Source : MNHN, Paris
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Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
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Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES
DU
MUSÉUM NATIONAL
D’HISTOIRE NATURELLE
Série A, Zoologie
TOME XLVI
PARIS
ÉDITIONS DU MUSÉUM
38, rue Geofiroy-Saint-Hilaire (V e )
1967-1968
Source : MNHN, Paris
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Source : MNHN,
TABLE DES MATIÈRES
Pages
Fascicule 1
P. Robaux. Contribution à l’étude des Acariens Thrombidiidae d’Europe. 1-124
Fascicule 2
J.-L. Amiet. Les groupements de coléoptères terricoles de la haute vallée
de la Vésubie. 125-213
Fascicule 3
C. Jeanson. Essai de pédozoologie expérimentale : morphologie d’un sol
artificiel structuré par les Lombricides. 214-357
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
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MÉMOIRES
DTI
MUSÉUM NATIONAL
D’HISTOIRE NATURELLE
NOUVELLE SERIE
Série A, Zoologie
TOME XLVI
FASCICULE 1
P. ROBAUX
CONTRIBUTION A L’ÉTUDE
DES ACARIENS THROMBIDIIDAE D’EUROPE
I. Etude des Thrombidions adultes
de la Péninsule Ibérique
II. Liste critique des Thrombidions d’Europe
PARIS
EDITIONS DU MUSEUM
38, rue Geoffroy-Saint-Hilaire (V°)
AVEC LE CONCOURS DU
CENTRE NATIONAL DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
1967
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES
DIT
MUSÉUM NATIONAL
D’HISTOIRE NATURELLE
NOUVELLE SERIE
Série A, Zoologie
TOME XLVI
FASCICULE 1
PARIS
EDITIONS DU MUSEUM
38, rue Geoffroy-Saint-Hilaire (V e )
AVEC LE CONCOURS DU
CENTRE NATIONAL DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
1967
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DD MUSÉUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE
Série A. Zoologie. Tome XLVI. Fascicule 1. — 1967
CONTRIBUTION A L’ÉTUDE
DES ACARIENS THROMBIDIIDAE D’EUROPE
I. Etude des Thrombidions adultes
de la Péninsule Ibérique
II. Liste critique des Thrombidions d'Europe
par
Pierre ROBAUX
Attaché de Recherches au C. N. R. S.
Laboratoire d’Ecologie Générale, Brunoy
Dans le cadre d’une révision générale des Thrombidiidae d’Europe, M. le
Professeur H. Franz, de l’Université de Vienne (Autriche), a bien voulu nous
confier un important matériel qu’il a récolté en Espagne au cours de nombreux
séjours. Nous tenons à lui exprimer nos bien sincères remerciements pour la
confiance qu’il nous a témoignée en nous remettant cette collection.
Aux récoltes précédentes sont venues s’ajouter celles de M. H. Coiffait de
Toulouse (France), que nous tenons également à remercier ici pour sa pré¬
cieuse collaboration puisqu’il a bien voulu nous faire parvenir non seulement
ses récoltes espagnoles mais aussi celles qu’il a effectuées au Portugal.
A ces collections sont venues s’ajouter en 1965, nos propres récoltes. Celles-
ci ont été réalisées lors d’un séjour dans le Nord de l’Espagne où nous avons
étudié sur le terrain, plus particulièrement, le comportement de nombreuses
espèces de Thrombidions adultes.
Les individus ainsi parvenus au Laboratoire d’Ecologie Générale du Muséum
National d’Histoire Naturelle de Paris sont représentés par un peu moins de
1000 individus qui se classent en 9 sous-familles comprenant 23 genres ren¬
fermant 43 espèces dont 10 sont nouvelles.
Les récoltes effectuées concernent un très grand nombre de stations (plus
de 250) réparties sur l’ensemble de la Péninsule Ibérique : c’est dire l’impor¬
tance des biotopes qui ont pu être visités (surtout lorsqu’on connaît l’impor¬
tance des variations climatiques qui régnent sur l’ensemble de la Péninsule).
Dans un tout autre ordre d’idées, il est utile de signaler que nos premières
études sur la faune européenne des Acariens Thrombidiidae nous inclinent à
penser que les genres classiques basés au départ sur des matériaux d’Europe
occidentale sont actuellement très insuffisants et mal adaptés : il devient très
difficile parfois d’assurer que telle ou telle espèce appartient à tel ou tel genre.
Il nous faudra donc, dans les prochaines années, à partir des matériaux afri-
Source : MNHN, Paris
P. ROBAUX
cains et américains, élargir et préciser les cadres génériques. Cela nous con¬
duira probablement, sinon à restreindre, du moins à améliorer les conceptions
des genres européens classiques.
Après les travaux nombreux et excellents d’auteurs comme Berlese, Feider,
André, pour ne citer qu’eux, ce mémoire aura pour but, d’une part de montrer
l’originalité d’une faune réduite à un territoire relativement petit et géogra¬
phiquement assez bien isolé, d’autre part, de commencer à comparer entre
elles l’ensemble des formes européennes et, dans un avenir plus ou moins
proche, de comparer l’ensemble de ces formes avec la totalité des formes mon¬
diales.
Le grand nombre de formes découvertes par le Professeur H. Franz et
M. H. Coiffait est surprenant. Cela tient essentiellement aux qualités et aux
soins méticuleux dont ces deux auteurs ont fait preuve dans leurs recherches.
Cependant si les espèces sont, dans leur majorité, déjà connues d’Europe, il
faut constater que sur 43 espèces, dix sont nouvelles et que plus de dix espèces,
considérées jusqu’à présent comme rares, ont été récoltées de nouveau. Cela
suffit à démontrer, je crois, que sur l’ensemble du continent européen nous
sommes loin de connaître encore toutes les espèces : à première vue il semble
qu’il existe une grande unité dans les formes pour l’ensemble de l’Europe.
L’Australie, étudiée par Hirst et Womersley, montre également une grande
unité dans son ensemble. Les continents africain et sud-américain, à la lueur
des premiers travaux, nous laissent entrevoir d’autres unités, très différentes
de celles des deux continents précédents : il y a en effet abondance de formes
extrêmement variées.
Les Thrombidiidae que nous étudions ici, ont une taille variant entre le
demi millimètre et 4 millimètres. Nous ne reviendrons pas ici sur leur mor¬
phologie générale qui a été traitée en détail par Feider (1955) dans son
mémoire sur la Faune des Thrombidiidae de la République Populaire Rou¬
maine. Il nous faut toutefois préciser que les Thrombidions, à l’état adulte, sont
de couleur rouge, qu’ils vivent le plus souvent dans des zones humides et
obscures : on les considère, d’ailleurs à juste titre, comme endogés. Mis à
part les Allothrombiinae et quelque Thrombidiinae s. st., ils n’apparaissent,
en général, pas à la surface du sol. Leur biologie est mal connue : néanmoins
pour un très petit nombre d’espèces on connaît le cycle biologique que l’on
peut résumer ainsi : œufs — larves hexapodes (parasites d’invertébrés) —
nymphes — adultes. A ce dernier stade, on suppose que leur régime est essen¬
tiellement carnassier.
Ce mémoire est divisé en deux parties :
La première partie sera consacrée à l’étude systématique des Thrombidions
récoltés en Espagne : pour chaque sous-famille et pour chaque genre nous
proposons une diagnose basée, d’une part, sur les caractères classiques, d’autre
part, sur des caractères nouveaux (papille génitale, uropore, squelette du pénis).
Enfin, pour chaque espèce étudiée, nous nous sommes efforcés d’incorporer
au texte des tableaux récapitulatifs et de nombreuses figures.
La seconde partie consistera en une liste critique de tous les Thrombidions
connus d’Europe : ceux-ci sont classés par sous-familles et genres. Outre les
grandes lignes de répartition géographique, nous donnons les références de ce
que nous estimons être la diagnose la meilleure.
Source : MNHN, Paris
Fig. 1 : Thrombella lusitanien André. — Habitus, vue dorsale.
Source : MNHN, Paris
!« PARTIE
ETUDE DES THROMBIDIONS ADULTES DE LA PENINSULE IBERIQUE
LISTE DES GENRES ET ESPECES
DE LA PENINSULE IBERIQUE ETUDIES DANS CE MEMOIRE
Genre Thrombella Berlese
T. lusitanica André
Genre Nothrothrombidium Womersley
N. otiorum (Berlese)
Genre Tanaupodus Haller
T. passimpilosus Berlese
T. bifurcatus Cari
Genre Rhinothrombium Berlese
R. nemoricola (Berlese)
Genre Diplothrombium Berlese
D. longipalpe (Berlese)
D. delamarei Robaux
Genre Johnstoniana George
J. franzi n. sp.
Genre Euthrombidium Verdun
E. frigidum Berlese
Genre Podothrombium Berlese
P. spinosum Feider
P. peragile Berlese
P. hispanica n. sp.
P. barbuligerum n. sp.
P. incertum n. sp.
P. remyi n. sp.
Genre Dromeothrombium Berlese
D. coiffaiti Robaux
Genre Microthrombidium Haller
M. fasciatum Koch
M. marcandrei n. sp.
M. platgchirum Berlese
M. betschi n. sp.
M. corcyraeum Berlese
Genre Georgia Hull
G. pulcherrima (Haller)
G. mirabilis Willmann
Genre Platythrombidium Thor
P. fusicommum (Berlese)
Genre Echinothrombium Womersley
E. spinosum (Canestrini)
Genre Valgothrombium Willmann
V. confusum (Berlese)
V. major (Halbert)
Genre Mastothrombium Feider
M. oltenicum Feider
Genre Camerothrombidium Thor
C. sanguineum (Koch)
C. rasum (Berlese)
Genre Trichothrombidium Kobulej
T. muscarum (Ryley)
Genre Campylothrombium Krausse
C. barbarum (Lucas)
Genre Parathrombium Bruyant
P. megalochirum (Berlese)
P. massoudi n. sp.
Genre Caenothrombium Oudemans
C. vannieri n. sp.
Genre Dolichothrombium Feider
D. fournierae n. sp.
Genre Thrombidium Fabricius
T. holosericeum (Linné)
T. mediterraneum (Berlese)
T. geniculatum (Feider)
T. cancelai n. sp.
Genre Allothrombium Berlese
A. fuliginosum (Hermann)
A. méridionale Berlese
A. gracile Berlese
Source : MNHN, Paris
IR0MBID11DAE D'EUROPE
Famille des Thrombidiidae (Leach 1815)
Nymphes et adultes de cette famille se caractérisent par :
1) la pilosité dense sur tout le corps ;
2) la position du tarse palpaire qui s’oppose à la griffe terminale du tibia ;
3) le nombre d’articles du palpe : 5 ;
4) l’organe sensoriel sur la face dorsale du propodosoma : la crête méto-
pique, sur laquelle s’insèrent, le plus souvent, deux soies sensorielles (4 chez
les Johnstonianinae) ; la crête métopique se prolonge parfois en avant par une
lame recouvrant le gnathosoma ;
5) le nombre d’articles aux pattes : le plus souvent 6, parfois 5 ;
6) les chélicères formées de deux articles : le basal musclé et grand s’op¬
pose au distal transformé en une griffe falciforme, plus ou moins dentée sur
son bord ventral ;
7) la disposition des stigmates : ceux-ci s’ouvrent sur la partie dorso-
proximale des chélicères ;
8) la présence chez presque tous les adultes de trois paires de ventouses
génitales (2 paires chez les nymphes) ;
9) la présence chez tous les mâles d'un « pénis » chitineux à armature
complexe.
TABLEAU DES SOUS-FAMILLES
1) — Tarse avec pulvillus . Allothrombiinae
— Tarse sans pulvillus . 2
2) — Propodosoma avec crête métopique présente, encadrée par un scutum
ou libre . 3
— Crête rudimentaire réduite à 1 ou 2 protubérances (sur lesquelles nais¬
sent les soies pseudostigmatiques) ou bien la crête a entièrement dis¬
paru, 2 paires d’yeux ou aveugle . Thrombellinae
3) — Deux paires de pseudostigmates . 4
— Une paire de pseudostigmates . 5
4» — Hysterosoma avec 3 boucliers dorsaux, le tout formant une plaque. Pas
d’aréa sensilligère. Les deux paires de pseudostigmates en avant. Pas
d’yeux. 4 sortes de poils . * Notothrombiinae (*)
— Pas de boucliers dorsaux . Johnstonianinae
5) — Les pseudostigmates placés dans une aréa sensilligère . 6
— Les pseudostigmates non placés dans une aréa sensilligère . 7
6) — De chaque côté une paire d’yeux ou pas d’yeux . 8
— De chaque côté seulement un œil ou sans yeux . 10
7) — Crête linéaire, les 2/3 postérieurs de la crête dans un bouclier arrondi
de forme rhomboïdale. Pseudostigmates dans la partie la plus large de
ce bouclier, poils dorsaux épais, fourchus (les fourches ciliées) .
. * Calothrombiinae
— Crête habituelle linéaire . Tanaupodinae
8> — Pas d’yeux ; présence d'un naso . * Anomalothrombiinae
— Yeux sessiles ou brièvement pédonculés . Microthrombidiinae
— Chaque paire d’yeux sur pédoncule mobile . 12
9) — Aréa sensilligère plutôt en avant . 11
— Aréa sensilligère dans le milieu de la crête . Podothrombiinae
10) — Cuticule ornée de plaques arrondies sur chacune desquelles naît un
poil. Poils dorsaux raides, droits, styliformes. Yeux (une paire) et naso
. * Tanaupodasterinae
P) Les sous-famllles précédées d’un astérisque * ne sont pas étudiées dans ce travail.
Source : MNHN, Paris
P. ROBAUX
— Corps verraiforme, presque nu, pas d’yeux, vivent dans les eaux souter¬
raines . * Stygothrombiinae
11) — Poils en forme de brosse, barbulés, un bouclier dorsal secondaire à la
partie postérieure de l’hysterosoma . Euthrpmbidiinae
— Poils plats, barbulés sur les bords. Pas de bouclier secondaire, pas de
naso . ‘ Holcothrombidiinae
12) — Crête métopique prolongée en avant par une zone large renforçant le
vertex . Thrombidiinae
— Crête métopique simple (pas de renforcement antérieur) .
. Sericothrombiinae
Sous-Famille des THROMBELLINAE Thor 1935
Nous empruntons à Marc André (1958) la diagnose de cette sous-famille.
Propodosoma plus ou moins bombé, prolongé antérieurement par un naso,
le plus souvent sans crête métopique ; cette dernière lorsqu’elle est présente
reste limitée à une bandelette transversale plus ou moins développée, quelque¬
fois prolongée en arrière par deux bandelettes latérales divergentes réunies
entre elles par une ligne chitineuse postérieure transverse. Rarement un vestige
médian très réduit. Les deux soies sensorielles sont insérées au milieu du pro¬
podosoma, sur une proéminence commune ou sur deux protubérances séparées,
Fig. 2 : Thrombella lusilanica André. — Habitus, vue ventrale.
Source : MNHN, Paris
THROMBIDIIDAE D’EUROPE
situées entre les 2 paires d’yeux : ces derniers sont sessiles ou pédonculés,
rarement absents.
Hysterosoma généralement plat, allongé subrectangulaire, avec épaules à
peine accusées. Parfois avec excroissances ou processus latéraux, la cuticule
est lisse ou rugueuse, ou granuleuse et ridée. Les poils recouvrant le corps sont
le plus souvent simples, courts et pointus ou finement ciliés.
Deux genres européens appartiennent à cette sous-famille :
— Surface dorsale de l’hysterosoma sans dépression glandulaire .
. Nothrothrombidium
— Surface dorsale de l’hysterosoma avec dépression glandulaire .
. Thrombella
Genre Thrombella Berlese 1887
Diagnose du genre :
Face dorsale avec dépressions glandulaires circulaires situées dans le plan
médian et sur les bords latéraux et munies d’un plus ou moins grand nombre
de soies périphériques. Soies s’insérant directement sur la cuticule ou portées
sur de courts pédoncules. Tibia du palpe sans peigne. Deux paires d’yeux ses¬
siles.
Génotype : T. glandulosa Berlese 1887.
Thrombella lusitanica M. André 1944
Cette espèce, décrite en 1944 par Marc André d’après un exemplaire récolté
par A. de Barros Machado au Portugal, peut être considérée comme rare puis¬
qu’elle n’est représentée dans notre collection que par une douzaine d’exem¬
plaires.
4. B. C.
Fig. 3 : Thrombella lusitanica André. — Disposition des aréoles et des pores : A : face
dorsale ; B : face latérale ; C : face ventrale.
L’idiosoma a une longueur comprise entre 1055 p et 1630 p sur une largeur
de 535 p-960 p. Sur la face dorsale (fig. 1 et 3 A) (■), qui chez certains exem¬
plaires est plate, chez d’autres concave, sont distribuées des aréoles plus ou
moins ovales qui correspondent probablement à des glandes situées sous la
cuticule : nous en comptons 16 (2 X 6 latérales, 4 médianes). Face ventrale
nous en dénombrons 10 (fig. 2 et 3 B) : une paire à la base des coxae I-II, une
(1) Les habitus flg. 1 et 2 sont dus à M. C. Poivre, dessinateur principal de M. le profes¬
seur Delà u are Dbboutteville. Nous l’en remercions bien vivement.
Source : MNHN, Paris
>. ROBAUX
autre paire légèrement en avant de la papille génitale, en position oblique par
rapport à cette dernière, 6 (2 x 3), disposées latéralement par rapport à la
papille génitale et à l’uropore. Sur les bords latéraux (plutôt ventralement que
dorsalement) 6 paires réparties 2x3 paires un peu en avant des coxae III
et IV, et 2 fois deux paires au niveau des aréoles antérieures de la région
génito-anale (fig. 3 C). Certaines de ces aréoles, tant face dorsale que face
ventrale, possèdent un pore en leur milieu : 9 face dorsale, 4 face ventrale (les
aréoles antérieures et postérieures des deux rangées latérales, ainsi que la plus
antérieure et les deux postérieures ne semblent pas ouvertes à l’extérieur). Par
contre, les quatre aréoles les plus postérieures de la face ventrale possèdent
ce pore excréteur (fig. 3). La pilosité de ces aréoles est en tout point compa¬
rable à celle observée par M. André : « Dans chacune de ces aréoles on dis¬
tingue une partie centrale et une zone périphérique qui sont séparées par un
espace annulaire dépourvu de toute pilosité : la partie centrale est revêtue,
chez la plupart, de poils spiniformes peu nombreux, coniques, aigus, légère¬
ment courbés et nus, supportés par un court tubercule : la partie périphérique
est bordée de ces mêmes épines assez serrées sur un tubercule plus long ».
Les papilles recouvrant l’idiosoma, c’est-à-dire celles situées entre les aréoles,
ont une longueur comprise entre 25 n et 35 u, le plus souvent 30 ji (fig. 4 L).
Elles sont spiniformes. A de très forts grossissements, on aperçoit une très fine
ciliature dans leur tiers proximal. Elles sont portées par un court tubercule
qui déprime la cuticule. Elles sont dirigées le plus souvent vers l’arrière. Face
ventrale, les papilles ont le même aspect que les précédentes, à l’exception tou¬
tefois de quelques papilles qui sont situées dans la partie antérieure de I’hys-
terosoma et sur les coxae : elles sont très fortement barbulées dans leur partie
basale (fig. 4 K).
Le propodosoma, trapézoïdal, se prolonge en avant par un naso sur lequel
s’insèrent parfois quelques soies semblables aux papilles dorsales (fig. 4 B).
Les bords latéraux et la partie antérieure du propodosoma sont également
garnis de soies pédonculées. Les deux tubercules sensilligères, nettement
séparés l’un de l’autre, sont saillants ; à leur base s’insèrent toujours deux soies
pédonculées et barbulées ; de ces deux « tubercules » partent les deux soies
pseudostigmatiques, lisses et relativement courtes. A l’avant, à l’arrière et entre
ces « tubercules » sensoriels ne s’insère aucune soie : cette zone semble être
poreuse.
A la hauteur des aréoles sensilligères, mais plus latéralement nous pouvons
apercevoir les deux paires d’yeux sessiles.
Le palpe maxillaire (fig. 4 A) est relativement allongé. A la base de l’ongle
terminal, sur le tibia palpaire (fig. 4 C), nettement face interne, s’insère une
forte soie qui pourrait être considérée comme l’ongle accessoire. Sur le bord
dorsal de ce même article, nous comptons un nombre variable de soies (entre 7
et 10) d’allure plus souple que les épines rencontrées chez la plupart des
Microthrombidiinae. Nous ne considérons pas ces soies comme pouvant former
un peigne. Nettement face interne, s’insère un nombre très variable de soies
lisses et de soies pectinées, ces dernières se trouvant plutôt à la hauteur de
l’insertion du tarse palpaire. Notons que l’extrémité distale du tarse dépasse
largement la pointe de l’ongle terminal du tibia palpaire.
Le tarse des pattes I a une longueur comprise entre 255 n et 320 ji, sa lar¬
geur oscille entre 115 p. et 155 n- Le tibia mesure 185 ji-245 |i de long (fig. 4 J).
Les papilles génitales, face ventrale, présentent de grandes différences entre
les mâles et les femelles.
Chez les mâles (fig. 4 D) les extrémités antérieures et postérieures des épi-
valves sont parsemées de microscopiques tubercules chitineux qui n’existent
pas chez la femelle. A l’extrémité postérieure de l’épivalve existe une protubé¬
rance probablement glandulaire faisant saillie : les soies recouvrant ces valves
sont pectinées : elles sont plus longues sur le bord interne que sur le bord
externe. Il n’y a pas d’échancrure latérale sur les épivalves qui existent par
contre chez Nothrothrombidium otiorum. Les centrovalves sont partiellement
recouvertes par les épivalves : il n’existe, sur les centrovalves, qu’une seule
rangée de soies barbulées : les bords libres (ou internes) de ces valves sont
denticulés à leurs deux extrémités ; au tiers postérieur, sur ces mêmes valves,
insérés sur un petit tubercule, prennent naissance 6 poils en éventail (fig. 4 E).
Source : MNHN, Paris
THROMIilDIIDAE D’EUROPE
Signalons la présence de trois paires de ventouses génitales sous les centro-
valves. Enfin, chez le mâle, nous avons mis en évidence une partie du squelette
du pénis (fig. 4 H) : il se compose d’un anellus, soudé à son extrémité anté¬
rieure, libre dans sa partie postérieure, de deux longues apodèmes et de la
furca.
Chez la femelle, la papille génitale est beaucoup plus simple (fig. 4 F) :
Notons, comme chez le mâle, la présence, sur les épivalves, de protubérances
glandulaires. Les soies sur ces valves sont toutes de même taille et pectinées.
Sur les centrovalves ne s’insère qu’une seule rangée de soies barbulées, il n’y
Fig. 4 : Thrombella lusitanien André. — A : palpe maxillaire ; B : crête métopique ; C :
tarse et tibia palpairc ; D : papille génitale J ; E : poils en éventail ; F : papille géni¬
tale $ ; G : uroporc çf ; H squelette du pénis (ap = apodème. an = anellus,
fu = furca) ; I : uroporc Ç ; J : tarse et tibia des I> 1 ; papille ventrale ; L : papille
dorsale.
Source : MNHN, Paris
10
P. ROBAl'X
a pas de poil en éventail. Nous avons mis en évidence, chez la femelle, deux
paires de ventouses génitales : néanmoins, à l’extrémité antérieure, existe une
formation paire, externe, qui pourrait être cette troisième paire. Enfin, toujours
à l’extrémité antérieure, entre les centrovalves, existe une formation chitineuse
en forme de Y renversé, de nature et de fonction inconnue (*).
S’il existe de grandes variations entre les papilles génitales des deux sexes,
les uropores, par contre, sont comparables : sur chaque valve de l’uropore s’in¬
sère un nombre très variable de soies (1 à 6). Tout au plus pouvons-nous dire
que l’uropore est un peu plus grand chez la femelle (fig. 4 I) que chez le mâle
(fig. 4 G).
Dans le Tableau I, nous résumons nos données en comparaison avec celles
du type.
TABLEAU I
Etude comparative des données chez T. tusitanica
André Robaux 1965
1944 1 2 3 4 5 6
Longueur idiosoma
Largeur idiosoma
1450 1200 1440
760 700 720
1420 1470 1460 1055
785 910 785 535
Longueur tarse I
Largeur tarse I
Longueur tibia I
310 305 320 280
140 130 150 140
230 245 230 230
255
130
190
Longueur des papilles dorsales
Nombre de soies sur les
valves de l’uroporc
33 32 33 31
5-6 — —
Répartition géographique — Habitat.
Cette espèce, connue du Portugal (Sierra de Monchique, près de Foia, con-
cello de Monchique, district de Faro), a été récoltée en Espagne par H. Franz,
le 4.VII.1952, à Figueirido, près de Pontevedra, sous des branches de pins
(5 ex.) ; le 15.VIII.1957, à l’Ouest de El Ferrol, près de la route allant vers
Vivero (Prov. de La Corogne) (1 ex.) ; le 4.VIII.1956, à l’île de One, près du
Ria de Pontevedra, sous des Ulex (1 ex.) ; au Portugal par H. Coiffait, dans
l’Algarve, à Barranco-do-Velho (1 ex.) ; le 2.XII.1961, à Monétrique (2 ex.) ; à
Monétrique, le 2.X.1961 (1 ex.) : à Boliqueime, en décembre 1963 (1 ex.) ; à
Querenca, en mars 1964 (1 ex.), à Barranco-do-Velho, en mars 1964 (1 ex.).
Nous l’avons retrouvée, en Espagne, au sommet du Puerto de Arlaban (617 m)
(route de Vitoria à Vergara), sous des pierres, le 1.IX.1965 (1 ex.) ; le 7.IX.1965,
au sommet du Puerto de Manzanal (route de Léon à Ponferrada), sous des
pierres (2 ex.).
Genre Nothrothrombidium Womersley 1954
Diagnose du genre.
Face dorsale sans dépressions ni protubérances ; soies portées sur de courts
pédoncules ; tibia du palpe avec peigne dorsal bien développé. Deux paires
d’yeux sessiles. Génotype : N. otiorum (Berlese) 1902.
(1) Cette pièce chitineuse avait déjà été signalée par nous en 1964 chez des exemplaires
Omelles dans la famille des Thrombidiinae : * Présence d’un appareil copulateuf chez les
Microlhrombidiinae et Sericothrombitnae ».
Source : MNHN, Paris
THROMHIDI1DAE D’EUROPE
11
Nothrothrombidium otiorum (Berlese) 1902
Cette espèce n’est représentée dans notre matériel d’Espagne que par
3 exemplaires. Néanmoins, nous nous proposons de la redécrire en reprenant,
d’une part, les diagnoses des différents auteurs, d'autre part, en utilisant les
données prises sur des exemplaires récoltés en France par H. Coiffait.
Source : MNHN, Paris
12
P. ROBAUX
L’Adulte.
La longueur de l’idiosoma oscille entre 1170 ^ et 2000 sa largeur entre
575 p, et 1000 p ; la forme est rectangulaire, plutôt allongée. La face dorsale de
l’abdomen est plate : on ne remarque aucune dépression glandulaire comme
chez Thrombella lusitanica.
Les papilles qui recouvrent l’idiosoma ont entre 18 p et 47 p de long. Elles
s’insèrent sur de petits tubercules qui dépriment la cuticule, lui donnant ainsi
l’aspect écussonné (fig. 5D). Toutes dirigées vers l’arrière, ces papilles sont très
finement ciliées dans leur moitié proximale.
Il n’y a pas de crête métopique à proprement parler (fig. 5E). Les deux
longues soies sensorielles lisses partent de deux tubercules saillants, unis à leur
base et se dirigeant, de part et d’autre de l’axe général du corps, vers l’arrière.
Le bord antérieur du propodosoma se prolonge vers l’avant par un naso trian¬
gulaire, recouvert de longues papilles, souples d’aspect.
Les deux paires d’yeux situés de part et d’autre de l’aréa sensilligère sont
sessiles.
Les tarses de la première paire de pattes ont des longueurs comprises entre
350 p et 560 p ; leur largeur varie entre 120 p et 175 p. La longueur du tibia
oscille entre 185 p et 340 p (fig. 51).
Les palpes maxillaires sont allongés (fig. 5 H). Le tibia porte un peigne dor¬
sal formé de 10 à 12 soies courtes mais puissantes (fig. 5 B). Sur la face interne
de ce même article, on observe deux sortes de soies, les unes lisses, les autres
pectinées : ces dernières sont le plus souvent situées à la base du tarse pal-
paire. Sur certains exemplaires, entre l’ongle terminal et l’insertion du tarse,
on trouve une longue soie lisse. Le tarse est recouvert par un très grand nombre
de soies lisses ou pectinées disposées sans ordre apparent.
Face ventrale, les papilles génitales sont très caractéristiques et présentent
des caractères sexuels très différents suivant qu’il s’agit d’un mâle ou d’une
femelle. Dans lés deux sexes (tf : fig. 5 K ; 9 : fig. 5M), les épivalves possèdent
une échancrure médiane. Nous remarquons sur ces mêmes valves, dans leur
partie postérieure, des tubercules glandulaires. Tant chez le mâle que chez la
femelle, les centrovalves ne portent qu’une seule rangée de soies : celles-ci sont
un peu plus longues et plus fortes chez le mâle. Chez le mâle uniquement, au
niveau de l’échancrure, sur les centrovalves, nous trouvons un petit tubercule
sur lequel s’insèrent 4 poils en forme d’éventail (fig. 5L). Enfin, il semblerait
qu’il existe chez les deux sexes 3 paires de ventouses génitales : une paire tout
à fait antérieure, une paire au niveau des tubercules glandulaires et une paire
dans la partie postérieure de la papille.
Il n’y a pas de grande différence entre l’uropore du mâle (fig. 5 G) et celui
de la femelle (fig. 5 C). Tout au plus pouvons-nous remarquer que l’uropore du
mâle comporte sur chacune de ses valves, une dizaine de soies latérales, alors
qu’il n’y en a que 8 chez la femelle. L’uropore mâle est par contre plus grand
(120 p) que celui de la femelle (100 |i maximum).
La Nymphe.
Nous indiquons dans le Tableau II les principales différences existant entre
les adultes et les nymphes. Remarquons que le nombre de soies formant le
peigne ventral sur le tibia palpaire n’est jamais supérieur à 10 (fig. 5 A). La
papille génitale ne présente pas d’échancrure latérale sur les épivalves (fig. 5 J) :
les tubercules glandulaires situés sur les épivalves sont rejetés tout à fait à
l’extrémité postérieure de la papille. Signalons enfin que nous n’avons pas vu
la centrovalve ou la limite épivalve-centrovalve, et que nous n’avons mis en
évidence qu’une seule ventouse génitale ; celle-ci se situe à l’extrémité de la
papille.
Répartition géographique. Habitat.
Cette espèce, bien connue à présent de France, a déjà été signalée à Corfou,
en Italie, en Sardaigne, en Roumanie, en Autriche et en Norvège. H. Franz l’a
récoltée en Espagne, dans la Sierra Nevada, à plus de 2.500 m, le 14 VIIL1955,
à Albergo de la Universidad (1 ex.) ; le 4.VIII.1956, à l’île de One, près du Ria
Source : MNHN, Paris
THR0MB1DIIDAE D’EUROPE
13
de Pontevedra, sous des feuilles de Ulex (1 ex.) ; H. Coiffait l’a récoltée éga¬
lement en Espagne, dans la province de Barcelone, au Tibidabo, le 29.XII.1953
(1 ex.).
TABLEAU II
Etude comparée des données chez N. otiorum
Longueur idiosoma
Largeur idiosoma
Longueur tarse I
Largeur tarse I
Longueur tibia I
Tibia palpaire :
peigne dorsal
Longueur des papilles
dorsales
Roi )aux Robaux :
(Faune de France) Espagne-Portugal
Adultes Nymphes
2000
520
290
1890
1010
1170-1825
690-1055
350- 508
140- 175
190- 305
575-770 1105 1390
325-555 575 865
215-270 360 420
75- 90 120 130
135-180 185 255
12
29 18-47 18
32
Sous-Famille des TANAUPODINAE Tlior 1935
Cette sous-famille peut se définir par la diagnose suivante :
Thrombidiidae avec crête métopique linéaire. Aréa sensilligère réduite
le plus souvent à deux aréoles simples non entourées d’un cadre sclérifié (pas
d’aréa, ni de soies sensorielles chez Paratanaupodus André 1960). Présence ou
absence d’yeux. Présence ou absence d’un naso. Papilles dorsales nues, spini-
formes, le plus souvent insérées sur un petit scutum arrondi. Tibia palpaire
avec un ongle accessoire. Présence d’un infundibulum à l’avant de la papille
génitale.
Génotype : Tanaupodus.
Deux genres sont représentés dans la Péninsule Ibérique. Ils peuvent se dif¬
férencier ainsi :
— Présence d’un naso . Rhinothrombium
— Absence d’un naso . Tanaupodus
Genre Tanaupodus Haller 1882
Nous pouvons définir ce genre par la diagnose suivante :
Tanaupodinae avec deux paires d’yeux. Les deux soies sensilligères partent
des aréoles : celles-ci ne sont pas entourées d’un cadre sclérifié. Pas de naso.
Cuticule des palpes et des pattes forme un réseau réticulé de mailles. Papilles
lisses, courtes, portées par un petit scutum saillant.
Génotype : Tanaupodus steudelii Haller 1882.
Tanaupodus passimpilosus Berlese 1910
Cette espèce est représentée dans notre matériel par un seul exemplaire :
une nymphe.
Ne pouvant décrire des adultes, nous avons rassemblé dans le Tableau III
les différentes valeurs données par les auteurs concernant ceux-ci. Ces données
Source : MNHN, Paris
14
P. ROBAOX
sont mises en comparaison avec les valeurs prises chez la nymphe que nous
décrivons ci-dessous P).
L’idiosoma est recouvert par un assez grand nombre de papilles courtes,
effilées à leur extrémité distale et dirigées vers l’arrière. Elles ont 15 p. de long
dans la partie antérieure de la face dorsale de l’idiosoma, 22 p à son extrémité
postérieure. Elles s’insèrent sur de petits scutum, saillants à la surface du corps,
plus ou moins ovales, dont le diamètre varie entre 10 et 15 p (fig. 6 N).
La crête métopique (fig. 6 J) linéaire est bifurquée à ses deux extrémités.
Sa longueur est de 115 p environ. Les soies sensorielles lisses, s’insèrent au fond
des deux aréoles non entourées d’un cadre sclérifié. Ces aréoles sont situées un
peu en arrière de la partie médiane de la crête. De chaque côté de la crête,
outre quelques papilles semblables à celles recouvrant l’idiosoma, on distingue
au niveau des aréoles, mais plus latéralement, les deux paires d’yeux sessiles.
Les pattes sont parcourues par un réseau réticulé caractéristique formé par
des mailles polygonales plus ou moins régulières. Parfois, dans un angle d’une
de ces mailles, jamais au centre, s’insère une soie simple (fig. 6 M). Le tarse de
la première patte, long de 127 p, large de 65 p, est beaucoup plus grand que le
tibia 95 p.
Les palpes sont très courts et ramassés. Le tibia possède sur sa face interne
un ongle accessoire puissant et effilé, situé à la base de la griffe terminale
(fig. 61) ; aucune autre soie ne s’insère sur cette face interne ; sur la face
externe nous trouvons par contre deux soies lisses. Sur le tarse, très court,
nous comptons 4 soies face interne, 2 soies face externe. Les palpes comme les
pattes sont parcourus par un réseau de mailles polygonales.
Face ventrale, en avant de la papille génitale nous trouvons l’infundibulum
(fig. 6 L). La papille génitale est elle-même formée de 4 valves : 2 centrovalves,
2 épivalves, avec chacune 3 soies lisses. La papille génitale est un peu plus
longue (75 p), que l’uropore (60 p) ; ce dernier est formé de 2 valves avec cha¬
cune 3 soies lisses (fig. 6 K).
Répartition géographique. Habitat.
Cette espèce, considérée comme rare, se trouve le plus souvent dans des
endroits obscurs et humides : dans la mousse, sous des pierres, sous ou dans
la couche d'humus des sols forestiers. Elle a été trouvée en Italie, en Roumanie,
en Suisse, en France, en Belgique. Franz l’a récoltée en Espagne, près de
Bayona, à Cabo-Silleiro (Prov. de Ponferada), le 1.VIII.1956, sous des pierres.
Tanaupodus bifurcatus Cari 1966
Représentée dans notre collection par 4 individus adultes.
L’idiosoma a une longueur comprise entre 415 p et 610 p, sur une largeur
de 310 p à 460 p.
Les papilles qui recouvrent l’idiosoma ont entre 15 p et 32 p. Elles sont plus
longues à l’arrière qu’à l’avant. Dirigées vers l’arrière, montées sur de petits
scutum faisant saillie à la surface du corps, elles sont bifurquées à leur extré¬
mité distale (fig. 6 D).
La crête métopique (fig. 6 C), longue de 250 p en moyenne, est linéaire : elle
est bifurquée dans sa partie postérieure, s’évase dans sa partie antérieure. A
la hauteur du premier tiers postérieur, de part et d’autre de la bande chiti-
nisée, nous trouvons les deux aréoles, dans un cadre très peu sclérifié d’où
partent les deux soies sensorielles lisses et courtes. De part et d’autre du milieu
de la crête, mais plus rapprochées de celle-ci, en comparaison avec l’espèce
précédente, nous apercevons les deux paires d’yeux situées sur une zone d’appa¬
rence chitinisée. La bandelette médiane est entourée par un nombre très
variable de papilles lisses, toutes portées par de petits scutum très apparents
dans cette zone.
Les pattes (fig. 6 E), comme pour T. passimpilosus, sont parcourues par un
réseau dense de mailles polygonales, dans quelques-unes desquelles s’insèrent
(1) Pour une description précise de l’adulte de T. passimpilosus, nous renvoyons à l’excel¬
lente diagnose de M. André parue en 1953, Bull. Mus. Nat. Hist. Natur., T. 25t 3, pp. 383-385.
Source : MNHN, Paris
THROMBIDIIDAE D’EUROPE
15
parfois 1 soie lisse (toujours dans un angle de la maille). Les dimensions res¬
pectives des articles terminaux des pattes I sont plus importantes chez T. bifur-
catus que chez T. passimpilosus : le tarse a une longueur comprise entre 200 p
et 225 (i sur une largeur de 130 p ; le tibia est nettement plus grand : sa lon¬
gueur varie entre 115 p et 155 p.
Les palpes sont également courts et massifs. Ils ne dépassent pas 150 p. Face
interne du tibia palpaire, outre un nombre variable de soies lisses (entre 1
et 4), nous avons à la base de la griffe terminale de cet article, un ongle acces¬
soire puissant. Sur la face externe de cet article on ne compte que deux ou
trois soies lisses. Le tarse palpaire, qui atteint l’extrémité distale de la griffe
terminale du tibia, porte 13 soies lisses spiniformes (fig. 6 A).
Source : MNHN, Paris
16
P. R0BAUX
Face ventrale, entre la papille génitale du mâle (fig. 6 F) et celle de la
femelle (fig. 6 H), il n’y a pas de différence sensible du point de vue taille et
du point de vue pilosité. Dans les deux sexes, nous comptons deux rangées de
soies lisses sur la centrovalve, une seule rangée sur l’épivalve. Chez le mâle,
nous avons réussi à mettre en évidence une pièce de l’appareil copulateur, il
s’agit soit de l’operculum, soit du complexe anellus-operculum : cette pièce
double, très allongée, porte dans sa partie médiane un groupe de deux soies,
dans sa partie postérieure une soie. Chez les deux sexes, en avant de la papille
génitale, nous trouvons l’infundibulum.
Dans le Tableau III nous mettons en parallèle les principales dimensions
relevées sur nos exemplaires en comparaison avec celles données par les dif¬
férents auteurs pour les espèces européennes actuellement connues.
TABLEAU III
l 1 i i i! i i i
Répartition géographique. Habitat.
Cette espèce muscicole, qui n’était jusqu’à présent connue que par 4 exem¬
plaires provenant de Norvège et de Suisse, a été retrouvée par H. Coiffait en
Espagne, dans la province de Gerona à Quart, le 2.XI.1961, au Portugal, dans
l’Algarve à Villa de Bispo, près de Figueira, le 30.XII.1963. Il est donc fort pro¬
bable que son aire de répartition couvre l’ensemble de l’Europe occidentale.
Genre Rhinothrombium Berlese 1910
On peut définir ce genre par la diagnose suivante :
Tanaupodinae avec deux paires d’yeux. Aréa sensilligère peu différenciée,
située de part et d’autre du milieu de la crête métopique. Présence d’un
naso. Deux paires d’yeux sessiles. Papilles recouvrant la face dorsale de l’idio-
soma courtes et spiniformes portées par de petits scutum. Absence totale de
réseau réticulé sur les pattes et les palpes. Palpe maxillaire court et trapu.
Tibia palpaire avec une griffe accessoire et un petit nombre de soies.
Type : Rhinothrombium nemoricola (Berlese) 1886.
Rhinothrombium nemoricola (Berlese) 1886
Cette espèce, qui n’est représentée dans notre matériel de la Péninsule Ibé¬
rique que par deux exemplaires, un adulte et une nymphe, nous permet de
compléter la description que nous avons établie au cours d’une récente publi¬
cation sur un matériel de France.
Source : MNHN, Paris
THH0MH1DIIDAE D’EUROPE
17
L’Adulte.
L’idiosoma a une longueur comprise entre 670 n et 2.500 ji, une largeur
variant entre 600 [i et 1.200 ( i : il est de forme quadrangulaire, à peine arrondie
à son extrémité postérieure ; le bord antérieur est nettement marqué par un
sillon qui le sépare du propodosoma.
La face dorsale de l’idiosoma est recouverte d’un nombre réduit de papilles
dont la longueur oscille entre 40 ^ et 60 (i. Insérées sur de petits scutum, elles
sont spiniformes, légèrement plus larges dans leur partie médiane que dans
leur partie proximale ; elles sont toutes dirigées vers l’arrière (fig. 7 K).
La crête métopique linéaire n’est constituée que d’une baguette chitinisée
(fig. 7 B) qui s’évase légèrement dans sa partie antérieure ; les deux soies sen¬
sorielles sont lisses et relativement courtes ; elles s’insèrent, un peu en avant du
milieu de la bande chitinisée, dans deux aréoles en forme de trèfle ; ces der¬
nières reposent sur un cadre plus ou moins sclérifié selon les individus : sur
certains exemplaires on ne voit aucune trace de sclérification ; de part et d’autre
de la crête s’insère, près des bords latéraux, et sur un cadre également plus
Source : MNHN, Paris
18
P. ROBAUX
ou moins sclérifié selon les individus, une paire d’yeux sessiles : la lentille anté¬
rieure a un diamètre légèrement moindre que la lentille postérieure.
Les tarses des pattes I ont une longueur comprise entre 300 p et 360 p, sur
115 p à 160 p de large. Les tibias, plus petits, ont au minimum 220 p de long,
au maximum 290 p (fig. 7 G).
Les palpes sont très courts et ramassés, 300 p au maximum (fig. 7 E) ; à la
base de la griffe terminale du tibia palpaire, face interne, nous trouvons l’ongle
accessoire (fig. 7 D) ; sur ce même article, toujours face interne, distribuées
sans ordre apparent, nous dénombrons 5 ou 6 soies lisses ; face externe, les
soies, sans nombre précis, sont, chez la plupart des individus émoussées ; sur
le tarse palpaire, nous comptons une vingtaine de soies lisses, dont une, à
l’extrémité distale, est un peu plus forte que les autres.
Face ventrale, la papille génitale du mâle (fig. 7 A) présente sur la centro-
valve deux rangées de soies lisses ; à l’extrémité antérieure des épivalves, avec
deux rangées de soies lisses également, nous trouvons l’infundibulum. Le pénis
(fig. 7 F) présente deux apodèmes légèrement courbées, un anellus réduit à un
simple anneau, une longue furca en forme de tube, et les deux operculum sur
lesquels s’insèrent 4 ou 5 soies.
L’uropore du mâle (fig. 7 H) est formé de deux valves étroites et allongées,
avec sur chacune d’elles 6 ou 7 soies lisses.
La Nymphe.
Elle ne présente avec les adultes que de minimes différences dans l’aspect
général.
Le tarse I a une longueur comprise entre 135 p et 200 p sur une largeur
comprise entre 55 p et 155 p. Le tibia oscille entre 80 p et 150 p suivant les
exemplaires.
Sur la face interne du tibia palpaire en plus de l’ongle accessoire, nous
comptons 2 soies lisses, sur la face externe 5 soies lisses (fig. 7 C).
Face ventrale, la papille génitale comporte deux valves : sur la centrovalve
s’insèrent 4 soies lisses, sur l’épivalve, à peine différenciée, nous n’avons qu’une
soie lisse un peu plus longue que celles qui recouvrent les centrovalves (fig. 7 I).
L’uropore est formé de deux valves glabres, longues de 60 p environ.
TABLEAU IV
Etude comparative des données chez R. nemoricola
André Cooreman Feider
Robaux
France Espagne
Adultes Nymphes Adultes Nymphes
Longueur idlosoma
Largeur Idiosoma
Longueur tarse I
Largeur tarse I
Longueur tibia I
Longueur des papilles
dorsales
1500-2500 1800
1200 1000
360 360
120 123
270 290
1300 670-1000
900 600- 670
319 300- 310
115 130- 155
430-600 1150
335-430 770
165-200 305
83-115 160
110-150 270
135
80
40-
Répartition géographique. Habitat.
Cette espèce, bien connue de France, a été également signalée en Italie, en
Roumanie, en Belgique, et en général dans toute l’Europe Centrale. Franz l’a
découverte en Espagne, à El Pardo, près de Madrid, à Torre la Parada, sous
des buissons de Quercus ilex et de Quercus ballota, le 9.II.1951, ainsi que dans
la Sierra de Fontepria, près de la Caniza, à l’Ouest de Orense, sur la route
allant de Madrid à Vigo, le 31.VII.1956, sous des Quercus. ‘
Source : MNHN, Paris
THR0MBID1IDAE D’EUROPE
19
Sous-Famille des JOHNSTONIANINAE S. Thor 1935
Bien que les représentants de cette sous-famille aient été élevés en 1957
par Newell au rang de famille, nous les garderons provisoirement du moins,
dans une sous-famille, celle des Johnstonianinae. Le but de notre travail n’étant
pas de faire une révision générale de ce groupe, nous utilisons pour la classi¬
fication de nos genres, le tableau établi par Thor et Willmann en 1947, en
incluant toutefois dans les diagnoses génériques certains des nouveaux carac¬
tères dont se sert Newell pour établir sa classification.
Diagnose de la sous-famille.
Propodosoma prolongé en avant par un naso. Crête bien développée, com¬
portant deux aréas sensilligères avec chacune deux soies sensorielles. Deux
paires d’yeux, brièvement pédonculés ou sessiles. Palpes longs, étroits, avec sur
la face interne du tibia, souvent en position ventrale, une griffe accessoire ou
processus falciforme ; chez les Diplothrombium, sur le trochanter palpaire, une
zone peu chitinisée donnant l’aspect d’une fenêtre. Coxae des pattes I et II pro¬
longés par une c pars medialis » (chez les genres Centrothrombidium, John-
stoniana, Diplothrombium et Lassenia ). Papilles recouvrant l’idiosoma, le plus
souvent nues ou avec de très fines barbules, toujours dirigées vers l’arrière.
Genre Diplothrombium Berlese 1910
Diagnose du genre.
Johnstonianinae de petite taille, dont les deux aréas sensilligères sont bien
différenciées : l’antérieure plus étroite que la postérieure est séparée de celle-
ci par un étranglement bien marqué. Coxae des pattes I et II prolongés par la
« pars medialis ». Soies recouvrant la face dorsale nues ou avec de très fines
barbules, portées par des tubercules petits ; coudées dès leur point d’insertion,
elles sont toutes dirigées vers l’arrière. Sur le tibia palpaire, en position sub¬
ventrale, face interne, s’insère l’ongle accessoire.
Génotype : Diplothrombium longipalpe (Berlese) 1887.
Deux espèces sont représentées en Espagne, on les distingue de la façon sui¬
vante :
— Extrémité du naso arrondie. Soies dorsales finement ciliées .
. D. longipalpe
— Extrémité du naso denticulée. Soies dorsales lisses . D. delamarei
Diplothrombium longipalpe (Berlese) 1887
L’espèce semble relativement commune puisqu’une trentaine d’exemplaires
ont été recueillis sur l’ensemble de la Péninsule Ibérique.
L’Adulte.
La longueur de l’idiosoma varie entre 500 u, et 770 u, sa largeur entre
335 n et 575 ^
Le propodosoma se prolonge en avant par le naso triangulaire dans sa forme
générale mais arrondi à son extrémité distale (fig. 8 B). La crête métopique
présente un étranglement dans sa partie antérieure délimitant ainsi les deux
aréas sensilligères : la plus antérieure, de moindre surface, porte deux soies
sensorielles lisses beaucoup plus courtes que celles qui s’insèrent au fond des
aréoles de l’aréa postérieure beaucoup plus large ; sur cette dernière nous trou¬
vons d’autre part deux paires de soies finement pectinées sur toute leur lon¬
gueur. Enfin, entre les aréoles postérieures, mais de part et d’autre de l’axe
Source : MNHN, Paris
20
P. ROBAUX
médian de la crête existent deux zones dépourvues de chitine. A la hauteur de
l’étranglement antérieur nous trouvons deux paires d’yeux bipédonculés.
Les papilles recouvrant la face dorsale ont entre 55 ^ et 70 p : elles sont,
en général, plus longues dans la partie postérieure de l’idiosoma. Elles s’in¬
sèrent sur de petits scutum qui font saillie à la surface du corps ; courbées dès
leur point d’insertion, elles sont très finement pectinées dans leur partie distale
(fig. 8M).
Aux pattes I (fig. 8 K) les tarses ont des longueurs comprises entre 280 p
et 345 p ; les longueurs varient entre 115 p et 140 p ; les tibias sont plus courts :
entre 115 p et 140 p. Sur la face dorsale du tarse se dresse perpendiculairement
une touffe de 5 ou 6 soies. L’extrémité postérieure des coxae des pattes I et II
se prolonge par une zone chitinisée, la « pars medialis », sur laquelle s’in¬
sèrent quelques soies lisses (entre 4 et 7) (fig. 8 J).
Les palpes maxillaires sont minces et allongés (fig. 8 A). Le tibia palpaire
se prolonge par une griffe terminale acérée ; entre cette dernière et l’insertion
du tarse, face interne, nous trouvons l’ongle accessoire (avec embase) dirigé
vers l’avant (fig. 8 C) ; un nombre variable de soies recouvre cette face du tibia,
sur lequel on peut observer en outre quelques excroissances cbitineuses et
acérées sur le bord dorsal ; l’extrémité du tarse palpaire ne dépasse pas la
pointe de la griffe du tibia ; la pilosité de ce cinquième article comprend deux
sortes de soies : les unes lisses, d’aspect souple, les autres moins nombreuses,
spiniformes, situées généralement à l’extrémité distale de l’article ou sur sa
face dorsale (ces soies spiniformes sont au maximum 5). Le trochanter palpaire,
présente dans sa partie antérieure une zone claire, peu chitinisée, communé¬
ment appelée « fenêtre ».
Face ventrale, la papille génitale mâle (fig. 8 D) est plus courte (240 ji maxi¬
mum) que la papille génitale femelle : 270 [i (fig. 8 G). La pilosité des valves est
sensiblement identique chez les deux sexes.
Nous avons mis en évidence, d'une façon particulièrement précise, le sque¬
lette du pénis (fig. 8E-8F). Celui-ci se compose d’un anellus dont les baguettes
soudées à leur extrémité distale semblent libres dans leur partie postérieure ;
intimement unies à l’anellus, les valves de l’operculum portent 4 soies : elles
prolongent latéralement les baguettes de l’anellus, pour former le complexe
anellus-operculum ; s’articulant à ce complexe, partant de sa base, nous trou¬
vons les deux longues apodèmes et entre celles-ci la furca ; nous avons mis
également en évidence les hypoapodèmes qui permettent certainement une meil¬
leure articulation avec le complexe anellus-operculum.
Il n’y a pas de différence sensible entre l’uropore du mâle (fig. 8 H) et celui
de la femelle (fig. 81) : tout au plus pouvons-nous dire que les valves chez la
femelle sont plus arrondies que chez le mâle ; la pilosité est sensiblement iden¬
tique chez les deux sexes.
La Nymphe.
Il n’y a pas de différence majeure entre les adultes et les nymphes. Dans le
Tableau V nous donnons les principales caractéristiques permettant de diffé¬
rencier les nymphes des adultes. Signalons cependant que la face dorsale du
tibia palpaire ne présente pas d’excroissances latérales (fig. 8 O). D’autre part,
face ventrale, la papille génitale ne comporte qu’une seule paire de valves :
les centrovalves, sur lesquelles s’insèrent 4-5 ou 6 soies (fig. 8 L).
Répartition géographique. Habitat.
Cette espèce semble avoir une très large répartition géographique dans toute
l’Europe : elle est en effet connue d’Italie, de Suisse, d’Allemagne, de Hongrie,
de Roumanie et d’Angleterre. Elle a été récoltée en Espagne par H. Franz, le
long de la route allant de Vivero à El Ferrol (Prov. de la Corogne), le 15.VII1.
1957 (1 ex.), dans une Sierra sur la route, entre Gondomor et Tuy, le 5.VIII.1956
(8 ex.) ; dans la Sierra Nevada, près d’une chute d’eau du Ria Guarnon, le
14.VII.1955 (2 ex.), dans de la mousse humide ; à Figueirido (près de Ponteve-
dra), dans des Sphagnum, au bord d’un étang, le 30.VII.1Ô55 (16 ex.) ; H. Coif-
Source : MNHN, Paris
THROMBIDIIDAE D’EUROPE
21
fait l’a recueillie également au Portugal, dans l’Algarve à Monétrique, le
2.X.1961. Cette espèce semble être avant tout une espèce muscicole, puisqu’on
la rencontre la plupart du temps dans les mousses, au bord des ruisseaux ou
des étangs.
Source : MNHN, Paris
THH0MUID11DAE D’EUROPE
23
Diplotbrombium delamarei Robaux 1966
Cette espèce, que nous avons décrite récemment à partir d’exemplaires pro¬
venant du Sud de la France, n’est représentée dans notre matériel d’Espagne
que par un seul exemplaire adulte.
Source : MNHN, Paris
24
p. ROBAUX
Dans le Tableau V, nous comparons les valeurs trouvées chez cet unique
exemplaire, d’une part, à celles trouvées à partir des exemplaires de France,
d’autre part, aux espèces européennes de Diplothrombium.
Cette espèce diffère de Diplothrombium longipalpe, tout d’abord par la
forme des papilles dorsales : chez D. delamarei elles sont lisses et légèrement
plus larges dans leur partie médiane que dans leur partie basale (fig. 9 H).
D’autre part, la crête métopique (fig. 9 C) est différente : entre les aréas posté¬
rieures et antérieures, nous comptons trois paires de soies (2 chez D. longipalpe)
la paire la plus antérieure étant plus longue que les deux paires postérieures ;
l’aréa antérieure s’évase très largement vers l’avant pour renforcer le vertex
par une zone assez fortement chitinisée ; le naso, au lieu d’être arrondi, comme
chez D. longipalpe, est crénelé dans sa partie distale. Les longueurs et largeurs
des tibias et tarses I sont plus grandes chez D. delamarei (fig. 9 H) ; la touffe
de soies qui s’insère sur la face dorsale du tarse I est plus importante chez
cette dernière espèce. Enfin, sur le tibia et le tarse palpaire, tant sur la face
interne que sur la face externe, on remarque quelques soies pectinées qui
n’existent pas chez D. longipalpe.
Répartition géographique. Habitat.
Cette espèce, connue du Sud de la France, a été recueillie par H. Franz, le
15.VIII.1957, sur la face Nord de l’Alto de los Tornos dans les Monts Canta-
briques.
Genre Johnstoniana George 1952
Diagnose du genre.
Johnstonianinae en général de grande taille, idiosoma le plus souvent sub¬
cylindrique. Papilles dorsales portées par de petits scutum. Présence d’un naso,
crête métopique linéaire, s’élargissant au niveau des aréoles antérieures. Aréa
sensilligère postérieure parfois réduite à une zone étroite, perpendiculaire à la
bandelette médiane. Coxae des pattes I et II prolongés par la « pars medialis *.
Pas d’ongle accessoire sur la face interne du tibia palpaire, mais processus
falciforme.
Type : Johnstoniana errans George 1852.
Johnstoniana franzi n. sp. P)
Cette très belle espèce est représentée dans notre matériel par 4 exemplaires :
3 adultes (dont une femelle ovigère) et une nymphe.
L’Adulte.
L’idiosoma, subcylindrique, a une longueur comprise entre 1730 p et 3200 p,
sur une largeur variant entre 865 p et 2000 p.
Sur la face dorsale de l’idiosoma s’insèrent de nombreuses papilles dont
la longueur est comprise entre 60 p et 86 p ; ces papilles qui portent latérale¬
ment 2 ou 3 barbules très fines, sont inclinées dès leur point d’insertion vers
l’arrière (fig. 10 B) : elles s’insèrent sur de petits tubercules qui font saillie à
la surface du corps : ceux-ci ont un diamètre de 15 p environ.
La crête métopique linéaire est fortement chitinisée (fig. 10 C). Sa longueur,
suivant les exemplaires, varie entre 500 p et 610 p : la bandelette médiane s'élar¬
git dans son milieu : dans cet élargissement sont creusées les deux aréoles sen-
silligères d’où partent deux longues soies sensorielles lisses. La bandelette anté¬
rieure, à partir de la zone médiane s’élargit de plus en plus vers sa partie
distale : dans cette dernière zone sont creusées, comme précédemment les deux
(1) Espèce que nous dédions respectueusement au Dr» H. Franz, de Vienne (Autriche), qui
a bien voulu nous confier son matériel, objet du présent travail.
Source : MNHN, Paris
THROMBIDIIDAE D’EUROPE
25
fossettes sensilligères qui donnent naissance à deux soies sensorielles beaucoup
plus courtes que les soies postérieures. Le vertex, qui est donc renforcé dista-
lement par l’élargissement chitineux de la partie antérieure de l’organe senso¬
riel, se prolonge vers l’avant par un naso triangulaire ; signalons aussi que la
partie postérieure de la crête bifurque latéralement. D’autre part, à l’arrière de
l’aréa postérieure, la bandelette médiane formant l’axe général de la crête est
entourée d’une plage chitineuse qui présente la même structure que l’aréa elle-
même, mais qui se différencie plus ou moins bien suivant les exemplaires ;
enfin, à la hauteur de l’aréa postérieure et tout autour de celle-ci s’insère une
dizaine de soies rigides, pectinées dans leur extrémité distale ; à ce même
niveau, mais sur les bords latéraux du propodosoma nous trouvons les yeux,
pseudopédonculés, dont les cornées antérieures sont beaucoup plus grandes que
les postérieures.
Les pattes I, III, IV sont beaucoup plus longues que le corps. Aux pattes I
(fig. 10 F) le tarse a une longueur comprise entre 800 p et 865 p, sur une lar¬
geur de 245 p -280 p. Le tibia I est un peu plus court, sa longueur ne dépasse
Source : MNHN, Paris
26
P. ROBAUX
pas 830 n ; les tarses et tibias IV sont beaucoup plus longs que leurs homologues
des pattes I : en effet, le tarse IV a une longueur comprise entre 1070 p. et
1090 |i ; le tibia IV est, sur deux de nos exemplaires, encore plus grand que
le tarse IV, sa longueur atteint 1055 [i et 1120 p (fig. IDG).
Les palpes maxillaires (fig. 10 A) sont longs et effilés. Sur la face interne
du tibia palpaire, en position ventrale, entre l’ongle terminal, très fin, et l’in¬
sertion du tarse, nous trouvons une apophyse falciforme qui ne semble pas être
un ongle accessoire, car il n’y a pas d’embase : cette apophyse est bidentée
(fig. 10 H) ; les soies qui recouvrent cet article, tant sur la face interne que sur
la face externe, sont relativement nombreuses (nombre d’ailleurs très variable
d’un individu à l’autre et même d’un palpe gauche à un palpe droit d’un même
individu) ; ces soies sont d’autre part lisses et placées sans ordre apparent ;
sur le tarse par contre, parmi un nombre également très variable de soies lisses,
on peut distinguer : face interne, 1 ou 2 soies lisses très courtes, face externe,
un groupe de 3 - 4 ou 6 soies (nombre toujours variable en fonction des exem¬
plaires) également courtes et lisses.
Face ventrale, la papille génitale femelle (fig. 10 D) a une longueur comprise
entre 450 (i et 530 p. L’épivalve est recouverte par une rangée de longues soies
lisses, la centrovalve en possède deux. Par rapport à l’épivalve, la centrovalve
est fortement chitinisée ; d’autre part, elle se prolonge par une membrane inter-
valvaire très large ; sous cette membrane nous apercevons les 3 paires de ven¬
touses génitales dont l’axe médian est chitinisé. L’uropore (fig. 10 E) est formé
de deux valves sur chacune desquelles s’insèrent une dizaine de soies fixées
sur de petits scutum.
Cette espèce diffère des autres Johnstoniana d’Europe (J. errans George,
J. maxima Feider et ./. insignia Feider), d’une part, par les longueurs respec¬
tives des articles terminaux des pattes I et IV, d’autre part, par la forme et la
longueur des papilles dorsales, enfin par l’allure générale de la crête méto-
pique. Nous consignons dans le Tableau VI les principales caractéristiques de
ces quatre espèces.
TABLEAU VI
Elude comparative des données chez les différentes especes de Johnstoniana d’Europe
J. tuber- ]. hel-
J. insignta J. maxima calata uelica
Coore- Robaux Nym-
Cooheman Feider Ubhlbsb Feider Feider Scuweizer man Adultes phe
1 2(Ç) 3 4 ($)
Longueur idiosoma
Largeur idiosoma
Longueur tarse I
Largeur tarse I
Longueur tibia I
Longueur tarse IV
largeur tarse IV
Longueur crête
métopique
Longueur des soies
Longueur papille
génitale
Longueur uropore
2300-3200 2000 2R50-3000 3000 1650-4000 720
1500-2000 1100 1850 1500 1209-2900 420
720-920 470 700 830 654-719 192
140 210 155-186 84
285-325
400-485
900 1730 3000 3200 1500
480 865 2000 2000 1200
290 820 800 865 490
— 255 245 280 140
245 785 725 830 385
325 1070 1090 1090 530
380 1090 1055 1120 510
408 (9)
327 ( d )
179 (9)
147 (J)
512 490 608 305
86 60 60-77 43-50
450 460 530 180
225 215 230 —
Source : MNHN, Paris
THltOMHIDIlDAE D'EUROPE
27
La Nymphe.
Les principales variations relevées chez la nymphe sont indiquées sur le
Tableau VI. Signalons néanmoins, d’une part, l’absence, sur le tarse palpaire,
face interne, des soies courtes et lisses, d’autre part, la présence, sur la face
externe de ce même article, d’une seule de ces soies ; enfin sur les centrovalves
de la papille génitale (il n’y a pas d’épivalves chez les nymphes de cette sous-
famille), nous comptons 6 soies et sur chacune des valves de l’uropore 5 soies.
Répartition géographique. Habitat.
Nous devons à H. Franz la découverte de cette très belle espèce. Cet auteur
l’a recueillie : 1°) en Espagne, dans la Sierra de Ancares (Prov. de Lugo), à
Agulleiro, près de Pyredo, à 1100 m d’altitude, le 24.VII.1952, sous des Spha-
gnum ; le 9.VIII.1957, au pied du Puerto el Collado, dans la Sierra de la
Demanda (Prov. de Logrofio et Burgos), sous des pierres ; 2°) au Portugal, dans
la Sierra de Estrella, près de Manteigas, près de Guarda, à 1010 m, près d’une
chute d’eau au bord de la route, le 22.VII.1955. Cette espèce semble, comme
toutes les espèces de Johnstoniana connues, préférer les lieux humides et la
mousse.
Sous-Famille des EUTHROMBIDIINAE S. Thor 1935
Cette sous-famille peut se définir par la diagnose suivante :
Thrombidiidae souvent de grande taille. Idiosoma en général allongé. Pré¬
sence d’un scutum de grande dimension à la partie postérieure du corps (sauf
chez Scalothrombium). Aréa sensilligère au milieu de la crête métopique. Pré¬
sence d’un naso (?). Présence ou absence d’yeux. Papilles dorsales toutes de
même forme, mais parfois de tailles différentes. Face interne du tibia palpaire
avec un ongle accessoire suivi d’un peigne dorsal et latéralement d’un peigne
interne (ou radula). Face externe du tibia palpaire avec une ou plusieurs fortes
épines ventrales.
Génotype : Euthrombidiüm Verdun 1909.
Un seul genre et une seule espèce sont représentés dans notre matériel.
Genre Euthrombidium Verdun 1909
La diagnose du genre peut s’établir ainsi :
Euthrombidiinae caractérisé par un idiosoma dont la longueur ne dépasse
pas le double de sa largeur. Papilles dorsales toutes de même taille. Yeux bien
développés dont chaque paire est portée par un même tubercule non articulé.
Type : Euthrombidium trigonum (Hermann) 1804.
Euthrombidium frigidum Berlese 1910
Nous rattachons à cette espèce trois exemplaires de notre matériel.
Dans le Tableau VII, où nous comparons nos données avec celles des diffé¬
rents auteurs ayant étudié E. frigidum. nous pouvons voir qu’il existe des varia¬
tions suffisamment importantes pour faire de nos exemplaires, une, sinon deux
espèces nouvelles. Néanmoins, nous considérons comme appartenant à l’espèce
de Berlese nos exemplaires du fait que les variations ne sont pas si impor¬
tantes qu’elles ne le paraissent à première lecture, surtout quand on sait que,
très souvent, chez une même espèce, et en particulier chez les Thrombidiidae.
les valeurs peuvent varier du simple au double. D’autre part, les caractéristiques
servant actuellement à la détermination des exemplaires espagnols sont par trop
différentes des autres espèces d'Euthrombidium actuellement décrites. Seules
les valeurs données par Berlese (1910), André (1926) et Schweizer (1951) sont
relativement très proches de celles que nous avons trouvées.
Source : MNHN, Paris
28
P. ROBAUX
TABLEAU Vil
Etude comparative des données chez E. frigidum
B un lese André Schweizek
Robaux : Faune d’Espagne
13 3
Longueur idiosoma
Largeur idiosoma
longueur tarse I
Longueur tibia I
Tibia paipaire
face interne :
— peigne dorsal
— peigne latéral
face externe
Longueur/largeur
scutum
Longueur papilles
dorsales
2600 2500
1450 —
290 290
1500-2550
690(?)-1440
288- 360
84- 135
198- 270
2300
1365
370
140
305
1970
1295
310
145
305
1640
1035
330
130
295
567-810/405-585
L’Adulte.
Les exemplaires de cette espèce en notre possession sont assez grands :
la longueur de l’idiosoma qui ne dépasse pas 2300 p n’est pas inférieure à
1640 p ; la largeur varie entre 1035 p et 1365 p. La forme générale est triangu¬
laire, avec d’assez fortes saillies humérales dans la partie antérieure de l’abdo¬
men, le contour se rétrécissant ensuite peu à peu jusqu’à sa partie postérieure
recouverte tout à fait distalement par le scutum ovale ; celui-ci, bombé dans
sa partie centrale, présente latéralement deux dépressions longitudinales ; la
longueur de ce scutum oscille entre 785 p et 960 p, sa largeur entre 555 p et
770 p (fig. 11 D). Les soies qui recouvrent le bouclier ont environ 50 p.
Les papilles qui couvrent l’idiosoma sont droites, fusiformes et couvertes
de barbules très fines : leur longueur varie entre 33 p et 43 p (fig. 11 K).
La crête métopique (fig. 11 B), linéaire, s’élargit dans sa partie médiane au
niveau des deux aréoles sensilligères qui sont creusées dans une zone peu chi-
tinisée. Des aréoles partent deux soies sensorielles lisses, relativement courtes
(elles n’atteignent pas le vertex). La bandelette postérieure présente un léger
rétrécissement dans sa zone moyenne ; la bandelette antérieure s’effile vers
l’avant sans atteindre néanmoins le vertex ; cependant, de part et d’autre de
l’extrémité distale s’étend une zone relativement bien chitinisée qui renforce
le vertex sur laquelle s’insère un grand nombre de soies toutes dirigées vers
l’avant, plus grandes que celles qui garnissent le propodosoma. Le vertex est
concave dans sa partie médiane. Les cornées antérieures et postérieures des
yeux sont portées par deux tubercules triangulaires disposés de part et d’autre
du milieu de la bandelette médiane sur les bords latéraux du proposodoma.
Aux pattes I, le tarse subcylindrique (fig. 11 A) a une longueur comprise
entre 310 p et 370 p (variable selon les individus, et même d’un tarse droit à
un tarse gauche d’un même exemplaire) ; la largeur oscille entre 130 p et 145 p,
le tibia I est un peu plus court que le tarse, sa longueur varie entre 295 p et
305 p.
Les palpes ont 400 p et 500 p de long (fig. 11 C). Ils sont caractérisés par
leur tibia qui présente une armature puissante. En effet, sur la face externe
de ce quatrième article (fig. 11 J) on remarque, à la base de la griffe terminale
un ongle accessoire particulièrement bien développé ; derrière cet ongle, sur
le bord dorso-interne, prennent naissance 6 à 9 soies courtes, toutes dirigées
vers l’avant donnant ainsi à cette formation l’aspect d’un peigne (cette série
de soies alignées est communément appelée peigne dorsal) ; sur cette même face,
mais plus latéralement, prend naissance une autre série de soies (entre 6 et 10)
disposées sans ordre apparent dont l’ensemble forme la radula : sur nos exem¬
plaires, les soies les plus ventrales sont plus longues et aussi plus fortes que
Source : MNHN, Paris
thrombidiidae d’europe
29
celles qui s’insèrent plus près du bord dorsal ; sur la face externe de ce qua¬
trième article, dans la zone d’insertion du tarse, nous trouvons 2-3 ou 4 très
fortes épines dirigées vers le cinquième article ; en allant vers la face dorsale,
cette même face externe est abondamment recouverte de soies barbulées.
ig. Il : Eulhrombidium frigidum Berlcse. — A : tarse et tibia des P I ; B : crête méto-
plque ; C : palpe maxillaire ; D : écusson dorsal terminal ; E : papille génitale ; F :
papille génitale £ ; G : squelette du pénis (an-op = anellus-operculum, ap = apodème.
l'y = bypoapodème) ; H : uropore ; I : uropore Ç> : J : tarse et tibia palpalre, face
interne ; K : papilles dorsales
Source : MNHN, Paris
P. ROBAUX
Face ventrale, en dehors du fait que nous n’avons pas réussi à mettre en
évidence chez la femelle le bouclier périgénital que Feider a signalé en 1959
comme constant chez les Euthrombidiinae, la papille génitale du mâle (fig. 11 E)
diffère peu de celle de la femelle (fig. 11 F). Les centrovalves, chez les deux
sexes, portent plusieurs rangées de soies lisses ; les épivalves du seul exemplaire
mâle en notre possession n’ont que deux rangées de soies barbulées ; chez la
femelle, par contre, il y en a au moins quatre.
Bien que Feider (1959) ait nié son existence dans toute la sous-famille,
nous avons mis en évidence le squelette du pénis sur le seul exemplaire mâle
que nous possédons : il est classique et comprend les mêmes pièces, avec les
mêmes caractéristiques, que celles décrites par nous chez de nombreuses autres
espèces appartenant à l’ensemble des Thrombidiidae (fig. 11 G) : il se compose
d’un anellus formé de deux pièces soudées dans leur partie antérieure ; celles-
ci se prolongent latéralement par deux pièces, mi-membraneuses mi-chitinisées,
larges (les operculum) sur chacune desquelles s'insèrent deux soies lisses. L’en¬
semble de ces quatre pièces forme le complexe anellus - operculum ; nous avons
mis en évidence les deux apodèmes ainsi que les deux hypoapodèmes ; bien
qu’elle ne soit pas représentée sur notre figure, nous supposons présente la
furca (elle existe dans toutes les autres sous-familles) : nous pensons qu’elle a
disparu au cours de la dissection.
Si les papilles génitales sont très peu différenciées avec le sexe, les uro-
pores, par contre, sont nettement différents : d’une part, les valves sont beau¬
coup plus longues chez le mâle, 220 ^ environ (fig. 11 H) que chez la femelle,
150 ji (fig. 11 I), d’autre part, la pilosité est plus importante chez notre exem¬
plaire mâle que chez la femelle : le rapport de pilosité est au moins de 1 à 5.
Répartition géographique. Habitat.
Eutlirombidium frigidum semble avoir une certaine prédilection pour les
zones froides ; elle a été décrite d’après de nombreux exemplaires provenant
de Norvège, puis a été signalée en Suisse ; H. Franz l’a recueillie en Espagne,
le 15.VII.1955, dans la Sierra Nevada, sur le Mont Veleta, à 2.800 m d’altitude,
près des grosses plaques de neige.
Sous-Famille des PODOTHROMBIINAE S. Thor 1935
Cette sous-famille, qui ne comprend qu’un seul genre (Podothrombium),
peut se définir de la manière suivante :
Thrombidiidae recouverts d’un nombre relativement petit de papilles lisses
ou munies de courtes barbules. Crête métopique avec aréa sensilligère située le
plus souvent dans sa partie antérieure. Deux paires d’yeux unipédonculés. Ver-
tex concave. Face interne du tibia palpaire armé, d’une part, de deux peignes :
l’un ventral, l’autre dorsal (l’ongle accessoire se confond avec la première épine
du peigne dorsal), d’autre part, d’un nombre variable de soies formant la
radula. Pattes I et IV parfois plus grandes que le corps.
Génotype et type : Podothrombium bicolor (Hermann) 1804.
Le seul genre Podothrombium renferme l’ensemble des espèces connues jus¬
qu’à présent. La différenciation spécifique reposant sur des caractères encore
trop peu précis et souvent très variables dans une même population et à plus
forte raison entre deux populations, même voisines, il est difficile de préciser
si un exemplaire appartient à telle ou telle espèce. Aussi, afin de limiter les
risques d’erreur dans la détermination ou même dans la création de nouvelles
espèces, il serait utile que cette sous-famille fasse dans les prochaines années
l’objet d’une révision générale. Il convient de préciser, dans toute diagnose,
d’une part, les rapports longueur-largeur non seulement des tarses et tibias I
mais aussi des tarses et tibias IV, d’autre part, la forme, la longueur et la pilo¬
sité des papilles dorsales.
Source : MNHN, Paris
THROMBIDIIDAE D’EUROPE
31
Podothrombium spinosum Feider 1955
(= Podothrombium sensiliatum Feider 1955)
En 1955, Feider décrit deux espèces nouvelles de Thrombidions, l’une,
P. spinosum décrite d’après des exemplaires adultes, l’autre, P. sensiliatum dont
la diagnose est établie d’après des nymphes. Or, dans les récoltes espagnoles de
H. Franz, nous avons eu la chance de retrouver ces deux espèces, mais notre
attention fut tout de suite attirée par le fait qu’elles étaient toujours présentes
ensemble dans les mêmes stations. Les études consécutives à ces observations
nous ont confirmé alors qu’il ne s’agissait que d’une seule et même espèce. En
effet, les papilles dorsales et la crête métopique sont semblables, les rapports
des longueurs et largeurs des tarses I varient sensiblement dans les mêmes
limites, leur forme générale, ainsi que celle des tibias I, tarses et tibias IV sont
semblables, aussi nous pensons pouvoir rassembler ces deux mêmes espèces
sous le nom de P. spinosum Feider 1955.
Dans le Tableau VIII nous consignons les principales observations concer¬
nant les deux espèces précitées en les comparant avec celles de Feider.
L’Adulte.
Les deux exemplaires adultes d’Espagne sont plus petits que ceux de France
décrits par nous (Robaux 1965) : la longueur de l’idiosoma ne dépasse pas
1010 p, la largeur 720 p.
Les papilles recouvrant la face dorsale de l’idiosoma ont entre 43 p et 65 p
de long ; sub-lisses (elles possèdent une, deux ou trois barbules très fines laté¬
rales), elles se dirigent toutes vers l’arrière et s’insèrent sur de petits scutum
ovales faisant saillie à la surface (fig. 12 D).
La crête métopique (fig. 12 A) s’élargit dans sa partie antérieure, au niveau
des aréoles sensilligères creusées dans une zone à peine chitinisée ; de celles-ci
partent deux longues soies sensorielles lisses ; tandis que la baguette antérieure
s’estompe très rapidement en avant, laissant place à une zone non différenciée
où s’insèrent toujours deux soies lisses courtes et non insérées sur une papille,
la baguette postérieure est parfaitement délimitée : son extrémité est largement
arrondie et recouverte en partie par l’hysterosoma ; de part et d’autre de l’aréa
sensilligère s’insère un nombre variable de soies : celles-ci sont portées par des
papilles et sont pectinées sur toute leur longueur ; les yeux, pédonculés, sont
insérés très près de la baguette postérieure, de part et d’autre de celle-ci :
la cornée antérieure est un peu plus grande que la postérieure ; tout en avant,
le bord externe du propodosoma, à peine chitinisé, est concave.
Les longueurs respectives des tarses et tibias des pattes I et IV sont carac¬
téristiques de cette espèce (fig. 121 et 12 J). Les tarses I, sur nos deux exem¬
plaires espagnols sont longs de 415 p et 430 p, larges de 140 p-160 p.
Les tibias I sont plus petits que les tarses I : 330 p et 385 p. Les tarses IV
ont 305 p et 350 p ; les tibias IV, un peu plus grands, ont respectivement 396 p
et 415 p : l’ensemble de ces valeurs, comme nous pouvons le voir dans le
Tableau VIII, rentre bien dans le cadre des données fournies par Feider (1955)
et Robaux (1965).
Le palpe maxillaire est caractérisé par l’armature du tibia. Sur celui-ci, face
interne, nous distinguons (fig. 12 B) :
— un peigne dorsal antérieur, composé le plus souvent de 3 épines : il est
difficile de dire si l’épine antérieure de cette formation constitue l’ongle acces¬
soire : elle est sensiblement de même taille que les deux suivantes,
— un peigne ventral formé de 3 à 7 soies également puissantes, possédant
chacune 2-3-4 barbules latérales ; ce peigne est difficilement discernable sur
certains exemplaires du peigne latéral ou :
— radula : en effet, les soies qui composent cette formation s’imbriquent le
plus souvent avec celles du peigne précédent ; la radula comprend un nombre
très variable de soies : entre 7 et 14.
Il n’y a pas de différence sensible entre la papille génitale du mâle et celle
de la femelle (fig. 12 E). Feider (1959) donnait comme critère de différence
Source : MNHN, Paris
TH R 0 MBIDIIDAE D’EUHOPE
33
sexuelle la présence chez le mâle de deux rangées de soies sur la centrovalve,
la femelle n’en ayant qu’une. Nous mettions en doute cette affirmation (Robaux
1965) en examinant des exemplaires de France : sur ceux-ci, chez les deux
sexes, nous avions une double rangée de soies lisses ; or, sur les deux exem¬
plaires espagnols, deux mâles, il n’y a qu’une seule rangée de soies lisses sur
chacune des valves. Par contre, sur l’épivalve, nous avons une double, sinon
une triple rangée de soies lisses ou possédant quelques barbules.
Nous avons mis de nouveau en évidence le squelette du pénis (fig. 12 F) :
il se compose du complexe anellus-operculum. Unies étroitement aux branches
de l’anellus, nous observons deux expansions lamelliformes, portant chacune 2
l'ig. 12 : Podothrombium spinosum Fcider. — A : crête métopique de l’adulte ; B : tarse et
tibia palpairc de l’adulte ; C : palpe maxillaire ; D : papilles dorsales ; E : papille géni¬
tale g ; F : squelette du pénis (an-op = anellus-operculum, ap = apodème ; hy = hypo-
apodème, fu = furca) ; G : crête métopique de la nymphe ; tarse et tibia palpairc, face
interne, de la nymphe ; I : tarse et tibia des P I ; J : tarse des P IV ; K : papille génitale
de la nymphe.
3
Source : MNHN, Paris
34
P. ROBAUX
ou 3 trois soies, les operculum, formant ainsi le complexe anellus-operculum
que l’on retrouve dans presque toutes les sous-familles. Cet ensemble de pièces
s’articule dans sa partie postérieure d’une part avec les deux apodèmes et les
deux liypoapodèmes, d’autre part avec la furca.
La Nymphe.
Il n’y a pas de différence très sensible entre l’adulte et la nymphe. Les
rapports, longueurs sur largeurs du tarse I ainsi que les rapports des longueurs
respectives des tibias I, tarses IV et tibias IV sont équivalents entre eux. Signa¬
lons cependant, d’une part, que le peigne dorsal du tibia palpaire est réduit
à une épine, d’autre part, que le complexe peigne ventral-radula ne comprend
pas plus de 9 soies (flg. 12 H). La papille génitale est très réduite (fig. 12 K) :
tandis que sur les centrovalves s’insèrent au maximum 7 soies, sur les épivalves
on compte rarement plus de 3 soies.
Répartition géographique. Habitat.
P. spinosum est une espèce connue déjà de Roumanie et de France. En
Espagne, H. Franz l’a récoltée dans la Sierra Noire Andalouse dans la cour de
Alamalaya, près de Carmona (Prov. de Séville), le 22.11.1951 (1 ex.). Dans une
Sierra, entre Gondomar et Tuy, le 5.VII.1956 (1 ex.) ; dans une Sierra près de
Noya (Prov. de la Corogne), le 13.VIII.1956, près d’un ruisseau dans une forêt
de chênes (2 ex.) ; le 14.VIII.1956, près du Rio Tambre, non loin de Saint-
Jacques-de-Compostelle (1 ex.) ; au Sud de Ezaro (Prov. de la Corogne), dans
une forêt de chênes, le 15.VIII.1956 (4 ex.) ; dans la Sierra de la Cabrera, vallée
du Rio Duera, au Sud d’Astorga (Prov. du Léon), le 10.VIII.1957 (2 ex.) ; à El
Fisto, à l’Ouest d’Aviles (Prov. de Oviedo), le 16.VIII.1957, dans une forêt
(2 ex.) ; au Monte de Santona, près de Santander, le 18.VIII.1957 (1 ex.) ; au
col de Pajarès (Prov. du Léon), le 30.VIII.1957 (1 ex.). Nous l’avons récoltée
personnellement le 17.VIII.1965, à Deva, près de San Sébastian, sous des pierres
(1 ex.).
Podothrombium peragile Berlese 1884
Nous rapportons à Podothrombium peragile un exemplaire unique (femelle)
ovigère récolté par nous le 29.VIII.1965 au Mont Alto de Erro, entre Pampelune
et Burguete (Prov. de Navare).
L’idiosoma a une longueur de 2150 n et une largeur de 1390 ji.
Les papilles qui recouvrent la face dorsale ont entre 50 p et 60 p. (fig. 13 F) ;
très effilées, on distingue sur la plupart d’entre elles une barbule latérale très
courte ; la soie proprement dite émerge d’un petit scutum ovale, ayant la forme
d’un cratère faisant saillie à la surface du corps.
Les pattes I et IV sont plus grandes que le corps : si le tarse I a déjà 430 p
(fig. 13 D) ; d'autre part le tarse IV qui atteint 330 p est moitié moins grand que
le tibia : 640 p (fig. 13 E).
La crête métopique (fig. 13 B) est essentiellement représentée par sa partie
postérieure qui s’élargit au niveau des aréoles sensilligères ayant la forme de
deux petits mamelons saillants d’où partent les soies sensorielles lisses. La
partie antérieure de l’organe sensoriel a disparu presque entièrement : il ne
subsiste que deux soies, courtes et lisses, situées sur le bord externe du vertex ;
à l’arrière de la crête, mais de part et d’autre de celle-ci, sur les bords latéraux
du propodosoma, nous voyons les deux paires d’yeux : chaque paire est portée
par un pédoncule quadrangulaire.
Le palpe maxillaire est nettement moins effilé que celui représenté par Ber-
i.ese (fig. 13 C) ; cet auteur a laissé en effet une figure schématique qui ne
correspond pas tout à fait à ce qui existe réellement. La face interne du tibia
palpaire est puissamment armé; on y distingue (fig. 13 A) :
— un peigne dorsal composé de 3 épines, de taille croissante de l’arrière
vers l’avant ;
— un peigne ventral formé de 6 épines : les médianes, celles situées à la
hauteur de l’insertion du tarse, sont plus puissantes que les latérales ;
Source : MNHN, Paris
THROMBIDIIDAE D’EUROPE
35
_ entre ces deux peignes, s’insèrent 3 sortes de soies : des soies lisses, des
soies spiniformes lisses, ou des soies spiniformes avec une ou deux barbules
latérales : l’ensemble de ces soies disposées sans ordre, s’imbriquant avec les
peignes précédents forme la radula. Le tarse palpaire dépasse très largement
l’ongle terminal du tibia : sa longueur est de 210 n (Tableau IX).
Fig. 13 : Podolhrombium peragile Berlese. — A : tarse et tibia palpaire, face interne ; B :
crête métopique ; C : palpe maxillaire ; D : tarse et tibia des P I ; E : tarse et tibia des
P IV ; F : papilles dorsales.
TABLEAU IX
Etude comparative des données chez P. peragile
longueur idiosoma
Largeur idiosoma
Longueur tarse I
Largeur tarse I
Longueur tibia I
Longueur tarse IV
Longueur tibia IV
Palpe maxillaire :
— peigne dorsal
— peigne ventral
— radula
Longueur papilles dorsales
2
6
50
SCHWEIZEIl
1050-2100
450-1050
405- 540
81- 120
513- 702
270- 360
495- 840
00
HOBAUX
?
2150
Source : MNHN, Paris
*. R0BAUX
Habitat.
Cette espèce a été capturée dans une forêt de feuillus, sous une pierre.
Observations.
Podothrombium peragile, que Berlese a décrit d’après des exemplaires pro¬
venant d’Italie et que Schnveizer a signalé en Suisse, se distingue des autres
Podothrombium, en particulier de P. filipes, d’une part, par les longueurs res¬
pectives des tarses et des tibias des pattes I et IV, d’autre part, par la forme
générale de la crête métopique, enfin et surtout par l’aspect des papilles recou¬
vrant la face dorsale de l’idiosoma : chez P. filipes, celles-ci sont plus courtes
que chez P. peragile et ne sont ciliées que sur les trois quarts de leur longueur.
Podothrombium hispanica n. sp.
Cette espèce est représentée par un unique exemplaire en assez mauvais état
pour ne pas pouvoir donner les dimensions de l’idiosoma.
La face dorsale est uniquement garnie d’un revêtement formé de papilles
toutes de même forme (fig. 14 D) et de taille sensiblement égale (55 p-65 ji), très
fines et garnies d’une, deux ou trois barbules.
La crête métopique (fig. 14 B) est constituée d’une seule bandelette chiti-
neuse longitudinale qui s’élargit dans sa partie antérieure pour renfermer l’aréa
sensilligère d’où partent deux soies sensorielles lisses ; cette crête se prolonge
quelque peu en avant de l’aréa sensilligère laissant place peu à peu à une zone
non différenciée sur laquelle s’insère une soie courte et lisse (au contraire de
celles qui bordent l’organe sensoriel qui sont longues et pectinées sur toute leur
longueur) ; les yeux s’insèrent sur les bords latéraux du propodosoma, un peu
en arrière d’une ligne passant à la hauteur des deux aréoles portées par un
tubercule quadrangulaire, les cornées antérieures sont plus grandes que les
cornées postérieures.
Source : MNHN, Paris
THROMBIDIIDAE D’EUROPE
37
Aux pattes I, le tarse (fig. 14 E) trapézoïdal, à peine renflé à sa face ventrale,
atteint une longueur de 345 p dépassant le triple de sa largeur (102 p) ; le
tibia I est long de 325 p ; aux pattes IV, le tarse est moins long, 295 p, que le
tibia, 370 p (fig. 14 F).
Aux palpes, le tibia (fig. 14 A) présente sur sa partie interne deux peignes :
l’antérieur réduit à une seule soie spiniforme située à la base de l’ongle ter¬
minal sur le bord dorsal, le ventral formé de trois soies spiniformes sub¬
cylindriques (la plus basale possède deux barbules latérales) ; entre ces deux
formations, face interne, existent 9 soies épineuses possédant une ou deux bar¬
bules latérales.
Face ventrale, la papille génitale femelle a 260 p de long (fig. 14 C) ; il n’y
a qu’une seule rangée de soies lisses sur les centrovalves, deux rangées de soies
barbulées ou lisses sur les épivalves.
Répartition géographique. Habitat.
P. hispanica n. sp. a été récoltée par H. Franz dans la Sierra de Ronda
(Prov. de Malaga), au Monte Araslepa, entre 1200 m et 1400 m, le 26.11.1951.
Observations.
Cette espèce diffère de toutes les autres espèces connues essentiellement par
la réduction du peigne dorso-interne sur le tibia palpaire, ce qui semble excep¬
tionnel chez les adultes de ce genre.
Podothrombium barbuligerum n. sp.
Dans le lot des Podothrombium que nous avons eu à étudier, 3 exemplaires
(nymphes) se détachent immédiatement des autres par les caractères suivants :
L’idiosoma a une longueur de 740 p-855 p, une largeur de 510 p-615 p.
La face dorsale de l’abdomen est recouverte par des papilles qui ont entre
30 p dans la partie antérieure, 50 p à l’arrière : insérées sur de petits scutum
saillants, elles sont lisses dans leur partie proximale, barbulées dans leur partie
distale, donnant l’aspect d’un petit pinceau (fig. 15 D).
La crête métopique (fig. 15 B) est caractérisée par l’absence totale de ban¬
delette antérieure : à sa place, un peu en arrière du vertex dont la concavité
est à peine marquée, s’insère une soie lisse ; la bandelette postérieure s’élargit
en avant au niveau des deux aréoles sensilligères desquelles partent deux
longues soies sensorielles lisses (les deux aréoles sont réunies par une apophyse
très mince, légèrement chitinisée et transversale) ; les yeux s’insèrent sur deux
tubercules quadrangulaires sur les bords latéraux du propodosoma.
Aux pattes I, le tarse (fig. 15 E) a une longueur comprise entre 155 p et 170 p
qui dépasse le triple de sa largeur 50 p - 55 p ; le tibia plus petit a une lon¬
gueur qui varie entre 115 p et 125 p ; tarses IV et tibias IV sont sensiblement
de même longueur : ils ont entre 120 p et 145 p (fig. 15 C).
Les palpes maxillaires sont très courts : 220 p maximum (fig. 15 F) ; le qua¬
trième article porte sur sa face interne, le long du bord dorsal, un peigne anté¬
rieur réduit à une soie spiniforme, et le long du bord ventral, un peigne ventral
composé de 3 soies également spiniformes ; entre ces deux formations, nous
comptons cinq soies lisses disposées sans ordre et formant la radula (fig. 15 B).
Répartition géographique. Habitat.
H. Franz a recueilli cette espèce à Alcala de Henares, à l’Est de Madrid, le
17.11.1951.
Observations.
Il est possible que cette espèce soit la nymphe de P. moldavicum Feider
1950. Nous nous basons essentiellement pour étayer cette hypothèse sur trois
caractères :
Source : MNHN, Paris
P. ROBAUX
1) la structure générale de la crête métopique : en effet, la bandelette anté¬
rieure est très réduite, le vertex a une concavité à peine marquée ;
2) la forme et la taille des papilles recouvrant la face dorsale de l’abdo¬
men : chez ces deux espèces l’extrémité distale se termine par un pinceau de
barbules ;
3) les rapports longueur-largeur des tarses et tibias I.
Podothrombium incertum n. sp.
Cette espèce est représentée dans notre matériel par 7 exemplaires : des
nymphes.
L’idiosoma a une longueur comprise entre 720 (i et 1300 ji, et une largeur
de 480 u-1030 u-
Les papilles dorsales (fig. 16 D) sont en général de grande taille : plus
longues à l’arrière, 102 maximum, qu’à l’avant, elles ont rarement en dessous
de 60 [i ; lisses sur presque toute leur longueur, on distingue cependant à leur
extrémité distale une ou deux barbules tr,ès courtes ; elles s’insèrent, comme
d’habitude, sur de petits scutum ovales qui font saillie à la surface du corps.
La crête métopique (fig. 16 A) est caractéristique. La bandelette antérieure
Source : MNHN, Paris
THROMBIDIIDAE D’EUROPE
39
est à peine ébauchée : il ne subsiste que deux soies lisses relativement courtes
situées dans le prolongement de l’axe général de la crête métopique ; les aréoles
sensilligères d’où partent les deux soies sensorielles lisses sont réunies par une
membrane chitineuse, transverse, faisant saillie à la surface de la crête ; de
part et d’autre de l’aréa s’insère un nombre variable de longues soies pectinées
toutes portées par de petits scutum saillants ; le vertex est nettement concave ;
les yeux, volumineux, portés par des tubercules triangulaires, s’insèrent sur
les bords latéraux du propodosoma en dessous d’une ligne passant par les deux
aréoles.
Les pattes sont toutes plus courtes que le corps : aux pattes I (fig. 16 F)
la longueur du tarse sans dépasser 300 u n’est pas inférieure à 245 p, sa lar¬
geur varie entre 80 (i et 110 p ; le tibia est un peu plus court que le tarse
230 p minimum, 275 p maximum ; aux pattes IV (fig. 16 G) le tibia est beau¬
coup plus grand (265 |x - 330 p) que le tarse (185 p-215 p).
Comme cela semble être le cas, chez toutes les nymphes décrites, le peigne
antérieur, situé sur le bord dorso-interne du tibia palpaire, est réduit à une
soie puissante située à la base de l’ongle terminal ; le peigne ventral est formé,
par contre, de 2 ou 3 soies spiniformes plus ou moins courtes suivant les exem¬
plaires ; entre ces deux peignes, un groupe de 5 à 10 longues et fortes épines
lisses, ou avec une ou deux barbules, constituent le peigne latéral interne
(fig. 16 B).
Source : MNHN, Paris
40
P. ROBAUX
La papille génitale (fig. 16 E), longue de 120 p environ, ne possède qu’une
seule rangée de soies lisses sur les centrovalves, deux rangées de soies barbulées
sur les épivalves.
Le Tableau X permettra de comparer les quelques caractéristiques existant
chez les différents représentants de cette espèce.
TABLEAU X
Etude comparative des données chez Podolhrombium incertum n. sp.
12 3
Longueur idiosoma
Largeur idiosoma
Longueur tarse I
Largeur tarse I
Longueur tibia I
Longueur tarse IV
Longueur tibia IV
Palpe maxillaire :
face interne du tibia :
— peigne dorsal
— peigne ventral
— peigne latéral
Longueur des papilles dorsales
300 250
105 95
275 245
205 195
330 265
3 3
8 5
73-102 74-81
100
265
295
270
95
215
300
30-61
Répartition géographique. Habitat.
Podothrombium incertum n. sp. a été récoltée en Espagne par H. Franz,
d’une part dans l’extrême Sud de la Péninsule, dans la Sierra de la Luna, près
d’Algésiras (Prov. de Cadix), le 28.11.1951 (1 ex.) ; d’autre part dans l’extrême
Nord : à la Punta de la Estaca (Prov. de Lugo), le 15.VIII.1957, sous des Ulex
(1 ex.) ; le 16.VIII.1957, à El Fito, à l’Ouest de Aviles (près de Gijon) (Prov.
d’Oviedo), dans une forêt de hêtres et de chênes (2 ex.) ; dans une châtaigneraie,
près de Nueva, à l’Ouest de Lianes (Prov. de Santander), le 17.VIII.1957 (2 ex.) :
enfin au Monte de Santona, à l’Est de Santander, sur la Côte, le 18.VIII.1957
(1 ex.).
Observations.
Il est difficile de rapprocher cette nouvelle espèce des autres espèces actuel¬
lement connues, car la diagnose ci-dessus n’est établie qu’à partir des nymphes.
Elle diffère néanmoins de la plupart des autres espèces essentiellement par
3 caractères :
— la taille des exemplaires,
— la longueur et la forme des papilles dorsales,
— les longueurs respectives des tarses et tibias des pattes I et IV.
Compte tenu de ces trois caractères, la seule espèce qui se rapprocherait au
mieux de Podothrombium incertum n. sp., serait P. strandi Berlese 1910, dont
on ne connaît justement pas la nymphe. Seul l’élevage de ces deux espèces nous
permettra de dire si P. incertum est la nymphe de P. strandi.
Podothrombium remyi n. sp. (')
Cette très belle espèce est représentée par 9 exemplaires : 3 adultes femelles,
6 nymphes.
(1) Nous dédions très respectueusement cette espèfce au Professeur P. Rf.my grand spécialiste
de la faune du sol, qui fut notre premier Professeur et Maître.
Source : MNHN, Paris
THROMBID11DAE D’EUROPE
41
L’Adulte.
La longueur de l’idiosoma varie, suivant les exemplaires, entre 1970 p et
2250 p, sa largeur entre 1300 p et 1525 p.
Les papilles recouvrant la face dorsale sont très longues : 60 p à 110 p, sub¬
lisses, on distingue néanmoins sur la plupart d’entre elles, en général dans la
partie distale, une ou deux barbules latérales très fines (fig. 17 D).
Fig. 17 : Podothrombium remyi n. sp. (adulte). — A : crête métoplque ; B : tarse et tibia
palpaire, face interne ; C : papille génitale Ç> ; D : papilles dorsales ; E : palpe maxillaire ;
F : tarse et tibia des P I ; G : tarse et tibia des P IV.
La crête métopique (fig. 17 A) présente une bandelette antérieure assez bien
développée qui n’atteint cependant pas le vertex nettement concave ; en avant,
entre l’extrémité distale de cette bandelette et le vertex, nous apercevons deux
soies lisses, au contraire de celles qui entourent l’organe sensilligère en assez
grand nombre : ces dernières sont pectinées et beaucoup plus longues ; les
deux aréoles sont réunies par une bandelette transverse faisant saillie à la sur¬
face de la crête ; les soies sensorielles sont longues et lisses ; les yeux sont
portés par deux tubercules triangulaires qui s’insèrent de part et d’autre du
milieu de la bandelette postérieure.
Les pattes I et IV sont légèrement plus grandes que le corps. Aux pattes I
(fig. 17 F), le tarse a une longueur comprise entre 640 p et 740 p, sa largeur
varie entre 165 [i et 175 p ; sur deux de nos exemplaires le tibia est un peu plus
grand que le tarse ; sa longueur est comprise entre 595 u et 770 p : aux pattes IV
(fig. 17 G), le tarse dont la longueur ne dépasse pas 590 p est beaucoup plus
Source : MNHN, Paris
42
P. ROBAUX
court que le tibia qui atteint 1005 p sur un de nos individus ; les variations
qui peuvent se présenter entre les trois représentants adultes de cette espèce,
sont indiquées dans le Tableau XI.
TABLEAU XI
Etude comparative des données chez Podothrombium remyi n. sp.
Adultes ( Ç ) Nymphes
1 2 3 1 2 3 4 5
Longueur idiosoma
Largeur idiosoma
Longueur tarse I
Largeur tarse 1
Longueur tibia I
Longueur tarse IV
Longueur tibia IV
Palpe maxillaire :
— peigne antérieur
— peigne ventral
— peigne latéral
Longueur papilles dorsales
Longueur papille génitale
1970 2310 1535 1640
1105 1440 865 960
410 415 365
105 110 120
395 385 395
360 315 275
510 460 435
295
120
320
02-105 62-70
74-93
155
La face interne du tibia palpaire est puissamment armée : sur le bord dorso-
interne (fig. 17 B) s’insèrent 3 ou 4 soies spiniformes de taille croissante de
la base vers l’ongle terminal ; sur le bord ventral, à la hauteur de l’insertion
du tarse, le peigne ventral se compose de 4 ou 5 soies bien développées ; entre
ces deux peignes, imbriquées à ceux-ci ou dans leur prolongement s’insèrent
au minimum 18 soies spiniformes, les unes lisses, les autres munies d’une ou
deux barbules : l’ensemble forme la radula ; l’extrémité distale du tarse dépasse
largement la pointe de la griffe du tibia ; le tarse palpaire a une longueur de
250 p minimum.
Sur les centrovalves des papilles génitales (fig. 17 C) on ne trouve qu’une
seule rangée de soies, le plus souvent lisses ; celles qui recouvrent les épivalves
se répartissent, par contre, sur plusieurs rangées ; la longueur des papilles géni¬
tales varie entre 315 p et 385 p.
L’uropore est formé de deux valves plates et glabres.
La Nymphe.
Les différences essentielles existant entre l’adulte et la nymphe sont
indiquées dans le Tableau XI. Cependant signalons, d’une part, que le tibia I
(fig. 18 D) est plus court que le tarse I sur 5 de nos exemplaires, d’autre part,
que le peigne dorso-interne situé sur le tibia palpaire (fig. 18 C) est réduit à
une seule épine, enfin que la centrovalve tout comme l’épivalve ne comporte
qu’une seule rangée de soies lisses sur les premières, barbulées sur les secondes
(fig. 18 B).
Répartition géographique.
Podothrombium remyi n. sp. a été recueillie par H. Franz dans la Sierra de
Ronda (Prov. de Malaga), entre 1200 m et 1400 m, le 26.11.1951.
Source : MNHN, Paris
THROMBIDIIDAE D’EUROPE
43
Observations.
Cette espèce diffère de toutes les autres espèces connues actuellement, et en
particulier de P. strandi Berlese 1910, par les longueurs des tarses et tibias des
pattes I et V, de P. filipes Koch 1837, P. peragile Berlese 1884 et P. grallator
André 1932, par la forme ou la longueur des papilles recouvrant la face dorsale
de l’idiosoma ou par la structure, face interne, du tibia palpaire. La principale
caractéristique de cette espèce réside dans l’allongement du tibia IV qui peut
dépasser 1000 p.
Sous-Famille des MICROTHROMBIDIINAE Thor 1935
Cette sous-famille est certainement la plus importante parmi les Thrombi-
diidae. Les représentants sont répartis en de très nombreux genres, 50 environ,
pour, au minimum, 350 espèces. La classification n’est encore que très arbitraire
puisqu’elle repose essentiellement sur la forme et la taille des papilles dorsales.
Feider en 1952 a remanié considérablement la méthode de classification en
prenant, outre les caractères présentés par les papilles dorsales, la structure
du tibia palpaire ; ce travail, qui est une base solide pour l’avenir, est encore
incomplet : d’une part, tous les genres n’ont pu être inclus, d’autre part, il
est très difficile d’en inclure de nouveaux ; enfin, malgré le souci de précision
apporté, il existe entre les Enemothrombium Berlese, Atractolhrombium Feider,
Platythrombidium Thor, Microthrombidium Haller, Dromeothrombium Berlese,
Pedothrombium Womersley des formes intermédiaires : il devient alors parfois
impossible de placer avec certitude certaines espèces dans l’un ou l’autre de
ces genres.
Dans le présent travail, qui ne se veut pas être une révision de la sous-
famille, nous nous baserons pour la classification de nos genres essentiellement
sur le travail de Thor et Willmann (1947) qui a pour lui la simplicité, sans
pour autant négliger les travaux de Feider pour les genres parfaitement définis.
Source : MNHN, Paris
44
P. ROBAUX
Diagnose de la Sous-Famille.
Thrombidiidae en général de petite taille. Pas de naso (sauf chez Valgo-
thrombium Willmann). Papilles recouvrant la face dorsale du corps de forme
très variable : grêles et sétiformes, globuleuses, fusiformes, longues et lisses,
ramifiées, chambrées, en forme d’écailles ou lamelleuses... souvent plusieurs
sortes de papilles sur la face dorsale. Crête linéaire, avec aréa sensilligère située
le plus souvent à l’extrémité postérieure ; deux paires d’yeux (une paire chez
Orthothrombium André). Face interne du tibia palpaire caractérisée par un
ongle accessoire à la base de la griffe terminale du tibia, un peigne antérieur
et dans la plupart des espèces un peigne postérieur sur le bord dorsal, un
peigne latéral plus ou moins développé ; parfois quelques soies spiniformes sur
la face externe du tibia. Extrémité du tarse palpaire avec un très petit nombre
de soies lisses (1 à 5) et une soie lisse sur la face externe de ce cinquième
article. Pattes généralement plus courtes que le corps (sauf chez Dromeothrom-
bium et Pedothrombium). Papille génitale de grande taille. Uropore souvent
plus grand et recouvert d’une abondante pilosité chez le mâle.
Génotype : Microthrombidium Haller 1882.
17 espèces appartenant à 10 genres sont étudiés dans ce travail. Ce sont :
Dromeothrombium coiffaiti Robaux 1966
Microthrombidium fasciatum Koch 1836
— marcandrei n. sp.
— platychyrum Berlese 1912
— betschi n. sp.
— corcyraeum Berlese 1912
Georgia pulcherrima (Haller) 1882
— mirabilis Willmann 1950
Platythrombidium fusicommun (Berlese) 1910
Echinotlirombium spinosum (Canestrini) 1898
Valgothrombium confusum (Berlese) 1910
— major (Halbert) 1920
Mastothrombium oltenicum Feider 1955
Camerothrombidium rasum (Berlese) 1910
— sanguineum (Koch) 1837
Trichothrombidium muscarum (Ryley) 1878
Campylotlirombium barbarum (Lucas) 1847
Genre Dromeothrombium Berlese 1912
Le genre Dromeothrombium peut se définir (André 1958) :
Microthrombidinae ayant les pattes I et IV plus longues que le corps. De
chaque côté du propodosoma un bouclier oculaire portant deux yeux sessiles.
Crête métopique linéaire avec aréa sensilligère située à l’extrémité postérieure.
Papilles dorsales barbulées, toutes de même structure. Pas de naso. Palpes rela¬
tivement forts : tibia muni d’une griffe accessoire et armé de deux peignes
dorso-internes.
Type : Dromeothrombium macropodum Berlese 1912.
Dromeothrombium coiffaiti Robaux 1966
Parmi les Microthrombidiinae récoltés sur la Péninsule Ibérique, nous avons
reconnus 7 Acariens appartenant incontestablement à une espèce récemment
décrite par nous (Robaux 1966) provenant de France et qui n’était connue jus¬
qu’à présent que par un seul exemplaire adulte et deux nymphes : Dromeo¬
thrombium coiffaiti. Nous nous proposons ici de reprendre la description de
cette espèce en fonction des éléments nouveaux observés sur les 6 adultes et la
nymphe récoltée par H. Franz.
Source : MNHN, Paris
THR0MHID1IDAE D’EUROPE
45
L’Adulte.
L’idiosoma a une longueur comprise entre 890 p, et 1535 p, une largeur de
770 n-1105 g,
La face dorsale est uniformément recouverte de papilles toutes semblables,
Fig. 19 : Dromeolhrombitim coiffaili Robaux. — A : tarse et tibia palpaire de l’adulte, face
interne ; B : tarse et tibia palpaire de la nymphe, face interne ; C : crête métopique ; D :
tarse et tibia palpaire de la nymphe, face externe ; E : palpe maxillaire ; F : papille géni¬
tale de la nymphe ; G : tarse et tibia des P I ; H : uropore de la nymphe ; I : papilles
dorsales ; .1 : papille génitale Ç ; K : tarse et tibia palpaire de la nymphe, face externe ;
Source : MNHN, Paris
46
P. ROBAUX
assez courtes (entre 25 p, et 38 y,), revêtues de barbules sur toute leur longueur
(fig. 191).
La crête métopique (fig. 19 C) très allongée se compose d’une baguette anté¬
rieure longue qui s’élargit légèrement au niveau des deux aréoles sensilligères
et d’une baguette postérieure beaucoup plus courte : le tiers environ de l’anté¬
rieure ; cette dernière s’arrête brusquement en avant, un peu en arrière du
vertex ; celui-ci est légèrement chitinisé ; il s’y insère une quinzaine de soies
barbulées légèrement plus longues que celles bordant l’ensemble de l’organe sen¬
soriel ; les yeux situés de part et d’autre de la crête, en son milieu, sont sessiles,
petits et portés par un petit scutum sclérifié.
Les pattes I et IV sont légèrement plus longues que le corps (sur le type
elles avaient respectivement 1200 p et 1250 p pour un idiosoma long de 890 p).
Aux pattes I le tarse a une longueur comprise entre 410 p et 575 p sur une lar¬
geur trois ou quatre fois moindre (90 p -135 (J ! le tibia est beaucoup plus
court que le tarse : rarement inférieure à 215 p sa longueur semble ne pas
dépasser 275 p (fig. 19 G).
L’armature des palpes est très caractéristique de cette espèce : d’une part
par le grand nombre de soies formant les peignes, d’autre part par les varia¬
tions importantes que l’on observe d’un individu à l’autre et même d’un palpe
gauche à un palpe droit d’un même exemplaire. Sur le tibia, face interne, le
peigne antérieur situé sur le bord dorsal est formé d’un nombre de soies allant
de 9 à 19 (y compris l'ongle accessoire) ; le peigne postérieur a entre 11 et
19 soies ; la radula, ou peigne latéral, présente des variations similaires : on
compte, suivant les individus, 6 à 11 soies qui sont, toutefois, un peu plus
longues que celles composant les peignes précédents (fig. 19 A) ; sur la face
externe du tibia palpaire (fig. 19 K) nous retrouvons ce même dimorphisme :
insérées entre l’ongle terminal du tibia et la base du tarse, nous avons entre 1
et 3 soies spiniformes, assez courtes et dirigées vers l’avant ; à l’extrémité du
tarse palpaire, nous avons 3 ou 5 soies courtes et lisses ; sur la face externe,
dans le dernier tiers distal, une soie courte.
Face ventrale, sur la papille génitale de la femelle, nous avons sur les
centrovalves, une triple rangée de soies lisses (quelques-unes de ces soies sont
barbulées à l’avant de ces valves), sur les épivalves une double rangée de soies
barbulées (fig. 19 J).
L’uropore femelle (fig. 19 L) se compose de deux valves avec un nombre
variable de soies barbulées ou pectinées (entre 9 et 15).
TABLEAU XII
Elude comparative des données chez Dromeothrombium coiffaiti
Adultes Nymphes
Type 1 2 3 4 5 6 France Espagne
Longueur idiosoma
Largeur idiosoma
890 1440 1400
775 1010 910
1490 1535 1250 625-670 480
1040 1105 770 530 290
Longueur tarse I
Largeur tarse I
Palpe maxillaire :
tibia : f. i. : p. a. (1)
p. p.
tarse : ep. ter.
Longueur des papilles
510 275-280
(1) f. i. — race interne du tibia ; p. a. : peigne antérieur ; p. p. : peigne postérieur ; rad. :
radula ;
f. e. = face externe ; ep. ter. : soies lisses terminales ; cp. ext. : soies lisses sur la face
Source : MNHN, Paris
TIIROMBIDIIDAE D’EUROPE
47
La Nymphe.
Sur le Tableau XII, nous donnons les principales variations existant entre
les nymphes et les adultes ; signalons toutefois :
1) l’absence du peigne postérieur sur le bord dorso-interne du tibia pal-
paire (flg- 19 B) ;
2) la présence de deux ou trois soies lisses à l’extrémité distale du tarse
palpaire (3 ou 5 chez l’adulte) ;
3) la présence d’une seule rangée de soies lisses sur les centrovalves des
papilles génitales et d’une rangée de soies barbulées sur les épi valves (fig. 19 F) ;
parfois sur les valves de l’uropore ne s’insère aucune soie, le plus souvent une
ou deux (fig. 19 H).
Répartition géographique. Habitat.
Dromeothrombium coiffaiti est une espèce qui avait été décrite d’après des
exemplaires provenant des Pyrénées françaises. H. Franz a recueilli les nou¬
veaux individus dans la Sierra de Ronda, au Monte Araslepa (Prov. de Malaga),
entre 1200 et 1400 m, le 26.11.1951.
Genre Microthrombidium Haller 1882
Ce genre est actuellement celui qui est le moins bien défini : d’une part
les diagnoses sont imprécises, d’autre part les différences existant entre les
Microthrombidium et les Enemothrombium, ou encore entre les Microthrom¬
bidium, les Dimorphothrombium et éventuellement les Atractothrombium
( = Platythrombidium ?) sont tellement minimes qu’il est difficile, sinon
impossible, de dire si tel exemplaire appartient à tel ou tel genre. En fait,
nous nous trouvons en présence de deux thèses : celle de Feider (1948 et 1955)
et celle de Berlese (1910) reprise en 1958 par M. André.
Feider, dans la première des deux thèses en présence, sépare les genres
ci-dessus en se basant essentiellement sur la forme des papilles dorsales (les
diagnoses génériques précisent, en outre, pour ces quatre genres, qu’il existe
deux peignes dorsaux et un peigne latéral sur la face interne du tibia palpaire,
sur la face externe parfois une ou plusieurs épines latérales ; chez les Atracto¬
thrombium intervient la longueur de la baguette antérieure de la crête méto-
pique, ainsi que la longueur des soies sensorielles sur ce même organe). Mais
lorsque l’on possède un abondant matériel, il est parfois impossible de faire,
objectivement, la différence entre une papille fusiforme courte couverte de
très nombreuses barbules et une papille lancéolée, par exemple plus grande,
mais recouverte également d’un réseau dense de barbules. Le problème serait
relativement facile si nous avions deux sortes de papilles sur le corps : nous
pourrions placer à la rigueur ces espèces, soit chez les Enemothrombium, soit
chez les Dimorphothrombium. La réalité est toute autre lorsque l’individu n’est
recouvert que d’une seule sorte de papilles : il est très difficile, dans un cas
intermédiaire, d’affirmer qu’une papille dorsale est plutôt grêle que fusiforme
aiguë par exemple. Il est évident que pour certaines espèces cela ne posera
aucun problème, mais ceci n’est pas le cas général.
La seconde thèse en présence est celle de Berlese, reprise récemment par
M. André (1958) ('). A propos du genre Microthrombidium, cet auteur écrit :
« Il se distingue (le genre) tout d’abord par la structure des poils recouvrant
l’hysterosoma ; ceux-ci sont fins, pointus et munis de barbules grêles ou
robustes et peu serrées. Plus rarement on trouve aussi d’autres poils barbulés,
mêlés aux premiers et de taille différente »... Plus loin, il redéfinit les 3 sec¬
tions que Berlese avait créées, à savoir :
— Section I : papilles dorsales toutes de même forme et de même taille,
grêles, plumiformes et barbulées : type M. pusillum Hermann et M. marmoratum
Berlese.
(1) M. André : Acariens Thrombidions (adultes) de l’Angola : Dlamang, n° 35, 1958,
pp. 35-36.
Source : MNHN, Paris
48
P. ROBAUX
— Section II : aux papilles de la section I, viennent se mélanger des papilles
de plus grande taille et de formes différentes : type : M. italicum Berlese.
— Section III : toutes les papilles sont de même forme : coniques, fusi¬
formes, garnies d’un revêtement dense de fines barbules. Cette section constitue
le genre Platythrombidium Thor 1936.
Dans le même ouvrage (*) André reprend la diagnose du genre Enemothrom-
bium établit par Thor et Willmann (1947) : « Poils du corps de structures
différentes, c’est-à-dire piriformes ou en forme de massues, recouverts d’une fine
pilosité ou de longues barbules. Habituellement, dans chaque individu, 2 ou
3 sortes de poils différents. Les palpes eux-mêmes présentent des poils ou épines
variés. Sur le quatrième article, 1 ou 2 peignes ». Il convient alors que cette
diagnose est très imprécise, qu’elle peut s’appliquer à des genres voisins, aussi
ne place-t-il aucun de ses exemplaires dans ce genre.
Le but de ce travail n’étant pas de faire une révision générale de ces genres,
qui s’impose, nous préférons nous en tenir actuellement à la seconde hypothèse ;
celle-ci possède l’avantage, par rapport à celle de Feider, de ne faire intervenir
aucun caractère subjectif quant à la forme des papilles dorsales.
Nous empruntons à M. André (1958) l’essentiel de la diagnose du genre
Microthrombidium s. s. 1.
Il se distingue, tout d’abord, par la structure des papilles recouvrant l’hys-
terosoma : celles-ci sont fines, pointues et munies de barbules grêles ou robustes
et peu serrées. Plus rarement aussi d’autres papilles barbulées sont mêlées aux
premières et de taille différente.
L’hysterosoma est volumineux et sub-cordiforme, avec saillies humérales
bien développées ; il se rétrécit en arrière pour se terminer par une extrémité
arrondie. En avant, il ne se prolonge pas sur le propodosoma et le laisse à
découvert.
Le propodosoma, triangulaire, porte une crête linéaire, fine, munie à son
extrémité postérieure d’une aréa sensilligère arrondie ou sub-quadrangulaire à
l’intérieur de laquelle s’insèrent deux soies sensorielles filiformes. De chaque
côté de cette crête se trouve une paire d’yeux sessiles ou bien portés sur un
pédoncule extrêmement court, non mobile.
Les palpes sont petits ou de taille moyenne ; le deuxième article est épais,
bien développé ; le quatrième, relativement court, porte en arrière de la griffe
terminale un ongle accessoire dorsal. Parfois, sur la face externe, se trouve
une ou plusieurs épines assez fortes ; sur la face interne deux peignes dorsaux
et un peigne latéral ou radula plus ou moins développés. Le cinquième article
(tarse) est petit, tentaculiforme.
Toutes les pattes sont plus courtes que le corps avec tarse un peu dilaté.
Le tarse des pattes de la première paire est épais, plus ou moins oviforme ou
cordiforme, habituellement plus long que large et plus long que le tibia.
Face ventrale, tandis que les épivalves de la papille génitale ont presque
toujours des soies barbulées, les centrovalves ont dans la plupart des cas des
poils lisses. Présence chez tous les mâles d’un pénis chitineux. L’uropore est
le plus souvent du type hétéruropore macandre avec souvent chez le mâle un
plus grand nombre de soies sur les valves que chez la femelle ; chez le mâle
les valves sont souvent prolongées par une membrane finement ciliée.
Type : Microthrombidium pusillum Herm. 1804.
Dans le matériel que nous avons étudié, 5 espèces ont été reconnues comme
appartenant à ce genre. Elles seront décrites dans l’ordre des sections I et II
indiquées par Berlese et résumées ci-dessus, sans que nous en fassions autre¬
ment mention dans le texte.
Microthrombidium fasciatum Koch 1836
Cette espèce, qui vient d’être redécrite récemment par nous (Robaux 1966),
est connue de toute l’Europe. H. Franz l’a récoltée de nouveau à Aranjuez (Prov.
de Madrid) sur les rives du Tage, le 20.VI.1952 (1 ex.) ; le 12.VIII.1955, Valle
del Broto (Prov. de Huesca), au bord de la route (1 ex.) ; nous l’avons retrouvée
(1) Ibid. : p. 73.
Source : MNHN, Paris
THROMBIDIIDAE D’EUROPE
le 17.VIII.1965 près de Deva (route San-Sebastian-Bilbao), dans un champ, prés
du Rio Deva (1 ex.).
Microthrombidium marcandrei n. sp.
Cette espèce est représentée dans notre matériel par une soixantaine d’exem¬
plaires adultes ou nymphes.
L'Adulte.
L’idiosoma a une longueur comprise entre 480 et 1055 p. sur 385 p-720 p
de large.
Les papilles recouvrant la face dorsale sont toutes semblables : grêles et
longuement barbulées sur toute leur longueur, elles ont entre 25 p et 43 p
(fig. 201).
La crête métopique (fig. 20 C) se compose de deux bandelettes chitineuses :
l’antérieure, la plus longue, s’élargit dans sa partie postérieure au niveau des
aréoles sensilligères ; de ces dernières partent deux soies sensorielles lisses
assez longues ; à l’arrière, la bandelette postérieure est beaucoup plus courte
que l’antérieure ; de chaque côté de la crête, une paire d’yeux à peine pédon-
culés s’insère sur les côtés latéraux du propodosoma ; les cornées sont sail¬
lantes : l’antérieure ayant un plus grand diamètre que la postérieure ; en avant
de la crête, sur le vertex, s’insère une dizaine de soies barbulées plus longues
que celles qui bordent la crête de chaque côté.
Les pattes sont toutes plus courtes que le corps. Le tarse I a une longueur
variant entre 180 p et 205 p ; sa largeur est comprise entre 105 p et 140 p ; le
tibia ne dépasse pas 135 p (fig. 20 E). A la base du tarse et du tibia on observe
une échancrure latérale.
La face externe du tibia des palpes maxillaires (fig. 20 A) est recouverte de
soies barbulées à l’exception toutefois d’une épine située entre l’ongle terminal
et l’insertion du tarse, ainsi que de deux soies lisses à la base de la griffe tibiale ;
à l’extrémité distale du tarse, outre quelques soies pectinées ou barbulées, nous
avons une soie courte et lisse ainsi qu’une longue soie, avec quelques barbules
latérales (donc pectinée) à sa base ; sur ce même article, nous observons éga¬
lement une soie courte et lisse située dans la partie médiane. Sur la face interne
du tibia palpaire (fig. 20 B) on observe trois peignes : 1) un peigne antérieur
composé de 4 ou 5 soies en arrière de l’ongle accessoire situé à la base de la
griffe terminale du tibia ; 2) un peigne postérieur, situé comme le précédent
sur le bord dorsal, formé le plus souvent de 5 ou 6 soies plus longues et plus
fines que celles du peigne antérieur ; 3) un peigne latéral ou radula, avec 2-3-
4 soies longues et fines.
La papille génitale du mâle (fig. 20 K) est en général beaucoup plus petite
que celle de la femelle (fig. 20 D). Cependant, tant chez le mâle que chez la
femelle, aussi bien sur l’épivalve que sur la centrovalve, nous avons deux
rangées de soies, lisses sur les centrovalves, barbulées sur les épivalves ; sur
ces dernières, dans les deux sexes, nous observons deux ouvertures latérales,
situées le plus souvent dans la partie distale de la papille ; sur plusieurs de
nos exemplaires nous avons isolé quelques-unes des pièces du squelette du pénis
(fig. 20 J) : nous avons reconnu l’anellus, la furca et les deux apodèmes.
Il n’y a pratiquement aucune différence entre l’uropore de la femelle
(fig. 20 F) et celui du mâle (fig. 20 G) : de même taille, 100 |i environ, chaque
valve est recouverte par un nombre identique de soies barbulées ou pectinées.
La Nymphe.
Elle est comparable à l’adulte dans sa forme générale : les principales carac¬
téristiques et différences sont indiquées dans le Tableau XIII. Notons cependant,
d’une part l’absence, sur le bord dorsal du tibia palpaire, du peigne postérieur,
d’autre part la réduction du peigne latéral : 1 soie. Enfin, sur les centrovalves
et les épivalves de la papille génitale, il n’y a qu’une seule rangée de soies, lisses
sur les premières, barbulées sur les secondes ; il existe également une ouver¬
ture postérieure sur les épivalves ; l’uropore porte sur chacune de ses deux
valves deux soies barbulées.
Source : MNHN, Paris
I I
s
ï.
Z
THROMBIDI1DAE D’EUROPE
51
Répartition géographique. Habitat.
Cette espèce a été récoltée par H. Franz et H. Coiffait en Espagne et au
Portugal.
1) En Espagne : récolte de Franz : Dans la Sierra de Ronda (Prov. de
Malaga), au Monte Araslepa, à 1200 ra d’altitude environ, le 26.11.1951 (1 ex.) ;
dans la Sierra de la Luna, près d’Algésiras, à Cerro de Mirador (Prov. de Cadix),
Source : MHHN, Paris
52
P. R0BAUX
le 28.11.1951 (1 ex.) ; à Figueirido, près de Pontevedra, dans des Spliagnum, le
30.VII.1955 (19 ex.) ; sur l’île de One, près du Ria de Pontevedra, sous des
Ulex, le 4.VIII.1956 (4 ex.) ; dans une Sierra, entre Gondomar et Tuy, près de
Vigo (Prov. de Pontevedra), le 5.VIII.1956 (6 ex.) ; le 9.VIII.1956, au sud-ouest
de Lovios (Prov. de Orense), près de la frontière portuguaise dans une
forêt de chênes (1 ex.) ; dans une forêt de chênes au sud de Ezaro (Prov. de
la Corogne), le 15.VIII.1956 (10 ex.) ; H. Coiffait l’a également recueillie à
Tossa de Mar (Prov. de Gerone), en novembre 1961 (1 ex.).
2) Au Portugal, dans l’Algarve, uniquement à Monchique, en octobre 1961
(1 ex.) ; à Monétrique, en octobre 1961 (12 ex.) ; à Barranco do Velho,
décembre 1961 ; à Querenca, en février 1964 (1 ex.) ; à S. Braz de Alportil, en
février 1964 (1 ex.).
Observations.
Cette espèce est très proche de M. pusillum Herm. 1804. Elle diffère essen¬
tiellement de celle-ci par la présence, sur la face externe du tibia pal-
paire, d’une épine latérale que Berlese (1912), André (1934), Feider (1955)
signalent comme absente en permanence chez M. pusillum. D’autre part, chez
M. marcandrei n. sp., les tarses sont plus grands, les peignes dorsaux et laté¬
raux sont mieux fournis. Enfin André signale que la longue soie située à l’ex¬
trémité distale du tarse est lisse chez pusillum, alors que chez notre espèce elle
possède quelques barbules latérales.
Microthrombidium platychirum Berlese 1912
Nous rattachons à cette espèce 7 exemplaires (1 adulte, 6 nymphes).
L’Adulte.
Microthrombidium platychirum est un animal de petite taille. L’idiosoma est
long de 770 p, large de 705 p.
Les papilles recouvrant la face dorsale sont courtes à l’avant, entre 18 p
et 35 p, beaucoup plus longues à l’arrière (43 p-50 p) où elles forment une
sorte de bouquet distal ; elles sont cylindriques, arrondies à leur extrémité dis¬
tale et recouvertes sur toute leur longueur d’un réseau dense de fines barbules
(fig. 21D-F).
TABLEAU XIV
Etude comparative des données chez M. platychirum
Longueur idlosoma
Largeur idiosoma
Longueur tarse I
Largeur tarse I
Longueur tibia I
Palpe maxillaire :
tibia : f. i. : p. t
Longueur des papilles
1000 770
170 190
120 120
100 105
35-50
18-43
Espagne-Portugal
Nymphes
115
60
3 + 1
2
37
Source : MNHN, Paris
THROMBIDIIDAE D’EUROPE
53
La crête métopique est classique (fig. 21 B) ; les soies sensorielles sont rela¬
tivement courtes ; les yeux sont portés par deux tubercules à peine saillants à
la surface du propodosoma.
Les pattes sont toutes plus courtes que le corps ; le tarse I a 190 p, de long,
120 p de large ; le tibia, plus court, n’a que 105 p (fig. 21 E).
Fig. 21 : Uicrothrombidium platgchirum Berlesc (adulte). — A : tarse et tibia palpaire. face
interne ; B : crête métopique ; C : uropore ; D : longue papille dorsale ; E : tarse et
tibia des P I ; F : courtes papilles dorsales ; G : anellus-operculum du squelette du pénis ;
H : papille génitale ^ ; I : tarse et tibia palpaire, face externe.
Source : MNHN, Paris
54
P. ROBAUX
Aux palpes maxillaires, le quatrième article porte sur le bord dorso-interne
un seul peigne composé de 4 soies spiniformes situées immédiatement après
l’ongle accessoire ; sur la face latérale interne s'insèrent 4 longues soies spi¬
niformes (fig. 21 A) ; face externe de ce même article (tibia) s’insèrent : 1) entre
l’ongle terminal et le tarse une forte épine ; 2) à la base de l’ongle, dépassant
l’extrémité distale de celui-ci, deux longues soies lisses (fig. 211) ; le tarse pal-
paire, outre de nombreuses soies pectinées, porte à son extrémité distale une
longue soie lisse, probablement sensorielle et sur la face externe, au milieu de
l’article, une soie courte et lisse.
La papille génitale du mâle a 150 p de long environ (fig. 21 H) ; on ne dis¬
tingue qu’une seule rangée de soies lisses sur la centrovalve ainsi qu’une rangée
de soies barbulées sur les épivalves ; nous avons mis en évidence une pièce
du squelette du pénis sur le seul exemplaire adulte en notre possession
(fig. 21 G) : il s’agit soit de Poperculum, soit du complexe anellus-operculum,
avec sur chaque valve deux soies lisses très courtes.
L’uropore est formé de deux valves avec chacune 5 soies barbulées ou pec¬
tinées (fig. 21 C).
Dans le Tableau XIV, nous comparons nos données avec celles de Berlese
(1912).
La Nymphe.
Parmi les 6 nymphes, il en est une qui présente des caractères identiques à
ceux de l’adulte : longueur des articles terminaux des pattes I comparables,
pilosité du palpe maxillaire comparable, papille génitale, plus petite cependant :
100 p environ, mais avec un complexe anellus-operculum en tous points sem¬
blable à celui que nous venons de décrire ci-dessus, mais présence seulement
de deux paires de ventouses génitales (fig. 22 E-F). Ce fait a déjà été signalé
par nous (Robaux 1965) à propos du Camerothrombidium andrei Robaux.
Les autres nymphes ne présentent que peu de différence avec les adultes
si ce n’est les rapports des longueurs des articles terminaux des pattes I ;
les soies qui composent les peignes sur la face interne du tibia sont d’autre part
moins nombreuses (fig. 22 A et B) (Tableaux XIV). Les centrovalves ne portent
que 3 soies lisses, les épivalves 4 soies barbulées (fig. 22 C). Sur chaque valve
de l’uropore, il n’y a que 3 soies barbulées.
Répartition géographique. Habitat.
M. platychirum n’était connue jusqu’à présent que d’Italie. H. Coiffait a
récolté les exemplaires que nous venons de décrire au Portugal, dans l’Al-
garve : dans les environs de Loulé, en août 1952 (1 ex.) ; à Monchique et à
Monétrique, en octobre 1961 (3 ex.) ; à Villa do Bispo, en décembre 1963
(2 ex.) ; à Almansil, en mars 1964 (1 ex.). Nous l’avons recueilli le 6.IX.1965,
à Simancas, près de Valladolid, sous des feuilles, dans une zone irriguée, près
du Rio Duero (1 ex.).
Microthrombidium betschi n. sp.
Cette espèce est représentée par un unique exemplaire adulte.
L’idiosoma mesure 1150 p de long, 770 p de large. La face dorsale est recou¬
verte d’une seule sorte de papilles caractéristiques (fig. 23 C) : toutes de même
taille, 25 p environ, épaisses, couvertes de barbules très courtes, elles se divi¬
sent en deux branches courtes et pointues à leur sommet.
La crête métopique (fig. 23 A) se compose d’une bandelette antérieure chi-
tineuse médiane qui s’élargit peu à peu dans sa partie postérieure, déli¬
mitant ainsi l’aréa sensilligère d’où partent les deux soies sensorielles lisses
relativement courtes : cette bandelette est limitée à Pavant par une zone peu
chitinisée, renforçant le vertex et sur laquelle s’insère une quinzaine de soies
barbulées plus longues que celles bordant l’ensemble de l’organe sensoriel ; en
arrière, la bandelette postérieure est à'peine visible; les yeux, de part et
d’autre de la crête, sont très petits et brièvement pédonculés.
Source : MNHN, Paris
THROMBIDIIDAE D’EUROPE
55
50 >j
Fig. 22 : Microthrombidium platychirum Berlese (nymphe). — A : tarse et tibia palpaire. face
interne ; B : palpe maxillaire ; C : papille génitale ; D : uropore ; E : squelette du pénis ;
F : papille génitale.
Les pattes sont toutes plus courtes que le corps. Aux pattes I, le tarse a une
longueur de 305 p et une largeur de 135 p ; le tibia a 165 p de long (fig. 23 H).
Aux palpes (fig. 23 B - E - G) le tibia porte sur son bord dorso-interne deux
peignes : l’antérieur est composé de 4 soies spiniformes situées juste après
l’ongle accessoire ; le peigne postérieur est formé de 6 soies plus longues que
celles formant le peigne précédent ; en outre sur la face interne s'insèrent
5 longues soies formant le peigne latéral ou radula (ces soies sont beaucoup
Source : MNHN, Paris
56
P. ROBAUX
plus longues que celles des peignes précédents) ; à l’extrémité du tarse pal-
paire, nous comptons 5 soies lisses, courtes, probablement sensorielles et sur la
face externe une courte soie lisse ; sur la face externe du tibia, à la hauteur
Source : MNHN, Paris
THROMBIDIIDAE D'EUROPE
57
de l’insertion du tarse, nous observons sur l’un des palpes, deux soies spini-
formes très puissantes, sur l’autre 3 ; à la base de l’ongle, une soie lisse ; les
autres soies sur cette face sont pectinées ou barbulées.
Sur le seul exemplaire que nous possédons, un mâle, la papille génitale
(fig. 23 D) n’atteint pas 200 p ; l’épivalve est recouverte de 2 ou 3 rangées de
soies barbulées ; sur la centrovalve s’insèrent deux sortes de soies réparties sur
plusieurs rangs : les unes, au centre, sont lisses, les autres, aux extrémités
antérieures et postérieures, sont barbulées ; nous avons mis en évidence le sque¬
lette du pénis (fig. 23 F) : il se compose du complexe anellus-operculum sur
lequel s’insèrent 4 soies lisses (2 paires), des apodèmes et de la furca.
Les valves de l’uropore ont 250 ji de long (fig. 231) ; elles sont recouvertes
par une trentaine de soies barbulées et se prolongent par deux membranes fine¬
ment ciliées.
Répartition géographique. Habitat.
Microthrombidium betschi n. sp. a été trouvée par H. Franz, le 5.IX.1957,
dans la Sierra de Gredos, à environ 2200 m au-delà de Lago de Gredos.
Fig. 24 : Microthrombidium corcgraenm Berlesc. — A : tarse et tibia palpaire, face interne ;
B : crête métopiquc ; C : papille génitale de la nymphe ; D : papille génitale ; E :
papilles dorsales ; F : larse et tibia palpaire. face externe C, : tarse et lihia des P I ; H :
uropore ( J.
Source : MNHN, Paris
P. ROBAUX
Observations.
Cette espèce diffère de tous les Microthrombidium d’Europe actuellement
connus, essentiellement par la forme des papilles dorsales qui sont bifurquées
distalement ; par ce caractère, elle se rapproche du M. bifidatum André 1958
d’Angola, mais en diffère par les longueurs des tarses et tibia des pattes I,
ainsi que par la structure du tibia du palpe maxillaire.
Microthrombidium corcyraeum Berlese 1912
Cette espèce a été décrite pour la première fois par Berlese en 1912. Elle
vient d’être redécrite par nous (Robaux 1966) à partir d’exemplaires récoltés
dans les Pyrénées françaises.
A titre comparatif nous donnons dans le Tableau XV les valeurs trouvées sur
les exemplaires d’Italie, de France et d’Espagne.
Précisons néanmoins, d’une part, qu’il y a deux sortes de papilles recou¬
vrant l’idiosoma : les unes sont longues de 35-70 p, cylindriques et finement
barbulées sur toute leur surface, les autres courtes (elles ne dépassent pas 40 p),
grêles avec de longues barbules (fig. 24 E) ; d’autre part, à l’extrémité distale
du tarse palpaire (fig. 24 A-F), il n’y a qu’une soie lisse assez longue ; enfin les
valves de l’uropore chez le mâle se prolongent par une membrane finement
ciliée (fig. 24 H).
TABLEAU XV
Etude comparative des données chez U. corcyraeum
Italie France Espagne
(Berlese) (Robaux) (Robaux)
Nymphes Adultes Nymphes
Longueur idiosoma
Largeur idiosoma
Longueur tarse I
Largeur tarse I
Longueur tibia I
Palpe maxillaire :
tibia : r. i. : p. a.
p. p.
1000 580-1100
600 530- 770
170 195- 230
120 114- 150
100 115- 120
575 670-1215 430-480
480 625- 895 385-430
128 215- 230 125-140
80 130- 145 85
66 110- 120 60- 75
5-6
3-5
4-6
2-3
tarse : ep. ter.
Longueur des papilles
1 111
1 111
18-43 18-30 25-70 25-60
Répartition géographique. Habitat.
Cette espèce a été recueillie aux Iles Baléares, à Majorque (collect. H. Franz)
et à Minorque (collect. H. Coiffait), sur la route allant de Malion à Fornells,
en décembre 1958 (1 ex.) ; au Portugal, dans l’Algarve, à Monchique, en
octobre 1961 (collect. H. Coiffait).
Genre Georgia Hull 1918
Diagnose du genre (d’après André-Robaux 1962).
Deux paires d’yeux sessiles mais à cornées plus ou moins saillantes. Crête
métopique linéaire distincte, antérieurement, jusqu’au vertex. Aréa sensilligère
arrondie ou très légèrement elliptique portant deux soies pseudostigmatiques
Source : MNHN, Paris
THROMBIDIIDAE D’EUROPE
59
lisses. Postérieurement à l’aréa, la crête se prolonge jusqu’à la jonction du
proterosoma avec l’hysterosoma. Papilles dorsales recouvrant l’hysterosoma
formées d’une hampe épaisse barbulée s’élargissant dans la partie distale
courbe, munie de lobules ou digitations plus ou moins développés et en nombre
variable. Poils des pattes simples, barbulés.
Type : Georgia pulcherrima (Haller) 1882.
Georgia pulcherrima (Haller) 1882
Cette forme est connue de très nombreux exemplaires dont l’aire de répar¬
tition géographique s’étend sur toute l’Europe et en Afrique du Nord. Cette
espèce a fait récemment (André-Robaux, 1962) l’objet d’une étude approfondie
à laquelle nous renvoyons le lecteur. De nombreux exemplaires récoltés en
Espagne nous permettent d’observer de sensibles variations dans les proportions
des articles terminaux des pattes I, ainsi que dans la pilosité du tibia palpaire,
comparables à celles que nous avons signalées en 1962.
Répartition géographique. Habitat.
Franz a récolté cette espèce :
Près de Garralda, à l’Est de Burguete (Prov. de Navarre), le 5.VIII.1955
(2 ex.) ; au col de Orzanzuriella (1570 m), près de Burguete, le 5.VIII.1955
(19 ex.) ; à Valle de Ordessa (Prov. de Navarre), près d’une chute d’eau, le
12.VIII.1955 (3 ex.) ; dans la Sierra de Outes, au Nord de Noya (Prov. de la
Corogne), dans une forêt de chênes, près d’un ruisseau (3 ex.) ; dans les Montes
de Barbanza, au Sud de Noya (Prov. de la Corogne), sous une pierre, le
18.VIII.1956 (1 ex.) ; dans les Montes Aquilianos sur les versants de Teleno
(Prov. du Léon) (2188 m), le 13.VIII.1957 (1 ex.) ; à San Saturnimo, à l’Ouest
de El Ferrol (Prov. de la Corogne), le 15.VIII.1957 (2 ex.) ; sur la côte près de
Perbon (Prov. de Santander), le 24.VIII.1957 (1 ex.). Nous l’avons retrouvée
(collect. Robaux) également à Dos Hermanas, près de Pampelune (Prov. de
Navarre), le 29.VIII.1965, dans une forêt de chênes et de hêtres (2 ex.) ; près
du col de Roncevaux, le 30.IX.1965, sous une pierre (2 ex.).
Georgia mirabilis Willmann 1950
Cette espèce a été décrite en 1950 par Willmann d’après deux individus.
Malgré les différences assez sensibles (voir Tableau XVI) entre nos animaux
et ceux décrits par Willmann, nous pensons qu’il s’agit d’une seule et même
espèce. Elle est représentée dans notre collection par 8 exemplaires (1 mâle,
7 nymphes).
L’Adulte.
Georgia mirabilis est une très petite espèce puisque l’idiosoma n’a que 480 ji
de long, 450 ^ de large.
La face dorsale est recouverte d’une pilosité constituée par deux sortes de
papilles : les unes courtes, grêles, possèdent de longues barbulés sur les deux
tiers de leur longueur, le tiers distal étant formé d’un processus falciforme,
aigu et glabre (fig. 25 F) ; les autres papilles ont une longueur double (56 g) des
précédentes : la hampe finement barbulée sur la plus grande partie est légère¬
ment courbée vers l’arrière ; dans sa partie terminale, les barbulés s’épaississent
légèrement et se placent sur deux rangs divergents ; à l’extrémité tout à fait dis¬
tale les barbulés s’étalent en des excroissances digitiformes rappelant celles de
G. pulcherrima mais en moins grand nombre (5 au maximum) et plus petites
que chez cette dernière espèce (fig. 25 C).
La crête métopique (fig. 25 B) se compose d’une part : d'une bandelette chi-
tineuse médiane, qui dans sa partie postérieure s’élargit brusquement délimi¬
tant ainsi l’aréa sensilligère dans laquelle sont creusées latéralement les fossettes
sensorielles d’où partent deux soies pseudostigmatiques lisses et relativement
Source : MNHN, Paris
60
P. ROBAUX
courtes ; cette bandelette est limitée à l’avant par une zone peu chitinisée, ren¬
forçant le vertex sur lequel s’insère une dizaine de soies barbulées (plus courtes
que celles bordant latéralement la crête) ; d’autre part : d’une bandelette pos¬
térieure réduite à une zone étroite, ovale et légèrement chitinisée ; les yeux
sont volumineux et brièvement pédonculés.
Les pattes sont plus courtes que le corps ; aux pattes I, le tarse a une lon-
Source : MNHN, Paris
TH ROM BIDUDAE D’EUROPE
61
gueur de 190 p et une largeur de 120 p ; le tibia a 120 p de long (fig. 25 H). Les
palpes sont puissants et volumineux (fig. 25 D) ; sur le bord dorso-interne du qua¬
trième article on observe, en arrière de l’ongle accessoire, un peigne antérieur
formé de 4 soies lisses et courtes (il n’y a pas de peigne postérieur) ainsi qu’une
radula avec 3 longues soies lisses spiniformes ; sur la face externe du tibia, on
observe à la hauteur de l’insertion du tarse une longue soie lisse également
spiniforme et, à la base de l’ongle terminal, deux longues soies lisses ; les
autres soies recouvrant cette face sont barbulées ou pectinées. A l’extrémité dis¬
tale du tarse palpaire, on compte 5 soies lisses et courtes, probablement sen¬
sorielles ; sur la face externe de ce même article, en son milieu, existe une soie
courte et lisse (fig. 25 A).
La papille génitale a 140 p de long.
L’uropore, 76 p de long, possède sur chacune des valves prolongées par une
fine ciliature, un minimum de 16 soies barbulées.
La Nymphe.
Dans le Tableau XVI, nous comparons les valeurs trouvées chez les diffé¬
rentes nymphes avec celles de l’adulte.
TABLEAU XVI
Etude comparative des données chez Georgia mirabilis
Willmann
Espagne-Portugal
Nymphes
Longueur idiosoma
Largeur idiosoma
Longueur tarse I
Largeur tarse I
Longueur tibia I
Palpe maxillaire :
Ubia s f. i. : p. a
480 500
450 400
190 140
120 75
71
350
320
75
3 +
+ 1 5 + 1 4 + 1 4 + 1 4 + 1
Longueur des papilles :
3 1
56 52 37 53
21 31 25 32
Les papilles dorsales sont de même taille et de même forme que celles
décrites ci-dessus. Les tarses I sont un peu plus courts et relativement moins
larges que ceux de l’adulte (fig. 25 G). Aux palpes maxillaires, le peigne anté¬
rieur a un nombre variable de soies (entre 3 et 5, non compris l’ongle acces¬
soire) ; la radula est formée d’une ou deux soies ; l’extrémité distale du tarse
ne porte que 3 soies (5 chez l’adulte) (fig. 25 E).
Répartition géographique. Habitat.
Georgia mirabilis a été récoltée d’une part en Espagne par H. Franz, dans
la Sierra Outes au nord de Noya (Prov. de la Corogne), dans une forêt de
chênes, près d’un ruisseau, le 13.VIII.1956 (1 ex.), d’autre part au Portugal, par
H. Coiffait, dans l’Algarve : aux environs de Loule, en août 1952 (2 ex.) ; à
Monchique, le 1.X.1961 (1 ex.) ; à Larte, le 21.X.1961, sous des pierres (1 ex.) ;
à Barranco do Velho, en octobre 1961 (3 ex.).
Source : MNHN, Paris
62
P. ROBAUX
Genre Platythrombidium Thor 1936
Diagnose du genre :
Microthrombidiinae caractérisés par la présence de papilles dorsales en
général courtes, fusiformes, épaisses et garnies sur toute leur longueur par de
très nombreuses et très fines barbules. Baguette antérieure de la crête méto-
pique allongée. Palpes maxillaires massifs avec 3 peignes sur la face interne du
tibia, une ou plusieurs soies spiniformes sur la face externe. Pattes plus courtes
que le corps. Très nombreuses soies sur les valves de l’uropore mâle.
Type : Platythrombidium vagabundum (Berlese) 1884.
Platythrombidium fusicommum (Berlese) 1910
Cette espèce est représentée par 4 exemplaires : 3 adultes, 1 nymphe.
L’Adulte.
L’idiosoma a une longueur comprise entre 1010 a et 1250 u., une largeur de
815 |i - 910 p.:
Sur la face dorsale on observe une seule sorte de papilles très courtes :
entre 15 p, et 20 p. (fig. 26 F) ; fusiformes, à extrémité pointue ou arrondie, elles
sont couvertes d’un réseau assez dense de fines barbules.
La crête métopique (fig. 26 A) se compose de deux bandelettes chitineuses :
— l’antérieure, la plus longue, filiforme, s’élargit cependant à l’arrière au
niveau des aréoles sensilligères desquelles partent deux soies sensorielles lisses
assez courtes ; à l’avant, au niveau du vertex, elle s’évase en une zone légère¬
ment chitinisée sur laquelle s’insère une quinzaine de soies barbulées plus
longues que celles bordant latéralement l’ensemble de l’organe sensoriel ; pos¬
térieurement, une bandelette intermédiaire semble s’articuler avec : — la ban¬
delette postérieure (le tiers environ de l’antérieure). Les yeux sont sessiles et
portés par deux scutum ovales.
Les pattes sont plus courtes que le corps ; aux pattes I le tarse a une lon¬
gueur (260 p.-280 ji) double de sa largeur (125 p-175 ji) ; le tibia a 170 p,-
190 n de long (fig. 26 G).
TABLEAU XVn
Etude comparative de» données chez P. fusicommum
Berlese Schwbizbr Fbider
Espagne
Nym-
Adultes phe
Longueur idiosoma
Largeur idiosoma
Longueur tarse I
Largeur tarse I
Longueur Ubia I
Palpe maxillaire :
tibia : f. i. : p. a.
p. p.
f.e.
tarse : ep. ter.
Longueur papilles
1300 1500-2000
800 1050-1200
190 252- 270
110 144- 171
180- 198
1400-1800 1105
866-1300 910
216- 278 260
98- 147 140
170
1010 1250 635
815 865 385
281 270 155
125 175 90
175 190 90
15-20 16-36
4+1 4+1 6 + 1 4 + 1
8 9 7 —
8 10 11 3
1111
5 5 — 3
Source : MNHN, Paris
THROMBIDIIDAF. D’EUROPE
63
Aux palpes maxillaires, sur la face interne du tibia, nous observons trois
peignes. Deux sur le bord dorsal : l’antérieur situé juste derrière l’ongle acces¬
soire est formé de 4 ou 6 soies spiniformes assez fortes, le postérieur possède
7-8-9 longues soies ; un peigne disposé latéralement par rapport aux deux
peignes précédents forme la radula : celle-ci se compose de 8-11 longues soies
Source : MNHN, Paris
64 P. ROBAUX
(fig. 26 B) ; sur la face externe de ce quatrième article, à la hauteur du tarse,
nous trouvons une longue soie spiniforme et, postérieurement à l’ongle terminal
du tibia, deux longues soies lisses ; les autres soies recouvrant cette face sont
barbulées ou pectinées (fig. 26 D). A l’extrémité distale du tarse s’insèrent
5 soies courtes ; sur la face externe de ce même article, on trouve en son
milieu, une soie courte : ces soies sont probablement sensorielles.
Face ventrale, les centrovalves des papilles génitales, tant chez le mâle
(fig. 27 A) que chez la femelle (fig. 27 C) comportent, au minimum, deux rangées
de soies lisses ; les épivalves, chez les deux sexes sont garnies de deux rangées
de soies barbulées.
Chez le mâle, nous avons mis en évidence le squelette du pénis (fig. 27 F).
Il se compose d’une part, du complexe anellus-operculum, avec sur chaque
valve une unique soie courte et lisse, d’autre part de deux apodèmes et de la
furca.
Si la différence entre les papilles génitales des deux sexes est faible, les
uropores sont nettement différents : chez le mâle (fig. 27 E) les valves sont beau¬
coup plus développées que chez la femelle (fig. 27 G). Tandis que chez celle-ci
la longueur de chaque valve ne dépasse pas 75 u et ne comporte qu’une
seule rangée de soies barbulées, chez le mâle par contre, chaque valve se pro¬
longe par une membrane dont la ciliature est bien marquée et dont la longueur
dépasse 100 p : il s’y insère une cinquantaine de soies pectinées.
La Nymphe.
Dans le Tableau XVII nous comparons les valeurs trouvées chez le seul
exemplaire nymphe en notre possession à celles rencontrées chez les adultes.
Signalons l’absence, classique, du peigne postérieur sur le tibia palpaire, la
réduction du nombre de soies formant la radula, ainsi que celles situées
à l’extrémité distale du tarse (fig. 26 C). La papille génitale comporte deux
Source : MNHN, Paris
THROMBIDIIDAE D’EUROPE
65
centrovalves avec une rangée de soies lisses sur chaque valve, deux épivalves
avec un petit nombre de soies barbulées (fig. 27 B). L’uropore (fig. 27 D) n’a
pas 30 (i de long.
Répartition géographique. Habitat.
Cette espèce, connue actuellement d’Allemagne, de Suisse et de Roumanie,
a été récoltée en Espagne par H. Franz dans la Sierra Nevada, près d'une chute
d’eau du Rio Guarnon, dans de la mousse, le 14.VIII.1955 (1 ex.) ; à San Feliz
de las Lavandera, dans la Sierra de Son (Prov. du Léon), le 11.VIII.1957, dans
une forêt de chênes (2 ex.) ; dans la Sierra de Gredos, près de Parador (Prov.
de Avila), le 5.IX.1957 (1 ex.).
Genre Echinothrombium Womersley 1937
Diagnose du genre.
Microthrombidiinae avec sur la face dorsale deux sortes de papilles : les
unes grandes en forme de lame de sabre, avec quelques barbules latérales, mais
le plus souvent lisses sur la plus grande partie de leur longueur ; les autres
sont courtes, grêles avec de longues barbules latérales. Face interne du tibia
palpaire avec 3 peignes : une épine sur la face externe. Pattes plus courtes que
le corps.
Type : Echinothrombium spinosum (Canestrini) 1885.
Fig. 28 : Echinothrombium spinosum (Canestrini). — A : papille génitale <-£ ; B : tarse et
tibia palpaire, face interne; C : uropore J ; D : uroporc Q ; E ; papille génitale Ç.
5
Source : MNHN, Paris
P. ROBAUX
Echinothrombium spinosum (Canestrini) 1885
Nous ne reviendrons pas sur la diagnose de cette espèce qui a fait récem¬
ment l’objet d’une révision générale (André et Robaux 1962). Nous signalerons
néanmoins qu’à l’extrémité distale du tarse I, on compte 5 soies lisses courtes ;
sur la face externe de ce même article 1 soie courte située dans le dernier tiers
(fig. 28 B). Les papilles génitales des deux sexes sont sensiblement de même
longueur : 150 p-220 p (fig. 28 A : mâle ; fig. 28 E : femelle) d’une part, l’uro-
pore est plus grand chez le mâle (fig. 28 C) que chez la femelle (fig. 28 D),
d’autre part les valves, chez le mâle, se prolongent par une fine membrane
ciliée, enfin il y a un plus grand nombre de soies plumeuses chez le mâle (entre
13 et 20) que chez la femelle (entre 3 et 10).
Répartition géographique. Habitat.
Cette espèce, assez rare, est cependant connue de toute l’Europe. H. Franz
l’a recueillie en Espagne dans la Sierra de Lorenzo, dans la Vallée du Monas¬
tère de Valvanera, près de Anguiano (au Sud-Ouest de Logroiio), le 8.VIII.1957
(1 ex.).
Genre Valgothrombium Willmann 1940
Diagnose du genre.
Microthrombidiinae essentiellement caractérisés par la présence d’une sorte
de naso en avant de la crête métopique qu’il prolonge. Papilles dorsales d’une
seule sorte, finement barbulées, claviformes, avec extrémité pointue ou légère¬
ment incisée. Palpes maxillaires très allongés, parfois filiformes avec sur le
bord dorso-interne du tibia un seul peigne derrière l’ongle accessoire ; radula
réduite ou absente, pas d’épine latérale sur la face externe du quatrième article.
Sur l’épivalve de la papille parfois une fossette valvaire postérieure. Yeux situés
en général très près de la crête métopique.
Type : Valgothrombium ualgum (George) 1909.
Valgothrombium confusum (Berlese) 1910
Représenté par 4 individus : 1 adulte, 3 nymphes.
L’Adulte.
La longueur de l’idiosoma est de 1010 p, sa largeur de 770 p.
Les papilles recouvrant la face dorsale sont sensiblement identiques entre
elles : sub-cylindriques, claviformes, longues de 30 p-45 p, recouvertes sur toute
leur surface de barbules très fines, elles sont parfois recourbées ; leur extré¬
mité présente une très légère incision terminale (fig. 29 H).
La bandelette antérieure de la crête métopique se prolonge au-delà du ver-
tex en une sorte de naso court, bien chitinisé, qui présente deux expansions
latérales dirigées vers l’arrière. Sur ce « naso » ne s’insère aucune soie ; en
arrière, sous la bandelette antérieure, se glisse une plaque chitinisée, arrondie,
dans laquelle sont creusées postérieurement les deux fossettes sensorielles d’où
partent les deux longues soies pseudostigmatiques lisses (fig. 29 C). Les yeux,
très près de la crête, sont portés par deux scutum ovales : la cornée anté¬
rieure est d’un diamètre plus grand que la postérieure. Les pattes sont toutes
plus courtes que le corps. Le tarse I est deux fois plus long que large (230 p -
115 p) ; le tibia I a 140 p (fig. 29 D).
Les palpes maxillaires sont longs et grêles (fig. 29 E). Sur la face interne
du tibia on ne distingue qu’un seul peigne : celui-ci, situé sur le bord dorsal,
se compose de 7 épines placées en arrière de l’ongle accessoire ; sur la face
latérale interne, on observe deux longues soies barbulées (elles ne semblent
Source : MNHN, Paris
THROMBIDIIDAE D’EUROPE
67
pas, de ce fait, devoir constituer une radula où les soies sont, a priori, toujours
lisses). A l’extrémité distale du tarse, qui est court, s’insèrent deux soies :
l’une très longue et lisse, l’autre courte, également lisse ; sur ce même article,
dans sa moitié proximale, face externe, nous trouvons une autre soie lisse et
courte (fig. 29 A).
Face ventrale, les centrovalves de la papille génitale portent une double
rangée de soies lisses ; les épivalves portent également deux rangées de soies ;
les plus internes sont barbulées, les plus externes rappellent parfois les papilles
Fig. 29 : Valgolhrombium confusion (Berlese). — A : tarse et tibia palpaire de l’adulte, face
interne ; B : tarse et tibia palpaire de la nymphe, face interne : C : crête métopique ; D :
tarse et tibia des P I ; E : palpe maxillaire ; F : papille génitale nymphe ; G : papille
génitale de l'adulte ; H : papilles dorsales ; I : uropore de la nymphe ; J : uropore de
l'adulte.
Source : MNHN, Paris
68
P. ROBAUX
dorsales ; sur la partie postérieure de chacune des épivalves nous remarquons
une fossette valvaire (fig. 29 G).
Sur les valves de l’uropore nous comptons 9 soies barbulées (fig. 29 J).
La Nymphe.
Elle ne présente avec l’adulte que très peu de différences : celles-ci sont
indiquées dans le Tableau XVIII. Signalons cependant la réduction du peigne
sur le bord dorso-interne du tibia palpaire (fig. 29 B) : seulement deux soies
spiniformes (non compris l’ongle accessoire). Les papilles génitales qui ont
75 p de long ne possèdent pas de fossettes valvaires sur les épivalves (fig. 29 B).
TABLEAU XVIII
Etude comparative des données chez Valgothrombium confusion
SCHWEI-
Bbrlbsb zer Feidbr Robaux _
1910 1951 1955 1963 Adultes
Espagne
Nymphes
Longueur idiosoma
Largeur idiosoma
Longueur tarse I
Longueur tibia I
Palpe maxillaire :
rad. (?)
tarse : ep. ter.
Longueur des papilles
1010
115
140
575 358 480
430 315 440
140 150 155
75 90 85
75 75 85
(?)
6 + 1 6 6 + 1 7 + 1
2 b (1) 1-2 (b) 2 b
1 c-1 1
2 + 1 4 + 1 2 + 1
0 2 b 0
2 c-1 1 1 c-1 1 1 c-1 1
40
1 111
37-43 27-37 37-43 35-45
(1) b
barbulées.
Répartition géographique. Habitat.
Connue d’Italie du Nord (Berlese 1910), de Roumanie (Feider 1949), de
Suisse (Schweizer 1951), de France (Robaux 1963), cette espèce a été retrouvée
en Espagne par Franz : à Orbaiceta, dans les Pyrénées Occidentales, près de
Burguete (Prov. de Navarre), dans une forêt humide, le 6.VIII.1955 (1 ex.) ;
dans la vallée du Rio Otai, près de Bujaruelo, dans les Pyrénées Centrales
(Prov. de Huesca), dans de la mousse, le 13.VIII.1955 (1 ex.) ; au Sud-Ouest
de Lovios, près de la frontière portugaise, dans la Sierra de Gerez, dans une
forêt de chênes, le 9.VIII.1956 (1 ex.) ; dans la vallée du Monastère de Valva-
nera, près de Anguiano (Sud-Ouest de Logrofio), dans une forêt, le 8.VIII.1957
(1 ex.).
Valgothrombium major (Halbert) 1920
Représenté par 3 individus : 2 adultes, 1 nymphe.
L’Adulte.
La longueur de l’idiosoma sur nos deux exemplaires est de 1200 p et 1490 p,
la largeur de 530 p et 770 p.
Les papilles dorsales sont toutes sehiblables ; longues de 30 p-38 p, fusi¬
formes, elles sont toutes effilées à leur extrémité distale contrairement à la plu¬
part des espèces de ce genre où l’on remarque une incision terminale plus ou
Source : MNHN, Paris
THROMBIDIJDAE D'EUROPE
moins marquée ; comme pour l'espèce précédente elles sont recouvertes sur
toute leur longueur par de nombreuses barbules très fines (fig. 30 E).
La bandelette antérieure de la crête métopique se prolonge au-delà du ver-
tex en une sorte de naso court, chitinisé, qui présente deux expansions latérales
dirigées vers l'arrière (fig. 30 A). Les yeux, situés assez près de la crête, sont
sessiles et portés par deux scutum ovales : la cornée antérieure a un diamètre
plus grand que la cornée postérieure.
Les pattes sont plus courtes que le corps : aux pattes I, le tarse est au moins
deux fois plus long (185 p-190 p) que large (85 p-90 p). Le tibia a entre
115 p et 130 p de long (fig. 30 G).
Les palpes maxillaires sont plus épais que pour l’espèce précédente
(fig. 30 C). Sur la face interne du tibia, on ne distingue qu’un seul peigne sur
le bord dorsal formé de 6 ou 7 soies spiniformes situées juste après l’ongle
accessoire : latéralement par rapport à ce peigne on distingue 3 ou 4 soies
lisses ou barbulées formant une « pseudo-radula ». A l’extrémité du tarse pal-
paire, nous avons mis en évidence, sur un seul de nos exemplaires, une soie
longue et lisse et trois soies courtes également lisses ; près du bord proximal
du tarse, sur sa face externe s’insère une autre soie lisse très courte (fig. 30 B).
Source : MNHN, Paris
70
P. ROBAUX
Sur un exemplaire, femelle ovigère, nous avons réussi à examiner la papille
génitale (fig. 30 F) : tandis que sur les centrovalves il y a une triple rangée de
soies lisses, sur les épivalves il n’y a que des soies barbulées réparties sur une
double rangée ; de plus sur ces dernières valves il n’y a pas de fossette val-
vaire.
L’uropore (fig. 30 D) a environ 50 p de long : sur chacune des valves s’in¬
sèrent 5 soies pectinées.
La Nymphe.
Le seul exemplaire nymphe en notre possession est en assez mauvais état,
aussi nous n’avons pas relevé l’ensemble des principaux caractères et en par¬
ticulier ceux très caractéristiques du palpe. Les autres valeurs sont indiquées
dans le Tableau XIX, qui permet de comparer nos données avec celles des dif¬
férents auteurs.
TABLEAU XIX
Etude comparative des données chez Valgothrombium major
WlLLHANN SCHWBIZER DaNIEL
Espagne
Adultes Nymphes
Longueur idiosoma
Largeur idiosoma
Longueur tarse I
Largeur tarse I
Longueur tibia I
Palpe maxillaire :
tibia : f. i.
rad. (?)
tarse : ep. ter.
e P- «**•
Longueur des papilles
1200-1650
430-990
144-192
1085-1975
700-1300
152-204
7 + 1
3 (1-b)
6 + 1
4 (1-b)
I c + 1 1
Répartition géographique. Habitat.
Cette espèce connue d’Irlande, de Suisse, d’Allemagne et de Tchécoslovaquie
a été recueillie par H. Franz en Espagne : dans la Sierra Nevada, dans de la
mousse près d’une chute d’eau du Rio Guarnon, le 14.VIII.1955 (1 ex.) ; au-
dessous du Refuge du Monte Perdido, dans les Pyrénées Centrales (Prov. de
Huesca), sous des pierres, le 11.VIII.1955 (2 ex.).
Genre Mastothrombium Feider 1951
Les Eutrichothrombium Womersley 1937 ont été divisés en 1951 par Feider
en 3 genres :
1) Genre Eutrichothrombium s.s.s. avec pour type : E. eutrichum (Berlese)
1904, caractérisé par deux sortes de papilles : les unes claviformes, les autres
longues et lisses.
2) Genre Mastothrombium Feider 1951 : type Mastothrombium dentipile
(Canestrini) 1897 ; il se distingue du précédent par la présence de deux ou
trois sortes de papilles : les unes sont longues, claviformes ou lancéolées avec
extrémités bifurquées ; les secondes, plus courtes, possèdent de nombreux
tubercules latéraux, elles sont également bifurquées distalement. Les dernières,
sont longues, acérées, parfois barbulées sur toute leur longueur.
3) Genre Acanthothrombium Feider 1951 : type Acanlhothrombium echino-
Source : MNHN, Paris
THROMBIDIIDAE D’EUROPE
71
trichum (André) 1924 : deux sortes de papilles recouvrent la face dorsale : les
premières sont globuleuses, courbées, portées par un court pédicelle, leur extré¬
mité est tronquée ; entre le pédicelle et la partie globuleuse se trouve un dia¬
phragme ; les autres sont dressées verticalement à la surface du corps et pré¬
sentent 5 ou 6 verticilles de 4 épines latérales très courtes, mais nettement
saillantes.
Diagnose du genre.
Ce sont des Microthrombidiinae avec deux ou trois sortes de papilles dor¬
sales :
a) courtes ou allongées, globuleuses ou claviformes, avec saillies latérales
se présentant sous forme de petits tubercules bien marqués, elles sont incisées
plus ou moins fortement à leur extrémité distale :
b) semblables aux précédentes, parfois plus longues, sans saillies latérales,
mais avec une incision distale mieux marquée ;
c) parfois de longues papilles sétiformes, très fines, finement barbulées sur
toute leur longueur ou simplement dans leur partie proximale.
Tibia palpaire avec un seul peigne sur le bord dorso-interne. Pas d’épine
latérale sur la face externe du quatrième article palpaire. Uropore du mâle plus
grand que celui de la femelle et recouvert de très nombreuses soies.
Type : Mastothrombium dentipile (Canestrini) 1897.
Dans ce genre prendraient place deux espèces africaines : Eutrichothrom-
bium bipapillatum (Berlese) 1917 et Eutrichothrombium longisetosum (André)
1936, ainsi qu’une espèce européenne : Eutrichothrombium oltenicum Feider
1955.
Mastothrombium oltenicum Feider 1955
(= Eutrichothrombium itale Cooreman 1955)
Bien que n’ayant pas examiné VEutrichothrombium itale de Cooreman, décrit
en 1955 d’après un unique exemplaire provenant d’Italie, nous avons la certi¬
tude que cette espèce est identique à celle de Feider : d’une part les rapports
longueur sur largeur des articles terminaux des pattes I sont absolument com¬
parables, d’autre part la structure du tibia palpaire est identique (Tableau XX),
TABLEAU XX
Etude comparative des données chez Mastothrombium oltenicum
Fbidrr Cooreman (1)
Espagne
longueur idiosoma
Largeur idiosoma
Longueur tarse I
Largeur tarse I
Longueur tibia I
Palpe maxillaire :
tibia : f. i. : p. a.
rad.
tarse : ep. ter.
Longueur papilles :
— avec saillies latérales
— sans saillies latérales
1250-1373 1500
849-866 800
186-191 210
91-98 105
145
12 13+1
5 5-6
2-25 20-30
29
1185 1075 1215
800 780 780
205 220 220
105 — —
135 155 185
12 + 1 16 + 1 15 + 1
8 6 6
4 4 3
1 1 1
15-25 25-30 18-20
25-38 32-47 32-38
(1) Décrit sous le nom de Eutrichothrombium itale.
Source : MNHN, Paris
72
P. ROBAUX
enfin les papilles dorsales, très bien décrites par Cooreman, sont semblables à
celles que nous avons observées.
Cette espèce est représentée dans notre matériel par 3 exemplaires adultes.
La longueur de l’idiosoma peut varier entre 1075 p. et 1215 y., la largeur
entre 780 n et 800 ji.
La face dorsale est recouverte de papilles présentant deux formes :
a) des papilles courtes ou allongées de 15 g. à 25 p,, caractérisées par de
nombreuses petites saillies latérales leur donnant un aspect hérissé : ces saillies
sont disposées entre la zone équatoriale et la partie distale ; elles sont incisées
à leur extrémité plus ou moins profondément, et garnies sur toute leur surface
par une très fine pilosité disposée suivant des axes longitudinaux (fig. 31 J) ;
b) des papilles un peu plus longues que les précédentes (entre 25 p et 47 p),
le plus souvent claviformes mais sans la moindre saillie latérale ou distale ;
comme pour les premières, elles possèdent toutes une échancrure distale plus
ou moins profonde, et sont recouvertes de barbules un peu plus longues dis¬
posées en rangées longitudinales (fig. 31 K).
La crête métopique (fig. 31 B) se compose essentiellement d’une bandelette
antérieure qui s’élargit progressivement d’avant en arrière pour former l’aréa
sensilligère de laquelle partent deux soies sensorielles relativement courtes ; à
l’avant cette bandelette n’est plus apparente : seule subsiste une aire légère¬
ment chitinisée renforçant le vertex sur laquelle s’insère une dizaine de longues
soies barbulées. Il semblerait qu’il n’y ait pas de bandelette postérieure. Les
yeux, de part et d’autre du milieu de la crête, sont sessiles et insérés sur deux
petits scutum ovales.
Les pattes sont plus courtes que le corps. Le tarse I a une longueur (205 p-
220 p) double environ de sa largeur (105 p). Le tibia I a entre 135 p et 185 p
de long.
Les palpes sont puissants (fig. 31 H). Sur le quatrième article, sur le bord
dorso-interne, derrière l’ongle accessoire, nous trouvons un unique peigne
formé, suivant les exemplaires et les palpes considérés, de 11 à 16 soies spini-
formes ; sur la face latérale interne de ce même article nous trouvons la radula
qui se compose de 6 à 8 soies plus longues que celles formant le peigne précé¬
dent (fig. 31 C) ; face externe, il n’y a pas d’épine latérale sur le bord dorso-
ventral, mais seulement deux longues soies lisses à la base de l’ongle ter¬
minal. A l’extrémité distale du 5" article, nous observons 3 ou 4 soies courtes
et lisses ; sur sa face externe, une unique soie lisse située dans la partie
médiane du tarse (fig. 31 A).
Face ventrale, d’une part, les papilles génitales femelles (fig. 31E) sont
beaucoup plus grandes que celles du mâle (un exemplaire a été observé)
(fig. 31 D), d’autre part, sur la centrovalve de la femelle, il n’y a qu’une seule
rangée de soies lisses, deux sur celles du mâle ; enfin, chez les deux sexes,
sur les épivalves, on remarque des fossettes valvaires situées dans la partie
médiane ; sur ces dernières valves nous avons des soies rappelant les papilles
de la face dorsale et des soies barbulées.
Nous avons mis en évidence le pénis chitineux de l’appareil copulateur chez
le seul mâle en notre possession (fig. 31 F). Il se compose de deux valves avec
chacune deux soies lisses, l’ensemble formant probablement le complexe anel-
lus-operculum : s’articulant à ce complexe nous avons les deux apodèmes et la
furca.
L’uropore présente de grandes différences suivant les sexes : d’une part, les
valves du mâle (fig. 31 G) ont au minimum une longueur double de celles de
la femelle (fig. 311) ; d’autre part, elles se prolongent à l’extérieur, chez le
mâle, par une membrane finement ciliée : enfin, et toujours chez le mâle, la
pilosité est beaucoup plus importante que chez la femelle (rapport minimum
1 à 4) ; elle consiste essentiellement en soies barbulées ou pectinées.
Dans le Tableau XX, nous comparons nos données avec celles des différents
auteurs.
Répartition géographique. Habitat.
Déjà connue de Roumanie, de Tchécoslovaquie et d’Italie, cette espèce a été
recueillie en Espagne sur la côte méditerranéenne par H. Coiffait, en
Source : MNHN, Paris
THR0MBIDI1DAE D’EUROPE
73
novembre 1961, dans la Province de Gerona, à Lloret de Mar (Côte du Levante),
au bord d’un ruisseau.
Fig. 31 : Maslolhrombium oltenicum Feider. — A : tarse et tibia palpaire, face externe ; B :
crête métopiquc ; C : tarse et tibia palpaire, face interne ; D : papille génitale g ; E :
papille génitale Ç ; F : squelette du pénis (an-op = nnellus-operculum, fu = furca,
ap = apodème) ; G : uropore ; H : palpe maxillaire ; I : uropore Q ; .T-K : papilles
dorsales.
Genre Camerothrombidium Thor 1936
Ce genre a subi, tout comme le précédent, de profondes modifications
(Feidf.r 1951). Parmi les remaniements opérés par cet auteur, l’espèce Throm-
bidium sanguineum (Thor) 1837 (= Microthrombidium ( Enemothrnmbium)
Source : MNHN, Paris
74
P. ROBAUX
subrasum Berlese 1910) a été placée parmi les Oicothrombium. alors que Micro-
thrombidium ( Enemothrombium ) rasum Berlese 1910 restait parmi les Camero-
thrombidium. Or, nous avons retrouvé ces deux espèces parmi le matériel
d’Espagne qui nous a été confié et nous ne voyons pas les raisons profondes
qui ont incité Feider à les classer dans deux genres différents ; aussi les lais¬
serons-nous dans le genre Camerothrombidium Thor 1936 dont nous donnons
ci-dessous la diagnose.
Microthrombidiinae caractérisés par des papilles dorsales assez courtes, de
tailles, parfois différentes, mais sensiblement toutes de mêmes formes (globu¬
leuses ou ovales) et couvertes de barbules très fines sur toute leur surface, sauf
à leur sommet qui est ouvert à l’extérieur. Palpes maxillaires avec, sur la face
interne du tibia, deux peignes dorsaux et un peigne latéral, sur la face externe,
une ou plusieurs soies spiniformes. Pattes plus courtes que le corps. Uropore
différent suivant les sexes. Sur les épivalves de la papille génitale présence
probable chez tous les individus de fossettes valvaires.
Type : Camerothrombidium pexatum (Koch) 1837.
Camerothrombidium sanguineum (Koch) 1837
Espèce représentée par deux mâles et une nymphe.
L’Adulte.
La longueur de l’idiosoma est respectivement chez les deux adultes de 1345 p
et 1230 p, la largeur de 960 p et 865 p.
Les papilles recouvrant la face dorsale sont un peu plus longues à l’arrière
(entre 31 p et 46 p) qu’à l’avant (18 p-37 p). Pour la plupart, elles sont globu¬
leuses, finement ciliées sur toute leur surface, sauf dans la partie supérieure qui
est glabre : il nous est impossible de préciser si cette zone est ou n’est pas
recouverte d’une membrane : si elle existe, elle est extrêmement fine et très
transparente ; dans le cas contraire la papille serait donc ouverte à l’extérieur.
Dans cette zone les barbules s’épaississent pour former de petites dents aiguës.
L’ensemble de la partie globuleuse et ciliée repose sur des tubercules de même
longueur que la papille proprement dite. Ces tubercules sont en forme d’urne
et vus de dessus ils ont un contour circulaire. Ce caractère est spécifique : en
effet, chez C. rasum (Berlese) 1910, que nous étudions un peu plus loin, le con¬
tour, au lieu d’être circulaire, est étoilé (fig. 32 C-33 G).
La crête métopique (fig. 32 A) se compose de deux bandelettes : une anté¬
rieure, une postérieure ; la première est beaucoup plus large et beaucoup plus
longue que la seconde : elle s’élargit progressivement d’avant en arrière pour
former l’area sensilligère d’où partent les deux soies sensorielles lisses relati¬
vement courtes. A l’avant, le vertex est renforcé par une zone chitinisée que
n’atteint pas la bandelette antérieure et sur laquelle s’insère une dizaine de
soies barbulées grêles. Les yeux sont portés par des pédoncules très courts ; la
cornée antérieure a un diamètre supérieur à celui de la cornée postérieure.
Les pattes sont plus courtes que le corps. Aux pattes I, le tarse a une lon¬
gueur comprise entre 315 p et 325 (i sur une largeur de 145 (x -155 u- Le tibia I,
plus court, mesure 220 y.- 245 p de long (fig. 32 H).
Les palpes maxillaires ont 400-450 p de long et sont assez effilés (fig. 32 F).
Sur le bord dorso-interne du tibia, nous avons deux peignes : l’antérieur
situé juste derrière l’ongle accessoire se compose de 6 soies spiniformes dont
les proximales se confondent avec la radula ; le postérieur est également
formé de 6 soies, plus fines cependant que les précédentes ; latéralement par
rapport à ces deux peignes, toujours sur la face interne, nous avons un groupe
de 8 ou 10 soies disposées sans ordre apparent : l’ensemble forme la radula ;
sur la face externe de ce quatrième article, à la hauteur de l’insertion du tarse
palpaire s’insère une longue soie spiniforme. A l’extrémité distale du tarse, qui
dépasse la pointe de l’épine terminale du tibia, nous observons sur la face
externe de ce cinquième article dans son dernier tiers un groupe de 5 soies
courtes et lisses ainsi qu’une unique soie, également lisse ; ces soies sont pro¬
bablement sensorielles (fig. 32 B).
Source : MNHN, Paris
THR0MB1DIIDAE D'EUROPE
75
Face ventrale, la papille génitale mâle longue de 200 |i environ (fig. 32 D),
comprend deux centrovalves et deux épivalves. Sur les premières s’insèrent deux
ou trois rangées de soies lisses barbulées ou pectinées : sur les secondes unique¬
ment des soies fusiformes et finement ciliées ; sur ces dernières, dans la partie
postérieure, on observe les fossettes valvaires.
Fig. 32 : Camerothrombidiam sanguineum (Koch). — A : crête métopiquc ; B : tarse et tibia
palpaire de l’adulte, face interne ; C : papilles dorsales ; D : papille génitale ; E : uro-
pore mâle ; F : palpe maxillaire ; G : tarse et tibia palpaire de la nymphe, face interne ;
H : tarse et tibia des P I ; I : papille génitale de la nymphe.
L’uropore est formé de deux valves (fig. 32 E) ; chacune d’elles est recouverte
par un très grand nombre de soies barbulées ou pectinées ; elles se prolongent
par une membrane externe très fine sur laquelle la ciliature est toutefois bien
apparente.
La Nymphe.
Nous rattachons à cette espèce un exemplaire qui présente des papilles dor¬
sales semblables à celles de l’adulte. Dans le Tableau XXI nous donnons les
principales caractéristiques de cet exemplaire. Signalons toutefois l’absence du
Source : MNHN, Paris
76
P. ROBAUX
peigne postérieur sur la face interne du tibia palpaire (iîg. 32 G) et la présence
de 3 soies lisses à l’extrémité du tarse palpaire (5 chez l’adulte). Ces réductions,
ou absences, semblent être une règle générale chez toutes les nymphes apparte¬
nant à la sous-famille des Microthrombidiinae.
La papille génitale comporte une rangée de soies lisses ou barbulées sur
chaque centrovalve et quelques soies fusiformes finement ciliées sur chaque épi-
valve ; sur ces dernières nous n’avons pas aperçu de fossette valvaire (fig. 321).
Répartition géographique. Habitat.
Connue d’Italie et d’Allemagne, cette espèce a été recueillie par H. Franz à
Figueirido (Prov. de Pontevedra), le 30.VII.1955, dans des Sphagnum (2 ex.) ;
au Cap Vidio (Prov. de Oviedo), sous des Ulex, le 16.VI1I.1957.
TABLEAU XXI
Etude comparative des données chez C. sanguineum et C. rasum
Camerothrombidium sanguineum Camerothrombium rasum
Longueur idiosoma
Largeur idiosoma
, Longueur tarse I
Largeur tarse I
Longueur tibia 1
Palpe maxillaire :
tibia : f. i. : p. a.
p. p.
f.e.
tarse : cp. ter.
ep. ext.
Longueur des papilles :
Adultes Nymphe
1345 1230 480
1075 —
1700-2042
1159-1343
312-349
6 + 1 (?) 6 + 17 + 1
4 (7) 8 7
6 (7) 9 11
Camerothrombidium rasum (Berlese) 1910
Représentée dans notre matériel par 2 adultes et une nymphe.
L'Adulte.
L’idiosoma a une longueur de 1440 p et une largeur de 1075 p.
Bien qu’identiques du point de vue forme et du point de vue pilosité, on
observe de nombreuses papilles de taille différente sur la face dorsale : en
réalité, l’on trouve tous les intermédiaires entre les papilles les plus longues
(47 p) et les plus petites, qui ont, suivant les individus, entre 18 p et 34 p de
long. Elles sont le plus souvent globuleuses, couvertes, sauf à l’extrémité dis¬
tale, de très nombreuses et très fines barbules ; elles diffèrent essentiellement
de celles de l’espèce précédente par le fait qu’elles s’insèrent sur des tubercules
dont le contour est étoilé (fig. 33 G) au lieu d’être circulaire (fig. 32 C).
La crête métopique (fig. 33 C) est comparable à celle que nous venons de
décrire précédemment : cependant, sur la zone partiellement chitinisée renfor¬
çant le vertex s’insère un plus grand nombre de soies (15 minimum).
Les pattes sont toutes plus courtes que le corps : aux pattes I, le tarse a une
Source : MNHN, Paris
THR0MBIDI1DAE D’EUROPE
77
longueur de 370 p.-385 ji, sur une largeur de 160 ^-165 n. Le tibia est plus
court : 265 ji-295 |i (iig. 33 F).
Les palpes maxillaires sont plus ramassés que pour l’espèce précédente
(fjg. 33 E). Sur la face externe du tibia palpaire, à la hauteur de l’insertion du
tarse, nous avons une longue soie spiniforme et, derrière l’ongle terminal du
tibia palpaire, 3 ou 4 longues soies lisses ; les autres soies, nombreuses, sont
barbulées ou pectinées (fig. 33 A). Sur la face interne de ce même article,
nous distinguons sur le bord dorsal deux peignes : un peigne antérieur
avec 6 ou 7 soies spiniformes disposées en ligne juste derrière l’ongle acces-
Fig. 33 : Camerothrombidium rasum (Berlese). — A : tarse et tibia palpaire, face externe
(adulte) ; B : tarse et tibia palpaire, face interne (adulte) ; C : crête métopique ; D : tarse
et tibia palpaire. face externe (nymphe) ; E : palpe maxillaire ; F : tarse et tibia des P I ;
G : papilles dorsales.
soire, un peigne postérieur formé de 7 ou 8 longues soies également en ligne,
mais un peu en retrait par rapport au peigne précédent ; sur la face latérale,
formant la radula, nous comptons 7 ou 8 soies spiniformes, beaucoup plus
longues que celles des peignes précédents et toutes dirigées vers l’avant. A
l’extrémité distale du cinquième article, ou tarse, s’insèrent, comme pour
l’espèce précédente, 5 soies lisses très courtes ; sur la face externe, une autre
soie lisse également très courte (fig. 33 A-33 B).
Face ventrale, il n’y a guère de différence entre les papilles génitales de la
femelle (fig. 34 A) et celles du mâle (fig. 34 B). Sur les centrovalves il y a plu¬
sieurs rangées de soies barbulées, pectinées ou lisses (ces dernières sont situées
le plus souvent sur le bord interne de la valve). La pilosité recouvrant les épi-
Source : MNHN, Paris
78
>. ROBAUX
valves consiste en des soies fusiformes ciliées sur toute leur surface ; les fos¬
settes valvaires sont situées dans la partie antérieure des épivalves.
Si les différences entre les papilles génitales des deux sexes sont faibles,
celles relevées sur les uropores sont beaucoup plus marquées. Chez la femelle
(fig. 34 D), d’une part, les valves sont plus petites (75 (i) que chez le mâle :
100 n (fig. 34 F), d’autre part, elles ne se prolongent pas par une membrane
externe à ciliature apparente comme chez le mâle ; enfin la pilosité, tout en
étant plus fournie chez le mâle que chez la femelle (rapport 1 à 3 environ),
montre des soies nettement différentes : fusiformes chez la femelle, grêles et
barbulées chez le mâle.
Fig. 34 : Camerothrombidium rasum (Berlese). — A : papille génitale Q ; B : papille géni¬
tale ^ ; C : uroporc de la nymphe ; D : uropore Q ; E : papille génitale de la nymphe ;
La Nymphe.
Les principales variations sont indiquées dans le Tableau XXI. Signalons,
comme pour l’espèce précédente, qu'il n’y a qu’un seul peigne sur le bord dor¬
sal de la face interne du tibia 6 soies spiniformes plus l’ongle accessoire
(fig. 33 D). La radula ne comporte que 3 soies au lieu de 11 (maximum) chez
l’adulte ; sur la face externe, outre une longue soie spiniforme à la hauteur du
tarse palpaire, il n’y a qu’une soie lisse à la base de l’ongle terminal du qua-
Source : MNHN, Paris
THR0MB1DIIDAE D'EUROPE
79
trième article ; à l’extrémité distale du tarse on ne compte que 3 soies courtes
et lisses. Les centrovalves de la papille génitale sont couvertes de deux rangées
de soies lisses ou pectinées ; sur les épivalves, les soies sont spiniformes et les
fossettes valvaires sont situées dans la partie postérieure de la valve (fig. 34 D).
L’uropore est formé de deux valves recouvertes d’un petit nombre de soies pec¬
tinées (fig. 34 C).
Répartition géographique. Habitat.
Connue d’Allemagne et de Tchécoslovaquie, cette espèce a été recueillie par
H. Franz dans la Sierra de Guadarrama entre les cols du Puerto de Navacer-
rada et du Puerto de los Cotos (Prov. de Madrid), dans de la mousse, le
I. IX.1957 (1 ex.) ; dans la Sierra de Gredos (Ouest de Madrid), près de Parador,
le 5.IX.1957 (1 ex.) ; dans la Sierra de Gredos, à Lago de Gredos, vers 2200 m,
en septembre 1957 (1 ex.).
Genre Trichothrombidium Kobulej 1950
Diagnose du genre.
Microthrombidiinae caractérisés par deux sortes de papilles : les unes, très
courtes, sont finement ciliées et vues de dessus sont étoilées ; les autres, de lon¬
gueur double, sont garnies sur presque toute leur surface par de fortes bar-
bules leur donnant un aspect hérissé, l’extrémité distale étant recouverte d’une
large membrane, le plus souvent réticulée. Crête métopique atteignant le vertex.
Pattes plus courtes que le corps avec un processus lamelliforme chitineux à
l’extrémité distale de chaque article (sauf le tarse). Palpe maxillaire avec sur
le tibia un ongle accessoire puissant et les trois peignes classiques. Uropore du
mâle avec deux valves allongées et triangulaires.
Dans ce genre on ne connaît qu’une seule espèce : Trichothrombidium mus-
carum (Ryley) 1878.
Trichothrombidium muscarum (Ryley) 1878
Représentée dans notre collection par un unique exemplaire adulte (mâle).
Cette espèce n’était connue jusqu’à présent que par des individus au stade
nymphal. Dans le Tableau XXII, nous donnons les principales caractéristiques
TABLEAU XXII
Etude comparative des données entre la Nymphe et l’adulte de T. muscarum
Longueur idiosoma
Largeur idiosoma
Longueur tarse 1
Largeur tarse 1
Longueur tibia
Palpe maxillaire
tibia : f. i. : p. a.
p. p.
rad.
t.e.
tarse : ep. ter.
Longueur pupilles j ' >
Adulte
Espagne
Source : MNHN, Paris
P. ROBAUX
prises chez les auteurs qui ont décrit les nymphes de cette espèce. Il faut souli¬
gner cependant que cette espèce est surtout connue par sa larve qui parasite la
mouche domestique. Kobulej (1960) a établi d’une façon définitive et sûre les
rapports existants entre la larve et la nymphe.
L’Adulte.
L’idiosoma a une longueur de 1055 p, et une largeur de 670 p.
Les papilles recouvrant la face dorsale sont de deux sortes :
a) Les plus petites (entre 15 p. et 18 (i) sont couvertes d’innombrables bar-
bules très ténues ; elles apparaissent, vues de dessus, comme étoilées (fig. 35 F)
avec 6-10 branches latérales ; de profil, ces papilles sont formées d’une hampe
courte et épaisse se divisant en son milieu pour donner les excroissances laté¬
rales ; au centre de cette « étoile », la hampe se prolonge en un très court
cylindre (fig. 35 H).
b) Les plus grandes (25 p. environ), qui sont les moins nombreuses, sont très
caractéristiques : vues de dessus, elles donnent l’impression d’une sphère
hérissée de barbules souples, celle-ci étant coiffée d’une membrane glabre, for¬
mant capuchon, qui est parfois réticulée ; de profil, la papille, dès son point
d’insertion, s’élargit sur une de ses faces (l’autre restant rectiligne) ; à mi-
hauteur elle se rétrécit peu à peu ; cette partie est surmontée par le capuchon
céphalique glabre ; la partie proximale de la papille, jusqu’au capuchon, est
couverte de barbules larges et peu nombreuses ; ces barbules qui ont une lon¬
gueur maximum à la hauteur du renflement latéral diminuent de taille aux deux
extrémités de la hampe pour disparaître complètement (fig. 35 G).
La crête métopique a environ 200 p de long. Elle est essentiellement cons¬
tituée par la bandelette antérieure qui s’élargit très progressivement de l’avant
vers l’arrière pour former l’aréa sensilligère : celle-ci est à peine différenciée,
les aréoles sont très petites ; les soies qui en partent sont longues et lisses ; la
bandelette antérieure atteint le vertex à l’avant : sur celui-ci s’insèrent des
papilles comparables à celles que nous venons de décrire ; la bandelette posté¬
rieure, un tiers environ de l’antérieure, est à peine marquée ; les yeux, situés
près des bords latéraux du propodosoma, sont très petits, sessiles et portés par
un scutum ovale (fig. 35 A).
Les pattes sont plus courtes que le corps ; le tarse I est trois fois plus long
(300 p) que large (100 p) ; le tibia I atteint 210 p (fig. 35 D). Sur les différents
articles des pattes, sauf le tarse, nous observons des apophyses denticulées laté¬
rales qui prolongent les articles à leur extrémité distale ; ces apophyses sont de
moins en moins nettes en allant du tibia vers le trochanter. Elles sont présentes
sur toutes les pattes.
Les palpes maxillaires sont trapus. Sur le bord dorso-interne du tibia on
observe deux peignes situés derrière l’ongle accessoire très puissant ; le peigne
antérieur se compose de 6 épines, le postérieur comporte 8 épines un peu moins
fortes, toutefois, que les précédentes ; sur la face latérale interne de cet article,
la radula est formée de 6 soies spiniformes, beaucoup plus longues que celles
du peigne antérieur ; sur la face externe de ce quatrième article, à la hauteur
du tarse, s’insère une très forte épine et à la base de l’ongle terminal du tibia
deux longues soies lisses ; sur le cinquième article (tarse), à son extrémité
distale, nous comptons 4 soies lisses très courtes, sur la face externe une unique
soie également lisse et courte ces soies sont probablement sensorielles
(fig. 35 B).
Face ventrale, sur les centrovalves de la papille génitale du mâle (fig. 35 C)
nous avons une double rangée de soies lisses, de même sur les épivalves : les
soies sont ici grêles et barbulées.
Nous avons mis en évidence le squelette du pénis : il est en tous points com¬
parable à celui que nous venons de décrire chez Mastotlirombium oltenicum
(fig. 31 F) ; sur l’espèce présente nous avons un complexe anellus-operculum
avec 2 soies lisses sur chaque valve, une furca et les deux apodèmes : toutes
ces pièces sont chitineuses.
L’uropore du mâle est très caractéristique : il n’est pas du tout comparable
à celui des autres espèces appartenant à la sous-famille des Microthrombidiinae.
Il se compose néanmoins de deux valves, mais celles-ci sont d’une part très
longues (220 p), d’autre part triangulaires et nettement effilées vers l’arrière ;
Source : MNHN, Paris
THROMBIDIIDAE D’EUROPE
enfin elles sont recouvertes d’un assez grand nombre de soies grêles et bar-
bulées, mais ne possèdent pas de membrane externe ciliée (fig. 35 E).
La Nymphe.
Les principales diagnoses relatives à la nymphe ont été établies par Kobulej
(1950) et par Feider (1955) : nous reportons les principales caractéristiques
relevées par ces auteurs sur le Tableau XXII.
Fig. 35 : Tricholhrombtdium muscarum (Ryley). — A : crête métopique ; B : tarse et tibia
palpaire, face interne ; C : papille génitale ; D : tarse et tibia des P I ; E : uropore ; F-
G-H : papilles dorsales.
Source : AUNHN, Paris
P. ROBAUX
Répartition géographique. Habitat.
Si cette espèce est bien la même que celle décrite par Ryley (1878), Tricho-
thrombidium muscarum a une très large répartition géographique : Cuba, Amé¬
rique du Nord, Russie et récemment Hongrie et Roumanie. H. Franz l’a décou¬
verte en Espagne dans du terreau dans un jardin public de Madrid, le 13.VI.1952
(1 ex.).
Genre Campylothrombium Krausse 1912
Diagnose du genre.
Microthrombidiinae caractérisés par des papilles dorsales toutes de même
taille, claviformes, à hampe épaisse couverte de barbules longues et relative¬
ment peu nombreuses, à l’extrémité distale de la hampe une cavité close, par¬
fois une seconde cavité, effilée, le long du reste de la hampe. Pattes plus courtes
que le corps avec soies claviformes sur tous les articles. Palpes maxillaires avec
ongle accessoire et 3 peignes sur la face interne du tibia, une ou plusieurs
épines sur la face externe. Epivalves sans fossette valvaire. Uropore mâle
recouvert d’un très grand nombre de soies barbulées. Présence d’un pénis chi-
tineux chez les mâles.
Type : Campylothrombium barbarum (Lucas) 1847.
Campylothrombium barbarum (Lucas) 1847
Représentée dans le matériel de la Péninsule Ibérique par une soixantaine
d’exemplaires.
Dans un travail récent (Robaux, 1966) nous avons attiré l’attention, à partir
d’un matériel abondant et varié sur les problèmes que posaient la détermina¬
tion des espèces appartenant au genre Campylothrombium ; d’une part, les
caractères classiques utilisés jusqu’à présent dans nos diagnoses se montrent
très insuffisants : en effet, sur un même individu, et à plus forte raison sur des
individus d’une même population ou de deux populations différentes, nous avons
observé des variations allant du simple au double ; d’autre part, ces caractères
ne marchent pas tous dans le même sens : il peut y avoir, par exemple, une
augmentation très sensible du nombre des épines formant les peignes du tibia
palpaire et un allongement modéré des articles terminaux des pattes I (le con¬
traire est également possible) ; c’est ainsi que certains de nos exemplaires
seraient des C. barbarum en tenant compte uniquement de la structure du tibia
palpaire, certains de ces mêmes individus deviendraient des C. kervillei (André)
1932 en prenant comme critère de détermination les rapports des articles ter¬
minaux des pattes I, et si nous juxtaposions ces deux caractères nous aurions
des C. langhofferi (Krausse) 1916. Donc, quel que soit l’ordre d’importance ou
l’ensemble des critères retenus, de nombreux exemplaires ne sauraient être
déterminés avec certitude et précision. Enfin, nous avons remarqué que plus
les récoltes étaient septentrionales ou faites en altitude, plus les animaux avaient
tendance à grandir, ceci se traduit par un allongement des pattes et par
un développement très sensible du nombre d’épines sur les peignes du tibia
palpaire. Nous en avons déduit que la plupart des espèces appartenant à ce
genre devraient être rattachées à une seule et même espèce : Campylothrom¬
bium barbarum.
Pour une description précise de cette espèce, nous renvoyons le lecteur à
notre travail antérieur. Nous donnons cependant ci-dessous, sous forme de
résumé succinct, les principales caractéristiques de cette espèce. Les chiffres
entre parenthèses sont ceux trouvés chez les nymphes.
Longueur de l’idiosoma : 1200 p-2300 p (600 p-1500 p) ; largeur de l’idio-
soma : 1000 p-1700 p(550 p-1100 p) ; longueur des papilles dorsales : 30 p-
60 p (25 p - 45 p) (fig. 36 E) ; longueur du tarse I : 330 p - 610 p (fig. 36 F)
Source : MNHN, Paris
THROMBIDIIDAE D’EUROPE
83
(190 fi-290 p) (flg. 37 H) ; largeur du tarse I : 90 p-200 p (55 p - 115 [i) ;
longueur du tibia I : 180 p-380 p (95 [^-155 [i). Tibia palpaire : face interne :
peigne antérieur : 5-12 épines (fig. 36 B) (6-9) ; peigne postérieur : 7-13 épines
(0) (fig- 37 H) ; radula : 6-11 épines (3-4) ; face externe 1-4 épines, le plus sou¬
vent 1 (1) (fig- 36 D) ; tarse palpaire : soies lisses à l’extrémité distale 5 (3), soies
sur la face externe 1 (1). Longueur papille génitale du mâle 180 p-300 p
(fig. 37 B) ; de la femelle : 220 p-385 p (fig. 37 A) ; de la nymphe : environ
100 p (fig- 37 F). Squelette du pénis chez le mâle avec anellus-operculum
(2x2 soies) furca, apodèmes, hypo-apodèmes (fig. 37 D). Rapport de pilosité
uropore femelle - uropore mâle : 1 à 3 ou 1 à 4 ; chez la femelle parfois mem¬
brane hyaline ciliée (fig. 37 C) toujours présente chez le mâle (fig. 37 E).
Fig. 36 : Campglothrombium barbarum (Lucas). — A : palpe maxillaire ; B : tarse et tibia
palpaire, face interne : C : crête métopique ; D : tarse et tibia palpaire, face externe ; E :
papilles dorsales ; F : tarse et tibia des P I.
Source : MNHN, Paris
84
P. ROBAUX
Fig. 37 : Campythrombium barbarum (Lucas). — L’Adulte : A : papille génitale Ç ; B :
papille génitale J ; C : uropore ; D : squelette du pénis (an-op = anellus-operculum,
hy = hypoapodcme, ap = apodcmc, fu = furca) ; E : uropore ; La Nymphe : F :
papille génitale ; G : tarse et tibia des P I ; H : tarse et tibia palpalre, face interne.
Répartition géographique. Habitat.
L’aire de répartition géographique de cette espèce est très vaste : ensemble
de l’Europe occidentale, Afrique du Nord ; elle a été recueillie en Espagne par
H. Franz dans les stations suivantes :
Sierra de Ronda au Monte Araslepe (1200 m) (Prov. de Malaga), dans la
Source : MNHN, Paris
THROMBIDIIDAE D’EUROPE
85
litière sous des buissons, le 26.11.1951 (3 ex.) ; dans la Sierra de la Luna, près
d’Algésiras (Prov. de Cadix), sous des troncs de chênes pourris, le 28.11.1951
(2 ex.) ; à Aranjuez, au bord du Tage (Prov. de Madrid), sous des peupliers,
le 20.VI.1952 (1 ex.) ; dans la vallée de Ordessa (Pyrénées Centrales) (Prov. de
Huesca), dans une forêt, sous des pierres, près d’une chute d’eau, le 9.VIII.1955
(2 ex.) ; dans la vallée de l’Ortal, près de Bujaruelo, dans de la mousse, le
13.VIII.1955 (Prov. de Huesca) (2 ex.) ; dans une Sierra, près de Noya (Prov.
de Corogne), dans une forêt de chênes au fond d’une vallée, près d’un ruisseau,
le 18.VIII.1956 (1 ex.) ; à l’Ouest de El Ferrol, près de Vivero (Prov. de la
Corogne), sous des Rubus, le 15.VIII.1957 (1 ex.) ; à Montseny, près de Santa-
Fe (Prov. de Barcelone), dans une forêt de chênes, le 15.IX.1957 (1 ex.) ; à
Cazorba (1 ex.). D’autres récoltes ont été faites par H. Coiffait au Portugal,
dans l’Algarve : environs de Loulé, en août 1952 (13 ex.) ; à Monchique, le
1.X.1961 (25 ex.) ; à Barranco do Velho, en octobre 1961 (6 ex.) ; à Amendai,
en octobre 1961 (1 ex.) ; à Monétrique, le 2.XI.1961 (1 ex.). Nous l’avons
recueillie le 26.VIII.1965 au Puerto de Olagain (615 m), près de Pamplona, sous
des pierres (2 ex.) ; le 6.IX.1965, à Simancas, près de Valladolid, sous des
feuilles, dans une zone irriguée, au bord du Rio Duero (1 ex.).
Sous-Famille des THROMBIDIINAE Michael 1884
En 1955 Feider, dans un mémoire sur la Faune des Thrombidiidae de Rou¬
manie, a remanié considérablement la sous-famille des Thrombidiinae en créant
à partir de cette dernière une sous-famille nouvelle : celle des Sericothrombi-
diinae, dans laquelle prennent place les genres Archithrombium Feider 1955,
Thrombidium Fabricius 1775 et Teresothrombium Feider 1950, laissant donc
chez les Thrombidiinae s. s. str. les genres Dolichothrombium Feider 1945, Cae-
nothrombium Oudemans 1927, Parathrombium Bruyant 1910.
Signalons toutefois :
1) Feider, dans sa nouvelle classification, ne précise pas à quelle sous-
famille il rattache les formes appartenant aux Xenothrombium Oudemans 1927.
2) Le genre Parathrombium est synonyme de Dinothrombium. Feider (1952),
en effet, a mis en évidence les relations existantes entre les Parathrombium
connus uniquement par des larves, et les Dinothrombium connus uniquement
par des adultes ; ce dernier genre ayant été créé deux mois après Parathrom¬
bium, les règles internationales de nomenclature nous obligent à prendre
celui-ci comme seul valide.
Diagnose de la sous-famille.
Animaux parfois de très grande taille. Crête métopique bien développée :
aréa sensilligère dans la partie antérieure ; aire chitinisée très large renforçant
le vertex ; baguette postérieure longue, soies sensorielles lisses ( Parathrombium)
ou barbulées (chez certains Caenothrombium et Dolichothrombium) deux paires
d’yeux portées par deux pédoncules mobiles. Papilles dorsales fusiformes,
grêles, mais toujours abondamment barbulées, droites ou courbées. Papille géni¬
tale et uropore semblables chez les deux sexes. Squelette du pénis bien déve¬
loppé.
Genre Parathrombium Bruyant 1910
Diagnose du genre.
Thrombidiinae parfois de très grande taille (14.000 g). Papilles dorsales ou
fusiformes et finement barbulées, ou grêles avec de nombreuses et larges bar-
bules. Bandelette antérieure de la crête métopique plus courte que la posté¬
rieure. Cette dernière s’élargit en avant pour former l’aréa sensilligère d’où
partent deux longues soies sensorielles lisses. Vertex renforcé par une aire chi¬
tinisée plus ou moins étendue.
Type : Parathrombium tinctorium (Linné) 1737.
Source : MNHN, Paris
36
>. H0BAUX
Parathrombium megalochirum (Berlese) 1910
Cette espèce n’est représentée que par deux exemplaires. Nous ne reviendrons
pas sur la diagnose de cette forme qui a fait récemment l’objet d’une étude
approfondie (Robaux, 1966). Néanmoins, dans un but de comparaison avec les
formes les plus proches, nous donnons dans le Tableau XXIII les principales
caractéristiques de plusieurs espèces voisines d’après les différentes données
des auteurs.
Fig. 38 : Parathrombium megalochirum (Berlese). — A : tarse et tibia des P I ; B : crête
métopique ; C : palpe maxillaire ; D : squelette du pénis (an-op = anellus-operculum,
ap = apodème. fu = furca, hy = hypoapudème, di = diverticulum) ; F : papilles dor¬
sales ; F : papille génitale £ ; G : papille génitale Ç.
Source : MNHN, Paris
THUOMBIDIIDAE D’EUROPE
87
TABLEAU XXIII
Etude comparative des données chez différentes espèces de Parathrombium
lochirum
crassipili
Feider
1470-1720
930-1470
409-526
138-156
212-272
27-36
Répartition géographique. Habitat.
Connue d’Italie et de France, cette espèce a été recueillie par H. Franz
dans la Sierra de Ronda, au Monte Araslepa (1200 m) (Prov. de Malaga), le
26.11.1951 (2 ex.).
P. megalochirum
•to- P. insu- P. insulare
diuisipili
lese Robaux Espagne Berlbse Berlese
Longueur idiosoma
Largeur idiosoma
Longueur tarse I
Largeur tarse I
Longueur tibia I
Longueur papilles
dorsales
1055-1785 1490-820 1750-2000
785-1345 720-530 1200
450-360 750
200-100 150
290-205 640
390-545
130-180
225-335
439-652
110-174
232-261
30-18
45
Observations.
Comme nous pouvons le remarquer dans le Tableau XXIII, cette espèce est
très voisine de la variété crassipili Feider 1948. Il semble en fait que la variété
décrite se confonde avec l’espèce, surtout quand on sait que chez les Thrombi-
diidae les variations peuvent aller du simple au double.
Parathrombium massoudi n. sp.
Espèce nouvelle représentée par 4 exemplaires adultes.
La longueur de l’idiosoma varie entre 1075 p et 1390 p, sa largeur entre
690 p et 1025 p.
Les papilles qui recouvrent la face dorsale ont entre 38 p et 51 p de long ;
elles sont fusiformes et recouvertes de nombreuses et fines barbules ; toutes
dirigées vers l’arrière, elles ne présentent cependant aucune courbure (fig. 39 E).
La crête métopique (fig. 39 A) se compose essentiellement d’une bandelette
postérieure ayant une largeur uniforme sur presque toute sa longueur : dans
sa partie distale, elle s’élargit très largement pour former l’aréa sensilligère :
dans cette zone sont donc creusées les deux fossettes sensorielles d’où partent
deux longues soies lisses ; la bandelette antérieure est très courte mais bien
chitinisée ; de l’aréa sensilligère jusqu’au vertex, nous observons une zone large
bien chitinisée renforçant la partie antérieure du propodosoma sur laquelle
s’insère un nombre très variable de soies barbulées : elles sont plus ou moins
longues, comparables à celles qui bordent l’ensemble de l’organe sensoriel : ces
dernières s’orientent toutes vers deux zones, disposées un peu en retrait, de
part et d’autre de l’aréa.
Les pattes I sont plus longues que le corps ; II, III, IV plus courtes. Le
tarse I a une longueur comprise entre 470 p et 545 p; sa largeur est de 115 p-
175 p ; le tibia, plus petit, a une longueur variant entre 340 p et 480 p (fig.
39 F).
Les palpes maxillaires sont puissants et massifs : leur longueur dépasse
400 p (fig. 39 C) : le tarse palpaire, contrastant avec l’ensemble, est plutôt grêle :
sa longueur (180 p-195 p) est près de cinq fois supérieure à sa largeur :
40 p - 48 p. La pilosité recouvrant le palpe consiste en des soies grêles, plus
Source : MNHN, Paris
P. ROBAUX
ou moins longues, le plus souvent barbulées, sauf à l’extrémité du tarse où l’on
dénombre de nombreuses soies courtes et lisses ; sur le tibia il n’y a aucune
formation spéciale : tout au plus trouve-t-on 3 ou 4 longues soies lisses.
Face ventrale, les seules papilles que nous ayons pu observer étaient celles
des mâles (fig. 39 B) (la papille génitale de la seule femelle en notre possession
était déchirée et repliée sur elle-même). Sa longueur varie entre 230 ^ et 268 n
suivant les exemplaires. Sur les centrovalves, comme sur les épivalves, il y a
plusieurs rangées de soies barbulées, plus courtes sur les premières que sur
les secondes.
Nous avons mis également en évidence chez cette espèce le squelette du
pénis (fig. 39 D). Très développé, on y retrouve le complexe anellus-operculum :
les deux pièces formant celui-ci sont libres dans leur partie proximale, soudées
dans leur partie distale ; sur ce complexe s’insèrent à la base 4 soies courtes
et lisses ; celui-ci se prolonge à l’arrière par les diverticulum ; s’articulant à
cet ensemble par leurs parties proximales nous avons les deux apodèmes : elles
sont recourbées en forme de crosse à leur extrémité distale et présentent
Source : AANHN, Paris
THROMBIDIIDAE D’EUROPE
sur presque toute leur longueur une expansion latérale très large ; permettant
une meilleure articulation entre ces pièces et l’anellus-operculum nous trou¬
vons les deux hypoapodèmes caractérisées par leur forme en S ; la furca, en
forme de U renversé, s’articule par ses deux branches avec l’ensemble des
pièces ci-dessus.
Répartition géographique. Habitat.
Parathrombium massoudi n. sp. a été recueillie d’une part par H. Franz dans
l’extrême Sud de la Péninsule Ibérique, dans la Sierra de la Luna, près d’Algé-
siras à Cerro de Mirador (Prov. de Cadix), sous des arbres, le 28.11.1951 (3 ex.),
d’autre part par H. Coiffait au Portugal, dans l’Algarve, à Barranco do Velho,
en décembre 1961 (1 ex.).
Observations.
Cette espèce diffère de tous les autres Parathrombium d’une part, par la
longueur des papilles dorsales, d’autre part par les dimensions des articles ter¬
minaux des pattes I. A cet effet, nous pouvons comparer utilement les valeurs
trouvées chez nos 4 exemplaires, reportées sur le Tableau XXIV, avec celles
des espèces voisines : Tableau XXIII.
tableau xxiv
Elude comparative des données chez P. massoudi n. sp.
1 <3
Longueur idiosoma 1390
Largeur Idiosoma 960
Longueur tarse I 500
Largeur tarse I 160
Longueur tibia I 480
Longueur tarse palpalre 190
Largeur tarse palpalre 48
Longueur papille génitale 270
Longueur papille dorsale 50
2J SJ 4J>
1105 1105 1075
770 690 1025
545 530 470
175 165 115
480 450 345
195 — 180
40 — 46
270 230 —
38 42 43
Genre Caenothrombium Oudemans 1927
Diagnose du genre.
Acariens en général d’assez grande taille, caractérisés par des papilles dor¬
sales à hampes épaisses le plus souvent courbées vers l’arrière, parfois de deux
tailles nettement différentes. Crête métopique longue, massive, fortement chiti-
nisée ; soies sensorielles lisses ou barbulées ; large zone chitinisée en avant de
l’aréa renforçant le vertex. Yeux pédonculés. Palpes maxillaires puissants.
Pattes courtes et massives. Papille génitale avec 2-3 paires de ventouses géni¬
tales.
Type : Caenothrombium coloris Oudemans 1927.
Sur 14 espèces actuellement connues dans le monde, 11 sont australiennes,
3 européennes : Caenothrombium dobrogiacum Feider 1948, Caenothrombium
cypriensis (Robaux) 1965 (= Dinothrombium cypriensis Robaux 1965) et Cae¬
nothrombium vannieri n. sp.
Source : MNHN, Paris
P. ROBAUX
Caenothrombium vannieri n. sp.
Nous ne possédons malheureusement qu’un unique exemplaire (adulte) de
cette très belle espèce.
Caenothrombium vannieri n. sp. est d’une taille relativement grande : en
effet, l’idiosoma a une longueur de 2065 [i et une largeur de 1535 p ; de forme
ovale, les épaules antérieures sont proéminentes.
La face dorsale est recouverte de papilles toutes semblables : longues de
35 |i à 40 ( i, recouvertes par des barbules très fines et très courtes, elles sont
toutes dirigées vers l’arrière et légèrement courbées dans leur milieu (fig. 40 D).
La crête métopique (fig. 40 A) se compose :
1) D’une baguette postérieure fortement chitinisée : elle s’élargit progressi¬
vement d’arrière en avant jusqu’à l’aréa sensilligère d’où partent deux longues
soies sensorielles avec quelques fines et très courtes barbules latérales ; l’aréa,
par ailleurs, est creusée, en son milieu, d’une cavité très peu chitinisée.
2) D’une baguette antérieure très courte qui n’atteint pas le vertex ; celle-
ci est englobée par le sclérite antérieur qui forme la troisième partie de la
crête métopique.
3) D’un sclérite antérieur : de forme trapézoïdale, chitinisé, recouvert de
très nombreuses soies barbulées, il renforce le bord antérieur du propodosoma
sur une grande surface.
De part et d’autre de la crête s’insèrent de très nombreuses soies barbulées,
non courbées, mais qui convergent toutes, de part et d’autre de la crête, vers
deux zones, formant ainsi deux touffes très distinctes l’une de l’autre. Les yeux,
situés sur le bord externe du propodosoma, sont pédonculés.
Les pattes sont toutes plus courtes que le corps : aux pattes I (fig. 40 B),
le tarse a une longueur de 460 u et une largeur de 205 a ; le tibia I atteint
355 p.
Les palpes, puissants, ont environ 500 p de long (fig. 40 C) ; le tarse a 180 p
de long, 46 p de large. Sur le tibia, on ne rencontre aucune formation spéciale,
mais seulement des soies barbulées ou lisses ; l’extrémité du tarse palpaire,
qui dépasse largement la pointe de l’ongle terminal du tibia, possède tout à fait
dans sa partie distale, une dizaine de soies très courtes et lisses (ce nombre est
difficile à préciser, car mélangées a ces dernières nous avons un très grand
nombre de soies barbulées).
Face ventrale, la papille génitale (fig. 40 E) se compose de deux paires de
valves : la pilosité les recouvrant consiste en de très nombreuses soies finement
barbulées, plus longues sur les épivalves que sur les centrovalves. Nous obser¬
vons 3 paires de ventouses génitales : la postérieure est fortement régressée.
Cette régression est peut-être comparable à l’absence constante et caractéris¬
tique d’une troisième paire chez Caenothrombium cypriensis (Robaux) 1965.
En l’absence du squelette du pénis, nous pensons qu’il s’agit d’une femelle.
L’uropore est formé de deux valves courtes et glabres.
Répartition géographique. Habitat.
Cette espèce a été recueillie par H. Franz sur une plage près de Marin, sur
le Ria de Pontevedra, le 6.VIII.1956 (1 ex.).
Observations.
Dans le Tableau XXV, nous comparons nos données avec celles des deux
autres espèces européennes : C. dobrogiacum Feider et C. cypriensis (Robaux).
Cette nouvelle espèce diffère de l’espèce de Feider par la structure de la crête
métopique ; de cypriensis, essentiellement, par la présence sur l’idiosoma d’une
seule sorte de papilles dorsales.
Source : MNHN, Paris
Fig. 40 : Caenothrombium vannieri n. sp. — A : crête métopique ; B : tarse et tibia des P I ;
C : tarse et tibia palpaire ; D : papilles dorsales ; E : papille génitale.
TABLEAU XXV
Etude comparative des données chez les 3 espèces européennes de Caenothrombium
Longueur idiosoma
Longueur tarse I
Largeur tarse I
Longueur tibia I
Longueur papilles dorsales
(1) Papilles de deux
C. dobrogiacum
1610-2683
1117-1740
536-595
152-185
1340-3370
105-185
230-340
35-40 (1)
90-120
2065
1535
460
205
355
35-40
Genre Dolichothrombium Feider 1945
Diagnose du genre.
Acariens très allongés, avec rétrécissement bien marqué à la hauteur des
3’ et 4‘ paires de pattes. Papilles dorsales toutes de même forme et de même
Source : MNHN, Paris
92
P. R0BAUX
taille : le plus souvent grêles et barbulées. Pattes plus courtes que le corps.
Palpe maxillaire petit ; crête métopique allongée avec soies sensorielles bar¬
bulées dans la partie distale ; baguette antérieure relativement courte. Présence
d’un pénis chitineux chez les mâles.
Type : Dolichothrombium insidiosum (André) 1926.
Dolichothrombium fournierae n. sp.
Cette espèce présente d’étroites affinités avec toutes les autres espèces de ce
genre, à l’exception toutefois de D. insidiosum (André) 1926. Elle s’en distingue
essentiellement soit par la forme des papilles, soit par celle des yeux ou de la
crête métopique, soit par les longueurs respectives des articles terminaux des
pattes I.
Cette nouvelle espèce est représentée par deux exemplaires adultes (mâles)
dont nous donnons ci-dessous la description.
Fig. Il : Dolichothrombium fournierae n. sp. — A : tarse et tibia des P I ; B : palpe maxil¬
laire ; C : crête métopique ; D : squelette du pénis (an-op = anellus-operculum, fu = furen,
hy = hypoapodème, ap = apodème, di = diverticulum) ; E : tarse et tibia palpaire ; F :
papilles dorsales ; G : papille génitale g.
Source : MNHN, Paris
THR0MH1DIIDAE D’EUROPE
93
L’idiosoma a respectivement chez nos deux exemplaires une longueur de
720 p. et 865 p et une largeur de 330 |x - 410 p.
La face dorsale est recouverte par des papilles toutes de même longueur
(entre 27 p et 31 p) et de même forme : elles sont grêles et barbulées sur toute
leur surface (fig. 41 F).
La crête métopique, 100 p environ, se compose essentiellement d’une baguette
postérieure bien cbitinisée qui s’élargit en avant au niveau de l’aréa sensilli-
gère : dans cette zone sont creusées les deux fossettes sensorielles d’où partent
deux longues soies pseudostigmatiques barbulées dans la moitié distale
(fig. 41 C) ; la baguette antérieure très courte et beaucoup moins large que la
postérieure s’évase quelque peu dans sa partie terminale un peu en arrière du
vertex ; dans cet élargissement s’insèrent deux longues soies barbulées ; le ver-
tex est nettement concave ; les yeux, qui s’insèrent sur les bords du propodo-
soma de part et d’autre de la crête, sur une ligne passant par les deux aréoles,
sont quadrangulaires : la cornée postérieure beaucoup plus petite que l’anté¬
rieure est située à la base du tubercule oculaire.
Les palpes maxillaires sont très petits (120 p) (fig. 41 B). A l’extrémité dis¬
tale du tarse qui dépasse la pointe terminale de l’ongle du tibia nous comp¬
tons 3 soies lisses très courtes ; ces soies ont probablement un rôle sensoriel.
Les pattes sont toutes beaucoup plus courtes que le corps : le tarse I qui ne
dépasse pas 130 p de long a une largeur comprise entre 38 p et 43 p. Le tibia
a une longueur de 90 p (fig. 41 A).
La papille génitale mâle a environ 60 p de long. Les soies qui s’insèrent sur
les valves sont toutes barbulées : elles sont toutefois un peu plus longues sur
les épivalves (fig. 41 G).
Nous avons mis en évidence sur nos deux exemplaires le squelette chitineux
du pénis (fig. 41 D). Il se compose du complexe anellus-operculum : sur celui-ci
nous comptons un groupe de 5 soies lisses ; il se prolonge à l’arrière par les
deux diverticulum ; nous observons également deux apodèmes et deux hypoa-
podèmes ; entre ce groupe de 4 pièces et l’anellus-operculum, la furca, pièce
impaire, s’articule avec l’ensemble.
Répartition géographique. Habitat.
Cette espèce a été extraite de deux échantillons de terre prélevés sous des
pierres profondément enfoncées dans le sol et soumis à dissécation suivant la
méthode Berlese. Le premier de ces prélèvements a été effectué dans un champ
à 1000 m d'altitude environ, près du Monastère de San Pedro de Cardena à
10 km au N.-E. de Burgos, le 8.IX.1965 (1 ex.), le second dans les Altos de Tre-
cuo entre Irurzun et Alsasua (Prov. de Pamplona), le 8.IX.1965 (1 ex.).
TABLEAU XXVI
Etude comparative des données chez différentes espèces de Dolichothrombium
diosum D. borceai D. longulum
Andhé Feideh 1945 Willhann
t 1951 Espagne
Longueur idiosoma
Largeur idiosoma
Longueur tarse I
Largeur tarse I
Longueur tibia I
Longueur papilles
2400 1015-1261
950 412-439
140 116-146
60 53-55
130 65 (?)
840-1364 630-855
300-400 315-315
120 79-105
60 36-40
80
1320-1350 865-720
495-600 410-330
127-136 130-130
50-64 43-38
90-90
70 22-26 33-40
24-36
30-36 27-31
Source : MNHN, Paris
94
>. ROBAUX
Observations.
Sur le Tableau XXVI nous pouvons comparer nos valeurs avec celles trouvées
chez les différentes espèces appartenant à ce genre. Il faut noter, en outre, que
notre espèce diffère de D. insidiosum par la forme des papilles dorsales qui,
chez celle-ci, ne présentent qu’un seul verticille de barbules à la base de la
papille. D. fournierae n. sp. diffère des autres Dolichothrombium, mis à part
les rapports des articles terminaux des pattes, essentiellement par la forme de
la crête métopique et la forme des yeux.
Sous-Famille des SERICOTHROMBIINAE Feider 1955
Diagnose de la sous-famille.
Idiosoma le plus souvent trapézoïdal avec une incision médiane postérieure
bien marquée. Baguette postérieure de la crête métopique longue. Soies senso¬
rielles toujours lisses. Vertex non renforcé par une zone chitinisée large
partant de l’aréa. Yeux pédonculés. Papilles dorsales grêles et barbulées ( Archi-
thrombium) ou de forme et de taille différentes : certaines peuvent être cré¬
nelées ou denticulées à leur sommet (Thrombidium). Palpe maxillaire grand.
Pattes plus courtes que le corps. Les épivalves qui sont toujours plus larges
chez le mâle que chez la femelle, englobent parfois chez les premiers les centro-
valves. Squelette du pénis présent chez tous les mâles.
En créant cette sous-famille, Feider (1955) a divisé l’ensemble des Throm¬
bidium s. s. 1. en 3 genres : Archithrombium Feider 1955, Teresothrombium
Feider 1950 et Thrombidium Fabricius 1775. Si le premier de ces genres se
distingue aisément des deux suivants, d’une part, par la forme et la structure
des papilles dorsales qui sont grêles et barbulées, d’autre part, par la forme du
tarse I qui est trapézoïdal, il semble difficile de faire, pour certaines espèces,
une distinction nette entre les deux autres genres. En effet, les caractères géné¬
riques basés sur l’appareil respiratoire proposée par Feider, ne sont pas cons¬
tants d’un individu à un autre de la même espèce. Feider se sert également
des caractères larvaires pour distinguer les deux genres : comme l’on ne con¬
naît actuellement que 3 ou 4 larves de Thrombidium sur les 40 espèces environ
d’adultes recensés jusqu’à présent, il semble hasardeux de placer dans un genre
plutôt que dans un autre telle ou telle espèce uniquement connue par ses
adultes. Aussi nous n’envisagerons, dans ce travail, pour les espèces que nous
décrivons, qu’un seul genre : le genre Thrombidium dont nous donnons ci-
dessous la diagnose.
Genre Thrombidium Fabricius 1775
Sericothrombiinae caractérisés par des papilles dorsales parfois de deux
sortes : les unes ont leur extrémité distale présentant 1 ou 2 lobes dont l’un
est toujours denticulé ; les autres peuvent être pointues et barbulées sur toute
leur longueur. Quand il n’y a qu’une seule sorte de papilles, elles sont toujours
crénelées. Tarses de la première paire de pattes claviformes.
Type : Thrombidium holosericeum (Linné) 1746.
Thrombidium holosericeum (Linné) 1746
Cette espèce est probablement, avec Allothrombium fuliginosum (Hermann)
1746, une des formes les plus abondantes en Europe. Bien qu’elle ait été décrite
par tous les auteurs, nous avons attiré l’attention dans une récente publication
(Robaux, 1966) sur le fait que cette espèce était en réalité mal connue : cela
est dû essentiellement au fait que les caractères utilisés pour la détermination
spécifique, d’ailleurs peu nombreux, sont très variables d’un individu à un
autre d’une même population et à plus forte raison entre deux populations
voisines ou éloignées.
Source : MNHN, Paris
THROMBIDIIDAE D’EUROPE
95
Répartition géographique. Habitat.
Répandue à travers toute l’Europe et peut-être en Asie, Thrombidium holo-
sericeum a été récoltée en Espagne par H. Franz (station non précisée). Toute¬
fois, signalons qu’elle est le plus souvent recueillie dans les jardins et les
champs cultivés, rarement en forêt : c’est ainsi que nous l’avons retrouvée
près d’une ferme située sur les rives de l’Embalse del Zadorra sous des pierres
et dans de la terre, le 1.IX.1965 (3 ex.).
Thrombidium mediterraneum (Berlese) 1910
Nous ne reviendrons pas sur la description de cette espèce, qui a fait récem¬
ment l’objet d’une révision générale (Robaux 1964, Robaux et André 1964).
Dans le Tableau XXVIII, nous avons indiqué les principales variations observées
sur de très nombreux exemplaires provenant de France.
TABLEAU XXVII
Etude comparative des données chez différents Thrombidium adultes, proches de T. geniculalum
T. semi-
T. geniculalum T. dacinum lunarr
Fbidbii Espagne Fbidbr Fbidbr
Longueur idiosoma 2752
Largeur idiosoma 2304
Longueur tarse I 640
Largeur tarse I 204
Longueur tibia I
Longueur tarse
palpalre 320
Largeur tarse
palpalre 77
Longueur des
papilles dorsales :
> 84-128
< 51-77
1730 2G10-3045 2616-3300
1440 1030-2175 1962-2616
605 377-439 654-833
190 145-160 116-196
430 604
230
75
93 88-110 73-127
56 33-55 44-91
T. geniculalum diffère aussi
des autres espèces :
— par la forme des papilles
dorsales (deux structures
différentes ou nettement
crénelées distalement) ;
— par les rapports des arti¬
cles terminaux des pattes
I ;
— par la structure de la
papille génitale et éven¬
tuellement par la struc¬
ture du pénis.
Répartition géographique. Habitat.
H. Franz a récolté cette espèce sur le Monte Perdido dans les Pyrénées Cen¬
trales (Prov. de Huesca), entre 2.500 m et 3.000 m, le 10.VIII.1955 (1 ex.) ; à
Majorque (2 ex.). Espèce retrouvée par nous le 30.VIII.1965, près de Burguete
(Prov. de Navarre), dans des feuilles mortes et sous des troncs d’arbres.
Thrombidium geniculatum (Feider) 1955
Représentée dans le matériel d’Espagne par un unique exemplaire adulte
(mâle).
L’individu en notre possession est d’une taille moyenne : l’idiosoma a 1730 p
de long, 1440 p de large ; comme chez tous les Thrombidium, l’abdomen est
incisé sur son bord postérieur en son milieu.
Les papilles recouvrant la face dorsale de l’idiosoma sont de deux tailles :
les plus grandes atteignent 95 p, l es plus petites ont au maximum 56 p ; toutes
ces papilles possèdent de nombreuses barbules latérales qui disparaissent à leur
extrémité distale où l’on distingue, outre une petite cavité, deux mamelons laté¬
raux l’un est arrondi, l’autre possède quelques saillies latérales aiguës
(fig. 42 E).
Source : MNHN, Paris
P. ROBAUX
La crête métopique (fig. 42 A) est fortement chitinisée ; déjà large dans sa
partie postérieure, elle s’élargit davantage au niveau de l’aréa où l’on trouve les
deux aréoles sensilligères d’où partent très certainement les deux longues soies
hy rzhypoadème, di = divertlculum) ; D : papille génitale ; E : papilles dorsales :
F : palpe maxillaire.
Source : MNHN, Paris
THROMBIDIIDAE D’EUROPE
97
sensorielles lisses (*) ; la bandelette antérieure n’atteint pas le vertex ; de part
et d’autre de l’aréa, mais sur les bords du propodosoma, les deux paires d’yeux
s’insèrent sur deux longs pédoncules mobiles ; ces derniers sont légèrement
courbés dans leur partie proximale.
Les pattes, sauf peut-être la première paire, sont plus courtes que le corps.
Aux pattes I le tarse a une longueur (605 p) environ trois fois supérieure à sa
largeur (190 p). Le tibia I atteint 430 p (fig. 42 B).
Les palpes maxillaires ont 600 p de long. Le tarse, qui dépasse largement
l’extrémité de l’ongle terminal, a 230 p de long, 74 p de large (fig. 42 F).
Sur la face ventrale, la papille génitale mâle est probablement très diffé¬
rente de celle de la femelle. Les épivalves, longues de 450 p, larges de 190 p,
englobent presque complètement les centrovalves qui sont très étroites ; sur
ces deux valves s’insère un très grand nombre de soies grêles et barbulées
(fig. 42 D). L’ensemble de cette papille est comparable à celle décrite chez
Thrombidium heterotrichum (Berlese) 1910 (Robaux et André, 1964).
Nous avons mis en évidence d’une façon particulièrement précise le sque¬
lette du pénis (fig. 42 C) ; celui-ci se compose :
a) du complexe anellus-operculum sur lequel s’insèrent, dans sa partie
proximale et sur chaque pièce formant ce complexe, 7 soies courtes et lisses ;
b) de deux apodèmes : assez courtes par rapport aux autres espèces, elles
sont spatulées à la base et se prolongent par les diverticulum ;
c) de deux hypoapodèmes : ces pièces, en général courtes, sont ici larges
et longues ;
d) de la furca en forme de U renversé.
Ces trois dernières pièces s’articulent avec le complexe anellus-operculum
par leurs parties proximales.
L’uropore est formé de deux valves étroites, courtes et glabres.
Répartition géographique. Habitat.
Thrombidium geniculatum a été décrite pour la première fois par Feider
d’après des exemplaires provenant de Roumanie. Elle a été retrouvée par
H. Franz en Espagne, dans la vallée de Ordessa (Prov. de Huesca), dans une
forêt épaisse, près d’une chute d’eau, le 12.VIII.1955 (1 ex.).
Observations.
Cette espèce diffère de tous les autres Thrombidium, d’une part par la forme
des pédoncules oculaires, d’autre part par la longueur des papilles dorsales et
les dimensions des articles terminaux des pattes I, enfin par la structure de la
papille génitale mâle et du squelette du pénis. Dans le Tableau XXVII, nous
donnons, comparées avec les Thrombidium les plus proches, les valeurs
trouvées sur notre exemplaire ainsi que celles indiquées par Feider (1955).
Thrombidium cancelai n. sp.
Espèce représentée dans notre matériel par 7 exemplaires adultes et
1 nymphe.
L’Adulte.
Ce sont des Thrombidium de petite taille : en effet, l’idiosoma a une lon¬
gueur variant entre 1010 p et 1535 p suivant les exemplaires, sur une largeur
comprise entre 815 p et 1250 p. Remarquons que les femelles sont, dans l’en¬
semble, un peu plus grandes que les mâles (Tableau XXVIII).
Les papilles dorsales ont entre 22 p et 63 p de long : entre ces deux lon¬
gueurs extrêmes existent tous les intermédiaires (fig. 43 D) ; elles ont leur
sommet divisé en deux lobes, l’un est plus ou moins arrondi et lisse, l’autre
(1) Ces soies sensorielles sont absentes sur l’unique exemplaire que nous possédons.
Source : MNHN, Paris
P. ROBAUX
est fortement denticulé (fig. 43 G). Les papilles sont munies tout au long de la
hampe de nombreuses barbules ; celles-ci sont de plus en plus courtes et de
plus en plus fines au fur et à mesure que l’on se rapproche du sommet : il est
possible d’ailleurs que ces barbules forment, au sommet, les petites saillies don¬
nant l’aspect festonné à la papille.
La crête métopique (fig. 43 A) est formée d’une bandelette postérieure de
largeur sensiblement constante jusqu’à sa partie antérieure où elle s’élargit for¬
mant ainsi l’aréa ; dans celle-ci sont creusées les deux aréoles sensilligères d’où
partent les deux longues soies sensorielles lisses (notons que sur un de nos
exemplaires, notre figure, il n’y a qu’une seule aréole) ; la bandelette antérieure,
qui atteint le vertex, se glisse dans sa partie proximale sous l’aréa : elle est
nettement plus courte et plus étroite que la postérieure. De part et d’autre de
la crête, sur celle-ci, s’insèrent de nombreuses papilles grêles ou barbulées qui
convergent vers deux zones situées latéralement par rapport au milieu de la
bandelette postérieure. Les yeux, insérés sur deux longs pédoncules, sont situés
de part et d’autre de l’aréa, sur les bords du propodosoma.
Les pattes sont plus courtes que le corps : aux pattes I, le tarse a une lon¬
gueur comprise entre 300 p et 370 p sur une largeur variant entre 105 p et
155 p suivant les exemplaires. Les tibias, plus courts, ont entre 235 p et
305 p (fig. 43 H). Dans l’ensemble, les articles terminaux sont un peu plus
grands chez les femelles que chez les mâles (Tableau XXVIII).
TABLEAU XXVIII
Etude comparative des données chez T. cancelai et T. medlterraneum et T. carpaticum (adultes)
Longueur idiosoma
Largeur idiosoma
Longueur tarse I
Longueur tibia I
Longueur du tarse
palpaire
Largeur du tarse
palpaire
Longueur/largeur des
épivalves g
longueur/largeur des
épivalves <j>
Longueur des papilles
dorsales : >
T. cancelai n. sp.
1635-3200 2350-2900
1030-2940 1850-2175
440-628 510-560
135-230 115-185
290-500 390
1345 1250 1390 1535
960 1010 1110 1250
370 360 360 360
135 115 155 120
305 300 280 285
1010 1250
815 865
300 320
110 105
235 255
1250
865
130
270
182-370 245
190 190 140 155
61-85 66
295-440
82-145
310-370 255
40- 82 38
64 50 56
60 46 50 55 46
295 270 307
80 ~7Q ~9Ô
305 300 310
37 63 35 43
27 25 30 22
Les palpes maxillaires, par rapport à la taille des individus, sont très longs :
600 p environ. Le quatrième article se termine par une épine longue et puis¬
sante (fig. 43 C). Le tarse dépasse la pointe de l’ongle terminal du tibia : sa
longueur est comprise entre 140 p et 205 p, sa largeur entre 46 p et 64 p.
Face ventrale, les papilles génitales sont très différentes suivant les sexes.
Sensiblement de même longueur (270 p-305 p), les épivalves sont beaucoup plus
larges chez le mâle (fig. 43 B) : 70 p - 90 p, que chez la femelle : 35 p - 65 p ;
d’autre part, chez le mâle, la pilosité recouvrant les valves est beaucoup plus
importante que chez la femelle : rapport 1 à 3. Chez les deux sexes, les centro-
valves sont un peu plus courtes et beaucoup plus étroites que les épivalves :
ces dernières n’englobent pas les centrovalves comme nous l’avons signalé chez
T. geniculatum.
Source : MNHN, Paris
THROMBIDIIDAE D’EUROPE
99
Fig. 43 : Thrombldium cancelai n. sp. — A : crête métopique ; B : papille génitale i C :
palpe maxillaire ; D : papilles dorsales ; E : squelette du pénis (an-op = anellus-opercu-
lum, fu = furca, ap = apodème, di = diverticulum) ; F papille génitale Ç ; G
papilles dorsales vues de dessus ; H : tarse et tibia des P I.
Nous avons mis en évidence chez les mâles, le squelette de l’appareil copu-
lateur (fig. 43 E). Comme pour toutes les espèces décrites, nous retrouvons :
— le complexe anellus-operculum sur lequel on distingue deux rangées de
5 soies courtes et lisses ;
— deux apodèmes : elles s’élargissent dans leur partie proximale et se pro¬
longent par les diverticulum en arrière ;
m
Source : MNHN, Paris
100
P. ROBAUX
— la furca, en forme de U renversé.
L’uropore est formé, comme toujours, de deux valves glabres et courtes.
La Nymphe.
Dans le Tableau XXVIII où nous comparons nos données avec les espèces
les plus voisines, nous avons inscrit les principales valeurs rencontrées sur
l’unique exemplaire nymphe en notre possession. Nous pouvons constater qu’il
n’y a que de minimes différences entre la nymphe et certains exemplaires
mâles : La longueur du tarse est de 305 p, sa largeur de 100 p, ; le tibia est
toutefois beaucoup plus court. La papille génitale (flg. 43 F) est également plus
courte (210 p) et moins large (35 p).
Répartition géographique. Habitat.
Thrombidium cancelaei n. sp. a été recueillie par H. Franz dans la Sierra
Nevada à plus de 3.000 m, près des grosses plaques de neige du Pic Veleta
(Prov. de Grenade), le 15.VIII.1955 (8 ex.).
Observations.
Cette espèce diffère du Thrombidium medilerraneum (Berlese) 1910 et du
Thrombidium carpaticum (Feider) 1948 essentiellement par les dimensions
relatives des articles terminaux des pattes I, par la longueur des papilles recou¬
vrant la face dorsale de l’idiosoma et par le nombre de soies sur chaque
branche du complexe anellus-operculum (6 à 12 chez T. medilerraneum).
Sous-Famille des ALLOTHROMBIINAE Thor 1936
Diagnose de la sous-famille.
Espèces en général de grandes tailles. Idiosoma recouvert le plus souvent
par des papilles grêles et barbulées. Deux paires d’yeux portés sur deux longs
pédoncules mobiles. La crête métopique comprend trois pièces chitineuses ou
sclérites :
— un sclérite antérieur parfois transversal renforçant le vertex, mais tou¬
jours représenté par deux lobes latéraux ;
— un sclérite médian en forme d’amphore ou de cœur ;
— un sclérite postérieur petit et de forme variée.
De l’aréa sensilligère partent deux soies sensorielles avec quelques barbules
courtes et fines. Pattes courtes ; tarses avec pulvilli caractéristiques, ou encore,
sur le bord extérieur de chaque griffe un poil en forme de brosse ( Corethro -
thrombium). Papille génitale de la nymphe avec trois paires de ventouses.
Dans cette sous-famille on distingue 3 genres :
— le genre Allothrombium Berlese 1903 : caractérisé par des pulvilli situés
entre les griffes ;
— le genre Corethrothrombium Oudemans 1928, caractérisé par des pulvilli
sur le bord extérieur de chaque griffe ;
— le genre Austrothrombium Womersley 1934 caractérisé par 5 ou 6 poils
(pseudo-pulvilli) entre les griffes.
Seul le genre Allothrombium est représenté en Europe.
Remarques.
Le total des individus appartenant à ce genre, récoltés par H. Franz,
H. Coiffait et nous-même dépasse largement le nombre total des individus
décrits jusqu’à présent dans ce travail, nous rapportons à 3 espèces seulement
la totalité des exemplaires en notre possession :
Source : MNHN, Paris
THROMBIDIIDAE D’EUROPE
101
— Allothrombium fuliginosum (Hermann) 1746,
— Allothrombium méridionale Berlese 1887,
— Allothrombium gracile Berlese 1910.
Malgré le nombre élevé d’exemplaires, nous n’avons déterminé les Acariens
appartenant au genre Allothrombium qu’à partir des adultes en restreignant
même cette conception d’adulte : en fait, les seuls individus qui ont été uti¬
lisés pour nos déterminations et par suite pour les descriptions sont, soit des
femelles dont le corps contient des œufs, soit des mâles dont nous avons mis
en évidence l’appareil copulateur.
Si, volontairement, pour nos descriptions, nous prenons de telles conditions,
cela tient essentiellement aux faits suivants :
1) les nymphes sont difficilement discernables des adultes (elles possèdent
comme les adultes 3 paires de ventouses génitales) ;
2) il est très difficile de différencier les nymphes de A. fuliginosum de
celles de A. méridionale par exemple. Chez ces deux espèces les rapports des
articles terminaux des pattes I sont identiques, les papilles recouvrant la face
dorsale de l’idiosoma ont même longueur et même aspect.
Il serait donc souhaitable à l’avenir que les auteurs décrivant ou détermi¬
nant des Allothrombium s’en tiennent aux conditions suivantes : seules peu¬
vent être valables et utilisables scientifiquement les diagnoses établies à partir
d’exemplaires dont le caractère adulte est explicitement mis en évidence. Tou¬
tefois, pour certaines espèces qui présentent par exemple sur la face dorsale
de l’idiosoma deux sortes de papilles (comme A. gracile Berlese 1910, A. soco-
tranum Hirst 1926) les auteurs pourraient donner des précisions quant aux
individus dont le caractère adulte n’est pas mis en évidence d’une façon cer¬
taine. S’il n’y a pas d’adulte caractérisé dans un lot d’acariens, il serait souhai¬
table que les auteurs dénomment le ou les exemplaires sous la forme : Allo¬
thrombium sp., en indiquant l’espèce (dans la mesure où il y aurait quelque
certitude quant à la détermination), sous la forme, par exemple : Allo¬
thrombium sp. (= Allothrombium méridionale ?). Pour certains individus dont
le caractère original est indiscutable, les auteurs peuvent toujours établir des
diagnoses sur des individus dont le caractère adulte ne serait pas précisé expli¬
citement (en particulier pour des espèces nouvelles).
La méthode de travail que nous proposons n’a comme seul but que de sim¬
plifier au maximum les travaux des systématiciens dans une sous-famille où
beaucoup de formes sont décrites mais où peu d’espèces sont en réalité recon¬
naissables.
Genre Allothrombium Berlese 1903
Diagnose du genre.
Allothrombiinae essentiellement caractérisés par des pulvilli situés entre les
griffes.
A ce genre nous avons rattaché trois espèces :
Allothrombium fuliginosum (Hermann) 1746,
Allothrombium méridionale Berlese 1887,
Allothrombium gracile Berlese 1910.
Biologie.
Signalons que les Allothrombium en général ont colonisé la plupart des
milieux : alors qu’on ne trouve les Microthrombidiinae, par exemple, que dans
des zones humides, à l’abri, dans des milieux en général bien tamponnés, il n’est
pas rare, par contre, de trouver des Allothrombium dans des zones semi-
désertiques, se promenant sur un sol brûlé par le soleil à la recherche de
quelque nourriture carnée, s’attaquant à toute une série de petites proies
vivantes ou se contentant tout simplement de déjections animales. Il n’est pas
exagéré de dire que certains représentants de ce genre préfèrent le soleil et
la chaleur à toutes autres conditions climatiques.
Source : MNHN, Paris
102
P. ROBAUX
Allothrombium fuliginosum (Hermann) 1746
Cette espèce est celle qui est la mieux connue de tous les auteurs. Elle est
surtout très abondante dans les jardins, les champs à proximité des habitations,
dans les clairières des forêts, sur les falaises. On la voit apparaître dès la fin
de l’hiver, se promenant au soleil, à la recherche de nourriture et de parte¬
naires pour la reproduction. Espèce cannibale et entomophage, elle pond ses
œufs dans le sol, sous des écorces d’arbres, dans de la mousse. Il en sort de
très petites larves hexapodes qui parasitent de nombreuses espèces de pucerons.
Les premières nymphes apparaissent au mois de juin. En hiver elles s’enfon¬
cent dans le sol, où elles subissent plusieurs mues pour donner des adultes qui
réapparaissent au printemps.
Pour une description précise, nous renvoyons le lecteur à celle de Feider
(1955).
Répartition géographique. Habitat.
Cette espèce connue de toute l’Europe a été également retrouvée en Afrique
du Nord et en Russie.
En Espagne, H. Franz a recueilli cette espèce dans les Monts Cantabriques,
près de Urbina, le 28.VII.1956 (2 ex.) ; dans la vallée de Ordessa (Prov. de
Huesca), le 12.VIII.1955 (3 ex.) ; nous l’avons retrouvée personnellement le
16.VIII.1965 sous une pierre, dans un champ près de Deva (route de San-
Sebastian à Bilbao) (2 ex.) ; rives de l’Embalse del Zadorra, près de Vitoria,
sous des pierres exposées au soleil, le 22.VIII.1965 (5 ex.) ; près de Hospital de
Orbigo (Prov. du Léon), sous des feuilles mortes aux pieds des peupliers, le
7.IX.1965 (1 ex.) ; à San Martin d’Ubierna au bord de la route allant de Burgos
à Santander, sous des pierres, à proximité du Rio Ubierna (2 ex.).
Allothrombium méridionale (Berlese) 1887
Description de l’Adulte.
Sur les quelques 350 individus qui semblent appartenir à cette espèce et
que nous avons eu à déterminer, nous ne retiendrons pour notre description
qu’une cinquantaine d’exemplaires bien caractérisés sexuellement, c’est-à-dire
possédant soit un appareil copulateur, soit des œufs à l’intérieur de l’abdomen.
Sur le Tableau XXIX nous donnons, en dehors des valeurs indiquées par
Berlese, d’une part les données extrêmes des quelques cinquante individus exa¬
minés, d’autre part quelques-unes des variations individuelles observées sur l’un
ou l’autre de ces Acariens, enfin, dans un but de comparaison, les données les
plus courantes, observées par l’ensemble des auteurs sur A. fuliginosum.
L’idiosoma a une longueur comprise entre 1055 n et 2210 |i ; la largeur, qui
n’est pas inférieure à 625 |i, ne dépasse cependant pas 1550
Les papilles recouvrant la face dorsale de l’idiosoma ont une longueur com¬
prise, suivant les exemplaires, entre 31 ^ et 68 Précisons toutefois que chez
un même exemplaire elles sont toujours de même longueur. Grêles, elles sont
barbulées sur toute leur surface : les barbules situées dans la moitié proximale
sont plus longues que celles situées à l’extrémité distale (fig. 44 D).
La crête métopique a une forme classique (fig. 44 C). Cependant, le sclérite
antérieur ne renforce pas le vertex transversalement : il se réduit à deux lobes
latéraux descendant jusqu’aux pédoncules oculaires, de part et d’autre du sclé¬
rite médian. Celui-ci est une pièce en forme d’amphore, bien chitinisée, cons¬
tituée : 1) par une bandelette antérieure longitudinale ; piriforme dans sa
partie distale, elle est recouverte de nombreuses soies barbulées ; 2) par une
pièce large, bien délimitée en forme d’écusson : dans les angles supérieurs de
celui-ci sont creusées les deux fossettes sensilligères d’où partent les deux
longues soies sensorielles avec de très fines mais peu nombreuses barbules sur
toute la surface ; la partie centrale de cette pièce présente une dépression peu
chitinisée avec de nombreux lobes internes. Le sclérite postérieur, formant la
Source : MNHN, Paris
THROMHIDIIDAE D’EUROPE
103
troisième partie de l’organe sensoriel, est peu chitinisé ; le plus souvent il est
piriforme.
Les palpes maxillaires (fig. 44 B) sont longs et puissants. Le 5* article, ou
tarse, dépasse largement l’ongle terminal du tibia. On ne rencontre aucune for¬
mation spéciale sur cet article.
dl = diverUcuIum) ; G : papille génitale .
Les pattes sont plus courtes que le corps ; aux pattes I, le tarse a une lon¬
gueur comprise entre 305 p et 450 p sur une largeur de 95 p-105 p. Le tibia
n’est jamais plus long que le tarse, sa longueur varie entre 270 p et 450 p
(fig. 44 A).
Face ventrale, les papilles génitales mâles et femelles sont sensiblement de
même longueur (250 p - 350 p). Cependant chez les femelles les centrovalves
sont recouvertes le plus souvent d’une unique rangée de soies barbulées
(fig. 44 E) ; au contraire, chez le mâle, sur ces mêmes valves (fig. 44 G) nous
Source : MNHN, Paris
104
P. ROBAUX
comptons parfois 4 rangées de soies barbulées. Dans la partie antérieure des
épivalves, chez les deux sexes, nous pouvons observer, outre quelques soies
barbulées, deux zones granuleuses, probablement glandulaires, mal délimitées ;
ces zones ne peuvent pas être comparées aux fossettes valvaires rencontrées
chez certains Microthrombidiinae : chez ceux-ci, d’une part les fossettes sont
parfaitement délimitées, d’autre part il ne s’y insère aucune soie.
Nous avons mis en évidence chez tous les mâles le squelette chitineux du
pénis (fig. 44 F) ; celui-ci se compose :
1) du complexe anellus-operculum se prolongeant à l’arrière par les deux
diverticulum (sur ce complexe il n’y a pas de soie) ;
2) des deux apodèmes : baguettes relativement courtes par rapport à l’en¬
semble du squelette ; elles s’articulent dans leur partie proximale avec la base
du complexe ;
3) des deux hypoapodèmes : baguettes très courtes permettant certainement
une meilleure articulation avec l’anellus-operculum ;
4) de la furca : pièce impaire, à peine bifurquée à la base ayant l’aspect
d’une massue avec deux tubercules saillants et volumineux à l’extrémité distale.
TABLEAU XXIX
Etude comparative des données chez A. fuliginosum et A. méridionale (adultes)
Variations individuelles
Longueur idiosoma
Largeur idiosoma
Longueur tarse I
Largeur tarse I
Longueur tibia I
Longueur papilles
dorsales
430-600
150-190
400-520
1055-2210
625-1535
305-450
95-150
270-450
1150
530
295
1345 1440 1640
320 385 410
98 125 130
280 345 395
2200
1350
450
450
2210
115
320
60-150 (?) 35-40
37 54
43 47 38
Répartition géographique. Habitat.
H. Franz a récolté cette espèce dans la Sierra Nevada, au pic Veleta, vers
2800 m, près des grosses plaques de neige, le 15.VII.1955 (7 ex.) ; dans la Sierra
de Fontepria, près de la Cafiiza, sur la route allant de Madrid à Vigo, sous des
Quercus, le 31.VII.1956 (3 ex.) ; dans une Sierra, sur la route entre Gondomar
et Tuy, le 5.VIII.1956 (1 ex.) ; dans la Sierra de la Grova, près de Bayona, le
6.VIII.1956 (1 ex.) ; dans une forêt de chênes au Sud de Ezaro (Prov. de la
Corogne), sous des feuilles, le 15.VIII.1956 (1 ex.) ; près de Noya (Prov. de la
Corogne), le 21.VIII.1956 (3 ex.) ; à San Feliz de las Lavanderas (Prov. du
Léon), dans la Sierra de Son, sous des chênes, le 11.VIII.1957 (1 ex.) ; à Por-
tela, au Sud-Ouest du Col de Piedrafita, sous des chênes, le 13.VIII.1957 (4 ex.) ;
au Cabo Vidio (Prov. de Oviedo), sous des Vlex, le 16.VIII.1957 (2 ex.) ; au
Monte de Santona (Prov. de Santander), le 18.V1II.1957 (1 ex.) ; dans une châ¬
taigneraie, près de Nueva, à l’Ouest de Lianes, sous des feuilles, le 17.VIII.1957
(1 ex.) ; près de Lanestrosa (Prov. de Santander), le 19.VIII.1957 (1 ex.) ; près
de Onâte, grotte de Igitegi, sous des troncs d’arbres, le 23.VIII.1957 (1 ex.) ; à
la Cueva la Lloseta, près de la Moria, sous des feuilles, le 27.VIII.1957 (2 ex.) ;
à l’entrée de la grotte de los Pedrosos, près de la Moria, le 27.VIII.1957 (1 ex.) ;
près de la grotte de San Ramon (Prov. de Oviedo), le 29.VIII.1957 (1 ex.) ; nous
avons récolté cette espèce dans une carrière, à Dos Hermanas, située en bor¬
dure de la route allant de Tolosa à Pamplona, le 26.VIII.1965 (5 ex.) : près de
l’Embalse del Zadorra, près de Vitoria, sous des pierres en bordure d’un champ.
Source : MNHN, Paris
THROMBIDIIDAE D’EUROPE
105
le 31.VI1I.1965 (5 ex.) ; le 3.IX.1965, dans un champ près du Monasterio de San
Pedro Cardena, près de Burgos (5 ex.) ; le 3.IX.1965, dans un champ le long de
la route allant de Burgos à Valladolid, à 5 km de Valladolid, sous des pierres
(10 ex.) ; à Miraflores, près de Burgos, sous des feuilles au pied d’un peuplier,
le 8.IX.1965 (1 ex.).
Allothrombium gracile Berlese 1910
Bien que possédant une centaine d’exemplaires de cette espèce, nous ne
retiendrons pour notre description que 3 exemplaires adultes. Cependant dans
le Tableau XXX nous donnerons à titre indicatif quelques-unes des valeurs les
plus courantes rencontrées chez des exemplaires aux stades nymphes que nous
pouvons attribuer à A. gracile.
Description de l’Adulte.
La longueur de l’idiosoma varie entre 990 p et 1295 p, sa largeur entre
625 p et 1035 p.
La pilosité recouvrant la face dorsale de l’idiosoma est caractéristique : en
Fig. 45 : Allothrombium gracile Berlese. — A : iarse et libia «les P I ; B : crête métopique ;
C : palpe maxillaire ; D : papilles dorsales ; E : papille génitale Ç ; F : crête métopique
de la nymphe.
Source : AANHN, Paris
P. ROBAUX
effet, nous reconnaissons deux sortes de papilles ; les plus nombreuses sont
courtes, grêles et plumiformes : elles ne dépassent pas 37 p. Les secondes, les
moins nombreuses atteignent 68 p : elles sont cylindriques et recouvertes de
nombreuses et fines barbules, toutes de même taille, sur toute la surface
(fig. 45 D). La présence de deux sortes de papilles, très différentes les unes
des autres, nous permet de rattacher à cette espèce, sans risque d’erreur, la
plupart des individus que nous possédons.
La crête métopique (fig. 45 B) est sensiblement comparable à celle de YAllo-
thrombium méridionale : cependant l’écusson du sclérite médian, mal délimité,
est placé sur un bouclier triangulaire légèrement chitinisé ; d’autre part, les
soies sensorielles sont barbulées très finement dans leur moitié distale seule¬
ment.
Les pattes sont plus courtes que le corps : aux pattes I le tarse a une lon¬
gueur comprise entre 280 p et 395 p sur une largeur variant entre 110 p et
150 p. Le tibia peut être plus long que le tarse : sa longueur oscille suivant les
exemplaires entre 215 p et 410 p (fig. 45 A).
Les palpes sont plus fins que ceux de l’espèce précédente : ils ont environ
500 p de long. Le tarse dépasse largement la pointe terminale de l’ongle du
4’ article (fig. 45 C).
Sur les centrovalves de la papille génitale il n’y a chez la femelle qu’une
seule rangée de soies barbulées. Sur les épivalves, dans la partie antérieure, on
distingue, comme chez l’espèce précédente, une zone granuleuse probablement
glandulaire (fig. 45 E).
TABLEAU XXX
Etude comparative des données chez A. gracile (adultes et nymphes)
Longueur idlosoma
Largeur idiosoma
Longueur tarse I
Largeur tarse I
Longueur tibia 1
Longueur papilles
dorsales : >
1295 1870 990 670 625 550 785
670 1035 625 335 385 365 385
285 395 280 155 160 130 180
410 215 130 115 90 130 145 180
Répartition géographique. Habitat.
L'Adulte.
H. Franz a retrouvé cette espèce dans la Sierra de la Luna, près d’Algé-
siras, à Cerro de Mirador (Prov. de Cadix, le 28.11.1951 (2 ex.) ; à l’ile de Cies.
sur le Ria de Vigo (Prov. de Pontevedra), sous des pierres, le 26.VII.1955 (1 ex.).
La Nymphe.
1) Récoltes de H. Franz :
A Alcala de Henares, à l’Ouest de Madrid, le 17.11.1951 (15 ex.) ; dans la
Sierra de la Luna, près d’Algésiras, à Cerro de Mirador (Prov. de Cadix, le
28.11.1951 (5 ex.) ; près de Pontevedra, sur la côte, sous des Rubus, le 1.VII.1952
(2 ex.) ; au Sud de Bueu (près de Pontevedra), le 7.VIII.1952 (8 ex.) ; à l’île
de Cies, sur le Ria de Vigo (Prov. de Pontevedra), sous «les pierres, le
26.VII.1955 (41 ex.) ; à l’Ile de Estela, près de Bayona, le 2.VIII.1956 (10 ex.) :
à l’île de Ons sur le Ria de Pontevedra, sous des Ulex, le 4.VIII.1956 (12 ex.) ;
Source : MNHN, Paris
THROMBIDIIDAE D’EUROPE
107
au Cap Finisterre (Prov. de la Corogne), le 15.VIII.1956 (1 ex.) ; sur la côte,
près de la Corogne, le 14.VIII.1957 (6 ex.).
2) Récoltes de H. Coiffait :
A Port Bou (Prov. de Gerona), le 22.XII.1956 (1 ex.) ; à Llanza (Prov. de
Gerona), le 23.XII.1956 (1 ex.).
Allothrombium sp.
Répartition géographique. Habitat.
1) Allothrombium sp. (= Allothrombium fuliginosum ?).
— a) Récoltes de H. Franz :
Dans la vallée de Ordessa (Prov. de Huesca), sous des feuilles, le 12.VIII.1955
(10 ex.) ; au Cap Busto, près de Luarca (Prov. d’Oviedo), sous des Ulex, le
28.VIII.1957 (6 ex.).
— b) Récoltes de P. Robaux :
Au sommet du col de Guirguillano (725 m), près de Puente la Reina (Prov.
de Navarre), le 28.VIII.1965, sous des pierres (4 ex.) ; au sommet du Mont Alto
de Erro (800 m), près de la route allant de Pamplona à Burguete, sous des
pierres, le 31.IX.1965 (22 ex.) ; au Portillo del Fresno, au bord de la route
allant de Burgos à Santander, sous des pierres, le 4.IX.1965 (18 ex.).
2) Allothrombium sp. (= Allothrombium méridionale ?).
— a) Récoltes de H. Franz :
A El Pardo, près de Madrid, à Torre la Parrada, sous des buissons de Quer-
cus ilex, le 9.II.1951 (4 ex.) ; dans la Sierra de Ronda, au Monte Araslepe, vers
1.300 m, le 22.11.1951 (2 ex.) ; à l’île de Cies, dans le Ria de Pontevedra, sous
des pierres, le 26.VII.1955 (3 ex.) ; à Figueirido (Prov. de Pontevedra), sous
des Sphagnum, le 30.VII.1955 (1 ex.) ; à Jésus de Montes, à l’Ouest de Santander,
le long de la route allant vers Santona, le 4.VIII.1955 (3 ex.) ; dans la Sierra de
Fontepria, près de la Cafliza, sur la route allant de Madrid à Vigo, sous des
Quercus, le 31.VII.1956 (17 ex.) ; dans une Sierra, entre Gondomar et Tuy, le
5.VIII.1956 (3 ex.) ; dans la Sierra de Grova, près de Bayona, le 6.VÜI.1956
(2 ex.) ; à Puerto, au Sud-Ouest de Lovios, côté espagnol de la frontière avec
le Portugal, dans de la mousse et sous des buissons, le 9.VHI.1956 (4 ex.) ; dans
une Sierra au Nord-Ouest de Outes, près de Noya (Prov. de la Corogne), dans
une forêt de chênes, le 14.VIII.1956 (9 ex.) ; dans une forêt de chênes au Sud
de Ezaro (Prov. de la Corogne), sous des feuilles, le 15.VIII.1956 (2 ex.) ; dans
la Sierra de la Barbanza, près de Noya, sous des pierres, le 18.VIII.1956 (7 ex.) ;
dans la vallée du Rio Duerna (au Sud d’Astorga) (Prov. du Léon), sous des
Quercus pyrenaîca, le 10.VIII.1957 (1 ex.) : près du Rio Gerga, près d’Astorga,
le 11.VIII.1957 (1 ex.) ; près de Lanestrosa (Prov. de Santander), le 19.VIII.1957
(6 ex.) ; sur la côte entre Celonia et Quintanar, sous des Ulex, le 26.VIII.1957
(6 ex.) ; à l’entrée de la grotte de Los Pedroso, près de La Moria, le 27.VIII.1957
(5 ex.) ; près de la grotte de San Ramon (Prov. d’Oviedo), le 29.VIII.1957 (1 ex.) :
près du Lago de Sanabria (Prov. de Zamora), sous des Quercus, le 31.VIII.1957
(1 ex.).
— b) Récoltes de H. Coiffait :
A Figaro (Prov. de Barcelone), le 27.XIII.1956 (1 ex.) : à Montseny (Prov. de
Barcelone), le 15.IX.1957, sous des platanes (1 ex.).
— c) Récoltes de P. Robaux :
A Dos Hermanas, dans une carrière sur la route allant de Tolosa à Pam¬
plona, sous des pierres, le 26.VIII.1965 (2 ex.) : à Lizarza, au bord de la route
allant de Tolosa à Pamplona. dans de la mousse recouvrant des pierres, le
26.VIII.1965 (1 ex.) ; près de l’Embalse del Zadorra (près de Vitoria), en bor-
Source : MNHN, Paris
P. ROBAUX
dure d’un champ sous des pierres, le 31.VIII.1965 (8 ex.) ; près du Monasterio
de San Pedro de la Cardena, près de Burgos, sous des pierres, à 1.000 m envi¬
ron, le 3.IX.1965 (7 ex.) ; à Gredilla la Polera (route de Burgos à Santander),
dans les Montes de Oca, sous des pierres, le 4.IX.1965 (3 ex.) ; à 5 km de Valla-
dolid, sur la route de Burgos, dans un champ sous des pierres, le 5.IX.1965
(11 ex.) ; près de Toro, sur la route de Valladolid-Zamora, sous des peupliers,
près du Rio Duero, le 6.IX.1965 (2 ex.) ; au Puerto de Pajares (1.379 m), sur la
route Léon-Oviedo, sous des pierres, le 7.IX.1965 (1 ex.) ; à San Martin de
Ubierna, route de Burgos à Santander, sous des pierres, le 8.IX.1965 (1 ex.) ; à
Miraflores, près de Burgos, sous des feuilles mortes, le 8.IX.1965 (1 ex.) ; à
Dos Hermanas, près de Pamplona, dans une carrière sous des pierres, le
9.IX.1965 (1 ex.).
3) Allothrombium sp.
A Figueirido, près de Pontevedra, le 4.VII.1952 (10 ex.) ; à Cabo Silleiro,
près de Bayona, sous des pierres, le 31.VII.1956 (11 ex.) ; dans la Sierra de
Jerez, au Sud-Ouest de Lovios, le 9.VI1I.1956 (1 ex.) (Collée. H. Franz).
Source : MNHN, Paris
2* PARTIE
LISTE CRITIQUE DES THROMBIDIONS D’EUROPE
Depuis le travail de Thor et Willmann en 1941, qui passaient en revue l’en¬
semble des Thrombidions du monde, aucun travail de ce genre n’avait été fait
Nous tenons à combler cette lacune en commençant par proposer dans ce
mémoire une liste critique des Thrombidions d’Europe.
En effet, depuis 1941, d’une part, de nombreuses espèces ont été décrites en
Europe, d’autre part les genres classiques ont été considérablement remaniés.
Nous avons donc regroupé toutes les données les plus récentes. Pour cela, en
suivant l’ordre des Sous-Familles établit par Thor et Willmann, nous avons
repris toutes les espèces européennes décrites à ce jour en tenant compte des
nombreuses modifications génériques intervenues (que nous avons signalées
pour la plupart dans la première partie de ce mémoire).
Toutefois pour certaines formes appartenant aux genres Microthrombidium,
Enemothrombium, Dimorphothrombium, Platythrombidium, Gonothrombium,
devant les difficultés à bien séparer ces différents genres, nous avons laissé
dans ceux-ci certaines espèces qu’il nous est difficile de déplacer sans avoir
vu les spécimens.
Après chaque espèce citée, nous donnons une référence type qui correspond,
à notre avis, à la description la plus complète et dans laquelle nous trouverons
en général l’ensemble des références la concernant (les espèces étudiées dans la
première partie de ce mémoire sont signalées en caractères gras). Enfin nous
donnons, pour chaque forme citée, une répartition géographique globale :
France-Allemagne, signifie que l’espèce en question n’a été retrouvée que dans
ces deux pays ; le terme « Europe » signifie que l’espèce a été récoltée dans
au moins trois pays nettement séparés les uns des autres (France - Norvège -
Roumanie, par exemple) ou encore qu’elle a été signalée dans de nombreux pays
par de multiples auteurs.
Sous-Famille des THROMBELLINAE Thor 1934
Genre Thrombella Berlese 1887
Thrombella glandulosa Berlese 1887
Berlese : Redia, 8, p. 24, 1912 Italie
Thrombella lusitanica André 1944 Espagne-Portugal
Genre Nothrothrombidium Womersley 1954
Nothrothrombidium otiorum (Berlese) 1902 Europe
Nothrothrombidium lundbladi (Willmann) 1939
Willmann : Arch. Zool., 31 A, 10, pp. 15-17 Madère
Nothrothrombidium bulbifera (Willmann) 1940
Willmann : Zool. Anz., 129, p. 215, 1940 Malte
Source : MNHN, Paris
110
P. ROBAUX
Sous-Famille des TANAUPODINAE Thor 1935
Genre Tanaupodus Haller 1882
Tanaupodus steudelii Haller 1882
Haller : Jahresb. Ver. Wurttemb., 38, pp. 323-325, 1882 Allemagne
Tanaupodus passimpilosus Berlese 1910
André : Bull. Mus. Nat. Hist. Nat. Paris,
(2), 25, 3, pp. 283-285, 1953 Europe
Tanaupodus areolatus Cooreman 1943
Cooremak : Bull. Mus. Hist. Nat. Belg., 19, 64, pp. 1-16, 1943 Belgique
Tanaupodus bifurcatus Cari 1966 Europe
Genre Eothrombium Berlese 1902
Eothrombium echinatum Berlese 1910
Berlese : Redia, 8, pp. 37-39, 1912
Eothrombium siculum Berlese 1910
Berlese : Redia, 8, pp. 39-40, 1912
Eothrombium leptotarsum Berlese 1910
Berlese : Redia, 8, pp. 39-42, 1912
Genre Rhinothrombium Berlese 1910
Rhinothrombium nemoricola (Berlese) 1886 Europe
Rhinothrombium inopinum Hull 1918
Hull : Tr. nat. Hist. Soc. Northumb. {N. S.), 5, p. 22, 1918 Angleterre
Italie-Allemagne
Italie-Irlande
Italie
Sous-Famille des CALOTHROMBIINAE Womersley 1942
Genre Calothrombium Berlese 1918
Calothrombium paolii (Berlese) 1918
Berlese : Redia, 18, pp. 95-96, 1918 Italie
Calothrombium herzegowinense Willmann 1940
Willmann : Zool. Anz., 129, p. 216, 1940 Herzégovine
Sous-Famille des NOTOTHROMBIINAE Oudemans 1940
Genre Notothrombium Storkan 1934
Notothrombium regis-borisi Storkan 1934
Storkan : Mt. Inst. Sofia, 7, pp. 66-70, 1934 Bulgarie
Genre Haplothrombium Willmann 1950
Haplothrombium klatti Willmann 1950
Willmann : Zool. Anz., 145, pp. 1110-1113, 1950 Allemagne
Haplothrombium remanei Strenzke 1951
Strenzke : Kieler Meerforsch., 8, pp. 82-85, 1951
Sous-Famille des JOHNSTONIANINAE Thor 1935
Genre Johnstoniana George 1852
Johnstoniana errans George 1852
Cooreman : Bull. Inst. Roy. Sci. Nat. Belg., 25, 2, pp. 1-16, 1949 Europe
Source : MNHN, Paris
THR0MB1DIIDAE D’EUROPE
111
Johnstoniana insignia (Berlese) 1917
Feider : Fauna H. P. R., 5, 1, p. 77, 1955 Europe
Johnstoniana tuberculata Sclrweizer 1951
Schweizer : Ergeb. Wiss. Unters. Schweiz. National-
parkes, 3, 23, p. 84, 1951 Suisse
Johnstoniana maxima Feider 1955
Feider : Fauna R. P. R., 5, 1, p. 78, 1955 Roumanie
Johnstoniana harghitense Feider 1958
Feider : An. Stii. Univ. Al l Cuza Iasi,
( Sci . Nat.), 4, 2, pp. 303-319, 1958 Roumanie
Johnstoniana ventripilosa Feider 1958
Feider : An. Stii. Univ. Al I Cuza Iasi,
(Sci. Nat.), 4, 2, pp. 303-319, 1958 Roumanie
Johnstoniana helvetica Cooreman 1959
Cooreman : Bull. Inst. Sci. Nat. Belg., 35, 34, pp. 1-40, 1959 Suisse
Johnstoniana franzi Robaux 1966 Espagne
Genre Centrothrombidium Kramer 1896
Centrothrombidium schneideri Kramer 1896
Schweizer : Ergebn. Wiss. Unters. Schweiz.
Nationalparkes, 3, 23, pp. 84-85, 1951
Centrothrombidium motasi Feider 1945
Feider : Fauna R. P. R., 5, 1, p. 86, 1955
Genre Diplothrombium Berlese 1918
Diplothrombium longipalpe (Berlese) 1887
Diplothrombium carpaticum (Storkan) 1938
Feider : Fauna R. P. R., 5, 1, p. 83, 1955
Diplothrombium bujori Feider 1950
Feider : Fauna R. P. R., 5, 1, p. 82, 1955
Diplothrombium moldavicum Feider 1959
Feider : Acad. R. P. R., fil Iasi, 10, pp. 261-268, 1959
Diplothrombium delamarei Robaux 1966
Robaux : Acarologia, 8, 4, pp. 611-630, 1966
Genre Charadracarus Newell 1960
Charadracarus grandjeani (André) 1930
André : Bull. Mus. Hist. Nat. Paris
(N. S.), 2, 5, pp. 527-531 France-Allemagne
Charadracarus grandjeani var. carintiacus (Mihelcic) 1963
Mihelcic : Acarologia, 5, 3, pp. 365-370, 1963 Autriche
Charadracarus aelleni (Cooreman) 1954
Cooreman : Bull. Mus. Hist. Nat. Belg., 30, 3-4, pp. 1-19, 1954 Suisse
Europe
Roumanie
Roumanie
Roumanie
France-Espagne
Europe
Roumanie
Genre Hirstiothrombium Oudemans 1940
Hirstiothrombium noemiae Feider 1955
Feider : Fauna R. P. R., 5, 1, p. 84, 1955 Roumanie
Genre Marcandreella Feider 1957
Marcandreella amphorata Feider 1957
Feider : Ann. Stud. Univ. Al. I Cuza Iasi
(N. S.), 2, pp. 219-232, 1957 Roumanie
Source : MNHN, Paris
112
P. ROBAUX
Marcandreella daniellae Feider 1957
Feider : Ann. Stud. Univ. Al. I Cuza Iasi
IN. S.), 2, pp. 219-232, 1957
Sous-Famille des EUTHROMBIDIINAE Thor 1935
Genre Leptothrombium Berlese 1912
Leptothrombium pyrenaïcum André 1926
André : Bull. Mus. Hist. Nat. Paris, 32, pp. 1-3, 1926
Leptothrombium oblongum var. bisetipalpis André 1930
André : Bull. Soc. Zool. France, 55, p. 469, 1930
Leptothrombium zavattari Lombardini 1957
Lombardini : Boll. Soc. Ent. lt., 87, pp. 27-28, 1957
Leptothrombium formiceticola André 1930
André : Bull. Soc. Zool. France, 55, pp. 466-469, 1930
Genre Euthrombidium Verdun 1909
Euthrombidium trigonum (Hermann) 1804
André : Bull. Soc. Zool. France, 51-52, p. 216, 1926
Euthrombidium canestrini (Berlese) 1877
Berlese : Redia, 8, pp. 121-123, 1912
Euthrombidium canestrini var. minor Schweizer 1951
Schweizer : Ergeb. Wiss. Vnters. Schweiz. National-
parkes, 3, 23, p. 89, 1951
Euthrombidium ferox (Berlese) 1887
Feider : Fauna R.P.R., 5, 1, p. 134, 1955
Euthrombidium frigidum Berlese 1910
Euthrombidium frigidum var. quadrispinum Schweizer 1951
Schweizer : Ergbn. Wiss. Vnters. Schweiz. National-
parkes, 3, 23, p. 89, 1951
Euthrombidium diecki Krausse 1916
Krausse : Zool. Anz., 47, p. 49, 1916
Euthrombidium vandeli André 1931
André : Bull. Soc. Zool. France, 56, p. 31, 1931
Euthrombidium cadurcence André 1931
André : Bull. Soc. Zool. France, 56, p. 34, 1931
Euthrombidium canigulense André 1931
André : Bull. Soc. Zool. France, 56, p. 37, 1931
Euthrombidium distinguendum André 1931
André : Bull. Soc. Zool. France, 56, p. 39, 1931
Euthrombidium odorheiense Feider 1938
Feider : Fauna R. P. R., 5, 1, p. 134, 1955
Genre Caecothrombium André 1945
Caecothrombium brevipapillum André 1945
André : Bull. Mus. Hist. Nat., (2), 17, 3, pp. 226-229, 1945
Sous-Famille des PODOTHROMBIINAE Thor 1935
Genre Podothrombium Berlese 1910
Podothrombium bicolor (Hermann) 1804
Feider : Fauna R. P. R., 5, 1, p. 139, 1955
Roumanie
F'rance
France
Italie
France
Europe
Italie
Suisse
Italie-Roumanie
Europe
Suisse
Italie
France
France
France
France
Roumanie
France
Europe
Source : MNHN, Paris
THROMBIDIIDAE D’EUROPE
113
Podothrombium filipes (Koch) 1837
Robaux : Acarologia, 5, 1, pp. 39-44, 1963
Podothrombium peragile (Berlese) 1884
Podothrombium curtipalpe (Thor) 1900
Berlese : Redia, 8, pp. 76-79, 1912
Podothrombium magnum Berlese 1910
Berlese : Redia, 8, pp. 66-67, 1912
Podothrombium macrocarpum Berlese 1910
Berlese : Redia, 8, p. 62, 1912
Podothrombium macrocarpum var. septentrionalis Berlese 1910
Berlese : Redia, 8, p. 64, 1912
Podothrombium macrocarpum var. teutonicum Berlese 1910
Feider : An. Acad. R. P. R., 3, 5, p. 185
Podothrombium macrocarpum var. meridionalis Berlese 1910
André : Bull. Mus. Hist. Nat. Paris, 21, 5, pp. 540-541
Podothrombium macrocarpum var. ponticum Feider 1950
Feider : Fauna R. P. R., 5, 1, p. 144, 1955
Podothrombium montanum Berlese 1910
Schweizer : Ergeb. Wiss. Unters. Schweiz. National-
parkes, 3, 23, p. 95, 1951
Podothrombium subnudum Berlese 1910
Berlese : Redia, 8, pp. 70-71, 1912
Podothrombium strandi Berlese 1910
Robaux : Acarologia, 5, 1, pp. 39-41, 1963
Podothrombium blanci Schweizer 1922
Schweizer : Ver h. Ges. Basel, 33, p. 86, 1922
Podothrombium grallator André 1932
André : Bull. Soc. Zool. France, 57, pp. 185-187, 1932
Podothrombium istriacum Willmann 1941
Willmann : Stud. Kartsforsch. Hohlenk. (Biol. Ser.),
8, p. 61, 1941
Podothrombium agigense Feider 1948
Feider : Fauna R. P. R., 5, 1, p. 143, 1955
Podothrombium cordatum Feider 1950
Feider : Fauna R. P. R., 5, 1, p. 141, 1955
Podothrombium moldavicum Feider 1950
Feider : Fauna R. P. R., 5, 1, p. 143, 1955
Podothrombium multispinosum Willmann 1951
Willmann : Bonn. Zool. Beit., 2, p. 148, 1951
Podothrombium dubiosum (Schweizer) 1951
Schweizer : Ergebn. Wiss. Unters. Schweiz.
Nationalparkes, 3, 23, p. 81, 1951
Podothrombium anrantiacum Feider 1955
Feider : Fauna R. P. R., 5, 1, p. 146, 1955
Podothrombium spinosum Feider 1955
Podothrombium dearmatum Mihelcic 1958
Mihelcic : Zool. Anz., 161, pp. 249-255, 1958
Europe
Europe
Allemagne-Norvège-
Angleterre
Italie-Roumanie
Italie-France
France-Espagne
Roumanie
Europe
Podothrombium vogesianum Robaux 1963
Robaux : Acarologia, 5, 1, pp. 39-44, 1963
Podothrombium gallicum Lelièvre-Farjon 1960
Leliêvre-Farjon : Acarologia, 2, 3, pp. 311-314, 1960
Podothrombium dubium Robaux 1966
Robaux : Acarologia, 8, 4, pp. 621-622, 1966
France
France
8
Source : MNHN, Paris
114
P. ROBAUX
Podothrombium incertum Robaux 1966 Espagne
Podothrombium hispanica Robaux 1966 Espagne
Podothrombium remyi Robaux 1966 Espagne
Podothrombium barbuligerum Robaux 1966 Espagne
Sous-Famille des MICROTHROMBIDIINAE Thor 1935
Genre Dromeothrombium Berlese 1912
Dromeothrombium coiffaiti Robaux 1966 France-Espagne
Genre Microthrombidium Haller 1882
Microthrombidium pusillum (Hermann) 1804
André : Bull. Mus. Hist. Nat. Paris, 6, p. 498, 1934
Microthrombidium puniceum (Koch) 1835
Thor et Willmann : Tierreich, 71 b, p. 362, 1941
Microthrombidium fasciatum (Koch) 1836
Robaux : Bull. Mus. Hist. Nat. Paris, 37, 3, pp. 436-443, 1965
Microthrombidium italicum (Berlese) 1877
Berlese : Redia, 8, pp. 151-153, 1912
Microthrombidium italicum var. helveticum Schweizer 1951
Schweizer : Ergeb. Wiss. Unters. Schweiz.
Nationalparkes, 3, 23, p. 101, 1951
Microthrombidium sucidum (Koch) 1879
André : Bull. Mus. Hist. Nat. Paris, 6, p. 499, 1934
Microthrombidium sucidum var. plurispinum Schweizer 1951
Schweizer : Ergeb. Wiss. Unters. Schweiz. Nationalparkes,
3, 23, p. 100, 1951
Microthrombidium spiniferum (Thor) 1900
Berlese : Redia, 8, pp. 140-141, 1912
Microthrombidium strandi (Thor) 1900
Thor et Willmann : Tierreich, 71 b, p. 365, 1941
Microthrombium quadrispinum (Berlese) 1901
Schweizer : Ergebn. Wiss. Unters. Schweiz.
Nationalparkes, 3, 23, p. 103, 1951
Microthrombidium corcyraeum (Berlese) 1912
Microthrombidium platychirum (Berlese) 1912
Microthrombidium parvum Oudemans 1913
André : Bull. Soc. Zool. France, 59, pp. 469-471, 1934
Microthrombidium caudatum Cooreman 1944
Cooreman : Bull. Mus. Hist. Nat. Belg., 20, 8, pp. 4-6, 1944
Microthrombidium gallicum André 1945
André : Bull. Mus. Hist. Nat. Paris, (2), 17, 4, pp. 308-311, 1945 France
Microthrombidium hirsutum Mihelcic 1958
Mihelcic : Zool. Anz., 161, pp. 253-255, 1958 Autriche
Microthrombidium tarnavense Feider 1948
Feider : Fauna R. P. R., 5, 1, p. 102, 1955 Roumanie
Microthrombidium sylvestre Feider 1949
Feider : Fauna R. P. R., 5, 1, p. 103, 1955 Roumanie
Microthrombidium aquarium Schweizer 1951
Schweizer : Ergeb. Wiss. Unters. Schweiz.
Nationalparkes, 3, 23, p. 102, 1951 Suisse
Microthrombidium betschi Robaux 1966 Espagne
Microthrombidium marcandrei Robaux 1966 Espagne
Europe
Europe ?
Europe
Italie
Suisse
Europe
Suisse
Norvège
Norvège
Europe
Europe
Europe
Europe
Belgique
Source : MNHN, Paris
THROMBIDIIDAE D’EUROPE
115
Genre Georgia Hull 1918
Georgia pulcherrima (Haller) 1882 .
André et Robaux : Acarologia, 4, 4, pp. 551-566, 1962 Europe
Georgia mirabilis Willmann 1950 Autriche-Espagne
Georgia sheppardi George 1913
George : Naturalist London, pp. 287-288, 1913 Angleterre
Genre Platythrombidium Thor 1936
Platythrombidium sylvaticum (Koch) 1835
Robaux : Acarologia, 8, 4, pp. 628-630, 1966 Europe
Platythrombidium sylvaticum var. obtupilus Feuler 1955
Feider : Fauna R. P. R., 5, 1, p. 113, 1955 Roumanie
Platythrombidium vagabundum (Berlese) 1884
Berlese : Redia, 8, pp. 164-166, 1912 Italie
Platythrombidium fusicommun (Berlese) 1910 Europe
Platythrombidium trispinum (Berlese) 1910
Cooremann : Bull. Inst. Roy. Sci. Nat. Belg.,
25, 27, pp. 1-16, 1949 Allemagne
Platythrombidium transylvanicum (Feider) 1948
Feider : Fauna R. P. R., 5, 1, p. 116, 1955 Roumanie
Platythrombidium oudemansianum Feider 1938
Feider : Fauna R. P. R., 5, 1, p. 117, 1955 Roumanie
Platythrombidium curtipilosum Schweizer 1951
Schweizer : Ergeb. Wiss. Unters. Schweiz. Nationalparkes,
3, 23, p. 102, 1951 Suisse
Genre Enemothrombium Berlese 1910
Enemothrombium bifoliosum (Canestrini) 1884
Schweizer : Ergeb. Wiss. Unters. Schweiz. Nationalparkes,
3, 23, p. 108, 1951 Italie-Allemagne-Suisse
Enemothrombium geographicum Berlese 1910
Berlese : Redia, 8, pp. 154-156, 1912 Norvège
Enemothrombium geographicum var. sardoa Berlese 1912
Berlese : Redia, 8, pp. 156-157, 1912 Italie-Sardaigne
Enemothrombium folliculum Schweizer 1951
Schweizer : Ergebn. Wiss. Unters. Schweiz. Nationalparkes,
3, 23, p. 110, 1951 Suisse
Enemothrombium acutum Lombardini 1961
Lombardini : Boll. Soc. Ent. It., 91, 1-2, pp. 16-19, 1961 Italie
Enemothrombium pubescens Mihelcic 1958
Mihelcic : Eos, 34, pp. 269-290, 1958 Espagne
Genre Gonothrombium Feider 1948
Gonothrombium bimaculatum Feider 1948
Feider : Fauna R. P. R., 5, 1, p. 110, 1955 Roumanie
Genre Dimorphothrombium Feider 1951
Dimorphothrombium intermedium (Feider) 1948
Feider : Fauna R. P. R., 5, 1, p. 112, 1955 Roumanie
8 '
Source : MNHN, Paris
116
>. ROBAUX
Genre Echinothrombium Womersley 1937
Echinothrombium rhodinum (Koch) 1837
André : Bull. Mus. Hist. Nat. Paris, (2), 22,
pp. 573-576, 1950 Allemagne-France-Suisse
Echinothrombium spinosum (Canestrini) 1885
André et Robaux : Acarologia, t, 4, pp. 543-549, 1962 Europe
Genre Valgothrombium Willmann 1940
Valgothrombium valgum (George) 1909
Willmann : Zool. Anz., 131, pp. 250-254, 1940 Europe
Valgothrombium confusum (Berlese) 1910 Europe
Valgothrombium major (Halbert) 1920 Europe
Valgothrombium alpinum Willmann 1940
Willmann : Zool. Anz., 131, pp. 250-254, 1940 Autriche
Valgothrombium alpinum var. dubiosum Schweizer 1951
Schweizer : Ergebn. Wiss. Unters. Schweiz. Nationalparkes,
3, 23, p. 107, 1951 Suisse
Valgothrombium longipes Franke 1941
Franke : Zool. Anz., 136, pp. 73-75, 1941 Autriche
Valgothrombium barbuligerum André 1951
André : Bull. Mus. Hist. Nat. Paris, (2), 22, pp. 723-727, 1951 France
Valgothrombium dubium André 1951
Robaux : Acarologia, 5, 2, pp. 246-248, 1963 France
Valgothrombium ruscinense André 1951
André : Bull. Mus. Hist. Nat. Paris (2), 22, pp. 723-727, 1951 France
Valgothrombium carnicum Bottazi 1951
Bottazi : Redia, 36, pp. 221-230, 1951 Italie
Valgothrombium valgothrombidiforme (Feider) 1955
Feider : Fauna R. P. R., 5, 1, p. 102, 1955 Roumanie
Valgothrombium feideri André 1959
André : Acarologia, 1, 1, pp. 103-105, 1959 France
Genre Mastothrombium Feider 1951
Mastothrombium oltenicum Feider 1935 Italie-Roumanie-Espagne
Genre Camerothrombidium Thor 1935
Camerothrombidium pexatum (Koch) 1837
Feider : Fauna R. P. R., 5, 1, p. 124, 1955 Roumanie-Allemagne-Italie
Camerothrombidium sanguineum (Koch) 1837 Espagne-Allemagne-Italie
Camerothrombidium sigthori (Thor) 1900
Thor : Forh. Selks. Christian., 1, 2, p. 15, 1900 Allemagne-Norvège
Camerothrombidium vesiculosum (Thor) 1900
Thor : Forh. Selks. Christian., 1, 2, pp. 14-15, 1900 Norvège
Camerothrombidium rasum (Berlese) 1910 Europe
Camerothrombidium fusiforme Willmann 1956
Willmann : Cesk. Parasit., 3, p. 243, 1956 Autriche
Genre Trichothrombidium Kobulej 1950
Trichothrombidium muscarum (Ryley) 1878 Europe
Source : MNHN, Paris
THROMBIDIIDAE D’EUROPE
117
Genre Campylothrombium Krausse 1912
Campylothrombium barbarum (Lucas) 1847
Robaux : Rev. Ecol. Biol. Sol.,'3, 2, pp. 313-327, 1966
Campylothrombium boreale (Berlese) 1910
Berlese : Redia, 8, pp. 183-184, 1912
Campylothrombium densipapillum (Berlese) 1910
Berlese : Redia, 8, pp. 181-183, 1912
Campylothrombium dobrogiacum Feider 1951
Feider : Fauna R. P. R., 5, 1, p. 128, 1955
Europe-Afrique
Allemagne
Italie-Suisse
Roumanie
Genre Willmannella Feider 1951
Willmannella franzi (Willmann) 1950
Willmann : Zool. Anz., Ii5, pp. 1100-1113, 1950 Autriche
Willmannella racovitzai (Feider) 1948
Feider : Fauna R. P. R., 5, 1, p. 130, 1955 Roumanie
Genre Spelaeothrombium Willmann 1940
Spelaeothrombium caecum Willmann 1940
Willmann : Stud. Karst Forsch. Hohlenck. (Biol. Ser.),
8, p. 62, 1940 Autriche
Genre Trischidothrombium Feider 1951
Trischidothrombium discrepans (Willmann) 1950
Willmann : Zool. Anz., H5, 1100-1113, 1950 Autriche
Genre Néothrombidium Leonardi 1901
Neothrombidium helladicum Cooreman 1960
Cooreman : Bull. Ann. Soc. Roy. Ent. Belg., 96, pp. 195-204, 1960 Grèce
Sous-Famille des THROMBIDIINAE (Michael) 1884
Genre Parathrombium (Bruyant) 1910
Parathrombium purpureum (Koch) 1837
Thor et Willmann : Tierreich, 71 b, pp. 454-455, 1941 Allemagne
Parathrombium setosulum (Berlese) 1885
Berlese : Redia, 8, pp. 227-229, 1912 Italie
Parathrombium megalochirum (Berlese) 1910
Robaux : Bull. Mus. Hist. Nat. Paris, 37, 5, pp. 768-774, 1966 Europe
Parathrombium insulare (Berlese) 1910
Cooreman : Bull. Inst. Sci. Nat. Belg., 32, 1, 1956 Italie
Parathrombium insulare var. divisipili Feider 1948
Feider : Fauna R. P. R., 5, 1, p. 151, 1955 Roumanie
Parathrombium wolffi (Krausse) 1912
Krausse : Arch. Naturg., 78, A 12, pp. 131-132, 1912 Italie
Parathrombium rubropurpureum (Oudemans) 1913
Thor et Willmann : Tierreich, 71 b, p. 449, 1941 Hollande
Parathrombium klugkisti (Oudemans) 1913
Thor et Willmann : Tierreich, 71 b. p. 450, 1941 Allemagne
Parathrombium massoudi Robaux 1966 Espagne
Source : MNHN, Paris
118
P. ROBAUX
Genre Dolichothrombium Feider 1945
Dolichothrombium borceai (Feider) 1945
Feider : Fauna R. P. R., 5, 1, p. 157, 1955 Roumanie
Dolichothrombium alpinum Schweizer 1951
Schweizer : Ergeb. Wiss. Unters. Schweiz. Nationalparkes,
3, 23, p. 91, 1951 Suisse
Dolichothrombium longulum Willmann 1950
Willmann : Zool. Anz., 145, pp. 1100-1113, 1950 Autriche
Dolichothrombium fournierae Robaux 1966 Espagne
Genre Caenothrombium Oudemans 1927
Caenothrombium dobrogiacum Feider 1948
Feider : Fauna R. P. R., 5, 1, pp. 155-156, 1955 Roumanie
Caenothrombium cypriensis (Robaux) 1964
Robaux : Rev. Ecol. Biol. Sol., 1, 3, pp. 569-571, 1964 Chypre
Caenothrombium vannieri Robaux 1966 Espagne
Genre Emithrombidium Lombardini 1949
Emithrombidium variepilosum Lombardini 1949
Lombardini : Redia, 34, pp. 71-72, 1949 Italie
Sous-Famille des SERICOTHROMBIINAE Feider 1955
Genre Archithrombium Feider 1955
Archithrombium andrei (Feider) 1948
Feider : Fauna R. P. R., 5, 1, p. 160, 1955 Roumanie
Archithrombium inflatum (Feider) 1948
Feider : Fauna R. P. R., 5, 1, p. 161, 1955 Roumanie
Genre Thrombidium Fabricius 1775
Thrombidium holosericeum (Linné) 1746
Robaux : Bull. Mus. Hist. Nat. Paris, 38, 4, pp. 427-433, 1966 Europe
Thrombidium rimosum (Koch) 1778
André : Bull. Soc. Zool. France, 51, pp. 199-203, 1926 Europe
Thrombidium latum (Koch) 1804
André : Bull. Soc. Zool. France, 51, pp. 203-205, 1926 Europe
Thrombidium pygiacum (Koch) 1837
Feider : Fauna R. P. R., 5, 1, pp. 172-173, 1955 Europe
Thrombidium mediterraneum (Berlese) 1910
Robaux et André : Rev. Ecol. Biol. Sol, 1, 3, pp. 553-567, 1964 Europe
Trombidium brevimanum (Berlese) 1910
Schweizer : Ergb. Wiss. Unters. Schweiz. Nationalparkes,
3, 23, pp. 115, 1951 Allemagne-Norvège-Suisse
Thrombidium heterotrichum (Berlese) 1910
Robaux et André : Rev. Ecol. Biol. Sol, 1, 3, pp. 553-567, 1964 Europe
Thrombidium kneissli (Krausse) 1915
Krausse : Arch. Naturg., 81, A 7, pp. 128-129, 1915 Allemagne
Thrombidium meyeri (Krausse) 1916
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France-Allemagne
Source : MNHN, Paris
THR0MBIDI1DAE D’EUROPE
119
Thrombidium neumeyeri (Krausse) 1916
Krausse : Zool. Anz., i6, pp. 252-253, 1916 Allemagne
Thrombidium monoeciportuense (André) 1928
André : Bull. Mus. Hist. Nat. Paris, 34, pp. 269-271, 1928 Monaco
Thrombidium teres André 1928
André : Bull. Soc. Zool. France, 59, pp. 514-519, 1928 France
Thrombidium carpaticum Feider 1948
Robaux et André : Rev. Ecol. Biol. Sol.,
1, 3, pp. 553-567, 1964
Thrombidium dacinum Feider 1948
Feider : Fauna R. P. R., 5, 1, p. 164, 1955
Thrombidium fturum Schweizer 1951
Schweizer : Ergeb. Wiss. Unters. Schweiz. Nationalparkes,
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Thrombidium fuornum Schweizer 1951
Schweizer : Ergeb. Wiss. Unters. Schweiz. Nationalparkes,
3, 23, p. 118, 1951 Suisse
Thrombidium semilunare Feider 1955
Feider : Fauna R. P. R., 5, 1, p. 166, 1955 Roumanie
France-Roumanie
Roumanie
Thrombidium geniculatum (Feider) 1955 Roumanie-Espagne
Thrombidium susteri Feider 1956
Feider : An. Stii. Univ. Al. I Cuza Iasi
(Sci. Nat.), 2, 2, pp. 119-161, 1956 Roumanie
Thrombidium mastigotarsum Feider 1956
Feider : An. Stii. Univ. Al 1 Cuza Iasi
(Sci. Nat.), 2, 2, pp. 119-161, 1956 Roumanie
Thrombidium hungaricum Kobulej 1957
Kobulej : Acta. Vet. Hung., 7, pp. 175-184, 1957 Hongrie
Thrombidium cancelai Robaux 1966 Espagne
Sous-Famille des ALLOTHROMBIINAE Thor 1936
Genre Allothrombium Berlese 1903
Allothrombium fuliginosum (Hermann) 1746
Feider : Fauna R. P. R., 5, 1, pp. 176-177, 1955 Europe
Allothrombium fuliginosum var. norvegica (Thor) 1900
Berlese : Redia, 8, p. 259, 1912 Norvège
Allothrombium fuliginosum var. clypeata André 1932
André : Bull. Soc. Zool. France, 57, pp. 196-197, 1932 France
Allothrombium molliculum (Koch) 1837
Thor et Willmann : Tierreich, 71 b, pp. 464-465, 1941
Allemagne-Hollande
Allothrombium méridionale (Berlese) 1887 Italie-Espagne
Allothrombium méridionale var. occidentalis Robaux et André 1963
Robaux et André : Vie et Milieu, 14, 2, pp. 445-447, 1963 France
Allothrombium pergrande (Berlese) 1903
Berlese : Redia, 8, pp. 262-263, 1912 Italie
Allothrombium pergrande var. brevitarsis André 1931
André : Bull. Soc. Zool. France, 56, pp. 42-43, 1931 France
Allothrombium adustum Oudemans 1905
Oudemans : Tijdschr. Ent., 59, pp. 34-38, 1916 Allemagne-Hollande
Allothrombium fuligineum Oudemans 1905
Oudemans : Tijdschr. Ent., 59, pp. 38-40, 1916 Allemagne-Hollande
Source : MNHN, Paris
120
P. ROBAUX
Allothrombium incarnation Oudemans 1905
Oudemans : Tijdschr. Ent., 59, pp. 40-43, 1916 Allemagne-Hollande
Allothrombium gracile Berlese 1910 Corfou-Espagne
Allothrombium wolfi Krausse 1926
Krausse : Arch. Naturg., 91, A 4, p. 92, 1926 Italie
Allothrombium minutum Feider 1948
Feider : Fauna R. P. R., 5, 1, pp. 178-179, 1955 Roumanie
Allothrombium angustiforme Willmann 1951
Willmann : Sitz. Ber. Ost. Akad. Wiss.,
Abt. 1, 162, pp. 91-176, 1951 Autriche
Allothrombium tuberculatum Willmann 1953
Willmann : Sitz. Ber. Ost. Akad. Wiss.,
Abt. 1, 162, pp. 449-519, 1953
Allothrombium ignotum Willmann 1956
Willmann : Cesk. Parasit., 3, pp. 211-273, 1956
Allothrombium subtile Daniel 1955
Daniel : Mem. Soc. Zool. Tchecosl., 19, pp. 56-61, 1955
Allothrombium angulatum Feider 1955
Feider : Fauna R. P. R., 5, 1, p. 180, 1955
Allothrombium paruum Mihelcic 1958
Mihelcic : Sitz. Ber. Ost. Akad. Wiss.,
Abt. 1, 167, pp. 35-77, 1958
Autriche
Autriche
Tchécoslovaquie
Roumanie
Autriche
Sous-Famille des STYGOTHROMBIINAE Sig Thor 1935
(Formes appartenant à la faune interstitielle des cours d’eau)
Genre Stygothrombium Viets 1932
Stygothrombium karamani Viets 1932
Viets : Zool. Anz., 100, pp. 175-176, 1932 Yougoslavie
Stygothrombium chappuisi Walter 1947
Walter : Verh. Naturf. Ges. Basel.,
58, pp. 146-238, 1947 Suisse-Autriche
Stygothrombium gallicum André 1949
André : Bull. Mus. Hist. Paris (2), 21, 1, pp. 67-71, 1949 France
Stygothrombium gallicum var. delphinensis André 1949
André : Bull. Mus. Hist. Nat. Paris (2), 21, 6, pp. 680-689, 1949 France
Stygothrombium angelieri André 1949
André : Bull. Mus. Hist. Nat. Paris (2), 21, 6, pp. 680-689, 1949 France
Stygothrombium angelieri var. minor André 1949
André : Bull. Mus. Hist. Nat. Paris (2), 21. 6, pp. 680-689, 1949 France
Stygothrombium hercyniensis Viets 1955
Viets : Arch. Hydrobiol., 50. pp. 33-63, 1955 Allemagne
Genre Cerberothrombium Viets 1935
Cerberothrombium armatum Viets 1934
Viets : Zool. Anz., 106, pp. 121-124, 1934 Yougoslavie
Genre Charonthothrombium Motas et Tanasachi 1946
Charonthothrombium racovitzai Motas et Tanasachi 1946
Motas et Tanasachi : Not. Biol. Bucuresti.. 4. 1-3, 1946 Yougoslavie
Source : MNHN, Paris
THROMBIDIIDAE D’EUROPE
121
Genres et Espèces connus uniquement par des formes larvaires
Genre Tetrathrombium Feider 1955
Tetrathrombium zachvatkini Feider 1955
Feider : Stud. Cercet. Sti. Acad. R . P . R . Fil. Iasi (2),
4, 1-2, pp. 209-218, 1955 Roumanie
Tetrathrombium macronychus Feider et Suciu 1956
Feider : An. Stii. Al. Univ. Al 1 Cuza Iasi, 2, pp. 163-174, 1956 Roumanie
Genre Heterothrombidium Verdun 1909
Heterothrombidium sanremense Oudemans 1902
Willmann : Ceskosl. Parasit., 3, p. 243, 1956 Italie-Allemagne-Autriche
Genre Acustothrombium André 1945
Acustothrombium squamosum André 1945
André : Bull. Mus. Hist. Nat. Paris, 17, pp. 409-413, 1945 France
Genre Neothrombium Oudemans 1909
Neothrombium neglectum (Bruyant) 1909
Feider : Bull. Acad. Roumanie, 27, 8, pp. 528-532, 1945 Europe
Genre Polydiscia Methlagh 1928
Polydiscia squamata Methlagh 1928
Methlagh : Denk. Ak. Wien., 101, pp. 225-227, 1928 Autriche
Source : MNHN, Paris
122
P. ROBAL'X
RESUME
Dans la première partie de ce travail nous avons étudié une importante col¬
lection d’Acariens Thrombidiidae (nymphes et adultes) de la Péninsule Ibé¬
rique : 41 espèces ont été déterminées, 10 sont nouvelles pour la Science, 24 font
l’objet d’une redescription. Les diagnoses des 22 genres et des 9 sous-familles,
dans lesquels sont groupées les espèces signalées, sont précisées. Une part
importante du travail consiste en l’étude détaillée, pour chaque espèce où cela
a été possible, de la papille génitale, du squelette du pénis et éventuellement de
l’uropore. Il est à noter également que l’étude de l’extrémité distale du cinquième
article palpaire (tarse) rend, tout au moins chez les Microthrombiinae, la dis¬
tinction spécifique plus aisée compte tenu de l’ensemble des autres caractères
classiques. Aux diagnoses spécifiques s’incorporent de nombreux Tableaux résu¬
mant l’essentiel des caractères relevés d’une part chez les animaux décrits,
d’autre part les données des différents auteurs sur la même espèce ou sur des
espèces jugées voisines. Pour chaque description, des planches, aussi complètes
que possible, accompagnent le texte. Les nymphes ont été décrites chaque fois
que cela nous a été possible.
Dans la seconde partie, sous forme de liste critique, nous regroupons par
sous-familles et par genres, toutes les espèces connues à ce jour en Europe en
indiquant, outre la répartition géographique, la référence de la diagnose qui
nous semble la plus complète pour une bonne détermination.
ZUSAMMENFASSUNG
Im ersten Teil dieser Arbeit wird eine umfangreiche Sammlung von Throm¬
bidiidae (Nymphen und adulte Tiere) der Iberischen Halbinsel untersucht. Von
41 nachgewiesenen Arten sind 10 neu für die Wissenschaft, 24 werden umbe-
schrieben. Die Beschreibungen der 22 Gattungen und 9 Unterfamilien, in
welche sitch die nachgewiesenen Arten einordnen, werden prâzisiert. Ein
wichtiger Teil der Arbeit besteht in der Untersuchung, soweit diese môglich
war, der Geschlechtspapille, des Penisskeletts und gegebenenfalls der Uropore.
Es ist zu bemerken, dass die Untersuchung des distalen Endes des fünften
Tastergliedes (Tarsus) unter Einbeziehung aller übrigen klassischen Merkmale
die spezifische Unterscheidung, zumindest bei den Microthrombiinae, erleich-
tert. Die Beschreibungen der einzelnen Arten enthalten zahlreiche Tabellen, in
denen die Hauptmerkmale, die einerseits bei den beschriebenen Tieren fest-
gestellt wurden, andererseits aus Angaben verschiedener Autoren über die
gleiche oder benachbarte Arten übernommen wurden, zusammenfassend dar-
gestellt sind. Der Text jeder Beschreibung wird durch môglichst vollstândige
Abbildungen veranschaulicht. Die Nymphen wurden in allen Fâllen beschrie-
ben, in denen dies môglich war.
Der zweite Teil enthâlt eine kritische Liste, in der aile bisher in Europa
bekannten Arten nach Unterfamilien und Gattungen neu zusammengestellt sind.
Neben der geographischen Verbreitung wird die Referenz derjenigen Beschrei¬
bung angegeben, welche uns für eine gute Bestimmung am vollstândigsten
erscheint.
Source : MNHN , Paris
THHOMBIDIIDAE D EUROPE
BIBLIOGRAPHIE SOMMAIRE
Nous donnons ci-dessous les références que nous avons citées tout au long de ce
travail. Il est évident qu’il ne s’agit pas d’une bibliographie complète. Pour cela nous
renvoyons les lecteurs aux travaux les plus importants : à cet effet nous avons signalé
par un astérisque (*) les noms des auteurs où l’on trouvera un maximum de références
bibliographiques.
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Source : MNHN, Paris