MÉMOIRES
DU
muséum national
D’HISTOIRE NATURELLE
NOUVELLE SÉRIE
Série A, Zoologie
TOME XXXVII
FASCICULE UNIQUE
H. LEGRAND
lépidoptères des îles seychelles
ET D’ALDABRA
PARIS
ÉDITIONS DU MUSÉUM
38 , rue Geoffroy-Saint-Hilaire (V«)
1965
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
2 %*,
MÉMOIRES
DU
MUSÉUM NATIONAL
D’HISTOIRE NATURELLE
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES
DU
MUSÉUM NATIONAL
D’HISTOIRE NATURELLE
Série A, Zoologie
TOME XXXVII
PARIS
ÉDITIONS DU MUSÉUM
38, rue Geoffroy-Saint-IIilaire (V e )
1965
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Legrand.
TABLE DES MATIÈRES
Fascicule unique
Lépidoptères des îles Seychelles et d’Aldabra_ 1-210
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE
Série A, Zoologie. Tome XXXVII. 1965
LÉPIDOPTÈRES DES ILES SEYCHELLES
ET D’ALDABRA
Henry LEGRAND
Chargé de missions, Correspondant du Muséum de Paris
"The sludy of faunas of small islands is a fascinating one
and présents gréai upporlanity for the élucidation of such
process as évolution, spéciation, dispersai, ecology and related
subjects... Il is désirable to learn their status before lhey hâve
been further transformed.. ÉGressit 1962, et Frénette
1963;.
"Dozing in the Indian Océan, a thousand miles from
anythere, are the Seychelles, the lovely islands thaï lime passed
by” ÉGaskill 196l).
SOMMAIRE
' ~~ Introduction
A. Intérêt et conditions d’une mission aux îles Seychelles.
R- Les lies Seychelles. Rappel géographique et historique .
C- Les Seychelles granitiques. Minéralogie et flore .
È. — Climat, biota et stations .
I- Historique des recherches de Lépidoptères aux Seychelles et à
Aldabra .
II. _ r
1VTUDE SYSTÉMATIQUE .
'-.ONCLUSIONS
A. — Résultats numériques .
— Biogéographie .
^ O*. .
ALPHABÉTIQUE .
" ,Bs Muséum. — Zoologie, t. XXXVII.
2
7
16
19
26
186
190
200
Source : MNHN, Paris
I. LEGRAND
I. — INTRODUCTION
A. Intérêt et conditions d'une mission aux îles Seychelles
Les deux citations données en tête de cette étude caractérisent assez
bien la région que nous devions prospecter, notamment :
— Le grand intérêt de sa faune entomologique, en bonne partie
endémique,
— et le fait qu’elle est, encore à notre époque, relativement mal
connue.
Sur le premier point, E. Meyrick (1911) écrivait, à propos des résultats
en Microlépidoptères de la Percy Sladen Trust Expédition : « In the
présent collection there are 111 species, of which 90 are unknown clse-
where and probably truly endemic ; the other 21 are in my opinion
probably ail artificially introduced... ».
Situation résultant de ce que l’archipel des Seychelles se trouve très
éloigné des continents et des grandes îles les plus proches. Ainsi on compte
1 900 kilomètres de l'ile Mahé à Mombasa, 2 750 km de la même île a
la côte indienne, 1 000 km de Mahé à la pointe d’Ambre (nord de Mada¬
gascar). De plus ces îles sont souvent éloignées entre elles, ce qui compar¬
timente et subdivise leur faune.
L’envoi d'une mission en cette région était nécessaire pour augmenter
nos connaissances par la capture d’espèces nouvelles, soit pour la science,
soit pour les îles considérées, notamment pour préciser jusqu’où vont,
dans ces terres lointaines, les aflinités avec les faunes voisines, et, c 11
particulier, jusqu’où s'étend dans l’archipel des Seychelles l'influence de
la faune malgache, soit par la présence de mêmes espèces, soit par celle
de sous-espèces ou de formes alliées ou s’en rapprochant. Des naturaliste
voyageurs, isolés ou faisant partie d’expéditions organisées, se sont
déjà penchés sur ces problèmes, mais dans des conditions qui rendaient
nécessaire une révision des résultats obtenus, et aussi de les confronter
avec l’état actuel de la science.
Sur le second point, le retard que nous constatons dans la connaissance
de cette faune tient à plusieurs raisons locales :
1° Tout d’abord la rareté des missions envoyées dans ce pays et l eU j'
courte durée, alors que le territoire à prospecter est non seuiemen
immense, mais encore découpé en petites portions isolées les unes de
autres. Région peu facile d’accès : pas de service aérien ni d’aérodrom
dans le voisinage. Les voyages par mer suivent un itinéraire en zig^fj
qui en augmente singulièrement la longueur, la durée et les frais. A' n *
de Djibouti à Mahé, on compte à vol d'oiseau 2 400 km, mais par bateai •
avec l'escale obligatoire de Mombasa, la distance sera de 5 100 kn :
Disparité encore plus nette sur le trajet Djibouti Aldabra : à V j)
d'oiseau 2 400 km, et par bateau, via Mombasa, Mahé, Cosmoledo,
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET D’ALDABRA
3
faudra parcourir 6 100 km et changer de bateau deux fois dans des
escales dont les correspondances ne sont nullement ajustées, d’où perte
d’un temps considérable et ennui des transbordements.
2° Ensuite, la nécessité d’apporter avec soi un matériel complet de
chasse, préparation, rangement de collection, protection contre les
prédateurs particulièrement nombreux et agressifs, couchage en cas de
camping, indispensable dans certaines îles, vêtements divers (travail,
«Ports, réceptions) en tenant compte de l’usure, car sur place on trouvera
difficilement des rechanges. Difficultés de circulation intérieure, mauvais
ctat des routes et pistes (à notre première arrivée, car bientôt après
est-ce une coïncidence ? — on y travaillera sans discontinuer). Diffi¬
cultés aussi de visites d’îles, beaucoup de celles-ci étant soit propriétés
privées, soit concédées à des particuliers, et quand le propriétaire ou
concessionnaire est absent, ce qui arrive assez souvent, le remplaçant
n a pas le droit d’autoriser cette visite. Batellerie intérieure en général
rudimentaire, sur un océan parfois déchaîné, avec tornades à craindre
v ers le sud. Les zones élevées généralement inaccessibles et d’un résultat
uiédiocre, ces zones n’olïrant qu'une faune assez semblable à celle des
Parties basses. Peu ou pas d’électricité, et encore, à Mahé, on y a travaillé
Pendant notre séjour. Un climat fort pluvieux, surtout au voisinage des
■oontagnes. Difficulté de location de voiture ; aux Seychelles, le parc
automobile est utilisé jusqu’à usure complète, et c’est le plus souvent
dans cet état qu’on trouvera un véhicule. Difficultés aussi administra-
tives : l’admission aux Seychelles est subordonnée à un visa qui ne peut
®fre autorisé que par le service d’immigration de l’archipel, après étude
de votre cas, et qui demande plusieurs mois, vu la longueur des délais
Postaux.
3° Pour les habitants des îles, on peut se demander pourquoi une
•aune aussi exceptionnelle n’a pas — sauf en de rares et très brèves occa¬
sions — éveillé des vocations, notamment à Mahé ? Là encore, pour
Comprendre cette particularité, il faut se pénétrer de motifs d’ordre
local :
D’abord pour un profane que rien de spécial n’attire vers l’étude
des Lépidoptères, il faut reconnaître qu’aux Seychelles ceux-ci n’ont rien
de spectaculaire, ni par la taille, ni par la couleur, ni par le nombre.
, r le paquebot qui de Mombasa me conduisait à Mahé pour ma première
d’ission, j’entendais dire par un notable de l’archipel (Legrand 19(50)
jl u il n’y avait « pas de papillons aux îles Seychelles ». Sans doute, dans
es prit de mon interlocuteur, le mot «papillon» correspondait au mot
“ n glais « butterfly » qui désigne seulement les papillons de jour, en effet
or t peu visibles à Mahé. Ch. A.i,luaud autrefois, à son arrivée dans cette
e> avait fait la même remarque (Jeannel 1952). Quant aux « inoths »,
° u Papillons nocturnes, le novice sera très éloigné de comprendre l’intérêt
( e leur élude s’il n’a pas été spécialement éduqué à ce sujet.
— C’est alors qu’il faut penser à l’état économique de l’archipel,
® u t entier dirigé vers des activités utilitaires d’ordre pratique immédiat,
? -à-dire qu’en matière d’entomologie les connaissances seront limitées
a c e qu’il est nécessaire de savoir pour la destruction des espèces nuisibles
Source : MNHN, Paris
H. LEGRAND
aux cultures. Y eût-il parmi les insulaires une personne susceptible de
s’intéresser aux Lépidoptères en général par un ouvrage de littérature
qu’elle aurait fait venir du dehors, que ce livre ne lui donnera aucune
directive en vue d’un travail local. Et combien d’obstacles cette personne
devra-t-elle vaincre, rien que pour un commencement de collection :
la possession d’un matériel dont elle n'a aucune idée, amené à grands
frais d'Europe, et quelles luttes acharnées devra-t-elle soutenir contre
les prédateurs de toutes sortes, cancrelats, fourmis, lézards geckos et
autres, et aussi contre la moisissure, par un contrôle permanent du
matériel récolté ? De vaincre toutes ces difficultés, l’aspirant entomolo¬
giste sera généralement incapable, et finalement renoncera.
Grâce à l’amabilité de l'agent consulaire de France et à ses excellents
conseils, il nous a été possible d’écarter les obstacles d’ordre adminis¬
tratif que n’auraient pas manqué de semer sur notre route la méconnais¬
sance d’habitudes locales et les particularités d’une mission en pays
étranger. C’est pourquoi la mission fut d’abord inscrite au Ministère
français des Affaires étrangères, Direction des Relations culturelles,
Bureau des Missions, et, par les soins de l’Ambassade de France à Londres,
portée à la connaissance du Colonial Office qui en informa S.E. le Gou¬
verneur et Commandant en chef des îles Seychelles. De ce fait, ce simple
avis prenait un caractère impératif, et ma reconnaissance est grande pour
la considération dont notre mission fut honorée par tous les échelons
administratifs jusqu’au plus élevé, et pendant tout notre séjour.
L’auteur de ces lignes n’est pas un spécialiste. Certains y verraient
une tare indélébile. Je pense qu’au point de vue précis de la mission qui
m’a été confiée, il y a, peut-être, un avantage à n’avoir aucune préférence
pour une famille ou un groupe quelconque. J'aime en effet tous les
Lépidoptères quels qu’ils soient ; or, devant récolter indistinctement et
sur un pied d'égalité tout ce qui se présentait à moi, le résultat obtenu
de cette façon n’en était que plus représentatif de ce qui pouvait exister
dans la nature. Quant aux secrets de l'identification et du classement
que je ne pouvais connaître dans leurs détails, j’ai eu l'aide précieuse de
mes collègues (lato sensu) du Muséum de Paris, grâce auxquels ce travail
put recevoir l'approbation nécessaire, ce dont je leur suis très recon¬
naissant.
11 n'en est pas moins vrai que, plus tard, quand la faune seychelloise
sera mieux connue, les spécialistes auront, comme partout ailleurs, leur
mot à dire, ainsi que certains l’ont fait avant la présente publication. J e
souhaite vivement qu’il en soit ainsi.
Une difficulté pourtant m’attendait, à laquelle je n’avais pas pense.
Certains groupes et familles, notamment les Phycides et les Tordeuses,
étaient l’apanage de grands spécialistes, à qui je ne pouvais pas demander
— surtout en leur indiquant un délai — une mise au point approfondie
et complète. Ces groupes, en effet, assez bien étudiés en zone paléarctique,
le sont beaucoup moins, ou pas du tout, dans leur peuplement tropical-
Alors que je croyais trouver, tout préparé, un cadre où classer mes
prises, je dus déchanter et laisser dans l'ombre, au moins momentanément,
une bonne partie de mes captures de ces groupes.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET D’ALDABRA
Un point aussi sur lequel je diffère de la plupart de mes collègues,
c ’est par une préférence pour la préparation immédiate, malgré l’encom¬
brement supplémentaire qui allait en résulter dans mes bagages. Pour
les Microlépidoptères qui, aux Seychelles, constituent la matière princi¬
pale de toute chasse de nuit, c’est une nécessité qui ne semble pas discutée,
pour les autres groupes, à partir d'une certaine taille, le travail sur des
insectes frais en est grandement facilité et les résultats en sont bien
Meilleurs. Je n’ai fait d’exception à cette règle que pour les Rhopalocères
éthiopiens ramenés en papillotes (il n’y avait plus de place d’ailleurs sur
ines étaloirs). D'ordinaire, je consacrais à la préparation plusieurs heures
de la matinée et je me suis toujours bien trouvé de cette pratique. Un
seul inconvénient à signaler : les dockers des ports ont souvent la main
lourde, et certains cartons bourrés d’insectes desséchés et étalés, témoi¬
gnaient au retour, par des chutes d’abdomens ou des débris dans les
boîtes, de manipulations trop vigoureuses, pas au point, cependant, de
m avoir fait regretter ma manière de faire.
Pour le choix à Mahé d’un établissement central pouvant me permet¬
te de « rayonner » tout en présentant en soi un modèle de stationnement
Pour chasses de nuit, j'avais fixé ma préférence, d’après la carte et des
a yis donnés sur place, sur un hôtel voisin d’une large friche, près de la
Plage de Beau Vallon, sur la côte ouest de l’île. Au « Beau Vallon Beach
lotel », tel était le nom de cette « localité », j’avais la disposition, dans
nia « varangue » (au sens seychellois du mot, c’est une sorte d’antichambre
en plein air) d’une table de grande taille, avec éclairage électrique mobile
Pour mon matériel de préparation et de chasse de nuit, et je n’ai eu
gu à me louer de ce choix à tous points de vue.
f-eci ne m’empêchait nullement, grâce à une voiture, de chercher de
^•nps à autre un peu d’altitude. Plusieurs routes, en effet, traversent
1 e dans sa largeur, par des cols assez élevés. Mais en général, et c'est
des caractéristiques de l’île, les stations d’altitude à Mahé ne sont
Pas assez élevées, semble-t-il, pour recéler des espèces différentes de ce
go on trouve généralement dans les régions plus basses. Et parmi ce que
J ai récolté dans ces terres basses figuraient des espèces que les anciens
ailleurs avaient signalées seulement en altitude, pour la raison qu’ils
avaient jamais chassé ailleurs.
En résumé, le choix des terrains de chasse, le mode de chasse et la
P 1 'parution immédiate des spécimens récoltés, tout cela diffère de ce
go on doit conseiller dans d’autres pays plus étendus et au relief plus
accentué.
E nous est particulièrement agréable de remercier les personnes
yant donné leur appui ou leur collaboration à la présente mission,
par <ni lesquelles :
4 Paris et en France :
j 11- Heim, membre de l’Institut, ancien président de l’Académie
p 8 . Sciences, directeur du Muséum national d’Histoire naturelle de
ris > qui nous a accordé les deux missions.
Source : MNHN, Paris
6
H. LEGRAND
MM. les Professeurs L. Chopard (1956) et E. Séguy (1958-1960), qui
ont bien voulu nous proposer à cet effet.
M. le Professeur A. S. Balachowsky, qui a bien voulu s’occuper de
la publication de ce mémoire, et sans l’aide duquel il nous aurait été
difficile de la mener à bien.
MM. J. Bourgogne, P. Viette et G. Bernardi, lépidoptéristes du
Muséum national, Paris.
MM. H. Stempffer ( Lycaenidac ), Cl. Herbulot ( Geomelridac ) et
H. de Toulgoët ( Lithosiidae ), pour leur aide aux déterminations et les
travaux de leurs spécialités respectives.
M. L. Bigot, spécialiste en Plerophoridae, pour ses travaux sur les
spécimens de cette famille récoltés par nous, et son aide aux travaux de
microscopie qu’il a bien voulu nous accorder, même en dehors de sa
spécialité. Un nouveau genre lui a été dédié, Bigotianella nov. gen., pour
des espèces de la famille Oecophoridac décrites dans ce travail.
M mcB Y. Muller (1956) et M. Gerber (1958-1960), nos secrétaires
collaboratrices, qui se sont associées en permanence à nos recherches.
A ux îles Seychelles :
LL. EE. et Commandants en chef Sir W. Addis (1956) et le regrette
Sir J. Thorp (1958-1960), qui ont à plusieurs reprises couvert la mission
de leur haute autorité et lui ont donné une place d’honneur dans leurs
invitations et réceptions diverses.
M. André Delhomme, agent consulaire de France (1956), puis nomme
vice-consul général (1957), en raison de l’appui donné à notre mission.
Propriétaire de plusieurs îles qu'il nous a fait gracieusement prospecter.
A l’une d'elles (Coëtivy) a été dédiée Metachanda coëtivyella ( Melachan-
didae), espèce paraissant endémique en cette île.
M. G. Lionnet, directeur du Département de l’Agriculture des
Seychelles (1958-1960), pour sa collaboration constante et personnelle-
M. I). Morgan M.B.E., chef du Service vétérinaire des Seychelles.
Les Révérends Frères Austin, directeur du Seychelles College,
J. A. Frénette (1960) et 11. Hébert (1961), directeurs successifs du
Laboratoire du Seychelles College, le Frère Camille, du même collège
(1960), pour la capture d’un rare Sphingide.
M. Harry Savy, député de Praslin-La Digue et concessionnaire des
îles du groupe d'Aldabra. Une Pyrale nouvelle, endémique à Aldabra.
Diasticlis savyalis, lui a été dédiée.
M. Désiré C au vin, propriétaire, et sa famille.
M. A. Dauban, propriétaire.
MM. H. Dauban et J. Lahose, administrateurs d'îles.
M. I). Bailey O.B.E., J.P., botaniste et propriétaire.
M. F. Strawbridge, inspecteur forestier.
M. G. Devoud.
Mile m.-T. Désaubin, secrétaire de l’Alliance française.
M»®* G. Savy (1956), S. Df.lorié (1959) et M.-H. Cauvin (1®®
1960).
Parmi les élèves du laboratoire et les jeunes des écoles, je relève I e *
noms de ceux qui nous ont fourni des pièces intéressantes ou des rens
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET D’ALDABRA
7
gnements biologiques : MM. M. Mason, K. Labrosse, S. Vidot, J. et R.
Delorié, R. Beiîlouis, R. Louise, F. Green, J. Court, F. Hoareau,
'!• Man-Cham, N. Tirant, R. Michel, G. Chetty, D. Sinon, Z. Pra-
gessen, M. d’U ni en ville.
En dehors de la France et des Seychelles, je citerai :
MM. le docteur P.E.S. Whalley, W.H.T. Tams, J.D. Bradley,
l-G. Howarth, W.G. Tremewan, M. Shaeffer, D.J. Carter, D.S.
fletcher, et le docteur I.W.B. Nye, du British Muséum (N.I L).
M. R. H. Carcasson, du Coryndon Muséum de Nairobi (Kenya).
M. le docteur A. Diakonoff, du Rijskmuseum de Leiden (Pays-
Bas).
M. le docteur E. Berio, conservateur honoraire du Museo civico di
^toria naturale de Genova (Italie).
M. E. Berger, conservateur-adjoint du Musée royal de l’Afrique
centrale de Tervuren (Belgique).
v. J . e appellerai aussi tout spécialement que le docteur P. Viette, du
•luscum national de Paris, a bien voulu passer une grande semaine à
Londres pour rechercher au British Muséum (N.H.) les éléments d'iden-
'licalion que seules les vastes collections de cet établissement étaient
susceptibles de fournir, et qu’il m’a reçu dans son cabinet un très grand
nombre de fois, malgré ses travaux personnels, pour identifications diver¬
ses, renseignements de littérature, mise au point et vérification de ce
travail.
B. Les îles Seychelles
Rappel géographique et historique
Archipel composé de toutes petites îles, au nombre de 92 (Seychelles
f nnil( d 1900 : 10), étalé sur un plan d’eau de 1 340 km sur 780, mais
es superficies additionnées de ces îles ne dépassent pas 400 km*, moins
fine le département de la Seine qui en accuse 478. Sa population totale
eta,t de 45 086 habitants en juin 1963.
in ensem b!c est situé entre les latitudes sud de 3° 48 (Denis) et de
0 10 (Farquliar), et les longitudes est de 46° (Aldabra) et de 56° 40
fLoëtivy).
., Elles comprennent deux groupes composés l’un d’îles granitiques,
uutre d’îles madréporiques, ou atolls.
* Le premier groupe, appelé aussi Seychelles proprement dites,
•hpte une trentaine d’îles, dont :
a ) Le groupe de Mahé, savoir :
h , 7~ l’He Mahé, la plus importante (117 km 2 ), la plus peuplée (33 478
hah * ant ' S au rcccnselr| cnt de I960), avec la ville de Victoria (env. 11 000
b -X capitale de la colonie, et la plus élevée (912 m au Morne Seychellois);
Les satellites de Mahé, parmi lesquels : l’île Silhouette, la 2 e en
'tude (754 m), la 3 e en superficie (8 miles carrés), la 4 e en population
Source : MNHN, Paris
[. LEGRAND
(780 hab.), île comprenant encore quelques restes de l’ancienne forêt
avec des ravins et des pics inaccessibles ; l’île du Nord (ait. 215 m) ; les
îles Thérèse (ait. 1G4 m), Conception (ait. 132 m), Sainte-Anne (ait. 266 m),
Cerf (ou Aux Cerfs), Ronde, Longue, Moyenne, du Sud-Est, Anonyme,
aux Vaches marines, etc.
Carte 1. ■— Madagascar, archipels des Seychelles, des Comores, des Mascareignes et W eS
environnantes.
b) Le groupe de Praslin, savoir :
— l’ile Praslin (15 miles carrés, 3 886 hab., ait. 385 m), connue p ar
son célèbre palmier endémique, dit « cocotier de mer », et par plusieurs
espèces d’oiseaux également propres à l’île ;
les satellites de Praslin, parmi lesquels les îles Curieuse (ait. 168 n0>
Aride (ait. 132 m), La Digue (4 miles carrés, 1 842 hab., ait. 357 m).
Félicité (ait. 237 m). Les Sœurs (ait. 266 m), Marie-Anne (ait. 129 tafr
Frégate (ait. 122 m), Les Cousins (ait. 77 m), et quelques autres.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET D’ALDABRA 9
2- — Les îles madréporiques, au nombre d’environ 60, comprennent :
a) 4 atolls autour de Malié, soit 2 au nord, à une centaine de km de
-'îahé, Denis et Bird, et deux autres au sud, Platte à 110 kmetCoëtivy,
a 300 km au sud-est de Mahé, la plus orientale de toutes ;
b) Les Amirantes, ligne d’atolls orientée sensiblement du nord au
® u d. et comprenant : les Africaines, l'Aigle, l’archipel des Saint-Joseph,
•es îles d’Arros, Poivre, Desroches, Marie-Louise, Desnœuds, Alphonse,
■bijoutier et Saint-François, toutes îles de petite étendue, ne dépassant
Pas quelques kilomètres ;
c) L’archipel des Farquhar, les îles Providence, du Cerf, Saint-Pierre,
suite d’atolls prolongeant, en l’infléchissant vers le sud-ouest, la ligne
générale des Amirantes ;
«) L’île Aldabra (mot portugais signifiant «La Verte»), anneau
corallien percé de 4 passes étroites (Passe de l’Ouest, Grande Passe,
ass Ç Johanny, Passe Hoareau). En raison de cette étroitesse des passes,
?? dit « l’île » et non « l’archipel ». C’est l’île la plus vaste de la colonie
(38 km sur 18) ; mais il faut tenir compte de la lagune centrale (32 km
? Ur 13), ce qui diminue largement la surface utile de l’ensemble. Parfois,
es portions de terrain entre les passes prennent le nom d’îles nommées :
'card, Polymnie, Malabar et l’île du Sud. Seule l’île Picard est habitée
Par environ 200 personnes formant le personnel de l’exploitation ; à
. du Sud, un ménage de gardiens symbolise le Parc national de tortues
Séantes de terre, que cette famille est censée surveiller. En fait, la totalité
1 Aldabra mériterait cette appellation.
u.. c ) L’archipel de Cosmoledo, avec les îles Menai, Moustique, du Sud,
”izard, Nord-Ouest, Nord-Est, Polyte, Goélette, du 1 ’rou. Ici les passes
°nt larges et l’ensemble est incontestablement un archipel.
/) Les îles Astove et Assomption.
Les groupes d’îles d, e et / ont une faune entomologique qui s’appa-
à celle des Comores, à cause du voisinage de cet archipel.
L altitude des îles madréporiques est pratiquement nulle, ne dépas-
êi • P as hauteur des dunes sablonneuses qui peuvent, çà et là, avoir
e constituées par le vent, une vingtaine de mètres au plus.
l e . s av ‘ s diffèrent sur le nom du navigateur qui, le premier, aperçut
j. Seychelles, cl notamment Mahé. Mais l’archipel étant situé sur la
écD C '* CS * n d es ff uc Vasco de Gama venait de découvrir, ne pouvait
^ oapper longtemps aux équipages des navires qui, après lui, se mirent
8 p Sl i ntr l’Occan indien. A cette époque (début du xvi c siècle), les
é *f hc| le> ôtaient inhabitées et couvertes de forêts sauvages. Il est
à v i" 1 ^ Ue ’ t * a,ls ccs COI, ditions, aucun commandant de navire ne songea
j y débarquer, sinon pour y faire de l’eau. Leur objectif, en effet, était
où -| '* ne * eur convenait pas de perdre leur temps sur des îles désertes
p 1 n ’y avait rien à récolter ni aucun commerçant à visiter. Aussi,
dnnl plus de deux siècles, les Seychelles furent abandonnées.
I D( I est seulement en 1742 qu’un capitaine français de l’armée des
'3 Lazare Pjcault, sur la tartane « Elisabeth », découvrit une île
dat; . n ° mma Abondance (aujourd’hui Mahé); son plan «cavalier»,
e du 21 novembre 1742, montre sur ses rivages une quantité de coco-
Source : MNHN, Paris
10
H. LEGRAND
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET D’ALDABRA
11
J-iers sauvages. Il rendit compte de sa découverte au gouverneur des
des de France et Bourbon, Mahé de La Bourdonnais, lequel très intéressé,
>' renvoya Picault en 1744 pour en prendre une connaissance plus appro-
jondie. C’est alors que ce dernier découvrit une autre île presque aussi
importante, qu’il appela l’île de Palme (aujourd'hui Praslin) ; le premier
I e ces «leux noms, très suggestif, nous porte à croire qu’il y avait remarqué
les superbes cocotiers de mer qui y formaient de véritables forêts (Fauvel
'915). L’île Abondance fut débaptisée, et nommée l’île Mahé, et l’en¬
semble de l’archipel, les îles de La Bourdonnais.
De cette nature vierge, Picault fit un rapport enchanteur, peut-être
trop bref en ce qui concerne l’histoire naturelle. Il y mentionne « des
mseaux de toutes sortes, des « poules bleues » (oiseau endémique anéanti
Par les premiers occupants, sans qu’il en reste autre chose que le nom
cl " Anse aux Poules bleues », donné à une petite baie de Mahé), tourte-
e 'les, aigrettes, merles, perroquets noirs et verts, tortues de terre en
® ran d nombre, crocodiles de grande taille, embusqués non seulement
ans les vases de la plage, mais aussi dans l’intérieur des terres, des
rbres magnifiques, palmiers, lataniers, etc.» (Lenotre 1932 : 92).
icault ne précise pas les noms, avec raison, car, à l’exception des croco-
lles > tout (ou presque) sera, plus tard, reconnu endémique.
En 1756, Magon, nouveau gouverneur après la disgrâce de La Bourdon¬
nais envoie le capitaine Morphey, sur la frégate « Le Cerf », avec mission
J Je prendre possession de l’ile de Mahé et de l’archipel qui l'avoisine, sous
e nom collectif d'« Isles de Séchelles », et d’y laisser comme marque une
lierre gravée aux armes de la France, opération qui eut lieu le 1 er novem-
rc 1756. Le nouveau nom était un hommage rendu au Contrôleur général
es Finances et Secrétaire d’Etat Moreau de Séchelles (en cette fonction
de 1754 à 1756).
L’orthographe primitive était donc bien Séchelles. C’est par suite
nne erreur ou d’une préférence anglaise pour en faciliter la prononcia-
* ün , que l’orthographe Seychelles s’est répandue et a finalement prévalu
j.nt en France qu'en Angleterre, si bien que nous sommes en présence
un usage constant et admis partout, à la fois en cartographie et dans
• 8 documents officiels français postérieurs à la Révolution, approuvé
Salement par l’Académie française (Lenotre 1932) qui nous oblige à
Connaître l’orthographe Seychelles (Petit Larousse : Seychelles, ancien-
«ement Séchelles) et à l’utiliser.
g. En 1768, le capitaine Marion Dufrêne, commandant la llûtc « La
'gue » visita les Seychelles d’ordre du duc de Praslin, ministre de la
j|.?. r ' ne ( e n fonction de 1766 à 1700) et donna à l’ile de Palme le nom
g 1 e de Praslin. Dufrêne était accompagné de l’ingénieur Brayer du
l e arr ^, chargé de lever les plans de l’archipel, et notamment de résoudre
^oblème du cocotier de mer, que cette île Praslin était soupçonnée
leberger, alors qu’on n’en connaissait que la noix transportée par les
usants marins. Problème que Poivre, intendant de l’île de France,
a,L trancher par l'affirmative.
fer k' 1 e * < 1770, Grenier, l’abbé Rochon, le vicomte de Roslan, etc.,
Üv^ 6111 par leurs travaux l’ère d’exploration de ces îles, qui vont être
rées à la colonisation.
Source : MNHN, Paris
12
H. LEGRAND
Celle-ci commença vers 1770. Des Français venus des îles de France
et Bourbon s'installèrent aux Seychelles, amenant avec eux leurs servi¬
teurs, libres et esclaves, et aussi leurs plants d’épices et autres, aidés en
cela par Poivre, qui leur fournit toutes sortes d'essences vivrières en
provenance des îles de la Sonde et d'ailleurs. A la Révolution, l’archipel
comptait 20 Blancs, 9 Noirs et 221 esclaves.
En 1792 arrivèrent de la métropole les commissaires Lescallier et
Esnouf. Ceux-ci, d’ordre de leur gouvernement, appointèrent comme
gouverneur et commandant en chef des Seychelles le chevalier Jean-
Baptiste Quéau de Quinssy (ou de Quincy). Mais la France était alors en
guerre avec l'Angleterre. Le 16 mai 1794 arriva à Mahé une escadre
anglaise de six vaisseaux, sous le commandement du commodore Newcomb
qui exigea une reddition immédiate. Aucun armement n’existant, il m’
pouvait être question d'une résistance, mais les Anglais n’occupèrent
pas les îles ; le commandant français conserva ses attributions intérieures
et les fonctionnaires français demeurèrent en place. En outre, grâce a
ses qualités de diplomate, de Quinssy obtint que l'archipel restât neutre
jusqu’au traité de paix. Et c’est pendant la période d’exécution de cet
armistice que les Seychelles connurent une belle période de prospérité.
Il va sans dire que le gouvernement français n’approuva pas cette
prise de possession. Pour bien le montrer, Bonaparte, en 1801, envoie
aux Seychelles 70 personnes, dites terroristes, soupçonnées d'avoir pr* s
part, au moins moralement, à l’attentat du 3 nivôse an IX (24 décembre
1800), dit de la rue Saint-Nicaisc, et qui faillit coûter la vie au Premier
Consul. Ces personnes furent amenées à Mahé par la frégate « La Chif¬
fonne » et la corvette « La Flèche », et leur équipée fit l'objet d'un livre
de G. Lenotre, paru en 1932, sous le litre : « Les derniers terroristes».
Le 25 septembre 1804, c’est l’arrivée d’une autre escadre anglaise’
commandée par le capitaine J. Wood, sur le « Concord ». Deuxième
capitulation du gouverneur français, confirmant la première.
Le 22 mai 1805, une escadre, française cette fois, mouille devant
Mahé, commandée par l'amiral Linois, avec le « Marengo » et la » Belle'
Poule ». Un simple passage, car le 22 août de la même année, c’est l a
venue d’une autre escadre anglaise, sous le commandant Drake, avec
3 frégates, « Terpsichore », « Pitt » et « Albion ». Autre capitulation.
Le 20 juin 1807, le bateau français «Amazone», capitaine Sausse»
informe Quéau de Quinssy des brillants succès de Napoléon en Europe •
les habitants se réjouissent de la bonne nouvelle.
Mais par contre, le 28 juillet 1807, H. T. Farquhar, gouverneur angl a ‘ s
de l’ile Bourbon qui venait d’être occupée, adresse, une proclamât* 011
aux habitants de l’île de France — qui sera bientôt l’ïle Maurice — *f ur
recommandant de se soumettre à l’Angleterre. De fait, la capitulât' 011
de Maurice aura lieu le 3 décembre 1810, par convention entre le gêner
anglais Abercrombie et le général français De Caen.
De Quinssy est officiellement informé le 2 avril 1811 de la chute
i’Ile Maurice, par la visite à Mahé du commandant anglais Beaver, vefl
sur le « Nisus ». Cette visite rappelle à de Quinssy que seul le drape' 1
britannique, est autorisé aux Seychelles, mais aussi que l’archipel e
toujours neutre jusqu'au traité de paix.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET d’aLDABRA
13
Cependant le 29 inai 1811 arrive en rade de Mahé la frégate française
* Clorinde » commandée par le capitaine de Saint-Cricq, bateau faisant
Partie d'une escadre de cinq frégates ayant quitté Brest en janvier de
'a même année. Visite sans lendemain, le navire ayant, par prudence,
appareillé aussitôt.
Ce traité de Paris du 30 janvier 1814 attribue les Seychelles à l'An¬
gleterre ainsi que Maurice et Rodriguez.
Chargé d’ans et d’honneurs, le chevalier de Quinssy (que plus tard
?” de Quincy) meurt à Mahé le 10 juillet 1827, à l’àge de 79 ans,
ctant resté jusqu’à sa mort gouverneur et commandant en chef des
! es Seychelles, sous les deux régimes qu’il avait successivement et fidê-
eirient servis. Il repose à côté de son épouse, dans les jardins du palais
gouvernement, palais qui fut le sien, et son nom est resté en honneur
dans l’archipel.
Depuis 1903, l’archipel, qui était rattaché à Maurice, dépend mainte-
ant directement de la Couronne britannique. Cependant, depuis 1948,
?, s ‘* cs jouissent d’une constitution qui leur apporte une bonne part
au tonomie interne.
Déférences historiques : Ch. Alluaud, 1893; A.A. Fauvel, 1915;
1953 NOTRE . 1932 ’ docteur J ' T ' Bi<adley - 1936-1946; R. Decary,
C. Les Seychelles granitiques
Minéralogie et flore
dVt UPONT 0^35) rappelle que la géologie des Seychelles a fait l'objet
tar]' K * CS ^ >ar ^ élain (1879), Brauer (1895) et, quelques années plus
”* par le géologue berlinois Max Bauer.
C hJ? e leurs conclusions, il résulte que la roche prédominante aux Sey-
]) es es t une « syénite », variété de granit mélangé de « hornblende ».
,}> ® beaucoup de localités, ces granits sont traversés par des filons
Coi i res roc bes ignées, de formation plus récente, à grains fins et de
pi„ eu Ç Plus sombre, qui ressemblent au basalte (épidiorite). Ces roches
Co .. .r ec f n tes, verdâtres quelquefois en apparence, sont aussi parfois
Qj.'j tuées par des diorites, des diabases ou des gneiss granitoïdes.
et f ^ Ues r °ches diabasiques sont porphyritiques, comme à l’île Longue,
( |’ ® n ‘ er menl des cristaux de plagioclase gros comme le doigt. Dans
4 |Ȕi res granits, on trouve aussi des cristaux de silicate de fer comme
d e j. e a,lx Vaches marines (en face de Grande Anse, Mahé), — des pyrites
à D P . r ’ ( * e spène, d’ilménite (silicate de titanium) et de calcédoine comme
c, icité.
Cürf ^ raslin » un magnifique granit rouge prédomine. A Frégate et à
gr an ?” Se ’ les grains de granit rouge sont plus fins. A Mahé-sud, les
di 0t jj S rosps existent en grand nombre. A l’ile aux Cerfs, on trouve une
^ e porphyritique.
th ysf" ,:i<AMD a > cn outre, signalé la présence à Silhouette d’amé-
ln e, de quartz-cristal, et de quartz noir.
Source : MNHN, Paris
14
H. LEGRAND
En résumé, chaque île, ou à peu. près, serait constituée par un granit
différent et caractéristique.
Wiseman (1936) rapporte qu'un sondage exécuté près de l’île Provi¬
dence a amené la découverte, à 1 450 m sous la mer, d’un bloc de basalte
d’origine volcanique : « Summarising the minelogical composition of the
rock, it may be said that it is made up fragmentai pisces of altered
basait containing augite and ilivine, the basaltic fragments being cemen-
ted together by calcite ».
Enfin B. H. Baker (1963), dans un magistral ouvrage, a relaté ses
observations faites du 24 juin 1960 au 24 janvier 1961 dans toutes les
îles de l’archipel, tant granitiques que madréporiques, avec l’analyse
complète des matériaux reconnus, même des dépôts de guano et de
phosphates, apportant ainsi à l'étude du sol en général, une très impor-
tante contribution.
Comme il est de coutume dans toute colonisation, celle-ci, aux
Seychelles, a commencé par un déboisement en règle, accompagné de
feux de brousse. On avait besoin, en effet, de grosses pièces de bois pour
l’exportation en vue de la construction de navires, à laquelle toute la
grande forêt a été utilisée, ainsi que pour la charpente des cases et des
pirogues. Mais certains témoins des dernières années de cette nature
vierge se sont éteints assez récemment pour que leurs relations enthou¬
siastes ne soient pas tombées dans l’oubli. C’est ainsi que Horne, ancien
directeur des bois et forêts de Maurice (1874), et lord Stanhope (vers
1878) ont donné une description dithyrambique de ces forêts de mon¬
tagne qui existaient encore lors de leur visite. On y voyait notaminen
des troncs de « capucins » ( Norlhea seychellana ), bel arbre étrange au
feuillage cuivré, aux branches courtes et massives portant une couronne
émergeant à environ 10 m au-dessus des autres essences, particularité
lui donnant un caractère nettement antédiluvien et dont l’espèce a
pratiquement disparu ; les quelques rejetons qui existent encore a
Silhouette sont rabougris, privés qu'ils sont, à cause des feux de brousse,
des plantes endémiques auxquelles ces capucins étaient comme associe ■
D’autres essences forestières à bois dur, comme le Gayac ( Intsia bijü9 a '
Sapotacée), le Bois de Fer ( Vateria seychellarum, Diplérocarpacée). {
Bois dur ( Canlhium bibracleata, Rubiacée), et le Bois dur blanc ( Pleclon 1
acuminata, Rubiacée), ont plus ou moins subi le même sort. On trouva
encore, il y a quelques décades, des troncs énormes de ces arbres, en
depuis une centaine d’années dans les marais du littoral, dans un P ar . .
état de conservation. Avec ces arbres majestueux, une page de l’histoi
des Seychelles a été tournée.
Et déjà en 1938, Dupont écrivait qu’il ne restait plus une pa rce
de forêt vraiment vierge dans la colonie.
Le cannelier de Ceylan (Cinnamomum zeylanicum, Lauracée), > n f
duil par Poivre aux Seychelles en 1770, a si bien réussi à s’acclin 18
qu'il est devenu subspontané, grâce à la propagation de ses semences?
deux oiseaux, le Pigeon hollandais ( Alectroënas pulcherrima) eiidémi^
aux Seychelles, et le Martin (Acridothercs Irislis), introduit de l’Inde
1830. Cet arbuste couvre aujourd'hui les lianes et les sommets des m ^
tagnes de Mahé et de Silhouette, où il a même tendance à prefldr
Source : MNHN, Paris
ÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET D’ALDABRA
15
place des plantes indigènes. Ainsi la Fougère arborescente ( Angiopleryx
avccla, Marattiacée) a été à peu près détruite par les jeunes canneliers
qui, en poussant sur son tronc, parviennent à démolir et tuer cette
fougère.
A Praslin, le Latanier inillepattes (Roscheria melanochoetes. Palmier)
a été remplacé par le Cocotier de mer ( Lodoicea maldiuica), arbre endé-
Wique à Praslin même, actuellement protégé par le Gouvernement,
s ‘non sa destruction était inévitable à cause de la grande utilité de ses
Produits, arbre magnifique aussi par sa longévité. Dupont (1935) relate
rçu il produit des noix polymorphiques pendant des siècles. En principe
Ces noix sont doubles, mais l’auteur de ces lignes en a vu une, chez la
secrétaire de l’Alliance française, qui était sextuple. Dans les réserves de
raslin, « on voyait (Dupont 1938) des Cocotiers de mer qui étaient
(le jà adultes deux siècles auparavant, lors de la tentative faite par un
navigateur étranger, vers 1756, de détruire par le feu ces arbres uniques,
e façon à valoriser les noix qu’il emportait dans son navire à destination
de l’Inde. En comparant les marques laissées par cet incendie sur les
r oncs de ces vieux arbres au-dessus d’une certaine hauteur, on arrive
a calculer que ces arbres étaient alors (en 1935) âgés de plus de 800 ans,
et ds étaient encore pleinement productifs à cet âge ». A l’ombre de ces
■^nlticenlenaires, il n’est pas rare de rencontrer un jeune cocotier de
n ) er dont les feuilles mesurent près de 7 m de long, y compris le pétiole,
et 2 à 3 m de large.
Quant à la coutume désastreuse des feux de brousse, si elle a procuré
e temps en temps quelque surface cultivable, elle a surtout contribué
u ravinement des pentes montagneuses. « Dans des pays aussi abrupts
fiue les Seychelles (Dupont 1938), les forêts indigènes une fois détruites,
es conditions environnantes se sont si profondément modifiées que les
ssences endémiques ne poussent plus de la même façon. »
j Le premier ouvrage traitant de la flore des Seychelles fut celui de
; L. Baker (1877). Ensuite, lors de la visite du navire allemand « Valdi-
^' a » (1899), MM. Thomasset et Dupont purent visiter toutes les îles, y
er »oriser largement et en rapporter bon nombre d’espèces nouvelles,
îr P rofesseur *L Stanley Gardiner, directeur de la Percy Sladen
190»^ ^ x I ,e< Lf* on * vint aussi à deux reprises aux Seychelles, en 1905 et
Mv °> et emporta des collections importantes qui, jointes à celles de
Ÿj • Thomasset et Dupont, servirent à M. Bothling Hemsley et à
„ Summehhayes, de Kew, à énumérer un grand nombre de plantes
9 1 avaient échappé aux investigations précédentes. M. Summerhayes
q 7.Y e a la conclusion que la flore des Seychelles est très ancienne puis-
|L * y a 90 espèces réparties en 13 genres qui n’ont aucune parenté avec
in i HUtres plantes du globe. Il en signale au total 180 espèces dont 233
n{ hgènes.
es . Bailey (1961) relève aux Seychelles 629 espèces de plantes. Il
•ni ^^tablc, toutefois, qu'il ne divise pas celles-ci en endémiques,
r °duites par l’homme, et indigènes non endémiques.
..., !' a Hore des Amirant.es, des Farquhar et d'Aldabra n'a pas encore été
tud, cc à fond.
Source : MNHN, Paris
16
H. LEGRAND
Les 46 espèces de Lépidoptères des Seychelles et du groupe d'Aldabra
dont nous avons pu étudier la biologie nous suggèrent les remarques
suivantes :
1° Le climat et la présence des prédateurs imposent à la plupart
des chenilles certaines précautions telles que vie cachée ou nocturne,
souvent à l’abri de feuilles enroulées ou réunies par des fils de soie, les
chenilles vivant à découvert étant l’exception ;
2° Une polyphagie à peu près générale, la mention de la plante
observée n’éiant nullement un signe d’exclusivité ;
3° Au sujet du nom de la plante nourricière, nous avons éprouve
très souvent des dillicultés dues à ce que le nom créole qui nous était
donné (entre parenthèses dans le texte) s’applique parfois à plusieurs
plantes différentes. Ce nom est donné en effet non pas d'après des carac¬
tères botaniques, mais d'après l'utilisation qu’on fait du végétal en
question.
C’est ainsi que l’appellation «bois balai» est donnée à plusieurs essen¬
ces dont le trait commun est d'être utilisées pour le nettoyage des cases.
Même chose pour « bois sirop » dont les baies écrasées fournissent une
boisson rafraîchissante, « bois d’amande » dont les graines sont plus ou
moins comestibles, « bois café », « bois réglisse », dont on lire une décoc¬
tion pouvant à la rigueur remplacer le café, « bois cassant », dont les
branches cassent au lieu de plier.
Or, à Mahé, j'avais l’aide précieuse de l’ouvrage de 1). Bailey (l re cd-
1954) qui donne le nom créole et le nom scientifique, et, en pl us >
l’aimable collaboration de l'auteur lui-même. Mais pour le groupe d’Alda-
bra, dont la flore est très différente et n’a pas encore été sérieusement
étudiée, il est évident que l'appellation créole traduite en langage scienti¬
fique doit appeler, d'une manière générale, certaines réserves.
I). Climat, biota et stations
En raison de leur position proche de l'équateur, les îles Seychelles
ont un climat essentiellement tropical, humide et soumis à l’alternance
des moussons.
Les saisons ne sont pas caractérisées par des différences de tempéra¬
ture, mais par des changements dans la direction du vent dominant- I 1
novembre à mai, mousson du nord-ouest, avec vents humides et inter¬
mittents ; de juin à octobre, mousson de sud-est, un peu plus fraîche e
plus sèche. Les Seychelles granitiques sont en dehors de la zone de
cyclones. Par contre, les groupes d’îles Farquhar et Aldabra sont g ene *
râlement atteints par la bordure septentrionale des perturbations ®
tornades qui ravagent périodiquement Maurice, la Réunion et Mad
gascar. En général, il y a peu d’orages.
La température, au niveau de la mer oscille entre 27 et 29° centigrade •
L’altitude peut la faire descendre entre 20 et 22°. L’eau de mer, aux en v '
rons du rivage, est sensiblement d’une température égale à celle de 1 a ’
et cela le plus souvent, de nuit comme de jour. ^
La durée du jour est remarquablement uniforme. Le soleil se le v
6 heures, culmine au zénith à midi, et se couche à 18 heures. Aux îl cS
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET d’aLDABRA
17
sud cependant, l’été austral (de décembre à mars) est nettement plus
chaud que la saison opposée (de juin à septembre), sans toutefois présen¬
ter des caractéristiques rappelant celles des régions tempérées, comme en
divers points de Madagascar.
Frénette (1963) signale que l’humidité généralement élevée des
Seychelles granitiques se maintient autour de 80% et descend rarement
au-dessous de 70%. 11 fait cette curieuse remarque que le graphique du
degré hygrométrique n’est parallèle ni aux quantités de pluie tombée, ni
aux températures. Sans doute, d’autres facteurs interviennent, pas encore
précisés, qui pourraient expliquer ces différences. Quant à la moyenne
des pluies par année, elle peut varier du simple au double (73 pouces en
*960, et 135 pouces en 1961).
Malgré l’uniformité des températures, il y a des époques de préférence
pour la recherche de certaines espèces de Lépidoptères, et aussi des
années favorables à côté d’autres qui le sont moins, sans doute pour
Un e raison d’abondance, ou de rareté, des parasites intéressant l’espèce
considérée. En général, entre mars et juin, les résultats des chasses m’ont
Semblé meilleurs, conséquence probable de l’humidité plus forte à cette
e P«que.
Comme dans la faune malgache, nous avons constaté l’absence, chez
es Lépidoptères, du groupe des Homoneura. Les Psychidae également
Paraissent inconnus aux Seychelles granitiques ; dans cette famille toute-
0ls , nous avons récolté plusieurs fourreaux d'une espèce probablement
nouvelle au groupe d’Aldabra, mais qui n’a pu être décrite, l'éducation
e la chenille n’ayant pu être conduite jusqu’à l’imago.
L’hypothèse de dissémination et d’indigénation (Viette 1962 : 75),
admise pour la faune malgache, semble valable au même degré pour la
aune seychelloise.
Frénette (1963) compare la faune entomologique seychelloise à
~ e,le f lcs îles Hawaï, d’après l’étude qu’en ont faite Michener (1959) et
•mmerman (1948). Les Seychelles auraient une faune beaucoup plus
ancienne que celle des Ilawaï (150 millions d’années, contre quelques
'liions) ; il estime que la faune d’Hawaï est dérivée de quelques intro-
Uclions dues au hasard, tandis que celle des Seychelles serait la relique
' une faune indigène beaucoup plus étendue, riche et variée. Et comme,
UX Seychelles, l’homme s’est installé à une date plus récente, il en est
Ifulté une bien plus grande originalité dans ce que nous pouvons en
observer de nos jours.
Four des îles aussi petites que les Seychelles, il est bien difficile de
! ar ‘ er de «stations», comme on peut le faire pour des faunes continen-
aes <ni de très grandes îles. Même pour Mahé, ces «localités» sont
sentiellement relatives. En général à peu près toute la surface en est
v fichée et cultivée, et les parcelles vierges sont rares. Les plus hautes
ontagnes n’atteignent pas mille mètres ; leurs sommets abrupts n’ont
. r o retenu de terre végétale, donc sont très pauvres en plantes, et par
«séquent en insectes. Il faut descendre un peu pour trouver ce qu'on
I j'elle la forêt intermédiaire et, même dans cet habitat, les insectes
I* . on y pourra récolter seront, sauf exceptions, les mêmes que ceux qui
‘-quentent les basses altitudes.
Més, oi „ ,
Source : MNHN, Paris
18
[. LEGRAND
En général les anciens chasseurs ont opéré surtout dans leurs proprié¬
tés, comme de Gaye, Thomasset et leurs invités de la P.S.T.E. C’est
ainsi que nous lisons dans leurs relations parues à Londres des noms de
stations comme le Morne blanc. Cascade Estate, dans Mahé, et, a
Silhouette, la « Mare aux cochons », appelée de nos jours Scott Vale.
J’indiquerai, pour en avoir obtenu de bons résultats, les lieux-dits
ci-après :
— A Mahé :
Beau Vallon, plage et environs, friches intéressantes, ait. de 0 à 100 m ;
Bel Ombre, localité boisée, entre 10 à 150 m ;
Anse Major, et sur le chemin y menant, entre 100 et 300 m ;
Anse Boileau, et dans les propriétés voisines, entre 100 et 350 m :
La Misère, entre 150 et 400 m ;
Grande Anse, entre 50 et 250 m ;
Barbarons, entre 100 et 400 m, belles friches ;
Bel Air, entre 100 et 500 m, faubourg de la capitale, mais friches
intéressantes ;
Anse Corail, au sud de l’île, un des rares endroits de l’île Mahé ou
pousse le Tournefortia ;
Les Glacis, au nord de l’Ile, entre 100 et 300 m, bonne station de
Lanlana camara ;
Saint-Louis, sur la route de Victoria à Beau Vallon, entre 100 et 350 m,
très bonne station ;
Belle Eau, entre 100 et 250 m, bonne station également ;
Victoria, capitale de la colonie ; on risque de prendre un peu de tout,
comme en pleine campagne ;
Niole, entre 150 et 400 m, bonnes friches, humidité satisfaisante ;
Le Signal, sur la crête des Glacis, 600 m ;
Mont Fleuri, faubourg sud de Victoria, bonne station ;
Le Rocher, sur la côte est, bonne localité ;
Espérance, sur la côte ouest, localité de plaine ;
Anse La Mouche, au sud de la précédente.
— A Praslin :
Vallée de Mai, entre 10 et 250 m ;
Entre Baie-Sainte-Anne et le col de la Vallée de Mai, de 50 à 300 m-
— A Silhouette :
Entre la Passe et Anse Lascar, et entre la Rochc-changée et Anse
Mondon.
— A Coëtivy :
La pointe sud, conservée en friche par son propriétaire, qui en ®
fait ainsi un « Parc national » en miniature (excellente station p°
Cceliades forestan arbogasles).
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET D’ALDABRA
19
E. — Historique des recherches de Lépidoptères
aux Seychelles et à Aldabra
Les premières découvertes. — On sait qu’au siècle dernier, il
circulait dans le monde des « marchands de papillons » fournisseurs de
savants réputés, des Lépidoptères plus ou moins mystérieux quant à
J cur origine, généralement mal étiquetés, ou pas du tout. Quatre spéci¬
mens appartenant à trois espèces différentes rentrent dans cette catégorie
et semblent bien provenir des Seychelles.
Le premier par ordre d’ancienneté est Euplaea rogeri Geyer (in
Hübner 1837), connu seulement par une aquarelle du Zutrage Exot.
àchmelt. de l’année susdite, et par la description l’accompagnant. La
‘Jgure en est fort bien faite, et montre un Euplaea assez voisin du mitra
Moore, mais avec des taches claires aux quatre ailes, notamment aux
mférieures, et qui n'existent pas chez mitra. On n’a jamais retrouvé cette
® s pèce, si espèce il y a, car ce pourrait être un spécimen tératologique.
Exemplaire en provenance des Seychelles d’après M. Roger, de Bordeaux,
9 l *i l’aurait envoyé à Geyer, avec cette seule explication, et qui est
maintenant perdu. Voir plus loin au chapitre Danaïdae.
. Le second est l’holotype d 'Euplaea mitra Moore, espèce décrite en
187 c °mme de provenance inconnue. Nous savons, depuis Butler
, qu’il s’agit d’une espèce endémique aux Seychelles, et même confi-
. ee aux seules îles Mahé et Silhouette, où elle n’est pas rare à certaines
époques d ans d cs conditions de localités et de biotopes encore assez mal
^finies, et dont les premiers états, malgré des recherches, sont inconnus.
°ir également dans ce travail, au même chapitre que la précédente
Une troisième espèce a fait couler beaucoup d’encre, après au contraire,
es débuts fort discrets. C’est la variété, ou sous-espèce, nana Ch. Ober-
nur f ] c p„pHj 0 phorbania Linné ( = disparilis Boisduval), indiquée des
échelles par Ch. Oberthür dont deux exemplaires, 1 <J et 1 ?, étiquetés
P a f ce dernier et venant de la coll. Boisduval, sont aujourd’hui au
r »tish Muséum (N.H.). On ignore le nom du récolteur et les renseigne-
^ m ,l s touchant leur capture. La sous-espèce nominative est endémique
La Réunion où elle vit encore, et sa plante nourricière, aussi bien à La
minion qu’aux Seychelles, quand elle y vivait, était les Cilrus. Elle est
e puis longtemps éteinte aux Seychelles. Comme nous l’avons écrit
r» Egr and I960) nous estimons probable à la fois son introduction aux
yehelles, puis sa dégénérescence et enfin sa disparition à la suite de
l> ala( Iie ayant causé à plusieurs reprises la destruction des agrumes de
ar chip e l au cours du siècle dernier. Voir plus loin au chapitre Papi-
ll °nidae.
en ^ Lluaud (Ch.) — Associé du Muséum de Paris. Né en 1861, décédé
ca *• M- I e professeur docteur R. Jeannel (1952) a retracé la belle
*îicre et les voyages entomologiques de Ch. Alluaud, que j’ai connu
avance ( * e la S.E.F. à laquelle je venais d’être admis (1930). J'ai
ssi rencontré aux Seychelles (1956), en la personne de M me veuve
ouard Dauban qui l’avait connu à Paris, un témoin des souvenirs
misses par lui.
Source : MNHN, Paris
20
LEGRAND
Alluaud demeura aux Seychelles pendant 60 jours en 1892, visitant
les îles Malié, Praslin, Curieuse, La Digue et Marie-Anne. Il rapporta,
quoique surtout coléoptériste, un certain nombre de Lépidoptères dont
s’occupa le R.P. J. de Joannis.
Esprit ouvert à toutes les formes de l’Histoire naturelle, Alluaud
chassa et récolta des spécimens de toutes sortes, ce qui explique que des
espèces nouvelles appartenant à des ordres étrangers aux Coléoptères
et aux Lépidoptères lui furent dédiées, parmi lesquelles :
Crustacés : Deckenia alluaudi Bol. (le crabe des montagnes, à Mahé) ;
Phasmides : Slaelonchodes alluaudi Bol. ;
Millipèdes ( sensu Verhoeff) : Trigoniulus alluaudi Poe. (R.F.
Lawrence, à Pietermaritzburg, in litt. 1958) ;
Hyménoptères : Eumenes alluaudi Perez ;
En plus, parmi les Lépidoptères : Macroglossum alluaudi Joannis.
Il est également l’auteur de la capture de l’holotype de cette dernière
espèce (au M.N.P.), et des holotype et allotype de Bradina aureolalis
Joannis (également au M.N.P.).
Philibert. — Prêtre de la Mission de Savoie, né en 1841, arrivé aux
Seychelles en 1880, décédé en 1903, curé de la paroisse d’Anse Royale, a
Mahé, chasseur et éleveur de chenilles, ami et correspondant de
Ch. Alluaud.
A pris de nombreux Lépidoptères, soit personnellement, soit en
compagnie d’AixuAUD, notamment une grande série d’Euplaea milra
Moore (31 spéc. dont 1 seule $, le tout au M.N.P.), et des espèces inatten¬
dues aux Seychelles, comme Aganaïs spcciosa Drury (= Ilgpsa subre-
tracla Walker), et Calopsila florella Linné, non reprises depuis dans
l’archipel.
Une Nymphale endémique aux Seychelles lui a été dédiée, Phalanlo
philiberli Joannis.
De Gaye (J. A.). — Propriétaire à Mahé et à Sainte-Anne. Chasseur
et collectionneur dès avant la venue de la Percy Sladen Trust Expédition,
à laquelle il fit don de sa collection.
Il est le seul, jusqu’à présent, à avoir pris aux Seychelles (Sainte'
Anne) Utetheisu lotrix Cramer (Jordan 1939). Il prit aussi, le premier.
Isoccnlris seychellalis B. Fletcher, en un unique exemplaire défectueux,
que Fryf.h n’a pas reproduit dans sa révision des captures de B. Fletchëb.
dont nous devions retrouver l'espèce cinquante-cinq ans plus tard, en
3 exemplaires de bonne qualité.
Thomasset (II. P.). — Propriétaire à Mahé, région de Cascade (da"
la montagne). Chasseur et collectionneur à la même époque q ue *
précédent. Remit sa collection à la P.S.T.E. (déposée au Musée de l’ un, j
versité de Cambridge). Captura en 1911 (ex-larva) Ccphonodes lo ,n
Griveaud, qui ne fut publié qu'en 1960, et ne fut jamais retrouvé.
D’août à novembre 1918, a chassé les microlépidoptères à l'île R ollr .
guez en compagnie de II. J. Snell (Meyrick 1923), collection qui, sal J
les types originaux déposés au Bristish Muséum (N.I I.), est acluellemeU >
avec celle de J. A. De Gaye, au Musée de l’université de Cambridge.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET D’ALDABRA 21
Dupont (R.). — Ingénieur agricole (Grignon 1889), chimiste de
sucrerie et de distillerie (Paris 1892). Directeur du Jardin botanique de
Mahé, et chef du Département de l’Agriculture des Seychelles. Auteur
de pjusieurs ouvrages agricoles et sur l’Histoire naturelle des Seychelles
(1935 et 1938). A fourni quelques Lépidoptères au R.P. J. de Joannis,
notamment l’espèce que ce dernier lui a dédiée, Diaphana duponli Joannis.
A chassé un peu partout dans l’archipel, autant que le lui permettaient
ses fonctions officielles ; nous en voyons quelques résultats dans Fryer
(1912), notamment aux îles Marie-Louise, Marie-Anne, Astove et
Assomption.
Connor. — Propriétaire dans l’archipel. A fourni quelques Lépidop¬
tères à la P.S.T.E., en provenance de l’île Frégate.
Abbott (docteur W. L.). -— Un peu avant 1895, au cours d’un voyage
aux Seychelles et à Aldabra-Providence, a récolté environ 20 espèces
de Lépidoptères dont s’occupa le docteur W. J. Holland. Parmi celles-
ci, il y avait la célèbre Piéride endémique à Aldabra, Assomption et
Astove : Belenois aldabrensis Holland.
Voeltzkow (A.). — Au cours d’un voyage entomologique de 1889
a 1895 à travers l’Afrique orientale et Madagascar, a chassé à Aldabra,
y a signalé 22 espèces et formes (1902) ; ses chasses ont été remises à
agenstecher (1907) et à Aurivillius (1909) pour être ensuite déposées
au Musée de Berlin.
Meade-Waldo (E.G.B.). — A l’automne de 1905, au cours d’une
croisière autour du monde à bord du « S.S. Walhalla », l’entomologiste
Eade-Waldo récolta une trentaine d’espèces de Lépidoptères pendant
os escales aux îles Mahé, Praslin, Félicité, Cerf, Assomption et Aldabra ;
• Hampson s'occupa du classement et de la détermination. Parmi les
® s Pèces nouvelles récoltées, nous signalons chez les Noctuidae : Tarache
Qchiaslris Hampson, endémique au groupe d’Aldabra.
La « Percy Sladen Trust Expédition». — Les recherches qui
jj cèdent firent comprendre en Angleterre qu’il y avait aux Seychelles
j es trésors d’histoire naturelle inexplorés. Aussi, on vit « grand ». Nous
ënorons quelles importantes ressources naquirent des initiatives de
r Percy Sladen, de la Linnean Society of London et du British Muséum,
jj a,s le résultat en fut qu’un navire de la flotte britannique, l’« H.S.M.
palark », fut mis à la disposition d’une mission polyvalente, sous la
jj^^tion de M. Stanley G ardîner, avec une pléiade de savants de toutes
l e V n Premier voyage eut lieu de mai à novembre 1905. Furent visitées
^ des Mahé, Praslin, Ste-Anne, Providence, Poivre, d’Arros, Saint-
e . Se Pfi> Aigle, Farquhar et Desroches. On alla même jusqu’aux Chagos
j, ailx Cargados, en dehors des Seychelles, et aussi aux Glorieuses qui
^pendent actuellement de Madagascar. Les Lépidoptères furent chassés
£ diés par M.T.B. Fletcher tout d’abord officier de marine (paymas-
) à bord du Sealark, qui en fit un rapport dans les Transactions Linn.
Source : MNHN, Paris
22
H. LEGRAND
Soc. London 1910. M. B. Fletcher fut bien connu en France dans la
suite, par l'encouragement à des revues françaises comme l’« Amateur
de Papillons », dans laquelle il a publié ses observations sur les migrations
de Lépidoptères, et sur les noms que certains de ceux-ci devraient porter
d'après les règles actuelles de la nomenclature.
Son nom est attaché à plusieurs découvertes d’espèces ou de sous-
espèces nouvelles seychelloises ou d'Aldabra, telles que Utetheisa lactea
aldabrensis, Bryophilopsis nesta, Cirrhochrista perbrunnealis, Diaphana
subamicalis, Isocentris seychellalis, Psara mahensis, Pyrausla mahensis,
Platyptilia claripicta.
On peut lui reprocher cependant — mais à l’époque n’en était-il pas
fort excusable ? — d’avoir accueilli trop facilement certaines espèces
douteuses ou mal nommées, remarque applicable aussi à son successeur à
la P.S.T.E., J.C.F. Fryer (1).
Une seconde mission, sous la même direction et sur le même navire,
vint aux Seychelles de juillet 1908 à mai 1909. Cette fois, les Lépidoptères
firent l’objet d’un travail d’équipe qui augmenta très sensiblement le
nombre des captures. Pendant que J.C.F. Fryer, attaché de biologie à
l’université de Cambridge, prospectait les îles Bird, Denis et Aldabra,
puis remontait sur Mahé, pour visiter ensuite Praslin, Félicité et Marie-
Anne, M. Stanley Gardiner, chef de l’expédition, et son adjoint zoolo¬
giste Hugh Scott purent chasser dans ce qu’on appelait alors « la haute
jungle de l’île Silhouette », où ils furent accueillis très aimablement p^ r
les propriétaires de File, M. et M me Edouard Dauban. Ceux-ci firent
construire une petite maisonnette pour chacun des deux explorateurs
dans un lieu élevé et humide appelé à l’époque « la Mare aux cochons ».
et qui, depuis, en l’honneur de M. Scott, porte le nom, plus élégant, de
Scott-Vale. Les chasses à la lumière leur procurèrent d'assez nombreuses
espèces nouvelles, dont certaines n’ont pas été reprises depuis, et q ue
Fryer a décrites en 1912.
Parmi celles-ci, je signale Eilcma contorta, Rhodogastria aldabrensis
Fodina aldabrana, Oruza rupeslre, Aroeopterum minimale, Hydrillod®
perplexalis, Chusaris nigerrimalis, Scardamia percilraria, Rhodoneuro
aldabrana, Crambus auronivellus, Diplychophora muscella, Phycita per 11 '
nicornella.
En outre, les espèces nouvelles suivantes, découvertes à Silhouette,
décrites par Fryer, paraissent devoir être mises au compte, comme reco
leurs, de MM. Gardiner et Scott (ou de l’un d'eux seulement) : Mahensi
seychcllarum, Philenora subfusca, Porthesia pectinata, Ozola inexcisato>
Rhodoneura tibiale, Rhodoneura apicale.
Puis Meyrick (1911) étudia les Microlépidoptères récoltés pur le
deux missions Percy Sladen ci-dessus, et en décrivit les nouveautés.
(1) N’ayant pu contrôler, ou faire contrôler, la plupart des spécimens de la P-S-T- ,
tant au Musée de Cambridge qu’au llritisli Muséum (N.H.), nous avons dû nous b " été
l’élimination de ce qui avait semblé douteux aux auteurs eux-mêmes, et de ce
reconnu comme tel plus tard. Cependant un certain nombre d’espèces de A. 04 *'. MS ,
mentionnés par .1. C. !•'. Fhyer ont été révisées tout dernièrement par \V. 11• , v 1 , a ns
du Britisli Muséum (N. H.), (in litl. 1964) et il a été tenu compte de cette révision
ce travail.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET D’ALDABRA 23
Scott vécut jusqu’à un âge avancé (décédé en fin 1960), publiant de
temps à autre les Coléoptères récoltés par lui. Il était membre à vie de
la Société entomologique de France.
Leigh (G. F.). — Récolteur et éleveur professionnel à Durban
(Afrique du Sud). A chassé aux Comores pour lord Rothschild et le
Tring Muséum. En 1913, il est aux Seychelles, et en 1922 aux Mascareignes.
Aux Seychelles, il a récolté l’holotype $ du Nephele leighi Joicey et
Talbot, rare Sphingide endémique aux Seychelles, dont nous avons pu
ramener une autre $ au Muséum de Paris.
Prola (docteur C.). — Lépidoptériste, membre d’une mission ita¬
lienne dirigée par M. Franco Prosperi, et consacrée principalement aux
recherches sous-marines. Partant de Dar-es-Salam sur une goélette
frétée à Zanzibar, l’expédition prospecta pendant quelques semaines, en
novembre 1953, Cosmoledo, Aldabra et les Comores. Les Lépidoptères
furent examinés par les spécialistes parisiens (Viette, Bernardi, Stempf-
Fe «, Herbulot) et par le docteur E. Berio, de Gênes.
Une Pyrale lui a été dédiée par nous : Epipagis prolalis Viette et
Legrand. F. Prosperi (1956) a fait une relation de cette mission, dont
une traduction française a été publiée sous le titre « Au royaume des
coraux ».
Cherbonnier (G.). — Assistant au Muséum de Paris, service Malaco-
*ogie. A séjourné, à Aldabra en 1954 avec la mission du commandant
T- V. Cousteau, sur la « Calypso » (Cousteau 1959). A pris aussi quelques
Lépidoptères qui furent étudiés et publiés par P. Viette (1958 b).
Legrand (H.). — Correspondant et bienfaiteur du Muséum de Paris
duquel il a fait don, en 1958-1960, de sa collection personnelle d’environ
fo 000 Microlépidoptères de France, comprenant la collection Viard
9u il avait pu acquérir en 1931 de M. René Oberthür avant qu’elle ne
Quitte notre pays.
Deux missions bénévoles aux îles Seychelles, la première en 1956
w mois), la seconde en 1958-1960 (18 mois), au cours desquelles il put
reconnaître et étendre la faune des Lépidoptères de ce pays, et y faire
a abondantes captures d'espèces nouvelles décrites dans ce travail, puis
séjournant pendant deux mois au Kenya et au Tanganyika en plus du
emps passé aux Seychelles, faire de nombreuses chasses dans ces pays
faune riche.
Aux Seychelles, il a prospecté les îles Mahé, Praslin, Curieuse, Aride,
llhouette, Sud-Est, Cerf, Coëtivy, Desroches, l'archipel de Cosmoledo
Oies Menai, Moustique, Wizard), file Aldabra (Picard, Sud, Polymnie,
Malabar), et l’île Assomption.
■. plusieurs espèces et une sous-espèce, nouvelles, prises par lui mais
frites par d’autres, lui ont été dédiées, savoir : en Afrique orientale :
ch U | X ^ oc l- ue ll cs > Audea legrandi Berio, Ozarba legrandi Berio, aux Sey-
e lles une Noctuelle Apothriguna legrandi Berio, une Géométride,
C0 Pul'i legrandi Herbulot, un Ptérophore, Platyptilia legrandi Bigot,
c Lithosiide, Spalulosia legrandi Toulgoët, enfin une Acraeide. Acraea
er Psicore legrandi Carcasson.
Source : MNHN, Paris
24
H. LEGRAN1
Frénette (A. J.). — Frère de l’Instruction chrétienne, titulaire du
cours de biologie (1960) au Seychelles College, Mahé. A collaboré large¬
ment avec notre mission, notamment en instituant l'élevage des chenilles
comme travail accessoire de son cours et en donnant à ses élèves et à ses
collègues le goût de la recherche des Lépidoptères, deux choses que nul
n’avait tentées avant lui aux Seychelles et qui ont donné d’excellents
résultats.
Malheureusement, ses aptitudes le désignèrent à l’attention de ses
supérieurs pour l’obtention du diplôme de « Master of science ». S’il
en résulta pour lui un avancement mérité, ce fut dans un autre collège
plus important, mais... fort éloigné des Seychelles (Ouganda), ce qui
supprima rapidement son aimable collaboration à la faune de l’archipel-
Sa thèse a été présentée sous le titre : « Observations sur la faune
des Seychelles ».
Une Pyrale nouvelle lui a été dédiée par nous : Psara frcnetlalis.
Muller (M me Y.). — Secrétaire de notre première mission (1956) a
laquelle elle se dévoua, prenant part à de nombreuses chasses de nuit et
apportant au chef de mission le premier exemplaire capturé (paratype)
du Cirrhochrisla mulleralis Legrand, espèce qui lui a été dédiée. Auteur
(1957) d’un ouvrage documentaire sur cette mission.
Gerber (M mc M.). — Secrétaire de notre deuxième mission (1958-
1960). Douée de qualités visuelles exceptionnelles, a rapporté à la mission
un nombre considérable d’espèces nouvelles de microlépidoptères, les¬
quelles sont décrites dans le présent travail.
Certaines lui ont été dédiées : Melachanda gerberella, Acrocercops
martaëlla (son prénom), Stagmatpohora gerberaniïla, Chloroclystis gcrberae
Herbulot.
Delhomme (A.). — Agent consulaire de France aux Seychelles
(1956), puis vice-consul général au môme lieu (après 1956). N'a cesse
d’apporter à la mission l’appui éclairé d’une amicale collaboration et 3
pris personnellement le filet en maintes circonstances. A organisé de
nombreuses réceptions en son honneur et des excursions aux îles Coëtivy
et Desroches.
Une Pyraustide nouvelle lui a été dédiée, Psara delhommealis.
Lionnet (G.). — Directeur du Département de l’Agriculture a llX
îles Seychelles. Mit à la disposition de la mission son laboratoire, ses
instruments et sa bibliothèque. Se tint au courant de ses résultats et y
contribua personnellement par le don de quelques rares spécimens-
Auteur de la capture de l’allotype Ç de Psara lionnelalis, espèce g 11
lui a été dédiée.
Cauvin (D.). — Propriétaire à Mahé et à Praslin. S’est fort intéresse
à la capture de Lépidoptères par notre mission et a communique ^
goût à son épouse et à ses enfants. Dans sa propriété de La Misère.
Mahé, particulièrement bien exposée, a capturé bon nombre d’espe
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET D’ALDABRA
intéressantes, notamment l’holotype S de Bradina cauvinalis, espèce
qui lui a été dédiée, et, d’autre part, sa fille a pris l’holotype Çde Zebronia
toariaehelenae, espèce qui lui a été aussi dédiée.
Nye (docteur I.W.B.). — Venu aux Seychelles en 1959 pour organiser
Ju lutte contre le Melilloma insulare (Col. Lymexylidae), principal ennemi
du cocotier, a publié un rapport sur cette opération (1961). Auteur de la
première capture à Praslin du Cirrhochrista mulleralis Legrand. Actuelle¬
ment chargé des Noctuelles au British Muséum (N.II.).
Parmi les anciens élèves du Frère Frenette, je citerai ici seulement
Ce ux qui ont apporté à la mission des espèces nouvelles, ou dont les
captures ont été exceptionnelles pour les Seychelles, soit :
Berlouis (IL). — Particulièrement doué pour recherches et captures
de Lépidoptères. A capturé l’holotype tj et unique exemplaire connu de
Leiicania leucosphoenoïdes Berio ( Noclnidae Hadeninae) (M.N.P.).
Mason (M.). — A offert à la mission deux Rhopalocères jamais obser-
es aux Seychelles : Jnnonia oenone cebrene Trimen ( Nymphalidae ), et
Ahuris niavius dominicanus Trimen ( Danaïdae ), qu’il avait pris en
,53, le premier à l’île Sud-Est, le second sur les pentes du Morne Seychel-
lo 's, à Mahé.
Man-Cham (M.). — A capturé à Mahé Phototype 5 et seul exem-
P aire connu de Hypaëlra extranea Berio ( Nocluidae Calocalinae) (M.N.P.).
Morel (C.). — A rapporté de Port-Launay (Mahé), où personne
av ait chassé avant lui, l’holotype $ et seul spécimen connu de Stathmo-
P°da morelella (Heliodinidaë) (M.N.P.), espèce qui lui a été dédiée.
f ams (W.H.T.). — Pendant l'impression de ce travail, a été chargé
une mission aux Seychelles par le British Muséum (N.H.), où il est
es té plusieurs mois durant l’été austral 1964-65.
Source : MNHN, Paris
26
H. LEGRAND
II. ÉTUDE SYSTÉMATIQUE
Abréviations et signes utilisés
* : Astérisque. Première référence pour les Seychelles ou le groupe
d’Aldabra ; ou espèce, sous-espèce ou morphe nouvelle, décrite dans
le présent travail, ou antérieurement par l’auteur, ou encore par
d’autres avec le matériel de la mission.
■ : Petit carré. Espèce déjà signalée aux Seychelles ou au groupe
d’Aldabra, et retrouvée par notre mission.
Aucun signe : Espèce déjà signalée aux Seychelles ou au groupe d’Aldabra,
et que notre mission n’a pas retrouvée.
M.L. : Mission Legrand.
M.N.P. : Muséum national, Paris.
B.M. (N.H.) : British Muséum (Natural History).
P.S.T.E. : Percy Sladen Trust Expédition.
B.S.E.F. : Bulletin de la Société entomologique de France.
= : Synonyme.
Les holotypes, allotypes et paratypes des espèces, sous-espèces ou
morphes décrites dans le présent travail, ainsi que les doubles consti*
tuant notre collection personnelle et rapportés par nous, sont déposes
dans les collections du Muséum national, Paris.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET D’ALDABRA
27
Famille STIGMELLIDAE
Stigmella tropicatella n. sp.
Envergure 4 mm. Antennes courtes, épaisses, glabres, gris jaunâtre,
^vec le scape épais, jaune pâle. Palpes courts, les trois articles squameux,
jaune pâle. Tête avec vertex hérissé, jaune pâle. Patagia gris roussâtre.
jegulae et thorax gris noirâtre. Pattes gris jaunâtre. Dessous de l’ab¬
domen gris jaunâtre.
Ailes antérieures gris noirâtre uni, brillant avec quelques écailles
blanches au bord costal. Frange concolore.
Ailes postérieures gris clair uni. Frange concolore.
Holotype 1 : <J, île Aldabra, ll-XI-1959 (M. Gerber ) (M.L. 1959).
Plusieurs autres spécimens en mauvais état, mais facilement recon¬
naissables, ont été pris à Aldabra et dans l’archipel de Cosmoledo, île
Menai, à la même époque (M.L. 1959).
Famille TINEIDAE
* Tinea
cursoriatella n. sp.
Envergure 10 mm. Antennes lisses, annelées jaune et brun, scape
Jaune. Palpes très écailleux, porrigés, jaune et brun, le dernier article
entièrement recouvert d’écailles. Tête avec vertex hérissé, jaune. Patagia
oussâtres. Tegulae noirs à la base, jaune ocre à l’extrémité. Pro et
esothorax roussâtres. Metathorax et abdomen jaune fauve clair,
attes écailleuses jaune fauve clair, les antérieures avec les tarses
^«elés brun-noir et jaune.
Ailes antérieures jaune ocre clair, sablées de brun et de noir, les
cailles foncées étant plus abondantes au tiers basal de l’aile. Trois
P°*nts noirs alignés près du bord interne, entre la base et le tornus.
h autre point noir près du centre de l’aile. Une ligne terminale de
j/ ^ s points noirs entre tornus et apex, le point apical étant le plus
Portant. Frange jaunâtre.
. Ailes postérieures jaune pâle uni, sablées d’atômes brun clair. Frange
8ris jaunâtre.
ri» ^ essous des ailes antérieures jaune brun. Dessous des ailes posté-
Ur es blanchâtres. Frange aux quatre ailes comme sur le dessus.
/». ^°l°typc : 1 cj, archipel de Cosmoledo, île Menai, 27-IX-1959
' *• Gerber ).
Source : MNHN, Paris
28
H. LEGRAND
Paratypes : 15 c?» dont 14 de même localité et 1 d’Aldabra, du 12 -lX
au 5-XI-1959.
Notice biologique : cette espèce présente la particularité, dans le
cas de chasse à la lumière, de courir avec vivacité aussitôt posée sur
le linge portant la lampe, d’où son nom.
Seul le c? est connu pour l’instant ; la $ ne paraît pas venir à la
lumière.
La biologie de l’espèce est inconnue ; toutefois il est à noter qu’un
grand rassemblement de l’imago (plusieurs centaines au moins) a été
observé par nous en X-1959 à l’île Menai (archipel de Cosmoledo), sur
Cassitha filiformis (liane sans fin), Convolvulacée, vers la fin de l’après-
midi, tous très frais, venant d’éclore vraisemblablement.
Semble endémique au groupe d’Aldabra.
■ Tinea saucropis Meyrick.
Tinea saucropis Meyrick, 1911, The Percy Sladen Trust Expédition to the India»
Océan in 1905; XII, Torlricina and Tineina ; Trans. Lirai. Soc. London, 2 e sérié, Zool.t
XIV (3) : 305 (type : Mahé).
Ile Mahé : 1 <3 (Meyrick. 1911, l.c. : 305).
Iles Mahé et Silhouette : 3 Ç (M.L., 1959) (dét. J.D. Bradley, B.M., 1962).
Endémique aux Seychelles.
■ Mastigostoma gypsalma Meyrick.
Mastigostoma gupsalma Meyrick, 1911, l.c. : 302 (type : Silhouette).
Iles Mahé et Silhouette : 16 spéc. (Meyrick, 1911, l.c. : 302).
Mêmes localités : 20 spéc. (M.L., 1956, 1959).
Endémique aux Seychelles.
■ Setomorpha rulella Zeller.
Selomorplia rulella Zeller, 1852, Lepid. Micropt. quae J.A. Wahlbcrg in Caffr° rU,n
terra coll. : 95 (type : CalTrerie).
Ile Mahé : 14 spéc. (Meyrick, 1911, l.c. : 302).
Ile Mahé : 3 cf et 1 9 (M.L., 1960) (dét. D.J. Carter, B.M. 1963).
Toutes contrées tropicales.
Les espèces suivantes de la famille Tineidae, signalées des Seychell eS
par Meyrick (1911) n’ont pas été retrouvées par notre mission :
Tinea milichopa Meyrick.
Tinea milichopa Meyrick 1911, l.c. : 304 (type: Silhouette).
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET D’ALDABRA
29
Ile Silhouette : 3 9 (Meyrick, 1911 : 304).
Endémique aux Seychelles.
Tinea trochoea Meyrick.
Tinea trochoea Meyrick, 1911, l.c. : 304 (type: Seychelles).
Iles Mahé et Silhouette : 20 o‘ et 9 (Meyrick, 1911, l.c. : 304).
Endémique aux Seychelles.
Tinea coronala Meyrick.
Tinea coronala Meyrick, 1911, l.c.: 304 (type: Seychelles).
Iles Mahé et Silhouette : 28 cf et 9 (Meyrick, 1911, l.c. : 304).
Endémique aux Seychelles.
Tinea pachyspila Meyrick.
C ^1 Tinea pachyspila Meyrick 1905, Journ. Bombay Nat. Hisl. Soc., 16: 619 (type:
Iles Mahé et Silhouette : (sans indic. de nombre) (Meyrick, 1911, l.c. : 305).
Espèce commune à Ceylan, probablement introduite aux Seychelles,
Parasite des fourrures.
^elasina tabernalis Meyrick.
Melasina tabernalis Meyrick, 1911, l.c. : 305 (type Mahé).
■le Mahé : 1 9 (Meyrick, l.c. : 305).
Endémique aux Seychelles.
^apsi/era chalinoea (Meyrick).
Ce ntr > a{ /l ° rCa c ^ a ^ noea Meyrick, 1908, Proc. Zool. Soc. London, 1905 : 751 (type : Afrique
Seychelles : 1 spéc. (B. Fletcher) (Meyrick, 1911, l.c. : 306).
Espèce éthiopienne et des Seychelles.
Sc almalica rimosa Meyrick.
Scatmatica rimosa Meyrick, 1911, l.c : 306 (type : Mahé).
lle Mahé : 2 spéc. C et 9 (Meyrick, 1911, l.c. : 306).
Endémique aux Seychelles.
Source : MNHN, Paris
30
H. LEGRAND
Prolerodesma tomoea Meyrick.
Proterodesma tomoea Meyrick, 1911, l.e. : 306 (type: Félicité).
Ile Félicité : 1 9 (Meyrick, 1911, l . c . : 306).
Endémique aux Seychelles.
Sporadarlhra sicaria Meyrick.
Sporadarthra sicaria Meyrick, 1911, l.c. : 303 (type : Seychelles).
Iles Mahé (Victoria et lie Anonyme) etSilhouette : 12 spéc. (Meyrick,
Endémique aux Seychelles.
1911, Le. : 303)
Scardia lochoea Meyrick.
Scardia lochoea Meyrick, 1911, l.c. : 309 (type: Silhouette).
Ile Silhouette: 1 spéc. (Meyrick, 1911, Le .: 309).
Endémique aux Seychelles.
Progonarma pagetodes Meyrick.
Progonarma pagetodes Meyrick, 1911, Le. : 302 (type: Seychelles).
Iles Mahé et Silhouette : 7 spéc. (Meyrick, 1911, l.c. : 302). «.j
lie Siren (du groupe des Cargados) : 6 mauvais spéc. (II. Fletcher) (Meyrick,
l.c. : 303).
Plus ou moins répandu à travers l’océan Indien ; connu seulemefl
pour le moment des îles indiquées ci-dessus.
Haplotina insedella (Fabricius).
Tinea insedella Fabricius, 1794, Ent. Syst., 3, pars 3 : 303 (typa : • Habitat in insed
ex Africa missis >).
Tinea misella Zeller, 1839, /sis: 184.
Ile Mahé: 1 spéc. (Meyrick, 1911, Le . : 305).
Espèce européenne ; introduite.
Nilidinea fuscipunctella (Haworth).
Tinea luscipunctella Haworth, 1828, Lcp. Brit. : 562 (type : Iles Britanniques).
Ile Mahé : 2 spéc. (Meyrick, 1911, Le. : 305).
Espèce cosmopolite ; introduite.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET D’ALDABRA
31
Famille PSYGHIDAE
Nous avons trouvé à l’île Menai (archipel de Cosmoledo) ainsi qu’à
Aldabra, quatre fourreaux d’une espèce de cette famille : deux à l’île
Menai sur un arbuste nommé en créole « bois d’amande » (qui n’est pas
emphis acidula nommé aussi en créole bois d’amande), et deux à Aldabra,
u n sur un certain « bois de fumée », nom créole tout aussi imprécis
<jUe le premier, l’autre sur Casuarina equiselifolia. L'une des chenilles
e l’île Menai s’est nourrie pendant 9 jours de ce bois d’amande, puis
. cessé de manger, alors qu’elle avait encore de la nourriture à volonté,
81 bien que nous la pensions prête à se chrysalider. Soumis à M. J. Bour-
g °gne, sous-directeur au Laboratoire d’Entomologie du Muséum
Uational de Paris, ces quatre fourreaux ont été reconnus appartenir à
a même espèce, bien qu’à des âges différents (dimensions des fourreaux
en tr e 17 et 27 cm de long).
L’espèce paraît polyphage, ce qui est le cas de plusieurs espèces de
ys ychidac des régions éthiopienne et malgache. Mais pour 3 des plantes
* Ur lesquelles nous avons trouvé les fourreaux, le nom de la plante n’a
P° être précisé, le nom créole s’appliquant dans beaucoup de cas, et
Précisément ici, à plusieurs essences différentes.
Par l’aspect superficiel des fourreaux, l’espèce semblerait voisine
e Melisa alba Janse (brins transversaux et voile de soie externe), mais
e en diffère par la forme du fourreau plus élancée et assez régulière-
e nt conique et non ovoïde. Il n’est pas possible, d’après le contenu
„ es barreaux, de savoir si les plus grands étaient à leur taille maximale
0ü non.
H /^ u Ç un Psychide n’avait encore été signalé dans ce groupe d’îles
ferait souhaitable qu'on puisse obtenir une fois un imago c? de cette
spece qui est très probablement nouvelle. La famille ne semble pas
Présentée aux Seychelles granitiques.
M- J. Bourgogne (1963) a annoncé cette découverte.
Famille LYONETIIDAE
Leucoptera aldabrana n. sp. (PI. III, n° 1).
bant” nVer *’ ure ^ mm ’ ^ ntennes annelées, blanc et noir. Palpes décum-
ai . blancs. Vertex lisse, blanc. Patagia, tegulae et thorax blancs.
( omen et pattes blancs.
l’ail AileS ar| l-érieures d'un blanc pur au bord costal et jusqu’au pli de
tor C ’ ^ r ' s c * a ' r * e ' on 8 du bord interne. Un gros point noir brillant au
c Osti S ’ au centre d’un champ jaune pâle, s’étendant jusqu'au bord
al dans sa partie apicale. Deux bandes jaune pâle, finement bordées
Source : MNHN, Paris
32
H. LEGRAND
de noir, partent du même point brillant et atteignent le bord costal,
l’une dans sa moitié, obliquement, l’autre entre cette dernière et l’apex,
perpendiculairement. Une autre bande, jaune pâle, borde intérieurement
le même point noir et atteint le bord interne ; cette bande est encadree
comme les précédentes. Frange gris clair. Quatre petits traits noirs
divergent autour de l’apex, en partie sur la frange.
Ailes postérieures gris roussàtre avec apex pointu. Frange gris clair.
Dessous des quatre ailes gris.
Holotype : 1 S, île Aldabra, 26-XI1-1959 (M. Gerber).
Paratypes : 2 spéc. sans abdomen, même localité.
* Erechtias zebrina (Butler) (PI. III, n° 2).
Aryijresthui zebrina Butler, 1881, Ann. Man. Nat. Hist., 7 (5) : 403 (Type: HonolultO’
Archipel des Seychelles, lie Mahé, Beau Vallon : I spéc. (M.I.. 195(5). Même localité-
13 spéc. du 11-IV au 12-VII1-1959 (M.L.. 1959).
Ile Aldabra : 12 spéc. du 1"-XI au 24-X11-1959 (M. L. 1959).
Espèce qui était connue seulement de quelques îles du Pacifiq ue ‘
aujourd’hui, en plus, des Seychelles et d’Aldabra.
* Oinophila polystrigella n. sp. (PI. III, n° 3).
Envergure 7 mm. Antennes lisses, grises, les articles finement limit eS
de noir, le scape gris, marqué de plusieurs points noirs. Palpes décumbants,
minces, gris clair uni. Tête avec vertex hérissé, gris roussàtre. Patagi a >
tegulae, thorax gris, ponctués de noir. Abdomen gris roussàtre clair, avec
les derniers articles gris noirâtre et quelques écailles brillantes mordorées*
Pattes blanches, avec tibias et fémurs pubescents ; tarses glabres,
annelés blanc et gris-noir. Dessous de l’abdomen gris pâle.
Ailes antérieures grises, avec nombreux points noirs, et stries obli<ï ue *
de même couleur, principalement sur tout le bord costal,— et égalenien
dans les parties basilaire et centrale, ainsi qu’aux environs du torn
et de l’apex. Deux gros points noirs préapicaux se rejoignent au trave •
d’un espace blanc terminal, avec une portion de frange noire à l’ap e ’
par deux fines lignes noires parallèles. Frange blanche sur tout le b°
externe, â l’exception de la partie apicale noire sus-indiquée, et d 11
autre partie vers le tornus, qui est grise.
Ailes postérieures gris pâle uni. Frange concolore.
Dessous des quatre ailes gris noir, avec la base et les bordures P* u
claires. Frange comme sur le dessus.
Holotype : 1 cJ, archipel des Seychelles, île Mahé, Beau Vall 011 ’
12-VI11-1959 (//. Legrand).
Allotype : I $, même localité, 25-V-1959 (il/. Gerber). «..q.
Paratypes : 10 J et 2 Ç, même localité, du l-IV-1959 au 13-111-*
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET D’ALDABRA 33
* Oinophila multipunctella n. sp.
Envergure 11 mm. Antennes lisses, jaunes, articles finement limités
de noir, scape noir. Palpes jaune fauve pâle, le 2 e article portant à son
extrémité une touiTe d’écailles longues, hérissées, le 3 e article glabre,
pointu. Tête roussâtre pâle avec vertex hérissé. Patagia gris foncé,
legulae gris foncé et roussâtres avec les extrémités noires. Thorax
fauve clair. Abdomen blanchâtre, luisant, pubescent. Pattes fauve
clair avec fémurs et tibias pubescents, tarses fins et glabres. Dessous de
l’abdomen blanc luisant.
Ailes antérieures fauve clair, avec ligne longitudinale ocre foncé
aux alentours du pli de l’aile et sur toute sa longueur, cette ligne marquée
de cinq points noirs. Une autre ligne de quatre points noirs part de la
base de l’aile, et suit le bord costal parallèlement. Entre ces deux lignes
de points, on en distingue une troisième depuis le milieu de l’aile jusqu’à
apex. Un gros point noir apical, en confluence avec deux autres points
de même importance, pour former une tache noire occupant toute la
Pointe de l’aile, et débordant sur la frange, laquelle hors de cette partie
apicale noire, devient progressivement concolore jusqu’au tornus.
Ailes postérieures fauve clair, plus pâles au centre, avec point noir
apical. Frange concolore, avec petite partie noirâtre aux alentours du
Point apical.
Dessous des ailes antérieures roussâtre foncé, avec bordures costale
e t interne plus pâles. Dessous des ailes postérieures roussâtre pâle avec
centre blanchâtre. Frange concolore aux quatre ailes avec écailles noires
au voisinage des points noirs apicaux du dessus des ailes.
Holotype : 1 <$, archipel des Seychelles, île Mahé, Beau Vallon,
30-VI -1959 (//. Legrand).
* Oinophila beverrasella n. sp. (PI. III, n° 4).
Envergure 11 à 15 mm. Antennes simples, jaunes ; scape noir. Palpes
porrigés, noirs et blancs, écartés l’un de l’autre. Vertex hérissé, blanc,
atagia, tegulae et thorax blanchâtres. Abdomen gris noirâtre, le dernier
er gite avec une touffe d’écailles fauves. Pattes blanches avec les tarses
an nelés noir et blanc. Dessous de l’abdomen grisâtre.
Ailes antérieures avec les parties costale et centrale jusqu’au pli
® 1 aile, noires. Quelques traits noirs, longitudinaux, dont l’un d’eux
irigé vers l’apex, se confond à cet endroit avec un point terminal noir,
n partie sur la frange. L’autre partie de l’aile, entre le pli et le bord
terne, est blanche avec de nombreux petits points noirs. Frange
Ulle au tornus, et blanche au bord terminal jusqu’au point noir apical.
Ailes postérieures gris-noir uniforme. Frange brune avec un point
noi «- apical.
Dessous des ailes antérieures brun-noir, avec du jaune et un point
M 6 «oi „ E8 dü muséum. _ Zoolooie, t. XXXVII. a
Source : MNHN, Paris
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H. LEGRAND
noir à l’apex. Dessous des ailes postérieures gris clair. Frange aux quatre
ailes comme sur le dessus.
Holotype : 1 <J, archipel de Cosmoledo, île Menai, 12-X-1959
(M. Gerber ).
Allotype : 1 $, même localité, 4-X-1959 (II. Legrand).
Paratypes : 16 c? et Ç, même localité, du 23-IX au 27-X-1959 et
1 de l’île Aldabra du 10-X1-1959.
Les espèces suivantes du genre Oinophila, signalées des Seychelles
par Meyrick, n’ont pas été retrouvées, ou du moins n’ont pas été
reconnues :
Oinophila glomerata Meyrick.
Oinophila glomerata Meyrick, 1911, l.c. : 298 (tvpe : Seychelles).
Iles Mahé et Silhouette : 16 spéc. (Meyrick, 1911, l.c. :'298).
Endémique aux Seychelles.
Oinophila rorida Meyrick.
Oinophila rorida Meyrick. 1911, l.c. : 298 (type : Seychelles).
Ile Mahé : 1 spéc. (Meyrick, 1911, l.c. : 298).
Ile Silhouette: 6 spéc. (Meyrick, 1911, l.c. : 298).
Endémique aux Seychelles.
Oinophila crobylora Meyrick.
Oinophila crobyloru Meyrick, 1911, l.c. : 299 (type: Silhouette).
Ile Silhouette : 1 spéc. (Meyrick, 1911, l.c. : 299).
Endémique aux Seychelles.
* Decadarchis polyplaga n. sp. (PI. 111, n° 5).
Envergure 7 mm. Antennes simples, annelées de gris et de blanc-
Palpes dressés, gris et blanchâtres. Vertex lisse, gris. Patagia, tegula e >
thorax, gris. Abdomen roussâtre. Pattes blanches, annelées gris et blanc
aux extrémités.
Ailes antérieures grises, avec semis d’écailles blanches, noires et
rousses. Un gros point noir, près du bord interne, au premier tiers.
un autre point noir à l’apex, entouré de noir, de brun et de blanc-
Plusieurs petits points noirs entre la base de l'aile et le gros point P r ®^
du bord interne ci-dessus signalé. D’autres petits points noirs près et
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET D’ALDABRA 35
long du bord costal. Une tache blanche au tornus. Deux petits traits
blancs subapicaux. Frange argentée à l’apex, rousse ensuite jusqu’au
tornus, grise enfin le long du bord interne.
Ailes postérieures gris-roussâtre avec un gros point noir à l’apex.
Frange longue et grise.
Dessous des ailes antérieures gris avec le milieu de l’aile, sur toute
s a longueur, gris-noir. Dessous des ailes postérieures gris. Frange grise
aux quatre ailes.
Holotype : 1 <J, archipel de Cosmoledo, île Menai, 3-X-1959 (M. Gerber).
Allotype : 1 $, mêmes localité et récolteur, 10-X-1959.
Paratypes : 7 <J et Ç, même localité, du 18-1X au 10-X-1959, et
2 <J d’Aldabra des 8 et 10-XI-1959.
■ Decadarchis trichodora Meyrick.
Decadarchis trichodora Meyrick, 1911, l.c. : 299.
Ue Ma hé, Victoria : 1 spéc. (Meyrick, 1911, l.c. : 299) (type : Mahé).
Ile Mahé, Beau Vallon : 12 spéc. (M.L., 1950, 1959-60).
Endémique aux Seychelles.
Meyrick, 1911, l.c., a signalé aux Seychelles les espèces suivantes
fiai n’ont pas été retrouvées :
decadarchis mcthodica Meyrick.
Decadarchis mcthodica Meyrick, 1911, l.c. : 299 (type : Silhouette).
Ue Silhouette: 2 spéc. (Meyrick, 1911, l.c. : 299).
Endémique aux Seychelles.
decadarchis rnolynta Meyrick.
Decadarchis rnolynta Meyrick, 1911, l.c. : 300 (type
J es Mahé, Anonyme, Silhouette, Praslin, Bird : 28
lies Amirautés : (II. Fletcher, 1905) (Meyrick, 1911
: Seychelles),
spéc. (Meyric
, l.c. : 300).
t, l.c. : 300).
Endémique aux Seychelles et Amirantes.
decadarchis eurylata Meyrick.
Decadarchis eurylata Meyrick, 1911, l.c. : 300 (type : Mahé).
Ue Mahé, Morne Blanc : 1 spéc. (Meyrick, 1911, l.c. : 300).
Endémique aux Seychelles.
Source : MNHN, Paris
36
H. LEGRAND
Et en outre les suivantes :
Ereunetis scaligera Meyrick.
Ereunelis scaligera Meyrick, 1911, l.c. : 300 (type : Seychelles).
Iles Mahé et Silhouette : (i spéc. (Meyrick, 1911, l.c. : 300).
Endémique aux Seychelles.
Ereunetis calypta Meyrick.
Ereunelis calypta Meyrick, 1911, l.c. : 301 (type: Silhouette).
Ile Silhouette : 1 cf, (Meyrick, 1911, Le. : 301).
Endémique aux Seychelles.
Ereunetis xenica Meyrick.
Ereunelis xenica Meyrick, 1911, l.c. : 301 (type : Mahé).
Ile Mahé : 1 cf et 1 9 (Meyrick, 1911, l.c. : 301). L'auteur signale aussi cette espece
de Ceylan et de l’Inde, ainsi que de Bornéo.
Régions tropicales orientales et Seychelles.
■ Orthoctha rhodothicla (Meyrick).
Hieroxeslis rhodothicla Meyrick, 1911, l.c. : 296 (type : Seychelles).
Ile Mahé: 1 spéc. (Meyrick, 1911, l.c. : 296).
Ile Silhouette : 1 spéc. (Meyrick, 1911, l.c. : 296).
Ile Mahé, Beau Vallon : 1 spéc. (M.L., 1956).
Endémique aux Seychelles.
* Orthoctha roseostrigella n. sp.
Envergure 7 mm. Antennes longues, minces, filiformes. Le scape des
antennes ainsi que les palpes sont invisibles, étant cachés par une la r $ e
touffe d’écailles piliformes blanches. Tête avec vertex hérissé brun-n° ir '
Patagia, tegulae, prothorax, brun foncé. Métathorax blanc-jaunât re ’
ainsi que l’abdomen. Pattes blanchâtres intérieurement, avec les articu-
lations jaunes. Dessous de l’abdomen blanc.
Ailes antérieures rose-jaunâtre, sablées de gris, avec plusieurs traits
noirs longitudinaux, épais, le plus important partant de la base pour s
fondre, au milieu de l’aile, dans un ensemble d’écailles brun-noir. U
tache blanche entre cet ensemble et le bord interne. Une autre laC
blanche, terminée en pointe, prolonge le trait central en direction
l’apex. Un trait oblique part des deux tiers du bord costal en directe
d’un point noir subapical. Un autre point noir apical. Une ligne sU * ,te
minale à contours flous entre ce point et le tornus. Frange blanche a v
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET d’ALDABRA
37
un petit point noir, subapical, entouré extérieurement d’un fin trait
noir, figurant un demi cercle.
Ailes postérieures gris-roussâtre uni. Frange blanchâtre.
Dessous des ailes antérieures brun-roussâtre. Frange blanchâtre avec
le point noir subapical visible. Dessous des ailes postérieures gris, entouré
fie blanchâtre. Frange concolore.
Holotype : 1 5, archipel de Cosmoledo, île Menai, 24-1 X-l959
(M. Gerber).
■ Lyonetia probalactis Meyrick (PI. III, n° 6).
Lyonelia probalactis Meyrick, 1911, l.c. : 293 (type : Seychelles).
Iles Mahe et Silhouette : 22 spéc. (Meyrick, 1911, l.c. : 293).
Ile Mahé, Beau Vallon : 1 spéc. (M.L. 1959).
Endémique aux Seychelles.
Opogona florea (Meyrick.) (1).
Endémique aux Seychelles.
Opogona cyanodesma (Meyrick).
Hieroxestis cyanodesma Meyrick, 1911, l.c. : 294 (type : Silhouette).
Ile Silhouette: 1 spéc. (Meyrick, 1911, l.c. : 294).
Endémique aux Seychelles.
Opogona selacta (Meyrick).
Hieroxestis selacta Meyrick, 1911, l.c. : 294 (type : Seychelles),
hes Mahé et Silhouette : 2 spéc. (Meyrick, 1911, l.c. : 294).
Endémique aux Seychelles.
Opogona tarsota (Meyrick).
Hieroxestis tarsota Meyrick, 1911, l.c. : 295 (type : Seychelles).
■*es Mahé et Silhouette: 2 spéc. (Meyrick, 1911, l.c. : 295).
Endémique aux Seychelles.
Source : MNHN, Paris
38
H. LEGRAND
Opogona heliogramma (Meyrick).
Hieroxeslis heliogramma Meyrick, 1911, Le. : 295 (type : Silhouette).
Ile Silhouette : 1 spéc. (Meyrick, 1911, l.c. : 295).
Endémique aux Seychelles.
Opogona rhothiaula (Meyrick).
Hieroxeslis rhothiaula Meyrick, 1911, l.c. : 295 (type : Silhouette).
Ile Silhouette : 1 cf (Meyrick, 1911, l.c. : 295).
Endémique aux Seychelles.
Opogona ensi/era (Meyrick).
Hieroxeslis ensi/era Meyrick, 1911, l.c. : 295 (type: Silhouette).
Ile Silhouette : 1 cf et 1 9 (Meyrick, 1911, l.c. : 295).
Endémique aux Seychelles.
Opogona irenica (Meyrick).
Hieroxeslis irenica Meyrick, 1911, l.c. : 296 (type : Seychelles),
lies Mahé et Silhouette : 5 spéc. (Meyrick, 1911, l.c. : 296).
Endémique aux Seychelles.
Opogona hermatias (Meyrick).
Hieroxeslis liermalias Meyrick, 1911, l.c. : 296 (type : Seychelles).
Iles Mahé, Silhouette, Anonyme, Félicité : 45 spéc. (Meyrick, 1911, l.c. : 296).
Endémique aux Seychelles.
Opogona nephalia (Meyrick).
Hieroxeslis nephalia Meyrick, 1911, l.c. : 297 (type: Seychelles).
Iles Mahé et Silhouette : 23 spéc. (Meyrick, 1911, l.c. : 297).
Endémique aux Seychelles.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET d’ALDABRA
39
Opogona ichnora (Meyrick).
Hieroxestis ichnora Meyrick, 1911, l.c. : 297 (type : Seychelles).
Iles Malié cl Silhouette : 13 spéc. (Meyrick, 1911, l.c. : 297).
Endémique aux Seychelles.
Opogona fricota (Meyrick).
Hieroxestis fricota Meyrick, 1911, l.c. : 297 (type : Seychelles).
Iles Mahé et Silhouette : 19 spéc. (Meyrick, 1911, t.c. : 297).
Endémique aux Seychelles.
Opogona lactiflua (Meyrick).
Hieroxestis lactiflua Meyrick, 1911, l.c. : 298 (type: Silhouette).
Ile Silhouette : 1 spéc. o' (Meyrick, 1911, l.c. : 298).
Endémique aux Seychelles.
Opogona phaeochalca Meyrick.
, Opogona phaeochalca Meyrick, 1908, Proc. Xool. Soc. London, 1908 : 737 (type : La
Réunion, Saint-Denis).
Hieroxestis phaeochalca Meyrick, 1911, l.c. : 298.
Iles Mahé et Silhouette : 41 spéc. (Meyrick, 1911, l.c. : 298).
Afrique du Sud, Réunion, Seychelles.
■ Opogona sacchari (Bojer) (PI. VII, n° 8).
Ma
Alucita sacchari Boier, 1856, Report of the Committce on the Cane Borer, pl. 5 (type :
auricc).
Opogona subceroinella (Walker) auct.
Iles Mahé, Silhouette et Félicité : 9 spéc. (Meyrick, 1911, l.c. : 298).
Iles Mahé et Aride : 9 spéc. (M.L., 1956, 1959-60).
Afrique, Madagascar, Mascareignes, Seychelles.
® Opogona sultana Meyrick (Pl. III, n° 7).
Opogona sultana Meyrick, 1911, l.c. : 293 (type: Silhouette).
Je Silhouette: 22 spéc. (Meyrick, 1911, l.c.: 293).
He Mahé, Beau Vallon : 1 spéc. (M.L., 1956, 1959).
Endémique aux Seychelles.
Source : MNHN, Paris
40
H. LEGRAND
■ Opogona harpalea Meyrick (PI. III, n° 8).
Opogona harpalea Meyrick; 1911, l.c. : 293 (type: Aldabra).
Ile Aldabra : 3 spéc. (Meyrick 1911, l.c. : 293).
Archipel de Cosmoledo, île Menai : 13 spéc. (M.L. 1956, 1959).
Endémique au groupe d’Aldabra.
* Opogona daubanella Legrand.
Opogona daubanella Legrand, 1958, Bull. Soc. enl. France, 63: 145, 11g. 2 (tyP e:
Silhouette).
Iles Mahé et Silhouette : 29 spéc. (M.L. 1956, 1959, 1960).
Endémique aux Seychelles.
* Opogona daubanella prodaubanella ri. subsp.
L’espèce précédente, décrite par nous de l’île Silhouette (et qu’on
trouve également à Mahé) vit aussi à Aldabra et dans l’archipel de
Cosmoledo, sous une forme un peu différente, mais constante.
Les bandes transversales brun-violacé des ailes antérieures sont plus
rougeâtres que dans la forme typique, et la teinte de fond est plus orangée-
Il s’agit donc d’une sous-espèce que je nomme O. daubanella prodau¬
banella n. subsp.
Holotype : 1 <J, archipel de Cosmoledo, île Menai, 9 -IX-1959
( M. Gerber ).
Allotype : 1 Ç même localité, 12-IX-1959 (H. Legrand).
Paratypes : 22 <J et Ç, dont 19 de Cosmoledo, et 3 d’Aldabra, du
10-IX au 29-X11-1959.
* Opogona daubanella superdaubanella n. morph.
Opogona superdaubanella Legrand, 1958, Bull. Soc. enl. France, 63 : 145, üg. 3 (tyP e '
Mahé).
L’espèce référencée ci-dessus, après de nombreuses captures dans
les îles de Mahé et de Silhouette, est variable et comporte de nombreuse
transitions avec la forme typique. Elle doit être considérée, à m°
avis, comme une simple forme de O. daubanella, caractérisée par l’abscn
plus ou moins complète des taches sombres centrale et apicale.
En dehors du type (Mahé 29-IV-1956) déposé au Muséum nation 8 ^
de Paris, notre mission a rapporté de cette forme 18 spéc. de Mahé, » e
Vallon, capturés entre le 28-XII-1959 et le 10-V-1960.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET D'ALDABRA
■Il
La forme superdaubanella n’a pas été rencontrée chez la subsp.
prodaubanella.
* Opogona lornatella n. sp. (PI. III, n° 9).
Envergure 9 mm. Antennes blanches, scape blanc à tête noire.
Palpes redressés, blancs. Patagia et tegulae gris-verdâtres. Vertex lisse,
gris-verdâtre. Thorax gris. Abdomen avec le premier tergite roussâtre,
les autres noirs en leur centre et blanc-grisâtre sur chaque côté. Dessous
de l’abdomen et pattes jaune ocre clair.
Ailes antérieures gris-brun légèrement verdâtre, avec deux grosses
taches noires, l’une au bord costal, l’autre lui faisant vis-à-vis au bord
interne. Un petit trait basilaire sur la côte. Egalement sur le bord costal,
Un petit point noir entre la tache costale ci-dessus et l’apex.
Deux points noirs apicaux. Frange gris jaunâtre.
Ailes postérieures gris brun foncé luisant. Frange concolore. Dessous
des quatre ailes gris foncé. Frange comme sur le dessus.
Holotype : 1 3, archipel des Seychelles, île Mahé, Beau Vallon,
2-V-1959 (II. Legrand).
Allotype : 1 Ç, mêmes localité et récolteur, 8-11-1959.
Paratypes : 7 3 et $, même localité, du 21-1 au 13-VIII-1959.
Opogona tabernatella n. sp.
Envergure 10 mm. Antennes légèrement dentées, grises et blanchà-
Je», avec scape gris roussâtre pâle. Palpes redressés, gris et ocre, le
dernier article glabre et brun foncé. Tête avec vertex lisse, gris roussâtre
clair. Patagia, tegulae et thorax gris roussâtre foncé, avec une toulîe
d écailles longue, jaune clair, de chaque côté du métathorax. Abdomen
8 r ‘s brun foncé, chaque tergite limité inférieurement de brun jaune.
Pattes avec fémurs et tibias écailleux, jaune roussâtre clair, avec anneaux
§ris brun foncé et écailles brunes disséminées. Dessous de 1 abdomen
r °ax clair.
Ailes antérieures allongées et pointues, gris roussâtre, revêtues
d écailles brun foncé, surtout dans les parties basales des bords costal
^ interne. Un point noir ovale, petit, allongé au milieu de 1 aile, deux
?, ut res à hauteur de la ligne extramédiane. Une zone brun foncé entre
‘ a Pex et la ligne extramédiane. Une ligne de points brun-roussâtres
P e n distincts, autour de l’apex et jusqu’au tornus. Frange gris brunâtre.
Ailes postérieures gris brunâtre clair, avec la partie apicale plus
ncée. Frange concolore.
. Dessous des ailes antérieures brun foncé ; dessous des ailes posté-
leur es brun clair. Frange aux quatre ailes comme sur le dessus.
Source : MNHN, Paris
42
H. LEGRAND
Holotype : 1 3, archipel des Seychelles, île Mahé, Beau Vallon,
13-XI-1959 (H. Legrand).
Famille LITHOGOLLETIDAE
* Lithocolletis formosella n. sp. (PI. III, n° 10).
Envergure 7 mm. Antennes annelées blanc et gris-noir. Palpes blancs
porrigés. Vertex lisse, jaune pâle. Patagia, tegulae blanchâtres. Thorax
jaune ocre. Abdomen jaune ocre. Dessous de l’abdomen et pattes
blanchâtres.
Ailes antérieures jaune ocre, avec un trait brun-noir sur la première
moitié costale. Deux traits brun-noir, obliques l’un par rapport à l’autre,
figurant ainsi une sorte de chevron, — l’un partant des trois cinquième
costal, l’autre de la partie supérieure d’une tache blanche appuyée sur
le bord interne. Deux autres traits noirs, figurant également un chevron,
mais plus obtus, partent l’un des trois quarts costal, l’autre du tornus-
Une face blanche, costale, apicale, traversée par 3 traits noirs, diver¬
gents, atteint l’apex. Un gros point noir, apical, entouré de brun, borde
extérieurement par un trait noir, oblique, sur la frange. De ce g r0S
point noir part une ligne courbe, foncée, en direction de l’apex. Frang e
blanche.
Ailes postérieures gris-roussâtre. Frange blanchâtre.
Dessous des ailes antérieures gris brunâtre foncé à la base, P*®*
pâle ensuite, avec, à l’apex, les différents points, traits et taches d
dessus des ailes. Dessous des ailes postérieures gris. Frange gris pâle.
Holotype : 1 3, archipel des Seychelles, île Mahé, Beau Vall° n ’
2-III-1960 (H. Legrand).
Allotype : 1 Ç, môme localité, 6-VI11-1959 (M. Gerber).
Paratypes : 6 3 et 1 ?, même localité, du 3-1V au 30-V-1959.
* Acrocercops martaëlla n. sp. (PI. III, n° 11).
Envergure 6 mm. Antennes annelées noir et blanc. Palpes pend a ®*^|
blanc jaunâtre. Vertex hérissé, blanc et brun. Patagia, tegulae et t' 1 ®
gris ocre. Abdomen brun-roussâtre. Pattes annelées gris et blanc.
sous de l’abdomen avec les sternites blancs, limités inférieurem
par une fine ligne noire.
Ailes antérieures jaune ocre foncé, avec quatre bandes transvers ^
blanches, bordées finement de chaque côté par un trait brun-noir-
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ILES SEYCHELLES ET d’aLDABRA 43
ces quatre bandes, la première, basilaire, de forme arrondie, n’aboutit
pas au bord interne ; la seconde, médiane, la troisième, postmédiane, et
•a quatrième, fine, aboutissant au bord interne ; une tâche apicale blanche,
parsemée d'écailles noires, s’observe aussi sur la frange. Dans la partie
basilaire de l’aile, on distingue, en outre, un point noir costal, souligné
d’un trait noir longitudinal. Frange gris-blanchâtre.
Ailes postérieures étroites, brunes. Frange concolore.
Dessous des ailes antérieures brun avec deux petits traits costaux
vers l’apex. Frange grise. Dessous des ailes postérieures et frange comme
s ur le dessus.
Holotype : 1 <?, archipel des Seychelles, île Mahé, Beau Vallon,
20-I1M960 (M. Gerber).
Allotype : 1 $, mêmes localité et récolteur, 9-II1-1960.
Paratypes : 5 (J de même localité, 22-III et 17-IV-1960, et 3 $ de
Silhouette, les 14, 16 et 17-V-1959.
Acrocercops largoplaga n. sp.
Envergure 4 mm. Antennes lisses, annelées noir et blanc. Palpes
porrigés, minces et glabres. Tête avec vertex lisse, blanc. Patagia, tegulae,
thorax et abdomen, gris-noir. Pattes blanchâtres. Dessous de 1 abdomen
8ris clair.
Ailes antérieures blanches, avec un espace noir, irrégulier, entre les
bordures costale et interne, limité basalement et distalement, de façon
Uon parallèle. Une autre tache noire, triangulaire, dans la région prea-
Picale, suivie d’un point noir apical, plus petit. Frange grise.
Ailes postérieures linéaires, grises. Frange concolore.
. Dessous des ailes antérieures gris avec les taches noires du dessus
visibles en dessous. Dessous des ailes inférieures gris. Frange aux quatre
a '* es comme sur le dessus.
Holotype : 1 $, île Aldabra, 22-XII-1959 (AJ. Gerber).
* Acrocercops euryphanta Meyrick.
Acrocercops euryphanta Meyrick, 1911, l.c. : '291 (type : Félicité),
jje Félicité : 1 spéc. (Meyrick, 1911, l.c. : 291).
Mahé, Beau Vallon : 4 spéc. (M.L., 1959-60).
Endémique aux Seychelles.
^ Acrocercops pertiaplaca Meyrick (PI. V, n° 5).
Acrocercops pentaplaca Meyrick, 1911, l.c. : 291 (type :
lles Mahé et Silhouette : 3 spéc. (Meyiiick, 1911, l.c. :
Seychelles).
291).
Source : MNHN, Paris
44
H. LEGRAND
Ile Mahé, Beau Vallon : 9 spéc. (M.L., 1959-1960).
Ile Desroches: 1 spéc. (M.L., 1959).
Endémique aux Seychelles.
Acrocercops rhombocosma Meyrick.
Acrocercops rhombocosma Meyrick, 1911, l.c. : 292 (type : Mahé).
Ile Mahé, Cascade Estate : 1 spéc. (Meyrick, 1911, l.c. : 292).
Endémique aux Seychelles.
Acrocercops angelica Meyrick.
Acrocercops angelica Meyrick, 1919, Exot. Microl. (2) : 230-231, 1 cf (type : Praslin)-
Chenille sur Hibiscus abelmoschus (ambrette), Malvacée. _
Dupont (1938) a signalé la chenille de cette espèce comme vivant aux Seychelles su
Calophyllum inophyllum (takamaka), Guttiféracée.
Endémique aux Seychelles.
■ Parectopa parolca (Meyrick).
Macaroslola parolca Meyrick, 1911, l.c. : 292 (type: Seychelles). „
Ile Anonyme, près Mahé : 1 spéc. (« in bad condition ») (Meyrick, 1911, l.c. : 29*1*
Ile Mahé, Beau Vallon: 15 spéc. (M.L. 1959).
Endémique aux Seychelles.
Cuphodes Iridora Meyrick.
Cuphodes Iridora Meyrick, 1911, l.e. : 285 (type : Silhouette).
Ile Silhouette : 5 spéc. (Meyrick, 1911, l.c. : 285).
Endémique aux Seychelles.
Cuphodes luxuriosa Meyrick.
Cuphodes luxuriosa Meyrick, 1911, l.c. : 285 (type: Seychelles).
Iles Mahé et Silhouette : 9 spéc. (Meyrick, 1911, l.c. : 285).
Endémique aux Seychelles.
■ Caloptilia prosticta (Meyrick) (PI. III, n° 12).
du
Cracilaria proslicla Meyrick, 1909, Ann. Soulh A/rican Mus., 5: 37-1 (typ e :
Sud, Kalk Bay, Simonstown, Distr. C.P.).
Source : MNHN, Paris
45
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET D’ALDABRA
Ile Mahé, Victoria : 1 spéc. (Meyrick, 1911, l.c. : 292).
Ile Mallé, Beau Vallon : 1 spéc. (M.L., 1959).
Espèce d’Afrique du Sud, probablement introduite.
* Caloptilia megalaurata n. sp. (PI. IV, n° 1).
Envergure 9 mm. Antennes longues, lisses, fines, noires, mais blanches
aux extrémités. Palpes longs, minces, jaunes, recourbés, ascendants.
Vertex lisse, or métallique. Patagia or métallique ; tegulae noir et or.
Thorax or métallique. Abdomen avec les trois premiers anneaux roses
les autres avec, en plus, une touffe grise. Dessous de l'abdomen et pattes
blanc brillant légèrement rosâtre.
Ailes antérieures longues, jaune d’or métallique, avec une ligne
Uoire dans la partie basilaire; cette ligne partant du bord costal à sa
base, revient au même bord un peu plus loin, après avoir décrit un
demi cercle. De ce point part une seconde ligne noire, plus large, abou¬
tissant au milieu du bord interne, où elle s’élargit. Une petite tache
blanche, arrondie, au milieu du bord costal, encadrée de deux traits
n °irs. La partie apicale est noire, avec au centre un trait longitudinal
r °ussâtre. Frange faite d’écailles longues, mélangées de jaune et de brun.
Ailes postérieures longues, filiformes, brunes. Frange brune.
Dessous des ailes antérieures brun, le bord interne marqué de jaune
fauve, et l’intérieur de l’aile de quelques traits et points blancs irregu-
liers. Frange brune. Dessous des ailes postérieures brun foncé. Frange
c °mme sur le dessus.
Holotype : 1 3, archipel des Seychelles, île Mahé, Beau Vallon,
*4-1 V-i 959 (M. Gerber).
Allotype : 1 Ç, mêmes localité, date et récolteur.
Paratypes : 13 et Ç, même localité, du 4-1V au ll-V-1959.
Caloptilia tirantella n. sp. (PI. IV, n° 3).
Envergure 7 mm. Antelles longues, filiformes, lisses, brun foncé.
. Mpes recourbés, ascendants, fins, jaune foncé. Vertex hérissé, gns-
jaunâtre. Patagia, tegulae, thorax, jaune ocre. Abdomen gris-jaunâtre,
lé §èrement violacé, avec les trois avant-derniers tergites gris-noiratre
e J- le dernier jaune pâle. Dessous de l’abdomen jaunâtre brillant, chaque
^ernite limité inférieurement par une touffe blanche. Pattes jaune
a,r » brunes aux articulations.
Ailes antérieures brun-violacé uni, avec au centre costal un large
® s Pace allant jusqu’au pli de l’aile, blanc légèrement jaunâtre ; cet
es Pace est entouré d’un fin trait noir. Frange brun-violacé.
Ailes postérieures de même ton avec frange concolore.
dessous des quatre ailes gris-roussâtre brillant.
Source : MNHN, Paris
46
H. LEGRAND
Holotype : 1 $, archipel de Cosmoledo, île Menai, 16-X-1959
(M. Gerber).
Paratype : 1 $, mêmes localité, date et récolteur.
Famille PLUTELLIDAE
Argyresthia luslralis Meyrick.
Argyresthia luslralis Meyrick, 1911, /.c. : 292 (type: Seychelles),
lies Mahé et Silhouette’: 11 spéc. (Meyrick, 1911, l.c.': 292).
Endémique aux Seychelles.
* Plutella xylostella Schrank.
l'Iulella xylostella Schrank, 1802, Fauna Boica, 2 (2) : 169 (1802) (type : Boica, non '
latin de la Bavière).
(= P. maculiperinis Curtis 1811).
Ile Mahé, Beau Vallon : 10 spéc. (M. L., 1956, 1959-1960).
Biologie : Chenille signalée par Moutia (1952) sur chou et chou-fleur
(à Maurice).
Espèce cosmopolite.
* Plutella formicatella n. sp.
Envergure 12 mm. Antennes filiformes et lisses, jaune pâle à la base,
annelées de noir et jaune au centre, noires à l’extrémité ; scape jau®®
pâle. Palpes porrigés, le 2° article prolongé d’une touffe épaisse d’écauJe
jaune-brun, projetées en avant, tandis que le 3 e article, pointu et glabre,
dessine un redressement très net. Tête avec vertex légèrement hérisse,
jaunâtre pâle. Patagia, tegulae et thorax brunâtre foncé. Abdome
avec le premier anneau garni d’une touffe d’écailles longues, brun u 01 ’
Les autres tergites blancs, avec quelques dessins noirâtres, irréguh er *’
Pattes jaune d’os pâle, les tarses gris noir. Dessous de l’abdomen blai>
Ailes antérieures jaune pâle avec le bord costal orné de trois
gris brunâtre : le premier au premier tiers costal, le second un peu au-d
de la moitié costale, le troisième entre ce dernier point et l’apex. Le
point est relié au tornus par une chaîne rectiligne de 4 points J 10 ^
équidistants. Toute la partie costale de la base jusqu’à cette chaîne
points est gris violâtre, et reliée, sans l’atteindre, au bord interne. P
un dessin brun foncé, figurant une sorte de pont à 3 arches, 1 ar •
basale étant plus écrasée et plus allongée que la distale. Une ligne t er
nale, vaguement piquetée de points noirs irréguliers jusqu’à 1 a P ' ’
lequel est indiqué par un point noir plus gros. Frange jaune brun n*
quée de deux lignes noires, fines, entre l’apex et le tornus, unie ensuite-
source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET D’ALDABRA
Ailes postérieures avec une courbe rentrante entre l’apex et l’angle
^ n al, d’un gris brunâtre uni ; une légère ligne terminale fine et noire,
rrange brune.
Dessous des quatre ailes brun avec quelques écailles jaunes. Frange
Holotype : 1 $, archipel des Seychelles, île Mahé, Beau Vallon,
"VII -1959 (H. Legrand).
Paratype : 1 Ç, même localité, 30-111-1959 (sans abdomen).
Famille HYP ONOMEUTIDAE
* p rays citri (Millière).
(tvn * er °! e Pia Citri Millière, 1873, Pel. Nouv. Ent., V : 310, et Iconographie 150, f. 17-20
' Corse).
lle Mahé, Beau Vallon : 1 spéc. (M.L., 1959) dét. J.D. Bradley, B.M.
Région méditerranéenne, Corse et Sicile, Malaisie, peut-être ailleurs.
Famille ETHMIIDAE
* Ethmia nigroapicella Saalmüller (PI. IX, n° 15).
1880 • 9?i! u P ia nigroapicella Saalmüller, 1880, lier. Senckenberg Nalurlorsch. Ges., 1879-
• •*'') (type : Nosy-Bé).
O, , mia meleoris Meyrlck, 1911, l.c. : 289.
‘■es Denis et CoëUvy : ti spéc. (Meyrick, 1911, l.c. : 289).
289) dns noms d’îles : Seychelles : 4 spéc. (B. Fletcher, 1910) (in Meyrick, 1911, l.c. :
ArnM ahé> 1Jeau Vall ° n = 7 spéc. (M.L., 1956, 1959, 1960).
Il et ij C * ‘* e dosmoledo, île Menai : 1 spéc. (M.L., 1959).
U porrh , br:l : 6 S|>éc- (M.L., 1959) dont 2 ex-larva sur Cordia
J Uriw nt D’ Borraginée. La chenille s’enroule dans une feuille, e'
eau de soie, à l’extérieur.
Madagascar, Aldabra, Cosmoledo, Seychelles.
Famille GLYPHIPTERYGIDAE
rtlrtla quaestoria Meyrick.
'Ih n \\ ? l ! , ‘ esloria Meyrick, 1911, l.c. :
oiclabra : 2 spéc. (Meyrick, 1911,
El Hlémiqu e à Aldabra.
289 (type : Aldabra).
l.c. : 289).
Source : MNHN, Paris
48
l. LEGRAND
* Imma francenella n. sp.
Envergure 17 mm. Antennes jaunâtres. Palpes redressés, courts,
jaunes. Patagia, tegulae, thorax, jaune ocre. Abdomen jaune pâle,
blanchâtre en dessous. Pattes jaune ocre en dessous, blanches au-dessus.
Ailes antérieures jaune fauve, avec semis d’écailles brunes largement
répandu. Deux points noirs cellulaires, l’un au-dessus de l’autre.
autre, costal, un peu plus rapproché de la base de l’aile. Une ombre
noire, basale, au bord interne. Une ligne terminale de petits points
noirs, les deux apicaux réunis par un trait fin, noir. Frange concolore.
Ailes postérieures gris noirâtre. Frange de même ton, légèrement
plus pâle. Dessous des quatre ailes jaune fauve. Frange comme sur le
dessus.
Holotype : 1 <J, île Aldabra, 6-XI-1959 ( M. Gerber).
Allotype : 1 Ç, même localité, 27-XII-1959 (H. Legrand).
Espèce voisine de Imma in/ima Meyrick, de l’île Maurice. En diffère
par la teinte fondamentale, plus pâle, des ailes antérieures.
* Anthophila quincyeüa n. sp.
Envergure 10 mm. Antennes annelées noir et blanc. Palpes dresses,
brun et blanc. Vertex hérissé, brun et blanc. Patagia, tegulae et thor a
jaune d’or foncé. Abdomen brun doré luisant. Pattes revêtues d’écam e
mélangées brun-jaune et blanc, les tarses annelés jaune doré et blaf c ‘
Dessous de l’abdomen brun doré foncé.
Ailes antérieures brun-jaune doré, avec trois points noirs costau •
Un long trait noir au milieu de la bordure costale. Quelques autr
traits noirs longitudinaux subapicaux. Une ligne courbe antémédiaj 1
faite d’écailles blanchâtres, une autre à l’emplacement de la subtermi» 8 ’
visible seulement près du bord costal. Une ligne terminale, faite
plusieurs points noirs aux contours imprécis. Un petit point noir, s
monté d'un autre, au milieu du bord interne. Frange brune.
Ailes postérieures brun-noir, blanches au bord interne, avec une
ligne terminale de traits brun-noirs. Frange brun clair.
Dessous des ailes antérieures brun doré avec trois points
costaux, un au milieu, un autre allongé, et un troisième apical. p esS j e
des ailes postérieures doré foncé avec un point sombre au miheu
l’aile, et quelques écailles blanches çà et là. Frange concolore. .
Holotype : 1 Ç, archipel de Cosmoledo, île Menai ; 12-X-
(M. Gerber).
Anthophila gratiosa (Meyrick).
Simaelhis gratiosa Meyrick, 1911, l.c. : 290 (type : lie Denis).
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET D’ALDABRA
•le Denis : 1 spéc. ( Fryer ) (Meyrick, 1911, Le. : 290).
Semble endémique aux Seychelles.
Wyphipteryx dichalina Meyrick.
Olyphipteryx ilichalina Meyrick, 1911, Le. : 290 (type : Seychelles).
Iles Mahé et Silhouette: 5 spéc. (Meyrick, 1911, Le. : 290).
Endémique aux Seychelles.
■ Glyphipteryx medica Meyrick.
Glyphiterux medica Meyrick, 1911, Le. : 291 (type : Mahé).
Ile Mahé : 6 spéc. (Meyrick, 1911, Le. : 291).
Ile Mahé : 2 spéc. (M.L., 1959).
Endémique aux Seychelles.
Famille HELIODINIDAE
■ C alicolis animula Meyrick.
Calicotis animula Meyrick, 1911, Le. : 285 (type: Seychelles).
Iles Mahé et Silhouette : 26 spéc. (Meyrick, 1911, Le. : 285).
Ile Mahé, Beau Vallon : 15 spéc. (M.L., 1956, 1959-1960).
Endémique aux Seychelles.
® Stathmopoda epilampra Meyrick (PI. V, n° 7).
Stathmopoda epilampra Meyrick, 1911, Le. : 286 (type : Mahé).
[Je Mahé : 5 spéc. (Meyrick, 1911, Le. : 286).
‘le Mahé : 4 spéc. (M.L., 1959-1960).
Endémique aux Seychelles.
lQ lhmopoda biclavis Meyrick.
Stathmopoda biclavis Meyrick, 1911, Le. : 286 (type : Aldabra).
‘le Aldabra : 1 spéc. (Meyrick, 1911, Le. : 286).
Endémique à Aldabra.
^dlhrnopoda auri/erella (Walker).
Gelechiaauri/erella Walker, 1864, List Lepld. Ins.coll.B.M. : 1022(type : Sierra Leone).
a
0, REs du Muséum. — Zoologie, t. XXXVII.
Source : MNHN, Paris
50
H. LEGRAND
Ile Mahé : 5 spéc. (Meyrick, 1911, l . c . : 286).
Espèce éthiopienne et des Seychelles, probablement importée.
* Stathmopoda morelella n. sp. (PI. V, n° 8).
Envergure 19 mm. Antennes lisses, fines, jaune doré brillant. Palpes
porrigés, fins et longs, jaunes. Tête avec vertex lisse, jaune orange-
Patagia, tegulae et thorax jaunes avec écailles orangées. Abdomen
gris foncé, chaque tergite limité inférieurement par une petite touffe
d’écailles jaune clair. Pattes jaunes, avec tibias pubescents. Dessous de
l’abdomen jaune orangé clair.
Ailes antérieures jaune doré mat, avec les dessins suivants, oranges
et bruns : 1° un trait costal basilaire ; 2° une tache à la base près du bord
interne ; 3° une ligne courbe, semi circulaire, brune, appuyée au bord
costal, à l’intérieur de laquelle on trouve une sorte de lavis gris-brunâtre ;
4° une bande, brune, large et bordée d’orange, qui part du tornus, et va
se fondre sur le bord costal, avec un trait de même couleur aux contours
flous ; 5° une ligne orange claire qui entoure la zone apicale. Frange
brun-rose pâle.
Ailes postérieures linéaires, brun-rose pâle. Frange concolore.
Dessous des ailes antérieures brun, avec du jaune pâle à la base
du bord interne, et du blanc vers l'apex. Dessous des ailes postérieures
brun vers l’apex, et blanchâtre à la base des ailes. Frange aux quatre
ailes comme sur le dessus.
Holotype : 1 $, archipel des Seychelles, île Mahé, Port-Launay»
VII1-1960 (C. Moret).
* Stathmopoda pedestrella n. sp.
Envergure 10 mm. Antennes jaune pâle, scape de même ton, renfle
à sa jonction avec l’antenne. Palpes porrigés, fins, glabres, jaunes en
dehors, et blancs intérieurement. Tête avec vertex lisse, jaune dore-
Patagia, tegulae et thorax jaune doré. Abdomen jaune orangé. P att u
pubescentes jusqu’à leur extrémité, et garnies de soies blanches 0
noires. Dessous de l’abdomen et des pattes blanc argent.
Ailes antérieures jaune pâle depuis la base jusqu’aux deux tiers de
leur longueur, — le dernier tiers brun jaune, séparé du reste de l® 1 .
par une épaisse ligne noire. Un trait noir, fin, le long du 1 er tiers cos
Frange blanchâtre.
Ailes postérieures gris-jaunâtre. Frange comme aux ailes antérieur
Dessous des ailes antérieures gris-brun. Un point blanc basil® ,r '
Même disposition au-dessous des ailes postérieures. Frange aux q ua
ailes comme sur le dessus.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET d’aLDABRA 51
Holotype : 1 c?, archipel des Seychelles, île Mahé, Beau Vallon,
18-111-1959 (H. Legrand).
Allotype : 1 $, même localité, 19-III-1959 (M. Gerber).
Paratypes : 17 c? et Ç, même localité, du 27-III-1959 au 26-V-1960.
Cette espèce présente la même attitude au repos que celle déjà
signalée pour l’espèce française Slathmopoda pedella Linné, par S. Le
Marchand (.4/n. Pap., VIII, 217-221): «Le trait le plus curieux des
Heliodinidae, c’est leur attitude au repos. Ils ont en effet l’habitude de
Relever leurs pattes postérieures de chaque côté de leurs ailes repliées,
j* e manière à figurer une sorte de V plus ou moins ouvert et dont les
branches dépassent largement le niveau du dos. Pour prendre cette
Position, certains passent même leurs pattes postérieures en avant des
Pattes médianes ».
Eretmocera albistriata n. sp. (PI. IV, n° 2).
Envergure 10 mm. Antennes noires. Palpes porrigés, gris-noir et
anc. Vertex lisse, gris-noir, suivi d’un mince collier blanc. Patagia
Jj . thorax noirs. Tegulae blancs. Abdomen noir. Dessous de l’abdomen
p ls -roussâtre clair, avec touffe anale fauve. Pattes noires, mais blanches
Ux articulations.
Dans cette espèce, des écailles brillantes, avec reflets mordorés,
° nt visibles dans toutes les parties du corps et des ailes,
jjj Ailes antérieures noir brillant, avec écailles mordorées, en majorité
g , eu foncé. Un trait noir longitudinal, large et blanc, partant de la base,
an+ ance î ust l u ’ aux deux tiers de la longueur des ailes. Un point blanc
tornus. Frange gris-noir.
i Ajles postérieures grises avec deux taches blanches à contours
( j iî r< -‘ c ' s > l’une près de la base, l’autre un peu plus nette, aux deux tiers
‘a longueur alaire. Frange gris-noir.
Dessous des quatre ailes gris-noir. Frange comme sur le dessus.
Holotype : 1 <J, île Aldabra, 29-XI-1959 (M. Gerber).
Allotype : 1 Ç, mêmes localité et récolteur, 30-X-1959.
Famille COPROMORPHIDAE
D°promorpha cryptochlora alixella n. subsp.
bru En , Ver g ure 11 à 14 mm. Antennes simples, annelées irrégulièrement,
11 foncé et blanc jaunâtre. Palpes dressés, bruns et blancs, la pointe
Source : MNHN, Paris
H. LEGRAND
du 3 e article, blanche. Vertex lisse, brun. Patagia, tegulae, thorax, brun
foncé. Abdomen brun, une brosse brun luisant au 1 er anneau. Pattes
antérieures annelées gris foncé et blanc, les autres gris jaunâtre. Dessous
de l’abdomen jaune pâle.
Ailes antérieures gris brun foncé, avec des écailles offrant des reflets
mordorés de toutes couleurs, et des lignes brun noir ; notamment à la
base de l’aile, tout le long du bord costal, entrecoupées de stries blan¬
châtres. Quelques taches blanchâtres çà et là, vers le milieu de l’aile-
Un gros point noir vers le milieu du bord interne. Une ligne antéterminale
de points noirs, suivie d’une ligne terminale fine et brun clair. Frange
brun foncé.
Ailes postérieures blanchâtres avec la région apicale grise ; une ligne
terminale jaune. Frange avec la partie touchant la ligne terminale brun
clair, et la partie extérieure blanche.
Dessous des antérieures brun avec les taches blanches du recto
visibles. Dessous des postérieures blanchâtres, gris à l’apex.
Iiolotype : 1 <?, archipel de Cosmoledo, île Menai, 24-IX-1959
(M. Gerber).
Paratypes : 2 <J, même localité, 6 et 19-X-1959, et 6 cj de l’île Aldabra,
du 2 au 29-XI1-1959.
Cette sous-espèce diffère de la forme typique, décrite par Mëyric*
de l’archipel des Comores (Grande-Comore), par sa taille plus petite e
l’absence de taches bleu-indigo à la côte.
Famille ALUCITIDAE (ORNEODIDAE auct.)
* Alucita melanodactyla n. sp. (PI. V, n° 10).
Envergure 8 à 10 mm. Antennes filiformes, lisses, annelées gris n ° ir
et blanc jaunâtre. Palpes porrigés, longs, le 2 e article épais et écailleux»
le dessus noir, et l’intérieur blanc, le 3 U article glabre, court, blanc à
base, noir à la pointe. Trompe roussâtre. Vertex lisse, noir. PatafP
noirs. Tegulae noirs avec, ça et là quelques écailles blanches, is 0 !®. 6 ®!
Une ligne blanche traverse l’extrémité inférieure des tegulae et le ntnlj
du thorax, ce dernier noir, ainsi que l’abdomen à sa partie dorsa »
toutefois une tache blanche marque la jonction thorax-abdomen»
chaque segment abdominal est limité inférieurement par une ligne blanc**
Dessous de l’abdomen blanchâtre avec de rares écailles noires. P a
alternativement noir et blanc, avec davantage de noir aux tarses.
Ailes antérieures et postérieures divisées chacune en six étroi *
segments frangés sur les deux bords, la frange du bord costal c
beaucoup plus courte et à peine visible. A ce bord costal et en p art
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET D’ALDABRA 53
de la base, on trouve deux points blancs fins, séparés, puis un autre
Plus grand, deux petits traits blancs, obliques, très proches l’un de l’autre,
ensuite deux autres de même aspect, deux autres plus écartés, deux autres
plus rapprochés, enfin vers l’apex, deux autres plus courts, d’aspect
punctiforme. Sur chacun des autres segments, il y a quatre traits blancs
en forme de chevrons, le sommet dirigé vers la base de l’aile, et ces
traits débordant sur les franges des deux côtés de chaque segment. Un
point blanc à la jonction des segments 1 et 2 des ailes antérieures. Un
autre trait blanc, courbe, à l’extrémité de chaque segment. Frange
terminale sur chaque segment, gris clair et blanchâtre.
Dessous des quatre ailes avec le même ton et les mêmes dessins
fiue le dessus.
Aux ailes postérieures, les franges latérales sont plus courtes dans
la première partie des segments, de sorte que cette particularité donne
l’illusion d’une tache blanche au milieu des ailes.
Holotype : 1 <?, archipel des Seychelles, île Mahé, Beau Vallon,
14-111-19(30 (H. Legrand).
Allotype : 1 Ç, même localité, 31-III-1959 (M. Gerber).
Paratypes : 1 3 et 6 $, même localité, du 18-1 au 29-VI-1959.
■ Alucila seychellensis (B. Fletcher) (PI. V, n° 11).
„ Orneodes seychellensis B. Fletcher, 1910, The Orneodidae and Ptcrophoridae of the
Seychelles Expédition, in Trans. Linn. Soc. London, 2' sérié, Zool. 13 (3) : 397 (type.
Seychelles).
Iles Mahé et Silhouette : 7 spéc. (B. Fletcher, 1910, l.c. : 397).
Ile Mahé, Beau Vallon, St-Louis et Misère : 3 spéc. (M.L., 1956, 1959, 1960).
Espèce endémique aux Seychelles
Famille XYLORYGTIDAE
Paraclada tricapna Meyrick.
Poraclada tricapna Meyrick, 1911, l.c. : 288 (type : Silhouette).
He Silhouette : 1 spéc. (Meyrick, 1911, l.c. : 288).
Endémique aux Seychelles.
^nachaslis digitala Meyrick.
Anachastis digilala Meyrick, 1911, l.c. : 288 (type : Silhouette).
Ue Silhouette : 1 spéc. (Meyrick, 1911, l.c. : 288).
Endémique aux Seychelles.
Source : MNHN, Paris
54
H. LEGRAND
* Odites arenella n. sp. (PI. V, n° 9).
Envergure 13 mm. Antennes ciliées, palpes porrigés, vertex hérissé ;
patagia, tegulae, thorax, abdomen, pattes, le tout jaune pâle, dessus et
dessous.
Ailes antérieures arrondies, jaune pâle, avec les bordures costale
et externe légèrement plus foncées. Trois petits points noirs orange clair,
à peine visibles, alignés longitudinalement sur le milieu de l’aile. Une
ligne terminale de points de même nature. Frange concolore.
Ailes postérieures jaune pâle, avec la ligne jaune terminale un peu
plus foncée. Frange concolore.
Dessous des quatre ailes jaune, avec ligne jaune foncée terminale-
Frange comme sur le dessus.
Holotype : 1 S, île Aldabra, 20-X1-1959 ( H. Legrand).
Espèce voisiue de O. alomosperma Meyrick, décrite de Madagascar. En
difTère par : 1° la taille plus petite, 2° la présence d’atomes orange au
milieu des ailes antérieures.
Famille BLASTOBASIDAE
■ Blastobasis acarta Meyrick.
Blaslobasis acarla Meyrick, 1911, l.c. : 286 (type : Seychelles).
Iles Mahé et Silhouette : 3 spéc. (Meyrick, 1916, l.c. : 287). „
Ile Mahé, Beau Vallon : 18 spéc. (MX., 1956, 1959, 1960) dét. J.D. BraDLEY, B-** 1 '’
1963.
Espèce endémique aux Seychelles.
■ Blaslobasis inlrepida Meyrick.
Blaslobasis inlrepida Meyrick, 1911, l.c. : 287 (type : Mahé).
Ile Mahé, Cascade Rstatc : 1 spéc. (Meyrick, 1911, l.c. : 287).
Ile Mahé, Beau Vallon : 20 spéc. (M.L., l.c., 1956, 1959, 1960).
Espèce endémique aux Seychelles.
Famille OEGOPHORIDAE
Platactis hormathoia Meyrick.
Plalaclis hormathoia Meyrick, 1911, l.c., p. 287.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET d’aLDABRA
55
lie Malié, Morne Blanc : 3 spéc. (Meyrick, 1911, l.c. : 287).
Endémique aux Seychelles.
* Epiphractis speciosella n. sp. (PI. V, n° 12).
Envergure 17 mm. Antennes simples, jaunâtre pâle. Vertex hérissé.
Patagia, tegulae et thorax brun-rougeâtre pâle. Abdomen jaunâtre pâle.
Pattes antérieures blanches. Dessous de l’abdomen blanc.
Ailes antérieures blanc jaunâtre avec bord interne brun rougeâtre
surmonté d'un trait fin, parallèle, de cette couleur, et d’un gros point,
également de cette couleur, au tornus, prolongé sur la frange. Un certain
«ombre d’écailles brun-rougeâtre, disséminées sur toute l’étendue de
l’aile, principalement autour de l’apex. Frange concolore.
Ailes postérieures grisâtre pâle, avec une ligne terminale fine blanc
jaunâtre. Frange blanche.
Dessous des ailes antérieures gris, avec le bord interne plus pâle,
dessous des ailes postérieures gris blanchâtre. Frange comme sur e
dessus.
Chenille sur Barringtonia speciosa (bonnet carré), Lécythidacée.
Holotype : 1 ?, archipel des Seychelles, île Mahé, Glacis, ex-larva
éclosion le 20-V1-1960 (I<. Labrosse).
Paratypes : 2 Ç, mêmes localité et récolteur, ex-larva, éclosions les
3l 'V et l-VII-1960.
Bigotianella nov. gen.
. Trois espèces de la famille des Œcophoridae, communiquées a
W. G. Tremewan, du B.M. (N.H.), ont été reconnues par lui comme
appartenant à un genre nouveau, voisin des Pleurota.
Palpes décumbants, très allongés au 2 e article. Antennes fines, lisses,
annelées de noir et de blanc. Trompe bien formée. Patagia, tegulae e
thorax de la couleur du fond des ailes, ainsi que l’abdomen, et les pattes.
A.ux ailes antérieures, nervation complète, 7 tigée avec 8 ; aux posté-
r ‘cures, une seule anale, ou 1 a formant une boucle à la base de l b ,
Cel| ulc en partie ouverte.
Armure génitale variable suivant les espèces.
Genre féminin. Espèce type du genre : Bigotianella simpsonella, n. sp.
Ge genre semble particulier à l’archipel de Cosmoledo (Océan Indien),
remercie M. L. Bigot d’avoir bien voulu préparer et dessiner les
fmures, ainsi que la nervation, et d’en avoir rédigé le commentaire.
Source : MNHM, Paris
56
H. LEGRAND
* Bigotianella simpsonella n. sp. (PI. VI, n° 10).
Envergure 11 mm. Antennes longues, avec le scape et la base gris,
puis annelées de blanc et noir, plusieurs articles çà et là se suivant en
i
Fig. 1 à 3. —- Higolianella simpsonella n. geu., n. sp. — 1 : Nervation. — 2 : Arm u
génitale j. — 3 : Armure génitale S.
noir. Palpes réunis, pendants, revêtus d’écailles longues, grises et b
ches. Vertex gris foncé. Tegulae, patagia, thorax, gris. Abdomen 8
brun. Pattes annelées gris-bleuâtre et gris. Dessous de l’abdomen g
bleu et jaunâtre, avec le dernier sternite jaune fauve. gt
Ailes antérieures gris-bleuâtre, avec de nombreuses lignes, ^ aC *\ e -* s é-
stries noires, ainsi disposées : 1° un groupe de petits points noirs d«
minés dans tout l’espace basilaire ; 2° une série de stries costales n
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET D’ALDABRA 57
entre le premier tiers costal et l’apex ; 3° trois taches noires, l’une au
Milieu du bord interne, et deux autres, plus grosses, au-dessus de cette
dernière, allongées longitudinalement ; 4° une grosse tache noire, subapi¬
cale ; 5° un trait noir apical, et un autre, partant de la tache noire n° 4,
aboutissant au bord costal près de l’apex ; 6° une ligne antéterminale de
taches grisâtres partant du milieu du bord externe et aboutissant au
tornus ; 7° un trait noir large, transversal, partant du tornus en direction
ne l’espace séparant les taches 3 et 4, mais plus près de celle n° 4, pour
prendre ensuite une direction oblique en se divisant en deux lignes
hnes, parallèles, jusqu’au bord costal. Une ligne terminale noire, fine.
Une tache costale, préapicale, blanche. Frange faite d’écailles grises,
noires, et blanches, mélangées.
Ailes postérieures gris-brun, plus foncées aux environs de l’apex,
avec une ligne fine terminale jaune clair. Frange gris-brun près de la
*'gne terminale, blanchâtre distalement.
Dessous des ailes antérieures brun-rougeâtre et noir, avec trois
taches blanches au bord costal près de l’apex, et une sur la frange près
du tornus. Dessous des ailes postérieures gris-brunâtre. Frange gris-
toncé aux quatre ailes.
" Armures cj et $ (fig. 1 à 3) cî Uncus en languette. Valve entière, à
o°rd postérieur concave. Pénis long et mince, légèrement courbé dans
*°n premier quart. $ Apophyses postérieures à racines doubles. Ductus
bursae court, à portion distale chitinisée en entonnoir.
« Nervation : c? et $ normaux. J’ignore s’il existe des anales à l’aile
Postérieure ; j’ai vu ces anales seulement sur la préparation n° 5 »
(L. Bigot).
Holotype : 1 $, archipel de Cosmoledo, île Menai (21-X-1959)
v'1. Gerber).
Allotype : 1 <J, mêmes localité, date et récolteur (en mauvais état).
Paratypes : 3 Ç, même localité, du 13 au 16-X-1959.
®igotianella menaiella n. sp. (PI. VI, n° 11).
Envergure 7 mm. Antennes avec le scape et la base, gris, puis annelées
® ris clair et blanc, avec au milieu, 4 anneaux blancs jointifs. Vertex,
latagia, tegulae et thorax, gris. Abdomen brun-noir. Pattes noires et
S^ses, avec les tarses annelés noir et blanc. Dessous de l’abdomen gris-
blanchâtre.
.Ailes antérieures grises, avec quelques atômes bleuâtres. Nombreux
• "Us noirs disséminés dans la moitié basale de l’aile, comme chez
*npsonella. Une tache costale brune à la moitié de la bordure. Une
, tre tache brune, allongée obliquement, aboutissant à la moitié du
, O interne. Du Inrmis liant iimmi'nii rlenv lier* costal. une bande
interne. Du tornus part, jusqu’au deux tiers costal, une bande
v ~* c , allongée et oblique, en sens contraire de la précédente. Une tache
Une costale, préapicale, puis une autre, apicale, et une troisième.
^une,
Source : MNHN, Paris
58
H. LEGRAND
subapicale, allongée irrégulièrement. Frange entrecoupée, gris foncé et
gris pâle ; le long de la partie distale du bord interne, elle estgris-roussâtre,
tandis qu’elle est gris clair le long du bord externe avec plusieurs lignes
parallèles, noires et grises.
Ailes postérieures gris-brun, plus foncé aux environs de l’apex.
Frange gris-brun foncé.
Dessous des quatre ailes gris-roussâtre. Frange concolore.
Armure 5 : Uncus court. Valve en deux parties : une portion basale
large, à rétrécissement submédian, effilée à son extrémité ; un processus
allongé, séparé dès l’origine. Vinculum largement triangulaire. Pénis
court et trapu.
Holotype : 1 s, archipel de Cosmoledo, île Menai, 10-X-1959
(M. Gerber).
Allotype : 1 $, même localité, 14-X-1959 (M. Gerber).
Paratypes : 14 $, même localité, du 3 au 23-X-1959.
* Bigotianella tournefortiaecolella n. sp.
Envergure 7 mm. Antennes jaunes à la base, annelées de noir et de
blanc ensuite, irrégulièrement ; scape jaune. Vertex et patagia jaune
ocre pâle. Palpes décumbants, longs et jaunes. Tegulae et thorax jaune
ocre foncé. Abdomen ocre roussàtre. Dessous de l’abdomen et pattes
jaune pâle, ces dernières légèrement annelées de noir.
Ailes antérieures ocre foncé, avec plusieurs taches et traits noir»'
Le bord costal est coudé peu après son milieu. Un mince trait costa
basilaire, noir. Une grosse tache noire après le coude du bord costal. Un
petit point noir au milieu du bord interne. Deux autres points noir s >
l’un très petit, apical, l’autre un peu plus gros, subapical. Une ombre
large, oblique, brune commence au bord costal, entre le point noir
de la partie coudée et l’apex, pour aboutir au bord interne. Une lig ne
terminale de points brun-rougeâtres. Frange concolore.
Ailes postérieures grises avec la partie apicale rougeâtre.
terminale line, jaune clair. Frange grise.
Dessous des ailes antérieures gris-brun, avec quelques taches jaunâ
très. Dessous des ailes postérieures comme sur le dessus. Frange aU '
quatre ailes comme sur le dessus.
Holotype : 1 $, archipel de Cosmoledo, île Menai, 24-lX-l®*^
(H. Legrand).
Allotype : 1 cî, mêmes localité et récolteur, 15-X-1959.
Paratypes : 4 <? et $, même localité.
Armure génitale cJ : Uncus subtriangulaire, allongé. Valve c0lir ^ 1 f
rétrécissement submédian, avec un petit appendice ventral ; apex al »
Pénis long et mince, subrectiligne.
Source : MNHN, Paris
PTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET D’ALDABRA
59
LÉPIDOI
Biologie : à noter que les spécimens ci-dessus signalés ont tous été
capturés en plein jour sur des feuilles de Tournefortia argentea, sans que
cela désigne de façon certaine la plante nourricière, la chenille n’ayant
pas été trouvée.
Famille GOSMOPTERYGIDAE
* Cosmopteryx jlavofasciata Wollaston (PI. VI, n° 12).
Cosmopteryx flavolasciata Wollaston, 1879, Ann. Mag. Nat. Hist., (5) III : 438 (type :
Sainte-Hélène).
Iles Malié, Coëtivy, Cosmoledo et Aldabra : 28 spéc. (M.L., 1956, 1959, 1960).
Espèce paléotropicale.
Cosmopteryx mimetis Meyrick.
^ Cosmopteryx mimetis Meyrick, 1897, Proc. Linn. Soc. N.S. Wales, 22 : 339 (type.
Ile Mahé : 6 spéc. (Meyrick, 1911, l.c. : 282).
Signalée d’Australie, Nouvelle-Guinée, Bornéo, Inde, Ceylan, Maurice
et Seychelles.
Cosmopteryx ingeniosa Meyrick.
, .Cosmopteryx ingeniosa Meyrick, 1909, Journ. Bombay, Nat. Hist. Soc., 19: 421 (type
in<| e, Khasis).
■le Sainte-Anne : 1 spéc. (B. Fletcher) (Meyrick, 1911, l.c. : 282).
Espèce indienne, probablement introduite.
Slagmalophora ilarcha Meyrick.
Slagmalophora ilarcha Meyrick, 1911, l.c. : 282 (type : Silhouette).
Iles Mahé et Silhouette : 6 spéc. (Meyrick, 1911, l.c. : 282).
Ue Mahé: 11 spéc. (M.L. 1959, 1960).
Endémique aux Seychelles.
1 Stagmatophora hieroglypla Meyrick.
X'agmatophora hieroglypla Meyrick, 1911, l.c. : 282 (type : Mahé).
J e Mahé : 1 spéc. (Meyrick, 1911, l.c. : 282).
"es Mahé et Silhouette : 10 spéc. (M.L., 1959, 1960).
Endi
lémique aux Seychelles.
Source : MNHN, Paris
60
H.
EGRAND
Stagmalophora acris Meyrick.
Stagmatophora acris Meyrick, 1911, l.c. : 283 (type: Seychelles).
Iles Mahé et Félicité : 33 spéc. (Meyrick, 1911, l.c. : 283).
Endémique aux Seychelles.
■ Stagmalophora tentoria Meyrick.
Stagmalophora tentoria Meyrick, 1911, l.c. : 283 (type: Seychelles).
Iles Mahé et Silhouette: ,s (Mi.ykick, 1911, l.c. : 283).
Ile Mahé : 28 spéc. (M.L., 1956, 1959-1960).
B. Fletcher a récolté aussi l’espèce aux Chagos.
Semble endémique aux Seychelles et aux Chagos.
* Stagmatophora floretelta Legrand.
Stagmalophora porelella Legrand, 1958, Bull. Soc. enl. France, 63: 144, f. 4 (tyP e •
Mahé).
Ile Mahé, Beau Vallon : 29 spéc. (M.L., 1956, 1959-1960).
Endémique aux Seychelles.
* Stagmatophora gerberanella n. sp.
Envergure 7 mm. Antennes annelées jaune et noir ; scape blanc-
Palpes dressés, minces, glabres et divergents. Vertex blanc grisâtre-
Tegulae, patagia, thorax bruns. Abdomen jaune. Pattes annelées g rl "
foncé et blanc, avec un point noir au milieu de la partie blanche de
articulations tarsiennes. Dessous de l’abdomen jaune pâle.
Ailes antérieures brun foncé, traversées par trois bandes blanches
irrégulières, joignant la côte au bord interne : la première antéinédian >
marquée d’un point noir au bord costal ; cette bande blanche s'él® 1 ®,
avant le bord interne ; la seconde, médiane, élargie à la côte et au bo
interne où elle englobe un trait brun-noir ; la troisième partant
l’apex, élargie au tornus, bordée extérieurement entre l’apex et le tor
d’un fin trait noir. Un point noir apical et une ligne terminale no»
entre l’apex et le tornus. Frange brune au bord externe, gris roussa
clair ensuite.
Ailes postérieures étroites, gris foncé. Frange longue, gris clair avec
un point noir post-apical.
Dessous des ailes antérieures gris brun, avec les lignes et les P°’ reS
blancs du dessus inscrits en blanchâtre. Dessous des ailes postérie ^
gris clair. Franges jaune brun pâle aux antérieures, blanchâtres
postérieures.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET D’ALDABRA
61
Holotype : 1 3 , archipel des Seychelles, île Mahé, Beau Vallon, 13-VI-
1960 (M. Gerber).
Allotype : 1 $, mêmes localité et récolteur, 13-III-1960.
Paratypes : 3 <J et $, même localité, du 18-1 au 2-V-1959.
Stagmatophora diversoplaga n. sp. (PI. IV, n° 7).
Envergure 10 mm. Antennes annelées blanc-crème et gris-noir;
s cape blanc et gris-brun. Palpes dressés, fins et glabres, annelés blanc-
cr eme et gris-noir. Tête avec vertex lisse, blanc et jaunâtre. Yeux rouges
fiuand l’insecte est vivant, devenant brun-noir après la mort. Patagia,
e gulae et thorax blancs et jaune-ochracé. Abdomen roussâtre avec
a ches claires sur la partie dorsale. Pattes avec fémurs poilus, blancs et
fun-jaunâtre ; tarses et tibias annelés blanc et brun-jaunâtre. Dessous
e 1 abdomen roussâtre clair.
.Ailes antérieures avec la base gris-roussâtre, marquée d’un gros
Point noir central, et suivie d’une tache costale triangulaire avec, au
l 'eu de celle-ci, un point noir isolé. Deux autres taches noires aux
entours flous au milieu de l’aile, entourées de multiples écailles noires
I "s ou moins isolées entre elles. Deux petits traits noirs fins, longitu-
C j aux > sur I e bord costal, le premier en bordure de la zone noire définie
■aessus, le second isolé et bordé inférieurement par un mince trait
et U p e Une *‘gne terminale, également jaune pâle, entre le tornus
a Pex. Frange jaune-ocre, sablée de noir entre tornus et apex, rous-
atre au tornus.
Ailes postérieures ochracées et pointillées de blanc. Frange roussâtre.
du jT essous des a '* es antérieures gris-noir accentué à l’apex et le long
j. bord costal, éclairci au centre des ailes. Dessous des ailes postérieures
ne ocre pâle. Frange aux quatre ailes comme sur le dessus.
od ^folotype : 1 2, archipel des Seychelles, île Mahé, Beau Vallon,
^-Xll-i958 (//. Legrand).
Paratype : 1 Ç, même localité, 4-IX-1959.
^ rr °derces repandatella n. sp. (PI. IV, n° 6).
p Envergure 9 mm. Antennes simples, jaunes, avec le scape blanc,
blan S ^ ress ^ s > 6ns et glabres, le dernier article annelé de noir et de
ap r . c ‘ Yeux rouge feu quand l’insecte est vivant, devenant brun-noir
Th 0 S a m °rl. Vertex lisse, roussâtre. Patagia, et tegulae gris-roussâtre.
dors rouss âtre, Abdomen roussâtre avec taches claires sur la partie
a e * dessous de l’abdomen blanchâtre. Pattes grises et blanc-jaunâtre.
antérieures roussâtres avec plusieurs groupements d’écailles
es ’ n °n jointives, ainsi disposées : le groupe 1, au-dedans et au milieu
Source : MNHN, Paris
62
H. LEGRAND
d’une ligne jaune extramédiane, groupe relié par un trait noir à la base
de l’aile ; le groupe II, au centre de l’aile, et dont le bord intérieur est
relié au groupe I par un fin trait noir ; le groupe III, un peu au-dessous
et à l’extérieur du groupe précédent, près du bord interne ; le groupe IV,
un peu au-delà du milieu de l’aile vers l’extérieur ; et plusieurs autres
semis d’écailles moins importants le long du bord interne et du bord
externe. Un gros point noir apical. Deux traits jaunes, obliques, partant
des groupes II et IV, se dirigent, le premier en-deçà du tornus, le second
au-delà. Plusieurs stries jaunes apicales.
Ailes postérieures étroites, brunes. Frange concolore.
Dessous des ailes antérieures gris-brun avec le bord costal jaune.
Dessous des ailes postérieures et frange aux quatre ailes comme sur le
dessus.
Holotype : 1 3, archipel de Cosmoledo, île Menai, 9-X-1959
(M. Gerber).
Allotype : 1 $, mêmes localité et récolteur, 23-IX-1959.
Paratypes : 29 <j et Ç, dont 15 de même localité que ci-dessus, du
28-X1-1956 au 20-X-1959, 7 d’Aldabra, du 28-X au 20-XI-1959, et 7 de
l’archipel des Seychelles, île Mahé, Beau Vallon, du 15-1 au 19-VIII-1959-
Une forme individuelle, semble-t-il, dont les parties costale et centrale
des ailes antérieures sont à peu près entièrement noires et les groupe¬
ments d’écailles noires plus compacts, a été trouvée et à laquelle je donne
le nom de :
* Pernigra n. morph.
Holotype : 1 Ç, archipel des Seychelles, île Mahé, Beau Vall 011 ’
4-V II 1-1959 (M. Gerber).
2 paratypes : 1 $, archipel de Cosmoledo, île Menai, 8-X-1959, et
1 $ de Mahé, Beau Vallon, du 5-II-1959.
* Pyroderces longalitella n. sp.
Envergure 9 à 10 mm. Antennes annelées jaune et blanc. Palp® s
redressés jaunes et blancs. Tête avec vertex blanchâtre. Patagia, teg ul
thorax et abdomen jaune ocracé pâle. Pattes avec fémurs de me
ton, tibias et tarses blanchâtres. Dessous de l’abdomen blanchâtre.
Ailes antérieures allongées, fines et pointues, d’un jaune ocre
revêtues d’écailles noires plus ou moins allongées et isolées, plus dei*
au bord interne. Une tache noire allongée, un peu au-dessus du p re tJ . e
tiers du bord interne. Deux autres, plus petites, l’une au tornus, 1 a “
à l’apex. Un petit trait noir, fin, à la base du bord costal. Frange ]
nâtre pâle.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET D’ALDABRA 63
Ailes postérieures longues et pointues, d’un jaune ocre uni. Frange
av ec cils longs, d’un jaune ocre brun.
Dessous des quatre ailes brun foncé, semé de taches jaune ocre pâle.
«” range comme sur le dessus.
Holotype : 1 <?, archipel des Seychelles, île Mahé, Beau Vallon,
*-« 1-1959 (jif. Gerbes).
Allotype : 1 Ç, même localité et récolteur, 27-11-1959.
Paratypes : 18 et $, dont 7, archipel des Seychelles, île Mahé,
eau Vallon, du 28-111-1959 au 5-VI-1960, 10 archipel de Cosmoledo,
le Menai, du 5 au 24-X-1959, et 1 d’Aldabra, du 25-XI-1959.
* Pyrodcrces firma (Meyrick) (PI. IV, n° 8).
Syntomactis firma Meyrick, 1911, l.c. : 284 (type : Mahé).
J e Mahé : 2 spéc. (Miîybick, 1911. l.c. : 284).
Ile Mahé : 16 spéc. (M.L., 1956, 1959, 1960).
Endémique aux Seychelles.
Cette espèce nous ayant paru très proche de la suivante, à tel point
9 e cette dernière pouvait n’en être qu’une forme, nous avons demandé
n °tre collègue et ami L. Bigot d’en préparer l’armure génitale,
en ^ examen a démontré de la façon la plus nette que nous sommes
présence de deux espèces et non d’une espèce et de sa variété.
En ce qui concerne P. firma, l’armure <J (fig. 4) montre une valve
apue, terminée par un plateau large et un bec aplati ; le pénis est
S,m Ple, d’une seule pièce.
suh^ arinare ? (fig- 6 ) offre à l’orifice postérieur un ostium bursae
arrondi, et une bourse copulatrice avec un seul signum visible.
^yroderces jonesella n. sp. (PI. IV, n° 9).
de i. I î. Ver ^ ur e 12 mm. Antennes longues, atteignant les quatre cinquièmes
bla i C an *-drieure, dentées intérieurement, à l’extrémité jaune, ensuite
^ c,les > puis annelées de noir et blanc, le scape allongé, noir uni, épaissi
ter°^ ex ^ m *té. Palpes labiaux redressés, le 1 er article long, gris, se
Têt T ' Ulanl ' en b* anc > le 2 e gris-noir, le 3 e glabre, court, pointu, gris clair.
Abri SVeC Vertcx *‘ sse ’ blanchâtre. Tegulae, patagia, thorax, gris-noirâtre.
°nien gris foncé. Pattes annelées gris noir et blanchâtre.
phls Ai *- antérieures gris noir avec la partie basilaire près du bord interne
autr> C a * re ‘ ^ ne bouffe d’écailles hérissées près de l’antémédiane, deux
l a touffes semblables, mais disposées transversalement, près de
v er.s | médiane, une troisième touffe un peu au delà du milieu de l’aile
té e ^ la tin de l’aire sombre ; ces touffes écailleuses sont finement limi¬
er ^ 6 * 1 olair inférieurement. La partie apicale est jaune avec des atômes
P°inf US ■ e * 1 'autres bruns. Trois points noirs costaux, petits, plus un
n °ir. rond, à l’apex. Frange brune.
Source : MNHN, Paris
64
H. LEGRAND
Ailes postérieures gris brun uni. Frange comme aux antérieures.
Dessous des ailes antérieures gris brun, avec le bord interne roussâtre
à la base, et quelques écailles blanches au milieu du bord interne et vers
même.
l’apex. Frange comme sur le dessus. Dessous des ailes postérieures
roussâtre et noir. Frange gris brun.
Holotype : 1 Ç, archipel des Seychelles, île Mahé, Beau Vallon,
1956 (//. Legrand).
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET d’aLDABRA 65
Allotype : 1 3 , mêmes localité et récolteur, 16-IV-1959.
Paratypes : 10 3 et Ç, même localité (1956, 1959 et 1960).
. Cette espèce diffère de la précédente par la présence d’une tache
Jaune à l’apex des ailes antérieures, et en outre, par une taille légèrement
plus grande. L’armure génitale est, en outre, différente dans les deux
sexes.
Chez le 3, la valve est trapue, mais terminée par un processus étroit
e t une dent bien dégagée. Le pénis est complexe, en trois pièces (fig. 5).
Chez la Ç, l’orifice postérieur à l’ostium bursae présente une fente
convexe. La bourse copulatrice possède deux signa (fig. 7).
L’orifice postérieur à l'ostium bursae est un signe distinctif de valeur
Pour séparer les deux espèces (L. Bigot).
Lymnaecia subharpalea n. sp. (PI. IV, n° 10).
Envergure 12 mm. Antennes blanches, scape noir. Palpes porrigés,
pinces, le 2° article jaunâtre, le 3° gris noir. Vertex lisse, gris-brun.
le gulac, patagia, et thorax, gris-brun. Abdomen gris-brun. Pattes gris
c air et blanchâtres. Dessous de l’abdomen gris pâle et blanc.
Ailes antérieures avec la base et la partie antémédiane jaunes, les
Parties postmédiane et terminale noires, et une tache costale préapicale
ubtriangulaire blanche. Un trait costal noir à la base de l’aile. Frange
brun foncé.
Ailes postérieures gris-brun. Frange gris-roussâtre clair.
. dessous des ailes antérieures roussâtre à la base, avec taches blan-
«très irrégulières, noires dans les parties centrale et terminale, avec
( j, tac ,he blanche de l’apex visible en dessous, et le bord interne dépourvu
l*: ca *Nes. Dessous des ailes postérieures gris-clair avec un point blan-
'atre à l’apex. Frange comme sur le dessus.
Holotype : 1 3 , île Aldabra, 28-X11-1959 (H. Legrand).
Paratypes : 6 3 , même localité, du 25-XI au 28-XII-1959.
, Cotte espèce présente à peu près le même faciès externe qu ’Opogona
£P«lea, de la famille des Lyoneliidae. Elle en diffère : 1° par la tache
s tale apicale qui est blanche chez subharpalea alors qu'elle est jaune
ez harpalea ; 2 ° par le trait costal basal, plus petit chez subharpalea
que chez harpalea.
détermination du genre par M. W. O. Tremewan, British Muséum.
^yinnaecia superharpalea n. sp. (PI. IV, n° 11).
Pal^ nVer ^ ure 13 mm. Antennes annelées gris et blanc ; scape gris.
P es porrigés, minces, le 2° article jaunâtre, le 3 e blanc et gris-noir.
Ïï&i-,,
"miss du Muséum. — Zoologie, t. XXXVII. 5
Source : MNHN, Paris
66
H. LEGRAND
Vertex lisse, gris clair brillant, bordé de brun inférieurement. Tegulae
brun noir. Prothorax gris clair. Abdomen gris-brun. Pattes noires, blan¬
châtres aux articulations. Dessous de l’abdomen gris et blanc.
Ailes antérieures avec la partie basilaire noire. La partie antémédiane
jusqu’au milieu de l'aile, jaune avec un fin liseré blanc de chaque côté.
La partie postmédiane, jusqu’au bout terminal, noire, avec une tache
costale préapicale blanche. Un petit trait costal noir à la base de l’aile.
Frange brun-noir.
Ailes postérieures brun-noir. Frange concolore.
Dessous des ailes antérieures gris-noir, avec le bord interne et une
tache apicale blanchâtres. Frange gris foncé. Dessous des ailes posté¬
rieures gris-noir avec une tache blanchâtre à l’apex. Frange gris clair.
Holotype : 1 Ç, archipel de Cosmoledo, île Menai, 23-IX-1959
(M. Gerber).
Paratypes : 4 $, dont 1 de même localité, 20-X-1959, et 2 de l’îl e
Aldabra, du 28-X-1959.
Espèce voisine de la précédente, Lymnaecia subharpalea n. sp. Elle
en diffère : 1° par une taille légèrement plus grande (13 mm au lieu de
12) ; 2° par une zone basilaire qui est noire au lieu de jaune ; 3° par la
forme et l’étendue de la tache costale préapicale, qui est plus grande
et plus nettement triangulaire chez superharpalea.
Détermination du genre par M. W. G. Tremewan, British Muséum.
■ Ascalenia sindonia (Meyrick).
Chololis sindonia Meyrick, 1911, l.c.: 284 (type: Aldabra).
Ile Aldabra : I spéc. (Meyrick, 1911, l.c. : 281).
Ile Aldabra: Il spéc. (M.L., 1959).
Semble endémique à Aldabra.
■ Ascalenia isotacla (Meyrick).
Chololis isotacla Meyrick, 1911, l.c. : 284 (type: Mahé).
Ile Mahé: 1 spéc. (Meyrick, 1911, l.c. : 284).
Ile Mahé : 16 spéc. (M.L., 1959, 1960) (dét. J.D. Bradley, B.M.).
Endémique aux Seychelles.
* Ascalenia bialbipunctella n. sp.
Envergure 6 mm. Antennes filiformes, noires, avec l'extrém^®
blanche. Scape noir. Tête avec vertex lisse, noir. Patagia, tegula e
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET D’ALDABRA
thorax noirs. Meso et metathorax ainsi que les 3 premiers tergites de
l’abdomen gris-roussâtres, les derniers tergites grisâtres. Dessous de
l’abdomen et pattes gris foncé.
Ailes antérieures avec un léger reflet violacé. Deux points blancs,
l’un préapical, l’autre au tornus. Un autre point blanc apical a la pointe
extrême de l’aile. Frange gris-noir.
Ailes postérieures étroites, longues, pointues, gris foncé. Frange gris
noirâtre. .. .
Dessous des ailes antérieures gris-noir avec les deux taches blanciies,
Préapicale et tornale bien visibles en dessous. Dessous des ailes pos e-
rieures gris-noir. Frange aux quatre ailes comme sur le dessus.
Holotype : 1 Ç, île Aldabra, 22-XI1-1959 (M. Gerber).
Paratypes : 3 $, même localité, 25-XI (1), et 17-XII-1959 (2).
Ascalenia pseudofusella n. sp.
Envergure 7 mm. Antennes filiformes, lisses, annelées noir et blanc.
Scape noir, blanchâtre à l’extrémité. Palpes redressés, le 2« article eca 1-
^ux, noir et blanc, le 3« glabre et pointu. Tête avec le vertex lisse, no .
Patagia, tegulae, prothorax, noirs. Meso et metathorax, ainsi fl u
3 premiers tergites de l’abdomen, portant des cils longs, gris-roussatre..
Abdomen gris-roussâtre foncé. Pattes avec fémurs et tibias écailleux
Jaunâtres. Tarses fins et glabres, gris. Dessous de l’abdomen gris clair
et jaune.
Ailes antérieures noires, ombrées de brun, avec quelques P^its
Points blancs, et plusieurs raies transversales fines, légèrement bleuâ .
Jn point apical noir à contours flous, entouré de gris brun fonce et
d atômes noirs. Frange gris-brunâtre.
Ailes postérieures gris foncé uni. Frange concolore.
,, Dessous des ailes antérieures jaune brun avec mélange d « ta °b^
blanchâtres. Dessous des postérieures gris. Frange aux quatre
c °nime sur le dessus.
Holotype : 1 ?, archipel des Seychelles, lie Mahé, Beau Vallon,
*'^-1959 (M. Gerber).
Famille METACHANDIDAE
* Melachanda thaleropis Meyrick.
«"««tan*, IMItnpl, Meyrick, 1811, U. : 278 (type : Seychelles).
Source : MNHN, Paris
68
H. LEGRAND
lie Mabé et Silhouette : 31 spéc. (Meyrick, 1911, l.c. : 278).
Iles Mahé, Beau Vallon : 15 spéc. (M.L., 1956, 1959, 1960).
Endémique aux Seychelles.
■ Metachanda irixantha Meyrick.
Metacliartda Irixantha Meyrick, 1911, l.c. : 278 (type : Seychelles).
Iles Mahé et Silhouette : 24 spéc. (Meyrick, 1911, l.c. : 278).
Ile Mahé, Beau Vallon: 5 spéc. (M.L., 1956, 1959).
Endémique aux Seychelles.
■ Metachanda crypstricha Meyrick.
Metachanda cnjpsitricha Meyrick, 1911, l.c. : 280 (type: Seychelles).
Iles Mahé et Silhouette : 88 spéc. (Meyrick, 1911, l.c. : 280).
Iles Mahé (Beau Vallon) et Silhouette (La Fasse) : 10 spéc. (M.L., 1956, 1959, I960).
Endémique aux Seychelles.
* Metachanda gerberella n. sp. (PI. IV, n° 12).
Envergure 10 mm. Antennes annelées jaune et noir. Palpes redresses,
avec le dernier article gris-noir, les autres plus clairs. Tête avec le vertex
gris. Patagia, tegulae et thorax jaune d’or. Abdomen blanc jaunâtre
Dessous de l’abdomen et pattes blanc brillant légèrement jaunâtre.
Ailes antérieures arrondies, entièrement jaune d’or, avec la
basilaire du bord costal noire, et une large bande transversale noire à * a
partie post-médiane. Frange blanche.
Ailes postérieures blanc jaunâtre brillant, avec frange de même ton»
légèrement plus foncée.
Dessous des ailes antérieures jaune pâle. Dessous des ailes postérieures
blanc. Frange comme sur le dessus.
Holotype : 1 S, archipel des Seychelles, île Mahé, Beau Vallon,
1959 (M. Gerbcr).
Allotype : 1 Ç, même localité, 26-IV-1959 (//. Legrand).
Paratypes : 4 3 et $, même localité, du 8-11 au 2-V1-1959.
* Metachanda brunneopunctella n. sp. (PI. IV, n° 13).
Envergure 9 mm. Antennes annelées de jaune et de noir. P^P®
redressés blancs, une touffe d’écailles blanches entre les 2 e et 3° arllC •
Tête avec vertex blanc. Patagia, tegulae et thorax bruns. Abdo ^
avec les deux premiers anneaux jaunâtres, les cinq suivants bruns
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET D’ALDABRA 69
les deux derniers jaunes. Dessous de l’abdomen et pattes d un blanc
brillant.
Ailes antérieures blanches, parsemées d’écailles noires isolées, et de
gros points noirs, ces derniers disposés de la manière suivante : une
bande noire joignant le tornus au bord costal; de ce point part une
autre bande noire en direction du premier tiers du bord interne ; la base
de l’aile est marquée de deux gros points noirs ; tout le bord externe
jusqu’au delà de l’apex est précédé d’une ligne antéterminale de points
uoirs jointifs ; une ligne terminale de points noirs à contours llous.
Frange alternativement gris-noir et gris-clair.
Ailes postérieures gris-noirâtre uni. Frange jaunâtre autour de 1 apex,
grise ailleurs.
Holotype : 1 d, archipel des Seychelles, île Mahé, Beau Vallon, 3-IV-
1959 (Jlf. Gerber).
Allotype : 1 $, même localité, 6-VIII-1959 (H. Legrand).
Paratypes : 7 d» même localité, du 5-II-1959 au 7-IV-1960.
Metachanda plumbaginella n. sp.
Envergure 9 mm. Antennes longues, filiformes, gris-noir et noires.
p alpes redressés, roussàtres, écailleux. Tête avec vertex lisse, gns-noir.
Patagia, tegulae, thorax et abdomen, gris-roussâtres. Pattes jaunâtres
intérieurement, gris-foncé et jaunâtres extérieurement. Dessous de
abdomen gris brillant.
Ailes antérieures gris plomb brillant, avec quatre taches vaguement
arrondies, brun-rougeâtre, au centre de l’aile, et trois taches noires
( 2 au tornus, et une au bord costal) la dernière avec une tache costale
blanche de chaque côté. Toute la partie apicale est sablée de noir. Une
bgne terminale, faite de taches noires, séparées, entre le tornus et au
delà de l’apex. Frange jaunâtre, brillante.
Ailes postérieures gris-roussâtre, avec une ligne terminale line jaune
c »air. Frange concolore.
Dessous des ailes antérieures gris foncé avec les parties costale api-
et du milieu du bord interne jusqu’au point extrabasilaire, roussâtre
clair.
Holotype : 1 d, archipel des Seychelles, île Mahé, Beau Vallon, -8-XII-
l95 9 (Af. Gerber).
Allotype : 1 $, mêmes localité et récolteur, 15-11-1959.
Paratypes : 9 $, même localité, du 18-1 au 30-VII-1959.
bdetachanda argentinigrella n.
Envergure 9 mm. Antennes filiformes, annelées de jaune et de gris-
no,r - Palpes redressés, gris foncé et roussâtre. Tête avec vertex lisse.
Source : MNHN, Paris
70
I. LEGRAND
gris-noir. Patagia roussâtres. Tegulae et thorax gris-noir. Abdomen
noir. Dessous de l’abdomen gris-noir. Pattes noires avec les articulations
jaune fauve.
Ailes antérieures gris foncé plombé brillant, avec plusieurs taches
noires, entourées finement de roussâtre : l’une allongée près du bord
interne au premier tiers, une autre vers l’emplacement de la réniforme,
deux autres grosses, vers le tornus, surmontées d’un fragment de ligne
transversale, dépassant quelque peu le milieu de l’aile. Plusieurs traits
longitudinaux fins, sur le bord costal, avec, à la base, une grosse tache
noire. Un point costal noir, virguliforme, avant l’apex ; deux autres
points noirs au milieu du bord externe. Une ligne terminale de points
noirs. Frange irrégulièrement entrecoupée de noir, gris et blanc.
Ailes postérieures gris-roussâtre, entourées d’une ligne terminale fine
et jaunâtre. Frange concolore.
Dessous des ailes antérieures gris-noirâtre, avec vaste espace jaune
vif entre l’apex et le milieu de l’aile, doublé inférieurement d’un trait
longitudinal de même ton. Dessous des ailes postérieures et frange aux
quatre ailes gris-roussâtre foncé.
Holotype : 1 3, archipel des Seychelles, île Mahé, Beau Vallon»
26-1 II-l 959 (M. Gerber).
* Metachanda aldabrella n. sp. (PI. IV, n° 14).
Envergure 11 mm. Antennes annelées gris et noir, l'extrémité p^j
pâle, filiformes ; scape allongé. Palpes longs, redressés, pointus, avec *
dernier article plus mince et plus clair que le second. Tête et thora
gris. Abdomen gris clair. Dessous de l’abdomen et pattes gris clair p 0,n '
tillé de noir.
Ailes antérieures gris clair avec un large espace brun aux contour®
irréguliers dans la partie basilaire. Un gros point noir cellulaire, b
partie distale de l’aile est gris foncé encadrant une ligne subtermina
faiblement indiquée en gris clair. Frange gris-jaunâtre pâle, sauf au torn
où elle est gris foncé.
Ailes postérieures gris clair comme la couleur de fond des ailes ante
rieures. Frange plus claire.
Dessous des quatre ailes gris brun luisant, avec les nervures eD
relief accentué très visibles. Frange concolore.
Holotype : 1 <j, île Aldabra, 27-XII-1959 (M. Gerber ).
<j>
Je rapporte à cette espèce, avec un léger point de doute, " n ® ,
également récoltée à Aldabra par M ,nu Gerber le 17-X11-1959 (ma c° ^
dans laquelle la taille est plus petite (9 mm au lieu de 11) ; le dessin
est très sensiblement le même, mais d’un ton plus foncé.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET D’ALDABRA 71
* Metachanda coëtivyella n. sp. (PI. IV, n° 15).
Envergure 12 à 13 mm. Antennes annelées de noir et de blanc. Palpes
avec le 2° article jaune pâle, le dernier, noir avec la pointe pâle. Vertex
jaune foncé. Thorax noir. Abdomen roussâtre. Pattes annelées de gris
et de jaune.
Ailes antérieures noires à la base sur toute la largeur de l’aile, cette
surface noire se terminant en oblique par une bordure droite aboutissant
au milieu du bord interne. Ensuite l’aile est d’un blanc jaunâtre sur
une aire vaguement triangulaire, la base appuyée au bord costal avec un
Point noir, le sommet de ce triangle étant fixé au milieu du bord interne.
Le reste de l’aile est noir, la limite de cette surface étant noire et présen¬
tant des contours irréguliers.
Ailes postérieures brunes. Frange gris-noir aux quatre ailes.
Dessous des quatre ailes brun avec nombreuses taches blanches
disposées irrégulièrement. Frange comme sur le dessus.
Holotype : 1 Ç, île Coëtivy, archipel des Seychelles, à 330 km SSE
de Mahé, 21-11-1959 (//. Legrand).
Paratypes : 6 Ç, mêmes localité, date et récolteur.
L'espèce semble endémique en la petite île de Coëtivy.
Metachanda systematicella n. sp.
Envergure 11 mm. Antennes annelées gris-roussàtre et noir. Palpes
décumbants gris-roussâtres, le 2 e article pubescent, le 3 e glabre. 1 été,
avec vertex hérissé, roussâtre. Patagia, tegulae, mesothorax, noirs,
^tetathorax et abdomen roussâtres. Pattes et dessous de l’abdomen
r «ussâtre clair.
Ailes antérieures gris-roussâtres, revêtues de nombreuses écailles
n °ires. Deux gros points noirs dans la partie basilaire, le premier près
du bord costal, le second à la base de l’aile entre les deux bordures,
pans la partie centrale de l’aile on distingue trois autres points noirs,
* e premier contre le bord interne, le second au milieu de la partie anteme-
djune, le troisième au milieu de la partie postmédiane. Dans la partie
distale, un point noir entouré d’écailles noires, font à cette partie des
contours plus ou moins flous. Une ligne terminale de points noirs sur la
•range, celle-ci entrecoupée de gris-noir et de gris clair.
Ailes postérieures gris-roussâtres, entourées d’une ligne fine jaune
a uve. Frange gris-clair et roussâtre.
Dessous des quatre ailes gris foncé. Frange comme sur le dessus.
Holotype : 1 <J, archipel des Seychelles, île Mahé, Beau Vallon, 6-1II-
1959 (Af. Gcrber).
Allotype : 1 Ç, mêmes localité et récolteur, 28-111-1959.
Paratypes : 5 <3, même localité, du 19-1 au 19-V-1959.
Source : MNHN, Paris
72
H. LEGRAND
* Metachanda fulgidella n. sp. (PI. V, n° 1).
Envergure 9 mm. Antennes annelées de noir et de jaune. Palpes
redressés, le 2 e article noir, le 3 e blanc. Vertex lisse, gris-verdâtre. Patagia
et thorax gris-verdâtre. Tegulae noirs. Abdomen gris-noir, le dernier
tergite roussâtre. Pattes noires, mais jaunes aux articulations.
Ailes antérieures jaune pâle, avec quelques points et taches noirs.
Sur le bord costal, une tache noire, basilaire, couvrant la moitié de la
largeur de l’aile, puis au milieu du bord costal, une tache noire, triangu¬
laire. Plus loin, sur le même bord, une autre de mêmes forme et couleur,
mais un peu plus petite, et trois points noirs, l’un au tornus, le second
au milieu du bord interne, le troisième au-dessus et contre la tache
basilaire. Nombreux petits points noirs disséminés çà et là surtout dans
les parties subterminale et médiane. Taches oranges, la première au-
dessus du point noir du milieu du bord interne, la seconde au-dessus du
tornus encerclant quatre petits points noirs alignés obliquement, l a
troisième entre l’apex et le tornus. Frange gris blanchâtre.
Ailes postérieures gris-brun foncé uniforme. Frange concolore.
Dessous des ailes antérieures gris foncé avec une large tache blan¬
châtre vers le milieu de l’aile dans la région antémédiane.
Holotype : 1 <?, archipel des Seychelles, île Mahé, Beau Vallon.
23-111-1959 (Af. Gerber).
Allotype : 1 $, mêmes localité et récolteur, 21-IV-1959.
Paratypes : 16 <? et Ç, même localité, du 2-1-1959 au 5-V-1960.
* Oxycrates longodivisella n. sp. (PI. V, n° 2).
Envergure 7 mm. Antennes filiformes, alternativement brunes e
jaunes ; scape jaune. Patagia, tegulae en thorax, jaune pâle. Abdomen
gris-jaune. Pattes jaunes, tibias pubescents. Dessous de l’abdomen
gris, les derniers sternites jaunes.
Ailes antérieures uniformément gris-jaune, avec toute la partie Q ü
centre de l’aile entre la base et le bord externe, blanchâtre. Frang
grisâtre.
Ailes postérieures grises. Frange concolore.
Dessous des ailes antérieures gris foncé, avec le bord costal blanc-
Une ligne blanche, au milieu de l’aile, part de la base pour aboutir
bord externe. Frange gris-jaunâtre pâle. Dessous des ailes postérieur
gris, entouré de blanchâtre. Frange grise.
Holotype : 1 (J, archipel de Cosmoledo, île Menai, 27 -lX-l®^
(H. Legrand).
Paratypes : 2 S, même localité 24-1X-1959, et île Aldabra, 27-X^
1959.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET d’ALDABRA
73
* Oxycrates fulvoradiella n. sp. (PI. V, n° 3).
Envergure 9 mm. Antennes fines, lisses, jaune foncé. Palpes porrigés,
ascendants, épais, jaune foncé, les 2 e et 3 e articles limités de blanc infé¬
rieurement. Vertex lisse, gris jaune. Patagia, tegulae, thorax bruns.
Abdomen brun foncé, le dernier tergite brun jaune clair. Dessous de
} abdomen jaune clair brillant, le dernier sternite roussâtre. Pattes
jaune clair.
Ailes antérieures brunes, avec, de la base au tornus, un large espace
longitudinal jaune clair, auquel succèdent, en direction de l’apex quatre
traits noirs longitudinaux, en escalier. Frange brune, entrecoupée de
jaune pâle vers l’apex.
Ailes postérieures brunes. Frange concolore.
Dessous des ailes antérieures brun, plus clair à la base et sur les
nervures. Dessous des ailes postérieures brun foncé. Frange comme sur
le dessus.
Holotype : 1 S, archipel de Cosmoledo, île Menai, 21-X-1959
Gerber).
Allotype : 1 $, île Aldabra, 22-XII-1959 (M. Gerber).
Dans la famille des Metachandidae, créée par Meyrick, cet auteur
a signalé des îles Seychelles les espèces suivantes avec lesquelles n ont
Pas été identifiées les captures des Missions Legrand, soit :
^^achanda columnata Meyrick, 1911, l.c. : 276 ; 3 spéc. de Silhouette.
— hydraula Meyrick, 1911, l.c. : 276 ; 1 spéc. de Silhouette.
— glaciata Meyrick, 1911, l.c. : 277 ; 1 spéc. de Silhouette.
-— mormodes Meyrick, 1911, l.c. : 277 ; 2 spéc. de Mahé.
— nodivaga Meyrick, 1911, l.c. : 277 ; 1 spéc. de Silhouette.
— prodelta Meyrick, 1911, l.c. 277 ; 10 spéc. de Mahé, Silhouette,
Félicité.
— classica Meyrick, 1911, l.c. : 278 ; 3 spéc. de Mahe et Sil¬
houette. , .. , ,
— forlunala Meyrick, 1911, l.c. : 279; 13 spec. de Mahe,
Silhouette, Félicité.
— miltospila Meyrick, 1911, l.c. : 279 ; 5 spéc. de Mahe et
Silhouette.
— fumtila Meyrick, 1911, l.c. : 279 ; 37 spéc. de Mahe, Silhouette,
Félicité. . . c -11 M-
— aulocenlra Meyrick, 1911, l.c. : 280 ; 7 spéc. de Silhouette
p. et Félicité.
^onystis s,idopa Meyrick, 1911, l.c. : 281 ; 2 spéc. de Silhouette.
— liotanodes Meyrick, 1911, l.c. : 281 ; 6 spéc. de Silhouette.
; Toutes ces espèces ont été décrites par Meyrick sous les références
Se l ‘quées ; le type de chacune est des Seychelles, et leur répartition
limitée aux îles mentionnées.
Source : MNHN, Paris
74
H. LEGRAND
Famille GELECHIIDAE
■ Arilotelia schematias Meyrick.
Arislolelia schematias Meyrick, 1911, I.c . : 274 (type: Mahé).
Ile Mahé : 1 spéc. (Meyrick, 1911, l.c. : 274).
lie Mahé, Beau Vallon : 1 spéc. (M.L., 1959).
Endémique aux SeychePes.
* Gelechia safranella n. sp. (PI. V, n° 4).
Envergure 12 mm. Antennes annelées, jaune et brun; scape jaune-
Palpes avec le 2 e article épais, brun foncé, le 3 e mince, glabre, blanc.
Vertex lisse, gris clair. Patagia, tegulae, thorax, jaune ocre. Abdomen
jaune ocre, avec des écailles brunes sur les derniers tergites. Pattes
grises et jaunes. Dessous de l’abdomen gris jaunâtre.
Ailes antérieures ocre foncé avec quatre points noirs, l’un dans a
partie antémédiane, un autre cellulaire, les deux derniers post-cellulaiÇ eS ’
Deux traits noirs sur le bord costal, l’un au-dessus du point noir cellularn >
l’autre apical, séparé du premier par un trait oblique, jaune pâle. De
points noirs terminaux près de l’apex. Frange concolore.
Ailes postérieures gris-brun foncé. Frange concolore.
Dessous des ailes antérieures gris-brun avec l’apex et les frang eS
jaunes. Dessous des ailes postérieures gris-brun, blanchâtres à la b ase '
Frange gris-noir.
l-V-
Molotype : 1 $, archipel des Seychelles, île Mahé, Beau Vallon, *'
1959 (H. Legrand).
* Plalyedra gossgpiella (Saunders).
Depressaria gossypietla Saunders, 1843, Trans. Elit. Soc. London, (1) 3: 28j ( ^
West India).
Cosmoledo et Aldabra : 4 spéc. (M.L., 1959).
Toutes régions tropicales.
* Stegasla variana Meyrick.
traU e
Steoasta variana Meyrick, 1904, Proc. Linn. Soc. N.S. Wales, 29 : 13 (tyP e :
Nouvelles-Galles du Sud).
Ile Mahé, Beau Vallon : 3 spéc. (M.I.., 1959, 1900).
Australie, Inde, Sud-Rhodésie, Natal, Transvaal, Sud-ouest Af r * ca
Seychelles.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET D’ALDABRA
■ Gnorimoschema operculella (Zeller)
(, Vn Cele F hia (Bryotropha) operculella Zeller. 1873, Verh. Zool.-bot. Ges. Wien, 23: 262
UJ T e : Amérique du Nord ; Texas).
Ile Malié : 1 spéc. (Meyrick, 1911, t.c. : 272).
Ile Mahé, Beau Vallon : 9 spéc. (M.L., 1956, 1958, 1959).
Espèce cosmopolite.
I Thiotricha tenuis (Walsingham) (PI. III, n° 13).
*mb\c) UJ ' nn0 tenU ' S Wakin 8 ham . 1891, Trans. Eut. Soc. London , 96, pl. IV, 33 (type:
Thiotricha tenuis Walsingham (in Meyrick, 1911, l.c.: 272-273).
*{es Mahé et Silhouette : 2 spéc. (Meyrick, 1911, l.c. : 272-273).
J e Cerf : 1 spéc. (II. Fletcher) (Meyrick, 1911, l.c. : 272-273).
He Mahé: 23 spéc. (M.L., 1956, 1959, 1960).
Répartition éthiopienne, Seychelles.
Thiotricha tenuis morph. candidella n. (Pl. III, n° 14).
Bolyhymno lenuis Walsingham, 1891, l.c., pl. IV, 33.
Thiotricha lenuis Walsingham (Meyrick, 1911, l.c., p. 272).
Dans sa note référencée ci-dessus, Meyrick signale de notables
r I ? at * ons dans les dessins du dessus des ailes antérieures : « varies
. . r considerably in development of markings », ceci à propos des
Pfcimens qu’il avait examinés en provenance des captures de la Percy
aden Trust Expédition, aux îles Mahé, Silhouette et Cerf, de l’archipel
des Seychelles.
De fait, un tiers environ des exemplaires pris à l’ile Mahé par notre
ISsion > présentent avec la forme typique, les différences suivantes :
antérieures au
chez la forme
le bord interne
p a . .— — o ^ uagmua vv. brun oblique
ain an ^ du bord interne près de la base de l’aile, est souvent absent,
p„„ s1 9 Ue la courte bande brune basale sur laquelle il s’appuie ; ce dernier
Car actère est très net.
n , J e.nomme cette forme candidella n. morph. Jusqu’à présent, elle
été signalée qu’à l’île Mahé.
lQ 5 fw°^ oty P e : 1 <?» archipel des Seychelles, île Mahé, Beau Vallon, 2-V-
(M. Gerber).
A,| otyp e : 1 Ç, même localité, 13-V1-1959 (//. Legrand).
Paratypes : 8 d et $, même localité, du 24-1V au 24-V-1959.
inil -10 J '^ ne noire ’ °blique, joignant l’apex des ailes
tvn' 61 ' du k° rd interne, est fréquemment plus mince que
ent Ue ' “° en ^ Je même de la bande brune longeant
Ce Son initiai* al- la I II I- Qa I a Ihi. i.n. n n I .la Iwli t
Source : MNHN, Paris
76
H. LEGRAND
* Thiotricha tenuis subtenuis n. subsp. (PI. III, n° 15).
A l’île Aldabra et dans l’archipel de Cosmoledo, île Menai, il n’y a
aucune forme aberrante et l’espèce est d’une fixité remarquable contrai¬
rement à ce qu’on observe à Mahé.
Mais dans ces îles du sud, des caractères différents s’observent chez
tous les spécimens capturés, caractères constants qui autorisent la
création d’une sous-espèce que je nomme subtenuis n. subsp., caractérisée
comme suit :
1° Taille plus petite, 6 à 7 mm au lieu de 8 à 9.
2° Présence du trait noir basal signalée dans la morphe candidell<f>
mais avec cette différence qu’au lieu de partir du bord interne, ce trai
se trouve isolé par suite de l’absence du trait foncé, qui dans la forme
typique longe la partie basale du bord interne.
Holotype : 1 <J, archipel de Cosmoledo, île Menai, 23-IX-1959
(M. Gerber ).
Paratypes : 12 (J, dont 10 de la localité ci-dessus, du 5 au 20-X-1959.
et 2 de l’île Aldabra, du l-XI-1959.
Sous-espèce endémique aux îles du groupe d’Aldabra. La morph e
candidclla n’a pas été rencontrée chez la subsp. subtenuis.
* Thiotricha /ridaëlla Legrand.
Thiotricha Iridaëlla Legrand, Hall. Soc. ent. France, 63 : 142, pl. I, f. 1 (Type 9 : - Nlahé ^'
lie Mahé, Beau Vallon : 36 spéc. tf et 9 (M.L., 1956, 1959, 1960).
Ile Silhouette : 2 spéc. (M.L., 1959).
Espèce endémique aux Seychelles.
* Polyhymno colorata n. sp. (Pl. V, n® 13).
Envergure 10 mm. Antennes gris noirâtre. Palpes porrigés, les trois
articles blancs. Vertex jaune brun. Patagia blancs. Tegulae et tho
jaune brun. Abdomen avec les deux premiers anneaux brun fauve, ^
autres gris-brun. Pattes antérieures gris-brun et blanc. Dessous
l’abdomen blanc.
Ailes antérieures rose fauve, avec les deux premiers tiers c0S . t .^ng
d’un blanc pur. Le premier tiers du bord interne est gris fauve. Une në
postmédiane est visible seulement près du bord interne. Quelques s ^
costales apicales blanches avec quelques points noirs, notammen
point apical débordant sur la frange, un autre, subapical, débor
également sur la frange ; un autre, noir, à l’intérieur d’une ligne su
minale blanche, visible seulement près du bord costal. Frange grise-
Ailes postérieures grises, avec frange concolore.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET D’ALDABRA 77
Dessous des ailes antérieures gris-roussàtre, avec une bande plus
claire au bord interne, et un gros point noir apical. Dessous des ailes
postérieures gris. Frange grise aux quatre ailes.
Holotype : 1 <J, île Aldabra, 8-XI-1959 (M. Gerber).
Allotype : 1 Ç, mêmes localité, date et récolteur.
Paratypes : 11 c? et $, dont 9 de même localité, du 1 au 30-XI et
27-XII-1959 et 2 de l’archipel de Cosmoledo, île Menai, les 15-IX et
21-X-1959.
Idiophanlis spectrala Meyrick.
Idiophantis spectrala Meyrick, 1911, l.c. : 272 (type: Mahé).
Ile Mahé : 2 a (Meyrick, 1911, t.c. : 272).
Endémique aux Seychelles.
Chalirtiastis chromatica Meyrick.
Çhaliniastis chromatica Meyrick, 1911, l.c. : 272 (type : Silhouette).
Ile Silhouette: 1 9 (Meyrick, 1911, l.c.: 272).
Endémique aux Seychelles.
Schizovalva blumenzweigella Legrand.
Mah % htzova li> a blumenzweigella Legrand, 1958, Bull. Soc. enl. France, 63 :1-14, f. 5 (type :
Dhl Jc Mahé, Beau Vallon : 17 spéc. (M.L., 1956, 1959, 1960), dont 1 ex-larva sur Calo-
y'ium inophyllum (takamaka), Guttiféracée.
Chenille annelée chocolat et brun pâle ; se chrysalide dans un fourreau
de soie blanche, en dehors de la plante nourricière, probablement dans
le sol ou contre le tronc de l’arbre ; j’ai observé que la chenille, prête a
se chrysaüder, descend de l’arbre à l’aide de son fil. Temps de nymphose :
a Jours.
Endémique aux Seychelles.
Schizovalva leontianella n. sp. (PI. V, n° 14).
Envergure 8 mm. Antennes simples, annelées gris et blanc. Palpes
®? r essés, gris et blanc. Vertex lisse, gris. Patagia, tcgulae et thorax
p ! s - Abdomen gris avec quelques écailles blanches. Pattes annelees
^s-noir et blanc. Dessous de l’abdomen gris, chaque stermte étant
inférieurement par une fine ligne blanche.
Ailes antérieures grises, avec quelques traits noirs longitudinaux
I e bord costal, trois autres également longitudinaux disposes en
Source : MNHN, Paris
78
H. LEGRAND
escalier au centre de l’aile, un autre au tornus, et deux apicaux sur la
frange. Trois points jaunes, l’un dans la partie centrale près de la côte,
un autre vers les deux tiers du bord costal, un troisième diffus dans la
partie apicale. Frange grise entrecoupée de blanchâtre.
Ailes postérieures gris-roussâtre, sans dessins. Apex pointu. Bord
externe légèrement cintré en dedans, entre l’angle anal et l’apex. Frange
grise.
Dessous des ailes antérieures gris, avec les traits noirs costaux du
dessus, visibles. Dessus des ailes postérieures gris. Frange aux quatre
ailes comme sur le dessus.
Chenille sur Calophyllum inophyllum (takainaka), Guttiféracée. Anne-
lée violet-brun et bleu outremer. S’enroule dans la bordure d’une feuille
qu’elle quitte pour se chrysalider en se suspendant à un fil. Chrysalide
dans un cocon de soie blanche.
Holotype : 1 3, archipel des Seychelles, île Mahé, Beau Vallon.
15-V1-1960 (M. Gerber).
Allotype : 1 Ç, môme localité, 22-III-1959 (H. Legrand).
Paratypes : 2 3 et 3 $, môme localité, du 25-1II au 23-V-1960, 1°
dernier ex-larva.
Onebala cubiculata Meyrick.
Onebala cubiculata Meyrick, 1911, l.c. : 273 (type : Silhouette).
Ile Silhouette: 2 spéc. (Meyrick 1911, l.c. : 273).
Endémique aux Seychelles.
* Anarsia crassipalpella n. sp.
Envergure 9 mm. Antennes lisses, fines et jaunes, chaque article
finement limité en noir ; scape jaune pâle. Palpes avec les deux dernie
articles très épais, écailleux, noirs, avec l’extrémité du dernier artic >
blanche. Tête avec vertex lisse, jaunâtre pâle. Patagia, tegulae, et
ocre pâle. Abdomen gris-roussâtre pâle. Pattes avec les tarses anne
gris-noir et jaune paille. Dessous de l’abdomen jaune doré brillant.
Ailes antérieures gris clair, avec de nombreuses écailles brunes- ^
la côte, plusieurs amorces de stries brun foncé, obliques, de pn r
d’autre d'une grosse tache noire, costale, laquelle est prolongée
ladite bordure en direction de l’apex, par un fin trait noir. P^ sl \ eT .
petits points noirs, disséminés à l'intérieur de l’aile. Un trait noir,
minai, entre le tornus et la moitié du bord externe. Deux points no '
apicaux. Frange concolore.
Ailes postérieures gris-roussâtre. Frange concolore.
Dessous des ailes antérieures gris-blanchâtre. Bordures costale
laire, et costale interne, ombrées de noir. Dessous des ailes postérie
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET D’ALDABRA 79
gris clair avec bordure noire à la base du bord interne. Frange comme
Sl >r le dessus.
Holotype : 1 cj, île Aldabra, 30-X-1959 ( H. Legrand).
* Hypatima procax (Meyrick).
Allocola procax Meyrick, 1911, l.c. : 274 (type : Mahé).
{le Mahé : 1 spéc. (Meyrick, 1911, l.c. : 274).
Ile Aldabra : 6 spéc. (M.L., 1959).
Endémique aux Seychelles et au groupe d’Aldabra.
Brachyacma ioloncha (Meyrick).
c eylan) a,>,S,eS io,oncha Me y rick> 1905> Journ - Bombay Nat. Hist. Soc., 16 : 600 (type
He Mahé : 2 spéc. (Meyrick, 1911, l.c. : 273).
Espèce connue de Ceylan ; chenille sur Crotalaria (Meyrick l.c.).
■ Dichomeris ianthes (Meyrick).
Réuni YP s °loplius iantlies Meyrick, 1887, Trans.
u ‘"on, Saint-Denis, spécimen perdu).
J e Mahé : 1 spéc. (Meyrick, 1911, l.c. : 275).
He Mahé : 4 spéc. (M.L., 1956, 1959).
Ent. Soc. London : 273 (type: La
Espèce signalée de l’Inde, Ceylan, La Réunion, Seychelles.
Trichotaphe seminata Meyrick (PI. V, n° 15).
Tfichotaphe seminata Meyrick, 1911, l.c. : 275 (type: Aldabra).
,, Aldabra : 2 spéc. (Meyrick, 1911, l.o. : 275).
lle Aldabra : 1 spéc. (M.L., 1959).
Semble endémique à Aldabra.
^ r ichotaphe hortulana Meyrick (PI. VI, n° 1).
ï’r'tofl c Jj oln P lle hortulana Meyrick, 1918, Ann. Transo. Mus., 6 : 23 (type : Transvaal.
l95 ^Ue espèce était connue seulement par l'hoiotype récolté en 1915 (Jansb, in lilt.
lle Mahé, Beau Vallon : 24 spéc. (M.L., 1956, 1959, 1960).
^°niinun dans cette localité.
Afrique du sud et Seychelles.
Source : MNHN, Paris
80
t. LEGRAND
* Lecithocera effera Meyrick.
Lecithocera effera Meyrick, 1918, Exotic Microlepid., 2 : 104 (type : Sud de 1 Inde,
Coïmbatorc). ,
Iles Mahé et Silhouette: 19 spéc. (M.L., 1959, 1960), dont 1 ex-larva (à Silhouette)
sur Jpomoea batatas (patate douce), Convolvulacéc.
Môme plante nourricière signalée par B. Fletcher (in Meyrick) dans l’Inde (Coim-
batore), et par Moutia (1952) à Maurice.
Sud de l’Inde, Bombay, Maurice, Seychelles.
* Pachnistis fulvocapitella n. sp. (PI. VI, n° 2).
Envergure 12 mm. Antennes noires à la base, scape compris, annelées
noir, puis jaune. Palpes dressés, jaune grisâtre au 2 e article, avec quelques
écailles brunes, le 3 e article noir au milieu, jaune à la pointe, ainsi qu au
voisinage du 2 e article. Vertex lisse, jaune pâle. Tegulae et thorax brun-
foncé. Abdomen jaune d’ocre, chaque tergite limité inférieurement p ar
une touffe de poils gris clair. Pattes jaune pâle, avec les tarses des pattes
antérieures noirs et blancs. Dessous de l’abdomen jaune ocre pâle.
Ailes antérieures gris brun, avec trois points noirs disposés en triangl e
au milieu de l’aile, la base de ce triangle en direction du corps de l'insecte-
Une ligne terminale de points noirs. Frange concolore.
Ailes postérieures blanchâtres, avec la région apicale gris clan - -
Ligne terminale jaune. Frange blanche autour de l’angle anal, brun
ailleurs.
Dessous des ailes antérieures brun-jaunâtre brillant. Dessous ( * e *
ailes postérieures jaune pâle brillant. Frange aux quatre ailes comm
sur le dessus.
Holotype : 1 <?, archipel des Seychelles, île Mahé ; Beau Vall° B ’
23-XII-1959 (H. Legrand).
Allotype : 1 $, mêmes localité et récolteur, 26-1-1959.
Paratypes : 15 3 et $, même localité, et 1 en 1956 à l’île Praslin.
■ Brachmia nesidias Meyrick.
Brachmia nesidias Meyrick, 1911, l.c. : 273 (type : Mahé).
Ile Mahé : 1 spéc. (Meyrick, 1911, l.c. : 273).
Ile Mahé : 1 spéc. (B. Fletcher, in Meyrick, 1911, l.c. : 273).
Iles Mahé et Praslin : 2 spéc. (M.L., 1959).
Endémique aux Seychelles.
Brachmia cricopa Meyrick.
Brachmia cricopa Meyrick, 1911, l.c. : 274 (type: Seychelles).
Iles Mahé et Silhouette : 2 spéc. (Meyrick, 1911, l.c. : 274).
Endémique aux Seychelles.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET D’ALDABRA
81
Brachmia microsema Meyrick.
Brachmia microsema Meyrick, 1911, l.c. : 274 (type : Mahé).
Ile Mahé : 1 spéc. (Meyrick, 1911, Le. : 274).
Endémique aux Seychelles.
* Brachmia brunneolineata n. sp. (PI. VI, n° 3).
Envergure 11 mm. Antennes simples, jaune pâle. Palpes porrigés,
longs et minces, jaunes. Vertex lisse, jaune pâle. Patagia, jaune ocre.
^ e gulae et thorax jaune pâle. Abdomen gris-brun. Pattes jaune pâle.
Dessous de l’abdomen jaune pâle, avec quelques écailles brunes sur les
ootés des anneaux.
Ailes antérieures jaune pâle, avec sept lignes brunes longitudinales,
d’épaisseur et de directions variables. Un gros point noir cellulaire,
entouré d’un fin trait blanc. Deux autres points noirs, le premier très
Petit, entouré de blanc, au milieu de l’aile, le second au-dessus du premier,
oon loin du bord interne. Un trait noir terminal entre l’apex et le tornus.
frange concolore, entrecoupée de brun au-dessous de l’apex.
Ailes postérieures gris-brun, apex pointu, espace entre apex et angle
an al, cintré en dedans. Frange gris jaunâtre.
Dessous des ailes postérieures jaune brun, avec un gros trait brun
opical. Frange jaune. Dessous des ailes postérieures gris vers 1 apex,
blanchâtre au centre, et jaune pâle vers l’angle anal. Frange jaune vers
a Pex, blanchâtre vers l’angle anal.
Holotype : 1 5, archipel des Seychelles, île Mahé, Beau Vallon,
28 -Xll-i958 (H. Legrand).
Allotype : 1 $, mêmes localité et récolteur, 29-X11-1958.
Paratypes : 14 S et Ç, même localité, du 18-1 au 16-VII-1959.
Famille TORTRICIDAE
.. Les 16 espèces que nous signalons des Seychelles et d'Aldabra au
“De de cette famille ne représentent pas la totalité de ce que nous aurions
a apporter ici, mais seulement :
4 espèces provenant de notre mission de 1956, comprises dans une
e U(J e du docteur A. Diakonoff (1962) ;
9 espèces signalées des Seychelles par Meyrick (1911), et apparem-
e °t non retrouvées par nous ;
^ espèces récoltées par nous en 1959 (dét. British Muséum) ;
* espèce récoltée par nous en 1956-1960 (dét. Muséum de Paris).
^ nous avons récolté, dans notre 2 e mission (1958-1960), sensible-
e,, t 23 espèces en sus des précédentes.
Boires du Muséum. Zoologie, t. XXXVII.
Source : MNHN, Paris
82
H. LEGRAND
Le docteur Diakonoff, spécialiste mondial de la famille dont il
s’agit, n’a pu me rendre le service de les examiner, étant pris par des
obligations professionnelles et des engagements antérieurs, et aussi par
le caractère particulier de la faune seychelloise de cette famille, gui
depuis longtemps n’a fait l’objet d’aucune étude, alors qu’ailleurs les
travaux se développaient, plus ou moins intensément.
« Ainsi, dit-il (in litt. 1963), il peut se trouver que chaque espèce,
fût-elle facile ou commune devient, quand elle est étudiée à fond, une
source de recherches qui prennent beaucoup de temps, pour sa nomen¬
clature, sa relation et sa place en systématique, qu’en conséquence elle
doit être entièrement révisée et réétudiée depuis le début. »
Le travail est donc considérable.
Je n’ai pu, évidemment, que me rendre à ces arguments, dont malheu¬
reusement, le résultat sera de laisser dans l’inconnu, pour un temp s
indéterminé, les espèces en question.
Voici les 16 espèces qu’il m’est permis de présenter pour le moment.
Sous-famille TORT RICIN AE
Adoxophyes ergatica Meyrick.
Adoxophyes ergatica Meyrick, 1911, l.c. : 267 (type : Silhouette).
Ile Silhouette : 2 spéc. (Meyrick, 1911, l.c. : 267).
Endémique aux Seychelles.
■ Eboda amblopis Meyrick.
Eboda amblopis Meyrick, 1911, l.c. : 267 (type : Aldabra).
Ile Aldabra : 1 spéc. (Meyrick, 1911, l.c. : 267).
Ile Aldabra : 1 spéc. (M.L., 1959) (dét. J.D. Bradley, B.M. 1963).
Endémique à Aldabra.
Sous-famille OLETHREUTINAE
Herpystis rusticula Meyrick.
Herpyslis rusticula Meyrick, 1911, l.c. : 268 (type : Silhouette).
Ile Silhouette: 1 spéc. (Meyrick, 1911, l.c. : 268).
Endémique aux Seychelles.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET d’ALDABRA
83
■ Crocidosema plebeiana Zeller.
Crocidosema plebeiana Zeller, 1847, /sis : 721 (type : Sicile, Syracuse).
Ile Bird : 1 spéc. (Meyiuck, 1911, l.c. : 268).
Ile Mahé, Beau Vallon : 14 spdc. (M.L., 1958, 1959) (dét. J.D. Bradley
Toutes régions chaudes ou tempérées chaudes du Vieux Monde. La
forme des Seychelles paraît plus petite que celle de France méridionale.
Eucosma chlorobathra Meyrick.
Eucosma chlorobathra Meyrick, 1911, l.c. : 268 (type : Aldabra).
Ile Aldabra : 2 spéc. (Meyrick, 1911, l.c. : 268).
Endémique au groupe d’Aldabra.
Eucosma temenitis Meyrick.
Eucosma temenitis Meyrick, 1911, l.c. : 269 (type : Silhouette).
Ile Silhouette : 6 spéc. (Meyrick, 1911, l.c. : 269).
Endémique aux Seychelles.
■ Bactra ( Nannobactra ) légitima Meyrick (PI. VI, n° 7).
Bactra (Nannobactra) légitima Meyrick, 1911, l.c.: 269 (type: Silhouette).
Ile Silhouette : 2 Ç (Meyrick, 1911, l.c. : 269).
Ile Mahé, Beau Vallon : 2 d 1 (M.L., 1956, 1959) (Diakonoff, 1961).
Endémique aux Seychelles.
Argyroploce nebulana Walsingham.
Ar gyroploce nebulana Walsingham 1891, Trans. Ent. Soc. London : 71 (type : Gambie),
lie Mahé : 1 $ (Meyrick, 1911, l.c. : 270).
Afrique occidentale, Inde, Ceylan, Maldives, Seychelles.
^ r 9yroploce hygrantis Meyrick.
Ar ggroploce hygrantis Meyrick, 1911, l.c. : 270 (type: Silhouette).
Hé Silhouette: 1 spéc. (Meyrick, 1911, l.c. : 270).
Endémique aux Seychelles.
^ r 9yroploca leucaspis Meyrick.
Mm fruyoploce leucaspis Meyrick, 1902 in Gardiner, The Fauna and Geography of the
,. Ve and Laccadlvc Archlpelago, I: 12 '
Inde, Ceylan, Maldives, probablement introduite aux Seychelles.
Source : MNHN, Paris
81
H. LEGRAND
Argyroploce conchopleura Meyrick.
Argyroploce conchopleura Meyrick, 1911, Le. : 271 (type : Silhouette).
Ile Silhouette : 1 spéc. (Meyrick, 1911, Le. : 271).
Endémique aux Seychelles.
■ Platypeplus aprobola (Meyrick) (PI. VI, n° 6).
Eccopsis aprobola Meyrick, 1886, Trans. Ent. Soc. London : 275 (type : Tonga).
Argyroploce aprobola Meyrick, 1911, Le . : 269.
l'Iaiypephis aprobola Meyrick (Diakonoff, 1962).
Iles Mahé et Silhouette : 22 spéc. (Meyrick, 1911, l . c . : 269).
B. Fletcher (in Meyrick, 1911, l. c. : 269) signale l’espèce des Chagos
et des Amirantes.
Ile Mahé, Beau Vallon : 45 spéc. (M.L. 1956, 1958, 1960, dont 10 spéc.
ex-larva sur Calophyllum inophyllum (takamaka), Guttiferacée (dét.
Diakonoff 1962). La chenille s’enroule dans un coin de feuille, et se
chrysalide dans un fourreau en soie blanche.
Région indo-malaise, îles du Sud-Pacifique, est de l’Australie, Sey¬
chelles.
* Eccopsis incultana (Walker) (PI. VI, n° 8).
Batodes incultana Walker, 1863, Calai. Lep. British Mus., 28: 316 (type : Maurice).
Ile Mahé, Beau Vallon : 13 spéc. (M.L. 1956, 1959 1960) (Diakonoff, 1962).
Afrique du Sud, Maurice, Seychelles.
■ Cryptophlebia peltastica (Meyrick).
Argyroploce peltastica Meyrick, 1921, Ann. Transi). Mus., 8 : 57 (type : Transvaal)-
Sous le nom erroné A’Argyroploce illepida Butler, Meyrick 1911»
l.c. : 269, signale la capture d’un spécimen à l’île Mahé, Cascade Estât
(comme introduit artificiellement). Mais illepida est une espèce puremen
hawaïenne (contrairement à Meyrick) et de plus très voisine de peltasli ca ’
mais cependant distincte de celle-ci. Peltastica étant au contraire un
espèce paléotropicale, nous pensons que la citation de Meyrick concern
cette dernière.
Ile Mahé, Beau Vallon : 5 spéc. (M.L. 1956,1959).
Espèce paléotropicale.
* Coniostola stereoma (Meyrick) (PI. VI, n° 9).
Eucosma stereoma Meyrick 1912, Kxot. Microl., 1: 33 (type : Bengale).
Coniostola stereoma Meyrick (Diakonoff, 1961).
Ile Mahé, Beau Vallon : 12 spéc. (M.I.. 1956, 1959, 1960) (dét. Diakonoff, t96<0-
Régions indienne et indo-malaise, Seychelles.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET D’ALDABRA
85
Laspeyresia miranda Meyrick.
Laspeyresia miranda Meyrick, 1911, l.c. : 271 (type : Aldabra).
Ile Aldabra: 2 spéc. (Meyrick, 1911, l.c. : 271).
Endémique à Aldabra.
Famille CARPOSINIDAE
Meridarchis coementaria Meyrick.
Meridarchis coementaria Mevrick, 1911, l.c. : 266 (type: Aldabra).
Ile Aldabra : 1 spéc. (Meyrick, 1911, l.c. : 266). '
Endémique à Aldabra.
Famille PTEROPHORIDAE
T. B. Fletcher a mentionné dans les deux ouvrages suivants les
Lépidoptères de cette famille récoltés aux îles Seychelles et à Aldabra par
a Percy Sladen Trust Expédition :
1° Lepidoptera, exclusive of the Tortricidae and Tineidae with some
r emarks on their distribution and means of dispersai amongst the Islands
°i the Indian Océan (read 17th June 1909), in Trans. Linn. Soc. London,
** ser., Zool., 13 (2) : 265-323, 1 pl. ;
2° The Orneodidae and Pierophoridae of the Seychelles Expédition
17 February 1910), in Trans. Linn. Soc. London, 2 e ser. Zool. 13 :
397-403.
Il sera facile, par l’examen de la pagination, de se reporter au travail
re cherché.
Un autre ouvrage plus récent est celui de L. Bigot : les Pierophoridae
es nés Seychelles, in Bull. Soc. ent. France, 1962 (67) : 79-88.
* Megalorrhipida dejectalis (Walker).
(, v J‘ lero l>l"irus de/eclalis Walker, 1864, List Specim. Lepid. Ins. coll. B.M., 30: 943.
' »Pe : Sierra Leone).
| e Coetivy : 10 spécimens (B. Fletcher, 312).
îje !• arquhar : 17 — —
} e Poivre : 4 — _
t e d’Arros : 4 — —
î! e Besroches : 4 — —
e Aigle : 3 - _
jes Bird et Denis : 14 spéc. (B. Fletcher, 398).
e Aldabra : 2 spéc. (B. Fletcher, 398).
c “»hé : 3 spéc. (M.L., 1959) (Bigot 1962).
“e Aldabra : 1 <f et 1Ç (M.L., 1959) (Bigot 1962).
es ? 0nes équatoriales et tropicales d’Afrique, Amérique, Asie et Océanie ;
Pece signalée d’un grand nombre de pays.
Source : MNHN, Paris
H. LEGRAND
* Trichoplilus leptomeres Meyrick.
Trichoptilus leptomeres Meyrick, 1886, Trans. enl. Soc. London : 15 (type : La Réunion,
Saint-Denis).
Ile Mahé : 1 S (M.L. 1960) (Bigot, 1962).
Jusqu’à présent, l’espèce n’était connue que de La Réunion.
■ Sphenarches anisodadylus (Walker).
Oxyptilus anisodadylus Walker, 1864, List Specim. Lepicl. Ins.coll. B.M., 30: 934
(type : Ceylan).
Espèce souvent confondue avec S. ca/fer Zeller (Bigot Le. : 82).
Ile Mahé: 1 spéc. (de Gaye) (B. Fi.etcher, 313) (.S. cal 1er).
— e : 2 spéc. (B. Fletcher, 399) (S. caller).
— : 10 spéc. (M.L. 1959, 1960) (Bigot 1962).
Espèce de vaste répartition dans les pays équatoriaux et tropicaux.
■ Crombrugghia wahlbergi (Zeller).
Pterophorus wahlbergi Zeller, 1852, Linnaea Enl., 6 : 346 (type : pays des CalTres).
Ile Mahé : 2 spéc. (B. Fletcher, 399).
— : 3 <î et 1 9 (M.L. 1959) (Bigot 1962).
Répartition : Indes et Ceylan, Japon, Australie orientale, Afrique du
sud, Maurice, Rodriguez, Sainte-Hélène, Seychelles.
■ Platyptilia claripicta B. Fletcher (PI. VI, n° 4).
Plalyplilia claripicta B. Fletcher, 1910, Trans. Linn. Soc. London, 13: 400 (tyP e:
Seychelles).
Iles Mahé et Silhouette : 3 spéc. (B. Fletcher, 400).
Ile Mahé : 5 <î (M.L. de I à V-1959 et 1960) (Bigot, 1962).
Endémique aux Seychelles.
■ Platyptilia pusillidadyla (Walker).
Oxyplilus pusillidactylus Walker, 1864, List Specim. Lepid. Ins. coll. B.M., 30: 933
(type : Jamaïque).
Ile Mahé : I spéc. (B. Fletcher, 313).
— : 1 J et 12 9 (M.l... 1959, 1960) (Bioor, 1962).
Ile Silhouette : 1 9 (M.L., 1959) (Bigot, 1962).
Espèce largement signalée dans les pays équatoriaux et tropicaux
de l’ancien et du nouveau monde.
* Platyptilia legrandi Bigot (PI. VI, n° 5).
Platyptilia legrandi Bigot, 1962, Bull. Soc. enl. P rance, 67:86-87 (type: Seychelles
Mahé).
Ile Mahé : 1 S et 3 9 (M.L., 1959) (Bigot 1962).
Ile Coétivy : 1 9 (M.L., 1959) (Bigot 1962).
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET D’ALDABRA 87
La répartition de cette espèce ne peut être indiquée avec certitude
qu’aux Seychelles (Bigot 1962), à Madagascar (Bigot 1964 a et c) et
dans l'île de Crète (Bigot 1964 b) ; il y a possibilité cependant pour
Aldabra (Bigot 1962) et pour le continent africain (Bigot 1964 a et b),
à cause de la similitude des caractères externes avec P. taprobanes Felder
et Rogenhofer ; en diffère par le pénis plus robuste chez legrandi. La
reproduction de l’armure 3 de taprobanes a été faite par Lange (1951).
• Exelastis pumilio (Zeller).
Mimeseoptilus pumilio Zeller, 1873, Verh. Zool. Bol. Ges. Wien, 23 : 324 (type : U.S.A.
== Exelastis liophanes Meyrick, 1886, Trans. Linn. Eut. Soc. London : 19.
"es Mahé et Sainte-Anne : 11 spéc. (B. Fletcher, 313).
I*es Mahé, Silhouette, Frégate et Longue : 20 spéc. (B. Fletcher, 403).
■le Mahé : 10 Q - et 15 9 (M.L., 1959) (Bigot, 1962).
■le Silhouette : 1 9 (M.L., 1956) (Bigot, 1962).
Nombreux territoires de l’équateur et des tropiques.
Ici devrait se placer PlaUjptilia brachymorpha Meyrick, décrit en
'888 in Trans. Ent. Soc. London : 240, et signalé d’Afrique du Sud, de
kyrie, Inde, Ceylan et Hawaï. B. Fletcher, 1910 in « the Orneodidae
and Pterophoridae of the Seychelles Expédition», p. 401, en indique la
ca pture de 8 spéc. à Aldabra.
Mais L. Bigot, 1962, l.c. : 87, émet des doutes sur la détermination
des spéc. d’Aldabra qui semblent se rapporter à P. legrandi. En consé¬
quence, de nouvelles captures à Aldabra sont attendues pour admettre,
s *i y a lieu, P. brachymorpha dans la faune de cette île.
Leux autres espèces de Pterophoridae, signalées l’une des Seychelles
et “autre d’Aldabra, n’ont pas été retrouvées ; ce sont :
Matyptitia dimorpha B. Fletcher, 1910 : 401-402 (type : Seychelles) ;
45 s Péc. aux îles Mahé et Silhouette, (endémique aux Seychelles).
Pterophorus aldabrensis B. Fletcher, 1910, l.c. : 403, (type : Aldabra) ;
? à Aldabra (B. Fletcher, 1910, l.c. : 403), endémique à Aldabra.
Famille THYRIDIDAE
Hypolamprus obscuralis Hampson.
Sll( hirn) 0,< " nprus obscuralis Hampson, 1892, Fauna Brit. India Moths, 1, : 365 (type
lle Aidai, ra : il spéc. (Fryer, 1912, Trans. Linn. Soc. London, 2' ser., Zool. : 21).
: 19 spéc. (M.L. 1956, 1959).
Espèce de l’Inde, Afrique centrale et Aldabra.
Source : MNHN, Paris
88
H. LEGRAND
Rhodoneura apicale Fyer.
Rhodoneura apicale Fryer, 1912 : 21 (type : Silhouette).
Ile Silhouette : 1 spéc. (Fryeh, 1912, l.c. : 21).
Endémique aux Seychelles.
■ Rhodoneura aldabrana Fryer.
Rhodoneura aldabrana Fryer, 1912, l.c. : 21 (type : Aidabra).
Ile Aidabra : 0 spéc. (Fryer, 1912, l.c. : 21).
Archipel de Cosmoledo, île Menai : 1 spéc. (M.L. : 1959).
Ile Aidabra : 15 <5 et 17 9 (M.L. 1959).
Endémique au groupe d’Aldabra ; plus commun à Aidabra même.
Rhodoneura tibiale Fryer.
Rhodoneura tibiale Fryer, 1912, l.c. : 20.
Ile Silhouette : 1 spéc. (Fryer, 1912, l.c. : 20).
Ile Marie-Anne : 1 spéc. (Fryer, 1912, l.c. : 20).
Endémique aux Seychelles.
* Dysodia calidella n. sp.
Envergure 12 mm. Antennes simples, jaunes. Palpes porrigés, jaunes,
courts, le 3 e article dépassant à peine le 2°. Vertex jaune pâle. Patag ia >
ocre et jaune pâle. Tegulae et thorax jaune ocre, mais blancs dans le
partie inférieure. Abdomen jaune foncé. Pattes jaune ocre et blanchâtres-
Dessous de l’abdomen brun-noir, le dernier sternite ocre et blanc.
Ailes antérieures avec la bordure costale légèrement cintrée i n ®
rieurement, et relevée vers l’apex. Ensemble brun-jaunâtre. Une ol j e
médiane brune oblique. Une ligne postmédiane brune, à l’intérieur
laquelle on distingue une fenêtre ovale sans écailles, dont le grand a ^
est oblique par rapport aux nervures. Une fine ligne noire costale entre *
base et le milieu du bord costal. Frange divisée dans sa largeur en d
parties : la partie contre l’aile, proximale, gris-brun, entrecoupée
blanchâtre, et la partie distale, blanche. ^
Ailes postérieures d’un jaune grisâtre au bord interne et autour
l’apex, blanchâtres à la base. Frange blanche autour de l’angle a
grise ailleurs.
Dessous des ailes antérieures gris-brun au bord costal et à
la fenêtre ovale transparente bien visible. La partie apicale blanc-n ^
avec la ligne terminale noire. Dessous des ailes postérieures brun aU r
interne et autour de l’apex, avec un semis d’écailles blanchâtres a
de l’angle anal. Frange comme sur le dessus.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET D’ALDAURA
89
Holotype : 1 <J, île Aldabra, 23-XI-1959 (H. Legrand).
Allotype : 1 $, même localité, 8-X1-1959 (M. Gerber).
Paratype : 1 <J, même localité, 15-XI-1959.
Famille GRAMBIDAE
■ Crambus seychellellus B. Fletcher.
Crambus seuchellellus B. Fletcher, 1910, Trans. Unix. Soc. London, ser. 2, Zool., 13,
P- 297, pi. 17,‘tiü. -| (tvpe: Seychelles, Mahé).
Ile Mahé, Port-Victoria : 5 spéc. (B. Fletcher, 1910), espèce notée comme abondante.
Iles Mahé et Silhouette : 21 spéc. (Fryer 1912).
He Mahé, Beau Vallon : 8 spéc. (M.L. 1959, 1960).
Endémique aux Seychelles. Toutefois, à Maurice et à la Réunion, on
trouve de cette espèce la subsp. emmerzellus Joannis, qui remplace la
race typique dans ces îles.
■ Crambus auronivellus Fryer.
„ Crambus auronivellus Fryer, 1912, Trans. Linn. Soc.
P- 22, pi. i, n R . i9, s (type’: Mahé).
les Mahé et Silhouette : 7 S (Fryer, 1912, Le. : 22).
He Mahé, Beau Vallon : 17 spéc. (M.L. 1959, 1960).
, ser. 2, Zool., 15 (1),
Espèce proche de C. paphiellus Guenée (la Réunion) ; en diffère par
Une taille plus petite.
Endémique aux Seychelles.
■ L)iptychophora muscella Fryer.
Qiplychophora muscella Fryer, 1912, l.c., p. 23, pl. I, flg. 20, J.
‘les Mahé : 2 ,5 et Silhouette. 15 ; et 7 9 (Fryer, 1912, Le. : 23),
"e Mahé, Beau Vallon : 7 spéc. (M.L., 1959, 1960).
Endémique aux Seychelles.
Dans Fryer, 1912, l.c. : 22, il est fait mention de Mucialla rufwena
J^lker (18(13, List Specim. Lepid. Ins. coll. B.M., 30 : 940) (1 $ prise à
Aldabra, en mauvaise condition, « probablement » de cette espèce).
Nous croyons raisonnable d’attendre de nouvelles captures, en raison
u doute, pour inclure cette espèce dans la faune d'Aldabra.
* Culladia admigralella (Walker) (Pl. VI, n° 13).
Cxy\an) CS admi B raldla Walker, 1863, List Specim. Lepid. Ins. coll. B.M., 27: 192 (type
Fraslin: 1 -î (Meade-Waldo, 1905) (Hampson, 1908, Le .).
c Sainte-Anne: 2 spéc. (B. Fletcher. 1910, Le. : 296).
cs Mahé et Silhouette : 16 spéc. (Fryer, 1912, l.c. : 22).
*'e Mahé, Beau Vallon : 34 spéc. (M.L., 1956, 1959. 1960), dont 8 ei-larva ab ovo.
Source : MNHN, Paris
90
H. LEGRAND
Elevage ab ovo fait sur Eleusina indica (chiendent patte de poule).
Graminée, puis sur Panicum sp. (gazon trelle), autre Graminée, enfin
sur Graminées mélangées, avec résultat égal.
Chenille gris-verdâtre foncé, légèrement pubescente. Tête d’un jaune
brillant avec l’épicrane noir. Deux gros points noirs sur le premier anneau,
petits sur les autres, ainsi que sur le dessus et les côtés. Une ligne fine
en plus sur chaque côté. Les deux points noirs de chaque anneau sont
soulignés chacun par un fin trait de même couleur. La chenille se cons¬
truit une galerie en soie dans laquelle elle se retire. La durée de vie lar¬
vaire est d’environ un mois ; la durée de chrysalidation est de huit jours.
Chrysalide dans un fourreau de soie blanche.
Répartition : Afrique centrale (3 spéc. pris à Kisumu, Kenya, M.L.,
1960), Inde, Ceylan, Maurice, Seychelles, Sumatra, Philippines.
Famille PYRALIDAE
Sous-famille PYRALINAE
■ Hypsopygia mauritialis (Boisduval).
Asopia mauritialis Boisduval, 1833, Nouv. Ann. Mus. Hisl. nal., 2,: 267 (typ e -
Maurice).
Iles Mahé, Silhouette et Bird : 10 spéc. (Fryer, 1912, l.c. : 25).
Ile Mahé: 11 spéc. (M.L., 1956, 1960).
Ainsi que Fryer, 1912, en avait déjà fait la remarque, nous avons
constaté que cette espèce comportait des formes naines ne dépassant p 3S
la moitié de l’envergure totale, et que le nombre des exemplaires anorm 3 '
lement petits égalait sensiblement la moitié des exemplaires captures*
Ainsi 2 sur 10 chez Fryer, et 2 sur 11 pour M.L.
Une grande partie du Vieux Monde.
■ Asopia farinalis (Linné).
Phalaena (Pyralis) /arinalis Linné, 1758, Syst. Nat., ed. X, p. 533 (type : Europe)*
Ile Praslin : 1 : et 1 9 (Meade-Waldo 1905) (Hampson 1908, l.c.).
Même tic et Mahé, Beau Vallon : 3 spéc. (M.L., 1959-60).
Une grande partie du Vieux Monde.
■ Pyralis maniholalis Guenée.
Pyralis maniholalis Guenée, 1851, Dell, et Pyral. : 121 (type : Cayenne). ,iu
lie Mahé, Port-Victoria : 2 spéc. (B. Fletcher, 1910, l.c'., dans line cabine à boru
navire de la P.S.T.E.).
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET d’aLDABRA
91
Ile Mahé, Beau Vallon : 4 spéc. (M.L., 1959, dans les dépendances de l’hôtel).
Archipel de Cosmoledo, île Menai : 4 spéc. (M.L., 1959, dans les « lavatones »)•
Ile Aldabra : 5 spéc. dans les mêmes conditions (M.L., 1959).
Espèce qu’on trouve dans toutes les contrées chaudes du Monde.
Philotis radamalis pyrosalis n. subsp.
La sous-espèce nominative (1 3) a été décrite de Madagascar par
Eagonot en 1891 (Ann. Soc. ent. France, 60 : 81-82).
La sous-espèce d’Aldabra, que je nomme pyrosalis n. subsp., en
diffère par une taille sensiblement plus petite (19 mm au lieu de 25),
Par son bord costal plus finement marqué de noir entre la base et la
ll gne postmédiane.
Holotype : 1 Ç, île Aldabra, 27-XI1-1959 (AL Gerber).
^hilotis punctilimbalis aldabrensis n. subsp.
La sous-espèce nominative a été décrite du Natal par Ragonot, en
même temps et sous les mêmes références que la précédente.
. La sous-espèce d’Aldabra, que je nomme aldabrensis n. subsp., en
mère par une taille plus petite (17 mm au lieu de 20).
Holotype : 1 $, île Aldabra, XI-1953 (C. Prola) (Mus. nat. Paris).
p aratyp es : 2 Ç, même localité, 25-XI et 22-XII-1959 (M. L. 1959).
■ Les deux espèces, P. radamalis et P. punctilimbalis, sont très voisines ,
a seconde diffère de la première par ses ailes antérieures moins allongées,
^ ar sa ligne claire extramédiane plus rapprochée de la base au bord
°stal qu’au bord interne, et bordée intérieurement de un ou deux
r 0l nts noirs, par la présence d’un gros point noir discoïdal et d’une tache
a ae costale préapicale qui marque le point de départ de la ligne extra-
n . j an e, celle-ci assez peu visible, et indiquée surtout pas sa bordure
P lr ûtre. Une ligne terminale de.petits points noirs comme chez radamalis.
an ge claire.
Sous-famille ENDOTRICHINAE
Genre Endotricha Zeller
fo
Le
ndi e
genre Endotricha a fait l’objet, dernièrement, d’une étude appro-
du docteur Paul E.S. Whalley, du British Muséum (N.H.) (1963).
Source : MNHN, Paris
92
H. LEGRAND
Comme la littérature relative aux Seychelles comprend plusieurs
espèces de ce genre, il nous paraît nécessaire de faire un petit rappel
historique à ce sujet.
Joannis (1894) signale de Malié E. vinolentalis Ragonot, décrit de
Dakar par Ragonot en 1891. Mais en 1899, le môme auteur rectifiait
sa première détermination de la façon suivante : « ... le nom E. vinolen¬
talis Ragonot doit être remplacé par E. mesenterialis Walker, espèce
signalée à Formose, Java, dans l’Inde, en Birmanie et à Ceylan, tandis
que la première est d’Afrique occidentale #.
B. Fletcher (1910) admet les deux espèces, mais il signale mesenlerio -
lis des îles Chagos (1 Ç), tandis qu'il détermine vinolentalis l’espèce de
Mahé (Cascade Estate et île Ste-Anne). En outre il nomme chagosahs
une autre espèce des Chagos (que plus tard Whalley (1963) placera dans
le genre Su/etula, sous fam. Pyraustinae).
Fryer (1912) signale aussi 3 espèces, vinolentalis pour Aldabra,
Mahé et Ste-Anne, mesenterialis pour le spécim. qui lui était communiqu e
par Joannis, et une espèce nouvelle, E. flavojascialis n. sp., dont I e
dimorphisme sexuel allait être cause de confusion.
Whalley (1963) signale pour les Seychelles granitiques E. mesenle-
rialis mahensis subsp. nov. ; E. vinolentalis disparaît. Mais nous avons
en plus E. dccessalis Walker, décrit de Ceylan, indiqué aussi des Sey*
chelles par 1 $ et pris par nous à Aldabra (1959) (dét. P. Whalley) c
E. erythralis Mabille, décrit de Madagascar (hol. au Mus. nat. Paris). e
vivant aussi en Afrique du Sud, Congo et Socotra, ainsi qu’à Aldabr 3
(M. L. 1959) (dét. Whalley).
■ Endotricha mesenterialis mahensis Whalley (PI. VIII, n° 1).
Endotricha mesenterialis mahensis Whallev, 1963, Huit. Uritish Mus. (N.II.), vol.
n" 11 : 420 (type : Mahé).
=Endotricha flavo/ascialis Fryer, 1912,: 24 (pl. 1, 21, S, Mahé).
Sous le nom de E. vinolentalis, signalé de Mahé (Philibert) (JoaN n '
1894), nom rectifié par le même auteur en 1899 en E. mesenlerid 1
Walker.
Sous le nom de E. mesenterialis, signalé par B. Fletcher de 1'
Ste-Anne (1 spéc.) et de Mahé (2 spéc. coll. de Gaye) (B. FletcHë
1910, l.c. : 298-299).
Nous laissons de côté les références de Fryer (1912, l.c. : 24), I’ 0 ^
les raisons suivantes : 1° en ce qui concerne Mahé et Ste-Anne, "
fait que reproduire les indications de B. Fletcher ; 2° en ce qui conce: s
Aldabra, il est tout à fait probable qu’il s’agit de l'une des deux eS P j eS
suivantes : E. deccssalis Walker, ou E. erythralis Mabille, qui tüU - s
deux ont été signalées d’Aldabra. E. mesenterialis mahensis n’a j ain
été signalé d’Aldabra, pas plus d’ailleurs que E. vinolentalis Ragonot.
Ile Mahé, Beau Vallon : 41 spécim. (dont 17 s et 24 Ç) (M.L., 1950, 1958, 1959,1 96 ° )-
E. mesenterialis mahensis Whalley est endémique aux Seych^
granitiques.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET D’ALDABRA
■ Endotricha decessalis Walker.
^ Endotricha decessalis Walker, 1859, List Spec. Lep. Ins. coll. B.M., 17 :7490 (type
^îe Aldabra : 5 spéc. (M.L., 1959) («161. P™”*™? dLcSeVchelles.
P. Whalley 1963 (l.c. : 411) signale cette espèce des beycnene
Ceylan, Birmanis, Seychelles, Aldabra.
* Endotricha erythralis Mabille.
, nUnt* M»bllle, 1900, Ann. S». W* » •
lau M.N P i
«a Aldabra : 3 spéc. (M.L., WM) E Wnau-ov).
Madagascar, Afrique du Sud, Congo, Socotra, Aldabra.
Sous-famille SCHOENOBIINAE
® Cirrhochrista perbrunnealis B. Fletcher (PI, VIII, n 10),
per,,™,!. B. Fletdier, 1910, !... : 997, pl. 17,1. 5 dïpe : *«<**>,
’jlc'saintc-Anne : 1 S, holoUf (* «»»<• >»<» gif”” '“ 0 ' ‘ ^
>'e Mahé, Cascade lïstate : 2 spéc. 9 N PÏ
W. Beau Vallon : 1 ô (H. Leffrand, ^H.M.N.F.).
'«1. Misère (ü. Cauvin, 1959) (M.L., 1959).
M. Grande Anse (P. Jushn, 1959) (M.L., 1959).
Endémique aux Seychelles.
drrhochrista mulleralis Legrand (Pl. VIII, n° 11)-
M^'hochrista mulleralis Legrand, 1957, Bull. Soc. eut. France, 62
VoirS Mahé : 1 SpéCl e " mauvais élat ’ nondécrit ( JoANN,s ’ 18 "’ m
h®, Mahé^'l 9 holotype (Beau Vall “"’ '^o'îy' 1 , 989 ) Yy. MulUrf'
a : i s eHæ“95?æ. S™,? (Mihw'rJ)
a- i ?
« )bS; Êaü,”"Ï959 et SraiTÇ-T'hjf'r **&«.'
.... ,. § »,
ne Praslin : 1 spéc. (Dr Nye) (coll. B.M.).
Endémiqu
Endémique aux Seychelles.
Joannis ayant annoncé la capture d’un CirWJocArisfa agissait
Jfnvais état, B. Fletcher (1930, l.c. : 297) a ^f‘^,^1 Cirr/ioSrisîa
Perbrunnealis pour la raison que ce dernier é a mulleralis,
l aux Seychelles à l’époque. En réalité, c’était
. v ez fortement frotté ; ce spécimen était déposé au
Jj® la coll. Joannis, mais n’avait pu être décrit à cause de son
flefe ctueux.
Source : MNHN, Paris
94
l. LEGRAND
Famille PYRAUSTIDAE
Sous-famille NYMPHULINAE
U Hymenoptychis sordida Zeller.
Jlymcnophjchis sordida Zeller, 1852, Lepid. Micropt. quae J.A. Wahlberg in CatTrorun 1
terra coll. : 65 (type: CalTreric).
Ile Aldabra : 7 3 et 2 9 (Fryer, 1012, l.c. : 25).
id. : 4 J et 1 9 (M.L., 1956, 1959).
Ile Mahé, Beau Vallon : 3 spéc. (M.L., 1959).
Afrique du Sud, Inde, Ceylan, Birmanie, Malaisie, Bornéo, Seychelles*
Aldabra et quelques îles du Pacifique.
Bradina aureolalis Joannis.
Bradina aureolalis Joannis, 1899, Bull. Soc. enl. France (1899) : 198, llg. (tyP e '
Praslin, Muséum de Paris).
Ile Praslin : 2 J et 2 9 ( Alluaud) (Joannis, 1899, l.c. : 198).
id. : 4 3 et 1 9 ( Meade-Waldo , 1905) (Hampson, 1908).
id. : 7 spéc. (B. Fletcher, 1910, l.c. : 300).
Ile Mahé : 1 spéc. (de Gage 1905) (B. Fletcher, 1910, l.c. : 300).
Iles Mahé et Silhouette : 24 spéc. (Fryer, 1912, l.c. : 25).
Semble endémique aux Seychelles.
* Bradina cauvinalis n. sp. (PI. VI, n° 15).
Envergure 26 mm. Antennes simples, jaune pâle. Palpes porrig®*’
entièrement couverts d’écailles, le 1 er article blanc, le 2 e brun, le 3 e ® ^
Vertex hérissé, gris et jaune. Patagia, tegulae, et thorax jaune d o •
Abdomen jaune pâle, les derniers tergites vaguement grisâtres. P a
jaunes en dessus, blanches en dessous. Dessous du thorax et de l'abdo®
blancs.
Ailes antérieures jaune d’or, avec lignes et taches brun-rougeât*®
et disposées comme suit : l’antémédiane très peu visible, l’ombre ® edl
fine, la tache réniforme allongée vers le bas, et se raccordant a ^ c n .
partie supérieure de l’extramédiane, la subterminale bordée de h .
rougeâtre dans la partie inférieure de l’espace terminal, une ligne te
nale de petits traits brun-rouge internervuraux. Frange concolore. .
Ailes postérieures blanc-jaunâtre, le ton jaune étant plus acce
vers le bord terminal. Les ailes sont blanches, au contraire, auto
l’angle anal. Frange jaune pâle.
Dessous des quatre ailes jaune pâle luisant. Frange concolore.
Holotype : 1 d* archipel des Seychelles, île Mahé, Misère,
(D. Cauvin).
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES II
SEYCHELLES ET D’ALDABRA
95
Allotype : 1 $, mêmes archipel et île, Beau Vallon, 10-V-1960
(■W. Gerber).
Paratypes : 1 ?, même localité, 3-IV-1960 (D. Cauvin,) 1 $ Mahé,
Misère, 13-IX-1963 (G. Lionnet).
Espèce dédiée à M. D. Cauvin, propriétaire aux îles Mahé et Praslin,
collaborateur de la Mission, et auteur de la capture de l’holotype, ainsi
que d’un paratype.
* Bradina liralis n. sp. (PI. VI, n° 14).
Envergure 16 à 20 mm. Antennes simples, plus longues que les ailes
intérieures chez le <?, moins longues que ces ailes chez la $ ; palpes
légèrement tombants, jaune ocre extérieurement, blancs intérieurement,
^ertex jaune, bordé de blanc. Patagia, tegulae, thorax jaune d or.
Abdomen jaune pâle. Dessous de l’abdomen blanc pur. Pattes antérieures
Jaune et ocre, les autres pattes blanches.
Ailes antérieures jaunes, avec, chez le 5, de fines lignes rouges,
légèrement violacées, l’antémédiane courbe, partant de la moitié du
bord interne jusqu’au quart du bord costal, l’extramédiane très courbee
son milieu, une lunule discoïdale, une ligne antéterminale de points.
Chez la $, les ailes antérieures sont uniformément jaunes. Dans les deux
Se xes, on distingue une ligne terminale fine, violacée. Frange blanche.
Ailes postérieures blanches, avec une ligne terminale fine et jaune.
Frange blanche.
Dessous des ailes antérieures jaune, blanc vers le bord interne. La
lunule discoïdale est visible en dessous. Dessous des ailes postérieures
blanc.
Holotype : 1 <?, île Aldabra, 17-XII-1959 (M. Gerber).
Allotype : 1 $, mêmes localité et date (H. Legrand).
Paratypes : 9 J et 8 $, même localité, du l er -III-1956 au 18-1-1961.
L’espèce semble endémique à Aldabra.
Duponchelia fovealis floeschlalis n. subsp.
., Décrite par Zeller en 1847 (/sis, p. 588), cette espèce a fait l’objet
une seconde description en 1868 par Millière ( Icon ., II, p. 426, t. 95,
ô sous le nom de canuisalis. Elle fut signalée de ce dernier nom par
1 „ Erce en 1878 (Faune ent. française, T. VI, p. 108) et en outre, sous
,, n °m de griscala, par Butler en 1875 (Ann. Mag. (4), XVI, jl 415).
tem ps. Wocke (Cat. d. Lepid. Eur. v. der Angr. Lânder, Ed. 11,
t 871 ) signalait l’identité de fovealis Zeller, et de canuisalis Millière,
jJ® d, s qu’ensuite le docteur H. Rebel (Cat. d. Lepid. des Palearct.
j^ngebietes, 1901) reconnaissait la même identité pour gnseata
Source : MNHN, Paris
96
H. LEGRAND
La sous-espèce de Cosmoledo et d'Aldabra, que je nomme floeschlohs
n. subsp., difïère de la sous-espèce nominative par une envergure nette¬
ment plus faible et par ses ailes antérieures plus étroites.
L’envergure est, en effet, de 15 mm chez la subsp. floeschlalis alors
qu’elle est de 18 à 20 mm chez la sous-espèce nominative, comparaison
faite du matériel récolté à Cosmoledo et à Aldabra avec un spéc. de
France récolté par moi (Var : le Lavandou) en mars 1934, un autre
exemplaire pris par moi au Kenya (Kisumu, VI-1960), et les indications
de Berce, l.c. En outre la largeur de l’aile antérieure de D. floeschlalis
mesurée du tornus au bord costal est de 3 mm alors qu’elle est de 4 mm
chez la sous-espèce nominative.
Holotype : 1 5, archipel de Cosmoledo, île Menai, 10-X-1959.
(H. Legrand).
Allotype : 1 Ç, mêmes localité et récolteur, 14-X-1959.
Paratypes : 18 <? et Ç, dont 13 de l’archipel de Cosmoledo, du 13
au 24-IX-1959, et 5 d’Aldabra, du 2-XI au 1-XI1-1959.
Le caractère particulier de l’abdomen chez le <?, déjà signalé P ar
Berce (l.c.) comme sensiblement plus long que celui de la Ç (8 mm au
lieu de 4), se retrouve chez la subsp. floeschlalis.
* Stenia laportei n. sp. (PI. VII, n° 2).
Envergure 8 mm. Antennes annelées jaune et brun. Palpes courts,
blancs au 1 er article, jaune ocre au 2 e , bruns au 3°. Trompe iégèremen
développée. Vertex lisse, jaune roussàtre. Patagia, tegulae, thorax,
fauve jaunâtre. Abdomen fauve, blanc et brunâtre. Pattes blan cae ^
avec les tarses des pattes antérieures gris-noir et blancs, ceux des méd' "
nés et des postérieures jaunes et blancs. Dessous de l’abdomen blanc.
Ailes antérieures jaunâtres avec quelques parties vaguement ora
gées, l’une entre l’antémédiane et l’emplacement de la tache orbicula**
une autre, plus petite, vers l’emplacement de la réniforme, une trois'®
vers l’apex. Deux taches blanches, l’une entre la base et l’antémédian '
l’autre entre la première partie orangée et la postmédiane. Une l'e
costale de six traits noirs. Un point noir basilaire. Un petit trait n
figurant la ligne extramédiane. Une ligne noire, partant du bord inter >
et se terminant vers la réniforme. Une autre ligne noire, partant du h .
costal vers les points noirs apicaux, se dirige vers le tornus sans
l’attem-
dre. Une ligne terminale de petits points noirs. Frange entrecoupée
jaune et de brun.
Ailes postérieures blanchâtres, avec des parties jaune-ocre,
ment vers l’apex et au milieu de l'aile. Une ligne transversale brun-
partant du premier tiers du bord interne, aboutit au milieu de la b°r . c
anale. Une autre ligne brun-noir, vaguement indiquée, est represe .
par une série de points noirs à contours flous. Un trait noir, fin, t erl °
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET d’aLDABRA
97
à l’apex, suivi jusqu’à l’angle anal de trois points noirs. Frange blanche
avec cinq points noirs entre l’apex et l’angle anal.
Dessous des quatre ailes avec tous les dessins du dessus représentés
en dessous, très nettement.
Hoiotype : 1 S, île Aldabra, 10-XI-1959 (M. Gerber).
Allotype : 1 $, même localité, 19-X1-1959 (H. Legrand).
Paratypes : 2 <J et 1 Ç, même localité, du 16-XI au 17-XII-1959.
* Stenia punctatalis n. sp. (PI. VII, n° 3).
Envergure 12 à 14 mm. Antennes annelées noir et gris jaune. Palpes
|ongs et redressés, le 2 e article écailleux, le 3 e fin et glabre. Vertex hérissé,
jaune pâle. Patagia, tegulae, thorax, comme le vertex. Abdomen jaune
Pâle. Pattes jaune blanchâtre.
Ailes antérieures jaune d’os ; un trait fin, noir, sur la moitié basilaire
du bord costal. Trois lignes de points noirs : la première à la place de
la ligne antémédianc, la seconde, à la place de la ligne extramédiane, la
troisième, à la place de la ligne subterminale. Une série marginale de
traits noirs, entre les nervures, entrecoupée de jaune. Frange entrecoupée
de gris et de jaunâtre.
Ailes postérieures jaune-blanchâtre, grises aux environs de l’apex,
frange blanche, de la base au-delà de l’angle anal, entrecoupée de gris-
laune et de blanc autour de l’apex.
Dessous des antérieures gris, blanchâtre au bord interne ; dessous des
Postérieures blanchâtre, et gris à l’apex. Frange comme sur le dessus.
Hoiotype : 1 <J, île Aldabra, 20-XI-1959 (M. Gerber).
Allotype : 1 ?, mêmes localité et récolteur, 13-XI-1959.
Paratypes : 9 t? et 4 Ç, même localité, du 22-X au 17-XI1-1959.
Zebronia mariaehelenae n. sp. (PI. X, n- 1).
Envergure 28 mm. Antennes jaunes. Palpes courts, légèrement tom-
oants, le l«r art icle blanc, les deux autres bruns. Patagia jaune pâle.
o§»lae blancs. Thorax et abdomen jaune ocre pâle. Pattes antérieures
8ris-noir, i es autres jaune pâle. Dessous de l’abdomen jaune pâle, chaque
^ernite limité inférieurement par une courte frange blanchâtre.
, Ailes antérieures jaune pâle, avec les bordures costale et terminale
ru, >es. Ligne antémédiane courbe, suivie d'un petit trait oblique tenant
bord costal. Ligne extramédiane élargie entre le bord costal et la
pilule, plu S mince ensuite jusqu’au bord interne qu’elle atteint au
'lieu de ce dernier. Des trois quarts du bord costal part une dernière
'Bne (i e même ton que les précédentes, se terminant au bord externe
MéMo, Res uu Muséum. — Zoologie, t. XXXVII. 7
Source : MNHN, Paris
H. LEGRAND
98
au-dessus du tornus. Ligne terminale de petits points noirs. Frange gris-
jaunâtre.
Ailes postérieures de même ton que les antérieures, traversées p ar
deux lignes noires promongeant l’une l’antémédiane, l’autre l’extramé¬
diane. Ligne terminale brune, fine et continue. Frange comme aux
antérieures.
Dessous des quatre ailes jaune pâle avec la dernière ligne et la partie
élargie de l’extramédiane bien visibles.
Holotype : 1 Ç, archipel des Seychelles, île Malié, route de Misère,
10-VI-1959 ( M.-II. Cauvin). Il existe un paratype Ç in coll. Lionnet
(île Mahé), pris par lui en cette île en 1963.
Espèce dédiée à M ,le M.-H. Cauvin, auteur de la capture du type-
Sous-famille P Y RA U ST IN A E
■ Su/etula minimalis B. Fletcher.
Sufelula minimalis H. Fletcher, 1910, l.c. : 901 (pi. 17, f. 7) (type : Goétivy).
Ile Coétivy : 1 (holotype) (B. Fletcher, 1910, l.c. : 301).
id. : 1 s (M.L., 1959).
Iles Mahé, Silhouette, Félicité : 4 spéc. (Fryer, 1912, l.c. : 25).
Ile Mahé, Beau Vallon : 7 spéc. (M.L. 1956, 1959, 1960).
Endémique aux Seychelles.
Ici devrait se placer Diathraustodes leucostrigona Hampson, décrite
de l'Inde (Nilgiri) in Moths Ind., IV : 233, et signalée de Silhouette P ar
Fryer, 1912, l.c. : 25, 1 <J en mauvaise condition.
En raison de l’état défectueux de ce spécimen, nous sommes d’avis
d’attendre de nouvelles captures pour admettre, s’il y a lieu, cette espèc
dans la faune seychelloise.
* Pycnarmon diaphana (Cramer) (PI. VII, n° 15).
Pyralis diaphana Cramer 1782, Uitl. Kapellen, 2, 26, 1:113 (f.G) (type : Ceylan).
Ile Mahé, Beau Vallon : 2 spéc. (M.L., 1956 et 1960). , lnI1 t
lie Mahé Mont Fleuri : 12 spéc. (Frenrtlc et élèves du Seychelles College, I960) u
ex-lama sur Sideroxglan ferrugineum (bois mozanihique), Sapotacée (M.L. 1960).
Inde, Ceylan, Seychelles.
■ Ilymenia recuroalis (Fabricius).
Phalaena recuroalis Fabricius, 1775, Syst. cnt. : 644 (type : India oriental!)-
’/.inckeniu recuroalis Fabricius, in Joannis.
Zinckenia /ascialis Cramer, in B. Fletcher et Fryer.
Ile Mahé : ( Alluaml et Philibert 1892) (Joannis 1894, l.c. : 437). . pM er,
Iles Coétlvy, Farquhar, d’Arros, Mahé, Marie-Louise et Flatte : 17 spéc. (B. F'- BT
1910, l.c. : 301).
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET D’ALDABRA
99
Iles Mahé et Denis : 13 spéc. (Fryer, 1912, l.c. : 2o).
Ile Aldabra : 4 spéc. (Fryer, 1912, l.c. : 25).
Iles Mahé, Coctivy, Cosmoledo et Aldabra : 31 spéc. (M.L., 1956, 19o9, 1960).
Elevage fait à Mahé (M. L. 1960) sur Achyrantes aspera (herbe sergent),
Amarantacée. La chenille vit entre deux feuilles qu’elle assemble en les
laissant plates (et non en s’enroulant à l’intérieur).
Espèce paléotropicale qu’on rencontre dans toutes les régions chaudes
du Vieux Monde.
■ Eurrhyparodes tricoloralis (Zeller).
fio/us tricoloralis Zeller, 1852, Lepkl. Micropt. quae J.A
C °U. : 31 (type : CaUrerie).
Ue Mahé : 5 spéc. (li. Fletcher, 1910, l.c. : 302).
Iles Mahé, Silhouette, Denis : 28 spéc. (Fryer, 1912, I
Iles Mahé et Praslin : 30 spéc. (.VI.L., 1956, 1959-60).
l. Wahlberg
.c. : 25).
Espèce paléotropicale.
Cafïrorum terra
■ Synclera univocalis (Walker) (PI. X, n° 6).
„ Olypiiuiies univocalis Walker, 1859, List Spccirn. Lepid. Ins. coll. B.M., 17 : 499 (type:
oeylan).
„ ..Espèce citée des Seychelles par tous les anciens auteurs sous le nom erroné de S. Iradu-
ct "'s Zeller.
Ile Mahé : (Joannis, 1894, l.c. : 438).
l e Sainte-Anne : (de Gage 1905) (B. Fletcher, 1910, l.c. : 302).
Iles Mahé, Silhouette, Félicité, Denis : sans indication de nombre (I-ryer, 1J12, l.c.: M ).
Ue Mahé, Beau Vallon : 4 spéc. (M.L., 1959, 1960).
[le Mahé, Misère : 1 spéc. (M.L. 1959).
[le Silhouette : 5 spéc. (H. Datiban) (II. Legrand) (M.L., 1959).
Ue Aldabra : 1 spéc. ( J. I.arose, I960) (M.L.).
Inde, Ceylan et Seychelles.
Anliercta ornatalis (Duponchel).
R ,£ S0 I><<< ornatalis Duponchel, 1832, in Godart et Duponchel, Hist. nat. Lépid. France,
(2 > : 207, pl. 233, f. 8 (type : Sicile).
1 es Farquhar : 1 spéc. (B. Fletcher, 1910, l.c. : 302).
•Je Mahé, Cascade : 1 spéc. id.
[je Praslin : 2 spéc. id. , . 1Q10
I „ Ucs Mahé, Silhouette, Félicité, Denis: sans indication de nombre (I-ryer, 1J12,
<-c. : 26).
Ucs Mahé et Silhouette : 20 spéc. (M.L., 1956, 1959, 1960).
Toutes régions tropicales et subtropicales, atteignant le sud de
1 Europe.
* toarasmia poeyalis (Boisduval).
d e JJ" 1 !!* poeyalis Boisduval, 1833, Nouv. Ann. Mus. Hist. Nat., 2 : 266 (type : «décrit
oourbon et de Maurice »).
Source : MNHN, Paris
100
H. LEGRAND
Signalé par les anciens auteurs sous le nom de M. venilialis Walker,
et en outre par Joannis (1894 : 436) sous le nom de M. ruralis Walker.
Ile Mahé : (Alluaud 1892) (Joannis, 1894, l.c. : 436).
id. : 1 spéc. (de Gage) (B. Fletcher, 1910, l.c. : 303).
Ile Coëtivy : 7 spéc. (B. Fletcher, 1910, l.c. : 303).
Ile Desroches : 5 spéc. id.
Iles Mahé et Silhouette : sans indication de nombre (Fryer, 1912, l.c. : 26).
Mêmes îles : 35 spéc. (M.L., 1956, 1959, 1960).
Toutes régions chaudes du Vieux Monde.
Marasmia aroealis Hampson.
Marasmia aroealis Hampson, 1912, Ann. Mag. Nat. Hist., (8) 9, : 247 (tvpe : Queens¬
land, Geraldton (Meek) 1 <j).
Ile Mahé : 1 9 (B. Fletcher 1905) (G. Hampson, 1912, l.c. : 247).
Australie et Seychelles.
Marasmia trapezalis Guenée.
Marasmia trapezalis Guenée, 1854, Spec. génér. Lépid., t. 8, Delt. et Pyral. : 200
(type : Sierra Leone).
Ile Mahé : sans indication de nombre (Joannis, 1899, l.c. : 197).
Ile Cerf : 1 spéc. ( Meade-Waldo 1905) (Hampson, 1908, l.c.).
Ile Frégate : 1 spéc. ( Connor) (B. Fletcher, 1910, l.c. : 303).
Ile Mahé : 3 spéc. (B. Fletcher, 1910, l.c. : 303).
Iles Mahé, Silhouette et Frégate : sans indication de nombre (Fryer, 1912, l.c. : 26).
Espèce paléotropicale.
■ Marasmia trebiusalis (Walker).
liolys trebiusalis Walker, 1859,List Specitn. Lepid. Ins. coll. B.M. : 718 (type : Bornéo.
Sarawak).
Ile Cerf : 1 spéc. ( Meade-Waldo , 1905) (Hampson, 1908, l.c.).
Ile Mahé : 8 spéc. (B. Fletcher, 1910, l.c. : 303).
Iles Mahé, Silhouette, Bird : sans nombre (Fryer, 1912, l.c. : 26).
Ile Mahé, Beau Vallon : 12 spéc. (M.L., 1956, 1959, 1960).
Espèce paléotropicale.
■ Syngamia abruplalis (Walker) (PI. VIII, n° 7).
Asopia (?) abruplalis Walker, 1859, List Specim. Lepid. Ins. coll. B.M., 17, : 371 (tyP
Ceylan).
"île Mahé : 3 spéc. (B. Fletcher, 1910, l.c. : 304).
id. : 1 spéc. (Fryer. 1912, l.c. : 26).
id. : 5 spéc. (M.L., 1959, 1960).
Ile Silhouette : I spéc. (M.L. 1959).
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES 1
, ÎLES SEYCHELLES ET D ALDABRA
Répartition : Ceylan, Afrique du sud du Sahara, Inde, Australie,
Maurice, Seychelles.
* Aethaloessa floridalis (Zeller) (PI. VIII, n° 6).
Syngamia floridalis Zeller, 1852, Lepid. Micropt. quae J.A. Wahlberg
terra coll. : 60 (type : Natal).
Aethaloessa floridalis Zeller (in Whai.leY, 1961).
Signalée par B. Fletcher des Chagos.
Ile Mahé, Beau Vallon : 1 spéc. (M.L., 1956, dét. P. Whalley).
Calîrorum
Espèce paléotropicale (prise par H. Legrand à Nairobi (Kénya) 1960).
Aethaloessa calidalis calidalis (Guenée).
.Syngamia calidalis calidalis Guenée, 1854, Spec. génér. Lépid., 8, Delt, et Pyral. :
■i94 (typ e : c ôt e ,i e Coromandel) (type perdu).
Aethaloiissa calidalis Guenée (in Whalley 1961). . ,
Ile Mahé -.lie coll. Paravicini, sans date (B.M.) (Whalley, in iiii. 1963).
Un néotype a été désigné par Whalley 1961, e coll. Ragonot, éti¬
queté : Indes orientales.
Répartition : Inde péninsulaire, Ceylan, Seychelles.
* Diastidis inspersalis (Zeller) (PI. X, n° 4).
B°ty S inspersalis Zeller, 1852, Lepid. Micropt. quae J.A. Wahlberg in Calîrorum terra
co *l. : 33 (type: Caffrerie). #
(= Desrnla affliclalis Guenée, 1854, Celt. et Pyral. : 190, t. 5, f. 4).
Ue Mahé : (Joannis, 1894, l.c. : 436, et B. Fletcher, 1910, l.c. : 304).
d. : 15 spéc. (M.L., 1956, 1959, 1960).
Espèce paléotropicale.
Üiastidis pulrisalis Viette.
c '>mor° S ) ,IC,IS P ulrisalis Verte, 1958, Mém. Inst, scient. Madag., (E) 9 : 124 (type : Grande
Archipel de Cosmoledo (île Menai) et île Aldabra : 8 spéc. (M.L., 1959).
Espèce malgache et du groupe d’Aldabra.
^iastictis savyalis n. sp. (PI. VII, n° 1).
.. Envergure 16 mm. Antennes simples, jaune pâle. Palpes très courts
''Sûrement porrigés, jaune foncé, blancs intérieurement. Patagia, tegulae,
j, ? rax > jaune ocre. Abdomen jaune ocre, annelé de blanc. Dessous de
Ubdomen et pattes blanc argent.
Source : MNHN, Paris
102
H. LEGRAND
Ailes antérieures jaune ocre et noir, avec deux grandes taches blanc
nacré luisant, irrégulières, la première au milieu de l’aile, vaguement
arrondie, la seconde dans la partie subterminale, ovale, le grand axe
étant transversal, entre le bord costal et le bord interne, une lunule jaune
couchée entre la partie inférieure des deux taches nacrées, une ligne
subterminale de points jaunes, arrondis, deux points jaunes encadrés
de noir à la partie basilaire du bord interne, une ligne de traits noirs,
terminale, le bord costal noir, ainsi que l’entourage des points nacrés,
plusieurs traits également noirs joignant les taches nacrées entre elles et
ces dernières à la ligne terminale ; la partie distale du bord interne est
également noire. Frange jaunâtre et blanche, brune en son milieu.
Ailes postérieures blanc-nacré, comme les taches des ailes antérieures,
avec une tache discoïdale noire, assez large, en forme d’U, s’appuyant
en haut sur une bande jaune très pâle le long du bord interne. Une lig® e
subterminale noire, bordée de jaune extérieurement. Un petit point noir
au-dessus de l’angle anal. Une ligne terminale, fine et brune, entre
l’apex et l’angle anal. Frange blanchâtre.
Dessous des ailes antérieures brun foncé avec les taches blanc nacre
visibles par transparence, ainsi que leur encadrement noir. Subterminale
claire également visible ainsi que la terminale brune. Frange comme
sur le dessus. Dessous des ailes postérieures blanc nacré comme aux ailes
antérieures, avec la ligne noire doublée de jaune, et la tache noire discoï-
dale bien visibles. Frange comme aux ailes antérieures.
Holotype : 1 <J, île Aldabra, 30-XI-1959 ( H. Legrand).
Allotype : 1 Ç, même localité, 29-X1-1959 (M. Gerber).
Paratypes : 5 et Ç, même localité, du 24-X-1959 au 15-1-1961.
Espèce dédiée à Mr Harry Savy, député de Praslin et La Digue, et
concessionnaire des îles du groupe d’Aldabra.
Espèce voisine de D. vadonalis Viette, de Madagascar ; elle en difiêre
par une taille plus petite et par la présence, aux ailes postérieures, d un
bande transversale médiane chez vadonalis, réduite à une tache discoïda
chez savyalis.
Nacoleia niphealis (Walker).
Motus niphealis Walker, 1859, List Specim. Lepid. Ins. coll. B.M., 18 : 638 (W
Sierra Leone).
Nacoleia niphealis Walker, in Hampson 1892-96,1-aiinn of British India, IV: 313-
Sous le nom de ISolus cpaslalis Swinhoë, in Joannis 189-1 : 436.
Ile Mahé : 2 spéc. (Philibert ) (Joannis 1894 : 436).
Ile Frégate : 2 spéc. (Connor) (B. Fletcher, 1910, l.c. : 304).
lie Mahé : 1 spéc. (H. Fletcher, 1910, l.c. : 304). . _ ,912,
lies Mahé, Silhouette, Denis, Frégate : sans indication de nombre (Fbyeb,
Le. : 26).
Espèce de Sierra-Leone, Inde, Birmanie, Ceylan, Maldives, SeycheU e
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES
ÎLES SEYCHELLES ET d’ALDABRA
103
Nacoleia charesalis (Walker).
Üotys charesalis Walker, 1859, List Specim. Lepid. ins. coll. B.M., 18: 709 (type:
ornco, Sarawak).
Ile Mahé : 2 spéc. (B. Fletcher, 1910, l.c. : 306).
Iles Mahé et Félicité : 15 spéc. (Fryer, 1912, l.c. : 26).
Espèce de l’Inde, Ceylan, îles de la Sonde, Philippines, Seychelles.
* Nacoleia aldabralis Viette (PI. VIII, n° 9).
Nacolela aldabralis Viette, 1958, Mém. Inst, scient. Madag., (E) 9:135 (type : Aidabra).
lie Aldabra : 1 9 (type) (lloareau 1956) (M.L., 1956).
Ile Aldabra : (C. Prola 1953) (P. Viette, 1958b : 61).
Ile Assomption : 1 spéc. (M.L., 1956).
Ile Aldabra : 11 spéc. (M.L., 1959).
Endémique au groupe d’Aldabra.
■ Lamprosena maculalis (B. Fletcher).
Nacoleia maculalis B. Fletcher, 1910, l.c. : 304 (type : Praslin).
lie Praslin : 1 S (S. Gardiner, 1905) (B. Fletcher, 1910, l.c. : 304).
He Mahé, Misère : 1 d (G. Lionnel, 28-1-1963) (M.L., 1964). Muséum de Paris.
Endémique aux Seychelles.
Hedylepla indicata (Fabricius).
Phalacna indicata Fabricius, 1775, Syst. ent. : 640 (type : in India orientali).
= Nacoleia vulqalis Guenée, 1854, Delt. Pyral. : 202. t. 6. f. 8.
lie Mahé : 1 spéc. ( Philibert ) (Joannis, 1894, l.c. : 436).
id. ; i spéc. (Joannis, 1899, l.c. : 198). n .. . ,
pu 2'' spéc. l’auteur écrit : « L’exemplaire de l 'indicata que J ai reçu appartient à une
variété ; l’aile est presque entièrement enfumée et noirâtre, saut le bord antérieur qui
se »l reste jaune d’ocre ».
J|e Mahé : 3 spéc. (de Gage) (B. Fletcher, 1910, l.c. : 305).
f Ile Sainte-Anne: 1 spéc. (B. Fletcher, 1910, l.c. : 305). L auteur écrit. « OiJj'ese
examplcs one bclongs to the typical bright yellow form, one as a very dull yellow
®°l°ur, and the other two are almost antirelv suftused with blackish-fuscous ■ (de ces
* exemplaires, un appartient à la forme typique jaune-clair,... et les deux autres sont
I r esque entièrement saupoudrés de noirâtre).
, , Iles Mahé, Silhouette, Bird, Denis: en nombre non indiqué (rR
J-auteur écrit: «The Mahé and Silhouette spécimens a
r °ni Bird and Dennis Islands being yellow. •
Les annotations ci-dessus de Joannis, B. Fletcher et Fryer încli-
nen t à penser que la majeure partie des captures signalées comme concer-
Oanl cette espèce, s’appliquent en fait à la suivante (II. dnopheralis
babille). 11 en est ainsi du spécimen indiqué par Joannis dans sa note
J? 1899, des deux derniers de B. Fletcher 1910, et de ceux de Mahé et
Silhouette cités par Fryer 1912.
Cependant l’indication « yellow », en dehors de la bordure costale,
j^us oblige à maintenir la présente espèce (H. indicata Fabricius) parmi
e Peuplement seychellois.
Source : MNHN, Paris
104
H. LEGRAND
Espèce très variable. Chenille sur Papilionacées.
Répartition : Amérique du Sud, toute l’Afrique, Inde, Birmanie,
Ceylan, Andaman, Java, Singapour, ouest de la Chine, Madagascar,
Seychelles.
Nous avons pris l’espèce à Marangu (Tanganyika) en 1960.
* Hedylepta dnopheralis (Mabille) (PI. X, n° 7).
Nacoleia dnopheralis Mabille, 1900, Ann. Soc. eut. France, 68 (1899): 745 (type:
Madagascar).
Ile Mahé: 27 spécial. (M.L., 1959, 1960) dont 7 ex-laroa sur Flemingia slrobili/crc
•(herbe Napoléon), Papilionacée. La chenille s’enroule dans la feuille.
Détermination de l’imago par le Muséum de Paris, à l’aide du type de
Mabille auquel les captures sont rigoureusement conformes. Détermi¬
nation de la plante nourricière par Mr I). Bailey, à Mahé.
Ces deux Hedylepta (indicala et dnopheralis ) sont-elles spécifiquement
différentes ? Problème d’autant plus malaisé que les espèces sont très
voisines, et aussi passablement variables. En outre, très souvent elles
cohabitent.
A Mahé, Beau Vallon, où la plante ci-dessus est commune, les exem¬
plaires récoltés sont parfaitement identiques ; il serait intéressant de
pouvoir les confronter avec un élevage fait en des lieux où on a signale
des imagos plus jaunes, des indicata vraisemblablement...
Le problème ne semble pas avoir encore été étudié.
Espèce malgache et des Seychelles.
■ Syllepta derogata (Fabricius) (PI. VIII, n° 12).
Phalaena derogata Fabricius, 1775, Syst. Ent., p. 641 (type : India orientali). _
Pour l’orthographe du nom de genre Syllepta (et non Sylepla), voir J. GhesqUOE» >
942 (Cat. rais. Faune ent. Congo belge, Lép. Micro!. (2° partie), in Ann. Mus. Conj
1942 (Cat. rais. Faune ent. Congo belge, Lép.
belge, C. Zool., sér. III (II), l. Vil, Syllepta: 145.)
Ile Cerf : 1 spéc. (Meade- Waldo 1905) (Hat
I le Mahé " ' 1
(2 e partie), I
908, l.c.).
3 spéc. (B. Fletcher, 1910, l.c. : 307).
1 spéc. (Frykh, 1912, l.c. : 26).
id. : 16 spéc. (M.L., 1956, 1959, 1960), dont 6 ex laroa sur Urenu lobala sin
(herbe hérisson rouge), Malvacéc, et sur Hibiscus esculenlus (hibiscus jaune, ou k
Malvacée.
Espèce paléotropicale.
Syllepta sabinusalis (Walker).
Syllepta sabinusalis Walker, 1859, List Spccim. Lcpld, Ins. coll. B.M. 16 ’■ 70® (tyP 6-
Bornéo, Sarawak).
Ile Cofitivy : 5 spéc. (B. Fletcher, 1910, l.c. : 306).
Espèce paléotropicale.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET D’ALDABRA 105
Ici devrait se placer Syllepla straminea Butler, décrit dans Ann.
Mag. Nat. Hist. (4) 15, : 416 ( Bolys ) (type : Natal), dont B. Fletcher
apporte deux captures aux Seychelles, l’une à Farquhar, 1 autre à
Desroches, mais toutes deux avec doute (B. Fletcher, l.c. : 307) :
L’exemplaire de Farquhar est mauvais et dépourvu d’écailles, et
celui de Desroches ne correspond pas au type, si bien que l’auteur se
demande si ce n’est pas une forme individuelle.
Dans ces conditions, il semble qu’il serait plus sage d attendre de
n ouvelles captures avant de se prononcer.
5. straminea Butler est signalée de Natal et de Ceylan.
* Pardomima zanclophora Martin (PI. VIII, n° 15).
Pardomima zanclophora Martin, 1955, Bull. Brit. Mu
ud Kavirondo, Kenya).
Iles Assomption et Aldabra : 19 spéc. (M.L., 1956,
. N.H., Ent., 3 (14), : 514 (type:
Afrique orientale et centrale, Madagascar, Sud-ouest de l’Arabie,
Comores, Aldabra et Assomption.
• Palpita unionalis (Hubner).
B
Pyralis unionalis Hubner, 1796, Samml. europ. Schmett., 6 : 21, pi. 20, f. 132 (type:
as »f Autriche).
Ile Malié : sans indication numér. (Joannis, 1894, Le.).
«t. : (B. Flbtciikr, 1910, l.c. : 37), rappel de Joannis.
: 1 spéc. (Fryer, 1912. l.c. : 27).
*>es Mahé et Silhouette : 10 spéc. (M.L. 1956, 1959, 1960 : toutes 99)-
Toutes régions chaudes et tempérées chaudes du Vieux Monde.
ar itala quaternalis (Zeller).
quaternalis Zeller, 1852, Lepid. Micropt. quae J.A. NVahlberg in CalTrorum terra
ii (type : CaiTrcric).
,le Aldabra : (C. Prola, XI-1953) (Viette, 1958b).
Afrique du sud, Madagascar, Comores, Aldabra.
^ üiaphana indica (Saunders).
: 425-438).
•'e Mahé : (Meade-WaLlo, 1905) (Hampson, l.c. 1908).
n'"; : sans indication de nombre (Joannis, 1894, l.c.
I es ( u ei . ivy ; 2 «P*- • < H - '"letcher, 1910, l.c. : 309).
} ** Mahé, l’raslin, Frégate : 17 spéc. (H. Fletcher, 1910, l.c.. 309).
. es Mahé, Marie-Anne, Bird : sans indication nombre (I-ryer, 1912, l.c.
"• Aldabra : 4 spéc. (Fryer, 1912, l.c. : 27).
■es Mahé, Silhouette, Coctivv et Aldabra : 26 spéc. (M.L., 1959).
Source : MNHN, Paris
106
H. LEGRAND
Elevage à Mahé (M. L., 1959) sur Achyrantes aspera (herbe sergent).
Amaranthacée.
Espèce paléotropicale.
■ Diaphana duponti (Joannis) (PI. VIII, n° 13).
Glyphodes duponti Joannis, 1916, Ann. Soc. ent. France, 84 (1915-1916) : 15 (tyP e
t et 9 : Marie-Anne).
Les auteurs antérieurs à Joannis avaient fait de cette espèce une
forme de D. stolalis Guenée, sans lui donner de nom, mais en reconnais*
sant qu’elle était spéciale à l’archipel des Seychelles.
Espèce endémique aux Seychelles.
lies : Longue (de Gaue) (15. Fletcher, 1910, l.c. : 308) ; Silhouette ( Thomasset) (B. FleT
cher, 1910, l.c. : 308) ; Ronde (de Gage) (B. Fletcher, 1910 :308).
Iles Mahé, Marie-Anne, Félicité, Denis, • ail of the Seychelles fonn » : 20 spéc. (Fn YE ’
1912, l.c. : 27).
Ile Marie-Anne : 1 J et 1 9 (holotype et allotype) ( Dupont ) (Joannis, 1916).
Iles Mahé et Silhouette : 19 spéc. (dont 1 seul 0 -) (M.L., 1956, 1959, 1960).
■ Diaphana incoloralis (Guenée).
Bolys incoloralis Guenée, 1854, Spec. génér. Lépid., 8, Dclt. et Pyral. : 332 (tyP e ’
Inde, Silhct).
Ile Aldahra : 1 spéc. (Fryer, 1912, l.c. : 28).
Ile Mahé, Beau Vallon : 1 spéc. (M.L., 1959).
Ile Assomption : 1 spéc. (M.L., 1956).
Ile Aldabra : 3 spéc. (M.L., 1959).
Espèce paléotropicale.
H Diaphana sinuala (Fabricius).
Phalaena sinuala Fabricius, 1781, Spec. Ins., 2 : 267 (type : Afrique du Sud).
Ile Mahé : 1 9 ( Meade-Waldo , 1905) (Hampson, 1908, l.c.).
id. : 7 spéc. (B. Fletcher, 1910, l.c. : 308).
Ile Silhouette : 14 spéc. (Fryer, 1912, l.c. : 27). , , , 1959»
Iles Mahé et Silhouette : 2 spéc. (P. Justin 1959, et H. üauban 1959) (M-t>*»
1960).
Espèce paléotropicale.
■ Diaphana subamicalis B. Fletcher (PI. VIII, n° 14).
Diaphana subamicalis B. Fletcher, 1910, l.c. : 308, pi. 17, f. 11 (type : Mahé).
Ile Mahé : 1 i (de Gage) (B. Fletcher, 1910, l.c. : 308).
id. : 2 sp.V•. iI hvi.k, 1912, l.c. : 27). , n( . m
id. : 6 spéc. (F. Morel 1956) (D. Cauoin 1960) (M.L. 1956, 1959,
Espèce endémique aux Seychelles.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET d’aLDABRA
107
* Diaphana prasinalis (Saalmuller).
v, Bolys prasinalis Saalmuller, 1880, Ber. Senckenb. nalur/orsch. Ces., Frank.-a.M.,
'•-1880 : 301 (type : Madagascar).
(= B. Irilonalis Snellen).
Ile Mahé, Misère : 1 spéc. (D. Cauoin, 1959) (M.L., 1959).
Espèce malgache et des Seychelles.
• Stemorrhages sericea (Drury).
Phataena sericea Drury, 1770, III. Hist. Ins. ,2 : 9, pl. 6, f. I (type : Gold Coast).
= Bo(ys thalassinalis Boisduval, 1833, Faune Madag. Maur. : 117, pl. lb, n b.
Ile Mahé : 1 s (Meade-Waldo) (Hampson, 1908).
[d. : 2 s ( Alluaud ) (Joannis, 1894, l.c. : 435).
id. : 2 spèc. (B. Fletcher, 1910, l.c. : 307).
'les Mahé et Silhouette : fi spéc. (Fryer, 1912, l.c. : 26). „ .
Hes Mahé, Silhouette et Praslin : 29 spéc. (M.l... 1956, 1959, 1960), dont 8 ex-lami
Sur Eroatamia coranaria (café fleur), Apocynacée ; la chenille s enroule dans les feuilles.
Afrique au sud du Sahara, Comores, Madagascar, Mascareignes,
Seychelles.
Glyphodes tritonalis (Snellen).
.Margamnia tritonalis Snellen, 1895, Tijd.v.Ent., 38 : 131 (type : Sud-Est Africain,
Da| e de Dclagoa).
He Félicité : 2 spéc. (Fryer, 1912, l.c. : 27).
Afrique du sud-est, Seychelles.
I Nausinoe capensis (Walker) (Pl. VIII, n° 5).
Ile Aldabra : 2 spéc. (Fryer, 1912, l.c. : 27).
<d. : (C. Prola. Xl-1953) (Viette, 1958
>d. : 13 spéc. (M.L., 1959).
Espèce d’Afrique du sud et d’Aldabra.
Aftalyta calligrammalis aldabralis Viette.
calliqrammalis aldabralis Viette, 1958, Mtm. Inst, scient. Madag., (E) 9 : 142
yp .® '■ Aldabra).
Ue Aldabra : (C. Prola, XI-1953) (Viette, 19586).
Espèce malgache et d’Aldabra.
® Crocidolomia binotalis Zeller (Pl. VIII, n° 3).
Cr ocidotomia binotalis Zeller, 1852, Lepid. Microp. quae J.A. Wahlberg in Caffrorum
Source : MNHN, Paris
108
H. LEGRAND
terra coll. : 54 (type : Limpopo, Garisp).
Ile Mahé : 1 spéc. ( De Gage) (B. Fletcher, 1910, l.c. : 309).
id. : 6 spéc. (Fryer, 1912, l.c. : 27).
id. : 2 S ex-larva sur llrassica oleracea bullala (chou), Crucifère (M-T. Désaubin
(M.L., 1910).
Ile Mahé, Beau Vallon et Morne Seychellois : 3 ? (M.L. 1959, 1960).
Espèce paléotropicale.
■ Hellula undalis (Fabricius)
Phalaena undalis Fabricius, 1794, Ent. Syst. 3 (2) : 226 (type : Italie).
Ile Frégate : 2 spéc. ( Connor ) (B. Fletcher, 1910, l.c. : 309).
Ile Denis : 1 spéc. (Fryer, 1912, l.c. : 27).
Ile Mahé : 1 spéc. (M.L., 1959).
Presque toutes les régions tropicales ou subtropicales, atteign an *
l’Europe.
* Epipagis cancellalis (Zeller) (PI. X, n° 14).
Ilolus cancellalis Zeller, 1852, I.epld. Micropt. quae J.A. Wahlberg in Oaffrorum t erra
coll. : 34 (type : Afrique australe).
Ile Mahé : 12 spéc. (M.L. 1956, 1959, 1960).
Une grande partie de l’Ancien Monde, Comores, Madagascar.
* Epipagis prolalis Viette et Legrand (PI. VII, n° 4).
Epipagis prolalis Viette et Legrand, 1958, in LambiUionta, 58 : 62-64 (tyP e •
Aldabra).
Ile Aldabra : (C. Prola, XI-1953) (P. Viette et H. Legrand, 1958, l.c.).
Archipel de Cosmoledo, île Menai : 1 spéc. (M.L., 1949).
Ille Aldabra : 6 spéc. (M.L., 1956, 1959).
Endémique au groupe d’Aldabra.
* Teraslia meticulosalis Guenée.
Terastia meliculosalis Guenée, 1854, Spec. génér. Lépid., 8, Delt. et Pyral. : 212 (tyP e
Haïti).
Ile Mahé, Beau Vallon : 1 spéc. (M. Gcrber, 1959) (M.L., 1959).
id. , Mont Fleuri : 1 spéc. (A. Frenette, I960) (M.L., 1960).
Espèce répandue dans toutes les régions tropicales du monde.
■ Omphisa anaslomosalis (Guenée) (PI. X, n° 3).
Pionea (?) anaslomosulis Guenée, 1854, Spec. génér. Lépid.,
(type : « qu’on m’a donné comme venant de Java •, Guenée).
= Uolys illisalis Walker.
Dell, et I’y ra *' :
373
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET D’ALDABRA
109
lie Mahé : (Joannis, 1894, l.c. : 436).
Ue Silhouette : 1 spéc. (Fryek, 1912, l.c. : 27). ,. ,
. Ile Mahé, Beau Vallon, Misère, Belle-Eau, Mont Fleuri : 7 spéc. (i>. Cauvin, G. Lionnet,
A - Prenellc, 1959-60) (M.L. 1956, 1959, 1960).
Inde, Insulinde, Moluques, Chine, Birmanie, Ceylan, Java, Seychelles.
® Ischnurges lancinalis aldabrensis Viette (PI. IX, n° 5).
. Ischnurges lancinalis aldabrensis Viette, 1958, Mém. Inst, scient. Madag., (E) 9 : 143
vype : Aldabra).
He Aldabra : (C. Prola, XI-1953) (P. Viette, 1958, l.c. : 62).
id. ; 26 spéc. (M.L., 1956, 1959).
Espèce endémique à Aldabra. L’espèce indiquée par Fryer, 1912,
*• c • ^ 27, sous le nom d ’Ischnurges expeditalis Lederer, est très probable-
nien t Ischnurges lancinalis aldabrensis, très commune à Aldabra.
* Isocentris seychellalis B. Fletcher (PI. VIII, n° 4).
Isocentris segchcllealis B. Fletcher, 1910, l.c. : 310, pl. 17, f. 12 (type : Seychelles).
(R 5 e y c helles : « A single specimen in very poor state from Mr de Gaye s collection »
' • Pletcher 1910, l.c. : 310).
He Mahé, Beau Vallon : 3 spéc. (M.L., 1959, 1960).
Endémique aux Seychelles.
Crochiphora testulalis Geyer.
(f Si ° cll ‘Phora testulalis Geyer, 1832, in Hübner, Zutr. Samml. Exot. Sclimctt., 4 . 12
^9-630) (type : Buenos Ayres). _ _ ... ,
1950 e Mahé, Beau Vallon, Misère, Grande Anse : 3 spéc. (P. Justin, D. Cauvin, H. Legrand,
'ion ’ c 1960 > (M.L., 1959, 1960), dont un ex-larva sur Cajanus indicus (embrenade). Papi-
, Espèce se trouvant dans toutes les zones tropicales et subtropicales
,. e I Ancien et du Nouveau Monde, y compris Madagascar. Notre collec-
° n contient également un spéc. de Tahiti (Y. Muller 1958).
^^ygramniodes jeannelalis Marion et Viette (Pl. VIII, n° 8).
Ut\ P ( oll Jgramm l ,des jeannelalis Marion et Viette, 1956, Mém. Inst, scient. Madag., (E) 7 :
Tu y .*l e Madagascar).
Ie Mahé : 2 spéc-, Beau Vallon et Mont Fleuri (M.L. et 1-renetle, 1959).
Espèce malgache et des Seychelles.
N°tnophila noctuella (Denis et Schiffermuller).
l36 7 A' , v ea noctuella Denis et SchilTermuller, 1775, Syst. Verz. Schmett. Wiener Geg.:
' ype : environs de Vienne, Autriche).
Source : MNHN, Paris
110
H LEGRAND
Ile Assomption : I y (I’bybb, 1012, l.c. : 27).
Ile Mahé, Beau Vallon : 1 spéc. (M.L., 1959).
Espèce cosmopolite.
* Pagyda sounanalis n. sp. (PI. VII, n° 5).
Envergure 18 mm. Antennes lisses, jaunes. Palpes porrigés, jaune
ocre. Tegulae, patagia, thorax, jaune pâle. Vertex lisse, jaune d’or
encadré de blanc. Abdomen jaune d’or. Dessous de la tête blanc argent ;
dessous de l’abdomen jaune pâle. Pattes annelées, les antérieures blanc
et ocre foncé, les médianes et les postérieures jaune clair et blanchâtre.
Ailes antérieures jaune d’or, avec les lignes suivantes jaune fonce •
antémédiane, médiane, extramédiane et subterminale (l’extramédiane
visible seulement dans sa partie costale, et la subterminale ayant l’app 3 '
rence d’une ombre). Ligne terminale fine, jaune foncé. Frange concolore
brillante.
Ailes postérieures de même ton, avec les lignes suivantes jaune
foncé : la première dans le prolongement de l’antémédiane, la deuxième
prolongeant la médiane, la troisième prolongeant la subterminale. Lig ne
terminale et frange comme aux supérieures.
Dessous des ailes antérieures jaune, plus foncé au bord costal et au*
alentours du bord externe, blanc aux environs du bord interne. Dessous
des postérieures uniformément jaune. Frange aux quatre ailes comm e
sur le dessus.
Holotype : 1 (?, île Aldabra, 26-X11-1959 (M. Gcrber).
Allotype : 1 $, même localité, 16-X1-1959 (H. Legrand).
Paratypes : 8 (J et Ç, même localité, du 2-XI-1959 au 23-I-1® 6 ’
et archipel de Cosmoledo, île Menai, 17-1X-1959.
Espèce voisine de Pagyda holoxanthalis Mabille, espèce malga^
Elle diffère de cette dernière par la couleur des lignes du dessus
quatre ailes, la même à peu de chose près que celle de la teinte de *°® ’
tandis que chez holoxanthalis la couleur des lignes est d’un jaune P
foncé, se distinguant mieux de la teinte de fond.
* Psara lionnetalis n. sp. (PI. IX, n° 2).
. a leu r
Envergure 19 mm. Antennes simples, jaunâtres, rapprochées a
base. Palpes très courts, redressés, revêtus (l’écailles jaunes et ^
Vertex fisse, jaune pâle. Patagia, tegulae et thorax, jaune d’or. 1 - jo-
jaunes, les antérieures marquées de noir au-dessus de l’articulation ^
tarsienne. Abdomen jaune d’or, chaque tergite limité inférieure
par un mince trait blanc. Dessous de l’abdomen jaune pâle.
Ailes antérieures jaune d’or, avec un large semis d’écailles
brunes-
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET D’ALDABRA 111
Principalement dans tout l’espace compris entre les lignes postmédiane
e t terminale. Une ligne antémédiane courbe, bien marquée en noir ainsi
gue les taches ordinaires, l’orbiculaire figurée par un très petit point,
e t la réniforme par un gros trait en forme de lunule. Une ligne extra-
médiane formant un coude vers la tache réniforme, puis un autre coude
Amenant la ligne dans sa direction primitive, et, après un trajet arrondi
atteignant le bord costal. Une ligne terminale de traits noirs, doublée
SUr la frange par une ligne brun-jaune. Frange jaunâtre.
Ailes postérieures jaune d’or, avec semis d’écailles brunes. Deux
Jjgnes noires aux contours flous, prolongeant, l’une 1 antémédiane,
"autre la postmédiane. Une ligne terminale brune, doublée sur la frange,
‘l’une autre ligne de même ton, continue. Frange brune et blanche,
entièrement blanche entre l’angle anal et la base de l’aile.
Dessous des ailes antérieures jaune d’or au bord costal, brunâtre
ensuite, laissant apparaître, plus ou moins vaguement, les lignes et
mehes noires du dessus des ailes. Dessous des ailes postérieures jaune
P^e, avec la bordure grisâtre. Frange comme sur le dessus.
Holotype : 1 3, archipel des Seychelles, île Mahé, Beau Vallon, 2-11-
^9 (//. Legrand).
Allotype : 1 $, archipel des Seychelles, île Mahé, Belle-Eau, 7-II-1959
'G- Lionnel).
Paratypes : 1 Ç, île Mahé, Beau Vallon, 5-111-1956 (M. L., 1956),
1 9. même île. Grande Anse, 18-IV-1963 (G. Lionnel) in coll. Lionnet.
Espèce dédiée à Mr G. Lionnet, directeur du département de l’Agn-
c »lture des îles Seychelles, et auteur de la capture de l’allotype $ dont
1 a bien voulu faire don au Muséum national de Paris.
^sara delhommealis n. sp. (PI. IX, n° 1).
Envergure 16 à 20 mm. Antennes simples, annelées brun foncé et
aune ; Palpes courts, dressés, brun-roussâtre. Tegulae avec la partie
?Périeure noire, les parties centrale et inférieure brun clair. 1 borax et
. domen jaunes. Pattes antérieures brun-noir, jaunes aux articulations,
pâl autres pattes jaune clair et blanchâtres. Dessous de l’abdomen jaune
.. Ailes antérieures jaunes, avec une forte quantité décailles noires
sséminées principalement au bord costal et au bord interne ; la première
riie du bord costal est en outre brun foncé ou noire. Une ligne noire
émédiane, vaguement dessinée, suivie au milieu de l’aile, près du bord
lio sta| . de deux traits noirs parallèles, disposés transversalement. Une
gne extrainédianc, bien marquée en noir, puis interrompue au coude,
d P Ue partie longitudinale manquant entièrement. Une ligne terminale
l a l )e tits traits noirs internervuraux, et une ligne terminale doublant
Première, jaune roussàtre. Frange brune.
Source : MNHN, Paris
112
H. LEGRAND
Ailes postérieures jaunâtres, avec semis d’écailles brunes, sauf à la
base. Deux lignes noires les traversent, l’une prolongeant l’antémédian®
des antérieures, l’autre prolongeant l’extramédiane. Ligne terminale
comme aux ailes antérieures. Frange brune.
Dessous des quatre ailes avec mêmes écailles noires ou brun-noir, et
mêmes lignes et traits qu’aux antérieures. Frange semblable.
Holotype : 1 <J, archipel des Seychelles, île Mahé, Beau Vallo n >
22-IV-1956 (H. Legrand).
Allotype : 1 Ç, mêmes localité et récolteur, 15-III-1959.
Paratypes : 11 <J et Ç, même localité, du 5-11-1959 au 7-VI-1960.
Espèce très variable dans sa tonalité fondamentale, variant du jaune
pâle au brun-noir. Dédiée à Mr André Delhomme, vice-consul généra
de France aux Iles Seychelles.
* Psara frenettalis n. sp. (PI. IX, n° 3).
Envergure 23 à 28 mm. Antennes simples chez les deux sexes. Palp e *
courts, le 1 er article gris clair, le 2 e foncé, le 3° blanc jaunâtre, dépassa
à peine le 2 e . Patagia jaunes. Tegulae, thorax, abdomen, jaune P âl '
Pattes antérieures gris-jaunâtre, les autres pattes jaune pâle. Chez le o*
l'extrémité de l’abdomen comporte une petite toulTe d’écailles noir ’
et les trois anneaux médians à partir de l’avant-dernier, une sorte
dent latérale.
Ailes antérieures d’un jaune vif plus ou moins foncé, avec de no
breux points brun-violacé : l’un costal à la base de l’aile, deux aU
plus loin vis-à-vis du quart costal (l’un sur la bordure, l’autre à m
hauteur mais un peu en retrait par rapport à la bordure), deux aU
plus petits au quart du bord costal, mais un peu à l’intérieur de 1 8 ’
plus loin, un point plus gros entre la cellule et le bord externe ;
ligne de points sinueuse, antéterminale, et trois autres points aug
parallèlement au bord interne. Frange concolore.
Ailes postérieures de même ton, avec points brun-violacé dissent 11 ®
ça et là sur toute la surface de l’aile. Frange comme aux antérieures. ^
Dessous des quatre ailes jaune pâle avec la plupart des points
dessus visibles en dessous par transparence.
14-2'
Holotype : 1 <J, archipel des Seychelles, île Mahé, Belle-Eau»
1963 (G. Lionnet) (M. L., 1963). g5 g
Allotype : 1 $, archipel des Seychelles, île Silhouette, 18-^"
(H. Legrand) (M. L., 1959).
Paratype : 1 $, île Silhouette, XI-1959 (H. Dauban) (M. L., 1959)-
Espèce dédiée au Frère A. J. Fhenette, qui fut chef du Laborat
de biologie du Seychelles College (1960) à Mont Fleuri (île Mahé).
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET d’aJ-DABRA
* Psara basalis (Walker) (PI. IX, n° 4).
Hotijs basalis Walker, 1865, List Specim. Lcpid. Ins. coll. B.M., 34 : 1404 (type: Ceylan).
Ile Mahé, Beau Vallon : 33 spéc. (M.L., 1956, 1959-60).
Elevage à Mahé, Beau Vallon (M. L., 1959) sur Lantana camara
(vieille fille), Verbénacée. La chenille vit dans une feuille enroulee et
s’y chrysalide. L’imago ne s’éloigne guère de sa plante nourricière,
laquelle ne vit à F île Mahé que dans sa partie nord, ce qui est cause de ce
9ue les anciens auteurs n’ont pas récolté l’espèce aux Seychelles, très
commune là où pousse la plante.
Espèce paléotropicale.
* Psara bipunctalis (Fabricius).
Plulaena «primions FaMcius, 1794, Eut. Sy.t., S (2) : 232 (type : Americae Mis).
Ile Mahé, Beau Vallon : 12 spéc. (M.L., 1959, 1960).
Elevage à Mahé, Beau Vallon (M. L., 1959, I960) sur Achyrantes
as Pera (herbe sergent), Amaranthacée. La chenille, au lieu de s enrouler
dans une feuille, comme chez l’espèce précédente, se contente d en assem¬
bler deux à l’aide de la soie qu’elle produit, en les laissant « à plat ».
Chrysalidation entre les deux feuilles.
L’imago diffère de P. basalis : 1° par sa teinte jaune légèrement plus
Pâle ; 2e par la présence d’un point costal noir à l’extrémite de la ligne
extramédiane ; au contraire, chez basalis, l’extramédiane s arrête un
Peu avant le bord costal.
Toutes les régions chaudes du Monde.
* Psara phaeopteralis (Guenée).
Amfri Phaeopteralis Guenée, 1854, Spec. génér. I.épld., Delt. et Pyral. : 349 (type :
■les Mahé^et*Prasli n’ : 7 spéc. de Mahé et 1 de Praslin (B. Fletch‘ j'*:, 19 * ® „t 5 spéc
Lc Mêmes tics : (Fryer, 1912, rappel de Fletcher, et en plus, Silhouette, en tout 5 spéc.,
(M de Mahé, Beau Vallon : 27 spéc. (M.L., 1956,1959, 1960) dont 3 ex-tarva sur Graminées
1960).
foutes régions tropicales.
Ici devrait se placer Psara minoralis (Warren) 1892, Ann. May. Nat.
2* (6) 9 : 435 (type : Gold Coast, Accra), dont un seul exemplaire a
le signalé par Fryer 1912, l.c. : 28, de l’île Mahé.
.Comme il s’agit d’une espèce d’Afrique occidentale, et que le spécimen
."'que signale à Mahé n’a pu être vérifié, nous sommes d’avis d attendre
a utres captures avant d’admettre l’espèce comme seychelloise.
m, Muséum. - Zoologie, t. XXXVII.
Source : MNHN, Paris
114
H LEGRAND
■ Psara mahensis (B. Fletcher).
Pachyzandla mahensis B. Fletcher, 1910, l.c. : 310, pl. 17, f. 13 (type : Mahé).
Ile Mahé, Cascade Estate : 2 spéc. (B. Fletcher, 1910, l.c. : 3i0).
Iles Mahé et Silhouette : 3 spéc. (11. Daubun) (M.L., 1959).
Endémique aux Seychelles.
■ Loxostege massalis (Walker).
Scopula massalis Walker, 1859, List Specim. Lepid. Ins. coll. B.M., 18 : 792 (tyP e -
Australie).
lies Coëtivy (4 spéc.), Poivre (1 spéc.), d’Arros (1 spéc.), Desroches (4 spéc.). ‘J? 5
l’Aigle (1 spéc.). Frégate, par Connor (5 spéc.), Sainte-Anne (1 spéc.), le tout par B. Flet
cher, 1910, l.c. : 311.
Ile Aldabra : 9 spéc. (Fryer, 1912, l.c. : 28).
Ile Desroches : 7 spéc. (M.L., 1959).
Archipel de Cosmoiedi.
Espèce paléotropicale.
* Diasemia ramburialis (Duponchel).
Uudrocampa ramburialis Duponchel, 1831, Hist. nat. Lépid. France, 8 (2) :343 (tyP e '
Andalousie).
Ile Mahé, Beau Vallon : 11 spéc. (M.L., 1956, 1959, 1960).
Toutes régions chaudes et tempérées chaudes du Vieux Monde.
■ Antigastra catalaunalis (Duponchel).
Botys catalaunalis Duponchel, 1831, Hist. nat. Lépid. France, 8 (2) : 330 (tyP e
Europe).
Ile Mahé : 1 spéc. (Joannis, 1894, l.c.).
Ile Praslin : 1 spéc. (M.L., 1959).
Toutes régions chaudes et tempérées chaudes du Vieux Monde.
* Uresiphita limbalis (Denis et Schiffermüller).
Pyralis limbalis Denis et Schlffermüller, 1775, Syst. Verz. : 122. , ...
= Phalaena gilvala Fabricius, 1794, Ent. Syst. : 290 (type : In Indian orientai»/*
Ile Mahé, Beau Vallon : 2 9 (M.L., 16-VI-1959 et 20-VI-1960).
Cette espèce a fait l’objet en nomenclature d’opinions diverses
le résultat n’est peut-être pas encore définitif. C’est qu’en effet il
pas certain que gilvala Fabricius et limbalis Denis et Schiffer 01
appartiennent bien à la même espèce. ^
Limbalis a été décrit d’Europe, et gilvata de l’Inde. Aucune
comparative accompagnée d'un examen d’armures ne semble aV °'. ta iia
faite. Le $ vient très rarement à la lumière, et les caractères des ge°
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET D’ALDABRA 115
$ ne permettent pas de se prononcer. Donc, pour le moment, la séparation
e n deux espèces (ou plus) n’est pas faite, et c’est pourquoi nous mainte¬
nons, jusqu’à nouvel ordre, la synonymie rappelée ci-dessus.
D’après les caractères extérieurs, nos deux spécimens de Mahé
Paraissent différents de ce qu’on prend en Europe ; ils ont les ailes anté¬
rieures plus étroites et la teinte de fond des mêmes ailes est brun clair
légèrement roussâtre, alors que les spécimens d’Europe ont les ailes
antérieures plus larges et sont d’une teinte plus foncée. Le problème reste
donc posé.
• Udea martialis (Guenée).
Scopui a martialis Guenée, 1854, Spec. génér. Lépid., Delt. et Pyral., p. 398 (type :
Abyssinie).
(= P. fcrrugalis Hubner).
J*es Mahé et Silhouette : 5 spéc. (Fryer, 1912, l.c. : 28).
Ile Praslin : 3 spéc. (M.L., 1959).
Répandue dans toutes les zones chaudes du Vieux Monde, atteignant
l’Europe.
Pionea ablactis (Walter).
Botys ablactis Walker, 1859, List Specim. Lepid. Ins. coll. B.M., 18: 660 (type : Ceylan).
Iles Mahé et Silhouette : 6 spéc. (M.L., 1956, 1959, 1960).
Espèce paléotropicale.
^yi'austa mahensis B. Fletcher.
Pyrausla mahensis B. Fletcher, 1910, l.c. : 311, pl. 17, f. 14. (type : Mahé).
lie Mahé, Cascade Estate : 5 spéc. (B. Fletcher, 1910, l.c. : 311).
lies Mahé et Silhouette : 16 spéc. (Fryer, 1912, l.c. : 28).
Espèce endémique aux Seychelles.
Pyrausta phoenicealis (Hubner).
p M ae "iuliti phoenicealis Hubner, 1818, Zutr. z. Samml. exot. Schmctt., erste Hund.,
n° 58, f. 115-116 (type: Floride). „„ .....
I* e Mahé, Beau Vallon et Mont Fleuri : 4 spéc. (M.L., 1959, 1960).
Espèce cosmopolite dans tous pays tropicaux.
^yfausta fuscolarosalis n. sp. (Pl. VII, n° 6).
, Envergure 8 à 10 mm. Antennes dentées, plus épaisses chez le o,
na que article limité de noir. Palpes maxillaires très visibles, brun-noir,
Source : MNHN, Paris
H LEGRAND
116
avec l’extrémité blanche. Palpes labiaux porrigés, recourbés, de même
faciès que les maxillaires, se terminant à la même hauteur que ces der¬
niers, si bien que l’espèce donne l’apparence de posséder quatre palpes-
Tête avec vertex blanc. Patagia, tegulae, et thorax, brun foncé. Abdomen
brun clair, avec les deux côtés blanchâtres. Pattes avec l’intérieur blanc,
et l’extérieur brun clair. Dessous de l’abdomen blanc.
Ailes antérieures brun foncé, les deux premiers tiers du bord costal
marqués d’un trait noir. Une grosse tache blanche triangulaire, au trois
quarts costal. Deux lignes courtes, brun-rougeâtres, l’antémédiane entre
le premier tiers du bord costal et le premier tiers du bord interne, l’extra-
médiane, coudée, partant du bord interne peu avant le tornus, et aboutis*
sant au rebord costal après et tout contre la tache blanche triangulaire-
Frange courte, entrecoupée de brun et de jaunâtre.
Ailes postérieures légèrement plus claires, avec le bord interne
blanchâtre, et les lignes brunes, prolongeant celles des ailes antérieures,
à peine indiquées après la bordure interne, et manquant ensuite.
Frange noirâtre.
• la
Dessous des ailes antérieures gris clair, avec un gros trait noir , **
long des deux tiers du bord costal. La postmédiane est bien visible ainsi
que la tache blanche costale. Une ligne terminale brune. Frange noire
et blanche. Dessous des ailes postérieures gris clair, avec la postmédiane
bien visible à partir du bord interne. Antémédiane sous la forme d un
petit trait noir également bien visible. Ligne terminale et frange comm
aux ailes antérieures.
Holotype : 1 tf, île Aldabra, 26-XII-1959 (H. Legrand).
Allotype : 1 $, mêmes localité et date (JW. Gerber ).
Paratypes : 2 $, même localité, 27-XI et 27-XII-1959.
Sous-famille EVER GESTIINAE
* Noorda eclhoemata Hampson.
. Afria» e
Noorda eclhoemata Ilampson, 1913, Ann. Mag. Nal. Ilist., (8) II, p. 526 (type • '
orientale britannique).
Ile Aldabra : 1 spéc. (M.L. 1959).
Espèce éthiopienne et malgache.
* Noorda amelhystina (Swinhoe).
Autocharis amelhgslina Swinhoe, 1894, Ann. Mag. Nal. Hlst., (6) 14, P- l'*®
Tcherrapoundjl, Bengale, Inde).
Iles Mahé et Silhouette : 13 spéc. (M.L. 1956, 1959, 1960).
Espèce paléotropicale.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET D’ALDABRA
117
* Noorda blitealis Walker.
. Noorila blitealis Walker, 1859, List Specim. Lepid. Ins. coll. B.M. 19, p. 979 (type:
Leylan).
Ue Mahé, Beau Vallon : 10 spéc. (M.L. 1959).
Répartition : Ceylan et Seychelles.
Noorda barbieri n. sp. (PI. VII, n° 7).
Envergure 12 mm. Antennes simples, jaunes. Palpes porrigés, large¬
ment décumbants, écailleux, courts le 3 e article dépassant à peine le
2 e ; le 1er article blanc, les 2° et 3 e jaune ocre. Vertex étroit, court,
légèrement hérissé gris clair. Patagia, tegulae, thorax, gris-roussâtre clair.
Abdomen avec les deux premiers tergites blancs les autres gris fonce,
°bacun limité inférieurement par une ligne blanche. Pattes jaunes, avec
ks tarses des postérieures annelés gris-noir et blanc. Dessous de 1 abdomen
blanc.
Ailes antérieures gris clair, avec quelques parties gris foncé, l’une au
tornus, l’autre sous l’apex, ces deux formations bordées intérieurement
d’une ligne noire. Une ombre noire sur tout le bord costal, sauf à 1 apex
Lu tache orbiculaire bien marquée en noir et réunie au bord costal par
u n trait noir oblique. Une autre tache noire à l’emplacement de la
^éniforme, réunie également au bord costal et de la même manière.
I Ue tache noire au milieu du bord interne, surmontée d une autre sur
m nervure I c ; plusieurs petits points noirs alignés sur cette nervure,
d autres vers le milieu de l’aile, d’autres entre la réniforme et 1 ombre
Su bapicale. Une particularité de cette espèce consiste dans la présence
Su ^ les parties brunes de l’aile, de groupes d’écailles blanches, qui réflé¬
chissent la lumière. Frange entièrement brune et blanche.
Ailes postérieures arrondies, avec une ombre brune entre 1 apex et
angle anal. Frange brune entre ces deux points extrêmes, blanches
ailleurs.
n Dessous des ailes antérieures gris-jaunâtre avec le bord interne blanc.
es sous des ailes postérieures blanc, mais gris entre 1 apex et 1 angle
anal. Frange aux quatre ailes comme sur le dessus.
Holotype : 1 rf, île Aldabra, 22-XI-1959 (M. Gerber ).
Allotype : 1 ?, mêmes localité et récolteur, 27-XI-1959.
Earatypes : 4 ??, même localité, du 26-XI au 28-XI1-1959.
Espèce voisine de N. sei/rigalis Marion et Viette, décrite de Mada-
$* s car. En diffère : 1" par une taille plus petite ; 2° par une transparence
JÎ Us accentuée chez l’espèce malgache, et la tache noire du tornus des
es antérieures mieux marquée chez barbieri.
Source : MNHN, Paris
118
H. LEGRAND
Famille PHYCITIDAE
Les difficultés éprouvées dans la détermination et le classement des
Tortricidae (lato sensu) des Seychelles et d’Aldabra, ont également
affecté les mêmes opérations chez les Phycitidae.
Cette famille, sur laquelle on a beaucoup travaillé dans ses éléments
paléarctiques, depuis Ragonot, Hampson et Amsel, reste encore à peu
près inconnue dans son peuplement tropical. Un effort pourtant a été
accompli par A.J.T. Janse, de Prétoria, entre 1941 et 1945, lequel,
sous le titre : « Contribution à l’étude des Phycilinae » a précisé les genres,
sans descendre plus bas et, bien entendu, avec les seuls éléments en sa
possession.
La grande difficulté, comme nous disions pour les Tordeuses, est
qu’aux Seychelles nous rencontrons de l’approximation, de l’endémisme,
et souvent des caractères composites qui ne facilitent pas le classement,
et nécessitent une étude approfondie, non seulement des pièces qui vous
arrêtent, mais aussi de tout le groupe, et c’est là qu’intervient le regret
de n’avoir aucun spécialiste acceptant ce travail considérable.
Nous présentons cependant quelques nouveautés, pour la plupart à
affinités indiennes, avec l’aide, quant aux genres, de nos correspondants
du British Muséum à qui nous adressons nos sincères remerciements.
Les espèces que nous laisserons provisoirement de côté sont au nombre
de 20, soit :
De l’ile Mahé . 9
De Cosmoledo et Aldabra . 6
De Cosmoledo seulement . 2
D’Aldabra seulement. 3
Sous-famille PIIYCITINAE
■ Heterographis insularella Ragonot.
Heterographis insularella Ragonot, 1893, Bull. Soc. enl. France : 295 (type : Mahé)-
Ile Mahé : ( Philibert) (Joannis, 1894. /.<•. : 437).
id. , Beau Vallon : 5 spéc. (M.L. 1956, 1959, 1960).
Endémique aux Seychelles.
* Salebria morosalis (Saalmuller).
Myeloïs (?) morosalis Saalmuller, 1880, Ber. Senckenb. nalur/orscli. Ces. Frank
VI-1880 : 307 (type : Madagascar).
Ile Mahé, Beau Vallon : 4 spéc. (M.L., 1959, 1960).
Espèce malgache et des Seychelles.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET d’aLDABRA
119
■ Etiella zinckenella (Treitschke).
Phyeis zinckenella Treitschke, 1832, Schmett. Europ., (9) 1: 201 (type : Europe).
Ile Mahé : 5 spéc. (B. Flbtcheb, 1910, Le. : 298).
id. : 2 spéc. (Fryer, 1912, Le. : 24).
Ile Aldabra : 1 spéc. (Frybr, 1912, Le. : 24). iorn\
lies Mahé, Silhouette, Cosmoledo et Aldabra : 22 spéc. (M.L., 1956,1959,1960).
Elevage à Mahé (M. L. 1960) dans les gousses d ’Abrus precatorius
(Jiane réglisse), Papilionacée.
Toutes régions chaudes et tempérées chaudes du globe.
Euzophera scabrella Ragonot.
Euzophera scabrella Ragonot, 1901,
'type : Côte de l’Or, Accra).
lie Aldabra : 8 spéc. (Fryer, 1912, l
Afrique occidentale et Aldabra.
5
■ Cadra caulclla (Walker).
Pempelia caulclla Walker, 1863, List Specim. Ins. coll. B.M., 27 : 73 (type . Ccylan).
Seychelles : (Joannis, 1894, Le. : 437) ■ espèce éclose chez mol en nombre assez eonsi
ü_r a !?' c • les larves se trouvaient dans un sac de graines de cacao qui avaienl ete^r;
U J8). inspet.. .
Ile Coètivy : (en nombre, dans le magasin a
Espèce cosmopolite.
t vivres) 1 spéc. (M.L., 1959).
Ancylosis niveicoslclla Hampson.
Ancylosis niveicoslclla Hampson, 1896, Moths of India, 4 : 72, L 47 (type : Indes
glaises). „ ... .
x, Archipel de Cosmoledo, tic Menai: 6 spéc. (M.L., 1959) (dét. D.J. Carter, British
“tfseum, 1963).
Inde (British Muséum, 1963).
^tyomixia irregularis n. sp. (PI. VII, n° 9).
Envergure 17 mm. Antennes filiformes, annelées brun et jaune, uni¬
quement jaunes à leur extrémité ; scape court, brun. Palpes courts,
e caili cux , y compris le dernier article ; ensemble des palpes gris-jaunâtre,
? Ve c une bande brune sur les côtés extérieurs du 2 e article. Patagia,
®gulae, prothorax, gris et brun noir. Vertex gris clair. Abdomen noirâtre
8ris clair. Pattes gris noirâtre et gris clair, jaune clair aux articulations.
e ssous de l’abdomen gris noirâtre.
Ailes antérieures brun-jaune et blanc. Une tache noire à la base
filtre le corps. Au milieu de l’aile, un vaste quadrilatère irrégulier noir,
deux côtés parallèles, celui s’appuyant sur le bord costal, et celui
Source : MNHN, Paris
120
H. LEORAN1
s’appuyant sur le bord interne ; les deux autres côtés du quadrilatère
sont l’un, basal, oblique, l’autre distal, oblique, mais en sens contraire
du précédent et parallèle au bord externe. Frange blanche.
Ailes postérieures blanches avec une ligne terminale jaune pâle.
Frange blanche.
Dessous des ailes antérieures grisâtre, mais blanc dans la moitié
basale du bord interne. Dessous des ailes postérieures blanc-jaunâtre,
un peu plus gris à l’apex.
Holotype : 1 $, archipel de Cosmoledo, île Menai, 18-X-1959
(M. Gerber).
Espèce voisine de P. trigoni/era Hampson, 1903, décrite de Puttalam
(Ceylan), Journ. Bombay Nat. Hist. Soc., XV (1) : 26.
* Trachonitis renatella n. sp. (PI. VII, n° 10).
Envergure 18 mm. Antennes fines, lisses, gris clair ; scape court,
concolore. Tête avec vertex lisse, gris clair. Palpes redressés, gris. Patagia,
tegulae, thorax, gris roussâtre. Abdomen avec les tergites gris-noir-
Dessous de l’abdomen gris clair avec les deux derniers sternites revêtus
chacun d’une épaisse touffe de poils longs et gris. Pattes grises, le s
articles des tarses noirs.
Ailes antérieures brunes, sablées de blanc, avec petits points noirs
dans la partie basilaire, et une ligne antémédiane de points noirs, pl uS
gros que les précédents. Les taches ordinaires sont noires, et une lig ne
subterminale, arrondie, doublée de points noirs plus petits. Une lig ne
terminale de points noirs subtriangulaires. Frange brun-rougeâtre avec
quelques écailles noires.
Ailes postérieures gris clair, dont les parties basale et antérieure sont
dépourvues d'écailles. Une fine ligne claire, encadrée de deux autres
lignes brunes entre l’apex et l’angle anal. Frange gris-brun clair.
Dessous des ailes antérieures gris-roussâtre. Pli costal replié très
visible en dessous. Ligne terminale de points noirs subtriangulaire
comme sur le dessus. Dessous des ailes postérieures et frange aux 4 au e
comme sur le dessus.
Holotype : 1 <$, archipel de Cosmoledo, île Menai, 24-IX-1959
(H. Legrand).
Allotype : 1 Ç, Aldabra, 28-X-1959 (M. Gerber).
Paratypes : 2 J de même localité que l’holotype.
Dét. du genre : D. J. Carter, B. M. 1963.
* Trachonitisodilella n. sp. (PI. VII, n° 11).
Envergure 20 mm. Antennes chez le J renflées à la base et P"^ S e
centes jusqu'aux deux tiers, lisses ensuite, le scape épais et portant u
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET d'aLDABRA 121
Petite dent à l’extrémité intérieure, chez la Ç lisses et filiformes, avec
ïe scape court, gris clair. Palpes courts, lisses, gris clair. Patagia, tegulae,
thorax, gris roussâtre foncé, les tegulae avec un trait fin transversal,
n oir, en leur milieu. Abdomen avec les tergites brun-roussâtre, finement
limités de blanc inférieurement. Dessous de l’abdomen gris clair. Pattes
avec écailles brunes disséminées sur fond blanc, les fémurs barrés trans¬
versalement d’un trait roussâtre, les tibias de deux traits de même
couleur.
Ailes antérieures brunes, sablées de blanc, cette dernière couleur
dominant dans la zone centrale de l’aile, entre la base et les taches
° r dinaires. Dans la partie antémédiane, une ligne transversale noire,
sinueuse, bordée de brun extérieurement, et doublée vers 1 extérieur,
d’une autre ligne noire, fine et irrégulière, traversant également 1 aile,
du bord costal au bord interne. Nombreux atômes noirs le long des
nervures, dans la partie antéterminale. Une ligne antéterminale de
Points noirs subtriangulaires, suivie d’une fine ligne terminale fauve.
Frange brune avec quelques atômes noirs.
Ailes postérieures gris-jaune clair, avec des atômes bruns vers le
|>ord antérieur, et une fine ligne jaune terminale encadrée sur toute sa
longueur par deux fines lignes brunes. Frange blanchâtre.
Dessous des ailes antérieures gris-bleuâtre avec la moitié distale gris
ornnàtre. Frange grise. Dessous des ailes postérieures et frange comme
Sur le dessus.
Holotype : 1 5, archipel de Cosmoledo, île Menai, 20-IX-1959
Legrand).
Allotype : 1 Ç, mêmes localité et récolteur, 12-X-1959.
Para types : 5 <J et 2 Ç du 21-1 X-l 959, même localité, et 1 $, île
Aldabra, 6-X1-1959.
Dét. du genre : D. J. Carter, B. M. 1963.
* Phycita pedinicornella Fryer (PI. Vil 1, n° 2).
ïMI dla pedinicornella Fryer, 1912, l.c. : 23 (type : Mahé).
« Mahé : 1 j et 1 y (Fryeh, 1912, l.c. : 23).
J e Silhouette : 2 9 (Fuyer, 1912, l.c. : 23).
lle Mahé : 1 spéc. (M.L. 1959).
Endémique aux Seychelles.
Fhycita gloriosella n. sp. (PI. VII, n° 12).
, Envergure 21 mm. Antennes lisses, fines, annelées brun-rouge et
i grisâtre ; scape court, écailleux à sa base. Palpes redressés blancs
érieurcmenl, brun-rouge et blanc extérieurement, les 3 articles lisses.
Source : MNHN, Paris
122
!. I.EGRANO
Trompe bien développée, brun-rouge et blanc à la base. Tête avec vertex
lisse ; patagia hérissés, tegulae brun-rouge, gris et blanc. Abdomen avec
chaque tergite brun-rouge et gris limité inférieurement de blanc, I e
dernier sternite blanc. Pattes revêtues d'écailles mélangées, brun-rougei
gris et blanc.
Ailes antérieures allongées, revêtues d’écailles brun-rouge, blanc et
noir. Les écailles noires prédominent dans le premier tiers costal jusqu au
milieu de la largeur de l'aile, le long et un peu au-dessus du bord interne,
à l’emplacement des taches ordinaires, et le long des nervures entre ces
taches et la ligne terminale, qui est noire, et entrecoupée de blanc. Les
écailles blanches sont particulièrement visibles à la base, à la côte après
le premier tiers, dans pli de l’aile au premier tiers basal, à remplacement
de la subterminale, et dans l'espace antéterminal. A noter que ces lignes,
traits et points, n’ont pas de contours nets, et sont plus ou moins mélan¬
gés d’atômes bruns et noirs. Les écailles brunes forment la teinte de fond
de l’aile, mélangées aux écailles blanches et noires ; elles dominent dans
l’espace entre la subterminale et la zone blanche antéterminale. Frang e
gris-brun et brun rougeâtre.
Ailes postérieures grisâtre clair, plus foncées entre l’apex et l'angle
anal. Une fine ligne jaune clair, terminale, de l’apex à l’angle anal,
suivie d’une autre ligne gris foncé, fondue dans la frange, laquelle es
gris-roussâtre.
Dessous des ailes antérieures gris foncé uniforme. Frange g nS *
roussûtre. Dessous des ailes postérieures et frange comme sur le dessus.
Holotype : 1 Ç, archipel des Seychelles, île Mahé, Beau Vallon,
18-V1-1960 (H. Legrand).
Paratypes : 12 ??, même localité, du 20-IV-1956 au l-VII-1960-
Espèce voisine de P. endomelaena Hampson 1903, décrite de Ceyl®®'
Maskeleya.
Dét. du genre : D. J. Carter, B. M. 1963.
* Phycita transobliquella n. sp. (PI. VII, n° 13).
Envergure 13 mm. Antennes lisses, fines ; scape court, concolo*^
Palpes redressés, fins, le dernier article noir-grisâtre les 3 articles 8^
clair intérieurement, trompe peu visible. Tête avec vertex semi héris ’
gris. Patagia, tegulae, prothorax gris roussâtre ; metathorax gris c
Abdomen gris uni foncé. Dessous de l’abdomen et pattes blanchâ ^
avec semis d’écailles brun foncé rougeâtre. En outre, chaque I ,air ® elI x
pattes est ornée aux tibias, vis-à-vis de l’articulation tarsienne, eD t
bandes obliques brun-rougeâtre ; tarses gris foncé, les articles fine
limités de blanc inférieurement.
Ailes antérieures gris noirâtre avec de nombreuses écailles blmjch^,
groupées comme suit : 1° une large bande blanche transversale ob ^
plus près de la base au bord costal qu’au bord interne, la partie cos
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET D ALDABRA IM
blanche étant prolongée en direction de la base de l’aile ; 2° une tache
blanche aux bords flous, entourant les deux taches ordinaires, constituées
chacune d'un point noir arrondi ; 3» une ligne subterminale blanche,
aux contours flous, commençant au tornus et se terminant a 1 apex par
une tache blanche arrondie ; 4° une ligne blanche, anteterminale fine,
commençant au milieu du bord externe, et aboutissant a la tache blanc îe
apicale, et bordée extérieurement de plusieurs points noirs terminaux.
Frange brune.
Ailes postérieures gris clair, plus foncées sur le bord entre apex et
angle anal. Une fine ligne claire, terminale, entre ces deux points, l* range
comme aux ailes antérieures.
Dessous des ailes antérieures gris-noir, avec les taches et lignes
blanches du dessus visibles en dessous dans une couleur brun rougeâtre
clair. Frange comme sur le dessus. Dessous des ailes postérieures et
frange comme sur le dessus.
Holotype : 1 <?, archipel des Seychelles, île Mahé, Beau Vallon,
3 i ~XII-1959 {H. Legrand).
Allotype : 1 $, mêmes localité et récolteur, 3-VI-1959.
Paratypes : 5 $, dont 4 de même localité du 8 - 1 1-1959 au 6-IV-1959,
et 1 de Silhouette, du 17-V-1959.
, Espèce voisine de P. euzonalis Hampson 1903 in Journ. Bombay Nat.
Hist., XVIII : 265, décrite de Ceylan, Maskelcyia et Maldusina.
Dét. du genre : D. J. Carter, B. M. 1963.
Sous-famille ANERASTI1NAE
^nerastia lineata
n. sp.
Envergure 22 mm. Antennes simples, annelées blanchâtre et gris-
{*»>• Palpes porrigés blanc et brun. Vertex hérissé à 1 avant, lisse â
1 arrière, d’un jaune pâle dans sa totalité. Tegulae, patagia, et thorax,
P ls -brun. Abdomen jaune brun. Dessous de l’abdomen et pattes gns-
r °Ussâtr e .
.. Ailes antérieures gris-brunâtre, avec de nombreuses écaillés noires,
^Posées un peu partout sur l’aile, mais en plus grande quantité sur les
ervures et sur le dernier tiers costal où elles forment une ombre brun-
n cé très nette. Ligne terminale de points noirs. Frange concolore.
lln Ai| es postérieures blanches avec la région apicale gris-jaunâtre, et
- 5 ? bgnc terminale gris-brun. Frange grise autour de 1 apex, blanche
'"'leurs.
b dessous «les ailes antérieures gris-brun. Dessous des ailes postérieures
"châtre. Frange comme sur le dessus.
Holotype : 1 Ç, île Aldabra, 7-XI-1959 (H. Legrand) (M. L. 1959).
Source : MNHN, Paris
124
[. LEGRAND
* Anerastia nigropunctata n. sp. (PI. VII, n° 14).
Envergure 15 à 20 mm. Antennes dentées chez le filiformes chez
la $. Palpes porrigés, écailleux, jaune et brun. Tegulae, patagia, et thorax,
jaune ocre. Abdomen de même ton, avec le dernier tergite recouvert
d’une brosse jaune os. Dessous de l’abdomen blanc-jaunâtre argenté.
Pattes blanc jaunâtre, grises en dessus.
Ailes antérieures du $ recouvertes de fines lignes alternativement
blanches et jaunes, avec une ombre brune partant de la base, et se
terminant un peu en dessous de l’apex, à hauteur de la subterminale.
Un gros point noir au-dessus du premier tiers du bord interne. Un autre
au tornus, séparé du premier par une fine ligne blanche. Deux autres
taches noires au-dessus des deux premières, formant avec celles-ci un
quadrilatère irrégulier. Subterminale formée de points noirs ; une ligi* e
terminale de petits points noirs. Frange concolore.
Ailes postérieures d’un blanchâtre brillant avec un point grisâtre a
l’apex. Frange blanchâtre.
Dessous : des ailes antérieures grisâtre ; des postérieures blanc, g rlS
à l’apex.
Ailes antérieures de la $, plus grandes, avec deux lignes, l’une alla 11 *'
de la base à l’apex, l’autre de la base au tornus ; toutes deux jaune d’os.
Les seuls points noirs visibles sont : un point basilaire (sur les deux
signalés chez le $), et ceux de la ligne terminale. Ailes postérieures de
la Ç, blanches. Ligne terminale fine, bordée de jaunâtre intérieurement.
Holotype : 1 S, île Aldabra, 20-XI-1959 (H. Legrand).
Allotype : 1 Ç, mêmes localité et récolteur, 13-X1-1959.
Paratypes : 9 <J et ?, dont 7, archipel de Cosmoledo, île Menai, d u
8-IX au 14-X-1959 et 2, île Aldabra, des 21-XÏ et 16-XI1-1959.
Famille GALLERIIDAE
Corcyra cephalonica (Stainton).
Melissoblaptes (?) cephalonica Stainton, 1866, Enlom. Monlh. Mut/., 2 : 172 (tyP c ' ^
Ile Coêtivy (commun dans les magasins de riz) : (13. Fletcher, 1910, l.c. : 296).
Cosmopolite.
* Eldana saccharina Walker.
Eldana saccharina Walker, 1865, I.ist Specim. Lcpid. Ins. coll. 13.M., 32 : 633 (W
Sierra-Leone).
Ile Aldabra (près du magasin aux vivres) : 5 spéc. (M.L., 1959).
Cosmopolite.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES
ÎLES SEYCHELLES ET D’ALDABRA
125
Galleria mellonella (Linné).
Phalaena ( Tinea) mellonella Linné, 1758, Syst. Nat., ed. X : 537 (ty
Ile Mahé, Mont Flerri : 1 spéc. (R. Bcrlouis, VI-1961, coll. Seychellt
Ile Mahé, Barbarons : 2 spéc. (M.L. 1960).
pe : Europe).
2s College).
Cosmopolite. Près et dans les ruches d’abeilles.
* Lamoria anella (Denis et Schifïermuller).
Tinea anella Denis et Schiftermüller, 1775, Syst. Verz. Schmett. Wiener Geg. : 135
"ype : environs de Vienne).
Iles Mahé et Silhouette (H. Dauban et M.L. 1959).
Cosmopolite.
Famille GEOMETRIDAE
Sous-famille ENNOMINAE
Xenimpia Irizonata (Saalmuller).
Hexeris Irizonata Saalmuller, 1891, Lepid. Madag. : 498 (type : Nossi-Bé).
Ile Aldabra : 1 9 (M.L., 1959).
Madagascar, Comores, Aldabra.
Syrrhodia madecassaria (Boisduval).
M G eometra madecassaria Boisduval, 1833, Nouv. Ann. Mus. Ilist. Nat., 2, : 262 (type:
Madagascar).
= Hyperylhra (ou Petrodava) lucicolor Butler,
n Hyperylhra miegii Mabille.
{Je Sainte-Anne : 1 <j (B. Fletcher, 1910, Le. : 287).
Hc Mahé : 1 9 (de Gaye) (B. Fletcher, 1910, l . c . : 287).
'. d - : 1 spéc. (R. Uerlouis, 1960) (coll. M.L.).
. ,d - : 1 spéc. (J. F. Cauvin, 1963) (coll. M.L.).
''rchipel de Cosmoledo, île Menai : 9 spéc. (M.L., 1956, 1959).
**e Aldabra : 1 spéc. (J. Larose, I960) (coll. M.L.).
. Afrique orientale et australe, Madagascar, Mascareignes, Comores,
Aldabra, Cosmoledo, Mahé.
^ephrina pulinda deerraria (Walker) (PI. IX, n° 6).
G/eoro deerraria Walker, 1861, List Lepid. 1ns. British Muséum, 23: 962 (type: Le Cap).
“ c Aldabra : 15 spéc. i et 9 (M.L., 1956 et 1959).
Source : MNHN, Paris
126
[. LEGRAND
La sous-espèce nominative T. p. pulinda Walker se trouve aux Indes
et à Ceylan ; la sous-espèce deerraria Walker se trouve dans toute
l’Afrique.
* Colocleora acharis Herbulot (PI. IX, n° 9).
Colocleora acharis Herbulot, 1962, Ren. franc. d’Entom., 29 : 236 (type : Aldabra).
Ile Aldabra : 8 i et 1 9 (M.L., 1959).
Endémique à Aldabra.
■ Scardamia maculata neeraria (Ch. Oberthur).
Scardamia neeraria Ch. Oberthür, 1912, Et. Lépidoptér. comp., 6 : 253 (type : M&d
gascar).
= S. percilraria Fryer, 1912, l.c. : 15.
Ile Aldabra : 5 S et 2 9 (Fryer, 1912, l.c. : 15).
id. : 1 spéc. (J. Larose 1961) (M.L. 1961).
id. : 1 spéc. (C. Prola, XI-1953) M.N.P.
La sous-espèce neeraria se trouve aux Comores et à Aldabra. La sous*
espèce nominative S. m. maculata Warren se trouve en Afrique con
nentale.
■ Chloroclystis nigella (Joannis).
Gymnoscelis nigella Joannis, 1906, Ann. Soc. eut. de France, 75 : 179 (type : M aU
Mont Coros de Garde). ,,»««*).
=■ Chloroclystis métallicala B. Fletcher, 1910, l.c. : 287 (type : Amirautés, lie d Ait
Ile d’Arros (type : 1 spéc. j (B. Fletcher, 1910, l.c. : 287).
Ile Desroches : 1 spéc. (B. Fletcher, 1910, l.c. : 287).
Ile Mahé : 2 spéc. (Fryer, 1912, l.c. : 16). Pe0 per
id. : 8 spéc. (M.L., 1959, 1960, dont 1 (1960) ex-larva au licudit *ÆJns
and Sali • sur Casuarina equiscli/olia (fllao ou cèdre), Casuarinacée, les autres speci
à Beau Vallon).
Archipel de Cosmoledo (Ile Menai) et Ile Aldabra : 6 spéc. (M.L., 1959).
Continent africain : Kenya, Mombasa, 1” référence (M.L., 1959).
Continent africain : Kenya, Mombasa, l re référence (M. L., 1959)-
Afrique orientale, Seychelles, Cosmoledo, Aldabra, Maurice.
* Chloroclystis mokensis Prout.
Chloroclystis mokensis Prout, in Seitz, Macrol. of the World, 16 : 109 (1937)
Moka, ou Fernando-Po).
Ile Mahé, Beau Vallon : 15 spéc. (M.L., 1959).
Fernando-Po, Afrique orientale, Seychelles.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET D’ALDABRA
127
* Chloroclystis oceanica oceanica Herbulot (PL IX, n° 7).
Chloroclystis oceanica oceanica Herbulot, 1964, Rev. franc. d'Enlom., 29, 3 : 235 (type .
Aidai) ra).
Ile Aldabra : 6 spéc. (M.L. 1959).
Archipel de Cosmoledo, île Menai : 4 spéc. (M.L., 1959).
Iles Aldabra et Cosmoledo.
* Chloroclystis oceanica aucta Herbulot (PI. IX, n° 8).
Chloroclystis oceanica aucta Herbulot, 1964, Lambillionea (1962) 42 : 32 (type : Mahé).
He Mahé : 12 spéc. (M.L., 1959-1960).
Endémique aux Seychelles.
Chloroclystis gerberae Herbulot (PL X, n° 5).
Chloroclystis gerberae, Herbulot, 1964, Lambillionea, 42 : 32 (type : Mahé).
He Mahé, Beau Vallon : 1 9, (AI. Gerber, 1960) (M.L., 1960) holotype.
id. , La Misère : 1 9 (G. Lionnet, 1963, coll. G. Lionnet).
Endémique aux Seychelles.
* Cymnoscelis lenera Warren.
Gÿmnoscelis tenera Warren, 1901, Nov. Zool. 8 : 209 (type : Ogrugu, Bas-Niger).
« Mahé, Silhouette, Félicité : 4 spéc. (Fryer, 1912, l.c. : 16).
He Mahé, Beau Vallon : 2 spéc. (M.L., 1959).
Espèce paléotropicale.
Sous-famille STERRHINAE
Problepsis dcducta Herbulot (PL IX, n° 11).
Aldabraj epS ' S deducla Herbulot, 1962, Rev. franç. d'Entom., 29, 3, : 235 (type : S et 9 :
1,e Aldabra : (C. Prola, XI-1953).
'<*• : 13 spéc. je t 9 (M.L., 1959).
Endémique à Aldabra.
Scopula sparsipunctala menaiensis Legrand
fr,l >ula s l>arsipunctata menaiensis Legrand, 1958, Le., 63 : 145, flg.
' “P® 9 : Cosmoledo, île Menai).
Source : MNHN, Paris
128
[. I.EGRAND
Archipel de Cosmoledo et île Aldabra : 30 spéc. (M.L., 1956 et 1959).
Endémique au groupe d’Aldabra.
* Scopula serena Prout.
Scopula serena Prout, 1920, Nov. ’/.ool., 27 : 295 (type : Sicrra-Leone, Freetown).
Ile Mahé, Beau Vallon : 8 spéc. (M.L., 1959, 1960).
Afrique, Madagascar, Seychelles.
■ Scopula minorala (Boisduval).
Geomelra minorala Boisduval, 1833, Faun. Madagascar et Maurice : 115 (type : Maurice)-
Ile d’Arros : 2 spéc. (B. Fletcher, 1910, l.c. : 288).
Ile Coëtivy : 6 spéc id.
Ile Farquhar : 1 spéc. id.
Iles Mahé, Silhouette, Bird, Praslin, Frégate, Aldabra (en nombre) : (Fri
\ : 16).
Iles Mahé, Silhouette, Cosmoledo et Aldabra : 30 spéc. (M.L., 1956, 1959 et 1960).
, 1912.
Presque toute l’Afrique, Madagascar, Comores, Mascareignes, Sey'
chelles et Aldabra.
* Scopula aspiciens Prout.
Scopula aspiciens I’rout, 1926, Nov. Zoo!., 33 : 1 (type : Diego-Suarez).
Ile Aldabra : 2 Ç (M.I.. 1959).
id. : 1 9 (J- Larose 1961) (coll. M.L.).
Espèce malgache et d’Aldabra. N’était connue jusqu’à ce jour g ue
de Madagascar.
Voisine de S. minorala Boisduval. En diffère par les caractères su*
vants : chez minorala, la subterminale des ailes antérieures forme un
petite dent sur chaque nervure, mais elle est, dans son ensemble, à P®
près droite ; chez aspiciens, au contraire, cette ligne ne forme pa s
dents sur les nervures, mais elle se creuse vers l’intérieur entre les ne
vures 4 et 6 (C. Herbulot).
* Scopula legrandi Herbulot (PI. IX, n° 12).
Scopula legrandi Herbulot, 1964, I.ambillionea, (1962) 42 : 32 (type : Mahé). „i,
Ile Mahé (Beau Vallon, Saint-Louis, Misère, Mont Fleuri): 5 spéc. (II. '- e 9 r
M. Gerber, A. Cauuin, A. Frenelle, 1956, 1959 et 1960).
La Ç seule est connue pour le moment.
Endémique aux Seychelles, connue seulement de Mahé.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET D’ALDABRA
129
* Sterrha poecilocrossa Prout.
Sterrha poecilocrossa Prout, 1932, Nov. Zool., 37 : 248 (type : Diego-Suarez).
Ile Aldabra : (C. Frôla, X1-1953).
Ile Aldabra et archipel de Cosmoledo, île Menai : 25 spéc. (M.L. i9ob et îuaaj.
Madagascar, Cosmoledo et Aldabra.
* Sterrha agrammaria (Mabille).
\e France, 68 :738 (type : Madagascar
. . Acidalia agrammaria Mabille, 1900, Ann. Soc. enl. di
“aie d’Antongil).
Hc Malié, Beau Vallon : 10 spéc. (M.L., 1959, 1960). . . . ...
„ He Aldabra : 2 spéc. o et 9 (M.L. XI-1959). Les points noirs sont plus gros (coll.
Herbulot).
Madagascar, Seychelles.
Sous-famille GEOMETRINAE
Thalassodes digressa (Walker).
Geomelra digressa Walker, 1861, List Lep. 1ns. Brit. Mus., 22: 513 (type : Port-Natal).
Ile Aldabra : 1 spéc. (M.L., 1956).
Afrique au sud du Sahara, îles du Cap-Vert, Madagascar, Comores,
Mascareignes, Aldabra.
Thalassodes antithetica Herbulot (PI. IX, n° 10).
Mahé)" laSSOdes anlilhelica Herbulot, 1964, Lambillionea (1962) 42 : 32 (type S et 9 :
JJe Mahé, Beau Vallon : 2 S et 2 9 (H- Legrand et A4. Gerber 1959 et I960).
r Jle Mahé, Misère : 1 s (D. Cauoin 1963) (M.L. 1965) et 1 9 (G. Ltonnel 1963) (coll.
• Lionnet).
Hc Silhouette : 1 S et 1 9 (H. Dauban, 1959) (M.L. 1959).
Endémique aux Seychelles.
* E/i lorissa stibolepida (Butler).
Coniibaenu stibolepida Butler, 1879, Cist. Enl., 2 : 394 (type : Tananarive).
Archipel des Parquhar : 1 spéc. (B. Fletcher, 1910, l.c. : 287).
e Assomption : 1 spéc. (Fryeu, 1912, l.c. : 16).
Ilc Aldabra : 4 spéc. (Fryer, 1912, l.c. : 16).
. '<*. : 6 spéc. (M.L., 1956 et 1959). , .
Archi|)cl de Cosmoledo, île Menai : 16 spéc. (M.L., 1956 et 1959).
. Espèce malgache, des Comores, des groupes d’Aldabra et de Farquhar,
msi q Ue d’Afrique australe.
* mi Muséum. -
Source : MNHN, Paris
130
H. LEGRAND
■ Comoslolopsis sladeni Prout.
Comoslolopsis sladeni I’rout, 1915, Nov. Zool., 22 : 323 (type : Seychelles).
= Comostola laesaria Fryer, nec Walker (Fryer, 1912, l.c. : 16).
Iles Mahé et Silhouette : 6 spéc. (Fryer, 1912, l.c. : 16).
Ile Mahé, Le Rocher : 1 spéc. (J. Vidot, 1961) (51.L. 1961).
Endémique aux Seychelles.
* Comoslolopsis stillala modesta Herbulot (PI. IX, n° 13).
Comoslolopsis slillala modesta Herbulot, 1962, Rev. franç. d’Ent., 29 (3): 236 (type 9 :
Aldabra).
Ile Aldabra : 1 <y (C. I'rola, XI-1953) M.N.P.
id. : 4 9 dont le type (M.L., 1959).
Endémique à Aldabra.
Sous-famille OENOC11ROMIN AE
Ozola inexcisata Fryer.
Oxola inexcisata Fryer, 1912, l.c. : 10, pl. 1, f. 14, s (type : Silhouette).
Ile Silhouette : 1 S (Fryer, l.c. : 16), seul spécimen connu.
L’espèce paraît endémique à l'ile Silhouette ; non retrouvée dep u,s
la capture de l'holotype.
Famille EPIPLEMIDAE
■ Dirades lheclata (Guenée).
Erosia lheclata Guenée, 1852, Spcc. génér. Lépid., 10, Uran. et Phal., 2 : 46 (tyP®
Sicrra-Leone).
Iles Mahé, Longue et Silhouette : 4 spéc. (Fbyeh, 1912, l.c. : 17).
Ile Mahé, Beau Vallon : 28 spéc. (M.L. 1956, 1959, 1960).
Espèce paléotropicale.
Ici devrait se placer Epiplema moza Butler, décrit en 1878 in ^ nn
Mag. Nat. Hist., (5), 1 : 402 (type : Japon).
Mais l'unique exemplaire signalé aux Seychelles (Silhouette) P* e
Fryer, 1912, l.c. : 17, étant qualifié de «in bad condition», et
n'ayant jamais été signalée dans l’archipel par la suite, nous
l'cspèc* 5
croyon 5
ii dydiii jamais etc signaux uaus i aicmpei pai la suite, i ,uui lies,
prudent d’attendre de nouvelles captures pour l'indiquer des Seych
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET d’aLDABRA
131
Famille NOTODONTIDAE
* ïridoplitis malgassica aldabralis n. subsp. (PI. IX, n° 14).
La sous-espèce nominative a été décrite du N.O. de Madagascar par
Kiriakoff en 1960, p. 177.
La sous-espèce d’Aldabra, que je nomme aldabralis n. subsp., diffère
de I. m. malgassica : 1° par sa taille plus réduite (envergure 30 a 31 mm
chez le e t 33 à 35 chez la $ dans la subsp. aldabralis, au lieu de 39 mm
chez le 3, et 44 chez la $, dans la forme typique) ; et 2° par la teinte
généralement plus claire.
Holotype : 1 <J, île Aldabra, 22-XI-1959 ( H. Legrand).
Allotype : 1 $, mêmes localité et récolteur, 23-XI-1959.
Paratypes : 2 <J et 7 $, même localité du 22-XI-1959 (les 2 <?) au
27 -Xl-l959.
Sous-espèce endémique à Aldabra.
Famille LYMANTRIIDAE
Porthesia pectinata Fryer.
j*°rJAe*!a peclinata Fryer, 1912, l.c., p. 14, pl. I, llg. 12, o.
ne Silhouette : 2 d et 1 9 (Fryer, 1912, p. 14).
. Semble endémique à l’île Silhouette. N’a plus été retrouvé depuis
es captures ci-dessus.
Famille NOCTUIDAE
Sous-famille NOCTU1NAE
Agrotis consentanea Mabille.
consentanea Mabille, 1880, C.R. Soc. eut. Btlg., 23 : 107 (type : Madagascar)
gratis consentanea Mabille : Vibtte, 1903, Ann. Soc. enl. France, 19b2, 131 (1) . 100.
Ar enlpei de Cosmoledo. Ile Menai : 1 spéc, (M.L., 1959).
Espèce malgache et du groupe d'Aldabra.
Source : MNHN, Paris
132
H. LEGRAND
Agrotis longidenti/era microlica (Hampson).
Euxoa longidenti/era Hampson, 1903, Cal. Lep. Phal. B.M. (4) : 166, pl. 60, f-
(type : 1 S, Afrique orientale britannique, Kikuyu (Betton) (B.M.). . ,
Euxoa microlica Hampson, 1908, Ann. May. Nat. Ilisl. (8), I : 482 (type : Assomption).
Ile Assomption : 1 <5 (Meade-Waldo, 1905) (Hampson, 1908, l.c., Cruisc of Valhalla)-
Même localité : 1 s et 1 9 (Dupont, 1910) (Fbyer, 1912, l.c. : 7).
P. Viette, qui a eu en mains l’exemplaire <? d’Assomption cité p ar
Fryer pense qu’il s’agit d’une sous-espèce d’A. longidenli/era Hampson-
Les exemplaires d’Assomption étant de petite taille, il estime ( in
1963) qu’on peut garder le nom de microlica Hampson comme nom
subspécifique. Mr W. H. T. Tams (B. M., N. H.) (in lilt. 1964) partage
cet avis.
La sous-espèce microlica est connue seulement de l’île Assomption.
Sous-famille HADENINAE
Leucania loreyi (Duponchel).
Noctua loreyi Duponchel, 1827, Lépid. de France, 7 : 81 (type : France méridionale)-
Ile Aldabra : 1 s (Freyer, 1912, l.c. :7).
Identité vérifiée par W. H. T. Tams et I. W. B. Nye (B. M-, N. H-)-
Europe méridionale, régions éthiopienne et orientale.
■ Leucania ( Boursiniana ) continenlalis Berio.
Leucania ( Boursiniana) continenlalis Berio, 1962, Doriana, 3 : 121, pl. 2, l • 3 (W®
Cameroun).
Sous le nom de Cirphis leucosticha Hampson (1905, Cat. Phal. B-
V : 541), une Noctuelle Hadeninae a été signalée par B. Fletcher (* y ’
l.c. : 270) comme prise à l’ile Praslin, en un unique exemplaire. A 110
que cette espèce, si elle était correctement déterminée, devrait s’app®
Leucania phaea Hampson (1902, Ann. Soulh A/rica Mus., (2) : ’
seul nom valable comme ayant priorité.
Deux spécimens ont été récoltés par notre mission, l’un à
un <?, l’autre à Silhouette, et rapprochés de l’exemplaire signale I ^
Fletcher. C’est alors que l’étude de l’armure génitale a perm
P. Viette de constater l’identité du spécimen de l’île Malié avec />® uc
continenlalis Berio, identité confirmée par l’examen d’un paratype
continenlalis de Berio.
Quant à l’exemplaire signalé par B. Fletcher, seul son ® x en .
permettrait de savoir s’il s’agit de L. phaea Hampson, ou de L. c° n
talis Berio.
Répartition : Cameroun, Congo ex-belge, Seychelles.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET D’ALDABRA
133
Leucania leucosphoenoïdes Berio.
H^Jl eucania leucosphoenoïdes Berio, 1962, Ann. Mus. Genova, 73 : 172, t. 174, 1 ; gen.
i'i° « 3898 - l.c. : 175, f. 6 (type : Seychelles).
•le Mahé, Mont Fleuri : 1 s (H. Berlouis, VI-1961) (M.L., 1961) (Berio, l.c. : 172).
Espèce voisine de L. leucosphaenia Bethune-Baker (décrite de Nouvelle-
Guinée).
Endémique aux Seychelles.
Mythimna madensis Berio.
1 madensis Berio, 1956, Mim. Inst, scient. Madag., (E) 6, (1955) p. 110,
A ' l yP e : Madagascar).
madensis Berio ; Viette 1963, Ann. Soc. ent. France, 1962 : 229, f. 129
iii e A? 37 ( dessin de l’imago).
“ e Aldabra : 1 «} 2-XI-1959 (M. Gerber) (M.L., 1959), gen. par P. Viette, M.N.P.
Espèce autrefois connue seulement de Madagascar.
Sous-famille AMPHIPYRINAE
Pe rigea conducta (Walker).
c °ngo) 0dr,,Ia conducla Walker, 1856, List Specim. Lepid. Ins. coll. B.M., 10 : 296 (type:
qu ^. a P r ^ s E- Viette (1957 : 188), le nom de capensis Guenée ne s’appli-
jL e conducla, ni à P. pauperata. Nous devons donc éliminer toutes
citations de capensis.
Ile Mahé : 2 spéc. (M.L., 1959).
Ad du sud et du centre, Madagascar, Mascareignes, Seychelles,
en > Chine du sud, Inde du nord, Formose.
er igea pauperata (Walker).
P °n-iï*tl Pauperala Walker > 1858 - List Specim. Lepid. Ins. coll. B.M.,15: 1727 (type:
^ychelles : D.S. Fletcher, 1961 : 207).
TnJ^ r ‘ ( I lle au su d du Sahara, Madagascar, Mascareignes, Socotra, Sao
l0m c, Seychelles. °
cité Ces deux espèces, jusqu’à ces derniers temps confondues, ont été
s Par B. Fletcher et Fryer sous le nom de Perigea capensis Guenée.
Pcigea aldabrae (Berio).
ËUs troti a aldabrae Berio 1962, Ann. Mus. Genova, 73 : 176 (type : Aldabra).
Source : MNHN, Paris
134
H. LEG1
RAND
Ile Aldabra : 7 S et 3 Ç (C. Prota, XI-1953) (E. Berio, l.c. : 176).
id. : I j et 7 9 (M.L., XI et XII-1959).
Endémique à Aldabra.
* Callopistria cristata n. sp. (PI. XI, n° 1).
Envergure 20 mm. Antennes annelées noir et jaune. Palpes labiaux
relevés, couverts d’écailles mélangées gris-brun et blanc. Tegulae bruns
à la base, blancs au milieu et noirs à l’extrémité. Tête et prothorax g rlSl
brun-noir et blanc. Mésothorax blanc-bleuâtre et noir, avec, à la base,
une touffe d’écailles brunes. Abdomen blanc pointillé de brun. Dessous
de la tête, du pro, méso, et métathorax, ainsi que de l’abdomen, blancs
pointillé de brun.
Ailes antérieures brun-jaune mêlé de noir avec des lignes blanches
sinueuses, la première extrabasilaire, la deuxième postmédiane, linemen
bordée de noir extérieurement, laissant à l’extérieur une large tach
blanche bordant elle-même une tache cellulaire noire pupillée de blanc,
la troisième ligne, subterminale, bordée intérieurement de quelques g r0S
points noirs allongés ; une ligne de points noirs, terminale. Frange entre*
coupée de noir et de fauve ; un gros pinceau d’écailles noires et fau v
au milieu du bord interne.
Ailes postérieures gris-brun uni, avec une ligne terminale fine, brun
foncé. Frange entrecoupée, brune et jaune pâle.
Dessous des ailes antérieures gris-brun, plus pâle vers le bord interne-
Dessous des ailes postérieures blanchâtre, avec un croissant cellula*^
brun et deux bandes noirâtres, la distale plus large entre l’apex
l’angle anal. Ligne terminale brun foncé aux quatre ailes. Frange com
sur le dessus.
Holotype : 1 £, archipel des Seychelles, lie Mahé, Beau Vallon, 28-V
1960 (//. Legrand).
Allotype : 1 5, mêmes localité et récolteur, 7-111-1960.
Paratypes : 4 Ç, même localité, 8-1V-1956, 6-II et 30-VII-1959.
■ Callopistria maillardi (Guenée).
Eriopus maillardi Guenée, 1863, in Maillard, Notes sur l’Ilc de la Réunion,
Lépid. : 39 (type : La Réunion).
Ile Coëtivy : 2 spéc. (R. Fletcher, 1910, l.c. : 271).
Ile Frégate : 1 spéc. (Connor) (B. Fletcher, 1910, l.c. : 271).
Ile Ronde : 1 spéc. (B. Fletcher, 1910, l.c. : 271).
Ile Mahé : I spec. (Fryer, 1912, l.c. : 7).
Ile Silhouette : 6 spéc. (Fryer, 1912, l.c. : 7). , t p» r
Ile Mahé, Beau Vallon: 5 spéc. (M.L., 1956, 1959, 1960) (gen. vérifiés sur
M.N.P.).
Toutes régions d’Afrique centrale et orientale.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET D’ALDABRA
135
Callopislria yerburi (Butler).
n r, '2P us f 'jcrburii Butler, 1884, Proc. Zool. Soc. London, 1884 : 496 (type: Aden).
ne Silhouette : 4 spéc. (Fbyer, 1912, l.c .[: 7) dét. vérifiée par W.H.T. Tams (B.M..N.H.).
Egypte, Inde, Ceylan, Seychelles.
Oediplexia (?) citrophila Berio.
Mdabra^ leX ' a ^ citrophila Berio, 1962, Ann. Mus. Genova, 73,: 173-174, f. 2 (type:
Ile Aldabra : 1 Q holotype (C. Prola, 1953) (Berio, 1962, l.c. : 173).
<d. : 10 Ç (M.L., 1959).
La $ seule est connue.
L’identité du genre est ici indiquée avec doute, d’après le £ d’une
ut re espèce apparemment voisine, et par un unique caractère qui n’a
P u être contrôlé chez citrophila (diagnose de l’uncus).
Biologie inconnue ; toutefois, toutes les captures faites par notre
ission ayant eu lieu aux alentours immédiats d’un Citrus, cette cons-
nce pourrait être une indication de la plante nourricière.
Endémique à Aldabra.
• Spodoplcra littoralis (Boisduval).
de îo^ff 1 " littoralis Boisduval, 1833, Faun. eut. Madag. : 91, pl. 13, f. 8 (type : littoral
la côte Est de Madagascar).
(l77^ AMPSON ava *t identifié cette espèce Prodenia litura Fabricius
Bo' h ^ S L ent - : 601)- Mais P. Viette (1963) a établi que P. littoralis
•sduval était différent du P. litura des Indes (type : India orientali).
Les exemplaires des îles Seychelles appartiennent à littoralis Boisduval.
S® Mahé : ( Alluaud , 1892) (Joannis, 1894, l.c. : 432).
Il« », ( sans "om d’Iles) : (B. Fletcher, 1910, l.c. : 272).
* : (Fryer, 1912, l.c. : 7).
Il® ‘«“hé, Beau Vallon : 9 spéc. (M.L., 1956, 1959, 1960).
e Aldabra : 2 spéc. (M.L., 1959).
Afrique au sud du Sahara, Madagascar, Mascareignes, Seychelles.
Spodoptera mauritia maurilia (Boisduval).
^•Jdcna maurilia Boisduval, 1833, Nouv. Ann. Mus., 2 : 240 (type : Maurice et Bourbon,
lu ).
Üe Rw* é : (Alluaud 1892) (Joannis, 1894, l.c. : 432).
U» J^atc : 2 spéc. (Connor) (B. Fletcher, 1910, l.c. : 271).
. j ,al '* : 3 spéc. Idc Gaije) (B. Fletcher, 1910, l.c. : 271).
. / : 2 spéc. (Fryer, 1912, l.c. : 7).
: 23 spéc. (M.L., 1956, 1959, 1960).
Source : MNHN, Paris
136
H. LEGRAND
Elevage fait à Mahé (Seychelles College) en 1960 sur Cyperus rotundus
(herbe ognon), Cypéracée.
Comores, Madagascar, Mascareignes, Seychelles.
■ Spodoptera cilium (Guenée).
Hadena cilium Guenée, 1852, Spec. génér. Lépid., 5, Noct. 1: 156 (type : Java).
Toutes citations anciennes sous le nom erroné de S. abyssinia Guenee.
Ile Mahé: ( Meade-Waldo) (Hampson, 1908, l.c.).
id. : 3 spéc. (de Gaye) (B. Fletcher, 1910, l.c. : 271).
id. : 30 spéc. (I'ryer, 1912, l.c. : 7).
id. : 23 spéc. (M.L., 1956, 1959, 1960).
Tout le Vieux Monde, Mascareignes, Seychelles.
■ Chasmina candida (Walker).
Arbasera candida Walker, 1865, List Specim. Lepid. Ins. coll. B.M., 32: 638 (tyP e-
Cambodge).
Anciennes citations sous les noms erronés de Chasmina seriç ea
Hampson, Lcocyma tibialis Fabricius, Leocyma uestae Guenée. ChaSttM.
tibialis Fabricius (décrite de Java) est une espèce indo-australienne.
Ile Mahé : ( Alluaud et Philibert ) (Joannis 1894, l.c.).
id. : 1 s ( de Gaye) (B. Fletcher, 1910, l.c. : 272).
id. : 1 o (/{. Dupont) (B. Fletcher, 1910, l.c. : 272).
Ile Praslin : 1 s et 2 Q (B. Fletcher, 1910, l.c. : 272).
Ile Mahé, Beau Vallon : 15 spéc. (M.L., 1956, 1959, 1960).
Espèce paléotropicale.
Sous-famille MELICLEPTRIINAE
■ Heliothis armigera (Hübner).
Noclua armigera Hubner, 1803-1808, Samml. Europ. Schmctt., Noct. 4, pl. 79> *
(type : Europe).
Ile Coëtivy : 2 spéc. (B. Fletcher, 1910, l.c. : 270).
Ile Providence : 1 spéc. (B. Fletcher, 1910, l.c. : 270).
Ile Assomption : 6 spéc. (Dupont et Pryer 1910) (Fri
D upont a été vériüé par W.H.T. Tams (B.M., N. H.).
Ile Mahé, Beau Vallon : I spéc. (M.L., 1956, 1959, 1960).
Ile Aldabra : 1 spéc. (M.L., 1956).
Archipel de Cosmoledo, Ile Menai : 1 spéc. (M.L., 1959).
, 1912, Le. : 6) ; le s P éc ’ ‘
Espèce des régions chaudes et tempérées chaudes du Vieux
Mond e -
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET D ALDABRA
137
Heliothis assulla Guenée.
Heliothis assulla Guenée, 1852, Spec. génér. Lépid 6 Noct., 2 : 178 (type : Tahiti).
Ile Assomption: 1 J et 1 9 ( Meade-Waldo 1905) (Hampson, 1908, Ann.Mag. Nat
Hist., sérié 8, 1 : 481). Fryer., 1912, l.c. : 16, semble avoir pris cette espèce dans cette
localité, puisqu'il compare « ail my specimens » à ceux dont parle Hampson.
Toutefois W. H. T. Tams (B. M., N. H.) n’a trouvé trace des captures
de Fryer, ni au musée de Cambridge, ni au B.M. (in litt. 1964).
Espèce paléotropicale.
Sous-famille EU ST ROTI IN AE
Aroeopterum minimale Fryer.
Aroeopterum minimale Fryer, 1912, l.c. : 11 (ty
Ile Mahé : 2 s « in rather poor condition », et 2
Ile Félicité : 2 S (Fryer, 1912, l.c. : 11).
Semble endémique aux Seychelles.
Oruza rupestre Fryer.
Oruza rupestre Fryer, 1912, l.c. : 10, pl. 1, f. 7, S (type : Seychelles).
Ile Mahé : 1 j et 1 9 (Fryer, 1912, l.c. : 10).
Ile Silhouette : 1 S (Fryer, 1912, l.c. : 10).
Endémique aux Seychelles.
Ozarba perplexa Saalmuller.
Afrique australe, Madagascar, Socotra, Seychelles.
* Ozarba aldabrae Berio (Pl. XI, n° 2).
Ozarba aldabrae Berio, 1959, Boit. Soc. ent. «ai., 89 : 12 (type : Aldabra).
He Aldabra : 1 9 (C. Prola 1953) (Berio, 1959).
id. ; 2 9 (M.L., 1956 et 1959).
id. : 1 9 \j. Larose 1960) (M.L. 1960) (M.N.P.).
■Arch. de Cosmelodo, lie Menai : 1 9 (M.L. 1956).
Jusqu’à présent, la $ seule est connue.
Endémique à Aldabra.
Tarachc malgassica (Mabille).
Acontia malgassica Mabille, 1881, C.R. Soc. enl. Bel g-, 25, p. i-x (type : Madagascar).
Source : MNHN, Paris
138
H. LEGRAND
Ile Aldabra : 1 s (Fryer, 1912, Le. : 10).
Ile Astove : 1 S (Fryer, 1912, Le. : 10).
Ile Assomption : 1 S et 2 9 (Fryer, 1912, Le. : 10).
Archipel de Cosmoledo, île Menai : 2 spéc. (M.L., 1959).
Ile Aldabra : 1 spéc. (M.L. 1959) et 1 spéc. (J. Larosc 1960).
Espèce malgache et du groupe d’Aldabra.
■ Tarache rachiastris Hampson.
Tarache rachiaslris Hampson, 1908, Ann. Mag. Nat. HisL, (8) 1 : 483 (type : Aldabra).
Ile Aldabra : 1 s et 1 Q ( Meade-Waldo 1905) (Hampson, 1908, Le. : 483).
iil. : 4 <j (Fryer, 1912, Le. : 10).
id. : 10 spéc. (M.l.., 1959).
Archipel de Cosmoledo, île Menai : 1 spéc. (M.L., 1956).
Endémique au groupe d’Aldabra.
Tarache zelleri (Wallengren).
Acontia zelleri Wallengren, 1856, Anteck v. Zool. : 59 (type : Afrique du Sud).
Ile Farquhar : 2 spéc. (B. Fletcher, 1910, l.c. : 280).
Espèce éthiopienne.
* Aulolarache decoripennis (Mabille) (PI. XI, n° 3).
Tarache decoripennis Mabille, 1900, Ann. Soc. enl. France, 68 (1899) : 728 (typ e<
Afrique australe).
Ile Aldabra : 12 <j et 14 9 (C. Frôla 1953) (Berio, 1959).
id. : 4 spéc. (M.L., 1959).
Espèce malgache et du groupe d’Aldabra.
* Eulocastra neoexcisa Berio (PI. XI, n° 4).
Eulocaslra neoexcisa Berio, 1954, Mtm. Inst, scient. Madag., (E) 5 : 151 (type : M a< * a
gascar).
Ile Aldabra : 3 spéc. (M.L., 1959).
Espèce malgache et d’Aldabra.
■ Eublemma riuula (Moore).
Thalpochares riuula Moore, 1882, Descript. of new Indian I.epid. Ins. front the c °
of the latc Mr W.S. Atkinson : 140 (type : Indes).
Ile Mahé : ( Philibert ) (Joannis, 1899, Le. : 197).
Ile Farquhar: 15 spéc. (B. Fletcher, 1910, Le . : 270).
Ile Mahé : 17 spéc. (M.L., 1956, 1959, 1960).
Inde, Australie, Seychelles.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET D ALDABRA
139
* Eublemma apicimacula (Mabille).
Erastria apicimacula Mabille, 1880, C.R. Soc. enl. lielg., 23 : 18 (type : Madagascar).
Ile Mahé : 12 spéc. (M.L., 1956, 1959, 1960).
Afrique de l’est, Natal, Madagascar, Seychelles.
■ Eublemma costimacula (Saalmüller).
, Thalpochures costimacula Saalmüller, 1880, lier. Seckenb. Naturforsch. Ges. Frank. (
M., Vl-1879, VI-1880 : 271 (type : Madagascar).
Ile Aldabra : 1 <J (Fbyeb, 1912, l.c. : 10).
Uc Assomption : 1 S (Fuyeb, 1912, l.c. : 10).
Ile Aldabra : 10 spéc. (C. Frôla 1953) (E. Bebio, 1957).
id. : 1 spéc. (M.L., 1959).
Espèce malgache et du groupe d’Aldabra.
Ici devrait se placer Eublemma ragusana Freyer 1844, N eue Beit.,
5 : 92 (type : Ragusa, Yougoslavie) « trouvé près de Ragusa par
M- Kindermann »), dont 1 spéc. a été signalé comme pris à l’île Coëtivy
te 24 septembre 1905, par B. Fletcher, 1910, l.c. : 279.
Mais un doute subsiste sur l’identification de cette capture qui
Pourrait bien être « Porphyrinia ragusanoïdes Berio ». En effet, selon
le dernier auteur :... « Les exemplaires de Madagascar, assez semblables
au * ragusana d’Europe, ont néanmoins des armures génitales £ dme-
r entes (1T. 2 et 3). Dans l’impossibilité de voir les armures de A. virginea
(Java), H. quinquelinealis (Andamans), Th. dividens (Australie) et
M. recta Guenée, qui semblent très voisines, il se pourrait que le nom
Je ragusanoïdes doive être donné aux exemplaires de Madagascar, et
Peut-être, pour le même motif, à ceux des Seychelles.
« L’espèce ressemble beaucoup à ragusana, mais les lignes externes
Je l’aile antérieure semblent plus obliques », Berio, 1954, Mem. Inst.
sc ient. Madag. (E) : 134-135.
* Amyna octo (Guenée).
‘‘erigea oclo Guenée, 1852, Spec. génér. Lépid., 5, Noct., I Isnèce’cosmo-
Politc'n^a'pas étéplacé^^a^^ÛT'TÉk, 1890)’dans moins de 19 genres différents, et a
Çü H n oms spécifiques •.
J c Mahé : (Philibert) (Joannis, 1894, l.c. : 432).
jje Coctivy : 2 spéc. (11. Flbtchbb, 1910, l.c. : 273).
•les Mahé, Praslin et Frégate : 8 spéc. (même auteur).
id. Bird et Denis : (Fbyeb, 1912, t.c. : 8).
Jje Aldabra : 2 spéc. (Fbyeb, 1912, l.c. : 8).
'le Mahé : 20 spéc. (M.L., 1956, 1959, 1960).
Ar chlpd de Cosmolcdo, tle Menai : 2 spéc. (M.L., 1959).
Toutes régions tropicales.
Source : MNHN, Paris
140
H. LEGRAND
Sous-famille EUTELIINAE
m Eutelia discistriga Walker.
Eutelia discistriga Walker, 1865, List Specim- Lepid. Ins. coll. B.M., 33 : 823 (type ;
Sud Hindoustan).
Sous le nom erroné d ’E. inexlricata Moore (mauvaise détermination),
l’espèce a été signalée de l’île Mahé (1 <J e coll. de Gaye) par B. Fletcher.
1910, l.c. : 273 ( ex-larva à Port-Victoria, sans indication de plante)-
Identité vérifiée par W. H. T. Tams, B. M. (N. H.).
Ile MahéfiJeâu Vallon : 4 spéc. (M.L., 1956,1959, 1960). ..
Ile Mahé, Mont I-'leuri : 1 spéc. ex-laroa (Frenelte 1960) sur Spondias dulcis (fruit oe
Cythère), Anacardiacée.
Espèce répandue de l’Afrique occidentale aux Indes, Madagascar,
Réunion, Maurice, Seychelles.
Sous-famille STICTOPERINAE
■ Stictopera antemarginata (Saalmüller).
Lophoplera antemarginata Saalmüller, 1891, Lepid. v. Madagascar, 2: 492 (typ e '
Madagascar).
Ile Félicité : 2 S (Fbyer, 1912, l.c. : 8) dét. G. Hampson.
Ile Mahé, Beau Vallon : 2 spéc. (M.L., 1956 et 1959).
Ile Silhouette : 2 spéc. (//. Dauban 1959) (M.L., 1959).
Espèce malgache et des Seychelles.
* Stictopera antemarginata morph. pemigra n.
De l’espèce qui précède, il a été pris à l’île Mahé, Beau Vallon. e
18-VI-1960 un cî (M. Gerber) auquel il manque l’aile antérieure droite,
détruite au cours d’un transport.
Semblable à la sous-espèce nominative par tous ses caractères, sa
que la teinte de fond est brun-noir foncé au lieu de brun-jaune pâ* e »
je nomme cette forme pernigra n. morph.
Holotype 1 J, île Mahé, Beau Vallon (M. Gerber ), Muséum nationa.
Paris.
Un autre spécimen identique a été pris en octobre 1959 à l’île Silhouette
par H. Dauban, et s’est également détérioré au cours du môme transport’
Stictopera poecilosoma Saalmüller.
Stictopera poecilosoma Saalmüller, 1880, lier. Senck. Ges. : 276 (type : Nosy-Bé)-
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET D’ALDABRA
141
J e Mahé : 1 9 « in very bad state » (De Gage) (B. Fletcher, 1910, l.c. : 273).
He Félicité : 1 <J (« in good condition ») au B.M. (N.H.), vérifié par NV.H.T. Tams,
•M. (N.H.).
Madagascar et Seychelles.
Sous-famille SARROTHRIPINAE
Apothriguna legrandi Berio (PI. XI, n° 5).
Apothriguna legrandi Berio, 1962, Ann. Mus. Genoua, 73 : 177 (type : Mahé).
He Mahé, Beau Vallon : 4 <$ et 6 9 (M.L., 1959, I960) (Berio, 1962, l.c., 73 : 177).
Endémique aux Seychelles.
Nanaguna breoiuscula Walker.
®onieo ,a f Una ^ rev ‘ uscu ^ a Walker, 1863, List Specim. Lepid. Ins. coll. B.M., 27: 85 (type :
= Clelthara valida Walker, 1863, 27 : 101 (type : Bornéo, Sarawak).
lie Mahé, Cascade Estate : 2 S (Fryer, 1912, l.c. : 8). Identité vérifiée par W.H.T. Tams,
B| ïtish Muséum, N.H.
Bornéo, Indes, Ceylan, Nouvelle-Guinée, Australie.
Sarrothripus maurilia Joannis.
f ' ,a uHce) ,,,n/ ” ,S maur ‘^ a J° ann ' s > 1906, Ann. Soc. enl. France : 174, pl. 9, t. 6 (type :
ijJ® Mahé, Mont Fleuri : 1 spéc. ex-laroa 1960 (A. Pool) (M.L. 1960), sur Eugenia
m bolan<i (jamblong), Myrtacée.
Maurice et Seychelles.
Détails biologiques complémentaires dans l’article descriptif de
°annis : chenille sur jamblong, comme ci-dessus, et en outre sur
“°yavier ( Psidium goyava, Myrtacée).
Barsadena beauvallonensis n. sp. (Pl. XI, n° 6).
nm. Antennes gris clair à la base, gris foncé ensuite,
article gris clair avec quelques écailles noires, et le
:é. Vertex gris clair. Patagia, mesothorax et tegulae
des écailles gris-jaunes ; quelques écailles noires au
Metathorax brun jaune. Abdomen lisse, brun-jaune,
avec les tibias épaissis d’écailles grises et jaune-brun.
Ip1| tres l )attes lisses et plus claires. Dessous de l’abdomen blanchâtre,
dernier article gris.
», Ailes antérieures grises, mélangées de blanc de brun clair et de noir.
n Petit trait basilaire, fin, courbe et noir. Ligne antémédiane vague-
Envergure
ffipes avec h
article gris
? n C l>ûlres a’
?' ?“ (i “ te e
. at tes antériei
Source : MNHN, Paris
142
H. LEGRAN1
ment indiquée par quelques écailles brunes et noires. L’extramédiane
très courte au centre, marquée par des écailles brunes et noires, bordées
extérieurement de deux taches blanches, et d'une ombre gris foncé, à
laquelle fait suite une bande plus claire, puis une ombre noire entourée
de points bruns, dont le plus gros au tornus. Une ligne antéterminale
claire. Frange brune, entrecoupée de noir.
Ailes postérieures brun-noir, plus foncées à l’apex, blanchâtres au
bord interne. Frange blanchâtre de la base à l’angle anal et un peu au-
delà, noirâtres ensuite jusqu’à l’apex.
Dessous des ailes antérieures noirâtre avec reflet rougeâtre vers le
bord interne. Frange gris foncé poussiéreux. Dessous des ailes posté¬
rieures gris-noirâtre uniforme avec reflet rougeâtre. Frange de même
ton, mais un peu plus foncée qu’aux antérieures.
Holotype : 1 $, archipel des Seychelles, île Mahé, Beau Vallon.
3-II1-1959 (H. Legrand).
Paratypes : 3 Ç, île Silhouette, IX-1959 (H. Dauban) (2), et île Mahé,
Mont-Royal, IX-1960 (A. Frenette).
Bryophilopsis lunifera Hampson.
Bryophilopsis lunifera Hampson, 1912, Cat. Lep. Pliai. B.M., XI : 314, pl. 182 (tyP e ‘
Sud Nigeria. Vieux Calabar).
Ile Aldabra : 1 s (C. Prolu. X1-1953) (Bbrio, 1956 b).
Sud Nigeria et Aldabra.
Bryophilopsis larachoïdes Mabille.
Bryophilopsis larachoïdes Mabille, 1900, Ann. Soc. ent. France, 68 (1899) : 729 (tyP e •
Madagascar, baie d'Antongil). „ i a
Ile Aldabra : 1 <j et 4 9 (* di cui 2 9 con l’area mediana piu scura nel tratto verso
Costa .) (C. Prola, X1-1953) (E. Berio, 1956 b).
Espèce malgache et d’Aldabra.
■ Bryophilopsis nesta (B. Fletcher).
Asinduma nesla B. Fletcher. 1910, l.c. : 273 (type : île Providence).
Ile Providence : 1 spéc. (B. Fletcher, 1910, l.r. : 273).
Ile Aldabra : 3 spéc. (M.L., 1956).
Afrique orientale, Aldabra, Providence. . ^ g
Sous le nom erroné de Bryophilopsis roederi (Standfuss), décrit
Mardin, en Kurdistan, (Romanoff, Mémoires sur les Lépidoptère >
6 : 665).
Fbyer a signalé cette espèce d’Aldabra : « 3 worn spec. are I ,cr ' 1 ^!
referable to the above species, though they much resemble Asindu
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET D’ALDABRA
143
nesta Fletcher, a species which appears to me to be very closely allied
to B. roederi ». Mr W. H. T. Tams (B. M., N. H.) a vérifié les spécimens
signalés par Fryer et les a identifiés B. nesta B. Fletcher.
* Bryophilopsis griseoplaga n. sp. (PI. XI, n° 9).
Envergure 22 mm. Antennes blanc-jaunâtre. Patagia et tegulae gris
clair avec quelques écailles noires. Thorax gris argenté avec reflet métal¬
lique. Abdomen gris clair avec un point noir dorsal aux deux premiers
uuneaux. Palpes courts. Pattes alternativement brunes et blanches, le
dessous blanc. Dessous du corps blanc, semé d’écailles brunes.
Ailes antérieures gris clair, mélangées d’atômes bruns, principalement
dans la partie médiane, du bord interne au milieu de l’aile, et vers l’apex.
Deux lignes noires, partant du bord costal, atteignent les deux côtés
de la zone brune centrale, et après une interruption irrégulière, se termi¬
nent au bord interne. Une ligne subtcrminale est vaguement indiquée
dans sa partie inférieure. Deux petits points brun noir, à contours irré¬
guliers, l’un subapical, l’autre au lornus. Un gros point costal noir à la
base de l’aile, accompagné de plusieurs petits. Frange entrecoupée de
n oir et de brun-jaune.
Ailes postérieures blanchâtres avec la région apicale et les nervures
Voisinantes garnies d’écailles brunâtres. Une ligne antéterminale jaune,
frange comme aux ailes antérieures.
Dessous des quatre ailes vaguement blanchâtre, plus foncé dans la
Partie distale des antérieures, avec sur ces ailes, un point blanc post¬
cellulaire.
Holotype : 1 cî, archipel de Cosmoledo, île Menai, 3-X-1959
(fr- Legrand).
Allotype : 1 ?, île Aldabra, 6-X1-1959 (M. Gerber).
Baratypes : 8 cî et $, dont 4 archipel de Cosmoledo, île Menai, des
l6 'IX au 23-X-1959 et 4 d’Aldabra des 13-XI-1959 au 27-1-1960.
Semble endémique à Aldabra.
Espèce voisine de Bryophilopsis nesta. En diffère : 1° par une teinte
? e fond gris clair uniforme, alors que nesta est plutôt polychrome ; 2° par
,f s bgnes noires du dessin généralement plus fines que chez nesta ; 3° par
a bsence de parties foncées au centre des ailes antérieures.
Sous-famille PLUSIINAE
* Plusia chalcytes (Esper).
f J^octua clialcyles Esper, 1789, Die Schmelt. In Abbild. nach (1er Natur, 4, : 447, pl. 141,
Oype : Halle centrale).
Source : MNHM, Paris
144
H. LEGRAND
Ile Mahé : (Alluaud et Philibert) (Joannis, 1894, l.c. : 425-438).
id. : (Meade- Waldo) (Hampson, 1908, l.c.).
id. : 5 spéc. (B. Fletcher, 1910, l.c. : 278).
Ile Coëtivy : 8 spéc. (B. Fletcher, 1910, l.c. : 278).
Ile Providence : sans nombre indiqué (élevage sur Scaevola koenigi, veloutier, Goode-
niacée) (B. Fletcher, l.c. : 277).
Ile Poivre : 1 spéc. (B. Fletcher, 1910, l.c. : 277).
Ile Desroches : plusieurs signalés (B. Fletcher, 1910, l.c. : 277).
Ile d’Arros, archipel Saint-Joseph (1 chrysalide vide sur Scarvola Koenigi).
Iles Aigle : 1 spéc. (B. Fletcher, 1910, l.c. : 278).
Iles Mahé, Silhouette, Marie-Anne, Bird, Aldabra : plusieurs (Fryer, 1912, l.c. : fo¬
lles Mahé, Silhouette, Coëtivy : 12 spéc. (M.L., 1956, 1959).
Espèce paléotropicale, répandue largement, jusqu’en Europe méri¬
dionale.
Plusia signata (Fabricius).
Noctua signala Fabricius, 1794, Ent. Syst., 3 (2) : 81 (type : in India).
Ile Mahé : ( Philibert ) (Joannis, 1894, l.c. : 425-438).
Espèce paléotropicale.
Plusia limbirena Guenée.
Plusia limbirena Guenée, 1852, Spec. génér. Lépid., 6, Noc-t. 2 : 350 (type : Madagascar).
Ile Mahé : (Alluaud) (Joannis, 1894, l.c. : 425-438).
id. : (B. Fletcher, 1910, l.c. : 278).
Afrique du sud et de l’est, Madagascar, Mascareignes, Seychelles»
Inde, Aden, Ceylan.
Sous-famille WESTERMANNIINAE
* Earias fabia (Stoll).
Geomelra labia Stoll, in Cramer 1782, Uitl. Kapellen, 4, pl. 355, f. H, (type
non indiquée, probablement Inde).
Ile Mahé, Beau Vallon : 10 spéc. (M.L., 1959, 1960), dont ex-larva sur Hibis
lenlus (lalo), Malvacée (à l'intérieur des gousses).
locale
Espèce indienne, probablement introduite.
* Earias biplaga Walker.
Earias biplaga Walker, 1865, List Specim. Lepid. Ins. coll. B.M., 35 : 1773 (tyP
Sierra Leone).
Ile Mahé, Beau Vallon : 4 spéc. (M.L., 1959).
Afrique au sud du Sahara, Socotra, Comores, Mascareignes, SeycheU e
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET D’ALDABRA
145
■ Earias insulana (Boisduval).
Tortrix insulana Boisduval, 1833, Nouv. Ann. Mus., 2 : 269 (type : Maurice, Bourbon,
Madagascar).
Ile Bird : 1 s et 2 9 (Fryer, 1912, l.c. : 11).
Ile Mahé, Mont Fleuri : 1 9 (R. Berlouis, 1960) (M.L., 1960).
Ile Aldabra : 1 3 (M.L., 1959).
Toutes régions éthiopiennes et orientales jusqu’au Siam.
Ophideres materna (Linné).
Phalaena Noctua materna Linné, 1758, Syst. Nat. éd. X ; 3, 2, : 840 (type : In India).
Un unique spécimen pris en mer à bord du schooner « Charlotte », à
40 miles S.W. de l’île Platte, archipel des Seychelles ; localité très vrai¬
semblable. Identité vérifiée par W. H. T. Tams, B. M., N. H.
Inde, Birmanie, Ceylan, Andamans, Java.
M Maceda mansueta Walker.
Maceda mansueta Walker, 1857, List Specim. Lepid. Ins. coll. B.M., 13 : 1141 (type :
sarawak).
Ile Mahé : 2 3 (Fryer, 1912, l.c. : 8).
Ile Mahé, Beau Vallon : 6 3 et 4 9 (M.L., 1956,1959,1960).
Bornéo, Ceylan, Andamans, Nord Australie, Seychelles.
M Maurilia iconica (Walker).
Ceyf iconica Walker, 1857, List Specim. Lepid. Ins. coll. B.M., 13 : 992 (type :
Ile Mahé, Beau Vallon : 1 spéc. (M. Gerber 1960) (M.L., 1960).
Ile Mahé, Mont-Royal : 1 spéc. (A. Frenette 1960) (M.L., 1960).
Ile Mahé, La Misère : 1 spéc. (G. Lionnel 1962) (coll. G. Lionnet).
Asie tropicale, Seychelles.
Ici devrait se trouver Aconlia malvae Esper, 1790, Schmetterl. in
^bbildung nach der Natur, 4 (2) : 63, Noct. 116, f. 4 (type : trouvé à
^fen, par Ilerr von Roi) (?), et dont un seul exemplaire a été signalé
Par B. Fletcher, 1910, l.c. : 274, de l’île Aigle, du groupe des Amirantes,
•"attaché politiquement aux Seychelles.
Nous estimons que cette unique capture aurait besoin d être soit
Confirmée, soit davantage étudiée, car d’une part, Esrf.r aurait attribué
espèce à Hübner, et d’autre part Fryer écrit que la figure d Hübner
n es t pas très reconnaissable.
H nous semble donc prudent de laisser cette signalisation en suspens
l üs qu’à nouvel ordre.
Me *oiit E8 ne Muséum. Zoologie, t. XXXVII. 10
Source : MNHN, Paris
146
H. LEGRA.NO
Sous-famille CATOCALINAE
Anua tirhaca (Cramer).
Noctua tirhaca Cramer, 1780, Uitl. Kapellen, 2, : 116, pl. 172, flg. E (type : Cap 4e
Bonne Espérance).
Ile Assomption : 1 s (Fryer, 1912, l.c. : 9).
Toutes régions tropicales et subtropicales du Monde.
■ Achaea catella Guenée (Pl. XII, n° 1).
Achaea catella Guenée, 1852, Spec. génér. Lépid., 7, Noct. 3 : 247 (type : Sénégal).
Sous le nom de melicerta (erreur d’orthographe, lire melicerte), (Drury).
Fryer, 1912, l.c. : 9, signale plusieurs captures dont une au moins (à
Mahé), semble référable à la forme (ou espèce) catella Guenée.
Ile Mahé : 12 spéc. (M.L., 1956, 1959, 1960).
Afrique centrale, Madagascar, Mascareignes, Seychelles.
■ Achaea mercatoria (Fabricius) (Pl. XII, n 0B 2 et 3).
Noctua mercatoria Fabricius, 1775, Syst. Ent. : 604 (type : India orientaii).
= melicerte Drury.
Ile Aldabra : 2 spéc. (Fryer, 1912, l.c. : 9).
Ile Assomption : 1 spéc. (Fryer, 1912, l.c. : 9).
Ile Mahé : 3 spéc. ( Hébert , 1960) (M.L., 1960).
Ile Silhouette : 3 spéc. (H. Daubait, 1959) (M.L., 1959).
Ile Aldabra : 10 spéc. (M.L., 1959).
Ile Cosmoledo, Ile Menai : 4 spéc. (M.L., 1959).
Espèce paléotropicale.
■ Dysgonia lorrida (Guenée).
Ophiusa lorrida Guenée, 1852, Spec. génér. Lépid., 7, Noct., 3 : 269 (type : Maurice)-
Ile Mahé : 1 spéc. (B. Fletcher, 1910, l.c. : 274, sous le nom erroné de O. algtro)-
Ile Mahé : 1 spéc. (de Gage) (B. Fletcher, 1910, l.c. : 274).
Iles Mahé et Silhouette : 3 spéc. (M.L., 1959).
Ile Aldabra : 1 Q (C. l'rota 1953) (Berio, 1958).
Archipel de Cosmoledo, lie Menai : 4 spéc. (M.L., 1959).
Zone éthiopienne, Asie tropicale, Madagascar, Mascareignes, Seych
les et groupe d’Aldabra.
■ Parallelia angularis (Boisduval).
Ophiusa angularis Boisduval, 1833, Noua. Ann. Mus. Ilist nat., 2 : 251 (décrit
Bourbon et de Madagascar).
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET D’ALDABRA
147
Ile Mahé : (Joannis, 1894, l.c. : 425-438).
id. : 5 spéc. (B. Fletcher, 1910, l.c. : 275).
id. : 2 £ (Fryer, 1912, l.c. : 9).
id. : 18 spéc. (M.L., 1956, 1959, 1960).
Zone éthiopienne, Madagascar, Seychelles.
* Attatha gaetana (Ch. Oberthür).
Secusio gaëluna Ch. Oberthür, 1923, Et. Lipid. comp., 21 (2), : 139 (type : Madagascar)
décrit comme Lithosiidae.
Ile Aidai)ra : 1 spéc. (M.L., 1959) (M.N.P.).
Ile Aldabra : 1 spéc. (M. L., 1959) (M. N. P.).
L’unique exemplaire d’Aldabra est plus petit que ceux de Madagascar.
Espèce malgache et d’Aldabra.
Grammodes bifasciata (Petagna).
, Noctua bi/asciata Petagna, 1787. Spec. Ins. : 38, f. 36 (type : In montibus Quinque
Ir °ndi inventa fuit).
Ile Mahé : (Alluaud 1892) (Joannis 1894, l.c. : 437).
Ile La Digue : (Alluaud 1892) (Joannis 1894, l.c. : 437).
Sous le nom erroné de G. geometrica Fabricius, 1775, Syst. ent. : 599,
a été signalé en outre comme suit :
Ile Farquhar : 1 spéc. (B. Fletcher, 1910, l.c. : 276).
Ile Praslin : 1 spéc. (B. Fletcher, 1910, l.c. : 276).
Ile Sainte-Anne : 1 spéc. (De Gage) (B. Fletcher, 1910, l.c.
Ue Assomption : 1 spéc. ( Dupont , 1910) (Fryer, 1912, l.c. :
276).
Pour la distinction entre G. bi/asciata Petagna et G. geometrica
Fabricius, voir Berio 1956 a.
Répartition : Afrique au sud du Sahara.
Prodolis stolida (Fabricius).
Noclua stolida Fabricius, 1775, Syst. ent. : 599 (type : in India oriental!).
Ile Coétlvy : 1 spéc. (B. Fletcher, 1910, l.c. : 276).
J e Aldabra : 1 s (Fryer, 1912, l.c. : 8).
He Assomption : 2 S (Fryer, 1912, l.c. : 8).
Répartition : Afrique au sud du Sahara, Madagascar, Inde, Birmanie,
Seychelles.
* Trigonodes hyppasia an/ractuosa (Boisduval).
Hoctua hyppasia Cramer, 1779, Ultl. KapeUen (3) : 99, pl. 250 f. E. (type : Coromandel),
jjj Ophiusa an/ractuosa Boisduval, 1833, Nouv. Ann. Mus. Hisi. nal. (2) : 2o2 (décrit de
Ur lce, Bourbon et Madagascar).
Source : MNHN, Paris
148
H. LEGRAND
Trigonodes hyppasia subsp. anfractuosa Boisduval : Berio, 1954, Ann. Mus. Genova,
64 : 296.
Ile Mahé : ( Alluaud et Philibert) (Joannis, 1894, l.c. : 437).
Iles Mahé, Félicité, Cerf : 9 spéc. (Meade-Waldo) (Hampson, 1908, l.c.).
lies Mahé, Praslin, Sainte-Anne, Frégate : 16 spéc. (B. Fletcher, 1910, l.c. : 277).
Ile Silhouette : sans indication (Fryer, 1912, l.c. : 8).
Ile Mahé : 20 spéc. (M.L., 1956, 1959, 1960).
Ile Praslin : 1 spéc. (M.L., 1959).
Ile Aldabra : 1 spéc. ( Cherbonnier , 1954) (Viette, 1958).
Zone éthiopienne, Madagascar, Comores, Seychelles.
* Hypaetra extranea Berio.
Hypaetra extranea Berio, 1962, Ann. Mus. Genova , 73 : 178, flg. 1, n® 4 (type : Mahé)-
Ile Mahé, Victoria : 1 ( M. Man Chant, 4-VII-1960) (M.L. 1960).
« Par l’aspect général, l’espèce semble voisine de Hypaelra stigmate
Moore, mais s’en distingue notablement tant par les dessins que par la
coupe des ailes. S’il existait un <J, on pourrait rechercher davantage la
parenté avec les autres espèces. Je l’ai référé à ce genre à cause de 1 en¬
semble des épines des tibias, ensemble réduit à la seconde partie, et a
cause de la forme des palpes. Sa position systématique doit être considérée
comme provisoire » (Berio 1962).
Le genre Hypaetra est considéré par Hampson comme un ensemble
d’espèces probablement non congénériques (note du docteur Berio»
l.c.).
Espèce endémique aux Seychelles.
■ Chalciope delta (Boisduval).
Ophiusa delta Boisduval, 1833, Nouv. Annales Mus., 2 : 253 (type : Maurice).
Ile Aldabra : 1 spéc. ( Meade-Waldo ) (Hampson, 1908, l.c.).
id. : 1 spéc. (Fryer, 1912, l.c. : 8).
id. : (Prola 1953) (Berio 1956).
id. : 3 spéc. (M.L., 1959).
Ile Desroches : 1 spéc. (M.L., 1959).
Afrique du centre, sud et est, Madagascar, Maurice, Aldabra.
Amirantes.
■ Mocis repanda (Fabricius).
Noctua répandu Fabricius, 1794, Ent. Syst. 3, pars 2,: 49 (type: «Amerlcae nicr
dionalis Insulse •). .
Ile Mahé : (Alluaud et Philibert) (Joannis, 1894 : 433) sous le nom de llemtgia e
Iles Mahé et Félicité : 2 spéc. ( Meade-Waldo) (Hampson, 1908, l.c.).
Ile Poivre : 1 spéc. (B. Fletcher, 1910, l.c. : 275).
Iles Mahé et Praslin : 19 spéc. (B. Fletcher, 1910, l.c. : 275).
Ile Silhouette : (Fryer, 1912, Le. : 9).
Ile Mahé : 17 spéc. (M.L., 1956, 1959, 1960).
Amérique centrale, régions éthiopienne et indo-malaise. Seychelles-
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET d’aLDAI
149
■ Mocis mayeri (Boisduval).
Ophiusa mayeri Boisduval, 1833, Nouo. Ann. Mus. Hisl. nat., 2 : 252 (types : Bourbon
et Maurice).
= O. undala Fabricius 1775, Syst. ent. 600).
Ile Mahé : (Alluaud et Philibert) (Joannis, 1894, l.c. : 433).
Iles Mahé et Félicité : 11 spéc. (Meade-Waldo) (Hampson, 1908).
Iles Mahé, Sainte-Anne et Praslin : 35 spéc. (B. Fletcher, 1910, l.c. : 276).
Ile Mahé : 13 spéc. (M.L. 1956, 1958, 1959, 1960).
Toutes régions africaines et orientales.
Mocis frugalis (Fabricius).
Noctua frugalis Fabricius, 1775, Syst. Entom. VI : 601 (type : India).
Ile Farquhar : 1 spéc. (B. Fletcher, 1910, l.c. : 275), noté commun.
Une grande partie des régions chaudes du Vieux Monde ; cependant
c est la seule référence connue pour les Seychelles et autres atolls voisins.
Ici devrait se placer Dugaria glaucinans (Guenée) décrite de Silhet
(Inde) en 1852 dans le Spec. génér. des Lépid., 7, Noct., 3 : 6, et signalée
d’Aldabra par Fryer, 1912, l.c. : 18 (1 spéc.).
Mais E. Berio (1955) a signalé une espèce voisine, D. mendax Walker,
VUe au Congo, Soudan, Sénégal, Erythrée, Madagascar, facile à confondre
a vec l’espèce précitée.
Il y a donc doute sur l’identité de l’espèce citée par Fryer, et nous
sommes d’avis d’attendre d’autres captures avant de nous prononcer.
Sous-famille OTHREINAE
Polydesma umbricola Boisduval.
Polydesma umbricola Boisduval, 1833, Nouo. Annales Mus., 2 : 256 (type : Bourbon
Maurice).
[|e Mahé, Saint-Louis : 2 spéc. (A. Delhomme, 1956) (M.L., 1956).
| e Mahé, Beau Vallon : 8 spéc. (M.L., 1956, 1959, 1960).
J e Silhouette : 2 spéc. (M.L. 1959).
1,e Aldabra : 1 spéc. (M.L., 1959).
Espèce paléotropicale.
Ericeia inangulata (Guenée).
^'°des inangulata Guenée, 1852, Species génér. Lépid., 7, Noct. 3 : 210 (type : Inde,
Arch. de Cosmoledo, lie Menai : 1 spéc. (M.L., 1959).
“e Aldabra : 1 spéc. (J. Larose, 1950) (M.L., 1960).
Espèce paléotropicale.
Source : MNHN, Paris
150
H. LEGRAND
* Catephia squamosa Wallengren (PI. XI, n° 14).
Catephia squamosa Wallengren, 1856, Anteck i. Zool., 1: 64 (type : Caffrerie, in Natur-
hist. Riksmus. in Stockholm).
Aldabra (île Picard) : 1 spéc. (J. Larose, 1961) (M.L., 1961).
Région éthiopienne, sud et est.
Catephia olivescens (Guenée).
Anophia olivescens Guenée, 1854, Spec. génér. Lépid., 7, Noct. 3, : 48 (type : Java).
Ile Mahé : 1 9 (Fryer 1912, l.c. : 9).
Régions africaine, orientale et Australasie.
■ Oedebasis ovipennis Hampson.
Oedebasis ovipennis Hampson, 1902, Ann. South A/rica Mus., 2, : 352 (type : L)clag° a
y).
lie Aldabra : 1 S (Fryer, 1912, l.c. : 9).
id. : 2 S et 2 9 (M.L., 1959).
Espèce éthiopienne et malgache, ainsi que d’Aldabra.
■ Fodina aldabrana Fryer (PI. XI, n° 11).
l'odina aldabrana Fryer, 1912, l.c. : 9-10 (type : Aldabra).
Ile Aldabra : 2 <f et 1 9 (I'kvi.k. 1912, l.c. : 9-10). _ ..
id. : 16 spéc. (M.L. 1959) dont 8 ex-larva sur Sapindus emarginatus (b 01
savon), Sapotacée.
Espèce remarquable par la polymorphie de la chenille à la dernière
mue : tantôt noire avec lignes blanches, tantôt verte avec points jaunes,
tantôt verte sans points jaunes, donnant toutes le même imago et vivant
sur la même plante.
Endémique à Aldabra.
Rivula dimorpha Fryer.
Rivula dimorpha Fryer, 1912, l.c. : 12, pl. I flg. 10, <j (type : Seychelles).
Iles Mahé et Silhouette : 10 s et 1 9 (Fhyur, 1912, l.c. : 12).
Endémique aux Seychelles.
* Rivula bicolorana n. sp. (Pl. XI, n° 8).
Envergure 16 mm. Antennes annelées brun clair et brun foncé. PajP®
courts, le 2° article brun-jaune, le 3 e avec la pointe blanche. Verte ’
tegulae, mesothorax et patagia blanc-jaunâtre avec semis d’écai
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET D’ALDABRA
151
brunes, et deux bandes latérales obliques, noires, sur le dernier tergite.
Pattes annelées brun-jaune et brun foncé.
Ailes antérieures avec bord costal brun foncé jusqu’à l’extrémité
de la ligne subterminale, jaune clair ensuite. Un gros point noir apical.
Espace basilaire jaune clair, médian brun-roussâtre entourant deux
lâches noires superposées, pupillées de clair, celle supérieure bordée de
blanc et de brun-rouge. Ligne subterminale fine et blanche, bordée
extérieurement d’une ombre roussâtre, laquelle s’appuie sur une ligne
noirâtre terminale. Un fin trait blanc sépare cette dernière de la frange,
laquelle, dans sa largeur, se divise en deux parties, la première brun
foncé et noir, la seconde brun clair.
Ailes postérieures gris-brun, avec une ligne terminale jaune clair.
Frange brun foncé et jaune clair.
Dessous des ailes antérieures gris-jaunâtre, plus clair le long du bord
Interne. Une ligne de points noirs précède la ligne claire terminale.
Frange brun foncé et brun clair. Dessous des postérieures blanchâtre
nvec des écailles brunes vers le bord interne. Une lunule discoïdale brune.
Frange jaune clair et brun foncé.
Holotype : 1 3, île Aldabra, 23-XII-1959 (//. Legrand).
Allotype : 1 $, mêmes localité et récolteur, 29-XI-1959.
Paratypes : 1 <J, archipel de Cosmoledo, île Menai, l-XII-1959,
2 ??, même localité, 27-11-1956, et 6 $Ç, île Aldabra, du 2-XII-1959 au
1 6-1-1961.
Cosmophila /lava (Fabricius).
Noclua pava Fabricius, 1775, Syst. Ent. : 601 (type : ■ India oriental! »)•
Les spécimens cités par Fryer comme C. erosa Hubner appartiennent
Vr aisemblablement à cette espèce. « Erosa est une espèce des états du
s ud-est des Etats-Unis, au Paraguay » (Tams, 1924 : 22).
T Espèce citée en outre sous le nom de xanthindima Boisduval, par
J °ANNIS.
6® Mahé : 1 j et 1 Ç (Meade-Waldo) (Hampson, 1908).
\d. : 1 spéc. (de Gaue) (B. Fletcher, 1910, Le. : 279).
: 2 spéc. (B. Fletcher, 1910, Le. : 279).
! es Mahé et Silhouette : 5 spéc. (Fryer, 1912, Le. : 10). ..... -
(hihi Mahé : 6 spéc. (M.L., 1959-60), dont un ex-larva (Berlouis) sur Hibiscus liluporiis
■scus rose), Malvacéc.
Espèce paléotropicale.
Anticarsia irrorata (Fabricius).
‘Voc/uu irrorata Fabricius, 1781, Spec. Ins. 2, append. : 506 (type : • India oricntali ■).
rubrtcans Boisduval, 1833).
Source : MNHN, Paris
152
H. LEGRAND
Ile Mahé : (Alluaud et Philibert ) (Joannis, 1894, l.c. : 433).
Iles Mahé, Praslin, Sainte-Anne et Frégate ; 8 spéc. (B. Fletcher, 1910: 278).
Iles Silhouette et Frégate : 2 spéc. (Fryer, 1912, l.c. : 10).
Iles Mahé et Silhouette : 0 spéc. (M.L., 1959, 1960).
Toutes régions tropicales, Afrique, Inde, Australie, Seychelles.
Hypospyla thermesina Guenée.
Hypospyla thermesina Guenée, 1863, in Maillard, Notes sur l’ÎIe de la Réunion,
ann. G, Lépid. : 53 (type : La Réunion).
Synonyme de H. bolinoïdes Joannis nec Guenée, in Fryer, 1912, l.c. : 10 (Guenée,
Noct. III : 358, et non 388).
Iles Mahé (?) et Félicité : 3 spéc. (Fryer, 1912, l.c. : 10).
Réunion et Seychelles.
■ Hypospyla glyptalis (Mabille).
liypena glyptalis Mabille, 1880, C.R. Soc. ent. Belg., 23 : XIX (type : Madagascar).
(= nigropicta Heyden, 1891).
Ile Aldabra : (Prola, XI-1953) (E. Berio, 1956, l.c. : 87).
id. : 6 spéc. (M.L., 1959), (J. Larose 1961).
Espèce malgache et d’Aldabra.
Oglasa calimanii Berio.
Oglasa calimanii Berio, 1939, Mim. Soc. ent. ital., 17 (1938) : 57 (type : Erythrée).
Ile Aldabra : (C. Prola, XI-1953) (E. Berio, 1956, Boll. Soc. ent. ital. 86 : 87).
Espèce d’Erythrée et d’Aldabra.
* Gracilodes nysa Guenée (PI. XI, n° 13).
Gracilodes nysa Guenée, 1852, Spcc. génér. Lépid., 7, Noct. 3 : 369 (type: • sans i
cation de patrie ■, mais en fait soit Maurice, soit Madagascar).
Ile Malié, Beau Vallon : 1 spéc. (M.L., 1959). , .,/ s
Ile Mahé : 1 spéc. Saint-Louis : (A. Del homme, 1959) ; 1 spéc. Mont Fleuri (B. Berio
1961).
Espèce malgache, des Mascareignes et des Seychelles.
* Cultripalpa partita Guenée (PI. XI, n° 7).
Cultripalpa partita Guenée, 1852, Spec. génér. Lépid., 7, Noct. 3 : 233 (type • * n
centrale).
Ile Mahé : 2 i et 4 9,1956, 1959, 1960 (M.L., G. Lionnel, R. Berlouis).
Espèce indienne et des Seychelles.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES
ES ÎLES SEYCHELLES ET D’ALDABRA
153
■ Dragana pansalis Walker.
Dragana pansalis Walker, 1858, List Spec. Lepid. Ins. coll. B.M., 16 : 200 (type :
Ceylan).
Ile Mallé : (A lluaud et Philibert) (Joannis 1894, Le. : 434).
id. : 3 3 et 7 9 (B. Fletcher, 1910, l.c. : 275).
Ile Praslin : 3 spéc. (B. Fletcher, 1910, l.c. : 275).
Iles Mahé, Silhouette, Praslin, Félicité : en nombre (Fryer, 1912, /.c. ; 10).
Ile Mahé : 14 spéc. à la lumière (le jour en nombre dans le gazon) (M.L., 195b, 1J59,
I960).
Espèce paléotropicale.
■ Rhesala moestalis (Walker).
Magulaba moestalis Walker, 1865, List Specim. Lepid. Ins. coll. B.M., 34 : 1127 (type:
Sierra-Leone).
= M. imparata Walker.
Ile Mahé : en nombre (Fryer, 1912, l.c. : 12).
Iles Praslin et Sainte-Anne : sans indication de nombre (1-ryer, I9iz, i.c. . a).
Ile Mahé, Beau Vallon : 16 spéc. (M.L., 1956, 1959, 1960).
Espèce éthiopienne et des Seychelles.
Sous-famille HYPENINAE
Zeuxinia n. gen. (Hampson m.s.)
Antennes très caractérisées chez le J, dont le scape atteint la longueur
<|u tiers de l’antenne, et se termine par un élargissement coudé vers
l’avant ; à cet endroit commence l’antenne proprement dite, filiforme
e t ciliée bilatéralement. Chez la Ç au contraire, les antennes sont fili¬
formes et lisses. Palpes labiaux dressés, longs et glabres, avec, à leur
base, de chaque côté, une touffe de poils, noirs et longs chez le c?, brun-
noir et plus courts chez la ?. Les pattes présentent également des carac¬
tères sexuels secondaires, chez le tî une grosse touffe de poils jaunes à
•'articulation fémur-tibia des pattes antérieures, les tibias étant très
^Pais et garnis à l’avant d’écailles brunes, et à l’arrière de poils longs et
bruns ; chez la $ au contraire, les divers articles sont fins et glabres.
Armure génitale <J (fig. 9, A et B). Uncus faiblement chitinisé, long,
terminé par un minuscule crochet. Valves larges, courtes subtriangulaires,
avec l’apex aigu. Harpe en fort crochet, liée à une partie basale renflée
e t portant une dizaine de fortes épines. Fultura inférieure faiblement
chitinisée, subtriangulaire. Pénis trapu, cylindrique, non courbé, à bords
® Peine sinués, muni dans sa portion distale, d'une petite plaque bien
c bitinisée avec trois épines ; vers la base de cette plaque on distingue
,ln amas d’une quinzaine de petits denticules ; la moitié distale du pénis
est plus fortement chitinisée.
Armure génitale ? (fig. 9, C). Apophyses postérieures longues et fines.
Source : MNHN, Paris
154
H. LEGRAND
Apophyses antérieures plus courtes et épaisses, liées à un fort repli
ventral du 8 e segment. Ductus bursae court et épais, partiellement chiti-
nisé, avec une plaque distale très renflée. Bourse copulatrice membra¬
neuse, subcylindrique, avec une plaque proximale portant plusieurs
séries de fortes épines et de fins denticules.
Nervation ordinaire des Nocluidae avec les particularités suivantes :
discocellulaires peu visibles aux quatre ailes, aux ailes antérieures, 5 à
égale distance de 4 et de 6, aux ailes postérieures, 8 partant de R assez
loin de la base.
Genre féminin : Espèce type du genre : Zeuxinia aeschrina n. sp.
* Zeuxinia aeschrina n. sp. (Gaede m.s.).
Envergure 22 mm. Antennes chez le <J noires avec un point blanc
au-delà et contre le scape, lequel est très long et noir, filiformes ensuite
et ciliées de chaque côté, annelées jaune et brun, chez la $ filiformes et
lisses. Palpes dressés, le 2 e article long et écailleux, brun-noir chez le <?>
brun clair chez la Ç et avec la pointe jaunâtre. Patagia, tegulae, thorax,
brun-noir. Abdomen gris-jaunâtre. Pattes antérieures avec tibias épais
chez le S, plus fins chez la $, les autres pattes gris foncé et jaunâtre.
Dessous de l’abdomen gris-brun.
Ailes antérieures gris-noir, avec les lignes antémédiane et extrame-
diane noires. Une ligne subterminale faite de points noirs éclairés de
blanc extérieurement. Tache réniforme bien marquée en noir. Ligh
terminale de points noirs. Frange entrecoupée de jaune et de brun.
Ailes postérieures gris-brun entre l’apex et l'angle anal, plus pâles
à leur base. Les lignes antémédiane et extramédiane des ailes antérieures
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET D’ALDABRA 155
sont vaguement prolongées sur les ailes postérieures. On distingue aussi
faiblement, un point noir cellulaire. Une ligne fine terminale, noire,
bordée extérieurement par une fine ligne jaune. Frange entrecoupée de
jaune et de brun.
n S. 9. _ ZtuxMa aachrina n. sp. — A : Armure génital» S. B : Pénis. C : armure géni-
taie 9.
Dessous des ailes antérieures gris-brun un peu plus pâle au bord
•nterne. Les lignes du dessus et la tache réniforme sont beaucoup mieux
parquées au-dessous qu’en dessus. Il en est de même aux ailes poste-
fteures où se distinguent fort bien le prolongement des lignes ci-dessus
■ndiquées, et le point noir basilaire. Aux quatre ailes, la frange présente
en dessous les mêmes caractéristiques qu’en dessus.
Holotype : 1 <?, île Aldabra, 10-XI-1959 ( H. Legrand).
Allotype : 1 Ç, même localité, 20-XII-1959 (M. Gerber).
Source : MNHN, Paris
156
H. LEGRAND
Paratypes ayant servi aux genitalia, 1 £ et 1 $ (la dernière ayant
servi en outre à la nervation) : 2 et 20-XI-1959, même localité.
Autres paratypes : 4 <J et 5 $, même localité.
Le nom : Zeuxinia aeschrina Gaëde a été trouvé manuscrit dans
la collection de Noctuidae Hypeninae du British Muséum. Ce nom devait
être publié dans le vol. 15 du Seitz par Max Gaede, ouvrage jamais
terminé, arrêté en 1940. 3 (J au B.M. par Fryer en 1908-09 (Aldabra).
Je remercie M. L. Bigot d’avoir bien voulu préparer l’armure géni¬
tale de cette espèce et d’en avoir fait le commentaire, ce qui m’a permis
de compléter la description du genre ; de plus il a eu l’amabilité d’en
étudier la nervation.
■ Simplicia extinctalis (Zeller).
Herminia extinctalis Zeller, 1852, Lepid. Micropt. quae J.A. Wahlberg in Caffrorum
terra coll. : 13 (type : CalTrerie).
= S. inarcualis Gucnéc, 1854, et S. inareolalis Fryer, 1912.
D. S. Fletcher, qui a étudié l’armure (J et $ des types d ’ inareolalt*
Fryer, est d’avis qu’il s’agit d’un synonyme d’extinctalis Zeller, et nous
autorise à le publier, ce dont nous le remercions.
Iles Malié et Silhouette : (sous le nom d ’inereolalis) 18 spéc. (Fryer, 1912, l.c. : 12)-
11c Mahé, Beau Vallon : 12 spéc. (M.L., 1959, 1960).
Afrique au sud du Sahara, Madagascar, Mascareignes, Seychelles.
Ici devrait se placer Simplicia inflexalis Guenée, signalée par un
seul exemplaire en mauvais état (sans écailles) de l’île Praslin, P° ur
lequel une confusion a fort bien pu se produire avec l’espèce précédente-
Vérifié par W. H. T. Tams, B. M. (N. H.).
* Hypendalia microscopica Berio.
Hypendalia microscopica Berio, 1962, Ann. Mus. Genooa, 73 : 179, f I, n® 5 (P- ^
175) (type : Aldabra).
Ile Aldabra : 1 s et 2 9 (M.L., 1959).
Espèce endémique au groupe d’Aldabra.
* Ilypériodes croceipicta aegrota Berio.
Hypenodcs croceipicta aegrota Berio, 1962, Ann. Mus. Genoua, 73 : 179,
typus, valva (p. 175) (type : Mahé).
Ile Mahé, Beau Vallon : 5 s et 7 9 (M.L., 1956, 1959, 1960).
Sous-espèce endémique aux Seychelles.
n« 1°-
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET D’ALDABRA
157
* Conochusa lineola Berio.
Conochusa lineola Berio, 1962, Ann. Mus. Genova, 73 : 173, f. I, n® 3 : 174 (type
Aldabra).
Ile Aldabra : 4 9 (M.L., 1959).
Endémique à Aldabra.
Hydrillodcs perplexalis Fryer.
«ptHlloies perplexalis Fryer, 1912, Le. : 12, pl. I, f. !> MpusHlype : Seychelles).
Ile Mahé : 1 spéc. (Dupont 1905) (B. Fletcher, 1910, l.c. : 281).
Ile Praslin : 3 spéc. (B. Fletcher, 1910, l.c. : 1910).
Ces 4 spéc., non nommés par Fletcher, sont réunis au B. M. aux
3 <j et aux 6 $ signalés par Fryer dans sa description originale du
Perplexalis. Le docteur 1. W. B. Nye a bien voulu nous communiquer
un couple <J et $ de cette espèce que notre mission n’a pas retrouvée,
e t qui nous permet d’en affirmer la bonne régularité.
Endémique aux Seychelles.
■ Progonia patrosalis (Walker).
n Bleplina patrosalis Walker, 1859, List Specim. Lepid. Ins. coll. B.M.
oorneo, Sarawak).
Ile Mahé : 7 spéc. (Fryer, 1912, l.c. : 12).
id. : 7 spéc. (M.L., 1959, 1960).
De l’Inde et Ceylan, jusqu’en Australie, Seychelles.
Nodaria exiernalis Guenée.
. Noiiaria exiernalis Guenée, 1854, Spec. génér. Lépid. 8, Delt. et Pyral. : 64 (type.
ot e de Coromandel).
Ile Aldabra : 4 s et 11 9 (Fryer, 1912, l.c. : 12).
Afrique du Sud, Maurice, Inde, Japon, Aldabra.
* Hypena masurialis Guenée.
c Büpena masurialis Guenée, 1854, Spec. génér. Lépid.
Lac hcmire).
Jle Coi'Uvy : 4 spéc. (B. Fletcher, ’ * • nam
l e Frégate : 1 spéc. ( Connor ) (B. Fl
8 , Delt. et Pyral. 38 (type :
.... 1910, l.c. : 280).
‘-régate : l spec. {i.oniwr) vu. Fletcher, 1910, l.c .
J e Praslin : 1 spéc. (B. Fletcher, 1910, l.c. : 280).
j e Silhouette : 10 spéc. (Fryer, 1912, l.c. '. 13).
Ile Mahé, Beau Vallon : 26 spéc. (M.I.., 1956, 1959, 1960).
. Régions éthiopienne, orientale et australasienne, Seychelles, Masca-
rei gnes.
Source : MNHN, Paris
158
H. LEGRAND
Ici devrait se trouver Hypena longipalpalis Guenée, 1862, décrite de
La Réunion, in Maillard, Notes sur l’île de La Réunion, ann. C, Lépid- :
57, et signalée de Mahé par Joannis, 1894, l.c. : 434.
Cette espèce, dont le type est perdu, est très probablement un syno¬
nyme d 'H. masurialis, en conformité du classement du Muséum de
Paris, et les citations de Joannis peuvent, de l’avis général, être rappor¬
tées à masurialis Guenée.
* Hypena strigala (Fabricius) (PI. XI, n° 10).
Crambus strigatus Fabricius, 1798, Ent. Syst. Suppl. : 467 (type : India oriental!)-
Iles Mahé et Silhouette : 18 spéc. (M.L., 1956, 1959, 1960).
Espèce paléotropicale.
■ Hypena varialis Walker (PI. XI, n° 12).
Hypena varialis Walker, 1865, List Specim. Lepid. Ins. coll. B.M., 34 : 1136 (typ e
Natal).
Ile Silhouette : 3 spéc. (Fryer, 1912, l.c. : 13).
Ile Mahé, Beau Vallon : 9 spéc. (M.L., 1959, 1960).
Afrique du sud, Madagascar, Ceylan, Seychelles.
■ Hypena conscitalis Walker.
Hypena conscitalis Walker, 1865, List Specim. Lepid- Ins. coll. B.M. 34 : 1509 (tyP e<
Java).
Ile Mahé : ( Alluaud et Philibert) (Joannis, 1894, l.c. : 434).
Ile Cerf : ( Meade-Waltlo ) (Hampson, 1908, l.c.).
Ile Frégate : 2 spéc. (Connor) (B. Fletcher, 1910, l.c. : 281).
Ile Praslin : 4 spéc. (B. Fletcher, 1910, l.c. : 281).
Ile Mahé : 1 spéc. (De Gage) (B. Fletcher, 1910, l.c. : 281).
Iles Mahé, Silhouette, Praslin, Frégate (commun) (Fryer, 1912, l.c. : 14).
Ile Mahé : 20 spéc. (M.L., 1956, 1959, 1960).
Espèce éthiopienne et des régions orientale et australienne.
Seychelles.
Ici devraient se trouver deux espèces appartenant actuellement a
genre Chusaris, et signalées avec doute des Seychelles par Fryer, ’
l.c. : 13.
La première, décrite par Moore dans Proc. Zool. Soc. London, '
614, sous le nom de Rivula oculalis, dont le type est de Port-Blair (*
Adamans), signalée de l’Afrique de l’ouest (Accra), de l'Inde
et des îles Adamans, indiquée par Fryer (l.c.) des Seychelles (M
et Silhouette) par « 3 worn specimen probably this species ».
Et la seconde décrite par Walker dans List. Specim. Lepid-
coll. B. M., 1865, t. 19 : 854, sous le nom de Luceria novatulalis, d°®
type est de Ceylan, où on la croyait endémique, et indiquée des "
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET D’ALDABRA 159
chelles (Silhouette) par Fryer (l.c.) en 2 spécimens également avec
doute : « I refer two specimens not in the best of condition to this spe-
cies, tliough they differ from the specimens in the Britsh Muséum in
being more strongly marked ». Il est évident que pour ces raisons, la
détermination aurait besoin d’être vérifiée chez ces deux exemplaires.
■ Chusaris nigerrimalis Fryer.
Chusaris nigerrimalis Fryer, 1912, l.c. : 13, pl. I, f. 11, <j (type : Mahé).
l -c • e 13 j ahé ( Morne Blanc, Cascade Estate, Morne Pilot) : 14 J et 1 Ç (Fryer, 1912,
Ile Mahé, Beau Vallon : 1 spéc. (AL Gerber, XI-1960) (M.L., 1960), vérifié par B.M.
Seychelles et Aldabra.
Arrade erebusalis Walker.
c eykm) ade erebusa,is Walker - *963, List Specim. Lepid. Ins. coU. B.M., 27 : 82 (type:
Ile Silhouette : 2 Ç (Fryer, 1912, l.c. : 14).
Espèce de Ceylan.
Arrade massalis Swinhoë.
^rrade massalis Swinhoë, 1885, Proc. Zool. Soc. London : 866 (type : Inde, Bombay).
He Silhouette : s et Q (Fryer, 1912, l.c. : 14).
Espèce indienne et des Seychelles.
Famille HYBLAEIDAE
* Hyblaea puera (Cramer).
(i v ^ ha,aen « Noclua puera Cramer, 1777, Uitl. Kapellcn, 2 (9) : 10 et ind., pl. 103, fig. D, E
v yp * : Surinam).
ne Mahé : ( Philibert) (Joannis, 1894, l.c. : 433).
: (de Gage) (B. Fletcher, 1910, l.c. : 281).
*[ e 1 raslin : 1 spéc. (B. Fletcher, 1910, l.c. : 281).
J e Mahé : 2 spéc. (Fryer, 1912, l.c. : 14).
ncs Mahé et Silhouette : 7 spéc. (M.L., 1956, 1959).
archipel de Cosmolcdo, île Menai : 10 spéc. (M.L., 1956, 1959).
Monc}^ 11 ^ d' une ^ a< * on ctassifi 116 dans toutes les régions chaudes du
p Ici aurait dû se placer Hyblaea xanthia Hampson 1910, décrit in
lq?f' Z°°l. Soc. London : 453, pl. 38, f. 26, signalé d’Aldabra par Fryer,
2, l.c. : i 4 t (3 ç) Mais après vérification par W. H. T. Tams du B. M.,
j. ‘ H -* d s’agit d’une mauvaise identification d 'Hyblaea puera Cramer,
espèce étant, au surplus assez variable, suivant les localités et suivant
les saisons.
Source : MNHN, Paris
160
H. LEGRAND
Famille LITHOSIIDAE (= ARCTIIDAE]
Sous-famille NOLINAE
C’est avec doute que Frykr (1912, : 4) signale comme prise à Aldabra,
en 10 exemplaires Ç l’espèce Celama squalida Staudinger, décrite d’Espa¬
gne (Malaga) dans Berliner Enl. Zeitschr., 14 : 102 : « Ten $ apparently
referable to this species were obteined on Aldabra : seven dilfer from
the type in that the antemedian line is more scutely angled and more
strongly marked. These specimens may ultilately be found to belong
to a district species, but in the absence of the <?, I hesitate tliem a now ».
Nous ne pouvons que partager l’hésitation de Fryer et attendre
l’éventualité d’autres captures.
Nous avons comparé au Muséum de Paris un authentique squalida
avec les trois espèces de Celama décrites ci-après et pouvons affirmer qu e
celles-ci n’ont aucun rapport avec la squalida. Celle-ci est connue, d’après
Fryer, d’Espagne, Syrie, Madagascar, Inde et Chine.
Un autre Celama « fragmentary and worn Ç of this genus was obtained
in Silhouette, but its species is quite indéterminable » (Fyer, 1912 : 4).
* Celama jourdani n. sp. (PI. XII, n°4).
Envergure 13 mm. Antennes jaunâtres, ciliées chez le <?. Palp es
courts, légèrement décumbants avec le 2 e article épais, revêtu à l’exté¬
rieur d’écailles jaunâtres et brunes, et à l’intérieur, d’écailles blanches,
le 3 e article dépassant à peine la touffe du 2 e . Vertex, thorax, et abdomen
blanc-jaunâtre avec quelques écailles brunes. Pattes blanches, revêtues
d’écailles brunes. Dessous de l’abdomen jaunâtre.
Ailes antérieures blanches, avec de nombreuses écailles jaunâtre
pâle, et d’autres écailles brunes constituant des fragments de lignes e
des points assez vagues, sablés de noir, d’où, cependant on peut dégager •
1° quelques semis noirs basilaires au premier tiers costal ; 2° un g r °
point noir à l’extérieur d’une ligne antémédiane généralement floue,
3° une ligne postmédiane mal définie et une subterminale de même >
4° un semis de points noirs au bord interne, près de la base de 1 31 ’
5° plusieurs taches grises séparées par des espaces blancs, au derm
tiers du bord costal ; 6° une ligne terminale de points noirs. Frange j a
nâtre, entrecoupée de brun.
Ailes postérieures blanches, légèrement jaunâtres vers l’apex. Fra n ë e
blanche. ,
Dessous des ailes antérieures gris, plus pâle aux environs du b ^
interne. Dessous des postérieures blanc, avec semis jaunâtre dans
partie apicale.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET D’ALDABRA 161
Holotype : 1 (J, archipel des Seychelles, île Mahé, Beau Vallon,
28-XI1-1958 (M. Gerber).
Allotype : 1 Ç, mêmes localité et date ( H. Legrand).
Paratypes : 11 <J et $, mêmes localité et récolteurs, du 14-11-1956
au 23-1-1960.
Espèce présentant une grande fragilité d’écailles, les détails des
ailes devenant illisibles pour peu que l’insecte ait volé.
* Gelama tarzanae n. sp. (PI. XII, n° 5).
Envergure 10 mm. Antennes gris-blanchâtres, ciliées chez le (J.
Palpes porrigés, très courts, écailleux gris-blanchâtres. Vertex lisse.
Thorax gris clair. Abdomen annelé gris-noir et blanchâtre.
Ailes antérieures blanches avec des écailles jaune-orangé et noires,
ainsi disposées : 1° au bord costal, trois taches noires allongées dans la
Première moitié, puis trois autres grises, plus petites dans la seconde
moitié ; 2° à l’intérieur de l’aile, une vague ligne noire, basilaire, puis
deux gros points noirs superposés, et un autre point distal ; 3° une ligne
orangée, extramédiane, élargie près du bord costal, formant ainsi une
s °rte de triangle, la pointe en bas ; 4° une ligne subterminale grise et
rougeâtre, vaguement dessinée et interrompue en son milieu ; 5° une
%nc terminale de points orangés, à peine visibles. Frange blanche
e utrecoupée de gris.
Ailes postérieures blanches, avec un gros point cellulaire gris-noirâtre.
Quelques écailles grises aux environs de l’apex. Frange blanche.
Dessous des ailes antérieures gris, des ailes postérieures blanc avec
semis grisâtre à l’apex et point cellulaire gris-noir. Frange grise aux
Quatre ailes.
Holotype : 1 <?, archipel de Cosmoledo, île Menai, ll-IX-1959
W. Gerber).
Paratypes : 6 t? (femelle inconnue), même localité (II. Legrand et
Gerber), du 22-1X au 19-X-1959.
Gelama vidoti n. sp. (PI. XII, n° 6).
Envergure 12 mm. Antennes gris et blanc, ciliées chez le $. Palpes
® c umbants, courts, blancs, avec quelques écailles gris-brun. Vertex
Patagia et tegulae blanc avec écailles jaunes. Ihorax gris. Abdomen
anc jaunâtre. Pattes gris-noir et blanc.
Mémo 'Res du Muséum. — Zoologie, t. XXXVII. 11
Source : MNHN, Paris
162
H. LEGRAND
Ailes antérieures grises, revêtues d’écailles blanches. Un trait basi¬
laire noir ; deux gros points noirs subtriangulaires, jointifs et pupilles
de brun, au milieu de l’aile vers le bord costal. Une ligne de petits points
noirs, extramédiane, et une autre, subterminale, faite d’ombres grises,
sinueuses, se rapprochant du bord interne en son milieu ; une ligne
antémarginale brun-jaune clair ; une ombre marginale grise. Frange
gris clair.
Ailes postérieures blanc-grisâtre, plus foncées à l’apex. Ligne margi¬
nale jaune clair. Frange blanche.
Dessous des ailes antérieures gris, plus pâle vers le bord interne-
Dessous des ailes postérieures blanc, gris à l’apex. Frange comme aux
antérieures.
Holotype : 1 <?, archipel de Cosmoledo, île Menai, 12-X-1959
(M. Gerber).
Allotype : 1 Ç, mêmes localité et récolteur, 20-X-1959.
Paratypes : 5 <? et 2 $, même localité, et 2 $, île Aldabra, du 19-X-
1959 au 19-XI-1959.
Sous-famille LITIIOSIINAE
Eilema conforta (Fryer).
llema contorla Fryer, 1912, Le. : 4, pi. I, f. 1. Ç (type : Mahé).
Ile Mahé, Cascade Estate : 6 <J (Fhyer, 1912 : I)'.
Endémique aux Seychelles.
■ Eilema aldabrensis (Hampson).
Ilema aldabrensis Hampson, 1914, Cat. I.ep. Phal. B.M., Suppl. 1: 504 (type : Aldabr )•
Ile Aldabra: (C. Prola, XI-1953) (P. Viette, 1958 a),
id. : 7 spéc. (M.L., 1959).
Endémique au groupe d’Aldabra.
Fryer, 1912 : 5, signale d’Aldabra Lithosia décréta Butler, espèce d e
Bornéo et d’Australie (31 spéc. <J et ■ d’Aldabra). Il s’agit très probable*
ment d’E. aldabrensis Hampson.
Mahensia seychellarum Fryer.
Mahensia seychellarum Fryer, 1912, l.e. : 5, pl. I, f. 2 et 3 (type : Silhouette).
Ile Silhouette : 2 s (Fhyer, 1912 : 5).
Endémique aux Seychelles.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET d’aLDABRA
163
Philenora sub/usca Fryer.
Philenora sub/usca Fryer, Le. : 5, pi. I, 1. 4, <j. (type : Silhouette).
Ile Silhouette : 4 a (Fryer, 1912 : 5).
Endémique aux Seychelles.
* Siccia pundipennis (Wallengren) (PI. X, n° 9).
^ Lithosia pundipennis Wallengren, 1860, Wien. Enl. Monats., 4: 46 (type : Colonie
—nigropunclata Saalmuller.
Ile Aldabra : 5 spéc. (M.L., 1959).
Afrique du Sud, Madagascar, Aldabra. Les spécimens d’Aldabra
sont plus petits que ceux de Madagascar.
Spalulosia legrandi Toulgoët.
Spalulosia leqranili Toulgoët, 1965, Bull. Soc. enl. France, 70 : 226, pl. V, 6g. 9
(type : Aldabra).
Ile Aldabra : 2 S, 29-XI et 22-XII-1959 (M. Gerber) (M.L., 1959).
Endémique à Aldabra.
Sous-famille ARCTIINAE
Genre Utetheisa Hiibner
K. Jordan a publié (1939) une révision à l’échelle mondiale des
es Pèces du genre Utetheisa, dont seules les suivantes ont été signalées
aux Seychelles et au groupe d’Aldabra :
1° U. data Fabricius, ssp. fatela Jordan, localisée, mais relativement
ooiïimune dans les Seychelles granitiques ;
2 ° U. ladea Butler, au groupe Farquhar-Providence ;
3° U. ladea ssp. aldabrensis Fletcher, au groupe d’Aldabra ;
4 ° U. pulchella Linné, très peu observée aux Seychelles ;
5° U. pulchelloides Hampson, très répandue aux îles, mais variable ;
6° U. lotrix Cramer, assez peu observée aux Seychelles.
* Utetheisa etata fatela (Jordan) (Pl. X, n° 10).
Utetheisa data /alela Jordan, 1939, Noo. Zool., XLI : 270 (type : Seychelles, Mahé).
Source : MNHN, Paris
164
H. LEGRAND
liombyx data Fabricius, 1798, Syst. ent., suppl. : 440, n° 222-3 (in India orientali).
Euchelia jormosa Boisduval, 1833, Faune Maday. : 85, n° 2 (Maurice, Bourbon, Mada¬
gascar).
Deiopeia diva Mabille, 1879, Ann. Soc. enl. France : 305 (type : Madagascar).
Utetheisa data Fabricius, in B. Fletcher, 1910 : 270, pi. 17, f. 17 (chenille).
lie Mahé : 3 spéc. (de Gaye ) (B. Fletcher, 1910 : 270).
Ile Mahé, Cascade Estate : 7 spéc. (B. Fletcher, 1910 : 270) ; tentative d’élevage,
même localité, sur Tourne/ortia sarmentosa, plante d’agrément, mais élevage manque,
par cause de temps trop court pour le mener à bonne fin.
Iles Silhouette et Mahé : 13 spéc. (Fryer, 1912 : 5). ,
Ile Mahé, diverses localités (Misère, Grande Anse, Beau Vallon, Mont Fleuri, par •
Cauuin, Slrawbridge, Frenelte et divers du Seychelles College, Legrand, Gerber) (M-L">
1959,1960). Elevages sur Crotalaria juncea et Crotalaria striata (M.L. et Seychelles College»
1959, 1960) : 8 imagos.
Sous-espèce endémique aux Seychelles granitiques (pour le moment
uniquement à Mahé et Silhouette).
Utetheisa laclea lactea (Butler).
Deiopeia laclea Butler, 1884, Rept. Zool. coll. Alert : 577 (type : Providence).
La forme typique est caractérisée par l’absence de taches écarlates.
Certaines formes sont pratiquement sans taches, même les ordinaires
taches noires.
Ile Providence : sur 12 spéc., 7 sans marques rouges (B. Fletcher, 1910 : 267).
Archipel des Farquhar : sur 27 spéc., 14 sans marques rouges (B. Fletcher, 1910 :
lie Marie-Louise (Amirantcs) : 1 spéc. ( Dupont , 1910) (B. Fletcher, 1910: 267).
U. lactea laclea est une forme répandue surtout aux îles indiquées
ci-dessus.
■ Utetheisa lactea (Butler), morphe nigrosignata B. Fletcher.
Utetheisa lactea, m. nigrosignata B. Fletcher, 1910: 268 (type : Providence).
Ile Providence : 1 spéc. (holotype) (B. Fletcher, 1910: 268). iq59).
Archipel de Cosmoledo, île Menai : 1 spéc. ex-larva sur Tourne/ortia argentea (M.L .,'
La répartition exacte ne peut encore être définie ; seuls sont connus
les deux spécimens ci-dessus.
■ Utetheisa lactea aldabrensis B. Fletcher (PI. X, n° 11).
Utetheisa lactea Butler, ssp. aldabrensis B. Fletcher, 1910 : 268 (type : Aldabra).
Ile Aldabra: sans indication numérique (B. Fletcher, 1910: 268).
id. : une longue série marquée de noir et de rouge (Fryer, 1912 : 6).
Ile Assomption : même type (Fryer, 1912 : 6).
Archipel de Cosmoledo, lie ? : 1 spéc. » fond de l'aile plus foncé ». rnenten-
Archipel de Cosmoledo, île Menai : 32 spéc. dont 7 ex-larva sur Tourne/ortia arg
Une partie des spéc. est conforme à la remarque de Fryer touchant Cosmoledo.
Répartition : Cosmoledo, Assomption et Aldabra.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET D’ALDABRA
165
Utetheisa laclea (Butler), morphe rubrosignata B. Fletcher.
Ulelheisa laclea, m. rubrosignata B. Fletcher, 1910 : 268 (type : Farquhar et Providence).
Farquhar et Providence : nombre non indiqué (B. Fletcher, 1910 : 268).
Archipel de Cosmoledo, île Menai : 1 spéc. (M.L., 1959).
Béparlition : Farquhar, Providence, Cosmoledo.
■ Uletheisa pulchella (Linné).
Maurit ,,a « , ) a pulcl,eIla Linné > 1758 ’ Syst. Nat., éd. X : 534 (type : in Europa australi,
Une série de cette espèce a été signalée par B. Fletcher, 1910,
comme prise à l’île Ste-Anne (près Mahé), partie e coll. de Gaye, partie
Par Fletcher lui-même. Mais après l’étude de K. Jordan, les spécimens
Se rapportent à U. lotrix Cramer.
Un spécimen (vérifié par l’étude de l’armure, P. Viette, Mus. Nat.
Paris) a été récolté à Cosmoledo, île Menai, le 28-11-1956 (M. L. 1956).
Répartition signalée un peu partout dans la zone équatoriale ou
tempérée, mais certaines indications seraient à vérifier.
1 Uletheisa pulchelloïdes Hampson (PI. X, n° 12).
, 3 : 483, partim (type :
Dans cette espèce, les marques de couleur sont tantôt rouges et
ontôt jaunes ; mais la proportion de chacune de ces couleurs par rapport
u n ombre total des captures dans une même île est assez constante,
ar d'une façon générale nos observations ont confirmé les indications
Qes anciens auteurs.
Cl ,*) e P°ftivy : 14 spéc. (dont 10 avec marques rouges et 4 avec marques jaunes ; B. Flet-
iam, , 9 : 269). Même île : 12 spéc. dont 11 avec marques rouges et 1 avec marques
jaunes (M.L., 1959).
B iV. e p,,iv *c : 11 spéc. (dont 10 avec marques jaunes et 1 seul avec marques rouges ;
1 1 '-“tcher, 1910: 269).
B p. u Arros : 13 spéc. (dont 1 seul avec marques rouges, les autres avec marques jaunes ;
• * ustchbr, 1910 : 269).
Il» ,?' nl ~-l |)s epli : 3 spéc. (marques orange pâle) (B. Fletcher, 1910 : 269).
mais ci Csr °ch es : B. Fletcher (1910) a trouvé la chenille sur Tourne/orUa argentea,
(dont ,! gna | e la rareté de l’imago (sans doute date de chasse non favorable), et 23 spéc.
oran» c *- lllri ’«) sur même plante que ci-dessus, toutes, sauf une, de la forme avec marques
if A penllalia vérifiés par P. viette.
(R u® Aigle : io spéc., dont 2 avec marques rouges, les autres avec marques orange pâle
' I^Wchbb, 1910 : 269).
Il® e», D *8 ue : >3 spéc., tous avec marques rouges (B. Fletcher, 1910 : 269).
1912 • gj IHUctle : 2 spéc. (1 avec marques rouges, l’autre avec marques jaunes) (Fryer,
Jj® s spéc. (marques rouges) (Fryer, 1912 : 6).
' u "'' Anse Corail (sud de l’île) : 3 spéc. ex-laroa sur Tourne/orlia argenlea ( M.-T.
côté 196 °) (M.L., 1960). Gén. vérifiés par P. Viette. La chenille ne mange qu’un
® la feuille, qu’elle n’attaque jamais par le bord.
Espèce très répandue dans toute la zone de l’Océan indien et zones
'"''ironnantes.
Source : MNHN, Paris
166
H. LEGRAND
Uletheisa lotrix (Cramer).
Phalaena lotrix Cramer, 1777, Uitl. Kapellen, II : 20 et 149, pl. 109, flg. E. F. (type:
Coromandel). ORQ v
Ile Sainte-Anne : 8 spéc. (dont 4 e coll. de Gage, et 4 de B. Fletcher, 1910:
indiqués comme pulchella Linné, et rectifiés par K. Jordan en lotrix Cramer.
Répartition : Seychelles, Mahé, Ste-Anne, Ceylan, Inde, Chine, For-
mose, Sumatra, Java, Timor, Bornéo, Philippines.
■ Rhodogaslria aldabrensis Fryer.
Rhodogastria aldabrensis Fryer, 1912, t.c. : 6 (type : Aldabra).
Ile Aldabra : 1 $ (Fryer, 1912, t.c. : 6).
Ile Assomption : 2 J et 1 9 (Fryer, 1912, t.c. : 6).
Ile Aldabra : 3 Ç (M.L., 1959).
Endémique à Aldabra.
Sous-famille A GAN AIN AE
■ Argina cribraria (Clerck) (Pl. X, n° 8).
Phalaena cribraria Clerck, 1759, Icon. Ins., 2, : 54, flg. 4 (type : localité inconnue).
(= astraea Drury).
Ile Mahé : 2 spéc. (de Gaye) (B. Fletcher, 1910, t.c. : 282).
Iles Mahé et Silhouette : 2 s et 8 9 (Fryer 1912, t.c. : 14). , ,„.i a
lie Mahé : 12 spéc. (R. Delorié, D. Cauoin, M.L. 1959-60, dont 6 ex-larva sur Crotaian
juncea et C. striata M.L. 1960). lofiOl.
Ile Mahé : 10 spéc. (dont 8 ex-larva sur mêmes plantes) (Seychelles College i»
1 spéc. (G. Lionnet, 1962).
Espèce éthiopienne, de Madagascar, Mascareignes, Seychelles, In
Ceylan, Birmanie, Andamans, Hong-Kong, Philippines, Nouvelle-Guin »
Nouvelles-Hébrides, Queensland, Malaisie, etc.
Aganais speciosa (Drury).
Répartition : Sierra-Leone, Natal, Seychelles. Pour les Seychelles,
paraît s’agir d’une apparition sporadiqui
Noctua speciosa Drury, 1773, Illust. 1
= Hypsa subretracta Walker, 1856, List L
Ile Mahé : 1 s (Philibert) (Joannis, 18S
pris aux Seychelles. , , a des-
• Cette espèce m’a été obligeamment déterminée à Londres ; Il est certain que .
cription de Walker est absolument Insuffisante à la faire reconnaître * (Joannis,
Exot. Ent., 2, pl. 5, f. 2 (type : Sierra-Leone)- .
List Lepld. Ins. coll. B.M., 7 : 1676 (type = èce
s, 1894, t.c. : 425-438). Seul spécimen de 1 e>H
Sous-famille NYCTEMERINAE
■ Nyclemera seychellensis (Hampson) (Pl. XI, n° 15).
Deilemera seychellensis Hampson, 1908, Ann. May. Nat. Hist., (8)
1: 485 (type :
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ILES SEYCHELLES ET D’ALDABRA
167
Ile Mahé : 1 3 (Ch. Alluaud) (Joannis 1894, soi
nec Hopffcr, l.c. : 425-438).
Ile Mahé : 3 spéc. ( Meade-Waldo , 1905) (Hampson, 1908, l.c.).
id. : 8 spéc. (B. Fletcher, 1910, l.c. : 282).
Iles Mahé et Silhouette : 7 3 et 14 Q (Fhyeh, 1912, l.c. : 141.
Ile Mahé : 3 spéc. 3 (M.L., 1959-60) (Beau Vallon et Niole).
id. : 7 o - et 9 (Seychelles College, llcrluiiis).
id. : 2 3 (II. et J. Delorié) à Beau Vallon.
Ile Silhouette : 2 spéc. 3 (H. Dauban, X1-1959).
Endémique aux Seychelles.
de Deilemera leuconoe Joannis
Famille SPHINGIDAE
■ Herse convolvuli (Linné).
Sphinx convolvuli Linné, 1758, Syst. Nat-, éd. X, : 490 (type : Europe).
»e Mahé: ( Philibert ) (Joannis, 1894, l.c. : 432).
Ile Farquhar : 1 chenille sur * poc-poc » (?) (B. Fletcher, 1910, l.c. : 282).
Ile Silhouette : 1 3, 1 9 (Fryer, 1912, l.c. : 15).
Ile Mahé, Port-Victoria : 1 3 (Fryer, 1912, l.c. : 15).
He Mahé, Port-Victoria: 1 3 (Fryer, 1912, l.c. : 15). .
id. Beau Vallon : 5 spéc. (A. Duuban, 1956, 1959) (M.L., 1956, 1959).
id. Saint-I.ouis: 1 spéc. (A. Del homme. 1959). _.. .
id. Mont-Fleuri : 1 spéc. ex-larva (Seychelles College, 19o9), sur 7 abebnia
Pullida (Calice du Pape), Papilionacée.
Europe, Afrique orientale, Australie, îles de l’Océan Indien, Asie
orientale, Madagascar, Inde.
■ Acheronlia alropos (Linné).
Sphinx alropos, Linné, 1758, Syst. Nat. éd. X : 490 (type : Europe).
'le Mahé : 1 spéc. (Joannis, 1894, l.c. : 432).
id. : 5 spéc. (de Gaye) (B. Fletcher, 1910, l.c. : 283).
sur }*• '■ '« spéc. (A^ufcinî «. o'eloriéi’fM.L., 1956, 1959, 1960), dont 6 «-/orua
p r Womordica charanlia (margosc), Gucurbitacée, 7 abebnia pallida (Calice du Pape),
‘“pillonacée, Clcrodendron uyandense (cœur de Jésus), Verbcnacéc.
Europe, Asie mineure, Perse, Afrique, Madère, Canaries, Açores,
tc-Hélène, Mascareignes, Seychelles, Madagascar, Socotra.
: 284).
• Deilephila nerii (Linné).
Sphinx nerii Linné, 1758, Syst. Nat. éd. X : 490 (type : Europe).
!*e Mahé : 1 spéc. (Philibert) (Joannis, 1894, l.c. : 432).
: 1 spéc. (de Gaye) (B. Fletcher, 1910, l.c • -,s ' t
l .d- : 2 spéc. (Fryer, 1912, l.c. : 15).
sur A, rf -. : 5 spéc. (M.L., 1956, 1959, 1960), dont 1
‘verium olander (laurier rose), Lauracée.
v. Europe, Syrie, Sierra-Leone, Afrique, Inde, Aden, Sikkim, Maurice,
1 a( iagascar, Seychelles.
(chez Mr D. Morgan)
Source : MNHN, Paris
168
H. LEGRAND
■ Cephonodes ht/las uirescens (Wallengren) (PI. X, n° 13).
Sphinx hylas Linné, 1771, Mant. Plants : 539 (type : Chine).
Polidea uirescens Wallengren, 1865, KÔnql. Su. Vel. Akad. I lundi., (2) V : 17 (typ e •
■Caffrerie).
Cephonodes hylas uirescens, Rothschild et Jordan, 1903, Nouil. Zoo/., Suppl. /A ; ' ,ü/ ‘
lie Mahé : 1 spéc. ( Philibert ) (Joannis, 1894, Le. : 430). .
Ile Coëtivy : « commun en septembre, surtout autour des fleurs de ■ bois balais ■
Erylhroxylon sp. ? (B. Fletcher, 1910, Le. : 283).
Même île : ■ commun en lévrier, autour des fleurs de « bois cassant ». Guettardia spe-
■ciosa, Rubiacée » : 12 spéc., dont 3 ex-laruu sur • bois cassant » (M.L., 1959).
Ile Poivre : » pas très commun ■ ; chenilles sur Gucllardiu speciosa (B. Fletcher»
1910, Le. : 283).
Ile d'Arros : 1 jeune chenille sur « Samc tree » (?) (B. Fletcher, 1910, Le. : 283).
Ile Desroches : 1 spéc. ex-larna sur Guettardia speciosa (M.L., 1959).
Ile Mahé : 3 spéc. (B. Fletcher, 1910, Le. : 284).
id. : 4 spéc. (G. LionneI 1959) (Seychelles College, 1959) (M.L., 1959).
Iles Mahé et Silhouette : 9 spéc. (Fryeh, 1912, l.c. : 15).
Ile Silhouette : 1 spéc. (M.L., 1959).
Iles Aldabra et Assomption : 3 spéc. (Fryer, 1912, Le. : 15). . , a .
Ile Aldabra : 8 spéc. dont 4 ex-larua sur un certain « bois café » non identifié (M.L. IJ 3 *’/'
Archipel de Cosmoledo, Ile Menai : 1 spéc. (à la lumière) (M.L., 1959).
Chenille verdâtre avec l’écusson prothoracique garni de P°‘ nls
jaunes en relief. Dessous brun ; ligne dorsale bleuâtre, transparente avec
de chaque côté une ligne blanche soulignée d'un trait noir sur chaque
anneau. Stigmates blancs, cerclés de rouge, pattes écailleuses brunes.
Points blancs en relief sur le dernier anneau et les pattes anales, (.orne
anale jaunâtre, ponctuée de noir. Temps de nymphose : environ 15 jours.
Afrique au sud du Sahara, Madagascar, îles de l’Océan Indien.
Cephonodes lamsi Griveaud.
Cephonodes lamsi Griveaud, 1960, Huit. Soc. enl. France, 65 : 44 (type : Mahé). ...
Ile Mahé : 1 J ex-larua (H.P. Tbornasse! X-1911) (P. Griveaud, 1960, Le.: 44). ‘ r„j-
type et seul spécimen connu de l’espèce se trouve dans les collections du Musée de i
versité de Cambridge.
L’imago diffère de C. hylas uirescens par les points suivants :
Palpes, tegulae, patagia, thorax, et les 3 premiers anneaux de 1 u^ 0
men brun-verdâtre chez lamsi, et verdâtre clair chez hylas uirescens.
Abdomen à partir du 4 e anneau jusqu’à la toufTe anale, brun-roug®
foncé chez lamsi, verdâtre pâle, cerclé de rouge-brun au 4 e f nne t _
seulement avec une tache noire et brun-rouge au milieu de 1 aV
dernier anneau chez hylas uirescens.
Touffe anale brun-rouge et noir chez lamsi, verdâtre pâle et 1,01
chez hylas uirescens. en t
Apex des ailes antérieures légèrement falqué chez lamsi. et seule
pointu chez hylas uirescens.
La chenille, dont P. Griveaud donne une description d'apres
aquarelle de F. R. Moutimore, vivrait sur Plcctronia bibractcla ( cn .f A£ jri-
« bois dur», Rubiacée). Mr G. Lionnet, chef du Département de ,® gS
culture des Seychelles, m’indique (in lilleris 1963) qu’il y a deux esf
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET D’ALDABRA 169
de «bois dur» dans l’archipel, le «bois dur» Canthium bibractea, et le
« bois dur blanc » Plectonia acuminala, toutes deux appartenant à la
famille des Rubiacées. Ce serait sans doute d’après lui sur cette dernière
plante que fut élevée la chenille du Cephonodes tamsi dont il est question.
Cette espèce, vraisemblablement endémique aux Seychelles, n’a pas
été retrouvée, et il est possible qu’elle soit aujourd’hui éteinte.
• Nephele leighi Joicey et Talbot (PI. XIII, n° 1).
Nephele leighi Joicey et Talbot, 1921, The Eniom., 54 :107 (type : Seychelles, Mahé).
„ Ile Silhouette : 1 S (FnYEn, 1912, Le. : 15, sous le nom erroné de Nephele hespera
rabricius, « example ot a uniform smoky brown form with two white discal dots » (Mus.
Cambridge).
He Mahé : 1 9 (Leigh, 1913) (Joicey et Talbot, 1921, The Eniom., 54 : 107), holotype
(H.M., N.H.).
He Mahé, Mont Fleuri : 1 9 (Fr. Camille, V-1960) M.N.P. (rapporté par M.L.).
Biologie inconnue.
Endémique aux Seychelles.
■ Temnora fumosa peckoveri (Butler) (PI. XIII, n° 2).
r Zonilia fumosa Walker, 1856, List Specim. Lepid. Ins. coll. B.M., VIII, : 193 (type:
Congo).
Biosida peckoveri Butler, 1877, Trans. Zool. Soc. London : 637 (type : Madagascar).
Temnora fumosa peckoveri Rothschild et Jordan, Novit. Zool. Suppl. IX: 574 (type:
Madagascar).
Ile Mahé : 1 spéc. ( Philibert ) (Joannis, 1894, l.c. : 432).
'■es Mahé et Silhouette : « 2 worins examples » (Fryer, 1912, l.c. : lo).
He Mahé, Beau Vallon : 1 spéc. (Af. Gcrber, 1960) (M.L., 1960). Au M.N.P.
Madagascar, Comores, Seychelles.
^Qcroglossum alluaudi Joannis (PI. XIII, n° 3).
Macronlossa Alluaudi Joannis, 1893, Bull. Soc. ent. France: 52 (type 9 Mahé)-..
Ile Mahé : 2 Q, l'une (le type) prise par Ch. Alluaud en 1892 (Muséum de Paris), 1 autre
Un 0 ™"’ élevée par Philibert, et envoyée à Joannis (mais ne figure pas dans sa collection),
autre exemplaire existe au Muséum de Berlin, en provenance des Seychelles, mais
c un renseignement sur lo récolteur ne figure sur l’étiquette.
. L’exemplaire élevé par Philibert (Joannis, 1894 : 430-431) et actuel-
ement perdu, était semblable au type, sauf que le liseré marginal brun-
° u ge aux ailes inférieures était un peu plus large et plus foncé.
. La chenille vivait sur un arbre de la famille des Méliacées, appelé
'ans le p a y S „ i) 0 j s turtue » (Joannis, loc. cit.). Cependant le végétal
“Ppelé de ce nom en créole, et qui est Morinda cilrifolia, appartient à
a famille des Rubiacées (Bailey, 1961 : 6).
Depuis les captures signalées ci-dessus, l’espèce n’a jamais été rctrou-
ee > et il est possible qu’elle soit éteinte. Endémique aux Seychelles.
Source : MNHN, Paris
170
H. LEGRAND
■ Hippolion eson (Cramer) (PI. XIV, n° 2).
HQ Sphinx eson Cramer, 1779, Uitl. Kapellen, 3 : 57, pl. 206, f. C (type : Cape of Good
Ile Mahé: 1 spéc. (Alluaud) (Joannis, 1894, l.c. : 432).
,, : , 2 . s P éc -’ 1,1111 à la lumière à Port-Victoria, l’autre « probablement de Mahé »
(de Gage) (B. Fletcher, 1910, l.c. : 286).
Ile Mahé, Beau Vallon : 6 spéc. (M.L., 1956, 1959, 1960).
191 “^Silhouette : 2 spéc. . élevés de chenille » (mais sans indication de plante) (FnvER,
Afrique, Madagascar, Maurice, Seychelles.
■ Hippotion osiris (Dalman) (Pl. XIV, n° 1).
Deilephila osiris Dalman, 1823, Ann. Ent. : 48 (type : Afrique).
Hippotion osiris Kothschild et Jordan, Novil. Zoof., IX, Suppl. ■ 750
Hippotion osiris Griveaud, Faun. Madag., VIII,: 132-134.
Ile Mahé: plusieurs spéc. (Alluaud et Philibert) (Joannis, 1894 : 432)
id. : 5 spéc. (B. Fletcher, 1910 : 286).
id. : 3 spéc. (Fryer, 1912 : 15).
Id. : 6 spéc. (M.L. 1956, 1959, 1960) dont 1 ex-laroa (1959) su
balsamtna, Balsaminacée.
Impatiens
Espagne, Afrique, Madagascar, Seychelles.
Chenille : absence de queue anale. Coloration générale marron foncé,
avec petites lignes blanches et bleuâtres ; deux dessins en forme d’œil
sur le 1 er segment abdominal, pupillés de 7 points blancs. Autre dessin
noir ovale, entouré d’une ligne jaune sur le 2® segment. Une ligne fine,
noire, au sommet sur toute la longueur de la chenille. Stigmates jaunes
cerclés de noir. Au 8® segment, un point blanc au sommet, pupille de
noir, d’où divergent vers l’avant des raies noires sur fond bleu, vers
l’arrière, des raies brunes sur fond crème ou jaune pâle. Pattes écailleuses
orange, tête orange, segments thoraciques gris-blanchâlrcs tachés de noir.
Le 15 août 1959, à Mahé Beau Vallon, une chenille adulte a été
trouvée sur un pied d 'Impatiens balsamina, plante cultivée. Le lendemain,
elle ne mange plus. Le 15 août, dernière crotte, humide. La chenille ne
manifeste aucun désir de s’enterrer, mais fait des essais de filage de cocon ;
aucune décoloration ; continuation de sieste le 16. Chrysalidation I e
18 août. Vers la fin du mois, de nombreux dessins se voient par transpa¬
rence. Le 4 septembre, sur le bateau « Argo », dans mes bagages préparés
pour mon voyage à Cosmoledo, éclosion de l’imago (H. L.. notes de
chasse).
Hippotion aurora Mothschild et Jordan.
Hippotion aurora Rothschild et Jordan, 1903, Novil. Zoo!., 9, Suppl. : 812 (tyP e:
Madagascar). ,r
Ile CoCtjyy : 1 spéc. (chenille sur Guellardia speciosa) mais portant les marques d’n-
aurora (B. Fletcher, 1910, l.c. : 286). 1
lie Farquhar : 1 chenille élevée sur Pisonia calpldia (> mnpou ») (B. Fletcher. Le.)-
Ile Aigle: traces d’enveloppes de chrysalides (sous réserves) (B. Fletcher, /-«-)•
Ile Assomption : 1 spéc. (Fryer, 1912, l.c. : 15).
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET D’ALDABRA
171
Madagascar, Assomption, le reste avec doute.
■ Hippolion celerio (Linné).
Sphinx celerio Linné, 1758, Syst. Nat., ed. X : 491 (type : Europe).
Ue Coëtivy : 2 spéc. (B. Fletcher, 1910, l.c. : 285).
, id. : 1 spéc. (M.L., 1959).
Ile Desroches : 1 spéc. (A. Delhomme) (M.L., 1959).
Archipel de Cosmoledo, île Menai : 1 spéc. (M.L., 1956).
Sud Europe, Afrique, Madagascar et dépendances, groupe d’Aldabra,
Amirantes, Mascareignes, îles de l’océan Indien.
Famille HESPERIIDAE
■ Eagris sabadius mahela (Evans) (PI. XIV, n° 3).
., Thymele sabadius Gray, 1832, in E. Griffith, « Animal Kingdom • by Baron Cuvier,
Pi. 99, f. 2 (type : Afrique occidentale).
^agryabadius mahela Evans 1937, Catal. Afric. Hesperiidae in the B.M. : 30 (type :
La O avec seulement les taches apicales hyalines aux ailes anté¬
rieures.
Ile Mahé : ( Philibert ) (Joannis, 1894, l.c. : 429).
'd. : 21 spéc. (B. Fletcher, 1910, l.c. : 294).
>d. : 7 spéc. (Fryer, 1912, l.c. : 20).
|e Silhouette: 11 spéc. (Fryer, 1912, l.c. : 20).
■le Mahé, Barbarons, ait. 250 ni (M.L., 1960) 1 spéc. (vu seulement).
id. , Mont Fleuri : 1 spéc. (/{. Louise, Seych. College ; M.L., 1960).
Sous-espèce endémique aux Seychelles.
E agi
’ r is sabadius aldabranus Fryer.
Thymele sabadius Gray, 1832, in E. Griffith, «Animal Kingdom» by Baron Cuvier,
’ I- 9 : l > !• 2 (type : Afrique occidentale).
,\ a <jris sabadius aldabranus Fryer, 1912, l.c. : 20, pi. I, f. 15.
“e Aldabrn : 5 i et 1 9 (Fryer, 1912, l.c. : 20).
0 . .' 1 Rive this to a small inscct (expanse 30 mm) which appears to be local warf form
inui ' s ." 6 " dius. He diUers also in belng lighter in colour ; the markings less distinct ; the
anj Crs ide of the antenne lighter. I saw a large number of spccimens in the Pemphis bush
Q 'vere of the small size mentionned above » (F’ryer, 1912, l.c. : 20).
« Comme mahela, mais légèrement plus petit : ailes antérieures
Chacune) 13 mm contre 17 mm # (P. Viette, in litl. 1963.).
Endémique à Aldabra.
Source : MNHN, Paris
172
H. LEGRAND
■ Borbo borbonica morella (Joannis).
Hesperia borbonica Boisduval, 1833, Nouo. Ann. Mus. Hist. nal., 2 : 213 (type : Bourbon
et Maurice).
Pamphila morella Joannis, 1893, l.c. : 52 (type : Mahé).
Borbo borbonica morella Evans, 1937 : 184.
Ailes antérieures à taches légèrement réduites. Ailes postérieures
ocre foncé en dessous, taches foncées ou absentes (P. Viette in lût-
1963). Palpes jaune ocre en dessous.
ne Mahé : ( Alluaud et Philibert) (Joannis, 1984, l.c. : 429).
id. : 29 spéc. (B. Fletcher, 1910, l.c. : 295).
Ile Praslin : 1 spéc. (B. Fletcher, 1910, l.c. : 295).
Ile Mahé, Cascade Estate : 6 spéc., dont 1 e coll. de Gaye (B. Fletcher, 1910, l.c- ■
295).
Aucune référence de Fryer.
Ile Mahé, Beau Vallon, Anse Royale, Anse Major : 23 spéc. (M.L., 1956,1959-60).
Ile Aldabra : 3 J (B.M.). Pas constaté l'espèce à Aldabra (M.L. 1959).
Sous-espèce endémique aux Seychelles.
Borbo gemella (Mabille).
Pamphila gemella Mabille, 1834, Bull. Soc. Ent. Belg. : 187 (type : Madagascar).
Palpes grises en dessous.
Ile Mahé : (Alluaud et Philibert) (Joannis 1894, l.c. : 429).
Ile Praslin : ( Alluaud ) (Joannis 1894, l.c. : 429).
Ile Praslin : 3 spéc. (B. Fletcher, 1910, l.c. : 295).
Ile Mahé : 39 spéc. (B. Fletcher, 1910, l.c. : 295).
Iles Mahé, Silhouette, Praslin : (Fryer, 1912, l.c. : 20).
Ile Mahé. Beau Vallon et Bel Ombre : 5 spéc. (M.L., 1956, 1959,1960).
Ile Silhouette : 1 S (M.L., 1956). -
Ile Coëtivy : 3 jÇ (M.L. 1959) dont un avec les génitalia anormaux, dont les
valves sont réunies dorsalemcnt par une membrane chitineusc formant une vériu*
voûte au-dessus du pénis. Ce caractère n’existe pas chez les deux autres spécim
(L. BEiKiEit, in lill. l'.m.-ii.
Ile Aldabra : 1 7 (B.M.). Pas constaté l'espèce â Aldabra (M.L., 1959).
Afrique occidentale, orientale et australe, Madagascar, Seychelles.
Les deux espèces ci-dessus du genre Borbo ont fait l’objet d une
étude de M. L. Berger dans Lambillionea, (1964) n° 3-6, 25 juin 1962.
D’autre part, on constate dans B. Fletcher, 1910, l.c. : 295, ®
présence erronée aux Seychelles de trois autres formes de ce genre ( u
sous-espèce et deux espèces), qui sont :
1° Parnara borbonica borbonica Boisduval ; la sous-espèce
de borbonica n’existe pas aux Seychelles ; cette forme, acceptable da
la période antérieure à la publication de morella, ne l’est plus maintena '
la science étant plus précise qu’autrefois.
2° Parnara poutieri Boisduval, 1833, Faune Madag., 1833 : 65.
espèce purement malgache a été signalée des Seychelles par un spéci ^
en mauvais état de la coll. Abott, que B. Fletcher estime référab
morella, donc probablement erreur de détermination.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET D’ALDABRA 173
3° Parnara marchalii Boisduval, 1833, Faune Madag., 1833 : 66,
espèce de l’île Maurice, dont un spéc. en provenance de la coll. de Gaye
et non étiqueté, a été supposé pouvant venir des Seychelles. Mais il est
actuellement prouvé que de Gaye avait chassé aussi à Maurice, et que
le spécimen de la présente espèce pouvait tout aussi bien en avoir été
originaire. Au surplus Fryer, 1912, n’a pas reproduit cette référence,
d où on peut déduire une probable erreur de localité.
Donc, ces trois références sont à supprimer.
■ Coeliades jorestan arbogastes (Guenée) (PI. XV, n° 3).
. Popilio Plebeius Urbicola foreslan Cramer, 1782, Papil. Exot., 4 : 210, pl. 391, f. E
■ftyp® : côte du Bengale).
.yujmele arbogastes Guenée 1863, in Maillard, Notes sur La Réunion, ann. G, Lépid. :
(Dessus d’un ton général verdâtre au lieu de brun-jaunâtre).
Sous le nom de Ismenc arbogastes Guenée :
Ile Malié : (A tluaud et Philibert ) (Joannis, 1894, l.c. : 429).
~ Sous le nom de Bhopatocampla arbogastes Guenée :
tle Mahé : 1 spéc., Cascade Estate (B. Fletcher, 1910. l.c. : 296).
Sous le nom de Coeliades foreslun arbogastes Guenée :
Jlc Coëtivy : 3 spéc. (M.L., 1959), commune dans la pointe sud de l’île, non défrichée.
Ue La Digue : 1 spéc. ( D'Unienville , par Seychelles College leg., 1960) (M.L., 1960).
Madagascar, Réunion, Seychelles.
Famille PAPILIONIDAE
Papilio phorbanta nana Ch. Oberthür (Pl. XV, n° 1).
Papitio phorbanta nana Ch. Oberthür, 1880, Etudes d’Entom.. 4 : 54 (type : Seychelles).
t= disparilis Boisduval).
Lin ^ èeorand, 1959 : « Note sur la sous-espèce nana Ch. Oberthür de Papilio phorbanta
"né, des îles Seychelles », in Bull. Soc. ent. France, 64 : 121-123.
. De B.M. (N.H.) abrite les deux seuls exemplaires et Ç connus de
s °us-espèce dont s’agit, moitié de la taille du phorbanta nominal qui
à la Réunion, où l’espèce typique est endémique.
j, .D’histoire de ces deux spécimens est la suivante : à l’origine in coll.
«^uval. puis in coll. Ch. Oberthür, enfin in coll. Levick, puis au B.M.
vN»H.). Aucun document sur le nom du chasseur, la date et les circons-
ai |ces des captures ; les étiquettes remontent à Ch. Oberthür. Quant à
p °isduval, on sait qu’il achetait beaucoup de lépidoptères qui l’inté-
®ssaient, et il est à présumer que l’origine « Seychelles » des exemplaires
11 question fut simplement verbale.
j, De qui est certain c’est que depuis 1880 au moins, personne n’a signalé
espèce aux Seychelles de façon sûre, et qu’on peut affirmer qu’elle y
st éteinte.
Cependant, en retournant le problème, c’est-à-dire en admettant
!" , e * es deux spécimens du B.M. proviennent bien des Seychelles, leur
1 e sence dans l’archipel, puis leur capture et pour finir la disparition
Source : MNHN, Paris
174
H. LEGRAND
de l'espèce à cet endroit s’expliqueraient très naturellement. Il suffît de
se référer à des faits historiques.
Depuis leur découverte (au début du xvie siècle) jusqu’à leur prise
de possession par la France (1756), ces îles étaient inhabitées et couvertes
de forêts sauvages ne donnant aucun fruit comestible pour l’homme.
C’est seulement vers 1770-1772 que commença la colonisation. Et les
premiers colons, ainsi que les plants d’espèces vivrières qu’ils étaient
obligés d’apporter, vinrent en bonne partie de l’ile de la Réunion, patrie
de notre phorbanta.
Dans « Archipel des Seychelles, ancienne terre française » (Decary
1953), nous lisons : « ... Vers 1772, des habitants de l’île Bourbon (ancien
nom de La Réunion), encouragés par les rapports des navigateurs,
partirent aux Seychelles pour y former un noyau de colonisation. Us y
plantèrent canelliers, grenadiers, girofliers, etc. ». Dans cet « et caetera ».
il y avait nécessairement des agrumes, dont il y avait un grand nombre
à Bourbon comme à l’île de France, et ces agrumes qui venaient de
La Réunion pouvaient contenir quelques phorbanta sous forme de
chenilles ou de chrysalides.
Quant à la petite taille des phorbanta du British Muséum, elle serait
due, ( selon nous, à une dégénérescence consécutive à la transplantation
de l'espèce en dehors de son milieu naturel, et aux maladies qui, aux
Seychelles, ont plusieurs fois abâtardi puis anéanti les plantations
d’agrumes au cours du siècle dernier et de celui actuel.
Telle est l’hypothèse plausible qui pourrait expliquer à la fois l’intro¬
duction de l’espèce aux Seychelles, sa dégénérescence, puis sa disparition
de l’archipel.
Je dois signaler, à propos de cette famille, avoir aperçu au vol, à
l’ile Aldabra, le 22 novembre 1959, à quelques mètres de moi, mais sans
pouvoir le capturer, un Papilio dardanus Brown <j, ne pouvant dire
évidemment s'il s’agissait de la sous-espèce nominative éthiopienne ou
de la sous-espèce meriones Felder, spéciale à Madagascar.
Cette mention insolite n’est pas sans rapport avec certaines arrivées
sporadiques de Pieridae, Nymphalidae, Danaïdac, dont il sera question
aux pages suivantes.
Famille PIERIDAE
Catopsilia ftorella (Fabricius).
Papilio /lorella Kabrlclus, 1775, Syst. Ent. : 479 (type : Sierra Leone).
Ile Mallé : ( Philibert ) (Joannis, 1891, Ann. Soc. ent. France, 63 : 429). Seule réttrenc
pour les Seychelles.
B. Fletcher (1910) et l-'iiYKii (1912) ont repris et commenté cette Indication : „
Le premier: . Recordcd by Joannis as collected in Mahé by Philibert, but !
jjouht tlie accuracy of lliis locality. if it occurs in the Seychelles it must bc very scaro •
Ccrtalnly we ne ver saw it, and it was also uuite unknowii to the local collcctors •• . . e
Le second : ■ Seychelles. Mahé. Rccorded by Joannis. It is a présent unknown i» i
urehipelugo and was recorded perhaps from a wlndblon spccimen ..
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET D’ALDABRA 175
Nous pensons qu’il s’agit de la venue sporadique d’une espèce
éthiopienne bien connue, et qui a donné lieu à sa capture aux Seychelles,
la seule qui ait été jamais signalée dans l’archipel.
L’espèce est répandue dans toute l’Afrique tropicale, depuis le Cap-
Vert jusqu’à Zanzibar et en Egypte, ainsi que dans l’Asie tropicale.
■ Belenois aldabrensis (Holland) (PI. XIV, n° 4).
Teracolus aldabrensis Holland, 1895, Proc. U.S. Nat. Mas. : 269, t. 8, f. 7, 8 (type :
Aldabra).
Signalé par Fryer (1912, l.c. : 19) d’Aldabra, Assomption et Astove « common on
each island ».
« L’abondance de l’espèce à Assomption est une véritable féerie au
débarquement... Le soir, cette foule compacte se rassemble sur les
Tournefortia en bordure de la mer... (H. L., notes de chasse, et in litt.
I960).
Ile Aldabra : (G. Prola 1953, et G. Cherbonnier 1954) (P. Viette, 1958 a).
Ile Assomption : 6 3 et 11 Q (MA., 1956, 1959). .
, Ile Aldabra : 5 S et 5 9 (M.L., 1956, 1959). Une chrysalide (toute blanche), qui a donné
5J 1 à de l'espèce, a été trouvée sur une feuille de Morinda cilrijolia (bois tortue), Rubiacée
(MA., 1959).
Répartition : Aldabra, Astove, Assomption. L’espèce, jusqu à présent,
n a pas été signalée à Cosmoledo, qui est pourtant au milieu du même
groupe d’îles.
• Cololis evanthides (Holland) (PI. XII, n° 7).
Teracolus evanthides Holland, 1895, Proc. U.S. Nat. Mus., 18 : 268 (type : Aldabra).
Espèce signalée par Fryer (1912, l.c. : 19) d’Aldabra « numerous,
less so than the preceding species... », cette précédente espèce étant
Teracolus pernotalus Butler, que Fryer avait confondue avec evanthides....
Quelle était réellement d’Aldabra, mais pas l’autre.
Aldabra : (C. Prola, 1953) (G. Cherbonnier, 1954) (P. Viette, 1958 : 65).
'<!■ : 9 s et 12 9 (MA., 1956, 1959).
Archipel ,i e Cosmoledo, lie Menai : 6 S et 2 9 (M.L., 1959).
Ile Assomption : 5 o* et 3 9 (M.L., 1956, 1959).
Comores, Assomption, Aldabra, Cosmoledo.
* Eurema brigitta pulchella (Boisduval) (PI. XII, n° 8).
Popilio brigitta Cramer. 1780, Uitl. Kapellen, IV : 82 (type : Afrique).
M a ,?"'“ hi <lia pulchella Boisduval, 1833, Nouo. Ann. Mus. Hist. nat., 2. 168 (décrit de
“agascar et de nie Sain te-Ma rie). ..... , , .
lia '-"rema brigilla pulchella Boisduval, 1833; Paulian et Uehnardi, 1951, I.e Nalura-
W^che. III: 141.
Aldabra : (Fryer, 1912, l.c. : 19) * extremely common -.
,d - : 15 3 et 18 9 (MA., 1956, 1959).
Source : MNHN, Paris
176
H. LEGRAND
Race nominative : Afrique tropicale et Afrique du Sud.
Sous-espèce malgache : Comores et Aldabra.
■ Eurema /loricola aldabrensis (Bernardi) (PI. XII, n° 9).
Terias floricola Boisduval, 1833, Faune ent. Madag. : (type : Madagascar).
Eurema /loricola aldabrensis Bernardi, 1961 (nomen nudum) (type : Aldabra).
Ile Aldabra : (Fryer, 1912, l.c. : 19) «A second Terias occured on
Aldabra, but somewhat rarely ». Cependant l’espèce m’a semblé aussi
commune à Aldabra que la précédente, sinon davantage, notamment en
2 e quinzaine de décembre (H. L.).
Ile Aldabra : 15 (J et 24 ? (M. L., 1956,1959).
La sous-espèce nominative est malgache. Une sous-espèce est' endé¬
mique à La Réunion, E. /loricola ceres Butler (Paulian et Bernardi»
1954, Le Naturaliste malgache, III : 151). D’autres sous-espèces se trou¬
vent aux Comores et à Madagascar.
Famille LYCAENIDAE
Sous-famille TIIECLINAE
■ Hypolycaena philippus (Fabricius).
Papilio philippus Fabricius, 1775, Ent. Syst., III (1) : 283 (type : Afrique).
Ile Aldabra : ■ several spécimens » (Fryeh, 1912, l.c. : 20).
id. : 1 J et 3 9 * from Aldabra » (W.J. Holland, 1895, Proceed. U■ *
Mus., 18, n® 1064 : 265-273). lllohra .
Cosmoledo et Aldabra : 7 S et 3 9 (M.L. 1956, 1959) ; très commun surtout à Aida
Une race malgache de cette espèce a reçu le nom de Cupido ranion 20
Saalmuller (1878, Ber. Senkenberg Ges., V : 84). Mais celle-ci est « tr
peu différente » de la forme continentale, et d’ailleurs Aurivillius
considère comme un simple synonyme de philippus Fabrici
(H. Stempffisr in litt. 1963).
Toute l’Afrique, Madagascar, Aldabra, Cosmoledo.
Sous-famille LAMP1DINAE
■ Lampides baelicus (Linné).
Papilio baelicus Linné, 1767, Syst. Nat., ed. XII : 789, n» 226 (.habitat ta Barbarla *)•
Seychelles (sans indic. d’Ilcs) : (Joannis, 1894, l.c. : 425-438).
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET D’ALDABRA
177
Ile Mahé : 19 spéc. (B. Fletcher, 1910, Le. : 294).
id. : «low country, abundant » (Fryer, 1912: 19).. .......
Iles Mahé et Silhouette : 3 3 et 4 9 (M.L., 1956, 1959, 1960), dont 2 ex-larva (à Mahé)
dans les gousses de Crotalaria anagyroïdes (cascavelle trois-feuilles), Papihonacée.
Archipel de Cosmoledo, île Menai : 1 spéc. 9 (M.L., 1959).
Europe tempérée jusqu’à l’Angleterre, Afrique, Asie de l’Arabie à
l’archipel Malais, Australie, archipel Hawaïen, Mascareignes, Mada¬
gascar, Seychelles.
■ Sgntarucus pirithous (Linné).
Papilio pirithous Linné, 1767, Syst. Nat., XII' éd., I, 2 : 790 (type : Algérie)
„ = P. lelicamis Lang, 1789, Verz. Schmetl. Augsburg : 9, n° 387 (type : Midi de la
France).
Seychelles (sans indication d’îles) : (Joannis, 1894, l.c. : 425-438).
Iles Aigle : 3 S (B. Fletcher, 1910, l.c. : 294).
Iles Mahé, Sainte-Anne, Praslin : (B. Fletcher, 1910, l.c. : 294).
Ile Mahé : « numerous in the low country » (Fryer, 1912, l.c. : 20).
Ile Aldabra : 4 spéc. (Fryer, 1912, l.c. : 20).
id. : (C. Prola, 1953, in lilt. 1958).
Ile Mahé : 10 spéc. $ 9 (M.L., 1956, 1959, 1960). .
Archipel de Cosmoledo, île Menai, et île Aldabra : 4 spéc. (M.L., 1959).
Europe méridionale, Madagascar, toute l’Afrique, Mascareignes,
Seychelles et Aldabra.
Euchrysops osiris (Hoplïer).
Lycuma osiris Hoplïer, 1855, Monatsber. Konigl. Preuss. Akad. Wiss. Berlin : 142
'type : Afrique).
He Aldabra : (C. Prola 1953, dét. H. Stempffer) (in lilt. 1958).
id. : (M.L., 1956) 2 3, dét. H. Stempffer.
Très répandue dans toute l’Afrique au sud du Sahara, Madagascar,
^•dabra.
Ici devrait se placer Euchrysops malathana Boisduval, signalée
*1 Aldabra par Voeltzkow (rede Aurivillius, in A. Voeltzkow, d après
Rolland) et Holland (d’après Fryer, 1912, l.c. : 19). Mais Fryer
a joute que ces deux spécimens sont frottés et que leur détermination
en est, de ce fait, incertaine. Au surplus l’espèce n’a jamais été retrouvée
oans le groupe d’îles d’Aldabra.
Sous-famille BREPHIDINAE
* Zizula hylax (Fabricius).
p apilio hylax Fabricius, 1775, Syst. ent. : 526 (type : India orientali).
^ Zizula gaika Trlmcn auct.
Iles Mahé, Providence, Alphonse : ( Holland) (B. Fletcher, 1910,
c - : 293) mais Fletcher pense qu’il s’agit de lysimon, synonyme de
Mémoires nu Muséum. — Zoologie, t. XXXVII. 12
Source : MNHN, Paris
178
H. LEGRAND
kngsna ; les deux espèces pouvant se trouver dans ces îles, la référence
ne nous apprend rien.
Ile Mahé : 24 spéc. (M.L., 1956, 1959, 1960) très commun.
Ile Silhouette: 2 spéc. (M.L., 1956, 1959).
Ile Aldabra : (C. Prola, 1953) dét. Stempffer.
Fryer (1912, l.c. : 19) reprend la référence précédente.
Espèce circumtropicale, Afrique centrale, Madagascar, Mascareignes,
Seychelles.
Sous-famille ZIZEEIilNAE
■ Zizeeria knysna (Trimen).
Lycaena knysna Trimen, 1862, Trans. entom. Soc. London, (3) 1: 282 (type : Colonie
du Cap).
= Zizera lysimon Hubner.
Seychelles (sans indication d'îles) : (Joannis, 1894, l.c. : 428).
Iles Farquhar, Desroches, Aigle, Mahé, Sainte-Anne, Praslin : 67 spéc. (B. Fi.etche ,
1910, l.c. : 293).
Iles Mahé, Silhouette, Praslin, Bird, Denis (en nombre) : (Fryer, 1912, l.c. : 19)-
Ile Mahé : 14 spéc. (M.L., 1956, 1959, 1960), très commun.
Ile Aldabra (rare): (Fryer, 1912, l.c. : 19).
Ile Aldabra : ( J. Larose, 1961) (M.L., 1916).
Afrique tropicale, Espagne méridionale et centrale, sud de l’Arabie.
Madagascar, Seychelles, Mascareignes.
Famille ACRAEIDAE
* Acraea terpsicore legrandi (Carcasson) (PI. XVI, n os 1 et 2).
Papilio terpsicore Linné, 1758, Syst. Nat., éd. X : 466 (type : India). „ n d
Acraea terpsicore leyrandi Carcasson, 1964, Journ. East A/rica Nat. //'«(. ^ oc -
Coryndon Muséum, XXIV, n° 4 (108) jan. 1961 : 69. _ s ur
Archipel de Cosmoledo, île Menai : 35 spéc. (M.L., 1956 et 1959), dont 8 ex-larv
Turnera ulmi/olia (la Coquette), Turneracée. . ..tîne
Ile Aldabra : 18 spéc. (M.L., 1956 et 1959). Pas trouvé la chenille mais l’imago u u
en nombre sur Slachylarpliela indica (épi bleu), Verbenacée.
Chenille orange avec dessous blanc, chaque anneau étant sépare
voisin, de part et d’autre de la ligne dorsale, par trois barres trans
sales noires, et par plusieurs points noirs. Chaque anneau porte <I ua
épinea noires. Pattes écailleuses annelées noir et blanc. Pattes IIien ?.. e
neuses blanches, tachées d’un point noir. Une ligne fine, noire, irréguh
sépare la zone ventrale blanche des zones dorsale et latérale.
Chrysalide blanche avec lignes noires et points orange ; ces
noires, au nombre de 4 ont une largeur variable et se réunissent à 1 a
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET D’ALDABRA 179
Une ligne dorsale, longitudinale, fine, orange. Un point noir de chaque
côté de la tête surmonté d’un arc de cercle de même couleur ; d’autres
lignes noires recouvrent l’essentiel de la nervulation, ainsi que les anten¬
nes. Durée de chrysalidation : huit jours.
Cette espèce, bien que spectaculaire et en nombre, n’avait pas encore
été signalée dans les îles du groupe d’Aldabra.
La sous-espèce nominative est indienne. La sous-espèce neobule Double-
day et Hewitson est éthiopienne (Afrique du sud et de l’est, Ethiopie) ;
die a été souvent confondue avec A. eponina Cramer dont elle est cepen¬
dant bien distincte. D'autres sous-espèces ont été signalées d’Arabie
(arabica Rebel) et de Madagascar (mahela Boisduval).
Par exception l’holotype 5 et l’allotype Ç sont au British Muséum.
Les paratypes sont répartis entre le Muséum national, Paris, et le
Coryndon Muséum, Nairobi.
Archipel de Cosmoledo et île Aldabra.
* Acraca ranavalona Boisduval (PI. XIV, n 08 3 et 4).
Acraea ranavalona Boisduval, 1833, Faune ent., Madagascar, Lépid. : 30 (type : Mada¬
gascar : Grande Terre et Sainte-Marie). ,
He Aldabra : 10 ,s et 4 ç (M.L. 1956 et 1959), dont 1 9 ex-larva (1959) sur Tylophora
osthmulica (liane ipéca), Asclépiadée. La chenille mange les graines et la tige de préférence
a «X leuilles.
Chenille gris-verdâtre pâle, garnie d’épines noires, brillantes, chaque
épine étant elle-même munie d’autres épines, petites, implantées sur
* es premières. Tête noire, brillante. Ligne dorsale blanche, à partir de
•a tête et encadrée de noir. De part et d'autre de la dorsale, deux larges
bandes jaunes, sur chacune desquelles prend naissance une ligne d épines.
Au-dessous, de chaque côté, une ligne de gros points noirs encadrée de
Petits points blancs portant d’autres épines. Ventre blanc. Pattes écail¬
leuses blanches, avec, au milieu, un fin trait noir. Pattes membraneuses
8Hs-blanchâtre. Stigmates blancs.
Chrysalide blanche, avec l’extrémité anale noire ; points noirs sur
chaque anneau. Emplacement des ailes et des principales nervures
Marqué en noir ; un gros point noir cellulaire. Durée de chrysalidation :
01 >ze jours.
Cette espèce malgache n’avait pas encore été signalée dans les îles
du groupe d'Aldabra ; nous l’avons rencontrée seulement à Aldabra,
m ais en nombre.
Les exemplaires récoltés à Aldabra appartiennent à la forme typique
l 'e Madagascar et ne varient pas individuellement. Une très faible diffé-
r ence de taille ( 1 ou 2 mm en-dessous de l'envergure de la moyenne des
s Pécimens malgaches) n’autorise pas à créer une sous-espèce pour le
Pépiement d’Aldabra.
Source : MNHN, Paris
180
H. LEGRAND
Famille NYMPHALIDAE
■ Vanessa cardui (Linné).
Papitio cardui Linné, 1758, Syst. Nat. éd. X : 475, n° 107 (« habitat in carduo Europae,
Africae »).
Ile Mahé, Cascade Estate : ( Thomasset) (B. Fletcher, 1910, l.c. : 290).
Ile Sainte-Anne : 13 spéc. (De Gaye) (B. Fletcher, 1910, l.c. : 290).
Ile Mahé, Chemin de Bel Ombre à Anse Major (M.L., 1956).
Ile Aldabra (île Picard) : 1 spéc. (Fryer, 1912, l.c. : 17-18).
Ile Assomption : 1 spéc. (Dupont 1910) (Fryer 1912, l.c. : 17-18).
Ile Coëtivy : 5 spéc. (M.L., 1959).
Ile Desroches : 4 spéc. (M.L., 1959).
Monde entier sauf Nouvelle-Zélande et régions polaires.
Junonia orithya madagascariensis (Guenée).
Papilio orithya Linné, 1758, Syst. Nat. éd. X : 473 (type : Batavia et Chine).
Précis orithya madagascariensis Guenée, 1865, in Vinson, Voyage à Madagascar,
ann. F. : 37 (= boopis Trimen) (type : est de Madagascar).
Ile Aldabra : 2 spéc. (Fryer, 1912, l.c. : 18).
Archipel de Cosmoledo : 2 spéc. (Fryer, 1912, l.c. : 18).
Ile Assomption : 1 spéc. (Dupont 1910) (Fryer, 1912, t.c. : 18).
Ile Aldabra : 1 spéc. (Chcrbonnier, VI-1954) (Viette, 1958 a).
La sous-espèce madagascariensis habite l’Afrique, Madagascar et le
groupe d’Aldabra.
Junonia rhadama (Boisduval).
Vanessa rhadama Boisduval, 1833, Faune Madag. : 144 (type : Madagascar).
Précis rhadama Boisduval, in Fryer 1912, l.c. : 18. a,.
Ile Astove : 4 spéc. « of the dry season form ; the spccies was not uncomnion n
the lagoon shores » (Fryer, 1912, l.c. : 18).
Madagascar, Maurice, Astove.
* Junonia délia epiclelia (Boisduval).
Papilio délia Cramer, 1775, Uitl. Kapellen, 1: 33 (type : Sierra Leone, Guinée anglais
Côte de l’Or).
Vanessa epiclelia Boisduval, 1833, F’aune Madag. : 44 (type : Madagascar).
Précis délia subsp. epiclelia Boisduval, in Aurivillius (Seitz).
Madagascar et Aldabra. La sous-espèce nominative est éthiopien* 1 ®’
N’ayant pu examiner les spécimens signalés par Fryer (1912, l - c - : '
d’Aldabra, Assomption et Astove, il nous semble très probable, s0
toutes réserves, que ceux-ci sont des J. clelia epiclelia.
En dehors de leurs caractères intrinsèques, clelia et epiclelia P aral ® e
sent avoir un comportement très différent. Tandis que clelia typijl u ® r
laisse facilement capturer (j’en ai reçu du continent, pris à la main 1
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET D’ALDABRA
181
des indigènes, en outre de ce que j’ai moi-même observé et qui confirme
cette facilité), epiclelia est extrêmement nerveux et ne peut être capturé
qu’au vol, grâce à un coup de filet rapide.
* Junonia oenone cebrene (Trimen).
Papilio oenone Linné, 1758, Syst. Nat. ed. X : 473 (type : Asie méridionale).
Junonia cebrene Trimen, 1870, Trans. Ent. Soc. London : 353 (type : Afrique au sud
du Sahara, Socotra, Arabie).
Junonia oenone cebrene.
Un exemplaire sporadique de cette sous-espèce a été pris en 1953 à
l’île Sud-est (voisine de Mahé), par M. Mason, alors élève au Seychelles
College de Malié, qui nous en a fait don. Il manque le corps, dévoré par
des fourmis, mais l’état des ailes est parfait. L’intéressé m’a déclaré
avoir pris l'imago au filet, alors que celui-ci volait librement dans le
sous-bois.
Après vérification par G. Bernardi (Muséum de Paris) l’exemplaire
a été reconnu appartenir à la race de l’est africain ; ce n’est pas en tout
c as J. oenone paris Trimen, de Madagascar.
• Hypolimnas misippus (Linné).
Papilio misippus Linné, 1764, Mus. Lud. Ulr. Reginae : 264 n° 83 (* habitat in America •)
lies Mahé et Praslin : (Joannis, 1894, Le. : 428).
He Mahé : (de Gaye) (B. Fletcher, 1910, l.c. : 291) « commun à 1 île Sainte-Anne ».
Ile Aldabra : (Fryer, 1912, l.c. : 18).
Ile Praslin : 3 spéc. S et 9 (coll. Green, 1956).
Iles Mahé, Silhouette, Nord, Cosmoledo, Assomption, Aldabra, Cofetivy, Desroches:
u spéc. (M.L., 1956, 1959).
■ Morphe Ç inaria Cramer, 1779, décrite d’Amboine (Moluques) et de
Java.
•les Mahé, Silhouette, Aldabra, Coëtivy, Desroches : 8 spéc. (M.L., 1959).
Morphe $ immima Bernardi, 1959, Bull. I.F.A.N., 21, sér. A, n° 3,
llYlo T
be Mahé, Beau Vallon : 1 Q 1960 (M.L. 1960).
., Espèce répandue en Chine, Insulinde, partie septentrionale de
Australie, jusqu’aux Indes occidentales et aux parties voisines du
^ntinent américain (d’où l’indication de localité du type) (Corbet et
JjENDLEBURY 1956), à travers l’Inde, Madagascar et l’Afrique au sud
u Sahara, Seychelles et Aldabra.
Source : MNHN, Paris
182
H. LEGRAND
■ Phalanta phalanta aethiopica (Fox) (PI. XVI, n 08 6 et 7).
Papilio phalanta Drury, 1773, Exotic Ins., III, I, pi. 21, f. 1 et 2 (type : Chine).
Phalanta phalanta aethiopica, Fox, I.F.A.N., XXVI, sér. A, n° 2, 1964 : 632-639
(type : Gillet Mis, Somalilaml).
Ile Aldabra : (en nombre) (Fryeb, 1912, l.c. : 18).
itl. : (G. Cherbonnier, V-VI-1954) (Viette, 1958, l.c . : 65).
id. : 34 spéc. (M.L., 1956, 1959), dont 1 ex-larua (non rapporté) sur Placourlia
cataphracta (prunier, marron), Flacourtiacée.
Espèce paléotropicale. Sous-espèce éthiopienne (Afrique au sud du
Sahara), ainsi que de Madagascar, Mascareignes, Comores, Aldabra.
■ Phalanta philiberti (Joannis) (PI. XVI, n° 5).
Atella philiberti Joannis, 1893, Huit. Soc. ent. France : 51 (type : Mahé).
(= Atella seycheltarum Holland 1895).
Ile Mahé : 21 spéc. (B. Fletcher, 1910, l.c. : 291).
Ile Praslin : 4 spéc. (B. Fletcher, 1910, l.c. : 291).
Iles Mahé et Silhouette, Praslin : (en nombre) (Fryer, 1912, l.c. : 18).
Ile Mahé : 1 spéc. (mauvais état) (JV- Mason, 1953) (coli. H. Legrand).
L’espèce semble en voie d'extinction ; n’a pas été aperçue dans nos
chasses, de 1956 à 1960.
Endémique aux Seychelles. (Mahé, Praslin et Silhouette).
Famille DANAIDAE
■ Euplaea milra Moore (PI. XV, n° 2).
Euplaea mitra Moore, 1857, Catal. of the Lepid. Ins. in the East Indian C° Muséum, J •
127, n“ 251. («Décrite sur un exemplaire de provenance inconnue, cette espèce éta
(ensuite) notée des Seychelles. Le point d'interrogation disparaît en 1879 dans le tf 8 ’',
de M.A.G. Butler, Journal o/ Linn. Soc. London, XIV : 300 •) (Joannis, 1894, l.c. ■ 4 * 0 '’
Le <J est toujours beaucoup plus abondant que la $, ainsi que l’avait
signalé Joannis (1891, l.c. : 425) : 3 $ contre un nombre considérable de
(J. B. Fletcher (1910, l.c. : 289) est du même avis : « The female seeflis
much scarcer than the male and only forms about 20 per cent ». P’rv eB
(1912, l.c. : 17) signale, d’après ses captures, une relative égalité de sexes
(11 <J contre 10 $), mais il est probable que, sans le faire exprès, il 2
chassé dans le voisinage de la plante nourricière et à une date favoran
aux éclosions des $. Au Muséum de Paris, on trouve une seule $ contre
30 <J. Enfin, nos chasses aux Seychelles, celles de nos correspondants e
amis, et aussi les résultats obtenus par les élèves du Seychelles ColIeg e >
n’ont donné aucune $.
Ile Mahé : (Joannis 1894, l.c. : 427), « en nombre considérable ».
Ile Mahé, Cascade Estate : 36 spéc. (B. Fletcher, 1910, l.c. : 289).
Ile Mahé : il spéc. (Fryer, 1912, l.c. : 17).
Ile Silhouette: 10 spéc. (Fryer, 1912, l.c. : 17). , , «059,
lies Mahé et Silhouette : 20 spéc., tous (H. Legrand et //. Duuban, 1956 et
in coli. M.L.), plus un grand nombre par les élèves du Seychelles College.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET D’ALDABRA 183
Biologie encore inconnue. Frenette (1963 : 33) écrit : «L’altier
Euplaea milra a honorablement mérité auprès des étudiants du collège
le litre de roi des papillons seychellois, mais ces entomologistes en herbe
cherchent encore la plante qui nourrit sa chenille, et les harems où il
recèle ses épouses captives »...
Cependant le regretté Mr F. C. Wood, propriétaire à l’île Cerf (près
Mahé), qui a beaucoup chassé autrefois, a pensé que la plante nourricière
pourrait être Tylophora asthmatica (liane ipéca), Asclépiadée, à la suite
d’une coïncidence entre la disparition du milra à l’île Cerf, et une certaine
sécheresse qui a détruit la même année cette plante dans la même île.
Frenette m’a fait remarquer (in litt. 1960) que milra était particulière¬
ment abondant (à Mahé) dans les localités où poussait cette plante. Pour
le moment, nous n’en savons pas davantage.
On peut noter toutefois que le 3 est curieusement attiré par une
Broméliacée du nom d 'Heliotropium indicum, qu’on appelle dans le
Pays, et pour cette raison, « herbe papillon ». L’administrateur de l’île
Silhouette en avait fait planter quelques mètres carrés à notre intention,
et notre collection s'est de ce fait enrichie de quelques spécimens supplé¬
mentaires.
L’espèce n’a été signalée que des îles Mahé et Silhouette. La référence
* Aldabra » rapportée par W. J. Holland (1895) est contestée par
Beyer (1912), ce qui est également notre avis.
Buplaea rogeri (Geyer).
g^Cras/fo rogeri Geyer, in Hübner, 1837, Zutrüge Exot. Schmett. 5 : 36, (pl. 163), fig. 917,
Pour mémoire, nous citons cette espèce, très probablement éteinte,
mdiquée dans la description originale comme provenant des Seychelles
fans autre précision, et connue seulement par le spécimen décrit comme
holotype.
L’aquarelle de l’ouvrage de J. Hübner représente cette espèce comme
assez voisine d’E. milra Moore, mais avec des taches blanches disséminées
8ur toute la surface des ailes, surtout aux inférieures, et qui n’existent
Pas chez milra.
On ignore ce qu’est devenu ce spécimen, dernière relique d une
espèce disparue, ou d’une forme tératologique... A ce sujet, Joannis
2*94, l.c. : 425) écrivait : «... Cette espèce avait été rapportée par
j Boger (de Bordeaux) et provenait, d’après lui, des îles Seychelles.
Je n e l’ai pas reçue. M. Fred Moore, dans sa monographie des Limnaina
et Euplaeina (P.Z.L., 1883 : 318) dit ne connaître cette espèce dans
aucune collection ».
Nos recherches à Bordeaux, où demeurait M. Théodore Roger, sont
eineurées vaines, non seulement touchant sa collection, mais aussi les
erits qu’ii aurait pu laisser sur ses voyages, ou ses achats.
B est possible que les noms de rogeri et de milra s’appliquent à la
Source : MNHN, Paris
184
H. LEGRAND
même espèce. Dans ce cas le nom de Geyer aurait priorité sur celui de
Moore.
■ Danaus chrysippus Linné.
Danaus chrysippus Linné, 1758, Syst. Nat., ed. X, : 471, n° 81 (type : Canton).
* id. morph. dorippus Klug, 1832, Symbolae physicae, seu Icônes, dec.,
V, Text. (décrite comme bona species).
Iles Mahé et La Digue : (Joannis, 1894, l.c. : 425).
Iles Mahé et Praslin : (B. Fletcher, 1910, l.c. : 288), 30 spéc.
Iles Mahé et Silhouette : « en nombre » (Fryer, 1912, l.c. : 17).
Ile Mahé, Beau Vallon : 1 9 (typique) (M.L., 1959).
Ile Mahé, Victoria : 1 spéc. de la morphe dorippus Klug (A4, üevoud) (M.L., 1959).
Archipel de Cosmoledo : 2 spéc. (f. typique) (M.L., 1956, 1959).
Ile Assomption : 5 spéc. (f. typique) (M.L., 1956, 1959).
id. : 5 spéc. (f. dorippus Klug) (M.L., 1956,1959).
Ile Aldabra : 21 spéc. (f. typique) (M.L., 1956, 1959).
id. : 3 spéc. (1. dorippus Klug) (M.L., 1956, 1959).
Espèce largement répandue dans toutes les contrées chaudes du
Vieux Monde.
* Amauris niavius dominicanus (Trimen).
Papilio niavius Linné, 1758, Syst. Nat., éd. X, : 470 (type : in Indils) ? /taches
Amauris niavius dominicanus Trimen, 1879, Trans. Enl. Soc. London : 323 (ta
blanches moins étendues que chez la sous-espèce nominative).
Un spécimen de cette sous-espèce s’est fait prendre fortuitement à
l’île Mahé, sur les hauteurs dominant Bel-Air, en 1953, par M. Masom
qui nous en a fait don. L’exemplaire est très frais, mais il manque
corps, et une petite zone à chacune des A.P. entre la base et 1 ang
anal (sans doute par suite de fourmis). On peut noter cette capture com
sporadique.
Sous-espèce éthiopienne (Ouganda, Kenya, Tanganyika, Nyassaland.
Rhodesia et Afrique du sud).
Famille SATYRIDAE
■ Metanitis leda africana (Fruhstorfer).
Papilio leda Linné, 1758, Syst. Nat. éd. X : 474, n» 102 (« Habitat in Asia ■)•
Melanilis leda ajricana Fruhstorfer, 1908, Enl. Zeltschr., 22 : 87. . , c jaune
(« La forme africaine diffère de la sous-espèce nominative par l'aire subapic „j ur nes
rougeâtre du dessus des ailes antérieures, qui est plus grand ■) : note de Seitz,
éthiopiens, éd. franç. : 80-82, 83, 84, 85-87.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET d’aLDABRA 185
Ile Mahé : (Joannis, 1894, Le. : 427).
id. : 12 spéc. (B. Fletcher, 1910, l.c. : 289).
id. : 9 spéc. (Fryer, 1912, l.c. : 17).
Ile Silhouette : 17 spéc. (Fryer, 1912, l.c. : 17).
Archipel de Cosmoledo, île Menai : 1 spéc. (M.L., 28-11-1956).
.. Ile Aldabra : 1 spéc. (Voeltzkow ). Fryer (1912, l.c. : 17) conteste la validité de la loca-
“té ; mais celle-ci doit être admise, en raison de notre capture de l’île Menai.
Ile Mahé, Beau Vallon, Barbarons, chemin de l’Anse Major : 5 spéc. (M.L. 1959,1960).
Iles Silhouette et du Nord : 3 spéc. (dont 2 i de la forme de saison sèche) (H. Dauban)
n coll. M.L. 1959).
Source : MNHN, Paris
186
H. LEGRAND
III. CONCLUSIONS
Le moment est venu de rassembler les éléments de ce travail et d en
tirer les conclusions, numériques d’abord, biogéographiques ensuite.
Que savait-on, à notre arrivée aux Seychelles, à la fin de 1955, de la
faune des Lépidoptères de cette région, et en quoi nos récoltes en ont-
elles étendu la connaissance ?
A. — Résultats numériques
T. B. Fletcher (1910) et J. C. F. Fryer (1912), ainsi que E. Meyrick
pour les Tortricina et les Tineina (1911) ont dressé un catalogue de ce
qui était connu à leur époque. Les éléments antérieurs (Joannis, Holland,
Hampson, etc.) ainsi que les petites collections réunies par les chasseurs
locaux (de Gaye, Thomasset, Dupont, Connor) ont été rappelées dans les
travaux de B. Fletcher et de Fryer, ce dernier ayant repris la presque
totalité des indications de B. Fletcher auxquelles il a ajouté les siennes
propres.
Puis vint jusqu’à notre première mission (1956) une longue perioue
de silence, au cours de laquelle deux espèces seychelloises seulemen
furent publiées :
— la première comme espèce nouvelle, un Lithocollelidae, Acrocercops
angelica Meyrick, décrit en 1919 de l’ile Praslin, d’une chenille élevée p ar
Dupont ;
— L’autre, un Pyraustidae, Marasmia aroealis Hampson, déjà déco
du Queensland, récolté à l’île Mahé par B. Fletcher en 1905, et confie
Hampson pour détermination.
Voici, d’après ces données, le nombre d’espèces connues dans l’archip®
en fin de l’année 1955 :
Espèces signalées par :
B. Fletcher (1910) .
(1910) ( Orneoilidae et Plerophoridae) .
Fryer (1912) .
Meyrick (1911) .
antérieurement (Hampson 1912 et Meyrick, 1919) .
Soit.
d’où il y a lieu de déduire :
Espèces de :
Fletcher signalées des Chagos .
douteuses ou faisant double emploi.
Fryer douteuses, non déterminées ou faisant double emploi entre
Fletcher signalées une seconde fois par Fryer . 122
106
149
10
198
166
Soit
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET D’ALDABRA
187
Comme on voit, nous avons éliminé les espèces étrangères aux Sey¬
chelles (celles de Fletcher en provenance des Chagos), et certaines
f'itres non-déterminées ou faisant double emploi. Ainsi, chez les Hespe-
r iidae, Fletcher a signalé aux Seychelles 5 espèces de Parnara (Borbo)
alors que deux seulement y vivent. Chez les Noctuelles Hypeninae, une
espèce, Hypena longipalpalis Guenée, a été portée en plus de H. masu-
cifl/i.s- Guenée dont elle est très probablement synonyme. Dans Fryer
(‘912) nous trouvons des espèces sans détermination (celles portant les
Numéros 2, 4, 100, 142, 148, 149, 151), des confusions pour examen insuf-
lisant ou pour état défectueux (les numéros 1, 5, 42, 58, 102). D'après
cet auteur, le genre Simplicia (Nocluidae Hypeninae) serait représenté
a »X Seychelles par 3 espèces, dont une seule y existe en réalité ; le genre
Chusaris, des mêmes famille et sous-famille, également par 3 espèces,
dont 2 très probablement inexactes ; le genre Hyblaea (Hyblaeidae ) par
deux espèces au lieu d’une seule, et d’autres pareillement.
Par contre, nous avons maintenu dans notre compte d’espèces celles
a yant fait l’objet d’une mauvaise détermination qui a été rectifiée ulté-
Peurement et dont l’identification n’est pas douteuse. Ainsi Diaphana
s lolalis Guenée ( Pyraustidac ) tel que l’ont appelé aux Seychelles Fletcher
^ Fryer, avec la réserve « variété », désigne de façon certaine le futur
duponli Joannis, endémique aux Seychelles ; et il était juste de tenir
compte de cette dénomination erronée, et de toutes autres similaires,
dans notre relevé des espèces seychelloises.
Deux familles, antérieurement signalées, l’une par Meyrick à Aldabra
ar Posinidae , groupe détaché des Tortricidac), l'autre par Fryer à
^•mouette ( Lymantriidac ), n’ont pas été retrouvées par notre mission.
7L n revanche, six familles non signalées jusqu'à présent dans l’archipel
\Migmellidae, Psychidae, Hyponomeutidae, Copromorphidae, Notodontidae
^ Acraeidae) sont portées dans nos découvertes pour ces territoires.
°utcfois la famille Psychidae est indiquée dans le texte, mais non dans
e tableau ci-après, les spécimens récoltés n’ayant pu recevoir de déter-
m, nation spécifique.
Après classement et élimination des spécimens non déterminés, nous
v °ns noté, pour notre mission, les résultats suivants :
N
°MBr de SPÉCIMENS RÉ
:oltés :
En provenance des Seychelles granitiques et des atolls environ-
ants (Coëtivy et Amirantes).
Du groupe d'Aldabra.
2 284
1 272
Total
3 556
esp^ CS ^ spécimens sont répartis en 39 familles, 246 genres et 363
°Mbre d’espèces :
Ces 363 espèces peuvent être réparties comme suit :
Source : MNHN, Paris
H. LEGRAND
1° Espèces déjà signalées des Seychelles ou d’Aldabra et
retrouvées par nous. I' 4
2° Espèces connues d’autres pays et signalées par nous pour la
première fois des Seychelles ou d’Aldabra. ^2
3° Espèces, sous-espèces ou formes nouvelles, décrites dans le
présent travail .
4° Espèces, sous-espèces ou formes nouvelles, décrites par
d’autres, mais avec du matériel récolté par notre mission, ou par
nous-mêmes antérieurement au présent travail.
Total. 363
Ces chiffres ne donnent qu’une idée incomplète du nombre d’espèces
vivant réellement dans ces régions et que nous ne pouvions avoir toutes
rencontrées. Cependant, en prenant les données de la littérature, apres
élimination des espèces douteuses et en y ajoutant les espèces des numéros
2, 3 et 4 du tableau ci-dessus, il sera possible de dresser, par famille, un
relevé de ce qui existe ou a pu exister dans ces îles. Voici ce tableau :
Etat par famille du nombre de Lépidoptères existant ou ayant
EXISTÉ AUX ILES SEYCHELLES OU AU GROUPE D’ALDABRA
Colonne A : Espèces paléotropicales, de vaste répartition ou cosmo-
polites. Nous comptons comme paléotropicales celles signalées à la 10 ^
d’Afrique et des régions orientales (indienne, indo-malaise ou austra
lienne).
Colonne B : Espèces orientales (déjà signalées de l’Inde, Ceyla n >
Malaisie, ou plus à l’est).
Colonne C : Espèces éthiopiennes, malgaches ou afro-malgaches.
Colonne D : Espèces endémiques aux Seychelles ou au group e
d’Aldabra.
Colonne E : Espèces des colonnes A, B, C, D vivant aux Seychelles-
Colonne F : Espèces des mêmes colonnes vivant au groupe d
dabra.
Colonne G : Espèces vivant aux deux groupes d’Iles (Seychell es
et Aldabra).
Nous obtenons ainsi 42 familles et 504 espèces dont le détail fig ur
ci-après.
Ce tableau, qui comprend pour la première fois les familles de Micro,
lépidoptères, révèle une grande quantité d’espèces endémiques, ce
est la principale caractéristique de la faune des Lépidoptères de
région, laquelle prolonge ainsi vers le nord le même caractère de la
malgache, Peut-être, plus tard, retrouvera-t-on ailleurs quelqu es ' ]eS
des espèces décrites tout d’abord comme endémiques ? Déjà, en
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET d’aLDABRA 189
Familles
A
B
C
D
E
F
G
Total
"j/ponomeulidae
«<él Sf“"
*CS, phu “
|BEBSS.
K'ophoridae
«s&sSr
%'lechiidae
fSSSf
Çrambidae
maltdae
tesr
"«odonltdae
te
ti'splï'iïdae (dt 1 ° lim)
P?ér/J 0n ^ ae
t cr «eid«e
yU'nphalidae
«sss (dt 1 ° um)
3
1
1
2
3
G
1
3
32
2
29
1
3
■1
2
2
2
3
2
1
8
1
11
2
1
1
2
3
2
1
1
12
12
36
3
6
2
4
1
4
12
37
12
2
6
6
2
3
2
5
17
26
19
9
3
4
3
6
23
9
12
21
12
3
3
2
1
2
16
35
11
3
1
3
5
2
2
2
2
11
23
21
13
8
2
4
5
52
4
3
11
1
70
9
11
4
2
5
2
3
2
1
3
6
3
5
3
1
3
5
18
8
12
22
9
4
2
2
4
2
1
3
1
1
5
2
6
1
4
2
1
1
17
41
13
3
1
1
6
7
2
3
2
5
20
26
27
16
1
10
5
4
11
75
13
25
98
18
12
5
5
6
2
8
4
1
102
35
96
271
340
132
32
504
Seych e n es
et Aldabra, quelques ressemblances ou vicariances ont été
ch CeS ( c * lez * es Lyonetiidae, entre Opogona daubanella et prodaubanella ;
£ f? * es Gclechiidae, entre Thiolricha lenuis et subtenuis). Mais vu le
ch n nom ^ re e t * a surface infime des terres émergées autour des Sey-
jj, e IL es » est à prévoir qu’une telle découverte sera exceptionnelle et
affectera aucunement le jugement d’ensemble qu’il est déjà possible
Porter sur cette faune.
r . notera, d’après le tableau, la grande proportion d’endémiques par
sur ° r ^ ^ ^ aunc totale des Lépidoptères de l’archipel ; 271 endémiques
dp ". n tota l de 504 espèces, ce qui fait environ 54%. Certaines familles
l’enH ICros a tteignent même des taux plus élevés ; chez les Mclachandidae,
oémicité est de 100% ; chez les Lyoneliidae, elle est de 89% ; chez les
Source : MNHN, Paris
190
H. LEGRAND
Lithocollelidae, de 88% ; chez les Cosmopterygidae, de 85% ; la similitude
est curieuse. Chez les Gelechiidae, elle approche des 2 /3 ; même chose
chez les Lithosiidae. Elle est moindre chez les Pyrausiidae (30%) et chez
les Noctuidae (23%), parce que ces deux familles comprennent une pa rt
plus élevée d’espèces introduites, soit par les végétaux, soit par le vent,
soit par tout autre moyen. Introduction suivie, en cas de réussite, d’une
acclimatation facilitée par la polyphagie des larves, phénomène qu on
n’observe pas chez les Microlépidoptères, sauf exceptions.
Nous avons pu constater, à titre d’exemple, l'introduction en 19° 9
d ’Earias labia Stoll, espèce indienne, venue aux Seychelles à la suite
d’une plantation, dans le jardin de l’hôtel où j’étais descendu, d 'Hibiscus
esculenius, végétal servant à l’alimentation, opération qui a eu lieu pen¬
dant notre séjour. Jamais l’imago n’avait été signalé à Mahé auparavant,
malgré mes chasses au même endroit, alors qu’en 1959 il y foisonnait-
Quant aux effets du vent sur l’arrivée sporadique d’espèces inattendues,
ils ont été, à diverses reprises, constatés, soit par la rencontre en pleine
mer d’un Ophideres materna Linné (Fryer n° 60), soit par la capture a
Mahé de Catopsilia florella Fabricius (Joannis 1894), soit parcelles de
Junonia oenone cebrene Trimen, et d’Amour/.s niavius dominicanus
Trimen (toutes deux par Mason en 1954, qui m'a fait don de ces captures),
soit par l’arrivée massive à Aldabra, entre lin 1954 et mars 1956, de deux
espèces d ’Acraeidae éminemment spectaculaires qui s’y sont acclimatées
(nous en avons élevé les chenilles) et dont il n’est pas possible de supp° se
qu'elles aient échappé aux regards de tous les chasseurs qui nous y ° n
précédé, si elles y avaient été présentes.
B. — Biogéographie
Nous avions pensé nous inspirer des plans dressés par nos prédece ^
seurs en la matière, tendant à diviser l’espace occupé par la ^ al,ne . eS
étudier, et à localiser par exemple, comme on l’a fait à Madagascar,
espèces de la zone du vent et celles de la zone sous le vent ; ou çnc ^
chercher des affinités entre telles espèces et celles de pays lointa'ns
faune riche qui leur font vis-à-vis. Or ces plans ne sonl pas apphca
à l’archipel dont nous nous occupons, car nous avons à étudier la f aU
non pas d’une grande île, mais d’une poussière d’iles à faune pauvre. ^
Prenons l’ile de Mahé, la plus importante ; est-il possible q ue , . g
faune à l’ouest soit différente de celle de l’est ? Voyons d’un côt ?, uJ ,
zone Beau Vallon, Morne Blanc, Grande Anse, Barbarons, — et
autre côté celle de Saint-Louis, Belle-Eau, Mont Fleuri, Le Rocher,
Misère, Cascade. Or très sensiblement, les récoltes seront les me
Peut-être, pour porter un jugement, aurait-il fallu des chapes",
nombreuses ? Mais alors, quelle serait la valeur d’une distinction àl e
Ion des propriétés ? Nulle, évidemment. . sofl t
Quant aux affinités avec les faunes des pays éloignés, celles-ci - t
tellement lointaines dans le temps et dans l'espace qu’on cherc 1 ^
vainement ce qui peut rester d'une prétendue invasion massive q 111 s
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET D’ALDABRA 191
venue de ces régions. Il faut donc prendre une par une toutes les espèces
signalées tant par nous que par d’autres, afin de dégager des idées
générales biogéographiques avec ce que nous savons d’une part des
endémiques et, pour les non endémiques, de leur distribution et de leurs
affinités.
Nous commencerons par nous occuper du groupe d’Aldabra (îles
Aldabra, Cosmoledo, Assomption et Astove) que nous nommerons
simplement Aldabra ; ensuite, nous ferons de même pour le groupe de
Mahé qui comprendra les Seychelles granitiques, les atolls plus ou moins
voisins, le tout que nous appellerons Seychelles. Le groupe Farquhar-
Providence, ou quelques espèces d’affinités diverses ont été signalées au
hasard de quelques rares visites, ne sera pas [mentionné, n’ayant pu être
prospecté par nous.
Nous ferons donc deux groupements, avec pour chacun d’eux, plusieurs
tableaux :
-— Endémiques (subspécifiques et spécifiques) ;
-— Non endémiques, avec, quand elles sont connues, les affinités,
°u leur distribution.
Dans ces tableaux, il ne nous a pas été possible d’inclure les Microlé-
Pidoptères, dont la connaissance en dehors de l’archipel n’est pas encore
suffisamment poussée pour tirer des conclusions sérieuses de leurs rapports
e t de leurs affinités avec les espèces d’autres faunes qui s’en rapprochent.
Faune d’Aldabra-Endémiques
A) Endém. subspécifiq ues
B) _
Q -
O) -
E) _
d’Aldabra vicariants
d’espèces malgaches
— africaines
— afro-malgaches
— des Mascareignes
— orientales
radamalis pgrosalis n. subsp.
n, ol,s punctilimbalis aldabrensis n. subsp.
J'Ponchelia lovealis lloeschlalis n. subsp.
caltigrammutis aldabralis Viette
An r r,jes lancinalis aldabralis Viette
Scni io,x 9identilera microlica Hampson
Cn U u s P ars 'panclata menaiensis Legrand
“nios/o/ops/s slillala modesta 1 lerbulot
<aop/j/f s malgassica aldabralis n. subsp.
£u? m '"badins aldabrensis I-'ryer
Acr" a l lor ' c °la aldabrensis liernardi
r aea lerpsicore legrandi Carcasson
Source : MNHN, Paris
192
H. LEGRAND
F) Endémiques spécifiques d’Aldabra à affinités
G)
H)
I) -
J) ~
K) -
malgaches
africaines
afro-malgaches
indiennes
seychelloises
incertaines
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET D ALDABRA
Faune d’Aldabra —- Non endémiques
L) Espèces palcotropicales ou cosmopolites
M) afro-malgaches
N) orientales
O) - des Comores, ou Madagascar
P) - africaines
Q) — à la fois des Seychelles et d’Aldabra
Megalorrhipida dc/cctalis Walker
"ypolamprus obscuralis Hampson
kndotricha decessalis Walker
Endotricha enjthralis MabiUe
Wnclera univocalis Walker
wastictis pulrisalis Viettc
1 ’ -j Martin
....uc capensis Walker
worda ecthoemata Hampson
fncylosh niveicoslella Hampson
1 Uralis manihotalis Guenée
«tlmenoptijchis sordida Zellcr
Hyménia recunmlis Fabricius
ytophana indica Saunders
Hfaphana incnloralis Guenée
yomophila nucluella Denis et Scliilï.
'/Pfosleye massalis Walker
H'iella zinckcnella Treitschkc
X'nimpia trizonala Saalmullcr
»ina pulinda decrraria Walker
■"l'iruclystis nigella Joannis
ospiciens Prout
“ ’iecilocrussa Prout
irammaria Mabillc
les digressa Walker
S,E‘* au sHbolepida Butler
Se '"d' a madecassaria Boisduval
• opulo minorai a Boisduval
yiZna
fy'iothis
Berio
Hubner
Guenée
„ ica Mabillc
decoripennis Mabillc
teoexcisa Berio
Hron"i!' na Clis, imacula Saalmullcr
limi/era Hampson
ISrnJ > , l !.°l lsis taracholdes Mabillc
An l ,'!,' ll ?r>*' s "esta B. Fletcher
Alinn. r , " c " Cramer
Erieli" 9 aS ona Ch. Oberthür
C atenH-"mngulala Guenée
$n)X , symimosa Wallcnfiren
Arm, ' > era lMoralis Boisduval
*4«,^ 0 . Guc, ' éc
.mrrcaloria Fabricius
GiSŒ" 1 " torrida Guenée
l ‘rr/ri,!! l "' l ' s bi/asciata Petagna
m ‘ s s'olidu Fabricius
M M O I P I Q
Source : MNHN, Paris
H. LEGRAND
194
■Æfaîsnr'”"
»
mpennis Hampson
.. gfyptalis Mabflle
calimanni Berio
Ulelheisa pulchella Linné
Siecia punclipennis Wallengren
Hippolion aurora Rothschild et Jordan
Hippolion celerio Linné
Hyblaea puera Cramer
”■•••*•-is osiris Hopfler
a Boisduval
Junonia orythia madayascariensis Guenée
Junonia délia epideiia Boisduval
Junonia rhadama Boisduval
Hypolimnas misippus Linné
Phalanta phalanta I)rury
Danaus chrysippus Linné
Vancssa cardui Linné
Melanitis leda airicana Frühstorfer
Colotis evanthides Holland
ens Wallengren
N O P Q
Faune des Seychelles — Endémiques
A) Endém. subspéciiiques des Seychelles vicariants d’espèces
B)
Q
D)
malgaches
africaines
afro-mal'
gâches
des Masca¬
reignes
E) orientales
F) d’AIdabra
A
»
«
D
E
Endolricha mesenterialis mahensis Whalley
Chloroclyslis oceanica aucta Ilerbulot
+
llypenodes croceopicla aeyrola Berio
Ulelheisa elala /aida Jordan
Eayris sahadius mahela Evans
llorbo borbonica morella Joannis
+
+
1‘apilio pliorbanla nanti Ch. Oberlhur (olim)
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET d’aLDABRA 195
G) Endémiques spécifiques à affinités malgaches ou des Mascareignes
H) — — africaines
I) — — - afro-malgaches
J) — — — indiennes
K) — — d’Aldabra
L) — — — incertaines
claripicla B. Fletcher
Platyptilia tlimorpha B. Fletcher
Uhodoneura apicale Fryer
loneura tibiale Fryer
'bus seychellellus B. Fletcher
Wflntbus auroniveltus Fryer
V'.phjchoplwra muscella Fryer
yirrhochrisla perbrunnealis B. Fletcher
'•irrhochrisla mulleralis Legrand
Bradirta aureolalis Joannis
Uradina cauvinalis n. sp.
ftbronia mariaehelenae n. su.
■)uletula minimulix B. Fletcher
'■<!mprasrna maculalis B. Fletcher
aphuna duponti Joannis
U'uphana snlamicalis 11. Fletcher
Ifocentris seychellalis B. Fletcher
lionnelalis n. sp.
,, s " r " delhommealis n. sp.
I Sara Irenetlalis n. sp.
• sara mahensis B. Fletcher
n/rausta mahensis B. Fletcher
Ufterngrapliis insalarella Ragonot
ZlUdla gloriosella n. sp.
‘‘bycita transobliquella n. sp.
‘‘hicila pcclinicornella Fryer
'-'"orocltjsiis gerberae Herbulot
?ǰPula legrandi Herbulot
""dnssodes anlillielica Herbulot
Srffi.'Æ'” 1
yorlhesia nectinata Fryer
yfjcania leucospliaenoïdcs Bcrlo
c «Hopistria cri si al a n. sp.
foepterum minimale Fryer
i Uz . a rupcstre F'ryer
pPolhrigunu legrandi Berio
a rsadena beuuvallonensis n. sp.
"ypuetra exlranea Berio
Y' 1 ’ 1 !'" dimorplm Fryer
ÿÿdrillodes perplcxalis Fryer
husaris nlgerrimalis Fryer
•«ama jourdani n. sp.
cnnlorla Fryer
l‘hn n * ta seycheUarum l-’rycr
NV' , " r " s "''/usc« Fryer
(\Wcmern seychellcnsis Hampson
ïfPn anodes /ainsi Griveaud
« leighi Joycet et Talbot
Source : MNHN, Paris
+++++++++++++ ++++ ++
196
H. LEGRAND
Faune des Seychelles — Non endémiques
M) Espèces paléotropicales ou cosmopolites
N) — à la fois de l'Inde, d’Afrique centrale, ou malgaches
O) — de l’Inde, Ceylan et orientales
P) — des Comores ou de Madagascar
Q) — africaines
R) — d’Aldabra ou des Mascareignes
M N o p y R
Megalorrhipida defectalis Walker
Trichoptilus leptomeres Mcyrick
Splienarches unisodaclytus Walker 4-
Crombruggia wahtbergi Zeller
Plalyptilia pusiltidactyta Walker
Platyplilia legrandi Bigot
Jixelastis pumilio Zeller +
Culladia admigratella Walker
llypsopygia mauriliatis Boisduval
Asopia Iarinulis Linné
P gratis manihotalis Guenée
Hymenoplychis sordidu Zeller 4-
Pycnarmon diaphana Cramer
Hyménia recurvalis Fabricius 4-
Eurrhyparodes tricoloralis Zeller
Synclera uniuocalis Walker
Antiercta ornalalis Duponchel 4.
Marasmia pueyalis Boisduval
Marasmia aroealis Harnpson
Marasmia trapezalis Guenée 4.
Marusmia trebiusalis Walker
Syngamia abruplalis Walker
Aethaloessa /loridalis Zeller
Aethatoessa calidalis Guenée
Diastictis inspersalis Zeller 4-
Nacoleia niphealis Walker
Naculciu charesalis Walker
Hedylepta indicala Fabricius 4.
Hedylepta dnopheralis Mabille
Syllepta derogata Fabricius 4
Syllepla sabinusalis Walker
Palpita unionalis llubner
Diaphana initiai Saunders
Diaphana sinuida Fabricius
Diaphana incoloralis Guenée
Diaphana prasinalis Saalmuller
Stemorrhages serieea Drury
Gtyphodes Iritonalis Snellen
Crocidolomia binotalis Zeller
llellula andalis Fabricius
Ppipagis cancellalis Zeller
Terastia meticulosalis Guenée
Omphisa anaslomosalis Guenée
Crochiphora testulalis Zeller
Polygrammodes jeunnelalis Marion el Vielle
Nimiiiphita nuctnelta Denis et Schillermullcr | 4-
Psara basalis Walker
Psara bipunctalis Fabricius
Psara phaeopteratis Guenée
Psara minoralis Warren
Diasemiu ramburialis Duponchel
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET D’ALDABRA 197
Antigaslra catalaunalis Duponchel
Cresiphita limbalis Denis et Schiffermuller
o(/en martialis Guenée
Pionea abladis Walkcr
Pyrausta plwenicealis Hubner
Noorda amethystina Swinhoe
Noorda blileaîis Walker
balebria morosalis Saalmuller
Cadra cuutetla Walker
Çalleria mellonella Linné
‘-utnoria anella Denis et SchilTermulIer
Chloroclystis mokensis Prout
Cymnoscelis tenera Warren
àcopula serena Prout
Sçopula minorata Boisduval
Sterrha agrammaria Mabille
Çirades theclata Guenée
Ceuçania ( lioursiniana) continentalis Berio
Perigea conducta Walker
Perigea paaperata Walker
Callopislria maillardi Guenée
Caltopistria yerburii Huiler
“Podoptera I il tarai is Boisduval
“Podoptera mauritia Boisduval
P‘odoptera cilium Guenée
Cbasmina candida Walker
yrliatliis armigera Hubner
’l-arha perplexa Saalmuller
'■ahlrmma rivula Moore
‘‘dblemma apicimacula Mabille
och, Guenée
«U/e/ia discistriga Walker
%)‘plopera antemarginata Saalmuller
dopera poecilosoma Saalmuller
^unaguna breoiuscula Walker
e 'Orrothripus mauritia Joannis
p' üs (o clialcyles Esper
p‘ Us (n signala Fabricius
1 uisia limbirmu Guenée
Par
ival
Ophtderes materna Linné
Mauritia iconica Walker
■, 0, i Ha nuduae Esper
I' 1 ,"" Hrhaca Cramer
* e "«c« catella Guenée
Ÿ^haea mcrcutoria Walker
ysgonia torrida Guenée
«rullelia angularis Boisduval
z£Qmmodes bi/asciata Petagna
if'gonodes Injppasia anfractuosa Boisduval
ît" c ' s répandu Fabricius
p 0 . c ‘* mayeri Boisduval
,,°[ydesma umbricula Boisduval
Cn/ Cei "- '"""yulala Guenée
raphia olivescens Guenée
p n,,c arsia irrorata Fabricius
’ff*mophila Itara Fabricius
IPospyla thermesina Guenée
C,m, es "ll s " Guenée
«WTpaipa partila Guenée
Ponsalis Walker
'"«alu moestalis Walker
Source : MNHN, Paris
198
H. LEGRAND
M N O P
Simplicia exlinclalis Zeller
Progonia palrosalis Walker
Hypena masurialis Guenée
H y pena slrigala Fabricius
Hypena variulis Walker
Hypena conscilalis Walker
Arrade erebiusalis Walker
Arrade massai is Swinhoe
llyblaea puera Cramer
Ulelheisa pulchelloides l lanipson
Argina cribraria Clerck
Aganais speciosa Drury
Herse convolouli Linné
Acheronlia alropos Linné
Deilephila nerii Linné
Temnora fumosa peckoveri Butler
Hippolion eson Cramer
Hippolion osiris Daiman
llorbo borbonica morella Joannis
Horbo gcmella Mabillc
Calopsila /lorella Fabricius
Coeliades foreslan arbogasles Guenée
Lampides baeticus Linné
Synlarucus pirillious Linné
Zizula hylax Fabricus
Zizeeria knysna Triinen
Vanessa cardai Linné
Hypolimnas misippus Linné
Dunaus clirysippus Linné
Junonia oenone cebrene Trimen
Amauris niavius dominicunus Trimen
Melanilis leda a/ricana Fruhstorfer
Q
R
Quelles remarques peut-on faire sur ce qui précède ?
Meyrick (1911) avait écrit qu’à son avis, à propos des Microlepi'
doptères qu’il venait d’examiner, tout ce qui n’était pas endémique était
introduit. Doit-on étendre ce jugement à l’ensemble de la faune des
Lépidoptères de cette région ? Il est certain qu’à l’origine des temps
(nous ne saurions préciser davantage) la faune de l’archipel devait avoir
un caractère très spécial, par analogie, mais en s’appliquant à d’autres
espèces, avec la faune malgache. Si nous prenons le mot « introduit »
dans le sens large, quelle que soit la cause de cette introduction, ain s *
que son processus, et en raison de ce que les non endémiques semble!*
en général appartenir à des espèces de large répartition, on peut très
bien admettre que ces dernières aient été introduites. Introductm
par l’homme, les animaux sauvages, les oiseaux, les courants mari ^
qui amènent périodiquement des bancs compacts d’algues, de goémon >
des bois flottés, par les végétaux, par les vents propices à certaines nug
tions qui peuvent varier suivant les années, par la multiplication d’espec
dû à un pouvoir naturel de dissémination et d’indigénation (Paul* „
1961 : 423) qui semble particulièrement développé dans cette partie
monde.
Un autre trait commun avec Madagascar est aussi l’absence
chez les Lépidoptères des Seychelles et d’Aldabra, du sous-ordre 1
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET D’ALDABRA 199
Homoneura, absence qu’on a constatée également dans la Grande Ile.
Ce phénomène est d'autant plus particulier que la famille des Hepialidae,
ta plus spectaculaire du sous-ordre en question, est représentée par une
grande abondance d’espèces dans tout l’hémisphère austral depuis
I équateur et à peu près sous toutes les latitudes, sauf à Madagascar et
Avirons, Seychelles comprises. 11 y a là une sorte de vide limité à cesous-
ordre, d’autant plus étonnant qu’on constate d’une manière générale
ai| x premiers âges géologiques, une complète uniformité dans le peuple-
nent austral, tant animal que végétal.
Un autre caractère particulier de la faune des Seychelles (à l’exclusion
cette fois d’Aldabra) mais en commun avec les Mascareignes, est la pré¬
sence, dans la famille des Danaidae, du genre Euplaea. Contrairement
aux habitudes migratrices des espèces du genre Danaus, le génotype de
ta famille, chacune des espèces d 'Euplaea est en général sédentaire et
endémique dans le lieu précis où elle est accoutumée de vivre. Ainsi
f- mitra Moore vit aux Seychelles, et seulement aux îles Mahé et Sil¬
houette ; E. euphon Fabricius, à Maurice ; E. goudotii Boisduval, à La
Réunion ; E. desjardinsii Guérin-Menneville vivait autrefois à Rodriguez.
P nutres espèces du même genre vivent en Inde, en Insulinde et en Aus-
tralie, tandis que le genre est inconnu en Afrique et à Madagascar.
Ces diverses particularités soulignent l’isolement de l'archipel seychel-
* 0ls > tantôt à l’égard de Madagascar, tantôt avec Madagascar vis-à-vis
du reste du monde. Un exemple, parmi d’autres, va illustrer cet isole¬
ment : c’est le cas du Diaphana duponti Joannis, qui a évolué en vase
taos au milieu du domaine du D. stolalis Guenée, celui-ci de vaste répar¬
ation tandis que le premier est resté confiné dans quelques îles des
seychelles granitiques. Pourquoi ces deux espèces, évidemment dérivées
Une de l’autre, ont-elles marqué une différence notable entre elles.
Pourquoi D. stolalis, après avoir envahi une bonne partie de notre globe,
a -t-il été empêché d'étendre aussi sa présence aux Seychelles ?
S’il m’est permis de terminer ce travail par un vœu, c’est que, dans
jntérêt de la science, une part dans l’éducation de la jeunesse soit
r eservée à l’étude de la faune locale, ce qui serait aussi facile qu’attrayant
P° Ur les intéressés, ainsi que je m’en suis moi-même rendu compte dans
® court essai que j’ai pu réaliser en 1960. Nul doute qu’ainsi, avec l’appui
|cnveillant des autorités, nos connaissances en la matière ne s'en trouvent
)le ntôt augmentées. On voit fort bien, à Mahé, une ou plusieurs petites
collections, dont au moins une ofiicielle, faire pendant à celles, existant
c Ja. d’éléments conchyologiques remarquables.
Une importante succursale pourrait aussi fort bien s’imaginer à
P"tabra, qui ne manquerait pas de faire mieux connaître ce paradis
"comparable d’histoire naturelle, le dernier, peut-être, inviolé, de la
Ptanète, et d’en révéler des trésors certainement encore inconnus.
Source : MNHN, Paris
200
LEGRAND
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Pierre André imp., 244, Boulevard R asp a il, Paris 11"
Dépôt légal : 1« Trimestre 1966
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET D’ALDABRA
203
INDEX ALPHABÉTIQUE
1. — Familles et sous-familles
En MAJUSCULES : Familles.
En minuscules : Sous-familles.
Les synonymes sont en italiques
ACRAEIDAE, 178.
Aganainae, 166.
ALUCITIDAE, 52.
Amphipyrinae, 133.
Anerastiinae, 123.
ARCTI1DAE, 160.
"fctiinae, 163.
gLASTOBASIDAE, 54.
grephidinac, 177.
LARPOSINIDAE, 85.
PrînS? linae * 25 - 146.
pXÎ.R ()M °RPH 1DAE, 51.
gOSMoPTERYGIDAE, 59.
SRAMBHJàE. 89.
gANAlDAE, 19, 25, 182.
Endotrichinae, 91.
PnJ?. n,i "ae, 125.
gPlPLEMIDAE, 130.
Edstrotiinac, 137.
EUlçl inae, MO.
ETHmiidaE. 47.
Everoestiinae, 116.
pAJ- -ERIIADE, 124.
gELECHmjAE, 74.
EEOMETRIDAE, 6, 125.
Efometrinae, 129.
H a IPTE R YCID A E, 47.
hSh® 5 nae » 25 - 132 -
HÎj'PdJnidae, 25, 49.
SESPERMdae, 171.
Hv^LAEIDAE, 159.
fcinae, 153.
LoîJ 9 N °MEUTIDAE, 47.
I ?»nae, 176.
L Î^OCOLLETIDAE, 42.
r |.I H OSHDAE, 6, 160.
I.Yr°, S ', lnae - 162.
«SSptTüSf» 31 -
METACHANDIDAE, 6, 67.
NOCTUIDAE, 25, 131.
Noctuinae, 131.
Nolinae, 160.
NOTODONTIDAE, 131.
Nyctemerinae, 166.
NYMPHALIDAE, 25, 180.
Nymphulinae, 94.
OECOPHORIDAE, 6, 54.
Ocnochrominae, 130.
Olethreutinae, 82.
OHNEODWAE, 52.
Othreinae, 149.
PAP1L10N1DAE, 173.
PHYC1TIDAE, 118.
Phycitinae, 118.
P1ERIDAE, 174.
Plusiinae, 143.
PLUTELLIDAE, 46.
PSYCHIDAE, 17, 31.
PTEROPHORIDAE, 6, 85.
PYRALIDAE, 90.
Pyralinae, 90.
PYRAUSTIDAE, 94.
Pyraustinae, 98.
SaiTOthripinae, 141.
SATYRIDAE, 184.
Schoenobiinae, 93.
SPHING1DAE, 167.
Sterrhinae, 127.
Stictoperinae, 140.
STIGMELL1DAE, 27.
Tiieclinae, 176.
THYRIDIDAE, 87.
TINKIDAE, 27.
TORTRICIDAE, 81.
Tortricinae, 82.
Westermanniinae, 144.
XYLORYCTIDAE, 53.
Zizeerinae, 178.
2. — Genres
Ecs synonymes sont précédés d’un astérisque.
Aganais, 20, 166.
Agrotis, 131, 132.
* Allocota, 79.
Aiucita, 52, 53.
44. Amauris, 25, 184.
Amyna, 139.
Anachastis, 53.
i'Ijaea, M6.
^ÏÏ'.'ÏV 67 -
A^ raea > 23, 178
Ado°y Cr y 0|ls ' 42 i
**SS8g&.
Source : MNHN, Paris
204
H. LEG1
R AND
Analyta, 107.
Anarsia, 78.
Ancylosis, 119.
Auerastia, 123, 124.
* Anorais, 145.
Anthophila, 48.
Anticarsia, 151.
Antiercta, 99.
Antigastra, 114.
Anua, 146.
Apotbriguna, 23, 141.
Argina 166.
Argyrestliia, 46.
Argyroploce, 83, 84.
Aristotelia, 74.
Arocopterum, 22, 137.
Arrade, 159.
Ascalenia, 66, 67.
Asopia, 90, 99.
* Atella, 182.
Attatha, 147.
Audea, 23.
Autolarache, 138.
Bactra, 83.
* Bat odes. 84.
Belenois, 21, 175.
Bigotianella, 6, 55 à 58.
Blastobasis, 54.
Borbo, 172.
* Botys, 99.
Boursiniana (subgen.), 132.
Brachmia, 80, 81.
Brai'livacina, 79.
Bradina, 25, 94, 95.
Bryophilopsis, 22, 142, 143.
Cadra, 119.
Calicolis, 49.
Caloptilla, 44, 45.
Callopistria, 134, 135.
Catepbia. 150.
Catopsilia, 20, 174.
Celatna, 160.
Ceplionodcs, 20, 168.
Cbalciope, 148.
Chaliniastis, 77.
. 73.
, 136.
Chlorissa, 129.
Chloroclystis, 126, 127.
* Cholotis, 66.
C lui saris, 22, 159.
Cirrbochrista, 22, 25, 93
Cletthara, 141.
Cœliades, 18, 173.
Colocleora, 126.
Colotis, 175.
Coniostolopsis, 130.
Coniostola, 84.
Conochus
Ciiasmiiu
Corcyra, 124.
, 51.
Croridolomia, 107.
Crocidosema, 83.
Croinbruggia, 86.
Cry|)topbIebia, 84.
Culladia, 89.
Cultri palpa, 152.
Cuphodes, 44.
Danaus, 184.
Decadarchis, 34, 35.
Deilephila, 167.
Diaphana, 21, 22, 105 à 107.
Diasemia, 114.
Diastictis, 6, 101.
* Diathraustodes, 98.
Dichomeris, 79.
Diptychophora, 22, 89.
Dirades, 130.
Dragana, 153.
Dugaria, 149.
Duponchelia, 95.
Dysgonia, 146.
Dysodia, 88.
Eagris, 171.
Earias, 144, 145.
Eboda, 82.
Eccopsls, 84.
Eilema, 22, 162.
Eldana, 124.
Endotricha, 91 à 93.
Epipagis, 23, 108.
Epiphractis, 55.
Bpiplcina, 130.
Erechtias, 32.
Eretmocera, 51.
Ereunetis, 36.
Etiella, 119.
Etlimia, 47.
Eubleinma, 138, 139.
Euclirysops, 177.
Eucosma, 83.
Eulocastra, 138.
Euplaea, 19, 182.
Eurema, 175, 176.
Eurrbyparodcs, 99.
Eutelia, i Mi,
Euzophera, 119.
Exelastis, 87.
Fodina, 22, 150.
Gallcria, 125.
Gelechia, 49, 74.
Glyphodes, 99, 107.
Glyphipteryx, 49.
Gnorimoscnema, 75.
• Gracilaria, II.
Gracilodes, 152.
Granunodes, 147.
Gymnoscelis, 127.
Haplotina, 30.
Hapsifera, 29.
I la ri ta la, 105.
Hedylepta, 103, 104.
Heliothis, 136.
I Icllula, 108.
Herpvstis, 82.
Herse, 167.
I îeterographis, 118.
* llcxeiis, 125.
• Hieroxestis, 36 à 39.
Hlppotion, 170, 171.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES
ÎLES SEYCHELLES ET d’aLDABRA 205
Hyblaea, 159.
Hydrillodes, 22, 157.
Hyménia. 98.
Hymenoptychis, 94.
Hypafitra, 25, 148.
Hypatima, 79.
Hypena, 157, 158.
Hypendalia, 156.
Hypenodes, 156.
Hyperythra, 125.
Hypolainprus, 87.
Hypolimnas, 181.
Hypolycaena, 176.
Hypospyla, 152.
Hypsa, 20.
Hypsopygia, 90.
Jdiophantis, 77.
mina. 47, 48.
Jndoplitis, 131.
sehnurges, 109.
'socentris, 20, 22, 109.
J unoni a , 25, 180, 181.
j-anioria, 125.
•ampides, 176.
[•aniproseiia, 103.
j-aspeyresia, 85.
{-cucoptera, 31.
{•eciUiocera, 80.
{•«mania, 25, 132, 133.
{-■thocolletis, 42.
jmxostege, 114.
j-yinnaecià, 65.
^yonetia, 37.
Mararoslola, 44.
Mmeda, 145.
maerogiossuiii, 20, 169.
v M agulal.a, 153.
à' ahensia, 22, 162.
rjarastnia, 99.
vjastigostoma, 28.
“milia, 145.
v cpdon hipida, 85.
«fer
^«‘achanda, 6, 67 à 73.
«n ,ïæ
^“«oleia, 102, 103.
'anaguna, 141
{jSïrrs,!’ 01 ’ 8 "”-»’ * 3 '
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^°1aria, 157 •
^°da!’ïl6.n 9 7.
y«temera, ’l66.
{{«itcs, 54
Oedf b i asis ' ,5 °-
°ft? x ,V 35 -
». «■
Onebala, 78.
Ophideres, 145.
* Ophiusa, 146.
Opogona, 37 à 41.
* Orneodcs, 53.
Orthoetha, 36.
Oruza, 22, 137.
Oxycrates, 72, 73.
Ozarba, 23, 137.
Ozola, 22, 130.
Pachnistis, 80.
Pagyda, 110.
Palpita, 105.
Papilio, 19, 173.
Paraclada, 53.
Parallelia, 146.
* Parapistes, 79.
Pardomima, 105.
Parectopa, 44.
Parsadena, 141.
Perigea, 133.
* Petrodava, 125.
Phalanla, 20, 182.
Philcnora, 22, 163.
Pbilotis, 91.
Phycita, 22, 121, 122.
Pionea, 108, 115.
Platactis, 54.
Platyedra, 74.
Platypeplus, 84.
Platyptilia, 22, 23, 86.
Plusia, 143, 144.
Plutella, 46.
Polydcsma, 149.
Polygrammodes, 109.
Polyhymno, 76.
Portbesia, 22, 131.
Prays, 47.
Problepsis, 127.
Prodotis, 147.
Proganarma, 30.
Progonia, 157.
Prolerodesma, 30.
Psara, 22, 24, 110 à 114.
Pterophorus, 87.
Ptyomixia, 119.
Pycnarmon, 98.
Pyralis, 90.
Pyrausta, 22 115.
Pyroderces, 61 à 64.
Rhesala, 153.
Khodoneura, 22, 88.
Rhodogastria, 22, 166.
Rivula, 150.
Salcbria, 118.
Sarrothripus, 141.
Scalmatica, 29.
Scardia, 30.
Scardamia, 22, 126.
Schizovalva, 77.
Scopula, 23, 127, 128.
* Seousio, 147.
Setoinorpha, 28.
Siccia, 163.
* Simaclbis, 48.
Simplicia, 156.
Spatulosia, 23, 163.
Sphenarchcs, 86.
Source : MNHN, Paris
206
H. LEGRAND
Spodoptera, 135, 136.
Sporadarthra, 30.
Stagmatophora, 59 à 61.
Stathmopoda, 25, 49, 50.
Stegasta, 74.
Stemorrhages, 107.
Stcnia, 90, 97.
Sterrha, 129.
Stictopera, 140.
Stigmella, 27.
Sufetula, 98.
Syllepta, 104, 105.
Synclera, 99.
Syngamia, 100.
Syntarucus, 177.
Syrrhodia, 125.
Tarache, 21, 137, 138.
Temnora, 169.
Tephrina, 125.
Terastia, 108.
Thalassodes, 129.
Thiotricha, 75, 76.
Tinea, 27, 28, 29.
Trachonitis, 120.
Trichoptilus, 86.
Trichotaphc, 79.
Trigonodes, 147.
Udea, 115.
Uresiphita, 114.
Utethcisa, 20, 22, 163 à 166.
Vanessa, 180.
Xenimpia, 125.
* Ypsolophus, 79.
Zebronia, 25, 97.
Zeuxinia, 153.
* Zinckenia, 98.
Zizeeria, 178.
Zizula, 177.
3. — Espèces, sous-espèces et morphes
I.cs noms précédés d'un astérisque indiquent soit une synonymie, soit
tion inexacte ou douteuse, soit encore un nom invalide, etc.
ablactis, 115.
abruptalis, 100.
acarta, 54.
acliaris, 126.
acris, 60.
admigratella, 89.
aegrota (subsp.), 156.
aeschrina, 154 à 156.
acthiopica (subsp.), 182.
* afflictalis, 101.
africana (subsp.), 184.
agrammaria, 129.
albistriata, 51.
aldabrae (Ozarba), 137.
aldabrae (Perigea), 133.
aldabralis (subsp.) (Iridoplitis), 131.
aldabralis (subsp.) (Analyta), 107.
aldabralis (Nacoleia), 103.
aldabrana (Leucoptera), 31.
aldabrana (Rhodoneura), 22, 88.
aldabrana (Fodina), 22, 150.
aldabranus (subsp.) (Eagris), 171.
aldabrella, 70.
aldabrensis (Belenois), 21, 175.
aldabrensis (Eilema), 162.
aldabrensis (subsp.) (Eurema), 176.
aldabrensis (Ischnurgcs), 109.
aldabrensis (subsp.) (Philolis), 91.
aldabrensis (Pterophorus), 87.
aldabrensis (Rhodogastria), 22, 166.
aldabrensis (subsp.) (Uletheisa), 22, 164.
alixella (subsp.) (Copromorpha), 51.
alluaudi, 20, 169.
amblopis, 82.
amethystina, 116.
anastomosalis, 108.
anella, 125.
anCraetuosa (subsp.), 147.
angelica, 44.
a'„TJ
i, 146.
49.
ctylus, 86.
o..v. u ...arginata, 140.
antithetica, 129.
apicale, 22, 88.
apicimacula, 139.
aprobola, 84.
arbogastes, 18, 173.
arenella, 54.
argentin igrella, 69.
annigera, 136.
aroealis, 100.
aspiciens, 128.
assultat, 137.
i, 166.
l, 54.
auriferella, 49.
auronivellus, 22, 89.
aurora, 170.
autocentra, 73.
baeticus, 176.
barbicrl, 117.
basalis, 113.
beauvalloncnsis, 141.
beverrasella, 33.
bialbipunctella, 60.
biclav
, 49.
bicolorana, 150.
bifasciata, 147.
binotalis, 107.
biplaga, 144.
bipunctalis, 113.
blitealis, 117.
blumenzwcigella, 77.
détermina-
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DI
5S ÎLES SEYCHELLES ET D’ALDABRA 207
* bolinoïdes, 152.
oorbonica, 172.
Jotanodes, 73.
Prachymorpha, 87.
“feviuscuia Ml.
“ r ‘gilta, 175.
“ninneolineata, 81.
Dr unneopunctella, 08.
deducta, 127.
deerraria, 125.
defectalis, 85.
delhommealis, 111.
delta, 148.
derogata, 104.
diaphana, 22, 98.
dichalina, 49.
calidalis 101
calidella, 88’.
ïoii. anni, 152.
'"gr ni K 107.
' al ypta, 36.
'ancellaüs, 108.
«andida 136.
jandidella (morph.), 75.
canuisalis, 95.
'apensis, 107, 133.
' a fdu,, i 80-
Caloîi aU,lalis ’ 114 -
' al ella, 146.
ca utclla, 119.
coh V ' nalis ’ 94 •
CPln*"®’ 25 > 181.
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«Phalonica, 124
chil ag0sali s. 32.
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c? r «Mlis, 103.
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SffifS 184 -
c *tri, 47
fe/'ila. 135.
c»*a, 22, 86.
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S» 1 ™.,, 131.
“«“S'S’S-
cribp Si P al Pena, 78.
erW ria - '66.
is-
gsa
digitata, 53.
* dimidiâtella, 37.
dimorpha (Platyptilia), 87.
dimorpha (Rivula), 150.
discistriga, 140.
* disparilis, 19.
* diva, 164.
diversoplaga, 61.
dnopheralis, 104.
dominicanus (subsp.) (Amauris), 25,184.
dorippus (morpbe) (Danaus),»184.
duponti 21, 106.
ecthoemata, 116.
effera, 80.
elata, 163.
ensifera, 38.
•epastalis, 102.
epiclelia, 180.
epilampra, 49.
erebusalis, 159.
ergatica, 82.
erosa, 151.
erythralis, 93.
eson, 170.
eurylata, 35.
euryplianta, 43.
* expeditalis, 109.
evanthides, 175.
externalis, 157.
extinctalis, 156.
extranea, 25, 148.
fabia, 144.
farinalis, 90.
fatela (subsp.), 163.
* ferrugalis, 115.
firnia, 63.
llava 151.
* flavofascialis, 92.
llavofasciata, 59.
floeschlalis (subsp), 95.
(lorea, 37.
florella, 20, 174.
floretclla, 60.
(loricola, 176.
floridalis, 101.
forcstan, 18, 173.
formicatella, 46.
formosella, 42.
fortunata, 73.
fovealis, 95.
francenclla, 48.
frenettalis, 112.
fricata, 39.
dauh a,,Us> 174.
dece^^'a. 10.
d c S alls . 13.
<Z:rë. 138 -
fridaëlla, 76.
frugalis, 149.
fulgidella, 72.
fulvocapitclla, 80.
fulvoradiella, 73.
fumata, 73.
Source : MNHN, Paris
208
H. LEÜRANI
fumosa, 169.
fuscipunrtella, 30.
fuscolarosalis, 115.
gaflana, 147.
* gaika, 177.
gemella, 172.
gerbcrae, 127.
gerberanella, 60.
gerberella, 68.
* gilvata, 114.
glaciata, 73.
glaucinans, 149.
glomerata, 34.
gloriosella, 121.
glyptalis, 152.
gossypiella, 74.
gratiosa, 48.
* griseata, 95.
griseoplaga, 143.
gypsatma, 28.
harpalca, 40.
heliogramma, 38.
liermatias, 38.
hieroglypta, 59.
* holoxanthalis, 110.
hormathota, 54.
hortulana, 79.
hydraula, 73.
hygrantis, 83.
hylas, 168.
hylax, 177.
hyppasia, 147.
inutiles, 79.
iehnora, 39.
. 145.
ilarcha, 59.
* illisalis, 108.
inimiina (inorplie) (Hypolimnas), 181.
* imparata, 153.
inangulata, 149.
* inarcualis, 136.
inarcolalis, 156.
inaria (morphe) (Hypolimnas), 181.
incoloralis, 106.
incultana, 84.
indica, 105.
indicata, 103.
inexcisata, 22, 130.
inllexalis, 156.
ingeniosa, 59.
insertella, 30.
inspersaiis, 101.
insulana, 145.
insularella, 118.
intrepida, 54.
ioloncha, 79.
irenica, 38.
irregularis, 119.
irrorala, 151.
isotacta, 66.
jonosei'lai 63.
jourdani, 160.
laclea. 22, 164.
lactiflua, 39.
* laesaria, 130.
lancinalis, 109.
laportei, 96.
largoplaga, 43.
leda, 184.
légitima, 83.
legrandi (Platyptilia), 23, 86.
iegrandi (O/.arba), 23.
legrandi (Apothriguna), 23, 141.
legrandi (Audea), 23.
legrandi (Seopula), 23, 128.
legrandi (Spatulosia), 23, 163.
legrandi (subsp.) (Acraea), 23, 178.
lciglii, 23. 169.
leontianella, 77.
leptomeres, 86.
leucaspis, 83.
* leucosticha, 132.
* leucostrigona, 98.
leueospliacnoldes, 25. 133.
limbaiis, 114.
limbircna, 144.
lineata, 123.
lineola, 157.
lionnetalis, 24, 110.
* liophanes, 87.
liralis, 95.
litloralis, 135.
locbaca, 30.
longalitella, 62.
longidentifera, 132.
longipalpalis, 158.
longodivisella, 72.
Ioriiatclla, 41.
lotrix, 20, 166.
* luoicolor, 125.
lunifera, 142.
lustralis, 46.
luxuriosa, 44.
* iysimon, 178.
, 133.
180.
i (Pyrausta), 22, 115.
i (Psara), 22, 111.
.s (subsp.) (Endotncha), 92.
maheta (subsp.) (Eagris), 171.
maillardi, 134.
• malathana, 177.
malgassica ( Iridoplitis), 131.
malgassica (Tarache), 137.
malvac, 145.
manihotalis, 90.
(Arrade), 159.
massalis (Loxostcgc), 114.
masurialis, 157.
materna, 145.
mauritia (Sarrotliripus), 141.
mauritia (Spodoptera), 135.
Source : MNHN, Paris
LÉPIDOPTÈRES DES ÎLES SEYCHELLES ET D’ALDABRA 209
J^eéalaurata, 45.
«•eianodactyla, 52.
nieliccrte, 14(i.
“endax, 149.
■nellonclla, 125
^enaiella, 57.
njenaiensis, 127.
“ercatoria, 146.
"ïcsentcrialis, 92.
„ |"etallicata, 126.
meteoris, 47.
njethodica, 35.
" «ticulosalis, 108.
'Toscopica, 156.
Jüjcrosema, 81.
î^ftica, 132.
“"egii, 125.
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odilella, 120.
oenone, 25, 181.
olivescens, 150.
operculella, 75.
ornatalis, 99.
oritliya, 180.
osiris (Hippotion), 170.
osiris (Euclirysops), 177.
ovipennis, 150.
pachyspila, 29.
pagetodes, 30.
pansalis, 153.
parolea, 44.
partita, 152.
patrosalis, 157.
pauperata, 133.
peckoveri, 169.
pectinata, 22, 131.
pectinicornella, 22, 121.
pedestrella, 50.
peltastica, 84.
pentaplaca, 43.
perbrunnealis, 22, 93.
* percitraria, 22.
pernigra (morphe) (l’vroderces), 62.
pernigra (morphe) (Stictopera), 140.
perplexa. 137.
pcrplexalis, 22, 157.
* phaea, 132.
phaeoclialca, 39.
pliaeopteralis, 113.
plialanta, 182.
philiberti, 20, 182.
philippus, 176.
phoenicealis, 115.
phorbanta, 19, 173.
pirithous, 177.
plebeiana, 83.
plumbaginella, 69.
poecilocrossa, 129.
poecilosoma, 140.
poeyalis, 99.
polyphaga, 34.
polystrigella, 32.
•poutieri, 172.
prasinalis, 107.
probalactis, 37.
prodaubanella (subsp.) (Opogona), 40.
procax, 79.
prodelta, 73.
prolaüs, 23, 108.
prostieta, 44.
pseudofusella, 67.
puera, 159.
pulchclla (Eurema), 175.
pulchella (Utetheisa), 165.
pulchelloldes, 165.
pulinda, 125.
pumilio, 87.
punctilimbalis, 91.
punctipennis, 163.
punctatalis, 97.
pusiUidactyla, 86.
putrisalis, 101.
pyrosalis (subsp.) (Philotis), 91.
quaestoria, 47.
(|uatcrnalis, 105.
quincyella, 48.
Source : MNHN, Paris
210
rachiastris, 21, 138.
radamalis, 91.
ragusana, 139.
* ragusanoïdes, 139.
ramburialis, 114.
ranavalona, 179.
recurvalis, 98.
renatella, 120.
repanda, 148.
repandatella, 61.
rhadama, 180.
rhodothicta, 36.
rhombocosma, 44.
rhothiaula, 38.
rimosa, 29.
rivula, 138.
* roederi, 142.
rogeri, 19, 183.
rorida, 34.
roseostrigella, 36.
* rubricans, 151.
rubrosignata (morphe) (Utetheisa), 165.
rupestre, 22, 137.
* ruralis, 100.
rusticula, 82.
rutella, 28.
sabadius, 171.
sabinusalis, 104.
sacchari, 39.
saccharine, 124.
safranella, 74.
saucropls, 28.
savyalis, 6, 101.
scabrella, 119.
scaligera, 36.
schcmatias, 74.
selacta, 37.
seminata, 79.
serena, 128.
sericea, 107.
seychellalis, 20, 22, 109.
seychellarum (Mahensia), 22, 162.
* seychellarum (Phalanta), 182.
seychcllellus, 89.
seychellensis (Alucita), 53.
seychellensis (Nyctemera), 166.
sicaria, 30.
signata, 144.
simpsonella, 55, 56.
sindonia, 66.
sinuata, 106.
sladeni, 130.
sordida, 94.
sounanalis, 110.
sparsipunctata, 127.
speciosa, 20, 166.
speciosella, 55.
spectrata, 77.
squalida, 160.
squamosa, 150.
stereoina, 84.
stlbolcpida, 129.
si illata, 130.
stolalis, 106.
stolida, 147.
straminea, 105.
strigata, 158.
subamicalis, 22, 106.
* subcervinella, 39.
subfusca, 22, 163.
subharpalea, 65.
* subretracta, 20, 166.
subtenuis (subsp.), 76.
sultana, 39.
superdaubanella (subsp.), 40.
superharpalea, 65.
syrtopa, 73.
systematicella, 71.
tabcrnalis, 29.
tabernatella, 41.
tamsi, 20, 168.
tarachoïdes, 142.
tarsota, 37.
tarzanae, 161.
•telicanus, 177.
temenitis, 83.
tenera, 127.
tentoria, 60.
tenuis, 75, 76.
terpsicore, 23, 178.
testulalis, 109.
* thalassinalis, 107.
thaleropis, 67.
theclata, 130.
thermesina, 152.
tibiale, 22, 88.
tirantella, 45.
tirhaca, 146.
toinoea, 30.
torrida, 146.
tournefortiaecolella, 58.
transobliquella, 122.
trapezalis, 100.
trebiusalis, 100.
tricapna, 53.
trichodora, 35.
tricoloralis, 99.
tridora, 44.
tritonalis, 107.
trixantha, 68.
trizonata, 125.
trochoca, 29.
tropicatella, 27.
umbricola, 149.
undalis, 108.
* undata, 149.
unionalis, 165.
univocalis, 98.
•valida, 141.
varialis, 158.
variana, 74.
* venilialis, 100.
vidoti, 161.
virescens, 168.
* vulgalis, 103.
wahibergi, 86.
xanthia, 159.
xenica, 36.
xylostella, 46.
yerburli, 135.
zandophora, 105.
zchrina, 32.
zcllcri, 138.
zinckcnella, 119.
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LÉPIDOPTÈRES
ILES SEYCHELLES ET
D’ALDABRA
Planches
Source : MNHN, Paris
PLANCHE I
1. L'arrivée à l’île Mahé : Victoria, sa capitale et son principal
massif montagneux, le Morne seychellois (920 m) et les Trois Frères
(800 à 846 m).
2. — Sur l'île Mahé : La route de Victoria à Beau-Vallon.
3. Ile Mahé : Plage de Beau-Vallon.
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mémoires du muséum.
Série A. Tome XXXVII.
PI. I
LÉPIDOPTÈRES DES ILES SEYCHELLES ET D’ALDABRA
Source : MNHN, Paris
PLANCHE II
1- — Une île granitique : Silhouette.
2. Dans 1 archipel de Cosmoledo : Les «champignons# de l’îlc
Moustique.
3. — Aldabra à marée haute.
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MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série A. Tome XXXVII.
PI. II
lépidoptères des îles seychelles et d’aldabra
Source : MNHN, Paris
PLANCHE III
1) Leucoplera aldabrana n. sp., type 3 (4 mm). — 2) Erechtias zebrina
Butler (8 mm). — 3) Oinophila polyslrigella n. sp., allot. Ç (7 mm). —■
4) 0. bcverrasella n. sp., type 3 (13 mm). — 5) Decadarchis polyplogo
n. sp., type 3 (7 mm). — 6) Lyonelia probalactis Meyrick (7 mm). —'
7) Opogona sultana Meyrick (10 mm). — 8) 0. harpalea Meyrick, ?
(12 mm). — 9) 0. lornalella n. sp., type <? (9 mm). — 10) Lilhocolletis
formosella n. sp., allot. Ç (7 mm). — 11) Acrocercops martaëlla n. sp., type 3
(6 mm). — 12) Caloplilia prosticta Meyrick (8 mm). — 13) Thiotricha
tenuis Walsingham, forme typ. (8 mm). — 14) T. lenuis candidella n.
morph. (8 mm). — 15) T. tenuis subtenuis n. subsp. (17 mm).
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PI. III
LÉPIDOPTÈRES DES ILES SEYCHELLES ET D’ALDABRA
Source : MNHN, Paris
PLANCHE IV
1) Caloplilia megalaurala n. sp., allot. ? (10 mm). — 2) Eretmocera
albistriala n. sp., allot. Ç (10 mm). — 3) Caloplilia tiranlella n. sp., type 3
(7 mm). — 4) Stagmatophora ilarcha Meyrick (10 mm). — 5) S. hieroglyptu
Meyrick (9 mm). — 6) Pyroderccs repandatella n. sp., parat. (9 mm).
7) Stagmatophora diversoplaga n. sp., parai. (10 mm). — 8) Pyroderces
firma Meyrick (10 mm). — 9) P. jonesella n. sp., parat. Ç (12 mm). —
10) Lymnaecia subharpalea n. sp., parat. £ (12 mm). — 11) L. snperhar-
palea n. sp., parat. Ç (13 mm). — 12) Metachanda gerbcrella n. sp.»
parat. Ç (10 mm). — 13) M. brunncopunctella n. sp., parat. <J (9 mm).
14) M. aldabrella n. sp., type c? (11 mm). — 15) M. coëtivyella n. sp.»
type $ (13 mm).
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PI. IV
lépidoptères des îles seychelles et d-aldabra
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PLANCHE V
1) Melachanda fulgidella n. sp., type cj (9 mm). — 2) Oxycrates
longodivisella n. sp., type J (7 mm). — 3) 0. /ulvoradiella n. sp., allot. ?
(9 mm). — 4) Gelechia safranella n. sp., type? (12 mm). — 5) Acrocercops
pcntaplaca Meyrick (G mm). — 6) Immu francenella n. sp., allot. 9(17 mm).
— 7) Stathmopoda epilampra Meyrick (10 mm). — 8) S. morelella n. sp.,
type 9 (19 mm). — 9) Odites arenella n. sp., type £ (13 mm). — 10) Alucila
melanodaclyla n. sp., parat. 9 (10 mm). — 11) A. seychellensis B. Fletcher
(14 mm). — 12) Epiphractis speciosclla n. sp., type 9 (17 mm). — 13) Poly-
hymno colorata n. sp., parat 9 (10 mm). — 14) Schizovalva leonlianella
n. sp., type <J (8 mm). — 15) Trichotaphe seminata Meyrick (10 mm).
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PI. V
lépidoptères des îles seychelles et d-aldabra
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PLANCHE VI
1) Trichotaphe hortulana Meyrick (10 mm). — 2) Pachnistis fulvoca-
pitella n. sp., parat. $ (12 mm). — 3) Brachmia brunneolineala n. sp.,
parat. $ (11 mm). — 4) Platyptilia claripida Meyrick (17 mm). — 5) P-
legrandi Bigot, parat. $ (10 mm). — 6) Plaiypeplus aprobola Meyrick, $
ex-larva (18 mm). — 7) Bactra légitima Meyrick cî (15 mm). — 8) Eccopsis
incullana Walker Ç (15 mm). — 9) Conioslola slereoma Meyrick ? (12 mm).
10) Bigolianellasimpsonella n. sp., type$(ll mm). —11) B. menaiellan. sp.»
parat. Ç (7 mm). — 12) Cosmopteryx flavo/asciata Wollaston (6 mm). '
13) Culladia admigratella Walker, $ ex-larva (12 mm). — 14) Bradina
liralis n. sp., parat. <? (16 mm). — 15) B. cauvinalis n. sp., parat. $
(26 mm).
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A. Tome XXXVII.
PI. VI
ï
LÉPIDOPTÈRES DES ILES SEYCHELLES ET D’ALDABRA
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PLANCHE VII
1) Diasliclis savyalis n. sp., allot., $ (16 mm). — 2) Stenia laportei
n. sp., parat. ? (10 mm). — 3) S. punctatalis n. sp., parat. ? (14 mm).
4) Epipagis prolalis Viettc cl Legrand parat. Ç (12 mm). — 5) Pagyda
sounanalis n. sp., parat. Ç (18 mm). — 6) Pyrausla luscolarosalis n. sp.,
type <3 (9 mm). — 7) Noordu barbicri n. sp., parat. Ç (12 mm). — 8) Opo-
gona sacchari Bojer (14 mm). — 9) Ptyomixia irregularis n. sp., type $
(17 mm). — 10) Trachonilis renatclla n. sp., parat. <J (18 mm). — 11) T. odi-
lella n. sp., parat. <$ (20 mm). — 12) Phycita gloriosella n. sp., parat. ?
(21 mm). — 13) P. Iransobliquella n. sp., parat. $ (13 mm). — 14) Anerastia
nigropunclata n. sp., allot. $ (20 mm). —15) Pycnarmon diaphana Cramer
Ç(25 mm).
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PL VII
lépidoptères des îles seychelles et d’aldabra
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PLANCHE VIII
1) Endotricha mesenlerialis mahensis Whalley 3 (20 mm). — 2) Phycitd
pedinicornella Fryer $ (37 mm). — 3) Crocidolomia binolalis Zeller, ex-
larva 3 (21 mm). — 4) Isocentris seychellalis B. Fletcher $ (20 mm). - 7 "
5) Nausinoë capensis Walker $ (19 mm). — 6 ) Aelhaloessa floridalis
Zeller (18 mm). — 7) Syngamia abruptalis Walker (18 mm). — 8 ) PoliJ-
grammodes jeannelalis Marion et Viette ? (36 mm). — 9) Nacoleia alda-
bralis Viette (21 mm). — 10) Cirrhochrisla pcrbrunnealis B. Fletcher 3
(30 mm). — 11) C. mulleralis Legrand, type Ç (30 mm). — 12) Syll^ a
derogala Fabricius Ç (28 mm). — 13) Diaphana duponli Joannis $ (32 mm)-
— 14) D. subamicalis B. Fletcher Ç (33 mm). — 15) Pardomima zanclo-
phora Martin ? (32 mm).
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PI. VIII
lépidoptères des îles seychelles et d’aldabra
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PLANCHE IX
1) Psara delhommealis n. sp., parat. 3 (20 mm). — 2) P. lionnelalis
n. sp., allot. Ç (19 mm). — 3) P. frenettalis n. sp., allot. $ (28 mm). —
4) P. basalis Walker $ (22 mm). — 5) Ischnurges lancinalis aldabrensis
Viette $ (22 mm). — 6) Tephrina pulinda decrraria Walker <? (21 mm). —
7) Chloroclystis oceanica oceanica Ilerbulot, parat. $ (12 mm). — 8 ) C. o.
aucta Herbulot, parat. ÿ (13 mm). — 9) Colocleora acharis Herbulot,
parat. <? (25 mm). — 10) Thalassodes anlithetica Herbulot cJ (25mm).
— 11) Problepsis deducla Herbulot, parat. $ (23 mm). — 12) Scopula
legrandi Herbulot, parat. $ (20 mm). — 13) Comoslolopsis stillata
modesta Herbulot, type $ (13 mm). — 14) Iridoplitis malgassica alda-
bralis n. subsp., parat. (J (35 mm). — 15) Ethmia nigroapicclla Saalmüller
? (21 mm).
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A. Tome XXXVII.
PI. IX
lépidoptères des îles seychelles et d-aldabra
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PLANCHE X
1) Zebronia mariae helenae n. sp., type Ç (28 mm). — 2) Stagmatophora
gerberanella n. sp., allot. Ç (7 mm). — 3) Omphisa anastomosalis Guenée ?
(35 mm). — 4) Diaslictis inspersalis Zeller (22 mm). — 5) Chloroclystis
gcrberac n. sp., type ? (17 mm). — 6) Synclera univocalis Walker (22 mm).
— 7) Hedylepta dnophcralis Mabille, <? ex-larva (20 mm). — 8) Argina
cribraria Clerck, <$ ex-larva (28 mm). — 9) Siccia punctipennis Wallengren
(21 mm). — 10) Utetheisa data falela Jordan $ (40 mm). — 11) U. ladea
aldabrensis B. Fletcher (40 mm). — 12) U. pulchelloïdes Hampson (de
l’île Desroches) (35 mm). — 13) Cephonodes hylas virescens Wallengren, ?
(52 mm). — 14) Epipagis cancellalis Zeller Ç (14 mm).
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V
LÉPIDOPTÈRES DES ILES SEYCHELLES ET D’ALDABRA
PLANCHE XI
1) Callopislria crislata n. sp., parat. $ (20 mm). — 2) Ozarba aldabrae
Berio, parat. $(18 mm). —3) Autolarache decoripennis Mabille $(18 mm).
— 4) Eulocastra neoexcisa Berio $ (15 mm). — 5) Apothriguna legrandi
Berio, parat. $ (15 mm). — 6) Parsadena beauuallonensis n. sp., parat. $
(17 mm). — 7) Cultripalpa partita Guenée <J (30 mm). — 8) Rivula bico-
lorana n. sp., parat. $ (15 mm). — 9) Bryophilopsis griseoplaga n. sp.,
parat. $ (22 mm). — 10) Hypena sirigala Fabricius $ (25 mm). —•
11) Fodina aldabrana Fryer $ (25 mm). — 12) Ilypcna varialis Walker $
(25 mm). — 13) Gracilodes nysa Guenée $ (37 mm). — 14) Catephia
squamosa Wallengren $ (35 mm). — 15) Nyclemera seychellensis Hampson
(J (32 mm).
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MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série A. Tome XXXVII.
PI. XI
■?rf
LÉPIDOPTÈRES DES ILES SEYCHELLES ET D’ALDABRA
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PLANCHE XII
1) Achaea catella Guenée $ (55 mm). — 2) A. mercaloria Fabricius 3
(42 mm). — 3) A. mercaloria Fabricius Ç (50 mm). — 4) Celama jourdani
n. sp., parat. Ç (22 mm). — 5) C. tarzanae n. sp., parat. 3 (22 mm). —'
6 ) C. vidoli n. sp., parat. $ (23 mm). — 7) Colotis cvanthides 3 Holland
(30 mm). — 8) Êurema brigilta pulchella BoisduvalcJ (32 mm). — 9) E. flo-
ricola aldabrensis Bernardi 3 (36 mm).
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PI. XII
lépidoptères des îles seychelles et d-aldabra
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PLANCHE XIII
1) Nephele leighi Joycet et Talbot $. — 2)
Butler. 3) Macroglossum alluaudi Joannis,
Grandeur naturelle.
Temnora fumosa peckoveri
type Ç.
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mémoires du muséum.
Série A. Tome XXXVII.
PI. XIII
lépidoptères des îles seychelles et d-aldabra
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PLANCHE XIV
1) Hippolion osiris Dalman. — 2) H. eson Cramer. — 3) Eagris
sabadius maheta Evans. — 4) Belenois aldabrensis Holland <J.
Grandeur naturelle.
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MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série A. Tome XXXVII.
PI. XIV
lépidoptères des îles seychelles et d-aldabra
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PLANCHE XV
1) Papiliû phorbanta nana Ch. Oberthür (exemplaire <J du British
Muséum). — 2) Euplaea mitra Moore tJ. — 3) Coeliadcs forestan arbogastes
Guenée.
Grandeur naturelle.
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PI. XV
LÉPIDOPTÈRES DES ILES SEYCHELLES ET D’ALDABRA
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PLANCHE XVI
I) Acraea lerpsicore legrandi Carcasson, parat. <?. — 2) A. t. legrandi
Carcasson, parat. $. — 3) A. ranavalona Boisduval S- — 4) A. ranavalona
Boisduval $. — 5) Phalanta philiberti Joannis, parat. — 6) P. phalanta
Drury aethiopica Fox, <? (Aldabra). — 7) P. phalanta Drury aethiopica
Fox, ? (Aldabra).
Grandeur naturelle.
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. Série A. Tome XXXVII.
PI. XVI
lépidoptères des îles seychelles et d’aldabra
Source : MNHN, Paris
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