sus-glénoïdien qui correspond alors au
canalicule zygomatique de Poirier. Généralement de faible diamètre,
ces trous émissaires représentent une communication du sinus pétro-squa¬
meux avec la jugulaire externe pour le premier, et avec la veine temporale
superficielle pour les autres.
k) Canal mastoïdien.
Ce canal généralement très court, d'un trajet et d'un diamètre très
variable, parfois dédoublé, traverse obliquement la partie postéro-inférieure
de la région pétro-inastoïdienne. II prend naissance sur la face exocrânienne
par le trou mastoïdien situé au voisinage, si ce n’est, à l'intérieur, de la suture
pétro-occipitale, et débouche sur la face endocrânienne sur la lèvre posté¬
rieure du sinus latéral, au niveau du coude. Il livre passage à la veine émis¬
saire mastoïdienne et, parfois, à un rameau méningé de l’artère occipitale
qui envoie, à travers le diploë, des ramifications dans les cellules mastoï¬
diennes.
l) Conduit auditif externe.
Un fin canalicule osseux, compris dans le plancher du conduit auditif
externe, longe ce dernier sur toute sa longueur et livre passage à l’artère
auriculaire profonde, branche de la portion mandibulaire de l’artère maxil¬
laire interne. Cette artère, au voisinage du cadre tyinpanal, se divise en
deux branches, une antérieure et une postérieure, qui irriguent principale¬
ment la partie inférieure de la caisse du tympan.
(1) D'après Legge (1894) dans environ 50 % des cas, ce qui se confirme par notre étude.
Source : MNHN, Paris
78
R. SA BAN
m) Conduit auditif interne.
A l'intérieur du conduit auditif interne le nerf auditif est accompagn ?
par l’artère auditive interne issue généralement de l’artère cérébelleuse
antérieure et inférieure (1) (Nabeya, 1923; Guerrier-Villacèque, 194 Q\
provenant du tronc basilaire. Elle se ramifie au fond du conduit'auditif
interne pour donner une branche veslibulaire qui emprunte le trajet d
nerf veslibulaire, et une branche cochléenne qui s’engage dans la coIumeI] U
à travers le crible spiroïde. I/artère cérébelleuse moyenne envoie également
un pédicule interne au nerf facial, à l'intérieur de l’aqueduc de^Fallm 1
(Guerrier, 1951). D’autre part, la veine auditive interne qui suit le trajet
de l’artère cochléenne, draine la cochlée et se jelte soit dans le sinus pélreuv
inférieur, soit dans le sinus latéral. x
3° Canaux lymphatiques
a) Aqueduc du vestibule.
Dans son ensemble, cet étroit canal décrit un arc plus ou moins ferm s
concave vers le bas et en avant. Il prend naissance sur la paroi interne d
vestibule à l'extrémité de la gouttière sulciforme, remonte dans la na¬
in terne de la branche commune des canaux semi-circulaires supérieur ^
postérieur, emprunte, l’espace rctro-labyrinthique suivant un trajet presci^
horizontal, puis se dirige obliquement vers la région postéro-inférieure rf 6
la face cérébelleuse du rocher où il débouche en s’élargissant dans la foss tt
unguéale. Cette fossette, de situation et d’importance très variables suiv
les individus, s’ouvre généralement dans la partie inférieure de la z ant
correspondant à la boucle du canal semi-circulaire postérieur (Girard 19 qcy. e
Elle abrite le sac endolymphatique, terminaison du canal endolymphatiu '
qui emprunte l’aqueduc du vestibule, accompagné d’une veine, comme ^ Ue
l’avons déjà vu. Parfois la lamelle osseuse de la fossette qui recouvre* 1 ) 8
sac endolymphatique présente une importante pneumatisation. 6
Portmann (1919) a montré le grand développement que peut avoir
sac endolymphatique et son rôle régulateur. Toutefois, d’après Bell G
(1922), la présence dans la moitié intérieure de l’aqueduc d’un espace ,,° C 3
lymphatique semble la seule qui puisse jouer un rôle de régulation j ri "
naut ainsi à l’aqueduc du vestibule une importance physiologique réduite
(1) D’après Guerrier-Villacèque (1040) l’artère cérébelleuse antérieure et ■
constitue un système artériel cérébello-labyrinthique issu du tronc basilaire par un" * ' eu, ’ e
vaisseaux (généralement un), donnant, d’une manière constante, quatre blanches -°r <lou *
labyrinthique ou l’auditive interne, une. branche cérébelleuse antérieure, une interânéd-
et une p intérieure. De ces trois dernières branches, d’importance variable, le terni « '
cérébelleuse moyenne » désigne la plus volumineuse. Dans 60 % des cas elle ron -é "
branche antérieure qui pénètre, en formant une anse se composant de l’artère ’**•
labyrinthique et de la branche récurrente, dans le conduit auditif interne au fond' j
elle envoie des ramifications. Dans 18 % des cas, c’est la branche intermédiaire, da g
c’est la branche postérieure, ces deux rameaux restant en dehors du méat auditif?,,. 2 ° /a '
(2) Cotte importance est d’autant plus réduite que J’espace périlympha tique n’. j'" 0 -
constant sur toute la longueur de l’aqueduc (Bast-Anson, 1940). est Pa«
Source : MNHN, Paris
S TEMPORAL DES TRIMATES
79
b) Aqueduc du limaçon.
Ce canal, très court et beaucoup plus étroit que le précédent, prend
naissance à l'intérieur du vestibule, au niveau inférieur de la fenêtre ronde,
sur la paroi postérieure de la rampe tympanique. Oblique en avant et en
bas, il passe sous la branche ampullaire du canal semi-circulaire postérieur
et chemine parallèlement au conduit auditif interne pour déboucher dans
la fossette pyramidale située sous le méat auditif interne.
L’aqueduc du limaçon peut être considéré comme un canal périlym-
phatique mettant en communication les espaces périlymphatiques de l’oreille
interne avec les espaces sous-arachnoïdiens. Il contient, de plus, comme
nous l’avons précédemment vu, sur une partie de son trajet, la veine de
l’aqueduc du limaçon. D’après Sturm (1925) la dilatation de cette veine
peut obstruer le canal périlymphatique (1).
c) Conduit auditif interne.
Dans une certaine mesure le conduit auditif interne représente une voie
de communication péri-lymphatique entre l’oreille interne et les espaces
arachnoïdiens et sous-arachnoïdiens par l'intermédiaire de la gaine qui
entoure le nerf auditif et ses branches terminales (2).
4° Canaux musculaires
L’appareil moteur des osselets de l’ouïe comprend deux muscles, le
muscle de l’étrier et le muscle du marteau, logés à l’intérieur de canaux
situés dans l’oreille moyenne. Ces deux canaux osseux sont respectivement
le canal du muscle de l’étrier et le canal du muscle du marteau.
a) Canal du muscle de l’étrier.
Ce canal, encore appelé canal de la pyramide, se trouve situé dans l’épais¬
seur de la paroi postérieure de la caisse du tympan. A sa partie inférieure,
presque verticale, parallèle à l’aqueduc de Fallope, succède une portion
intra-pyramidale légèrement incurvée en avant et vers l’intérieur. Dans
la première, débouche un lin canalicule logeant la branche du facial qui
innerve le muscle de l'étrier, l’artère et la veine du muscle, tandis que la
seconde communique avec la caisse du tympan par un petit orifice situé
au sommet de la pyramide, à travers lequel passe le tendon du muscle de
l’étrier.
(1) ïl en est de même pour la veine de l’aqueduc du vestibule vis-à-vis du canal endo-
lymphatique.
(2) En effet, Schivalbo d’abord, puis Key et Retzius ont vu les injections, poussées dans
les espaces lymphatiques des méninges, filer le long du nerf auditif et de ses branches, et
remplir, finalement, les cavités périlymphatiques de l’oreille interne (cité par Testut-La-
tarjet, 1941).
Source : MNHN, Paris
80
R. SABAN
b) Canal du muscle du marteau.
Le canal du muscle du marteau occupe l'angle supéro-interne de la
partie anterieure de la caisse du tympan. Il représente un canal osseux
complètement fermé, constitué par une mince lamelle osseuse enroulée
sur elle-même, rejoignant par son bord supéro-externe le prolongement
inférieur du tegmen tgmpani ; toutefois, le plus souvent, la lamelle ne vient
pas au contact de ce dernier, une lame fibreuse complète alors cette partie
du canal. Sus-jacent, sur une grande partie de son trajet, à la trompe d’Eus-
tache osseuse, il se prolonge en arrière jusqu’au bord antérieur de la fenêtre
ovale. A ce niveau, il se coude brusquement à angle droit vers l'extérieur
et se termine par une saillie conique libre dans la caisse du tympan, le bec
de cuiller, ouvert à son extrémité par un petit orifice d’où sort le tendon
du muscle du marteau. Parfois la portion terminale présente des déhiscences
le canal est alors transformé en une gouttière incurvée faisant saillie dans
la caisse.
A ces deux canaux il faut ajouter la gouttière malléolaire qu'emprunte
avec la corde du tympan, le ligament antérieur du marteau. Ce ligament
remarquable par sa longueur, s’attache sur le col du marteau et sur la base
de l’apophyse longue (apophyse antérieure ou gracilis) qui pénètre également
dans la gouttière.
Source : MNHN, Paris
RAPPORTS VASCULAIRES
Connaissant maintenant l’anatomie de l’os temporal, nous allons essayt
de schématiser quels en sont les rapports vasculaires par l’examen di
systèmes artériel et veineux.
SYSTÈME ARTÉRIEL
Les vaisseaux artériels qui parcourent et irriguent l’os temporal appar¬
tiennent à trois grands troncs, à savoir : l’artère carotide interne l’artère
carotide externe et l’artère vertébrale fig. (15).
A. — ARTÈRE CAROTIDE INTERNE
Après sa séparation du tronc de la carotide primitive, la carotide interne
emprunte le canal carotidien pour pénétrer dans l’endocrâne. Au voisinage
du trou carotidien, a 1 intérieur du canal, s’en détache un petit rameau,
1 artcre carotico-tympanique. Celle-ci, très souvent dédoublée (1) se dirige
vers la partie antéro-inférieure de la caisse du tympan, et irrigue sa paroi
antérieure et la partie antérieure de sa paroi interne, entre le foramen pneu-
mahcum et le plancher de la caisse. Ensuite, ses diverses ramifications
s anastomosent sur le promontoire avec celles de l’artère tympanique infé¬
rieure. 1
Dan* l’endocrâne, à sa sortie du canal carotidien. la carotide interne
ge la lame fibro-carttlagmeirse qui ferme le trou déchire antérieur, tra¬
nse suivant un trajet sinueux (2) le sinus caverneux et envoie deux petites
snches au ganglion de Gasser (Bergmann, 1942t. Lorson'elle é m e™. H,
Mémoires du Muséum. — Zoologie, t. XXIX.
Source : MNHN, Paris
82
R. SABAN
souvent (1), l’ophthalmique est issue de la méningée moyenne (Winslow
1732; Tiedemann, 1824 ; Quain, 1844 ; Dubreuil, 1817 ; Cruveilhier, 1871 -
Krause, 187(j ; Musgrove, 1893), ou encore, de grosses anastomoses s'obser¬
vent entre ces deux artères (2), la branche ophthalmique issue de la caro¬
tide interne étant alors très réduite (Blandin, 1834; Curnow, 1874 ; Meyer
1887 ; Fawcett, 1896).
D'autre part, la carotide interne peut fournir accidentellement l'artère
occipitale et l’artère pharyngienne ascendante.
B. — ARTÈRE CAROTIDE EXTERNE
Le tronc de la carotide externe donne, dans la région de l’articulation
mandibulaire, deux branches terminales, à savoir, l'artère temporale super
ficielle et l’artère maxillaire interne. Avant cette bifurcation s’en détachent
trois collatérales en rapport direct avec l'os temporal : l'artère occipitale
l’artère pharyngienne ascendante et l'artère auriculaire postérieure. ’
I. Branches collatérales
a) Arlère occipitale.
Cette artère se détache de la carotide externe au voisinage de la bifu r
cation des deux troncs carotidiens, d’où son appartenance, dans certain'
cas, à la carotide interne. Elle rejoint le bord inférieur de la région pétr S
mastoïdienne, passe derrière le sommet de l'apophyse mastoïde, inscr'r
sa trace par une fine gouttière sur le bord interne de l’éminence juxt ^
mastoïdienne, puis longe la suture pétro-occipitale, irrigue l’occipital
s’anastomosant avec son homologue du côté opposé, ainsi qu’avec
eulaire postérieure et la temporale superficielle. 1 l ~
Au contact du temporal, elle émet deux collatérales :
— un rameau méningé postérieur (3) qui pénètre dans l’endocrâne
le trou mastoïdien, libère à l’intérieur du canal mastoïdien quelcn Ur
ramuscules destinés aux cellules pneumatiques de la région pélro-niast -- S
dienne postérieure, et se termine dans la dure-mère mastoïdo-occinit < Y"~
qu’elle irrigue (Hyrtl, 1811); ale
— un rameau mastoïdien qui pénètre dans l’épaisseur de la région pét
mastoïdienne, irrigue les nombreuses cellules pneumatiques et s’anastor»o°~
avec les ramuscules de la précédente. ° Se
b) Arlère pharyngienne ascendante.
Cette artère, encore appelée pharyngienne inférieure ou pharvn
méningée de Thiele, se sépare de la carotide externe au voisinage del’artfr '
(1) Rarement d’après Harvey et Howard (1945).
(2) Ces anastomoses correspondent à la branche sus-orbitaire de l’artèro nfa i.
(Padget, 1948). ****•«*»»•
(3) Artère mastoïdienne de Beaunis et Bouchard (1885).
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES 83
occipitale, ce qui explique son origine à partir de celle dernière ou encore
de la carotide commune, voire de la carotide interne. Près de sa terminaison
pharyngienne, e le emel un rameau méningé postérieur qui pénètre dans
1 endocrâne par le trou déchiré postérieur et irrigue la dure-mère occipitale.
Elle donne, cl autre part, l'artère Lympanique inférieure qui remonte au
niveau de la fosse jugulaire, emprunte, parallèlement au nerf de Jacobson
le cana! de Jacobson et débouche à la partie inférieure de la caisse du tympan’
Elle longe, alors le promontoire, en avant de la fenêtre ronde, envoie divers
rameaux aux reseaux vasculaires du plancher de la caisse et du promontoire
(muqueuse de la fenêtre ronde), s’anastomose avec les branches de l’artère
caroticc-tympanique et irrigue la muqueuse du pourtour du foramen pneu-
maheum. Sa branche terminale, après avoir donné naissance à un pelit
rameau destine a la partie antérieure de l’étrier, s'anastomose avec l’artère
tympamque supérieure (Nager-Nager, 1953).
Parfois 1 artere pharyngienne ascendante présente un rameau qui pénètre
dans I endocrâne par le trou déchiré antérieur (Sappey, 1889) et irrigue
le ganglion de Gasser (Bergmann, 1942) ou passe directement dans le canal
carotidien et se termine dans la dure-mère, au voisinage de la selle turcique
en s anastomosant avec la méningée moyenne (Hyrll, 1811). ’
c) Artère auriculaire postérieure.
Naissant parfois par un tronc commun avec l’artère occipitale, mais
généralement de la carotide externe, au-dessus de la pharyngienne ascen¬
dante, I auriculaire postérieure se termine par deux branches : une branche
antineure ou auriculaire envoyant des ramifications au pavillon de l’oreille,
et une branche postérieure ou mastoïdienne. Cette dernière, destinée aux
téguments de la région petro-mastoïdienne, s’anastomose avec l’artère
occipitale, mais envoie au préalable des ramifications à l’intérieur de I’apo-
Iîn!,cin naSt0K J 0 ’ destin f. es n I ux cellules pneumatiques. Ces ramifications
s anastomosent avec celles des branches mastoïdiennes de l’occipitale et
de I artere stylo-mastoïdienne. 1
^lL b r Ch ï colJ a téra 1 1 ». J'ej.rcsentcc par l'artère stylo-mastoïdienne.
toTet dn neri lâdal “ C ^ Par " lr °“ et suit le
collatérales sSpàrüsS ainsi” 6 ** *»* d '
mastoïdiennes ^ C ^ 6S p ° s ‘ Me " res ' c " nombre variable, irrlgant les cellules
,„„T brai >e | ' e antérieure ( 1 ), correspondant au rameau tympamque
inférieur des traités, des mee au réseau muqueux du plancher et de la por¬
tion inferieure de la paroi postérieure de la caisse du tympau où elle s'anas¬
tomose avec la branche postérieure de l'artère auriculaire profonde ;
“d" brandie antérieure, correspondant au rameau tympamque
moyen des traites (artère lympanique postérieure de certains auteurs),
emprunte le canal postérieur de la corde do tympan, irrigue principale-
(1) Pour simplifier
3 d’artère tympaniquo infériei
Source : MNHN, Paris
84
R. SABAN
ment la paroi postérieure (le la caisse du tympan et la partie postérieure
de l'anneau vasculaire périphérique interne de la membrane du tympan.
Parfois (Nager-Nager, 1953) un très lin vaisseau accompagne la corde du
tympan à travers l'oreille moyenne puis s'anastomose avec l'artère tym-
panique antérieure ;
— une branche antérieure, correspondant au rameau tympanique
supérieur des traités, irrigue le segment postéro-supérieur de l'anneau
vasculaire périphérique interne de la membrane du tympan qui présente
à ce niveau des anastomoses avec l'anneau périphérique externe ;
— une branche antérieure, relativement grosse, l'artère du muscle de
l'étrier, pénètre dans le canal de la pyramide et irrigue le muscle de l'étrier
Au niveau du coude qui relie les deuxième et troisième portions de
l'aqueduc de Fallope, l'artère stylo-mastoïdienne, dont le calibre se réduit
considérablement, se scinde en deux branches, l'une qui s’anastomose direc¬
tement avec l’artère pétreusc superficielle, l’autre qui pénètre dans le nerf
facial où elle se termine généralement, mais peut, dans bien des cas, s’anasto¬
moser avec une branche descendante de l’artère pétreuse superficielle qui
irrigue également ce nerf. Avant de pénétrer dans les libres nerveuses du
facial, l'artère stylo-mastoïdienne donne :
— des branches postérieure et interne qui s’anastomosent avec celles
de l'artère de la fossa subarcuala et irriguent les cellules mastoïdiennes et
l'antre mastoïdien ;
— une branche interne qui irrigue le plancher de 1 ’adilus ad anlrurn •
une branche interne destinée au périoste du labyrinthe osseux compris
entre l’orifice postérieur du canal semi-circulaire externe et l'orifice ampul
laire du canal semi-circulaire postérieur.
II. — Branches terminales
a) Artère temporale superficielle.
D'assez gros calibre, l'artère temporale superficielle se détache de ]
carotide externe dans la région de la fosse glénoïde, glisse entre le condi u
auditif externe et le tubercule zygomatique postérieur, donne naissance •
deux collatérales, l'une, en arrière, artère auriculaire antérieure, vers
pavillon de l’oreille, l'autre, en avant, artère zygomatico-orbitaire ^
suit le bord supérieur de l’apophyse zygomatique à l’intérieur de l'an***
névrose temporale et se dirige vers l'orbite. En arrivant sur l'écaille tp
porale elle y inscrit son empreinte et se termine par une bifurcation donna ^
une branche antérieure ou frontale et une branche postérieure ou pariét l
Cette dernière s’anastomose avec l’auriculaire postérieure. 1 e ‘
b) Artère maxillaire interne.
Cette deuxième branche terminale de la carotide externe, flexue
à son origine, n'intéresse directement le temporal que par quêlques-u n Se
de ses collatérales : artère auriculaire profonde, artère tympanique ant^ S
rieure, artère méningée moyenne et petite méningée.
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL
PRIMATES
85
1° Artère auriculaire profonde
L’artère auriculaire profonde se détache de la maxillaire interne, près
de sa bifurcation, niais dans certains cas provient d'un tronc commun avec
l'artère tympanique antérieure. Elle gagne l’os tvmpanal, pénètre dans
un canal creusé dans le plancher du conduit auditif externe, puis se divise,
près du cadre tympanal, en deux branches : une antérieure et une posté¬
rieure.
La branche antérieure se distribue à la paroi antérieure du conduit
auditif externe et envoie des vaisseaux au segment antéro-inférieur de
l'anneau vasculaire périphérique externe de la membrane du tympan.
Certains d'entre eux passent sous le sulcus Ujmpanicus et contribuent
à l’irrigation de la muqueuse du plancher de la caisse du tympan en s’anasto¬
mosant avec les autres vaisseaux de ce réseau. La branche principale monte
dans la paroi antérieure du conduit auditif externe, libère de petits rameaux
qui s'anastomosent avec la branche postérieure de l’artère tympanique
antérieure, puis se termine dans le segment antéro-supérieur de l'anneau
vasculaire périphérique externe de la membrane du tympan.
La branche postérieure se distribue à la paroi postérieure du conduit
auditif externe, envoie des vaisseaux au segment postéro-inférieur de l’anneau
vasculaire périphérique interne de la membrane du tympan, et s'anastomose
avec le rameau tympanique inférieur de l’artère stylo-mastoïdienne. La
branche principale monte verticalement dans la paroi postérieure du conduit
auditif externe, puis se termine dans le segment postéro-supérieur de l’anneau
vasculaire interne de la membrane du tympan oh elle s’anastomose fré¬
quemment avec les ramifications du rameau tympanique supérieur de
l’artère stylo-mastoïdienne. Un de ses rameaux se dirige vers le manche
du marteau, descend jusqu'à l’ombilic et envoie des ramifications radiaires
sur la moitié inférieure de la membrane du tympan (Nager-Nager, 1953).
2° Artère tympanique antérieure
L’artère tympanique antérieure naît généralement de la maxillaire
interne, dans le fond de la fosse glénoïde, mais se détache assez souvent de
la méningée moyenne et plus rarement de la temporale superficielle ou de
la dentaire inférieure. Elle pénètre dans l’oreille moyenne à travers la scis¬
sure de Glaser en empruntant la gouttière malléolaire et s’y divise rapide¬
ment en trois branches : une branche principale ou artère ossieulaire (Nager-
Nager, 1953), une branche supérieure et une branche postérieure.
L’artère ossieulaire suit le trajet de la corde du tympan mais se
divise en deux branches dès son entrée dans l'oreille moyenne, l'une des¬
tinée au marteau, l’autre à l’enclume. La branche du marteau (artère mal¬
léolaire) longe le ligament antérieur du marteau et se distribue dans cet
osselet. La branche de l'enclume (artère incudienne) traverse la partie
inférieure de la paroi latérale du recessus épitympanique et reçoit une anasto¬
mose de l’artère malléolaire avant de pénétrer dans l’enclume soit du côté
externe, soit du côté interne (plus rarement).
Source : MNHN, Paris
R. SABAN
La branche supérieure traverse le prolongement inférieur du teqmen
lympuni qu’elle irrigue et s’anastomose avec l'artère tympanique supérieure
Quelques vaisseaux passant à travers la muqueuse du tegmen lympuni descen'
dent dans la muqueuse de la tête et du col du marteau.
La branche postérieure traverse le prolongement inférieur du ten men
lympuni, suit la paroi latérale du recessus épilympanique, qu’elle irrigue
dans sa partie postérieure, pour se terminer dans Vaditus ad anlrum. Sur
son trajet elle envoie des vaisseaux vers le segment antéro-supérieur ri»
l’anneau vasculaire périphérique externe de la membrane du tympan
apres s’ôtre anatomosé avec la branche antérieure de l’auriculaire profonde •
vers le segment antéro-supérieur de l'anneau vasculaire périphérique extern ’
de la membrane du tympan en traversant le cadre tympanal ; et vers 1
muqueuse du marteau et de l’enclume où ils s'anastomosent avec les ram*
ficalions du rameau tympanique moyen de l’artère stylo-mastoïdienne"
3° Artère méningée moyenne
L’artère méningée moyenne ou sphéno-épineuse irrigue la plus grand
partie de la dure-mère et toute la région temporo-pariétale de l’endocrâmf
Elle y pénètre par le trou petit rond (sphénoïde), marque son empreint
sur la face endocrânienne de l’écaille du temporal, le long de la suture sulién
écailleuse, puis se divise en deux branches terminales.
Immédiatement après sa sortie du trou petit rond, elle émet trois col
latérales: l’artère tympanique supérieure, l'artère pétreuse superficiel^
et 1 artère gassérienne. 1 eue
Artère tympanique supérieure.
Cette artère suit la gouttière du nerf petit pétreux superficiel se sémr
en deux branches dont l’une se termine avec le nerf petit pétreux super fie" i
dans le ganglion géniculé où elle peut s’anastomoser avec l’artère pétrei
superficielle ; rarement elle montre une branche descendante vers l’aoue / Se
de Fallope. L’autre emprunte le canalicule du nerf petit pétreux profnS
et débouche dans l’oreille moyenne. Chemin faisant, elle envoie des pédie î
artériels au muscle du marteau, à travers la paroi supérieure du canal n
muscle du marteau et irrigue, d’autre part, le toit et la paroi interné i
recessus épitympanique. Souvent une branche anastomotique de plus r»r
calibre s’en détache pour rejoindre la branche supérieure de l’artère tv° S
panique antérieure, à travers la suture pétro-squameuse interne Elle ~
termine sur le promontoire en s’anastomosant avec l’artère tympanir/ 6
inférieure, mais envoie auparavent une ramification, au niveau de la fenèt
ovale, vers la partie antérieure de l’étrier, ainsi que, dans certains cas „
artériole s’anastomosant avec des ramifications de l’artère stylo-mastoïdien 6
pour la partie postérieure de l’étrier (Nager-Nager, 1953). nne >
Artère pétreuse superficielle.
Cette artère suit la gouttière du nerf grand pétreux superficiel jusen ’à
l’hiatus de Fallope. Sur son trajet, de nombreux vaisseaux destinés à la
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL
PRIMATES
87
dure-mère adjacente s’en détachent dont un plus important, traverse la
face cérébrale du rocher, en avant de l’eminentia arcuata, donne des ramifi¬
cations vers le ganglion de Gasser et se termine sur l'arête du rocher, en
arrière du trou auditif interne, par une anastomose avec l’artère de la fossa
subarcuata.
Près de l’hiatus de Fallope, elle s’anastomose avec l'artère tympanique
supérieure et se divise en deux branches principales pénétrant dans l’aqueduc
de Fallope.
La première y pénètre au niveau du ganglion géniculé, puis se subdivise
en deux branches, l’une rejoignant le pédicule facial de l’artère auditive
interne, l’autre formant une branche descendante, pénètre dans les fibres
du nerf facial pour s’y terminer ou parfois s'anastomoser avec la branche
homologue de l’artère stylo-mastoïdienne.
La seconde traverse le ganglion géniculé, descend le long du nerf facial
et s’anastomose directement au niveau du deuxième coude de l'aqueduc
de Fallope, avec l’artère stylo-mastoïdienne. Dans la deuxième portion
de l'aqueduc de Fallope elle émet de petits vaisseaux destinés à l’irrigation
de ce dernier et du labyrinthe osseux, ainsi qu’une branche allant vers la
partie postérieure de l’étrier.
Artère gassérienne.
D’après Bergmann (1942) cette petite artère, destinée au ganglion de
Gasser, rejoint la partie inférieure du réseau artériel (formé par des branches
de la carotide interne et de la petite méningée) de ce ganglion.
Avant sa bifurcation s’observe, très souvent (14 % d’après Chandler
et Derezinski, 1935) une branche anastomotique importante qui rejoint
l’artère ophthalmique.
Quant aux branches terminales elles se répartissent classiquement en :
une branche antérieure, une branche postérieure et une branche inter¬
médiaire provenant soit de la première, soit de la seconde (1). Pour Giuffrida-
Ruggeri (1913) les trois rameaux : rameau bregmatique (antérieur), rameau
obélique (intermédiaire ou moyen), rameau lambdatique (postérieur) se
répartissent en quatre types :
1° La branche antérieure continue le tronc de l’artère puis donne succes¬
sivement naissance à deux autres branches, une postérieure et une moyenne
(27 %) (2).
2° La méningée moyenne se divise en deux branches, une antérieure
et une postérieure, le rameau moyen se détachant de la seconde (43 %).
3° L’artère se divise en deux branches comme dans le cas précédent,
mais le rameau moyen se détache de la branche antérieure (26 %).
4° Ce type, pouvant être considéré comme anormal, montre une topo-
(1) Voir principalement au sujet des variations de l’artère méningée moyenne : Gianelli
(1803), Bartlett (1902), Angelotti (1910), Giuffrida-Ruggeri (1913), Mensa (1913), Akil>a
(1925), Adachi (1928), Chandler et Derezinski (1935), Rothman (1937), Weidenreich (1938).
(2) Les chiffres donnés par Akiba (1925), légèrement différents, semblent indiquer une
variation raciale entre les Japonais et les Italiens de Giuffrida-Ruggeri.
Source : MNHN, Paris
R. SABAN
graphie comparable au type précédent, mais présente un rameau sunnl 5
mentaire secondaire issu de la branche postérieure (4 %). Adachi (192«\
simplifie cette classification et incorpore ce dernier type dans le troisiè^
groupe. ieirie
Chacune des branches se termine par des ramifications arborescente
creusant des gouttières sur la surface endocrânienne. La gouttière nr'
cipale de la branche antérieure se transforme très souvent (66 °/ d’aï
Rowan, 1923) en un canal osseux dans la région ptérique (crête sylvienneT
toutefois, ces gouttières souvent larges et bien marquées, sont inscrit
par les différents sinus veineux au-dessus desquels courent les artères (Wnl i
Jones, 1912). En effet, ces sinus sont logés dans la dure-mère nui arih\
fortement à la paroi crânienne. M ntre
Revenons maintenant sur la vascularisation artérielle de l’étrier N
savons quelle se fait par les artères Lympaniqucs supérieure et inférieu 118
pour sa partie antérieure, et par la branche principale de l’artère notre .
superficielle pour sa partie postérieure. Les vaisseaux de la partie antérie 6
s’anastomosent avec ceux de la partie postérieure. D’après Na'oer-N UrC
(1956), il existe dans un cinquième des crânes observés une branche ïnir*'
rielle allant de l’aqueduc de Fallope (artère pélreuse superficielle) à la
supérieure de la fenêtre ovale (muqueuse du promontoire), en passant ent
les bras de l’étrier ( 1 ). Ce vaisseau semblerait correspondre à l'artère t *” 6
pédienne. En effet cette dernière observée aux premiers stades embr St& ~
naires (entre 12 mm et 55 mm) par de nombreux auteurs (Ilvrll îsT- 1 *'
Zuckerkandl, 1875; Broman, 1899; Alexander, 1899; Tandlèr isqq :
1902 ; Levin, 1906 ; Fischer, 1914 ; Brock, 1922 ; Nabeya, 1925 ; ()ri s 1 1 eL
1934; Altmann, 1947; Padget, 1948), subit une atrophie dans les starf 3 ’
ultérieurs pour disparaître complètement par la suite. Dans quelques 3des
certains d’entre eux (Hyrtl, Zuckerkandl, Alexander, Levin, Brock Nahev* 8 *
Adachi, 1928) ont considéré sa persistance chez l’adulte, sans tout ’
en donner une représentation exacte. Pour d’autres (Lauber 1901 • n- s
1907 ; Orts Llorca, 1931 ; Daniel, 1953 (2) ; Krizan, I960; De la Torr* 611 ’
Netsky, 1960) elle permet d’expliquer certaines variations de la niaviif- 6t
interne. a *»iaire
D’un commun accord, l’artère stapédienrie a pour origine, chez l’embr
la carotide interne et pour terminaison la méningée moyenne et l’urL^ 11,
Elle sert d'anastomose entre les carotides interne et externe. mte -
Elle a été longtemps considérée comme bifurquée. Orl s-Llorca (1 9344
Padget (1948) en décrivent trois branches qui se séparent chez l’embrvA Pl i is
12 mm à 14 mm, après la traversée de l’ébauche de l’étrier. J a l,r a j
(1) Dans certains cas cotte branche passe en avant du bras antérieur ou en
bras postérieur, mais reste toujours perpendiculaire au plan de l’étrier Voi. du
Altmann (1932). ' 8nl °tt>cut
(2) Daniel (1953) considère l’artère stapédienne comme homologue de l’artère
carotidienne, tandis que De la Torre et Netsky (1900) n'y voient qu'une homoloe' na *'llo-
La portion distale de cette dernière correspondrait aux systèmes vidien et stapédf*"* 6 ^®*
portion proximale à la maxiUaire primitive. 1 K ‘ n > su.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Fig. 15. — Homme. Schéma des rapports artériels de l’os teini>oral (côté droit).
1, carotide interne : 2, carotico-tympaniquc ; 3, rameau gussérien ; 4, ophtalmique •
5, carotide externe ; 8, occipitale ; 7, rameau méningé postérieur ; 8, rameau mastoïdien •
1), pharyngienne ascendante; 10, rameau méningé postérieur; 11, tympnnique inférieure-
12, auriculaire postérieure ; 13, anastomose auriculo-occipitale ; 14, rameau mastoïdien •
15, branche auriculaire ; 10, stylo-mastoïdienne ; 17, rameau mastoïdien ; 18, rameau tym*
panique inférieur; 19, rameau tympanique moyen; 20, rameau tympanique supérieur-
21, rameau du muscle de l’étrier ; 22, temporale superficielle ; 23, auriculaire antérieur !
24, zygomatico-orbitaire ; 25, branche frontale ; 20, branche pariétale ; 27. maxillaire interne •
28, auriculaire profonde ; 29, tympanique antérieure ; 30, ossiculaire ; 31, méningée moyenne •
32, tympanique supérieure ; 33, pétreuse superficielle ; 34, gassérienne ; 35, anastomos *
méningo-ophthalmique ; 38, petite méningée ; 37, tubaire ; 38, dentaire ; 39, cérébello-
labyrinthique ; 40, auditive interne ; 41, a. de la /ossa mbarcuala.
Fio. 10. — Homme. Schéma des rapports veineux de l’os temporal (côté droit.
1, jugulaire interne ; 2, sinus latéral ; 3, sinus pétro-squameux ; 4, tympanique supérieur
5, sinus pétreux supérieur ; 0, auditive interne ; 7, v. de la /ossa mbarcuala ; 8, sigmoïdo-
antrale ; 9, v. de l’aqueduc du vestibule ; 10, sinus caverneux ; 11, sinus carotidien • 12 '
pétreux inférieur; 13, v. de l’aqueduc du limaçon; 14, sinus pétro-occipital ; 15, jugula' §
externe ; 10, temporale superficielle ; 17, branche frontale ; 18, branche pariétale ; 19, bran h*
occipitale ; 20. temporale moyenne ; 21, plexus temporal ; 22, auriculaire antérieure ; 23, plexus
articulaire ; 24, auriculaire profonde ; 25, tympanique antérieure ; 20, maxillaire inter' 30 '* 4
27, plexus ptérygoïdien ; 28, temporale profonde ; 29, méningée moyenne ; 30, ophthal ’
méningée ; 31, ophthalmique ; 32, auriculaire postérieure ; 33, anastomose temporo-au • °~
lairc ; 34, stylo-mastoïdienne ; 35, v. du muscle de l’étrier ; 30, rameaux tympaniques s U '
rieur, moyen et inférieur ; 37, occipitale profonde ; 38, mastoïdienne ; 39, anastomose auriculo'
occipitale.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
L
J
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
TEMPORAL DES PRIMATES
89
inférieure se dirige vers la corde du tympan, la branche moyenne ou sous-
orbitaire vers le ganglion de Gasser, d'où se détache la branche supérieure
ou sus-orbitaire qui suit le nerf ophthalmique. Chez l’adulte, son origine
et sa partie terminale seraient représentées par la carotico-tympanique
et les rameaux tympaniques de la méningée moyenne.
Nous pourrions essayer de comprendre le trajet et sa persistance chez
l'adulte par le jeu des nombreuses anastomoses rencontrées dans la caisse
du tympan. On sait que la carotico-tympanique s’anastomose avec la tym-
paniquc inférieure. Or la tympanique inférieure s'anastomose :
— d’une part, par sa branche destinée à la partie antérieure de l’étrier
avec la branche de la partie postérieure de l’étrier issue, dans l’aqueduc
de Fallope, de la pétreuse superficielle, et qui donne précisément le rameau
traversant l’étrier et irrigant la muqueuse du promontoire au-dessus de
la fenêtre ovale ;
— d’autre part, directement avec la tympanique supérieure. Cette der¬
nière envoie des vaisseaux à la partie antérieure de l’étrier et à la muqueuse
du promontoire au-dessus de la fenêtre ovale pour former un réseau muqueux
anastomotique, et s’anastomose au voisinage du ganglion géniculé avec
la tympanique antérieure et la pétreuse superficielle.
Ainsi seraient représentées les trois branches terminales de la stapédienne
à savoir : la tympanique antérieure (branche inférieure), la tympanique
supérieure (branche moyenne ou sous-orbitaire) et la pétreuse superficielle
(branche supérieure ou sus-orbitaire). Ces deux dernières rejoignent la
méningée moyenne (branche de la maxillaire interne) d’où sont issues,
très souvent (Meyer, 1887), des branches anastomotiques avec, la lacrymale
(sous-orbitaire) et l’ophthalmique (sus-orbitaire) ; tandis que la première
débouche dans la maxillaire interne non loin de la dentaire inférieure.
Au cours de l’ontogenèse, le tronc d’origine de l’artère stapédienne
s’allonge de plus en plus pendant le développement de la cavité tympanique
et tend à disparaître pour être remplacé par une anastomose entre sa branche
inférieure et la carotide interne. D’après Bossy (1959) l’artère stapédienne
n’est plus représentée, chez le fœtus de 9 cm, que par un cordon mésen¬
chymateux. Chez l’adulte, ses vestiges sont constitués par l’artère tympa¬
nique supérieure, accompagnant le petit nerf pétreux superficiel, et l’artère
carotico-tympanique. Les variai ions de celte anastomose et son importance
permettraient d’expliquer la persistance totale ou partielle de. ce que l’on
peut considérer comme l’artère stapédienne.
4° Artère petite méningée
Cette artère, encore appelée méningée accessoire (ptérygo-méningée
de Baumel et Beard, 1961), naît, lorsqu'elle existe (96 % d’après Baumel
et Beard, 1961), tout près de la méningée moyenne dont, elle n’est souvent
qu'un rameau. Avant de pénétrer dans le crâne par le trou ovale, s’en déta¬
cherait, d’après Nager-Nagcr (1953) une branche tubaire, l'artère de la
trompe d’Eustache (1), qui irrigue les parois de la trompe (portion tympa-
(1) Branche du rameau récurrent de Baumel et Beard, rarement rencontrée.
Source : MNHN, Paris
90
R. SABAN
nique) ainsi que la paroi antérieure de la caisse du tympan et le promontoire
où elle s'anastomose avec la earotico-tympanique. Dans l'endocrâne (rameau
ascendant ou intracrânien de Baumel et Beard) elle envoie des rameaux
au ganglion de Casser et se termine dans la paroi externe du sinus caverneux
C. — ARTÈRE VERTÉBRALE
L’artère vertébrale contribue à l’irrigation de l’os temporal par Tinte
médiaire du tronc basilaire duquel se détache l'artère cérébelleuse moyenne (1 \
pour former avec sa collatérale (artère auditive interne) le système cérébell ^
labyrinthique (Villacèque, 1948). Ce système artériel issu du tronc basilair~
par un ou deux vaisseaux comprend trois branches : une branche antérieur C
une branche intermédiaire et une branche postérieure auxquelles s'aiont 0 ’
l'artère auditive interne. A l’intérieur du conduit auditif interne, la branc-V» 6
antérieure envoie, par l'intermédiaire de sa branche récurrente des pédicul °
artériels au nerf facial, de même que l'arlcrc auditive interne (Guerrier- 8
Artère auditive interne
L’origine de l’artère auditive interne semble assez confuse. Elle n
provenir, soit directement du tronc basilaire ou de l'artère cérébelle ^
antérieure et inférieure (Henlé, 1876; Cavalorti, 1908; Stopford, îg/fv» 6
soit exclusivement de l’artère cérébelleuse antérieure et inférieure (Eiohi ' '
1892 ; Nabeya, 1928 ; Adachi, 1928). Ier »
D’après les observations de Guerrier et Villacèque (1949) deux mort
d’arrangement du système cérébello-labyrinthique peuvent se rencontr GS
— soit que le système ait pour origine un seul vaisseau provenant^ :
tronc basilaire (87,5 %) : dans quel cas l'artère auditive interne est toui ° U
issue de la branche antérieure. Cette dernière, généralement la plus v j s
mineuse des trois (60 %), pénètre dans le conduit auditif interne et env • ~
une branche récurrente au cervelet ; ° le
— soit que le système ait pour origine deux vaisseaux provenant H
tronc basilaire (17,5 %) ; dans quel cas, le tronc supérieur représente l’art a U
cérébello-labyrinthique d'où se détachent l’artère auditive interne et d
récurrentes cérébelleuses, tandis que le tronc inférieur se distribue
sivement au cervelet et constitue l’artère cérébelleuse moyenne propr ~
En dehors des pédicules nerveux, l'artère auditive interne donne c
râlement une collatérale, l'artère de la fossa suharcuata (2) et trois branch^'
• Villacèque (1919), l'artère cérébellcus
le du système cérébello-labyrinthique qui pe
moyenne représente j
où une seule artère naît du tronc basilaire, se répartir en trois types : antérieiir ^mf 10 C,ta
diaire et postérieur. ' ’ m *' e nQé.
(2) dette artère peut également provenir do la brancho antérieure du système céréh
labyrinthique ou encore des deux par plusieurs vaisseaux d’origine (deux ou trois) t ello ‘
sant la paroi supéro-postérieui
pétro-maatoïdien (Nager, 1951).
nduit auditif interne, qui se prolongent .Uns le*
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
91
terminales (1), l'artère vestibulaire, l'artère vestibulo-cochléaire, l'artère
cochléaire.
a) Artère de la fossa mbarcuala.
En général, l’artère de la fossa subarcuata se détache de l'artère auditive
interne avant sa trifurcation. D’assez gros calibre, elle s’engage dans le
canal pétro-mastoïdien par l’orifice résiduel de la fossa subarcuata où elle
peut recevoir une anastomose de l’artère pétreuse superficielle et entrer
en connexion avec les artères durales de la méningée postérieure qui irriguent
au passage la portion labyrinthique (cochlée, vestibule et canaux semi-
circulaires). Ses branches terminales atteignent la paroi antéro-interne de
l’antre mastoïdien ; un vaisseau descend vers la mastr.ïde et s’anastomose
avec l’artère stylo-mastoïdienne, tandis que l'autre dessert la région supcro-
interne de l’antre et les cellules péri-antrales postérieures. Cette dernière
branche s’anastomose avec les ramifications de la branche mastoïdienne
de l’artère occipitale et envoie des ramifications à la paroi du sinus pétreux
supérieur (Nager-Nager, 1953 ; Nager, 1954).
b) Artère vestibulaire.
L’artère vestibulaire, encore appelée vestibulaire antérieure, suit et
irrigue le nerf vestibulaire (2), traverse avec sa branche supérieure la tache
criblée utriculaire, puis se termine sur le labyrinthe membraneux par de
nombreuses ramifications qui se distribuent aux canaux semi-circulaires
supérieur et externe, à la partie supérieure du saccule.
c) Artère vestibulo-cochléaire.
L’artère vestibulo-cochléaire provient d’après Nager (1954) soit de
l'artère cochléaire, soit directement de l’artère auditive interne. Elle suit
la branche inférieure du nerf vestibulaire et se divise en deux branches,
l’une, accompagnant le nerf ampullaire postérieur et le nerf sacculaire
à travers la tache criblée sacculaire, se distribue au saccule (artère sacculaire),
à l’utricule et aux trois canaux semi-circulaires ; l’autre irrigue le premier
tour de la cochlée à travers le crible spiroïde.
d) Artère cochléaire.
L’artère cochléaire ou cochléenne, après avoir longé le nerf cochléaire
se divise au fond du crible spiroïde en un grand nombre de petits vaisseaux
qui empruntent chacun des trous du crible et forment des artères spirales
destinées à chaque tour du limaçon.
(1) Voir Nager (1954).
(2) Parfois elle envoie des pédicules artériels au nerf facial (Nager, 1953).
Source : MNHN, Paris
92
R. SABAN
SYSTÈME VEINEUX
Le drainage du sang veineux de l’encéphale et du crâne (fig. 16) se fait
en grande partie dans les deux troncs veineux importants, la veine jugul a ] r
interne et la veine jugulaire externe, par l'intermédiaire des veines et sirxu 6
qui traversent ou parcourent l’os temporal. Le plus souvent les veines sui S
vent le trajet des artères homologues qu’elles accompagnent.
A. — VEINE JUGULAIRE INTERNE
Les divers sinus crâniens aboutissent par convergences successive
de chaque côté du crâne, à un tronc commun, le sinus latéral ( sinus lateruli ’
sinus transverse de Henlé, sinus sigmoideus de Weber ou encore sinus tentor ■ •
poslerior) qui, lors de son passage sur l’os temporal où il prend une positio *
verticale (1), marque son empreinte sur la face endocrânienne de la régin 11
pélro-mastoïdienne par une large gouttière en S, ce qui lui vaut, par Ce n
tains auteurs, l’appellation de sinus sigmoïde.
A son extrémité inférieure, au sortir du trou déchiré postérieur (trn
jugulaire), il se déverse directement dans la veine jugulaire interne ov° U
laquelle il reste en continuité et qui n’en diffère que par sa structure an 6C
tomique. A ce. niveau la veine jugulaire interne montre un renflement imn
tant, le golfe de la jugulaire, qui remplit la fosse jugulaire. Ensuite
quitte le crâne et chemine parallèlement à la carotide interne.
Généralement de gros diamètre, la veine jugulaire interne ne fait jam •
défaut, mais peut parfois être très grêle, aucpicl cas une forte jugula-* S
antérieure la supplée. Quant au sinus latéral, de nombreux auteurs ont ^
une prédominance du calibre du sinus droit sur le gauche (2). Or, en T U
nitive, d’après les travaux de Woodhall (1939) et Padget (1956), on obse
une égalité relative des deux sinus latéraux, ou tout au moins une tendan V6
vers l’égalité qui apparaît dans les recherches de Browning ( 1953 ). J} Ce
certains cas les deux sinus peuvent êfre très réduits (Knott, 188l-iss<y S
Hoople, 1936) remplacés par les sinus occipitaux qui se déversent dans 1 ’
veines jugulaires internes par le trou mastoïdien ; voire absents(3) se dév' eS
sant directement dans la veine émissaire mastoïdienne (Malacarme 17 srT~
Barkow, 1866 ; Williams, 1930 ; LalT, 1930 ; Williams et Hallberg, 194n P »
duplication du sinus latéral paraît plus fréquente (Streit, 1903 ; Hahn lôi a
Brown, 1921), les deux sinus sont séparés par un pont osseux ou fib r
Par certaines de ses branches collatérales le système de la jucul
interne se trouve directement en rapport avec celui de la jugulaire exter Ue
«nus est
Plu 8
e à «b-oit..
(1) D’après Hadziselimovic, Savkovic et Bubic (1901) la direction
verticale dans les crânes brachycéphales que chez les dolichocéphales
(2) Parmi les travaux récents, Browning (1053) mentionne une prédominant
(51 %), une prédominance à gauche (29 %), une égalité (20 %), l’importance du sini_
pas en rapport avec les dimensions du crâne. Les chiffres étant respectivement~7n*R > o^ ^
10,93 % et 9,37 % pour les auteurs précédents. ’ 08 %,
(3) Lieutaud (1742), Hallett (1847), Furstenberg (1937) et Waltner (1944) citent
cas d’absence du sinus latéral gauche jusqu’au sinus pétrcuxsupérieurquisemblcle remp] a
Source : MNHN, Paris
TEMPORAL DES PRIMATES
93
tandis que le sinus latéral est en rapport indirect avec les veines jugulaires
interne et externe, par l’intermédiaire du sinus caverneux.
Nous envisagerons donc l’étude des collatérales du sinus latéral et celles
du sinus caverneux formant un circuit de dérivation entre le sinus latéral
et la veine jugulaire interne.
I. Sinus latéral
Dans sa portion temporale le sinus latéral reçoit de haut en bas : le
sinus pétro-squameux, le sinus pétreux supérieur, les veines de la fossa
subarcuata, la veine sigmoïdo-antrale d’Elsworth et la veine de l'aqueduc
du vestibule, et donne une veine émissaire, la veine mastoïdienne.
1° Sinus pétro-squameux
Le sinus pétro-squameux de Luschka, squamoso-pelrosus de Krause,
ou pétreux antérieur de Bell, reliquat du sinus embryonnaire, suit la suture
pétro-squameuse interne (Zuckerkandl, 1873 ; Knott, 1881 ; Streit, 1903 ;
Vernieuwe, 1921 ; Lalï, 1930), généralement dans une gouttière parfois
transformée en canal (aqueduc de Verga).
Son extrémité postérieure débouche dans le sinus laléral immédiate¬
ment après avoir croisé l'aréte du rocher, tandis que son extrémité anté¬
rieure peut : soit se prolonger jusqu’au trou petit rond pour s’ouvrir dans
la veine méningée moyenne; soit, au niveau de la racine de l'apophyse
zygomatique, traverser l’écaille dans un canal dont l'ouverture exo-
crânienne correspond au trou post-glénoïdien (1). de là il se jette dans la
veine temporale profonde (Knott, 1881-1882) ; ou encore donner une petite
veine émissaire représentant la veine temporale émissaire (Padget, 1956) ou
la veine, post-glénoïde (Butler, 1957) qui emprunte cette dernière voie (Streit,
1903).
Ce sinus, toujours de grande dimension chez le fœtus, n’est indiqué
qu’à titre d'anomalie chez l’adulte, dans les traités actuels. 11 peut être,
au contraire, considéré comme normal (Butler, 1957) par suite de son impor¬
tance embryonnaire (2). D'ailleurs Bell (1829) le rencontre fréquemment;
Knott (1881-1882) l'a observé dans 59 % des cas ; Cheatle (1899) le mentionne
comme généralement bien marqué chez l’enfant, quoique ne passant pas
toujours dans une gouttière. 11 peut être homologué aux veines prootiques
de Markowski (1911, 1921).
Le sinus pétro-squameux reçoit à travers la suture pétro-squameuse
interne la veine tympanique supérieure, et parfois à travers le trou sus-
glénoïdien une anastomose de la veine temporale superficielle, ou encore
les veines de l’oreille moyenne (Cheattle, 1899).
(1) Un trou post-glénoïdien se voit chez l’adulte dans 1 % des cas (Lusclika, 1862 ;
Cheatle, 1809 ; Boyd, 1930). Butler (1957) le signale dans 2 cas sur 26.
(2) Embryologi quemeut le sinus pétro-squameux reçoit les veines méningées moyennes
antérieure et postérieure. Sa persistance chez l'adulte rappelle le dispositif des stades em¬
bryonnaires de 85 à 90 mm.
Source : MNHN, Paris
R. SABAN
2° Sinus pétreux supérieur
Le sinus pétreux supérieur (sinus petrosus superficialis, s petro-hn*u -
de Langer ou .s. tentorii lateralis de Weber) suit l'arête du rocher et , S
le sinus caverneux, en avant, au sinus latéral en arrière II est en ra re ' le
direct avec la racine du trijumeau (ganglion de Casser) qu’il confm ° rt
au voisinage du sinus caverneux (1), et croise par-dessus pour emnr,,^
le toit du cavum de Meckel (Bauer, 1951 ; Butler 1957) ‘Pointer
Rarement absent (HyrtI, ISG2; Knolt, 1881), Ve sinus reste cenenrl*
d un calibre 1res variable. Slreit (1905) cite un cas où le sinus • ant
directement vers le foramen spinosum. ‘ 0ln geait
Parn, i 1“ veines que reçoit le sinus pétreux supérieur, il faut
la veine auditive interne. Celle-ti draine le sang du sommet et du In, " rc ’i
de la eochlée. Les veinules du canal cochléaire et des rampes tvnmü 1 ° yen
et vestibulaire continent vers les veines de la lame spirale oui se dil * que
dans la veine centrale de la columelle, prolougeinenl de la veine r” 1
interne. Généralement plexiforme, cette dernière passe à travers , cUtlv e
auditif interne, se jette dans une veine triluitnire de la veine cérfK u eat
antérieure et de là dans le sinus pétreux supérieur, au-dessus du mém 5 USe
interne (Padget, 1956). méat auditif
D’autre part, la grande veine anastomotique de Trolard (veine « 1 , •
supérieure, sinus sphéno-pariélal ou sinus sphéno-tcmporal dp P , ne
l’eut aboutir soit dans la partie antérieure du sinus pétreux stméH» adget )
dans le sinus caverneux. 1 ,ieur > soit
Dans 8 à S % des cas, un sinus opMhalmo-pétreuX relie la veine n„u.v
inique au sinus pétreux supérieur (Hyrtl, 1862; Knott, 1881) lmta aU
:i " Visées DE LA FOSSA SUKAIlCUATA ET S1GMOÏDO-ANTHALE D’Elsw
Un système veineux complexe suit les prolongements dure ■
qui pénètrent dans le canal pétro-mastoldien. Provenant de p.„, r merie ns
dien, ce réseau (2) comprend les veines de la fessa subarcuala il, mast °ï-
sigmoldo-antrale d’EIsworth (1904). Les premières débouchent , veia e
cavité endocrânienne par Vhiatus subarrualu, et se jettent dans i s U
pétreux supérieur, en arrière et au-dessus du trou auditif aZ““«Us
que la seconde se déverse vers l’arriére dans le coude supérieur d„ • dis
latéral (3). 1 UI au s«i Us
4° Veine de l’aqueduc du vestibule
La veine plexiforme de l’aqueduc du vestibule draine le sam» dp 1
postérieure du labyrinthe membraneux par l’intermédiaire des vein.. ré @o n
ainpm_
(1) A cet endroit le sinus pétreux supérieur passe sous le nerf moteur
(2) Voir à ce sujet: Elsworth (1901), Didier (1920), Girard (1939) Wolm
(3) Cette veine, souvent dédoublée ou parfois détriplée, pénètre dnns^o^ 1 <U W>
par des orifices différents. En tenant compte du courant veineux elle d ’ .® lnus
dénomination « veine antro-sigmoMicnne » car elle draine le sang d'e la muque^se^,':
Source : MNHN, Paris
TEMPORAL DES PRIMATES
95
laires, en empruntant l’aqueduc du vestibule et se déverse dans le sinus
latéral près du sac efidolymphatique, après avoir collecté les nombreuses
petites veines qui forment un riche plexus veineux autour de ce dernier.
5° Veine émissaire mastoïdienne
Cette veine, souvent double, voire multiple (Labbé, 1882), occupe le
canal mastoïdien et sert d'émissaire au sinus latéral. Elle prend naissance
dans la portion verticale du sinus latéral et se jette dans le système de la
veine jugulaire externe, soit dans la veine occipitale profonde, soit dans
la veine auriculaire postérieure (Couderc, 1900), ou encore dans la veine
cervicale profonde (Luschka, 1862). Dans certains cas, par suite de l'absence
de la fosse jugulaire et de la réduction de la jugulaire interne, elle peut
remplacer le sinus latéral (Cheatle, 1925), Parfois une veine mastoïdienne
accessoire provient du coude supérieur du sinus latéral (Labbé, 1882). mon¬
trant un schéma comparable à celui décrit chez l’embryon de 23 à 99 mm
par Butler (1957).
II. — Sinus caverneux
Ce sinus ( receptaculum , sinus caroticus de Rektorzik, con/Iuens sinuum
anterius ou sinus sphéno-parietal de Cruveilhier) quoique ne faisant pas
partie de l'os temporal, garde ici son importance par ses connexions. Situé
en avant de la pointe du rocher, il se trouve en rapport avec le système
jugulaire interne par ses émissaires : le sinus pétreux supérieur (décrit pré¬
cédemment), le sinus carotidien, le sinus pétreux inférieur et le sinus pétro-
occipital.
1° Sinus carotidien
D’une structure beaucoup plus proche d’un plexus que d'un sinus (1)
par ses formations lacunaires, Rektorzik (1858) (2) le décrit comme un
plexus aréolaire émanant du sinus caverneux, qui entoure la carotide interne
sur tout le trajet du canal carotidien. Cetle gaine réticulée naît de l'angle
postéro-inférieur du sinus caverneux et lui sert d’émissaire. Elle forme un
matelas vasculaire qui entoure complètement la carotide interne. Très
dense au voisinage du sinus caverneux et dans la portion horizontale du
canal carotidien, son réseau se relâche dans le portion verticale (3) pour
se terminer au niveau du trou carotidien par une ou deux petites veines
émissaires qui se jettent dans la veine jugulaire interne, au-dessous du trou
déchiré postérieur.
Le sinus carotidien reçoit, à l'intérieur du canal carotidien : des veines
provenant de la partie antérieure de la cavité lympanique à travers sa
paroi verticale ; et des veines irrigant la pointe du rocher à travers sa paroi
horizontale.
(1) Il est souvent appelé plexus veineux péricarotidien.
(2) Voir également Labbé (1882), Trolard (1800).
(3) Pour Trolard (1890) le réseau veineux, d’une étendue très variable, semble généra¬
lement ne pas dépasser la portion horizontale do la carotide.
Source : MNHN, Paris
96
R. SABAN
2° Sinus pétreux inférieur
Le sinus pétreux inférieur (sinus pelrosus profundus, sinus peiro-ocr '
pitalis superior de Trolard) sert d’émissaire au sinus caverneux, à la parr ~
postéro-inférieure duquel il prend naissance. Il se jette toujours dans 1
veine jugulaire interne (1). Son trajet endocrânien suit la suture nétr
basilaire jusqu’à la partie antérieure du trou déchiré postérieur qu'il t~
verse pour se déverser dans la jugulaire interne, généralement au-descm 8 '
du golfe. D’après Knoll (1881-1882) sa terminaison se trouve très n 8S
du bord inférieur du trou jugulaire (36 %), légèrement en dessous dî t
(Tr 0 / 1 ) 1 CrânC ^ ^ ° U à ^ I arUe inférieure du golfe (le ,a jugulaire
Il reçoit : des veines de la dure-mère sur tout son parcours • la v '
de l’aqueduc du limaçon qui draine le sang veineux du tour de base
cochlée, de l’utricule et du saccule, en collectant les veines spirales s 6 ■
rieure et inférieure, et les veines vcstibulaires antérieure (ulricule) et U Ç e ~
rieure (saccule), à travers l’aqueduc du limaçon, au niveau de la foss\+
pétreuse ; le sinus pétro-occipital près de son abouchement avec h v-
jugulaire interne. Chatellier (1923) cite encore, d’après Paul Lourens coi ^
branches possibles : les veines du trou déchiré antérieur, les veine
cervelet, de la protubérance et du bulbe, les veines auditives intern
les veines condyliennes antérieures, les veines de la fossa subarcuala quel eS ’
veines de l’aqueduc du vestibule ainsi que l’anastomose entre le sinus'\,ét^ Ues
inférieur et le sinus pétreux supérieur, autour du méat auditif int feU5c
Certaines de ces veines se déversent normalement dans le sinus j„-«. erne -
supérieur. petreu^
3° Sinus pétro-occipiiv
Le sinus pétro-occipital (sinus d’Englisch, sinus pétro-occipital i
rieur de Trolard) sert de canal d’union entre le sinus caverneux dn i •
est émissaire et la veine jugulaire interne. Son trajet suit la partie P
nienne de la suture pétro-basilaire. Il prend naissance dans la portion imcti^'
inférieure du sinus caverneux et se déverse dans le sinus pétreux inf* • °~
près du trou déchiré postérieur. erie Ur
B. — VEINE JUGULAIRE EXTERNE
La veine jugulaire externe, ayant son origine embryonnaire au ni
du trou post-glénoïdien, terminaison du sinus pétro-squameux est fa 6 ® 11
chez l’adulte par la réunion de la veine temporale superficielle et de j ° rn ? ée
(1) Thiele cite u
(2) En oe cas le
de la jugulaire intei
>ù il se déversait dans la
e transforme en une veine
veine thyroïdienne supéri
i accolée, du côté interne.
4 la’
Paroi
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES 97
maxillaire interne (1). Toutes deux, ainsi que certaines collatérales de la
jugulaire externe, restent en rapport étroit avec Je temporal.
I. - Branches d’origine
1° Veine tempo
.I.E SUPERFICIELLE
La veine temporale superficielle suit approximativement le trajet de
l artere homonyme et se loge dans le sillon préauriculairc. Par ses branches
d origine anterieures ou frontales, moyennes ou pariétales et postérieures
O" occipitales, se réunissant en deux troncs antérieur et postérieur, au niveau
de 1 écaillé temporale, elle constitue avec leurs diverses anastomoses un
reseau très lâche drainant la majorité du sang du cuir chevelu.
Elle reçoit dans la zone qui nous intéresse une collatérale ■ la veine tem¬
porale moyenne, l'auriculaire antérieure et les veines du plexus articulaire.
a) Veine temporale moyenne.
Ses divers rameaux après avoir traversé l'aponévrose temporale, se
reunissent a la surface du muscle temporal pour former le plexus temporal
en communication avec les veines temporales profondes. Situé au-dessus
de 1 arcade zygomatique, ce plexus se termine par un tronc unique qui
suit le bord supérieur de l'apophyse zygomatique et se jette dans la veine
temporale superficielle eu avant et au-dessus du méat auditif externe.
b) Veine auriculaire antérieure.
Très variable, courte et souvent multiple, la veine auriculaire anté¬
rieure drame le sang de la partie antérieure du pavillon de l'oreille Elle
se deverse dans la veine temporale superficielle au-dessous de la précédente
du côte oppose. * ’
c) Veines du plexus articulaire.
Autour de l’articulation temporo-inaxillaire s'observe un riche plexus
In n nh.™“ d 5 .', r Se P ?î " b , , ' a " Cl ' eS tlans 10 ‘“"PO"!'* superficielle
au niveau de la fosse glenoide, le plexus articulaire (plexus condylien ou
glénoidien), en communication par ailleurs avec le plexus ptérygoldien.
Le plexus articulaire reçoit : 1 JS
- la veine auriculaire profonde qui, comme l'artère homonyme pro¬
vient du fond du conduit auditif externe. Cheminant dans le plLclle? de
“.ST''a, ame ' P a |; ' intermédiaire de ses rameaux, le sang de la
membrane du tympan et des parois du conduit auditif externe -
généralement, la veine tympanique antérieure qui accompagne l'artère
a travers la scissure de Glaser et drame le sang de la région des osselets.
(1) Ltischka (1862) la tait naître de la réunion des
moyenne, la veine maxillaire interne étant considérée
Mémoires du Muséum. — Zoologie, t. XXIX.
temporales supérieure et
ine de ses collatérales.
Source : MNHN, Paris
t. SABAN
2° Veine maxillaire interne
La veine maxillaire interne accompagne l’artère maxillaire intern
mais n'en suit pas exactement le trajet. Dans la région de l’articulatin *
temporo-maxillaire, elle constitue, avec ses collatérales et leurs anastomoses*
le plexus ptérygoïdien dans lequel elle reste difficile à suivre. Son tro n ’
se reconstitue au sortir du plexus et s’unit à la temporale superficielle no °
former la jugulaire externe. 1 Ur
Toutes ses collatérales de la région temporale se déversent dans le j»W
ptérygoïdien ou zygomatique, vaste réseau veineux entre la scissure
Glaser et le pharynx. Il reçoit dans sa partie supérieure (1), les veines te 6
porales profondes qui communiquent avec le plexus temporal de la V e'~
temporale moyenne; dans sa partie profonde, la veine petite méninfl5 e
et la veine de la trompe d’Eustache, toutes deux satellites des artères lin
nymes, les veines émissaires du sinus caverneux traversant le trou ov
et le trou déchiré antérieur, et la veine méningée moyenne. a,e
Les veines méningées moyennes, comprises dans l’épaisseur de la d
mère, dérivent, comme le sinuspétro-squameux, du sinus prootique embrv^ 6 '
naire et possèdent dans tout leur trajet endocrânien une structure sinusie
Elles drainent une grande partie du sang de la dure-mère et de la
crânienne. Deux veines satellites accompagnent Tarière méningée mov ° ïte
et chacune de ses ramifications (2). Cette double apparence s’expliau enrie
le fait de la forte pression exercée par l’artère située au-dessus du 1 ^ ar
sinus fœtal, qui le comprime contre la surface endocrânienne de la j ar ,^ e
crânienne (Wood-Jones, 1912). Ceci provoque généralement au cours° 1
développement une division totale du sinus méningé moyen en deux tr
veineux situés de part et d’autre de l’artère; leur trajet s’inscrit dans° nCS
large gouttière, souvent interprétée à tort comme la trace de l’artère vi "K 16
sur la face endocrânienne de l’écaille temporale. Les rameaux d’o ' • e
sont collectés par deux branches dédoublées, deux branches antér' 1 ® lrîe
et deux branches postérieures qui se rejoignent sur l'écaille deux a ®. Ure s
pour former deux troncs communs longeant le bord antérieur de la , U3c
écailleuse et se déverser dans le plexus ptérygoïdien (3), à travers m , Ure
ovale (tronc antérieur) (4) et le trou petit rond (tronc postérieur) tr °U
Primitivement, la sortie du sinus méningé se faisant dans le sinus latA
par l’intermédiaire du sinus pétro-squameux (Padgel, 1956), les deux
émissaires précédents représenteraient des formations secondaires r ° ncs
natales. Post-
Les veines méningées moyennes reçoivent de nombreuses veines du
et diploétiques sur tout leur trajet endocrânien. Dans certains cas un • ^
’ n Sl «Us
(1) Parfois la veine tympanique (Ultérieure qui rejoint généralement le
laire s’y déverse. 1 ° XUs “rticu.
(2) Parfois il n'existe qu'une seule veine indépendante de l'artère sur u
son trajet. Partie ,
(3) Au sortir du crâne les veines méningées moyennes abandonn
sienne.
(4) H pas rare de voir le tronc antérieur aboutir au sinus caverneux.
! do
Source : MNHN, Paris
S TEMPORAL DES PRIMATES
99
anaslomolique reliant les branches antérieures et postérieures, observé
chez l'embryon de 85 mm (Butler, 1957) peut se retrouver chez l'adulte,
parallèlement au sinus pétro-squameux.
Entre le sinus caverneux et le trou petit rond, le sinus pétreux supérieur
communique (Bergmann, 1912) avec les veines méningées moyennes par
l'intermédiaire d une grosse veine (1) qui suit l'artère méningée moyenne,
au-dessus du ganglion de Gasser, et s'anastomose avec les veines méningées
moyennes au niveau du trou petit rond. La veine ou sinus ophthalmo-méningé
qui accompagne l'anastomose artérielle inconstante entre l'artère ophthal-
mique et l'artère méningée moyenne, longe le ganglion de Gasser et se déverse
dans les veines méningées moyennes en face de l'anastomose précédente.
Entre ces deux vaisseaux existe un dense plexus inlra-duremérien qui draine
partiellement le ganglion de Gasser.
Provenant du ganglion géniculé, où elle s'anastomose avec la veine
stylo-mastoïdienne, la veine pélreuse superficielle emprunte comme l'artère
homonyme la gouttière du grand nerf pétreux superficiel pour se jeter
dans les veines méningées moyennes au-dessus du trou petit rond.
11. Branches collatérales
Deux branches collatérales afférentes intéressent directement la région
temporale : la veine auriculaire postérieure et la veine occipitale profonde.
1° Veine auriculaire postérieure
Cette veine suit le même trajet que l'artère auriculaire postérieure et
draine le sang des couches superficielles (cuir chevelu et oreille externe)
par l’intermédiaire des veines occipitales superficielles et des veines posté¬
rieures du pavillon de l'oreille, ainsi que celui de la partie postérieure de
l'oreille moyenne par la veine stylo-mastoïdienne. Cette dernière accompagne
l'artère stylo-mastoïdienne à l’intérieur de l’aqueduc de Fallope. Elle y
reçoit, en arrière, de nombreuses petites veinules drainant les cellules mas¬
toïdiennes, en avant, la veine du muscle de l’étrier et les trois rameaux tym-
paniques provenant de l’oreille moyenne. A son extrémité antérieure elle
s'anastomose avec la veine pétreuse superficielle.
2° Veine occipitale profonde
Satellite de l'artère occipitale profonde, cette veine, parfois dédoublée,
reçoit en général les veines émissaires mastoïdiennes, avant de se jeter
dans la jugulaire externe par un tronc souvent commun avec celui de la
veine auriculaire postérieure.
N’oublions pas que de nombreuses anastomoses très variables existent
entre les veines temporale superficielle, auriculaire postérieure et occipitale
profonde.
(1) Parfois oa observe deux petites veines parallèles.
Source : MNHN, Paris
IXX E R Y ATI OX
Une grande partie des nerfs crâniens entrent en rapport avec l’os terri
poral, les uns, auxquels il sert de voie d'issue exocrânienne ou le long duquel
ils cheminent, ne font que le traverser, les autres s’y terminent ou y envoient
des ramifications.
__ Parmi les premiers, que nous appellerons nerfs de passage ou extrinsèques
le'facial (VII) le traverse complètement, tandis que le trijumeau (V)
le moteur oculaire externe (VI) longent simplement la pointe endocrânienn
du rocher.
Parmi les seconds, que nous appellerons nerfs terminaux ou intrinsèque
le nerf auditif interne (VIII) s’y termine, tandis que le pneumogastrique (V\
et le glosso-pharyngien (IX) y envoient des ramifications terminales T ^
branche de ce dernier constitue un réseau nerveux complexe à l’intérie ^
de la caisse du tympan, le plexus tympanique. r
I. — Nerfs de passage
1° Nerf facial
Le nerf facial accompagné du nerf auditif et de l’intermédiaire
Wrisberg, pénètre dans l’os temporal par le trou auditif interne. Tous t -
cheminent jusqu’au fond du conduit auditif interne où le facial et l'int° 1S
médiaire de Wrisberg s'engagent, à travers la fossette faciale, à l’intéri 6r ~
de l'aqueduc de Fallope. Le premier suit l’aqueduc sur tout son trajet 1 - 6Ur
qu’au trou stylo-mastoïdien, orifice de sortie exocrânienne, tandis ^ US ~
le second se termine dans le ganglion géniculé situé en avant du facial ”* le
niveau du premier coude de l’aqueduc, en face de l’hiatus de Fallone '
Le ganglion géniculé, de développement très variable, se présente gé •
râlement sous l’aspect d'une pyramide triangulaire à sommet antér’ 1 * 0 '
dirigé vers l’hiatus de Fallope. Quelques filets nerveux relient la base^rt**^
ganglion au nerf facial.
Le nerf facial donne plusieurs branches collatérales intra-pétreu
les nerfs grand et petit pétreux superficiels, le nerf du muscle de l’At^ :
et la corde du tympan. r * e T
a) Nerf grand pétreux superficiel.
Ce nerf se détache du sommet du ganglion géniculé, sort du rocher
l’hiatus de Fallope et chemine dans une gouttière, creusée dans la f^ ar
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
101
cérébrale du rocher, jusqu'à la fossette du ganglion de Gasser. Il reçoit
sur son trajet le grand pétreux profond ainsi qu'un rameau du plexus caro¬
tidien. L’ensemble des trois nerfs constitue (après le trou déchiré antérieur)
le nerf vidien qui aboutit au ganglion sphéno-palatin.
b) Nerf petit pétreux superficiel.
Suivant un schéma identique au précédent, le petit pétreux superficiel
naît du ganglion géniculé, sort du rocher par l’hiatus accessoire et emprunte
une gouttière parallèle à celle du grand pétreux superficiel. Dans cette
gouttière il reçoit le petit pétreux profond. Après être sorti du crâne, dans
le sphénoïde, entre le trou petit rond et le trou ovale, il se termine dans
le ganglion otique.
c) Nerf du muscle de l'étrier.
Ce mince filet nerveux se détache du facial au-dessus du trou stylo-
mastoïdien, se dirige en avant, à l'intérieur d’un canal qui relie l'aqueduc
de Fallope au canal de la pyramide, puis se termine dans le muscle de l’étrier.
d) Corde du tympan.
La corde du tympan forme une large courbe à concavité inférieure.
Elle se sépare du facial juste au-dessus du trou stylo-mastoïdien, emprunte
suivant un trajet récurrent le canal postérieur de la corde creuse à l’intérieur
de la suture pétro-tympanique postérieure, puis débouche dans la caisse
du tympan entre le cadre tympanal et le sommet de la pyramide. De là
la corde suit vers l'avant la paroi interne de la caisse du tympan, passe
entre la branche verticale de l'enclume, qu’elle croise du côté interne, et le
manche du marteau, qu elle croise du côté externe, puis longe l'apophyse
antérieure du marteau (1) et s’engage dans le canal antérieur de la corde
creusé dans la scissure de Glaser, pour se terminer en fusionnant avec le
nerf lingual.
Le nerf facial donne également deux branches collatérales extra-pétreuses :
— un rameau sensitif du conduit auditif externe (2) qui, après avoir
longé le bord antérieur de l’apophyse mastoïde, se distribue à travers la
paroi postérieure cartilagineuse du conduit auditif externe et innerve le
pavillon de l’oreille, le conduit auditif, et une partie de la membrane du
tympan ;
— un rameau auriculaire postérieur qui se termine dans les muscles
auriculaires supérieur et postérieur et le muscle occipital.
Une anastomose inconstante, l’anse de Haller, unit le facial au glosso-
pharyngien. Ce filet nerveux se détache du facial en dessous du trou stylo-
(1) Dans la partie antérieure de son trajet concernant la caisse du tympan, la corde
est située entre les couches muqueuse et fibreuse de la membrane du tympan.
(2) Voir Hovelacque et Eoussot (1922).
Source : MNHN, Paris
102
R. SABAN
mastoïdien, contourne vers l’intérieur l'apophyse styloïde et se termin
dans le glosso-pharyngien, en dessous du ganglion d’Andersch. e
Les branches terminales du nerf facial, très superficielles (1) et tr'
variables dans leurs ramifications et leurs anaslomoses, se répartissent
en rameaux temporo-facial et cervico-facial (Barry et Anson, 1956) 1
2° Nerf trijumeau
Le trijumeau entre principalement en rapport avec l’os temporal n
le ganglion de Gasser. Avant de former le ganglion de Casser, ses dei
racines accolées (grosse racine ou racine sensitive et petite racine ou rar" X
motrice), croisent l’extrémité antérieure de la face cérébelleuse du rocl ° e
tapissée de la dure-mère. Au voisinage de l’arête du rocher le nerf est entou^’
en avant et en bas, par le sinus pétreux inférieur, en haut par le sinus pétre^’
supérieur (2) (Bauer, 1951). Il est, d’autre part, en contact avec la t eï !l X
du cervelet qui s'insère le long de l’arête du rocher.
Après avoir croisé l’arête du rocher, interrompue par une échancr
lui livrant passage, le trijumeau s’épanouit dans le ganglion de Ga Ur<2
compris dans une loge fibreuse, le cavum de Meckel, formé par un dédon
ment dure-mérien, situé dans une large dépression à l’extrémité antéri J
de la face cérébelleuse du rocher, la fossette du ganglion de Gasser GUre
Du ganglion de Gasser partent trois branches terminales : les n
oplithalmique, maxillaires supérieur et inférieur. A chacun d'eux corres 6r,S
un petit ganglion sympathique : au nerf oplithalmique, le ganglion ophth*^
mique ; au nerf maxillaire supérieur, le ganglion sphéno-palalin ou ganel‘ ~
de Meckel ; au nerf maxillaire inférieur, le ganglion otique ou onn^i- 0n
d’Arnold. k dn g'ion
Du nerf maxillaire inférieur se détache tout d’abord un filet ner
destiné au muscle du marteau. Ce filet présente d’autre part des an VCUX
moses avec le ganglion otique (Girardet, 1960). A sa sortie du crâne^ 0 '
le trou ovale, s’en détachent, entre autres, deux branches collatéral P9r
rameau récurrent méningé et le nerf auriculo-temporal. s ’ * e
Le rameau récurrent méningé pénètre dans l’endocrâne par le
petit rond et se distribue à la dure-mère. tr °U
Le nerf auriculo-temporal remonte vers l’oreille externe, entre le conri
auditif externe et le tubercule zygomatique, pour s’épanouir dans la ré • **
temporale. Le tronc donne des filets auriculaires antérieurs (pavilP° n
des filets auriculaires inférieurs (conduit auditif externe) et des filets ° n ^’
culaires (articulation temporo-maxillaire). Des filets afférents du « a
otique se portent vers le nerf auriculo-temporal, mais ne feraient' ai l ° n
accoler pour s’en séparer ensuite et se distribuer à la muqueuse du u * e S ^
(Testut et Latarjet, 1949). ym Pan
(1) Elles n’intéressent pas directement l'os temporal.
(2) Celui-ci, compris dans l’épaisseur de la tente du cervelet, fon
du trijumeau.
Pont au-dessus
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL
PRIMATES
103
3° Nerf moteur oculaire externe
Après avoir perforé la dure-mère, le nerf moteur oculaire externe gravit
l’exlrème pointe de la face cérébelleuse du rocher sur laquelle il inscrit
son passage par une gouttière, passe sous le sinus pétreux supérieur et le
ligament sphéno-pétreux de Grüber qui le maintient contre l’os, puis pénètre
dans le sinus caverneux et gagne ensuite la cavité orbitaire.
II. — Nerfs terminaux
1° Nerf auditif
Ce nerf, classiquement considéré comme formé du nerf cochléaire et
du nerf vestibulaire (1), aborde, après avoir croisé le sinus pétreux inférieur,
le conduit auditif interne, en même temps que le facial. Dans le conduit,
l'auditif occupe l’étage inférieur tandis que le facial se loge dans l’étage
supérieur, l’intermédiaire de Wrisberg étant entre les deux.
Avant d’atteindre le fond du conduit auditif interne, le nerf auditif
se sépare en deux branches terminales, une branche cochléaire (limaçon)
et une branche vestibulaire (vestibule).
Le nerf cochléaire pénètre dans la fossette cochléaire. Ses fibres tra¬
versent les pertuis du crible spiroïde puis se dirigent indépendamment
vers le canal de Rosentlial où chacune d'elle se renfle pour former le ganglion
spiral ou ganglion de Corti. Ensuite elles s’engagent dans la lame spirale
où elles créent un plexus en s’anastomosant entre elles. Leur terminaison
s'effectue par arborisation dans l’organe de Corti. Avant d’atteindre la
fossette cochléaire, le nerf cochléaire abandonne un filet nerveux (2) destiné
à la portion vestibulaire du canal cochléaire. Ce filet traverse la paroi vesti¬
bulaire dans un canal s’ouvrant sur le bord antérieur de la fossette sac-
culaire.
Le nerf vestibulaire, peu après sa séparation du nerf cochléaire, présente
un ganglion analogue aux précédents, le ganglion de Scarpa. De ce dernier
partent trois rameaux, un supérieur, un inférieur et un postérieur.
Le rameau supérieur (nerf vestibulaire supérieur) se dirige vers la fossette
utriculaire, traverse la paroi du vestibule dans les pertuis de la tache criblée
supérieure et se divise ensuite en trois filets, le nerf utriculaire (utricule),
le nerf ampullaire supérieur (canal semi-circulaire supérieur) et le nerf
ampullaire externe (canal semi-circulaire externe).
Le rameau inférieur (nerf sacculaire) sc dirige vers la fossette sacculaire,
traverse la paroi du vestibule dans les pertuis de la tache criblée inférieure
et se termine dans le saccule.
Le rameau postérieur (nerf ampullaire postérieur) emprunte le foramen
singulare de Morgagni ainsi que le canal qui lui fait suite jusqu’à la tache
criblée postérieure, la traverse dans les différents pertuis et se termine dans
l'ampoule du canal semi-circulaire postérieur.
(1) Ces doux racines, on réalité accolées, no sont séparées qu’à l’intérieur du névraxe.
(2) Ce lilot nerveux présente un ganglion analogue au ganglion de Corti, le ganglion
de Boettcher.
Source : MNHN, Paris
104
R. SABAN
D'autre part le nerf auditif semble renfermer des fibres motrices na
sympathiques, fibres vaso-motrices de No (1937) provenant du nerf Lk
le aire (anastomose avec le facial) ou plutôt, d’après Rasmussen (19461 » '
nant du nerf vestibulairc, associées aux anastomoses vestibulo faoi" 1 ) 3 '
vestibulo-cochléaire de Oort et cochléo-sacculaire de Hardy Cenonri G *
les expériences de Rambo, Wolff et Freeman (1953) ne paraissent nt
confirmer ces hypothèses. 1 11 P as
2° Nerf pneumogastrique
Le pneumogastrique aborde l'os temporal dans le trou déchiré noslén
qu’il traverse dans sa partie anterieure, entre les deux ligaments inm.l Q ; r
De ce ganglion se détachent : J » u,air es.
— un rameau méningé qui remonte dans l’endocrâne par le trou déoh-
postérieur pour innerver la dure-mère au voisinage du sinus latéral . ré
— un rameau auriculaire qui s'anastomose avec le facial (rameau ’
culaire du pneumogastrique d’Arnold ou rameau de la fosse iueulaip 311 !?'
Cruveilhier). Ce rameau d’après Bossy (1958) pénètre au fond de la f de
jugulaire dans l'ostium inlroitum , emprunte le canal qui lui fait suite ' v, ° Sse
parfois quelques fibres avec le nerf de Jacobson, donne de minces r.| , nge
la muqueuse de la caisse du tympan et au muscle de l’étrier nuis ClS ^
l'artère stylo-mastoïdienne. A l’intérieur de l’aqueduc de Fallope il se ^°- Se
en T avant de rejoindre le nerf facial. Ses fibres ascendantes envoient^ 6
terminaisons à la muqueuse des cellules mastoïdiennes ainsi qu'une hr des
vers l'utricule pénétrant dans le labyrinthe au niveau du second cou 3 / 10 * 16
l'aqueduc. Les libres descendantes envoient des terminaisons à la nmn de
des cellules mastoïdiennes de la pointe, un rameau cutané pour le ,, U f, Use
auditif externe empruntant le cctnaliculus masloideus de certains ai °t uit
et enfin les fibres destinées aux muscles digastrique et slvln lteur s,
tant du crâne par Vostium exilus ; yio-hyoïdien s °r-
Cette
pal 1 i/imum CAItuo , -A —
— une anastomose avec le ganglion d’Andersch du glosso-pharv n „-
te anastomose semble contenir des fibres parasympathiques niotrf Cn '
3° Nerf glosso-pharyngien
Le glosso-pharyngien sort du crâne, comme le précédent „ ar î ,
déchiré postérieur. Il s'y engage, en avant du ligament jugulaire secnn . - 0u
en suivant le rocher (1), puis forme à son émergence exocrânienne le Pa , fe -
d’Andersch ou ganglion pétreux, logé dans la fossette pétreuse A ce n' l ° n
le sinus pétreux inférieur le sépare du pneumogastrique niv 'eau >
Du ganglion pétreux se détache le nerf de Jacobson (2), nerf Lympaniq
(1) A la hauteur (lu trou auditif interne, le paraflncculus le surnlnmV
(2) D'après Autouelli (1883), la découverte de ce nerf reviendrait A Dom' •
qui l'a décrit et représenté en 1756. Amlersch le signale en 17»2 (rameau amT
glosso-pharyngien) tandis que Jacobson faitsur ce rameau une communie •
do Médecine de Paris en 1883. Passé dans le domaine usuel sous le nom
nous emploi,
Source : MNHN, Paris
TEMPORAL DES PRIMATES
105
de certains auteurs, que Toyota (1928) divise en trois parties : pars infra-
tympanica, pars tympanica et pars supra-tympanica.
La première, partiellement exocrânienne, comprend le trajet du nerf,
du ganglion au canal de Jacobson, et à l'intérieur de celui-ci, jusqu'à sa
sortie dans la caisse du tympan. La seconde représente les ramifications
du nerf de Jacobson à l’intérieur de la caisse du tympan, tandis que la troi¬
sième comprend les anastomoses avec les nerfs pétreux superficiels.
A l'intérieur de la caisse du tympan le nerf de Jacobson présente une
topographie très variable (Vitali, 1909 ; Toyota, 1928) de ses ramifications
sur le promontoire. Au sortir du canal de Jacobson il emprunte une fine
gouttière et gravit le promontoire jusqu'au niveau de la fenêtre ovale.
Sur ce parcours, il abandonne deux rameaux postérieurs destinés, respec¬
tivement à la fenêtre ronde et à la fenêtre ovale, tandis qu’en avant s’en
détachent généralement :
— deux rameaux anastomotiques carotico-tympaniques, un inférieur
et un supérieur, qui traversent la paroi antérieure de la caisse du tympan,
l’un dans le canal carotico-tympanique, l’autre dans un canal parallèle,
et débouchent tous deux à l’intérieur du canal carotidien, dans le plexus
sympathique péricarotidien ;
— un rameau pharyngien innervant principalement la muqueuse de la
trompe d'Eustache, duquel se détache, à l’intérieur de la trompe, un rameau
tubaire, et qui reçoit, au niveau du foramen pneumaticum, une anastomose
carotico-pharyngienne provenant du plexus péricarotidien ;
— une anastomose avec le nerf grand pétreux superficiel représentant
le nerf grand pétreux profond. Ce rameau traverse le toit de la cavité tym-
panique dans un fin canalicule débouchant dans la gouttière du nerf grand
pétreux superficiel, puis se réunit avec ce dernier pour former le nerf vidien.
La branche terminale du nerf de Jacobson constitue avec le nerf petit
pétreux superficiel une anastomose représentant le nerf petit pétreux
profond, qui, comme le précédent, traverse le toit de la cavité tympanique
dans un fin canalicule.
Les diverses ramifications du nerf de Jacobson observées à l’intérieur
de la caisse du tympan contribuent à la formation du plexus tympanique
en rapport avec le plexus péricarotidien.
I. — Plexus tympanique.
Ce plexus est constitué par des fibres nerveuses provenant de trois sources
différentes (Vitali, 1909) :
1° du ganglion d’Andersch (1), par l’intermédiaire du nerf de Jacobson.
Les fibres motrices parasympathiques suivent le glosso-pharyngien et le
nerf de Jacobson ;
2° du ganglion otique, par l’intermédiaire des nerfs pétreux super¬
ficiels ;
(1) Parfois les fibres partent directement du glosso-pliaryngien.
Source : MNHN, Paris
t. SABAN
3° du plexus sympathique péricarotidien, par l’intermédiaire des nj et
carotico-tympaniques.
D’après Hilger (1949), les fibres parasympathiques du plexus tym Pa
nique semblent atteindre l’oreille interne par le jeu des anastomoses exista*
entre le plexus tympanique et le ganglion géniculé d’une part, et ent^
ce dernier et le nerf auditif d’autre part. ’ re
II. — Plexus péricarotidien.
Un rameau sympathique volumineux, provenant du ganglion cervi
supérieur, s’engage dans le canal carotidien où il se sépare en deux branoV*
formant un réseau à la surface de la carotide, le plexus carotidien De CS
plexus se détachent, d’après Toyota (1928), deux rameaux carotico-tv CC
paniques, un rameau carotico-pharyngien et un rameau carat ico-pharvn* 1 ”
tympanique, tous en rapport avec le plexus tympanique. ' y
Le plexus péricarotidien se prolonge dans le sinus caverneux par
plexus caverneux d’où partent, pour ce qui nous concerne, des ramea
anastomotiques pour le moteur oculaire externe et pour le ganglion
Gasser.
Source : MNHN, Paris
TECHA'IQUE
En dehors des méthodes courantes de comparaison, mensurations,
radiographies déjà mentionnées, nous insisterons tout particulièrement sur
les méthodes vestibulaire et vestibienne.
Méthode vestibulaire de comparaison
Cette méthode de comparaison — que nous adopterons dans la suite
de nos recherches — élaborée progressivement par Girard (1910), Perez
(1922), Delattre et Daële (1950), Delattre (1952) puis Delattre et Fenart
(1953), nous semble la plus rationnelle, dans l’état actuel de nos connais¬
sances, par la fixité de ses plans de référence basés principalement sur l’appa¬
reil vestibulaire. Ces plans, au nombre de trois (deux verticaux et un hori¬
zontal), perpendiculaires entre eux se définissent ainsi :
le premier, vertical, plan sagittal médian, séparant le crâne en deux
moitiés symétriques, s'impose sans la moindre difficulté ;
— le second, également vertical, plan frontal vestibulaire (1) en rapport
avec l’appareil vestibulaire, proposé par Perez dans un système de « cra-
niologie spatiale vestibienne » comme étant le plan méridien vertical frontal,
coupe le plan équatorial frontal au niveau de l’axe vestibien (axe qui joint
le centre des deux canaux semi-circulaires horizontaux) ;
— le troisième, horizontal, plan vestibulaire horizontal (2), également
en rapport avec 1 appareil vestibulaire, défini de différentes manières par
Perez (1922), Girard (1923, 1929) et Delattre (1950, 1951), doit, à notre avis
(Saban, 1952) être considéré comme le plan perpendiculaire au plan sagittal,
passant par la portion ampullaire des canaux semi-circulaires horizontaux.
Ce plan comprend l’axe vestibien de Perez.
Méthode vestibienne de comparaison
Variante et complément de la précédente, la méthode vestibienne permet
la superposition des profils crâniens de telle manière que les trois plans définis
ci-dessus coïncident, les axes vestibiens étant confondus (Delattre, 1951,
(U Beltrami, Autissier et Bcauvieux (1951) considèrent un plan vertico-frontal de la
tète passant par le tubcrculum sellae et le bord antérieur de l’aile interne de l’apophyse pté-
rygoïde. Ce plan, parallèle au plan frontal vestibulaire, serait d'un emploi plus pratique,
facilement accessible aux investigations chez le vivant.
(2) Villemin et Beauvieux (1937) après de nombreuses recherches, tant chez l'Homme
que chez les animaux, constatent que la ligne nasion-opisthion est toujours parallèle au
plan vestibulairo horizontal.
Source : MNHN, Paris
108
t. SABAN
1952). Ces superpositions peuvent se faire en grandeur naturelle de chaa
élément, soit en grandeurs uniformément réduites, soit encore en rends +
commune une dimension donnée. ant
Le système de coordonnées ainsi déterminé dont les plans de référen
se coupent en un « point central » situé au milieu de l’axe vestibien (no' 6
central de la tête) permet, par suite de la fixité de la portion antérieure h**
canal semi-circulaire horizontal, de mesurer les variations qui s’opèr QU
dans les diverses régions du temporal au cours de l’évolution, celles-ci* 1 '
faisant autour d’un point central (Anthony et Saban, 1951) ’compren» t
le paraflocculus, la fossa subarcuata (ou son vestige) et la portion am n, i
laire du canal semi-circulaire horizontal. Pul-
Partant de ce principe, nous avons pu mesurer :
— l'angle thyridien (Saban, 1952) formé par la droite passant par
milieu des deux fenêtres ronde et ovale, et la direction de la portion am î
laire du canal horizontal (plan vestibulaire horizontal) Sa valoir ^ P u ‘~
60“ chez l’Homme ; est d e
— l’angle ampullaire de Beauvieux (1931) constitué par l’inclinai
du plan des ampoules des trois canaux semi-circulaires s>n- >» _ dlSOïl
bulaire horizontal. Cet angle oscille entre 55 et 75“ (1) :
s sur le plan vesti-
— l’inclinaison du grand axe de la fenêtre ovale sur le plan vestibi.i •
horizontal (Saban, 1952). Chez l’IIomme cet angle a une valeur nulle c S f?" e
niant le parallélisme entre le canal semi-circulaire et la fenêtre ovale - F ~
— l’angle cochléaire (Delattre, 1951) déterminé par la direction
l’axe de la columelle (2) et sa projection sur le plan du canal horizon* ,
Cet angle est nul chez l’Homme ; ° n taJ.
— la position du rocher dont l’orientation, mise en évidence par D i
(1952), Delattre et Fenart (1957), peut être représentée par l’inclina' 6
de l’arête du rocher sur le plan vestibulaire horizontal. Cet annlf» aiSo . n
chez l’Homme entre 10 et 20° ; ® v arie
— le déplacement du point incisural externe (3) et de l’astério
De l’étude des travaux de Delattre et Fenart (1953, 1954), Fenart HQ**'
il résulte que chez l’Homme adulte, la ligne joignant l’astérion au n -
incisural externe, fait un angle d’environ 10 à 15° avec le nlan , nt
horizontal. 1 estlbu lair e
Toutefois la méthode vestibulaire nécessite un correctif thé •
(Delattre et Anthony, 1952; Anthony, 1953), car, comme l'avaient
(1) Bsativicux constate quo la valeur do l’angle est e
Chez les sujets à "
longs, il n
(2) Pour la mesure de cet angle, une dissection du canal horizontal e
nécessaire.
(3) Le point incisural externe est le sommet do l’angle incisural (Delattre f c
1954), correspondant A l’incisuro pariétale. La suture pél ro-squameusc intorn F p n& ft,
au point incisural interne, homologue du précédent sur la face endocrânienne abo Utit
(4) L'astérion représente chez l'Homme le point crâniométriquo situé à là
des trois : pariétal, occipital et rocher (pour ce dernier région pétro-mast^ C<mt ^
point de concours des sutures pariéto-temporale (suture écailleusel „n..;/T lon nv)
et occipito-mastoïdienne. pauéto-occi piti>J "
jets à cr/lno court, il peut atteindre 80»~(75-80») tandiVque^aLV^l 6 / 0 C ' Ar ><-.
s dépasse pas 00" (65-60"). caa dc s
11 >imaço a e
Source : MNHN, Paris
>S TEMPORAL DES PRIMATES
109
constate Girard et Perez, chaque animal place en position ortlio-vestibulaire
offre un port de tête qui lui est propre, correspondant à l'attitude de repos.
La direction de la voûte palatine (non compris les pré-maxillaires) suit les
variations de cette attitude. L’angle palato-vestibulaire qu’elle intercepte
avec le plan veslibulaire horizontal traduit donc ses variations. Il suffit
donc, dans les comparaisons, de tenir compte de la différence éventuelle
de la valeur de cet angle avec sa valeur moyenne (30°).
Axe vestibien
Étroitement lié à la méthode veslibulaire, dont il représente l'axe prin¬
cipal, l'axe vestibien de Perez — ligne imaginaire tendue entre les deux
centres des canaux semi-circulaires horizontaux (vestibions internes) —
constitue l’arête du dièdre formé par les plans veslibulaire horizontal et
frontal vestibulaire.
Le repérage des deux extrémités de cet axe se fait facilement sur des
radiographies prises suivant le plan vestibulaire horizontal, mais peut
s'opérer également sur la face exocrânienne du rocher. En effet, une coupe
perpendiculaire au plan vestibulaire horizontal, passant par les deux trous
stylo-mastoïdiens, permet de constater, après dissection des canaux semi-
circulaires, que la distance entre ces deux trous stylo-mastoïdiens a la même
valeur que celle de l'axe vestibien de Perez, entre les deux vestibions internes.
Nous ferons toutefois remarquer que le plan dans lequel ils se trouvent est
situé en moyenne à 5 mm en arrière du vestibion interne, c’est-à-dire du
plan frontal vestibulaire.
— L’écartement des deux trous stylo-mastoïdiens correspond donc à
la longueur du segment central de l'axe vestibien de Perez. Sa valeur est
en moyenne de 83,2 mm (1).
— Les deux trous stylo-mastoïdiens sont compris dans un plan paral¬
lèle au plan frontal vestibulaire, situé à 5 mm en arrière de ce dernier.
Angle bipétreux
A la mesure de l'axe vestibien s'associe la mesure de l'angle bipétreux,
angle formé par la direction des arêtes des deux rochers opposés dont le
sommet se situe au niveau de la selle turcique. Cet angle peut être évalué
facilement, d’après les radiographies prises suivant le plan vestibulaire
horizontal, ou encore directement sur la base du crâne, soit en repérant
les directions des arêtes des rochers, soit en cherchant l’inclinaison de l’arête
d'un rocher sur le plan sagittal (Chamla, 1956) ce qui donne la moitié de
la valeur de l'angle. Les mensurations effectuées indiquent une valeur
moyenne de 105°.
(1) Le maximum et le minimum de longueur de l’axe vestibien observé sur les 22 crânes
examinés avaient respectivement pour valeur 94 et 09 mm. A titre d'anomalie, le géant
. Ugo », non compris dans la moyenne, présentait un axe vestibien de 97 mm. Pelez (1022)
indique une longueur de 80 mm chez l’Hcmme.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
DEUXIÈME PARTIE
L’OS TEMPORAL DES PROSIMIENS
Avec l’étude des Prosimiens nous voyons apparaître une morphologie
de l’os temporal tout à fait différente de ce que nous connaissons chez
l’Homme. En effet, ce qui frappe, à première vue, chez ces Singes très infé¬
rieurs c’est la présence d’une bulle auditive parfois très volumineuse.
Parmi eux nous envisagerons successivement les Tupaiiformes, les Lému-
riformes, les Lorisiformes et les Tarsiiforines.
Source : MNHN, Paris
[. — TUPAIIFORMES
Les Tupaiiformes groupent deux familles cantonnées en Asie orientale
l’une actuelle, Tupaiidés, l’autre fossile, Anagalidés. La première se snh’
divise en deux sous-familles, les Tupaiinés représentés par le genre Tud, •
d'une part, et les Ptilocercinés constitués par un seul genre Ptilocer, c °
d'autre part. La seconde comprend les genres Anagale Simpson iq-îi Us ’
Anagalopsis Bohlin 1951 (1). e ^
A. — TUPAIIDÉS
Le genre Tupaia, que nous avons déjà partiellement étudié (Sab
1956-1957), peut être considéré comme le représentant tvDe rli»
famille (2). Cett e
MORPHOLOGIE EXOCRANI EN N E
(PI. I et flg. 17)
Comme chez l’Homme nous examinerons l’os temporal d’après ses t •
pièces constituantes, écaille, rocher et tyinpanal. Toutefois leurs ram> r ° lS
sont plus difficiles à saisir du fait de la présence de la huile auditive (et S
panai étant, de plus, compris en entier à l’intérieur de cette dernière ^(3)"
1° Écaille
Nous y reconnaissons trois parties : portions verticale rétro-méot-
et horizontale. eatlt Me
a) Portion verticale.
De dimensions réduites l’écaille prend une très faible part dans la fo
tion de la boîte crânienne. Basse, lisse, d’aspect très grêle, elle est li
par une suture écailleuse faiblement arquée, montrant dans sa partie
rieure une incisure pariétale étroite mais nette. Dans la région ptéri^ té ~
(1) Anagalopsis est considéré par Bohlin (1951) comme inccrtac sedis.
(2) N’ayant pu nous procurer de pièces anatomiques de Ptilocercus nous
4 l’important mémoire de Le Gros Clark (1926) les données sur la région qui nousintïs *»*
(3) La présence de la bulle auditive ne nous permet pas d’examiner suce • 6ress e.
la vue latérale et la vue inférieure comme précédemment. Chaque élément formant 1101 * 1
unité partiellement visible sur l’une des faces, ou complètement masquée comme i* Ur *o
panai, nous les étudierons séparément dans leur ensemble. 6 * e
Source : MNHN, Paris
>S TEMPORAL
IMATES
113
s'observe un contact sphéno-pariélal (plérion en H) séparant le temporal
du frontal. Au voisinage de lincisure pariétale, la suture écailleuse, légère¬
ment échancrcc, libère un ou plusieurs trous émissaires veineux (1) (trou
supra-squameux ou squamo-pariétal). Celui situé à l’extrémité inférieure
de l’incisure dans le prolongement de la lin ni temporalis est constant, il
communique directement avec l’aqueduc de Verga.
L’indice de l’écaille calculé d’après Schultz a pour valeur 26.
b) Portion rétro-méatique.
Située en arrière de la linea temporalis (crête très estompée, ne formant
pas auvent au-dessus du méat auditif externe), la portion rétro-méatique
de l’écaille se limite en arrière par la suture pétro-squameuse postérieure,
toujours visible sur les spécimens examinés. Cette suture part de l’incisure
pariétale, descend suivant un trajet sinueux jusqu'au trou stylo-mastoïdien,
puis se dirige horizontalement vers le méat auditif externe.
A sa partie inférieure, en avant du trou stylo-mastoïdien, se détache
un petit tubercule surplombant la portion posléro-exlerne de la bulle audi¬
tive, 1 apophyse mastoïde (2), plus ou moins recouverte par l’écaille, que
contourne, la suture précédente et dans laquelle s’ouvre, sur le versant
postérieur, un fin pertuis, orifice d’entrée du canal postérieur de la corde
du tympan. Bien souvent une fine lamelle osseuse appartenant à l’écaille
recouvre plus ou moins l’apophyse mastoïde.
Au-dessus du méat auditif externe, le bord inférieur de la racine posté¬
rieure de 1 apophyse zygomatique marque une crête interrompue pouvant
représenter l’épine de Henlé ou tout au moins son ébauche.
c) Portion horizontale.
L’apophyse zygomatique constitue presque entièrement la portion
horizontale de 1 écaille temporale (3). Très écartée de celle-ci, ménageant
ainsi une large fosse temporale, fine et élancée, elle montre un bord supérieur
légèrement convexe, tandis que son bord inférieur est court et rectiligne,
compris entre le tubercule zygomatique antérieur que précède une étroite
fosse massétérienne triangulaire, et lapophyse post-glénoïde.
Elle prend naissance par deux racines, l’une transverse, l’autre posté¬
rieure, aboutissant à l incisure pariétale par la linea temporalis comme nous
venons de le voir. Elle se termine en avant par la suture zygomatico-malaire,
très inclinée de haut en bas et d’avant en arrière.
La racine transverse comprend l’ensemble de l’articulation temporo-
maxillaire ayant pour centre la fosse glénoïde, peu profonde, à contour
circulaire. Bordée du côté interne par l’incisure sphénoïdale (suture temporo-
sphénoïdale), elle a pour limite antérieure le condyle du temporal qui fait
suite au tubercule zygomatique antérieur et dont le versant antéro-interne
(1) Parfois, lorsque les trous supra-squameux sont nombreux, l’écaille émet un prolon¬
gement postérieur qui englobe les oriHces et remonte le long de la région pétro-mastoïdienne.
(2) L’apophyse elle-même fait partie de la région pétro-mastoïdienne.
(3) Une partie, très réduite, est représentée par le toit du conduit auditif externe.
Mémoires du Muséum. — Zoolociie, t. XXIX. S
Source : MNHN, Paris
114
R. SAB A N
10 i'>féi ieuF e _
Pio. 17. — Tupaia. Os temporal droit. Face exocr/înlonne. A : vue latérale, B : v
1, manche du marteau; 2, canal de Jacobson ; 3, trou carotidien; 4 canal nn f/
de la cordc du tympan ; 5, gouttière du rameau auriculaire du n. pneumogastrique' - « '
post-glénoïdien ; 7, orifice secondaire du canal post-glénoïdion ; 8, scissure de fil!. ’ tr °U
gouttière malléolaire; 10. fossette stylienne ; 11, trou stylo-mastoïdien; 12 orifW*° r : 'K
squameux ; 13, gouttière de l’artère occipitale s ’ 1 - ,1 —’ co
, trou stylo-mastoïdien; 12, orilie.. * 0,
«imir, prol'ïïgy-
Source : MNHN, Paris
S TEMPORAL DES PRIMATES
115
se prolonge par le plan sous-lenipora! (surface sous-temporale), étroite
bande triangulaire comprise entre le sphénoïde et la crête sous-temporale.
L'apophyse post-glénoïde, lamelliforme mais bien développée, forme avec
la scissure de Glaser sa limite postérieure. Sur le versant postéro-interne
de celte apophyse s'ouvre un large trou post-glénoïdien, extrémité du canal
faisant communiquer la fosse mandibulaire avec l’endocrâne et dans lequel
s'engage le sinus pé tro-squameux. I n canal secondaire, transversal s'abouche
avec le précédent dans la profondeur de l'apophyse, puis se dirige vers
l'extérieur et débouche latéralement (1) au fond d’une fossette allongée
creusée dans 1 épaisseur de l'apophyse zygomatique, au-dessus de l’apophyse
post-glénoïde, en vue latérale.
2° Rocher
Le rocher présente en vue exocrânienne, deux régions distinctes : la
irgion pétro-mastoïdienne et la bulle auditive, quenous étudierons successive-
ment.
a) Région pétro-mastoïdienne.
La région pétro-mastoïdienne s'encastre en grande partie, à la manière
d un coin, entre le pariétal, en haut et en avant, et l’occipital, en arrière ;
elle participe à la formation de l'incisure pariétale.
Sa limite antérieure est constituée, le long de la suture pétro-squameuse
postérieure, par un prolongement de la crête occipitale, se lerminanl par
1 apophyse mastoïde.
Sa limite inférieure est marquée par une profonde et étroite gouttière
servant de fosse d insertion musculaire, ainsi qu’au passage du rameau
auriculaire du pneumogastrique allant du trou stylo-mastoïdien à la suture
pétro-occipitale, et séparant nettement la région pétro-mastoïdienne de
la bulle auditive. Celle rosse se termine en avant par une mince lamelle
osseuse qui I isole complètement du trou stylo-mastoïdien (2).
Quant à sa limite postérieure, elle est représentée par la suture pétro-
occipitale, a I extrémité de laquelle s’ouvre le trou mastoïdien, de faible
diamètre. A 1 intérieur de la suture l’apophyse para-occipitale s’articule
(1) Parfois cet orilleo se réduit A une
un trajet superliciel.
(2) Comme nous te verrons ultérieure
de la pyramide.
ment elle représente dans i
u qui l’occupe ayant
profondeur le canal
1S ! 1 a'-A I>OP ? y8e l’ost-e'énoïde ; 17, canal du sinus pétreux inférieur ;
18, écaille ; 19, conduit auditif externe ; 20 apophyse, zygomatique ; 21. suture zygomatico-
» «nhinnïj.i» . 21, tubercule zygomatique antérieur ;
22, fosse glénoïcle ;
Source : MNHN, Paris
116
R. SABAN
avec le rocher par l'intermédiaire d’une zone rugueuse, la facelle jueulair
située au-dessus du trou déchiré postérieur. Le sinus latéral chemine sa’
le bord interne de la suture, séparé de la facette jugulaire par une eouttièr
provenant d’un orifice plus ou moins important percé dans la paroi post
Heure de la fossa subarcuata. Cette gouttière, correspondant à la vein
sigmoïdo-antrale, aboutit à l'extrémité inférieure du sinus latéral ° e
La partie centrale, lisse, formée d’une très mince lamelle osseuse nresm
transparente, recouvrant la fossa subarcuata , et sur laquelle s'inscriv e
de fines gouttières artérielles, se montre comme soufflée par la forte sadi¬
que font, dans son angle postéro-inférieur, les canaux semi-circulaires nnle -
neur et horizontal. Le long du canal postérieur une étroite gouttière rnarm •
par le passage de l’artère occipitale suit la suture pétro-oceipitale 4 ee
b) Bulle auditive.
Nous traiterons séparément de la constitution de
(fig. 17 B).
la bulle et de ses
orifices
Constitution de la bui.le
De forme ellipsoïdale et de grande dimension chez Tunnia la î
auditive présente un volume plus réduit chez Plilocercus (LeC.roi r, V e
1926). Elle s’étend en avant jusqu’à l’apophyse post-glénoïde et an f Pk *
ovale, limitée par la scissure de Classer (1); en arrière, jusqu’à lWi -f 011
limitée par la suture pétro-occipitale et le trou déchiré postérieur î «,i '*
bulles, formant entre elles un angle moyen (direction de leur orand U *
de 65", sont séparées l’une de l’autre par un large basi-occipital. Xe )
Une fine lamelle osseuse continue, représente la paroi exLéri*.
la bulle. Descendant de la région pétro-mastoïdienne, tout se nasse de
si cette expansion osseuse s’élail repliée autour du canal carotidie. COlTlnie
englobe, pour se diriger en avant, et se resouder, par son bord inter qU elIe
le rocher (trace de suture le long du basioccipital et du basisnhz aVec
puis recouvrir partiellement dans sa partie antérieure en se reê u e) *
à nouveau, l’alisphénoïde (2), qui apparaît ainsi dans le toit de7° urbat U
tympanique. ,a cavité
Du côté externe, elle crée, vers le méat auditif externe un court
auditif externe incomplet. Sur la surface de la bulle se’ remarnnenf° n . duit
légères dépressions formant des sillons provoqués par la suture d tr ° is
qui recoupent l'intérieur de la cavité tympanique. lles se Pta
(1) Nous faisons remarquer que les apophyses ptérygoïdes externe
au contact de la bulle.
(2) Chez Pliloeercus la participation de I’alisphénoïdo dans le te
ne (Le Gros Clark. 11)2(1) est plus importante que chez Tu
)livre légèrement la paroi externe de la bulle.
i interne ne vies»
vlen Her»fc
«le la cavité
*«.• Chez T
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
117
Orifices
La bulle auditive est percée de trois orifices principaux : le trou caro¬
tidien à la partie postérieure, l'orifice tubaire à la partie antérieure et le
méat auditif externe, latéralement ; d’orifices secondaires : canalicule de
l’artère auriculaire, profonde, fossette stylienne et canal de Jacobson ;
et d orifices périphériques : gouttière malléolaire, Lrou stylo-mastoïdien
et orifice d’entrée de la corde du tympan. Elle est d'autre part bordée en
arriére par le trou déchiré postérieur, et en avant par le trou ovale. Ce dernier
appartenant à l’alisphénoïde, se trouve masqué par la bulle, en norma
basalis (1).
1° Orifices principaux.
a) Trou carotidien. — Situé sur le versant postérieur de la bulle, au-dessus
du trou déchiré postérieur, le trou carotidien auquel aboutit le canal caro¬
tidien, regarde en arrière.
Le canal carotico-tympanique ne semble pas exister, le passage des
rameaux carotico-tympaniques se faisant vraisemblablement par le canal
de Jacobson qui s'ouvre généralement dans la paroi interne du canal caro¬
tidien, à l’intérieur du trou carotidien.
b) Orifice tubaire. — L’orifice tubaire, par lequel débouche, à l’extérieur
de la bulle, le canal tubaire, se situe sur le versant antéro-externe de la
bulle, entre les apophyses ptérygoïdes externe et interne, au-dessus de la
fosse ptérygoïde. Son ouverture forme une étroite fente verticale dirigée
vers la ligne médiane, tangente à la paroi de la bulle et surplombant le trou
ovale (2).
c) Meut auditif externe. — Le méat auditif externe s'ouvre par un court
conduit auditif externe, plus développé dans sa partie antérieure, sur la
paroi externe de la bulle. Constitué à sa partie supérieure par la portion
horizontale de l’écaille à laquelle viennent s’accoler en avant et en arrière
les deux bords du conduit auditif externe (3) formés par la bulle auditive,
le méat auditif externe oiïre une large section elliptique légèrement aplatie
dorso-ventralement (4).
2° Orifices secondaires.
a) Orifice du canalicule de l'artère auriculaire profonde. — Sous le bord
inférieur du conduit auditif externe s'ouvre un fin pertuis pour l’artère auri¬
culaire profonde. Cet orifice traverse la paroi de la bulle, et communique,
avec le recessus meatus, compris entre cette dernière et le cadre tympanal.
(1) Chez Ptilocercus lo trou ovale apparaît en avant do la bulle (Le Gros Clark, 1926)
qui ne le cache pas en norma basaits.
(2) Chez T. tana, l’oriflee tubaire s’ouvre en avant de l’extrémité antérieure du trou
ovalo, tandis que chez Ptilocercus on observe la mémo disposition que chez Tupaia,
toutefois, comme le trou ovalo y est distant de la bulle, il ne le surplombe pas.
(3) Nous faisons remarquer que bien souvent lo bord du conduit auditif présente des
déhiscences en avant (prés du trou post-glénoîdjen) et on arrière.
(4) Chez T. tana le méat a une section presque circulaire.
Source : MNHN, Paris
118
R. SABAN
b) Fossette slylienne. — En arrière du méat auditif externe, au-dessou
de l’apophyse mastoïde et du trou stylo-mastoïdien, s'inscrit dans la nar *
de la bulle une petite dépression hémisphérique dans laquelle s’encasf 01
l'extrémité postérieure de l’apophyse styloïde (1) solidement fixée par 1 6
puissant ligament à une petite baguette cartilagineuse, le tvmnano-wüî 1
qui occupe le fond de la cavité.
c) Canal de Jacobson. — Le canal de Jacobson, voie de passage du
de Jacobson, s’ouvre, soit à l'intérieur du trou carotidien, dans la „»•
interne du canal carotidien, soit en bordure de cet. orifice, juste au-de*^ 01
du trou déchiré postérieur. SUs
3° Orifices périphériques.
a) Gouttière malléolaire. — Située à l’intérieur de la scissure de Glas
la gouttière malléolaire, dans laquelle pénètre l'apophyse gracilis du mart^’
et où passent l’artère lympanique antérieure (2) et la corde du tvrmf 31 *
s'ouvre, par une large fente, entre le trou post-glénoïdien et le bord antér;’
du conduit auditif externe. neur
b) Trou stylo-mastoïdien. — Cet orifice, extrémité de l'aqueduc de P
lope, débouche comme nous l’avons déjà vu, en arrière de l'apophyse „ 9 ~
toïde, à la limite supéro-postérieure de la bulle auditive. Il livre nas laS ~
aux vaisseaux stylo-mastoïdiens (artère et veine) et au ncrr facial. ’ sa § e
c) Orifice d'entrée de la corde du tympan. - Situé en avant du trou si î
mastoïdien, l’orifice d'entrée de la corde du tympan s'ouvre dans la si I °~
pétro-squameuse postérieure, sous la saillie de l’apophyse mastoïde ^
d) Trou déchiré postérieur. — Longue échancrure longeant i a .
postérieure de la bulle, entre celle-ci et l'occipital, le trou déchiré posl’ • 16
se divise en deux parties : l'une antérieure effilée, souvent déhiscente^* 61 ^
parfois recouverte d’une mince lamelle osseuse formée par le canal du *^ ais
pétreux inférieur, l’autre élargie représentant la fosse jugulaire Cel "? Us
gissement provoqué par le golfe de la jugulaire est compris entre le
condylien (en arrière) et le trou carotidien qui le surplombe en avant tr ° U
Au fond de la fosse jugulaire apparaît la fossette pétreuse limit '
côté interne par une crête osseuse (séparation entre les deux portion» 6 -
neuse et nerveuse du trou déchiré postérieur), et du côté externe inr p • Ve ‘~
jugulaire. 1 e P*He
L'ostium introitum est remplacé par une fine échancrure qui prend
sance à l’extrémité latérale du trou déchiré, le passage du rameau Hai *~
culaire du pneumogastrique se faisant superficiellement. ' aur *~
(1) L’apophyse styloïde appartient A l'appareil hyoïdien dont elle reprisent •
hyal. C’est une flno baguette osseuse adhérente A la bulle sur toute sa longueur
allongée, dont les deux extrémités se terminent respectivement, la postérieure' P <l, '° et
petite surface articulaire tronquée (articulation avec le tympano-hval I l• Par Ul »o
une pointe t.-ée effilée (articulation avec l'épi-hyal). 1 antérieure ^
(2) Parfois l’orifice d'entrée de l’artère lympanique se prolonge par un petit p
recouvrant la scissure do Glaser jusqu’au voisinage du trou ovale. P°nt oss P11!£
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
119
3° Tympanal
(« 8 . 18 )
Comme nous l’avons déjà mentionné, le tympannal ne peut être observé
qu'après résection de la paroi de la bulle auditive. 11 apparaît alors comme
un anneau presque complet, comparable à l'anneau tympanique fœtal humain
libre à l’intérieur de la bulle, simplement soudé à la portion horizontale
de l’écaille par l’extrémité de ses deux bras. Légèrement étalé au-dessus
de la gouttière malléolaire (1) (corne antérieure), il adhère, d’autre part
sur toute sa surface externe à la paroi interne de la bulle, par l’intermédiaire
d’une fine membrane cartilagineuse homologue de 1’ « Annulusmembran »
de Sthelin (1912). Sa circonférence interne est creusée, sur toute sa longueur,
par le sillon tympanique. La corne postérieure, plus étroite que la précédente,
participe vers son extrémité supérieure (face interne) à la formation du
canal postérieur de la corde du tympan.
L’angle que fait l’anneau tympanique avec le plan sagittal a une valeur
d’environ 30°, tandis que sa direction postéro-antérieure fait un angle de
10° avec ce même plan.
(1) La gouttière malléolaire, on partie creusée dans le tympanal et la portion horizontale
de l’éoaillc, traverse obliquement la face interne du tympanal.
Source : MNHN, Paris
120
(. SABAN
MORPHOLOGIE ENDOCRAN IEN NE
La face endocrânienne (fig. 19) de l’os temporal est représentée
l’écaille et le rocher, séparés par la suture pétro-squameuse interne. Cellp Par
jamais synostosée, se montre parfois béante sur toute sa longueur f a j Cl ’
communiquer, sur l’os sec, l'endocrâne avec l’cxocrâne. ’ Sant
1° Écaille
Basse et faiblement développée la face endocrânienne de l’écaill
trouve directement en rapport avec le lobe piriforme ; toutefois co & Se
le cerveau, relativement simple, ne montre pas de circonvolutions !^ m . e
braies, sa surface reste lisse, simplement traversée par une large goutt'A~
vasculaire, prolongeant le sinus pétro-squaineux. ® lere
La suture pétro-squameuse interne, est recouverte dans sa partie n
rieure par une lamelle osseuse issue du rocher, formant ainsi l'aquedii° St ^~
Verga. Au fond de la suture, près de l'orifice antérieur de l'aqueduc, s’ouv de
l'orifice endocrânien du canal de Tarière stapédienne et le trou post*^*'
noïdien ainsi qu’un ou plusieurs orifices supra-squameux dont cert~ • ~
débouchent parfois à l’intérieur de l’aqueduc. a ms
2° Rocher
On y distingue deux faces, la face cérébrale et la face cérébell
formant entre elles un dièdre droit à arête vive, l’arête du rocher Cell USe ’
s’élève dans la cavité crânienne sous forme d’une lame osseuse (li le ~ c *
tentorium osseum de Grüber) perforée à son extrémité pour le passaged ?
trijumeau. Elle donne insertion à la lente du cervelet et renré«u>nto i, nerf
du rocher. 1 nte 1 ax e
La méthode veslibulaire nous a permis de mesurer l’inclinaison d i*
du rocher sur le plan vestibulaire horizontal : l'angle ainsi formé ^ a * e
valeur moyenne 67°. Quant à l'angle bipétreux, compris entre les axe P ^ Ur
deux rochers opposés, il reste voisin de 65-70°. s des
a) Face cérébrale.
Très large sur toute sa longueur, la face cérébrale du rocher pré
un aspect triangulaire et peut être divisée en trois parties : antér S6nte
moyenne et postérieure. ’ le Ute,
Dans la partie antérieure, l'entocarotide débouche, au voisina
l’arête du rocher, par un orifice plus ou moins déchiqueté corresponri C * e
au trou déchiré antérieur. 11 précède une petite dépression située en f nt
de l'échancrure du trijumeau, la fossette du ganglion de Lasser, au f Ce
de laquelle s’inscrit le sillon des nerfs pétreux superficiels, qui a bout
arrière à l’hiatus de Fallope, près de l’arête du rocher. Sur le bord ext
de la fossette gassérienne une expansion de l’alisphénolde, partant du ^ File
Source : MNHN, Paris
TEMPORAL DES PRIMATES
121
ovale, recouvre une partie du rocher et constitue même, à elle seule, pour
une surface limitée, le toit de la cavité tympanique (1).
Dans la partie moyenne, Veminentia arcuala crée une faible boursouflure
qui, comme chez l'Homme, ne correspond pas exactement avec la saillie
du canal semi-circulaire supérieur, mais se trouve légèrement en avant.
1, t
Fig. 19. — Tupaia. Os temporal droit, face endocrânienne.
u ovale ; 2. fossette gassérieune ; 3, fossette cochléennc ; 4, trou post-glénoïdien ;
. .riflee du canal stapédicn ; 6, trous supra-squameux ; 7, fossette utriculairë ; ___
pétro-squameux ; H, orifice de la branche vestibulaire du nerf cochléaire ; 10, crête falci-
forme ; 11. fossette faciale; 12, fossette sacculairo ; 13, foramen singulare de Morgngni ;
14, aqueduc de Verga : 15, hiatus de Fallope ; 10, ossification de la tente du cervelet ; 17, sinus
pétreux inférieur ; 18, fossette pyramidale ; 19, orifice du canal de la veine sigmoïdo-antrale ;
20, épine jugulaire ; 21, fossette unguéale ; 22, sinus latéral ; 23, fossa nubarcuata ; 24, canal
semi-circulaire supérieur ; 25, eminentia arcuala ; 20, échancrure trigéminale ; 27, arête du
rocher ; 28, gouttière vasculaire ; 29, suture pétro-squameuse interne ; 30, fosse jugulaire ;
31, alisphénoïde ; 32, pariétal ; 33, basioccipital ; 34, occipital ; 35, foramen cranio-orbitaire ;
30, écaille ; 37, trou mastoïdien.
Dans la partie postérieure, en arrière du canal semi-circulaire supérieur,
le rocher se relève et vient au contact de l'extrémité postérieure de l'écaille,
voire du pariétal, pour former l’aqueduc de Verga.
(1) En effet, nous avons vu que la paroi externe de la bulle était formée par un prolon¬
gement do la région pétro-mastoïdienne replié vers l’avant où il se resoude par une large
surface de contact avec le rocher.
Source : MNHN, Paris
122
R. SABAN
b) Face cérébelleuse.
D’aspect triangulaire, montrant une pointe effilée vers l’avant ell
forme avec la face cérébrale un angle presque droit. F.lle est limitée' à r 6
partie supérieure par l'arête du rocher, à sa partie inférieure par le baR' 3
occipital eL à sa partie postérieure par l'occipital.
Le long du basi-occipital, le sinus pétreux inférieur crée une large goût
ticre à cheval sur la suture et creusée dans les deux os. Au niveau du condi
auditif interne, une expansion du rocher recouvre la gouttière et la trari
forme en un canal qui débouche dans la fosse jugulaire.
Dans la partie moyenne, le conduit auditif interne présente une disn
sition très particulière. Peu profond et très étalé, il montre une large crêt*"
falciforme constituée par la paroi du vestibule, séparant les fossettes sur» •
rieures (fossettes faciale et utriculaire) des fossettes inférieures (fossetr ~
cochléenne et foramen singulare de Morgagni).
Normalement situés dans l'étage inférieur du conduit auditif inter
dans l'ensemble des Mammifères, la fossette sacculaire el l'orifice d j ’
branche vestibulaire du nerf cochléaire, s'ouvrent respectivement, la prenpa * a
sur la crête falciforme, directement dans la paroi du vestibule, le second d
l'étage supérieur, sur le bord inférieur de la fossette utriculaire. ar,s
En arrière du trou auditif interne, la fossa subarcuata occupe toute
partie postérieure de la face cérébelleuse. Elle communique avec. l a fo Ia
cérébelleuse par un large orifice saillant, terminé en cul-de-sac, bordé SSe
le canal semi-circulaire supérieur (1). .Son plancher contient dans son én^- ar
seur le canal semi-circulaire horizontal tandis que sa paroi interne comnr S ~
le canal semi-circulaire postérieur. Tapissé par les méninges, le parafloco ^
la remplit. Elle communique avec le sinus latéral par un étroit canal
loge la veine sigmoïdo-antrale. ’ïui
Sous la fossa subarcuata, la suture pétro-basioccipitale s’élargit et de '
béante pour former le trou déchiré postérieur. Le bord pétreux du t 1
déchiré présente à sa partie antérieure une petite échancrure, la fos i° U
pyramidale, précédant ainsi la saillie de l’épine jugulaire. Cette der
comme nous l'avons vu précédemment, divise le trou déchiré en deux* 1 * 1 *®’
lions: l’une antérieure nerveuse, l’autre postérieure vasculaire (fosse ' P ° r ~
laire). Entre l'épine jugulaire et la saillie de la branche commune des can^ U ~
semi-circulaires supérieur et postérieur, débouche l'aqueduc du vest^ 31 **
caché par une fine lamelle osseuse qui recouvre la dépression de la f< ÙU * e >
unguéale. ss ®tte
L’extrémité postérieure de la fossa subarcuata surplombe, par un
déchiqueté, la gouttière du sinus latéral qui court le long du bord b ° rcl
rieur de la face cérébelleuse du rocher, de l'aqueduc, de Verga iusm°A té “
fosse jugulaire. 1 la
(1) La portion ampullaire du canal s'onglobe dans I
du canal et la branche commune avoc le canal somi-circ
de la face cérébelleuse du rocher.
; du roche'
ouïes la bra Qc ,
font saillie au-doss hl>
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
123
INSERTIONS MUSCULAIRES
Nous grouperons ici, comme nous l’avons fait chez l'Homme, les diffé¬
rents muscles et ligaments en rapport direct avec l’os temporal : muscle
de la tête et articulation temporo-maxillaire, muscles du cou, muscles pha¬
ryngiens, ligaments accessoires et muscles des osselets de l'ouïe (fig. 20-21).
A. — Muscles de la tête et articulation temporo-maxillaire
I. — Masséter
Des trois couches qui constituent le masséter (1), seules la couche super¬
ficielle et la couche profonde prennent insertion sur l’apophyse zygoma¬
tique du temporal, la première sur le bord inférieur, la seconde sur la
face interne.
II. — Temporal
Le muscle temporal présente trois couches, superficielle, moyenne et
profonde, nettement distinctes les unes des autres et ne se recouvrant pas
complètement. La couche profonde s’insère sur toute la surface de l’écaille
et au delà jusqu’à la crête temporale. La couche moyenne occupe la fosse
temporale. Provenant de la partie antérieure de la crête temporale, elle
ne présente aucun appui sur l’os temporal, mais envoie des fibres tendi¬
neuses d'insertion sur l'aponévrose de la couche profonde qu’elle recouvre
partiellement, et sur l'aponévrose profonde du masséter. La couche super¬
ficielle ou zygomatique prend naissance sur la racine postérieure de l’apo¬
physe zygomatique, en arrière du trou auditif externe, longe la face supé¬
rieure de la racine transverse de l'apophyse, au-dessus de la fosse glénoïde,
puis se dirige verticalement, dans la fosse temporale, vers la branche mon¬
tante de la mandibule en fusionnant le long de la face interne de l'apophyse
zygomatique avec les fibres profondes du masséter. Elle se termine par un
puissant tendon qui s'attache à la base de l'apophyse coronoïde.
III. — Aponévrose inter-ptérygoïdienne et muscle ptérygoïdien
EXTERNE
L’insertion de l’aponévrose inter-ptérygoïdienne se fait par des fibres
ligamentaires le long de la scissure de Glaser, et sur la paroi antérieure de
la bulle auditive, jusqu’à la hauteur de l’orifice tubaire.
Quant au muscle ptérygoïdien externe, celui-ci prend son insertion
principale le long de la crête sous-temporale.
(1) Les trois couches, superficielle, moyenne et profonde du masséter sont difficiles à
isoler en cours de dissection; l’aponévrose qui les sépare n'étant pas continue, certaines
fibres fusionnent entre elles.
Source : MNHN, Paris
124
l. SABAN
IV. — Articulation temporo-maxili.aire
Le ligament capsulaire adhère au temporal par sa grande circonfér
fixée sur tout le pourtour de la fosse glénoïde. Il est renforcé par le *^ nce
ligaments latéraux externe et interne, ainsi que par le ligament postéri X
frein méniscal qui s’attache sur l'apophyse post-glénoïde. rieur .
B. - Muscles du cou
I. — Sterno-cléido-mastoïdien
Formé de deux chefs nettement séparés chez Tupaia, le sterno rl -•
mastoïdien comprend un faisceau superficiel slerno-ma’sloïdien lâro d °'
mince et un faisceau profond, cléido-mastoïdien, plus étroit mais plus ^ - et
Le premier se termine par un large tendon aplati qui s'attache le lo ‘* Pais '
prolongement de la crête occipitale, au-dessus de la mastoïde et ®\s? clu
jusqu’au méat auditif externe. Le second, complètement recouvert etend
précédent, s’insère sur l’apophyse mastoïde. P ar le
II. — Atloïdo-mastoïdien
Joignant l'atlas à l'apophyse mastoïde, l’insertion temporale H
muscle se fait sur le bord antéro-inférieur de la mastoïde près du trou 06 Ce
externe. u au <iitif
III. — Digastrique
C’est un muscle important, sans rapport avec l'os hyoïde _ s
la présence d’un petit ligament (ligament stylo-hyoïdien du’ di«a«ti- Par
qui relie le tendon au muscle stylo-hyoïdien (Fiedler, 195;}) _ f n RUe)
deux ventres réunis par un tendon intermédiaire ( 1 ). Le ventre aniA^ de
large, mince et étalé s’insère par toute la longueur de son bord ext neUr ’
le bord inférieur de la mandibule, tandis que le vent re postérieur fu^f* 6 Sllr
prend naissance dans la fosse située sous le canal semi-circulaire Sllorrr >e.
et ceinture transversalement la bulle auditive. Le bord antérieur de ? Xtern e,
vrose du ventre postérieur envoie de petits ligaments vers le bord ap ° n »- i -
rieur de l’apophyse mastoïde sur lequel ils se fixent. a P°sté-
IV. — Bouquet de Riolan
Aux muscles stylo-hyoïdien, stylo-glosse et slylo-pharyneien -
s’ajouter, chez Tupaia, le muscle stylo-mastoïdien. v ient
Le stylo-hyoïdien s’insère sur l’extrémité libre de l’apophyse stvlnM
croise le tendon intermédiaire du digastrique auquel il est relié _L_ ide (2),
nous l’avons vu à propos de ce muscle — puis se termine sur 1 *
hyoïdien (Lightoller, 1934; Fiedler, 1953). car tilag e
(1) Chez Ptilocercu# le tendon est mince et oblique, formant nlutAt
tendineuse (Le Gros Clark. 1920).
(2) Chez PtiUtcercun l’insertion se fait, d’après Le Gros Clark, sur la
l’apophyse.
Source : MNHN, Paris
i TEMPORAL DES PRIMATES
Le stylo-glosse, très nettement différencié sur toute sa longueur, recouvre
la partie antéro-externe de la bulle auditive, sous le méat externe. Il prend
naissance sur le bord antéro-externe de l'apophyse styloïde, dans sa partie
médiane et se termine en avant, dans les fibres de l’hyoglosse avec lesquelles
il fusionne.
Le stylo-pliaryngien, large et épais, relie le bord antéro-interne de l'apo¬
physe styloïde à la paroi du pharynx.
B
Fig. 20. — Tupaia. Muscles de la région temporale. A : vue latérale droite,
B : vue inférieure (plan profond).
1, stylo-hyoïdien ; 2, stylo-glosse ; 3, stylo-mastoïdien ; 4, petit complexus ; 5, génio-
glosse ; 0, stylo-pharyngien ; 7, hyo-glosse ; 8, atloïdo-mastoidien ; 9, digastrique (ventre
postérieur) ; 10, digastrique (ventre antérieur) ; 11. splénius ; 12, temporal (couche zygoma¬
tique) ; 13, temporal (couche moyenne) ; 14, temporal (couche profonde) ; 15, trapèze ;
16, sterno-cléido-mastoïdien ; 17, masséter ; 1$, sterno-hyoïdien.
Le masto-styloïdien mentionné par Fiedler (1953) (stylo-mastoïdien
de Le Gros Clark (1926) décrit chez Ptilocercus) et que nous avons retrouvé
au cours de nos dissections, est un muscle triangulaire, mince tendu entre
le bord inférieur de la fosse d’insertion du digastrique et le bord postérieur
de l'apophyse styloïde, près de son articulation avec le tympano-hyal. Il
passe sous le digastrique et entre en contact avec la bulle auditive.
D'autre part l'apophyse styloïde est maintenue en place par une bande
ligamentaire antérieure et postérieure qui la fixe après la bulle auditive.
Source : MNHN, Paris
R. S AB AN
V. — Grand droit antérieur de la tête
Inséré en majeure partie sur l'apophyse basilaire de l’occipital le or
droit antérieur déborde sur la suture pétro-basi-occipitale et ’s’att
par des ligaments aponévrotiques externes sur la paroi interne de la H.>
auditive. üu *le
VI. — Petit droit antérieur de la tête
Situo en arriére du précédent, ce muscle dont l’insertion se fait „• .
paiement sur l'apophyse basilaire de l’occipital envoie également en C1 ~
du trou déchiré, des ligaments aponévrotiques sur la paroi nostérn i,?, Vant
de la bulle auditive. I -im posuro-urterne
VII. — Splénius
L’insertion crânienne de ce muscle volumineux se fait sur la crAt
Pjtale et son prolongement temporal, jusque sur le bord antérieur rhT..° CCi -
physe mastoïde, au-dessous du sterno-mastoïdien. a Po-
VIII. — Petit complexus
Plus profondément attaché que le précédent, le petit complexus <=>• .
directement, suivant une plage triangulaire, sur la mastoïde entre 1 ,«ViA^ re
mastoïdien et le splénius. ’ e ,e cl eido-
C. - Muscles pharyngiens
I- — Péristaphylin interne
Entourant la trompe d'Eustache cartilagineuse, il passe avec eli* ^
le naso-pharynx pour atteindre le voile du palais. Son insertion Z a - C ans
se fait sur le côté interne de la trompe et la paroi de la bulle auditive j n ' en he
à l'orifice tubaire. Son action est d’élever le voile du palais. ’ C0Iïtl guë
II. — Péristaphylin externe
Distinct du précédent, ce muscle provient de la face postém
de la trompe d’Eustache cartilagineuse. Ses insertions se nrohm " exler *ie
la paroi antérieure de la bulle auditive, le long de la scissure rie r, s Ur
sert de tenseur du voile du palais. tilaser.
III. — Pétro-pharyngien
Tendu entre la paroi latérale externe du pharynx et la bulle
le pétro-pharyngien s’attache sur la paroi interne de cette derni- 11 ^-
dessus de l’insertion aponévrotique du grand droit antérieur. C ’ ail ~
D. — Ligaments accessoires
I. — Ligament jugulaire
Tendu
déchiré
ntlu entre l'épine jugulaire de l'occipital et le bord pélreux d
é postérieur, le ligament jugulaire crée un triple cloi S onneme nt tr ° u
Source : MMHN, Paris
127
TEMPORAL DES PRIMATES
trou déchire entre la veine jugulaire (trou jugulaire) en avant, le trou de
passage du nerf glosso-pharyngien (sous le trou carotidien) au milieu et
l’orifice de passage des nerfs pneumogastrique et spinal, en arrière.
1, ligament antérieur ; 2-3, faisceaux internes ; 4, faisceaux externes ; 5, artère tympa-
nique ; 6, corde du tympan ; 7, gouttière malléolaire ; 8, apophyse grucilis ; 9, col du marteau ;
10, manche du marteau ; 11, trou post-glénoi'dicn.
IL — Ligament sphéno-pétreux de Grüber
Situé à la face endocrânienne du rocher, il relie l’extrémité antérieure de
l’arête du rocher ou l'ossification de la tente du cervelet qui la prolonge,
au bord latéral de la lame quadrilatère du sphénoïde en passant au-dessus
de l’échancrure trigéminale.
E. — Muscle des osselets de l’ouie
I. — Muscle du marteau
Ce muscle formé de trois faisceaux (fig. 21) s’insère sur le col du marteau
sous l’apophyse gracilis. Deux de ces faisceaux, les plus longs, fusiformes,
suivent la gouttière malléolaire où ils prennent insertion et s'y croisent,
Source : MNHN, Paris
II. SAU AN
128
vers son orifice exocrânien, en arrière du trou d’entrée de l’artère tvi
nique ; le troisième faisceau, triangulaire, externe par rapport aux d
précédents, prend appui sur le bord latéral de la gouttière, à l'intérieur^ h*
la bulle. Un ligament (ligament antérieur), adjacent au faisceau inuscul •
le plus interne, joint, à l'intérieur de la bulle, le bord interne de la
malléolaire au col du marteau. H ut «ère
II. — Muscle de i.’étrier
Logé à l’intérieur de la dépression, située sous le relief du canal
circulaire horizontal qui se transforme dans sa profondeur en canal
pyramide, le muscle de l’étrier n’csl qu’incomplètement isolé de l'extér' 6 * a
recouvert seulement par les fibres d'insertion du muscle di«aslrique éfi
Au sortir du canal de la pyramide, à l'intérieur de la bulle, il lib?
minuscule tendon qui vient s'insérer sur la branche postérieure de r^- Un
en-dessous du col. etr ier.
MORPHOLOGIE INTERNE
Le rocher, comme nous le savons, loge l'appareil auditif dont dépend
de nombreuses cavités. De plus, en tant qu’os de la base du crâne des^ naen ^
vasculaires et nerveux le traversent. La rcsect ion du ^
(fig. 22), ainsi qu une coupe transversale (hg. 23-24) pratiquée dans la k! e
auditive nous permettent leur observation. Du He
Cavités
Les cavités représentent les trois parties classiques de l'oreille •
externe, oreille moyenne, oreille interne, mais également un certain ° re ^le
de petites cellules pneumatiques groupées sous le terme de pneumatisat'k 1 '®
I. — Oreille externe
Du point de vue osseux, l'oreille externe est constituée par
conduit auditif externe dont les parois (paroi antérieure plus inip” f° Ur t
que la paroi postérieure) et le plancher sont formées par une *; 0rta ftte
latérale de la bulle auditive, tandis que la portion horizontale de m 118 ! 0 ®
temporale en représente le toit. Il s’ouvre à l'extérieur par un méat CCa î ,le
externe presque circulaire. Le cadre tympanal ne vient pas au
de son orifice interne, mais en est séparé par une cavité élargie due a C ° nta ct
ment de la bulle auditive, le recessus mealus. La limite interne de ce
se fait par une membrane fibro-carlilagineu.se comportant une éch Clernie *'
circulaire à sa partie supérieure, en face de l’orifice interne, et rec 31 '^ 11 *^
à quelque distance la membrane du tympan. Elle s'insère sur le ° Uvra nt
de l’anneau tympanique, au contact de la bulle auditive et Dr U i rt ° Ur
1' « Annulusmembran » de Sthelin, déjà mentionné. ** ° Iotl ge
Source : MNHN, Paris
TEMPORAL DES PRIMATES
129
II. — Oreille moyenne
Principalemenl composée de la caisse du tympan, l’oreille moyenne
a pour limite inférieure la paroi de la bulle auditive et pour limite supé¬
rieure le rocher (iegmen tympani) qui en forment respectivement le plancher
et le toit. Le labyrinthe osseux lui sert de limite interne et le cadre tympanal
Fia. 22. — Tupaia. Morphologie interne de ln bulle auditive après résection de sa
paroi et de l’anneau tympanique.
1, étrier et son tendon ; 2, enclume ; 3, marteau ; 4, canal de la pyramide ; 5, canal de
l’artère stapédienne ; 6, aqueduc de Fallope ; 7, foramen pneumaticum ; 8, alisphénoïde ;
9. septum secondaire ; 10, canal de l’entocarotide ; 11, trou carotidien ; 12, canal carotidien ;
13. trou post-glénoïdien ; 14, trou stylo-mastoïdien ; 15, fosse glénoïde ; 16, septum longi¬
tudinal ; 17, cochlée ; 18, diverticule I) 1 ; 19, diverticule D 2 ; 20, diverticule D 3 ; 21, canal
de Jacobson ; 22, orifice tubaire ; 23, sinus pétreux inférieur.
de limite externe. Elle comprend deux étages : l’étage supérieur, où se loge
une partie des osselets (tête du marteau et enclume) représente le recessus
épityinpanique ; l’étage inférieur groupe, en plus de la caisse du tympan
comprise entre la cochlée et l’anneau tympanique, le canal tubaire et le
sinus hypotympanique. Ce dernier se trouve, en outre, divisé par des septa
en plusieurs cavités annexes ou diverticules.
Mémoires du Muséum. — Zoologie, t. XXIX. 0
Source : MNHN, Paris
130
K. SABAN
1° Recessus épitympanique.
Profondément creusé à l’intérieur du rocher, le recessus épitympanique,
dont la paroi externe est constituée par la portion horizontale de l'écaille'
reçoit la tête du marteau et le corps de l'enclume. 11 communique avec là
caisse du tympan par un large orifice — dans lequel s’engagent le manche
Fia. 23. — Tupaia. Coupe transversale du temporal droit (moitié postérieure)
1, fenêtre ovale ; 2, e—'-° J '*■>"— ••
de Fallope (3° portion) ; i
9, sinus hypotympanii
11, lame spirale; 12, .. . . . .... -,
stapédien ; 10, canal de l’entocarotide : 17, marteau ; 18. cellules pré-cochléaires • l’o Ca,1 al
épitympanique; 20, rocher; 21. écaille; 22, méat auditif externe; 23, loge du
géniculé ; 24, cellules de la crête du rocher ; 25, basioceipdal ; 20, cellules sous-lnl>yrinli
27, aqueduc de Verga ; 28, mombrane du tympan ; 29, recessus meatus ; 30 ns«:n lUe *
. j.. _’ ’ u “ SI >icat,£
de la tente du cervelet.
«ion
du marteau et la branche verticale de l’enclume qui s’articule avec Pétrir»
bordé par l'aqueduc de Fallope, en arrière, et le canal de l’artère stapédien ‘
en avant. Une mince lamelle osseuse qui descend du tegmen h/mpani
du recessus) et se soude avec le canal de l'artère stapédienne forme sa n toit
antérieure. A l'intérieur du recessus apparaît la saillie des canaux g
circulaires supérieur et horizontal. eir ù~
Source : MNHN, Paris
S TEMPORAL
PRIMATES
131
2° Cunal tubaire.
Court, mais d'un grand diamètre, ce canal s'ouvre à l'extérieur de la
bulle par l'orifice tubaire et débouche obliquement à l’intérieur de la cavité
tympanique par le foramen pneumaticum. Il s’évase de plus en plus jusqu'au
niveau de la partie antérieure du recessus épitympanique et constitue, par son
élargissement, un diverticule de la caisse du tympan (D,), dont il est séparé,
du côté interne, par un septum secondaire incomplet, ramification du septum
principal (septum longitudinal) tendu entre la cochlce et la paroi externe
Fig. 24. — Tupaia. Coupa transversale du temporal droit (moitié antérieure).
1, gouttière malléolaire ; 2, tegmen tympani ; 3, foramen pneumaticum (canal tubaire) ;
4, alisphénoïde ; 5, septum longitudinal ; 0, Annulusmembran ; 7, anneau tympanique ;
8, trou post-glénoldien ; SI, septum secondaire transversal ; 10, sinus hypotyinpanique (diver¬
ticule 1) 2 ) ; 11, cochléo (dôme) ; 12, apophyse zygomatique ; 13, méat auditif externe ;
14,sinus hypotyinpanique (diverticule 1) ,) ; 15, canalstapédien ; 16, canal del’entocarotide ;
17, basioccipital ; 18, cellules de la crête du rocher : 19, recessus épitympanique : 20, rocher i
21, écaille.
de la bulle. Ce dernier divise longitudinalement la portion antérieure de
la bulle en deux parties communiquant entre elles par un large orifice percé
dans la partie supérieure du septum, en avant de la cochlée. Le bord posté¬
rieur du septum principal sert de pilier de soutien antérieur à l'anneau
tympanique qui repose sur son extrémité inférieure.
3° Sinus hypotympanique.
Divers septa divisent le sinus liypotympanique en plusieurs diverticules.
En avant, le septum principal, dont nous venons de parler, de direction
longitudinale, sépare la portion antérieure de la bulle en deux cavités sensi¬
blement égales. La cavité interne forme un spacieux diverticule anterieur (D 2 ).
Source : MNHN, Paris
132
R. SABAN
La cavité externe est, au contraire, subdivisée par le septum secondaire
qui isole incomplètement le canal tubaire de la caisse du tympan proprement
dite, dans le toit de laquelle apparaît, au niveau de la cochlée, l’alisphénoïde.
En arrière, deux septa très incomplets (septum transversal) et souvent
très réduits ferment l'espace compris entre le canal carotidien et la cochlée,
constituant ainsi le diverticule D s situé en face de la fenêtre ronde.
III. — Oreili.e interne
L’oreille interne osseuse (fig. 25) est représentée par un ensemble de
cavités morphologiquement très différentes les unes des autres, mais commu¬
niquant toutes entre elles. Cet ensemble, par suite de sa complexité, constitue
le labyrinthe osseux, formé d'avant en arrière du limaçon ou cochlée, du
vestibule et des trois canaux semi-circulaires.
D’une morphologie générale identique à celle que nous avons décrite
chez l’Homme, nous envisagerons simplement les variations qui interviennent
dans les rapports des différents constituants du labyrinthe osseux.
1° Rapports topographiques de la cochlée.
Le premier tour de spire du canal cochléaire, en rapport avec le fond
du conduit auditif interne (crible spiroïde) prend naissance à la fenêtre ronde
en face du diverticule D 3 et crée, en revenant au contact du vestibule, un ’
dépression occupée par la première portion de l'aqueduc de Fallopé. s-
partie inférieure entre dans la formation du plancher du conduit auditif
interne, tandis que sa partie supérieure est en relation avec la face céré¬
brale endocrânienne du rocher.
L’enroulement du tour et demi suivant forme une saillie dans la cavit ■
tympanique (fig. 23) en rapport avec la caisse du tympan (du côté externe^
et le diverticule D 2 (en bas et en avant) du sinus hypo-tympanique. L’entc>
carotide cheminant sur la cochlée liasse au niveau de l’extrémité du dôm
au point de suture avec le pilier soutenant le septum principal. L’anef’
cochléaire, très difficile à mesurer, peut être évalue à 30° environ. ** e
2° Rapports topographiques du vestibule.
En analysant séparément les différentes parois du vestibule, nous vovo
que :
— la paroi supérieure, surmontée par le système des canaux Sem -
circulaires, comprend l'orifice ampullaire du canal supérieur et l’orifî
de la branche commune des canaux semi-circulaires supérieur et postérieif 0
Elle sert de plancher à la fossa subarcuata, circonscrite par le canal hori*
zontal ;
— la paroi inférieure, en rapport avec la caisse du tympan, est
courue d’arrière en avant par le canal carotidien, jusqu’à son point
bifurcation en entocarotide et artère stapédienne. Elle est en commun- 6
cation vers l'avant avec l'origine du premier tour de la cochlée ; ni ~
— la paroi externe, sur laquelle chemine le canal de l’artère slapé'dienn
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
133
comprend la fenêtre ovale et l’orifice ampullaire du canal semi-circulaire
horizontal, elle se trouve bordée en haut par la deuxième portion de l’aqueduc
de Fallope. Les ramifications du nerf de Jacobson y marquent leurs em¬
preintes ;
Fig. 25. — Tupaia. Kocher droit. Vue latérale externe montrant la cavité tympanique
et les canaux semi-circulaires après résection de la corticale externe.
1, tendon du muscle de l’étrier ; 2, ampoule du canal horizontal ; 3, étrier ; 4, gouttières
du nerf de Jacobson ; 5, ampoule du canal postérieur ; 6, hiatus de Fallope ; 7, fossette
faciale ; 8, ampoule du canal supérieur ; !), canal de la pyramide ; 10, canal stapédien ;
11, disque fibreux obturant le canal; 12. canal de l’cntocarotide ; 13, canal carotidien;
14, fenêtre ronde ; 15, cochlée ; 16, aqueduc de Fallope (3° portion) ; 17, aqueduc de Fallope
(2'portion) ; 18, canal semi-circulaire supérieur ; 10. canal semi-circulaire postérieur ;20, canal
semi-circulaire horizontal ; 21, branche commune des canaux supérieur et postérieur ; 22, ori¬
fice canaliculaire de la veine sigmoïdo-antrale ; 23, recessus épitympanique ; 24, toit du
recessus ; 25, cellule de la crête du rocher ; 26, fossa subarcuala.
— la paroi interne présente, du fait de l’absence de conduit auditif
interne, un grand étalement sur la face cérébelleuse du rocher, qui la met
directement en rapport avec l’encéphale;
— la paroi antérieure, adjacente au premier tour de la cochlée se trouve,
en haut, en contact avec la première portion de l'aqueduc de Fallope ;
Source : MNHN, Paris
134
R. SABAN
— la paroi postérieure comprend la majeure partie de l’ampoule ri
canal semi-circulaire postérieur. y Qu
Pour les mensurations, nous indiquerons l'angle thyridien dont la v 1
varie entre 30 et 35° et l’angle de relèvement de la fenêtre ovale • eur
de 25°. qm e st
3° Rapports topographiques des canaux semi-circulaires.
Les trois canaux semi-circulaires forment la superstructure de la r
subarcuata dont la limite est constituée par deux corticales l’une int
l'autre externe, tendues entre les branches des différents canaux S a U f? e
la boucle du canal semi-circulaire supérieur qui reste évidée permott
le passage du paraflocculus logé à l’intérieur de la fossa subarcuata **
La corticale externe moule, sur la face exocrânienne les canaux
circulaires horizontal et postérieur dont la saillie apparaît dans 1» ^
pétro-mastoïdienne, tandis que sur la face endocrânienne, une narf ' ° n
système étant noyé dans la masse du rocher, seule la portion inter 16 du
canal semi-circulaire supérieur déborde, avec l’ouverture de la fotvn ne , du
cuata, dans la fosse cérébelleuse. ' a sub or~
Faisant saillie à l’intérieur de la caisse du tympan, la portion am, ,
laire du canal semi-circulaire horizontal, écartée du vestibule lim’i >pU ‘~
partie supérieure du recessus épitympanique, dans lequel il apparaît la
supporte une mince lamelle osseuse qui en forme le toit en reioion , ï et
corticale interne de la fossa subarcuata. ’ J ® nant la
L’ampoule du canal horizontal est en rapport avec la deuxième
de l’aqueduc de Fallope et le canal de l’artère stapédienne. P rtl °n
La partie postérieure de la branche commune des canaux semi cire 1 •
supérieur et postérieur se trouve en relation avec l’aqueduc du wS-k 1 ’®*
situé en avant de l’orifice de la veine sigmoïdo-antrale et compris emV , e
deux corticales externe et interne de la fossa subarcuata. re Ies
L’angle ampullaire de Beauvieux a pour valeur 20°.
IV. — Pneumatisation
En dehors des grandes cavités de l’oreille moyenne que nous v
d’étudier, la pneumatisatioii de l’os temporal reste très faible chez T en °. ns
Les cellules pneumatiques appartiennent aux groupes de l’oreille mn Upaia -
carotico-labyrinthique et labyrinthique, ainsi qu’à celui de l’écaille ^ :
groupe pétro-mastoïdien (pl. I). ue et au
a) Groupe carotico-labyrinthique.
Parmi ces cellules, on distingue :
— un très petit nombre de cellules précoohlcaires dispersées le lue
canal de l’entocarotide, dans le tissu osseux de remplissage qui unit 8 du
au sommet de la cochlée, mais plus nombreuses vers l'apex du roeh C0Ilal
— un nombre assez important de cellules sousJahyrinlhiaum ■
sous la cochlée. ' 1 Slt uées
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
135
b) Groupe labyrinthique.
Ces cellules, localisées autour des canaux semi-circulaires, se décomposent
comme suit :
— cellules supracochléaires disposées autour de la branche ampullaire
du canal semi-circulaire supérieur,
_ cellules de la crête du rocher, comprises entre les deux corticales
externe et interne de la fossa subarcuala, au-dessus de la branche commune
des canaux semi-circulaires supérieur et postérieur,
_ cellules rétro-labyrinthiques, situées autour de la branche ampullaire
du canal semi-circulaire postérieur.
c) Groupe de l'écaille temporale.
La pneumatisation, très faible dans la portion verticale de l'écaille
s’accroît dans la portion horizontale, principalement dans l’apophyse zygo¬
matique.
d) Groupe pétro-mastoïdien.
La corticale externe de l'apophyse mastoïde recouvre une cellule unique
de grande dimension, qui d’après sa position peut être considérée comme
l’antre mastoïdien. Située sous le canal semi-circulaire horizontal, cette
cellule ne communique cependant pas avec le recessus épitympanique.
Canaux
Trois sortes de canaux, les uns nerveux, les autres vasculaires ou mus¬
culaires, sillonnent l'os temporal, mais certains ont une destination multiple,
vasculo-nerveuse.
I. — Canaux nerveux.
1» Conduit auditif interne.
Quoique très court et très étalé, le conduit auditif interne sert de voie
de passage au nerf facial dans l’étage supérieur, et au nerf auditif dans
l’étage inférieur.
2° Aqueduc de Fallope.
Complètement fermé sur presque toute sa longueur, l’aqueduc de Fal¬
lope (fig. 25) contient le nerf facial. Nous lui reconnaissons les trois portions
classiques.
La première a pour origine la fossette faciale au fond du conduit auaiui
interne. Très courte, elle passe au-dessus du labyrinthe, entre le vestibule
et la cochlée, puis se termine dans la loge du ganglion géniculé. La deuxième
portion, formant un angle droit avec la première, suit un trajet oblique
en arrière et en dehors, qui l'amène, après avoir longé le toit et la paroi
interne de la cavité tympanique, au niveau de l’ampoule du canal semi-
Source : MNHN, Paris
136
B. SABAN
circulaire horizontal. A cet endroit, l'aqueduc montre une déhiscence 1
sa paroi inféro-externe, due au passage du canal de l'artère stapédien 6
qui le comprime entre l’ampoule et la fenêtre ronde. Après une angulat’ 116
d’environ 130°, la troisième portion lui fait suite et aboutit au trou st T 0
mastoïdien, passant alors au-dessus du canal de la pyramide. ^ °~
3° Canal des nerfs pélreux.
Un seul canal très court, creusé dans l’épaisseur du legmen lumnan '
permet aux nerfs grand et petit pétreux superficiels, provenant du ganel’
géniculé, d’atteindre la face cérébrale du rocher par l’hiatus de Falîop^
4° Canal de Jacobson.
Le canal de Jacobson, dont le trajet se fait toujours sur la cochlée
naissance dans la paroi interne du canal carotidien qu'il longe ex téri rend
ment, puis se glisse sous le canal de l’entocarotide, le croise et dëbo 61 * 1 !?'
dans la caisse du tympan à une plus ou moins grande distance du »!* • e
de bifurcation des canaux de l’artère stapédienne et de rentocarotid e P ° lnt
5° Canaux de la corde du tympan.
Détachée du facial après sa sortie du trou stylo-mastoïdien la
du tympan pénètre à l’intérieur de la cavité tympanique en emprunt*^ 6
un canal postérieur, creusé à l’intérieur de la suture pétro-squameuse n 9r î t
rieure, ayant son origine sous l’apophyse masloïde. L’orifice intern ° Sté ~
forme de fissure, s’ouvre derrière l’extrémité de la corne postérieur’ Gtï
l’anneau tympanique (1), au niveau du canal de la pyramide. 6
De là, la corde du tympan poursuit son trajet vers l’avant, entre l'end
et le manche du marteau, puis longe le muscle du marteau à Tint • • me
de la gouttière malléolaire, qui lui sert de canal antérieur. ’ er *eur
II. — Canaux vasculaires.
Certains canaux nerveux livrent également passage à des vai«
ce sont : le conduit auditif interne avec les artères rochléaire et vestil i Ux>
et la veine auditive interne, l’aqueduc de Fallope dans lequel che • aire
l’artère et la veine stylo-mastoïdienne, la gouttière malléolaire auw' nent
l’artère tympanique antérieure, le canal de Jacobson avec l’artère t Unte
nique inférieure issue de la pharyngienne ascendante ainsi que ) mpa ~
déchiré postérieur traversé par la veine jugulaire interne et un rJ! tr ° l »
l’artère pharyngienne ascendante. “‘«eau tj e
Quant aux canaux exclusivement vasculaires, ils se répartissent •
canaux artériels, canaux veineux et canaux lymphatiques a, nsi -
(1) La corde n’inscrit, par son passage,
tympanique.
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
137
a) Canaux artériels.
1° Canal carotidien (fig. 22 et 25).
Le tronc commun de la carotide, d’un diamètre beaucoup plus impor¬
tant que la veine jugulaire interne qu’il côtoie, se divise en deux branches
(ectocarotide et entocarotide), au niveau de la bulle auditive. L’entocarotide
pénètre dans la cavité tympanique par le trou carotidien auquel fait suite
le canal carotidien. Ce dernier se subdivise sur la cochlée en canal stapédien
et canal de l’entocarotide (1), abritant respectivement l’artère stapédienne
et l'entocarotide (artère du promontoire).
Le canal stapédien remonte sur la paroi externe de la cochlée en longeant
le bord de la fenêtre ronde, passe entre les bras de l’étrier, puis se porte
en avant, borde le recessus épitympanique, traverse le tegmen lympani
et débouche dans l’endocrâne au voisinage du trou post-glénoïdien.
Le canal de l’entocarotide suit la cochlée, dans le prolongement du
canal carotidien, jusqu’au pied du septum longitudinal, puis gravit la paroi
antérieure du limaçon pour pénétrer dans l’épaisseur du tegmen tympani.
Son orifice endocrânien se situe à l’extrême pointe du rocher.
2° Conduit auditif externe.
L’artère auditive profonde pénètre dans le recessus meatus par un fin
canalicule percé dans la base du conduit auditif externe. Elle envoie ensuite
ses ramifications sur la membrane du tympan.
b) Canaux veineux.
1<> Aqueduc de Verga.
Situé sur la face cérébrale du rocher, le long de la suture pétro-squameuse
interne, l'aqueduc de Verga, qu’emprunte le sinus pétro-squameux, s’ouvre
à l’extrémité supérieure du sinus latéral et débouche en avant dans une
petite fosse réunissant les orifices internes de l’artère stapédienne et du
canal post-glénoïdien.
2° Canal post-glénoïdien.
Ce canal fait communiquer l’endocrâne avec l'exocrâne à travers l'apo¬
physe post-glénoïde et sert de passage à la terminaison du sinus pétro-
squameux, qui. après sa transformation en veine post-glénoïde, se déverse
dans la veine jugulaire externe. Souvent bifurqué, il donne une ramification
latérale dans l’épaisseur de l’apophyse zygomatique.
cj Canaux lymphatiques.
Les aqueducs du vestibule et du limaçon livrent respectivement passage
à un canal endolymphatique et à un canal périlymphatique. Le premier,
(1) Chez PUlocercus, l’entocarotide est plus importante que l’artère stapédienne, tandis
que chez Tupaia son diamètre est trois fois moindre (Le Gros Clark, 1026).
Source : MMHN, Paris
138
R. SABAN
provenant du vestibule, croise la branche commune des canaux sem' •
culaires supérieur et postérieur et se termine par le sac endolymphatt* 1 ^
abrité par la fossette unguéale ; le second, très fin, relie le vestibule
fossette pyramidale. a la
III. — Canaux musculaires.
Les deux canaux musculaires, canal de la pyramide (canal du m
de l’étrier) et canal du muscle du marteau, ont également une destin *-° le
multiple, à la fois vasculaire et nerveuse. ^nation
Le canal de la pyramide (fig. 25), en communication directe avec 1*
crâne s’ouvre en arrière du trou stylo-mastoïdien et fait saillie à l'int ; ^ Xo "
de la caisse du tympan, dans la paroi postérieure de la cavité tvmnmi^ leUr
Son extrémité interne laisse échapper le tendon qui se fixe sur l'étr' lt * Ue ‘
contient une artériole et une veinule dépendant du système styio-mastoM-' 11
pour l’irrigation du muscle de l’étrier, ainsi qu’un filet nervenv Qlen -
facial. 1SSU du
Le canal du muscle du marteau (gouttière malléolaire) croise le K
antérieur de l'anneau tympanique. Le muscle principal du marte» ÛFas
partie antérieure de la corde du tympan et l’artère tympanique ant • la
le parcourent. H Len eur e
RAPPORTS VASCULAIRES
Deux systèmes vasculaires, l'un artériel, l'autre
rapport avec l’os temporal. Ce sont d'une part, le systè
d'autre part, le système jugulaire (fig. 26 B).
me carotidien (fi g . 26^)
1° Système carotidien
Au voisinage de la bulle auditive, le tronc carotidien se sépare
branches de même calibre : la carotide interne (cntocarotidet et m „ de ri3t
externe (ectocarotide). ' a car °tid e
La carotide interne pénètre rapidement dans la bulle auditive à i-
rieur du canal carotidien, d'oü s’en détache un important rameau iw é '
slapédienne. Les deux branches, ainsi formées (entoearotide et artè’r
dienne) gagnent l'endocrâne par des voies différentes. La première s'nh Pé ~
avec le cercle de Willis, tandis que la seconde, homologue de l’artère m • °- Uche
moyenne, remonte le long de la face interne de l'écaille vers les parti nm § e ' e
rieures du cerveau où elle se ramifie après avoir donné une ann«l SUpé '
à l’artère ophthalmique (1). anasto m0se
La carotide externe, dès sa séparation de l’entocarotide, émet 1’
pharyngienne ascendante dont un rameau méningé se porte vers 1 3rtère
,e trou
(1) Le Gros Clark (1926) mentionne cher. Ptilaccreu» un
absent chez Tupaia, empruntant, la gouttière malléolaire. Il
que de l'artère tympanique anterieure.
Source : MNHN, Paris
Fig. 26. — Tupaia. Schéma des rapports vasculaires de l'os temporal (côté droit).
A : système artériel : 1, tympanique inférieure ; 2, stylo-mastoïdienne ; 3, pharyngienne
ascendante ; 4, tympanique antérieure ; 5, parotidienne ; 0, auriculaire profonde ; 7, carotide
interne ; 8, stapédienne : 9, maxillaire interne ; 10, carotide externe ; 11, anastomose avec
l’ophthalmique ; 12, auriculaire postérieure ; 13. temporale superficielle ; 14, méningée
moyenne ; 13, entocarotide ; 18, oocipitale ; 17, faciale ; 18, linguale ; 19, cercle de Willis ;
20, carotido commune. ,
B : système veineux : I, post-glénoïde ; 2, sinus pétreux inférieur ; 3, émissaire temporale ;
4, jugulaire externe ; 5, jugulaire interne ; 0, thyroïdienne ; 7, sinus latéral ; 8, zygomatico-
orbitaire j 9, maxillaire interne | 10, méningée postérieure; 11. sinus pétreux supérieur;
12, auriculaire postérieure ; 13, temporale superficielle ; 14, méningée moyenne ; 15, mastoï¬
dienne ; 16, occipitale ; 17, faciale ; 18, linguale ; 19, sigmoïdo-antrale ; 20, sinus pétro-
squameux.
Source : MNHN, Paris
140
R. SABAN
déchiré postérieur, en croisant la carotide interne. Au niveau du tr
tidien s'en détache une artériole (artère tympanique inférieure) oui ï- C * ro “
dans la caisse du tympan au moyen du canal de Jacobson De là la penetre
externe poursuit son trajet vers l'avant, sur la bulle auditive où ell«^° tide
cinq autres collatérales: l’artère occipitale, l’artère linguale l'artèrl r ° nne
l'auriculaire postérieure (de laquelle se détache, au-dessus du tm aciale -
mastoïdien, l'artère stylo-mastoïdienne) et une petite artériole lw S ^ yIo ~
profonde; ainsi que deux branches terminales, l’artère temnnral» CU aire
ciellc et la maxillaire interne. Cette, dernière, en passant
gr«i£ n SéoTaT "" rameaU ****** -**-£“*£ la
2° Système jugulaire
Le drainage du sang veineux de l'encéphale se fait en partie „ar 1 .
latéral auquel s abouche Je sinus pétro-squameux Au point de • s ' nus
des deux sinus se déversent deux grosses veines méningées ün£l ,0BCt,0 l>
dessous, le sinus latéral reçoit la veine sigmoïdo-antrale pi : ovena„,' , i' au -
fmsa subaremta, la veine mastoïdienne et le sinus pétreux inféri. * de 1»
soir du sinus caverneux. Le sinus latéral se termine „ ar la v d ' Sv er-
interne. 1 cme Jugulaire
Le sinus pétro-squameux reçoit à l'intérieur de l'aouedue d ,
quelques veines exocramennes de la région temporo-pariétale „
veines méningées moyennes avant de pénétrer dans le canal nos P ,s ><*
11 se. déverse ensuite par l'intermédiaire de la veine oosi-idénoM 1° Wie n.
jugulaire externe formée à ce niveau par la réunion des teinesf» da " s U
superficielle, maxillaire interne et linguale. Au-dessus du trou déchp. P ° rale
rieur, la jugulaire externe se grossi! des veines faciale aurioilm pos té-
neure et occipitale. ,aire Posté-
Deux formes fossiles, actuellement connues par leur tvne A i
son, 1931 et Anagalopsis Bohlin, 1951, peuvent être rapportées anv Silï »p-
mes ; encore faut-il le faire avec de grandes réserves En effet si , Upai >fo r -
représente le type de la famille des Anagalidés, encore très’ L preï Pier
formes actuelles par ses caractères morphologiques, il ne peut A lgnee des
comme la souche directe des Tupaiidés ; quant au second il S® envis *gé
par son auteur comme inccrlac sedis. Cependant il ne fait a , ll . COn * i ^rÉ
que ces fossiles doivent se placer, malgré leurs grandes afïinit •• d °Dt e
vores, près du point de séparation du rameau des Primates lns ecti-
La région temporale, relativement bien conservée peut nn
certaines indications sur la morphologie auditive exocrânienne aJ doti de r
fossiles. ue c es deux
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PI
IATES
141
Anagale Simpson 1931
(PI. II).
L'état du fossile ne permet pas de suivre la totalité des diverses sutures ;
toutefois, il apparaît sur les photographies que la suture écailleuse, recti¬
ligne dans sa partie postérieure ne montre pas d’incisure pariétale. Des
orifices supra-squameux semblent, d’autre part, s'ouvrir le long de cette
suture.
L’apophyse zygomatique, assez puissante, largement écartée du crâne,
se termine en arriére de l’apophyse post-glénoïde par une forte linea tempo-
ralis formant auvent au-dessus du méat auditif externe.
L'apophyse post-glénoïde a l'aspect d'un tubercule isolé, en arrière
duquel s’ouvre le trou post-glénoïdien. Elle sert de limite postérieure à
la fosse glénoïde qui, peu profonde, allongée transversalement, est bordée
en avant par la faible saillie du tubercule zygomatique antérieur (condyle
du temporal).
La région pétro-mastoïdienne est formée dans sa majeure partie par
l'apophyse mastoïde, tubercule allongé et bien individualisé, occupant
une position post-tympanique, sous lequel s’ouvre le trou stylo-mastoïdien.
La bulle auditive, très caractéristique de ce fossile par sa sphéricité,
s'ouvre du côté externe par un large méat auditif externe circulaire. Par
son aspect général, le bourrelet régulier bordant le méat auditif externe
recouvre vraisemblablement l’anneau tympanique (1) contenu à l’intérieur
de la bulle. Sur ce bourrelet s’insérait le conduit auditif cartilagineux pré¬
servant ainsi la membrane. Les orifices crâniens répartis à la périphérie
de la bulle sont — à l’exception de ceux déjà cités — d'avant en arrière :
l’orifice externe de la gouttière malléolaire situé entre la paroi antérieure
de la bulle et l'extrémité de l'alisphénoïde dans l’angle de l’incisure sphé¬
noïdale; l'orifice de sortie du rameau inférieur de l'artère stapédienne et
l’orifice tubaire, tous deux situés en face du trou ovale (2), le dernier étant
plus interne ; le trou déchiré postérieur, longue échancrure bordant la paroi
postéro-interne de la bulle; le trou carotidien, percé dans la paroi posté¬
rieure de la bulle, surplombant ainsi l’extrémité postérieure, élargie, du
trou déchiré postérieur.
Une radiographie latérale du fossile permet, malgré le peu de renseigne¬
ments qu’elle nous apporte, de suivre le canal semi-circulaire postérieur.
Ce dernier ne semble pas, contrairement à ce que l’on observe chez Tupaia
croiser le canal semi-circulaire horizontal, les trois ampoules étant sensi¬
blement dans le même plan.
En résumé, malgré cette étude restreinte, Anagale montre déjà des
tendances prosimiennes, en ce qui concerne la région temporale :
— bulles complètes et spacieuses, largement séparées l’une de l’autre ;
(1) Simpson (1931) signale des débris d'anneau tympanique retrouvés à l’intérieur de
la bulle gauche endommagée.
(2) En norma basalis, la paroi antérieure de la bulle ne masque pas le trou ovale, dispo¬
sition comparable à celle de Ptilocercus.
Source : MNHN, Paris
(. SABAN
— présence vraisemblable d'un anneau tympanique à l'intérim, „
la bulle ; cur de
— répartition des orifices crâniens à la périphérie de la bulle fen a
Irou posl-glinoïdien, gouttière malléolaire, orifice tubaire- en , ant :
trou stylo-mastoïdien, Irou carotidien, trou déchiré postérieur^ :
rement à ce que l’on observe chez les Insectivores (Saban, 1956-?^'
— apophyse post-glénoïde importante ; jy o7) ;
— présence de l’apophyse mastoïde ;
mais conserve des caractères archaïques :
— canal alisphénoïde ;
— orifice de sortie du rameau inferieur de l'artère
par Simpson, 1931) pour lequel il faut faire de grandes rSert™" 6 (ci «
très difiieile à identifier sur le fossile • 8 M rtserves . étn„.
étant
- terminaison ampullaire du canal semi-circulaire postérieur ■
du canal horizontal ; 1 r au niveau
— suture écailleuse rectiligne.
Anagalopsis Bohiin, 1951
(PI. III).
Malgré les déformations subies par ce fossile (1) ] a région t
reste cependant relativement bien conservée. iem Poral e
De l’écaille temporale, il ne subsiste rien, si ce n’est du côt^
un fragment d’apophyse zygomatique, apophyse robuste fortement ^ aucl *e.
du crâne, terminée postérieurement par une lima lemporalis
formant auvent au-dessus du méat auditif externe et énonsant ,
supérieure. La fosse glénolde, étroite et déprimée, a pour limite on°i '°" dit é
la saillie du tubercule zygomatique antérieur que prolonge un faihl lerie Ur e
temporal, presque plan, cl pour limite postérieure l’apophvse nnsi
Celle-ci, d aspect lamelliforme, vient au conlacl de la bulle i„ri;é• en ° ïc Ie.
laquelle elle se soude. Au fond de la fosse glénoïde, parcourue par ]= «*• 9Vec
de Glaser, s ouvre, près du bord externe, le trou post-cltnoïriien Clss ür e
dans la scissure, par l'orifice de la gouttière malléolaire ’ precé dé,
La région pétro-mastoïdienne, large et peu accidentée en
état du cote gauche, se termine en avant, au contact du bord S b °«
du méat auditif externe, par une apophyse mastoïde triaimulahï
par une arete antérieure, dont la pointe est dirigée en bas et en bor dêe
la pointe s'ouvre le trou stylo-mastoïdien. av ant. s OUs
Morphologiquement très semblable à celle de Tupaia la bull
d 'Anagalopsis présente un aspect ovoïde à grand axe’antéro-»oS-A d ? tiv e
Très spacieuse, elle s etend jusqu’au trou ovale qu’elle masane Ieu r
ment en norma basalis et s’ouvre latéralement par un large™ ? artieI l e _
externe. Celui-ci, bien conservé du côté droit, est constitué 1 * aud »tif
partie supérieure par la portion horizontale de l’écaille (auvent S Sa
(1) Un mîulaga d’ Anagalopsis nous a été généreusement offnn. . . «
Thorshmd. 1 r lo Professe^,.
Source : MNHN, Paris
TEMPORAL DES PRIMATES
143
iinea temporalis) formant un arc de cercle régulier ; tandis que sa partie infé¬
rieure, limitée par le bord externe de la bulle, a l'aspect d'une échancrure
verticale, allongée vers le bas, dans laquelle on remarque postérieurement
un bourrelet régulier pouvant représenter l'anneau tympanique, ce dernier
étant recouvert en avant par la paroi de la bulle auditive.
L’examen de la partie antérieure de la bulle permet de penser que les
apophyses ptérygoïdes externe et interne venaient au contact de sa paroi
antérieure, témoin les crêtes encore visibles sur la bulle, surtout l’interne
dont il reste un important vestige sous forme d’une lamelle verticale soudée
à la paroi antéro-interne de la bulle, mais libre à son extrémité.
Ainsi que nous l’avons observé chez Tupaia et Anagale, les orifices
crâniens sont rejetés à la périphérie de la bulle auditive; ce sont d’avant
en arrière :
— le trou post-glénoïdien, situe à l’extrémité de la fosse glénoïde et
la paroi de la bulle ;
— l’orifice externe de la gouttière malléolaire, ouvert dans la scissure
de Glaser en avant du précédent ;
— le trou ovale, externe aux vestiges de l’apophyse ptérygoïde externe
et s’ouvrant contre la bulle ;
— l’orifice tubaire, importante échancrure débouchant entre les deux
apophyses ptérygoïdes, en face du canal alisphénoïde ;
— l’orifice de sortie du rameau inférieur de l’artère stapédienne (1)
contiguë à l’orifice tubaire, contre l’apophyse ptérygoïde interne;
— des orifices du sinus pétreux inférieur, le long de la suture pétro-
basioccipitale, orifices que l’on retrouve chez certains lémuriens fossiles
tels que l’Hadropilhèque (Saban, 1956) ;
— le trou déchiré postérieur, moins allongé que celui d 'Anagale ou de
Tupaia, percé au fond d’une profonde dépression creusée à l’extrémité
postéro-interne de la bulle;
— le trou carotidien, dédoublé, traversant la paroi postérieure de la
bulle, au-dessus de l’extrémité postéro-interne du trou déchiré postérieur
et dont un des deux orifices semble correspondre au canal de Jacobson ;
— le trou stylo-mastoïdien s’ouvrant entre l’apophyse mastoïde et
le bord postérieur du méat auditif externe.
L’extrémité antérieure de la bulle auditive gauche, crevée, laisse voir
une cavité interne, large et spacieuse, représentant par sa position le diver¬
ticule externe D* rencontré chez Tupaia. Aucun septum ou trace de septum
ne semble cependant diviser la bulle longitudinalement, seule une gouttière
à bords relevés, faisant suile à l’orifice tubaire marque l’emplacement du
canal tubaire. Toutefois, la gangue emplissant le fond de la cavité interne
ne permet pas son examen complet.
D’après les radiographies (2) il ne semble pas que le canal semi-circulaire
(1) Cet- orifice est mentionné par Bohlin (1951) comme étant l'orifice externe du canal
carotidien.
(2) Les photographies et radiographies à’Anugalopsi# nous ont été aimablement com¬
muniquées par le Professeur O.C. Youug.
Source : MNHN, Paris
144
R. SABAN
postérieur croise le canal horizontal, la disposition des canaux serait >h
tique à celle observée chez Anagale. eri '
L'examen de la région temporale de ces deux fossiles asiatiques (Ann
et Anagalopsis), localisés dans deux régions voisines, respectivement Mone^v
et Kansu, dans des étages différents, le premier dans l’Oligocène, le s golle
dans le Paléocène (1), met en relief certaines affinités. ’ ° a< ^
Nous y retrouvons de nombreux caractères pré-Primates par exe
dans la conformation de la bulle auditive, en rapport avec ce que l’on co** 1 ^ 6
chez Tupaia, à côté de caractères primitifs de type insectivore Ce - na ^
confirmé par les études d’ensemble de Simpson (1931) et Bohlin ( 1951 ) GSt
(1) D’après A. Wood son ûgc serait paléocène (communication do B. Bohlin)
Source : MNHN, Paris
II.
LÉMURIFORMES
Le groupe des Lémuriformes comprend des formes actuelles, fossiles
et sub-fossiles.
Les formes actuelles sont représentées par les trois familles vivant exclu¬
sivement à Madagascar, Lémuridés, Indridés et Daubentoniidés, cette
derniere constituée d’un seul genre s’oppose aux deux premières, beaucoup
plus variées, par une morphologie très caractéristique.
Les formes fossiles éocènes sont disséminées en Europe occidentale
et en Amérique du Nord, on y distingue cinq familles dont quatre, repré¬
sentées par des genres ayant conservé une région temporale intacte, seront
étudiées, à savoir: Plésiadapidés, Notharclidés, Adapidcs et Nécrolému-
ridcs.
Les formes sub-fossiles, exclusivement malgaches, se répartissent dans
deux des familles actuelles : Lémuridés et Indridés, et deux familles éteintes :
Archaeolemurides et Mégaladapidés.
FORMES ACTUELLES
A. LÉMURIDÉS
On distingue parmi les Lémuridés deux sous-familles qui s’opposent
a priori par la taille des individus. Ce sont: les Lémurinés, représentants
les plus typiques du groupe, sujets de grande taille, et les Cheirogaléinés,
de petite taille. Dans les premiers sont rangés les trois genres, Lemur, Lepi-
trmur et Hapalemur ; dans les seconds, les genres Cheirogaleus, Microcebus
et Phaner.
Nous considérerons donc Lemur comme type de la famille, et lui compa¬
rerons les autres genres, pour ce qui est de la région temporale (PI. IV à IX).
MORPHOLOGIE EXOCRAN IEN N E
(fig. 27-28).
1" Écaille
a) Portion verticale.
_ Ch , ez le ( s Lémuridés, l’écaille temporale accroît sa participation à la
formation de la boite crânienne. Sa hauteur augmente — sauf chez Micro-
Mémoires du Muséum. — Zoologie, t. XXIX. 10
Source : MNHN, Paris
14(i
U. SA BAN
r.cbus où elle reste faible — en même temps que sa longueur, clans tous le
genres étudiés.
L’indice de l'écaille a pour valeur moyenne : Lemur 30, Lepilemur 30
Hapalemur 28 (1), Cheirogalem 34, Microcebm 21 (2) et Phuner 31. . '
Elle est limitée par une suture écailleuse dans l’ensemble rectilûm
avec cependant des tendances vers une suture arquée, variable suivaiTt
les individus chez Lemur et Cheirogalem. Dans sa partie antérieure, réoi 0 *
ptérique, le contact se fait toujours entre l’écaille et l’alisphénoïde (nt^
rion en H). Si nous examinons la partie postérieure de l’écaille, celle ~
s’abaisse graduellement au contact de la région pétro-mastoïdienne tlonr
elle est séparée par la suture pétro-squameuse postérieure, suture presai
toujours synostosée sauf chez Microcebm, el forme une faible incisure par' 6
taie, déjà amorcée, comme nous l’avons vu, chez Tupaia. Dans la* z 1C ~
de l’incisure pariétale, où aboutit l’extrémité postérieure de la linea tem ° e
ralis, s’ouvrent, dans trois genres seulement, un ou plusieurs orifices cott°~
pondant aux trous supra-squameux, situés soit clans la suture pétro-s GS ~
meuse postérieure et dans la suture écailleuse ( Hapalemur), soit dans r c ^, Ua ~
mité postérieure de la linea lemporalis (Plumer) ou clans la suture écaill
et dans l’extrémité de la linea lemporalis (Lemur). Ces orifices, comm 61 * 5 - 6
quant directement avec le sinus pétro-squameux, sont générales
inconstants, sauf chez Lemur où l'orifice de la suture écailleuse est tou' eUt
présent. Jours
b) Portion rêtro-mèalique.
Cette région postérieure de l’écaille, comprise entre la linea tempor /•
la suture pétro-squameuse et le méat auditif externe, forme une j ’
osseuse triangulaire, déprimée clans sa partie inférieure, de dinien - a ^ e
réduites, sur laquelle s'inscrit, à remplacement de l'épine de Henl SlQris
crête courbe, plus ou moins saillante (très nelte chez Cheirogaleus et *7 Un . e
lemur) permettant l’insertion de la circonférence supérieure du c
auditif externe cartilagineux. La linea lemporalis, très peu marquée , u ^
les petites formes (Cheirogalcinés) s’accentue chez les Lémurinés pour forn^* 8
(1) Par suite de sa glande longueur.
(2) Par suite de sa faible hauteur.
34, épine jugi
38, conduit a
21. crête sous
malaire ; 28,
digastrique ;
pétro-squamc
17. apophyse
rieur ; 20. tr
Fro. 27. — L,
S, fossette st;
post-glénoïdii
post-glénoïdii
pétro-squamc
Source : MNHN, Paris
TEMPORAL DES PRIMATES
147
Fig. 27.
Source : MNHN, Paris
148
R. SABAN
dans sa parlie antérieure un auvent au-dessus du méat auditif externe, trè
important chez Lepilemur ; et à son extrémité postérieure une zone ] ar S
et boursouflée atteignant l'incisure pariétale, cependant moins important
chez Lemur que chez Ilapalemur et surLout Lepilemur. Quant à la sut 11 ^
pétro-squameuse postérieure, cette dernière, très difficile à déceler pare 6
que synostosée, suit généralement une crête assez puissante prolongeai
la crête occipitale, contourne l'apophyse mastoïde et le trou stylo-mastoïdj 1
la première en avant, le second en arrière, puis se termine horizontalement
vers le méat auditif externe. Dans de nombreux cas, particulièrement <>
Lepilemur, l'écaille recouvre partiellement ou en totalité l'apophyse n
t.nïdp.. as ~
c) Portion horizontale.
Nous examinerons successivement l'apophyse zygomatique et sa r
transverse. ClIïe
Très écartée du crâne, limitant ainsi, du côté externe une large f
temporale, l’apophyse zygomatique se termine en avant par une su [ >SSe
zygomatico-malaire en biseau (1), de manière à recouvrir la partie s UFe
rieure de l'apophyse Lemporale de l'os malaire. Plus robuste et trapue^h^'
Lepilemur, Ilapalemur, Cheirogaleus, Microcebus et Plumer que chez r ,, lez
elle possède un bord supérieur, généralement courbe, montrant une infl - Ur ’
plus ou moins accentuée, très importante chez Plumer mais très va^i?* 1
chez Lemur, s’opposant au bord inférieur beaucoup plus court et rectil‘ î * e
compris entre le tubercule zygomatique antérieur et l’apophyse post^’ 1 }^’
noïde. Le tubercule zygomatique antérieur n’est que très peu Ina ^ ^~
sauf chez Lemur et Lepilemur. Une dépression en forme de gouttière
la face externe de l'apophyse zygomatique de Lemur (2), au-dessus de 1 .° n Se
physe post-glénoïde, ménageant ainsi une petite échancrure glénoïdi^ 0 '
en arrière du tubercule zygomatique antérieur. n erir *e
En norma basalis, la racine transverse de l'apophyse zygomatique f
une surface plane, grossièrement rectangulaire, limitée par l a crête ° r,Tle
temporale en avant, l'apophyse post-glénoïde en arrière, la scissure de p S ,° Us '~
et l’incisure sphénoïdale du côté interne. Son centre est occupé par la f er
glénoïde et le condyle du temporal, points d'appui de l'articulation te» l0sse
maxillaire. Le condyle montre peu de relief, à l’exception de Lcni 7 ^° ro ~
mais s’étale largement dans sa partie postérieure, au détriment de la
glénoïde proprement dite. Celle-ci, repoussée contre la base de l’ann R SSe
post-glénoïde, prend la forme d'une étroite gouttière transversale, t r \ yse
profonde. Dans sa parlie antéro-externe, le condyle constitue le proT * >eu
ment du tubercule zygomatique antérieur, duquel il est incomplet ° n8e ~
séparé, chez les Lémurinés, par la prolongation de la fosse d'insertio meiU
masséter. Le plan sous-temporal, surface triangulaire, généralement réri
et courte, mais plus importante chez Phaner, précède le bord ant • ■ te
(1) Biseau généralement beaucoup plus allongé clic?
(2) On observe. A cet emilnoemont, un orifice vost
pjst-glénoïdion, chez Plumer.
r que dans les autres
communiquant avec
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
149
du condyle. Il a pour limite latérale la crête sous-temporale, crête formée
par l’intersection des portions verticale et horizontale de l’écaille, beaucoup
plus saillante chez les Lémurinés et Phaner que dans les autres genres.
L’extrémité interne de la fosse glénoïde s’élargit et se relève au contact
de la paroi de la bulle auditive dont elle est séparée par la scissure de Glaser.
L’apophyse post-glénoïde, toujours volumineuse, présente un aspect lamelli¬
forme. Transversale et située à l'extérieur du plan du méat auditif externe,
son bord interne se soude avec la paroi de la bulle auditive. Près de sa base,
dans l’angle postéro-interne, s’ouvre le trou post-glénoïdien, orifice pro¬
longé par une large gouttière creusée en partie dans sa paroi postérieure (1),
et en partie dans le bord antérieur du méat auditif qui lui est opposé (2).
2° Rocher
Comme chez Tupaia, nous envisagerons successivement la région pétro-
mastoïdienne et la bulle auditive.
a) Région pétro-mastoïdienne.
D’allure grossièrement triangulaire, la région pétro-mastoïdienne s’en¬
fonce, en haut, à la manière d’un coin, entre l’occipital et le pariétal, parti¬
cipant ainsi à la constitution de l’incisure pariétale.
Limitée en avant par la suture pétro-squameuse postérieure renforcée
par une crête d’insertion musculaire dont l’extrémité forme l’apophyse
mastoïde, et en arrière par la suture pétro-occipilale dans laquelle s’ouvre
le trou mastoïdien, elle se continue vers le bas par la bulle auditive.
Signalons au passage que l’apophyse mastoïde est beaucoup plus déve¬
loppée et saillante chez les Cheirogaléinés que chez les Lémurincs.
La partie centrale de la région pétro-mastoïdienne montre, à part le
boursouflement observé chez Lepilemur et la saillie des canaux semi-cir¬
culaires postérieur et horizontal chez Microcebus, une large surface rugueuse
pour l’insertion du digastrique. Celte zone d'insertion, plus réduite chez
les Lémurinés, se localise vers la suture pétro-occipitale.
b) Bulle auditive.
Nous traiterons tout d’abord de la constitution de la bulle auditive
et de ses rapports, puis nous envisagerons les divers orifices qu'elle contient
ou qui lui sont périphériques.
(1) Chez Lemur, l'empreinte do lo gouttière creusée dans l'épaisseur do la paioi posté¬
rieure de l’apophyso post-glénoïde est si importante que l'apophyse prend la foime d’un
tubercule.
(2) Chez Microcebus , lo bord antérieur du méat auditif externe envoie une excroissance
latérale formant avec l’apopliyse post-glénoïde un canal pcst-gléncïdicn ccmplct.
Source : MNHN, Paris
150
R. SABAN
Constitution de la bulle
De tendance sphérique, à l’exception de Lepilemur et Microrebus, ch
qui elle conserve une forme ovoïde, la bulle auditive des Lémuridés limif 2
une cavité pneumatique très volumineuse.
La paroi externe de la bulle, entièrement constituée par une expansin
du rocher, descend de la région pétro-mastoïdienne, se replie vers l’avant
autour du trou carotidien (trace de suture en avant de cet orifice) et vient
Pig. 28. — Chcirogaleus. Os temporal droit. Face exocrâniennc, vue infé i
1, trou post-glénoïdien ; 2, canal du muscle du marteau ; 3, fenêtre ron,i , G ‘
de 1 entocarotido ; 5, foramen pterygospinmum i U. trou déchiré antérieur - 7 ! ft’ 8 ° utfc ièr e
cher j 18, apophys- ™- ° ’ 9» ré « ioa Potro-maatoM;
S 10, écaille ; 20, apophyse zygomatii
se ressouder au rocher le long du basi-occipital, ainsi que dans sa
antérieure où elle se juxtapose à l'alisphénoïde, dans la région 1 K^ tie
Chez Cheirogaleus, le recollement antérieur avec le rocher n’étant nas U ' baire •
l'alisphénoïde participe au toit du canal tubaire. c ° m Plet,
Située entre l’occipital et l'alisphénoïde, elle s’étend en avant '
l’apophyse post-glénoïde et le trou ovale (1) et se soude avec r a nonL U à
ptérygoïde externe, tandis que se dessine une petite crête épineuse (2) e
(1) Le trou ovalo n’est pas caché en norma boxait* par la pari
(2) Cotte épine n’existe pas chez Hapalemur.
antérieure de ], ln]fc
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
151
face de l’apophyse ptérygoïde interne. Tronquée par la large ouverture
du canal tubaire, il n’en subsiste, à son extrémité antérieure, qu'une zone
triangulaire plane, comprise dans le plan de la base du crâne, encastrée
entre l’ali- et le basisphénoïde et correspondant à la pointe du rocher.
Plus épaisse chez Lemur que dans les autres genres, sa paroi montre
à l’extérieur, deux dépressions longitudinales, beaucoup plus atténuées
chez Cheirogaleus et Microcebus, l’une externe, l’autre postéro-inteme,
dues respectivement à la trace des muscles slyliens s'insérant sur l'apophyse
styloïde —- petite apophyse triangulaire enchâssée dans la fossette stylienne —
et du muscle digastrique provenant de la région pétro-mastoïdienne.
Du côté externe, le milieu du bord inférieur du méat auditif externe
crée, chez les Lcmurinés seulement, un début de conduit auditif externe,
plus développé en avant qu’en arrière, ménageant ainsi un reccssus meatus
devant le cadre tympanal.
Chez Microcebus, l'anneau tympanique, venant au contact de la paroi
interne de la bulle, marque à l'extérieur de celle-ci une légère dépression
semi-circulaire autour du méat auditif externe.
Si l’on considère les deux régions temporales, en noima basalis, nous
voyons que les bulles auditives, séparées par un large basi-occipital, forment
entre elles un angle moyen de : 54° chez Lepilemur, Cheirogaleus et Micro¬
cebus, 45° chez Phaner et Hapalcmur, 36° chez Lemur.
Orifices
La bulle auditive des Lémuridés est percée de trois orifices principaux
(trou carotidien, orifice tubaire, méat auditif externe), d’un orifice secondaire
(fossette stylienne) et de quatre orifices périphériques (gouttière malléolaire,
trou stylo-mastoïdien, trou déchiré antérieur, trou déchiré postérieur).
1° Orifices principaux.
a) Trou carotidien. — Chez Phaner, le trou carotidien s’ouvre dans la
paroi postérieure de la bulle, au-dessus du trou déchiré postérieur, comme
chez Tupaia, tandis que chez les autres Lémuridés, il se situe dans l’angle
postéro-externe de la bulle, en dehors du trou déchiré, au voisinage du
trou stylo-mastoïdien, beaucoup plus près cependant de ce dernier chez
Lemur, Hapalemur et Cheirogaleus que chez Lepilemur et Microcebus.
Une petite épine osseuse traverse incomplètement le trou carotidien
chez Lemur et Lepilemur, limitant ainsi, du côté interne, l'entrée du nerf
de Jacobson qui pénètre directement, dans les autres genres, par le trou
carotidien.
b) Orifice tubaire. — Situé dans la paroi antérieure de la bulle auditive,
l’orifice tubaire crée une large échancrure en forme d’entonnoir, constituée
par la paroi de la bulle et la pointe du rocher pour ce qui est de sa moitié
interne, et par l’alisphénoïde pour ce qui est de sa moitié externe. Dirigé
suivant l'axe de la bulle, il débouche dans la fosse rhinopharyngienne entre
les deux apophyses ptérygoïdes externe et interne.
Source : MNHN, Paris
152
R. SABAN
L’extrémité anterieure du canal carotidien débouche dans la paroi int
de l’orifice tubaire, plus ou moins près de la pointe du rocher dans le* « Grne
Cheirogaleus, Microcebus et Phaner. ' genres
c) Méat auditif externe. — Le méat auditif externe a pour limite
rieure la portion horizontale de l'écaille, sur laquelle se soude de n * pé ~
d’autre, la paroi externe de la bulle auditive qui en forme la limite inféri Gt
Il s’ouvre latéralement et offre une section à tendance circulaire ch U f e ‘
Cheirogaléinés. Par suite de l'importance plus ou moins grande du frK
du conduit auditif externe chez les Lémurinés, il apparaît tantôt cire»? ■ Ut
tantôt elliptique à grand axe dirigé de haut en bas et d’avant en
ou encore elliptique à grand axe horizontal. «mere.
2° Orifices secondaires.
Le canalicule de l’artère auriculaire profonde ainsi que le canal de T
son n’ayant pas été trouvés chez les Lémuridés, seule sera étudié» ? C .° b ~
fossette stylienne. utUee lc * la
Fossette stylienne. — La fossette stylienne, dans laquelle s’insère
physe styloide (1), se situe dans la paroi latérale de la bulle en arrié ap °~
méat auditif externe, sous le trou stylo-mastoïdien. Large et. profond du
forme de cuvette, elle contient le tympano-hyal, petite baguette
gineuse reliant l’apophyse styloïde au temporal. Dans certains cas -
lemur et Phaner) le fond de la fossette, perforé, communiquait avec la , pl ~
du tympan. A c a«sse
3° Orifices périphériques.
a) Gouttière, malléolaire. — La gouttière malléolaire, voie de
de la corde du tympan et de l’artère tympanique antérieure, dans 1 aSsa ^ e
pénètre l’apophyse gracilis du marteau, chemine à l’intérieur de l a a< ? UeI, e
de Glaser. Son ouverture exocrânienne apparaît, en des points var” S K Ure
dans cette suture entre l’apophyse post-glénoïde et le trou ovale 1 . es .
ce dernier, chez Lemur, à mi-chemin chez Cheirogaleus et Micràcch S de
près de l’apophyse post-glénoïde dans les trois autres genres. 0US ’ e t
b) Trou stylo-mastoïdien. — Extrémité de la troisième portion de 1’
duc de Fallope qu’empruntent le nerf facial et les vaisseaux stylo a( * Ue -
diens, le trou stylo-mastoïdien débouche en arrière du bord posteri* 18810 *’’’’
méal auditif, entre la pointe de l’apophyse mastoïde et la fossette slvî^ du
L’orifice du canal postérieur de la corde du tympan lui est airte-*** 16 *
situé derrière la saillie du bras postérieur de l’anneau tympanin l * r,eur »
recouvre le bord du méat auditif externe. 1 que qu e
(1) L'apophyse styloïdo des Lémuridés, trf» petite, offre
s’insère par la base du triangle dans la fossette stylienne et se
de la bulle, sous lo bord inféro-postérieur du méat auditif ex
un aspect 1 riangului,*
term °" ntr< ' ' U ,,aroi < x(
vll 0
er-n 0
Source : MNHN, Paris
TEMPORAL DES PRIMATES
153
En arrière du trou stylo-mastoïdien s'ouvre un minuscule pertuis, pour
le passage des vaisseaux du muscle de l’étrier. Chez Lemur, cet orifice est
situé au fond d’une étroite dépression en forme de fente.
c) Trou déchiré postérieur. — Chez les Lémuridés, le trou déchiré posté¬
rieur prend une allure circulaire. Situé en arrière de la bulle, entre le rocher
et l’occipital, il est constitué par la juxtaposition des échancrures ménage es
dans ces deux os, et forme la fosse jugulaire.
L’occipital se soude avec le rocher de part et d’autre du trou déchiré
postérieur. La soudure des deux os se fait très solidement du côté externe
par la facette jugulaire, large surface d’accolement à l’extrémité de laquelle
s’ouvre l 'ostium introilum. Par contre, du côté interne, l’occipital émet
très souvent une lamelle osseuse qui recouvre la paroi postérieure de la
bulle (Lemur, Hapalemur et Phaner). Par suite de cette disposition, l’orifice
de sortie du sinus pétreux inférieur qui débouche normalement soit du
côté endocrânien, directement dans la fosse jugulaire (Chcirogalcus, Mic.ro-
cebus), soit du côté exocrânien, dans la suture pétro-basi-occipitale, au
niveau du trou déchiré postérieur ( Lcpilcmur et parfois Lemur), se trouve
repoussé dans l’occipital, en face du trou condylien (Lemur, Hapalemu/
et Phaner).
Nous signalerons d’autre part un ou plusieurs orifices vasculaires incons¬
tants, communiquant avec le sinus pétreux inférieur, disséminés sur toute
la longueur de la suture pétro-basioccipitale en des points très variables
chez tous les Lémuridés, sauf Microcebus.
d) Trou déchiré antérieur. — Il existe chez les Cheirogaléinés, un orifice
situé à l’extrémité de la pointe du rocher, percé dans l’alisphénoïde (base
de l’apophyse ptérygoïde interne) et le rocher, en face de l’orifice antérieur
du canal carotidien vu précédemment. Cet orifice, interne par rapport
au canal vidien, peut être homologué au trou déchiré antérieur. Une large
gouttière creusée dans la face externe de la pointe du rocher le relie à l’orifice
antérieur du canal carotidien.
3° Tympanal
(%• 29).
D’une morphologie semblable à celle que nous avons décrite chez Tupaia,
mais plus robuste, l’os tympanal des Lémuridés offre cependant une diffé¬
rence dans ses rapports avec la paroi de la bulle auditive. En effet, à l’excep-
de Microcebus, analogue par ce caractère à Tupaia, la face externe de la
partie inférieure de l’anneau tympanique des autres Lémuridés ne vient
pas au contact de la paroi de la bulle. L’anneau solidement maintenu par
ses deux extrémités, présente une grande partie de sa circonférence libre
à l’intérieur de la bulle, simplement reliée au bord inférieur du méat auditif
externe par le prolongement de la membrane cartilagineuse qui tapisse
le conduit auditif externe, pouvant être associée dans sa partie intra-bullaire
à F « Annulusmembran » de Stehlin.
Source : MNHN, Paris
154
R. SABAN
Fig. 29. — Lemur. Anneau tympanique droit. A : fa.
1, gouttière malléolaire ; 2, canal postérieur de la corde
i, bras antérieur ; 5, bras postérieur.
°e externe ; B : face i nterile
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
155
L'inclinaison de l'anneau tympanique sur le plan sagittal varie de 20°
(Hapalemur) à 30° (Lepilcnmr, Microcebus et Phaner ) et 40° ( Lemur et
Cheirogaleus), tandis que sa direction postéro-antérieure fait avec ce même
plan un angle de 10° ( Hapalenuir ), de 20° ( Lcpilemur et les Cheirogaléinés)
et de 27° chez Lemur.
MORPHOLOGIE ENDOCRAN IENNE
(fig. 30).
La suture pétro-squameuse interne qui. en vue endocrânienne, sépare
l'écaille du rocher se montre synostosée sur toute sa longueur chez tous
les Lémuridés. Parfois sa trace reste cependant encore visible dans sa partie
postérieure.
1° Écaille
Toujours faiblement développée, la face endocrânienne de l’écaille,
très réduite en hauteur dans sa partie postérieure, se projette en avant,
où elle atteint sa dimension maximum au niveau de l’incisure sphénoïdale.
Par suite de sa surface réduite, l’écaille ne présente que de faibles rapports
avec le cerveau, à savoir avec l’extrémité inférieure du lobe temporal. Parfois
chez les Lémurinés, la crête pariétale correspondant à la scissure temporale
superficielle débute sur la portion antérieure de la suture écailleuse.
Limitée en haut par une suture écailleuse rectiligne, elle se termine
en bas par la suture pétro-squameuse interne sur laquelle s’imprime la
large gouttière du sinus pétro-squamcux allant du sinus latéral au trou
post-glénoïdien. Au-dessus de ce dernier, l'écaille est traversée par une gout¬
tière vasculaire se dirigeant vers l’orbite, gouttière beaucoup plus impor¬
tante chez les Lémurinés que chez les Cheirogaléinés.
L’extrémité postérieure de la gouttière du sinus pétro-squameux se
transforme en un canal, l'aqueduc de Verga, recouvrant ainsi la moitié
environ du sinus, et où débouchent les trous supra-squameux observés chez
Lemur, Hapalemur et Phaner.
Sur le bord pétreux du sinus pétro-squameux, en arrière du trou post-
glénoïdien, débouche l'orifice endocrânien du canal de l'artère stapédienne.
Cet orifice s'ouvre très près du trou post-glénoïdien chez Lemur, Hapalemur
et Microcebus, tandis qu'il se situe à mi-chemin entre le trou post-glénoïdien
et l’orifice antérieur de l’aqueduc de Verga chez Lepilemur et Cheirogaleus.
Chez Phaner cet orifice n’existe pas.
2° Rocher
L’arête du rocher constituant l’axe du rocher sert de limite commune
aux faces cérébrale et cérébelleuse du rocher qui forment entre elles un
dièdre compris entre 90 et 100°. Elle est parcourue par le sinus pétreux
Source : MNHN, Paris
156
R. SABAN
supérieur qui marque principalement sa trace par une gouttière ri
partie postérieure, à proximité du sinus latéral. ’ ans sa
Quoique inconstamment rencontrée chez les Lémuridés l’ossific t-
de la tente du cervelet (tentorium osseum de Grüberl preU E™*?*
existe, un développement beaucoup plus important chez I cirnir F? « Ile
elle présente, chez celui-ci, l'aspect déchiqueté d'une « crête de coq
Fio. 30. — Lemur. Os temporal dix
1, fossette pyramidale ; 2, hiatus de Fallopo ; 3. s
5, oriliee du canal stapédicn ; 0, aqueduc de Verga
sacculaire ; 0, oriflee du canal de la veine siginoïilo-a
du ganglion de Gasser ; 12, ossification de la tente du
pétreux inférieur ; 15, trou auditif interne ; 10, fosse
supérieur ; 18, eminentia arcuala ; 10, échancrure :
24, écaille ; 25, suture écailleuse ; 20, trou uuistoïi
incisure sphénoïdale.
SwttTBfw. i
'gulaire ; ii tr®sett©
mbarcuata ■ ’]/ >Sst ‘ t to
canal semi- ci *’f*nu s
Post-gi 6n ^a»re
-squameuse imf U “ ;
dieux supérieur. . '.';' :
minée en avant, soit par une échancrure, soit par un ponl osseux
entourant le trijumeau ( lingula ). Dans les autres genres, die se ?. 0lt }Plet
une petite liaguelte ou un tubercule se projetant parfois a u-ri à
trijumeau. ‘ ‘ ' (l0s sus <j u
L'axe du rocher montre une inclinaison moyenne de 60° sur
vestibulaire horizontal tandis que l'angle bi-pélreux varie de ROo If Plan
Lcmurincs à 65° chez les Cheirogaléincs. c “ez j es
a) Face cérébrale.
Plus ou moins recouverte dans sa partie anterieure par une P
de l'alisphcnoïde, la face cérébrale du rocher prend de ce lait >me P< ÏÏf
Ure
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
157
grossièrement triangulaire. Généralement la languette de l’alisphénoïde,
qui englobe le trou ovale, longe, soit la suture pétro-squameuse interne
jusqu'au niveau du trou post-glénoïdieu (Lemur, Lepilemur et Cheirogaleus),
soit l'arête du rocher jusqu'au niveau de l'hiatus de Fallope ( Hapalcmur).
Cependant, chez Plumer, l'alisphénoïde vient beaucoup moins loin, limité
par une suture transversale qui sépare l’orifice endocrânien du trou ovale
en deux moitiés, l'une appartenant au rocher, l'autre à l'alisphénoïde.
Dans certains cas l'alisphénoïde entre dans la formation du toit du
canal tubaire (Lemur, Microcebus) ou encore de la cavité tympanique (Lepi¬
lemur, Cheirogaleus).
En face du trou ovale, la partie antérieure de la face cérébrale subit une
dépression, la fossette du ganglion île Gasser, limitée en arrière par l’hiatus
de Fallope, et traversée : par le canal de l’entocarotide (1) réduit à cet endroit
à l’état de gouttière par suite de la déhiscence de sa paroi supérieure (2) ;
ainsi que, plus à l'extérieur ou en surimpression, par la gouttière des nerfs
pétreux qui s’engage en avant dans la suture péiro-alisphénoïde et débouche
à l’extérieur, devant le canal vidien.
La partie moyenne de la face cérébrale, très bulbeuse chez Microcebus,
montre simplement dans les autres genres une faible eminenlia arcuala
au-dessus du conduit auditif interne.
La partie postérieure, comprenant la saillie du canal semi-circulaire
supérieur, se relève à son extrémité pour former avec le pariétal l’aqueduc
de Verga.
b) Face cérébelleuse.
La face cérébelleuse, d'aspect triangulaire avec une pointe courbe et
effilée vers l'avant, en forme de « sabot », fait avec la face cérébrale un angle
voisin de l’angle droit.
La gouttière du sinus pétreux inférieur suit la suture pctro-basiocci-
pitale jusqu’à la fosse jugulaire chez Cheirogaleus et Microcebus. Par contre,
elle se transforme, sous le trou auditif interne, en un canal creusé soit dans
Je basi-occipital (Lemur, Hapalemur et Phanrr) soit dans la suture pétro-
basi-occipitale (Lepilemur).
Dans la partie moyenne de la face cérébelleuse, le trou auditif interne
s'ouvre suivant un méat à tendance circulaire, légèrement évasé vers le
bas, et prolongé par un conduit auditif interne plus profond chez les Lému-
rinés. Le fond du conduit est séparé en deux étages par une large, crête
émoussée, la crête falciforme. L’étage supérieur comprend, d’avant en
arrière, la fossette faciale et la fossette utriculaire. Dans l’étage inférieur,
beaucoup plus large, apparaissent, d’avant en arrière, la fossette cochléenne,
l'orifice pour la branche vestibulaire du nerf cochléaire, la fossette saccu-
laire et le foramen singularc de Morgagni.
(1) A la pointe du rocher, l’ontocarotide s'engage dans un canal creusé dans l’alisphé¬
noïde. débouchant au niveau de la selle turcique ( Lémurinés), ou s'extériorise par le trou
déchiré antérieur pour repénétrer ensuite dans le crâne â travers le basi-sphénoïde (Cheiro-
galéinés).
(2) Sauf chez Microcebus et Phaner où le canal est complet.
Source : MNHN, Paris
SA BAN
La large ouverture de la fossa subarcuatu occupe presque . n f
la partie postérieure de la face cérébelleuse; bordée par le m i leil t
circulaire supérieur, elle se situe immédiatement en arriére du le SeiT »i-
iuterne. La paroi interne de la fossa subarcuala est renrése .i ■
line lamelle osseuse tendue entre les trois canaux semi circul ' * Par Ulle
horizontal étant compris dans son plancher. Chez les I «Wi.nr!»!**’ ,e Can al
vasculaho iraversele ptart» * la et comr!,^^ "1?" °«*“e
complique, avec le sinus lalcrul ou lu sulure |jclj'„.„i T i„ . 1 , un trajet
diaire du canal de la veine sigmoïdo-antrale venant de h, ré c ' ln, "nt
Sous la fossa subarcaata, une importante épine " mas told e
détache du tord inférieur du rocher el recouvre In ’s„lmse
Pilule. Cette épine l'orme un pont osseux au-dessus de lu n . lr °' basi °<=ci-
de la fosse jugulaire, tandis que sa partie auli rieure ii| lrt , i P ° Stérie ure
dans certains cas (CMrojoto el Micnn 'tou g. „ ll,r ' cl «Heiu
Le bord antérieur de l'épine jugulaire alteinl, son» j e audïif“ éMeu >'-
échancrure de la InsseUe pyramidale, tandis nue le bord ï“tate
prolonge sous la saillie du canal semi-circulaire p'nslérieér " K'? Ur «
commune des canaux supérieur cl postérieur, par | a f 0 «nif n 1,r an c ) 1P
laquelle aboutit l'aqueduc du vestibule. ° lin 8 U(, ale dan s
Servant de limite postérieure à la face cérébelleuse le •
large gouttière veineuse, à cheval dans sa partie inférieure nSH 1 , atér al,
jugulaire, sur la suture pétro-occipitale, borde l'extrémité de fl,,. 1 é Pm e
mata qui le surplombe par un bord déehiquelé cliez les I ■ a suf >ar
Au niveau du coude supérieur du sinus latéral s'abouche ‘J- 8 '
Verga dont l’orifice est aussi large que la gouttière du sinus ;'‘ quedu c Ue
de 1 orifice de laqueduc, le sinus latéral est perforé par un minut»Z° Xitnit è
livrant passage a la veine sigmoïdo-antrale, tandis que le im. l )er t U j s
ménagé dans la suture pétro-occipitale, aboutit, soit dans ï« nasto Mien
I orifice de l’aqueduc de Verga (Chrirogaleus el Microccbus) soif *??*«** dé
inferieure du sinus (Lémurinés et Plumer). Parfois un non/’n« 8 a par ti e
le sinus au niveau du trou mastoïdien. seux rec oiivre
INSERTIONS MUSCULAIRES
Les muscles et ligaments, ayant un rapport direct avec l'h <
sc groupent en : muscles de la tête et articulation temnorn emp °ral
muscle du cou, muscles pharyngiens, ligaments accessoires V niaxiI, air P ’
osselets. a Muscles ’
Nos dissections ont été effectuées sur Umm et Cheiroaal,,,, . . ‘
ainsi les deux sous-familles de Lémuridés (fig. 31-39) représentait
A. Mnseles de la tète et articulation temporo-maxiuaire
I. — Masséter.
Le masséter de Lcrnur, muscle puissant, est constitué de rt
la couche superficielle et la couche profonde, séparées nnr „„ UX c °Uch P( .
i es par une aponévrQs
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
159
Fig. 31. — Lemur. Muscles de la région temporale.
A s Vue latérale gauche. 1, sterno-mastoïdien ; 2, clcido-mastoïdien avec son prolonge¬
ment occipital ; 3. atloïdo-mastoïdien ; 4, petit complexus ; 5, splénius ; 6, trapèze ; 7, mas-
seter (couche superficielle) ; 8, masséter (couche profonde) ; fl, temporal (couche moyenne) ;
10, temporal (couche zygomatique) ; 11, temporal (couche profonde).
B : vue inférieure (plan profond). 1, stylo-mastoïdien ; 2, stylo-glosse ; 3, stylo-pharyn¬
gien ; 4, stylo-hyoïdien ; 5, digastrique (ventre postérieur) ; fi, digastrique (ventreantérieur) ;
7, digastrique (tendon intermédiaire) ; 8, pétro-pharyngien ; 9, péristaphylin interne ;
10, péristaphylin externe.
Source : MNHN, Paris
160
R. SABAN
La première s’insère tout au long de la face externe de l’arcade zyeomaf
el sur le bord externe de l'apophyse post-glénoïde ; tandis que la S p qUe
prend naissance sur le bord inférieur de l'arcade et montre, sur l'ano C< i| nde
zygomatique du temporal, une insertion postérieure plus’ important ySe
charnue, en avant du condyle temporal. 1 dnre et
Par contre chez Cheirogaleus les trois couches, superficielle mo
et profonde, incomplètement séparées par des aponévroses, peuvent' 0 ^* 16
mises en évidence. Les deux premières correspondent, au’point 1 etre
insertions crâniennes, aux deux couches superficielle et profonde ren 06 V . Ue
chez Lcniur. Quant à la troisième, celle-ci s’attache sur la face j n r” ntrées
l’arcade, principalement le long de la suture zygomatico-malaire. 6 de
IL — Temporal.
Ainsi que nous l’avons décrit chez Tupaia . le muscle temporal de T
et de Cheirogaleus se compose de trois couches distinctes super
une couche superficielle ou zygomatique, une couche moyenne et un/ >0sées :
profonde. Toutefois, la couche moyenne beaucoup plus développée • Cou . c he
que chez Tupaia tend à recouvrir presque complètement la couche prof^d^
III. — Articulation
RYGOÏDIENNE.
lEMPORO-MAXILLA
mONÉVSOSE INTER-
PTÉ-
De même que chez Tupaia, l'articulation temporo-maxillaire de- T
ridés se fait principalement par l'intermédiaire du ligament c S ' Lému ~
inséré au temporal par sa grande circonférence et renforcé par des i^* >Su * a * r e
rubanés, externe, postérieur et interne. D'autre part un puissant V? aitlei *ts
supplémentaire relie le col du condyle de la mandibule à l’extrémité
physe post-glénoïde. (le l’apo-
L'aponévrose inter-ptérygoïdienne s'attache fortement sur toute 1
antéro-externe de la bulle et le long de la scissure de Glaser ta V‘ arti e
l'insertion principale du ptérygoïdicn externe se fait le long de l’a C rêt qUe
temporale, et que le ptérygoïdicn interne prend des appuis aponévmt S ° Us ~
sur l'apophyse de la bulle qui surplombe la trompe d'Eustache ° tlt I u es
B. Muscles du cou
I. — Sterno-cléido-mastoïdien.
Chez Lcmur, le sterno-cléido-mastoïdien se compose de d
distincts, un sterno-mastoïdien el un cléido-inasloïdien, iuxtnj UX c ^ e fs
presque toute leur longueur, sauf au niveau de leur insertion crâ- SUr
où le premier recouvre le second. L’insertion se fait par un tend. .^e,
duel (1) fixé sur la pointe de l'apophyse mastoïde (cléido-mastoM‘ n<Ji v i~
sur son versant antérieur, en arrière du conduit auditif extern* C ! len ) et
mastoïdien). ‘ e («et****,
(I) Ce chef SC prolonge par une mince aponévrose sous le torus occipital.
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
161
Fig. 32. — Cheirogaleus. Muscles de la région temporale et du cou, vue latérale gauche.
1, stemo-mastoïdien superficiel; 2, cléido-occipital ; 3, sterno-mastoïdien profond;
4, cléido-mastoïdien ; 5, digastrique ; 6, stylo-mastoïdien ; 7, stylo-pharyngien ; 8. stylo-
glosse ; 9, stylo-hyoïdien ; 10, temporal (couche zygomatique); 11, temporal (couche moyenne) ;
12, splénius ; 13, trapèze ; 14, angulaire de l'omoplate ; 15, omo-hyoïdien ; 16, masséter ;
17, petit oblique.
Mémoires dü Muséum. — Zoologie, t. XXIX.
Source : MNHN, Paris
H. -SA 11 A.N
162
Chez Cheirogaleus (Saban, 1959), ce muscle s'oppose par sa cornplevit -,
à la disposition rencontrée chez Lemur, mais se rapproche par contre
celle de l’Homme. Il est en elTel composé de quatre faisceaux distin *
repartis en deux couches superposées. Le plan superficiel, formé de musol
rubanés, comprend deux faisceaux distincts, l'un étroit, sterno-mastoïdi ^
l'autre très large surtout à sa partie supérieure, eléido-occipital, son 16 ”’
sur toute leur longueur. Leur insertion crânienne se fait sur la crête s
rieure de l'apophyse mastoïde pour le premier et sous le prolongera
mastoïdien de la crête occipitale pour le second. Le plan profond fo Gn *
de muscles épais, comprend également deux faisceaux distincts juxtar» rmé
sur toute leur longueur, l'un antérieur sterno-mastoïdien, l’autre post > ° Sés
cléido-mastoïdien. Leur insertion crânienne se fait directement sur i tr J eur
externe de la mastoïde. ‘ace
II. — Atloïdo-mastoïdien.
Ce muscle présente chez Lemur un aspect triangulaire à large base s
rieure. 11 joint l'allas à l'apophyse mastoïde. Son insertion tem SU P^~
se fait au-dessus du sterno-cleido-mastoïdien, sur la crête supérie ^° ra * e
l’apophyse mastoïde, prolongeant la crête occipitale. re de
Nous ne l'avons pas rencontré chez Cheirogaleus.
III. — Digastrique.
Chez tous les Lémuridés, le muscle digastrique est formé de deux
importants, l’un antérieur, l'autre postérieur, sensiblement d’égal v
reliés entre eux par un puissant tendon intermédiaire. Le ventre no t ° . r>le ,
qui nous intéresse ici, s'insère dans la rainure digastrique par se e e ieur *
charnues, sur presque la totalité de la région pétro-mastoïdienne, en* -**es
de l’apophyse mastoïde. Il recouvre la bulle d'arrière en avant t ^ rr *^ r e
sans y adhérer, les éléments postérieurs de l’arc hyoïdien. En ava * lon 8e,
bulle, le muscle stylo-hyoïdien le croise superficiellement. nt la
IV. — Bouquet de Riolan.
Comme nous l'avons mentionné chez Tupaia, nous rctrouvo
les Lémuridés, en plus des muscles stylo-hyoïdien, s!ylo-g| 0S se ch «z
pharyngien, un muscle stylo-mastoïdien. eL s tyl 0 _
Le stylo-hyoïdien, muscle rubané, a pour insertion crânienne l
interne du cérato-hyal. De là, il croise le muscle digastrique, en a • ^ord
tendon intermédiaire, et se dirige vers l'hyoïde. ’ ' ,rr, èr c
Le stylo-glosse forme un large ruban musculaire remplissant
bulle auditive, l'espace compris entre le conduit auditif extern * Sllr la
hyoïdien. Il s'insère sur le bord antérieur de l'apophyse styloïde o- Ct ’ arc
sur le bord externe <lu cérato-hyal puis se dirige en avant vers la ^Ue
Le stylo-pharyngien prend sur l'arc hyoïdien les mêmes inserti laiï Sd e
le précédent, mais sur un plan plus profond. Restant au contact de 1 8
il passe sous le cérato-hyal, qu'il croise en avant pour se rendre à 1 bul, e
du pharynx. ' a Paroi
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL
S PRIMATES
163
Quant au stylo-mastoïdien, il forme une mince couche musculaire trian¬
gulaire, profonde, adhérant à l’os et reliant le bord postérieur de l'apophyse
styloïde au bord postéro-inférieur de l’apophyse niastoïde, en longeant le
digastrique.
V. Grand droit et petit droit antérieurs de i.a tête.
Chez les Lémuridés, ces deux muscles contigus prennent leur insertion
crânienne principale sur le basi-occipital et le long de la suture pétro-basi-
occipitale, mais ils envoient cependant un certain nombre de ligaments
aponévrotiques qui se fixent sur la paroi interne de la bulle, en arrière de
l’orifice tubaire.
VI. — Splénius.
C est un muscle volumineux, large et épais dans sa portion externe,
dont 1 insertion crânienne se fait sur la crête occipitale et son prolongement
temporal. Chez Cheirogaleus, sa portion temporale, atteignant le bord posté¬
rieur de I apophyse zygomatique, est recouverte par le cléido-occipital
superficiel que nous avons décrit précédemment.
Vil. — Petit complexus.
Étroit et rubané, ce muscle compris, chez Lemur, entre le cléido-mas-
toïdien et le splénius, s'insère sur le bord postérieur de l’apophyse niastoïde.
Plus profond, chez Cheirogaleus, il est recouvert par la portion temporale
du splénius et s'attache par un puissant tendon en arrière de l’apophyse
mastoïde.
C. Muscles pharyngiens
I. - PÉRISTAPHYL1N INTERNE.
Chez les Lémuridés, ce muscle entoure la trompe d'Eustache qu’il accom¬
pagne pour atteindre le voile du palais. Son insertion temporale se fait
sur la bulle auditive, autour de l’orifice tubaire.
H- — PÉRISTAPHYI.IN EXTERNE.
Distinct du précédent, le périslaphylin externe des Lémuridés est un
muscle rubané. Servant de tenseur du voile du palais, il s'insère en arrière
sur une petite épine de la bulle auditive, au niveau de sa suture avec l'apo¬
physe plérygoïde externe. Parfois il envoie quelques ligaments d’insertion
sur la scissure de Glaser.
III. — Pétro-pharyngien.
Collé contre le basi-sphenoïde, le pétro-pharyngien relie la paroi latérale
du pharynx à la bulle auditive. Il s’insère chez les Lémuridés sur la pointe
du rocher, en avant de l’insertion du grand droit antérieur.
Source : MNHN, Paris
164
R. SABAN
D. Ligaments accessoires : Ligaments jugulaire et sphéno-pétreux
La disposition de ces deux ligaments reste identique à celle trouvée
et précédemment décrite chez Tupaia.
E. Muscles des osselets de fouie
I. —• Muscle du marteau.
Chez les Lémuridés, le muscle du marteau (fig. 83 H) se présente sou
la forme d'un ruban musculaire logé dans une étroite gouttière creusé S
dans le toit de la cavité tympanique. le long de la coehlée. Dans leur parti 6
la plus postérieure, en avant de la fenêtre ovale, les libres musculaires*
ceinturées par la corde du tympan, s'inclinent à angle droit puis se dirigent
vers le manche du marteau où elles s insèrent par un tendon. L'insertio
temporale du muscle se fait sur toute la surface de la gouttière. n
Il existe, d’autre part, un puissant ligament antérieur du marteau fi •
à la base, de l’apophyse gracilis, sur le col du marteau. Ce ligament s’engaj^
avec l’apophyse gracilis cl la corde du tympan, dans la gouttière mall v
laire oii il prend ses insertions temporales.
II. — Muscle de l’étrier.
Formé d’une petite masse charnue contenue à l'intérieur du canal h
la pyramide et d’un tendon très grêle s'échappant par l'orifice antéri^ 6
du canal, le muscle de l'étrier s'insère, chez les Lémuridés, par son tenc? Ur
sur la branche postérieure de l'étrier, en dessous du col. Qlï
Contrairement à ce que nous avons observé chez Tupaia, le canal
la pyramide constitue un cul-de-sac fermé, isolant ainsi le muscle de l’evt •
rieur. Toutefois, un minuscule orifice cxocrànien, situé en arrière du ^
stylo-mastoïdien, permet le passage des vaisseaux destinés au muscle r ° U
MORPHOLOGIE INTERNE
Nous examinerons successivement les diverses cavités et les ca
creusés à l’intérieur du rocher (fig. 33-34). n aux
Cavités
Les cavités représentent principalement les trois parties de l* 0r -,
oreille externe, oreille moyenne et oreille interne, mais aussi l es ce?i e :
pneumatiques formant la pneumatisation.
I. — Oreille externe
L’oreille externe osseuse des Lémuridés ne présente pas de
essentielles avec celle déjà décrite chez Tupaia; toutefois les
diffé
Source : MNHN, Paris
>S TEMPORAL DES PRIMATES
165
du recessus mealus restent assez variables d’un genre à l'autre, en rapport
avec la situation, l’inclinaison et la direction de l'anneau tympanique (1).
Fin. 33. — Lemur. Coupe transversale «lu temporal droit (moitié postérieure).
1, canal do l'ontocarotide ; 2. canal stapédicn ; 3, canal carot idien ; 4, anneau tympa-
mque ; 5, aqueduc de Fallopc ; 0. canal postérieur de la corde du tympan ; 7, canal de la
pyramide ; 8, sinus hypotympanique (diverticule I> 3 ) ; 0. étrier avec dans le fond la fenêtre
ovale ; 10, canal semi-circulaire horizontal ; 11. canal semi-circulaire supérieur ; 12, vestibule ;
13, Annulusmembran ; H, écaille ; 15, pariétal ; 10. aqueduc de Vorga ; 17, recessus épitym-
panique ! 18, foramen de Morgagni ; 10, conduit auditif interne ; 20, coclilée ; 21, fenêtre
ronde ; 22, méat auditif externe -, 23, aditûa ad antrum ; 24, basioccipital ; 25, rocher i 26, sinus
hypotympanique (diverticule Dj).
Le plancher du recessus, et par suite 1' « Annulusmembran » est d’autant
plus important que l'anneau tympanique est plus écarté de la paroi de
la bulle auditive. Celui-ci, collé contre la bulle chez Microcebus (comme nous
(1) La mensuration des angles d'inclinaison et do direction est indiquée p. 155.
Source : MNHN, Paris
R. SABAN
lavons déjà observé chez Tupaia), s'en écarte de plus en plus, successive
chez Phaner, Hapalemur, Lcpilcmur, Cheirogaleus et Lemur Parfoi ment
Hapalemur, le plancher du recessus s'ossifie dans sa partie postéri^.® 2
II. — Oreille moyenne
De même que chez Tupaia. l'oreille moyenne se compose en ri ,
de la caisse du lynqian comprise cuire la cueillie el l'annc iu tvmn • 0rs
de trois cavités: le recessus épitympanique, le canal luliaire et i“ n ‘S Ul .
hypotympanique. c sinne
sinus
1° Recessus épilympanique.
Profondément creusé à l'intérieur du rocher, le recessus éoitvi
présente une morphologie et des rapports semblables à ceux déeriî Panic * Ue
demment chez Tupaia (p. 130). tr,ts P r écé-
2° Canal tubaire.
Chez les Lémuridés, le canal tubaire reste court. Il communiai.* ri¬
ment avec la caisse du tympan par le foramen pneumaticum, mais ne
pas, comme chez Tupaia, un large diverticule distinct Celui ci n SUtüe
de l'importante réduction du septum principal et du déplacement h, Suit e
secondaire au bord du foramen pneumaticum, se trouve rejeté •„ S , eptu *P
du canal tubaire et devient ainsi un diverticule (D.) du sinus h ess °u s
panique. Corrélativement, le pilier de soutien antérieur de l'annea »t ° tyri »~
nique, formé chez Tupaia par le bord postérieur du septum ü
longitudinal, est remplacé par le septum secondaire, transversal mCipaI *
L'alisphénoïde qui forme chez Lcmur, Microcebus et Phaner 1 »
canal tubaire, s'étend davantage vers l'arrière chez Hapalemur ! -
et Cheirogaleus pour constituer une plus ou moins importante "«Ur
toit de la caisse du tympan. portion çj u
3° Sinus hypotympanique.
Comme nous venons de le voir, le septum principal (septum
dînai) a presque disparu chez les Lémuridés, simplement retirés . n 8it U -
une petite crête tendue sur le toit de la cavité tympanique entr* . \ Par
interne du canal tubaire el la cochlée. Ce septum limite un très Inr 6 lj °rcl
ticule interne (D,) qui communique entièrement avec la caisse dut div ^r-
A la partie postérieure de In cavité tympanique. un étroit sentum / mpa *».
transversal) joint le canal carotidien à la Paroi postérieure rie la bull*T P î Ur »i
ainsi un petit diverticule (I),) en face de la fenêtre ronde. Ie ’ ,So *ant
Le sinus hypotympanique se compose donc, en plus de la c- •
tympan proprement dite, de trois diverticules : un diverticule ant^* 88 *
situé sous le canal tubaire, un riivertiticule latéral interne I) * „.' rieur
diverticule postéro externe D,. *’ Utl Petit
Source : MMHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
167
III. — Oreille interne
Représentée par le labyrinthe osseux (cochlée, vestibule et canaux semi-
circulaires), l’oreille interne des Lémuridés ne montre pas de différences
Fig. 34. — Lcmur. Coupo transversale du temporal droit (moitié antérieure).
1, muscle du marteau ; 2, canal stapédien ; 3. canal de l'entocarotide ; 4. recessus épi-
tympanique ; 5, aqueduc de Fallope ; 0. anneau tympanique ; 7, marteau ; 8. caisse «lu
tympan ; 0, Annulusmembran ; 10, canal tubaire (orifice pneumaticum) ; 11, cocblée ; 12, méat
auditif externe : 13. sinus hvnotvmimnique (diverticule I),) ; 14, sinus hypotympamque
i; 111, écaille; 17, trou post-glénoïdien; 18, apophyse
; 20, basioccipital ; 21, ossification de la tente du
o’ trigéminale 23, sinus pétro-squameux.
(diverticule D,) ; 1
notables dans ses raiiports topographiques et sa morphologie, avec ce que
nous avons observé chez Tupaia. Toutefois, nous noterons : l'absence de
l’artère stapédienne chez Plumer et le remplacement du canal carolidien
par une simple gouttière chez Microcebus et Phancr (rapports de la cochlée
Source : MNHN, Paris
168
R. SABAN
et du vestibule) ; la disparition de la saillie du canal semi-circulaire h
zontal sur la face cxocrânienne de la région pétro-mastc" 1 ' n °ri-
étant noyé dans la masse du rocher (rapports des canaux
Les différents angles mesurés sur l'oreille interne, par
vestibulaire horizontal, nous ont donné les résullats sui
Angle cochléaire : 35° environ ;
Angle thyridien : 35 à 37° ;
Angle de relèvement de la fenêtre ovale : 30" ;
Angle ampullaire de Beauvieux : 20".
«mienne, celui-ci
semi-circulaires)
rapport au plan
IV. — Pneumatisation
Chez les Lémuridés la pneumatisation de l’os temporal reste
peu importante. Les cellules pneumatiques que l'on y rencontre encore
tiennent soit au groupe pétro-mastoïdien, soit au groupe de l’oreille n»r> appar ~
soitau groupe de l’écaille, tous trois indépendants les uns des autres
a) Groupe pétro-mastoïdien.
Chez les Lémuridés, à l’exception de Cheirogaleus, la corticale
de 1 apophyse mastoïde limite extérieurement une cavité une X , rn e
spacieuse, située sous la saillie du canal semi-circulaire horizontal (U a ~ itlUe
grosse cellule communique par une large ouverture antérieure avec le l' Cette
epitympanique. Elle semble correspondre à l'antre mastoïdien ecess us
ture représentant Vaditm ad La région pélro-mastoïdiê„° UVer -
Lepilemur étant fortement soufflée, cette cellule devient beauemm 6 de
mineuse. Elle déhorde largement le canal horizontal, vers le haut P Vo,u ~
la corticale endocrânienne du rocher, tandis que sa paroi interne
cipalement représentée par la paroi exlerne de la fossa subammin n pri *i-
trabécules osseuses sont tendues entre la corticale Détro-mocte*j- fines
et la corticale externe de la fossa subarcuata, divisant ainsi inconml < -t dlenne
cette enorme cellule. upieterrient
Par contre, chez Cheirogaleus. la pneumatisation se montre plus C om„i
A I apophyse mastoïde correspond une grosse cellule plus ou n .
divisée, l'antre mastoïdien communiquant par un orifice étroit , " S sub -
la saillie du canal semi-circulaire horizontal, Vaditus ad s °hs
recessus epitympanique. D'autre part de nombreuses petites c?lt, V* «e
sémmées dans le prolongement pétro-mastoïdien de la crête • <iis -
peuvent être assimilées aux cellules péri antrales, cl Pital e ,
b) Groupes de l'oreille moyenne.
Comme chez Tupaia, les cellules pneumatiques de l'oreille
appartiennent aux groupes carotico-labyrinthique et labvrinth "'° y!!n ne
Parmi le premier, on distingue de très petites cellules pré^ocïué •
(1) Cotte cavité correspond par sa position A celle décrite chez Tupaia
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL
PRIMATES
169
dispersées le long du canal carotidien, dans le tissu de remplissage qui,
l'unit à la cochlée. A ce groupe il faut rattacher les nombreuses petites
cellules qui occupent la pointe du rocher, en avant du diverticule D 2 de
la cavité tympanique.
Parmi le second, les cellules se repartissent en cellules supra-cochléaires,
cellules de la crête du rocher et cellules rétro-labyrinthiques. Les cellules
supra-cochléaires, généralement volumineuses, apparaissent sous la cor¬
ticale endocrânienne du rocher, entre le conduit auditif interne et le vesti¬
bule, devant l’ampoule du canal semi-circulaire supérieur; elles envahissent,
lorsqu’elle existe, l’ossificalion de la tente du cervelet, principalement
chez Miaocebus. Les cellules de la crête du rocher, egalement volumineuses,
se groupent au-dessus de la foss i mbircuola, le long de la boucle du canal
semi-circulaire supérieur. Les cellules rétro labyrinthiques, de petite dimen¬
sion mais très nombreuses, suivent le canal semi-circulaire postérieur. Situées
sous la corticale endocrânienne, au niveau du sinus latéral, elles atteignent
la suture pétro-occipitale et rejoignent vers l'extérieur la traînée cellulaire
disposée sous le canal semi-circulaire horizontal. Chez Lepilemur, les cellules
rétro-labyrinthiques, beaucoup plus spacieuses, simplement limitées par
de fines trabécules osseuses, communiqmnt directement avec le diverticule
D 2 de la cavité tympanique.
c) Groupe de l'écaille.
La pneumatisation de l'écaille temporale reste faible, formée de très
petites cellules peu nombreuses et dispersées. L’apophyse zygomatique
est au contraire très pneumatique, les cellules qui la composent, très denses
et petites, dans toute sa longueur, augmentent de volume au niveau de
l’apophyse post-glénoïde, qui dans bien des cas ne comporte qu’une seule
cellule très vaste.
Canaux
Nous envisagerons successivement les trois sortes de canaux du temporal,
à savoir : canaux nerveux, canaux vasculaires et canaux musculaires, compte
tenu de la destination vasculo-nerveuse de certains d’entre eux.
I. — Canaux nerveux.
1° Conduit auditif interne.
Plus profond que chez Tupaia, le conduit auditif interne des Lémuridés,
à l’exception de Microccbus chez qui il reste peu développé, tend vers la
forme humaine par son aspect cylindrique englobant les deux étages supé¬
rieur et inférieur, et par la topographie de son fond.
Vasculo-nerveux, il livre passage aux nerfs facial et vestibulaire, ainsi
qu’à l’artère vestibulaire, dans l’étage supérieur; au nerf cochléaire et scs
branches vestibulaires, à l’artère cochléaire et à la veine auditive interne,
dans l’étage inférieur.
Source : MNHN, Paris
170
R. SABAN
2° Aqueduc de Fallope.
Microcebus mis à part (1), l’aqueduc de Fallope des Lémuridés cou +•*
un canal osseux complet dans lequel passent le nerf facial et W , " stl tue
stylo-mastoïdiens. aisse aux
Formé des trois portions habituelles, il traverse le rocher du f
conduit auditif interne au trou stylo-mastoïdien. La première nt- du
très courte, allant de la fossette faciale à la loge du ganglion génicute^** 011 ’
l'espace supérieur compris entre la cochlée et le vestibule. La seconde ’ ° CC - Upe
à angle droit avec la précédente, prend une direction postérieure lc C POrtion ’
inclinée vers le bas, apparaît dans la cavité tympanique en borri* 116111
recessus épilympanique, et se termine en arrière de la fenêtre ovaloJ 6 - du
sépare du canal semi-circulaire horizontal. Au niveau de la fenêt 1111 elle
le canal de l’artère stapédienne croise la deuxième portion de l’aaueH ° Vale >
La rencontre des deux canaux prend l’aspect d’un carrefour anrè 1 °
chacun d’eux reprend son individualité. Faisant suite à la deuxième ? Uel
apres un angle de 120'>, la troisième portion de l’aqueduc de Fallope r>0rti °n,
le canal de la pyramide, sauf chez Microcebus, et se termine par le trn eC ° UVre
mastoïdien. H ° u st yIo-
3° Canal des nerfs pétreux.
Partant de la loge du ganglion géniculé, un canal très court e
les nerfs pétreux dans la cavité endocrânienne où ils émergent par j-^ duit
de Fallope. De là, les nerfs traversent la fossette du ganglion de p atus
puis s’engagent à nouveau dans un canal, à l’intérieur de la sutur . Sser >
alisphénoïde. Ce canal débouche sur la face exocrânienne de la n ^ pétr °-
rocher, dans le toit du canal tubaire, en face du canal vidien 1 ° mte dl >
4° Canal de Jacobson.
Il n’existe pas de canal propre au nerf de Jacobson chez les Lém
L’entrée du nerf, qu’accompagne l’artère tympanique inférieure "i Urid ^s.
bulle auditive, se fait par le trou carotidien qui, parfois (Lemur et I P -^ ns la
présente un petit ergot individualisant son passage. Le trajet d,, PUe/nur )
celui de la carotide interne, à l’intérieur du canal carotidien lor^ Suit
dernier existe {Lemur, Lepilemur, Iiapalemur et C.heiroqaleùs'i Tï Ue Ce
gence du nerf apparaît alors dans la caisse du tympan, au niveau h < mer '
de bifurcation des artères stapédienne et entocarotide. u Point
5° Canaux de la corde du tympan.
La corde du tympan emprunte sur son trajet deux canaux or
l’intérieur des sutures, l’un postérieur dans la suture pétro-sn CUsés à
l’autre antérieur, dans la scissure de Glaser. '
Le canal postérieur amène la corde à l’intérieur de la cavité tvm
y m paniq Ue ^
(1) Chez Microcebus lo facial inscrit simplcn
dans lo toit de la cavité tympanique.
(2) Sauf chez Phaner où le canal stapédien n’oxisto pas.
1 P® 888 *® P 1 »’ une gouttière
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
171
Il prend naissance en avant du trou stylo-mastoïdien, émerge dans la caisse
du tympan, derrière la corne postérieure de l’anneau tympanique (1), puis
se prolonge par une gouttière, sur la paroi supérieure du conduit auditif
externe (portion horizontale de l'écaille), qui se termine entre l'enclume et
le marteau.
Le canal antérieur, formé par la gouttière malléolaire dans laquelle
chemine également l'artère tympanique antérieure, s’ouvre à la partie antéro-
externe du toit de la caisse du tympan, et suit la scissure de Glaser, d’abord
à l’intérieur de la suture tympano-squameuse (2) puis dans la suture pétro-
squameuse antérieure. Le canal se termine sur la paroi latérale de la bulle
auditive, au niveau de la fosse glénoïde.
6° Canal du rameau auriculaire du pneumogastrique.
Reliant la fosse jugulaire (ostium introitum) à l’aqueduc de Fallope (trou
stylo-mastoïdien) le canal du rameau auriculaire du pneumogastrique
s'enfonce, chez les Lémuridés, à l'intérieur du rocher. Par suite de l’impor¬
tante pneumatisation de la région pétro-mastoïdienne, chez Lcpilemur, ce
canal est partiellement visible dans la région postérieure du sinus hypo-
tympanique.
II. — Canaux vasculaires.
Mis à part les canaux neuro-vasculaires que nous venons d’étudier,
ainsi que les deux canaux lymphatiques (aqueducs du vestibule et du limaçon)
semblables à ceux décrits chez Tupaia, nous envisagerons maintenant les
canaux exclusivement artériels ou veineux.
a) Canaux artériels.
Canal carotidien.
Le canal carotidien abrite le système de la carotide interne. Il comprend
le canal carotidien proprement dit, le canal stapédien et le canal de l’ento-
carotide.
Premier tronçon d’entrée dans la bulle auditive, le canal carotidien est
constant chez tous les Lémuridés. Son trajet, court et rectiligne chez les
Lémurinés, conduit, le long du septum postérieur, la carotide interne, du
trou carotidien au niveau du promontoire. Également court et rectiligne
chez Microcebus, le canal se transforme rapidement en une simple gouttière.
Par contre, chez Cheirogaleus et P/ianer, sa longueur s'accroît par suite du
déplacement vers l'arrière du trou carotidien. Il forme alors une large boucle
visible dans la partie postérieure du sinus hypotympanique. Toutefois,
chez Phaner, le canal, interrompu sur le septum postérieur, se continue
par une gouttière.
(1) Le passage de la corde n’inscrit aucune gouttière sur la face interne de l'anneau.
(2) La face interne du bras antérieur de l'anneau tympanique montre une large et impor¬
tante dépression représentant la gouttière malléolaire.
Source : MNHN, Paris
172
R. SABAN
Au niveau du promontoire, le canal carotidien ou la gouttière
remplace se scinde normalement en deux pour donner un canal q . Ul ,e
et un canal de l'entocarotide, sauf chez Phancr où l'artère stanédienrJT t ! dien
défaut, cette ramification n’existe pas. J ne lais ant
Le canal stapédien remonte sur la cochlt'e, le long de la r™a,,
el se présente devant la feni'tre ovale qu'il franchit entre les branoi, rOI ‘ de
retrier, cher Lemm et Hapakmur, pour s'aboucher ensuite avec la deu?! <le
portion de I aqueduc de Fallope, dans lequel il constitue le earrefo n enie
précédemment. Après la traversée de l'aqueduc, le canal stapéïm 5 écrit
viduahse a nouveau, borde le recessus é|)itympanique, traverse îê , lndi -
hjmpam , puis se termine dans l’endocrâne OU il débouche sur le hoci ' frn ’ r >
*“"“*“* J " ' rricre du trou
lympani, puis . .._ .... wu » ucuuuene sur le bord int
de la gouttière du sinus petro-squameux, en arrière du trou i.ost-nuJ « f r
Dans le cas de Lepilemur el Chehoya/eu.s, le canal stapédien s »
interruption pendant la traversée de la fenêtre ovale Chez Mirrn ^ Une
canal est partiellement remplacé ,,ar une goutliérc se terminant suri* 1 ?'
inferieur de la fendre ovale, tandis qu'il reprend, sur le bord opposé . b ° r d
son trajet normal. 1 ' e * su ivant
Le canal de l’entocarotide comprend plusieurs tronçons le
très court, situé dans le prolongement du canal carotidien et rani^ ernier ’
remjilace par une gouttière, gravit vers l'avant la face externe de ,l CIVle nt
jusqu'au pied du septum longitudinal. Cette portion de canal «A C °^ h,ie
cependant à une simple gouttière chez Microccbus et Plumer J Vntr, r ° fluit
Mnar 86 enS1 " te ’ à rintérie,,r <hl se I' u "n longitudinal, dans un nou° tide
Deux cas se présentent alors :
— soit que le canal de l'entocarotide traverse le lepmen Ipmpani
dans endocrâne où ,1 apparail déhiscent sur la face cérél.rmê mer 8e
pendant la traversée île la fossctle du ganglion de Casser, puis rmr M1 î? Cher
trajet dans 1 épaisseur de l’aüsphénoîde jusqu aux abords de Kn** . SOïl
cique (Lemunncs) ; la sel *e tur-
• ~ 5“? ' e Ca " aI dc ,,entoc arotide longe le toit de la cavité
nique (1) et du canal tubaire, pour ressortir dans l'orifice tnhnirf tyiT »Pa-
du trou déchiré antérieur (Cheirogaléincs). e ei » face
b) Canaux veineux.
1° Aqueduc de Verga.
L’aqueduc de Verga, de longueur variable chez les Lémnrî i •
toujours constant, recouvre, dans la jiarlie postérieure de la face -
du rocher, la suture pétro-squameuse, et loge le sinus pétro
s'abouche au niveau du coude supérieur du sinus latéral et senr 1 X ' U
avant, jusqu'au trou jiost-glénoïdien, jiar une large gouttière dan i 8e
débouche l'orifice endocrânien du canal stapédien. lac IUeli e
Chez les Lémurinés, un système de canaux passant au milieu de
pneumatiques de la région pétro-mastoïdienne relie cette gouttière Ce,lu, «? s
au s i*xus
(X) Cheirogaleus montre une déhiscence & ce niveau.
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL
PRIMATES
173
latéral. Un premier canal, de direction antéro-postérieure, va de la partie
antérieure de la gouttière jusqu’au niveau du trou stylo-mastoïdien où il
se termine dans une cavité de morphologie complexe. Cette cavité, située
sous le canal semi-circulaire horizontal, reçoit un canalicule veineux prove¬
nant du fond de la fossa subarcuala ; puis se prolonge en arrière par un
nouveau canal débouchant dans le sinus latéral. Ce système de canaux abrite
la veine sigmoïdo-antrale.
2° Canal post-glénoïdien.
Le canal post-glénoïdien, d'un important diamètre chez les Lémuridés,
abrite la veine post-glénoïde, terminaison du sinus pétro-squameux. Il
fait communiquer l'endocrâne avec l’exocrâne où il s’ouvre par le trou
post-glénoïdien, mais présente chez Phaner une petite dérivation latérale
secondaire qui débouche au-dessus de l’apophyse post-glénoïde.
111. — Canaux musculaires.
Les deux muscles des osselets de l'ouïe, muscle de l’étrier et muscle du
marteau, sont généralement protégés par une paroi osseuse formant, pour
le premier le canal de la pyramide et pour le second le canal du muscle du
marteau.
Le canal de la pyramide constitue un cul-de-sac allongé, accolé à la
troisième portion de l’aqueduc de Fallope, avec laquelle il communique
par un étroit pertuis pour le passage d’un filet nerveux provenant du facial.
Son extrémité postérieure est en relation avec l'exocrâne par un minuscule
orifice dans lequel passent les vaisseaux destinés au muscle, tandis que
son extrémité antérieure libère, à l’intérieur de la caisse du tympan, le tendon
du muscle de l’étrier.
Quant au canal du muscle du marteau, celui-ci est représenté par une
gouttière s’élargissant dans sa partie postérieure où elle est limitée par un
bord relevé, devant la fenêtre ovale. Située dans le toit de la cavité tym-
panique et dans l'axe du canal tubaire, elle s’accole à la face externe de la
cochlée et longe en partie le septum longitudinal.
La gouttière malléolaire, que nous avons vu chez Tupaia abriter le
muscle du marteau, ne contient plus, en dehors des éléments vasculo-nerveux,
que le ligament antérieur et l'apophyse gracilis du marteau.
RAPPORTS VASCULAIRES
Les deux systèmes vasculaires directement en rapport avec l’os temporal
sont représentés par le système carotidien (artériel) et le système jugulaire
(veineux).
Source : MNHN, Paris
174
<■ SABAN
1° Système carotidien
(fig. 35 A-36 A)
La division de la carotide commune aux abords de Ja bulle auditi
£ail chez les Lcmuridés de façon complexe suivant deux types diiT*
selon que l'on ait à faire aux Lémurims ou aux Cheirogaléinés ( 1 )
r ent s
a) Chez Lemur (fig. 35 A), la carotide externe se sépare du tronc comm
au niveau de 1 articulation de l'allas, laissant un tronc postérieur mun '
court (2), le sinus carotidien d’où partent, d’arrière en avant • l’artèr très
pitale, la carotide interne ainsi que deux fines artères jumelées I ’ ° Cci ~
ces deux dernières artérioles (3) donne un rameau mûiinoé postérieur 116 de
qu’un autre destiné à la cavité tympanique (artère tympanique infW aiIlsi *
tandis que la seconde (rameau tubaire) se dirige vers'la troinpe d'P . eure )-
La carotide externe, d’assez gros calibre, se dirige en avant de 1 aChe -
auditive, où elle donne deux branches, la faciale et la linguale tan-?’ bll,le
la branche terminale (maxillaire interne) remonte vers le méat ^ qUe
externe. Sous ce dernier s’en détache l’auriculaire postérieure en au<lit if
et la temporale superficielle, en avant. A leur tour ces deux artères H arriè re,
respectivement : l’auriculaire profonde qui emprunte le conduit ° nnent
externe, et l’artère stylo-mastoïdienne qui pénètre dans l’aqueduc de p Uditi f
par le trou stylo-mastoïdien, pour la première ; l’auriculaire antérienJ a,lo Pe
la seconde. Quant à la maxillaire interne, celle-ci croise la veine post f• p ° Ur
et suit la scissure de Glaser, où s’en sépare la tympanique antérieure' 8,fn ° ïcle
La carotide interne, après avoir pénétré dans la bulle auditive à 1W •
du canal carotidien, se divise sur le promontoire en artère stanéri’ 6neur
qui joue le rôle d’artère méningée moyenne, et en entocarolide nof 0 " 6 < 4 >
dans 1 endocrâne le cercle de Willis aux abords de la selle turcique 4 re J°int
.*> < ?!' e2 Chmogalem (fig. 36 A). „o„ s avons, par suite de la mon* ,
particulière de la bulle auditive, et surtout par la présence du trn,, a? °«e
anterieur, une topographie du système carotidien différente de colle „ aéc hiré
chez Lemur. enc °ntré e
Les diverses branches que donne Ja carotide commune se son
celte dernière à proximité de la bulle auditive. Nous avons ainsiT 6 ,* 11
rieur vers l’extérieur : la thyroïdienne supérieure (5), la carotid 6
une artère de fort calibre (aussi importante que la précédente’» 6Xtertl e,
appellerons pour simplifier carotide antérieure, l'occipitale «r i qUe
interne. Ja Car oti(j e
La carotide externe se dirige en avant de la bulle auditive où oli ,,
3 branche antérieure qui se subdivise rapidement on nriA^“ ,
une branche antérieure qui se subdivise rapidement" en*artères faci^ 0 *
" LemUT 6t Ze Pilemur d’uno part, Cheirogaleu* et Af -
(1) Nos dissoctions ont porté
cebus d’autre part.
(2) Voir à ce sujet Ask-TJpmark (1035).
(3) Il semble que l’on puisse assimiler ce rameau
(4) L'artère stapédienne est du même calibre que I
(5) L'artère thyroïdienne supérieure se détache bel
'•ne Ascendante,
s chez Lemur
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
175
A : système artériel. 1, auriculaire profonde ; 2, stylo-mastoïdienne ; 3, entocarotide ;
l_ gtapédicnne ; 5, auriculaire postérieure ; 6, tympanique antérieure ; 7. maxillaire interne ;
S, auriculaire antérieure ; !), carotide interne ; 10, tympanique inférieure ; 11, rameau tubaire ;
12, linguale; 13, faciale; 14, thyroïdienne supérieure ; 15, carotide externe; 16, carotide
Commune ; 17, sinus carotidien ; 18, méningée postérieure ; 19, occipitale ; 20, temporale
superflciellc.
B: système veineux. 1, stylo-mastoïdienne; 2, auriculaire postérieure; 3, sigmoïdo-
antrale ; 4, sinus pétro-occipital ; 5, occipitale superficielle ; 6, plexus tubaire ; 7, auriculaire
antérieure ; 8, mastoïdienne ; 9, sinus latéral ; 10, occipitale profonde ; 11, sinus pétro-
squameux ; 12, temporale superficielle ; 13, temporale profonde ; 14, plexus ptérygoïdien ;
15, jugulaire interne ; 16, sinus pétreux supérieur ; 17, jugulaire externe ; 18, linguale ;
19, faciale; 20, anastomose linguo-faciale ; 21, anastomoses linguo-post-glénoïdienne ;
22, sinus pétreux inférieur ; 23, maxillaire interne ; 24, post-glénoïdienne.
Source : MNHN, Paris
170
R. SABAN
linguale, tandis que la branche terminale (maxillaire interne)
sur la bulle auditive, vers le méat auditif externe. Sous ce dernier em ° nt e
naissance : a) l’auriculaire postérieure d’où sont issues, près du nié P renrie nt
l’auriculaire profonde et l'artère stylo-mastoïdienne;’ b) J’auriculai 3Uditif »
rieure ; c) la temporale superficielle, à l’endroit où la maxillaire • anté ~
se coude vers la fosse mandibulaire. La maxillaire interne suit alors 1 latern e
de Glaser au-dessus de laquelle s en détache la lympanique ant^;» SUre
La carotide anterieure est une grosse artère de môme caiihr CUre -
précédente. Son trajet suit la suture pétro-basi-occipitale le Ions H e ï que la
auditive. Dirigée vers l avant, elle pénètre dans l'endocrâne à 1r * bulle
trou déchiré antérieur, après avoir émis deux artérioles l’une ri a Y? rs le
la trompe d’Eustache (rameau tubaire), l'autre remontant S ur i ée à
auditive et se terminant par deux rameaux : un antérieur irri bull e
ptérygoïdiens, et un postérieur aboutissant aux muscles stvliens lgUant les
De la carotide interne, se détache très rapidement une artériole ,i
au ventre postérieur du digastrique. Ce rameau gravit l a paroi H 7 est,I »êe
auditive jusqu’au cérato-hyal, puis se coude vers l’arrière el ionoe 'Z 1? bulJ e
Ensuite la carotide interne suit b< paroi postérieure de la bulle
puis s engage dans le canal carotidien après avoir donné à Di-nv*
trou déchiré postérieur une méningée postérieure qui pénètre' do» ,* té d u
crâne par cet orifice. A I intérieur de la bulle auditive, la carotide t 1 end <>~
entocarotide contourne la cochlée vers l’avant puis longe le teit
lu tympan ainsi que celui du
i travers l’orifice tubaire, au
jetti
du tympan ainsi que celui du canal tubaire pour .s’extérioriser à* 3 Cais se
à travers l’orifice tubaire, au niveau du trou déchiré antérieur\ n °" Ve au,
dans la carolide antérieure. Sur le promontoire s’en délooK eUe se
Cheirogaleus et Microcebus exclusivement (1), une très fine art '’ cbez
dienne donl le trajet suit, après avoir traversé les branches de 1 ^+ Sta P^-
recessus épityinpanique et pénètre dans l’endocrâne où elle se te• Cr > le
mine en
épityinpanique
rameau méningé.
(1) L'artère stapédienno fait défaut cliez Plumer.
Fia. 30. — Cheirogaleus. Schéma dos rapporte vasculaires do l’os temporal
interne'.'il l Tv f0,Ule - ; 2 ’ «^Jo-mastoldienne ; 3
„„„„ . ... rameau VuÆlirmmTau w r ° 5 ,
u digastrique ; 13, temporale sûporltoiclte \t 'owiniLuV.T ofci de
■.. >«.
• t ' h yroï-
dienne ; i, émissaires du sinus caverneux ; 5, temixiralesuperflctene^B^l^^li,
7, temporale profonde ; S, maxillaire interne ; (I, plexus ptérvBoïdiôn •in•‘"tico-orbitT^°»'
meux ; 11, sinus latéral ; 12. mastoïdienne ; 13, occipitale profonde " i , 10 \ 8mua Pétro^' 1 ' 0 5
rieur ; 15, sinus pétro-occipital ; 10, jugulaire interne ; 17, thyroïdienne’ ■un*.™’ 18 pétr er 1 ^î*'î»-
1U, linguale; 20, sinus pétreux supérieur; 21, jubilaire eXnë 1 ‘ eUreil8 .fa C ^'
B: Système veineux. 1, auriculai
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
177
Fig. 30.
Mémoires dc Muséum. — Zoologie, t. XXIX.
Source : MNHN, Paris
178
H. SAUAN
-° Système jugulaire
(fig. 35B-36B)
Le réseau veineux qui draine le sang de l’encéphale est, en gros, rem- '.
sente chez les Lémuridés, comme nous l'avons vu chez Tupaia, par le s' °~
latéral, 'e sinus pétro-squameux, le sinus caverneux et les sinus P tti nUS
inférieur et supérieur (1), se déversant, soit dans la veine jugulaire j n t e eUx
soit dans la veine jugulaire externe. Ces deux systèmes jugulaires montre* 1 ?’
d'autre part, une topographie légèrement différente entre les I .*
et les Cheirogaléinés. mun ne s
a) Chez Lemur (lig. 3G A) nous signalerons tout d'abord une dérivât’
du sinus pétro-squameux passant en arrière du trou auditif externe dtl ° n
les corticales externes écailleuse et pétro-lnastoïdienne. Cette dériv r* US
prend naissance dans le sinus pétro-squameux, en arrière du trou atlCn
glénoïdien interne, i)asse sous le canal semi-circulaire horizontal oii P °l!~
reçoit la veine sigmoïdo-antrale, puis se déverse dans le sinus latéral 6 le
La jugulaire externe (2), très superficielle, sert principalement de dk
soir au sinus pétro-squameux, qui se transforme en veine post-slénoïd Ver ~
à travers le trou post-glénoïdien. Celle dernière, de fort calibre? reçoit nUe
abords du trou post-glénoïdien, la temporale superficielle et l’a max’n^*
interne formant le plexus ptérygoïdien ; sous le méat auditif externe >7 aire
culaire postérieure grossie de la stylo-mastoïdienne, et l’auriculaire auri ~
rieure. De plus une double anastomose s'établit entre la veine post „, anté -
dienne et la veine linguale. Le tronc de la jugulaire reçoit en deho?? h *'
région temporale, l'importante veine faciale également anastomosé? ° e la
la linguale. e avec
La jugulaire interne forme avec la veine linguale un tronc en m
de faible calibre, situé à côté de la carotide. La jugulaire interne miT1Un
nuation du sinus latéral, reçoit au sortir du trou déchiré postérieur î C °. nti ~
pétreux inférieur et la veine condylienne. Du trou déchiré postéri 16 SinUs
trajet suit la suture pélro-basi-occipitale jusqu’au sinus carotidien 6 ^’ , S ° n
longe dans un plan inférieur, puis le contourne pour le croiser par ri qu ’ ell e
à ce niveau elle reçoit la veine occipitale profonde grossie de la veine él . SUs ;
mastoïdienne provenant du sinus latéral à travers le trou mastoïd' SSaire
anastomose pouvant être homologuée au sinus pétro-occipital relie 16 ?’ ^ ne
de la suture pétro-basi-occipitale, la jugulaire interne à la linguale’ n lon 8
l'orifice tubaire, l'anastomose se transforme en plexus tubaire da , Vant
aboutit la veine de la trompe d'Eustache. ns * ec luel
b) Chez Cheirogaleus (fig. 36 B) la jugulaire externe, de gros o
draine le sinus pétro-squameux. Elle reçoit au sortir du trou post-m • a,lbr e.
où elle forme la veine post-glénoïdienne, les temporales superû«?°jï^ e,:i »
..i^sL-gicnoïH
temporales superficielle
(1) Le sinus pétreux supérieur, que nous avons observé sur nos mn I
oit l’arête du rocher et reçoit au-dessus du trou auditif interne la veine
(2) Chez Lemur calta le tronc do la jugulaire externe est dédoublé Vc
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL
PRIMATES
179
profonde, la maxillaire interne et la zygomatico-orbilaire réunies en un
plexus, ainsi qu’une veine émissaire du sinus caverneux ; sous le méat auditif
externe, l’auriculaire postérieure, grossie de la veine stylo-mastoïdienne.
De plus la maxillaire interne reçoit également, le long de la scissure de Glaser,
une autre veine émissaire du sinus caverneux. Ces deux veines émissaires
proviennent du trou déchiré antérieur. A la périphérie de la bulle auditive,
la veine faciale se déverse dans la jugulaire externe.
La jugulaire interne, beaucoup moins importante que la précédente,
fait suite au sinus latéral et reçoit au sorlir du trou déchiré postérieur le
sinus pétreux inférieur el la veine condylienne. Au niveau du sinus caroti¬
dien s’y déversent l’occipitale profonde grossie, de la veine émissaire mastoï¬
dienne, et une veine émissaire du sinus caverneux provenant du trou déchiré
antérieur, pouvant être considérée comme le sinus pétro-occipital.
H. INDRIDÉS
Cette famille comprend trois genres actuels, Indri, Propithecus et Avahi,
parmi lesquels le dernier se distingue par sa taille réduite.
Nous baserons notre description sur Indri auquel nous comparerons
les deux autres genres (PI. X à XII).
MORPHOLOGIE EXOCRA N IE N N E
1° Écaille
a) Portion verticale.
L’écaille conserve toujours une faible participation dans la formation
de la boîte crânienne des Indridés, toutefois sa hauteur augmente quelque
peu chez Avahi, tel que le fait ressortir le calcul de l’indice moyen de l’écaille :
Indri 27,3, Propithecus 27,7, et Avahi 33.
La suture écailleuse, en général rectiligne ou très faiblement arquée
ne présente pas d incisure pariétale. Dans la région ptérique, le contact
sa fait toujours entre l'écaille el l’alisplunoïde (ptérion en H). La suture
pétro-squameuse postérieure (1) se confond avec le prolongement de la
crête occipitale. Ce prolongement forme une crête à arête vive chez Indri,
beaucoup plus estompée chez le Propithèque et d'aspect très différent chez
Avahi, par la forte pneumatisation de cette région, comme nous le verrons
par la suite. Un nombre variable d’orifices vasculaires, répartis en supra-
squameux et supra-glénoïdiens, perforent chez Indri la portion verticale
de 1 écaille, tandis que chez le Propithèque seuls subsistent les orifices supra-
squameux, traversant la suture écailleuse. Ces orifices n’existent pas chez
Avahi.
(1) Sa trace reste souvent visible chez Indri.
Source : MNHN, Paris
180
n. SAUAN
b) Portion rétro-méatique.
Beaucoup plus importante chez les Indridés, la portion rétro-méati
de l'écaille prend un aspect bulleux, très fortement accentué chez Avahi
La linea lemporalis, qui en forme sa limite supérieure, devient courte •'
très accusée, formant un large auvent au-dessus du méat auditif evt ma * s
L’emplacement de l’épine de Henle est marqué, chez Indri et Prooith*^'
par une crête courbe beaucoup plus développée dans le premier genre CCUS *
c) Portion horizontale.
La portion horizontale de l'écaille comprend l’apophyse zveomaf
et sa racine transverse. °™atxq Ue
L’apophyse zygomatique, très robuste et très écartée du crâne i
les trois genres, limite une très large fosse temporale. Elle s’articule ° atls
l’os malaire par une suture zygomalico-malairc en biseau, tronquée a VGc
partie antérieure. Son bord supérieur, en dos d'âne, infléchi en son - - Sa
s'oppose au bord inférieur très court, marqué par une profonde écha” 11 ^ 611
glénoïdienne et par le tubercule zygomatique antérieur. ancr ure
En norma basalis, la racine fransverse de l'apophyse zygomatim
montre très déprimée dans sa partie centrale. La crête sous-tempor») Se
la limite extérieurement est plus acérée chez Propithecus et A» / • CJui
chez Indri. Le condyle temporal, toujours bien indiqué, se relève fort <IUe
, deux extrémités externe (prolongement du tubercule zvenm? ent
. . _-J's ui natio
antérieur) et interne, libérant en avant une large surface
triangulaire et plane. Le versant interne de l ap'opltyse zyg'émattau
e antérieur et le condyle ,,,,,,‘r JJ
.; L l ®Waié
sente entre le tubercule zygomatique anté rieuretle'Snd^^rSnï^-
spacieuse pour 1 insertion du masseter. En arrière du condyle l a f SSe asse z
noïde, Lrès creuse, étroite et comprimée entre le condyle et l’ a ° SSe
post-glcnoïde, prend l’aspect d’une petite calotte sphérique. Che^° P ( hyse
et Propithecus nous avons rencontré des perforations vasculaires ci *
position et volume variables, traversant la fosse glénoïde et commi U ° ml>r e,
soit avec le canal post-glénoïdien, soit avec son orifice endocrânien
physe post-glénoïde, transversale, lamelliforme, se situe à l'ext" ’• a t‘°-
plan du méat auditif externe. Elle se soude à la bulle auditive i)ar tneUr c,u
interne étalé, qui fait suite à la scissure de Glaser. Sur son versant S<>1 \ b ° r d
s’ouvre le trou post-glénoïdien (2), précédé d'une large gouttièret térieur
à former, chez Aoohi, un canal avec le bord antérieur du méat auditif . dai *t
Nous étudierons successivement la région pétro-mastoïdienn„
bulle auditive. e
(1) Chez Avahi, la portion rétro-mfiatiquo englobe la linea lemnoralü, M i
do la crfite occipitale. 1 le Prolog
(2) O.'illco dédoublé chez Propithecus.
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
181
a) Région pétro-mastoïdienne.
De contour triangulaire, la région pétro-mastoïdienne des Indridés
ne s’élève pas au-dessus du niveau supérieur de l’écaille par suite de l’absence
d’incisure pariétale. Sa surface, légèrement soufflée (surtout chez le Propi-
thèque) est encaissée entre le prolongement de la crête occipitale, formant
un torus occipital, et l’apophyse para-occipitale, très importante dans les
trois genres, mais surtout chez Indri.
En avant, le torus occipital se termine par une apophyse mastoïde encore
peu volumineuse mais très nette (1), surplombant une fosse d'insertion
musculaire, fosse perforée d'un étroit pertuis chez Indri. La zone d'insertion
du digastrique occupe la partie inférieure de la région pétro-mastoïdienne.
Généralement concave et lisse, en forme de gouttière (rainure digastrique),
chez Indri et Avahi, elle se montre plus étalée, avec des rugosités chez le Pro-
pithèque, sa limite postérieure étant constituée par l’apophyse para-occipi¬
tale. Le trou mastoïdien s'ouvre toujours dans la partie supérieure de la
suture pétro-occipitale, au-dessus de la racine de l'apophyse para-occipi¬
tale. Un autre orifice vasculaire, de faible diamètre, apparaît au meme
niveau sous la partie temporale du torus occipital.
b) Bulle auditive.
Constitution de la bulle
Très volumineuse, de tendance sphérique, la bulle auditive des Indridés
est constituée, comme nous l'avons vu chez les Lémuridés, par une expansion
pétreuse repliée sur elle-même. Elle présente d'autre part les mêmes rapports
avec les os voisins, mais en diffère par la minceur de sa paroi et le volume
plus important de sa cavité pneumatique. Les muscles styliens et le digas¬
trique impriment, chez Indri, leurs traces sur la paroi de la bulle sous forme
de deux larges gouttières longitudinales, l'une externe, l'autre postéro-
interne, tandis que dans les deux autres genres, seule la gouttière externe
des muscles styliens persiste. La paroi latérale de la bulle présente une
zone boursouflée, sous le méat auditif externe, devant la gouttière des muscles
styliens. Cette zone, plus étendue chez Indri, affecte soit une forme rectan¬
gulaire (Indri) soil celle d'un triangle la pointe en bas (Propithèque et
Avahi). Chez Avahi le bord postérieur du triangle constitue une forte crête
se prolongeant jusqu'à l’extrémité antérieure de la bulle (2), limitant ainsi
la gouttière stylienne. Un léger méplat interne de cette zone, en bordure
du méat auditif externe, représente un début de conduit auditif externe
(plancher), situé dans le prolongement du bord inférieur de l'anneau tympa-
nique. Il n’y a pratiquement pas de rrcessus mealus, la membrane fibro-
(1) Chez Avahi, l’importante pneumatistaion de la portion rétro-méatique de l’écaille
atteint l’apophyse mastoïde, donnant b. cette dernière un développement important.
(2) Extrémité formée par une crête épineuse située en face de l’apophyse ptérygoïde
interne.
Source : MNHN, Paris
182
R. SABAN
cartilagineuse reliant l’anneau au méplat étant en continuité avec le cnn,i *,
auditif cartilagineux. Ur *-
Quoique plus écartées l’une de l’autre par un plus large basi-occinit
chez Indri et Propithecus que chez Avahi, l’angle formé par les deux bull
auditives reste, dans les trois cas, voisin de 60°. Ues
Orifices
1° Orifices principaux.
a) Trou carotidien. — Le trou carotidien occupe, chez Indri et P
thecus, une position latérale, externe par rapport au trou déchiré postéH° Pl ~
tandis que chez Avahi il devient beaucoup plus postérieur, s'ouvrant CUr ’
dessus du trou déchiré postérieur. Dans le premier cas il forme un ensemKV"
avec le trou stylo-mastoïdien et la fossette stvlienne, ces trois orifir-A* e
très près l’un de l’autre. " es etï *nt
L’orifice du canal de Jacobson apparaît généralement distinct du r
carotidien sauf chez Indri oü parfois il n'est isolé que par une petit ■
osseuse traversant le trou carotidien. e Pine
b) Orifice tubaire. — L'orifice tubaire dirigé suivant l’axe de la 1
auditive débouche dans la fosse rhinopharyngienne du côté inter ÜU le
l'apophyse ptérygoïde interne. ne de
L’extrémité antérieure du canal carotidien qui parcourt la suture
alisphénoïde, débouche à l'extrémité de la pointe du rocher, puis se proI >Ctr °~
chez Indri, sur J'alisphénoïde par une fine gouttière sé terminant h Se ’
l’orbite par un court canal alisphénoïde; cette gouttière se trancfv... dans
canal chez Propithecus et Avahi. rtTle en
c) Méat auditif externe. — De tendance circulaire, le méat auditif
est en général elliptique, à grand axe vertical, par suite du dévelonn ern °
de son bord antérieur. Toutefois, chez Indri, le méplat que fait S o ei r ent
inférieur lui donne parfois un aspect elliptique à grand axe horizontal*
2° Orifices secondaires.
a) Orifice du canalicule de /’artère auriculaire profonde. — Contra’
aux Lémuridés, l’artère auriculaire profonde des Indridés pénètr^îî 6 * 11
la cavité tympanique en empruntant un canalicule situé sous le' méat 6 dans
externe. Chez Avahi, le canal est souvent remplacé par une simple
crure du bord inférieur du méat. * e ec «an-
b) Canal de Jacobson. — Comme nous l’avons déjà signalé ]> •
d’entrée du canal de Jacobson se distingue, chez les Indridés, du tr ° rxf * Ce
lidien sauf, parfois, chez Indri où il n'en est qu'incomplètèment° U - Car °-
sé Paré.
c) Fossette slptienne. — Beaucoup plus vaste chez Indri que da
deux autres genres, la fossette stylienne est toujours précédée d’une S * es
6 lar ge
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
183
gouttière. Elle se situe au-dessus du canal carotidien chez Indri et Propi-
thecus tandis qu’elle s’en éloigne chez Avahi où elle devient plus inférieure.
L'apophyse styloïde, d’allure triangulaire chez Indri, et en forme de baguette
chez Propithecus et Avahi, la recouvre. Chez Indri la fossette communique
avec la caisse du tympan par un fin pertuis.
Nous avons, d'autre part, observé chez le Propilhèque l’ossification du
tympano-hyal qui se présente sous forme de bouton, à surface articulaire
circulaire, solidement attaché au fond de la fossette.
3° Orifices périphériques.
a) Gouttière malléolaire. — Comme chez les Lémuridés, la gouttière
malléolaire chemine dans la scissure de Glaser. Son ouverture exocrânienne,
de situation variable, est en général équidistante de la fosse glénoïde et
du trou ovale. Souvent une petite gouttière, parfois recouverte d’un pont
osseux, la précédé.
b) Trou stylo-mastoïdien. — Situé entre le bord postérieur du méat
auditif externe et l’apophyse mastoïde, le trou stylo-mastoïdien, large et
circulaire, englobe (à l’exception d 'Avahi, chez qui il se trouve en avant)
l’orifice du canal postérieur de la corde du tympan. Ce dernier s’ouvre à
proximité du trou stylo-mastoïdien, dans la paroi antérieure de la troisième
portion de l’aqueduc de Fallope.
Nous avons signalé chez Indri, une fosse d'insertion musculaire, située
sous l’apophyse mastoïde. Cette fosse a sa paroi inférieure adjacente à
celle de l'aqueduc de Fallope.
c) Trou déchiré postérieur. — De tendance circulaire chez Indri et Propi-
thecus, le trou déchiré postérieur prend l'aspect d’une large fissure chez
Avahi. Dans les deux premiers genres l’occipital émet une petite languette
osseuse présentant une faible surface d’accolement avec la bulle, isolant
ainsi l’orifice de sortie du sinus pétreux inférieur. Chez Avahi, où cette
languette n’existe pas, le sinus pétreux inférieur débouche parfois dans le
trou déchiré postérieur dont il est cependant, en général distinct.
L’ostium introitum, normalement situé dans l'angle externe du trou
déchiré postérieur, s’extériorise parfois chez le Propithèque et Indri sur la
paroi de la bulle, plus ou moins près du trou carotidien.
Le long de la suture basi-oceipitale qui recouvre le canal du sinus pétreux
inférieur s’ouvrent, de façon plus ou moins constante, un ou plusieurs orifices
vasculaires communiquant avec le sinus.
3° Tympanal
Comme chez les Lémuridés. le tympanal des Indridés est constitué par
un anneau presque complet, solidement fixé par son bras postérieur, qui
présente une large surface d'accolement avec l’écaille (1), en avant du trou
(1) La face interne du bras postérieur est traversée, A ce niveau, par la gouttière du canal
postérieur de la corde du tympan.
Source : MNHN, Paris
184
R. SA BAN
marquée par la gouttière malléolaire, s'appuie contre le septum transver ,
de la bulle auditive. Entre ces deux points de fixation l'anneau, libre à 1" r •
rieur de la bulle, s'élargit vers l'extérieur par le développement du I? ,
externe du sillon tympanique. Dor< ‘
L’inclinaison de l’anneau tympanique sur le plan sagittal a pour val
10“ chez A valu, 18° chez Propithecus et ISO 1 chez Indri, tandis que l’J^ :
que fait sa direction postéro-antérieure avec ce même plan est de 1 r ,o , 8 c
Propithecus, 20° chez Avahi et 2:5° chez Indri. c nez
MORPHOLOGIE ENDOCRAN IEN NE
1° Écaille
En vue endocrânienne, l'écaille, presque totalement recouverte
pariétal, n’apparaît que dans une portion restreinte de sa partie antéri le
au-dessus de l'incisure sphénoïdale. Elle n'oiïrc ainsi que des rapport lGUre ’
réduits avec le lobe temporal du cerveau. ‘ 1 ts tr ès
La suture pétro-squameuse interne, toujours synostosée, qui
l’écaille du rocher, ne laisse au fond de la gouttière du sinus pétro-soii S ° I>are
qu’une trace cicatricielle, seulement visible chez Indri. Cette uoi^ 611 *
comprise entre le trou post-glénoïdien et le sinus latéral, est reen Uère >
sur presque la totalité de son trajeL par un large pont osseux issu du " Verte
tal (1) et non du rocher comme chez les Lémuridés, formant ainsi i-.. r>ari ê-
de Verga. a( lued Uc
En avant de l’aqueduc de Verga, la gouttière du sinus pétro-senm,
s élargit pour former une fosse comprenant : sur le bord externe lesn^ eUx
vasculaires communiquant avec la fosse glénoïde (Indri et Wnn/î. llCes
seulement), au centre l'orifice endocrânien du canal post-glénoïdi ttleciJs
le bord interne, près du trou post-glénoïdien, l’orifice de sortie du ca* 20 ’) Sllr
pédien. La fosse se prolonge en avant par une large gouttière vas* î W
aboutissanl au trou crânio-orbitaire, profondément creusée sur la fn • < U a * r c
crânienne de l’écaille. ace ei *do-
2° Rocher
Les deux faces endocrâniennes du rocher forment entre elles un
d’environ 90". L’arête du rocher qui les réunit, beaucoup plus akm ■ dre
Indri et Propithecus que chez Avahi, surplombe la gouttière du sinus nAt ° hez
supérieur, surtout bien marquée dans la partie postérieure, près di tr . eilîi
latéral. A la partie antérieure de l'arête se développe une important U Sinu s
cation en « crête de coq » de la tente du cervelet, formant un pont c ° ssir *-
au-dessus du trijumeau ( tingula ). COtr, plet
(1) Chez Indri, la partie antérieure du toit de l’aqueduc de Verga est cependa e
constituée par une expansion du rocher. 1 ' aan t Parfoj^
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
185
L’axe du rocher fait avec le plan vestibulaire horizontal un angle d’une
valeur moyenne de 60° tandis que l'angle bi-pétreux oscille aux environs
de 80°.
a) Face cérébrale.
La partie antérieure de la face cérébrale du rocher est entièrement recou¬
verte jusqu’au niveau du trou post-glénoïdien et de l’hiatus de Fallope par
une large expansion de l’alisphénoïde. Cette expansion n’atteint pas l'arête
du rocher mais borde la fossette du ganglion de Gasser comprise entre l’hiatus
de Fallope et le trou ovale, où apparaît la déhiscence du canal de l’ento-
carotide (1).
L’eminenlia arcuala occupe la partie moyenne de la face cérébrale, tandis
que la partie postérieure se termine au contact du pariétal (2) pour former
avec ce dernier le toit de l'aqueduc de Verga.
b) Face cérébelleuse.
Le contour général triangulaire de la face cérébelleuse du rocher offre,
chez les Indridés, un aspect plus ramassé que chez les Lémuridés. La gouttière
du sinus pétreux inférieur lui sert de limite inferieure, de la pointe au trou
déchiré postérieur. En avant de ce dernier, une expansion du rocher, géné¬
ralement importante (surtout chez Propilhecus et Avahi), recouvre le
sinus qui passe alors dans un canal complet creusé à l’intérieur de la suture
pétro-basioccipitale.
Dans la partie moyenne de la face cérébelleuse s’ouvre le méat auditif
interne, méat presque circulaire, légèrement évasé en avant et prolongé
par un conduit auditif interne chez Indri et Propilhecus. Par contre chez
Avahi , le conduit auditif interne étant moins profond, le méat auditif se
trouve plus étalé en hauteur, faiblement étranglé au niveau de la crête
falciforine. Le fond du conduit auditif interne présente une morphologie
semblable, dans la disposition des fossettes, à celle décrite chez Lemur ;
cependant, chez Indri et Propilhecus , la crête falciforme est beaucoup
plus accusée que chez Avahi, tandis que le toit du conduit auditif masque
l'étage supérieur.
En arrière du trou auditif interne s’ouvre la fossa subarcuata, spacieuse,
bordée par le canal semi-circulaire supérieur en saillie sur le plan de la face
cérébelleuse. L’arête du rocher forme un auvent au-dessus de son ouverture.
La paroi interne de la fossa subarcuata est modelée par les canaux semi-
circulaires horizontal et postérieur qui entourent ainsi de petites dépressions.
La limite postérieure de la face cérébelleuse se fait, comme chez les Lému¬
ridés, par le sinus latéral compris entre l'orifice postérieur de l’aqueduc de
Verga et le trou déchiré postérieur. Au niveau du coude supérieur du sinus
latéral s’amorce la gouttière du sinus pétreux supérieur et s’ouvre le canal
(1) L’entocarotide s'engage ensuite dans la scissure de Glaser, puis dans un canal crcvsé
dans l’alisphénoïde qui débouche au niveau de la selle turcique. Ce canal est différent du
canal alisphénoïde. qui, lui, aboutit dans l'orbite.
(2) La suture entre ces deux os est en général synostosée.
Source : MNHN, Paris
R. SABAN
de la veine sigmoïdo-antrale, tandis que le canal mastoïdien débouche à
distance entre l’aqueduc de Verga et le trou déchiré postérieur Soi * mi ~
le rocher émet une expansion lamelliforme au-dessus du sinus latéral pv” 1 ’
sion plus fréquente et plus importante chez Indri et Propithecus f Pan '
formant parfois la gouttière du sinus en un véritable canal chez / ^
Le sinus se termine dans le trou déchiré postérieur que recouvre un* 1*'
épine jugulaire et dans lequel aboutit, d’autre part, en avanl une eoT,t^ a 8 ®
veineuse Je reliant au sinus pétreux inférieur, avant qu’il n’emurn t tlère
propre canal. Le bord antérieur de l’épine jugulaire surplombe la w l° n
pyramidale, tandis que son bord postérieur remonte vers la saillit h* 6
branche commune des canaux semi-circulaires supérieur et nntt ’ • la
constitutant ainsi la paroi de la fossette unguéale ( 1 ). ter ieur.
INSERTIONS MUSCULAIRtS
Nous étudierons successivement chez le Propithèque (2) romn ,
I avons fait précédemment chez les Lémuridés : 1 - les muscles de 1 D ° Us
et l’articulation temporo-maxillaire, 2° les muscles du cou, l es ’ a tête
pharyngiens, 4° les ligaments accessoires, 5° les muscles des osselets USCleS
A. Muscles de la tête et articulation temporo-maxillaire
I. — Masséter.
Très volumineux et beaucoup plus puissant que chez les Lé
le masséter du Propithèque comprend six couches musculaires se rec^ Uridés >
mutuellement, isolées les unes des autres par des aponévroses sue UVrî *nt
se décomposant en trois larges couches superficielles et trois couch eSSiVes -
fondes localisées sur la partie postérieure de la branche montant S pr °~
mandibule. Les trois couches superficielles, que nous appeleronV * * de la
moyenne et interne, ont pour insertions crâniennes respectives la fao Xteri *e,
le bord inférieur et la face interne de l’arcade zygomatique nrincin ^ terpe >
constituée par l’apophyse temporale de l’os malaire. Les trois concK eiïl ent
fondes ne s’étendent pas sur toute la largeur de la branche montant Pr °~
mandibule, comme les précédentes, mais reslent localisées sur • de Ia
postérieur ; leurs insertions crâniennes se font respectivement d ^ ^° rtl
superficielle à la plus profonde, sur le tubercule zygomatique 6 plus
le bord externe et le bord interne de l’apophyse post-glénoïde antéri eur,
IL — Temporal.
Le temporal du Propithèque, muscle puissant, représenté par
couches caractéristiques, montre les mêmes rapports que chez les I -, SeS tr °is
(1) Dans le cas où le sinus latéral passe à l'intérieur d’un canal noua a
petit, ori lice vasculaire île communication entre la fossette unguéale <•( I °bser vé
(2) Nos dissections ont été effectuées sur le genre Propithèque que n S ' nU8 lat éi., Ll _ ’ m
comme le représentant de ia famille, n'ayant pas eu d'autre matériel à notre dSî?*?* 0 *»*
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
187
III, — Articulation temporo-maxillaire et aponévrose interpté-
RYGOÏDIENNE.
Chez les Indridés, le ligament capsulaire de l’articulation temporo-
maxillaire est renforcé par deux puissants ligaments latéral et interne,
ainsi que par un ligament postérieur. Le ligament reliant l'apophyse post-
glénoïde au col du condyle de la mandibule, observé chez les Lémuridés,
est remplacé par la couche la plus profonde du masséter.
Quant à l’aponévrose interptérygoïdienne et aux muscles ptérygoïdiens,
ceux-ci présentent les mêmes rapports que chez les Lémuridés.
B. - Muscles du cou
I. — Sterno-cléido-mastoïdien.
Nous retrouvons chez le Propithèque une disposition du sterno-cléido-
mastoïdien semblable à celle décrile chez le Cheirogale. Le muscle se compose
de quatre faisceaux répartis en deux couches : une couche superficielle
comprenant deux larges faisceaux rubanés : un cléido-occipital, dont l’inser¬
tion crânienne se fait sous le prolongement de la crête occipitale, derrière
l'apophyse mastoïde, et un sterno-mastoïdien s'insérant sur l’apophyse
mastoïde ; — une couche profonde, recouverte par ce dernier, formée de
deux faisceaux plus charnus, jumelés sur presque tout leur trajet, sauf à
leur insertion distale : un sterno-mastoïdien et un cléido-mastoïdien, tous
deux s'insérant sur le crâne dans la fosse située sous l'apophyse mastoïde.
II. — Atloïdo-mastoïdien.
Le muscle atloïdo-mastoïdien, présent chez le Propithèque, représente
une étroite bande musculaire accolée par son boid postérieur au petit oblique,
et joignant l'apophyse transverse de l'atlas au bord postérieur de l'apophyse
mastoïde.
III. — Digastrique.
Le digastrique se compose de deux ventres volumineux reliés entre eux
par un puissant tendon intermédiaire. Le ventre postérieur recouvre la
partie postérieure et inférieure de la bulle auditive située sous l’arc hyoïdien.
11 s’insère sur la région pc tro-mastoïdienne dans la rainure digastrique, ains
que sur l’apophyse para-occipitale. Le tendon intermédiaire envoie uni
certain nombre de fibres au tendon d’insertion du muscle stylo-hyoïdien
qui le croise au niveau de la partie antérieure de la bulle.
IV. — Bouquet de Riolan.
Le bouquet de Riolan est formé, chez Propilhecus comme chez Lemur,
du stylo-hyoïdien, du stylo-glosse, du stylo-pharyngien et du stylo-mas¬
toïdien. Le stylo-hyoïdien, muscle charnu, s’insère par un tendon, sur le
bord interne du cérato-hyal et croise comme nous venons de le voir le tendon
intermédiaire du digastrique.
Source : MNHN, Paris
188
SABAN
Le stylo-glosse, muscle rubané, s’insère sur le bord antéro-extem
cérato-hyal. e au
Le stylo-pharyngien compris, dans sa partie crânienne, entre la
de la bulle et le cérato-hyal, s'insère, d'une part, sur la face interne du c Paroi
hyal et par toute sa face profonde sur la bulle auditive (gouttière pré c sh °~
la fossette stylienne), et d’autre part sur le bord antérieur de l'an e ? ant
styloïde. “P 0 P h yse
Le stylo-mastoïdien constitue un muscle très grêle, tendu en év
entre la pointe de l’apophyse mastoïde et le bord postérieur dp r 0 ~
styloïde. a P°Physe
V. — Grand droit et petit droit antérieurs de la tête.
Contrairement à ce que nous avons vu chez les Lémuridés, ces
muscles n’ont aucun contact avec la bulle auditive. ’ aeux
VI. — Splénius.
Le splénius, large et puissant muscle du cou, prend son insertio
nienne sous la crête occipitale et son prolongement temporal ou il est n Crà ~
vert par le faisceau cléido-occipilal du sterno-cléido-mastoïdien. re cou-
VII. — Petit complexus.
Recouvert par le splénius, le petit complexus prend son insertio
nienne par un puissant tendon fixé sous le prolongement temporal Ct ^'
crête occipitale, en arrière de l’apophyse mastoïde. la
C. D. E. - Muscles pharyngiens, ligaments accessoires
et muscles des osselets
La morphologie, la topographie et les insertions des muscles r>h
giens, des ligaments accessoires et des muscles des osselets présent * Xaryn ~
très grande similitude avec le schéma que nous avons rencontré Une
Lémuridés; toutefois le canal de la pyramide contenant le muscle d ^ es
ne communique pas avec l’exocrâne comme chez ces derniers. C J ^rier
MORPHOLOGIE INTERNE
La morphologie interne comprend l’étude des cavités et des
creusés dans l’os temporal. Ca *taux
Cavités
Les cavités groupent l’oreille externe, l’oreille moyenne, l’oreill •
et les cellules pneumatiques disséminées dans l’épaisseur de l’os 6 lrvterr *e
Source : MMHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
189
I. — Oreille externe
Chez les Indridés, l’oreille externe ne présente que peu de différences
avec celle des Lémuridés. Toutefois le recessus meatus ne forme pas un véri¬
table diverticule devant le cadre tympanal, celui-ci étant pratiquement
de niveau avec le bord inférieur du méat auditif externe. De ce fait, « l’Annu-
lusmembran », reliant le bord circonférenciel de l'anneau au bord inférieur
du méat auditif externe, prolonge le plancher cartilagineux du conduit
auditif externe et ne montre qu’une faible déclivité. L’anneau tympanique
étant, d’autre part, moins éloigné du méat auditif externe chez Auahi,
la largeur de 1’ « Annulusmembran » se trouve ainsi réduite chez ce dernier.
II. — Oreille moyenne
lo Recessus épitympanique.
Très vaste chez Indri et Propithecus, étroit et haut mais atteignant
cependant en avant la racine transverse de l’apophyse zygomatique, le
recessus épitympanique, dans lequel les osselets de l’ouïe n’occupent que
la partie inférieure, devient encore beaucoup plus volumineux chez Avahi
où il occupe toute la région temporale située au-dessus du mcat auditif
externe, comprenant la linea temporalis et la majorité de la partie supé¬
rieure de la région pétro-mastoïdienne.
En son intérieur apparaissent les saillies des canaux semi-circulaires
supérieur et horizontal, ainsi que, chez Avahi seulement, celle hémisphérique
de la corticale limitant la fossa subarcuata.
2o Canal tubaire.
Quoique un peu plus long que chez Lemur, le canal tubaire présente
chez les Indridés une morphologie semblable ; il s’ouvre directement dans
la caisse du tympan par l’orifice pneumalicum ; l’alisphénoïde en constitue
le toit.
30 Sinus hypotympaniquc.
Beaucoup plus volumineux que celui des Lémuridés, le sinus hypo-
tvmpanique des Indridés conserve une morphologie semblable. Il se
compose, en plus de la caisse du tympan, de trois diverticules : D, sous le
canal tubaire, I).. large diverticule latéral interne, et D 3 postéro-externe,
situé en face de la fenêtre ronde. Ce dernier diverticule est plus étroit que
chez Lemur, par suite du déplacement vers le trou stylo-mastoïdien du
canal carotidien, sur lequel est tendu le septum transversal qui en forme
la limite interne.
III. — Oreille interne
Par sa morphologie et ses rapports, l’oreille interne (cochlée, vestibule
et canaux semi-circulaires) des Indridés se montre similaire à celle de Lemur.
Source : MNHN, Paris
». SABAN
Les différents angles mesurés par rapport au plan vestibulaire hori
ont pour valeur : riz °ntal
Propitlièque
ri l'on dans 1(
Avahî
3 genres
25°
30o
15°
Angle cocliléaire 350 ,
Angle tliyridien jgo
Angle de relèvement de la fenêtre ovale 20"
Angle ampullaire 20°
IV. — Pneumatisation.
De même que chez les Lémuridcs, la pneumatisation du lemnnroi
respond aux trois groupes cellulaires : pétro-mastoïdien de l'oreille „ COr '
et de l’écaille. e mo yeiuje,
a) Groupe pétro-masloïdien.
Il existe chez Indri une cellule pneumatique très volumineuse », ■
tant un cloisonnement incomplet, située entre la corticale de la f , Sen '
arcuata et la corticale pétro-mastoïdienne. Celle grande cellule corn * 0
avec de petites cellules disséminées dans la corticale mastoïdien ,nu niq Ue
qu’avec le recessus épitympanique par un minuscule perluis percé 6 ’ ainsi
canal semi-circulaire horizontal et pouvant correspondre d’après s P S ° Us •e
à l'aditus ad anlrum. Chez Avahi, cette cellule ne présente plus de* ? . at i°n
ment mais communique entièrement avec le recessus épilvnmani ° ° ls ° nn e-
nous l’avons vu précédemment. Par contre chez le Propithcque lad -6 COrnrn e
se montre très différente, la fosaa subarcuala venant au contact i S P° s *tion
ticale pétro-mastoïdienne, la grosse cellule disparaît, seules sont c & la Cor -
de petites cellules situées sous le canal semi-circulaire horizontal° nserv ^es
Quant à l’antre mastoïdien, celui-ci semble bien délimité cl
formant une cellule de dimension moyenne sous le canal semi - 2 Incl ri,
horizontal, tandis que dans les deux autres genres il est com ~ Clrtll * a ire
recessus épitympanique, créant devant la saillie du canal sem? S dans Ie
horizontal un petit diverticule, diverticule plus étroit, limité C ! rc * ,lai re
ment par un mince septum, chez le Propithcque. * ant ériei lre _
b) Groupe de l'oreille moyenne.
Chez les Indridés, la pneumatisation de l’oreille moyenne
aux groupes carotico-labyrinthique et labyrinthique. a PPartient
Dans le premier, les cellules de très petite taille sont disséminée
du canal carotidien et dans la pointe du rocher. 8 * e long
Dans le second, nous avons rencontré : 1° des cellules supra-corM*
d’assez grande taille au niveau de l’ossification de la lente du nica ires
devant l’ampoule du canal semi-circulaire horizontal, ainsi que à7^î}.. et
cellules sous la corticale endocramcnne du rocher, entre le cond A Pet,t es
interne et le vestibule ; 2 ° des cellules de la crête du rocher situé f
de la boucle du canal semi-circulaire supérieur ; 3° des cellules r^t 16 *° n g
rinthiques, nombreuses le long du canal semi-circulaire postérieur 0 ' 10 *^'
* entre i a
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
191
corticale pétro-inasLoïdienne et la paroi du sinus latéral. Ces dernières com¬
muniquent, chez Indri, avec la grande cellule pétro-mastoïdienne.
c) Groupe de l'écaille.
Contrairement aux Lémuridés, l’écaille des Indridés présente une bonne
pneumatisation formée de nombreuses petites cellules. Il en est de même
pour l’apophyse zygomaLique, à l’exception de l’apophyse post-glénoïde.
Canaux
La morphologie et la topographie des canaux qui traversent l'os temporal
des Indridés ressemblent très étroitement à ce que nous avons décrit chez
les Lémuridés, particulièrement chez Lemur.
Parmi les canaux nerveux nous signalerons cependant la brièveté et
l'étalement du conduit auditif interne d'Avahi, qui rappellent ceux des Lému¬
ridés de petite taille ( Microcebus ), la présence, en général, d’un canal de
Jacobson distinct du canal carotidien mais qui lui est adjacent, et la saillie
du canal du rameau auriculaire du pneumogastrique dans la paroi posté¬
rieure du sinus hypotympanique, sauf chez Avahi.
Parmi les canaux vasculaires nous retrouvons la disposition rencontrée
chez Lemur, comprenant le canal carotidien et sa division en canal stapcdien
et canal de l’entocarotide (1). Le canal de 1’entocarotide, interrompu dans
la traversée de la fossette du ganglion de Gasser, se prolonge dans l’alisphc-
noïde par un canal ramifié dont une branche aboutit aux abords de la selle
turcique (branche entocarotide, endocrânienne), tandis que l’autre (canal
alisphenoïde) se termine dans l'orbite. Chez Indri, ce dernier canal est rem¬
placé, sur la majorité de son trajet, par une gouttière exocrânienne entre
la pointe du rocher et la base de l'apophyse ptérygoïde interne. Quant aux
canaux veineux, 1 aqueduc de Verga, déversoir principal du sinus transverse,
ne présente pas la dérivation mentionnée chez Lemur. Par contre, le canal
post-glénoïdien montre, Avahi excepté, des ramifications communiquant
avec la fosse glénoïde.
Parmi les canaux musculaires, le canal de la pyramide (muscle de l'étrier)
n'est plus en rapport avec l'exocrâne comme chez Lemur, le cul-de-sac
étant fermé dans sa partie postérieure et plus éloigné de la corticale externe.
RAPPORTS VASCULAIRES
1° Système carotidien
La topographie du système carotidien, étudié chez le Propithèque, montre
un schéma semblable dans ses grandes lignes à celui décrit chez Lemur.
La carotide commune se divise à proximité de la bulle auditive, au niveau
(1) Ces deux canaux sont ici d’égal diamètre.
Source : MNHN, Paris
192
R. SABAN
du sinus carotidien, en trois branches : la carotide externe, en avant V
pitale et la carotide interne en arrière. ’ ° Cc *-
La carotide interne, après avoir pénétré dans la bulle auditive à 1"
rieur du canal carotidien, se divise sur le promontoire en artère StaDéd'^^'
et en entocarotide. Cette dernière remonte sous le toit de la cavité t 1Cnne
nique puis s'engage dans la scissure de Glaser, dans laquelle elle se^rL^ 9 ’
en deux branches ; l une supérieure rejoint dans l'endoerâne le Ce rl
Willis, au niveau de la selle turcique, tandis que l'autre, inférieure se t ° .^ e
dans l'orbite en empruntant, soit le canal alisphénoïde intra-ossèux <r7 nine
thèque et Avahi), soit la gouttière exocrânienne et le canal • r ° pi ~
(Indri). d,ls Pnenoïd e
La carotide externe, artère de gros calibre, se dirige en avant de 1
auditive. Elle émet successivement: la linguale, la sous-mandibul * U ^ e
la faciale, vers l’avant, tandis que vers l’arrière, l'artère auriculair 91Fe et
rieure prend naissance entre ces deux dernières. L'artère auriculair 6 P ° st ^~
rieure donne à son tour l'auriculaire profonde et l'artère stylo-mast “rr > ° St ^~
La branche terminale croise la veine post-glénoïde et se divise Ql , en ne.
du méat auditif externe, en maxillaire interne et temporale sune r *^ eau
La maxillaire interne donne naissance, au dessus de la scissure d F p epe -
à l’artère tympar.ique antérieure. La temporale superficielle ém P t ,. laser »
culaire antérieure. er 1 ®uri-
2° Système jugulaire
Le drainage de l'encéphale se fait par les différents sinus crâ •
sinus latéral, sinus pétro-squameux, sinus pétreux supérieur, sinus 9 ” letls '•
inférieur et sinus caverneux, se déversant soit dans la veine ju'gulair ? Htreu x
soit dans la jugulaire externe. b e ln terne,
La veine jugulaire interne forme avec la veine linguale un tronc r
de calibre moyen longeant la carotide. Elle draine au sortir du tro h”" 111111
postérieur, le sinus pétreux inférieur et la veine eondylienne croi U
la carotide interne, puis reçoit simultanément la veine occipital 6 er,Sui te
de la veine mastoïdienne en arrière, et une veine provenant du ni 6 ^ r ° Ss ie
goïdien (sinus pétro-occipital), en avant. Cette dernière s’anastorn* 8 ptér >'~
la maxillaire interne au niveau du plexus et reçoit les veine de i ° Se av ec
d’Eustache ; son trajet suit la suture pétro-basi-occipitale 9 ^ r ° m pe
La veine jugulaire externe, veine superficielle et de très ara
est formée par la jonction des deux importantes veines faciale* 5 Calilir e,
glénoïde. La veine post-glénoïde, principal déversoir du sinus pétro-s 6t p ° st -
draine, à sa sortie du canal post-glénoïdien, la temporale supêrf^ U . aitïeu x,
veine masséterine, la maxillaire interne, une veine thyroïdienn^!! 16 * la
tomosant avec la veine faciale, ainsi que l'auriculaire antérieure of ^as-
méat auditif externe, elle reçoit la veine auriculaire postérieure b ° Us
la veine stylo-mastoïdienne. grossie <j e
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORA
PRIMATES
193
C. DAUBENTONIIDÉS
Un seul genre, Daubentonia, représente cette famille (PL XIII).
MORPHOLOGIE EXOCRANIENN E
(fig- 37).
1 ° Écaille
a) Portion verticale.
La participation de 1 écaille à la paroi crânienne s'accroît, l’indice
moyen de l'écaille étant : 37,12.
La suture écailleuse, légèrement arquée, montre une faible incisure
pariétale dans la région postérieure et un ptérion en H à sa partie anté¬
rieure. La suture pélro-squameuse postérieure longeant, chez le jeune,
le prolongement de la crête occipitale, se synostose chez l'adulte, en se confon¬
dant avec la crête formant un torus occipital et englobant la linea temporalis
qui se termine par une apophyse mastoïde très nette. Généralement deux
orifices supra-squameux perforent la suture écailleuse, tandis qu'un orifice
supra-glénoïdien est souvent présent dans la base de la racine transverse
de l’apophyse zygomatique.
b) Portion rétro-mèatique.
Elle est ici très réduite, limitée par une linea temporalis très accusée
fusionnant rapidement avec la crête occipitale et constituant un auvent
au-dessus du méat auditif externe. Un léger repli osseux marque l’empla¬
cement de l’épine de Henle.
c) Portion horizontale.
L’apophyse zygomatique, courte et très robuste, limitant une large
fosse temporale, montre, par suite de la forte spécialisation dentaire de
1 animal, une morphologie très différente de ce que nous connaissons chez
les autres Primates. Son bord supérieur, épais, sinueux, se déprime fortement
en ayant du méat auditif externe, puis remonte très haut vers l’avant pour
s articuler avec 1 os malaire suivant une suture zygomatico-malaire formant
une courbe concave en avant. Son bord inférieur est très court et rectiligne,
sans tubercule zygomatique antérieur ni échancrure glénoïdienne. L’apo¬
physe post-glénoïde, qui s'englobe dans l'apophyse zygomatique, est rejetée
en arrière, contre la bulle auditive, comme façonnée par les mouvements
antéro-postérieurs de la mandibule (tendance observée chez les Rongeurs).
La face externe de l’apophyse zygomatique présente au-dessus de cette
dernière une large et profonde dépression triangulaire perforée d'un orifice
vasculaire.
Mémoires ou Muséum. — Zoologie, t. XXIX. 13
Source : MNHN, Paris
194
H. SA
En norma basalis la racine transverse de l’apophyse zygomatique montr
une très importante fosse glénolde absolument plane (1) qui limite, en avant 6
la crête sous-temporale, et qui postérieurement se relève et s'accole à 1 *
bulle auditive. Le trou post-glénoïdien n’est pas visible, masqué par l’ét &
lement de l’apophyse post-glénoïde vers l’arrière.
2° Rocher
a) Région pétro-mastoïdienne.
D’allure générale rectangulaire, elle représente une surface plane con
entre le torus occipital, prolongé par la mastoïde, et la suture pétro « V ise
taie. La rainure digastrique marque une légère empreinte en arri<«-~ . ipi ~
re «« la
(1) Il n’y a pas trace de condyle ni d’apophyse post-glénoïde.
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
195
mastoïde. En dehors du trou mastoïdien, situé dans l’angle inféro-postérieur
de la suture pétro-occipitale ( 1 ), il n'est pas rare de rencontrer de nombreux
pertuis vasculaires disséminés à sa surface.
b) Bulle auditive.
Constitution de la bulle
La bulle est spacieuse, allongée en amande, constituée par une expansion
du rccher. Le muscle digastrique qui la ceinture longitudinalement inscrit
son passage par un large méplat sur sa partie postérieure et inférieure,
méplat bordé du côté externe par une gouttière, beaucoup plus réduite,
partant de la fossette slylienne et due aux muscles slyliens. Dans sa partie
antérieure, elle entre en contact avec l'apophyse ptérygoïde externe. Les
deux bulles séparées par un large basi-occipital forment entre elles un angle
d’environ 52°.
Orifices
1° Orifices principaux.
a) Trou carotidien. — Groupé avec la fossette stylienne et le trou stylo-
mastoïdien, il occupe une position externe par rapport au trou déchiré
postérieur. Le nerf de Jacobson pénètre par le trou carotidien et suit le
canal carotidien qui lui est commun avec la carotide interne. Au point
de bifurcation (les canaux artériels slapédien et entocarotidien s'observe
un orifice spécial pour le nerf qui pénètre ainsi dans la cavité tympanique.
Parfois l’orifice de sortie du canalicule du rameau auriculaire du pneumo¬
gastrique (ostium exitus) apparaît en arrière du trou stylo-mastoïdien.
b) Orifice tubaire. — Son ouverlure se dirige vers le rliinopharynx et
se montre donc interne par rapport à l’apophyse ptérygoïde.
c) Méat auditif externe. — Elliptique, à grand axe vertical, sa partie
antérieure est masquée latéralement par l’apophyse post-glénoïde.
2° Orifices secondaires.
a) Orifice du canalicule de l'artère auriculaire profonde. — Le bord infé¬
rieur du méat auditif externe présente un orifice pour le passage de l’artère
auriculaire profonde.
b) Fossette slylienne. — Située entre le trou stylo-mastoïdien et le trou
carotidien, elle est précédée d'une gouttière tracée, comme nous l'avons vu,
par les muscles styliens. Au fond de la fossette est solidement fixé le tympano-
hyal ossifié.
(1) Chez le jouno, A la jonction de l’écaille occipitale avec l’exoccipital.
Source : MNHN, Paris
196
R. SABAN
3° Orifices périphériques.
a) Gouttière malléolaire. — Elle chemine à l’intérieur de la scissure de
Glaser et s'extériorise dans cette dernière, à mi-chemin entre le trou ovale
et le méat auditif externe.
b) Trou stylo-mastoïdien. Situé derrière la corne postérieure d
l'anneau tympanique et sous l'apophyse mastoïde, il englobe l’orifice du
canal postérieur de la corde du tympan qui s’ouvre dans la paroi antérieure
de la troisième portion de l'aqueduc de Fallope.
Fio. 38. — Daubenlonia. Anneau tympanique droit, face externe.
1, bras antérieur ; 2, bras postérieur ; 3, gouttiôro malléolaire ; 4, apophyse antéri
c) Trou déchiré postérieur. — Étroit et elliptique, il prend généraient
l’aspect d’une fente allongée, divisée en deux parties par l’important
loppement de l’épine jugulaire. Du côté interne y débouche, sur la face en^ 6 "
crânienne, le sinus pétreux inférieur, tandis qu’à l’angle externe s'o"^'
l 'ostium inlroitum. Le long de la suture basi-occipitale débouchent, de man^ 6
très inconstante, de petits orifices veineux. nier e
3° Tympanal
(fig. 38).
Le tympanal de Daubenlonia se montre moins circulaire que celu'
Lémuridés, sa forme générale étant en « U ». Il s’attache solidement
l’écaille par son bras postérieur, élargi et parcouru sur la face intern ^ ^
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
197
la gouttière du canal postérieur de la corde du tympan, tandis que son bras
antérieur, dans lequel se modèle la gouttière malléolaire, se prolonge en
avant et vers le bas par une longue apophyse (apophyse antérieure) emprun¬
tant le canal tubaire. A 1 intérieur de la bulle auditive, le bord inférieur de
l'anneau s’écarte fortement de la paroi pétreuse et crée ainsi un large et
profond recessus mealus, ceci en rapport avec la grande inclinaison de
l’anneau sur le plan sagittal (60°). La direction postéro-antérieure de l'anneau
fait par contre un angle d'environ 22 ° avec le plan sagittal, assez semblable
à ce que nous avons observé chez les Indridés.
MORPHOLOGIE ENDOCRAN IEN NE
(«g- 39).
1 ° Écaille
L’écaille basse se projette en avant, au-dessus de l'incisure sphénoïdale ;
elle ne présente ainsi que de faibles rapports avec le lobe temporal du cerveau.
La crête pariétale parcourant la partie postérieure de la suture écailleuse
correspond à la scissure temporale superficielle.
La suture pétro-squameuse interne, plus ou moins synostosée, est recou¬
verte par l'aqueduc de Verga. Ce dernier, généralement complètement
clos, recouvrant même l'orifice endocrânien du canal post-glénoïdien, montre
parfois des déhiscences en arrière du trou post-glénoïdien. Son toit est formé
par la corticale endocrânienne de l'écaille qui recouvre également une partie
de la face cérébrale du rocher. Dans sa portion postérieure, le pariétal y
participe et crée une suture pétro-pariétale. En avant du trou post-glénoïdien
prend naissance une large gouttière vasculaire aboutissant au foramen
crânio-orbitaire, après la traversée de la partie antérieure de l'ccaille. Cette
gouttière est souvent recouverte, en continuité, avec l'aqueduc de Verga.
Dans l’aqueduc de Verga débouchent les orifices pétro-squameux ainsi
qu’immédiatement en arrière du trou post-glénoïdien, le canal stapédien.
2° Rocher
Ses deux faces cérébrale et cérébelleuse forment entre elles un dièdre
droit dont l’arête est très émoussée. Il s'en détache, au-dessus du trou auditif
interne, une barrette osseuse, ossification de la tente du cervelet, qui a pour
limite antérieure la fosse trigéminale.
A l’extrémité antérieure fie l’arête du rocher, une épine (1) marque le
passage du sinus pétreux inférieur, tandis que celui du sinus pétreux supé¬
rieur s’inscrit par une gouttière dans la partie postérieure.
L'axe du rocher s'incline d'environ 60° sur le plan vestibulaire hori¬
zontal. L'angle bi-pétreux est de 60°.
(1) Cette épine forme généralement, un pont au-dessus du sinus et se soude à la selle
turcique (processus peirosus dorsalis post-sphenoidalis de Staurenglii).
Source : MNHN, Paris
198
R. SABAN
a) Face cérébrale.
L’écaille et l’alisphénoïde recouvrent ici la partie anterieure de la
du rocher. La première descend au-dessus du trou post-glénoïdien J Q, " te
tère très souvent la gouttière vasculaire dirigée vers l’orbite le seen * bli '
s’enfonce entre l’arête et l’écaille, au-dessus du trou ovale qui s’ouvre • (1)
vers la fosse cérébelleuse, dans la fossette du ganglion de Cas
l'hiatus de Fallope (2). Le long du trou ovale, deux gouttière/!!! d ® Va nt
c’ineprivent sur la fn«pl tp rmcciVinnn^ r...,. » - s COntlo,, -,
s'inscrivent sur la fossette gassérienne, l'une pour les nerfsDétre COnti§uëL
en face de l’hiatus de Fallope, se continue dans l'alisphénoTd ’ situé e
canal alisphénoïde ; l'autre pour l’entocarotide ( 3 ) s'enaap 06 Par
dans la scissure de Glaser.
le
en suite
(1) L’alisphénoïde entre d'ailleurs dans la formatior
(2) Il n’y a pas d’hiatus accessoire.
(3) Formée par la déhiscence du canal A ce niveau.
toit du canal tubaire
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
L 'eminentia arcuala faiblement développée marque le centre de la face
cérébrale, tandis que sa partie postérieure se termine par la formation avec
l’écaille et le pariétal de l'aqueduc de Verga.
b) Face cérébelleuse.
D’allure générale rectangulaire, cette face se montre renflée dans sa
partie antérieure que limite la large gouttière du sinus pétreux inférieur,
entre la pointe et le trou déchiré postérieur, gouttière à cheval sur la suture
entre le basi-sphénoïde, le basi-occipital et le rocher. Devant le trou déchiré
postérieur, le basi-occipital forme par son expansion vers le rocher un court
canal pour le sinus pétreux inférieur.
Dans sa partie moyenne s’ouvre le trou auditif interne, profond et étroit,
avec une large crête falciforme séparant les deux étages dont le supérieur
comprend les fossettes faciale et utriculaire. L’épine jugulaire, très impor¬
tante, rejoint le basi-occipital par dessus le trou déchiré postérieur qu’elle
partage ainsi en deux. A sa base antérieure s'ouvre, par une étroite échan¬
crure, la fossette pyramidale, extrémité de l’aqueduc du limaçon.
La partie postérieure est presque entièrement occupée par la fossa subar-
cuata, largement béante, peu en relief sur cette face du rocher. Sa limite
postérieure est constituée, comme chez les Indridés, par un large sinus
latéral recouvert dans sa partie inférieure par une expansion pétreuse, au-
dessus de laquelle s’observe la saillie du canal semi-circulaire postérieur.
Entre cette expansion et l’épine jugulaire s’ouvre l’étroite fossette unguéale
oü aboutit l’aqueduc du vestibule.
L'aqueduc de Verga (sinus pélro-squameux) débouche dans la partie
supérieure du sinus latéral à proximité de la gouttière du sinus pétreux
supérieur. A ce niveau s’obseivent d’ailleurs, dans le sinus, de petits orifices,
le premier, au niveau de l'expansion pétreuse, représente le canal de la veine
sigmoïdo-antrale, l’autre, près de l’épine jugulaire, l’ouverture du canal
mastoïdien (veine mastoïdienne).
INSERTIONS MUSCULAIRES
A. - Muscles de la tête
X. — Masséter
Très volumineux et très puissant, le masséter de Daubentonia se compose
de trois couches musculaires superposées, superficielle, moyenne et pro¬
fonde, s’insérant distalement et simultanément sur la branche montante
de la mandibule, la plus externe ayant l’insertion la plus périphérique.
Leurs insertions crâniales se font respectivement, en ce qui nous concerne,
sur le bord inféro-externe de l'apophyse zygomatique pour la couche externe,
sur le bord inféro-interne pour la profonde et sur le bord inférieur pour la
moyenne.
Source : MNHN, Paris
t. SABAN
II. — Temporal
Également très puissant, le temporal ne comprend plus ici nue h
faisceaux se recouvrant, l'un superficiel, l'autre profond (1) Ce 1 - Ux
très épais, a pour insertion crânienne toute la surface de l'écaille tem
tandis que le superficiel prend des insertions périphériques sur le* °a 6
temporale et occipitale. La couche profonde se termine par de courte* ru S
sur l'apophyse coronoïde et l'échanc •riire smmnïrlxi a .. 1. ... '
-,-,. r
sur l'apophyse coronoïde et l'échancrure sigi
couche superficielle par des fibres plus longue
la ligne oblique externe mandibulairc
, v-wui lcs nbrpo
oïde de la mandibule • lo
et lin puissant tendon'sur
APONÉVROSE TNTEUPTj.
III. — Articulation temporo-maxillaire
RYGOÏDIENNE
Le ligament capsulaire de l’arliculalion est renforcé par deux
ligaments, l’un antérieur, l’autie postérieur. * Uls sants
L’aponévrose interptérygoïdienne s'insère de façon continue *
bord inferieur de l'apophyse ptérygoïde externe et les diverses — le
qui longent la scissure de Glaser. ' as P e ntés
B. Muscles du cou
L — Sterno-cléido-mastoïdien
Formé de deux impoilants chefs superposés, le sterno-cléido-masto.A-
comprend dans la couche externe un large faisceau sterno-m i ° ldlen
représenté par une portion antérieure charnue, insérée sur 1 astcï( lien,
suivie d’une postérieure, mince et rubanée provenant du nrni maStoïde »
de la crête occipitale, toutes deux terminées par un tendon sternal gement
La couche profonde, cléido-mastoïdienne, de même forme i° nirnun -
occipitale, sterno-masloïdienne, mince, qui le recouvre a 1 - a l >art ie
crânienne le versant postérieur de la mastoïde et le prolonnem 1 " Sert ion
crête occipitale; son extrémité distale se fixe par un Ion» wi nt de la
clavicule. b enaot > sur l a
II. — Atloïdo-mastoïdien
C’est ou muscle court, charnu, oblique. Il s’insère sur le crâne
partie sous le prolongement de la crête occipitale - seules Scande
se détachent de la mastoïde. Il se termine sur l'apoplivse’b-en S flbr «s
l’atlas. 1 y ^ uan sverse cle
III. — Digastrique
Entrant dans le premier type delini par Parson (1898-lsuai -,
formé de deux ventres courts et trapus, l'antérieur étant de ) “ est ici
plus important. Le tendon intermédiaire q- les relie est mince^P te
L insertion crânienne du ventre postérieur se rail sous la nia^L 1 lon g
la rainure digastrique, entre l’atloïdo-mastoïdien et l’anonliv e ’ d an s
i 1 >yse styl oïde
(1) Le faisceau zygomatiquo rencontré chez les autres Lémuriens n’existe
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
201
IV. — Bouquet de Riolan
Chez Daubcnlonia la portion de l’arc hyoïdien qui nous intéresse, apo¬
physe styloïde et cérato-hyal, est formée d'une longue baguette cartilagineuse,
parallèle au plan sagittal, sur laquelle viennent s'insérer les muscles stylo-
mastoïdien, stylo-|)haiyngien, stylo-glosse et stylo-hyoïdien.
Le style-mastoïdien est une muscle court et étroit s'insérant sur le bord
postérieur de l’apophyse styloïde et la bulle auditive d'une part, en arrière
de l'apophyse mastoïde d'autre part. Le stylo-pharyngien est un long muscle
rubané qui naît près du méat auditif externe, sur la scissure de Glaser, croise,
par-dessus, le cérato-hyal, en avant de la bulle auditive, en y prenant de
larges insertions, puis se dirige vers le pharynx. Le stylo-glosse, muscle
étroit et rubané, s'insère en avant du précédent, sur le bord externe du
cérato-hyal, tandis que le stylo-hyoïdien, un peu plus large, prend naissance
au même niveau, mais sur le bord interne.
V. — Grand droit et petit droit antérieurs de la tête
Seul le grand droit antérieur possède des insertions sur l’extrémité
antéro-interne de la bulle et la pointe du rocher.
VI. — Splénius
Ce large et puissant muscle du cou s’insère principalement sur la crête
occipitale et son prolongement temporal, mais également sur la mastoïde,
sous le clcido-mastoïdien.
VIL — Petit complexus.
Situé entre le splénius et l'atloïdo-mastoïdien, le petit complexus, muscle
étroit et rubané, provient du bord postéro-inférieur de la mastoïde.
C. D. — Muscles pharyngiens et ligaments accessoires.
Les muscles péristaphylin et pétro-pharyngien, ainsi que le ligament
jugulaire, présentent les mêmes rapports que chez les Lémuridés. Le ligament
sphéno-pétreux de Grüber est par contre remplacé par un pont osseux qui
relie la pointe du rocher à la selle turcique.
E. — Muscles des osselets de l’ouie
La morphologie des muscles et ligaments du marteau et de l’étrier se
retrouve semblable à celle observée chez les Lémuridés. Toutefois l’insertion
principale du muscle du marteau ne se fait pas sur le toit de la caisse du
tympan, mais sur la paroi du septum longitudinal qui joint le canal tubaire
à la cochlée. Ce septum est élevé par suite de la grande profondeur de la
bulle auditive.
Source : MNHN, Paris
202
B. SABAN
MORPHOLOGIE INTERNE
(flg. 40-41)
Cavités
I. — Oreille externe
La portion de l'oreille externe qui nous intéresse est représenté
le conduit auditif externe et l’espace compris entre le cadre tymna 6 i^ ar
la bulle auditive, reliés entre eux par 1’ « Annulusmembran » oui , et
ment l’anneau à la paroi. olide-
La partie osseuse du conduit auditif externe, réduite au bord cir
du méat auditif externe, est tapissée du cartilage qui forme le vér’t
conduit. Celui-ci est fortement incliné de haut en bas par suite de la D 1 • - e
du cadre tympanal par rapport au méat. Il se termine par un lamep t Sltlon
fond recessus meatus recouvert avec 1' «Annulusmembran » d’un tissu ri >r °~
cartilagineux. nbro-
II. — Oreille moyenne
1° Recessus épilympanique.
De morphologie et topographie très semblables à ce que l’on a h
chez Avahi, le recessus épitympanique de Üaubenlonia se montre t • ervé
deux, occupé dans sa partie inférieure par les osselets, tandis qu’à s I eS S ^ a ~
antérieure le canal de l’artère stapédienne le traverse de bas en lf ^ ar ^ e
paroi postérieure est marquée par la saillie des canaux semi-r.Jf 11 ,*'. Sa
supérieur et externe. ircu laires
2° Canal tubaire (11g. 42).
Assez court, le canal tubaire, dans lequel pénètre et se fixe T
de l’apophyse antérieure du tympanal, débouche directement dans^] én } ité
du tympan par une large foramen pncumalicum. Son toit est for * aisse
l'alisphénoïde. rrtl ® par
3° Sinus hgpotympanique.
Nous y retrouvons la disposition de type lémuridé, avec en deV,
la caisse du tympan, les trois diverticules : D, sous le canal tubaire n, s de
interne, séparé du précédent par un important septum longit’ud’ 2 ' at * ral
posléro-externe, en face de la fenêtre ronde. ® ai nal,
III. — Oreille interne
L’oreille interne de Daubcntonia ne diffère pas de ce que
oservé dans l’ensemble des autres Lémuriformes. ° Us
av 0lîs
Source : MNHN, Paris
TEMPORAL DES PRIMATES
203
Fia. 40. — Daubenlonia. Coupe transversale du temporal droit (moitié postérieure).
1, étrier ; 2, muscles de l'étrier ; 3, aqueduc de Fallope ; 4. sinus hypotympanique (diver¬
ticule D 8 ) ; 5, canal stapédien ; 6, canal de l’entocarotide ; 7, canal carotidien ; 8, orifice
de la branche commune de canaux semi-circulaires supérieur et postérieur; 9, orifice non
ampullaire du canal semi-circulaire horizontal ; 10 , vestibule ; 11, canal postérieur de la
corde du tympan ; 12, cochlée (1»' tour de spire) ; 13, aqueduc du vestibule ; 14, canal semi-
circulaire horizontal ; 15, canal semi-circulaire supérieur ; 16, aditus ad atilrum ; 17, recessus
épitympanique ; 18 , anneau tympanique ; li). cartilage du conduit auditif externe; 20, sinus
hypotympanique (diverticule Dj) ; 21, sinus pétro-squameux.
Source : MNHN, Paris
204
B. SABAN
Fig.
41. — Daubentonia. Coupc transversale du temporal droit (moitié anté •
1 , apophyse antérieure du tympanal ; 2. muscle du mar
(l'° portion) ; 4, corde du tympan ; 5, canal stapédien ; 0, 0
brane du tympan ; 8. caisse du tympan ; il, Annulusmembrs
pncumaticum (canal tubaire) ; 12, méat auditif externe ; la, rec
doit auditif interne ; 15, fossette cochléaire ; 1(1, cochlée ( 1 <■’ i
de la tente du cervelet; 18, écaille ; 1 ( 1 , apophyse
21 , sinus hypoty-' " • ~~
23, basioccipital
>eurej
Jj tympanique ; 7 f ^°Pe
^l’itympanique’; 14°^"
te du cervelet; 18 écaille ; l^apophysc zygomatique'; 20,'Trou L'Ji
hypotympanîque (diverticule D 2 ; 22, sinus liypotympan que , ( i i ’ t '5 lén °ïcÜo„
ccipital ; 24, rocher; 25, sinus pétio-squumeux. 1 q e < dlv «-rticul e £ ® ;
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES 205
Voici quelles sont les valeurs des divers angles par rapport au plan vesti-
bulaire horizontal :
Angle thyridien.20°
Angle de relèvement de la fenêtre ovale.50°
Angle ampullaire.17°
Fia. 42. — Vaubcnlonia. Os temporal droit. Vue endocrânienne montrant, après résection
partielle du rocher, la paroi externe de la cavité tympanique et le recessus épitympanique.
1, étrier ; 2, enclume ; 3, apophyse gracilis du marteau pénétrant dans la gouttière mal¬
léolaire ; 4, marteau ; 5, apophyse antérieure du tympanal ; 6, canal tubaire ; 7, hiatus de
FaUope ; 8, aqueduc de Verga ; 9, anneau tympanique ; 10, canal stapédicn ; 11, aqueduc
de FaUope (3° portion) ; 12, canal de la pyramide ; 13, trou ovale ; 14, recessus épitympa¬
nique ; 15, gouttière vasculaire ; 16, écaille ; 17, membrane du tympan ; 18, alisphénoïde ;
19, sinus hypotympanique ; 20, basioccipital.
IV. — Pneumatisation
a) Groupe pélro-masloïdicn.
Ce groupe est principalement représenté par l’antre-mastoïdien, vaste
cavité occupant toute la région mastoïdienne au niveau de la linea iemporalis.
Source : MNHN, Paris
R. S AB AN
206
Limité extérieurement par une mince corticale, il débouche du côté int
dans le recessus épitympanique par une très large ouverture, 1 adituT^
anlrum. aci
b) Groupe de l'oreille moyenne.
Dans l’ensemble, la pneumatisation de l'oreille moyenne est tr"
importante. Elle se limite au groupe des cellules labyrinthiques coninn^ 11
d’un petit nombre de cellules supra-cochléaires et rétro-labvrinthi é6S
ces dernière, en relation avec des cellules pétro-masloïdiennes. 1CJUes ’
c) Groupe de l'écaille.
L’apophyse zygomatique ainsi que la portion verticale de l’écaiii
montrent très pneumatisées. La première, y compris l’apophyse no«t i Se
noïde, contient des cellules de plus grande taille que celles de P •
proprement dite, où la pneumatisation est très fine. ec aille
Canaux
Les canaux vasculaires, nerveux et musculaires, possèdent une m
logie et une topographie typiquement lémurienne (v. p. 169 ) avec or P h °-
rapports que chez Lemur. Cependant le canal posl-glénoïdien n :?. lemes
des ramifications latérales comme chez les Indridés, et le canal d resente
du marteau s’est déplacé du toit de la caisse du tympan sur le sent.» ”î Uscle
tudinal. ‘ < LU m longi-
RAPPORTS VASCULAIRES
1° Système carotidien
(fig. 43 A)
La carotide commune, après avoir donné une artère thyroïdien
rieure, se divise en carotide externe et carotide interne I a Dremiè a Su P^~
gros calibre, se dirige en avant de la bulle. Peu après son point de hif d assez
s'en détache l’artère occipitale, puis la faciale. Ensuite elle rem IUrc ation
le méat auditif externe où se détachent les auriculaires postérieur t* Vers
Fio. 43. — DaubetiUmia. Schéma des rapports vasculaires de l’os te
A: Système artériel. 1, stylo-mastoïdienne; 2, tympanique antérieure. „ mi *° raL
I. cntocarotide ; 5, auriculaire antérieure ; (!. temporale superflcUdle -”7 sta l>^lienne .
8, maxillaire interne ; 9, carotide interni' ; 10, carotide externe ■ Il „ ’• ,n «ssélcri on ° ’
laire postérieure ; 13, carotide commune ; 14, thyroïdienne supérieure • m p ; 12 ’ auricu’
ciale. ’ " ’ lln gual e ;
B : Système veineux. 1, stylo-mastoïdienne ; 2, sinus pétroux inférieur
I, auriculaire postérieure ; 5, temporale moyenne; 0 , parotidiens* ■ 7 ) ’'“^^rienre,
cielle ; S. dérivation latérale du sinus pétro-squameux ; 0 , post-Klénôïdîem, mP °, rale su PeMi !
externe ; 11, mastoïdienne ; 12, sinus pétro-squameux : 13, «ihuaStreu?SîSf, ? 10 ’
latéral; 15, maxillaire interne; 10, occipitale; 17, faciale; 18, jugulaire mt^e 14 *s»nu^
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
207
Source : MNHN, Paris
208
R. SABAN
rieure, ainsi que la temporale superficielle. Sa branche terminale maxill •
interne, contourne la partie antérieure de la bulle et s'enfonce dans la 4
ptérygoïdienne. La carotide interne, après avoir pénétré dans le canale ° n
tidien, suit un trajet semblable à ce que nous avons décrit chez Lemur'
2° Système jugulaire
(«g- 43 B)
La jugulaire externe, de très fort calibre (1) et très superficielle se p
de l’importante veine faciale et reçoit, au niveau de la bulle auditive h SSit
gros troncs situés de part et d'autre du méat auditif externe L’anté • Ux
formé par la veine post-glénoïdicnne, déversoir du sinus pétro-sa» CneUr ’
reçoit les veines temporales superficielle et moyenne, un rameau ** a . m . e V x *
et la maxillaire interne. Le postérieur, veine occipitale, collecte | Setél î en
auriculaire postérieure et de petits rameaux parotidiens! 13 Ve * ne
La jugulaire interne qui fait suite au sinus latéral ne draine que n a t-
ment le sang cérébral, puisqu’une grande partie s’évacue par la j rtle “ e ~
externe. Elle reçoit, suivant une topographie identique à celle déjà , 8ulaire
chez Lemar, les divers sinus et veines pétreux. J observée
2. — FORMES FOSSILES
A. PLÉSIADAP1DÉS
Cette famille est représentée par le genre Plesiadapis dont le *
connu vient d’être découvert dans le Paléocène supérieur de > Seul cr àn e
brièvement décrit par Russell (1959) qui l'a aimablement et
disposition. Ub a notre
Ce crâne, quoique très écrasé au cours de la fossilisation (21
néanmoins une région temporale assez bien conservée (PI. XIV) I)r,?Sent e
MORPHOLOGIE EXOCRANI EN N E
(fig. 44-45)
Écaille
La portion verticale de l’écaille est relativement basse limité
suture écailleuse presque rectiligne, sans incisure pariétale. La
(1) Environ trois fois lo diamètre de la jugulaire interne
(2) Ceci ne nous permet pas d’effectuer de mensurations.
P ar une
Portio n
Source : MNHN, Paris
15
Fig. 44. — Plesiadapis. Os temporal droit. Face exocrânienne, vue latérale.
1 * canal do Jacobson ; 2, canalicule de l’artère auriculaire profonde ; 3, trou post-glénoïdicn ; 4, trou post-glénoïdien
secondaire ; 5, conduit auditif externe ; 0, trou carotidien ; 7, scissure de Glaser ; 8, gouttière malléolaire ; 9, échancrure
glénoïdienne ; 10, tubercule zygomatique antérieur; 11, apophyse post-glénoïdienne ; 12, bulle auditive; 13, apophyse zygo¬
matique ; 14, écaille ; 15, suture écailleuse ; 16, linea temporalis ; 17, rainure digastrique ; 18, apophyse mastoïde ; 19, région
pétro-mastoïdionne ; 20, méat auditif externe ; 21, trou stylo-mastoïdien ; 22, crête sous-temporale ; 23, tympanal.
Source : MNHN, Paris
210
R. SABAN
rétro-méatique, d’assez grande dimension, a pour limile supérieure une
puissante linea temporalis (prolongement temporal de la crête occipitale!
constituant un large auvent au-dessus du méat auditif externe. ,
La portion horizontale est ici principalement formée d’une puissante
apophyse zygomatique, haute mais relativement étroite. Le tubercule zygo¬
matique anterieur, bien marqué, précède une étroite échancrure glénoï-
dienne. L’apophyse se termine par une forte apophyse posl-glénoïde, légère^
ment inclinée en arrière et collée au conduit auditif externe.
En norma basalis la racine transverse de l'apophyse zygomatique repr’
sente une très large surface triangulaire (plan sous-temporal et fosse op"
noïde) presque plane (le condyle est très faible) limitée en avant par* 1 ~
crête sous-temporale, du côté interne par la scissure de Glaser et par l'ai 3
pliyse post-glénoïde en arrière. Cette dernière, épaisse et longue, forme u"
butoir transversal. Elle s’étale et se soude au conduit auditif, mais mén a °
un canal veineux transversal qui s’ouvre latéralement et aboutit au tr^ G
post-glénoïdien, large orifice situé dans le fond de la cavité glénoïde ° U
le bord interne de l’apophyse.
Rocher
Région pétro-mastoïdienne
Très étalée en arrière, la région pétro-mastoïdienne, d’aspect gross"
ment quadrangulaire, dent cependant une pointe supérieure s’eno 16 r e ~
entre la linea temporalis et l’occipital, est principalement représentée
une forte apophyse mastoïde, mamelonnée, qui surplombe une 1 ^ >ar
rainure digastrique. Il n’est pas possible de fixer l’emplacement du
mastoïdien. r ° u
Bulle auditive
L’examen de la région otique, quoique très endommagée au cour
la fossilisation, permet de reconnaître les restes d’une bulle auditiv S C e
cloisonnée, evoïde, qui devait être très volumineuse ( 1 ). De la paroi 'd** 01 *
bulle ne subsiste que le contour périphérique au niveau de la base du c ' * a
Sa portion externe représente un long et étroit conduit auditif ext nG *
enchâssé entre les apophyses post-glénoïde et mastoïde. Lerrie
Il ne semble pas, « priori, exister d’anneau tympanique libre à l’int^ ■
de la bulle, mais simplement un épaississement circulaire permetta I * leUr
fixation de la membrane du tympan. Ce bourrelet apparaît d’ailleurs h la
le méat auditif externe sous Tonne d’une expansion lamellaire postéri 30S
Le tympanal serait représenté par l’ensemble du conduit auditif * eure -
l’ectotympanique (2). er ne.
(1) Un étroit basioccipital sépare les deux bulles.
(2) Cotte disposition rappelle ce que nous observerons cher, les
ilonnea
Source : MNHN, Paris
TEMPORAL DES PRIMATES
Orifices
1° Orifices principaux.
a) Trou carotidien. - A proximité du trou stylo-mastoïdien, le trou
carotidien s’ouvre dans la paroi posléro-exlerne de la bulle auditive. Prés
de lui, mais un peu plus interne, se situe l'ouverture du canal de Jacobson.
tidien ; 9, canal tubaire
digastrique ; 13, conduit auditif êxter
s hypotympanique (diverticule D,) ; 10,
’ . . . .. " ; 19, plansc
u stylo-mastoï-
Fio. 45. — Plesiadapis. Os temporal droit. Face exocrûnicnne, vue intérim:
1. canal de Jacobson ; 2, sinus pétreux inférieur ; 3, fenêtre ronde ; 4. trov
1 . 5. trou post-glcnoidien ; 0, scissure de Glaser ; 7. gouttière malléolaire ; __...
y T -K't-'ioOl,. ; n. aqueduc du limaçon ; 12. rainure
(diteriieïîe r n \ î ii Bl,l . us hypotympanique (diverticule D 3 ) ;
17, cochlée ; 18, trou déchiré porté“-H. (diverticule D.) :
sgssr* 8 22, apoph ^ iss? SdV, 25, crêu -
b ) Orifice tubaire. — 11 s’ouvre en direction de la fosse rhinopharyngienne,
a 1 extrémité antero-externe de la bulle. La trace du canal tubaire est marquée
par une dépréssion allongée dans la paroi externe de la bulle, le long de
la scissure de Glaser. s
Source : MNHN, Paris
212
R. SABAN
c) Méat auditif externe. — Constitué en majeure partie par le bord extern
épais, du conduit auditif externe, le méat a une forme grossièrement elli
tique à grand axe vertical. P -
2° Orifices secondaires.
Canalicule de l'artère auriculaire profonde. — Au niveau de l'apoDh
post-glénoïde, un petit pertuis, ouvert dans le conduit auditif externe do» 56
rait être vraisemblablement homologué à l’orifice du canalicule de l'art**
auriculaire profonde. ere
Fig. 48. — Plesiadapis . ltochor droit.
I, fossette faciale ; 2, trou auditif il
cérébelleua e )_
‘ | l'> sinus pétrei
. , gouttière uu sinus Détronv „
— - . -,.-J latéral ; (l, canal mastoïdien ; 7, fosm subareuata ■ I Ç él ' ie Ur ;
unguéale; 9, fossette pyramidale; 10, canal semi-circulaire supérieur; Il ,.A„- ÏOss ott e
mastoïdienne. ’ ’ ® lon pétro-
3<> Orifices périphériques.
a) Gouttière malléolaire. — Elle s'ouvre à l'intérieur de la scis
Glaser près de son extrémité antérieure. sure de
b) Trou stylo-mastoïdien. — D'un gros diamètre, le trou stylo- mav , .
s’ouvre entre le bord postérieur du conduit auditif externe, la paro' ° ldlen
rieure de la bulle auditive et la face interne de l’apophyse mastoïde° Sté ~
c) Trou déchiré postérieur. — Malheureusement déformé par la f
lion, le trou déchiré postérieur a l'aspect d’une Tente étroite dans i° Ssilisa '
débouche, du côté interne, le sinus pétreux inférieur. ac lUell e
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
213
MORPHOLOGIE ENDOCRAN I EN NE
L'examen de plusieurs rochers isolés, attribués à ce genre, nous a permis
l’étude de la face cérébelleuse (fig. 46). Celle-ci, grossièrement triangulaire,
est occupée dans sa partie moyenne par le trou auditif interne et la fossa
subarcuata.
Le trou auditif interne, circulaire, légèrement évasé en bas et en avant,
se prolonge par un court conduit auditif interne, aboutissant aux diverses
fossettes séparées par une crête falciforme acérée. A l’étage supérieur la
fossette faciale montre une très vaste ouverture.
La fossa subarcuata, de dimensions réduites, occupe la moitié supérieure
de la portion postérieure de la face cérébelleuse. Elle est bordée par le canal
semi-circulaire supérieur qui s’épaissit vers le bas pour former la branche
commune avec le canal postérieur. Sous la branche commune s’ouvre la
fossette unguéale. L’arête du rocher montre une inflexion au niveau du
canal semi-circulaire supérieur (gouttière du sinus pétreux supérieur),
tandis que le bord inférieur de la face cérébelleuse est perforé, entre le trou
auditif et la fossette unguéale, par la fossette pyramidale.
En arrière de la fossa subarcuata se dessine le sinus latéral qui reçoit,
dans sa partie supérieure, la gouttière de la veine mastoïdienne.
MORPHOLOGIE INTERNE
La morphologie interne sera étudiée d’après : la base du crâne entier
où, les parois de la bulle faisant défaut, la cochlée fait saillie au milieu de
la cavité tympanique ; et des rochers séparés ayant conservé leur cochlée
intacte. Cet examen sera complété par l’observation à travers le trou auditif
externe sur le crâne entier.
Cavités
I. — Oreille moyenne
Nous nous limiterons au recessus épitympanique et au sinus hypo-
tympanique seuls étudiables.
Le recessus épitympanique, dont les limites s'observent sur les rochers
isolés, représente une vaste cavité atteignant la face cérébrale du rocher
qui forme son toit. Dans sa paroi interne le canal semi-circulaire supérieur
fait parfois une faible saillie. Sa bordure inférieure est constituée par l’aqueduc
de Fallope.
Le sinus hypotympanique est, a priori, de type lémurien, divisé par
un très petit septum longitudinal dont on voit l'amorce à la pointe de la
cochlée. Ce septum devait limiter un large diverticule interne D 2 qui com¬
munique entièrement avec la caisse du tympan. 11 n'est cependant pas
possible de déterminer s’il existait un diverticule D 2 sous le canal tubaire.
Source : MNHN, Paris
214
R. SABAN
A la partie postérieure de la cavité tympanique, un étroit septum in -
le canal carotidien à la cochlée et à la paroi postérieure de la bulle form *
ainsi un diverticule D 3 en face de la fenêtre ronde.
II. — Pneumatisation
La pneumatisation semble importante, tant en ce qui concerne la ré«H
pétro-mastoïdienne que l'apophyse zygomatique. La première est renrT
sentee par des cellules pétro-mastoïdiennes et rétro-labyrinthiques la second
appartient au groupe de l’écaille. Les cellules pétro-mastoïdiennes de net r
taille et très nombreuses, emplissent la totalité de l’apophyse ’mastmd
elles se prolongent dans la linea lemporalis par des cellules de p] us
diamètre qui peuvent être considérées comme l’antre mastoïdien Toi t° S
ces cellules communiquent entre elles, ainsi qu’avec le recessus épitvmnani 68
par 1 ’adilus ad antrum. | ,uc iue
Les cellules rétro-labyrinthiques, de petites dimensions, s’observa
en arriéré de la fossa subarcuala, sur la face cérébelleuse du rocher T • nt
physe zygomatique, autant que nous puissions en juger par les cac ap °~
apparentes, est composée d'un grand nombre de cellules aimarten Q ^ UreS
groupe de l’écaille. 11 u,nt au
Canaux
I. — Canaux nerveux
1° Conduit auditif interne.
Le conduit auditif interne est plus profond que ce que nous avons oh
chez les Lémuridés actuels. La taille de la fossette faciale est éenl^
beaucoup plus importante, logeant un volumineux nerf facial cément
avec les dimensions de l’aqueduc de Faîlope que nous allons loir rap . port
nant. ir m ainte-
2° Aqueduc de Fallope.
L’aqueduc de Fallope est peu coudé et seule une petite inflexion m
la séparation des deuxième et troisième portions. Des déhiscences v • r 5 Ue
suivant les individus, s’opèrent sur la deuxième et troisième nort' les
se termine au trou stylo-mastoïdien par un large évasement. ° n ' U
3° Canal postérieur de la corde du tympan.
Par le méat auditif externe nous avons remarqué un canal d'h'
prolongeant le bord postérieur du tympanal sur lequel devait s’in*' Cent
membrane du tympan. Ce canal, qui semble correspondre à la la
tympan, traverse la caisse du tympan au-dessus de la fenêtre ronde (figqy 11
4° Canal de Jacobson.
L’entrée du nerf de Jacobson s’opère par un petit orifice di^r^ ..
trou carotidien. Lant <j u
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
215
II. — Canaux vasculaires
a) Canaux artériels.
Canal carotidien. — Le canal carotidien proprement dit débute par le
trou carotidien, percé dans la paroi postérieure de la bulle. Il forme un pont,
contre le petit septum postérieur, entre cette dernière et la cochlée qu'il
atteint en face de la fenêtre ronde. A partir de celle-ci, à l’endroit où un
FIG. 47. — Plcsiadapix. Détail de la cavité tympaniquc, vue par le méat auditif droit.
1, gouttière stapédienne ; 2, tympanal ; 3, fenêtre ronde ; 4, fenêtre ovale ; 5, aqueduc
de Fallope ; 6, promontoire ; 7, gouttières do l'entocarotide ; 8, canal postérieur de la corde
du tympan ; 9, sinus hypotympaniquc.
petit éperon osseux représente le promontoire, le trajet des rameaux caro¬
tidiens, trajet simplement indiqué par de multiples gouttières tracées sur
la cochlée, semble très variable suivant les individus. Dans certains cas
(fig. 48 A) la gouttière carotidienne s’inscrit dans le prolongement du canal
carotidien et du bord inferieur de la fenêtre ronde. Cette gouttière longe
le promontoire et remonte sur la cochlée où elle se divise en trois branches :
l’inférieure, pouvant correspondre à l’entocarotide, se dirige vers la pointe
de la cochlée ; la supérieure remonte vers l’extrémité antérieure de l’aqueduc
de Fallope où elle disparaît ; la moyenne suit la direction de l’inférieure.
Source : MNHN, Paris
t. SABAN
216
N’ayant pas observé dans ce cas de gouttière stapédienne à proximit •
de la fenêtre ovale, il semble que la branche supérieure tienne lieu de branche
1, gouttière stapédienne (rameau supérieur)
3, gouttière de l’entocarotide ; 4, promontoire
7, fenêtre ronde ; 8, recessus épitympanique ;
circulaire supérieur ; 12, cellules mastoïdienne.
stapédienne, rameau supérieur, tandis que la branche moyenne corr
drait au rameau inférieur de l’artère stapédienne. es pon-
Dans d’autres cas (fig. 48 B), il existe, à partir du bord antérieur de 1
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
217
fenêtre ronde une double gouttière (1) montrant devant le promontoire une
anastomose mal définie d’où partent trois branches : les supérieure et
moyenne dirigées vers l’extrémité antérieure de l'aqueduc de Fallope, l’in¬
férieure vers la pointe de la coclilée. De plus un étroit sillon relie parfois
le bord supérieur de la fenêtre ronde au bord inférieur de la fenêtre ovale. La
division de la carotide en deux branches, et parfois trois lorsqu’un véritable
rameau stapédien était présent (2), s’opérait vraisemblablement au-dessus
de la fenêtre ronde. Les deux rameaux principaux montrent alors un
schéma comparable à celui décrit précédemment : la branche supérieure
semble homologue au rameau supérieur de l’artère stapédienne pour
l'irrigation du cerveau, une branche moyenne représentant la branche
inférieure de l’artère stapédienne, une branche inférieure, l’entocarotide.
b) Canaux veineux.
Parmi les canaux veineux citons le canal post-glénoïdien qui loge la
veine post-glénoïdienne, prolongement du sinus pétro-squameux. Il débouche
dans l’angle postéro-interne de la fosse glénoïde et reçoit, par un canal
secondaire, une veine transversale provenant du bord antérieur du conduit
auditif externe.
B. NOTHARCT1DÉS
Parmi les représentants de cette famille, le seul genre Nothardus, grou¬
pant plusieurs espèces, nous est parfaitement connu. 11 a fait l’objet d’une
étude très approfondie par Grcgory (1920), étude à laquelle nous nous réfé¬
rerons pour l’examen de la région temporale, puisque nous n’avons pu
observer directement les fossiles conservés aux Etats-Unis.
Une révision récente de la famille des Notharctidés effectuée par Gazin
(1958) nous apporte quelques compléments d’informations, ainsi qu'une
description sommaire du genre Smilodcdcs Wort. 1903. Ce genre diffère
principalement, dans la région qui nous concerne, par une bulle auditive
plus spacieuse et la présence, entre l’apophyse post-glénoïde et la bulle,
d’une petite fosse où débouche probablement la gouttière malléolaire.
MORPHOLOGIE EXOCRANIENNE
1" Écaille
La portion verticale de l’écaille est basse, limitée par une suture écailleuse
irrégulière sans incisure pariétale, présentant dans sa partie postérieure,
(1) Tantôt, la double gouttière longe le bord inférieur du promontoire, tantôt les gout¬
tières sont séparées et liassent chacune de part et d’autre du promontoire.
(2) Ce rameau pourrait être assimilé A une anastomose entre la carotide et l’artère stylo-
mastoïdienne, ou pétreuse superficielle, passant à travers l'étrier (voir p. 88).
Source : MNHN, Paris
•218
l. SABAN
d’après Gazin, un large trou supra-squameux, tandis que sa partie anté¬
rieure montre un ptérion en H.
L’écaille présente dans sa partie horizontale une assez grande divereen
entre les deux espèces N. osborni et N. crassus.
En vue latérale, l'apophyse zygomatique, mince et rectiligne chez 1
premier, s'élargit fortement, en avant de la fosse glénoïde, chez le second 6
marquant ainsi, à la partie inférieure une profonde échancrure glénoïdien Q ’
Dans les deux cas, le zygoma se termine par une forte apophyse post-eD
noïde très rugueuse. ° Ae ~
En vue inférieure, la fosse glénoïde, plane chez le premier, devient t ’
concave chez le second, fortement relevée du côté interne, formant a - re *
une crête aiguë (apophyse entoglénoïde de Gregory), le long de la sciss» S1
de Glaser. Cette crête s'articule avec le bord interne du condyle de la ma Tr
bu le. Dans les deux cas, une forte crête sous-temporale limite du côté e \t ndl ~
une étroite surface sous-temporale. Sur le versant postérieur de l'aponh^ 6
post-glénoïde s'ouvre le trou post-glénoïdien. * P n yse
La racine postérieure de l'apophyse zygomatique se termine par
puissante linca temporalis qui forme un large auvent au-dessus du - 6
auditif externe et atteint le lorus occipital. nieat
2° Rocher
La région pétro-mastoïdienne, d'allure rectangulaire, est principales
occupée par l'apophyse mastoïde. Celle-ci, très renllée et pneumar 11 *
dans sa partie inférieure (apex), s'effile vers l'arrière (1). Le vé-sant inters!!
de la mastoïde montre une profonde fosse pouvant représenter la ra'* 16
digastrique. Sous le torus occipital, la suture pétro-occipitale s'élaroir^ 6
une profonde fissure au fond de laquelle s'ouvre le trou mastoïdien §1C en
3° Bulle auditive
D'après ce qu'il en reste, la bulle auditive devait être spacieuse consfr
par une expansion du rocher. Par son bord interne elle entre en Stltut ' e
sur toute sa longueur, avec le basi-occipital, qui la recouvre dans sa° ntaCt '
moyenne, sa partie anléro-interne étant en contact avec l'anonhv^ P J artie
goïde externe. 1 1 yse Ptery-
(1) Gregory y signale un orifice qu'il considère être le trou mastoïdien • « r pu
foramen near Un- posterior border of the mastold is promiuent. It is not local H
the mastoïd and the exoccipital but, as shown in Amer. Mua. N" 12 560, itlîes at fi
of a deep fissure wich is closed at the top, as if the vein transmitted bv tb
had sunk deeply into the mastoïd aftor passing above it in tho ombryo. » Il p t ff " atn en
rameau mastoïdien de l’artère occipitale (v. p. 82). D'après Gazin cet orifi Ut S '* 8ir ‘b*
sidère également comme le trou mastoïdien, no communique pas directement* 0 ' °on-
latéral comme chez les Lémuridés mais présente un trajet complexe i ut vrns.se uv° ,1 e sin »s
Indridé. Sa présence est variable chez Smilodecteu où il peut Être n-mnl "a < * e type
groupe de très petits orifices. p acé Par Un
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMA
219
Orifices
Orifices principaux.
a) Trou carotidien. — 11 s’ouvre dans l’angle postéro-externe de la bulle
auditive, à proximité d'après Gazin de la fossette stylienne.
b) Orifice tubaire. — Il occupe la même position que chez Lemur, mais
est séparé du trou ovale par un étroit septum.
c) Méat auditif externe. — Il devait être circulaire, sans conduit auditif
externe.
Orifices périphériques.
a) Trou stylo-mastoïdien. — Il s’ouvre sur la face ventrale de la mas-
toïde, derrière le trou carotidien.
b) Trou déchiré postérieur. — Éloigné du trou condylien, il se divise
en deux.
4° Tympanal
Le tympanal de Notharctus, quoique non conservé, devait, d’après
Grégory, être formé d’un anneau ouvert dans sa partie supérieure, situé
à l’intérieur de la bulle comme chez les Lémuridés. Son bras antérieur
s’attachait au niveau du trou post-glénoïdien, tandis que le postérieur était
solidement fixé à l’écaille, entre la mastoïde et la paroi antérieure du canal
carotidien.
MORPHOLOGIE ENDOCRAN IENNE
De la face endocrânienne du temporal on connaît peu de chose. La
fossa subarcuata se montre fort réduite et peu profonde, tandis que le méat
auditif externe est plus large et plus profond que chez les Lémuriens actuels.
L’arête du rocher marque une inflexion, au-dessus du méat auditif, indiquant
un début d’ossification de la tente du cervelet.
MORPHOLOGIE INTERNE
Cavités
I. — Oreille moyenne
1° Recessus épitympanique.
D’une morphologie semblable à celle de Lemur, le recessus épitympa¬
nique comprend un petit sinus postérieur contenant le marteau et l’enclume,
et une vaste cavité antérieure.
Source : MNHN, Paris
220
l. S AB AN
2° Canal tubaire.
La caisse du tympan est formée par une dilatation du canal tubair
ce dernier, court et étroit, y débouche par un large foramen pneumaticum
3° Sinus hypolympaniquc.
La partie inférieure de la bulle auditive faisant défaut, il n’est nas
sible de dire s’il existait un diverticule D„ sous le canal tubaire. Il est p e P °^~
toutefois de reconnaître un large diverticule interne (D 2 ) séparé de la P c I ^ nis
du tympan par un septum longitudinal incomplet, et derrière la feiT'^ 6
ronde, une petite expansion postérieure du sinus hypotympanique corr®
pondant au diverticule D 3 . ’ rres ~
II. — Oreille interne
La cochlée, moins importante que chez les Lémuridés actuels mo
rait, par rapport à ces derniers, un allongement de la columelle et la réd *•"
du diamètre du premier tour de spire. u ction
Canaux
La portion de l’aqueduc de Fallope visible en norma basalis par l’a
ture de la bulle, longe le bord interne du recessus épitympanique au j UVer '
de la fenêtre ovale, et aboutit au trou stylo-mastoïdien. ’ aes sus
Quant au canal carotidien, il prend naissance dans l’angle
externe de la bulle, par le trou carotidien, rejoint la cochlée, puis po ®. e ro-
en deux branches. L’une, de fort calibre (artère slapédienne), tra* 5 dlVise
fenêtre ovale et va rejoindre la partie antérieure de l’aqueduc de p 6 *), 6 la
L’autre (entocarotide) suil la cochlée puis se dirige en avant vers in aPo I’ e -
longitudinal. e se Ptum
Par le trajet de ces deux canaux, non des moins importants Nnfh
montre une similitude de structure avec Lemur. ’ oltlar ctu s
C. ADAPIDÉS
Dans cette famille ont été groupés les deux genres éocènes • n
cebus (1) et Adapis (2). ’ * r °nycti-
L’étude du temporal portera sur les exemplaires conservés au T
toire de Paléontologie du Muséum (PI. XV et XVI). La bora-
(1) Voir Grandidier (1004) et Le Gros Clark (1034).
(2) Voir Stohlin (1012) qui en décrit plusieurs espèces et variétés.
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
221
MORPHOLOGIE EXOCRANIENNE
(lig. 49 à 51).
1° Écaille
La suture écailleuse se montre généralement rectiligne dans les deux
genres, elle s’abaisse légèrement dans sa partie postérieure (zone de la
linea temporalis) où s’ouvrent un orifice supra-squameux ( Pronycticebus)
ou plusieurs ( Adapis ) de gros calibre (1).
La région rétro-méatique forme, entre l'apophyse mastoïde et le bord
postéro-supérieur du méat auditif externe, une petite plage triangulaire
fortement déprimée chez Pronycticebus. On y observe soit un pertuis et
une très faible crête pouvant correspondre à l’épine de Henlé ( Pronycticebus),
soit de nombreux orifices et de fortes aspérités (Adapis).
La linea temporalis, courte et peu accentuée, se termine très rapidement
dans le prolongement de la crête occipitale, très développée chez Adapis.
Au-dessus du méat, elle devient très aiguë et constitue un large auvent.
L'apophyse zygomatique (2), beaucoup plus importante chez Adapis
oü elle offre un large contact avec le malaire Lrès écarté du crâne dans les
deux genres, limite une large fosse temporale. Son bord supérieur, long,
fortement convexe et beaucoup plus haut chez Adapis, s’oppose au bord
inférieur, très court, compris entre le tubercule zygomatique antérieur
et l'apophyse post-glénoïde (échancrure glénoïdienne). Le tubercule zygo¬
matique antérieur et l’échancrure glénoïdienne étant beaucoup plus pro¬
noncés chez Adapis, l’apophyse zygomatique présente, en avant de l'apo¬
physe post-glénoïde, une forte constriction. Au-dessus de l'apophyse
post-glénoïde, allongée et tuberculeuse, beaucoup plus importante chez
Adapis, s’observe une légère dépression au fond de laquelle s’ouvre un
orifice communiquant avec le canal post-glénoïdien (3).
En norma basalis, la racine transverse forme une surface grossièrement
triangulaire, limitée dans sa partie antéro-externe par la crête sous-
temporale, crête beaucoup plus aiguë chez Adapis ; du côté interne par la
scissure de Glaser et le trou ovale ; en arrière par l’apophyse post-glénoïde.
Devant cette dernière, la fosse glénoïde, étroite et transversale, plus pro¬
fonde chez Pronycticebus, se relève contre la bulle auditive pour former
une apophyse ento-glénoïde moins importante cependant que chez Notharctus.
La position de la fosse glénoïde, beaucoup plus externe chez Pronycticebus (4),
ne permet pas de déceler un véritable condyle, celui-ci étant simplement
représenté par un épaississement du bord de la fosse temporale, comme
chez les Carnivores, tandis que chez Adapis, la position reste typiquement
(1) Lorsqu’il n’oxisto qu’un orifice, il se situe dans la suture. Dans le cas do pluralité,
les autres s’observent sur l'écaille.
(2) L'allure générale de cette apophyse ressemble beaucoup il celle des Indridés.
(3) Cet oriilce n’est visible que du côté droit chez Pronycticebus, l’arcade zygomatique
gauche faisant défaut.
(4) Elle correspond A la partie postérieure de la fosse temporale.
Source : MNHN, Paris
222
R. SABAN
lémurienne ; le condyle est large, légèrement relevé du côté interne
en avant la surface sous-temporale triangulaire et réduite surfa™ aVec
plus étroite chez Pronyclicebus. ’ eauc °up
FlO. 49. — Adapta parùiensia. Os temporal gauche. Face exoerânienne
1, trou carotidien ; 2, trou stylo-mastoïdien ; 3, canal postérieur de la rl’J ,atérale -
4, trou post-glénoidien ; 5, orifices second» ires du canal post-glénoïdicn? 0 f'îl! t V»»Paj» .
l^ne ; 7^ mataud'U externe ; 8. rainure digastrique ; I». trou mastoïdien’- 1 () ^ 0ttc styl
squameux ; 11, apophyse mastoldo ; 12. Unea tcmporàtis : 13 . écaille • î î , t. tr °Us sur».T.
”• wï «Zi&'Sssgl
Fia. 50. — Pronycticcbus gaudryi. Os temporal droit Face * .
A : vue latérale. B : vue inférieure. e *°crâttienne.
1 . ornai postérieur de la corde du tympan ; 2, trou stylo-mastoïdien • 3 t
4. fossette stylieimo ; 6, apophyse poat-glénoïde ; (1, orifice tiibnin. • 7 .. „ pou car °tidio„
&«T ~«tsr ' lrm f . 7"‘ ■ Î
12. apophyse mastoide ; 13, ramure digaslnque ; 14, apophyse ’ t ou ovale
sous-temporalo : 10, scissure de Ulaser ; 17, ostium itdroilum ; 18 trou déeM*!? * 15 > CrAi ’
19, sinus pétreux inférieur ; 20, bulle auditive ; 21, écaille ; 22, trou sunralo p ° sté rieur
turc écailleuse ; 24, trou mastoïdien ; 25, Unea temporalis ; 20, fosse riénoïde -"oo”* ■' 28? su’
ptérygoïde externe. 8 UL ’ ■ i7 > apophy*-
Source : MNHN, Paris
TEMPORAL DES PRIMATES
223
Source : MNHN, Paris
224
R. SABAN
Lapopliyse post-glénoïde, volumineuse et transversale, externe
rapport au plan du méat auditif externe, vient, par son bord intern P3r
contact de la bulle. Le trou post-glénoïdien, d'un plus faible diamètr* ^
que chez les Lémuriens actuels, débouche à la base de l’apophvse h U)
l’angle interne du versant postérieur. t f y c, flans
2° Rocher
a) Région pétro-mastoïdienne
Limitée par la suture pétro-occipilale et le prolongement du ton.
l’ilal, elle s'engage faiblement enLre le pariétal et l'occipital Le tor ° CC1 '
développé, constitue une arête vive qui se termine par l'apoiihvse **! ès
Celle-ci diffère dans les deux genres : très globuleuse, soufflée chez p r tokle -
cebus, elle présente un bord postéro-inférieur sillonné par une a^F- Cti '
que l’on peuL assimiler au trajet de l'artère occipitale • par eoni ttlere
Adnpis, les insertions musculaires étant plus puissantes la nno Chez
formée de deux crêtes se rejoignant à l'apex, séparées par une 6 est
centrale. En arrière de la mastoïde, apparaît une large dépression^ 100
la rainure digastrique, dont le versant interne s'épaissit le long de 1 llSSc '
■a iauiuic uigaaiiique, uujn le versant interne s'épaissit le long de 1 11 ilsse>
occipitale pour former, avec son homologue occipital une assez f ‘ a . suture
physe allongée pouvant être assimilée à l'apophyse para-occipitale" d 6 apo '
Mammifères. Le trou mastoïdien (2) s'ouvre dans la suture nélrno!. C ^ r - tains
entre la crête mastoïdienne et cette apophyse. 1 UCCl Pitale,
b) Bulle auditive
Formée d'une volumineuse cavité pneumatique à grand nv» i
dînai (3), recouverte par le pétreux, la bulle auditive des AdaniH lon 6itu-
les mêmes rapports que celle des Indridés. Les deux bulles font V nontre
un angle d'environ 60'», mais chez Pronyclicebus elles sont tr . entre elles
l'une de l’autre, séparées par un basi-occipital particulièrement JwÇ r ° ches
releve et les recouvre du côté interne (4). Chez Ado pis les muscles *t ,. qui Se
digastrique marquent respectivement leur passage par une forte rt- ns et
latérale, oblique sous le méat auditif externe, et un large ménlal pressi °n
Dans sa partie antérieure, elle entre en contact avec le bord P °f terie ur.
l’apophyse post-glénoïde et la région glénoïdienne, le long de ) erne de
de Glaser, et se soude avec l'apophyse ptérygoïde externe (5) 13 Sciss ur e
(1) Idcntitié du côté gaucho chez Pronycticebua.
(2) Stohlin interprétait, avec réserve, cet o
(3) Celle do Pronycticebua est cependant ]
(4) Oe recouvrement s’observe également,
magnua.
(5) La lame ptérygoïde, A cheval
Pronycticebua.
le passage de l'artèro n
m<Sn ingée
°™'"' ch ” M «1 taw». c .
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
225
Orifices
1° Orifices principaux.
a) Trou carotidien. Toujours situé dans l'angle postéro-externe de
la bulle, il est cependant beaucoup plus rapproché du trou stylo-mastoïdien
et du bord du méat auditif externe chez Adapis. 11 n'a pas été décelé d’orifices
particuliers pour le nerf de Jacobson.
Fio. 51. — Adapta parvenais. Os temporal gauche. Face exocrânienne, vue inférieure.
- anneau'tvmnan'iouè ^-mastoïdien ; 3, épine jugulaire ; 4, aqueduc du limaçon ;
11,1 ' lu ‘ u ’ ”• canaI tubaire ( foramen pncumaticum) ; 7, septum longitudinal
T&SSi. ï : : r.f -"J'.ïV,.
hypotympaaïquü (droticule D,) , 2S, orlfte. tubai ÎSJSffSStC
22, si
b) Orifice tubaire. il forme une vaste échancrure entre l’apophyse
ptérygoide externe et la pointe du rocher, et débouche dans une très large
fosse rhinopharyngienne.
c) Méat auditif externe. De section presque circulaire dans les deux
genres, il est cependant légèrement masqué en avant, elles Pnnuctiœbus
par 1 apophyse post-glénolde. Il n'y a pas de conduit auditif externe.
Mémoires du Muséum. — Zoologie, t. XXIX.
Source : MNHN, Paris
226
lt. SABAN
2° Orifices périphériques.
a) Gouttière malléolaire. — Chez Prongclicebus, la gouttière malléolaire
est marquée dans la scissure de Glaser par un petit éperon osseux situé
en face de la fosse glénoïde. Aucune marque spéciale ne s'observe chez
Adapis.
b) Trou stylo-mastoïdien. — Situé plus près du bord postérieur du méat
auditif externe chez Adapis que chez Pronycticcbus, le trou stylo-mastoïdien
est précédé par l’orifice du canal postérieur de la corde du tympan chez ce
dernier, tandis qu’une dépression marginale marque, chez Adapis, la fossette
stylienne, la corde du tympan pénétrant alors dans la cavité tympanique
par le canal facial.
c) Trou déchiré postérieur. — Assez étroit, plus allongé chez Pronycticebus
le trou déchiré postérieur s’ouvre dans la suture pélro-occipitale, en avant
de la facetle jugulaire par laquelle se fait la soudure intime entre les deu •
os et qui, chez celui-ci, prend d’importantes proportions par la formatm*
d’une apophyse que nous avons appelée « para-occipitale ». Le sinus pétrel-
inférieur débouche généralement par un orifice spécial (1) plus éloigné ^
l’extrémité interne du trou déchiré postérieur chez Pronycticcbus. Dans i 6
deux cas, l 'ostium introitum s’ouvre dans l’angle externe du trou déchiré
postérieur.
3° Tympanal
Réduit à l'anneau primordial, il circonscrit le méat auditif exter
restant au même niveau, à l'intérieur de la bulle. Chez Pronycticebus ^
étroit recessus meatus le sépare de la bulle à laquelle il s’attache nar U °
deux bras antérieur et postérieur. Chez Adapis, une lamelle osseuse ’ S<ÎS
du bord inférieur du méat auditif externe, se projette contre la bas SS j G
l’anneau, à l’intérieur de la bulle, formant ainsi un plancher osseux au re -
meatus, en maintenant l’anneau plus solidement.
MORPHOLOGIE INTERNE
Nous avons examiné partiellement les cavités de l’oreille mov
d 'Adapis. y^ne
A l’intérieur de la bulle auditive, la saillie de la cochlée est très h
tante. Elle limite avec l'anneau tympanique une caisse du tympan a* ? r ~
et profonde. Un septum longitudinal de type lémurien relie la cochle*^ 1 * 6
bord interne du canal tubaire. e au
Le recessus épitympanique, également profondément creusé à 1"
rieur du rocher, a pour bordure interne l'aqueduc de Fallope. Le can^î
(1) Chez Adapis parisiensis, représenté ici, le sinus pétreux inférieur débouchai» »
rieur du trou déchiré postérieur devant l’épine jugulaire. * lt ù ünté-
Source : MNHN, Paris
TEMPORAL DES PRIMATES
227
tubaire communique directement avec la caisse du tympan par un large
orifice pneumatique. Le sinus hypotympanique, très volumineux comme
chez les Indndcs, comprend les trois diverticules classiques: D„ sous le
canal tubaire, D a large diverticule latéral interne, D 3 petit diverticule situé
derrière la fenêtre ronde.
1 amii les canaux vasculaires nous avons pu suivre le trajet de la carotide
interne. Celle-ci, après son passage dans le canal carotidien, bifurque
sur la cochlée pour donner une artère stapédienne qui traverse la fenêtre
ovale, emprunte vers l'avant l'aqueduc de Fallope, puis pénètre à l’intérieur
du crâne par un canal se détachant de l'aqueduc, en avant du recessus épi-
lympanique ; la branche de l'entocarotide suit la cochlée en direction du
septum longitudinal, le longe, puis pénètre dans l endoc.râne au voisinage
du canal tubaire. °
l>. NÉCROLEMURIDÉS
Celte famille, dont la position systématique reste encore très discutée
est principalement représentée par le genre Necrolemur Filhol 1873 provenant
des phosphoriles du Quercy (Bartonien-ludicn) connu par de nombreux
crânes (1). Nous avons pu en examiner la région temporale sur trois exem¬
plaires conservés au Laboratoire de Paléontologie du Muséum (PI XVII
et fig. 52-53).
MORPHOLOGIE EXOCRA N I EN N E
L'ecaille, basse sur toute sa longueur, ne présente pas d'orifices supra-
squameux, ni d masure pariétale. La linen lemporalis crée un faillie auvent
au-dessus du méat auditif externe. Elle semble border une petite échancrure
(orifice supra-méalique) — mal visible à cause de la gangue du fossile —
comprise entre l'écaille et le conduit auditif externe. La portion rétro-
méatique de 1 écaillé, réduite, est principalement représentée par le versant
antérieur de 1 apophyse mastoïde ; un étroit espace la sépare de la paroi
postérieure du conduit auditif externe.
L'apophyse zygomatique, grêle, dont les bords supérieur et inférieur
convergent vers l'arrière, s'écarte modérément du crâne. Son bord infé¬
rieur ne présente pas de tubercule zygomatique antérieur, ni d’échancrure
glénovdiennc. La sature zygomatieo-malaire n'a malheureusement pu être
observée sur nos fossiles. Toutefois Steldin (1916, p. 1348) croit pouvoir
l'interprcter comme oblique et allongée (2). L'apophyse se termine par une
petite apophyse post-glenoïde, Lransverse, en contact par son extrémité
avec la paroi antéro-supérieure du conduit auditif externe. L’apophyse
(1) Voir Stchlin (1016), Hurzcler (1016 et 1948), Simons-Russel (1060)
(2) Cette suture est en effet synostoséo sur son exemplaire.
Source : MNHN, Paris
228
SABA.N
zygomatique se raccorde à la portion verticale de l'écaille (racine trans¬
verse) suivant un plan incliné vers le bas (gouttière du muscle temporal)
comme nous le verrons chez Tarsius.
En norma basalis la racine transverse, de dimensions réduites, limitée
antérieurement par la fosse temporale (crête sous-temporale) présente
un condyle concave dont le bord interne se relève. Par son bord postéro-
interne, que limite une courte scissure de Glaser, elle atteint la bulle auditive,
près de la naissance du conduit auditif externe, tandis que son bord interne
est en contact avec l’alisphénoïde, très développé au niveau de l’incisure
sphénoïdale dans lequel s'ouvre le trou ovale (1). La scissure de Glaser
(tympano-squameuse) aboutit, en face de la fosse glénoïde, fosse assez p ro
fonde et ovoïde, dans le trou post-glénoïdien. Celui-ci, de large section
circulaire, s’ouvre à la base de l’apophyse post-glénoïde, près de l’orifi ce
de la gouttière malléolaire.
La région pétro-mastoïdienne, mal conservée sur nos spécimens
montre globuleuse (Stehlin, 191b; Hurzeler, 1918) comme chez les Lorisi
formes, séparée de la bulle auditive par une large gouttière transversale
marquée par le passage du nerf facial. Sa limite supérieure est représentée
par le prolongement du torus occipital qui se termine par l’apophyse mas _
toïde.
(1) Le trou ovale, de petit diamètre, n’est pas eacliè par la bulle ; il s’ouvre à ] a K ncc
de l’apophyse ptérygoïde externe.
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
229
La bulle auditive (1), grossièrement ovoïde, constituée par le rocher
et le tympanal, se prolonge latéralement par un long conduit auditif externe.
Elle présente à la base de ce dernier une dépression, trace des muscles styliens.
La suture tympano-pétreuse est complètement synostosée. En avant,
l'alisphénoïde la recouvre du côté externe et l'apophyse ptérygoïde externe
vient à son contact, tandis que du côte interne, correspondant à la fosse
X, canal postérieur de la corde du tympan : 2, trou stylo-mastoïdien ; 3, canal de la pyra¬
mide i 4, ostium exilus ; 5, ostium introitum ; (i. trou post-glénoïdien ; 7. gouttière malléolaire ;
8, trou déchiré postérieur ; (l, sinus pétro-squameux ; 10. trou carotidien ; 11. méat auditif
externe ; 12. conduit auditif externe (tympanal) ; 13, fosse glénoïde : 14, gouttière stylienne i
15, apophyse mastoïde ; 10, alispliénoïdi- : 17. apophyse ptérygoïde externe; 18, orifice
tubaire ; 19, fossette stylienne ; 20. occipital ; 21, eondyle de l’occipital ; 22, trou condylien ;
23, basioccipital ; 24, scissure de Glaser ; 25, gouttière du nerf facial ; 20, bulle auditive.
ptérygoïdienne, elle forme devant l'orilice tubaire un méplat qui s’encastre
entre le basi- et l’alisphénoïde (pointe du rocher). Sa paroi interne, limitée
par le basi-occipital, présente en son milieu, au-dessus du trou déchiré
postérieur, une large dépression dans laquelle s’ouvre le canal carotidien.
Séparées par un étroit basi-occipital, les deux bulles forment entre
elles un angle d’environ 52°.
Le trou carotidien, tle gros diamètre, s'ouvre dans la dépression de la
(1) Nous y retrouvons do nombreux caractères de Tarsius.
Source : MNHN, Paris
230
R. SABAN
paroi interne de la bulle, au-dessus et en avant du trou déchiré postéri*
comme chez les Lorisiformes et non dans la paroi postérieure comme h
les Lémuriformes. Il ne semble cependant pas y avoir de canal séparé
le nerf de Jacobson. F pour
L'orifice tubaire débouche dans la fosüe ptérygoldtame, entre l'abonh
ptérygoïde externe et la bulle dont la paroi déprimée crée une large P yse
tièrc au-dessus de la pointe du rocher pour le passage de la trompe d'Ëus^
Le méat auditif externe, de tendance circulaire comparable à celui a
1 arm U, constitue en totalité par le tympanal qui [orme un long rôà i ■
auditif externe cylindrique, vient au contact de l'apophyse posl ol ,
H ne semble pas y avoir tle trace du canalicule pour l'artère nS.
profonde. 1L uiaire
La fossette stylienne représente une petite dépression située à la
sance du conduit auditif externe, sur la paroi postérieure du tvm nais ~
en face de la gouttière des muscles styliens et au-dessus de la
du facial. gouttière
Au fond de la large et profonde gouttière du facial apparaît le trm. et ,
mastoïdien, large orifice circulaire séparé par une petite barrette tylo ~
d’un autre orifice plus interne communiquant avec le canal du Tni,T? eUSe
lVtricr. La paroi bullaire de cette gouttière montre d’autre part denv 6 de
orifices, l’un externe, orifice du canal postérieur de la corde du t p6tlts
situé en avant du trou stylo-mastoïdien, entre celui-ci et la foss Z mpan >
lienne, l’autre, interne, ostium exitus, par lequel débouche le canal dur Sty ~
auriculaire du pneumogastrique. u rai «eau
La gouttière malléolaire représente le canal antérieur de la corn
tympan, son orifice exocrânien se situe aux abords du trou nost du
et de la scissure de Glaser. P°st-gienoïdien
Le trou déchiré postérieur, étroite fente dans la suture nétro-W. .
P'tale, situé en bordure de la paroi interne de la bulle, au niveau de la ^ Cl "
sion carotidienne, prend une orientation longitudinale. A ses deux ' . tle I >r es-
antérieure et postérieure, apparaissent respectivement l’orifice ,, mit,s
pétreux inférieur et l 'ostium inlroitum. 1111 si nus
Le tympanal n'est pas formé ,,ar un large anneau tympanlqu.
1 intérieur de la bulle, comme raflirme, avec cependant certaine. « bre
(„r-/eler /1Q48 „ 1S\ .. . , . ™ laines TOServrao
à l’intérieur de la bulle, comme raffirme, aveccependant certeh^^' Ubre
Hurzeler (1948, p. 28). mais constitue un ectotympanique dévei° SerVes ’
partir de l’anneau. Son extension semble s’être effectuée comme chez T PPé à
w. v.v , U....CC.U. ÜPU oAbcuMUH sci u me S eue effectuée comme chez -r Ppé a
vers 1 extérieur après soudure au rocher. Il se termine par un très Ion ° rsiUs
auditif externe cylindrique soudé à l’apophyse posl-glénoïde T C ° nduit
postérieure du conduit auditif est plus longue que l’antérieure paroi
MORPHOLOGIE INTERNE
Un de nos spécimens nous a permis un examen sommaire de la
tympanique. Celle-ci, spacieuse, présente une morphologie de tvn ^® Vité
riforme marquée par la forte saillie de la cochlée et l'importance d • mu ~
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
231
hypotympanique sans division cellulaire (1). Le trajet de la carotide interne
en diffère toutefois partiellement, le trou carotidien se trouvant sur la paroi
interne de la bulle et non sur la paroi postérieure. Malgré cette petite diffé¬
rence d’origine, le canal carotidien représente un canal osseux complet,
bifurqué sur la cochlée, au niveau du promontoire pour donner les branches
de l'entocarotide et de l'artère stapédienne. Cette dernière traverse la fenêtre
ovale pour rejoindre l’aqueduc de Fallope, tandis que la première, de plus
gros diamètre, se dirige en avant de la cochlée, puis pénètre dans l’endo-
crâne.
Si l’on excepte le diverticule latéral décrit par Hurzeler (1948) et précé¬
demment mentionné, nous reconnaissons d’après cet auteur la présence
d’un septum incomplet tendu entre la paroi de la bulle et le canal de l’ento-
carotide. Ce septum, ainsi que le canal, divisent la cavité tympanique en
deux parties longitudinales, l'une externe, étroite et allongée constitue
la caisse du tympan, elle se termine en avant par le canal tubaire, l’autre,
interne, forme le vaste sinus hypotympanique, qui correspond au diver¬
ticule D 2 des Lémuriformes.
3. — FORMES SUB-FOSSILES DE MADAGASCAR
A. LÉMURIDÉS
Lamberton (1941) les divise en deux espèces principales : Lemur jullyi
qui vivait dans le centre de l’Ile et L. insignis, recueilli dans la région méri¬
dionale pour lesquels il crée en 1916 le genre Pachylemur (2).
Ils ont dans l’ensemble une structure beaucoup plus massive que celle
de Lemur. Voyons quelles en sont, pour la région temporale, les différences
marquantes (PI. XVIII et XIX).
MORPHOLOGIE EXOCRAN IENNE
L’écaille, dont l’indice moyen a pour valeur 26,5, est basse avec une
suture écailleuse rectiligne. Elle ne présente pas d’orifices supra-squameux.
Les crêtes d’insertions musculaires sont très fortement développées, d’où
saillie de la linea temporalis et accroissement de l’auvent au-dessus du méat
auditif externe. L’épine de Henle, isolée ou formant une crête courbe, s’élève
(1) Le diverticule latéral nommé I> 2 par Hurzeler (1948, fig. 31), semble, en accord
avec Simons-Russol (1960), externe A la bulle.
(2) Voir également Grandidier (1905) et Standing (1908).
Source : MNHN, Paris
232
R. SABAN
au milieu de nombreuses rugosités. L'apophyse zygomatique, très robuste
plus épaisse et trapue chez l’espèce julliji, avec son bord supérieur fortement
infléchi, limite une très large fosse temporale. En vue inférieure la surf 1
sous-temporale est très réduite et le condyle très externe, répondant
presque toute sa longueur à la fosse temporale. Le bord interne de la répi^
glénoïdienne ne se relève pas contre la bulle, au contraire une large gouttiè
vasculaire s’imprime au-dessus de la scissure de Glaser et éloigne V
l'apophyse post-glénoïde de la paroi de la bulle. Chez l’espèce in si,, ? utant
autre gouttière, en are de cercle, procède le trou post-glénoldien,
vent de la linea temporalis. • au-
La région pctro-mastoldicnne comprend de nombreuses crêtes
lions musculaires, mais l’apophyse mastoïde est réduite, indiquée lnser ~
forte crête prolongeant le lorus occipital. L es crêtes s’accentuent égahL, Une
le long de la suture pétro-occipitale, surtout en face de l’apophv aIei «ent
occipitale, qu’elle renforce, principalement dans l'espèce jullyi para "
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
233
La bulle auditive, très volumineuse, présente un modelé accentué, surtout
par la profonde gouttière des muscles slyliens qui limite latéralement un
vaste recessus meatus. En vue inférieure, la bulle masque le trou ovale
tandis que l’apophyse ptcrygoïde externe n'atteint pas sa paroi antérieure.
Les deux bulles, largement séparées l'une de l’autre, forment entre elles
un angle de 54°.
Le trou carotidien s’ouvre très latéralement sous le trou stylo-mastoï¬
dien (1) et très près de la fossette stylienne. 11 sert également au passage
du nerf de Jacobson, parfois, cependant, une petite épine osseuse en délimite
l'entrée.
L’orifice tubaire débouche juste au-dessous du trou ovale dont il n’est
séparé par aucune paroi osseuse. La sortie de la gouttière malléolaire se
fait au voisinage du trou post-glénoïdien.
Le trou stylo-mastoïdien se situe sous la pointe de l’apophyse mastoïde.
Le canal postérieur de la corde du tympan prend naissance à l’intérieur
de l’aqueduc de Fallope, près du bord du trou stylo-mastoïdien.
Le trou déchiré postérieur, de grand diamètre, est divisé, en profondeur,
par l’épine jugulaire. Il est séparé de l'orifice de sortie du sinus pétreux
inférieur par une expansion de l’occipital.
Nous avons eu la chance d’extraire d’un de nos fossiles (Pachylemur
jullyi) deux fragments du tympanal gauche : le bras antérieur et une partie
du bras postérieur. D’autre part nous avons pu examiner l'extrémité
du bras postérieur gauche sur un autre fossile. Ainsi le tympanal reconstitué
se présente sous la forme d’un anneau très grêle, circonscrit (2) dans le méat
auditif externe, mais fortement écarté de la paroi de la bulle (fig. 54). Le
bras antérieur se termine par une pointe élargie, déprimée du côté interne
par la gouttière malléolaire. A la base du bras, son bord antérieur forme
une angulation, amorce de l'apophyse antérieure que nous avons observée
chez DaubentonUi. Le sillon tympanique, large et peu profond dans sa partie
supérieure, se creuse de plus en plus dans la boucle de l'anneau ; sa face
externe est plus large que la face interne. Le bras postérieur s’étale sur le
bord du méat auditif externe, entre la fossette stylienne et la mastoïde,
et s’y soude servant ainsi de principal point d’appui à l'anneau. Le sillon
tympanique meurt doucement en atteignant cette zone d'expansion.
MORPHOLOGIE ENDOCRAN IENNE
Sur la face endoerânienne du temporal on remarque la très importante
ossification de la lente du cervelet en «crête de coq ». Dans sa partie anté¬
rieure la face cérébrale du rocher est largement recouverte par l’alisphénoïde
qui atteint le trou post-glénoïdien et l'hiatus de Fallope. La sortie du canal
mastoïdien s’effectue dans le sinus latéral, sous l'orifice postérieur de l’aque¬
duc de Verga.
(1) Il en est beaucoup plus proche dans l'espèce insignU.
(2) Son point le plus bas reste nu niveau du méat.
Source : MNHN, Paris
‘234
R. SABAN
B. INDRIDÉS
Quatre genres se rattachent aux Indridés : deux de très grande taill
Palaeoproj)ithèque et Archaeoindris ; deux de taille normale, Mésopropith ' C ’
et Néopropithèque. Nous n’avons malheureusement pu observer de
mens de ce dernier. D'après Lamberlon (1939-1941), il est à cons'H*’ ~
comme un fossile très récent, d’une morphologie offrant de très m- C 5 er
similitudes avec les Propithèques actuels (1). ® andes
Dans une de nos récentes études (Sahan, 1956) nous avons envis
les deux premiers genres comme des formes archaïques, les deux
par contre semblent très proches des genres actuels. Nous examinZÎ?
1° Archaeoindris et Palaeopropithèque
(PL XX)
Ce qui frappe à première vue dans ces deux genres est la massivit
la bestialité du crâne où tous les caractères sont fortement accentué 6 et
En ce qui concerne la région temporale, nous examinerons W
nar lesauels ils se différencient des uenreR aetnpl« - P°mts
MORPHOLOGIE EXOCRANIENNE
puissante linca temporalis qui rejoint le torus occipital en
I .'annnlivsp nnst.rrli&rtnlTla <in I ... i i: . 4
fondant. L’apophyse post-glénoïde, de très grande dimension surîm + COn ~
Archaeoindris, ne déborde ras le plan du méat auditif externe, elle se t «
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
235
le Palaeopropithèque, transformé en gouttière, la parcourent. Parmi ces
canaux, qui correspondent au canal post-glénoïdien, certains débouchent
à la base de l'apophyse, dans le fond de la fosse jugulaire.
L’apophyse mastoïde forme une importante saillie à direction postéro-
inférieure. Cet étirement se retrouve chez certains Palaeopropithèques,
mais en général leur mastoïde, très accidentée par des crêtes musculaires,
se dirige normalement.
Dans la région pétro-mastoïdienne, le trou mastoïdien s'ouvre à la base
de l'apophyse para-occipitale, dans la suture pétro-occipitale, au fond d’une
Fia. 56. — Archaeoindri* /onloi/noiUi. Os temporal droit. Face exoorânienne, vue latérale.
1, canal postérieur de la corde du tympan ; 2, trou stylo-mastoïdien ; 3, fossette sty-
lienne i 4, apophyse post-glénoïde ; 5, méat auditif externe ; 6, trou post-glénoïdien ; 7, orifice
secondaire du canal post-glénoïdien ; 8, fosse glénoïde ; 9, trous supra-squameux ; 10, éoaille ;
11 . suture pétro-squameuse postérieure ; 12. apophyse zygomatique ; 13. suture écailleuse ;
14. apophyse mastoïde ; 15, épine do Henle ; 18, apophyse para-occipitale ; 17, tympanal ;
18, linea temporal ii ; 19, apophyso tubaire; 20, trou mastoïdien; 21, région pétro-mastoï¬
dienne ; 22, tubercule zygomatique antérieur.
profonde dépression. Il se situe beaucoup plus près du trou occipital chez
le Palaeopropithèque. Entre la mastoïde et l'apophyse para-occipitale, qui
recouvre partiellement le rocher, s'étale une large gouttière lisse, la rainure
digastrique.
La morphologie de la région auditive de ces deux genres s’oppose à
celle des Indridés actuels par sa grande spécialisation, ainsi que par l'absence
de bulle auditive, remplacée par une région tympanique complexe.
Le tympanal en bas, et l’écaille en haut, forment un long conduit auditif
externe incliné vers le bas. Le méat auditif externe, par lequel s’ouvre ce
dernier, très aplati dorso-ventralement chez Archaeoindris, en raison de
l’épaississement de la racine longitudinale de l’apophyse zygomatique et de
Source : MNHN, Paris
236
t. SABAN
1 importante avancée de 1 auvent, s’élargit chez le Palaeopropithèon* ;
qu’à devenir sub-circulaire chez certains individus. Le tympanal nui - 7 , ? f~
plancher au conduit auditif externe, sYtalc vers le bas en une’imnort ,
exfoliation plissee, cependant plus resserree entre l’apophyse nost ol,-r. an ,T
et l’apophyse para-occipitale chez le Palaeopropithèque. Son bord DostAw®
atteint l’apophyse para-occipitale. A la base de la mastoïde la suture n t
tympanique postérieure forme un décrochement qui englobe le trou 1 * ,
mastoïdien accompagné de l’orifice élu canal de la corde du tvmna t °'
deux précédés par leurs gouttières respectives. Le bord antérieur du t S
Fig. 50. — Palaeopropithccus maximus. Os temporal gauche. Face cxocr/lnienn
1, trou stylo-mastoïdien ; 2. apophyse posl-giénoïde ; 3, trou post-glénoïdio’ Iatéral e.
styloide ; 5, tympanal ; 0, gouttière vasculaire ; 7, méat auditif externe • a n? ’ 4 ’ a P°Phvs,.
9, apophyse mastoïde; 10, écaille ; 11. apophyse para-occipitale • 12 ’ /• U mast °ïdiôn ■
13, apophyse zygomatique ; H, tubercule zygomatique antérieur ’ “ PoratU -
panai se soude à l'apophyse post-glénoïde tandis qu’il se forme à l’i ^ ■
de celte suture un large canal veineux communiquant avec le oan i eur
glénoïdien. dnal post-
La muraille latérale formée par le tympanal englobe totalement
physe styloide et le canal de Jacobson chez Archaeoindris mais ne 1 a P°-
qu’une gaine incomplète chez Palaeopropithecus. Sa face interne _ C ° nstit ue
une portion verticale légèrement convexe. Comme il n’existe nas °î npren d
auditive, le tympanal subit au niveau de la cavilé tympanique nn 1 bul,e
angulation et s’étale sur toute la surface du rocher, borde en 6 -V S( f l,e
trou déchiré postérieur, recouvre par endroits le basi-occipital et le h le
noïde, puis vient en avant au contact de la portion horizontale de1-' Spïl6 ~
Au-dessus de l’orifice tubaire, s’élève une longue apophyse tubaire 6 / ecaille -
par trois digitations (cette apophyse n’existe pas chez le Palaeonronitu" 1 * 006
Dans le toit du canal tubaire s'observe U ..0 fine gouttière qui 1 débo^
Source : MNHN, Paris
PORAL
PRIMATES
237
au-dessus du trou ovale (1), en continuité avec l’orifice d'entrée du canal
alisphénoïde situé à l’extrémité postérieure de l'apophyse ptérygoïde externe.
Chez le Palaeopropithèque, le canal’alisphénoïde se transforme en une gout¬
tière qui longe la hase de la face interne de l’apophyse ptérygoïde interne.
La gouttière malléolaire s'ouvre dans la scissure de Glaser, au pied de cette
apophyse chez Archueoindris, tandis que chez Palaeopropilhecus son orifice
est beaucoup plus antérieur, à mi-chemin entre l'orifice tubaire et l'apophyse
post-glénoïde. La suture pétro-basi-occipitale que suit, sur la face endo-
Fio. 57. — Palaeopropilhecus maximus. Région temporale gauche, vue endocrinienne.
1, canal de l'entooarot
pétro-squameux ; 5. canal
latéral ; 9, épine jugulaire
cation de la tente du corve
tière orbitaire ; 17, selle
le ; 2, méat auditif interne ; 3, échancrure trigéminale ; 4, sinus
nastoïdien ; 6, aqueduc do Verga ; 7, fossette unguéale ; 8, sinus
10 . aqueduc du limaçon ; 11, trou déchiré postérieur ; 12, ossifl-
,t ; 13. basioccipital ; 14. trou ovale ; 15. trou condylien ; 16, gout-
ircique ; 18, pariétal ; 19, occipital ; 20, rocher.
crânienne, le sinus pétreux inférieur, présente chez Archaeoindris de larges
orifices, deux postérieurs et un médian, livrant passage à des vaisseaux
dérivés du sinus. Des deux orifices postérieurs situés dans l’angle interne,
un communique avec le trou déchiré postérieur. Ce dernier, large et presque
circulaire, s'ouvre au pied de l'apophyse para-occipitale (facette jugulaire)
qui la sépare de la muraille tympanale. Celle-ci, percée à mi-hauteur, par
le canal carotidien, s'élève à son extrémité latérale, au-dessus de l 'ostium
inlrnitum. Les deux rochers séparés par un très large basi-occipital forment
entre eux un angle de 76°.
(1) Chez le Palaeopropithèque elle est interne au trou ovale, ce dernier étant limité
par un étroit septum.
Source : MNHN, Paris
SA BAN
MORPHOLOGIE ENDOCRAN I EN NE
La morphologie endocrânienne (Bg. 57) est remarquable par lw„
Lance de 1 aqueduc de Verga, lonnc par un épaississement du nariit P
recouvre le rocher, atteignant parfois le niveau du trou ovale Dan. 1 qui
un orifice percé dans le toit du canal, aux environs du trou nost ô - ? as ’
permet le passage de l’artère méningée moyenne ' y noidlen
L’arête du rocher ne présente pas. cites Ardmmdrh, d’ossifin.ft
de la lente du cervelet, ossification qui est au contraire très û , tl ™
chez le Palaeopropithèque. L’angle hipélivux mesure chez ce iWfo ° ppé6
vers 54». “ ll nl " r oscille
La lace cérébelleuse du rocher, examinée chez ce dernier „
lias de fima mbarcmla (1). Le trou auditif interne, très postérieur P ? SS “ de
n P extrémité d’un profond et étroit eonduit Iemen, échanrré * ° Uvre
au-dessus de la fossette pyramidale. La portion du rocher en drri ère,
méat, est extrêmement courte, elle forme une plane lrian«i,h,ir. rr ï r<î d "
hurd postérieur sert de paroi interne à la fossette unguéale et n , dont le
latcral, en constiluant très souvent, avec l’occipital un canal Ue le si nus
La large gouttière du sinus pétreux inférieur n’est que faiblement r! dernier -
par une expansion pétreuse tandis que chez Ar,haeointfr,\ lT recouv erte
dans un canal. naeomdns le sinus p asse
MORPHOLOGIE INTERNE
Malgré l’absence de bulle auditive apparente non*
Palaeopropithèque - que seul nous avons pu examiner à cennfotT chez le
une cavité tympanique très spacieuse (fig. 58). 1 nt de vue —
Le tympanal constitue un tube osseux qui se rétrécit f | P . 1
vers l’intérieur. H n’existe pas d’anneau tympanique libre leeL^f en P 1 *»»
est simplement formé par l’extrémité interne du conduit r ? mpan al
hypotympanique occupe toute la partie inferieure de la S - si nus
un recessus sous le plancher du conduit auditif externe La « n. for me
sente comme une saillie faiblement globuleuse reliée dans la Se Pré-
externe, au plancher du conduit auditif par un septum limité!?® P ° stér o-
ticule (D,) dans lequel débouche la fenêtre ronde En avant h\ U ° dive r-
un septum longitudinal isole de la caisse du tympan un umfnnH i 3 c ° ch lée
(D 2 ), qui s’engage sous la pointe du rocher (2). Le toit de la 3 ' Vertic 'ii | e
nique, creusé par la gouttière du muscle du marteau comme rhl , ^Pa-
rides, limite le recessus épitympanique dont l’orifice eliinH S Lélï »U~
dans la caisse du tympan, au-dessus de la fenêtre ovale 1 er s '°uvr e
sente une très vaste cavité s’étendant postérieurement dans tm t**?* re Prtf-
pétro-mastoïdienne (antre mastoïdien). Son toit est en rapport I, ,! a ré gion
11 avec j aq Uedllc
(1) Parfois s’observe la persistance d’un minuscule |«ertuis.
(2) Le diverticule D, n’existe jms.
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
239
de Verga, son plancher avec la caisse du tympan et la pointe de la mastoïde,
sa paroi interne avec le labyrinthe dont les canaux supérieur et postérieur
font saillie, le premier étant noyé dans son plancher (aditus ad antrum)
contre l’aqueduc de Fallope.
L’aqueduc de Fallope présente une déhiscence au niveau de la fenêtre
ovale, tout le long du recessus épitympanique. Sa troisième portion tra-
Fia. 58. — Palaeopropilhcciui maximum. Région temporale gauche. Face exocrftnienne, vue
intérieure montrant l'intérieur de la cavité tympanique après résection de sa paroi.
1, trou carotidien ; 2, aqueduc do Fallope (3° portion) ; 3, sinus liypotympanique (diver¬
ticule D 3 ) ; 4, apophyse styloïdo ; 5, recessus épitympanique ; (i, aqueduc du limaçon ;
7, gouttière carotidienne ; 8. septum longitudinal ; 1). gouttière de l’cntocarotide ; 10, orifice
tubaire; 11, cochlée ; 12. saillie du conduit auditif interne; 13, trou déchiré postérieur;
14, trou post-glénoïdien ; 15, sinus liypotympanique (diverticule I).,) ; 10, trou stylo-mastoï¬
dien ; 17, canal postérieur de la corde du tympan ; 18, méat auditif externe ; 1 !», apophyse
inastoïde; 20, apophyse para-occipitale; 21, apophyse post-glénoïde ; 22, fosse glénoïde ;
23. condyle : 24, plan sous-tomporal ; 25. apophyse zygomatique; 2(1. trou petit rond;
27, trou ovale ; 28, canal alisphénoïde ; 29, trou condylien ; 30, gouttière malléolaire.
verse la muraille tympanale du trou stylo-mastoïdien au bord postérieur
du recessus épitympanique où la seconde portion, déhiscente, lui fait suite.
La première portion, canaliculaire à partir de l'extrémité antéro-interne
du recessus, traverse le toit de la caisse du tympan et atteint, sur la face
endocrânienne, l’hiatus de Fallope. Le canal de la pyramide forme une
exostose au niveau de l'extrémité tympanique de la troisième portion de
l'aqueduc.
Source : MNHN, Paris
240
1. SAJJAN
RAPPORTS VASCULAIRES (CAROTIDE)
I.a carotide interne se scinde en deux branches au sortir du ca
tidien, l'une correspond à l’artère stapédienne. l'autre à l'entocsmîm Car °~
L'artère stapédienne. à sa sortie du canal carotidien, longe dan'
gouttière, le bord inléro-exlerne rie la fenêtre ronde puis se diHo' !L U " e
bord antérieur de la lenetre ovale. Ensuite elle se dirige à n V ° rs e
l avant, sur la paroi cxLerne de la cochlée, puis pénètre dans^T^A 11 Vers
avant de la déhiscence de la deuxième portion de l'aqueduc de F ,, ne en
Un très fin sillon, provenant vraisemblablement de la gouttière stn °P e ^
croise le bord inférieur de la fenêtre ovale. Ce sillon ne s’observ a,K “ c| ienne,
pas sur le bord opposé. e ce Pendant
Au-dessus de la fenêtre ronde, l'enlocarotide inscrit son n a ^„ 0
cochlée. Elle se dirige vers l’avant et se divise rapidement en SUr la
première branche inscrit un sillon qui s’écarte légèrement ve ■ 1 Une
et s’affaiblit dans la partie antérieure. La branche principale t ie Centre
l'extérieur pour se rapprocher du bord inférieur de la fenêtr l ° lll î ne Ver s
niveau s’opère une seconde ramification. Le rameau principal longe r, V e
stapédienne, puis s engage dans un canal aménagé à l'intérieur 1 artcre
longitudinal. Le second rameau suit un trajet sensiblement norLii M ptuni
précédent, mais plus interne, jusqu’à la partie antérieure de 1 llele au
La principale, la plus externe, pénètre, comme nous lavons coc Mée.
septum, les deux autres s’impriment au-dessus de ce dernier -p U ’, dans le
longent le bord interne du canal tubaire, puis ressortent par l’ôrir* trois
et convergent dans le canal de la branche principale transformée e 6 Ulbaire
De cette dernière branche se détache : av.»t cintrer
un ramuscule qui traverse le toit du canal tubaire, longe son h, ptui11 -
jusqu’au niveau du trou ovale et pénètre dans l’endocrâne n ™ exte rne
ménagé dans le basisphénoïde ; après sa sortie du ca nal tubairï n!î ü a “ al
rameau, qui pénétré dans la suture pétro-basi-sphénoïdale », autre
au voisinage de la selle turcique. pour aboutir
Pour nous résumer, la carotide interne se divise en ■ une a r
dienne qui pénètre dans l’endocrâne peu après la fenêtre oval ^ sta Pc-
avoir donné un ramuscule (2) ; et une entocarotide qui ,,,,7’ après lui
ramifications au-dessus de la cochlée, se dirige vers l’orifice ri.lf„v ieUrs
deux ramuscules du rameau principal pénètrent dans l’endocrâne a ^ où
du cercle de Wilhs ; tandis que les autres branches semblent éL . abor ds
pour se diriger vers l’orbite à travers le canal alisphénoïde ast °moser
(1) Son orifice endocrinien n’est pas toujours visible, masqi «
pariétal qui recouvre l’aqueduc de Verga. Il débouche normalemoni ^ l ' xc “ J is8ance a,
glénoïdien. “ côté du trou
(2) Ce ramuscule semble inconstant.
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
241
2°. Mésopropithèque
(PL XXI)
* e Mtsopropithèque nous retrouvons la morphologie typique des
Indrides actuels, tout particulièrement du Propithèque. La région temporale
ne montre que peu de différence chez ces animaux d’une taille d’ailleurs
comparable, loutefois, l'auvent de la linea temporalis est plus prononcé,
le torus occipital et la mastoïde plus développés, le méat auditif externe
plus grand, 1 apophyse zygomatique plus robuste, tandis que l'indice de
1 écaillé reste semblable : 28,7. Les orifices vasculaires ont de même un plus
grand diamètre. Sur la face endocrânienne l’ouverture de la fossa subarcuata
est plus réduite et le canal du sinus pétreux inférieur très court.
C. ARCHAEOLÉMURIDËS
La famille des Archaeolémuridés comprend les deux genres, l'Archéolemur
et 1 Hadropitheque (PL XXII et XXIII), morphologiquement très proches
dçs, Indridt s actuels. En effet, pour la région qui nous intéresse, la bulle
auditive est ici bien constituée et les rapports des diverses portions du tem¬
poral sont 1 res semblables ( 1 ). Ils s'en écartent cependant, a priori, par
leurs dimensions et leur massivité. Nous y retrouvons surtout un mélange
de caractères d’Indri et de Propithèque (lig. 59 à 61).
MORPHOLOGIE EXOCRA N IEN N E
L’ccaiUe, encore basse chez Archaeolemur (26,5) s'élève fortement chez
Hadropithecus, ou son bord antérieur esl limité par une longue suture
perpendiculaire a la crête sous-temporale, tandis que la suture écailleuse
forme, par son abaissement postérieur, une large incisure pariétale. Un
trou supra-squameux s’ouvre dans la suture écailleuse au-dessus de la racine
transverse de apophyse zygomatique (2). L’apophyse zygomatique devient
res importante, surtout chez l’Hadropithèque, où elle se termine par une
Imea temporalis saillante qui remonte brusquement, sans toutefois former
un large auvent au niveau du méat auditif externe, au-dessus de ce dernier,
vers la suture ecailleuse, sans atteindre le torus occipital. Le tubercule zygo¬
matique anterieur reste cependant faible, déprimé par la profonde, fosse
masséterienne. La racine transverse de l'apophyse montre : une crête sous-
temporale prononcée, mais cependant plus émoussée chez Archaeolemur ;
de nombreuses perforationsglénoïdiennes chezl’Hadropithéque (perforations
ectoglenoidiennes de Lambcrton), celles-ci sont absentes chez Archaeolemur ;
(1) Voir Grandidier (1005), Laïubei'ton (11)31 in'!7 T
(1002), Pivot,,vu (1048). Kabnn (1050), Standfng (1008). ’ ’ ' V °“ Llbu, ' nau
(2) Du côté droit seulement chez I’Hadropithèquc.
Mémoires du Muséum. — Zoologie, t. XXIX.
Source : MNHN, Paris
242
Ii. SABAN
un trou post-glénoïdien, simple chez l'Hadropithèque, mais dédoublé chez
Archaeolcmur rappelant respectivement l’Indri et le Propithèque.
La région rétro-raéatique ne présente pas d’épine de Henle chez l’Hadropi-
thèque où seule une zone de perforations occupe l'emplacement de la zone
criblée observée chez l’Homme.
Le torus occipital divise la région pétro-mastoïdienne en deux faces
constituant entre elles un dièdre presque droit. L'apophyse mastoïde qui
termine le torus, quoique peu volumineuse, s’accroît dans le sens Propi¬
thèque, Indri, Archaeolcmur, Hadropithèque. Le versant occipital du torus
constitue une zone complexe d’anfractuosités, gouttières et orifices, limitée
Fig. 50. — Archaeolcmur edtoarasi. Os temporal droit. Face exocrânieniu
1 , canal carotidien ; 2, anneau tympanique ; 3
glénoïdien ; 9, gouttière malle?
12, alisphénoïde ; 13, trou ova
vue latérale.
apophyse zygomatique : la , de ;
i 20, trou àmdyi'^“
du côté interne par l'apophyse para-occipitale. A son extrémité supér'
dans la suture pétro-occipitale, débouche le trou mastoïdien duquel d p leUre ’
une large gouttière qui s’évase dans sa partie inférieure, le long de l’anonf 11 * 1
para-occipitale. Au niveau de la mastoïde, cette gouttière liasse' , f ^
sous un pont osseux (1) et reçoit, chez l’Hadropithèque, plusieurs canal'
vasculaires — un seul chez Archaeolcmur —communiquant avec le comi
vasculaire des sinus latéral et pétro-squameux. Au niveau de l'élargis*? 6X6
de la gouttière se remarque la trace, sur le bord interne, de l’artère occ' ^ lient
plus ou moins recouverte de proliférations osseuses à son extrémité** ç ^
l’apophyse mastoïde, en arrière du trou stylo-mastoïdien, le bord i , s
gouttière forme l’apophyse post-tympanique creusée par la rainure d’ la
trique. ^ as ~
(1) La présence de ce pont osseux semble tris variable suivant les indivis
l’Hadropithèque, il n’existe que sur le temporal gauche ; chez Archaeolemur on 1 Chcz
tantôt à droite, tantôt à gauche, mais rarement bilatéralement. ' le trouve
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
243
La bulle auditive, intégralement constituée par le pélreux, très volu¬
mineuse dans les deux genres, en forme de « noyau d'abricot » chez Archaeo-
lemur, transversale et globuleuse chez l'Hadropithèque, est parcourue par
une forte crête longitudinale, plus estompée cependant chez ce dernier.
Le méat auditif externe, très large, laisse apparaître l'anneau tympanique
en entier (1). Celui-ci, plus robuste chez l’Hadropithèque, y présente une
apophyse antérieure soudée à la portion horizontale de l'écaille. 11 est dans
Fig. 60. — Archatolemur edwarilM. Os temporal droit. Face exocrfuiiennc, vue inférieure,
la paroi do I» bulle a été réséquée pour montrer la cavité tympanique.
1, recessus épitympaniquc ; 2, aqueduc de Fallope ; 3, septum longitudinal et gouttière ;
de l'entocarotide ; 1, anneau tympanique ; 5, gouttière stylienne ; 6, trou stylo-mastoïdien ;
7, trou carotidien ; 8, gouttière malléolaire ; », scissure de Glaser ; 10, apophyse post-glénoïde ;
11. Sinus hypotympanique (diverticule I),) ; 12. coclilée ; 13, trou post-glénoïdien ; M, sinus
bypotympanique (diverticule I) 2 ) ; 15, apophyse mastoïde ; 16, fosse glénoïde ; 17, condyle ;
1S, plan sous-temporal ; li), apophyse zygomatique ; 20, trou ovale ; 21, orifice tubaire ;
22, région pétro-mastoïdicnne ; 23, trou déchiré postérieur ; 24, trou condylien ; 25. pointe
les deux cas très écarté du bord du méat qui se renfle à ce niveau (recessus
meatus). La portion antérieure de la bulle de l’Hadropithèque n'entre pas
en contact avec 1 apophyse ptérygoïde externe comme chez Archaeolemur,
mais le recouvrement de la bulle par la partie interne de la racine transverse
de l'apophyse zygomatique devient plus important, donnant ainsi de larges
insertions pour le muscle ptérygoïdien interne. La pointe du rocher, séparée
de l’orifice tubaire par une crête aiguë, n’offre qu’une très faible pneumatisa-
(1) L’anneau est fortement incliné sur le plan sagittal (38») tandis que sa direction lui
est sensiblement parallèle.
Source : MNHN, Paris
244
t. SABAN
tion. Sur la portion postérieure de la bulle s’inscrivent deux gouttièr
parallèles, à direction inféro-antérieure, l'une large et lisse (rainure die ^
trique), l’autre étroite, rugueuse, profonde (gouttière stylienne). Chez ArrlmT'
lemur la première n’est que très peu marquée (1). Séparées par un très larce
basi-occipital, les deux bulles forment entre elles un angle d’environ GQo
Certains orifices montrent chez l'Hadropithèque une disposition suée' 1
Le trou stylo-mastoïdien, que prolonge l’aqueduc de Fallope, se sein!
en deux, le premier orifice situé entre le bord postérieur du méat audit’f
externe et la pointe de l’apophyse mastoïde représente l’orifice nerveii •
le second s’ouvre dans une profonde fossette, au-dessous du premier t
constitue l’orifice vasculaire. Dans l’orifice nerveux prend naissanc’ 1
canal de la corde du tympan qui suit la suture pétro-tympanique
rieure, traverse l'anneau tympanique et débouche dans la caisse du tv SW ~
en marquant une fine gouttière sur une excroissance du bras nosSK? 11
du tympanal. Cet orifice communique, en outre : d’une part avec la ..‘ r
tympanique par un pertuis situé sous l’ouverture du canal de la cordon
tympan ; d’autre part avec l'orifice vasculaire, à travers la mince cl’
qui les sépare. Dans l’orifice vasculaire passent, probablement >. , SOQ
et la veine stylo-mastoïdienne. A peu de distance de cet orifice s’ou f*® 1 *
pertuis qui communique avec la cavité tympanique. De plus au d^ UO
du bord interne de l’orifice vasculaire débouche un canalicule pro~ aeSSUS
de la gouttière de l’artère occipitale, pour le passage de l'artère stvlo v f n ^ nt
dienne. Sous ce dernier orifice se situe la fossette stylienne dont 1 f'
communique avec la caisse du tympan, livrant ainsi passage anv ^ f0nd
inférieurs de l’artère et de la veine stylo-mastoïdienne. Le trou dTu—
postérieur, très échancré et beaucoup plus profond que celui d’Arch | Cturé
englobe le sinus pétreux inférieur (2). Une expansion de l’oecinital° a Ur ’
en profondeur le sinus pétreux inférieur du sinus latéral que limite f , S . t ' pare
l’art l’épine jugulaire sur laquelle s'inscrit la gouttière de la veine du li 3Ulre
Dans l’angle externe s'ouvre l 'ostium inlroitum au-dessus duquel . q açon ’
un canal veineux aboutissant dans la suture pétro-occipitale I e t e£>ouc " e
tidien et l’orifice du canal de Jacobson s'ouvrent dans l'angle™ 11 Caro '
externe de la bulle, à proximité du trou déchiré postérieur. Signalon P °* tér °~
ment, chez les deux genres, le très grand diamètre du trou post glA
la position très antérieure de l’orifice exocrânien de la gouttière mn • ,®”’
et la présence du canal alisphénoïde. s abeolaire
MORPHOLOGIE ENDOCRAN IEN NE
La morphologie endocrânienne (fig. 61 ) ressemble à celle d’Indri T
on remarque une moindre importance de recouvrement de l’alisnh ° U „ ois
la formation d'un canal pour le sinus pétreux inférieur chez rHadm^«!^ e Ct
et dans les deux genres l'étroitesse du conduit auditif interne et 1 . c l} ,e *
ia Position
(1) Elle est surtout indiquée par un aplatissement de la bulle.
(2) La sortie de ce sinus est dédoublée chez Archaeolemur mais il j,,
le trou déchiré postérieur. c aeb ouch e Fas dans
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
245
très reculée de la fossa subarcuata ainsi, largement séparée du mcat auditif
interne, mais très près du sinus latéral. L'axe du rocher n'est que très faible¬
ment incliné sur le plan vestibulaire horizontal, environ 30°. L’angle bipé-
treux a pour valeur 63°.
FIG. 61. — Archaeolcmur edwanlH. Région temporale droite, vue endocrânienne.
1, fossette pyramidale ; 2, trou déchiré postérieur ; 3, épine jugulaire ; 4, méat auditif
interne ; 5, trou mastoïdien ; 6, ossification .le la tente du cervelet ; 7, fossette unguéale ;
8, aqueduc de Verga ; 0, sinus pétro-squameux ; 10, trou post-glénoïdien ; 11. hiatus de
Fallope ; lé, joxxa mbarcualn ; 13. fossette gassérienne ; 14, canal vidien • 15 trou ovale •
1(5, canal stapédien ;; 17, sinus latéral ; 18, gouttière vasculaire ; 11), écaille ; 20, àlisphénoïde
21, selle turcique ; 22, emmenha arcuata ; 23, sinus pétreux . oi c -
orbitaire.
; 24, foramen crflnio-
MORPHOLOG I E INTERNE
La morphologie interne : cavités, canaux et pneumatisation, est de
type Indri. Nous noierons cependant l’apparition, entre le recessus épi-
tympamque et le canal tubaire, du tegmen tympani qui forme le canal du
muscle du marteau. Constitué d'une mince lamelle osseuse élargie dans
sa partie postérieure, il est limité par un étroit rebord. Le rebord interne
suit le septum longitudinal et fait un angle droit avec le rebord postérieur.
Les trois angles thyridien, de relèvement de la fenêtre ovale et ampullaire
ont pour valeur respective 38°, 45° et 15°.
Source : MNHN, Paris
246
R. SABAN
RAPPORTS VASCULAIRES
D’après les données morphologiques, la circulation artérielle présente
chez nos fossiles, une topographie similaire à celle des Indridés actuels’
La carotide interne se sépare, sur la cochlée, en artère stapédienne et ent
carotide, la première d'un plus gros diamètre que la seconde. De l’art’>
occipitale se détache, au voisinage du trou déchiré postérieur, l'artère st ri 6
mastoïdienne (aqueduc de Fallope) qui émet successivement’trois rameaiiv
inférieur, supérieur et moyen destinés à l'irrigation de la cavité tympani UX
antérieure (gouttière malléolaire) issue de la maxillaire interne. 1 11116
La circulation veineuse temporale offre également le même sché
La veine jugulaire externe reçoit, par l'intermédiaire du canal post-glénoïd ? 13
le sinus pétro-squameux, la veine jugulaire interne, le sinus latéral
que la veine occipitale et le sinus pétreux inférieur. A son tour la
occipitale draine la veine mastoïdienne et, prés du trou déchiré posté - eme
la veine stylo-mastoïdienne avec ses trois rameaux. Il ne semble cependant
pas exister de sinus pétro-occipital. ^ «ant
D. MÉGALADAPIDÉS
Nous avons pu étudier trois spécimens de Mcgaladapis rri,„ n j ••
(PI. XXIV et fïg. 62). Ce genre (1) montre par sa morphologie T
(Grandidier, 1905 ; Lorenz von Liburnau, 1905; Lamberton 1934 » < l rale
particulier de la région auditive (Lamberton, 1941) certaines 6t en
Palaeopropithéque (fig. 57-58). es avec
MORPHOLOGIE EXOCRA N IE N N E
L’écaille, dont l’indice, compris entre 25,.'5 et 37,9, montre un
variabilité ( 2 ), reste basse avec une suture écailleuse rectiligne sans^n ^" 116
pariétale. Le ptérion est en If, la suture pétro-squameuse postérieure “«sure
tosée dans l'important développement du torus occipital qui peut ?, S y nos '
jusqu'à 2 cm. D’énormes trous supra-squameux, en nombre variabl te >ndre
raissent dans la suture et sur la partie postérieure de l’écaille ainsi a,)f>a ~
orifices supra-glénoïdiens, dans la racine transverse de l'apophyse* qUC des
tique. Sa portion rétro-méatique, très accidentée, montre de no fu 8 ° ma '
aspérités parmi lesquelles il est difficile de distinguer l'épine de Henl ” 1 T^ USeS
physe zygomatique, énorme et très puissante, très écartée du crâne*{ 3 ^
(1) Il a été créé pour cc genre plusieurs espèces et sous-espèces (Grandidier mo¬
yen Liburnau, 1005) voire des races (Lamberton, 11)3-1) par suite de la variai ’ : Laïen»
tères morphologiques. 1,1 ‘® des carac-
(2) Cette variabilité semble due au fort développement du torus occmit-i . .
naison vers le bas du conduit auditif externe. ° lp,tal et & r incli .
(3) Normalement 3,5 cm et parfois ! cm en bordure de la fosse temporale r •
un muscle temporal très puissant. • «ci suggère
Source : MNHN, Paris
TEMPORAL DES PRIMATES
247
Fig. 62. — Megaladapis edwardsi. Os temporal gauche. Face exocrânienne. A : vue latérale.
B : vue intérieure, la paroi de la cavité tympanique a été réséquée.
1 , apophyse antérieure du tympanal ; 2, anneau tympanique ; 3, trou carotidien s 4, fos¬
sette stylienne ; 5, canal postérieur de la corde du tympan ; 6, sinus hypotympanique (diver¬
ticule Dj) ; 7, sinus hypotympanique (diverticule D.) ; 8, septum longitudinal et gouttière
de l’entocarotide ; 0, méat auditif externe i 10, cochlée ; 11. trou post-glénoïdie» ; 12, cana-
licule de l’artère auriculaire profonde ; 13, apophyse mastoïdej; 14, apophyse post-glenoïde ;
15, sinus pétreux inférieur; 16, rainure digastrique; 17, trou stylo-mastoïdien; 18, trou
déchiré postérieur; 10, ostium introüum ; 20, pointe du rocher; 21, gouttière malléolaire ;
22, trou supra-squameux ; 23, écaille ; 24, fines tcmporalü ; 25, condyle ; 26, fosse glénoïde ;
27, plan sous-temporal ; 28, trou ovale ; 20, canal alisphénoïde ; 30, apophyse zygomatique ;
31, trou mastoïdien ; 32, orifice tubaire.
Source : MNHN, Paris
248
R. SA DAN
limite une très vaste fosse temporale. Son bord supérieur forme un dos d'à
fortement accentué chez certains individus. Son bord inférieur très j 6
est représenté par le tubercule zygomatique anterieur, précédé* de la fo ’
massétérienne large et profonde, créant souvent une échancrure laté° S i e
dans l'apophyse. Elle se termine : en avant, par une suture zysomatin ' 6
malaire en biseau, faiblement tronquée ; en arrière, par la lineafemoornH
1 large auvent au-dessus du méat auditif extern/
icme transver.se. très larno .u ’
très acérée, formant
atteignant le torus occipital. La racine transverse, très large située à l' L?’
rieur du crâne cérébral et en rapport avec la fosse temporale présente C ~
crête sous-temporale, courte mais aiguë. La surface sous-temporale constit” 0
une étroite bande transversale, en bordure de la fosse temporale . 5U tUe
le condyle. Celui-ci, saillant et allongé, se relève fortement en un tuh^ 1
à son extrémité interne. Derrière le condyle, la fosse glénoïde étroit?
allongée, en forme de gouttière, s'évase vers l'extérieur (échancrure Z’
noïdienne) et se termine du côté interne par une profonde dépression h’
laquelle, s'ouvrent un ou plusieurs larges orifices de communication a " S
le canal post-glénol'dien. Le bord interne de la racine transverse se reri^
pour constituer en arrière du trou ovale, une apophyse lamelliforme so,S
séparée du condyle par une large gouttière aboutissant, dans la r 0 «,.
noïde, au grand trou vasculaire précédemment décrit. L'aponhvse gI °"
glénoïde. important et massif tubercule, renflé dans sa partie L P ° St ’
possède sur sa face antérieure une facette articulaire pour le conri î” 6 ’
la mandibule. Elle ne déborde généralement pas le plan du méat
externe et se soude, en arrière, au tympanal sur toute sa largeur avec 1 lUf
elle constitue le canal post-glénoïdien, ainsi qu’au rocher du côté • ! equel
Au-dessus de l'apophyse post-gléncïde, l'apophyse zygomatique se d?• e '
et présente un sillon marquant la trace des artère et veine temporal' Pnme
La région pétro-masLoïdienne, latéralement très réduite s’étale^
face occipitale. En vue latérale elle est représentée par l'apophyse ma ? f Ur la
petite, de forme variable, pleine d’aspérités, formée par l'épaissUc* 16 ’
terminal du torus occipital. Dans le plan de l’occipital elle consf -7 ement
étroite zone , de relief variable, sous le torus, limitée du côté i n t ® Une
l'occipital (1). En général une large et profonde gouttière vaacnï?® par
longe le bord du torus jusqu’au trou mastoïdien situé dans la partie 1 ^
haute de la suture pétro-occipitale, ““ >? l “ r “ s - La P arlie WWe
région petro-mastoidienne s’ilargit par la formation, entre la m
vasculaire et la facette jugulaire, de la rainure digastrique plane . ere
montrant des crêtes et des dépressions. ’ h an f?ulaire
En vue inférieure une légère saillie globulaire faisant corps avec •*
ment du tympanal et l'apophyse post-glénoïde représente la bulle ai V-î-
La suture (scissure de Glaser) qui dans sa partie antérieure est nétrr.'” tlVe -
meuse devient, en arrière de l’apophyse post-glénoïde, petro-tvm Squa '
Dans la première, où le rocher constitue avec l’ccaille une importa 1 ? 0 ^ 116 '
(1) Il n’y a pas d’apophyse para-occipitale développée.
(2) Dans sa portion supérieure cette gouttière vient nu contact de ,
inscrite par l’artère et la veine occipitale. Pital.
Elle est
Source : MNHN, Paris
)S TEMPORAL DES PRIMATES
249
physe lamelliforme au-dessus de l'orifice tubaire en contact avec l'apophyse
ptërygoïdienne, s'ouvre la gouttière malléolaire ; dans la seconde apparais¬
sent plusieurs petits orifices vasculaires. Entre le tvmpanal et la saillie
de la bulle, une faible dépression marque le passage des muscles digastrique
et styliens ; tandis que du côté interne le rocher subit une dépression le long
du basi-occipital et du basi-sphénoïde, où il se termine par une large poinle,
plane et allongée, pi nétrant entre les basi- et alisphénoïde (1). Si l'on considère
la direction des deux rochers, ils font entre eux un angle d'environ 45°.
Examinons maintenant les divers orifices :
— Le trou carotidien débouche sur le versant postérieur de la bulle,
à équidistance du méat auditif externe et de la suture pétro-basi-occipitale,
dans le prolongement de la rainure digastrique, très externe par rapport
au trou déchiré postérieur. Il est groupé avec le trou stylo-mastoïdien et
la fossette stylicnne, mais reste le plus interne. L’orifice du canal de
Jacobson est distinct, situé à la périphérie du trou carotidien.
— Le trou stylo-mastoïdien, plus ou moins largement écliancré suivant
les individus, débouche sous l'apophyse mastoïde, en face de la gouttière
occipitale. En son intérieur, dans la paroi postérieure de la troisième portion
de l'aqueduc de Eallope, aboutit le canal du rameau auriculaire du pneumo¬
gastrique provenant de l 'ostium inlroilum, tandis que le canal postérieur
de la corde du tympan se situe au dehors, sur le versant postérieur du tym-
panal (suture pétro-tympanique postérieure)..
— La fossette stylicnne, profonde, étroite, entourée d’exostoses, appa¬
raît en face de la rainure digastrique, circonscrite par le trou stylo-mastoïdien,
le trou carotidien et le trou déchiré postérieur. Son fond est percé d’un
orifice qui semble vasculaire.
— Le trou déchiré postérieur, de tendance circulaire et de grand dia¬
mètre, est divisé par la saillie de l'épine jugulaire (2). 11 est surtout creusé
aux dépens de l'occipital qui, à son extrémité latérale, projette une large
facette s articulant avec le rocher (facette jugulaire), au pied de laquelle
s'observe 1 ostium introitum. Sur le versant interne de l'épine jugulaire se
situe la fossette pétreuse avec l'aqueduc du limaçon. Dans certains cas le
trajet de la veine du limaçon se fait dans un canal spécial qui s’ouvre sur
l'épine même, au-dessus de la fossette. Le sinus pétreux inférieur débouche,
suivant les cas, soit directement dans le trou déchiré, soit par un orifice
spécial qui lui est interne et en est séparé par une projection de l'occipital ;
toutefois de nombreux orifices de dérivation du sinus se rencontrent le
long de la suture pétro-basi-occipitale.
— Le méat auditif externe, d'aspect circulaire, se prolonge par un conduit
auditif externe en forme d’entonnoir, il est limité de tous côtés par les excrois¬
sances du tympanal surtout développées vers le bas où apparaît l'orifice
(1) L’alisphénoïde sert de toit au canal tubaire, dans sa partie exocrfinierne, au niveau
du trou ovale, qui en est séparé par un large septum. Le trou ovale est d’ailleurs, contrai¬
rement A ce que nous avons observé jusqu’ici chez les Prosimiens, très éloigné de la région
auditive, comparable à l’Homme et aux Anthropomorphes.
(2) Celle-ci montre une grande variabilité mais reste toujours importante.
Source : MNHN, Paris
250
R. SABAN
du canal de l’artère auriculaire profonde, parfois précédé d'une longue
gouttière.
— La gouttière malléolaire, située dans la scissure de Glaser, s’ouvre
au niveau de la fosse glénoïde.
— L’orifice tubaire, interne par rapport à l’apophyse ptérygoïde
externe, se prolonge, entre cette apophyse et la pointe du rocher, par une
large gouttière constituée par le rocher et l’alisphénoïde, pour loger ia tronin
d’Eustache. Près de cette suture pétro-alisphénoïde s’ouvre un canalicnl
veineux communiquant dans l’endocrâne avec le sinus pétro-squameux nf
La lumière de l’orifice tubaire est, d’autre part, partiellement obstruée
dans sa portion inféro-extcrne par l’extrémité d’une longue baguette osseus
provenant du tympanal et soudée au plancher du canal tubaire tannrm, ?
antérieure du tympanal). ' 1 p ^ se
Le tympanal rappelle par sa morphologie celui des deux autres grand
fossiles : Paléopropithèque et Archaeoindris. Par ses exostoses il constit.
un conduit dirigé vers le bas, comprimé dans sa portion interne. Son éna’ C
sissement inférieur, devenant très important, comble l’espace corn’
entre l’apophyse post-glénoïde et la bulle. mpris
A l’intérieur de la cavité tympanique il se termine par un anneau ri
culaire montrant un faible rebord interne ( 2 ) vraisemblablement dest’
à recevoir la membrane du tympan. Dans sa partie supérieure, devant l’orifl
du recessus épitympanique, le rebord s’interrompt et se termine postériei *
ment par un petit éperon. Le cadre tympanal, ainsi défini, fait avec le Tri"
sagittal un angle d’inclinaison de 38° et de direction d’environ 27° L’a Pl3n
se prolonge dans sa partie inféro-antérieure par une longue et large anonh 6311
horizontale (apophyse antérieure du tympanal) qui emprunte le Pnyst i
tubaire (3). Elle se courbe légèrement vers l’extérieur pour suivre la dir C
du canal auquel elle se soude, contre la paroi inféro-externe. Sa termin' 3
s’épaissit au bord de l’orifice tubaire et se montre très pneumatisée aiSon
MORPHOLOGIE ENDOCRAN I EN NE
Si l’on considère la morphologie endocrânienne (fig. 63), l’écaille
verte par le pariétal, n’apparaît que dans sa partie antérieure au h** 011 '
de l’incisure sphénoïdale. Cette portion présente, en avant du’tr Qessus
glénoïdien, une énorme gouttière d’un relief très variable, plus 0 ° U P °. 8t '
creuse suivant les individus, souvent constituée de fosses juxtai U I” 0ins
de canaux débouchant soit dans le sinus pétro-squameux et le can l **
glénoïdien, soit à l’extérieur par les orifices supra-glénoïdiens I P ° Sl
pétro-squameux forme une large et profonde fosse se déversant H sinus
canal post-glénoïdien (4). Il communique, d’autre part, avec l’exoc à
(1) Son orifice interne se situe nu-dessus du cannl post-glénoïde.
(2) 11 n'existe pns, à proprement, parler, de sillon tympanique.
(3) Phénomène déjà observé, mais moins accentué chez Daubcntonia
(4) Très souvent l’orifice endocrinien du canal est multiple.
Source : MNHN, Paris
TEMPORAL DES PRIMATES
251
par des trous supra-squameux souvent transformes en de longs canaux dans
l'épaisseur de l’écaille. Certains d'ailleurs sont parallèles à l’aqueduc de
Verga qui lui fait suite. Ce dernier, relativement court, recouvert par le
pétreux et le pariétal, débouche dans le sinus latéral par un orifice de faible
diamètre (1).
Les deux faces du rocher font entre elles un dièdre très obtus (126°
environ) sans arête bien définie. Seule, une étroite rainure marque le passage
Fig. 63. — Megadalapis elwardsi. Région temporale gauche, vue endocrânienne.
1, hiatus de Fallope ; 2, trou post-glénoïdien ; 3, épine jugulaire ; 4, sinus pétro-squa-
meux ; 5, trou mastoïdien ; 6, sinus latéral ; 7, fossette pyramidale ; 8, ossification de la
tente du cervelet ; 9, fossette unguéale : 10, méat auditif interne ; 11, canal de l'entocarotide ;
12, trou déchiré postérieur ; 13. sinus pétreux inférieur ; 14, trou ovale ; 15, canal vidien ;
16, aqueduc de Verga ; 17, gouttière vasculaire ; 18, selle turciquc ; 19, occipital ; 20, basi-
occipital ; 21, pariétal ; 22, rocher ; 23, trou condylien ; 24, écaille ; 25, fossette gassérienne.
du sinus pétreux supérieur, tandis qu'une petite saillie formant, tout au
plus, un petit éperon au-dessus du trijumeau, indique l’ossification de la
tente du cervelet. L'angle bipétreux est très faible, compris entre 45-48°.
Sur la face cérébrale du rocher, le recouvrement de l'alisphénoïde est
très réduit, limité à une étroite lamelle qui atteint, en avant du trou post-
glénoïdien, l'orifice du canalicule veineux communiquant avec le canal
tubaire. La fossette du ganglion de Gasser représente une large gouttière
longitudinale dans le prolongement du trou ovale. Elle se termine devant
(1) Oet orifice est beaucoup plus petit que l’orifice antérieur de l’aqueduc ; cel»
s’explique par les nombreuses dérivations extérieures provenant de certains trous supra-
Source : MNHN, Paris
252
R. SABAN
l'hiatus de Fallope (1), tandis que sur son bord externe débouche, au niveai
de l’extrémité de l'alisphénoïde, le canal de l'entocarotide. Deux'fines eout
tières parallèles, prolongeant respectivement l'hiatus de Fallope et l’ent ~
carotide, traversent la fossette jusqu’à la pointe du rocher. J,a partie post'~
rieure de cette face se relève latéralement pour former le toit de l’aauerl C ~
de Verga, mais ne présente pas d 'cminentia arcuata. ^ Uc
Sur la face cérébelleuse, très large dans sa partie moyenne, s’ouvre le
méat auditif interne. C’est une étroite fente se prolongeant par un 1 ^
conduit au fond duquel s'aperçoit la crcte falciforme séparant les de^
étages. Cette crête est percée d'un foramen représentant, comme chez Tud ^ X
la fossette sacculaire. L’étage supérieur comprend les fossettes vestibulairè
et faciale, l’étage inférieur, le foramen de Morgagni et la fossette cochléaire
Le bord inférieur du rocher est occupé par la large gouttière du sinus pétre
inférieur, gouttière se terminant parfois dans le trou déchiré postéri X
devant la fossette pyramidale. Sur son bord postérieur s'imprime le
latéral en avant duquel se situe la fossette unguéale avec; raqueduc^ 8
vestibule. Il n’y a pas de fossa subarcuata ; seul, parfois subsiste un orir
cicatriciel comme chez les grands Anthropomorphes (Saban, 1952) 1UCe
MORPHOLOGIE INTERNE
Dans l’examen de la morphologie interne, nous étudierons suce¬
ment les cavités et les canaux. ssive-
Parmi les cavités, nous avons les trois parties de l'oreille et la une
tisation. 1 neu ma-
L’oreille externe osseuse est formée par le long conduit auditif ext
Nous avons déjà vu que ce conduit était fort étroit dans sa portion i * erne ’
cela est surtout dû à une voussure très accentuée de la partie tvmr» 116 ’
qui lui sert de plancher. En arrière de l’ctranglement le plancherVJh" 316
pour constituer devant le cadre tym panai un petit recessus mealus ° aisse
L'oreille moyenne comprend : le recessus épitympanique, le canal ti h •
et le sinus hypotympanique. uoaire
— Le recessus épitympanique se compose; comme chez Avahi
deux cavités séparées entre elles par un étroit septum externe, situé de
dessus du méat auditif externe. L'une antérieure, représente' le r^ 3U ~
proprement dit, elle communique avec la caisse du tympan par ec f SSus
orifice et loge les osselets. L'autre, postérieure, beaucoup plus vaste ° * ar ® e
homologue de l’antre mastoïdien. Le toit de ces deux cavités est en'/ 6111 ^ 6
avec l'aqueduc de Verga et le canal mastoïdien. Dans l'antre mas^M*”^
apparaît la faible saillie des canaux semi-circulaires supérieur et hori ° W . len
ainsi que l’orifice d'un canalicule vasculaire sous ce dernier. z °Qtal,
(1) Il n’y a pas d’hiatus accessoire.
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
253
— Le canal tubaire, court et large, est entièrement constitué par le
rocher, contrairement à ce que nous avons observé chez les Indridés, où
l’alisphénoïde entrait dans la formation du toit.
— Le sinus hypotympanique, très volumineux, se divise en deux très
grands diverticules, I), sous le canal tubaire, D s latéral interne, et un plus
réduit D„ postéro-externe situé sous le septum qui supporte le canal caro¬
tidien. Il s’ouvre en arrière de l'anneau tympanique, en face de la fenêtre
ronde. La caisse du tympan, prolongement du canal tubaire se montre très
étroite (1) et très allongée (2), limitée du côté externe par le cadre tympanal
et une paroi verticale sur laquelle se soude l’apophyse antérieure du tym¬
panal, et du côté interne, par la cochlée et le septum longitudinal, simple
renflement du toit de la caisse, joignant la cochlée au canal tubaire, dans
lequel s’inscrit la gouttière, puis le canal de l’entocarotide. Sous le toit de
la caisse, une mince lamelle osseuse, relevée du côté interne, limite le canal
du muscle du marteau. Elle atteint, en arrière, le bord du recessus épitym-
panique et s’y termine par une expansion interne, légèrement enroulée,
représentant le bec. de cuiller. Sur la cochlée s’imprime, dans le prolonge¬
ment du canal carotidien, la gouttière de l’entocarotide, tandis que le nerf
de Jacobson — dont le canal débouche devant la fenêtre ronde après être
passé sous le canal carotidien — marque son trajet par une fine gouttière
qui atteint le bord antérieur de la fenêtre ovale (3), en direction de deux
pertuis percés dans le toit de la caisse du tympan (4). Il n’existe, d’autre
part, aucune trace d’artère stapédienne. Le bord interne du recessus épitym-
panique est bordé par la deuxième portion de l’aqueduc de Fallope, déhiscent
dans sa partie postérieure, au point de jonction avec la troisième portion.
L’oreille interne, que nous avons pu observer sur une coupe, ne diffère
de celle des Indridés actuels que par le plus faible diamètre des canaux
semi-circulaires et la brièveté du canal horizontal. La boucle du canal pos¬
térieur ne croise pas ce dernier. Nous avons pu mesurer l’angle thyridien,
18° et celui de relèvement de la fenêtre ovale, 50° environ.
La pneumatisation est principalement représentée par les groupes de
cellules pétro-mastoïdien, de l’écaille et de l’oreille moyenne. Dans la région
pétro-mastoïdienne la pneumatisation est line, formée de cellules régulières
groupées autour de l’antre mastoïdien. Certaines d’entre elles communi¬
quent avec ce dernier par de minuscules pertuis. L’écaille est surtout pneu-
inatisée dans sa partie antérieure, toutefois le centre de l’apophyse post-
glénoïde se compose d’un noyau scléreux. Quant aux cellules de l’oreille
moyenne, elles sont surtout labyrinthiques, principalement développées
derrière le labyrinthe et appartiennent au groupe rétro-labyrinthique.
(1) Surtout en arrière où l'espace compris entre la cochlée et le cadre tympanal est très
(2) La cochlée n’occupe que le tiers postérieur de la cavité tympanique.
(3) A co niveau s’observent, parfois do petits ponts osseux.
(4) Passage des anastomoses du nerf de Jacobson avec les nerfs pétreux superficiels
(petit pétreux superficiel et grand pétreux profond).
Source : MNHN, Paris
254
R. SABAN
passage aux nerfs
:n, amène le nerf
Parmi les canaux se distinguent des canaux nerveux, vasculaires et
musculaires. et
Les canaux nerveux se répartissent ainsi :
— le conduit auditif interne, étroit et profond, livre
facial, auditif et vestibulaire ;
— le canal de Jacobson, distinct du canal carotid
de Jacobson sur la cochlée, devant la fenêtre ronde ;
— le canal du rameau auriculaire du pneumogastriaue suit ln *, .
- “ - — - "
— - le canal postérieur de la corde du tympan emprunte la suture tvmna
petreuse postérieure, il débouche dans la caisse du tympan contre le h a
supéro-postérieur du cadre tympanal ; e Dort *
— le canal antérieur de la corde du tympan (gouttière mallAni.* x
prend naissance dans le toit du diverticule 1)„ en avant du ‘, olau ' e )
tympanal, puis chemine à l'intérieur de la scissure de Glaser ■ cadre du
— l'aqueduc de Fallope (nerf facial), avec ses trois portions neu ■
montre une petite déhiscence au niveau du recessus épitympraW*?® 8 *
nerfs pétreux qui s'en échappent par l'hiatus de Fallope (1) marouent i
trace dans la loge gassérienne par une gouttière se terminant à la „ •
du rocher, dans le canal vidien. ’ P»mte
Parmi les canaux vasculaires nous examinerons successivement les
artériels et veineux. es caria ux
Canaux artériels.
Le canal carotidien (entocarotide), de faible diamètre
paroi postérieure de la bulle et se termine di '
ouvre dans l a
le septum postérieur (2). Une gouttière le prolonge sur la co^hlée b* 6 SUr
septum longitudinal oü s’ouvre un court canal qui débouche dans r U au
crâne sur le bord interne de la fossette gassérienne. Là une nouvell endo ~
ticre, parallèle à celle des nerfs pétreux, aboutit à la pointe du roch 8 ? Ut ~
le canal vidien. Celui-ci amène l’entocarotide ou une de ses bran if dans
la face exocrânienne de l’alisphénoïde devant le canal alisphénnïri Sur
La gouttière malléolaire, déjà décrite pour le passage de la corde tx
canalise également l'artère tympanique antérieure. ue tympan.
Le canal de l’artère auriculaire, profonde, perce la muraille H
panai, suit le plancher du conduit auditif externe et débouche rie tym "
cadre tympanal. uev ant l e
Le canal pétro-mastoïdien, joignant la cicatrice de la fossa snh
à l'antre mastoïdien, traverse la boucle du canal semi-circulaire . c . Ua,a
au voisinage de la branche commune. Il contenait vraisemhlaKi 6Ur ’
en plus d’un prolongement dure-mérien, une artériole et une ve ’ j 6nt ’
(1) Il D’y a pas d’hiatus accessoire.
(2) Il n’existe pas d’artère stapèdienne.
Source : MNHN, Paris
TEMPORAL DES PRIMATES
Canaux veineux.
L’aqueduc de Verga, beaucoup plus large dans sa partie antérieure
qui correspond au sinus pétro-squameux, qu’à son extrémité postérieure,
en rapport avec le sinus latéral, possède des dérivations exocràniennes en
nombre et direction variables (trous supra-squameux).
Le canal mastoïdien, très long par suite de l’épaississement du torus
occipital, et de forte section, suit la suture pétro-occipitale.
Le canal post-glénoïdien, toujours de gros diamètre, présente dans sa
partie inférieure une énorme bifurcation vers la fosse glénoïde, comparable
à ce que nous avons décrit chez Archaeoindris et Palaeopropithecus (Saban,
1956). Très souvent de nombreux canaux secondaires s’observent tant
dans l'orifice endocrânien du canal (communication avec les trous sus-
glénoïdiens), que dans son orifice glénoïdien. Près de l'orifice endocrânien
s’observe l’abouchement d’un canalicule veineux qui s’extériorise dans
l'orifice tubaire.
Parmi les canaux musculaires citons :
— le canal du muscle du marteau formé d’une mince lamelle osseuse
chantournée dans sa partie postérieure, devant le recessus épitympanique.
11 occupe une grande portion du toit de la caisse du tympan ;
— le canal du muscle de l'étrier qui constitue une petite loge à bord
déchiqueté, collée contre l'aqueduc de Fallope, située au niveau de la
fenêtre ovale, à la jonction des deuxième et troisième portions de l’aqueduc.
D’après l’importance de ces canaux, nous remarquons une très grande
prédominance et une très grande variabilité de la circulation veineuse tempo¬
rale. La circulation artérielle n'est représentée que par l’entocarotide.
Source : MNHN, Paris
III.
LO RI SI FO RM ES
Les Lorisiformes se divisent en deux familles, d’une part les r
groupant deux genres asiatiques : Loris et Nycticebus et denv 0 7° nsidés
Perodicticus et Arclocebus (1); d’autre part ies Galagidés exel,fsi CainS :
africains, répartis en deux genres actuels : Galago et Galaaoï
galago) et un genre fossile : Progulago du Miocène inférieur du K ' Cmi '
A. LORISIDÉS
Nous prendrons Loris comme type de la famille et lui
deux autres genres Nycticebus et Perodicticus (Pl. XXV à
comparerons
XXVII).
les
MORPHOLOGIE EXOCRANIENN E
(«g- 64).
I" Écaille
a) Portion verticale.
L’ccaille, dont l'indice moyen a pour valeur 24 chez I nr,\ oo
Perodicticus et 29,4 chez Nycticebus. reste basse, limitée mr chez
écailleuse rectiligne ne présentant pas d’incisure pariétale, i ceTJ U \ ure
Loris et Perodicticus, ou s opéré un leger relèvement le Ions ri» t 1 chez
pital (2). Dans la région ptérique le contact se fait entre l’écaillé f°,? 1S ° cci '
noïde (ptérion en H). Il n existe aucun orifice supra-squam 1 alis I ,,u '-
b) Portion rétro-méalique.
La linea temporalis, rectiligne et horizontale chez Loris et P
converge vers le prolongement du torus occipital pour forn ' erorflcfl ’««,
acérée, débordant largement en auvent au-dessus du méat aï , ne cr ète
Par contre cette crête est très courte et très faible chez Nurfit. extern e.
que l’auvent devient beaucoup plus important. ' J llcebus tandis
(1) Legei
(2) Nous
ît.c l'écaillc
■e Arclocebus, dont nous n’avons malheureusement n
sa morphologie très voisin de Loris (Bill, 1047) ,>U ° Xamiaer de
vons observé cependant chez Nycticebus une étroite • ,
et la région pélro-mastoïdicnne. imbrication
! s Péci mens>
du Pariétal
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
257
Fig. 64. — Nycticebua. Os temporal droit. Face exocrânienne.
A : vue latérale. B : vue inférieure.
1, canal postérieur de la corde du tympan ; 2, trou stylo-mastoïdien ; 3. ostium introüum ;
4. apophyse styloide ; 5, canalicule de l’artère auriculaire profonde ; 0, apophyse tubaire
du tympanal ; 7, apophyse post-glénoïde ; 8. trou post-glénoïdien ; 9, trou carotidien ; 10. fos¬
sette pyramidale avec l’aqueduc du limaçon ; 11, canal de Jacobson ; 12, méat auditif externe ;
13. tympanal (conduit auditif externe) ; 14. orifice tubaire ; 15, gouttière malléolaire ; 10. fosse
glénoïde ; 17, condyle ; 18, plan sous-temporal; 19, apophyse zygomatique; 20. écaille;
21, linea temporal is ; 22, apophyse mastoïde ; 23, rainure digastrique; 24. bord pétreux
du trou déchiré antérieur ; 25, bulle auditive ; 20, crête sous-temporale ; 27, scissure de
Glaser.
Mémoires du Muséum. — Zoologie. 1. XXIX.
Source : MNHN, Paris
258
R. SABAN
L’extrcmité du torus qui en constitue la limite inférieure se renfle pour
former l’apophyse mastoïde. Celte apophyse, beaucoup plus bulbeuse chez
Loris, vient border directement le méat auditif (1) sous la linea temporalis.
Dans les deux autres genres la mastoïde s’éloigne progressivement du méatj
libérant ainsi la portion rétro-méatique qui s’accroît de Perodiciicus à N y di¬
re bus, représentant une étroite surface triangulaire. On y observe en bordure
du méat une faible crête courbe chez Perodiciicus et un tubercule très net
chez Nyclicebus, marquant l’épine de Henle.
c) Portion horizontale.
L’apophyse zygomatique creusée d’une importante dépression à sa base
au-dessus du méat auditif externe, très courte, très robuste mais large et
triangulaire, en « pointe de flèche « chez Loris et Nyclicebus, s’écarte de
plus en plus du crâne respectivement dans ces deux genres. Par contre, elle
atteint chez Perodiciicus un maximum de longueur et d’écartement,’ceci
en rapport avec une très volumineuse fosse temporale. Dans les deux pre¬
miers genres, son bord supérieur, très fortement arqué s’oppose au bord
inférieur entièrement constitué par la suture zygomatico-malaire. Celle-ci
fortement oblique de haut en bas et d’avant en arrière, rectiligne chez Loris
mais légèrement concave chez Nyclicebus, se termine directement sur l’apo¬
physe post-glénoïde dans le premier cas, et par le tubercule zygomatique
antérieur dans le second. Chez Perodiciicus le bord supérieur est beaucoup
plus long et moins convexe, tandis que la suture zygomatico-malaire, pW
concave et plus allongée, se termine comme chez Nyclicebus par un volu¬
mineux tubercule zygomatique antérieur, séparé de l’apophyse post-glénoïde
par une étroite échancrure glénoïdienne.
La racine transverse, limitée en bordure de la fosse temporale par un
crête sous-temporale anguleuse, et du côté interne, où son bord se relève
légèrement contre la bulle, par la scissure de Glaser (2), comprend : la surfa
sous-temporale, le condyle, la fosse glénoïde et l'apophyse post-glénoïde 6
La surface sous-temporale, tronquée par la suture squamo-alisphénoïde
forme une étroite bande entre le condyle et la fosse temporale, qui s'élar t
dans sa partie interne, au contact de l’alisphénoïde. Latéralement e fl
aboutit à la fosse massétérienne, fosse étroite, à cheval sur le malaire t
l’apophyse zygomatique, en avant du tubercule zygomatique antérieur
lorsque ce dernier existe.
Le condyle, plan et peu saillant, s'élargit dans sa partie interne. Il Dr
longe le tubercule zygomatique antérieur chez Perodiciicus et Nydicebu'
et limite une étroite fosse glénoïde, peu profonde, en forme de gouttière
comprimée contre l’apophyse post-glénoïde. Chez Loris la fosse glénoïri ’
se termine, du côté interne, par une fosse hémisphérique plus profonde
(X) Parfois
quant l’épine de Henle. Quoique la suture pétro-sqi
dans tous nos exemplaires, il semble que l'ecaille rocou'
t ° ï< m) Chez Perodiciicus où l’incisure sphénoïdale est très profond!
pénétration de l’alisphénoïde entre la bulle (tympanal) et 1»
Source : MNHN, Paris
TEMPORAL DES PRIMATES
, TO-UUU i MLUtC cliors,
totalement en dehors du plan du méat auditif externe, elle n’offre aucun
contact avec la bulle. Le trou post-glénoïdien, de faible diamètre, s’ouvre
généralement à 1 extrémité interne de l’apophyse post-glénoïde, sur son
versant postérieur chez Loris et Perodiclicus, entre le tympanal et ie versant
postérieur de 1 apophyse chez Nycticebus. Le canal post-glénoïdien, parfois
déhiscent sur le versant postérieur de l'apophyse post-glénoïde, commu¬
nique par un ou plusieurs pertuis, chez ces deux derniers genres, avec la
fosse glénoïde.
Dans la scissure de Glaser, la gouttière malléolaire débouche dans les
trois genres au pied de l'apophyse post-glénoïde. Toutefois un large orifice
supplémentaire pour l’artère Lympanique antérieure s'observe en avant
à l'extrémité de l'incisure sphénoïdale chez Perodiclicus (1) et Nycticebus.
2° Rocher
Très globuleuse, limitée par l’important torus occipital et la suture
pétro-occipitale, la région pétro-mastoïdienne remonte légèrement entre
lp nariélnl pl rpppïiiîfol . i: ., ». , .
: ... » , ,, ... 1 . —ivguicuieiiL euue
le pariétal et 1 occipital chez Perodiclicus et Nycticebus. Elle comprend
l'apophyse masloïdc et la rainure digastrique. La première, beaucoup plus
saillante chez ces deux genres que chez Loris, y présente de nombreuses
stries d insertions musculaires et surplombe la large, rainure digastrique.
CeUe-cr. qui a pour limite la suture pétro-occipitale, montre un bord posté¬
rieur faiblement relpvé nu ni vpn 11 fin ln rnor.il.» . ...
rieur faiblement relevé au niveau de la
cernent de l’apophyse para-occipitale.
de la facette jugulaire, marquant l'empla-
b) Bulle auditive
Constitution de la bulle
Prolongeant la région pétro-mastoïdienne très soufflée, la bulle auditive
des Lonsides ne fait pas de saillie individuelle comme chez les Lémuriformes ;
toutefois sa cavité reste spacieuse. Deux os entrent dans la constitution
de sa paroi externe : le rocher, qui en forme la plus grande nartie pi l» tvm.
Source : MMHN, Paris
I. SABAN
260
externe qui en est séparée par le trou ovale (1). Légèrement renflée en une
pointe isolée au-dessus de l’orifice tubaire, elle se termine par un méplat
interne (pointe du rocher) tronqué par le large trou déchiré antérieur.
A sa surface apparaissent la suture tympano-pclreuse, toujours synos-
tosée, ainsi que la trace des septa qui partagent intérieurement la cavité
tymp'anique, et celle de l'anneau tympanique chez Loris seulement. Par
contre les muscles styliens et digastrique n'y inscrivent pas leur passage.
Dans la partie postérieure de la suture pétro-tympanique, à l’emplacement
de la fossette stylienne, le rocher émet, au-dessus du tympanal, une petite
écaille sur laquelle se fixe l'apophyse styloïde, petite baguette osseuse plus
ou moins allongée.
Du côté externe, le tympanal, le rocher et l’apophyse post-glénoïde
se réunissent chez Loris pour former un court conduit auditif externe. Ce
conduit s’allonge chez Nyclicebus, mais seul, le tympanal, par suite de son
grand développement, y participe.
En norma basalis les deux bulles, séparées par un basi-occipital étroit
chez Loris, mais large (2) chez Perodicticus et Nyclicebus, forment entre
elles, respectivement dans les trois genres, un angle de 45, 52 et 63°.
Orifices
Ils se répartissent en orifices principaux, secondaires et périphériques.
1° Orifices principaux.
a) Trou carotidien. — La bulle cl la région pétro-mastoïdienne ne faisant
qu'un seul bloc, le trou carotidien s’ouvre sur la paroi interne de cet ensemble
dans une large fosse creusée au-dessus du trou déchiré postérieur. 11 a toujours
comme satellite l’orifice du canal de Jacobson, sauf chez Perodicticus où
n'existe qu’un seul canal commun.
b) Orifice tubaire. — D’allure circulaire, il s’ouvre en face du trou ovale
Dirigé suivant l'axe de la bulle, il débouche dans la fosse, rhinopharyngienne*
à l’intérieur de la base de l’apophyse ptérygoïdc externe. La trompe d’Eus-
tache, qui lui fait suite, repose sur une languette de l’alisphénoïde projetée
entre le trou ovale et le trou déchiré antérieur, sur laquelle s'imprime la
gouttière précédant le canal alisphénoïde. La paroi pétreuse de la bulle et
l’alisphénoïde participent à sa formation dans les trois genres, la première
constitue le bord interne, le second le bord supérieur. Par contre le pétreuv
chez Loris et le tympanal chez Nyclicebus et Perodicticus en forment le bord
inférieur, tandis que l’écaille chez Nyclicebus et l'alisphénoïde chez Pcro-
dicticus entrent dans la composition du bord externe.
(1) Celui-ci, quoique très près «le la bulle,
sauf parfois partiellement chez Nydicebus.
(2) Notons que chez Nyclûcbua la suture
dans les deux autres genres. Elle se situe ou i
Loris et Perodicticus elle se trouve a son cxti
rémilé antérieure.
s Ultérieure que
'• tan <lis que chez
Source : MNHN, Paris
>S TEMPORAL
ES PRIMATES
261
c) Méat auditif externe. — De tendance circulaire, mais d’un plus grand
diamètre chez Pcrodicticus, par suite de l’absence de conduit auditif, il
présente normalement chez Nydicebus une fissure inférieure due à l'accrois¬
sement indépendant des deux parties du tympanal. Si chez Loris la portion
horizontale de l’écaille, le tympanal, le rocher (paroi de la bulle) et l'apophyse
post-glénoïde le bordent, il n’est simplement formé chez Pcrodicticus et
Nydicebus que de la portion horizontale de l’écaille et du tympanal (1).
2° Orifices secondaires.
a) Fossette slylienne. — 11 n’existe pas à proprement parler de fossette
stylienne puisqu’elle est formée par un épaississement du rocher qui recouvre,
en avant du trou stylo-mastoïdien, la suture pétro-tympanique. L’apophyse
styloïde représente une baguette effilée, cependant plus épaisse chez Pcro¬
dicticus et Nydicebus.
b) Canal de Jacobson. — L'orifice d'entrée du canal de Jacobson se
distingue du trou carotidien chez les Lorisidés, Perodidicus excepté.
c) Orifice du canalicule de l'artère auriculaire profonde. — Cet orifice
apparaît dans le tympanal, au-dessus du trou stylo-mastoïdien chez Loris,
dans la fissure tympanique chez Nydicebus, entre le trou stylo-mastoïdien
et la fossette stylienne chez Pcrodicticus.
30 Orifices périphériques.
a) Gouttière malléolaire. — Toujours très courte, la gouttière malléo¬
laire suit, en profondeur, la scissure de Glaser (2) dans laquelle elle débouche
au pied de l'apophyse post-glénoïde. Un plus large orifice la précède, cepen¬
dant plus antérieur chez Perotidicus et Nydicebus, pour le passage de l'artère
tympanique et de la corde du tympan.
b) Trou stylo-mastoïdien. — Généralement de gros diamètre, mais parfois
étranglé chez Nydicebus, le trou stylo-mastoïdien, extrémité de la troisième
portion de l’aqueduc de Fallope, se situe à l’extrémité inférieure de l'apo¬
physe mastoïde, à proximité du tympanal. L’orifice du canal postérieur
de la corde du tympan s'ouvre à l'intérieur du trou stylo-mastoïdien, dans
la paroi antérieure de l’aqueduc de Fallope.
c) Trou déchiré postérieur. - Interne, petit, généralement circulaire,
mais toujours placé en face du trou condylien, le trou déchiré postérieur,
qui, par suite de la fusion de la bulle avec la région pétro-mastoïdienne,
semble situé au milieu de la bulle, reste cependant à l'extrémité postérieure
de la cavité tympanique, comme chez les Lémuriformes. Constitué, en avant
(1) Le rocher en est éliminé par suite <lu développement du tympanal. Quant A l’apo¬
physe post-glénoïde elle reste en dehors du méat chez Pcrodicticus qui ne présente pas de
conduit auditif, tandis que chez Nydicebus le tympanal la recouvre totalement.
(2) Cette scissure est béante chez Nydicebus mais surtout chez Perodidicus.
Source : MNHN, Paris
262
R. SABAN
de la facette jugulaire, par la juxtaposition des échancrures du basi-ocein't
et du rocher, il l’est plus aux dépens de ce dernier qui présente à son n - tal
une large dépression dans laquelle s'ouvre le trou carotidien L’énine- aU
laire le divise en deux. Dans l’orifice antérieur, le plus large Dassent^'
nerfs et le sinus pétreux inférieur (1), dans le postérieur, la veine iiJ, l •
Chez Nyclicebus apparaît également dans l’orifice antérieur la r„
pétreuse avec l’aqueduc du limaçon. Parfois la veine du limaçon «T*®
trajet indépendant, son orifice s’ouvre dans la paroi du rocher an ri Un
de la fossette pétreuse, tandis que chez Perodic.lir.rn , où la fossett‘, SUs
pas visible, on peut observer, en avant du trou déchiré postérieur
d’un canal séparé pour la même veine aboutissant, sur la face endncrW " Ce
à la fossette pétreuse. ranienne.
Le rameau auriculaire rlu pneumogastrique subit chez les Lorisids
migration vers le canal carotidien, dans la fnssetle qui surulomh» 1
déchiré postérieur. L'ostium introitum se situe aux abords du trou ,,,... ?. rou
mais lui reste postérieur. car otidien,
d) Trou déchire antérieur. - Déjà observé chez les Cheirogaléinés 1 „ *
déchiré anterieur est ici de très grande dimension, creusé à la pointe du roch° U
entre le rocher et l’alisphénoïde ; il n’est séparé du trou ovale
une étroite projection de l’alispliénoïde.
qüe p ar
3“ Tympanal
Lo tympanal montre chez les Lorisidés trois stades de dévcW
differents que nous décrirons respectivement chez 1 orii n * ,PP e ment
Nyclicebus. * er °dicticus et
Chez Loris (fig. 65 A) il est formé de l’anneau primordial ir-o
qui constitue un arc de cercle presque complet. Le bras antérieur rtJ?• grêIe ’
et sa partie inférieure se soudent à la paroi externe de la bulle et Z anneau
pendant qu’à son extrémité — au niveau de la gouttière n,»ii C , St . mdé ~
soutenue par la portion horizontale de l’écaille. Le bras nostérie ° Iaire —
par contre, une importante ossification. Son extrémité recouvre ài- r ? Sente >
du coiiduit auditif externe, la portion rétro-méatique de IVr- n lnterieur
s’extériorise dans sa partie postérieure, atteint le trou puis il
u sLyio-mastoïdien,
(1) Nous avons observé, chez Pcrodicticus, un ou plusioure orifice A
sinus pétreux inférieur dans la suture pétro-basioccipitole. 8 “® riva tion du
PlO. 05. — Développement du tympanal chez les Lorisiformes. A • /or,-.
B : Perodicticu» polio. C : Nyclicebus cinereua. ' * 1 OracxlU.
1, sillon tympanique ; 2, trou stylo-mnstoï.licn ; 3, canalicule de iwi
rotonde ; 4, gouttière malléolaire ; 5, canal postérieur do la corde d» au fic U l a ir„
nnpanique: 7, fossette stylienne ; 8, ostium introitum: 0 gouttiè^ tym P an ; 6, ann,,«,
«terne ; 10, sillon de l’artère tympaniaue antérieure.’.,’ !°““, lèro ““UéolairL
profor.,.,, , ., ,
■ '*• "°*~**^ ■■ - “-«c œstfÆI?
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
263
Source : MNHN, Paris
SABAN
264
en arrière, la fossette stylienne, en avant ; la suture nettement visible remont
vers le milieu du méat auditif externe et forme ainsi, en bordure de ce demi &
une partie de la paroi latérale de la bulle et du conduit auditif externe ^
Chez Perodicticus (fig. 65 B), où n’existe pas encore de conduit audit r
externe, il se développe et s’extériorise sur tout le pourtour de l’anne *
amorçant le processus observé pendant la croissance chez le
(Saban, 1955). A l’intérieur du méat auditif externe, les extrémités *
bras antérieur et postérieur s’étalent respectivement sur les portions h
zontale et rétro-méatique de l’écaille. L’ossification s’accroît à l’extér'
de part et d'autre de l’anneau, en arrière jusqu’au trou stylo-mastoMî^
et la fossette stylienne, mais surtout en avant où elle atteint la scinnr»i
Glaser et l’orifice tubaire, formant la totalité de la paroi latérale de la bulle
Chez Nycticebus (fig. 78 C) le développement du tympanal ana i n
à celui de Perodicticus se complète par la formation du conduit a.fer
externe, constitué par l’ossification indépendante des deux bras r "
ainsi une fissure médiane qui se synostose avec l’âge I e bras no’st • - nt
plus important, montre une forte crête parallèle à la suture pétent ^
panique postérieure. Le bras antérieur, en se développant le ono a ^
scissure de Glaser émet au-dessus de l'orifice tubaire une lonone JL ^ la
tubaire. 8ue a P°Physe
MORPHOLOGIE ENDOCRAN IEN NE
(fig. 66 )
La suture pétro-squameuse interne qui, sépare l’écaille du rocher
dans les trois genres une synostose incomplète à son extrémité à*î îl . ontre
au niveau de l’incisure sphénoïdale. anter ieure.
1° Écaille
Elle reste faiblement développée surtout en arrière sa partie
la plus importante se projette au-dessus de l’incisure sphénoïdale anterieur e
avec l’extrémité inférieure du lobe temporal du cerveau Deux i ra PP or t
tières la sillonnent, l’une postérieure, longitudinale, loge le , 2 ?®* g ° ut ~
squameux qui va du sinus latéral à l’orifice endocrânien du S Petro-
glénoïdien, l'autre, redressée, conduit les vaisseaux du trou nost ia p ° st "
vers l’orbite où ils pénètrent par le trou crânio-orbitaire En ce „ • noïdie n
le sinus pétro-squameux, celui-ci passe dans un court aqueduc H C °x Cerne
présent chez Perodicticus mais inconstant chez Loris et NucP ■ h Ver S a >
le toit est formé par une expansion du rocher. J lcebus > dont
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL
PRIMATES
265
2° Rocher
L’arête du rocher parcourue, à l'exception de Perodidicus, par un étroit
sillon du sinus pétreux supérieur, limite les deux faces cérébrale et cérébel¬
leuse qui font entre elles un dièdre d’environ 90° chez Loris, 106° chez Pero¬
didicus, et 110° chez Nydicebus. L’ossification de la tente du cervelet (lingula)
n’apparaît que chez Perodidicus où elle repiésente une lame acérée, pro¬
jetée au-dessus de l'échancrure trigéminale. Cependant on observe chez
Nydicebus une baguette osseuse indépendante, reliant au-dessus de l’cchan-
1, canal de l’ontocarotidc ; 2, hiatus de Fallope ; 3, méat auditif interne ; 4, canal stapé-
dien ; 5, trou post-glénoïdien ; O, épine jugulaire ; 7, fossette unguéale ; 8, fossette pyrami¬
dale ; 9, lossa mbarcuata ; 10, sinus latéral : 11, sinus pétro-squameux ; 12, gouttière vascu¬
laire ; 13, sinus pétreux supérieur ; 14, écaille ; 15, sinus pétreux inférieur ; 16, facette jugu¬
laire ; 17, eminenlia arcuaia.
crure l’arête du rocher à la selle turcique (processus pétro-post-sphénoïde
de Staurenghi).
L’axe du rocher montre une inclinaison croissante sur le plan vestibu-
laire horizontal (Loris 27°, Perodidicus 45°, Nydicebus 54°) en corrélation
avec un accroissement de l'angle bipétreux (Loris 67°, Perodidicus 72°,
Nydicebus 90°).
a) Face cérébrale.
D’allure grossièrement triangulaire, l’alisphénoïde ne la recouvre pas.
Sa partie antérieure est entièrement occupée par la large fossette du ganglion
de Gasser, sa partie postérieure par le léger boursouflement de Yeminentia
Source : MMHN, Paris
266
R. SABAN
arcuala, postérieur au canal semi-circulaire supérieur. Trois orifices v d h
client : dans l'angle de l’incisure sphénoïdale, l'orifice de l’entocar t°d~
(trou carotidien antérieur) ; derrière la fossette gassérienne, près de 1 * a*
du rocher, l'hiatus de Fallope ; au voisinage du sinus pétro-squame ^
l’orifice de l’artère stapédienne. Le trou carotidien antérieur se ornl UX ’
généralement par une gouttière le long du trou ovale et de la suture n* 6
alisphénoïde jusqu’au bord externe du trou déchiré antérieur (1) i UX) ~
b) Face cérébelleuse.
La face cérébelleuse conserve l'aspect arossièremenl trianiiul a („
nous lui connaissons chez les Lémuriformes. Elle est cependant nln« n que
chez Perodiclicus et sa pointe antérieure plus large chez ce dernier et / 8 -' e
La gouttière du sinus pélreux inférieur, peu marquée, suit les sutures °. m -
basisphénoïde et pétro-basioccipitale pour aboutir dans le trou
postérieur, devant l’épine jugulaire, à la hase de in r,,c„. ■ „ ' aechiré
Pyramidale.
e t la fossa
postérieur, devant l’épine jugulaire, à la base de la fossette
Dans sa partie moyenne s'ouvrent le méat auditif interne
subarcuata.
Le premier, évasé vers son bord inféro-postérieur chez PcrodirP
Loris, mais au contraire vers l’avant chez Nyclicebus s’accroît »„ !■ et
du premier au dernier, tandis qu'il devient chez Loris plus superfi^l lètre
Dans les deux derniers genres, la crête falciforme apparaît séparant
supérieur (fossette faciale et fossette utriculaire) de l’étage inférieur?/ Ctage
cochléaire, fossette vestibulaire et fossette sacculaire) tandis que le > ° SSette
de Morgagni débouche dans la paroi postérieure, entre les de,,J r loram en
vestibulaire et sacculaire. ux *° s settes
La seconde regarde vers l’avant, elle montre une ouverture
bordée par la moitié interne (branche commune des canaux semi • ° Voïde >
supérieur et postérieur) de la boucle du canal supérieur l’aut/e CUlaires
du canal étant noyée dans l'épaisseur du rocher. ire P or tion
Sous la branche commune, qui fait saillie à la surface de 1’
la fossette unguéale. Large et profonde, elle fait suite au bord SC Situe
de l'épine jugulaire, sauf chez Perodiclicus où elle forme une la P ° Stérieur
crure au dessus de l’épine et vient au contact de la fossette pv^ 86 - écllan ~
La gouttière du sinus latéral chemine, Nyclicebus excepté ^
suture pétro-occipitale, parsemée chez Perodiclicus rie petits or r SUr la
culaires en communication avec les cavités de la région pétro mat Vas ~
Nycticebus, la déhiscence du canal carotidien i
» lm,i —"Otidien antérieur était ainsi reporté s.
1) Dans un cas, cli
gouttière n’existait pas, u
du trou déchiré antérieur'.
(2) Pcrodicticus présente un long conduit auditif inter
Nycticebus et Loris.
(3) Dans ce genre, le sinus s’imprime en totalité sur l’occipital.
P° r cette
r lo bord externe
réduit fortement chez
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
267
INSERTIONS MUSCULAIRES
(fig. 67)
A. — Muscles de la tête et articulation temporo-maxillaire
I. — Masséter.
C’est un muscle très puissant constitué, chez Loris et Nyclicebus de
trois couches dont une intermédiaire séparée par une aponévrose incomplète
dans sa portion antérieure. Perodidicus, par contre, n’en présente que deux,
une superficielle et une profonde (1).
La couche superficielle s'insère sur toute la largeur du bord externe
de l’arcade zygomatique, jusqu'à l’apophyse post-glénoïde ; les couches
moyenne et profonde, respectivement sur ses bords inférieur et interne,
l’insertion la plus postérieure se faisant dans la fosse massétérienne de l’apo¬
physe zygomatique du temporal.
II. — Temporal.
Le muscle temporal se compose de deux couches, une superficielle ou
zygomatique formant une bande étroite chez Loris mais très développée (2)
chez Nydicebus et Perodidicus , logée dans la gouttière de l’apophyse zygo¬
matique; une couche profonde recouvrant toute l’écaille temporale et au-delà
puisqu’elle s’attache sur la crête temporale, qui rejoint souvent, chez Nydi¬
cebus, la crête opposée sur la ligne médiane.
Les deux couches convergent en avant et occupent toute la fosse tem¬
porale.
III. — Articulation temporo-maxillaire et aponévrose interptéry-
GOÏDIENNE.
Le ligament capsulaire, principal lien entre la mandibule et le crâne,
très épais chez Nydicebus et Perodidicus est souvent renforcé, en arrière,
par un puissant ligament postérieur, inséré sur l’apophyse post-glénoïde.
L’aponévrose interptérygoïdienne s'insère principalement le long de
la scissure de Glaser, sur le bord interne de la racine transverse de l’apophyse
zygomatique.
IV. — Ptérygoïdien externe.
Chez Nydicebus et Perodidicus un tendon postérieur du muscle ptéry¬
goïdien externe prend ses insertions sur la pointe de l’apophyse post-glénoïde.
(1) En accord avec Nayak (1033).
(2) Presque aussi importante que la couche profonde.
Source : MNHN, Paris
Source : MMHN, Paris
OS TEMPOBAL DES PRIMATES
269
B. Muscles du cou
j — Sterno-cléido-mastoïdien.
Généralement formé de trois chefs distincts sur toute leur longueur
et se recouvrant mutuellement, le sterno-cléido-mastoïdien comprend un
cléido-occipital, un cléido-mastoïdien et un sterno-mastoïdien.
Le cléido-occipital, le plus superficiel (1), très large dans sa partie proxi¬
male, s’insère sur la partie postérieure de l'apophyse mastoïde et le long
du torus occipital.
Le cléido-mastoïdien est contigu au sterno-mastoïdien, mais le recouvre
légèrement dans sa partie proximale ; ils s'insèrent tous deux sur l’apophyse
mastoïde, le second étant le plus antérieur. Nous avons observé, chez Nyc-
ticebus, le dédoublement complet, en deux couches superposées, du sterno-
mastoïdien, ses deux masses musculaires se terminant distalement par un
tendon commun. Nayak (1933) décrit une même disposition chez Loris
où le muscle montrait deux parties, l’une superficielle insérée distalement
sur l’articulation sterno-claviculaire, l'autre profonde, cléido-mastoïdienne.
U. — Atloïdo-mastoïdien.
Très grêle chez Loris, l’atloïdo-mastoïdien, situé sous le cléido-mas¬
toïdien, croise le digastrique. Il s’insère par son extrémité distale, charnue,
à l’apophyse transverse de l'allas et par un long tendon à la pointe de
l’apophyse mastoïde. Plus important chez Perodiclicus, recouvert par le
splénius, il est charnu dans toute son étendue et s’insère par sa partie crâ¬
nienne, la plus large, sur tout le bord inférieur de l’apophyse mastoïde.
Ce muscle n'existe pas chez Nyc.tic.ebus.
III. — Digastrique.
Du troisième type de Parson (1898-1899), le digastrique comprend deux
ventres unis par un long tendon intermédiaire. Le ventre postérieur, plus
long et plus charnu que l’antérieur, s'insère dans la large rainure digastrique
qui occupe presque la totalité de la région pétro-mastoïdienne.
IV. — Bouquet de Riolan.
Le bouquet de Riolan se compose de trois muscles : stylo-hyoïdien,
stylo-glosse et stylo-pharyngien (2). Leur insertion respective se fait sur
l’apophyse styloïde, à son extrémité, sur son bord externe et sur son bord
interne. Les deux premiers, longitudinaux, sont des muscles rubanés, le
troisième, large et court, prend une direction beaucoup plus transverse.
(1) Plus postérieur chez Nycticebua, il ne recouvre qu’une petite partie du cléido-mastoï-
dien, contrairement à ce que l’on observe dans les deux autres genres où il atteint le sterno-
mastoïdien.
(2) Il n’y a pas de stylo-mastoïdien comme chez les Lémuriformes.
Source : MNHN, Paris
270
H. SABAN
1res charnu, large et épais, situé directement sous le tranè/e m ,
splenius a pour insertion temporale le prolongement du loris nmîîA ,
Il atteint l’apophyse mastoïde chez Nyclicebus cl Perodiclicus Clpita1 ’
VI. — Petit complexus.
Le petit complexus. seulement rencontré chez Nyclicebus ocr„„.
position similaire à 1 atloïdo-mastoïdien décrit chez Loris m a une
de s'arrêter sur l'apophyse transverse de I atlas, il se prolonge U l eu
les vertèbres cervicales. Très charnu dans toute sa longueur* son t ?" tes
devient cependant plus important vers les insertions cervicales II JJ 01ume
entre le cléido-mastoïdien et le grand complexus (">\ I .. St coni P r is
son extrémité crânienne. '' * nius rec ouvre
Muscles pharyngiens
I- — PÉRISTAPHYLINS EXTERNE ET INTERNE.
Ces deux muscles, longs et rubanés, s’insèrent sur le pourtour d* i-
tubaire, entourent la trompe d’Hustache et longent l’aponhvsT nf 1 nfice
externe pour se terminer sur le voile du palais. 1 y ° pter ygoïde
II. — Pétro-phahynüien.
Large, court et transverse, le pétro-pharyngien relie le i.harvnv a „
mité antérieure de la bulle auditive où il s’insère au-dessus deVoriîi^ tubS£"
D. Ligaments accessoires
Le ligament jugulaire sépare les parties nerveuse et veineuse i
déchire postérieur, tendu entre l'épine jugulaire et l'occipital d “ trou
Le ligament spheno-pétreux, situé à la pointe endocrâni.én i
est souvent remplacé chez Nyclicebus par une »ssilioatiôù"m| ( d “ n r °'];w.
E. — Muscles des osselets de Poule
I. — Muscle du marteau (fig. 83 C).
Deux systèmes musculaires sont en rapport avec le m. r
constitue le muscle principal que nous avons observé chez les 7 -' L ' un
l'autre, un muscle secondaire décrit chez les Tupaiilormes '“ rifor mes.
Le muscle principal longe la cochléc, dans une étroite
termine par un élargissement postérieur, cuire l'orifice du , 11 5e
recessus épi-
( 1) Chez Loris, le trapèze atteint, par s08 insertions les plus , ,
mastoïdienne du torus occipital. ternes, la région pétro
(2) Ce dernier prend, dans les trois genres, ses insertions les plus oxE.™
pétro-mastoïdienne. * externes sur la régî on
Source : MNHN, Paris
TEMPORAL
PRIMATES
271
tympanique et la fenêtre ovale, sur l'aqueduc de Fallope. Ses fibres des
parties antérieure et postérieure convergent, en un faisceau ceinturé par
la corde du tympan, vers le manche du marteau sur lequel elles s'insèrent.
Le muscle secondaire accompagne, dans la gouttière malléolaire, le
ligament antérieur du marteau fixé sur l'apophyse grêle. Nous avons pu
déceler, chez Loris, un dédoublement de ce muscle en deux faisceaux, un
très étroit contre le ligament, l’autre externe, large et rubané.
II. — Muscle de l’étrier.
Comme chez les Lémuriformes, le muscle de l’étrier se compose d’une
petite masse charnue contenue à l'intérieur du canal de la pyramide. Seul,
son tendon s’échappe de ce canal ; il traverse la partie postérieure de la
caisse du tympan et s’attache sur la branche postérieure de l’étrier, un peu
en dessous du col.
MORPHOLOGIE INTERNE
(fig. 68-69)
Cavités
I. — Oreille externe.
Elle est ici représentée par le conduit auditif externe osseux. Celui-ci,
principalement constitué par le tympanal (plancher) et la portion hori¬
zontale de l’écaille (toit) peut comprendre en outre l’apophyse mastoïde
comme paroi postérieure (Loris) et l’apophyse post-glénoïde comme paroi
antérieure (Loris, Nyclicebus). Très court chez Perodicticus, il s’allonge
chez Loris et atteint un maximum de longueur chez Nydicebus. Il s’ouvre
latéralement par un méat auditif circulaire (1) creusé surtout au détriment
de la portion horizontale de l'écaille. Recouvert de tissus fibro-cartilagineux,
il se termine devant le cadre tympanal sans recessus meatus. L’anneau tym¬
panique n’étant plus isolé dans la bulle comme chez les Lémuriformes,
1' « Annulusmembran » disparaît, même chez Loris où le développement
du tympanal reste incomplet dans sa partie antérieure.
II. — Oreille moyenne.
Plus complexe et mieux divisée par des septa que chez les Lémuriformes,
l'oreille moyenne des Lorisidés comprend la caisse du tympan (2) avec le
recessus épitympanique et le canal tubaire, le sinus hypotympanique et
la région pétro-mastoïdienne.
(1) Plus large chez Perodicticus.
(2) Elle est similaire à celle des Lémuriformes, quoique plus étroite, le cadre tympanal
étant plus prés de la cochléc. La saillie de la coclilée y crée, dans sa partie postérieure, un
petit diverticule D a situé on face do la fenêtre ronde.
Source : MNHN, Paris
272
l. SABAN
Un septum longitudinal ou principal, complet, appuyé sur la corhu»
sépare la caisse du tympan du sinus hypotympanique. mee
Un septum transversal ou secondaire, complet, isoie la caisse du tvmnao
de la région petro-mastoïdienne. ympan
Un autre septum secondaire, dans le prolongement du précédent n •
incomplet, est tendu entre le canal carotidien et l'aqueduc du lima ^
il sépare le sinus hypotympanique de la région petro-mastoïdienne Ç ° n 1
p i°- 0S - - LorU - transversale du temporal gauche (moitié postérieure)
1, canal de la pyramide ; 2, étrier ; 3, muscle du marteau ; 4, adüun ad n i '
postérieur de la corde du tympan ; 0. orilice interne du canal dé Jacobson ,ï rum ! 5 . canal
dien ; 8, sillon tympanique ; il, aqueduc de Pallope : 10. antre im-Li <IUlal caroti¬
dien (orifice endocrftnien) ; 12, écaille ; 13. conduit auditif externe - 14 V ’ CttnaI sta Pê-
panique ; 15, eminenlia arcuala ; 16, septum longitudinal ; 17 coehlée (i’«r*i Cessus épitym-
18, cochlée (rampe tympanique) ; 10, cellule de la pointe du roclu-r • 20 do «Pire) ;
Iule de la crête du rocher; 22, sinus pétro-squameux ; 23, pariétal ’ “ ,OCClp,Ul : 21, ce fl
1° Recessus épitympaniquc.
Moins vaste et moins profond chez Loris, mais surtout chez Nn r
que chez Perodicticus, le recessus cpitympanique a pour toit le Icament™ 8 ’
(face cérébrale du rocher). Il communique directement avec la W^Pani
tympan par une large, ouverture permettant le passage de l’e n C i 1SSe du
du marteau. Le labyrinthe osseux y fait saillie, le canal semi «if et
supérieur s’inscrit dans sa jiaroi postérieure, tandis qu’au niveau desT' rculaire
des canaux semi-circulaires supérieur et horizontal s’ouvre Vadilus j mpou,es
orifice plus restreint chez Nycticebus, mais formant dans tous 1 Unlrum <
large méat entre le recessus et l'antre mastoïdien. Une autre comi ° S un
s’opère entre le recessus et le sinus hypotympanique, au-dessus d
et du toit de la caisse du tympan. Chez Nycticebus les deux ca ■^. Cochl '- e
Source : MNHN, Paris
S TEMPORAL DES PRIMATES
273
muniquent indirectement par un petit orifice situé près de l'arête du rocher,
entre le tegmen tympani et le conduit auditif interne.
2° Canal tubaire.
Le canal tubaire, en general court, mais cependant plus long chez Nyc-
ticebus, a pour toit une petite portion de l’alisphénoïde. Cette pénétration
de l’alisphénoïde dans la bulle devient plus importante chez Perodidicus,
tandis que la portion horizontale de l'écaille en constitue la paroi externe.
FlO. 69. Loris. Coupc transversale du temporal gauche (moitié antérieure).
1, anneau tympanique ; 2, canal tubaire ; 3, gouttière malléolaire ; 1. hiatus de Fallope ;
5, canal antérieur de la corde du tympan ; 6. canal de l'entocarotido ; 7, cochlée ; 8, conduit
auditif externe ; 9, septum longitudinal ; 10, écaille ; 11, apophyse post-glénoide ; 12, arête
du rocher ; 13. apophyse /.ygomatique ; 14, sinus hypotympanique (diverticule 1),) ; 15, sinus
hypotympamque (diverticule D a ) ; 16, basioccipital.
Il s ouvre dans la caisse du tympan par un large orifice pneumaticum. Au-
dessous du canal tubaire, la caisse du tympan forme un petit diverticule
Di adossé au septum longitudinal.
3° Sinus hypotympanique.
Beaucoup plus volumineux que la caisse du tympan dont il est isolé
par le septum longitudinal, le sinus hypotympanique devient très profond ;
il atteint le tegmen tympani et occupe toute la pointe du rocher. Il se compose
d’un vaste diverticule I) 2 , parfois divisé par plusieurs septa secondaires
transversaux incomplets (Loris, Perodidicus) reliant la cochlée à la paroi
interne de la bulle.
Mémoires du Muséum. — Zoolouie, t. XXIX. 18
Source : MNHN, Paris
274
R. SABAN
Sa paroi postérieure (septum transversal), tendue entre le canal caro¬
tidien et l'aqueduc du limaçon, présente un large orifice de communication
avec la région pétro-inastoïdienne, sauf chez Nydicebus où ce dernier est
très réduit.
Par suite de l’isolement de la caisse du tympan dû au septum longitudinal
la disposition des diverticules observée chez les Lémuriformes n’est ici
plus la même. Seul le diverticule D 2 appartient au sinus hypotympanique
les deux autres D, et D 3 s’intégrant dans la caisse du tympan. 1 ’
4° Région pétro-masloïdienne.
La région pétro-mastoïdienne forme un complexe mastoïdien composé
de deux grandes cavités communes, en haut l'antre mastoïdien en bas
un volumineux diverticule que nous appellerons D,. Chacun d’eux coin
mimique respectivement — comme nous venons de le voir_avec le reces ~
épitympanique et le sinus hypotympanique. Sus
L’antre mastoïdien, localisé au niveau de l'apophyse mastoïde inconinL
Lement isolé du diverticule D 3 par un septum tendu entre la corticale extern"
et celle de la fossa subarcuata, se situe au-dessus du labyrinthe osseux
Très protond, il a pour toit la face cérébrale du rocher (prolongement DO <,té
rieur du legmen tympani). ” “ te "
Le diverticule D„ plus volumineux, occupe toute la région pétro-mastnr
dienne, les canaux semi-circulaires postérieur et horizontal y font saiir
Limité extérieurement par une corticale mince, il est tapissé de travï'
osseuses formant généralement des sepla incomplets, souvent réduit* -
de simples colonnettes. us a
III. — Oreille interne
D’une morphologie similaire à celle rencontrée chez les Lérnuriform
l’oreille interne en diffère cependant par l’abaissement de l'amuoule i
canal semi-circulaire postérieur ; ce canal croise la boucle du canal •
circulaire horizontal. Ce mouvement de bascule est mis en évidenr Seim ~
la mesure des divers angles ( 1 ) effectuée par rapport au plan vestihni^
horizontal. u maire
FmdûMmt XyMchu,
Angle cocliléaire environ 20» Hann
Angle thyridien 450 4 0 o tr ° ,s ^nres
Angle de relèvement de la fenêtre ovale 20° 20° o 7 °
Angle ampullaire 25° 25° *’0°
IV. — Pneumatisation.
La pneumatisation des Lorisidés, plus poussée que chez les Lémurif
comprend, pour la plupart, de très grosses cellules. Elle appartient ^ux
(1) Notons que la valeur de l’angle cochléaire
difficultés de mensurations.
approximative p„ ^
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
275
divers groupes : pétro-mastoïdien, de l’oreille moyenne et de l’écaille
(PL XXV à XXVII).
a) Groupe pétro-masloïdien.
Ces cellules, très volumineuses ont envahi toute la région pétro-mastoï-
dienne. Elles se composent principalement de l'antre mastoïdien et du diver¬
ticule D 4 précédemment décrits. Dans ces deux cavités débouchent respec¬
tivement un nombre réduit de grandes cellules périantrales et de cellules
mastoïdiennes.
b) Groupe de l'oreille moyenne.
A ce groupe correspond un petit nombre de cellules de type carotidien,
carotico-labyrinthique et labyrinthique.
Les cellules carotidiennes sont représentées par une large cellule sous-
tubaire et, chez Perodicticus et NyclicebUs seulement, par de petites cellules
tympaniques disséminées dans toute l’étendue du tympanal (1); ainsi que,
chez Loris et Perodicticus, par un début de formation de grosses cellules
pré-carotidiennes dans le diverticule D 2 du sinus hypotympanique.
Les cellules intermédiaires carotico-labyrinthiques comprennent des
cellules pré-cochléaires.
Les cellules labyrinthiques sont localisées dans l'arête du rocher et se
divisent en cellules supra-cochléaires et cellules de la crête du rocher. Les
premières (cellule parfois unique) en rapport avec les pré-cochléaires com¬
muniquent avec le sinus hypotympanique (D 2 ), les secondes avec l’antre
mastoïdien ainsi qu’avec de petites cellules situées au-dessus des canaux
semi-circulaires supérieur et postérieur.
c) Groupe de l'écaille.
Principalement représentée par de fines cellules dans la portion ver¬
ticale de l'écaille, la pneumatisation s’accroît dans sa portion horizontale
où de nombreuses cellules à direction longitudinale se concentrent dans
l’apophyse zygomatique. Plus denses dans l’apophyse post-glénoïde, elles
entrent en communication, chez Perodicticus et Nyclicebus, avec les cellules
tympaniques et sous-tubaires.
Canaux
Les divers canaux restent, dans l’ensemble, très semblables à ceux
observés chez les Lémuriformes.
Parmi les canaux nerveux, signalons cependant la profondeur et l’étroi¬
tesse de plus en plus grande du conduit auditif interne de Loris à Perodicticus,
tandis que sa direction devient postérieure chez Loris et Perodicticus. L'aque¬
duc de Fallope, peu coudé, déhiscent dans sa troisième portion chez Pero¬
dicticus et parfois, partiellement, chez Loris, présente normalement un petit
(1) Leur nombre est cependant plus restreint chez Perodicticus.
Source : MNHN, Paris
276
R. SABAN
orifice au niveau de la fenêtre ovale pour le passage de l'artère stapédienne
Le canal de Jacobson, lorsqu'il existe (Loris, Nycticebus ) côtoie le canai
carotidien (1) puis débouche dans la caisse du tympan devant la fenêtre
ronde. Le nerf de Jacobson qui en émerge suit le bord interne de cette der¬
nière et contourne la cochlée. Les canaux de la corde du tympan sc divisent
en canal postérieur et en canal antérieur. Le premier, plus long que celui
des Lémuriforraes, par suite du développement du tympanal, suit la suture
tympano-pétreuse postérieure. Il prend naissance dans l’aqueduc de FalloDe
près du trou stylo-mastoïdien, et débouche dans la caisse du tympan sous
le sillon tympanique. Le second, très court, forme un canal spécial, distinct
de la gouttière malléolaire et plus antérieur. La corde du tympan libr
à l'intérieur de la caisse du tympan, chemine entre le marteau et l’enclum^
ceinture le muscle du marteau puis longe le toit de la caisse avant de pénétr ’
dans le canal antérieur. Le canal du rameau auriculaire du pneumoeastrin ^
prend naissance aux abords du trou carotidien, le suit, puis rejoint la tro' 6
sième portion de l’aqueduc de Fallope le long de la paroi postérieure de /"
caisse du tympan. Chez Perodicticus le canal s’interrompt dans la calss 3
en même temps que le canal carotidien, le nerf suit alors la paroi postérieure
de la caisse et rejoint le facial dans la troisième portion de l'armeri.,,. J*
Fallope également déhiscente. de
Parmi les canaux vasculaires, le canal carotidien aboutit dans la caiss
du tympan ; devant la fenêtre ronde il libère la carotide interne. Cell •
contourne le bord interne de la fenêtre et longe, vers l avai t, la base 1 T*
cochlée (entocarotide), tandis que s'en détache un fin rameau (artère st
pédienne) au niveau de la fenêtre ovale. Après avoir traversé l'étrier l'art'
stapédienne pénètre dans l'aqueduc de Fallope (deuxième portion) au’en
traverse puis s'engage dans un canalicule creusé dans la paroi antéri U6
du recessus épitympanique d’où elle émerge dans l'endocrâne au voisina^
du sinus pétro-squameux. L’entocarotide pénétre, à l'extrémité de la cocl r 6
dans un court canal qui la conduit dans l’endocrâne aux abords de l’in • C *
sphénoïdale, puis se porte en avant vers le trou déchiré antérieur en suivit
la suture pétro-alisphénoïde. L'aqueduc de Yerga (sinus pétro-squamwiv?
inconstant chez Loris et Nycticebus, mais toujours présent chez Perodi y. ’
est court et de faible diamètre. Le canal post-glénoïdicn montre écal lCUS ’
une faible section, mais présente généralement à sa sortie des dérivn+' ent
multiples, surtout chez Nycticebus. atlons
Parmi les canaux musculaires, celui du muscle de l'étrier (canal
pyramide) forme un recessus isolé, collé contre l’aqueduc de Fallope )• ^
il reçoit les nerfs et les vaisseaux, laissant échapper par son extrémité U t° Ù
rieure le fin tendon du muscle. Le canal du muscle du marteau con ~
une longue gouttière logée dans le toit de la caisse du tympan contr î
cochlée. Cette gouttière s'élargit dans sa partie postérieure, aux’ ahm^
la fenêtre ovale. uras de
(1) Chez Perodiclicus le nerf emprunte le canal carotidien.
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
277
RAPPORTS VASCULAIRES
1° Système carotidien
(fig. 70 A)
La division de la carotide commune s’opère aux abords de la bulle audi¬
tive, suivant un schéma similaire à celui décrit chez Clwirogaleus. De la
carotide commune naissent quatre branches. En avant deux grosses rami¬
fications : carotide externe et carotide antérieure, en arrière deux fines
branches, carotides interne et occipitale (1).
Parmi elles, les trois premières intéressent directement le temporal.
La carotide externe, de laquelle se détache rapidement la thyroïdienne
supérieure, se porte en avant, puis se scinde en deux branches importantes :
— l'une antérieure (maxillaire externe) émet tout d’abord une petite
artère laryngée supérieure, puis deux autres branches linguale et faciale ;
— l'autre, terminale (maxillaire interne) remonte sur la bulle vers le
méat auditif externe et se coude vers l’articulation temporo-mandibulaire
donnant naissance, au-dessus de la scissure de Glaser à l'artère tympanique
antérieure. Au niveau du coude s'en détachent : l'auriculaire postérieure
d’où sont issues la stylo-mastoïdienne, l'auriculaire profonde, et la tem¬
porale superficielle qui donne l'auriculaire antérieure.
La carotide antérieure suit les sutures pétro-basi-occipitale et basi-
sphénoïde jusqu'au trou déchiré antérieur, où elle forme un plexus, puis
pénètre dans l’endocrâne, longe latéralement le sinus caverneux et s’abouche
avec le cercle de Willis après avoir donné l'artère ophthalmique d’où sont
issus les vaisseaux méningés (artère méningée moyenne). D'une appellation
variable, considérée généralement comme grosse branche, ou branche prin¬
cipale de la carotide interne, ou encore carotide interne apparente (Adams,
1957), son homologie reste confuse. Pour Tandler (1899) et Stelilin (1912)
elle correspond à la carotide interne de l'Homme et à l'artère du promontoire
(entocarotide) des Lémuriformes. Winge (1895) et Van Kampen (1905)
rejettent cette homologie que Gregory (1920) reprend, considérant la branche
postérieure intra-bullaire (carotide interne) comme pouvant être l'artère
stapédienne. Or cette dernière, si minime soit-elle, existe ainsi que l'ento-
carotide chez les Lorisidés. Récemment Adams (1957) l’homologue à la
pharyngienne ascendante, ce qui semble probable.
La carotide interne, artère de faible calibre, présente un trajet légèrement
différent de celui des Lémuriformes. Elle emprunte, pour pénétrer dans la
caisse du tympan, le canal carotidien, puis longe le bord interne de la fenêtre
ronde, au lieu de passer sur le promontoire. Devant la fenêtre ovale s'en
détache une minuscule artère stapédienne qui par un canalicule, après
avoir traversé l’aqueduc de Fallope, aboutit dans l’endocrâne où elle donne
un rameau méningé (2). La branche principale (entocarotide) suit le muscle
(1) L’arlèio occipitale correspond A l'artère stemo-mastoïdienne d’Adams (1967).
(2) Ce rameau n’est mentionné par aucun auteur. Davies (1947) parmi les plus récents,
nie son existence.
Source : MNHN, Paris
278
t. SABAN
Source : MNHN, Paris
TEMPORAL DES PRIMATES
279
du marteau, sur la paroi externe de la cochlée, puis s’engage dans un court
canal, en avant de celle-ci, débouche dans l’endocrâne près de l’incisure
sphénoïdale, suit la suture pétro-alisphénoïde et s’abouche avec le plexus
de la carotide antérieure dans le trou déchiré antérieur.
2° Système jugulaire
(fig. 70 B)
La topographie des sinus veineux endocrâniens des Lorisidés reste iden¬
tique à celle déjà décrite chez les Lémuriformes. Ils se déversent dans les
deux systèmes veineux de la jugulaire externe et de la jugulaire interne.
La jugulaire externe, de très gros calibre, reçoit : au sortir du trou post-
glénoïdien (sinus pétro-squameux) les temporales profonde et superficielle,
la maxillaire interne ainsi qu’une branche provenant du trou déchiré anté¬
rieur (sinus caverneux) où se forme un plexus ; sous le méat auditif externe,
l’auriculaire postérieure grossie de la stylo-mastoïdienne ; un peu plus loin
la faciale.
La jugulaire interne, beaucoup moins importante, prolongement du
sinus latéral, draine, dans le trou déchiré postérieur, le sinus pétreux infé¬
rieur. Elle reçoit ensuite le sinus pétro-occipital provenant du plexus du
trou déchiré antérieur et la veine linguale qui, avant son abouchement,
ceinture la carotide externe.
B. — GALAGIDÉS
1» FORMES ACTUELLES
Avec les Galagidés nous sommes en présence d'une morphologie tem¬
porale très semblable à celle des Lorisidés, principalement Perodidicus.
Le genre Galagoides, par sa petitesse et la fragilité du crâne est aux Lorisi-
formes ce que le genre Microcebus était aux Lémuriformes. Ceci constitue
Fig. 70. — Nycticebu». Schéma des rapports vasculaires de l'os temporal (côté droit).
A : Système artériel. 1, tympanique antérieure ; 2, carotide interne ; 3, entocarotide ;
4, stapédienne ; 5, stylo-mastoïdienne ; (I. auriculaire postérieure ; 7, auriculaire antérieure ;
8, temporale superficielle ; 0. ophtlialmique ; 10, carotide antérieure ; 11, occipitale ; 12, maxil¬
laire interne ; 13, faciale ; 14, linguale ; 15, laryngée supérieure ; 10, thyroïdienne supérieure ;
17, carotide commune ; 18, carotide externe.
B : SyBtèmc veineux. 1, post-glénoïdienne ; 2, sinus pétreux supérieur ; 3, sinus pétro"
squameux ; 4, sinus pétreux inférieur ; 5, sinus latéral ; 0, jugulaire interne ; 7, occipitale •
8, sinus pétro-occipital; 0. thyroïdienne supérieure; 10, linguale; 11. jugulaire externe',
12, faciale ; 13, maxillaire interne ; 14, auriculaire postérieure ; 15, temporale superficielle î
16, temporale profonde ; 17, ophthalmique ; 18, plexus du trou déchiré antérieur.
Source : MNHN, Paris
280 n. saban
une des principales différences enlre les deux genres de la famille ■
et Galagoides (PL XXVIII-XXIX). ' Uala 9°
Nous ne reviendrons pas sur les similitudes morphologiques entre Gai
gidés et Lorisidés et ne considérerons que les caractères originaux ^
présentent les deux genres se rapportant à la famille. *» ue
MORPHOLOGIE EXOCRA N IE N N E
chiffres très voisins de ceux de Perodicticus ; toutefois cllc’ne présente a'un. '
incisure pariétale. La linea tcmporalis, peu développée, s'arrête au h,
du méat auditif externe pour y former un étroit auvent. Le prolonèemff
de la crête occipitale, peu saillant chez Galago, noyé dans la région nér
mastoïdienne très bulbeuse chez Galagoides, est parcouru dans les rl
cas par la suture pétro-squaineuse postérieure, plus ou moins svnost■
suivant les individus (1). Il se termine par une apophyse inastoïde allormA
cependant plus réduite chez Galagoides et recouverte par l'écaille La nnrt> ®’
rétro-méatique, large et plane, présente une crête courbe, plus accent - 11
chez Galago, destinée à l’insertion des cartilages de l'oreille externe rn
crête rejoint, au-dessus du méat auditif externe, l'apopliyse post glén m®
L’apophyse zygomatique, de type lémuriforme chez Galago lonm,° ,
élancée, possède un bord supérieur concave, un tubercule zvsnmot- 6 Ct
antérieur très faible. Elle s'articule avec le malaire par une longue si®
légèrement concave et se termine par une apophyse post-glénoïde lan, n®
forme et transverse. Celle de Galagoides, par contre, s’en distingue ^
brièveté et son bord supérieur fortement infléchi, constituant une iinnnï* Sa
apophyse triangulaire. Entre le tubercule zygomatique antérieur L r
physe post-glénoïde, son bord inférieur crée une étroite échancrure , . apo "
dienne. u,e 8*enoï-
La racine transverse, grossièrement triangulaire, mais nbic , .
que chez les Lorisidés, est limitée par une crête sous-temporale mieux m duite
chez Galagoides. Elle comprend une étroite surface sous-temnoraleï3 Uée
gulaire, une étroite rosse glénoïde limitée par un condyle plan die/r
mais concave chez Galagoides. Cette concavité est en rapport avec 1 ,. ffo
ment important de son bord interne contre le tympanal Dans l a V • ève '
de Glaser, la gouttière malléolaire s'ouvre par un perluis situé à la , Sure
l'apophyse post-glénoïde. Signalons de plus la forte réduction de 1 r® de
massétérienne, en avant du tubercule zygomatique antérieur celle* • e
recouverte chez Galagoides par l'extrémité de l'apophyse f-IÎT® 1 est
du malaire. Quant à l’apophyse post-glénoïde. elle se trouve en,, rale
du plan du méat auditif externe et présente sur son versant no *, , ors
un trou post-glénoïdien de faible diamètre, précédé d’une étroite mic
La région pétro-mastoWienne, très globuleuse, montre une apoph^ 6 '
n est Amplement
- montre une
mastoide proéminente tandis que la rainure digastriqi
(1) Moins souvent chez Galagoides.
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
281
représentée que par un petit méplat situé contre la suture pétro-occipitale
au niveau de la facette jugulaire. Dans la suture pétro-occipitale débouche
le trou mastoïdien, orifice étroit situé près de la crête occipitale chez Gala¬
goides et de la facette jugulaire chez Gala go.
La bulle auditive, constituée du rocher et du tympanal, entre en contact,
dans sa partie antérieure plus gonflée que chez les Lorisidés, avec l'ali-
sphénoïde, de part et d'autre du trou ovale, et le basisphénoïde aux abords
du trou déchiré antérieur. De plus, chez Galago, l’apophyse ptérygoïdc
externe vient à son contact au-dessous de l’orifice tubaire. Les deux bulles
formant entre elles un angle de 52" ( Galagoides ) à 60" (Galago), sont sépa¬
rées par un large basioccipital.
Les divers orifices de la bulle auditive ne présentent dans l’ensemble
aucun caractère particulier les distinguant de ceux de Perodiclicus. Cependant
l'ouverture du canal postérieur de la corde du tympan est plus superficielle,
située sur le bord même du trou stylo-mastoïdien qui est aussi plus échancré ;
dans la scissure de Glaser, seule apparaît la gouttière malléolaire : il n’existe
pas de canal séparé pour la corde du tympan ; le canal osseux pour l’artère
auriculaire profonde fait également défaut ; le trou déchiré antérieur est
plus petit.
Le tympanal reste conforme à celui de Perodiclicus quoique plus échancré
en bordure du méat auditif externe.
MORPHOLOGIE ENDOCRAN IEN NE
De même, la morphologie endocrânienne n’en diffère que par de faibles
détails. L’arête du rocher, parcourue par une faible gouttière du sinus pétreux
supérieur, fait avec le plan vestibulaire horizontal un angle de 53° chez
Galago et 45° chez Galagoides, tandis que l’angle bipétreux a pour valeurs
respectives 54 et 58°. Le processus pétro-post-sphénoïde de Staurenghi,
fortement gonflé et très pneumatisé chez Galagoides représente dans les
deux genres un pont complet au-dessus de l’échancrure trigéminale. Par
contre l'aqueduc de Verga est absent chez Galagoides. L’alisphénoïde se
projette en arrière de l’incisure sphénoïdale et recouvre une petite portion
de la face cérébrale du rocher. Sur cette face l'hiatus de Fallope, beaucoup
plus échancré chez Galago, débouche directement dans la loge du ganglion
géniculé. L eminentia arcuata devient plus prononcée chez Galagoides.
Sur la face cérébelleuse, le méat auditif interne est très étalé, la crête fal-
ciforme affleure à sa surface, séparant ainsi largement l'étage supérieur
de 1 inférieur. Cette réduction du conduit auditif interne est surtout remar¬
quable chez Galagoides. Dans la gouttière du sinus latéral s’ouvre, en bor¬
dure de la suture pétro-occipitale, le trou mastoïdien ; d'un plus gros diamètre
chez Galago, il occupe une position basse, prés du trou déchiré postérieur,
tandis que chez Galagoides, il se situe au voisinage du coude supérieur.
Source : MNHN, Paris
282
11. SABAN
INSERTIONS MUSCULAIRES
Si la musculature temporale de la tète et du cou reste dans l’ensemhl
très semblable à celle de Perodiclicus, elle en diffère cependant par auelm.e!
points. Le sterno-cléido-mastoïdien montre une structure différente entr
Galago et Galagoides. Dans le premier cas il comprend trois chefs • stern
occipital, slerno-masloïdien et cléido-mastoïdien. Le premier très i°~
dans sa partie proximale, mince sur toute son étendue, prend ses prineinïi 86
insertions crâniennes sur le prolongement de la crête occipitale 1 Le , eS
autres, fusiformes, recouverts par le précédent, s’insèrent sur l’anotVh
mastoïde. Dans le second cas, sa topographie similaire à celle de Perodirt'
présente les trois chefs : cléido-occipital, cléido-mastoïdien et sterno CU *
toïdien, conformement à la description de Nayak ( 19 :t;u Toutefo* mas_
avons observé un dédoublement du cléido-occipital formé du laree *îiS us
occipital typique sous lequel apparaît, du côte externe, un étroit sternru°~
toïdien rubané qui s’insère à la partie supérieure de la mastoïde I «Th"
autres (cléido-mastoïdien et sterno-mastoïdien), fusiformes sont . deux
sur toute leur longueur. L’atloïdo-mastoïdien n'existe pas remplacé lncts
chez Nycticebus, par le petit complexus. Le ventre postérieur du dirnUt2 mne
beaucoup plus réduit, ne recouvre que la partie interne de la résinn VJ ue *
mastoïdienne. Parmi les muscles styliens, signalons la présence P î ,
mastoïdien, muscle très fin, triangulaire, prenant ses insertions nnci ? tyl °"
sur le bord antérieur de la mastoïde. P teneur es
MORPHOLOGIE INTERNE
La morphologie interne reste également très semblable à celle n
didicus. Toutefois le diverticule I) 2 du sinus hypolympanim.* Pero '
chez Galago un plus grand nombre de cellules pneumatiques du Vfo • c .°? tlent
tandis que chez Galagoidcs la division cellulaire, très poussée r • erne ’
par des cellules de moyenne dimension, gagne toute la cavité • rcsentée
pointe du rocher. La séparation entre les diverticules D et’n USqU à la
pétro-mastoïdienne) plus complète dans ces deux genres mais sort (région
Galagoules, s’opère par l’intermédiaire de cellules comprises enfrli Chez
carotidien et le septum transversal. La pneumatisation est éea 16 Canal
importante dans la région pétro-mastoïdienne où sont disséminée^ 601 pIus
du groupe pétro-mastoïdien, périantrales et mastoïdiennes dont 1 Cellu,es
s'accroît chez Galagoides tandis que leur dimension diminue n n ° mbre
groupe de l'oreille moyenne, signalons l’absence de cellules tvm Ua0t au
et sous-tubaires chez ce dernier qui présente par contre un jmpanic iues
des cellules de la crête du rocher. Le groupe de l’écaille est nrine° 1S ^ ement
représenté dans l'apophyse zygomatique ; chez Galagoides la ° 6 !P. alement
ticale de l’écaille reste scléreuse. ‘ P° rtl on ver-
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES 283
Voici quels sont d’autre part les divers angles mesurés sur l’oreille interne :
Galago Galagoides
Angle tliyridien 46° 38°
Angle de relèvement de la fenêtre ovale 27° 25°
Angle ampullaire 25° 27°
Les modifications canaliculaires portent sur la brièveté du conduit
auditif interne, celle du canal des nerfs pétreux chez Galagoides , l'absence
du canal distinct de la gouttière malléolaire, pour le passage de la corde
du tympan, l’absence de déhiscence de l’aqueduc de Fallope et celle de
l'aqueduc de Verga, ainsi que la présence intermittente d'un pont osseux
au-dessus du sinus latéral chez Galagoides.
La topographie vasculaire artérielle et veineuse se montre conforme au
schéma décrit chez les Lorisidés. Toutefois, une modification intervient
dans le trajet intra-bullaire de la carotide interne. Celle-ci passe sur le pro¬
montoire avant sa division, au lieu de suivre le bord interne de la fenêtre
ronde.
2» FORMES FOSSILES
Le genre Progalago Mac Innés (1943) du Miocène du Kenya est repré¬
senté par un crâne très fragmentaire décrit par Le Gros Clark et Thomas
(1952) et un crâne plus complet analysé par Le Gros Clark (1956).
De ces deux dernières études nous lui reconnaissons, en accord avec
ces auteurs, de grandes affinités avec Galago, tout en restant cependant
plus primitif et conservant quelques caractères des Lorisidés asiatiques.
L’écaille est basse avec une suture écailleuse faiblement arquée, sans
orifices supra-squameux. Elle ne présente pas d’incisure pariétale si ce
n'est un léger relèvement le long du torus occipital. La région ptérique
montre un ptérion en I I. La linea lemporalis puissante, presque horizontale,
converge, en formant un auvent au-dessus du méat auditif externe, vers
le prolongement du torus occipital, comme chez Loris et Perodiclicus.
L’extrémité du torus, assez fortement développé, se termine par l'apophyse
mastoïde qui borde, comme chez Loris, le méat auditif.
La racine transverse de l'apophyse zygomatique est limitée par une
crête sous-temporale anguleuse, tandis que son bord interne se relève contre
la bulle auditive. La surface sous-temporale, de type Galago, prend un
aspect triangulaire. L’apophyse post-glcnoïde, d'après ce qu’il en reste,
semble transversale, située à l’extérieur du plan du méat auditif externe,
le trou post-glénoïdien traverse sa paroi postérieure.
La région pétro-mastoïdienne, quoique globuleuse, semble cependant
moins soufflée que chez Galago. Elle fait corps avec la bulle auditive qui
présente les mêmes caractéristiques dans les deux genres. 11 est cependant
impossible de dire si l’apophyse ptérygoïde externe, détériorée, venait
Source : MNHN, Paris
284
R. SABAN
au contact de la bulle. Le rocher et le tympanal entrent dans sa constitution
le second pour une part très faible. n ’
Les orifices principaux sont représentés par : le trou carotidien sit '
dans une dépression sur la paroi interne de la bulle, au-dessus du trou déchiré
postérieur ; l'orifice tubaire qui s'ouvre devant le trou ovale, entre les d -
apophyses ptérygoïdes externe et interne; le méat auditif externe tr*
large, presque circulaire, bordé par le tympanal, la portion horizontal!
de l’écaille et l'apophyse mastoïde (1).
Les orifices périphériques visibles comprennent le trou stylo-mastoïd'
large, situé entre la pointe de l'apophyse mastoïde et le bras postérieur H
tympanal ; le trou déchiré postérieur, de tendance circulaire, assez 1 ° U
creusé en arrière de la bulle auditive, entre cette dernière et la région
mastoïdienne, dans la suture pétro-basi-occipitale ; le trou déchiré anté' 0 '
de dimensions réduites comme chez Galago. érieur.
Le tympanal, formé de l’ectotympanique, offre sur le spécimen ét h -
en 1952 de grandes similitudes avec celui de Galago. Celui de l’échantm °
de 1956, vraisemblablement plus jeune, puisque montrant encoret 't
ses sutures, est moins développé, masqué en avant, comme chez Lo ■ ° Utes
la projection du rocher; il apparaît en arrière sous forme d’un annea» S ’i P3 -
vers l’extérieur, son bord interne représentant le sillon tvmDanimü 81
l’insertion de la membrane du tympan. 1 l * ue P our
(1) Sur l'exemplaire décrit
excroissance du rocher qui recc
positif observé chez Loris.
"fV* p " t ‘" au méat botafc
•o le tympanal, réalisant ainsi une tendance y
Par une
rs le dis-
Source : MNHN, Paris
IV. TARSIIFORMES
Les Tarsiiformes sont représentés par le genre actuel Tarsius Storr,
1780, dont la répartition géographique, exclusivement insulaire, reste limitée
à l’Indo-Malaisie (Sumatra, Bornéo, Philippines et Célèbes).
Aucun des genres fossiles attribués à ce groupe n'est connu par son
crâne. Il nous a donc été impossible d’en examiner la région temporale.
Toutefois, pour certains auteurs, le genre Necrolemur, déjà étudié (p. 257),
s'intégrerait parmi eux.
Deux importantes monographies (Woollard, 1925; Hill, 1955) nous
font connaître l'anatomie du Tarsius. Voyons maintenant quels sont, plus
particulièrement, la structure et les rapports de sa région temporale
(Pl. XXX).
MORPHOLOGIE EXOCRANIENNE
(iig. 71).
1° Écaille
a) Portion verticale.
L’écaille dont l’indice moyen a pour valeur 20,3 est très basse, limitée
par une suture écailleuse rectiligne, légèrement déprimée au-dessus du méat
auditif externe. Elle ne présente pas d'incisure pariétale, ni d’orifice supra-
squameux (1). La région ptérique montre un ptérion en H.
b) Portion rétro-méalique.
Elle est très réduite par suite de la présence d’un orifice vasculaire générale¬
ment très important, que nous appellerons orifice supra-méatique. Cet orifice
est bordé par la linea lemporalis qui marque un très faible bourrelet et
par l'apophyse mastoïde qui surplombe la gouttière du facial. Elle représente
donc un très faible espace compris entre l’apophyse mastoïde et le conduit
auditif externe.
c) Portion horizontale.
L’apophyse zygomatique, longue et très fine, très écartée du crâne
corrélativement à l'important développement des orbites, limite une fosse
temporale transversale, étroite par suite de la formation d'un début de
paroi post-orbitaire. L’ensemble de l'apophyse, terminée par une suture
zygomatico-malaire en biais, difficile à définir puisque synostosée sur tous
(1) Sur certains exemplaires nous avons observé le long de la suture pétro-squameuse
postérieure un ou plusieurs orifices vraisemblablement dus à un manque d’ossification.
Source : MNHN, Paris
28G
R. SABAN
nos spécimens, prend une direction inféro-antérieure. Elle se raccord», t
versalement au crâne par une surface légèrement convexe («ontHA., 5 '
muscle temporal), inclinée vers le bas, et montre à ce niveau un? imll du
torsion. Ses bords supérieur et inférieur rectilignes convergent
où son épaisseur devient très faible au niveau de la torsion Le hnrri
ne présente pas de tubercule zygomatique antérieur ni T
noïdienne. 1 ure gle-
En vue inférieure la racine transverse, réduite, d'allure tri an „ , ■
borde par une courte crête sous-temporale aiguë, la fosse gu , Iaire .
n’existe pas de surface sous-temporale. Le condyle du teinDoraf ^k ' J'
relevés en occupe la presque totalité : très concave il nrécè,l„ , . ords
fosse glénoïde hémisphérique. Son bord interne, très court e”' otrMt «
Glaser) se relève contre la paroi de la bulle, tandis nue sa lim» Ure de
rieure est formée par une petite apophyse • mite P°sté-
pied de laquelle Couvre le lirge tro!, “
de 1 apophyse post-glenoïde, excavée, se raccorde avec le leure
auditif externe) et sert de limite au trou supra-méatiaue ES 1 , (COnduit
décrit. La fosse massétérienne, large, rugueuse, est comprise entreT^
inferieur de 1 apophyse zygomatique et le relief du condyle 1 b ° rd
a) Région pétro-mastoidienne
D'allure triangulaire, réduite en dimension, elle a pour w.
supérieure la suture pétro-squameusc postérieure (11 et l'anm u te an ‘éro-
pour limite postérieure, lu suture pétro-occipitale dans launeb, T ma , stoMe i
s ouvre le trou mastoïdien. Su limite inférieure est renr i rS le haut >
longue dépression (gouttière du racial) qui constitue une e |lar une
avec la bulle auditive. Par son faible relief, nonlmneusTrS^r^
mastoïdienne s oppose a celle des Lorisiformes I a rain. ?• n Petro-
comprise entre la suture pétro-occipitale et une crête cm i (llgastr ique,
la suture pétro-squameuse postérieure, ainsi que l’anonh parall èle à
petit tubercule en surplomb au-dessus de la gouttière ri., rlYT mast <>ïde,
les principaux accidents. dCial > en forment
bj Bulle auditive
Constitution de la bulle
parties
Très gonflée dans son ensemble, à parois minces cIIp
rties séparées par une légère dépression transversale a „ ente d eux
otidien. Tune oostérieure. faisse <in i,. au niv eau du ie„„
*-.. cssiua iransversalc an ni,,„ ue ux
carotidien, 1 une postérieure, caisse du tympan, l'autre antLÜ U du trou
plus globulaire et très volumineuse. ‘ ‘Heure, beaucoup
(1) La suture pétro-sq,
exemplaires. Dans certainf
crête.
“* U.. 1.
Source : MMHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
Fig. 71. — Taraim. Os temporal gaucho. Paco oxocrftnienno. A : vuo latérale. B : vue infé¬
rieure ; la paroi de la bulle auditive a été partiellement réséquée.
1, marteau ; 2, fenêtre ronde ; 3, fenêtre ovale ; 4. trou stylo-mastoïdien ; 5, canal de
la pyramide ; 6, ostium exitus ; 7, canal postérieur de la corde du tympan ; 8, fossette sty-
lienne ; 9, trou supra-méatique ; 10, coclilée ; 11, trou post-glénoïdien ; 12. gouttière malléo¬
laire ; 13, alisphénoïde ; 14, apophyse zygomatique ; 15, trou carotidien ; 10, canal de Jacob-
son ; 17, septum transversal; 18, sinus hypotympanique (diverticule Do) ; III, apophyse
post-glénoïde ; 20, fosse glénoïde ; 21, trou ovale ; 22. bulle auditive ; 23, trou déchiré posté¬
rieur ; 24, basioccipital ; 25, occipital ; 20, trou mastoïdien ; 27. écaille ; 28, apophyse mas-
toïde ; 29, suture pétro-squameuso postérieure ; 30, région pétro-mastoïdienne ; 31, scissure
de Glaser ; 32, apophyse ptérygoïde ; 33, orillee tubaire ; 34, conduit auditif externe (tym-
panal) ; 35, orillee veineux communiquant avec le sinus pétreux inférieur.
Source : MNHN, Paris
R. SABAN
La partie postérieure est constituée par une portion interne
bordée par le basi-occipital (1). et une longue portion externe rep^S
par le tympanal (ectotympamque) sur laquelle apparaît la trace de
tympanique. La suture tympano-pétreuse toujours synostosce î anneau
ximativement la trace de Panneau. Elle atteint en arrière, la onntt^ PPr °'
facial et forme, au niveau du trou stylo-mastoïdien une netite J Iere . du
(fossette stylienne) tandis qu’en avant elle se termine dans la ^ press î on
transversale de séparation, au voisinage «lu trou carotidien e * )ressi °n
La partie antérieure, sphérique, recouverte du côté interne . u
occipital (2) vient à son extrémité au contact «lu basisphénoïde. Trèsl^T
leuse, elle ne présente pas de méplat antérieur (pointe du rocwl 8 S b “‘
apparaît, a son extrémité antérieure, une petite épine en face ,i„ • Seule
I>térygoïde interne. Sa paroi externe entre en contact avec l'annnh\ aP ° Physe
«oïde externe que prolonge un important recouvrement de rit!» u- ptery '
ton. le long de l’incisure sphénoïdale, atteignant 52*ïe
noïdien dont elle est séparée par la courte scissure de Glaser aveclL P ° Sl “ 8le ~
malléolaire. Cette portion «le l’alisphénoïde est percée contre \ ,8® utti ère
le trou ovale, à peine visible en norma basalis, par suite rlo u “u* P ar
de la bulle. J UUe (,e ,a sphéricité
Les deux bulles forment entre elles un angle de 72".
1° Orifices principaux.
a) Trou carotidien. — Situé au milieu de l'ensemble de la h„n. .
il représente un orifice de pins gros diamètre que celui de, i au<ht >Ee,
et des Lorisiformes. Extrémité d'un canal débordant li'eéran™iT nforines
de la dépression transversale, il a pour satellite, en avant l'ùrifle ■
ant, I'oriflce du“eanal
b) Orifice, tubaire. — Très latéral, il ;
r ' V- ' " -T.: h souvre au fond de la ^ *
fosse ptcrygoide mais présente une morphologie comi.W V Profonde
orifice exocrânien n’est qu’un orifice secondaire, le véritable è elïet - cet
est endocrânien, il s’ouvre sur la face cérébrale du rocher nr^î.? lllba ‘re
pétro-squameuse interne, entre le trou ovale et le trou ■ 3 sutl >re
Toujours sur la face endocrànienne il est précédé d’une soir • gIén ° ïdien -
de la trompe d’Eustachc) qui longe le trou ovale puis s'enma» (su PP°rt
rioriser, entre la paroi latérale pétreuse de la huile et l’ali J' 0Ur s’exté-
canal secondaire se termine par l’orifice tubaire exocrânien. 1,6 no *^ e ' Ce
c) Méat auditif citerne. - Cirenlaire, de faillie diamètre n .
ment formé par le tympanal et s'ouvre à l'extrémité du luno e , «“ttre-
externe dont la paroi antérieure vient au contact de r al I . duit auditif
noïde, tandis que la paroi supérieure borde l'orifice supra-méati P ° St " gl '‘
' eseipitaio ,'l„ prt m e ^
«O de l'autre sur |„
U ll8ne médiane.
( 1) Près do la gouttière du facial .
la suture pétro-occipitale.
(2) lues deux bulles viennent presque
o de l’artèn
a contact 1'
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
289
2° Orifices secondaires.
Ils sont représentés par la fossette slylienne et l’orifice du canal de
Jacobson (1).
a) Fossette slylienne. Elle forme une petite cuvette à l’extrémité
postérieure de la bulle, entre la trace de l’anneau tympanique et la gout¬
tière du facial. Devant elle s’observe une large dépression, trace des muscles
styliens. L apophyse styloïde n'étant pas ossifiée, la fossette sert d’inser¬
tion à un long tendon sur lequel s'attachent les muscles styliens.
b) Canal de Jacobson. — De très faible section, il s'ouvre au fond d’une
petite dépression, en avant du trou carotidien.
3° Orifices périphériques.
a) Gouttière malléolaire. — Creusée dans la scissure de Glaser, elle suit
la suture pétro-tympanique et s’ouvre à proximité du trou post-glénoïdien.
b) Trou stylo-mastoïdien. — La profonde gouttière du nerf facial constitue
un complexe nerveux. Sa partie la plus externe, que surplombe l’apophyse
mastoïde, se rétrécit. Le canal postérieur de la corde du tympan y prend
naissance. En arriére de l'apophyse mastoïde s’ouvre le large trou stylo-
mastoïdien séparé par une mince paroi osseuse d’un orifice plus interne
en communication avec le canal du muscle de l’étrier. A son extrémité
interne apparaît un petit pertuis, l'ostium exitus, sortie du canal auriculaire
du pneumogastrique qui suit la suture pétro-basi-occipitale.
c) Trou déchiré postérieur. — Très antérieur, petit, ovale, situé en arrière
de la dépression marquant la séparation des deux parties de la bulle, il
forme un orifice simple, principalement creusé aux dépens de l’occipital
qui recouvre faiblement, de liait et d'autre, la paroi de la bulle. L’épine
jugulaire en constitue la limite postérieure, masquée par le recouvrement
occipital postérieur. En arriére de celui-ci on observe dans la suture l'ostium
inlroitum, orifice d’entrée du rameau auriculaire du pneumogastrique, tandis
qu en avant du recouvrement antérieur apparaît un petit orifice vasculaire
en communication avec le sinus pétreux inférieur, sinus aboutissant direc¬
tement dans le trou déchiré postérieur.
3° Tympanal
Représenté par 1 ectotympanique, le tympanal est primitivement forme
par an neau tympanique creusé par le sillon tympanique. Son accroisse¬
ment se fait par son bord externe qui se soude sur tout son pourtour avec
le rocher et constitue la paroi externe de la bulle. Il se termine par un conduit
auditif externe tubulaire, généralement long, dont la paroi postérieure est
(l) Il n’existe pas de canalicule pour l’artère auriculaire profonde.
Mémoibes nu Muséum. — Zooi.ooie, t. XXIX. 19
Source : MNHN, Paris
290
11. SABAN
plus courte que l’antérieure, ceci en rapport avec la forLe inclinaison de la
bulle sur le plan sagittal. Le conduit auditif, en contact avec l'apophyse
post-glénoïde est entièrement formé par le lympanal dont les deux bras
se soudent le long de sa paroi supérieure. Le liras postérieur présente, en
bordure de la cavité tympanique, une petite épine qui marque l’extrémité
du canal postérieur de la corde du tympan. De part et d’autre de cette
épine, on remarque la terminaison du sillon tympanique sur les deux bras
antérieur et postérieur. Sur la face interne du bras antérieur, une dépression
indique l’origine de la gouttière malléolaire.
MORPHOLOGIE ENDOCRANIENNE
(fig. 72).
La suture pétro-squameuse interne que parcourt le sinus pétro-squanieu •
n’est pas synostosée, mais se montre au eonlraire largement béante au-dess X
du conduit auditif externe où les trous post-glénoïdien et supra-méatiQ US
se rejoignent pour former une longue échancrure. < * ue
1° Écaille
L’écaille est très basse, nous y relrouvons le dispositif classique d
gouttières : en arrière celle du sinus pétro-squameux, parfois recouv rt
par de petites épines osseuses mais ne constituant pas d’aqueduc de V 6rtC
en avant, celle des vaisseaux supérieurs de l’orbite. er S a *
2° Rocher
D’allure générale très boursouflée, la face endocrânienne du rorh
présente qu’une crête mal définie. Celle-ci, inexistante dans les er t . ne
antérieure et postérieure respectivement constituées par une énorrri k ICS
sphérique, correspondant au sinus hypotympanique, et par l’appareil lal •
thique, n’est représentée que par un auvent lamelliforme faisant su’t^™"
toit de la fossa subarcuata tendu entre ces deux parties, au-dessus 1 8U
dépression du méat auditif externe. L’extrémité antérieure de r de * a
surplombe une étroite dépression qui marque l’échancrure trieéirT
Sur la partie labyrinthique, une faible crête qui suit la gouttière d U • e ‘
pétreux supérieur, au-dessus du canal semi-circulaire postérieur ^ SmUS
cependant l’angulation des deux faces du rocher. Ainsi défini, l’axe du ar< ? Ue
fait avec le plan vestibulaire horizontal un angle d’environ 40° tanrP^ ^
les deux faces font entre elles un dièdre d’environ 105° et q ue PanoiJl^ 116
treux oscille aux environs de 63°. tol Pê-
On n’observe pas d’ossification de la tente du cervelet si ce n’est 1’
déjà décrit, situé dans le plan de la face cérébrale du rocher. auvent
Source : MNHN, Paris
TEMPORAL DES PRIMATES
291
a) Face cérébrale
D aspect grossièrement rectangulaire, la face cérébrale est divisée par
une dépression transversale médiane dont l'auvent constitue le bord interne.
En avant, la saillie globulaire du sinus hypotympanique vient au contact
de l’alisphénoïde formé devant le trou ovale par deux lames osseuses, l une
Fig. 72. — Taniua. Région temporale gauche. Vue endocrinienne.
1. orifice tubaire ; 2, canal de l’entocarotide ; 3, conduit auditif externe (tympanal) ;
4, trou supra-méatique ; 5, trou post-glénoïdien : (i, trou ovale ; 7, sinus latéral ; 8, épine
jugulaire ; !), gouttière vasculaire ; 10, hiatus de Fallope ; 11, ossification de la tente du
cervelet ; 12, fossa subarcuaia ; 13, méat auditif interne î 14, fossette pyramidale ; 15, trou
déchiré postérieur ; 16, canal stapédien ; 17, fossette unguéale ; 18, échancrure trigéminale ;
19, canal semi-circulaire supérieur ; 20, alisphénoïde ; 21, sinus pétreux inférieur ; 22, fossette
gassérienne.
endocrânienne, l’autre exocrânienne, créant entre elles un large canal.
A proximité de la suture pétro-alisphénoïde, l’orifice antérieur du canal
carotidien (entocarotide) débouche au niveau du trou ovale. Une gouttière
vasculo-nerveuse (gouttière carotidienne) le précède le long de la suture,
pour aboutir au canal vidien creusé à l’intérieur de celle-ci.
Source : MNHN, Paris
292
R. SABAN
La dépression centrale, située en face du trou ovale, principalement
occupée par la fossette du ganglion de Gasser, présente, du côté interne, une
large gouttière transversale terminée par l'échancrure trigéminale. Sur
son bord postérieur s'ouvrent deux orifices, l'un central, hiatus de Fallope,
très échancré, montre la loge du ganglion géniculé, l'autre externe, orifice
tubaire, est situé près de la suture pétro-squaineuse interne, en arrière du
trou ovale. Deux gouttières prolongent respectivement ces orifices, la pre¬
mière, pour les nerfs pétreux. traverse la fossette du ganglion de Gasser
puis se raccorde à la gouttière carotidienne, la seconde, pour la trompe
d'Eustache, emprunte le long du trou ovale le large canal formé par les
deux parois de l'alisphénoïde.
En arrière s'élève la forte saillie du canal semi-circulaire supérieur qui
représente Veminentia arcuata (1). Sur son versant antéro-externe débouche
par un minuscule pertuis, le canal de l'artère stapédienne qu’une fine gout¬
tière transversale prolonge jusqu'au sinus pétro-squameux, en avant du
trou post-glénoïdien.
b) Face cérébelleuse.
D'allure grossièrement rectangulaire, mais très gonflée en avant (sinus
hypotympanique), elle vient au contact du basi-sphénoïde et du basi-occipital
La gouttière du sinus pétreux inférieur suit ces deux sutures jusqu’au trou
déchiré postérieur, en avant duquel apparaît, dans la suture, un petit orifice
de dérivation du sinus.
Son centre est occupé par une vaste dépression vasculo-nerveuse, coiffée
par l’auvent. Elle comprend le méat auditif interne, large, circulaire, situ ’
à l'extrémité d’un court conduit auditif interne échancré en avant I ^
fond du conduit montre une large crête falciforme émoussée, séparant 1 ^
deux étages qui présentent la disposition classique de ses fossettes. L’orifi 68
de la branche vestibulaire du nerf cochléaire s’ouvre sur le versant infér^
postérieur de la crête. Sous le méat, en bordure du trou déchiré postérieu*"
se situe la fossette pyramidale, limitée en arrière par la base de l'épine iue^
laire. Celle-ci, très courte, noyée dans la masse du rocher, sert de piP-
postérieure au trou déchiré postérieur. La partie supérieure du bord posf 0 *
rieur de la dépression est formée par la saillie de la fossa subarcuata bord f"
par la moitié interne du canal semi-circulaire supérieur. Très profo h
son ouverture ovoïde regarde vers l'avant et débouche dans une large f C ’
limitée par l'auvent et le toit du conduit auditif interne.
La partie postérieure de la face cérébelleuse, sur laquelle se remara
la saillie des canaux semi-circulaires, branche commune et canal postérie UC
présente sous ce dernier une étroite fossette unguéale recouverte par U1%
large lamelle osseuse. Dans la gouttière du sinus latéral qui lui sert de limT” 6
le canal mastoïdien débouche au niveau de son coude supérieur, à l’intérie
de la suture pétro-occipitale.
(1) L ’einineiUia arcuata correspond exactement ici à la saillie du canal.
Source : MNHN, Paris
>S TEMPORAL DES PRIMATES
293
INSERTIONS MUSCULAIRES
(fig. 73)
A. - Muscles de la tête et articulation temporo-maxillaire
I. — Masséter.
C’est un muscle très puissant formé de deux couches superposées, super¬
ficielle et profonde, séparées par une aponévrose. La première prend ses
insertions temporales sur toute la largeur de l'apophyse zygomatique,
tandis que celles de la seconde s’opèrent sur le bord inférieur de l’apophyse,
l’insertion la plus postérieure se faisant dans la fosse massétérienne.
II. — Dépresseur de l’hélix.
Ce muscle très grêle est composé de deux faisceaux dont l'un, le plus
inférieur, se termine, en accord avec Woollard (1925), sur le bord supérieur
de l’apophyse zygomatique.
III. — Temporal.
Composé de deux couches, une superficielle et une profonde, il recouvre
toute la surface de l’écaille et au delà puisqu’il s’insère le long des crêtes
temporale et occipitale. La couche superficielle, plus mince, à fibres plus
verticales, limitée à la région de la fosse temporale, enveloppe partiellement
la seconde. Elle prend quelques insertions sur la face interne de l’apophyse
zygomatique.
IV. — Articulation temporo-maxillaire et aponévrose interptéry-
GOÏDIENNE.
Le ligament capsulaire reçoit en avant quelques fibres du muscle pté-
rygoïdien externe. Il est renforcé en arrière par un puissant ligament posté¬
rieur fibreux qui s’insère sur l’apophyse post-glénoïde.
L’aponévrose interptérygoïdienne s'insère dans la suture pétro-alisphc-
noïde, en arrière de l’apophyse ptérygoïde interne. Le muscle ptéry-
goïdien interne, en contact avec toute la partie antérieure de la bulle,
présente des insertions secondaires sur la petite épine antérieure faisant
face à l’apophyse ptérygoïde interne.
B. - Muscles du cou
I. — Sterno-cléido-mastoïdien.
Nous avons rencontré sur le spécimen que nous avons disséqué une division
du sterno-cléido-mastoïdien en trois chefs (1) constitués par un large cléido-
occipital et deux sterno-mastoïdiens superposés. Le cléido-occipital, muscle
(1) Woollard (1025) en mentionne deux : un cléido-oocipit&l et un s terno-mastoïdien.
Source : MNHN, Paris
294
H. SABAN
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
295
mince, recouvre légèrement le sterno-mastoïdien. Il s’insère sur toute la
longueur de la crête occipitale et son prolongement temporal, en arrière
de l’apophyse mastoïde. Les deux sterno-mastoïdiens, muscles rubanés,
très minces, semblent provenir d'un dédoublement du même muscle ; ils
s’insèrent tous deux sur l’apophyse mastoïde.
II. — Rhomboïde de la tête.
Ce muscle mince rubané, qui relie la crête occipitale à l’omoplate,
prend ici ses insertions crâniennes plus latéralement que chez les autres
Prosimiens. Il atteint ainsi la région pétro-mastoïdienne, en arrière de la
mastoïde (1).
III. — Atloïdo-mastoïdien.
Triangulaire, situé immédiatement sous le sterno-mastoïdien, ce muscle
prend ses insertions crâniennes sur le prolongement de la crête occipitale,
en arrière de la mastoïde. Le petit complexus recouvre ses fibres les plus
internes.
IV. — Digastrique.
Il est constitué par deux ventres courts, unis par un très long tendon
intermédiaire, longeant sur toute sa longueur le muscle ptérygoïdien interne.
Le ventre postérieur, épais et fusiforme, s’insère dans la rainure digastrique,
en bordure de la suture pétro-occipitale, sur une surface assez réduite.
V. — Bouquet de Riolan.
Comme il n’existe pas d’apophyse styloïde ossifiée, celle-ci est remplacée
par un long et grêle ligament à l’extrémité duquel s’insèrent : le stylo-glosse,
muscle rubané, mince, croisant le tendon du digastrique pour atteindre
la langue, et les deux très petits muscles stylo-hyoïdien et stylo-pharyngien.
VI. — Splénius.
Situé sous le rhomboïde, le splénius est un muscle charnu dont l’insertion
crânienne se fait tout le long de la crête occipitale et son prolongement
(1) D’après Woollard (1925) il ne s’insère que sur l’occipital. Le cas décrit ici semblerait
correspondre A une variation.
Fig. 73. — Taraiua. Muscles de la région temporale.
A : vue latérale gauche. 1, dépresseur de l’hélix ; 2, conduit auditif cartilagineux ; 3, digas¬
trique (ventre postérieur) ; 4, atloïdo-mastoïdien ; 5, sterno-mastoïdien superficiel ; 6, cléido-
occipital : 7, sterno-mastoïdien profond ; 8, rhomboïde de la tète ; fl, splénius ; 10, petit
complexus ; 11, masséter (couche superficielle) ; 12, masséter (couche profonde) ; 13, temporal
(couche superficielle) ; 14, temporal (couche profonde).
B : vue inférieure (plan profond). 1, péristapliylins externe et interne ; 2, digastrique
(ventre antérieur’) ; 3, digastrique (ventre postérieur) ; 4, ptérygoïdien externe ; 5, ptéry¬
goïdien interne ; 6, stylo-glosse ; 7, stylo-hyoïdien ; 8, stylo-pharyngien.
Source : MNHN, Paris
R. SABAN
e tle la mastolde, avec le sterno-mas-
temporal. Il vient en contact, en f
toïdien.
VII. — Petit complexus.
Ce muscle charnu, situé sous le splénius. s'insère crànialement ,
prolongement temporal de la crête occipitale. Il recouvre légèrement Poil n
mastoïdien, mais n'atteint pas l'apophyse mastoïde. uoia °'
C. - Muscles pharyngiens
Les muscles péristaphylins externe et interne, minces rubanés nP
naissance sur la suture pétro-alisphénolde, au niveau'de la ]oJE“î t
1 apophyse ptirygoïde externe avec le rocher, c'est-à-dire du deius d
trompe d Eustache. dessus de la
D. Muscles des osselets de l'ouie
I. — Muscle du marteau (fig. 83 D).
De type lémuriforme, il se compose d'un étroit ruban , •
dans le toit de la caisse du tympan. Devant la fenêtre ovale les fibre^ *° gé
lurces par ia corde du tympan se redressent pour se fixer n.r * ' Celn ‘
sur le manche du marteau. D'autre part, sur l'apophyse graeilUH, lendon
s'insère le ligament antérieur qui pénétre avec la cordeau tvrnn, ü rteau '
gouttière malléolaire. u l y m Pan dans la
II. — Muscle de l’étrier.
Il constitue une petite masse charnue contenue à l'intérieur ri
de la pyramide. Son tendon très grêle sort par l'orifice tvn d " cana >
canal eL sc lixe sur la branche postérieure de l'étrier prèsTemT de ce
de la pyramide n'étant pas fermé postérieurement - comme Canal
de,a observe chez Tu,ma - le muscle se termine „„ | a face exo7- aVOns
dans la gouttière du lac,al, par une couche de tissu fibreux m,i7“‘f nne '
nerf facial. cux <I U1 1 isole du
MORPHOLOGIE INTERNE
Cavités
*• Oreille externe.
Le long conduit auditif externe, entièrement constitué Dar 1. t
forme un canal cylindrique dont la paroi postérieure est «l.,. ym P a nal
l'antérieure, ceci en rapport avec la direction de la bulle auditive r C ° U - rte <I u e
de la paroi bullaire du tympanal avec le conduit auditif crée un i • Joncti °n
meatus compris entre le sillon tympanique qui sur» ..or le 1 » ml 1 rece -^us
tympan et la paroi bullaire du tympanal. Membrane du
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
297
II. -— Oreille moyenne.
Elle se compose de deux grandes cavités, l'une postérieure, l’autre anté¬
rieure, séparées entre elles par un septum transversal complet, à cheval
sur la cochlée, dans lequel apparaît cependant un petit orifice de commu¬
nication. La cavité postérieure correspond à la caisse du tympan qui englobe
comme chez les Lorisiformes les diverticules D, et D 3 observés chez les Lému-
riformes. Le recessus épitympanique et le canal tubaire y débouchent.
1° Recessus épitympanique.
Large mais peu profond, il a pour toit le legmen lympani. Sa paroi interne
est bordée par l'aqueduc de Fallope duquel se détache, en avant, le canal
terminal de l’artère stapcdiennc. En arrière apparaît la saillie des portions
ampullaires des canaux semi-circulaires supérieur et horizontal. Sa paroi
postérieure forme un étroit canal de communication entre le recessus et
l'antre, ïaditus ad antrum.
2° Canal tubaire.
Court et étroit, il s'ouvre à l’extrémité antérieure de la caisse du tympan,
sous la gouttière malléolaire, par le foramen pncumaticum. Son trajet, creusé
à l'intérieur du rocher, diffère de ce que nous connaissons chez les autres
Prosimiens, puisque l'orifice tubaire y devient endocrânien. A proximité
du foramen pneumatieum, le septum transversal présente, au niveau du
point de bifurcation entre l entocarotide et l'artère stapédienne, un étroit
orifice de communication entre la caisse du tympan et le sinus hypotym-
panique.
3° Sinus hypotympanique.
Très volumineux, environ deux fois plus grand que la caisse du tympan,
il constitue une énorme bulle sphérique limitée par une corticale mince.
Le septum transversal lui sert de limite postérieure mitoyenne avec la
caisse du tympan dont la partie inférieure représente le diverticule D à .
Son toit, en vue endocrânienne, forme toute la portion antérieure du rocher.
II correspond au diverticule D, des autres Prosimiens, mais ne présente
aucune division secondaire si ce n'est une petite lamelle osseuse située contre
la saillie du canal de l’entocarotide près de l'orifice de communication.
III. — Oreille interne.
Les modifications les plus importantes mises en évidence sur l’appareil
vestibulaire sont caractérisées par: le gros diamètre des canaux semi-cir¬
culaires, plus important que chez tous les autres Prosimiens ; l'abaissement
du canal semi-circulaire postérieur qui croise fortement le canal horizontal ;
le grand développement et l’allongement de la cochlée dont le premier tour
Source : MNHN, Paris
298
R. SABAN
prend une grande importance ; le relèvement accentué de la cochlée n
rapport au plan vestibulaire horizontal (1). e P ar
D’autre part, la présence du septum transversal, à cheval sur la cochl •
modifie légèrement ses rapports. Seul, son premier tour et une partie H
second sont compris dans la caisse du tympan. F au
Ces variations se transcrivent par les mesures angulaires en rapport- Q
le plan vestibulaire horizontal : 11 c avec
Angle thyridien
Angle de relèvemen t de la fenêtre ovale
Angle ainpullaire
52°
34°
IV. — Pneumatisation (PI. XXX).
La pneumatisation est ici très faible, la plus grande partie du r r,
étant constituée par l’énorme sinus hypotympanique. Les cellules t' *
de petites dimensions, appartiennent aux trois groupes - nét™ „ °,. es
de l’oreille moyenne et de l'écaille. ’ 1 astoïdien,
a) Groupe pélro-mastoïdien.
11 est principalement représenté par l’antre mastoïdien qui occupa t ,
l’apophyse mastoïde. On observe cependant quelques petites celliil • 6
antrales disséminées, en arrière de celui-ci, jusqu'au bord d» , uues Péri-
du facial. 4 de la gouttière
b) Groupe de l'oreille moi/enne.
Il comprend de très petites cellules carotidiennes, labyrinthe,
rétro-labyrinthiques. ’ ynnthl ques et
Les premières sont formées de cellules supra-carotidiennes .
le long du septum transversal, entre le canal de l'entocarotide et ," spe ^ ees
et de cellules pré-cochléaires situées au-dessus du conduit auditif C . ée '
entre le canal de l’entocarotide et la cochlée. ltlf sterne.
Les secondes comprennent des cellules supra-cochléaires «it, •
avant des ampoules des canaux semi-circulaires supérieur et h? • en
en communication avec les précédents. uorizontal.
Les dernières suivent les canaux semi-circulaires. Elles sont
le long du canal horizontal, entre la corticale externe et le canal - n Plises >
muniquent avec les cellules périantrales ; le long du canal nostéri CS Com '
la corticale externe et la paroi de la fossa subarcuata elles a tt•’ entre
sinus latéral ; le long du canal supérieur, entre la corticale Pn ri? 8 " e . nt le
et la paroi de la fossa subarcuata. ndocrânienne
c) Groupe de Vécaille.
Dans l’ensemble très finement pneumatisée, l’écaille montre
une plus forte concentration cellulaire dans sa portion horizontale*^?" 0 ! 3111
pas de cellules tympanales. die - D n’y a
cochléairc, mais celui-c
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
299
Canaux
Ils se divisent en canaux nerveux, canaux vasculaires et canaux mus¬
culaires, compte tenu de la destination vasculo-nerveuse de certains d’entre
eux.
I. — Canaux nerveux
Quoique d'une morphologie de type lémuriforme, les canaux nerveux
s'en distinguent par quelques caractères. Le conduit auditif est plus large.
L’aqueduc de Fallope, plus court et peu coudé, se termine par une large
gouttière exocrânienne séparant la bulle de la région pétro-mastoïdienne.
Le canal des nerfs pétreux est absent, l’hiatus de Fallope s’ouvrant directe¬
ment dans la loge du ganglion géniculé. Une étroite gouttière creusée sur
la face cérébrale du rocher conduit les nerfs pétreux dans le canal vidien.
Le canal de Jacobson longe le septum transversal et le canal carotidien,
à l’intérieur du sinus hypotympanique dans lequel il débouche à proximité
de l’orifice de communication avec la caisse du tympan. Le canal postérieur
de la corde du tympan est plus long, semblable à celui des Lorisiformes (1),
par suite du grand développement du tympanal, tandis que le canal anté¬
rieur reste de type lémurifonne, mais beaucoup plus court ; il est représenté
par la gouttière malléolaire. La corde du tympan pénètre dans la cavité
tympanique entre l’enclume et le marteau, fait une boucle très serrée autour
du muscle du marteau, puis s’engage dans la gouttière malléolaire. Le canal
du rameau auriculaire du pneumogastrique, court, joint, en arrière de la bulle
auditive, l 'ostium introitum à l'extrémité interne de la gouttière du facial
dans laquelle il débouche par l 'ostium exitus.
II. — Canaux vasculaires.
Mis à part les canaux lymphatiques constitués par les aqueducs du
vestibule et du limaçon, il n’existe comme canaux vasculaires que des canaux
artériels, les canaux veineux n’étant représentés que par des orifices de
passage.
Le système de la carotide interne est abrité en totalité, dans sa portion
intra-bullaire, par des canaux osseux, comme chez les Lémuriformes et les
Tupaiiformes, quoique le trajet en soit différent par suite du déplacement
du trou carotidien vers l'avant. Ce système comprend le canal carotidien
proprement dit, le canal stapédien et le canal de l’entocarotide. Le premier
tronçon qui longe le septum transversal amène la carotide, suivant un trajet
vertical, du trou carotidien au niveau de la cochlée où il est en rapport avec
le deuxième tour de spire. Là s'en détache, presque à angle droit, le canal
stapédien, tandis que son prolongement se porte en avant vers l’endocràne
où il débouche à proximité du trou ovale. Le canal stapédien (fig. 81 D),
(1) Signalons toutefois que son orifice d'entrée est situé en dehors de l’aqueduc de Fal¬
lope. H s’ouvre à l’extrémité latérale de la gouttière du facial.
Source : MNHN, Paris
300
R. SABAN
très long et de faible diamètre, prend une direction postérieure II frav
la caisse du tympan le long de la cochlée, atteint le niveau de la tînt»?
ovale qu’il croise à angle droit pour rejoindre l’aqueduc de Fallnn* a •
un court trajet vers l’avant (1) le canal stapédien reprend son indîviduE
sur la paroi interne du recessus épitympanique. Il gagne le teamen
puis débouche sur la face cérébrale du rocher, en arrière de l’hîatus^IM
III.
- Canaux muscula
Le canal du muscle du marteau, représenté par une laroe Dn „**-
se situe dans le toit de la caisse du tympan. Il est compris cn^vant^?’
fenêtre ovale, entre la cochlée et l’aqueduc de Fallope. Son’extrémité *
neure, élargie, fait face à l’orifice tubaire. * 1 eimté ante-
Le canal de la pyramide, dans lequel se loge le muscle de Pétri i
la troisième portion de l’aqueduc de Fallope. Très étroit dans «T’ l0nge
antérieure (sortie du tendon du muscle), il s’évase dans sa Dartie
qui communique — comme nous l’avons vu chez Tupaia ~ avec r!f t ? leure
où il débouche dans la gouttière du facial. P eC extén<,l,r
l’extérieur,
RAPPORTS VASCULAIRES
1° Système carotidien
(fig. 74 A)
La division de la carolidc commune se fait à proximité de i
antérieure de la bulle auditive. Elle constitue un important carrefour £!?*“
comprenant, comme l'avait observé Hill (1 953 ) : en avant l'an il
dienne supérieure et le système de la carotide cxlerne ■ on arriir. i
de la carotide interne et l'artère occipitale. ’ ’ le s y st ènie
Les artères faciale et linguale se détachent très rapidement d. 1 .
externe qui, pour ce qui nous concerne, remonte vers le méat ai a'o tide
où elle donne, de part et d'autre de ce dernier, l'auriculairenostiri exte ™e
l'artère stylo-mastoïdienne, et la temporale superficielle avec l'aSiT"
(1) Jusqu'au niveau du bord antérieur de la fenêtre ovale.
1 „ S!' 7> \Z T ,TT SCM ”“ d " "‘ PI ” rt " V “ M *™ d» r« tcmpoM
A : Système artériel. I, tympaniquo antérieure ; 2, stylo-mastoMî. „„
4, entocarotide i 5, auriculaire antérieure : fi, temporal.. siip- rile^He • V - * 3 4 * * ’ ^Pédienne •
8, maxillaire interne ; », auriculaire postérieure ; 10. oceiuitale - il ’ 7 ,’ “éningée moyenne ’
Md, commun, , 13, llugu.l. , H, lod.l, , 11,,,,,,,li,,!,, i 12,
B : Système veineux. 1, stylo-mastoïdienne ; 2 «inus ,,/.i otide externe,
postérieure ; 4, mastoïdienne ; 5. post-glénoïde ; fi, maeaétériemic 3 ’ aur >culaire
8, occipitale ; ». condylienne ; 10. pharyngienne ; 11. temporïïè K«net«^ 8 ,F ét,eux mférfev
antérieure ; 13, parotidienne ; 14. temporale profonde ilMinueiat. ' * - ’
laire interne i 18, jugulaire externe ; 1», faciale ; 20, maxillaire
<> sinus péti ci_
laire int™„ e ale • 17, ]ugu-
Source : MNHN, Paris
TEMPORAL DES PRIMATES
301
Source : MNHN, Paris
t. SABAN
antérieure, tandis qu'elle se termine par la maxillaire interne libérant
an niveau de la fosse glénoïde, l'artère tympanique antérieure ’
La earolide interne, de gros diamètre quoique moins importante eue 1»
carotide externe, gagne le canal carotidien. Elle atteint ainsi la cochlè»
sur laquelle elle bifurque pour donner l'artère stapédienne qui and, ,
court trajet postérieur, traverse la fenêtre ovale entre les bras de l'étrier
rejoint l’aquednc de Fallope, le suit vers l avant sur une courte distanr'
avant de pénétrer dans le canal qui la conduit dans l'endocrâne ni, .11
se termine par un rameau méningé, tandis que sa branche terminale lento
carotide) aboutit dans 1 endocrâne oh elle s'abouche avec le cercle de Ci
après avoir donné les artères ophtlialmique et cérébrale moyenne fil
L'artère occipitale suit le muscle digastrique; en arrière de la bull,
elle longe la suture petro-occipitale. ,uue >
2° Système jugulaire
(fig. 74 B)
Les deux systèmes jugulaires externe et interne sensiblement d'éml.
importance, drainent les divers sinus crâniens. e gaie
... , La i“S“h*e externe termine le sinus pétro-squameux qui reçoit
1 intermediaire du trou supra-méaliquc, avant sa sortie du trou P ,
noldien, la veine temporale superficielle grossie de l'auriculaire J "''
Sous le méat auditif externe elle recuit ; en avant, les veines faciale et mao'
lame interne grossies de leurs veines tributaires ; en arriére l'ouri f •
postérieure grossie des veines stylo-mastoïdienne et mastoïdienne »
veine occipitale. Ci,ne . et la
La jugulaire interne, prolongement du sinus latéral, draine le sim.c
neux (2) par l’intermédiaire du sinus pétreux inférieur. Elle reeo* ^
la bulle auditive, la veine condylienne, en arrière, et les veines P™ ? US
en avant. * ucs ’ lin guales.
(1) La carotide interne ne donm
moyenne. Celle-ci, comme chez l’Hon
dans le crâne parle trou ovale et rcmc
l’écaille temporale.
(2) Le sinus pétreux supérieur t
pas, connue chez les autres Prosimiens la ■
«HM, *. 1» rnuuiu™ mten»’. «fîSS*
l. «...ta, 1. peso, tota» de l'alisphénoîde qul nfetS"
” " ““ >*«»> «t le d»
Source : MNHN, Paris
COM CL USIONS
Si l'on considère maintenant l'ensemble des Primates, nous pouvons
essayer de mettre en évidence les traits essentiels des modifications les
plus importantes subies par la région temporale. Pour cela nous considérerons
séparément les formes actuelles et les formes fossiles, ces dernières n’ayant
pas, « priori, une position systématique toujours nettement définie.
Pour les formes actuelles nous avons choisi parmi les Simiens trois types
représentant respectivement les Platyrhiniens, les Catarhiniens cyno-
morphes et les Catarhiniens anthropomorphes à savoir : Aides (fig. 75 ; 78),
Macaca (fig. 76 ; 79), et Gorilla (fig. 77 ; 80).
I. FORMES ACTUELLES
L’écaille montre chez tous les Prosimiens une faible participation à
la formation de la boîte crânienne, indice variant entre 20 ( Tarsius) et 37
(Daubentonia ), avec une valeur moyenne de 26 à 28 pour les autres groupes.
Son indice, encore faible chez les Platyrhiniens (25), s’accroît par la suite
rapidement chez les Catarhiniens (Cynomorphes 42, Anthropomorphes 36)
pour atteindre son maximum chez l’Homme (69). Elle ne présente en général
pas d’incisure pariétale (Indridés, Lorisiformes, Tarsiiformes et certains
Platyrhiniens) ou tout au plus une étroite échancrure (Tupaiiformes, Lému-
ridés, Daubentoniidés). Plus profonde chez les Catarhiniens (1), en rapport
avec le développement du torus occipital, elle devient large chez quelques
Platyrhiniens (Ifapalidés, Atelinés et Alouattinés), mais ne prend sa véritable
extension que chez l'Homme. Sa limite postérieure est constituée par la
suture pétro-squameuse postérieure, généralement synostosée chez l’adulte,
sauf dans les très petites formes (Tupaiiformes, Microcebus, Galagoides et
Tarsius ). Des orifices veineux, d'assez gros calibre, s’ouvrent soit dans la
partie postérieure de l’écaille (trous supra-squameux) soit dans sa partie
antérieure (trou supra-glénoïdien). Les premiers se rencontrent normalement
chez les Tupaiiformes, les Lémuriformes et Aotus. Le second, présent c'>ez
les Indridés, les Daubentoniidés, les Alouattinés et les Atelinés, est remplacé
par le trou supra-méatique chez Tarsius. La partie horizontale de l’écaille
se distingue par l’apophyse zygomatique dont la taille semble proportion¬
nelle à la massivité du crâne. Fine et allongée chez les Tupaiiformes, Lému-
(1) Eüe est parfois absente cher, les Cynomorphes.
Source : MNHN, Paris
304
R. SABAN
FlG. 75. — Aides. Os temporal droit. Faco exocr&niennc. A : vue latérale B •
1. lenfit.o raul. i 2, Mb. M, i 3, «-I du mrncl» du Mb- ■ 4 1 'TV"**""*
stylo-mastoïdien ; 6. canal postérieur de la corde du tympan : 7 canal ée î 5, trou
carotidien ; 9 gouttière malléolaire ; 10, apophyse post-glénoïde ; 11, silul ! ,8, trou
cule zygomatique antérieur ; 13, apophyse zygomatique ; 11, scissuro do fii„ ‘ : 12> tul »or-
tubaire; 10 fosse glénoïde ; 17 condyle ; 18, plan soVtemporalHI), * & orifice
du canahcule de 1 artère auriculaire profonde ; 21, fossette stylienno • 22 fî* ’ 20 > orifice
23, apophyse mastoïde ; 24, écaille ; 25, trou mastoïdien ; 20, linea J u 8ulaire ;
pariétale : 28. fossette pyramidale : 29. rainure digastrique ; 30, fosse imro!»-’ 27 ’ inc iaure
guiaire ; si, pointe
Source : MMHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATI
305
Source : MNHN, Paris
ridés, Galagidés, Tarsiidis et Hapalidés, elle s'épaissit chez les Indridés
la majorité des Platyrhiniens (surtout Alouattinés), les Catarhiniens cyno-
morphes, les Hylobatidés parmi les Anthropomorphes, et l’Homme, mais se
raccourcit chez Daubenlonia, tandis qu'elle prend de grandes proportions
chez les Pongidés. Par contre celle des Lorisidés, très courte et large, pré¬
sente un type spécial, par sa forme triangulaire due à l'absence ou à là très
grande réduction du bord inférieur et au fort redressement de la suture
zygomatico-malaire. Le tubercule zygomatique antérieur s'accroît en
général avec la robustesse de l'apophyse, à l'exception de Daubentonia
où son absence est en rapport avec la forme et la fonction spéciale de l'arti¬
culation temporo-mandibulaire. Malgré la très grande brièveté du bord
inférieur de l’apophyse zygomatique chez les Lorisidés, le tubercule s’observe
cependant chez Nydicebus. La racine transverse de l'apophyse zygomatique
qui constitue par sa face inferieure le pivot de l’articulation temporo-mandi
bulaire, groupe quelques éléments importants tels que la fosse glénoïde"
l'apophyse post-glénolde et le trou post-glé noïdien. La fosse glénoïde héini’
sphérique et peu profonde (Tupaiiformes, Tarsiiformes), tend à se’trans"
former en une gouttière étroite, peu profonde (Lémuridés, Galagidés pi a ~
tyrhiniens et Catarhiniens cynoinorphes) ou fortement creusée (Indridés"
Lorisidés, Anthropomorphes et Homme). Daubenlonia , dont le mode d
mastication se fait suivant le type Rongeur, conserve toutefois une fosse
glénoïde large et plane. L’apophyse post-glénolde, généralement lamelli
forme et transversale, mais très développée chez les Alouattinés se réduit
à un petit tubercule chez Tarsius et l'Homme. Elle se situe’en dehors
du plan du méat auditif externe, chez tous les genres ne présentant pas d
conduit auditif externe, à l'exception de Daubenlonia, chez qui par si t
de sa spécialisation, elle est rejetée en arriére et s’intégre dans là corna H
l'apophyse zygomatique, devenant de ce fait horizontale. Dans les antr
cas (Lorisidés sauf Perodicticus, Tarsiiformes et tous les Catarhini \
elle vient en contact avec le tympanal. Le trou post-glénoïdien constS
chez tous les Prosimiens, de large diamètre sauf chez les Galagidés « *
être accompagné d’orifices secondaires (Indridés, Lorisidés) Parmi 1
Simiens, absent chez tous les Catarhiniens, il se rencontre encore cenenrf f
chez certains Platyrhiniens, normalement chez les Hapalidés irréonV-
ment et souvent unilatéralement dans les autres familles éi’.ar er f'
Cebus), mais reste d’un faible diamètre. u xem Ple
Pio. 77. —■ Gorilla. Os temporal droit.. Face
A : vue latérale. B : vuo inforieu
1, canal de Jucobson ; 2. fossette stylienne : 3, trou ca
5, apophyse tubaire ; 0, gouttière malléolaire ; 7. trou stylo-mastoïdien -. 8, orf&mKTT"
9, fossette unguéale ; 10, fosse jugulaire ; 11, fossette pyramidule • 12 „i,„ 11 tubaire
13, fosse glénoïde ; 14, condylo ; 15, plan sons-temporal : ni, fossé raàssétér^ 86 l ' os, -'8 | énoïde
de Glaser ; 18, tubercule zygomatique antérieur ; 19, apophyse mastoïd,. "on Ue ’. 17 ’ sc >ssui-e
trique ; 21, apophyse zygomatique ; 22. écaille ; 23, incismé pariétale • “>i U, ra, ? ure digas-
25, suture écailleuse ; 20, conduit auditif externe ; 27, tympanal ; 28 éninc’,1. iT , !
cette jugulaire ; 30, région pétro-mastoldiennc. P no ^eni© ; 20, f a _
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES
1 MATES
307
Source : MNHN, Paris
308
I. SABAN
Le rocher subit de très importantes modifications au cours de son tvoln
tion vers la forme humaine, tout d’abord par ses rapports avec l’a» -ï
de l’audition et de l’équilibration, puisqu’il contient en son intérieur Ielahv
nnthe, centre des mouvements rotatoires de l'arrière-crâne définis n~
Delattre et Fenart d’après la méthode vestibulaire. ensuite par ses «..J*!
vasculaires, nerveux et musculaires. Les diverses étapes vers T « honv
tion . s'inscrivent sur la région pétro-masloïdicnne, la région auditive
disposition des orifices, la morphologie endocrinienne et la mornhnlêm
interne. 1
La région pétro-mastoïdlenne, de dimensions réduites dans l'ensemKi
des Prosimiens, plane et lisse chez les Tupaiiformes où apnaratl il„
des canaux semi-emu,laires externe et postérieur, |,rcsenle cher 1 E I
riformes et les Tarsiiformes de nombreuses rugosités en rapnort ,
développement des insertions musculaires, tandis qu’elle prend rhT 'i
Lonsiformes un aspect bulleux dé à l’importance de la onenmai
Sa surface s’accroît chez les Simiens avec le développement
occipitale Encore plane chez les Platyrhiniens, elle ilevient de pin. m S™
bombee chez les Catarhiniens (Cynomorphes et Anthropomorphes? ÏÏ?
en rapport avec 1 accroissement de la pneumatisation, tandis eue le?
d insertions musculaires deviennent de plus en plus saillanles f h», ru
elle occupe une surface réduite par suite du grand développement H»
physe mastoîde. Celle-ci, petite dans l'ensemble des Prosimiens à IVv 'î? 0 '
des Cheirogalinés, et chez les Platyrhiniens (1res raible chez ta CS
devient plus volumineuse, quoique encore mal individualisée che/l.ï r >
morphes. Elle ne commence à se dillérenrier nettemcntque chez 1« iSn yno "
morphes. Son allongement semble principalement soumis à ïï”’ 1 ®'
du muscle sterno-cléido-mastoïdien dont les insertions se loi-n'i»,, nce
en plus vers sa pointe. Dans certains cas (Tupaiiformes T-irei fïïL , plus
étroite gouttière sépare la région pétrn-mustoldieune de'la région^ud’i"”'
Cette gouttière creusie par le nerf facial, longitudinale chez les “ udltlve -
prend une position transverse chez les seconds. Premiers
La région auditive est constituée chez les Prosimiens et les pw, u- ■
par la bulle auditive. Celle-ci, de tendance sphérique ou ovoïde yrh | n ‘ e ns
comme une unité indépendante quoique entièrement tOMtLS. ,r '’“ l «
rocher chez les 1 upaiifnrmes et les L™,ordonnes. Très vol,.mi? Par Ie
fait saillie sur la base du crâne. A partir des Lorisiformes sa sam? ? 0 ’ eUe
virtuellement en raison de sa continuité avec la région nét'rn J», a ' s P ara ît
cependant elle reste très spacieuse, surtout dans sa partie antS? ld,enne ;
les Tarsiiformes. Parmi les Platyrhiniens elle est encore imnortfT Chez
les Hapalidés, mais s’estompe dans les autres familles En même t tC chez
s’opère sa réduction, le tympanal s'extériorise chez les I JL, 11 ® t l ue
prend part à sa constitution et y montre une participation croissant® 8 : 51
cipation encore accrue chez les Tarsiiformes et les PlatyrhinS ^ Parti '
Catarhiniens la huile disparaît. La cavité tympanique'nnVii» x C les
est alors située à l’intérieur du rocher qui devient très pneu ma P f™ tegeait
rocher, en vue inférieure, reste cependant légèrement gonflé ' , que ’ Le
» cnez les Cyno-
Source : MNHN, Paris
TEMPORAL DES PRIMATES
309
morphes et Hylobatcs parmi les Anthropomorphes. Le tympanal, encore
plus développé chez les autres Anthropomorphes et l'Homme, recouvre
à lui seul la cavité tympanique. Il forme par son bord inferieur une crête
acérée, crête pétreuse, dibordant le plan du rocher. L'angle que font les
deux huiles en norma basulis ou les deux rochers chez les Catarhiniens,
présente une valeur moyenne à peu prés constante (60° environ) à l'exception
des I arsiiformes (72°) et de l'Homme (90°). Sa valeur montre cependant
de nombreuses oscillations: Tupaiiformes (65°), Lemuriformes (45 à 60°),
Lorisiformes (45 à 6.5°), l'arshformes (72°), Platyrhiniens (60°), Cynomorphes
(58°), Anthropomorphes (54°), Homme (90°). Sa réduction chez les Platy¬
rhiniens, les Cynomorphes et les Anthropomorphes est en rapport avec
l’allongement du rocher.
Parmi les orifices, le trou carotidien ouvert dans la paroi postérieure
de la bulle chez les Tupaiiformes devient postéro-externe chez les Lému-
riformes, sauf Plumer et Avahi où il reste postérieur. Il cmigre dans la paroi
interne chez les Lorisiformes et occupe une position inférieure à partir des
Tarsiiformes (1). Corrélativement son diamètre ne cesse de croître, montrant
ainsi la prédominance que prend la circulation carotidienne sur la circulation
vertébrale dans l’irrigation de l'encéphale. Nous l’avons matérialisé par
le calcul de l'indice carotidien dont les valeurs montrent une croissance
continue : Prosimiens (fie 36 à 50, 75 pour les Tarsiiformes), Platyrhiniens
(Hapalidés 55 à 82, Cébidés 66 à 94), Catarhiniens (Cynomorphes 93 à 133,
Anthropomorphes 97 à 129, Homme 106 à 130). L'orifice du canal de Jacob-
son, parfois marqué par une petite épine en travers du trou carotidien chez
les Tupaiiformes et les Lémuridés, s’individualise chez les Indridés, les Lori¬
siformes (Perodidicus excepté), les Tarsiiformes, les Platyrhiniens et les
Catarhiniens. Le nerf de Jacobson passe alors dans un canal distinct du
canal carotidien. Le trou déchiré antérieur n’est présent que chez les Cheiro-
galéinés, les Lorisiformes et l'Homme. 11 s'ouvre en avant de la pointe du
rocher et livre passage chez les Prosimiens à la carotide antérieure, tandis
que chez 1 Homme il a une destinée différente ; obturé par une lame fibro-
cartilagineuse, il entre simplement en rapport avec la carotide interne qui
le croise sur la face endocrânienne. La gouttière malléolaire débouche en
des points variables de la scissure de Glaser chez les Lémuridés, mais s'ouvre
normalement à son extrémité postérieure chez les Tupaiiformes, les Lorisi-
formes, les Tarsiiformes et les Platyrhiniens ; en son milieu chez les Indridés,
les Daubentoniidf s et les Catarhiniens. Elle est précédée d’un orifice distinct
pour le passage de la corde du tympan chez les Lorisidés et les Catarhiniens.
Le legmen Igmpani apparaît dans la scissure de Glaser chez les Catarhiniens.
Le trou déchiré postérieur tend à prendre une position de plus en plus interne
en même temps que disparaît la saillie de la bulle auditive. Postérieur chez
les Tupaiiformes et les Lemuriformes, il devient interne à partir des Lorisi¬
formes.
La morphologie endocrânienne du temporal est principalement repré¬
sentée par le rocher qui présente deux faces, cérébrale et cérébelleuse, for-
(1) Il est cependant plus antérieur chez les Tarsiiformes que chez les Simiens et l’Homme.
Source : MNHN, Paris
310
R. SABAN
PlG. 78
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
311
mant entre elles un dièdre dont l'arête constitue l’axe ou arête du rocher
sur laquelle se greffent des ossifications de la tente du cervelet. Ces ossi¬
fications peuvent cependant faire défaut (Loris, Nyclicebus et tous les Cata-
rhiniens). Elles prennent la forme : soit d’une petite baguette (lingula) pro¬
jetée au-dessus de l’échancrure trigéminale chez les Tupaiifonnes, Dau-
benlonia et certains Lorisiformes ( Perodicticus et Galagidés), remplacée
chez Nyclicebus par une petite ossification indépendante, le processus pétro-
post-sphénoïde ; soit d’une « crête de coq», inconstante chez lesLémuridés,
mais très développée chez les Indridés ; ou encore d’une lamelle, réduite
chez les Tarsiiformes, très importante chez les Platyrhiniens sauf les Hapa-
lidés. Le mouvement de rotation du rocher autour de l'axe vestibien, dans
l'accomplissement de la forme humaine, peut être mis en évidence par l'incli¬
naison de son axe sur le plan vestibulaire horizontal. L'angle ainsi défini
décroît constamment au cours de l’évolution des Primates (Tupaiiformes
67°, Lémuriformes 60°, Lorisiformes 45 à 54°, Tarsiiformes 10°, Platy¬
rhiniens 30°, Cynoinorphes et Anthropomorphes 25 à 30°, Homme 10 à
20°). Par contre, l'angle bipétreux subit diverses fluctuations chez les Pro¬
simiens (Tupaiiformes 65-70°, Lémuridés 60-65°, Indridés 80°, Dauben-
toniidés 60°, Lorisidés 67-90°, Galagidés 54-58°, Tarsiiformes, 63°) qui
traduisent d’une part l’abaissement de l'axe du rocher et d’autre part l’ac¬
croissement du cervelet. A partir des Platyrhiniens, il ne cesse d'augmenter
régulièrement (Platyrhiniens 72°, Cynomorphes 80°, Anthropomorphes
90-100° et Homme 105°). La face cérébrale, dans laquelle débouche chez
les Prosimiens, sauf Phaner, l'orifice endocrânien du canal de l'artère sta-
pédienne, orifice de très faible section chez les Lorisiformes, mais surtout
chez les Tarsiiformes, est recouverte dans sa partie antérieure, à l’exception
des Lorisidés, des Tarsiiformes et des Catarliiniens, par une expansion de
l’alisphénoïde de plus en plus réduite. L'alisphénoïde participe ainsi à la
formation du toit de la caisse du tympan chez les Tupaiiformes, à celle du
canal tubaire chez les Lémuriformes, mais ne constitue plus qu'une étroite
lame recouvrante chez les Galagidés et les Platyrhiniens. Le centre de la
face cérébelleuse est occupé par un complexe vasculo-nerveux formé du méat
auditif interne et de la fossa subarcuata. Le méat auditif interne, large chez
les Prosimiens de petite taille et les Platyrhiniens, devient étroit chez les
Catarhiniens, surtout les Anthropomorphes sauf Hylobatidés, en rapport
avec l’allongement du conduit auditif interne. Toutefois le fond du conduit
présente une particularité chez les Tupaiiformes où la fossette sacculaire
se situe sur la crête falciforme, tandis que l'orifice de la branche vestibulaire
Fig. 78. — Ateles. Os temporal droit. Face endocrânienne. A : vue supérieure. B : vue latérale.
1, hiatus de Fallope ; 2. canal carotidien ; 3. orifice tubaire ; 4, sinus pétro-squameux ;
5, écaille ; 0, suture pétro-squameuse interne ; 7, incisure pariétale ! 8. ossification de la
tente du cervelet ; 9, emineniia arcvata ; 10, face cérébrale du rocher ; 11, fossa subarcuata ;
12, méat auditif interne ; 13, fossette pyramidale ; 14, fossette unguéale ; 15, épine jugu¬
laire ; 16, sinus pétreux inférieur ; 17, sinus latéral ; 18, apophyse zygomatique ; 19, échan¬
crure trigéminale ; 20, gouttière de l'artère méningée moyenne ; 21, face cérébelleuse du
rocher ; 22, saillie du canal semi-circulaire supérieur.
Source : MNHN, Paris
312
du nerf cochléaire s’ouvre dans l’étage supérieur entre les fossettes faciale
et utriculaire au lieu de l’étage inférieur comme chez tous les autres Primates
Ce dernier apparaît cependant sur le versant inféro-postérieur de la crête
falciforme chez les Tarsiiforines. La fossa subarcuata, bordée par le canal
semi-circulaire supérieur et dont le plancher contient le canal semi-circulaire
externe, représente un large cul-de-sac, ouvert dans la fosse cérébelleuse dans
lequel vient se loger une expansion latérale du cervelet, le paraflocculus
FIO. 70. -
1, sinus pétrotix suptS...... ,
glénoïdien ; 5, hiatus do Fallcipe
inférieur ; 8, canal carotidien ; :
11, épine jugulaire ; 12, sinus I
méningée moyenne ; 15, écaille
zygomatique ; 19, fossette ung
Macaca. Os temporal droit. Vue endocrinienne.
rcuata, '“"‘use , 18,
Cetle losse, présente chez tous les Prosimiens, les Platvrhiniens i«
morphes, quoique souvent très réduite chez Papio et les H 1 1 y ”°“
ne constitue plus, très souvent, qu'un reliquat cicatriciel chez “ dés '
Anthropomorphes. Elle terni à disparaître riiez l'Homme oh ne s ,!h.i5 Utres
général qu'un petit permis, ouverture du ranal pétro-mastoldien “>
ehez les grands Anthropomorphes. Sa disparition semble liée à c.n. , mme
lloeculus. ie üu Para-
La morphologie interne comprend l’étude des cavités des can-,
l'appareil vestibulaire et de la pneumatisation. Elle montre d’imnm^’ de
modifications. importantes
Parmi les cavités, le conduit auditif externe, marqué par un é • •
ment du bord du méat auditif chez les Tupaiiformes, les Lémurifor,^'
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
313
Perodicticus et Loris, les Galagidés et les Platyrhiniens, se termine par un
large orifice latéral, généralement de tendance circulaire, limité par le rocher
et l'écaille dans les deux premiers groupes, par le tympanal et l'écaille chez
les autres, à l’exception de Loris où intervient en plus une petite portion
du rocher, et des Platyrhiniens où n'entre que le tympanal. Long et étroit
chez Nycticebus, les Tarsiiformes, les Cynomorphes et les Anthropomorphes,
il est constitué par le tympanal chez les deux premiers, l’écaille entrant
Fig. 80. Gorilla. Os temporal droit, vue endocrâiiienne.
1 , cicatrice de la fousa
3, fossette pyramidal»! ; 4. en
de Fallope ; 8, gouttière de 1
latéral; 11, fosse jugulaire
14, facette jugulaire; 15,
18 , suture écailleuse ; 111 ,
subarcuata (canal pétro-mastoïdien) ; 2, méat auditif interne;
iiial carotidien ; 5, épine jugulaire ; 6, fossette unguéale ; 7, hiatus
1 artère méningée moyenne ; il, sinus pétroux supérieur ; 10, sinus
■ ; 12, nninenlia arciuita ; 13, suture pétro-squameuse interne ;
fossette gassérienne ; 10, sinus pétreux inférieur ; 17, écaille ;
incisure pariétale ; 20, apophyse zygomatique.
dans sa formation chez les Anthropomorphes. Large et court chez l’Homme,
il a pour limite le tympanal el l'écaille. Le recessus épitympanique large
et profondément creusé à 1 intérieur du rocher chez les Tupaiiformes.Pero-
diciicus et les Galagidés, mais surtout chez les Lémuriformes où il atteint
de vastes dimensions (Indridés), reste large mais peu profond chez les autres
Lorisidés et les Tarsiiformes, tandis qu'il se creuse à nouveau et devient
très étroit à partir des Platyrhiniens.
Les diverticules constituant le sinus hypotympanique, au nombre de
trois chez les 1 upaiiformes et les Lémuriformes, de quatre chez les Lori-
formes, se réduisent à deux à partir des Tarsiiformes (fig. 81).
Source : MNHN, Paris
314
R. SABAN
Fl °- *}• ® chéD,a dcs modifications de la cavité tympanique et du t,.,- 4
carotidien chez les Primates. A : type Tupaiiformo. I! : type LéninH^ 1
C : type Lorisiforme. D : type Tarsiiforme. K * t™, mUnfo ™e.
Catarhinicns).
1, artère stapédicnne ; 2. entocarotide ; 3, septum ti
ronde ; 5, recessus épitympanique ; 6, canal tubaire •
nique (diverticule D 3 ) ; 8, septum longitudinal ; 9, car
chiée ; 11, sinus hypo-tympanique (diverticule D,) ; 12,
(diverticule D 2 ) ; 13, caisse du tympan ; H, fenêtre
hypotympanique (diverticule D,).
ansversal; 4, fenêtre
• sinus hypotympa-
utide interne ; 10 , co-
hypotympanique
Source : MNHN, Paris
TEMPORAL DES PRIMATES
115
Dans le premier cas, la cavité tympanique, limitée par la bulle auditive,
présente deux septa incomplets, l’un transversal, l’autre longitudinal pre¬
nant tous deux appui sur la cochlée. Le septum transversal soutient le
canal carotidien (carotide interne), tandis que le septum longitudinal cor¬
respond au trajet de l'entocarotide. Ces septa limitent des diverticules
(D It D 2 , D 3 ) largement ouverts, communiquant directement entre eux ainsi
qu’avec la caisse du tympan. Le diverticule externe D„ qui forme une petite
alvéole entre le canal tubaire et la caisse du tympan chez les Tupaiiformes,
se déplace sous le canal tubaire chez les Lémuriformes. D 2 , le plus vaste
des trois, est interne par rapport au septum longitudinal, il se termine contre
le septum transversal qui limite d’autre part le petit diverticule D 3 situé
en arrière de la fenêtre ronde.
Dans le second cas s'adjoint un quatrième diverticule (D 4 ) représenté par
la région pétro-mastoïdienne tandis que la disposition des septa montre
de légères modifications. Le septum longitudinal forme une cloison complète
qui isole le diverticule interne D 2 , de la caisse du tympan et du diverticule
externe sous-tubaire D,. Très profond, D 2 a pour paroi postérieure le septum
transversal ; il se prolonge au-dessus de la cochlée et communique avec le
recessus épitympanique. Le septum transversal qui suit le canal carotidien
s’est déplacé vers la paroi interne de la bulle. Tendu entre cette dernière
et la cochlée, il prend appui sur le canal carotidien et l’aqueduc du limaçon.
La paroi postérieure de la caisse du tympan le rejoint en arrière de la fenêtre
ronde, ménageant ainsi un petit diverticule D 3 . Plus complet chez les Gala-
gidés, ce septum conserve cependant un orifice de communication avec le
grand diverticule D 4 qui occupe toute la région pétro-mastoïdienne et entre
en communication directe avec l'antre mastoïdien et le recessus épitym¬
panique.
Dans le troisième cas, une nouvelle disposition apparaît avec la dispari¬
tion du septum longitudinal. Le septum transversal suit le déplacement
du canal carotidien et devient très important. Tendu entre l’orifice pneuma-
ticum du canal tubaire, le canal carotidien et la cochlée, il partage cette
dernière en deux chez les Tarsiiformes, mais lui est antérieur à partir des
Platyrhiniens. Il divise ainsi la cavité tympanique en deux grands diver¬
ticules : en arrière, la caisse du tympan dont la partie inférieure correspond
à D 3 , D, n’existant plus ; en avant, le diverticule D 2 qui prend de très impor¬
tantes proportions surtout chez les Tarsiiformes. Un étroit orifice situé
entre le canal tubaire et le point de bifurcation des canaux de l’entocarotide
et de l'artère stapédienne chez les Tarsiiformes, mais entre le canal tubaire
et le canal carotidien à partir des Platyrhiniens, permet la communication
entre la caisse du tympan et le diverticule D 2 .
Parmi les canaux nous envisagerons successivement les canaux nerveux,
les canaux vasculaires et les canaux musculaires.
Canaux nerveux. — L’aqueduc de Fallope abrite principalement le
nerf facial. Composé de trois portions, il constitue un canal osseux sinueux
de forte section, mais présente une déhiscence totale de ses deuxième et
Source : MNHN, Paris
316
R. SABAN
troisième portions transformées en gouttière chez Microcebus, et pl us ou
moins complète de sa troisième portion chez certains Lorisidés ’( Perodidicus
et Loris). Le canal de la corde du tympan comprend deux canaux distincts
l’un postérieur, l’autre antérieur. Le premier, creusé dans la suture pétro^
tympanique postérieure ne présente pas de variations, si ce n'est un allonge^
ment en rapport avec le développement du tympanal (Lorisidés, Tarsiiformes
Catarhiniens). Le second, généralement formé par la gouttière malléolaire’
s’ouvre dans la scissure de Glaser. Toutefois chez les Lorisidés la corde d ’
tympan passe à travers un orifice spécial situé en avant de cette gouttière* 1
tandis que chez les Catarhiniens, avec la présence du legmen lympani dans
la scissure, le canal n'est que partiellement constitué par la gouttière malléo
laire (portion tympanique) creusée dans la suture tympano-squamensê
antérieure ; il s’individualise ensuite et emprunte la suture tympano-pétren
antérieure pour déboucher en avant de la gouttière malléolaire Le canf
licule du rameau auriculaire du pneumogastrique n’est représente que oar *"
courte gouttière exocrânienne joignant le trou déchiré postérieur à la ont
tière du facial, chez les Tupaiiformes. Chez les autres Primates il est forml
par un court canal visible dans le sinus hypolympanique, chez’les
formes, mais contenu dans la paroi postérieure de la bulle chez les I o
formes, à l’exception de Perodidicus où il présente une déhiscence ri '
la caisse du tympan. Également court chez les Platyrhiniens il e mnr, f
les sutures pétro-occipitale et pétro-tympanique postérieure’ Il s’all 6
chez les Catarhiniens et suit la suture pétro-tympanique postérieure
Canaux vasculaires. — Le canal carotidien, très complexe et étroit h
les Prosimiens, devient simple et large chez les Simiens. Dans le n •
cas, il comprend le canal carotidien proprement dit, le canal stanlrfr**
et le canal de l’entocarotide. La bifurcation des deux derniers s'on'* 6 "
la cochlée au niveau du promontoire, sauf chez les Lorisidés où clin r6 - SUr
sur le bord interne de la fenêtre ronde. La canal carotidien proprement 8 *^» 6
généralement court, s’allonge progressivement chez les Lorisiformes L .
Tarsuformes suivant le déplacement du trou carotidien, tandis que sa *•
s’accroît légèrement. Le canal stapédien (1), dont la section se rérW T
plus en plus, partiellement déhiscent chez les Lémuriformes et les r ■ •
formes, longe la cochlée pour atteindre la fenêtre ovale — suivant n + n . S1 '
récurrent chez Tarsius par suite de la position avancée du trou carotiH' 61
la traverse entre les bras de l’étrier chez les Tupaiiformes les Lémur-f ~
sauf Microcebus et Lepilemur, et les Tarsiiformes, puis’ croise ornics
de Fallope (Tupaiiformes, Lémuriformes) ou lui est commun sur ,,^ Uedllc
trajet (Lorisiformes, Tarsiiformes) et se termine dans l’endocrâne T C ° Urt
de l’entocarotide dont le diamètre ne cesse de croître, déhiscent h Ca ** al
Lémuriformes et les Lorisiformes, contourne la cochlée vers l’av **
Pénètre directement dans l’endocrâne (Tupaiiformes, LorisiformesT PU - S
formes) tandis qu’il suit le septum longitudinal avant larsi >-
les Lémuriformes. Dans le second cas, large et unique (lé ^anaTstapéd^n
(X) Ce canal n’existe pas chez Phauer.
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL
IATES
817
a disparu) il augmente de diamètre et de longueur en même temps qu’il
se coude de plus en plus au cours de son évolution. Presque rectiligne chez
les Platyrhiniens, il est arqué chez les Cynomorphes et les Hylobatidés,
puis forme chez les Pongidés et surtout chez l'Homme deux tronçons rac¬
cordés par un coude, formant entre eux un angle presque droit. L’aqueduc
de Verga, absent chez les Galagidés, les Tarsiiformes et les Catarhiniens,
d'un large diamètre chez les autres Prosimiens, devient très étroit chez les
Platyrhiniens. Long chez les Tupaiiformes et les Lémuriformes, il est court
chez les Lorisidés quoique inconstant chez Ij>ris et Ngcticebus. Par contre,
il est très long chez les Platyrhiniens, se dirigeant vers l'orbite lorsque le
trou post-glénoïdien n'existe pas. Le canal post-glénoïdien, large chez les
Prosimiens à l’exception des Lorisiformes, présente: une bifurcation latérale
vers l’apophyse zygomatique (Tupaiiformes et Phaner), ou de nombreuses
dérivations vers la fosse glénoïde (Indridés, Daubentoniidés et Lorisiformes).
Il se réduit à un orifice chez Tarsius, devient inconstant chez les Platy¬
rhiniens sauf les Hapalidés, et disparaît chez les Catarhiniens à l'exception
des genres Macaca et Theropithecus.
Canaux musculaires. — Le canal du muscle du marteau est constitué,
chez les Tupaiiformes, par la gouttière malléolaire. A partir des Lémuri¬
formes, il représente un canal spécial, la gouttière malléolaire n'abritant
plus que le ligament antérieur du marteau. Ce canal, formé d’une large
gouttière creusée dans le toit de la caisse du tympan chez les autres Pro¬
simiens, longe le septum longitudinal (Lémuriformes) ou la coclilée (Lorisi¬
formes et Tarsiiformes). Chez les Platyrhiniens ses bords se relèvent ; le
postérieur, situé entre la fenêtre ovale et le recessus épitympanique, un
peu plus long que les autres, marque la naissance du bec de cuiller. Chez
les Cynomorphes il conserve l'aspect d’une gouttière dont les bords sont
mieux indiqués, mais le bec de cuiller est complètement formé, s’élevant
à angle droit au-dessus de la gouttière. Chez les Anthropomorphes il prend
sa morphologie définitive, constitué d’une lamelle enroulée, coudée à son
extrémité postérieure (bec de cuiller) qui s'élève dans la caisse du tympan
en direction du manche du marteau. Le canal du muscle de l'étrier (canal
de la pyramide) ne subit que peu de variations chez les Primates. Situé dans
la partie postérieure de la caisse du tympan, il jouxte l’aqueduc de Fallopc
avec lequel il communique généralement par un petit pertuis (passage
des nerfs et des vaisseaux du muscle). Toutefois cette communication se
fait différemment chez les Tupaiiformes et les Tarsiiformes, le canal s’ouvrant
directement sur la face exocrânienne, dans la gouttière du facial, en arrière
du trou stylo-mastoïdien. Chez les Lémuridés, il présente un orifice supplé¬
mentaire exocrânien pour le passage des vaisseaux. Chez les Platyrhiniens,
sa position est plus antérieure, son orifice tympanique par lequel sort le
tendon du muscle est situé au-dessus du bord postérieur de la fenêtre ovale.
L’appareil vestibulaire ne présente que de faillies variations chez les
Primates. La méthode vestibulaire nous apporte cependant la possibilité
de les matérialiser. Nous nous en tiendrons à la mesure des trois angles
thyridien, de relèvement de la fenêtre ovale et ampullaire. L’angle thyridien.
Source : MNHN, Paris
318
R. SABAN
quoique montrant quelques oscillations chez les Prosiiniens
30 à 35°, Lémuridés 35 à 37-, Inclrid.s 15 à 30- Dm .1 / P «^ £ . mes
skies 38 à 47-, Tarsiiformes 30") et les Simiens’ (Platyrhiniens
morphes 52", Anthropomorphes 12 à 11-, Homme 60") de même aue iÇ'T
de relèvement de lu fenêtre (Tupaïformes 25-, Lêmuridès 30" in i -îi ?! c
à 30», Daubentoniidls 50», Lorisiformes 20 à'sdffiiS'ï»
rhmiens 29", Cynomorplies 29". Anthropomorphes 10 à 15 - hI’
mettent en évidence la rotation du vestibule autour de Taxé V esS, ° 0)
cours de son évolution. L'angle ampuUaire (Tupaiifonnes '-> 0 " r ? •
20 », Indntks la a 20 », Daubenloniidis 17», JU,pisiformes 2ô“à t™*?- 5
formes 34°, Platyrhiniens 30°, Cynoinornhcs 42 " Aniw * Tarsu-
Homme 55 à 75»/traduit l'abàisinemX ^
Ces chaires nous penncLtenl .la,lire pari ,1c remarquer la forte
de Daubenloma et de Tarsius. spécialisation
La pneumatisation, d'abord très faible chez les Tupaiiforme*
de très petites cellules appartenant : nes ’ se compose
— au groupe pétro-masloïdien (une grosse cellule sans rom,, •
apparente avec le recessus fpilyinpanique reposante 'l'antre S ? 1 "
— aux groupes de l oreille moyenne. : mastoïdien) ;
carotico-labyrinthique (cellules précochléaires le lono
I entocarolidc, el sous-labyrinthiques sous la cochw! Canal de
labyrinthique (cellules supra-cochléaires autour du canal snn- •
£à£n “ rttr »-'^'' i ” l »l,ues auto„ï S d ~i
— au groupe de lécaillr (petites cellules dans sa portion ,
plus nombreuses dans l’apophyse zygomatique). 1 11 Vertl cale,
Chez les Lémuriformes elle, s’accroît légèrement- r,„u
de plus grande dimension, communique avec le recessus / ™ a5t °Mien.
raissent chez Lepilemur et Chmwgakm des cellules pcrlantraks qu ' a PP“-
Avec les Lorisiformes la pneumatisation fait un nouveau no, , .
est entoure de grosses cellules pcrianLrales cl mastoïdiens ,„ L “J™
pétro-mastoldienne, fortement souille,., comprend de „l„, “ ' la re S»>n
liculc D 4 qui communique avec la cavité lympanique. Des ceUukÏÏÎf diver '
carotidien : sous-tubaires, tympanales (absentes chez Loris etïr 1 grou P e
et prc-carotidiennes font leur apparition. Très n eu nnmh J Gala §»dcs)
Lorisidcs, ces dernières envahissent tout le diverticule nï** cllez les
tympanique chez les Galagidts. Par contre la pneumaUsatinif 1118 1 W>-
chez Tarsius, pnmnpalemenl dans la région pclro-mastoldienne „o ? duit
que 1 antre et quelques petites cellules périantrales tandis on» f Ubaste
de très petites cellules supra-carotidiennes dispersées le lom, î* tr "“ l
transversal, entre le canal de l entocarotide et la cochlée ë ° U se P tum
A partir des Platyrhiniens, le type humain semble déjà acquis ,
matisation devient 1res importante quoique les cellules soient L pneu '
nombreuses dans les régions pétro-masloïdienne et de l’écaille p n encore peu
dans le diverticule D a du sinus hypotympanique entièrement 6 pro 6 re sse
les cellules du groupe carotidien (sous-tubaires, pré-carotidien ° CCUpé P ar
Source : MNHN, Paris
TEMPORAL DES PRIMATES
319
carotidiennes), et autour de l’appareil vestibulaire où se rencontrent les
cellules des groupes carotico-labyrinthique (pré-cochléaires et post-caroti¬
diennes) et labyrinthique (supra-cochléaires, de la crête du rocher et rétro-
labyrinthiques).
Chez les Catarhiniens, la division cellulaire ne cesse de s'accroître, prin¬
cipalement dans les régions pétro-mastoïdienne (cellules périantrales et
mastoïdiennes) et de l'écaille (surtout portion verticale). Les traînées cellu¬
laires trans-labyrinthiques apparaissent chez les Pongidés et l'Homme après
la disparition de la fossa subarcuala.
Le tympanal présente au cours de son évolution chez les Primates des
modifications rappelant son développement ontogénique chez les Catarhi¬
niens (Saban, 1955).
Dans un premier stade (Tupaiiformes, Lémuriformes), il est constitué
par l'anneau primordial, libre à l'intérieur de la bulle auditive. Son bras
antérieur se diversifie cependant chez Daubenlonia par la présence d'une
longue apophyse antérieure.
Dans un second stade (Lorisiformes), il s'exlériose et s'accroît pro¬
gressivement dans les différents genres. Sa partie exocrânienne, tout d'abord
limitée à la région du bras postérieur (Loris), s'étend tout autour de l’anneau
principalement vers l'avant ( Perodicticus , Galagidés), puis chacun des deux
bras accroît indépendamment son ossification jusqu'à former un long conduit
auditif externe dans lequel subsiste généralement une fente médiane ( Nycti-
cebus).
Dans un troisième stade (Tarsiiformes, Catarhiniens), l’ossification
se complète par la fermeture du conduit auditif externe (1) et le développe¬
ment de l’apophyse tubaire.
Voyons maintenant quelles sont les principales variations musculaires
en rapport avec l’os temporal enregistrées chez les Primates.
Le masséter, composé d’un nombre variable de couches souvent mal
individualisées par des aponévroses incomplètes chez les Prosimiens (Tupaii¬
formes 3, Lémurinés 2, Cheirogalinés 3, Indridés 6 formant deux grosses
couches, Daubentoniidés 3, Lorisiformes 2 à 3, Tarsiiformes 2) n'en comporte
plus que deux chez les Simiens. Généralement insérées sur toute la longueur
de l’arcade zygomatique, leurs insertions temporales se font normalement :
sur la face interne (Tupaii formes, Cheirogaléinés, Indridés, Daubentoniidés
Lorisiformes, Hapalidés, Catarhiniens) ou sur le bord inférieur (Lémurinés,
Tarsiiformes, Cébidés) de l’apophyse zygomatique, et dans la fosse massété-
rienne pour la couche profonde ; sur la face externe (Lémuriformes, Lorisi-
formes, rarsiiformes, Cébidés, Cynomorphes, Anthropomorphes) ou sur le
bord inférieur (Tupaiiformes, Hapalidés) de l’apophyse, pour la couche
superficielle ; sur le bord interne, pour la couche moyenne, lorsque celle-ci
existe. Chez l’Homme et les Pongidés, seule la couche profonde atteint
(1) Les Platyrhinions restent au stade de développement des Galagidés.
Source : MNHN, Paris
320
R. SABAN
l’apophyse zygomatique ; elle s’y insère sur la face interne, la fosse massé
térienne et le bord inférieur.
Le temporal montre dans son évolution une réduction du nombre de
ses couches (fig. 82) compensée par un épaississement de la couche profonde
Composé de trois couches (Tupaiiformes, Lémuridés, Indridés) il n’en com’
porte plus que deux (I)aubentoniidés, Tarsiiformes, Lorisiformes Pla
tyrhiniens) et se réduit à une (Catarhiniens). Dans le premier cas ’ il est
composé d’une étroite couche superficielle ou zygomatique, d’une couche
profonde et d’une couche moyenne la recouvrant partiellement moins déve
loppée chez les Tupaiiformes. Dans le second cas, il comprend, soit deux lara
couches se recouvrant mutuellement (Daubentoniidés, Tarsiiformes rvT
morphes parfois), soit une étroite couche superficielle ou zygomatiaue m
et une large couche profonde (Lorisiformes, Platyrhiniens) Les insertû)
Fig. 82. — Repr&
•éscntation schématique ,les types .le muscle lemnoral „„„„ . ,
Tupaiifoimes, lémuridés et Indridés. B : Daubentoniidés etaW° F h0Z les
les et Platyrhiniens. D : Catarhiniens. 1 la rsuformes.
u zygomatique ; 2, couche moyenne ; 3, couche profonde.
de la couche profonde débordent largement l’écaille temporale T
zygomatique s’insère dans la gouttière zygomatique. Les fibres '*1 C ° UC , he
superficielles fusionnent avec la couche profonde du masséter on S P ‘ US
des insertions secondaires sur la face interne de l'aponhvse 7 vmï >rei i? ent
chez les Tarsiiformes et les Catarhiniens. y Ygomatique
L’atloïdo-mastoïdien ne se rencontre que chez les Prosimiens à 1 -
ti°n des Cheirogaléinés, de Nyclicebus et des Galagidés. Très grêle ch C ? Cep '
il se présente généralement sous la forme d’un étroit ruban insér * Loris '
ment sur l’aiiophyse inastoïde, en avant (Tupaiiformes) au-dessus ?T male '
rinés), en arrière, ses insertions principales se faisant alors souibn .
ment du torus occipital (Indridés, Daubentoniidés et Tarsiifo 0l0nge '
sur l'apex (Perodicticus et Loris). Lorsqu’il existe chez l'Homme™ 16 ^ ° U
rare, il prend appui sur l’éminence juxta-mastoïdienne. ’ Cas très
Le sterno-cléido-mastoïdien est un muscle très complexe par le nn
ses chefs, leurs destinées et leurs insertions crâniennes. D’une comno’t- 6 de
riable à l’intérieur des groupes (voir tableau p. 322), il montre cepend ° D V3 ’
(D i
couche zygomatique est inconstante chez
> Platyrhini
Source : MNHN, Paris
IPORAL DES PRIMATES
321
assez grande homogénéité entre les Tupaiiformes et les Lt murine s • entre
les Daubentcmudes et le Gorille; entre les Lorisiformes ( Galago excepté)
et les Cynomorphes ; entre Galago et les Hylobatidés ; entre les Tarsü-
"■ ‘' 0ranB: " ,0inS " eUC “‘«feCheirogaléinés,
Le digastrique, dont nous ne considérerons que le ventre postérieur
IZtVr?? “ r /, a , ré r gl0n P^ro-mastoïdienne, dans la rainure digastrique ’
médlSie ^nuMp ’l- fuSlforme> 11 se tenn ine par un long tendon inler-
mediaire (2) qui le relie au ventre antérieur. Ce tendon envoie quelques
libres au muscle stylo-hyoïdien (Tupaiiformes, Lémuridés Indridés, Hapa-
lidrs), mais le traverse (Gorille, Homme) et se fixe alors sur l'hyoïde.
ProSmilnJf ?T C - , Slyllens ’ lc stylo-mastoïdien n'existe que chez les
ÏÏ Z r Lü, ; ,s ! (I( ' s et l'arsiiformes (3). 11 représente un muscle très
^ ^ tendu enlre le boni Postérieur de l’apophyse sly-
loide et 1 extrenute de 1 apophyse mastoïde.
co'nplexus, situé sous le splénius, se rencontre chez tous les
narfnis sur i P In ? l!re généralement au crâne sur l’apophyse mastoïde mais
J inHr-H c T P™' on genieiit temporal du torus occipital, en arrière de celle-ci
(Indridts, rarsufomies Platyrliiniens). Chez les Galagidés, il est beaucoup
moins externe et n atteint pas la région pétro-mastoïdienne.
Le muscle du marteau présente six types différents (fig. 83) :
— 1° Tupaiiformes : formé de trois faisceaux musculaires qui s’insèrent
séparément avec le ligament antérieur sur le col du marteau, sous l'apophyse
grele, il comprend deux faisceaux longs contenus dans la gouttière malléo¬
laire avec le ligament antérieur, et un faisceau court, triangulaire, fixé
sur le bord tympamque de la gouttière.
. 2 °, Len } un formes, Tarsiiformes : c’est un muscle unique situé dans le
d ! l ,. tympan ’ constitué de fibres longitudinales solidement
fixe es dans la gouttière musculaire. 11 se termine devant la fenêtre ovale
par des fibres courtes ascendantes formant un cône dont l’axe est perpen-
?nrlnn re r.n UX ? nglle ' s ’ 11 s ’ insère sur le manche du marteau par un
Îa^ gouttière ÏÏSiÏL ' tym, ’ an ' U Iigament ant<Jrieur
AiJZjï I ff lx '{ ,,rmi ' s : H est constitué par deux systèmes musculaires
. « .P. us im P or tant est de type lémuriforme, mais plus grêle
f £ < anS . Sa |,artlc l ,osUrieure - L ’autre, très grêle, de type tupaii-
wlli!??-' qUG CS deux faisce aux accompagnant le ligament anté¬
rieur dans la gouttière malléolaire.
fr!S^ lmen 'l : ü se coni P ose de deux faisceaux logés dans la
8 rnnt S rr U / a î re ’ un épais * interne - l'autre mince, externe, le recou-
'^Sr nt ' I ; UUr lernuna ison se fait par un tendon commun ascendant,
maintenu par une large bandelette ligamentaire, fortement inséré en éventail
(2) Court Xz t lM°CyMmo ft rphœf° ,liid ' !a 0t T “ reiifonne8 -
pl.ys!' styMdrparunl^^tT.^Krfle 1 "^ , ' lpl . , °'' t , av ‘‘ c lc 'vmplacoment ^
MÉKomEs dc Mcxécm. - yltolTr^îx le b0,,qUCt * i{i0lan -
Source : MNHN, Paris
Tableau montrant la répartition et l’insertion crânienne des chefs musculaires
du sterno-cléido-mastoïdien chez les Primates.
-: séparation des plans superficiel et profond.
Abréviations : ap. mast. : apophyse mastoïde ; to. occ. : prolongement mastoïdien du torus occipital.
Catégorie Nb. de Désignation
de Primates chefs des chefs musculaires
Nb. de Insertions
COUCHES CRANIENNES
Tupaiiformes
Lémurinés
Cheirogaléinés
Indridés
Daubenlonia
Tarsiiformes
Platyrhiniens
Cynomorphes
Hylobatidés
Orang
Gorille
Chimpanzé
Homme
4
2
2
3
2
2
4
sterno-mastoïdien (large-mince)
cléido-mastoïdien (étroit-épais)
sterno-mastoïdien (étroit-épais)
cléido-mastoïdien (étroit-épais) 1
sterno-mastoïdien (étroit-minee)
cléido-occipital (large-mince)
sterno-mastoïdien (épais)
cléido-mastoïdien (épais)
cléido-mastoïdien (large-mince)
sterno-mastoïdien (large-mince)
' sterno-mastoïdien (épais)
cléido-mastoïdien (épais)
sterno-mastoïdien (large-épais)
+ sterno-occipital fusionnés
cléido-mastoïdien (largo-épais)
^ cléido-occipital (large-mince)
^ sterno-mastoïdien (étroit-mince)
1 cléido-occipital (large-épais)
8terno-m astoïdien (ét roit -épais )
2
2
2
2
2
au-dessus ap. mast.
ap. mast.
bord ant. ap. mast.
pointe de l'ap. mast.
(aponévrose -*■ to. occ.)
ap. mast.
bord post. ap. mast. et to. occ.
ap. mast.
ap. mast.
bord post. ap. mast. et to. occ.
ap. mast.
ap. mast.
ap. mast.
ap. mast. et to. occ.
ird post. ap. mast. i
to. occ.
ap. mast.
bord post. ap. mast. et to. occ.
ap. mast.
sterno-mastoïdien (fusiforme)
cléido-mastoïdien (fusiforme)
cléido-occipital (large-épais)
sterno-mastoïdien (fusiforme)
sterno-occipital (large)
cléido-mastoïdien (fusiforme)
ap. mast.
2 ap. mast.
bord post. ap. mast. et to. occ.
partie ant. ap. mast.
bord post. ap. mast. et to. occ.
2
ap. mast.
sterno-mastoïdien (fusiforme)
ap. mast.
cléido-occipital (fusiforme)
bord post. ap. mast. et to. occ.
sterno-mastoïdien (large-épais)
+ sterno-occipital fusionnés
bord post. ap. mast. et to. occ.
cléido-mastoïdien (fusiforme)
ap. mast.
sterno-mastoïdien (fusiforme)
sterno-occipital (large-épais)
cléido-mastoïdien (fusiforme)
cléido-ocoipital (large-épais)
ap. mast.
occipital
ap. mast.
occipital
(1) Parfois 4 par dédoublement du sterno-mastoïdien formant ainsi 3 couches.
Source : MNHN, Paris
324
K. SABAN
Fia. 83. — Morphologie du muscle du marteau cher. les Primates. A : Tunailfe.» ^
muriformes. C: Lorisiformes. I): Tawliformos. K : PlatyrhWe.i » ■ Lé-
cynomorphcs. G : Catarhinicns anthropomorphes. H : Homme. ' ’ ' ,ata|, hi nions
1, ligament antérieur du marteau ; 2, corde du tympan ; 3, manche du marteau
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
325
sur le bord de la gouttière et servant de poulie. Le ligament antérieur
emprunte la gouttière malléolaire.
5° Cynomorplies et Anthropomorphes : il est composé dans ces deux
groupes, de quatre faisceaux musculaires réunis en un tendon commun qui
s'insère de plus en plus près du col du marteau, maintenu par un bourrelet
de tissu conjonctif attaché très solidement par une bandelette fibreuse
aux bords de la gouttière. Ce tendon se double chez l'Orang d’un petit
ligament qui s'attache au bord du cadre tympanal.
Chez les Cynomorphes, il comprend un mince faisceau recouvrant, fixé
sur les bords de la gouttière, un faisceau interne fortement tendineux, divisé
en deux et un faisceau externe plus petit.
Chez les Anthropomorphes, il est formé d’un muscle interne, étroit,
enveloppant un important muscle central fusiforme, et d'un muscle externe
recouvrant un étroit faisceau situé au fond de la gouttière. Les deux premiers
ainsi que le dernier sont fortement tendineux.
Le ligament antérieur emprunte la gouttière malléolaire dans les deux
cas.
6 0 Homme : il se compose de trois tendons, antérieur, intermédiaire
et postérieur, le premier fixé au col du marteau, les deux autres sur le
manche. L antérieur et le postérieur s'insèrent directement au fond du
bec de cuiller, l'intermédiaire se termine à l’intérieur du canal par un muscle
formé de quatre faisceaux dont deux ou trois s’insèrent au fond du bec.
Un système musculaire de couverture fixé sur les bords du canal s’intégre
au tendon antérieur.
Le ligament antérieur suit la gouttière malléolaire. Le bec de cuiller
semble plutôt servir d'insertion musculaire que de système de poulie.
Les traits les plus caractéristiques de l'évolution du système carotidien
chez les Primates portent principalement sur le mode de division de la
carotide commune et la position de l’artère occipitale ; la bifurcation de
la carotide interne en artère stapédienne et entocarotide restant l’apanage
des Prosimiens (Plumer excepté). La carotide externe ne présente par elle-
même que peu de variations si ce n’est l'apparition de l’artère méningée
moyenne, issue de la maxillaire interne à partir des Tarsiiformes, et l'absence
de tronc linguo-facial chez l'Homme, ces deux artères provenant alors séparé¬
ment de la carotide externe.
Nous pouvons ainsi considérer trois types différents parmi les Prosimiens,
deux parmi les Simiens :
Prosimiens.
1° La division de la carotide commune s’opère par bifurcation en donnant
la carotide interne et la carotide externe, l'occipitale naissant de cette der¬
nière (Tupaiiformes et Daubentoniidés).
2° La carotide commune se divise en trois artères principales : la carotide
interne, la carotide externe et l'occipitale (Lémurinés, Indridés et Tarsii¬
formes).
Source : MNHN, Paris
326
R. SABAN
30 La carotide commune se sépare en quatre artères • carotide intor
formes) 6 anténeur8, carolide externe et occipitale (Cheirogaléinés et Lorisi’
Simiens.
1» Après la bifurcation de la carotide commune en carotide lot»,
carotide externe, cette dernière se subdivise rapidement pour donner v ®
eulaire postérieure d'oil est issue l'occipitale (Platvrhiniens rvr,™ „ ï""
Anthropomorphes sauf Orang). ' umens, Lynomorphes,
postMemï rora " 6 " 1HOmme ‘'° Cd,,ili “ e “* l'auriculaire
Par contre l'évolution de la circulation veineuse est surtout h •
par la disparition du sinus pétro-squameux nui s'opère nroor..,'
chez les Platyrhiniens et devient définitive chez les Cnlarhiniens® Pu ment
avec ce phénomène la jugulaire interne prend davantage ,iimV 0 Z'L° rt
drainant a elle seule la presque totalité du sang veineux cérébral i „ ? î a “ ce -
chez les Prosimiens, la jugulaire externe est très dévdoppée pn "Ù™ 6 '
partiellement le sang cérébral par le truchement du sinus nétro “ lrame
et la majorité du sang de la tète par l'intermédiaire des veines
temporale superhcielle et auriculaire postérieure maxillaire h,! 1 (1 >'
gual, (2) et faciale. Les r,heiro B alé„„ P s et le, LonXmTse
par la présence de veines émissaires du sinus caverneux cnnn ,1 . gUent
la jugulaire externe, à travers le trou déchiré antérieur ° nflUant vers
II. - FORMES FOSSILES
L'examen des formes fossiles, limité à celui des
d'observer sur la région temporale des similitudes
les formes actuelles, pouvant montrer certaines
gnees.
■sou entre elles, soit avec
affinités ou des conver-
Le, Anagalidés (Anagalopsts du Paléocène, Anamlt de i™
présentent des caractères propres d'une part aux Tnna»f« * u “S°eène)
stérieure du trou carotidien, rériuelinn . 1 .. i* ?.. ,fonnes (position
pununwii, v.Lc tc.iai.fue!, propres ri une part aux Tuoaiifn
postérieure du trou carotidien, réduction de la région néir„ eS . <positio "
forme de 1, bulle chez Anai/abpsis), d'antre part aux I émmifnr r ° Mlenne .
mastoïde nette, apophyse post-glénoïde épaisse, f'osse £ , ’ï h, “
absence de gouttière exocrânicnne du facial), ou aux doux ri, , ltroito .
uums (absence
xceptlon
(1) Elle so déverse dans la jugulaire interne chez les Lémurifon
Daubentonia où elle va dans l’auriculaire postérieure.
(2) Seulement chez les Tupaiiformos ; dans tons les autres cas 11 • .
j,»„. lre nré.rrtr „„r „,„ u ,„„r ,«4,
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
327
de conduit auditif externe, anneau tympanique libre à l'intérieur de la
bulle, position périphérique des orifices de la bulle). Ils ont conservé par
contre certains traits archaïques puisque se retrouvant soit chez les Insec¬
tivores (bulle spacieuse composée d’une seule cavité sans septum, absence
de canal tubaire, présence du rameau inférieur de l’artère stapédienne),
soit chez d'autres fossiles tels que Plésiadapidés, Mégaladapidés et Archaeolé-
muridés (ouverture de la gouttière malléolaire à l'extrémité antérieure de
la scissure de Glaser) ou Adapidés (robustesse de l’apophyse zygomatique).
Plésiadapidés
Les Plésiadapidés ( Plesiadapis du Paléocène) se montrent très Lémuri-
formes par de nombreux caractères (forme ovoïde de la bulle auditive bien
individualisée, position postéro-externe du trou carotidien et postérieure
du trou déchiré postérieur, recessus épitympanique vaste et profond, divi¬
sion du sinus hypotympanique en diverticules (1) avec septum longitudinal
incomplet), mais plus particulièrement Lémuridés (absence du trou supra-
glénoïdien), Indridés (morphologie de l’apophyse zygomatique, canal de
Jacobson individualisé) et Daubenloniidés (région pétro-mastoïdienne,
fosse gknoïde large et plane). Par d’autres, ils se rapprochent des Lorisidés
et des Tarsiiformes (dihiscence de l’aqueduc de Fallope, absence de trous
supra-squameux, bulle auditive constituée par le tympanal et le rocher,
long conduit auditif externe formé du tympanal et de l’écaille, apophyse
post-glénoïde inclinée sur le conduit auditif) et même des Catarhiniens
(apophyse masloïde puissante, fossa subarcuata réduite comme chez Papio).
Malgré cela, ils restent encore très primitifs, semblables à leurs contemporains
les Anagalidés (présence du rameau inférieur de l’artère stapédienne (2),
gouttière malléolaire s’ouvrant à l’extrémité antérieure de la scissure de
Glaser).
Notharctidés
Avec les Notharctidés ( Notharctus, Smilodedes de l’Eocène) le type
Lémuriforme semble s’être dé finitivement établi. Tout en conservant une
fossa subarcuata réduite comme chez les Phsiadapidés, ils ont acquis le type
de division de la carotide interne que l’on retrouve chez tous les Prosimiens
actuels, c'est-à-dire sa bifurcation en artère stapédienne dont le trajet
se fait entre les bras de l'ctricr, et entocarotide. Le rameau inférieur de
l’artère stapédienne a disparu. Par contre la division du sinus hypotym¬
panique en diverticules et la pnsence du septum longitudinal incomplet,
déjà effective chez les Phsiadapidés, ne semblent pas s’être modifues, le diver¬
ticule D, sous le canal tubaire étant vraisemblablement absent. Par tous
(1) Il no «omble cependant pas y avoir do diverticule D, sous le canal tubairo, ce dernier
étant encore très court.
(2) L’artère stapédlonne ne posso d’uillcurs pas entre les bras de l’étrier, son trajet suit
le bord antérieur de la fenêtre ovale.
Source : MNHN, Paris
R. SABAN
les autres caractères, sauf l'apophyse masloïde très volumineux
matique, ils sont semblables aux Léinuriformes actuel* e . e . et Pneu-
Lémuridis (constitution et morphologie .1,- la bulle auditive annea.^f 1 ” 6111
nique a 1 intérieur de la bulle, disposition des orifices de la bull! l ?™ pa -
de conduit auditif externe, méat auditif très la 7Lî f , C ' absence
de la tente du cervelet, morphologie de l'apophyse zvuomnt^ osslflcat »on
son apophyse post-glénol'de soit plus important^ ïl de'ÏÏ racine’tooT^së)'
Adapidés
Les Adapidés (Adapis de l'Eocéne et Pronucliccbus du Mi™- y
portent, en plus des caractères' propres à 7ZZÙS £. *ÎÏSS C °""
(constitution de la huile auditive, trou sui.ra-sciiiamcv Limurifo ™es
nique à l'intérieur de la bulle, absence de cënduët auditif' tyn, i ,a '
du sinus hypotympauique eu trois diverticuîes«m ■? iyUio ”
disposition des orifices de la In,Ile, division de la carnfidè il? >n « ltu <Jnial,
stapédienne et enioearutide). ceriain, L”s carauUrirttauS teVS
(fosse glénolde, absence de canal de Jacobs,m, gouttière màllè, lairT imund “
épitympamque, canal |,o S t- e lè„„idie„ simple) et des Indridés fmorTt S,US
del apophyse zygomatique, quoique I.. post-gKnoIdë » t
coup plus épaisse, en forme de lubereiile) fis ,-L ,12? 11 1C1 l>eau-
l'importance et la pneumatisation de l'iqmnhvsc masluMu epe “ da,lt Par
Prcmjdicebm, rappelant relie des CatarhiE ' surt ° a t chez
Nécrolémuridés
Les Nécrolémuridés (Necrolcmur de l'Itocène), classés dan, i , .
formes par Hurzeler (1916, 1918), sr ouïrent, ,1'aprés l o rërh J lHnuri -
proebes des Tarsnfor,nés par la morphologie de la régiim t,™ï très
rejoignons ainsi les vues de Simons ( 1961 ) "t leur,,.,,,,'- tu "l >oral e. Nous
de caractères fondamentaux propres aux Tarsiifonnes (tZ^Zre ' maiorité
absence de trous supra-squameux, gracilité de l'on ,,n . P mcatu I l ".
fosse glénoïde hémisphérique el proloude, apopSyse SlSS Zy S“ ma tique,
gouttière du facial s,.para,il la région lutru-uiLfotdien'uZte lë'î ï?
volumineuse limitée par le lympaual cl le rucher, division du s ' bulle
lympanique en un grand diverticule antérieur I) i , us hy Po-
tympan par le sepluin transverse légèrement oblio!,r ni i , 3 caisse du
riorisé se prolonge en un long comteil .. eS™ c’y „
du trou déchire anterieur, canal antérieur de la rord/rf. i q * absen ^e
par la gouttière malléolaire qui s'ouvre à l'extrémité de h sr' yn,pan f °rmé
raiialieule du rameau auriculaire du pneumogastrique dèbou Eî ,‘? Iascr '
mite interne de la gouttière du tarinl) ; mais d'autres traits Z,, ‘ ? 1 «tré-
lorisiformes (région pé tro-mastoidienne 1 rés .uni 11, e ir„„ ,,, , . V| ’"l IK 'nienr
la paroi interne de la bulle, au-dessus du irou déchiré posâïtefî^ dans
i ll | ir). Le trajet
1,1,18 Postérieur
(1) Ce sep
que chez Tarn :
n suit le trou carotidlet
i, d’où son obliquité.
it do type lorisifoime, iloni
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
329
intra-bullaire de la carotide interne se fait suivant le type prosimien géné¬
ralisé, elle se divise sur la cochlée en artère stapédienne et entocarotide
qui suivent des canaux osseux comme chez les Tupaiiformes et les Tarsii-
formes. De même, le canal de la pyramide (muscle de l'étrier) communique
directement avec I exocrânedans la gouttière du facial, comme dans ces deux
groupes, tandis que le canal de Jacobson n'est pas isolé du canal carotidien
se rapprochant ainsi des Lémuridés et des Galagidés.
Lémuridés
Les Lémuridés, représentés par des formes sub-fossiles de Madagascar
(Pachylemur du Pléistocène), ne diffèrent principalement des actuels que
par leur plus grande taille. Toutefois deux caractères peuvent être relevés :
1 absence de trous supra-squameux et l'amorce d’une apophyse antérieure
à la base du bras antérieur de l'anneau tympanique, apophyse se retrouvant
chez 1 Hadropithèque, mais devenant très importante chez Daubenlonia
et Megaladapis où elle pénètre à l’intérieur du canal tubaire.
Indridés
Les formes sub-fossiles de Madagascar comprennent :
d une part Me.sopropiihcr.iis (Pléislocène) qui présente la morpho¬
logie typique des Indridés actuels (particulièrement Propithèque). Quoique
d une taille comparable il montre cependant certains caractères plus accen¬
tués (apophyse mastoïde, torus occipital, apophyse zygomatique, mcat
auditif externe) à l’exception de la fossa subarcuata qui est plus réduite;
d autre part Palacopropithecus et Archacoindris (Pleistocène), rangés
également parmi les Indridés, se distinguent par un mélange de caracté’res
très disparates montrant de très nombreuses convergences avec les grands
Singes, en dehors de leur très grande taille et de leur massivité. Il semblent
pouvoir être considérés comme une fin de rameau. Atteints de gigantisme,
ils se montrent à la fois très archaïques et très évolués, mais conservent
certains caractères de type lémuriforme auxquels s'ajoutent diverses spé¬
cialisations qui leur sont propres.
1 ° Caractères archaïques se retrouvant chez les Plésiadapidès.
Division de la carotide interne sur la cochlée en artère stapédienne
qui contourne le bord antérieur de la fenêtre ovale, et entocarotide sub¬
divisée en plusieurs rameaux ; l'un, se dirigeant vers l’orbite, à travers les
canaux tubaire et alisphénoïde, représente le rameau inférieur de l’artère
stapédienne; les autres pénètrent dans l’endocrâne.
Absence du diverticule D, du sinus hypotympanique (également
chez les Notharctidés).
Absence de trous supra-squameux chez le Paléopropithèque (également
chez les Lorisiformes, les Tarsiiformes et les Simiens).
Source : MNHN, Paris
330
R. SABAN
— Puissante apophyse post-glénoïde en forme de tubercule collé contre
le conduit auditif externe (egalement chez les Mégaladapidés). 6
— Déhiscence partielle de l'aqueduc de Fallope (également chez w
Lorisidés).
2° Caractères de spécialisation.
— Présence d’une muraille latérale formée par le tympanal qui recouvre
tonte la face inferieure du rocher et se prolonge en un long conduit auditif
externe regardant vers le bas. Ultu
— Volumineuse apophyse tubaire avec digitations.
— Position latérale du trou carotidien.
3° Caractères typiquement lémuriformes.
— Division du sinus hypotympanique en diverticules avec un
longitudinal incomplet. n se Ptum
— Recessus épitympanique vaste et profond.
— Pos “°” P°i®rieure <Iu trou déchiré postérieur, mais plus Mrti
euhèrement de type mdndé. 1
murMéfr 56 8l “° Ide Pr ° f ° nde 61 h<:mis P hé, 'iqt'= (également Arehaeolé-
— Trou post-glénoïdien multiple avec système comulexe „
(également Mcgaladapidés et Archaeolémuridés). ' 6 canaux
— Nombreux trous supra-squameux chez Archaeoindris .
muridcs) anal dC JaCObS ° n iS ° lé (é 8 aIement Mcgaladapidés et Arehaeolé'
— Sortie de la gouttière malléolaire au milieu de la scissure H* cm
(également chez les Catarhiniens). e de Glaser
— Ossification de la tente du cervelet chez Palaeopwpilhecm seulem™,
— Aqueduc de Verga très important (également chez les , ment -
— Canal du muscle du marteau bien délimité.
4° Caractères évolués que l'on retrouve chez les Catarhiniens
culièrement chez les Pongidés et l'Homme.
mais pi us parti _
— Absence de bulle auditive.
— Apophyse mastolde très importante et très pneumatisé.
— Forte pneumatisation de toute la région pétro-mastoM»™
antre mastoïdien volumineux (également chez les Mégaladanidé \ aVec
— Absence de fossa mban.mta (également chez les Mégaladanirté s
— Apophyse zygomatique très puissante surtout chez a ‘ a ,
(également chez les Mégaladapidés). rc haeoindns
— L'alisphénoïde ne recouvre pas la face cérébrale
du rocher (également Lorisiformes et Tarsiiformes).
— Présence d’une artère méningée moyenne (également
siiformes et les Platyrhiniens).
endocrânienne
chez les Tar-
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
331
Archaeolémuridés
Ces formes sub-fossiles de Madagascar (Archaeolemur et Hadropilhecus
du Pléistocène) présentent, à côté de quelques caractères primitifs rencontrés
soit chez les Anagalidés (gouttière malléolaire s'ouvrant à l'extrémité anté¬
rieure de la scissure de Glaser) soit chez les Pachylémurs (trou supra-squa¬
meux unique, élargissement du bras antérieur de l'anneau tympanique
en une apophyse antérieure chez l'Hadropithèque seulement), ou évolués
de type catarhinien (apophyse mastoïde développée), un ensemble de traits
typiquement lémuriformes (positions postéro-externe du trou carotidien
et postérieure du trou déchiré postérieur, tympanal formé d'un anneau
tympanique libre dans la bulle, large fossa subarcuata, vaste recessus épi-
tympanique, division du sinus hypotympanique en trois diverticules D,,
D 2 , D 3 avec septum longitudinal incomplet, division du canal carotidien
sur la cochlée en deux canaux déhiscents pour l'artère stapédienne et l'ento-
carotide), mais plus particulièrement de type indridé (apophyse zygoma¬
tique très puissante, fosse glénoïde hémisphérique, trou post-glénoïdien
multiple, apophyse post-glénoïde lamelliforme, région pétro-mastoïdienne,
bulle ovoïde très spacieuse constituée du rocher, canal de Jacobson isolé,
ossification de la tente du cervelet en crête de coq, canal du muscle du marteau
à bords relevés), ou lémuridé (faible tubercule zygomatique antérieur,
faible recouvrement de la face cérébrale du rocher par l'alisphénoïde).
Mégaladapidés
Avec Megaladapis du Pléistocène de Madagascar, nous sommes à nou¬
veau en présence d'une forme géante dans laquelle se rencontre un mélange
de caractères primitifs, évolués, et typiquement lémuriformes, voire tupaii-
formes. 11 semble pouvoir être considéré aussi comme une fin de rameau.
Les Mégaladapidés ont conservé quelques caractères primitifs ren¬
contrés chez les Anagalidés (gouttière malléolaire s’ouvrant à l'extrémitc
antérieure de la scissure de Glaser, positions postérieure du trou carotidien
et postéro-interne du trou déchiré postérieur) ainsi que certains amorcés
chez Plesiadapis et devenus, chez l'Archaeoindris et le Palaeopropithèque,
des caractères de spécialisation (tympanal épais formant un long conduit
auditif externe dirigé vers le bas avec exostoses latérales, apophyse post-
glénoïde très développée, collée contre le conduit auditif externe et traversée
par un canal post-glénoïdien complexe).
Ils présentent en dehors d’un caractère tupaiiforme (ouverture de la
fossette sacculairc sur la crête falciforme au fond du conduit auditif interne)
certains traits typiquement lémuriformes (petite apophyse mastoïde,
vaste recessus épilympanique, division du sinus hypotympanique en trois
diverticules 1),, I) 2 , D 3 avec septum longitudinal, pneumatisation cependant
plus poussée, surtout dans la région pétro-mastoïdienne où existent de
nombreuses cellules péri-antrales), mais plus particulièrement de type
daubentoniidé (longue apophyse antérieure du tympanal pénétrant dans
Source : MNHN, Paris
332
R. SABAN
le canal tubaire, ossification de la tente du cervelet sous forme de linmilat
ou indridé (trou supra-glénoïdien, très nombreux trous supra-sauanW
important aqueduc de Verga). 4 x ’
Ils montrent d'autre part un certain parallélisme avec les Simiens (étroit
canal du muscle de l'étrier situe très près de la fenêtre ovale, faible rern,
vrement de la face cérébrale du rocher par l'alisphénolde) ; mais si loutefok
le schéma du trajet intra-bullaire de la carotide interne est remarmiabl.
par l'absence du rameau stapédien (I) et si l'entocarolide est ]■ „
à pénétrer dans l endocrâne, celle-ci est d'une faible section et sa toooorani V.
reste primitive (trou carotidien 1res postérieur, trajet marqué mr
simple gouttière traversant toute la cavité tympanique, sur la cochléc et
le long du septum longitudinal) ; de plus un rameau inférieur s'en d'ta h
dans l'endocrâne et emprunte le canal vidien pour se porter ••vocrânial.m.m
ver» l’orbite à travers le canal alisphénofde. Malgré celle rSr cS
e«r reconnaissons des caractère, de type Pongidé (apophyse aygoma
tique très puissante se retrouvant d'ailleurs riiez le PalaeoiirnniM,»
rArchaeoindris, fosse glénoïde marquée par une gouttière profonde? absence de
bulle auditive, la paroi inferieure de la cavité tviiiiianiaue étant c .
tuée par le tympanal et le rocher, absence de fossi miïafcuàta L.E
retrouve d'ailleurs chez le Palaeopro|)ithéqnc, canal du muscle dn marteau
limite par une lamelle osseuse chantournée). m arteau
Galagidés
Ils sont représentés par Progala)o du Miocène. Ce fossile possède déii
tons les caractères spécifiques ,1e la majorité des Lorisidés (Galagidés i?
Perodiclicus) mats surtout ceux de IM,,,,,,. Toutefois il reste plus S,.' 1 ,
par sa région petro-mastoldienne moins gonflée et la position diiZs v
postérieur qui au lieu d'être interne est encore pus érieim dech,rc
En définitive l'étude de la morphologie du temporal des Primates „
permet de voir dans les Proshincns actuels une lente élnhnr»ti„
forme humaine, celle-ci étant pratiquement acquise chez les sû, la
partir des Platyrhiniens. es blm ‘ens, à
Cetle évolution est guidée par l’accroissement de la pneumati.ee-
augmentation de volume de l'apophyse mastolde, le déleloppEe nl T,’
la simplifiealion du système carotidien en corrélation avec son déni 1
et sa translation vers l’avant, la réduction du sinus hypotymrafom™ 6 "*
isolement du diverticule I). et son absorption dans le cET, “ q ï e > ,ar
réduction du système de la jugulaire externe compensée par l'arcrnh. ' la
du système de la jugulaire interne. P accroissement
(1) Ooci pourrait être considéré comme une similitude avec Phancr mais eK
existe une énorme carotide antérieure pénétrant dans l'endocr&ne parle U'oudéchLVanâ ern '° r
Source : MNHN, Paris
ACTUEL
TUPAÏFORMES LÉMURIFORMES IORISIFORMES TARSIIFOR
\ if ^ f
MES
Pléistocène
Megoladapidés \ \ p . . J \ \
’ \ V. Mesopropithecus Je. Palaeopropithecus \ \
\ \ V \ Archaeolémuridés / Archaeoindris \ \
\ \ \\ \ / / W
Pliocène
i \ ? \ ? / / W
Miocène
\ \ \ Pronyc
P lcJés / / ProgalagoV
ticebus J ; ^
Oligocène
Anagale \ \
/ / \
Eocèn.
\ À \ NoiharctidésX
\ \ Ad
/ / Necrolemur
pis /
Paléocène
Anagalopsis »
?
Plesiadapis
Crétacé
"""
Fig. 84. — Essai d’interprétation phylogénétique des Prosimiens d’après les caractères de la région temporale.
Source : MNHN, Paris
R. SABAN
Sans vouloir faire de systématique, notre étude n’étant que très partielle
nous relèverons cependant dons les formes actuelles l’importante spécS
lisation des Daubentonudcs parmi les Lémuriformes, et de grande.
Utudes entre Perodiclicm et les Galagidés parmi les Lorisiftmmes
L’examen paléontologiquc des genres se rapportant aux Proshniens
dont la posiLion peut etre matenaUsée par le tableau ci-contre (lin ans
nous fait ressortir dans les deux formes primitives présentes au Paléocèn,
Anagalopsis et Plesiadapis, des caractères d’affinité avec les TupaiifornS
e es Lemunforme, pour le prem.er, avec les Lémuriformes, les LorisiforSes
et les Tarai,formes pour le second. Ces deux fossiles, ayant en comnmn
certains caractères lémuriformes, ne peuvent être considérés comme Tes
ancêtres directs des Lémuriformes. Ils pourraient se situer dans des nhvî.
proches de celui do» les Lémuriformes seraient issus mais divemeLîï?
vers les Tupaiiforn.es, l’autre vers les Lnrisifnrmcs et les informes Un
Dans le premier pbylum. Anagale, plus archaïque, quoique plus Æeut
ïïpixsr ne seml,le i,ouvo,r “ situer dtectrs
Dans le second, Necrolemur, possédant une majorité de * ••
formes et quelques-uns lorisiformes, pourrait se placer au point de biwT
tl0n de ces (leux derniers phyla. Progalago, pour les mêmes raison. «
rait au point de bifurcation entre les Lorisidcs et les Galagidés' “ e ~
Reste le groupe complexe des Lémuriformes, qui présente un »» .,
assez homogène, forme des Adapidé., Notharetidès, Lcnmrid, s ?T We
lémuridés, Indridés, ainsi que des formes plus disMratea Th i A ; rc l'aeo-
(pas d’autre genre fossile connu), Mégaladapidés et le compSxe pâmeTT' 8
pithèque-Archaeoindns, constituant des fins de rameau T"
parallèlement au groupe. I.es Mégaladaphlés se rapprochent Ta „ * ! vol “e
le complexe Palaeopropithéque-Archaeoindris de Plesiadapis A 9a,0 P SIS -
(Laboratoire d Anatomie comparée
du Muséum i'Histoire Naturelle de Paris)
Source : MNHN, Paris
BIBLIOGRAPHIE
A
Adachi (B.), 1905. — Eine Anomalie des arcus zygomaticus. Zeits. Morph. Anthrop.,
t. 8, p. 276-278.
— 1907. —- Processus parietalis squamae temporalis. Zeits. Morph. Anthrop.,
t. 10, p. 485-488.
— 1909. — Beitràge zur Anatomie dor Japaner XII. Die Statistik der Mus-
kelvarietalen. Zeits. Morph. Anthrop., t. 12, p. 261.
— 1912. — Pas Blutgefassystoin der Japaner. Cenlralblatt. Anthrop., t. 17,
p. 345.
— et Hasebe (K.), 1928. — Das Arterionsystem der Japauer. Kyoto, Kais.
Japon. Unie. Kyoto, t. 1, 440 pp. (Suppl. : Acta Sch. vieil. Unie., Kioto,
1927, t. 9).
Adams (W. E.), 1957. — The extracranial carotid rete and carotid fork in Nyc-
ticebus coucang. Ann. of Zool. Agr., t,. 2, n° 2, p. 21-38.
— 1957. — On tlie possible homologies of the occipital artery in mammals,
with sonie remarks ou the phylogeny and certain anomalies of the
subclavian and carotid artories. Acta Analomica, t. 29, p. 90-113.
Aka (J.), 1914. — Etude anatomo-clinique sur le sinus latéral. Bordeaux, Thèse.
Akiba (T.). 1925. üeber die endokranischen Furchen der a. meningea media
bei Japanern. Zeits. Morph. Anthrop., t. 33, p. 343-359.
Axbrecht (W.), 1930. - Zur Frage der Pneumatisation des Mittelolires. Acta
Otolarynqologie. t. 14, p. 221.
— et Schwauze (M.), 1933. -Alliage and Pneumatisation. Arch. Okr-Nasen-u.
Kehlkopfheillc., t. 134, p. 50-60.
Alexander (G-.), 1895. - Beitràge zur makroskopiseken Prâparation des hàu-
tigen Labyrintlies des Mensohen. Arch. Ami. pkysiol., n° 2/3, p. 115-188.
— 1899. —- Ein Fall von Persistenz der arteriu stapedia beim Menschen.
Monatschr. f. Ohr., t., 33, n° 7, p. 273.
— 1902. — Zur Frage des post embryon al en Wachstumes des mensohlichen
Ohrlabyrinthes. Anal, lleft., t. 19. p. 569-578.
— 1904. —- Zur Keuntnis dor Missbildungen des Geliôrorgaues, besonders
des Labyrinthes. Zeits. Ohr.. t. 46, p. 245-253.
— 1905. — Ueber Anastoinosen des Blutgefàssystem des inneren und Mittel-
ohres. Arch. Ohr-, Nasen-w. Keldkopfkranckh, 1905, p. 122-124.
Alfandaky (J.), 1927. — Sur la persistance du sinus veineux chez le fœtus humain.
Arch. Anal. hist. embryol., t. 7, n° 1/3, p. 65-77.
AlmOUK (R.), 1933. — Evolution of the mastoïd tip cell as a eell System separate
from the remainder of the mast colis and its significance. Preliminary
report. Laryngoscope, t. 43. p. 797-799.
Altmann (F.), 1932. — Üeber Zwei seltene Anomalien der a. meningea media.
Zeits. Anal. Entwicklungsgesch., t. 97, p. 500-514.
— 1947. — Anomalies of the internai carotid artery and its branches, tlieir
embryological and comparative anatomical significance. Persistent
stapedial artery in Man. Laryngoscope, t. 57, p. 313-339.
Ambebg (E.), 1922. - Wittinaaek’s views ooncerning the normal and pathologie
examination of the temporal boue. J. Michigan Med. Soc., t. 21, p. 78-84.
Source : MNHN, Paris
33G
R. SABAN
Anderson (R. J.). 1910. — Note on the tournerai hm,» »«
PHjna.es). Verh. 8», lnL ITgZjr. ^VmtSÎÏ* (Chiefl y
— 1911. — The temporal bone in Primates llL urueJ'.J: 914 -
I91 ‘ t';' h fi39 n ' POral Uü i, ‘ ™ nat «- R ^ 80th - ’^b'Tass. Adv.
Anderson (W.), 1891. - Anatomical note upon tho relation of tl.« ,
arlory to tho itmer Wall of the tympanum. St Thomas ë‘ rotid
New. Ser., t. 5, p. 19. J nomas Hospital Reports
— et Marins (G. M.), 1889. — Expérimenté i
J. Anatomy, p. 455.
Angelotti (G.), 1909-1910. Variazfoni e lacune
temporale. Atti Soc. romana. Antrop., t
— 1910. — Sui solchi deU’arteWd meningea mea
romana. Antrop., t. 15, f. 3, p. 392-395 - -
Anoutchine (D.), 1878. - .Sur la conformation du ptérion a-
humaines et les Primates. Huit. Soc. AnUirov Pari! t dlver ses races
Anson (B. .1.) et Bast (Th H.). 1940. The developmtm, oUhè LaL P ’ 33 °- 333 -
and associa! od structure in man. Ann. Olol Rhilâi ' dl, °, r y ossic les
t. 55, il» 3, p. 467-494. ' L lünno1 - and Laryng.,
— — 1949. The development of the otio capsule in ti,„ , •
fenestration. Ann. Olol. Rhinol. an,) Laryng.. t. 58 J?
Bull. Chicago, t. 23. n° 4. p. 405-478 J 8 ’ P' 7 - 54 -750 et Quart.
— — 1951. — The développement of tho otie cansuln i>, <i
vestibular aqueduc! s. Ann. Olol. Rhinol and y-,, ,,, ’% w “ of the
-T, ™ “-'«'opment „f II» 'SS'SBh'i,";?
p ' Sïn;.'"'“ lr "' ''**• 1 ° M “ -J frp^Tl. «
~ îrx; 11 , fes */- 1
land, 111 pp. 1 a agerslown, Mary -
— — 1956. — Development and ndnlt anatomv of il
in relation to t lie operation for inobilization of the si -m" 11 ° r - v Gicles
deafness. lhe Laryngoscope, t. 06 , n') 7 „ 785 70- 1,1 0, °sclerotic
— — et Cauldwei.i. (E. W.). 1948 - The ‘ .
ossicles, the otie capsule and the extracaDsufârTs ° f the nuditory
Rhinol. and Laryng., t. 57, p. 603-632 1 ar tl88ues - Ann. Olol
— — et Richany (Sh. F.). 1955 Th,. ,1 , ,
r p n ii a 36 d reUted 8tn,cture 1,1 9 -*. ^ ra chL 0 4o th r 2 T p n ri o
~ - ,9 - 5 - “ Th re.Ïcd
n° 3. 1 ,. 802-824 lnn - °> ° M - Rhinol.
cranio cérébral topography.
"dî^p" JJ“™ 3 l!,m P ani( ‘- a » del
pell’endocranio. Atti Soc.
panic ring and
, Laryng-, t. 64, n» 3, p. 802-824.
— Caüdwell (E. W.) et Bast (Th. H ) 1047
__ •«ïï.ï
UDWEI.L (E. W.) et Bast (Th. 11.) 1047 Thn , ,
of the human otie capsule. I. Development ante fenestram
A.» cm., Z,„ i.W. °'Tîo“ d
~ n. Æ„72s,s i “„r„ riîrÆ«<»»..
t. 57 , !.-> 1 , p. 103-128. ’ toL - Rhtno1 - and Laryng '
— et Davis (B.), 1950. — On the forin and sizn of il... • *
tl,« «ndolmptotio ‘J” “* r “S™ni»l fovea f„ r
— et Wuæon (J. G.), 1933. — The fitnia àntè feneîtnmPn , ,
nr eal ' Rec A’ t- 56, n ° 4 ' P- 383-393. an adu,ts human
— Wilson (J. C.) et Gaardsmoe (J. P.). 11138 __ a.-,. .. ,
of temporal bone in a cliild four and' one-halfZ ^\ rou , s P°rtion
laryngol., t. 27. p. 588-605. • ycars °ld. Arch. Oto-
Anthony (J.), 1953. — L’orientation et la coranaraisn., ,1
points de repères vestibulaires. Valeur Ihèonnnrwl'^f"° H à '"aide de
Sess. Ass. /se Avancement Ne. Actes Conar /,!L 'l'' a ,U| 5thode. 72®
— et Saban (R.). 1951. Le point central de la rotaGmi a? 9 ’ 3 !) 1 ‘395.
série des n-airmifères. ('. R. Acad. Sc., t. 233 p I 3 i 2 > l t 3 i 4 dans la
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES 337
Anthony (R.) et Villemin (F.). 1923. — Recherches sur le développement du
Y apio {( hoeropühecus) porcarius Bodd. (Chacma sud-africain) in ■
Mission Rohan-Chabot, Angola et Rhodésia 1912-1914. Mammifères
(Anatomie comparée, embryologie); Paris, Irapr. Nat., t. 4, fasc. 1,
Antonelli (G.). — [Voir Hyrtl (J.)].
Ardouin (P.), 1935. - Sur un cas do procidence anormale du sinus latéral. Ann.
Anal. Path. Anal. norm. Med. Chir.. t. 12, n° 3, 6 pp.
1941. L’oreille moyenne. Anatomie et histologie comparées. Paris
Masson, 180 pp.
Abiens Kappers (II. ('.), 193(1. — The comparative anatomy of the nervous
System of vertebrate, ineluding Man. New York, Macmillan. 2 vol.,
184o pp.
Arnold (F.), 1847. Handbuoli dor Anatomie des Mensclien. Freiburq, art I
II, 1, p. 449-465. ÿ
Arnold (J.), 1860. — Jeunes nervorum capüis. llaiddbergae.
Arnould (N.), I 925. • - Note sur une disposition anormale rare de la fosse jugu-
lane. Bull. Mém. Nue. anatom. Paris, p. 170.
Asherson (N.). 1951. - Trotter’s syndrome and associated lésions. J. Larynq.
and Otol, t. 65, p. 349-366.
Ashley-Montagu (AI. F.), 1933. —The antliropologieal signiflcance of the pterion
•t," 1 ,, 1 J 1 » 1 nmates. Amer. .1. Phys. Anthropol., t. 18, n° 2. p. 159-336.
Ashton (L. II.) et Zuckermann (S.). 1952. - The mastoïd process in the Chim-
pauzoe and Gorilla. Amer. J. Phys. Anthrop., t. 10, n° 2, p. 146-151.
— — 1954. The anatomy of the articular fossa (fossa mandibularis) in
man and apes. Amer. J. Physiol. Anthrop.. t. 12, n° 1, p. 29-61.
— 19o6. The hase of the skull in immature hominoids. Amer. J. Phys.
Anthrop., t. 14, n° 4, p. 611-624.
Ask-Upmark (E.), 1935. - The carotid sinus and the cérébral circulation an
anatomical experimental and clinieal investigation. Acta psych. neurd.,
suppl. VI, Copenhague, 374 pp.
— 1953. — On the entranee of the carotid artery into the cramai cavity in
btenops gracilis and Otolienus crassieaudatus. Acta Anal., t. 19, n° 1,
p. 101-103.
Aübaniac (R.) et Porot (J.), 1955. — Radio-anatomie générale de la tête. 37 coupes,
anatomiques reproduites dans les trois plans de l’espace. Paris. Masson
152 pp.
Audré (D ) 1927 — L’exploration radiologique du temporal. Thèse méd., Paris.
Augier (lu.), 1931. — Squelette céphalique (Morphogenèse, Morphologie, Cranio-
logie) m Iraité d’Anatoinie humaine do Poirier et Gharpy, Paris,
Masson, t. 1, f. 1, 668 pp.
Ayer (A. A.). 1948. - The anatomy of Semnopithecus. Indian Publ. Jlouse L.T.D.
Madras, 182 pp.
BAGGHI (S. K.) et Mukherjee (S. R.), 1956. - Vascular architecture of the fœtus.
Incltan .J. J’ediatr.. t. 23, n° 105, p. 379-387.
B A île y (P.) 1934. — Peculiarities of the intracranial venous System and their
climcal signiflcance. Arch. Neurol. Psychiat., t. 32, p. 1105.
Baldenweck (P. L.) 1907. Recherches anatomiques sur la pointe du rocher.
Ann. Mal. Oreille, lar. nez. phar.. n° 2, p. 122-137.
— 1908. — Etude anatomique et clinique sur les relations de l’oreille moyenne
avec la^ pointe du rocher, le ganglion de Gasser ot la sixième paire.
Paris. Thèse. 211 pp.
Ballance (Sir Gh.), 1919. — Surgery of the temporal boue. Loiulon.
relie aul « sinus carotieus » dell’uonio. Bibliogr. Anal.,
Balli (B.), 1910.
Source : MNHN, Paris
338
R. Si
Balmes (J.). 1035. - L'apophyse mastoïde clioz l’enfant. Élude anatomique
et radiologique. Montpellier, Thèse.
Balo (J.), 1950. — The durai venous si mises. Anal. Bec., t. 106, p. 319-325.
Barbarin, 1902. — La région mastoïdienne. Paris, Thèse.
Babcia Goyanes (J. J.), 1950. Anatomie du lobe temporal. Revue Oto-
Neuro-Ophthal. t. 22. p. 71-102.
Bardeleben (V.). 1886. - Anleitung zum Praparirton. Jena.
_ 1894. — Atlas der topograpbisdien Anatomie. Jena.
B ARROW (H. L.). 1866. Die Blutgetàsso, vorzüglich die Sehlagadem der
Sâugetiero in ihren wesen(lichen Vorsdiiedenlieiten dargostellt. Com¬
parative Morphologie. Breslau, F. Ilirt.
Barola (A.). 1942. — Contributo allô studio délia sutura squamo mastoidea e
del sotto di Korner rilievi anatomo-topograflci e radiologioi. Valsàlva
t. 18, p. 225-238.
Bartlett (W.), 1902. — Contribution to the surgirai anatomy of the middle
erauial fossa. Aimais oj Surgery, t. 30, p. 680-702.
Bast (T. H.), 1929. Ossification of the ntic capsule in liuman fétu ses. Cam
Inst. Wash., n° 407. Contr. Enibryol., 1. 20, n° 121, p. 53-81.
_ 1031. — Blood supply of the otic capsule of a 150 mm (('. H.) liuman fétus
Anal. Bec., t. 48, n" I. p. 141-148.
1932. — Development of the otic capsule. I. Résorption of the cartilage
in tlio canal portion of tlio ot:
tion to tlio growtli of the
t. 16, p. 19-38.
1933. — Development of the otic capsule. II. The origin, development
and significance of the fissura ante feneslram and its relation to oto-
sclerotic fooi. Archiv. of Ololaryng.. t. 18, p. 1-20.
1934. - Function of the u t r icul o - en do I y i n pbat i o valve. Two cases of rup-
tured saccules in children. Archiv. o / Otolaryng.. t. 19, p. 537.550
"J 1 *! 1 '' 1 '. Trane, of the Amer. Laryng..
capsule in human fetuses and its reïa-
tcular canal». Archiv. of Otolaryng.,
1936. — Development of the oti«
Rhinol.. ami Otological Soc., p. 327-343.
1936. - Development of the otic. capsule. III. Fêtai and infantile changes
in the fissular région and their probable relationship to the formation
of otosderotic fooi. Archiv. of Otolaryng., 1. 23, p. 509-525.
1937. - The utriculo-ondolymphatie valve and duct and its relation te
. “ ... ... •. mt guinea pig.
'l’he fossula post feneslram
the endolymphatie and saccular ducts
Bec., t. 08, n° 1, p. 75-93.
1938. — Development of the otic capsule. IV.
Archiv. of Otolaryng.. t. 27, p. 402-412.
1940. — Development of the otic capsule. V. Residual cartilages and
defectivo ossification and their relation to otosderotic fooi Arrhi,,
of Otolaryng.. t. 32, p. 771-782. -arcntv.
1942. — Development of the otic capsule. VI. Histological changes and
variations in the growing bony capsule of the vestibule and coeblea
Annale otol. Rhinol. Laryng., t. 51. n° 2, p. 343-357.
1942. - Embryologie observât ions bearing 011 the problem of otosclerosis
Arch. of Otolaryng.. t. 36. p. 816-826. cl os
1944. - Perichondrial ossification and the fate of tlio pcrichondriuin with
spccial refcrenco to tliat of the otic capsule. A mit. Rec t un o
p. 139-148. ■’ 11 2 -
1946. - Development of the aguaeductus coddeae and its contained
* mmm A ’ m - ou - **•*.
1950. — Post. natal rebuilding and ntosderotio bone formation in tli
région of the otic. capsule. Archiv. oj Otolaryng.. t. 52 n hro aeV
et An son' (B. .1.). 1949. The temporal bone and the car. ^SvrinofielÀ
Ch. Thomas, édit., 478 pp. *pnngfield
— 1950. — Postnatal groivth and adult. structure of the otic
phatio) sac. Ann. Otol. Ithinol.. Laryng.. t. 59, p. 1088-1101. ^
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
339
1952. The development of tke cocklar fenestra fossula and secondarv
tympâme membrane. Quart. Bull. Northw. Vniv. Med. School, t. 26
p. 344-37o.
et Gardner (W. D.), 1947. — The development course of the human
auditory vesiele. Anal. Bec., t. 99, n° 1, p. 55-69.
— et Kichavy (Sh. P.), 1056. — The development of the second branchial
aïoli (Koichert s cartilage) facial canal and associated structures in
man. Quart. Bull., t. 30, n° 3, p. 225-249.
— et Fokesteb (II. B.), 1939. — Origin and distribution of air cells in the
temporal bono. Archiv. Ololaryng, t. 30, p. 183-205.
— et Shoveu (J.), 1943. A historial survey of the structure and function
ot the coohlea. Ann. nj Olol., Rhinol. and Laryny., t. 52, n° 2, p. 281-328.
Batson (ü. V.). 1944. - Anatomical problème concernèd in the study of corebrai
blood ilow. Fed. proceedings, t. 3. p. 139.
— 1953. — The temporalis muscle. Oral Surg., t. 6, p. 40-47.
Baüer (F.), 1951. — Throinbophlebitis of the su péri or petrosal sinus. J. Laninq.
Olol.. t. 65, p. 199-201. J y
Baumel (J J.) et Beard (I). Y.). 1961. - The accessory meningoal artery of
Man. J. Anal., t. 95, part 3, p. 386-402.
Bayer (F.), 1897. - Uobor das sogonannte « tenlorimn osseurn » bei den
thieron. Jenaische Zeils. Nalurw, t. 31 (N.F. 24), p. 100-104.
Beattie (J.), 1927. —■ The anatomy of the of the comrnon Marmoset (IIopale
jacchus). Proc. Zool. Soc. London, part 2, p. 593-718.
Beaünis (H.) et Bouchard (A.), 1885. — Nouvoaux éléments d'anatomie des¬
criptive et d embryologie. Parie, Baillière, édit. (4 e éd.), 1 072 pp.
Beauregard (IL), 1894. Recherches sur l’appareil auditif chez les Mammifères.
(le l Anal, et de la Physiol., t. 30, p. 366-443.
Beauvieux (J.), 1934. r Recherches anatomiques sur les canaux semi-circulaires
doB Vertébrés. Bordeaux, Brusau frères, édit.. 109 pp.
— 1946. Essai d’une systématisation anthropologique et comparative de
1 architecture cranio-faciale. Bull. Mém. Soc. Anthrop.. Paris, t. 7,
9 e s., n“ 4/6, p. 105-199.
Becker (J- P ). 1931. — Procidence du sinus latéral droit. Ann. Anat. Pathol.,
t. 8, 11“ 5, p. 610-511.
Beddard (Fr- E.), 1904. — Note on the brains of the Potto ( Perodicticus potto)
and the slow Loris ( Nydicebus tardigradm) witli nome observations
upon the arterios of the l.rain in certain Primates. Proc. Zool. Soc.
Lond, t. I, p. 157-163.
BEER (G. R. de). 1926 — Studios on the vortebrate head. II. The orbito-temporal
■ ao-, r6gl °4!i° f } e,»!"*Il- Quart. J. Micr. 8c., t. 70. p. 263-370.
—' 1 1,10 development of the vertebrate skull. Oxford, Clarendon press,
— 1947. — iFow animais hold thoir head. Proc. Linnean Soc. of London, t. 159,
pt. 2. p. 125-159. '
Belinoff (F.) et Balan (M.). 1930. — üeber don Bau dor Pyramidenspitze.
AUmatsr.hr. fur Ohrcnheilk., t. 63. p. 1185-1188.
Bell (J.) et Bell (C.), 1829. The anatomy and pliysiology of the human body.
London, 7° édit., t. 2, p. 477.
Bellin, 1903. — Etude sur l’anatomie des cellules mastoïdiennes et leurs suppu¬
rations. Pans, Thèse.
1904. — Étude sur l’anatoinie des cellules mastoïdiennes et leurs suppu-
n IP ?rZo Arm -J 1<l - 0reüle ' Larynx. Nez, Pharynx, t. 30, p. 329-375.
Bellocq (Pli.), 1-412. - sur les rapports de P « eminentia arcuala >■ et du canal
, demi-circulaire supérieur. ( Ii. Ass. Anal.. U* réun. Rennes, p. 160-176.
— U12. — 1 résontation de radiographies stéréoscopiques du labyrinthe, de
dissection nos canaux demi-circulaires ot de rochers montrant le canal
demi-circulaire supérieu- — •
C. R. Ass. Anal., '
Source : MNHN, Paris
340
U. SABAN
'■ ('. R. Séances Soc. Biol..
ns île la croissance chez
— 1918. — Contribution à l'étude anatomique de l'oreille interne osseuse
chez l’Homme adulte. Toulouse. Thèse. Paris, Masson, 232 pp
— 1919. — Étude anatomique de l’oreille interne osseuse chez l’Homme adulte
Rev. hebd. de Largng.. (Jlol. et Rhinol., t. 10, n° 19, p. 505.523
— 1921. -Démonstration portant sur l’oreille interne osseuse chez l’Homme
adulte et chez le nouvoau-né. C. R. Ass. Anal., 16° réun. Paris, p. 275-
— 1921. - Sur quelques particularités du vestibule de l’enfant nouveau né
portant sur sa forme son orientation, son évolution. O. R. Séances
Soc. Biol., t. 80, p. 1 loi-I lo3.
- 1922. — Sur le processus de. redressement du vestibule au cours de la crois¬
sance chez l’Homme. C. R. Séances Soc. Biol., t. 86, p. 862
— 1922. — Les aqueducs du vestibule et du limaçon chez l’enfant nouveau-né
Leur valeur fonctionnelle chez rilor 1 —- n 0 •• ••• -
p. 577.
— 1922. — Sur les modifications du vestibule a _. .
l’Homme: modifications de forme et modifications d’ôrientattiTn^nar
rapport aux trois plans perpendiculaires de l’espace. C. R Connr
Aruit., Garni, p. 36-47. ' * r ’
— 1922. — Orientation des canaux semi-circulaires chez l’enfant nouveau né
par rapport aux trois plans perpendiculaires de l’espace. Modifications
ultérieures. C. R. Séances Soc. Biol., t. 87. p, 250-252 8
— 1923. — Le labyrinthe statique chez l’Homme. Rev. oto-nêuro-oculistique,
— 1923. — -Sur les changements qui se produisent au niveau du labvrintl.o
osseux au cours de la croissance chez l’Homme et sur les causes «7,;
les déterminent. (J. R. Anal., 1 s 1 ' réun. Rennes, p 71-79 **
— 1924. L’os temporal chez l’Homme adulte. Iconographie et descriutinn
do 1 os et de ses cavités. Pans. Masson, édit., 128 pp v
Beltuami (G.), Autissœr (J.) et Beau vœux (J.), 1951. Le plan vertico frontal
de la tête, constance de ses relations géométriques avec le plan finît
zontal vestibulairo. sa supériorité en clinique. Rev. Slomatol Fr t *9
n° 1, p. 5-11. ’ ’>
Benjamins (C. E.), 1931. - Les anomalies du sinus latéral au point de vue rn «„t
génologique. Monatschr. OhrenheUk. Vienne, t . 65, 11° 12, p. 1439 1501
Benoit-Gonin et Lapite-Dupont, 1907. Destinée du ’oanaf serai cirent •
externe dans le passage do la station quadrupède à la station h.'l.n 6
(Réun. biol. Bordeaux). ('. R. Soc. Biol. Paris, t. 62 p 98 99 pède
Berg (W.), 1903. — Zur Corrosions anatomie des Schlafonbcins lier Aff™. v -,
Morph. Anthrop., t. 5. p. 315-345. 11 '
Bergmann (L.), 1942. — Studies on tlie hlood vessels of the liuman (!,„»„ •
ganglion. Anal. Bec., t. 82. p. 609-630. G assenait
Berry (R. J. A.) et Shepiler» (II. D.), 1904. - Cranio cérébral
Brit. med. Journ., n» 2290, p. 1382-1384. " to P°g r aphy.
Betchov (N.). 1922. - Le rameau auriculaire du pnoumogastriuue Ard. a ,
Ilistol. Embryol., t. 1, p. 293. ** 1 Arch -
Beyer (H.), 1908. — üebersicht üf.or dit Fortsohritte auf dem Gebiete der
gloichendcn Anatomie des Mittelohres. Beitr. z. Anal
u. Therap. der Ohres. I. I. p. 152-182. Palh -
Bezold (P.), 1882. — Die Corrosions-Anatomie des Ohres. Munich Literir Art- *.
Angtalt.
1905. — Weitere Uutersuchungen über Knoehonleitung urnl Schall«,t„„
apparat im 01,r. /.cils. II<U*-, Xasen-.u. OhrenheUk , t 4 8 n i n v
O.R.L., p. 620. Arch. hit. ’ P' 10 ? et
— 1906. — Lehrbuch der Ohronheilkunde. Wiesbaden
- 1 %^,?.i 6 ,T262 he 264! 0dell ° ,l68 m ° n8chlichen 6 ^^organs. Arc*.
Bien (G.), 1907. Eine seltene Varietat der arieria maxülaris interru, a .
Am., t. 30, p. 421-426. interna. Anat.
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
341
Bijvoet (W. P.), 1908. — Zur vergleiehenden Morphologie des musculus digas-
tricus mandibulare bci Sàugetieren. Zeits. /. Morph. u. Anthrop., t. 11,
p. 249.
Binswanger (O.), 1879. Anatonii selle Untersuchungen ueber die Ursprungsstelle
und den Anfangsteil der carotis interna. Archiv. Psychiatrie, t. 9, p. 351.
Birkner (R.), 1948. Der tomographische horizontale Schnitt des Felsenbeins.
Klin. Wochenschr.. t . 26, p. 568.
BiSCHOFF (T. L. W. von), 1870. - Ileitrage zur Anatomie des Hylobales leuciscus
und zu einer vergleiehenden Anatomie der Muskeln der Afl'en und
des Menschen. Abhamd. Math. Phys. Cl. Konigl. Bayer Akad. W iss..
t. 10, p. 198.
Blackburn (J. W.), 1907. Anomalies of the encephalio arteries among tlie
insane. J. Comp. New. and Physiol., t. 17, p. 493.
Bladt (O.), 1903.^ - Die Arterien des mensclilichen Kehlkopfes. Med. Inaug.
Diss. Koenigsberg, 50 pp.
Blandin (Pli.), 1834. Traité d’Anatomie topographique. Paris, Germer-Baillière.
2-> éd„ 680 pp.
Blaschï (R.), 1896. Ueber die Crista supramastoidea des Schlafenbeins. Diss.
Koenigsberg.
Blunt (M.), 1954. - The blood supply of the facial norve. J. Anat. G. B., t. 88,
n° 4, p. 520-526.
Bluntschli (H.), 1908. - Ueber die Asymmetrie der sinus transversi durae
mairie bei Menschen und Afl'en. Xerh. Ges. deulscher Naturforsch.
Aerzle, t. 80, p. 361-362.
Bohlin (B.). 1951. — VI. Vortebrate palaeontology. 5. Some mammalian remains
from Shihdehr-ma-ch’eng, Hui-hui-p'u area, Western Kansu. Rep.
Sc. Iixped. North Western Prov. China, Publ. n° 35, 46 pp.
Boies (L. R.) et Youngkr (L. J.), 1952. — Abnormal pneumatization of the
temporal bono. Ann. oj Otol.. Rhinol.. and Laryng.. t. 61, p. 836-848,
et Trans. Amer. Otol. Soc., t. 40, p. 180-193.
BôKE (J.), 1864. - Der meaius auditorius externus im allgomoiuen und die Verk-
nôcherung der vorderen und unteren Wand desselben im besonderen.
Virchows Archiv, t. 29, p. 472-477.
Boltze (I’.), 1926. - Beitriige zur Anatomie des Knochengerüstes von Hylobales
syndactylus. Gegenbaurs Morph. Jahr.. t. 56, p. 317-401.
Bondt (G.), 1907. — Ileitrage zur vergleiehenden Anatomie des Geliôrorgans
der Saflgor ( Tympanicum). Membrana Slirapnelli und Chordaverlanf.
Anat. He/le, t. 35, n° 2, p. 293-408.
Bonomo (L.), 1897. —Topografia r.ranio-cerebrale délia regioneauriculo-mastoidea.
dre.h. ital. Otol. Rinol. laring., t. 6, p. 398-403.
— 1899. — Le varieta anatomiche délia mastoide e sue topografia in rapport»)
alla ohirurgia dell’orecchio. A reh. Ital. Otol. Rinol. Laringol., t. 8,
p. 233-264.
Boot (G. W.), 1911. — Development and structure of the temporal bone. J.
Amer. Med. Ass., t. 55. p. 563-565.
Bossy (J.), 1957. — Contribution à l’étude de l’innervation du muscle de l’étrier.
Acta Anat., t. 31, p. 592.
1958. Le rameau auriculaire du pneumogastrique. Trajet, distribution,
straelinr. C. R. Ass. Anal.. 45 e réun., Gond, p. 182-189.
I9.»9 —Recherches sur les vestiges do l’artère stapédienne chez l’Homme.
Arch. Anat. Histol., Embryol. t. 42, p. 145-150.
Botey (R.), 1900. Sur la non existence d'une membrane cloisonnante qui divi¬
serait la caisse en deux compartiments : tubaire et attico-mastoïdien.
Ann. Mal. Or., larynx, Nez. Pharynx, t. 26, p. 221-260.
Bottcher (A.), 1869. — Ueber Entwicklung und Bau des Gehôr labyrinthes nacli
Untersuchungen an Sàugetliieren. Verh. K. Leop. Carol. Deutsch.
Akad. Naturf.. t. 35, Abt V, 203 pp.
Bourguet (J ), 1905. — Anatomie chirurgicale du labyrinthe. Toulouse, Thèse.
Bousquet (J.), 1933. — La carotide intra-pétreuse. Paris, Thèse.
Source : MNHN, Paris
342
I. S/VBAN
Bovero (A.)ot, Calamida (U.). 1903. Canal i venosi omissari, temporal!sanam™.,*
e petrosquamosi. Mem. K. A'nul. Se. Torino. 2' ser., t. 53 p. 159-260
,903 - Manoanza quasi complota délia « squama temporalis » nel craniô
rs-pisr ° """" inii "- A " h «. m. Bm„i. tmS^.
Boyer (E. L ; ). 1939. - The cranio mandibular musculature of the Orane Ufan
Simili sotyrus. Amer. ./. Phys. Anthrop., I. 24, p. 417-425 ”
Boyd (G. I.), 1930. - The emissary foramina in the oranium of man and
anthropoids. J. Aruit. London, t. 05, p. 108-121.
— 1934. —Tho emissary foramina of the cranium in primâtes. J. Anal. London,
- 1934 i.7 8 A p“55T. °' ri * 11 ■““* J - Amt '
Braus (H.) et Elzb (C.), 1940. Entwicklung der a. maxüaris und a. slanedia 4»
Anatomie des Monschen, Berlin. Springer. 1. 4. p. 290 71 -
Bresohet (G.), 1829. - Beoherohes anatomiques sur le système norvenv p„ ■
Broc A (P.), 1873. - Recherches sur la direction du trou oooipitàl etsnr^i' , ,s ’
_ occipitaux et basilaires. Rev. Anthrop.. t. 2. p. 193-234. an S les
--x et basilaire... „„ v
— 1876. La topographie crânio-eérébrale ou sur los' raiVnoHâ’amt,,,.. •
du orâue et du cerveau. Rev. ,f Anthrop.. sér. I. 1 . 5 „o o T Tto" 0
\îl ÎiiIi iirid i ... . ’ P*
.U. ci nue eu ou cerveau, nev. a Anthrop., sér. I. (. 5 „o o „ 1 in
— 1875. — Instructions cr&niolugiques et créniomét rjnuès I 1! iL.,, *' ,
Mém. Soc. Anthrop. de Parie. 0'' s.. 1. 2. p. 20 ' ' err *poral.
— 1899. — Chirurgie opératoire de l’oreille moyenne Paria
BROCK (W.), 1922. - Drei noue I-’alle von persistierender o»X ' 1 Cd "'
Mensohen. Monatschr. j. Ohrenheilk. I. 56, p. 683 V^iia beim
— 1926. — Phylogenese und vergleiehen.le Anatomie des GohOrD-an^ •
! “ p UC l eJ ’ Na8 ° D '’ ° ,,renhoilk ^-Mundien, DeXffiZî
des Warzenteils. Zeits.
1” ‘-va.
1926. — Trommelfellhild und Pnemnatisatio
Hais-, Nasen u. Ohrenheilk.. I. 15, p. 241.
Broek (A. J. P. von). 1917. — Ueber die rcr/io pterioa am monsohlichee « 1.... ,
mi Grand von üntersuchungen an Paj.ua Schàdeln. Zeits
Anthrop., t. 20, p. 229-259. nu - Morph.
Broman (IA 1899. — Die Entwicklungsgesc.hiolite der Gehorknbchelchen w
Menschen. Anal. Hefte, I. il, n“ 4. p. 507-670. lonen beim
Brown (II. B.), 1913. — Tho infant temporal boue in its relation tn t ,
operation. Bull. Loin,,- in liosp. (Ht,, N Y t 9 n 11 6 mastoi « l
Brown (J. SL), 1921. - A double signe, d portion of’tlie lal oral V
Amer. Utryng. Rhino - O toi. Nor.,', 27. n 302-306 ^ Trans -
Browninc, (H.), 1953. — Tho confluence of durai venons si ..uses Am t a
t. 93, p. 307-329. amuses. Am. J. Anai.,
Browning (W.). 1891. — The.arrangement of supra cérébral veins in M a „
heanng on Hill s theory of a developmental rotation of the “w® 8
J. Nerv. Ment, diseuses, l. 18, 6 pp. 1,10 b| a>n.
Burgdorf (Aa } 02 1 7 7 S ~p. er »«*"*■*■ ** K» emingrn. LHp.-ig, p.o.w
Bu »™.(U 1849. - MU>» «un nâheren MH. d,r Oattnng TarHp,.
Burr (ir. s.) et Robinson (G. B.), 1925. - An anatomieal study of the r. .
ganglion, With particular référencé to the nature and extent of '. a f 8e . r| R u
cave. Anal. Rec., t. 29. p. 269-282 oxtent of Meckel’s
‘i. , r t i o ";'3 t 7 Ï3?r m “ io «<
Butler (H .). m.mm.u.,, du», „„ om ^
— 1957.—The development of cerlain l.uman durai venoussinuses T a
Lorulon, t. 91. part 4. p. 510-526. mses. J. Anat.
Butler (R.). 1914. — A contribution to the study of anatoinv of 11 .» a
cavity. Laryngoscope, St-Louis, t. 24, p. 865. ’ r,ne ’ympanic
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL
PRIMATES
343
C
Cabibbe (G.), 1901. — Il processo postglenoideo nei cranii di nonnali, alienati,
criminali in rapporto a quello dei varii ordini di mammiferi. Anal.
Ane., t. 20, p. 81-95.
CaGNOLA (G.), 1890. — Su di un caso di ampia deiscenza délia cassa timpanica
nella fossa giugulare. Arvh. ital. Otol. Binol. Laringol., t. 8, p. 180-185.
Cairney (J.), 1924. — Fortuosity of the cervical segment of the internai carotid
artery. J. Anal, and Physiol., t. 59, p. 87.
Calasans (O. M.), 1957. — Muscolo tensor do timpano no hometn. Fol. dm.
Biol. t. 27, n° 1/12, p. 00-64.
Camerano (L.), 1897. - Mal criai i per lo studio délia sutura temporo-frontale
îielFOrangoenei Mioeti. Bail. Mus. Zool. Anat. Torino, t.12, n° 291,3 pp.
Campbell (IL), 1910. — Observations on tlie oirculatory System. Lancet, t. 1, p. 48.
Capellini (M.), 1947. — Contributo allô studio biometrico délia regione mastoide.
Carette-Pii.lot (S.). 1947. — La variation du rocher chez les Primates supérieurs.
Mammalia. t. II, p. 153-159.
— 1948. —- L’évolution do la cavité crânienne chez les Primates. Paris
Thèse Sc. nat., 225 pp. dact.
Cabli (C.), 1903. —- Contributo allô studio délia pars mastoidea del temporale
umano con spéciale riguardo alla conoscenza dell’antro paramastoideo.
Arch. ital. Anat. Embriol.. t. 2, p. 87-93.
Carleton (A.), 1937. - Note on the osteology of Palaeopropithecus. Proc. Zool.
Soc.. 107 B, p. 295-297.
Cablsson (A.), 1922. — Ueber die Tupaidae und ihre Beziehungen zu den Insec-
tivora und den Prosimiae. Acta Zool. Stockholm, t. 3, p. 227-270.
Boll. Soc. ital. biol. sper., t. 23, p. 602-604.
CASINI (M.), 1894. — Di due rari casi di anomalia délia carotida e délia vertébrale.
Gaez. Ospedali, t. 5, n° 100, p. 1060-1063.
Castro (F. UE), 1927-1928. — Sur la structure et l’innervation du sinus carotidien
de l’homme et des mammifères. Nouveaux faits sur l'innervation et
la fonction du glomus carotieum. Trav. Lab. JJniv. Madrid, t. 25,
n-> 2/4, p. 331-380.
Cavanaogh (J. A.), 1913. —- Topography of the tympanic cavity. Ann. of Otol.
Rhin. Laryng., t. 22, p. 699-716.
Cavatorti (P.), 1907. — Di una rara variazione delle arterie délia base dell’ence-
fale nell’uomo. Monit. Zool. Ital., t. 18, n ü 12, p. 294.
—- 1908. — Il tipo normale e lo variazioni delle arterie délia base dell’encefalo.
Monit. Zool. Ital., t. 19, n° 10, p. 248-258.
Chabbert (L.), 1876. - Mémoire sur les veines de la face et du cou. Paris, Masson,
édit.
Chamla (M. C.), 1954. — Étude crâniométrique desNago et desBariba (Dahomey).
Bull, et Mtm. Soc. Anthrop., Paris, t. 5, 10 e s., fasc. 3/6, p. 254-300.
— 1956. — La région pét ro-t ynipanique chez les Anthropoïdes et chez l’Homme.
L'Anthropologie, t. 60, p. 236-267.
Chandler (S. B.) et Derezinski (C. F.), 1935. — The variations of the rniddle
ineuingcal artery wit.hin tlie rniddle cranial fossa. Anat. Bec., t. 62,
p. 309-320.
Chapman (II. C.), 1904. — Observations on Tupaia, witli reflections on the origin
of Primates. Proc. Acad. nat. Sc. Philadelphia, t. 56, p. 148-156.
Chatellier (H. P.), 1923. — Lo sinus latéral (embryologie-anatomie). Paris,
Louis Arnette, édit., 59 pp.
— 1926. — Évolution embryologique de l'appareil endolympliatique et du
cloisonnement utrioulo-sacoulaire chez l'Homme. Arch. llist. embr.
Strasbourg, t. 5, p. 49-83.
— 1929. — Les sinus de la dure-mère et la veine jugulaire interne. Lyon,
Audin, édit.
— 1933. - Topographie de la capsule labyrinthique. Ann. Oto-ljaryngol.,
n° 6, p. 633 ; n° 7, p. 788.
Source : MNHN, Paris
R. SABAN
!.sé (C.), 1936. La stéréoradiographie do l’os temporal Sos
sa simplicité. Paru. Le Soudior, t. 2 1 ^® s avantages,
1937 - U etérdoradiegraphio <1, I',,, temporal. Application de la méthode
de centr.ge.n 2 te,,,,,» „„ .ri,j„o „i do centrent rS,
stéréograplnque do I os temporal. Paru. Le Soudier t 3 Ül
)50 ; -,^P" ie de P réoiHion <•<> temporal. Con/inia. neun
J. neurol., t. 10.
— 1930. —La radiographi
p. 177-201.
■” 1950 p.l,S;. i " Oid “"" pmr «» ™elw. Acta Radiol., t. 34
Chaüvead (À.) et Abloino (S.), 1903. — Anatomie comparée des anima,,v
tiques. Paris, J. II. Bail 1ère, édit.. 5- édit. animaux dornes
Cueatle (A-l-jl^.j—_The maatoid antrum in cliildren. Lancet, t. il, „» 23
— 18 "; “„ Th 2r^ r0 «. qU r a, / n °^ 1 PT ï 1,19 aa , aton, y and patbological imnor
tance. Tram. 6 e Int. Otol. Conf., p. 160-170. U P 0 ’
— 1900. — The Petro-equantosai sinus : its anatomv and •
tance. J. Laryng. Rhinol. Otol.. t. 15, p. 18-28. * " ,a im por
!oo?' J* 10 ,nf a"ti'e type of mastoid. . Laryngol., t. 22 n 2ôfi o«o
— 1907. — honte points ni the surgirai anatomv oftiïïe temporal t 58
birtli to adult Iife. London. .1. A. Churchill 131 DD P b *® froni
" 191 °iaTj U I%Ltv. ®4W tlK ' ,(,ni,, ° ral b0ne “ d th «* 8Ur S>cal impor
i09K di8 °mf‘ 0I " 1 - RhinuL '""' q Laryng., t. V 22, p' Tg ^r* 6 ' 11 ' aud
' and oS.TÏôfrCTs^" 11,1,1 ^ 8UrKi,!al in, I" rt »nce.' J. I Mr yng.
Cherié LigniêRE (M.), 1915. — Sutura infraparietalo
Roc. Med. Parma, t. 8, 2 e s., n. 74 77
Lhiaje (S. delle), 1847. Sulla sco,,orta .loi plesso t
ad Jaoobson ed ora rivendieata a Cotugn.
patologica, t. 2, 100 pp. (Napoli) " “•"'""«rca
CH,DC ”" 'Si. ïïl jSiwt £tïï rr,r
mali infraparietali. Bol.
>so timpanico attributa
Mxscellanea anatomie
'• *■«. I. 10 pp. -
,igmmdcm. Dr* r r.pa nmky , frd
e du aigre, ü„,. AMhrap
" le «y.téme mueculaire du nègre.
Bol. Maladie orecch. goto
Ciimara (I.), 1927. — Zur Anat.
J. (russe), t. 6, p. 1-1,..
Ciiudzinski (Th.), 1872. — Contribution h l’anato.
t. 2, p. 1-18.
— 1873. — Nouvelles observations s
Anthrop., t. 3, p. 1-20.
— 1882. — Contribution il l’étude des variations musculaires dans l«c
ClTELLl (sÎTooT' 2# ’’ f M*’ 280-308 et p OU 62 } ra0fl8
Etnol. Lanngol., I. 2, p. 464-468 ’ ^ rci ' IM. Otol.
~ 1901 «°w. S:,t™
„ St. iss,;!' ffïTirra
Ciuri .0 (L.), 1932. La fossa siibarcuata del temporale nei mammiferi »;
rnorfologiohe ed embr.ologiche. Archiv. iud. di Otol Si ' R i cer . oh °
Conw. t. 43, p. 707-737. Mtnol. e Larmg.
Claooé (Cb.), 1927. ' ...
■. - -~ 2 i- — !; a capsule labyrinthique. Considérations ans t™'
rffy r^ ssr et ° u •2 -w ss*'
- '““Moine'!'!®, 1 ." 1 "' 0 ' &Ud ° et clinique. P aH '.,
Clarke (J. J.) 1893. - «orne observations on the temporal bone chieflv in ni -ta
liood. J. Anal. Pkysiol., n. s., t. 7, p. 411*414. omeny m Ckild-
Source : MNHN, Paris
5 TEMPORAL DES PRIMATES
:54F.
Claus (G.), 1933. - Studio» über das Os temporale und seine Umgebung. Zeits.
n \ ]w Bals-, Aaxen-, und Ohrenheilk. Berlin, t. 33, p. 515-533.
Coates (A. K.), 1934. — A note on tho superior petrosal sinus and its relations
" tbo sensory root of tho trigeminal nerve. J. Anal. Lond., t. 68, p. 428.
Recherches de topographie crânio-cérébrale. Bordeaux,
Cocaxgu (J.), 1905.
. Zeits. j. Morph.
und Ala-
Th-'-s
COHN (L.), 1915. — Der processus jronüdis des Scldâfenbeins
Anthrop., t. 19, p. 391-418.
1916. Notizen über don Meuschcnschadol. Stonokrotaphie
parielale Nalit. Anat. Ane., t. 49, p. 46-51.
Collet (1. J.). 1923. — Anomalies do l'oreille humaine (pneumatisation de la
„ , ro, ' hor )- <’■ R- Ass. Aiuit., 18® réun. Li/on, p. 141-144.
Collins (H. II. Jr), 1925. — The pterion in Primates. Amer. ,J. Phys. Anthrop..
t. 8, p. 261-274.
26. — The
n Man. Amer. J. Phys. Anthrop..
— 1926. — Tlie temporo frontal articulation il
t. 9, p. 343-348.
— 1930. — Notes on tho pterion. Amer. J. Phys. Anthrop.. t. 14, p. 41-44.
CONSTANCIO (M.), 1926. — Le pterion chez les Portugais. Areh. Anat. llist. Embr.,
Strasbourg, t. 6. p. 464-484.
Cope (E. D.), 1880. — On t lie foramina perforating the posterior part of tho
_ «r™ 1,0116 of •ho Mamnialia. Proc. Amer. Phü. Soc., p. 452-461.
Corner (E. M.), 189;>-1896. — The processus of the occipital and mastoïd régions
of the skull. ,J. Anat. Physiol., t. 30, p. 386-389.
Cottenot (R-) et F inox (L.). 1928. - Etude radiologique du rocher etdelamas-
toide. Méthode d’examen. Interprétation des images normales. Arch.
lntern. Laryng., (34). t. 7, p. 288-302.
Cotugno, 1761. —- De aquac duribus auris humanae internae. Neapoli.
Coudert (IL). 1900. Anatomie et pathologie de la veine émissaire mastoïdienne.
Pans, Thèse.
Courtape (A.), 1893. Anatomie topographique comparée de l’oreille moyenne
chez le nouveau-né et chez l'adulte. Ann. Mal. Oreille et du Larynx.
t. 19, p. 682-688.
CROCE (G.), 1920. — Sull’inclinazione dell'apofisi stiloidea dol temporale. Riv.
Antropol., t. 24. p. 459-463.
Cruveiliiiek (J.), 1865-1868. Traité d’anatomie descriptive. T. II. Splanchro-
^ r 8 ane dessous : oreille, p. 661-721. Paris, Asselin, édit., 4 e édit.,
718 pp.
— — Ostéologio-Arthrologio-Myologio. T. I, 5® édit., 452 pp.
1H p 315*712° partlc ' -^"S 0010 ^' 0 - 314 pp. T. III. 2 e partie, Nevrologie,
Cornow (J.), 1874. Two instances of irregularophthalmic andmiddle meningeal
_ J - Anal, and Physiol., t. 8, p. 155-156.
i.utokl (u.j, isiu.j. Jroquonza e comportament o dei canal i perforante arteriosi
îctnfi 11 * 1 U ? quama ! <îln l M,rale neü’uomo. Monit. Zool. liai., t. 16, 29 pp.
ittub Ancora di uno spociali canal perforante arlerioso nella squama
temporal deH uomo. Anat. An:., t. 29. p. 579-586.
LüVIER (U.). 184.1. 1 tanches de inyologie. Anatomie comparée, recueil de planches
dessinées par G. Cuvier ou exécutées sous les yeux de M. Laurillard.
publiées sous la direction de Laurillard et Morcior. Paris.
Dahlbert (G.) et. Diamant (M.), 1945. Inheritance of pneumatisation of the
TWIT7 ,, > * 6 \ B créditas Sueden, t. 31. n» 3/4, p. 441-456.
Daitz (A.), 194.». A note on the blood supply of t he brain of Oalago with réfé¬
rencé to shellshear’s neurivascular unily concept. S. Ajr. J. Sc., Cape
Town, t. 41, p. 302-303. je/ » p
Dall’acqua (U.) 1900. IVarteria temporale superüciale dell’uomo. Mon. Zool.
l"d., t. 11, n° 10, p. 317.
Source : MNHN, Paris
R. SABAN
— et Meneghetti (A.). 190.). - Rieerohe de anatomie oomparata sulle art prie
délia faceia. Arch . liai . Aval , e Kmhriah . t. 4. n° ], p . i 6J e t n « 2, p 3 06
Daniel (P. M.), Dawks (J. J). K.) et Prichakd (M. M. L.), 1953. — Studios of
tlio carotid rote and ils associai cd arteries. Philo. Trône. Pou fine
Ijondon, ser . B. Biol. 8c .. il 0 (145, t. 237, p. 173-208
— ,8 “k™.s fc ïtïs: , .. d s".. ““»»<»*<
Davies (D. V.), 1047. — The cardiovase.ular system of tlio slow Loris (Nucticeho*
lardigradue malaianus). Proc. Zool. 8oc. London, t. 117, p. 377.410
Davis (D. D.) 1938. - Note on tlio anatomy of tl.e Treeshrew. Dendrogale
Field. Mue. nal. llist. Zool. 8er.. n° 30, p. 383. ® e '
Debibrre (Ch), 1890. —Travaux récents en topographie crânio-cérébrale Ga-
liebd. méd. Clnr., 31 mai, p. 254. ‘
V"*** iV à. •*"» V-lirlitiit dor Aileria d, t Himba«i,
.Stte. 1 hye. Med. Ges. m Wurtsburg. n» 3. p. 38-43 361
Deinse (A. B.jan), 1.912^ — Sonic abnormalitles of a human skull. Anal. Ans.,
Delage (Y.), 1900 Pourquoi les canaux demi-circulaires sont disposés et
conformés comme ils le sont. Arcb. Zool. Ex.pèr., V sér., t. 8 p 625 634
Dei.la Ciiiaje (S.), 1847. - Sulla scoporta dol plosso nervoso timpanico attriK •*
ad Jacobson «d ora rivondicatn a Cotugno. M iecelllne P aAZCS^n
De la Torre (E.) et Netsky (M. t;.), I960. - Study of persistent '
inaxillary artory in human feins ; some liomologieal of craida^ àrt «rt™
in Man and dog. Amer. ./. Anal., t. 100, 1.» 3. p. 185-195 artenes
Delattre (A.). 1944. Nouvelle méthode d’étude de l'anatomie comparé ,
squeleUc du crâne et de. la face. Bull. Mim. Soc. Anthrop. PaHs^t.^
— 1950. — Sut‘quelques points d’anatomie en rapport avec la haso.ie „ •
pitale. Bull, et Mém. Soc. Anthrop. Parie, t. 1. MO
— 1951. — Du crâne animal au erâno humain. Parie. Masson édit mi ‘
— 1951 - La rotation vestibulaire. étude des changements d’orîentat?™
_ 1 “ 5! bta D A°ï f i3s^ a Ji , m ri “Tl r“ 2 ïs? “ ™ti-
— 19o2. — La rotation du temporal. C. R. Aee. des Anatomiste* qo« a .
Clermont-Ferrand, n» 71, p. 63-67. ’ 39 réu nion.
— et Anthony (J.), 1952. Le rôle de l'angle palato-vestibulaire dans lw
lisation do la méthode vestibulaire. <’. R. Acad. Sr. t 235 „ iA?o L utl '
— et Daele (J. M.), 1948. Le mécanisme .le la I ransfôrmation 1 dtf’crfi 45 ’
mm - *»• '‘-«"P: Port., 5.
-Ï m wT-, L mt‘ b0i ° ™ ,lta, * ir ="” 0. B. Jeod. So.,t. 83»!
— et Fenart (R.) 1953. — Repérage radiographique des planB vestibule.;,™
et ieur utd.satmn pour I étude ontogénique dos mfiehoi™
Odonto-Stomatol., t. 3, n° 4, p. 17-28. Gabiers
— — 1953. - Méthode vestibulaire et crftniométrie. Déterminatif a
- Sn ’tSFzïir.t? fKür ** *»•
— — 1957. — La rotation du roolier, son mécanisme ...
sur les surfaces osseuses de voisinage. Bull. Mim Soc A ■ntk^ q, ^ nce8
t. 8, 10° sér., n« 3/4, p. 142-160 ° C ' Ant ^op., Parie,
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
347
— — 1959. — Remarques sur la morphogenèse des orifices de la face rétro-
tentoriale de l’os pétreux humain. Bull. Mém. Soc. Anlhrop., Paris,
10 e sér., t. 10, n» 4, p. 326-356.
— — 1961. — Corrélations rotatoires erânio-labyrinthiques durant la phylo¬
genèse des Mammifères et leurs relations aveo l’interprétation étiolo¬
gique do l’otospongiose. Rev. larungol. Otol. Rhinol.. t. 82, suppl..
p. 641-788.
— — 1961. — évolution des fenêtres du vestibule des Mammifères et de
l'Homme. Bull. Mém. Soc. Anlhrop., Paris, 11 e sér., t. 2, u° 3, p. 273-289.
Delmas (à.) et Pertuiset (B.), 1954. — Topométrie erânio-encéplialique, étude
Comparative des coordonnées structurales droite et gaucho (C.M.N.A.
et A.P.C.). Presse médicale, 62 e année, n° 22, p. 458-462.
Deniker (J.), 1886. — Recherches anatomiques et embryologiques sur les singes
anthropoïdes. Paris-Poitiers, Thèse Sc., Oudin, édit., 266 pp.
Denis (P.), 1902. — Recherches sur le développement de l’oreille interne chez
les Mammifères. Arch. Biol., t. 18, p. 377-493.
Denker (A.), 1899. - Vergleiehend-anatomisohe Untersuchungen über das Ge-
hërgans der Saugethiore. Leipzig.
DENNSTEDT (A.), 1904. — Die sinus duraè matris der llaussâugetiere. Anal.
Bejt., t. 25, p. 1-96.
Depoutre (L.), 1901. — L’oreille sénile ; oreille moyenne, région mastoïdienne.
Paris, Thèse, 83 pp.
Depreux (R.) et Muller (R.). 1952. — Recherche d’un procédé d’identification
du rocher humain. Ann. Med. leg.. t. 32, p. 209-220.
Diamant (M.), 1940. —• Otitis and pneumatisation of the mastoïd bone. Acta
Oto-Laryng., suppl. 41, 149 pp.
— 1952. — Ohronie olilis a eritical analysis. Practica Oto-Rhino-Laryng.,
Suppl. 1 du t. 14, 112 pp.
Didier (G.), 1920. — Contribution à l'étude anatomique de la fossa subarcuaia.
Paris, A. Legrand, in-8°, 86 pp.
— 1921. — La fossa subarcuaia. Bull. Mém. Soc. Anlhrop., Paris, 7 e sér.,
t. 2, p. 44.
Dieulafe (R.) et Bellocq (Pli.), 1911. - Note sur l’anatomie chirurgicale de
l’oreille moyenne. C. R. Ass. Anal. Paris, 3 e R., p. 58-67.
— —■ 1912. — Sur l’anatomie chirurgicale do l’oreille interne (Étude radio¬
graphique du labyrinthe). C. R. Ass. franc, av. Se., Sess. 40, p. 530-537.
Dondoli (C.), 1934. —- Dalle anomalie dell’apparato stiloioideo. Ann. di Radiol,
e fisioa medica. Bologna, t. 8, p. 33-49.
Dretfuss (R.), 1893. — Boitrâgo zur Entwioklungsgechiclite des Mittelohres
und des Trommelfolls des Mensclion und der Sâugetiere. Morph. Arbeit.,
t. 2, p. 607-662.
Dubecq (J.), 1923. — Morphologie comparative do la musculature temporo-
massétérionne chez quelques Mammifères. Mém. Soc. Sc. Phys. nat.
Bordeaux, t. 3. 7® sér., p. 215-262.
— 1931.— Sur les rapports inl ra-pétreux du golfe de la veine jugulaire interne.
Ann. d’anal, pathol. et d'anat. normale médico-chirurq.. t. 8, il 0 7 bis,
p. 1069-1070.
Dubreuil (J. M.), 1847. - Des anomalies artérielles. Paris.
Ddbreuil-Chambardel (L.), 1907. — Le canal veineux transversaire. Bull.
Mém. Soc. Anthrop., Paris, 5® sér., t. 8, n° 1, p. 52.
Duckworth (W. L. H.), 1895. — Variations in the orania of Qorilla savagei. J.
Anal, and Pliysiol., t. 29, p. 335-345.
Düranton (R.), J928. — Contribution à l’étude radiologique du rocher et de la
mastoide. Technique, interprétation, résultats. Paris, Vigot, édit..
Thèse, 67 pp.
Duvernoy (G. L.), 1855. —- Des caractères anatomiques des grands Singes pseudo-
anthropomorphes. Arch. Mus. llist. Nat., t. 82, 248 pp.
Source : MNHN, Paris
348
». SABAN
Eagleton (W. P.), 1935. — A new classification of the bones forming the s v..n
Tram. Amer. Acad. Opht. and Otol.. p. 21-58. K 8ku11 -
Echevebbia (M.), 1960. - Note sur l’artèro stapédienne. C. R. Ass Anat r,
n° 106, p. 243-246. uaWot - * r -’
Edgewortii (P. H.), 1935. - The oranial muscles of vertebrates. Cambrùlne
Univ., Press, 493 pp. » ’
Edington ( M. I).), 190 E -Tortuosity of botli internai carotids arteries. Brit
Edwards (E. A.), 1931. - Anatomie variations of the cranial venons sinuses
Thoir relation to the effect of iugular compression in lumbar mZn'
metric tests. Arcli. A curol. ami Phusiol., t. 26, p. 801-814
Eichi-er (0.), 1892. Anatomiscbe Untersuchuiigen über die Wege des
stroinos im menBohlichon Ohrlabyrinth. Abhandl. Math /S
K. Sàchsischen GeselU. Wissens., i. 5, p. 311.349. ’ " - Gloss.
Eicken (C. von), 1929. Diskussionsbeinerkung. Zbl. Hais-, Nascti 1 ,
eilk., t. 30, p. 149. \snrenn-
ErSLER (P.) 1912. - bie Muskeln des Stammes in Ilardoleben’s Handbuch der
Anatomie des Menschen. Jena, (1. Pidcher edit., t. 2, sect. 2, part j
Ekblom (T.), 1953. Studien über subfossile Lemuren von Madasmskar r 11
lienl. /.* Unie. Lipnatii. I. 34. p. 123-190. *•».
Elsworth (R. C.), 1904. - .Some points in the anatomy of the temnnmi v.
-/. Laryngol., t. 19, p. 173-179. y temporal bone.
Escat (J. M. E.), 1894. — Evolution et. transformations anatomioues Ha i« «
naso-pharyngieniie. Pnne. Tld™ mdd. “ *»
Eschweijjsr (R.). 1809. - Zur vorgleiebondon Anatomie des Muatnl,
Topographie «1er Mitlelol.res «enehiedenar Singetiere “S , to"
Anat., t. 53, p. 558-622. ’ >' alXKr -
BTO * (Lo m£i“''cTrai“â! «S^Si ‘T mr ° ! th ° *■“*'•
Edstachianos (N. A.), 1932. Etude anatomique sur les artères tan,,
superficielles. Ann. Anat. Pathol, et Ami. Norm. Med.
Evans (Th.b 1953. — Semicircular canal (superior) human ear tliree tvm.« a ,
Rec., t. 115, n° 2, p. 248. ‘•jpes. Anat.
— 1954. — Internai ear (human). Variant pianos of semicircular canils
concomitant changes m fonestra vestibuli, fenestra oo.-hWa d
montory bilaterally produccd. Anat. Rec., t. 118 p 395 ’ pro '
- 195e i^? 9 ™ ta 6frf*p '“S!»”” 1 '"” 1 " i ’“-<>«•
Eï8T “ M T p h0 3 “ V 4 0 o':" 0n “ in * ' l “** »» k =ï. And.
Fababeuf (L. H.), 1881. — Sur l’anatomie du muscle stemomastoïdien r »
Soc. Anat. Paris, t. 15, p. 475-476. «“«oiaien. Bull.
Fanior (J.), 1950. — Radiographie anatomy of tlio temporal bone
mastoïde portion. Medical Radiogr., t . 26, p 90-105 petrcms and
Fawcett (E.), 1896 The origin and intra cranial course of the oplithalmic
«djjfondup they bear to the optic nerve. J. Arud. PhysM^^
Fenart (R.) ; 1954. — Ontogenèse crânio-faciale chez l’Homme. Étude •
géométriques des principaux points crânioinétriques en J™? U . eux
sagittale. Rev. Scientifique. n° 3322. p. 101-115. P ro Jection
Féré (Ch.), 1882. — Contribution è l’étude de la topographie crânio ,■/. -v. ,
chez quelques Singes. J. de VAnat. et de la Physiol., t. 18, ^45»*
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES 349
-— 1885. —- 2 e note sur la topographie crânio-cérébrale chez les Singes. J.
Anal, et Physiol., t. 21. p. 298-303.
FERRON, 1913. — Note sur le canal carotidien. Bibl. Anal., t. 23. p. 105-139.
Festal, 1887. — Recherches anatomiques sur les veines de l'orbite, leur anasto¬
mose avec les veines dos régions voisines. Paris, Thèse.
Ficalli (E.). 1886-1887. — Sulla ossifieazione delle capsule periotiche nell’uomo
o negli ait ri niammifori. Atti Beale Acad. Med. koma, t. 13, sér. 2,
t. 3, 78 pp.
Fiedler (W.), 1953. — Die Kaumuskulatur der Inseotivora. Acta Anat.. Basel,
t. 18, p. 101-175.
— 1956. — Uebersioht über das System der Primaten, in : Hofer (H.), Schültz
(A. II.) et Starck (I>.), Priuiatologia Handbuch der Primatenkunde.
Basel, New York. S. Karger, p. 1-266.
Fischgold (H.), Juster (M.) et, Metzger (J.). 1955. — Images radiographiques
de la fenêtre ovale. Acta ratliologica. 1. 44, n» 1, p. 33-38.
Fisher (A. Ci. T.), 1913-1914. — A case of complété absence of both internai
carotid arteries witli a proliminary note on tlie development history
of theetapodial artery..1 . Anat. Physiol. Lornlon, t. 48. Part 1. p. 37-46.
— 1915. — Sigmoïd tortuosity of tlie internai carotid artery and its relation
to tonsil and pharynx. Lancet, t. 2, p. 128.
Flesch (M.), 1886. - Fin weiterer Fall von Teilung der a. carolis interna in
der Schiidelkolile. Arch. f. Anat. u. ICntwicklungsgesch., Ges., p. 151.
Forester (H. B.), 1939. - Pneumatic spaces in tlie petrous bone and their com¬
munications with tlie middle car. Pli. 1). (Thèse) Univ. of Wisconsin
Forster (A.), 1920. — Etude de la morphogenèse de l’apophyse mastoïde. C. B'
séances Soc. Biol., t. 83, n° 12, p. 434-436.
— 1925. —- L’inclinaison du tympan chez les Mammifères supérieurs et chez
l’Homme. Arcli. d'Anat. Embryol.. Strasbourg, t. 4, p. 295-321.
— 1931. — Etude de la morphogenèse de l’apophyse mastoïde. Arch. Anal.
Embryol.. Strasbourg, t. 13, p. 361-429.
Foucher, 1854. — Étude sur les veines du cou et de la tête. Paris, Thèse.
Fodlhouze (P. de la), 1876. — Recherches sur les rapports anatomiques du
cerveau avec la voûte du crâne chez les enfants. Paris, Thèse.
Fowler (E. P. Jr), 1935. - The corrélation of X-ray and pathologie findings
in suppurations of tlie petrous pyramide. Trans. Amer. Otol. Soc.,
t. 25, p. 215-228.
François (J.) et Barrois (J.), 1959. - Anatomie topographique de l’os temporal
normal. Ann. Radiol. Radiol, clinique. Radiobiol., t. 11, n° 2. p. 71-98.
Freilich (0. A.), 1913. — The temporal bone and its anomalies at birth in 150
cases. Bull. Lying.-in II os y. City of N. F., t. 9. p. 3.
Fremel (F.). 1914. — Modell oines Sclilafenbeines. Verh. Ges. deutsch. Nat. Aerzte
Vers., t. 85, n° 2. p. 817-848.
Frey (H.). 1906. — Iiin Beitrag zur Anatomie des Schliifenheins. Arch. Ohrenheük,
t. 68, p. 44-62.
Friedman (I.). 1955. —• The comparative pathology of otitis media, experimental
and humait. J. J.aryng. and Otol.. t. 69, p. 588.
Friesner (I.), Druss (J. G.), Rosbnwasser (H.) et Rosen (S.), 1935. — Suppu¬
ration of tlie petrous pyramid. Arch. Otol. laryng., t. 22, p. 659-688.
FüCHS (E.), 1924. — Die Kriimmungon der Arteria carotis interna jm Canalis
caroticus und im Sinus cavornosus. Anat. Am., t. 59, p. 279-286.
FucHS (H.), 1906. —- Untorsuchungon über die Entwioklung der Gehorknochelchen
des squamosuiOB und «les Kiefergelenks der Saugetiere. Nebst einigen
vergleicliend-anatomisclien Betrachtungon über Articulari Quadratuin
imd Gehorknochelchen. Arch. Anat., suppl., p. 1-90.
— 1907. — Ueber die morphologische Iîodeutung des Squamosums am Sauge -
tierschàdel. Zeits. Morph. Anthrop., t. 10, p. 147-170.
— 1909. — Ueber Knorperbildung in Deckknoehon, nebst Untersuchungon
und Betrachtungen über Gehorknochelchen Kiefer und Kiefergelenk
der Wirbeltiere. Arch. j. Anal, und Physiol.. Anal. Abt., suppl.
Source : MNHN, Paris
350
t. SAB AN
Furstenberg (A. C.), 1937. - Septie tl.roinbophlebitis of sigmoïd sinus routes
oE infection of sinus, anatonncal variations of sbius andTffec?s Ti
tl»ese variations on diagnosis and treatment Trans J
Opht., t. 42, i». 424-431. Iram * Amer - A cad.
Gaetani (L. de), 1906.
timpano. Név
Gaillard (R.), 1923.
Lyon, Thèsi
G ARN AL LT (P.). 1895.
les disposit:
L'exploratû
!T 8.°p ari 67 d l i 2r ,i8berg ® d6lla 00rda del
radiologique de la mastoïde et du rocher.
H “°'“ <b àL! srsrs-îï Si, v:;ïr fjr r»
gaugmkan g- b. aywj- r-A u,„ t. J2 ,
Gadpp (E.), 1895. — Zur vergleieliendcn Anatomie der Sehlafonseirend am t, -
; T»" Lp b iî‘ i “ r ‘ s “ l, “ o1 » ■ «h*, m* n»».*5S 4 sS5X
und Entwickelungsgesehiehte, i. s, p. 5»90-114J) d Anatomie
— 1905 — Die Niclit-Homologie des Unterkiefers in'der Wirheltin™
Verh. Anal. Ges. Iena. t. 19, p. 125-138 'Virueltierreike.
— 1906. — Die Entwicklung des Kopfskilettea in ; Hertwio ED t w ai . ,
der Lntwicklungslehrc der Wirbelticre. I, m -i t -i tr o ’ Hand t>ueli
— 1915. Das Schlftfenbein und seine Darstellune Arch '/ ’d P ji. 573 ‘ 873 -
Physiologie, Leipzig, p. 02-105. R ' A A ^rop. und
Gaz,» |C. Q ?rp“ b TîÆ"“» -
tmn “t < S l, > U -B.mzrkmwen ab.r d.„ o»,li. r .„ opi . Uorpk.’ Jalr '
Gehuchtk» (A.) «t Molhant, ion. - Goutributio,, à l'étude ■
°i5.T 8 “sa ri ' 1 " d ~ *•»—• ** ïîj^'
Giideee» (Ctr. vm). 1023. - Zur v.rgWchouden Anatomie de, ,
mains. Anal. Am., t. 57. p. 472-487. «*wm* durae
— 1925. — Die morphologie der sinus durae malris tii -a -,
Entwicldungsyesch Ges., t. 75, p. 525-590 ’ Aexts - Anat.
— 1926. — Die Morphologie dor sinus durae malris. IV. Die v«r<ri a - ,
Ontogene.se der Hirnliaute mit, besonderer I!erücksiel,.';,î,? g î lche,lde
Î er 339 e 489 ° lle " Ve " en * Zeit "- ÂnaL Enlw - G^ . i 78, no L 3 a A e
— f. l .o e ,.ïrr —* *” ™». ’i* L.
Gellé (E.MS77. t -L-oredlo moyeu». d.,,. 1» ,é™ do, Vertébrée. G «a. M ti
— 1877. — Sur la transformation de l'oreille dans lu. i
sur la valeur anthropologique de lapophysè mLwufJSSf' 6 ? 6t
ïS'tT ,ï ‘‘’‘Æ“ 3 b 'PM» l'Homme. Bell.
— 1899. — L’audition et scs organes. Paris.
Source : MNHN, Paris
i TEMPORAL DES PRIMATES
351
Genet-Varcun (K.), 1951. - Lus Négritos de l'ile do Luçon (Philippines). Paris
Masson et Oie. 260 pp. ’
GÉRARD (G.), 1896. - Los canaux anastomotiques artério-veineux chez l’Homme
et le Singe. Arch. 8c. Méd., t. I. p. 455-471.
Gerlacii (W.), 1885. - Microscopische Studien ans dem Gebiote der Menschlichen
Morphologie, hrlangen.
Ghigi (C-), 1931. - Contrilnito allô studio dol canalis infrasquamosus. Bicerche
ih morphd., t. 2, p. 1-52.
Giacomini (C.), 1882. - Annotazioni sopra l’auatomia dol negro (2 e mém.) Y.
Varietà nel sisloma vascolare sanguine») e linfatieo. Torino.
Gianelli (L.), 1895 Kicercho anatoinioe sull’arteria meningea media. Atli
reale ace. (Ici l'tsioontict in Siena, sor. 4. t. 7. p. 4.
Gibbs (E. L.) et Gibbs (!•’. A.). 1934. The cross section areas of tlie vessels
t ho fonn the toreular and I lie manner in wicli flowis distribued to
t lie nght ami to tbo loft latéral sinus. Anal. Bec., t. 59, p. 419-425.
GrLis (M.) et, Pf.ïrox (.VL), 1905. ■ La région parotidienne ot l’espace maxillo-
pliaryngien. Montpellier Médical, t. 20. p. 348-371.
Gilse (P. H. G. van). 1922. Zur Pneumatisation des Keilbeines. Zbl. Hais-
Basen-u.Ohrmheilk.. t. 1, p. 347.
Girard (L.), 1910. — Atlas d’anatomie chirurgicale du labyrinthe. Paris, l re éd.
— 1910. — Essai d anatomie, t opographique du labyrinthe d’après les dissec¬
tions pratiquées par la voie chirurgicale. Bull. Mém.. Soc. Anal. Paris,
t. 85, n» 10, p. 941-962.
1914. — Atlas d. anatomie chirurgicale et de technique opératoire du laby¬
rinthe. Farts, Maloine, édit., 2 e éd., 44 pp.
— 1922. — Le labyrinthe et la station verticale. Ann. Malad. oreille, larmier.
nez, pharynx, il» 4. p. 378-388.
— 1923. — Le plan des canaux semi-circulaires horizontaux considéré comme
plan horizontal de la tète. Bull. Mém. Soc. Anthrop. Paris 7 e s t 4
p. 14-23.
— 1924. — La ligne vestibulairo horizontale, sa projection sur le profil de
la tote. Oto-Rhino-Ijj/ryngol. inter., t. 12, p. 257-266.
— 1939. — Allas d anatomie ot de médecine opératoire du labyrinthe osseux.
Pans, Maloine, 168 pp.
— 1947. — Port habituel do la tôle et fonotion vestibulaire. Mammulia, t. 10,
n° 1/2, p. 1-17.
Girardet (R.). I960. - Contribution â l’étude de l'innervation du muscle du
marteau. Arch. Anal. Histol. Embryol.. t. 43, n» 1/4. p. 121-164.
GiuffRIDA-Kuggf.ri ( V.). 1899. — Ulterioro contributo alla morfologia del cranio.
Jctv. spenm. Fenialr a Med. Leg., t. 25, n° 4, p. 607-613.
— 1901. .-.Variations morphologiques du crâne liumain. Arch. Anthrop.
criminelle, t. 10, p. 371-383.
— 1903 - — Craiu o mandibule di Sumatra. Atti délia Soc. Bom. di Aniropol.,
— 1905 - —.Proposta di uno studio delle ramifteazioni dell’arteria meningea
,„io" ï-T ,l( ?K 0 " ,,rati - Itiv - $ Ver. Frenialr. Med. Leg.. vol. 31. p. 379-380.
191.?. Ueber die eiidocramsclien Pui'clien der Arteria meningea media
beim Meuschen. Zcits. Morpli. Anllirop.,
— 1913. —- Variabilita delle ramincazioni torminali (
media nell’uomo. Hic. Nevrol. dei Calana, p. 211-233.
Gros (J. A.) et Grier (p. IL), 1950. - Venous adaptation following bilateral
witli excision of tbo jugular voins. Surg., t. 28,
15, p. 401-412.
di délia arteria meningea
radical nock (lissoctio
p. 305-321.
Glees (P.), 1957. — Morphologie u
Georg Thieme, édit.
Glick (H. N.). 1933. - Microscopie observation of the petrous apex. Am
Khinol. and Laryng., t. 42, p. 175-191
Glidden (E. M.) et Garis (C. P. de), 1936.
J. Anal., t. 58, p. 501-527.
md physiologie des nerventsystems. Stuttgart,
- Arteries of the Chimpanzee. Amer.
Source : MNHN, Paris
n. SABAN
352
Godinov (T..su 1»-^ System ofth. ta*». J m „. j. Pij ,. A ,„ lmp
Goldstein (J.), 1921. - «orne point in the anatomv of the huma»
bone. .1»». Otol. lihinol. Uryng.. i 30 ,i 331 34s ,en 'poral
Goopricr ^ ^Y'-É'T r lirds
““"'ST - S, “ di “ °" "» éelépment of vo,t.br«„.
Gradenigo 1880. — Die einbryonale Anlftge dos Mittolôhres, die mornholo,™ ,,
Bedoutung dor t.ehorknochelchon. Milteilh. aus <ïem F m
Institut lier Urnversitat Wien, ^bryologtschen
Grandidier (A.), 1875. — Histoire physique, naturelle ot nnlitimio Ami
8ff ar ; '}]■ VI. Histoire naturolle dos Mammifères par‘sJilne^dÏÏ^a'
(A.) et Grandidier, I. I (texte I. Lémuriens); t 4 (Atlas n Edwards
— 1902. Observations sur les Lémuriens disparus de
Mus. Ilist. Nat., t. H, |i. 497-505 et 587-592. lagascar. Bull.
— 1904. — Un nouveau Lémurien fossile do France le. Prim,,rU,.„i...„ n ,
Bull. mus. Ilist. Nat., t. 10. 9.13. 1 '<■ 1 ronyctxcebus Gaudryi.
— 1905. — Recherches sur les Lémuriens disparus ot enmrt:»,ii.
* M*w. .W. M. 4*' h , 7 rW5*» *™ ««ma
Gray (A. A.). 1807. - The l.byrh.th of ai.i,iiududii». mmoÜ f. , ■ ,
end .mpl.il, A». Lonjoo. .1. A. Chmhiiï. 8 "™
— . . .. . “ U| »
— St - •’;& *“• ,
cochlca. Acta Oto lMryngol.. t. 12. p 113.120 d ai * ue< ^ uc of
Gray EA 1Mb - tbe .p«„ o, Lemumfd animal.. Proc.
Gray (O.). 1948. New metbod of demonstrating tlio labyrinth T t
and Otol., t. 02, p. 308. ynniu. j. Xari/nÿ.
— 1951. — An introduction to the study of the comparatif
I.byrintb. .7. Lo,„. OU.. t. 65, p. 181 7M^ ™ «f the
— 1953. Tho ohorda tympani. ,/. Lariimi. Otol t tt7 .. i. )u
Gregory (W. K.). 1913. Uolationship of tho Tupaïdao and’ of .f 8 ' 3 Î'
especially Notharctus. Bull. Geol. Soc Km, „ °? lle ^®urs,
15. On tho relatif,nship of tho eoeeno Lomu'r NothàS. I P /, 247 -
5j da f n a »dj;0 ot lier primates. Il on the cl,issiV„..o t . he , Ad a-
191
, . - ’ '’ioiiu iv
i>M sr3»taSÆr ana
— 1920. — On tho structure and relations of N Marri,,* t ‘ 446 ‘
Primate. Mon. Amer. Mus. Nat. Ilist.. X «or t 3 iÏÏfo 0 * 11 eoco »e
— 19.»I — Evolution omerging : A survoy of c.hantfng pâttèrns frnm P ' I 9 ’ 243 -
lifo to man. New York. Mac Millau Comnauv init* r ° m P riraevi »l
Greven (II.) 1955. — Tierexporimentelle (ntorsuchungenlurPnmm»,- a-
prohlom. Zeits. liais-, Nasen und Ohrenheük t 107 , rnî» tlSat,ons -
Grodinsky (M.) et Holyoke (K. A.). 1938. - The fas’ciiie and V * a ® 9 ? -
the head. neek and adjacent régions. Amer ./ t,,,,/ , ~» ia ‘ 8 l ,aces of
Grotr (G-). «01. - I»i« V.netate,, dm- „ r ,„, a
Morphol. Anlhrop.. t. 8, p. 1-20. super p malts. Zeits.
Groth (W.), 1937. — Vorgleiciiend-anatomisohe Untersuchnn» r,
Entstehung des Warzenfortsatzes bei Menschen und der Men der
Gegenbaurs Morphol. Jahr.. t. 70. p 547.599 ,ler Monschenaffen.
— 1938. — Der Warzenfortsatz des Menschen als Knochenleiste o ,
und sein mnores Gofüge. Anal. Ane. t, «5 10,Yo 6 am ‘^«hadel
— 1941. Das foramen lace.rum und der Êinban ii« 24 ?' 26 l-
Menschen. Aiuit. Ane., p. 97-121. ' *eisenbeins beim
Gruber (J.), 1867. - Anatomisch-physiologische Studien nh..r .1 -r.
und die Gehôrknüchelchen. Wochenbl. ZMb, K j? « ?; ron 'melfell
in Wien. t. 7. p. 419-422. A ‘ A ‘ 0e8eU - d. Aerzte
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
s du norf facial. Montpellier Méd.,
— 1875. - Uebor einen anormalen Kaual für eine au8 der arteria meninnea
aIT pTY'Ï d< / «'dspringonde A. temporaüs profunda.
, on n  k ù P '? L A P/ *y«- Klin - Med. Berlin, t. 63, p. 100.
1897. Bemerkungen über den Canalis caroticus mit Bezug auf praktisclie
Ohrenheilkunde. MonaUxr.hr. Ohr., Jalirg. 31, n ° 1, p. 1-6
Grüber (W.), 18;>2. - Abhandlungen ans der monschlicken und vergleichenden
Anatomie (Ursprung der arteria temporalis pro/unda posterior von
der arterta meumgea media aus dor Schàdelhohle). St Pétersbourq.
Akau. Wiss., 160 pp.
1854 (1855). yolier den Ohrknorpel oder Gehorgang-Kopf des Grifïel
zungenmuskels des Mens,•lien und soin Analogie bei Phoca. Bul
Ac. Sc. Sl.Petersb., p. 257-273.
Guerrier (Y.), 1951. — L,
p. 83-95.
— et ViLLACÈQCE (G.), 1949. — Origine et comporlement des artères céré
belleuses moyenne et. auditive interne. C. R. Ass. Anal., 36 e réun
J/yon, n° 58, p. 377-382.
Guibé (M.k 19^12. — Oreille moyenne, in Traité d’Anatomie, par Poirier et Cliarpy
Guild Stacy (R ), 1926. - The ductus and saccus endolympliati
Rec., t. 38, p. 12-13. J
~ !!r ~ v 10 Clr, | Ulat ' 1 ion °. f 1 lle ondolymphe. Amer. J. of Anat., t. 39, p. 57-1
à J! «Ï S, .7 “ 0 f“ l e “Sr i t '”’ Pï *“ id - Tmm
— &?».“” b0 ” e waU 01 **» -*• °» <“*
Gunnel (F.), 1957. Neue UiUersuchungen tibor die Entwickhmg des Waizen
fortsatzes und semer Pneumatisation. Arch. Ohr-, Nasen- u., Kehlkop
fhetlkunde., t. 172. n° 1, p. 1-56. '
Gurdjian (E. .S.), Webster (J. E.) et Martin (P.). 1950. — Carotid interna
jugulai anastomosm m tho rhésus moiikev angiographie and gasometri
studios. J. R euro surg., I. 7. p. 467-472.
Guthrie (T.), 1907. — Development of tho mastoïd. Prit. Med. J.. n“ 2441, p. 986
J . 1 lie styloid proeess of tlie temporal boue its variations and thei
significance. hdmburg Med. J., n. s.. 31. p. 182-189.
Gute (A. A. G.), 1900. — Sur quelques détails anatomiques concernant Pétiologie
• R- 18 e Congr. Intem. Méd. Olol. '
Hadziselimovk: (H.). Savkovio (L.) et Bubic (I.), 1901. - How to détermine
ir cmn, i" 1 m£ orou8 temporal boue ... Acta anat. t. 44. p. 322-335.
f - . /,llr l^ntwioklungsgescliiohte der aortenbôgen und der
If affner fL 1 1895 " Jt t raiux "peetrum. Morph. Jahr.. t. 50. p. 19-48.
Haffner Recherches pratiques sur la topographio crânio-cérébrale.
HaGENbach, 1833. Disquisition.es anatomica <
homenis et mammalia. Basüea.
Haiin (R.), 1914 — Anomalie del seno frontale. Arch. liai. O toi., Rinol. Laring.,
J, <• 25.n“ 3, p. 209-230.
IIallett (Ch ) 1847. — General remarks on anomalies of the venous System.
„ Me<l. J imes, t. 17. p. 50-52 et 72-73.
Kallmann JEd.), 1837. — Die vergloicliende Osteologie des Schlafenbeir.es.
musculos auris internae
lïannov
IIamasugi (M. E.). 1908. Contribution il l’étude de la région mai
T4ANSFN ( F\"no7 POr ^ " eh,l i - / f r 2/ n ? oZ - °'" L Rhinol-, t. 28.
Hansen (L.) 1908. — I.in Pall von Verlauf der varotis interna durcli
igion mastoïdienne de
hiilile. München, vieil. Woch.
Source : MNHN, Paris
354
I. SABAN
)33. The analomy of the rhésus monkev
, Williams et Vilkins. 383 pp. J
Hartman (C. G.) et Strads (W. L.) Jr.
( Macam mulatta). flaltimo
Harvey (J. 0.) el Howard (L. M.), 194,'.. A rare type of anomalous* ôphtlialniic
artery in a Negro. Anat. Rec.. 1. 92, p. 87-90.
IIasebe (K.), 1937. Knochonerhebungon in lier Solilafen und Naekengegend
der Sehüihd «1er Mikronesier. Nat. Res. Counvil Japan, Anatomy Tokio,
Hassin (G. B.). 1929. - The nerve supply of the cérébral blood vessels An-h
Neurol., l. 22. n" 2. p. 375-391. " areA -
Hayek (H.), 1929. — Ueher Toiluug des Foramen jugulare. Anat. Ans t fis
n" 4/5, p. 65-70. ’ ' 8 ’
Hayman (H. W.), 1937. A note on Oalago senegalensis inustus Schwarz
Mag. Nat., llist., i. 19. p. 149-151. nn '
HECKER (P.). 192(1. — La région p'crique osseuse. Rev. Anthrop. Paris, t. 36, p.62-68
— 1926-1927. - La région p erique oRseuse chez l'Homme et, les Simiens
&£ *S' Amt - - «*»*. w
Hedon (C. E.). 1888. - Étude anatomique sur la circulation veineuse de l’en «A
phale. Bordeaux, Thèse. °
Henckel (K. O.), 1928. - Studien ühor Primordial cranium und die Stamme*
gesobichte der Primaten. Gcgmbaurs. Morph. Jahr.. t. r>9, p. 105-178
/»./. Allât. Eniwicklungsgesch. t. 86^
— 1928. — Tupaja ehondrociane. Zeits.
IIilger (J. A.). 1949. — Autonomie dysfunetio
HendlBMAN ( 8.). 1821. Inlmdiiclioo mitogmeti. a„d phylograatio «ud*
of mastoid and unddle car. laryngoscope. I. 37, p. 710-718 3
Heni.e (J.). 1865. - Handlmch der Knochonlohre des Mens’chen. BraunsrUoin
— 1876. — Handlmch der systematischen Anatomie des Menschen Knn1 '
lehre. Braunschweig. F. Vieweg. and Son, i I 310 pp ocuen-
Heymans (C.), Bouckakrt (.L .1.) et Miniers (P.), 1933.' - Le sinus carotidien
et la zone homologue eardioaoriique. Paris, Doin, 334 pp n
limer ear. Laryngoscope,
IîlLL (W. G- O.). 1936. - The alliait ics of t lie Lorisoids. Spolia. Zeiil Ceul T o •
t. 19 B, p. 287-314. 1 *’ So *->
- 1947. — Tho Lorisoid Genus Arclocebvs. Observations hased nn ti,„ ,
material. P roi t. Roy. Soc. of ici in b., t. 52. u° 3, p. 248-265 6
— 1947. — The identity of Oalago murinus Munag. Proc’. Roy Soc ni l.\i■ u
t. 52, n°3, p. 266-270. J 01 Edinb..
— 1953. — Primates corni
Edinburgh. Uuiv. 1
— 1953. — The blood vas
t. 123, p. 655-694.
— 1955. — Primates comparative anatomy and Taxon omy. n HanWi,- .
Tarsioïdoa. Edinburgh. Univ. Press. 347 pp. üaplorhun :
— 1957. — Primates comparative anatomy and taxonomv. III
Platyrrl.ini (Famil.es Uerpididae and Callimiconidae).' Edinburah
798 pp.
tmy and taxonomy. I Strepsirhim,
• System of Tarsius. Proc. Zool. Soc. Und.,
Tho Univereity I’n
Edinburgh,
- 1959. — The anatomy of Callimicô goeldii (Thomas). A primitive ■
primate. Trams. Amer. Phil. Soc., n. s., t. 49, part 5 lie
1 dze (B.). 1927. - Les artères de l’encéphale humain, lour , .
Bull. Mèm. Soc. Anthrop.. Paris, t. 8. 7'' s., p 201-211 e,1,, 'ature.
et Fre.dmann (L.) 1931 Die topographische Vorbreitung der Kim
arterien bei rudimentâro Entwicklung einer der c- . 1 î ln -
Zeits. /. d. (iesam. Neurol.
Hirtz (E. J.). 1922. — La radiographi
métlicale, t. 3, p. 253.
Hochstëtter (F.). 1902. — Lie Ei
. 132, 11" 314. j
'a base du c
. ..s “d mrn -
Capolld “-
b. J. Radio el électrologie
(F.). 1902. — Lie Eutwickluug des Blutgefâss Systems Handh,, n
vergleiohendon und oxperimontalen L n l w i c k 1 u n gseescW . , '
rbeltiero. Jena. ( • . Fischer, édit. " K scliiolite der
Source : MNHN, Paris
os TEMPORAL I
S PRIMATES
355
” 1916 ;i^ a B /^ el '= U " g , 2 ? dom Artikel F. Keibols : Dcr ductus endolympha-
p 29-30 18 a ,yn " t n * bei Scliildkrôten. Anat. Ans., t. 49, m> ],
Hobven (L. J. van der), 1921. — L'apophyse mastoïde dans son rapport avec
la station debout. Rev. de Laryngol., Otol, Rhinol., t. 42, p. l-Ui.
Hofer (H -^ — Tergleiohende Beobaehtungen über die kranio-eerebrale
Mr t M von Daubentania madagascanensis (Gmelin, 1788). Morph.
H0FFMAN JJÆ 1930 ‘ 1 fi COm P aratiTO 8tudy * the utriculo-
t 46, n» P 4, p 333-347 * ^ COmmun mam “ a ' 8 - Arnt. Sec.,
Hoffmann (L ) 1926 — Zur Anatomie des Primatenscldâfenbeines und seiner
r r Ra "u°, n, " er ' orüeksichtigung des meuschlichen
^adois. «^ >, p. ,1 ^i I ^ ,mîltisalion dos
~ ‘ X: fr P 6t 14?-Æ té8 pnonmati ^- **•
Holz (K.), 1931. J®i r ,? le , 1 , C „ 1 i ende a " a '">nis.d.e und topographische Stiulien über
p“fiftei! ' s auget.ere. Zeits. Anat. Enlwicklvmgsgesch, t. 94,
Hoœ “ ' a ™L'Sy„J,tTv. il “i™8.* in "*' tnmn ot Am ■ 0M -
Horsley t W yto a. 309-355) m : Contribution
gW mw„ Z “ y “ * ,obr ‘ l b r »• »• c “”i-
Horauoîi»MAJ, J923. - Le» uorl, crânien., «ratante macroscopique. P«ri»,
~ 192, iv^™rbfnT“i d “,'.‘S' ,ls “‘“S” rachidiens, ot du sj.téme grand
i.,.), Syni!, ; l r . r 11 . cbez 1 Homme. Pane, Doin, 873 pp. 8
~ ÏÏ& ü i «S'î 2 ' C'to-iaoa- tm*. Dfi « Cie, 295 pu.
— MAES (J ) Binet L.) et Gayet (R.). 1930. — Le nerf carotidien Étude
— et Ü/P ? Biologique. Presse médicale, p. 449-453.
. '1 ■» 1 420. - La corde du tympan, ses rapports avec Ips
for D noUionS é «. eU8e8, lB D li ? an, r lt aotérieur d!i marteau et
- etRmS “«ns hbreuses. P«n*. A- .Legrand, édit.
sensitifs du cnnilnit oî r/f su ï a dl8 P“ 8,tl °n anatomique des rameaux
du facial Pull Jf/JÎ *0*’* <s :' ;U ‘ , ' n, L et du rameau auriculaire postérieur
- et VnmoiiF (Ml i^**' ,V "i' An c aL P,,m ' l ' 92 - <>° P- 318-321.
S3 nSnin ,« 3 'l ~ ™ uponévrotiques de lu région
ÏmPSwKÏÏÎ j' -i, H °ÎS 8 . “ « h “ quelque. Mammifères. J.
.itou, a fliysiol., n° 0/6, p. 427-488 et 618-705
Tr P , ,!XOs1,,HUS ' Smithson. miscell. Coll.. Washington, t?98, n° 6, 98pp.
Hurzeler (J.). 1946.—■ ZurCharakteristik.systematischen Stellung. Phylogenese
îrsrfs.'î.ï-' f °"‘°
_ ‘““Ut* Ç'ST’ïar* 1 *'" * r *~*«*im. «M paleonlol.
H °“ 8 ««U org.nl dei .en.i,
Source : MNHN, Paris
356
B. SABAN
— 1841. — Einige in Chirurgiselier Hinaiclit Wiohtige Gefâss varietaten. Med
Jahr. K.K.Oest. Staates.. I. 29. p. 19.
— 1845. — Vergleichend Anatomieclie Untereuchungen über das Innere
Gehôrorgan des Menschen und der Sâugethiere. Prag, Fr. Elirlich
— 1858. — Ueber spontané Dehiscenz des Teginou tympani und der Cellulaê
mastoïdae. Site. Math. Nat. Kl. K. A hui. IFtsx. Wien, t. 30, n° 16
— et Antonelli (G.). 1883. - Istituzione di anatomia dell'uomo. Trad dâ
G. Antonelli, 3 e édit.
I J
Ingber (E.), 1928-1929. — Sopra il comportante!!to dei prooessi mastoidei del
temporale nei orani con atlante uuito all’occipitale. Arcli. Anal, hist
Embryol. Strasbourg, t. 9, p.345-371.
Inurama (II.). 1925. Ueber das foramen mastoideum. Folia Anal, iatimiion
Tokio, t. 3, p. 137. ’ y co "
Itamaru (K.), 1937. Uoitrag zur Kenntnis des suleus a. nioningea media nebst
oiner Bezichung zu don «'anales diploici. ('. K. Nation, researeh counril
Japon. Anatomy, Tokyo. 1. 0. p. 174. oouncu
Iwanow (G.), 1903.—Anomalien des «inus sigmoùleus. Arb. Ohrenklmik. Mode/».
t. 1, p. 676-679.
Iwanzoff (N.). 1894. — Zur anatomie der Knoekelchon des mittleren Olires bei
Ampliibien und Reptilien. Anat. Ane., t. 9, p. 678.
Iwata (S.), 1934. — Studien über das Scblâfenbein der Japaner. I. Ueber die
Schlafenbeinpyrainidc. 11. Die Fissuion des SehlâïenbeinB. III Ueber
die Deliiszeuz des os tympanieum. IV ; über die erista petrosa. G R
Nat. Res. Gouncil Jap. Anal. Tokyo, 1. 4. n° 2. p. 04-67. ’
— 1934. — Ueber die fossa mandibularis (1er Japaner. G. R. Nat AV*
Jap. Anat. Tokyo, t. 4. n" 2. p. 68. ' ' OMnc “
Jacobson (L. L.), 1818. -De anastomosi nervorum nova in aure dclrrto
reg. Soc. Med. Uafniensis, t. 5, p. 292-303. Alerta. Acta
Jankov (G.), 1957. — The relationship of the arlorics of the middle and internai
car and tlieir clinical significaneo. Ceskosl. Oto laryngol., t. 6, p. g.ig
Janskt (M.), Pi.ucnar (B.) ot Svoboda (Z.). 1959. - Beitrag zum Studium v
Varietaten der subkutanen HaLsveneu des Menschen. Aria + .Pi?
n° 4, p. 298-310. t. 37,
Jazuta (K. S.), 1905. — Zur Anatomie der a. meningea media des Menachc.»
und der Sâugetiere. Fine vergleiohend-anatomisclie Untersn
St-Pétersbourg. Thèse (Ergeb. Anat. Entvo., 1905, t. 15,p 936) g '
Joiianson (C.), 1954. - The central veins and doep durai sinuses. An anatonr . î
and angiographie study. Acta Radiol. Suppl., t. 107, p. 1 -184 Illca
Jones (M. F.), 1935 - Normal and pathological anatomy of the pètrous pvramiH
Trans. Amer. Otol. Soc-, t. 25, p. 192-205. 1 pyramid.
Jonnesco (Th.), 1901. — Traité d'anatomie humaine publ. par P Poirier et a
C harpy. Paris, Masson, 2® édit., t. 4. fasc. 1, 390 pp. et A -
Jouffroï (F.), 1954. — Contribution à l’étude do méthodes orâniométrim,
dans le domaine do l’anatomie comparée. Diplôme d’études sunérie,,^
Fac. Sc. Paris. 1Lue s.
Jüster (M.) ot Fischgold (H.), 1955. — Étude radio-anatomique de l’os tam™ 1
(radio-diagnostic et radio-anatomie do précision). Paris. ǰF. al
i06pp , tiwisirffiî;
— 1956. — Étude radio-anatomique de l'aqueduc de Fallu™, c r> .
Anat. Fr., 43® réun. Lisbonne, n» 3, p. 436-442. 1 K ' Ass -
région ptérygo-maxillaire. Paris, Battaille
Source : MMHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
357
K
Kampen (P. N. van), 1905. Die Tympanalgegend des Sâugetierschâdels. Morph.
Jahrb.. t. 34. p. 321-722.
K a N ag as o N 'i' fi nu AM (R.) et Mahran (Z. Y.), 1960. — Observations on tbe nervous
syst em of t lie lesser busli baby ( Galago senegatensis senegatensis). J.
Anat. G. B.. t. 94. n° 4. p. 512-527.
Kanasugi (H. E.), 1908. Contribution à l’élude de la région mastoïdienne de
l'os temporal. Rev. Hebd. Laryngol. Otol. Rhinol., t. 29, p. 401-405.
Kantor (H.), 1905. — Tiefe Teilung der a. carotis communie. Anal. Ane., t. 26,
p. 492-496.
Katz (L.), 1895. — Steroskopischer Atlas des meusclilichen Ohres nach durck-
sioktigen inakroskopischen Praparaten 10 Photogramme. Berlin,
Hirschwald.
— 1908. — Zur Topographie des runden Fensters beim Mensclien. Deutsch.
med. Woehensclir. Jahr., t. 34, p. 2294.
Kazzander (1.), 1905. Notiz über die Pneumatisation des Schlafenbeines beim
Mensclien. Anal. Am., t. 26. p. 212-218.
Keely (A. R.), 1953. — Radiograpliy of the petromastoid portion of the temporal
bone. Hadiogranhy. t. 19, p. 144-148.
Keibel-Mai.l, 1911. — Ilandbuoh der Entwiek 1 ungsgesehiclite des Mensehen.
Leipzig, Hirzel, t. 2.
Kei.emen (G.), 1958. — Arteria stapedia in bilateral porsistonee. Arch. Oto-laryngol.
Chicago, t. 67, p. 668-677.
Kenneth, 1938. — Monograpliy on the veins. London, Baillière, édit., 410 pp.
KtNGMA (P. H.), 1855. Einige Vergelikjkond outleed Rxuidige Aanteekingen
over den Otolicnue Pelii. Leyde.
Ki.aauw (C. J. vau der). 1923. Die Skelottstückchen in der Sehne des musculus
stapedius und nalin dem Ursprung der Chorda tyinpani. Zeits. Anat.
Entwieklungsgeseh., t. 69. p. 32-83.
— 1931. — The auditory huila in fossils mainmals. Bull. Amer. Mus. nul.
Hist., t. 62. 352 pp.
Knick (A.) et Witte (W.), 1928. — Rôntgonologische Studie über die Entwicklung
der Warzonfortsatzzollen nach Otitis media im ersten Lebensjahr.
Arch. Ohr-, Nasen-u.Kehkofheillc.. t. 119, p. 128.
Knott (J. F.), 1881-1882. — On the cérébral sinuses and tlieir variations. J.
Anat. London, t. 16, p. 27-42.
Kobayashi (M.), 1956. — The comparative anatomical study of the stapedial
muscles of the various kinds of Mammalian animais. Hiroshima J.
Med. 8c., t. 5. n° 1. p. 63-84.
— 1956. — Comparative anatomical study of the morphology of the tensor
tympani muscle of val ions mammals. Hiroshima Joum. Med. Se., t. 5,
p. 85-108.
Kohlbrügge (J. H. F.), 1890. - Yersucli einer Anatomie des Genus Hylobates.
Weber Zool. Ergebnisse einer Reise in Neederl. Ost.-indien, p. 213-354.
— 1897. - Muskeln und periphere Nerven der Primaten mit besonderer
Borüelisichtigung ilirer Anomalien. Fine vergleieheiid-anatomische und
anthropologisclio UnterRUcImng. Verh. Konin. Akad. Wetens. Amster¬
dam, 2 e sér., t. 5, n° 6, 246 pp.
Kohler (A. G.), 1939. — Ueber die Pneumatisation der Sehlâfenbeinschuppe.
liais-, Nasen-Ohrenarzt., t. 49, n» 3, p. 101-105.
Koi.uker (A.), 1879. — Entwicklungsgeschiehte des Mensehen und der hoheren
Thiere. Leipzig, 2 e éd., p. 928-929.
Konaschko (P. I.), 1927. Die arteria auditive interna des Mensehen und ilire
Labyrinthaste. Zeits. Anat. Entwieklungsgesch., t. 83, n° 1 /3, p. 241-268.
Kostanecki (K.), 1891. Zur Morphologie der Tubengaumenmusculatur. Arch.
/. Anat. und PhysioL, p. 145-181.
Kowsarian (S. H.), 1052. — Le sinus pétreux. C. I(. Ass. Anat., t. 39, p. 793-796.
Source : MNHN, Paris
358
R. SABAN
K “ ,sz (H iüTflïÆf.; â“ï!^r'..t r P L 'S* i “ 8 '"
Zeüa. /. liais-, f/c
Kraus (L.). 1931. Die l’yr
/. Ohrenhrilk -. A’r
—...
KrAÜSE (J.). 1843.
p. 802.
— 1876. - Die Variotâton der Artericn uml Venen in • Hnnl» n\ u
«1er System atischoii Anatomie des Mens, l,,.,, ■{ n „l, Handbuch
2» édit. ’ ' P art *• Bravmchmeig,
KUAUT (A.). 1910. Der durlus sacralo rorhUari h (sirs r( .rr
d.m hôhoren Saugetieren uml dem Menselien ZcSsOhrJfiïai™ 1 ) boi
il" 1/2, p. 61 66. utir enheük, t. 60,
Kkizan (Z.), 1956. — Beitrav zur Koniitnis des ilritinn Tri™ •
oto-rhino-laryngoL? t. 18. 3. n. 144-154 1 r, K- "'-Rusa«t <*. P ract .
— 1900. - Beitrage zur deskriptivon und l opoirrnohiselinn An *
A. maxillari». Aria Anal., t. 41. p. mli.rii en Ana tomie der
- 1900. - Ueber .lie fraeliohen Km relutiôncn U nd (lber «lin v , ■ ,
Knn . Ty.smder A. Maxillari». A<ia Anal., t. 42. p 7 ^ WICklun «
Kldo (T.), 1922. Ueber die endokranisehen Furohen der «w/,- 87 ‘
media boi Japniiern. Iloknctsu Iqakükwai Zanni i ■t-rnifL meni ngea
Kolenkampff (II). 1049. Persislenz de, se, ne tri i ün, !i 27 a »-> n° 6.
Enlwicklungsqesch I. 114. p. 203-272. q n,08us - ZeiU. Anat.
Labbé (Ch.), 1882. — Ktude sur Itw granulations do Purohioni • ■ j
...«iSsr.îÆf5!r
w„, v«r„.„ ..u inh M
LA " <H ' J r,T ......... ’ ^.O^ryn,.., „
i"7 rsas> “->■ —«
b È£$L*£VX .‘'"«“'IrSï.'■'™-m.ndib„, oi „ humainf
Laidlaw (P. P.) 1903. — Home peculinr font lire» in a tournerai ,
and Physiol.. t, 37, p. 304 307. temporal bone. J. Anat.
Lake (R.), 1898. CousidératUMU and observation» on »1
of the tympani 0 antriim. ./ Uronnol. Hhinol o, T , KUI £ l, ' al a » a tom T
Lamberton (Cl. ) 1934. Contribution kla eonnSiee^A j 3 ’ P ‘ 23 <>-232
d.' Madagascar. Lémuriens et Hatite». Mém. Acad îfatna'h s “ ,lfo8R ile.
+ album, 105 pp. "■ M'dgache, fas c . 17
— 1936. — Nouveaux fossile» du groupe des Prnnitl.A_ . ,
leur découverte. Hall. Mus. mit , q ' ot „ ,le l 'intérêt de
- ~ {-H.adropithèques. „u,l. W J^ . N f’ 'l ™ 7 - 373 IO
— 1939. — Contribution à la connaissanee de la” faunesl.hfns’. P L ,27 -l 70.
Kasear. note IV-VUI. Lémuriens et c-vplopmet.» Ü ? d<! Ma< la-
fiwc. 27. 200 pp. j pi oproctes. .Mém. Acad. Malg.,
— 1941. Contribution à la eonnnisManoe de la faune suhfnn-i j
K asear. Note IX. Oreille osseuse do» Lémuriens MéZ \° d<! Mada-
t. 34, p. 7-130. -.emunens, Mém. Acad. Malg.
— 1944. — Quelques traits de l’évolution de la cirnulatine j
menue . lie/, les Primates. /(..//, Acad. Malg N St-oa 0 ' et ex °crA-
1940. (contribution a la oonnaissanee de Ia fkune'suhoi 6 '! p ' 141 - 1 42.
rs "■ »«“. s. «r.
Lange (B.). 1924. Ueber Rassenuntersnbiodo an der Reirin ni.,' . .
«lien. Anal. An:., t. 68. p. 363-374 ot t->dl (fo25^ p ^ 4 b , eim Mens-
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
359
Lange (S.). 1910. — Stereoscopio mastoid radiograms. The Laryngoscope, t. 20,
p. 437.
Langer (K. von), 1877. l ober die Blutgefësse der Knoclien des Sehiideldaclies
und dor li art on Ilirnhaut. Denis. K. Acad. TFiss. Wien., t. 37.
Lannoih (M.) et Ari.-kun (F.). 1922. Exploration radiographique do la mas-
toïde ot du rocher. Ann. Mal. Oreille, t. 41. p. 1002-1006.
Lanzi (L.), 1907. - Le. anomalie délia pars mastoûlea dol temporale umano.
A lli h'. A ce. fisicrilici Siena. 4° ser., t. 19, n° 4, p. 99-129.
— 1910. — Variabilité di eonflgurazionz dol processo mastoideo del temporale
umano. Anal. Ans., t. 36, p. 586-590.
Laübeb (II.), 1901. Lober oinigo Variot&tcn itn Verlaufe der Arteria maxillaris
interna. Anal. Ans., t. 19, p. 444-448.
Ladnat (P.). 1896. - Veines jugulaires et artères carotides chez l’Homme et
les animaux supérieurs. Paris, Masson, édit., Thèse.
Lautard (M.), 1894. Étude sur les anomalies des artères de la base de l’encé¬
phale. Paris, Thèse.
Lauth (E. A.), 1833. Anomalies dans la distribution des artères de l’Homme.
Mém. Soc. IJist. nul. Strasbourg, t. 1. n° 2, p. 46.
Ladx (G.) ot 1ÎAI.ME8 (J.), 1935. Morphogenèse de l’apophyse mastoïde. Influence
des actions musculaires sur la structure de l'os. O. R. Ass. Anal.,
30° réun. Montpellier, p. 298-299.
Lazorthes (G.), 1955. Le système nerveux périphérique. Paris, Masson, édit.
Le Double (A. F.), 1897. - Traité des variations du système musculaire de
l'Homme et de leur signification au point de vue de l’anthropologie
zoologiquo (préface de E. .1. Marcy). Paris, Sohleicher frères, édit.,
t. 1. 368 pp.
— 1902. Du redressement de la courbure à concavité inférieure et do l’état
rect iligne de l’articulation squaino-pariétalo. C. R. Ass. Anal., 4 e Sess.,
p. 213-215.
— 1902. - Sillon tomporo-pariétal externe. Bull. Mém. Soc. Anlhrop.. Pans.
5® sér„ t. 3, p. 684-685, ot G. R. Ass. Anat., 4° Sess., p. 204-206.
— 1903. — Traité dos variations des os du crâue de l'Homme et leur signifi¬
cation au point de vue de l'anthropologie zoologique. Paris, Vigot,
édit., 400 pp.
— 1903. — « A qui faut-il attribuer la découverte du canal qui donne issue
hors du crâne il la corde du tympan f » France médicale, t. 49, p. 157.
— 1904. — Do la forme différente de la portion dure du conduit auditif externe
dans la race blanche et dans les races américaines anciennes et modernes
et principalement dans celles où la pratique de la déformation artifi¬
cielle du crâne est encore en vigueur. C. R. 14® Congr. Intern. Méd.
Anal., p. 136-137. . .
— 1906. Traité des variations des os «le la face de l'Homme et de leur signi¬
fication au point de vue de l'anthropologie zoologique. Paris, Vigot,
édit., 471 pp.
Le Fort (R. L.), 1890. — La topographie crânio-cérébrale, applications chirurgi¬
cales. Paris, F. Alcan, édit., 164 pp.
Leggj (F.), 1894. Il foramen iugulare spurium ed il canale temporale nel cramo
di un uomo adulte. Bail. Se. Med. Bologna, 7 e sér., t. 1, p. 609-522.
Le Gros Clark (W. E.). 1924. The myology tlie tree-slirew (Twpaia minor).
Proe. Zool. Soc. London, p. 461-497.
— 1925. Oii tlie skull of Tupaia. Proe. Zool. Soe. London.
— 192(1. — On the anatomy of tlie peu t ai lcd tree-slirew (Pt
Proc. Zool. Soc. London, p. 1079-1309.
— 1934. On the skull structure of Pronycticebus gaudryi. Proc. Zool. So
London, Part 1, p. 19-27.
— 1956. A miocène lemuroid skull from east Africa. British Muséum (N. B
Fossil illuminais of Africa, u° 9. 6 pp.
— et Thomas (D. 1’.), 1952. The Mioeene Lemuroid of East Africa. Bn
Mus. (N. H.), F'ossil M animais of Africa, n° 5.
p. 559-567.
iloeercus lowii
Source : MNHN, Paris
I. SABAN
Lkiciieb (H. , 1928. - \ erer mu* auAtoniisdmr Variaiionen derNase ilirer
ho,,l< ’" , "" 1 ,h ' V'inrA**. Hermann. édit 164 ™
Leiüi.er (R.) et Schollbr (A.). 1910. Oie Anatomie de* .1, , , '
boin» in. Ront K onl.ilde, Arrh. Ohrrnheük. 1. 82. “.173^208 Waf ®'
LESSMAN (F. F.), SCIIOBINGEK (H.) et Lasser (K C) inw
TOiiogmpIiy. Xnc ïork.J. Md. , ,r, ,, s .i T / ^•T e0UR
t. 44? p. 397. p - 29381 ot Acta radtologica,
Lettenbaiikh (W.). 1938. 1',,li„ P,i.„„. ti .. til . Petonhom.
anatoimscho uiid rontKimo nj;ii*rlie siudic ... i 0ln l'
«iol.tipn, K der ko„*.,i,M„„,rlNu \Vr Bor «<*-
Oltrenhnilk. IteHin. 1. 43. 1," 3. ... 314 335 1 ’ Aa ** n -
Leuzzi (F.) 189s. Topografla delI urteria mmingea me,lia e trananaz.W
la sua allaeiatura. Jloll. S„r. .\„t. . .-> 90 J.1 p ,* lone P or
— 1906. Se Vi siono due f«. u li..tt i due strat'j. nelln dura inadrè 28 ‘ U ?‘
V:*T . "” a .. ..•l.««iel.e:c , Setai^ C S^ 0a =
1 ariena mentnget 1 media. Unit. s„e. \„t. Napoli t. 19 , 1 90 ra
Lewin (L.), 1906. 1. Dan Vorkoiiimen von Persistons der nriui-;..' ,7 '
Muy.<■!»." '-.t- „ 1,1 ;, 1“
Iledoutunn die*.* Pluinoi 11. 1.1 L'eiitiimlielin '•' lo Kenetische
Troininelfelle in.d F»llik..|l.ildi,n K i ' 1, 'r e ? ,,l,z,,n am
Ohrenheilk. 1. 70. 2K-44. i aukenachleimhaut. Arch.
Lewis (F. T.). 1900. On tho.nrvieal voin and lynmhaties in four humai. e„ 1
w.ll, au inter, .relation ..f au,.mal,,, ,.f ,| lp | A * m .' nl 'yo S
voies in t lie ad 11 II. .Imrr. ./. .1 ., 30.e, v,a " and JOgular
Libersa (CL). 1955 I... .anal ,1 astoidiim. Unit. .|*„ .1 nul Fr 85 . *„o
Fenart (R.) et Olivier (O.). Ili.-ui. |,a réi-iiin «t Ariane.1 V 1 408 ' 4I «-
...aies /,„ Sein. de, IIAp.. Pathol. rt HUA., 32* a ! fy. ??'
A’Anal.. n° 1, p. A 30-31. “nnee, 11° 2; Arehiv.
LieüTAOD (J.). 1742. Fanais anatomique*. Paru p u îi uarl .... „
Lightoli.br (G. S.). 1934. The fa.'i al musculature of „ouie l^r'n^ 1 " 332 p P-
Tupaia, a comparative «i mlv /■,,,, s'..,, i... i ' ,r J 1 < nat es and a
Lion 1ÈRE (M. Ch.), 1905. S,.Ile art..'rie délia Rwa tenmoral"' '"n ' P ’ 259 '309.
/ont. It„t.. t. |». „o », 27 ;i. ‘ l0mporal18 “oll uomo. Monit.
Lindsay (J. R.). 1953. Sonie oxiwriiue.iial conservation bearimr «... via
diseuse. Tron*. Amer, (rail (/,,/,/„/ f Haluruna i ° n . Mémère’s
Link (R.) et Hanoi. ( K ). 1954. Tubonftinlctiuii u „d'i" ÿ " ' 'î 7, 27 -34.
elorhea. Zeit* Hat, . S,mm u. ohrenheilk I ï"! 4m‘ 0 " des Mitt-
Lins (F.). 1933. - Contribmyao an ostudu au a. on de V dîVariîSL . • -
I n*™*™» hrazileroR. .1 Palotagia gérai « £■ lç,MK art ®nais 6 m
L.V1N, (F.) 1902. Il ti|,o normale e 1. vanW.ni del W P
Tm Sperimenlale. i. 55. i,'> 3. p. 41,3 «rlerta eu rot te externa.
~ 1903. L'arterta carotte externa. Itieurnhe'. 1. , . ,
Areh - Ital. Anal.
supra-petrosas
1903 — t'arieri" menti * ^râ«.' , R,e 0 rche' l.iorfolofficli
Embnol., t. 2 . n« 3. ... «53 711 K
Loccn (E ). 1929 ... p„ri ltiltl>mül
(urano liumauo). s. Paul,,. Tln-se 125 „o '
• l«I. - JUMSIjH». ».ml» ..,'BprB.uailiv. „ , ■
YYei t lie.iuier) nu nranno huiiiano. tint s„r 1/,.«Z V.r « ! , <Lalar M et
ia.f.hbli. au 111.17. I.... ... ,„.i„i,.k,' 11 y ,1.; 2« pp.
Otn /Mn/ngn/ngwa. < loeklioln,. 1. 2.. „ >40 av , ,zonf " rt8at *e8. Acta
Loewenstein (K.). 1895. relier lia* Foraim-i i,,,,',,i....,
l«n,,, OT Bli. .. ..„.J Ül 'àJSZug*,**
honigaherg, M. Liedtke, 38 on k Anou - Inaug. J)i ss
Lorenz von Libi rnao (L. R.). 1901. ;/...r - ux . .
ii. MM.rk,"n..." .... 'mtStoeSSPr? ,JZ N «i«
1905. - MegaUulani * etltmrtUi (L Grandidiar n.,,.. .
der WUe. Math. Fat. Ktae.e. 1. 77 p 45! S) * r Kais -
Source : MMHN, Paris
OS TEMPORAL DES
IMATES
361
Lowt (R.). 1010. — Gober «las topograpluBohe Verhalten des nervus hypoqlossus
7.\i venu jugularis interna. Anal. Am., t. 37. p. 10-12.
Loschan (F. von) 1896. - Dofeote dos Os tvmpanicum an künstlicb deformiten
Scliadeln von Poruanem. Verh. fierl. G ex. Anthrop., p. 69-74.
Ldschka (II.), 1859. - Das foramen jugulare spurium und der mieux petroso-
squamnxum dos Menschen. '/.dix. f. ratio. Med,, p. 72.
1862. Dio Vonon dos MonBolilichon Halses. Denkx. K. Acad, Wiss. Math.
A al. Classe., 11'ie», (. 20. p. 190-226.
Lyssenkow (N. K.). 1026. - Austrittsvariationen des sinus petrosus inferior.
Anal. Ans., t. 01, p. 497-503.
M
entary condition of the carotid c
. J. East.
f.), 1780. — Ëncofalotomia nuova universale. Torino, G. Briolo,
f.cij>itiilo. Monit. Zool. Italia,
Macalister (G. H. K.). 1903. - Rudiin
J. Anal., t. 37. p. 362-363.
Mac Innés (D. G.). 1943. Note on the east african miocone Primates
alr. nat. Ilist. Soc., t. 17. n° 3/4, p. 141-181.
Mac Nally (w. J.). 1933, The vert ical «emi circulai - canals in thclight of recent
work. Ann. of O.B.L.. t . 42. p. 82.
Major (F. G. I.). 1893. On a suhfossil loinuroid skull from Madagascar. Proc.
/ool■ Hoc. London, part 111. p. 532-535.
1894. -On Meijahulapis madatjasrariensis an extinot gigantic lemiiroid
from Ambolisatia. Proc, Boy. Soc., p. 176-179, et Philos. Trans. of
the Boy. Soc., t. 185. p. 15-38.
1899 On sonie charaote» of skull in the Lemurs and Monkeys. Proc,
/ool. Soc. Ixmdon. (. 1. part I. p. 129-153.
1901. — On Le mur mongo: and Lemur rnliriventer. Proc. Zool, Soc. London,
t. 1, p. 248-208.
Malacarme (M. V.).
édit.
Malaguzzi (V. !{.), 1914. Artorio inoningoi délia o
t. 25. n° 9/10, p. 231-245.
Malan (F.) 1933. Appunti «li anatomia comparata dell’orecobio. Torino, Tesi
di Laurea.
Mall (F. P.), 1905. On (lie development of the hlood vessels of the brain in
i the huraan einbryo. Amer. J. Anal., t. 4, n" 1. p. 1-18.
Mann, 1902. Ilirnhiiulo, Lympb- und Rlutbabneu im Scbiidel (mit, besonderor
Horucksichtigung oinos FalloR von freitliegondem hui bus venae juqularis
„ -Mittolobr). Jahr. Ges. Nat.-Ueilk, Dresden, p. 7-23.
Marcozzi (V.), 1944. Qualcbo osseryazioni sulla parte temporale dollo Sinen-
tropo. 1. Locus E, délie scitnmie e doM'uoiuo attuale. Pont, Ac. Sc.
Gomment.. I. 8, n" 9, p. 107-145.
Markowski (.1 ). 1911. Gober die Entwicklung der Sinus durae matris ur.d
der Ifmivonen bei incuischliclion Emhryonen von 15.5-49 mm Sobeitel-
Streisslango. Bull. Intem. Acad. Sc. Cracovie Cl. Sc. Math. Nat, ser. Il,
Se, nnt, p. 590-011.
— 1921- Entwicklung der Sinus durae matris und der Hirnvenen des Mens-
cnen. I. hmliryonen ans dem 2. und 3. Monato unter teilweiser Beruck-
siehtigung von 4-7 inonatlichen Foeten. Bull. Intem. Acad. Polon.
. • iu \ in» al - der. B Sc. nal. Suppl., p. 1-268.
MARTIN (K.), 1928. Lehrhuch der anthropologie in systematischer Darstellung
mit hesondorer Berilehsicht igung der anthropologiselien Methoden
Jur M udierende, Aerzte und Forsoliung roisende, 2 e edit. T. 2 Kranio-
ogie Osteologie. Jena. p. 579-1182.
arziani (L.), 1955. f’ontributo all'analomia chirurgica dell'articolazione
temporo-inandiholare. Kiliovi topografici sui rami temporo-frontali
e zigomatioi del n. faciale in rapporte al tubereulo zigomatico ante-
. 101-107.
riore. Rie. Morfol., t
Source : MNHN, Paris
362
R. 9ABAN
oien med.
Meckels Arch.
v. J. Anat., t. 91,
r pneumatisation.
— 1055 n( ^/ o T U< t i0 25 O p Ol 223 2 'h' 1 anBtomo -° hin,r «> 00 ■«! nervo faciale. Rie.
Mascarekiias (C.). 1926-1927. lai ptérion chez les Portugais. Arch Anat Tfèet
ICmhryol., Strasbourg, t. fi, p. 471-484.
— “ "JKTttÆ ' iïïttjr* imr ° r ‘ L
Matusiiima (11.), 11(31 -1933. Morohologiscbe Beobachtungen übor dasTromm»!
f.,11 «ml «Ici. husseron Gethbrgaug von Jupanorn. Jap. J. a f Med
So. Anat. Tokyo. I. A. n“ 2. p. 40. ¥ ’ Med '
Max (F..). 1905. Abnormales lopngraphischo* Verlialton der carotis
uml des Bu1I.uk der jugularis /.m PaukenhôhleT ™ '
Wochentclir. Jahrg.. f. 55, p. lt|-22, 02-95, 140-144.
Meckel, 1815. Ueber den Verlauf der Arterien u ' "
Phyeiol., t. I, p. 285.
*-* ni5S--Æ rïr-rssx». rj.“ s»“»>■
Metheny <£ g-M*». y ta» M* «KyjglM «ta», O, tsrapml
Meyer (Fr.), j887. — Zur Anatomin der Orbitalartorien. ISorph. Jàhr t 12
M ™ lM L'” 3 iïSf.ï“"S,J" Litbyrinthkapsel. Zeits. Bat...
Miller (K. A.), 1952. The mimoulâtur» of Pan panisou*. Ai
p. 183-232.
Mitsumasu (A.), 1955. Ou t lu* heredity of (lie middle e
Xhl. Hait-, Nasen u. Ohrenheilk.. t. 52. p 340
Mittchkll IJ. A.). IMS. „l ||,„ tumporal ,„ m6
shape. •/. Laryng. Olol. [jondon. f. 02. p 564-567 mical
Miv art (S. G.) et Mûrie (J.). IHti;.. ObservatioiiB on the anâtomv of
tardi,gradue. Proc. Zool. Soc. Txmdem. p. 241. y "V^bus
Miyaké (S.), 1934. — On the nuriculnr extosis of thu iioolitliin t
« ... »«• *«. &ÎÏÏÏ
Mocri (A.W w"- V-tatal «WJ*. MJ.
Modot (P-|, 1952. - .. » I d „ ^
pétreux et do ses nippon a ot «logiques. à nronos do 38 a: u '* ra '
personnelles. Parie, impr. Foulon, thtee «2pp dictions
1931-1932. Icher Exostosen dos tierhdrganges. Vcrh. der G? et m
Anthrop., Stuttgart, t. 6, p. 78 80. Ues - 1- Phys.
MONTEIRO (H.) et Alvaro (R.), 1929. A proposito de algunos casos do •
carotida interna llexuosa. Portugal mrdico n° 3 u 3 .. a80R de arteria
M<,0RRRADjT. t G.),^l)02. Tonuo.it, „f Iiitoriiul ,'„rotid urto' t i». ^
Most (A.), 1905. Topographisch-anatornisohe und klinische ITnt»™,,, v
«J»; *«! l..nnui,«.■!:,-.—..‘r, 7l.“
Arch. Ohrenheük. t. 64, p. 189-203. tttleren Ohres.
Mouret (J.). 'O 04 - —Nouvelle, recherches sur les cellules pétreuses. C R r™
Intern.d Otologie, I tordra ux, 31 pp. 1 v ‘ "• Longr.
— 1910. — Déhiscences intra-crâniennes des cavités de l’oreilln jal-
do l’aaueduo de Knllope. Rev. heli. O R I, t 2 t» r.A°K 8cencos
_ 1913. - Études sur la structure de la tnas.oïdc et sur le dévél!
des cellules mastoïdiennes. Ann. dre Mal. de l'Oreille d« r A Ppement
Pharynx. I. 39, p. 112-252. "mue, du Larynx, du
— et Poktmakn (G.), 1928. La structure anatominun <1,.
Acta Oto-Lairyng.. suppl. 7. p. 179-216. ** oreille moyenne.
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
363
— et Rouvière (IF.). 1004. — Note sur le ranalis petroso-mastoideus. C. B.
Ass. Anat. Toulouse, p. 167-168.
Muller (L. A.), 1889. Uebnr die Topographischen. Beziehungen des Hirns
zum Scbadoldaoh. Berne, Thèse.
Mundnich (K.). 1937. - Zur Frage der Entwioklung derPneumatisation des
Warzonfortsatze-s und seines Wacbstums. Zeits. f. liais-, Nasen und
Ohrenheilk., Berlin, t. 42, n" 2/5, p. 193-217.
Mûrie (J.) et Mivart (S. 1872. - On the anatomy of the Lemnroidea. Trans.
Zool. Soc., t. 7, p. 1-114.
Murphy (Th.). 1966. — The ptorion in the australian Aborigine. Amer. J. Phys.
Anthrop., t. 14. n° 2, p. 225-244.
Musgrove (.1.), 1893. — Origin ol the oplitaliuic artery from the middle meningeal.
J. Anat. Physiol., t. 27. p. 279-281.
Myerson (M. C.). Rubin (H.) et Hilbert (J. C..). 1934. — Anatomie studies of
the petrous portion of the temporal bone. Arch. Otolarynqoloqy, t. 20.
p. 183-210. 9 9 ™
MyGIND (S. H.), 1929. Diskussionsbemerkung auf der internationalen Otologen-
tagung in Koponhagen. Z IA. Hais-, Nasen-u. Ohrenheilk., t. 13, p. 39.
Nabeya (D.). 1923. A study on the comparative anatomy of blood vascular
système of the internai car in Mummalia and Homo (japanese). Acta
och. Med. Unit. K iota, t. 6. p. 1-132.
1 1923. — The blood vessels of the middle ear in relation to the development
of t he small ear Imites and t lieir muscles (a preliminarv report). Okajimas
F° l - Anat. Japon., t. 1, p. 243-245.
Nager (G. I.), 1954. - Origins and relations of the internai auditory artery and
the subarcuata artery. Ann. Otai. Rhin- and iMryngol., t. 63, n° 1,
p. 61-61.
et Nager (M.), 1953. — The arteries of the human middle ear with parti-
cular regard to the blood supply of the auditory ossicles. Ann. Oiol.
Rhin, and Laryngal., t. 62, p. 923.
Nayak (U. V.). 1933. A comparative study of the Lorisinae and Galaginae.
London, Ihèso Univ., 265 pp.
Neumann (H.) 1928. — Zur Pathologie und Klinik der akuten Mastoiditis. Zeits.
Hais-, Nasen-u. Ohrenheilk.. t. 20. p. 155.
Nippert (O.), 1931. — Zur Morphologie und Genese der / ossa temporalis mit
besonderor Berücksiohtigung der lateralen Orbitalwand. Zeits. f. Morph.
uiul Anthrop., t. 29, n" I, p. 1-82.
No (L. de), 1937. Neural mochanism of hearing. Laryngoscope, t. 47, p. 376.
0
Ojala (L.). ,1950. — Contribution to the physiology and pathology of mastoïd
__ , ai ,'„!'!! formation. Acta Oto-Laryng., Stockholm, suppl.'86, 134 pp.
üort ,van,,,919. Ueber die Verfietelung des Norvus. Anat. Am., t. 52, p. 272-
Opheim (O.), 1944. - The pnoumatio condition of the human temporal bone in
the light of experimental researches on the development of the air
space in the ohick humérus. A et a Otolaryng.. Oslo, suppl. 54.
URLANdini (1.), 1951. 11 sistema artorioso délia testa o dol collo. Bologna, Capelli,
Orr (A. E.), 1906. - A Rare anornaly of the carotid arteries (internai and exter-
t n ^ nal - Physiol., Ixmdon, t. 41, p. 51.
Urts I ..Lorca (F.). 1932. La art cria estapodia (artoria dol estribo) y el segundo
arco aortico. Cronica Médira de Valenoia, p. 775-783.
Source : MNHN, Paris
R. SABAN
364
— 1934. — Contribution à l’étude de l’artère Rtapédienne chez l’embrvon
humain et la cause mécanique probable de son atrophie. Arch Anal
et Anthrop.. t. 16, p. 199. e ’ 7101 '
Owen (R.), 1863. — Monograph on the Aye-aye ( Chiromys madaqoscariensis Cuv 1
Trams. Zool. Soc., t. 5, p. 33.
Padget (D. IL). 1948. — The development of the cranial arteries in the human
embryo^Camegte Inet. Wash. Pub.. 675, Contrib. to Embryol., t. 32,
— 1S56 - The or.ni.1 venm,. ejM.m in man in rolorenee to development
adult configuration, and relation to the arteries. Amer J Anat t os
n° 3, p. 307-365.
— 1956. — The development of the cranial venous Rystem in man from the
stand point of comparative analomy. Cam.'Inst. Wash. Pub fin
Contrib. to Embryol.. t. 36. ’ ’
Papillault (G.), 1898. — Étude morphologique de la base du crâne. Bull. Mém
Soc. Anthrop., Parts, 4« ser., t. 9, p. 336-385. *
Parson (F. G.), 1898. The muscles of mammals, with spécial relation to hnmn>,
îîr-m' 0 ^' îri Tlu ' sli "! an , d ‘“M 801 ® 8 of the liead and neck (p. 428-
450); 11. I ho muscles of the slioulder and fore lirab (n 721 7wi r
of Anat. Physiol., t. 32. '■ J •
— l902 / - e ? n 1 t "r bl °65 1 Ve88elS ° f mammalB in rolatio " to those of man.
Patekson (A. M.), 1903. — The development, and morphologv of the M r r
Laryng. Rhinol. Otol.. t. 18, p. 404-407. J '
Paturet (G.), 1951. Traité d’anatomie humaine. T. I. Ostéologie-ArthroWm
Myologie (à l’exclusion de celles des membres). Parts? Ma£o£é|t
— 1958. - Traité d’anatomie humaine. T. III Appareil circulatoire (à l’ex¬
clusion des veines). Parts. Masson, édit.. 667 pp. ' X
Paui.u (S.), 1900. — Ueber die Morphologie des Siebbeins und die der Pnenmati
t!*28, b p 483-564 ektiVOren ’ Pr " Ki,nier " u,ld f'imaton. Morph. Jahrb.',
Pelaez, 1904. — Morfologia y topografla del laberinto. C. R. 140 Conar
Med. Otol., p. 148-164. 9 lntern -
Peli (G.), 1905. — La cavita glenoidea dell’osso temporale nei sani di mente
r. ,TV ," e , g jÀ^ iena ^ 6 1,61 cn,u " la, i. A‘t<). sper. Freniatr., t. 31 T , 310 q 9 ,’
Perez (F.), 1905. — Oreille et encéphale. Buenos Ayree. P ' J * 321 '
— 1922 — Crâniologie vestibienne, ethnique et zoologique. Rutt. Mém Soc
Anthrop., Pans, 7 e sér.. t. 3, p. 16-32. ’ boc '
— 1922 — Les apophyses intercondylo-auriculaires dans la série des
R r n 8 ' wlü 1 o IO, l P'^iW 6 ,lc l’apophyse mastoïde humaine
Bull. Mém. Soc. Anthrop. Parts, 7 e sér.. t. 3 p 32-48 aine.
Petrovits (L.), 1929. — Boitrâge zur Kenntnis von der Entwicklung der car, soi a
mandtbularts.^tlM canalts carolicus und oiniger foraminal Anat An-
— 1930. - Fomveranderungen der fossa mandibularis. Anat. Am., t 69
PiERCE (N. H.). 1921. — The normal and pathologie pneumatization of the t A m„„
t 30 !“.*mSo 0 ' k '“ "*• Am - om. Rhin. «J
Piersoi. (G. O.), 1930. — Human anatomy. Philadelphia. Lippincott fie zjj,
Piet, 1900. — Contribution à l’étude des canaux de l'os IcmS ’u! f d, V
IAlle, t. 2, p. 481-495, 505-521 et 529-537. l L J ' * C ’ Méd -
Pietrantoni (L.), 1927. — Sulle vie di processi inflammatori dall’orecchio medio
vi.l lin... ..I TM ,> _: . , kllu
all’apice délia roca petrosa, al seno cavernoso, al VI« paio e al o- n T,“^r''
di Casser ; la via venosa. Arch. Ital. Oto. Rhin. Laring.,t. 38, p. 296-318°
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL
PRIMATES
365
Piollet (P.) et Viannay (Ch.), 1904. — Note sur le trajet intra-pétreux du nerf
facial. Bull. .Soc. Anat. Paris, n° 79. p. 439-441.
Piveteao (J.). 1948. - Recherches anatomiques sur les Lémuriens disparus.
Le genre Archacolemur. Ann. Paleontol.. t. 34. p. 123-170.
— 1957. — Traité do paléontologie. Primates, paléontologie humaine. Paris,
Masson, t. 7, 675 pp.
Platzer (W.), 1956. — Ueber den Verlauf der arteria carotis interna in sinus
cavernosus beim Menschen und Rhesusaffen. Verh. Anal. Ges., t. 53,
p. 201-207.
— 1956. — Die arteria carotis interna im Bereiche des Keilbeines bei Pri-
raaten. Morph. Jahr., t. 97, p. 220-248.
— 1957. — Die Variabilité, der arteria carotis interna im sinus cavernosus
in Beziehung zur Variabilité der Schadelbasis. Morph. Jahr.. t. 98,
p. 227-243.
Plüm (A.), 1927. — L'examen radiographique de l'apophyse mastoïde. Acta Oto-
laryngologica, t. 10, n° 3/4. p. 390-394.
Poirier (P.). 1890. - Topographie crânio-encéphalique. Trépanation. Paris.
— et Charpy (A.), 1902. — Traité d’anatomie humaine. T. II. Angéiologie.
Paris. Masson, édit., p. 547-1082.
Polak (G.), 1908. Die Anatomie des Genus Colobus. Verh. lion. Ale. Vetensch.
Amsterdam, t. 14. 250 pp.
Politzer (A.), 1898. La dissection anatomique et histologique de l’organe
auditif de l’Homme à l'état normal ou pathologique. Trad. franc.
F. Sohitïers. Paris, Doin, édit.. 270 pp.
Portmann (G.). 1919. La fossette endolymphatique. Rev. de Laryngol.. Olol.
et Rhinol., t. 40. n" 24, p. 665-678.
— 1945. - Les mastoïdites. Paris, Masson, édit.
— et Kistler (K.), 1929. - Les otites moyennes. Paris, Masson, 212 pp.
Prentiss (H. J.). 1921. Fessa of Rosenmueller. Ann. of Otol. Rhinol. and Laryna.,
t. 30, ]>. 405-416.
— 1921. — Sonie observation on the mastoid procoss and its celle. Ann. Otol.
Rhinol. Laryngol., t. 30, p. 417-424.
Priman (J.), 1959. — A case of abnormal internai carotid arterv and associated
vasoular anomalies. Anat. Rec., U.S.A., t. 134, n» 1,'p. 87-95.
Prüssak (A.), 1868. - Zur Pliysiologie und Anatomie (les Blutstromes in der
Trommelliohle. Berichte Verhandl. Kôn. Siichsichen Gesell. IFiss.
Leipzig, Math. Phys. Classe, t. 20, p. 101-118.
Q
Qu ain (R.). 1844. — The anatomy of the arteries of the human body and its
applications to pathology and opérative surgery. London, Taylor and
R
Ramadier (J.), 1913. — Sur la topographie de l’antre pétro-mastoïdien et de
son aditus chez l’adulte. Ann. Mal. Oreille, Larynx, du Nez et du Pharynx.
t. 39, p. 359-375.
— 1913. — Note sur la topographie de l’antre mastoïdien et de « l’aditus ad
antrum » chez l’adulte. G. R. Soc. Biol., Paris, t. 74, p. 215-217.
— 1931. — Le confluent ponto-cérébolleux. Ann. Anat. Pathol., t. 8. n° 7,
p. 1066-1069.
— Bousquet et Leroux (R.), 1933. — Particularités structurales des parois
de la carotide interne intra-pétreuse. Ann. Anat. Pathol., t. 20. n° 2,
p. 205-209.
Rambo (J. H. T.). Wolff (D.) et Freeman (G.), 1953. — A research study of
the effort, of the autonomie nervous systera on the internai ear. Ann.
Olo. Rhinol. and Laryngol., t. 62, n° 4, p. 1149-1173.
Source : MNHN, Paris
366
i. SABAN
Banks (J.). ' 898. — Der Stiniforlsatz der Sohlafenschuppe bei den Primate
Sitzbr. Math. Phys. Cl. Akcul. Win. München™» 227-270 Pl,maten '
Rasmdssen (G L.). 1940. The olivary pedunclc und other fibre projections
ot tho superior olivaTy complex. ■/. ,,/ comparative neurol., t. 84, p. 141-
— 1950. — Further observations on tho termination of the soealled
peduncle. Anal. liée., t. 100. p. 6 «. b0LaJled olivary
Rau (A. S.) et. Rao (P. K.). 1930. - t'ont ri but ions to our knowledge of the ana-
lîalj Yearly .h'Mysore Lmv.. t!^!*!»."«o.iai L °™ lydekkerianug -
Raober (A.). 1908. Solil&fenbein des Menschon oline nars ■
Ha.nmer-Rud.mont. Morph. Jahrb.. t 37. p 19 lym P amca > mit
Rauch (S.). 1956. — Die konstitutioneli-genetmcheii Faktoren zur Mastnid
mal i/.alion. MovaM, OhrenhaU. u. iMryngoRMwï , 9 ' 17'
K ™ <“■- Tl » ■>' > 1 » «”".!» A. rS; sL
to "““ <p pi lÛ'iZZ!-’;!; S 0 i^t tTÆiî S” 11,6 -w-
#ÏÏS«.°' .. t, “ ** lh »' *1» «Si
Reid (R. W.), 1884 Observations 011 tho relation of the nrincinal .
nsr ° f ,1 " *° ““
Reinoso Suarez (F.), 1955. — Sobre el corinnimi«n+n _•
Ribet (M.), 1929. — Quelques remarques sur les anastomoses'dei'artère P m e ? nin^ 6 '
moyenne. Trav. Jxib. Anal. Far. MAI. Alger n 09 30 mén >ngée
Ruoerm ànalomy of the temporal
Konomo (L?). *Les'variélrif unaFomiqueB'du^înaBtobltmavec^ïi’ï’’"'’'’’^!! 66
crâmo-cérébrale de la région aurieule-mastoïdienne et cons?H°,P a , Pll,e
cliniques. C. H. 12" Congr. Intem. MAL. t. 5 sert To TV^,oi 0ns
Rosegaï (H.) et Wei.cu (K.) 1954. Poripl.eral collateral circulaUoJww'
cérébral arteries. A démonstration by aneiotnanh-v n between
arterial anastomoses. ,/. Meuromrgcry. t " 11 memngeal
lîoTmiAN (D.),.1937. - Tl» .ndoor.ni.l eeuvTof U» KÏL „„
trican negroes. Amer. J. Phys. AnthropoL,
intorptérygoïdienne et ses rannorts
Presse medicale, no 52 p 55 PP tS avoc
”'l7? p' SSSÎÎ 1 •* B«u. Xém.
- -n whit
t. 22, p. 425-436.
Rouvière (H.), 1912. — L’apouévros
le nerf maxillaire inférieui
— 1920. — Sur les insertions des
Soc. Anat. Paris, 6 e sér., 1. 1 y, p. 312 _
— 1949. — Précis d'anatomie et de dissection7 Paris Masson
et Delmas (J.), 1913. — Note sur le développement du canal carnt a-
chez l’Homme. C. R. Soc. Biol.. Paris, t 74 n 7M7 700 arotldlel1
— et Rouvière (Mme H.). 1910. Sur le développement d«i> .
“m-m!'' d “ n, “ toIdie “ n “-
Rouvièke (Mme H.), 1»10 - Contribution il l'élude dn développement d. p. . ’
mastoïdien et des cellules mastoïdiennes chez l’Homme M^itptuier
Rowan (J. E.), 1923 — Arteries brauoh of middle meningeal arterv - m
m.cal and surgirai importance. IlL Med. J., t. 41, p. 205-209 anato '
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
367
0 temporale dell’-
Roziek (J.), 1902. — Le plancher de la caisse. Étude anatomique. Ann. Malad.
Oreille. Larynx. Nez. Pharynx, t. 28, Pt 1, p. 295-338.
RÜCKENSTEINER (K.) et Prietzel (F. il.). 1947. - Untersuchungen überdie Pneu¬
matisation des Scldafenbeines nach Mastoidektomie ira frülien Kindes-
alter. Monatsçhrls. fur Ohrcnheilk, t. 81, p. 73-80
Ruffini (A.), 1899. — Si una singolarissima anomalia in un
nomo. Anal. Anz., t. 10, p. 381-388.
— 1902. — La cassa del timpano, il labirinto osseo ed il fondo del condotto
auaitivo intenio iiell’uomo adulto. Teenica di preparazione ed osser-
vazioni anatomische. Zeils. wiss. Zool.. t. 71, p. 359-396.
— 1910. — Rioerche auatomioho o anatomo-comparate sullo sviluppo délia
pars per iciieo-mastoidea del temporale e sul signifloato delle apofisi
mastoide. Inlcrn. Monats. Anal. Physiol., t. 27, p. 265-372.
Rüsconi (C.). 1935. - Sobre morfogenesis basicraniana de algunos primates
actuak's y fossiles. Rev. Argent, de Paleontol. y Antropol. , t. 1, n° 1.
Russell (D. E.), 1959. — Le crâne de Plesiadapis. Note préliminaire. Bull. Soc
Oéol. France, 7° sér., t. 1, p. 312-314.
Saban (R.), 1952. — Fixité du canal serai-circulaire externe et variations de l’an trie
thyridien. Mammnlia, t. 16, p. 77-92.
— 1952. — L os temporal des singes Anthropomorphes. Ann. Sc. liai. Zool.
11 e sér., 1. 14, p. 25-76.
— 1955. — Contribution 5 l’étude de la genèse et do la croissance de l’os tem¬
poral chez le Macaque. Mamnudia, t. 19, n° 4, p. 447-458.
— 1956. — L’os temporal et scs rapports chez les Lémuriens subfossiles de
Madagascar. I. Type à molaires quadrituberculées formes archaïques.
Mêm. I. R. S. M. , sér. A, t. 10, p. 251-297.
— 1950. — Los affinités du genre Tupaia Rallies 1821 d’après les caractères
morphologiques de la tête osseuse. Ann. Palèontol.. t. 42 n 169-224
_ et 1957, t. 43. p. 1-43.
— 1959. — Morphologie particulière du sterno-cleido-mastoïdien chez Chei-
rogale (Lémurien do Madagascar). Mém. I. R. S. M. sér A t 13
p. 173-178.
Saito (M.), 192/. Ueber die Blutung der arleria meningea media bei tempo-
raler Trépanation. Fine Studio über die anatomische Lagebezielmng
des canalis und sulcus arteriae meningea rnediae und den klinisclien
wort von rontgenologischen llildern derselben. Archiv. Klin. Chir
t. 147, p. 451-470.
Salzmann (F. A.) et Wise (R. E.), 1950. — Intra osseous venograpliv. Surq.
Clin. Norlh america, t. 36, p. 801.
Santos (E. Dos), 1927. — Quelques variations du système de la veine iinmlaire
externe. Fol. Anal. Conimbrigensis, t. 2. n° 9. 6 pp.
Sappey (P. C.), 1889. - Traité d’anatomie descriptive. Paris, t. 3.
Sato (T.), 1902. — Vergleichende Untersuchungen über die Bogengànge des Laby¬
rinthes beim Ncugeborenen und boiin erwachsenen Menschen. Zeils.
Ohrenheük, t. 42. p. 137-156.
Sauter (M. R.), Bernheim ci Haller (de), 1951. — Quelques variétés de la
régmn pyramidale du temporal chez divers groupes humains. A reh.
Sc. Genève, t. 4, p. 76-79.
Sauvé (L.), 1913. — L’attique. Son individualité anatomique : nécessité d’une
description distincte, ünll. Mém. Soc. Anal. Paris. 6°sér.,t. 15. p. 77-98.
Scalori (Ci.), 1950. Il piano del oanale soinicircolare latérale in relazione allé
structure délia testa. Boll. Mal. Orecchio, t. 68. p. 401-415.
ScHiLLUfCER (R.), 1939. — Pneumatization of tlie mastoid a roentgen study
Radtology, t. 33, p. 54-67. J
Source : MNHN, Paris
368
H. SABAN
SCHEOCKER (H.), 1879.
Üorpal.
Schlosser (M.), 1907.
- Ueber die Anomalien des Pterion. Iuaug. Diss. Med.
Osteologie und System atisclien Stellung
me,. Jahrb. Min. Geol. Pal. Festband,
k (m.;, mui. — Beitrag
der Gattung Neerolemu
p. 197-220.
Schreibek (H0,^941. — Seltcne Variotat der aiieria carotis. Anal. Am., t 91
Schdck djgl-Mg» *» Primat,,,. S eg„b. MorpU.
Schultz (A H.) ltllti K;«m. Onm und Lingo dot kmporaU, des
Menschen. Zeits. /. Morph. Anthrop., t. 19 p 353-380 es
Schultzk (0 1. IM - l-otar .«1,1 *. Soliiuieiaaohes. ZM,
Morph. Anthrop., t. 1, p. 451-452.
Sciiüezke (D), 1896. — Zur topographische» Anatomie des Ohres in Rücksieht
auf die Scliadelform. Are.h. Ohrenhcük. 1. 40. p 253-280 cks ‘cht
Schwàdbon (L.) et Moffet (B (■•), 1950. Kelalionshltw of cranial nerves to
Meckel’s cave and the cavemous sinus. Anal A’cc t I0G n ni iq
Schwalbe (GA, 1887. - Lelirbucb der Anatomie der Si,ii'.'e8 0 r g an'e P Avî<mS,'
— 1901. — Ueber die Boziehungen zwiselien Innenform und Aussonfor™ a
Scliadels. Dent. Are),. Kim. Med., p. 359. Aussenform des
1900. Ueber das Gobirn-Relief der Sidilafengegend des mnna»H' î
Scliadels. Zeils. Morph. Anthrop.. t. 10 p 1-93 menschliclien
Schwartz (H. W.). 1951. Tbe influence of heredity on'tho uneumati^ar-
of the temporal boue. J. of Laryng.. t . 05, p , 317.342 1 eum »tizatl0n
Schwarz (M.). 1929. Die Bedentung der heredilaren Anlan-e fur ,1;,.
tisat ion der Wa.zenfojtsatle und der ^imëKhSïïm ÆgL*'
A asen-und KehUcopfheükwnde, t. 123, p. 101-232 r Cn Uhr -,
Sclavounos (G ). 1928. - Sur le champ d'insertion du muscle masséter des Singes
et de I Homme. Rev. Anthropol.. t. 38, p. 295-296 singes
Sedan (J.) et, Vernejoue (K. de), 1914. Les ntérviroïd !«»«'. ,.
,iiv,os,,.. Mar.,iU. SIM.. vT »S»4 C '' P *'°''- a P°‘
Seppaea (A.), 1940. Variations m tbe pneumatie eell svstem of tl,„ .
bone. Aoute otitis me.liani varying ty,H« of Dieumatî^ ^
Oto-Laryng., suppl. 04. 8 yl i-nomnatisation. Acta
Sergi (S.), 1912. - Ganalis intrasquamosus e processus parietalis s„loi ■ ■
arteriae meningeae mediae nel temporale dei .nani .kdormat
Rie. Antrop.. t. 17. p. 427-442. ueiormati del P 6 ru.
— 1931. Saggio preliminare nulle variazioni di forme 0 di uosiziono ^bi¬
temporale iieH'uomo. Inst. lut. d'Anthrop. Paris t _ lz ' on ® “^losso
—- 1935. — Sulle variazioni di forma e di uosizioiiA deir'oue,. t. *”>7-170.
uomo. llic. Antrop.. Romn. I. 31, p. 373-408 emporale nell’-
— 1943. - La topographie de l’os zygomatique . liez l’Homme et ,»i
au problème de l'architecture du erftne et de lafl, T
Rendic.. Classe di Se., t. 4. n" 0. p. 195-198. AUt S - Acc - Iu ‘l-
Shimoda (H.). 1931. — HiKLologi.sb-auatoniisc.be Studio» über «las o„i,iat , .
1. Der pars pelrosoosis Umporali, Japanes J. o, £££*££?%££
— 1935. - Histological and anatomical studios on tbe temnoral i,« n „ •
III. Tbe fine structure in tbe pyramidal anov of rJtreîr " )0 ? ein In an.
Res.Oouncü Japon Anal., t. ri, „» 3“" 1T4. ’ f petro8U8 b °ne. Nat.
Siebenmann (Fr.), 1892. — Die Metallkorrosion Semnêrsohnr nv. 1
des Olires. Anal, lle/te. t. 1. abt 1. nô 3 T 359 cke,,pra P arate
— 1894. - Die Blutgefiisse im Labyrinthe des mênscben Ohrês •
llntersucbungeii an Zclloidin-korrozionon und an Sclmitten iv • ei ^ e ‘* el1
Bergmans. 33 pp. ocnmtten. Wiesbaden,
— 1898. — Das Gebôrorgan. lirgeb. Anal. Entwiclclunasaeseh t 7 „ 00, ....
— 1898. — Sinnesorgane. Mittelolir und Labyrintb in ■ Yr' i*\ 331 ' 338 -
Menschen lTrs. K. V. Bardlelmn, t. 5, Abt 2.' pl94-324 Anat deS
Source : MNHN, Paris
3 TEMPORAL DES PRIMATES
369
— 1919. — Anatomische Untersuchungen über den saccns und duclus endo-
NaLuHalMs'™ Menschen. Beilr. Anat. Phys. Pathol. Therap. Ohres,
S “°" s rrïïi ÿ s»
sS I> iS. ) S^£“. 0,, 1 !?• ftS "“ ,0 " ï of Jw ~-
Simpson (G G.) mi A „„„ to.etivor, f.om’the OtfgoœneTJla. Gocto ho.ison
MoiiRolie. A mer. Mus. Nordates, n° 505, p. 1-22.
J, ho , P rinoi ,P l Çs classification and a claseification of Mamn als.
Bull, of Amer. Mis. Nat. Hist., t. 85, 350 pu
Smith (A. B.), 1902-1903. - A contribution to the ar.àtorry an surgeiy of tlo
.-.'“■'•SÜ *«* 1.12*. p- Dm. ’
— bm.. tVrSsT ,h * ™“ d * “»’• * *«»*»• «*
Smith (G. Elliot).1907. — A r.ew topographical survey of tl o hvnran cerebial
coilox, being au accouut of t lie distribution of tire anatorricallv distinct
37 2M. ™“ P *° «“ J “<-
_ 1909 ;~ 0,1 il !‘ " l °malous anaatomosis betweon tbo internai carotid
an ® basilar artenes. J. Anal. Physiol. London, t. 48 p 810-811
Sodt (H. ^ Mm. — On tbo M animal s of Banka. Temminckm, Leiden, t. 2,
— 1949 i.' i Nn,t 'i. 1 ' quelques priiEates, oamiTores et le Eabiiusa de rir.do-
t 2Ô“n» 2 p° lïîaf 1 i ' ,d “-»" 1,alienr .«. Treubia, Bvitenzorg. Jam,
SCPAT’H (V ),’ 1940.' - studio 'bioo>,l.ta> e ..atomise m„, 0 ide
_ dell uomo. Arch. liai. anal, embriol., t. 43. p. 165-186
Sonntag (Ch PO. 1924. - Oe tl.e M* jhjsielog? and paü.ologj ,h.
_ ou ' an - > roc. Zool. Soc. London, part 1, p. 349-400
Sooiti (I.), 1 981 • ~~ Studien über das Scblafenbein des Japaieis. Japanese J.
o) Med. 8c. Anal. Tokyo, t. 3, n» 1. p. 18.
Sperino (G.), 1884. — Circulaziono venosa del capo. Rappoito fia la circolaziore
Torino, Thèse. Cran ‘ a " a avuto ri 8 ua,do a,la applicazioni praticbe.
Spitzka (E. A ), 1901 — Tbo topography of tbo paracoeles (latéral ventricle)
xwrWi ii'Tj.%iJl* ot “ d °» «"»!»"•
Ssokoloff (B M.) 1932. — Zu der Projektionstopographio dor arleria meningea
media beim Mcnsclien. Anal. Ans., t. 73, n° 23/24 p 497-5*>0
Stancui.eanu ot Depoltiîe, 1901. — Étude anatomique et’ pathologique des
postérieurs de la mastoïde. Cellules juxtasinusales.
O O retllc < Larynx, Nés, Pharynx, t. 27. p. 306-367
Standing (Il F.), 1908. — On recently discoverod subfossil Primates froni Mada-
Starck (T) ,r "?Y i- ,lL S ° C ; '; ,milon ; ^ 18 - Part 2. n° 1. p. 59-162.
Î5TAECK (JJ.), 2| 22S5 Die Kaulnu8kulatur dfi r Platyrrbinen. Morph. Jahr.. t. 72,
3hi (C.), 1905. — Comniunicazione preventiva di craniologia comparata.
irocM*, doTSo-postsfcnoidei delle ossa petroso e loro sutura (sutura
inl^peirosa^dorso^postslenoidea) nollo Prosimiae. Gazs. Med. Lombard.,
~~ 19 ° 5 d a m Pr n m ï Vctrosi demo-postsjcnoidea suturati fra loro e col dors»
rw , a , tU ïï‘ MWHcmigalago aff. demidofii. Gazs. Med. liai.
Lombardm, t. 64, p. 301-302.
_ 1906 i' n 7 * roces *™ Petrosi-nost-sphenoidales negli Prosimiae e loro artico-
8oc S T/ 7 Uent<1 ’ , , a Tr° cia,a co1 dorsu ™ *<Mae post-sphenoidale.
O * oc - tlal - sc - 1tat < t- 45, p. 143-222.
Stehlin (H g-)-. 191 2- — Die Sâugetiere des Scbweizerischen Eocaens. VII teil,
1 Halfte. Adapis. Abh. der Schweis Palaeont. Ges., t. 38, p. 1165-1298
Mémoires uu Muséum. — Zoologie, t. XXIX.
Staureng
Source : MNHN, Paris
370
H. SABA.N
V — u îf, &au «^ :ore , ,lo< ••’L-liw.uzorischeû Eozâns. VII Teil, II Hàlfte
Caenopitheous N ccrolemur, Mwronhoerus, Nannopithex, Awhomomiï'
Perwonodon. Amphichiromjs. Ileterochiromys. - iUlusshetraohtuS
zu clen Primaten. Abh. .S chweiz Pal. (les., t. 41, «. 1299-1552
W.), 1906. • Beitrâgo zur Anatomie des musculn.x si* _i
VU Teil, II Hàlfte.
:.. •‘••'•'-iuu*.
'•es muscidus slapedius. Arch.
Steinitz (W.), 1906. — Beitrâgo zur Ana
Ohrenheilk, t. 70, p. 45-50.
Stewart (W. H.), 1913. — Radiographie findings illustrating the anatomio deve
loprneut of the mastoid boue (storeopticon démonstration) Ann 0/7/
Rhinol. and Laryngol., t. 22, p. 677-680. ‘ ‘
— 1933. — The ty'nparue plate and external auditory meatus in the eskimos
Amer. ./. oj Phys. Anlhrop., t. 17, p. 481-496. ‘
ta4<L 'y. 8 7 E ^
■Stop'.okd (J. the pon» a,d medulla oldongaW
— 1930. — The funotional signifteance of the arrangement of the cérébral
and corebollar veins. J. Anal. Physiol. London, t. 44 n r ,7 9 «i
Streeter (fi. h ), 1908 -The peripheral nervous System in the human P 'mhL
attheend ofthe first mouth (10 mm). Amer. J. Anal., t. 8, p. 285 302
— 1915 - 1 lie development of the venons sinnses of tl.e dura mater in t°h«
human embryo. Amer. -J. Anal., t. 18. p. 145-178 m the
— 1916. — The vaseular drainage of the emlolvmnhatin saê and
‘p l S?- 8 S>“ , ‘“ ,er "” 1 hum ‘ n Si
Streit (IL), 1903. — Ueher otologiseh wiehtige Ano.nalien der IlirnsiniS' Ü W
rssrs. ira;
SlOT ” <F ^Ui»? 2 ?érero,^ S To V “,!ï ,, KiK!,ia\;iT.I“ b of ri S^uï e o ? r< î“b4îii«ï!“'d >0 !"*'*
t T,r i 8 1 . mlddle « di ~» in c " ildr “- “ L ÏS WTïï
S “ mA ” ‘L«,n‘ sl tTirî'Ss 1 * ,hB 8l0,,0id A ™'- AnUropo-
Suttivui (W. E.), 1033. — Skeletou «ud jotato, m : the Anatoinv et Kl,
monkej. New ïort, Il.teer, édit., p. 43-57 (Réimp* ÎSll
■SUNDER3AND (S.). 1941. _ Anomale™ IL.t.. between internai carotid
t 1 ""? 1 ' "» rf ». J- Swrg., t U t lïh
— Si tta i ” l » r “ 1 “*»»T méat™. Eminf't K
8 ™ , ™ , £ •fc’&sr* I,ortio " “»
Tandler (J.), 1899. — Zur vergleichenden Anatomie der Konfartcrien u- j
Shnmalia. Dm fa. Ab.L Wiu. , 07 l «„ 5ti dm
- « f» iia
- K ° Ptarterien bei dei * ^ammalia.
- 1907 ; — Di0 . Entwicklung der Lagebeziehung zwisohen N. aeeessorius „„d
V. jugttlans interna beim Menschen. Anal. Ane., t 31 ,7 479 Ton d
Tenchini (L.), 1904. — Sopra il canale infrasquamoso di Gruberm iV„ >7.,
cerche di anatomia. Arch. ital. .l,m(. Embriol^V.3* p 1. 36 °- Rl ~
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
371
Testut (L ), 1884. — Lu anomalie» immolait». cher l'Homme eipliqute „„
845 Jp “ n, P“' fa - J»" importance en anthropologie. Pari, Ma»»o"
~ •* ■»; Sfc\T 2 î!V- T "“‘ é **—«• »— ■* ***. Doin,
Theile (P. W.), 1852. — TJeber das Artoriensystem von Sitnia innus Le), a ,
Phystol.. Wissenseh Med., p. 419-449 Arch - Â7laL
Thomsen (W.), 1933. - Ueber die Funktiou dos Musculus sterno-cleido mastoidons
1010,1 ' 8 '^ 92 M 8 e ,
- ^72“ “ ti0 " O!» temporal iZc. SXototow., t. 19,
T “ Pd, ms. - «« ™i„e„x d. 1W-
l89 %il e t!'frS l 5T e Sif8.‘ rtè « oncdphaliqnoa. J. de l’Amt.
lm n,!T ifiTÇT S“ fefe 4 " *■* d’anatomie. J. Ami.
Lor î „ a .i.->,.,„i'‘; l, T“'p SO ! , ,,,“;“ 0, " i “ anatomique. l’OU-BUm-
3çs JS S^4tefiB
r 5 Ô“ 54 i bîri,, * ,; <"■*■*» MaSir^Tfe., 0 ,' 5 ,:
I ”“ <A P ™« ïrr„ïï; ?iï Ei”* structural tjp. cl the maatoid
eraniaol SomCe „1 ÏS.f of «*
lfll-175- - 1923 % L/f v d - J ■ lar mol- 0161., p. 115-121 ot
Turnek (W. M.), 1873. ^t£&ÏÏS&£X3« *■ * P- «»•
eerebruni In ti,„ u , circonvolutions of the liuman
PA"t. 8, p S-H8 °f the skull and head. J. Anal. and
corebruni* to^ho < ou( t !!i t * ,< ’ f° latio L IK , of tlle convolutions of tbe liuman
p 359 361 SUlface 0f 11,0 sku11 - J - Anai - Physid., t . 8.
~~ l878 &-, t < ? U 13°, X p 8t 2o e o. Withi " tlm oxternaI auditory meatus. J. Anal.
Vallois (H ;V-U9g. ^ du a Stoant°r ifiCati T 1" conduit auditif ohe* l’Homme
— 1955. — Ordre^sPrimatosTp^T?^ Ani } r ? V 0 logù , 43, p. 195-196.
svstôin-Li inin. i ■ i . " ’ V! Il- (>iass6, Traité de Zoologie, Anatomie
- et vS„71* 4 ÏSi 3 b, lT; P “™’ M—. '■ 17. w 2, p 1854-220™
lo rocher la veine W»là " anal anastornoti q" e reliant il travers
peUicr 3f^., fév , J p^9 ]5 interno au potreux supérieur. Mont-
Source : MNHN, Paris
372 R- SABAN
Veeeby (K ), 1942. — Zw- Kü'iutnis d.» Vestibulum labyrinthi des Menschen.
Anal. An:., t. 93. n° 16/17, p. 217-220.
Verga (A.). 1854-1856. — Sul sistema venoso délia fossa media delle base del
oranio iimano e speoialmcnl o su di un iiove canule. osseo /'■ » ,
Lomb., t. 6, p. 439-444 ; Mem. Ist. Umb.. t‘5 , p 299 304
Vernieuwe 1921. - Les anomalies .les sinus .1,, la dure-mère ; leur signification
clinique on ot.ologie. Rev. Laryng. Olol.. i. 42, j, 207-239
Versari (R.), 1899. - Morfojogia dei vasi sau K iiii,i arteriosi dêlPocchio dell’uomo
e di ail 11 iiiaininiferi. J tendu-. R. ,l.r. Linctti, t. k. 2^ sein 1, 74
ViLLACÈQUE (G.). 1948. - Le système cércbello-labyrintliiquo. Montpellier Tliès«
V11.LEMIK (F.) et Beaüvieox (.1.). 1934. - Recherches anatomiques suHa W
graphie des canaux sorni-ciiculaiics et de leurs ampoules chez les Ver¬
tébrés. C. R. Soc. Bxol., t. 115, p. 553.555.
Vinogeadofp (A ) 1910. - IMvdoppo,1.0m ,1e l'arli,anation MpTOmüM-
ï asA'*-***" ***■■ «
Virchow (IL). SohMel^ aus Sud-America ins besondere aus Argentioien
v"-/« ■ ■../*. .,v........ 1 ..us Sud-America ins besondere
und Bolivien. Zeit. Etlinol., 1. 26. p. 386-409. 655
Vl “" <OJ si”»: ^wriî.fsssr “™ *
— W’VitVîf.fi “““ M <™volo dol ,01,0 giugulare. Anal. An*.,
—- 1909. Coritributo allô studio del plesso tiinpanico Intern ir„», ,
Anal. Physiol. , t. 26. p. 410-433: Monatschr.
Voloshin (I. P.). 1927. Foramina masloûlea 11 mlekopitaiushchikli Acta TTni*
Voroneg t. 4. p. 224-236 (« '. IL : Biol. Abst.. 1934. t 8 n» 4i
|U - r ?w“î° “" “‘"’l» 1 '», ,1„1 IV*. MU Soc. km.
Vrolik (W.), 1844. - Recherches d'anatomie comparée sur le
sar^r: 'ss;'- »* 1 *——« *• üsk
w
Waas (M. JO^lOSS.^The middle BMHiingeal artory in man. Ceylan J. Med. 8c.,
Waldeyek (W.) 1909. - Dur proeemm Tetromastoideus. Die crista, der s,,in„ a
und die tubercule supra-masloûlea nebst Bemerkungen über'die
hneae nuchac. die crista [occipitalis externa und die inmZ' a,e
occipital.. A5W*. Kônigl. ¥rZs. Aie. 1 Vis J.,
W ‘ L ™“ ( iS!’ à ÏÏ;,/ÆT 1 7^.7,i! a “ “ d
Weidenreich (F.). 1931. Smanlhropus pelcinmsü und seine Bedeutumr f,- lr
4 p sîS'f** Monwhon. »£
— 1938. — The ramification of tho middle meningeal artery in fossil hm„,„„a
Zi 'ï r D "fo "•)' phyl0geU0t i0 P r °blems. Pala
— 1941 : - Th « ï 5 .™" a,,d r«l<> iiithe phylogénie transformation of
liuman skull. 'Irons. Amer. Phü. Soc., n. ser.. I 31 part, K « ooi
- 1943. - The skull of ^ ^inensis. A comparîtiTO‘st^dv G n
a primitive honmnd-skull. Pal. siniea s.. D, n- lo Wli Lr «o
p. 57-62 et 203-204. ’ ’ vyü ' n ° 127,
Werner (Cl. F-). I960. Das Gehôrorgan der Wirbeltioro und des
SS 1 . TMoSsi'Stf 1 *»
— ‘“kSSSMî t fiv;,“? d 3Ï , S°" r - *“ Hota enmotolosio, Bo, d .
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
373
Williams (H. L. Jr), 1930. — Apparent unilatéral absence of sigmoid sinus noted
at operation. Arcli. Ololaryng., t. 12, p. 339.
Williams (H. L.) et Hallbekg (O. É.), 1941. — Congénital absence of cranial
venous sinuses on tlie rigbt. Arch. Otolaryng., t. 33, p. 78.
Williams (T. W.), 1953. — A procedure for visualizing important anatomie rela-
tionslnps of tlie lmman auditory apparatus by articulating casts of
original structure. Anal. Rec., t. 135. n° 1, p. 75-76.
Wilson (G. II.), 1921. - The Anatomy and Pbysics of the Temporomandibular
joint. ,/. Nat. Dental. Assoc., Hwrtington, Indiana, t. 8, p. 236-241.
Wilson (J. G.), 1935. Anatomy and jiathology of petrous tip. Trans. Amer.
OUA. Soc., t. 25, p. 205-215.
Winge (H.), 1895. - .rordfundne og nulevende Rovdyr (Camivora) fra Lagoa
banta Minas geraes, Basilien. Med. üdsigt. Rovdyrenes indbyrdes
slaegskab. R Museo Lundii, t. 7. part 14. p. 1-103.
— 1941 — The interrolationships of tlie mammalian généra translated from
darush by h. Deichmann and G. M. Allen. Kobenhavn G. A. Reitzels
forlag., 412 pp.
Winslow (J. B.), 1732. Exposition anatomique de la structure du corps humain.
Amsterdam, t. 4. p. 285-297.
Witmaack (K.), 1918. —- Ueber die normale und die pathologische Pneumatisa¬
tion des Selilafenbeines. Jena.
— 1928.--- per Einfluss der Anatomie des Mittelohres aüf den Yerlauf der
Mittelohrenentzundüngen. Acta Oto-lMryng., suppl. 7, p. 217-260.
— 1931- 331,1 signifieance of uiiddle ear inflammation of infancy. Arch.
Ohr-, Nasen-u. hehlkop/heilk, t. 129, p. 207-250.
Wolff (D.) et Belldcci (R. J.), 1956. - The human ossicular ligaments. Ann.
OUA. Rhinol. Laryngol.. t. 65, n° 4, p. 895-910.
Woodhall (B.), 1939. — Anatomy of the cranial blood sinuses witb particular
référencé to the latéral sinus. Laryngoscope, 1939, t. 49. p. 966-1010.
Wood-Jones (!•’.), 1912. On the grooves upon tlie ossa parietalia commonly
said to be caused by t he arteria meningea media. J. Anal. Phusioî.
London, t. 46, p. 228-238.
Woollard (II. II.), 1925. The anatomy of Tarsius spectrum. Proc. Zool. Soc
London, t. 2, p. 1071-1184.
Y
Yamashita (K.), 1932. — Die Schlafenbeizellen. Abl. Anal. Inst. Kaiser. Unie.
Kyoto, Monograph., n° 9, 62 pp.
1937. Statische Untersucliungen ilber die Ausdehnung, die Gestalt und
Anordnung der pneumatischen Zellen des Sehlâfenbeins. Nat. Res.
Counc.il Japon, Anatomy Tokyo, t. 6, p. 184-185.
Yang (H. C.), 1928. - Ueber den Einfluss des Muskelzugs auf Entsteliung und
Waehstum «les Warzenfortsatzes. Zeits. f. liais-, Nasen und Ohrenheilk,
Berlin, t. 22, p. 272-283.
Yatsuta (K.). 1905. Surgical anatomy of the middle meningeal artery. Yra-
chebnaia Oazeta, t. 12, p. 497-501.
Young (A. H.) et Milligan (W.), 1905. — The continuity of the several cavities
of the middle ear, witli observations on their development and on
the treatment. of septic inflammation of the tympanic cavity (so-
called otitis media). Lancet, t. 169, p. 517-520.
Z
Zander (R.), 1894. — Ueber die Impressio trigemini der Felsenbeinpyramide
des mensohlichen Scliadels. Anal. Anz.. t. 9, p. 681-686.
Zeiger (K.). 1923. - Ueber die Ursachen der Asymmetrie des sinus transversi
und sigmoidei b««ini Mensehen. Beitr. Z. Anat. Physiol. I’ath. Therap.
Ohres. Nase, Halses, t. 19, p. 184-208.
Source : MNHN, Paris
374
I. SABAN
Z lMMERI . (U.). 1905. — Ricerche anatomo-comparate sul canal»
di Gruber. Parme, A. Zerbini, 68 pp. Ca ” ale infra ®quamoso
Zlabek (K.) 1930-1931. — Recomtructio» <l,i mouvement vertical dane l'art!
culation temporo-maxillaire de l’Homme et des Si il ires -P 1 '
Arch. Aiiat. Histol. Embryol. Strasbourg, t 12 p 4973 tllro P olde8 -
- 1936 — Note sur le masséter des Catarrhiniens et desPlatyriiimons R„»
Mus. Parts, 2® s., t. 8, p. 118-124 acyminiens. BvU.
Zooa (G.,. 1864. - Ricerctae —W*. e en. cellule.
z OKi!KKAHDi (E.U8Ï3. — Deber^die nr/erio **«H. dea Menecheu. McnaUckr .
- -Beitr^„oAnato ffi ie de. Schlâlebeme..Jfm„ M . OhrcnMIMnAc.
- 1874. — Zweiter Beitrâge zur Anatomie des Schlâfenhoiries xr . ,
Ohrenheilkunde, t. 8, n° 7, p 82-91 bernes. Monatsch.
- 188 SS"' Anat.
' S89 /. OfcTl ™ ™*lei.l..nd.n Anatomie d.r Ohrtrompete. Arch.
1899.—— Zur Anatomie von Clnromys Jiuidagascariensis. Denks K av ,1
Wtss. Math. Nat. Classe, Wien. I 68 p 89 2«n Mfts A. Akad.
Zwaan-Ki.eiweg (J. P. de), 1935. Das Verh'altnis ,1,/Vvo- 1, ,
dem Himschâdel sowie die Lago und clic Dimensionen zu
bei Papua und bei Hollàndisclcen Schadeln Verh
Akad. Wetens. Amsterdam, t. 34, p. 1-26. ’ C * Mon. Nederl.
Source : MNHN, Paris
TABLE DES MATIÈRES
Avant-propos
Introduction
Première partie
L’OS TEMPORAL DE L’HOMME ADULTE
(Description et variations).
Chap. I. -— Morphologie externe d’ensemble.
Morphologie exocranienne.
Norma lateralis .
Écaille..
Rocher.
Tympanal.
Norma basalis .
Écaille (portion horizontale).
Rocher .
Tympanal.
Morphologie endocranienne.
Écaille.
Rocher.
Insertions musculaires et ligamentaires ....
Muscles de la tête.
Articulation temporo-maxillaire.
Muscles du cou.
Muscles et ligaments pharyngiens.
Ligaments accessoires.
Muscles des osselets de l’ouïe.
Chap. IL — Morphologie interne.
Cavités.
Oreille externe.
Oreille moyenne.
Trompe d’Èustache.
Cavité tympanique.
Pneumatisation.
Groupe pétro-mastoïdien.
Groupe de l’oreille moyenne.
Groupe de l’écaille.
Oreille interne.
Labyrinthe osseux.
Cochlée.
Vestibule.
Canaux semi-circulaires.
Labyrinthe membraneux.
6
6
6
8
10
14
14
15
18
40
40
41
41
41
47
Source : MNHN, Paris
376
SABAN
Canaux.
Canaux nerveux . .
Canaux vasculaires .
Canaux lymphatiques,
Canaux musculaires.
67
67
73
78
79
Chap. III. — Rapports vasculaires.
Système artériel.
Système veineux.
Chap. IV. — Innervation . . . .
Nerfs de passage .
Nerfs terminaux .
100
100
103
Chap. V. — Technique
107
Deuxième partie
L'OS TEMPORAL DES PROSIMIENS
111
Chap. I. — Tupaiiformcs.
112
Tupaiidés.
Morphologie exocrânienne .
Morphologie endocrânlenne.
Insertions musculaires. . .
Morphologie interne. . . .
Rapports vasculaires . . .
112
112
120
123
128
138
Anagalidés
140
Chap. II. —Lémuriformes
145
Formes actuelles.
Lémuridés.
Morphologie exocrâniennc .
Morphologie endocrânienne.
Insertions musculaires. . .
Morphologie interne. . . .
Rapports vasculaires . . .
Indridés.
Morphologie exocrânienne .
Morphologie endocrânienne.
Insertions musculaires. . .
Morphologie interne. . . .
Rapports vasculaires . . .
Daubentoniidés.
Morphologie exocrânienne .
Morphologie endocrânienne,
Insertions musculaires. . .
Morphologie interne....
Rapports vasculaires . . .
145
145
145
155
158
164
173
179
179
184
186
188
191
193
193
197
199
202
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
377
Formes fossiles.
Plésiadapidés.
Morphologie exocrânienne .
Morphologie endocrânienne.
Morphologie interne....
Notharctidés.
Morphologie exocrânienne .
Morphologie endocrânienne.
Morphologie interne. . . .
Adapidés.
Morphologie exocrânienne .
Morphologie interne. . . .
Nécrolémuridés.
Morphologie exocrânienne .
Morphologie interne....
208
208
208
213
213
217
217
219
219
220
227
227
230
Formes suh-fossiles de Madagascar.
Lémuridés.
Indridés.
Archaeoléinuridés.
Mégaladapidés.
231
231
234
241
246
Chap. III. — Lorisiforincs
256
Lorisidés.
Morphologie exocrânienne .
Morphologie endocrânienne.
Insertions musculaires. . .
Morphologie interne. . . .
Rapports vasculaires . . .
Galagidés.
Formes actuelles .
Formes fossiles .
256
256
264
267
271
277
279
279
283
Chap. IV. — Tarsiiformes
285
Morphologie exocrânienne .
Morphologie endocrânienne.
Insertions musculaires. . .
Morphologie interne. . . .
Rapports vasculaires . . .
Conclusions.
Formes actuelles.
Formes fossiles .
303
303
327
Bibliographie,
335
Source : MNHN, Paris
Printed in France.
Achevé d’imprimé* le 12 décembre 1
Source : MNHN, Paris
«S TEMPORAL DES PRIMATES
Planches
Source : MNHN, Paris
PLANCHE I
Tupaia minor Günt. De liaul en bas : crâne vue latérale droite ; radioeranW
d un hémicrâne droit montrant l'oreille interne et la pneumatisation
du temporal ; base du crâne, sur le côté gauche la résection de la narni
de la bulle laisse apparaître l'anneau tympanique et les cavités de l’oreille
moyenne, x 3. e,ue
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série A. Tome XXIX
PI. I
OS TEMPORAL DES PRIMATES
Source : MNHN, Paris
PLANCHE II
Anagale gobiensis Simp. En haut : tête osseuse, vue latérale droite • en bas •
base du crâne (Cl. Amer. Mus. Nat. Hist.). x 1,5.
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série A. Tome XXIX
PI. II
OS TEMPORAL DES PRIMATES
Source : MNHN, Paris
PLANCHE III
Anagalopsis kansucnsis Bohl. En haut : crâne vue latérale droite ; en bas :
base du crâne (Cl. Acad. Sinica). X 1,5.
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série A. T.
XXIX
PI. III
OS TEMPORAL DES PRIMATES
Source : MNHN, Paris
PLANCHE IV
Lemm catLa L. De haut en lias: crâne, vue latérale droite - radionranhi.
d'un hémicrâne droit montrant l'oreille interne et la imeumatisati™
temporale: base du crâne, la paroi de la bulle gauche a été ™
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série A. Tome XXIX
OS TEMPORAL DES PRIMATES
Source : MNHN, Paris
PLANCHE V
Lepilemur ruficaudatus Grand. De haut en bas : crâne, vue latérale droite •
radiographie d'un hémicrâne droit montrant l’oreille interne et la pneu¬
matisation temporale ; base du crâne, la paroi de la bulle gauche a été
réséquée. X 2.
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série A. Tome XXIX
PI. V
Source : MNHN, Paris
PLANCHE VI
Hapalemur griseus Ceof. De haut en bas : crâne, vue latérale droite ; radio¬
graphie d’un hémicrâne droit montrant l’oreille interne et la pneuma¬
tisation temporale ; base du crâne, la paroi de la bulle gauche a été
réséquée. X 1,8.
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série A. Tome XXIX
PI. VI
OS TEMPORAL DES PRIMATES
Source : MNHN, Paris
PLANCHE VII
Cheirogalcus major Gcof. De haut en bas : crâne, vue
graphie d’un hémicrâne droit montrant l’oreille
tisation temporale ; base du crâne, la paroi de
réséquée, x 2.
: latérale droite ; radio-
interne et la pneuma-
la bulle gauche a été
Source : MNHN, Paris
OS TEMPORAL DES PRIMATES
Source : MNHN, Paris
PLANCHE VIII
Microcebus coqucrrli Grand. De liant en bas : crâne, vue latérale droite •
radiographie d'un hémicrâne droit montrant l'oreille interne et la nneu’
matisation temporale ; base du crâne, la paroi de la bulle gauche a é J
réséquée. X 3,3. ie
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série A. Tome XXIX
PI. VIII
OS TEMPORAL DES PRIMATES
Source : MNHN, Paris
PLANCHE IX
Phancr furcifcr Gray. De haut en bas : crâne, vue latérale droite ; radio¬
graphie d’un hémicrâne droit montrant l'oreille interne et la pneuma¬
tisation temporale ; base du crâne, la paroi de la bulle gauc he a été
réséquée. X 2.
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série A. Tome XXIX
PI. IX
OS TEMPORAL DES PRIMATES
Source : MNHN, Paris
PLANCHE X
Indri indri Gmel. De haut en bas : crâne, vue latérale droite ; radiographie
d’un hémicrâne droit montrant l’oreille interne et la pneumatisation
temporale ; base du crâne, la paroi de la bulle gauche a été réséquée. X 1.
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série A. Tt
XXIX
PI. X
OS TEMPORAL DES PRIMATES
Source : MNHN, Paris
PLANCHE XI
Propilhecus verreauxi Grand. De haut en lias : crâne, vue latérale droite •
radiographie d’un hémicrânc droit montrant l’oreille interne et la pneu¬
matisation temporale ; base du crâne, la paroi de la bulle gauche a été
réséquée. X 1,1.
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série A. Tome XXIX
PI. XI
Source : MNHN, Paris
PLANCHE XII
Avahi laniger Gmel. De haut en bas : crâne, vue latérale droite ; radiogra¬
phie d’un hémicrâne droit montrant l’oreille interne et la pneumatisation
temporale ; base du crâne, la paroi de la bulle gauche a été réséquée
X 1,7.
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série A. Tome XXIX
PI. XII
OS TEMPORAL DES PRIMATES
Source : MNHN, Paris
PLANCHE XIII
Daubcnlonia madagascariensis Gmel. De haut en bas : crâne, vue
droite ; radiographie d'un hémicrâne droit montrant l’oreille
et la pneumatisation temporale ; base du crâne, la paroi de
gauche a été réséquée, x 1.
latérale
interne
la bulle
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série A. Tome XXIX PI. XIII
OS TEMPORAL DES PRIMATES
Source : MNHN, Paris
PLANCHE XIV
Plesiadapis tricuspidens Ger. Rase du crâne montrant les cavités tvmna
niques. X 1,4. 3 1
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série A. Tome XXIX
PI. XIV
OS TEMPORAL DES PRIMATES
Source : MNHN, Paris
PLANCHE XV
Adapis mugnus Filh. En haut : crâne, vue latérale gauche ; en bas : base
du crâne. X 1,2.
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série A. Te
XXIX
PI. XV
OS TEMPORAL DES PRIMATES
Source : MNHN, Paris
PLANCHE XVI
Promjdicebus gaudryi Grand. En haut : crâne,
base du crâne (CI. Cintract). x 1,3.
latérale gauche ; en bas :
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série A. Tome XXIX
OS TEMPORAL DES PRIMATES
Source : MNHN, Paris
PLANCHE _XVII
Necrolcmur antiquus Filh. En haut : crâne, vue latérale droite ; en bas :
base du crâne. X 3,6.
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série A. Tome XXIX
PI. XVII
OS TEMPORAL DES PRIMATES
Source : MNHN, Paris
PLANCHE XVIII
Lemur (Pachylemur) insignis Filh. En liant : crâne, vue latérale droite ;
en bas: base du crâne, x 1,2.
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série A. Tome XXIX
PL XVIII
OS TEMPORAL DES PRIMATES
Source : MMHN, Paris
Lemur (Pachylemur) jullyi
en bas : base du crâne.
PLANCHE XIX
Stand. En haut : crâne, vue latérale droite •
X 1,1.
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série A. Tome XXIX
PI. XIX
OS TEMPORAL DES PRIMATES
Source : MNHN, Paris
PLANCHE XX
Palaeopropithccus maximus Stand. De haut en bas : crâne, vue latérale
droite; radiographie d'un hémicrâne droit montrant l'oreille interne
et la pneumatisation temporale ; base du crâne, x 0,6.
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série A. Tome XXIX
PI. XX
OS TEMPORAL DES PRIMATES
PLANCHE XXI
Mesopropilhecus pithccoides Stand. En haut : crâne,
en bas : base du crâne, x 1,3.
vue latérale droite ;
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série A. Tome XXIX PI. XXI
OS TEMPORAL DES PRIMATES
Source : MNHN, Paris
PLANCHE XXII
De haut en bas : Archaeolemur edwardsi Filli., crâne .vue
radiographie du même montrant l'oreille interne et la
temporale ; Archaeolemur majori Filh., base du crâne,
bulle gauche a été réséquée, x 0,8.
latérale droite ;
pneumatisation
la paroi de la
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série A. Tome XXIX
PI. XXII
OS TEMPORAL DES PRIMATES
Source : MNHN, Paris
PLANCHE XXIII
Iladropithccus slenognathus Lor. De haut en bas : crâne, vue latérale droite ;
radiographie du même montrant l’oreille interne et la pneumatisation
temporale ; base du crâne (Cl. Lab. Paléontologie Sorbonne), x 0,6.
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série A. Tome XXIX
PI. XXIII
OS TEMPORAL DES PRIMATES
Source : MNHN, Paris
PLANCHE XXIV
Megadalapis edwardsi Grand. De liant en bas : crâne, vi
X 0,4 ; radiographie de la région temporale droite,
crâne, x 0,4.
j latérale droite,
X 0,6 ; base du
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série A. Tome XXIX
PI. XXIV
OS TEMPORAL DES PRIMATES
Source : MNHN, Paris
PLANCHE XXV
Loris gracilis Geof. De haut en bas : crâne, vue latérale droite ; radiographie
d’un hémicrâne droit (la partie occipitale manque) montrant l’oreille
interne et la pneumatisation temporale ; hase du crâne, x 2,2.
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série A. Tome XXIX
PI. XXV
OS TEMPORAL DES PRIMATES
Source : MNHN, Paris
PLANCHE XXVI
Ngclicebus cinereus Milne. De haut en bas : crâne, vue latérale droite ; radio¬
graphie d’un hémicrâne droit montrant l'oreille interne et la pneuma¬
tisation ; base du crâne. X 1,7.
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série A. Tt
XXIX
PI. XXVI
OS TEMPORAL DES PRIMATES
Source : MNHN, Paris
PLANCHE XXVII
Perodicticus polio Müll. De haut en bas : crâne, vue latérale droite (la canine
gauche plus importante que la droite, très usée, apparaît dans le diastème
sur le cliché); radiographie d'un hémicrâne droit montrant l'oreille
interne et la pneumatisation temporale ; base du crâne, la paroi de la
bulle gauche a été partiellement réséquée, x 1,5.
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série A. Tome XXIX
PI. XXVII
OS TEMPORAL DES PRIMATES
Source : MNHN, Paris
PLANCHE XXVIII
Galago crassicaudatus Geof. De haut en bas: crâne, vue latérale droite;
radiographie d’un hémicrâne droit montrant l’oreille interne et la pneu¬
matisation temporale ; base du crâne, x 1,6.
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série A. Tome XXIX
PI. XXVIII
OS TEMPORAL DES PRIMATES
Source : MNHN, Paris
PLANCHE XXIX
Galagoides demidovii Fisch. De haut en bas : crâne, vue latérale droite ;
radiographie d'un hémicràne droit montrant l’oreille interne et la pneu¬
matisation temporale ; base du crâne, x 2,8.
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série A. Toine XXIX
PI. XXIX
OS TEMPORAL DES PRIMATES
Source : MNHN, Paris
PLANCHE XXX
Tarsius speclrum Pall. De haut en bas : crâne, vue latérale droite ; radio¬
graphie montrant l’oreille interne et la pneumatisation temporale ; base
du crâne. X 2,4.
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série A. Tome XXIX
PL XXX
OS TEMPORAL DES PRIMATES
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Les MÉMOIRES DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
paraissent sans périodicité fixe. Chaque volume est formé d’un nombre
variable de fascicules, publiés isolément et ne contenant qu’un seul mémoire.
Les auteurs reçoivent 50 tirages à part de leurs travaux, brochés et
sous couverture. Ils s’engagent à ne pas les mettre dans le commerce.
Les fascicules sont en vente aux Editions du Muséum National d'His¬
toire naturelle, 36, rue Geoffroy-Saint-Hilaire, Paris (5 e ).
Compte chèques postaux: Paris 9062-62
ÉDITIONS DU MUSÉUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE
36, rue Geoffroy-Saint-Hilaire, Paris
Archives du Muséum National d'Histoire naturelle (commencées en îant»
Annales du Muséum d'Histoire naturelle). Un volume m 4° par an
Bulletin, du Muséum d'Histoire naturelle (commencé en 1895). Un vol in-8° nar an
“™»« ««• («mmvncê*
E - “>»«•)"> d'Ent„.
Adansonia (commencées en 1909 comme Notulae systématisas) (Directe,,™ .
A - Au “" 11 *' iab "‘“ ire 2 ïï.
«hnrto. 4. Culture). Parait
«M- X-r.
- R Bo ™“^ fl- Cryp.
Mme Ai,or8 “’ fl»
Revue de Mycologie, anciennement Annales de Cryptogamie exotiaue mi™ .
M. R. Ileim). Paraît depuis 1928; in.8«. 7 exotique (Directeur:
3f “’s6 , .’ a in < 3i" CteUr : J ‘ D0 "*’ l * bo '“ toir “ A» Mammalogré). Parait depui.
Bulletin du Laboratoire maritime du Muséum National d'IIistoire naturel!* a r>-
jDuPoteur, M. K. Boim, laboratoire maritime de DtaSdTr
Travaux du Laboratoire de « La Jaysinia » (Directeur : M. H. Humbert Inhc™
toiro de Phanérogamie). Paraît par fascicules in-8". ’ ,abora ‘
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris