Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Source : MNHM, Paris
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES
du
MUSÉUM NATIONAL
D HISTOIRE NATURELLE
NOUVELLE SÉRIE
Série A, c Zoologie ^ J)
TOME LXV
FASCICULE UNIQUE
r Jdl?Ls
M. DESCAMPS
TROISIÈME CONTRIBUTION A L’ÉTUDE
DES PSEUDOSCHMIDTIINAE
(Acridomorpha Eumastacidae)
PARIS
ÉDITIONS DU MUSÉUM
38, rue Geoffroy-Saint-Hilaire (V e )
1971
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES
DU
MUSÉUM NATIONAL
D’HISTOIRE NATURELLE
NOUVELLE SÉRIE
Série A, Zoologie
TOME LXV
FASCICULE UNIQUE
PARIS
ÉDITIONS DU MUSÉUM
38, rue Geoffroy-Saint-Hilaire (V e )
1971
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
Série A, Zoologie Tome LXV. fascicule unique
TROISIÈME CONTRIBUTION A L’ÉTUDE
DES PSEUDOSCHMIDTIINAE
(Acridomorpha Eumastacidae)
M. DESCAMPS
SOMMAIRE
Introduction .
CARACTÈRES GÉNÉRAUX
Taille.
Dimorphisme sexuel .
Asymétrie.
MORPHOLOGIE GÉNÉRALE
Tête.
Yeux .
Antennes.
Pronotum .
Organes du vol.
Pattes...
Plaque sternale.
EXTRÉMITÉ ABDOMINALE <J
Tergites 6 et 7 .
Avant-dernier tergite (tg. 8) ...
Dernier tergite (tg. 9 -f tg. 10)
Paraproctes.
Cerques .
Complexe sous-génital.
7
9
9
9
10
10
11
13
13
14
14
14
15
16
17
17
17
Source : MNHN, Paris
EXTRÉMITÉ ABDOMINALE ?
Derniers tergites. 19
Plaque sous-génitale . 29
Valves de l’oviscapte. 20
Genitalia ? . 22
COMPLEXE PHALLIQUE
Épiphalle. 2 ^
Ectophalle.
Endophalle. 2 ^
RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE. 25
CLASSIFICATION. 28
NOTE RELATIVE AUX MENSURATIONS. 31
CLÉ DES GENRES. 31
ÉTUDE SYSTÉMATIQUE
Carcinomastacini. 38
Dendromastacini . 52
Cryptomastacini. 62
Sphaerophallini. 77
Penichrotini . 80
Lobomastacini . 103
Pseudoschmidtiini. 113
Parasymbellini. 140
Symbellini .. 151
Apteropeoedini. 162
Micromastacini. 198
Lavanonini. 202
Wintrebertini. 211
Bibliographie.;. 247
Index alphabétique. 249
Source : MNHN, Paris
INTRODUCTION
La sous-famille afro-malgache des Pseudoschmidtiinae a fait l’objet de deux
études récentes (Descamps, 1964; Descamps et Wintrebert, 1965). Depuis la
parution de ces travaux, un grand nombre d’insectes malgaches provenant de deux
sources nous sont parvenus :
— Une importante collection constituée par A. Seyrig en 1931-1933, déposée
au Muséum de Madrid et communiquée par notre collègue E. Morales Agacino
à qui nous adressons nos plus vifs remerciements. Elle comporte de nombreuses
espèces de la région Est et du Sud.
— Une collection constituée par D. Wintrebert au cours de ces dernières
années et déposée au Muséum de Paris. Elle est composée d’espèces du Nord-Ouest,
région jusqu’à présent pratiquement inconnue et du Sud-Sud-Ouest.
L’ensemble comporte 9 tribus, 10 genres, 61 espèces, 5 sous-espèces non décrits
et 20 espèces connues précédemment par un seul sexe. La sous-famille groupe à
présent 42 genres dont 4 africains et 189 espèces dont 8 africaines, soit 4,2 %.
L’indice de spéciation est donc de 2,0 pour l’Afrique contre 4,7 pour Madagascar.
La répartition géographique et la spéciation considérable au sein de certains
genres d’une part, le manque de nombreux chaînons pour réunir les formes connues
d’autre part, nous ont amené à la conviction que nous ne connaissons vraisem¬
blablement pas la moitié des espèces malgaches. Parmi les 38 genres insulaires,
10 ne sont représentés en collection que par 1 ou 2 exemplaires d’un seul sexe :
Teralomastax Descamps, 1964 (2 ex.).
Dadulomastax nov. (1 ex.).
Peoedes Karsch, 1889 (1 ex.).
$
Penichrotes Karsch, 1889 (2 ex.).
Winlrebertina nov. (1 ex.).
Macromastax Karsch, 1889 (1 ex.).
Perinetella Descamps et Wintrebert, 1965 (2 ex.).
Maroantsetraia Descamps, 1964 (1 ex.).
Plalumaslax Descamps, 1964 (1 ex.).
Raphimastax nov. (1 ex.).
La position systématique de 5 d’entre eux dans le cadre de la sous-famille
n’a pu être établie, ce qui rend très difficile tout essai de classement phylétique.
Par ailleurs, 73 espèces ne sont encore connues actuellement que par un seul
sexe : 33 par le et 40 par la $.
Ayant de passer à l’étude descriptive des formes nouvelles nous nous proposons
de traiter des données complémentaires que nous a permis d’obtenir le matériel
à notre disposition en ce qui concerne la morphologie, l’anatomie, le développement
postembryonnaire et la répartition géographique. Ces données seront exposées
par ordre de progression des conditions les plus archaïques vers les plus évoluées.
Elles seront suivies d’un essai de classement phylétique et d’une clé générale
des genres.
Ont collaboré à ce travail dans la bonne humeur et l’amitié :
Mmes et MM. G. Boca, M.-T. Descamps, M. Donskoff, C. Jamet, J. Le Bre¬
ton, D. Wintrebert.
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
CARACTÈRES GÉNÉRAUX
Taille
La sous-famille groupe des insectes de taille généralement moyenne, les
extrêmes actuellement connus appartenant à la tribu des Wintrebertini. La
longueur du fémur postérieur de 4,7 mm pour le cf et de 6,6 mm pour la ? chez
Wintrebertia tsivahae est respectivement de 12,9 et 17,6 mm de moyenne chez
Parawintrebertia gigantea.
Dimorphisme sexuel
Le dimorphisme sexuel exprimé par la valeur du rapport longueur du fémur
postérieur $/ longueur du fémur postérieur cf varie entre 1,02 et 1,57 sur 1 ensemble
des espèces actuellement connues par les 2 sexes. Minimum chez Isalomastax
canaliculata où d et Ç doivent passer par un même nombre de stades larvaires, il
atteint son expression maximale chez Symbellia viridipes. Il varie parfois de façon
assez considérable au sein de certains groupes : 1,15-1,53 chez Wintrebertia, 1,27-1,57
chez Symbellia, 1,35-1,54 chez Apteropeoedes.
Asymétrie
L’asymétrie de certaines parties du corps n’est pas exceptionnelle mais n’a
encore été décelée que chez les cf. Elle a été signalée précédemment chez les
2 sexes par Henry (1944) et Rehn (1948) qui ont observé une asymétrie faciale
plus ou moins accusée chez 6 sous-familles de l’Ancien et du Nouveau Monde :
Episactinae (Lethus), Eruciinae (Prionacantha), Espagnolinae (Espagnola),
Chininae (Mnesicles), Chorotypinae (Phyllochoreia, Orchetypus, Hemierianthus,
Erianthus, Chorolypus, Burrinia), Mastacideinae (Mastacides).
L’asymétrie résulte d’un allongement du côté droit de la face qui provoque
une torsion du clypéus, elle s’étend également aux pièces buccales, le labre et la
galea étant plus développés du côté droit que du côté gauche.
Chez les Pseudoschmidtiinae elle peut intéresser : les pattes médianes, le
complexe sous-génital et la capsule ectophallique.
L’asymétrie des pattes médianes s’observe chez le genre Sauromastax et
spécialement chez S. tectifera dont le fémur droit est environ 2 fois plus épais
et à courbure plus forte que le fémur gauche. Ce caractère se retrouve mais beaucoup
moins accentué chez S. luteola. Il n’est pas possible d’apprécier la constance de cette
conformation, les 2 espèces n’étant connues que par un seul exemplaire.
L’asymétrie des pièces génitales cf est plus fréquente, elle se rencontre chez
des insectes taxonomiqüement éloignés et a été observée sur de longues séries. Elle
peut intéresser différentes parties de l’extrémité abdominale et porter :
a) sur le lobe médian du complexe sous-génital;
b) sur partie ou totalité de la capsule ectophallique;
c) sur le lobe médian du complexe sous-génital et la capsule ectophallique.
Le cas a) n’a été observé que chez Kratopodia quadrifida. Il s’agit d un caractère
spécifique, la seconde espèce du genre K. andringilra ne présentant aucune défor¬
mation du complexe sous-génital.
Le cas b) s’observe plus fréquemment. Sont affectés d’une asymétrie de ce
type :
— tous les Parasymbellia chez lesquels elle est particulièrement accentuée
sur la partie dorso-apicale de la capsule ectophallique (fig. 372, 389) ; chez P. mucro-
Source : MNHN, Paris
M. DESCAMPS
1 „„ note en outre une déformation de .'expansion médiane de P-an,-dernier
tergite (fig. 387);
— Tapiamastax bicoloripes (fig- r 72 -,
_ certains Lavanonia: L. balmati et L. tenmpes (fig. 572).
genr^SÏÏ—
Enfin le cas c) caractérise le; genre Numonfia P™' u en résu ite une
àSaüon &£ m”mbTanTuse de la parfie basale (Duscx»rs, 1964, fig. 486,
49,>, bans tous les cas il s'agit d'une t0 ” n ‘°"nidification '“<L l'appareil génital ç
Æ^».,e des genitaba * n'a pu être décelée.
MORPHOLOGIE GÉNÉRALE
T “Généralement court on très ÎSÏÏàmpaifqS”'”? q^i
d'un élargissement de‘ fSSiStaSS (Aptewpmeies roslratus, A. wintnberti)
Il s’observe parfois chez certaines lorm ( p espèces sont caractérisées par un
appartenant a des‘genres dont m ] t éd P ( Rhinomas tax, Cryptomastax)
génâque MarlTs insectes ayant gardé de nombreux
areSp (fuênêque soit sa longueur le fastigium est toujours dmsé
Par 1 a P fa<ïsou S vent"plane, comprimée frontalement, lisse et de profil!
BMW
mphmi
l’aspect (Micromastax teteforti cavifrons).
‘i^SSSSSS^SSSS&S^
et présentent :
_ une grande aire postérieure sombre à marge antérieure plus foncée;
_une petite aire supérieure de coloration uniforme.
d’un^guid^amf ^m^développéf vîsible^xtérieumnmft^^au’^baptfrismiTdes
tyPe D^ré 5 s Pétirde §e.‘I JSSta “S(Wp peuTotbreuses et iTmauvais état)
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE
11
à notre disposition il semble que le nombre de stries augmente d’une unité à chaque
mue comme chez les Acridoidea. Il semble par ailleurs qu’il n’y ait pas augmen¬
tation lors de la mue unaginale de sorte que le nombre de stries oculaires chez
1 imago correspond au nombre de stades larvaires. La seconde strie à partir du
nord antérieur acquise à l’avant-dernier stade est souvent incomplète et plus
étroite que les postérieures; quant à la 1™ toujours bien nette chez la larve du
dernier stade, elle n est qu’ébauchée et parfois réduite à une plage sombre s’effilant
vers le bas chez l’imago (Apteropeoedini, Lavanonini). Chez certains genres
(Micromastax) toutes les stries sont bien marquées chez l’imago et leur dénombre¬
ment est facile. D’une façon générale ces stries sont épaisses, de largeur subégale
®“. P lu ® larges que les interstries de coloration claire. Enfin chez de nombreux
Winlrebertia on observe des stries rétrécies ou même interrompues vers le milieu
et le 1/4 supérieur et élargies, parfois confluentes, au-dessous et au-dessus du
1 er étranglement.
La présence de stries oculaires chez les Eumastacidae a été signalée par
C. Bouvar (1930) pour certains genres orientaux : Mnesicles, 6 sp (Chininae);
Biroella, 3 sp (Biroellinae); Uvarovia longipennis C. Bol., 1914 et Burrinia
humbertiana (Saussure, 1903) (Chorotypinae). Blackith (1966) en fait mention
chez les Morabinae. Il fait état de leur variation numérique en fonction du nombre
de stades larvaires et signale avoir noté leur présence chez tous les insectes qu’il
lui a été donné d’observer vivants. Nous avons personnellement décelé leur exis¬
tence sur matériel de collection chez certaines espèces orientales toutes macroptères
ou brachyptères :
Mnesicles equalorialis Blackith (Chininae)
Erucius apicalis (Westwood, 1842) (Eruciinae)
Erucius pidus Saussure, 1903 (Eruciinae)
Prionacantha picta Henry, 1940 (Eruciinae)
Enfin, mentionnons qu’aucune espèce du Nouveau Monde et d’Afrique n’en
est pourvue. 1
Les ocelles sont toujours présents mais l’ocelle médian est parfois difficilement
décelable parce que plus ou moins recouvert latéralement par les carinules médianes
de la face. Les ocelles latéraux, par contre, toujours bien développés peuvent être
fortement saillants (Pseudoschmidtia explanata, tous les Amalomastax) ou même
pédicellés (Descamps 1964, fig. 86) chez certaines espèces forestières : Sauromaslax
beieri, Pseudoschmidtia subovala, P. hyaleles. Aucun cas comparable ne s’observe
chez les groupes plus évolués.
Antennes
Les antennes le plus souvent filiformes sont relativement fines, comportent
un certain nombre d’articles (4-6) de 2 à 3 fois plus longs que larges et des articles
terminaux bien différenciés dans les groupes les plus archaïques (Carcinomasta-
CINl).
Toutefois certains Carcinomastax ont des antennes beaucoup plus courtes et
plus épaisses. Cette tendance à l’épaississement et à la compression devient plus
nette chez les groupes plus évolués où la plupart des articles sont subcarrés ou
transverses. Souvent seulement 2 articles du flagelle ou même un seul (toujours
le 7 e à partir de l’apex) sont plus longs que larges. La séparation des 3 articles
apicaux imparfaite chez les imagos est toujours bien nette chez les larves. Excep¬
tionnellement certains genres (Xenomastax) ont des antennes épaisses et très
fortement comprimées, la totalité des articles étant transverses.
Toutes les espèces sont pourvues de 2 organes sensoriels situés le 1 er sur le
bord apical du 4 e article à partir de l’apex, le second entre le milieu et le 1/4 basal
du 7 e article à partir de l’apex. Ces organes, notamment le second, sont plus
développés chez les groupes archaïques tels les Carcinomastacini où ils sont nette¬
ment spiniformes; chez les groupes les plus évolués le 1 er apparaît sous forme
d’une faible saillie et le second comme un léger mamelon difficilement décelable.
Le nombre d’articles antennaires varie de 13 à 19 chez les c? et les $ des espèces
à yeux non striés (rubriques 1 à 66 de la clé des genres). Il est minimum (13-14 pour
les 2 sexes) chez les genres Dichromastax et Scleromastax ; maximum (19) chez
le d de Parasymbellia grandis dont la $ est inconnue.
1. L'Auteur vient de découvrir la présence de stries oculaires chez certains Thericleinae, groupe en
cours de révision.
Source : MNHN, Paris
12
M, DESCAMPS
Hormis ces exceptions, les espèces à yeux non striés peuvent grossièrement se
répartir en 2 groupes :
nombre d’articles
3 15-16
? 15-17
nombre d’articles
cf 16-17
$ 16-18
Dendromastacini
Cryptomastacini
Lobomastacini
PSEUDOSCHMIDTIINI
Symbellini
Carcinomastacini
Harpemastax
Sphaerophallus
Rhinomastax
Parasymbellini
Il arrive fréquemment dans ces groupes que les $ soient dotées du même nombre
d’articles que les 3 . Au sein d’une même espèce et pour un même sexe on note
souvent une variation d’un, mais parfois de 3 ou 4 articles, chez les Parasymbellia
notamment :
Harpemastax armata 3 16-18
Parasymbellia decorata 3 15-18
Parasymbellia inermis <f 15-18 £ 16-18
Parasymbellia rubro-ornata 3 15-17
Chez les espèces à yeux striés le nombre d’articles antennaires varie entre 15 et
18 chez les cf et entre 16 et 19 chez les ? ces dernières ayant toujours un article
de plus que les cf (sauf chez Isalomastax). Par ailleurs, nombre d’articles antennaires
et nombre de stries oculaires varient simultanément; nous avons relevé 2 types de
variation :
Articles antennaires 15 16 17 18 19
Stries oculaires I 4 5 6 7
Stries oculaires II 5 6 7
On peut donc en conclure que le nombre d’articles antennaires augmente
également d’une unité à chaque mue. C’est ce que nous avons constaté chez Exo-
phtalmomastax malzyi seule espèce dont nous disposions de larves de tous les
stades. Il semble que la mue imaginale n’amène pas l’acquisition d’un nouvel
article mais ce point demande à être vérifié au moyen d’élevages. Les 2 types de
variation observés doivent être liés à un nombre d’articles différent à l’éclosion,
le type I qui est celui d ’Exophtalmomastax malzyi correspond à 12 articles chez
la larve du stade I, le second, plus rare, doit correspondre à 13 articles pour le
même stade.
Au sein de l’espèce il n’y a généralement qu’une variation d un article pour
le cf comme pour la $ mais des différences de 3 et 4 articles correspondant à des
types de développement postembryonnaire différents ont été observés chez les
espèces suivantes :
Tetefortina lohenae 3 16-18
Telefortina wintreberli
Maslaleptea wintreberli 3 15-17
Wintrebertia arcuata
Wintrebertia tulearensis 3 15-18
Wintrebertia angulata 3 15-17
Parawintreberlia pduliani 3 15-17
Lavanonia thalassina 3 15-17
Namontia humilicrus 3 15-18
$ 16-18
Ç 16-18
Le nombre de stades larvaires chez des espèces comme Wintrebertia tulearensis
et Namontia humilicrus varie donc entre 4 et 7. Cependant les types de développe¬
ment postembryonnaire les plus courants sont les suivants :
1 3 4-5 stades (15-16 articles antennaires!.
$ 5-6 stades (16-17 articles antennaires).
2 cf 5-6 stades (16-17 articles antennaires!.
Ç 6-7 stades (17-18 articles antennaires).
3. 3 5-6 stades (17-18 articles antennaires!.
Ç 6-7 stades (18-19 articles antennaires).
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE
PSEUDOSCHMIDTIINAE
13
Les 49 espèces pour lesquelles nous disposions d’un nombre d’exemplaires
suffisant se répartissent comme suit entre ces 3 catégories :
I : 27 soit environ 55 % ; longueur moyenne du fémur postérieur cf 8,2,
? 11,5.
2:17 soit environ 34 %; longueur moyenne du fémur postérieur cf 9,1,
? 12,4.
3 : 5 soit environ 11 %; longueur moyenne du fémur postérieur cf 11,0,
î 15,4.
Si on ne considère que la moyenne générale de taille, les 3 catégories énumérées
par ordre croissant de stries oculaires et d’articles antennaires correspondent à des
insectes de taille croissante. Cependant, de nombreux exemples s’inscrivent contre
cette conclusion :
Apteropeoedes rostralus catégorie 1 : F <f 12,0; ? 16,2
Apleropeoedes winlreberti catégorie 2 : F cf 10,3; ? 15,5
Apteropeoedes dentifer catégorie 1 : F cf 10,2; $ 14,0
et Apteropeoedes marmoralus catégorie 2 : F cf 9,8; $ 12,4
Pronotum
L’angle postérieur des lobes latéraux du pronotum généralement saillant vers
l’arrière peut également être plus ou moins courbé ventralement et faire ainsi saillie
en oblique vers l’arrière et vers le bas (fig. 37). Il s’agit encore d’un caractère ne
s’observant que chez des genres archaïques ou peu évolués : Acanthomastax,
Harpemastax, certains Lobomastacini et certains Pseudoschmidtia.
Organes du vol
II n’existe pas d’espèces macroptères ni d’espèces aptères connues. On peut
différencier 5 stades de régression alaire :
1. Insectes brachyptères à élytres se chevauchant ou contigus dorsalement :
Carcinomastacini (sauf Teralomastax), Dendromastacini ; Lobomastacini;
Harpemastax, Maroantsetraia.
2. Insectes microptères à élytres latéraux de formes diverses, plus ou moins
réduits mais dépassant toujours très nettement le bord postérieur du mésonotum :
Teralomastax, Cryptomastacini, Sphaerophallus micropterus, Scleromastax, Perine-
tella, Platymastax, Pseudoschmidtia, Mdlagamastax, Peoedes.
3. Insectes subaptères à vestiges élytraux tombant sur les pleures : Sphaero¬
phallus, Amalomastax, Parasymbellini, Symbellini.
4. Insectes subaptères à vestiges élytraux représentés par un lobe tégumentaire
redressé contre le tergite et replié extérieurement sur lui-même (fig. 25) : certains
Penichrotini, Tapiamastax, Wintrebertella, Isalomastax, Mastaleptea, Lavanonini,
Kratopodia, Wintrebertini.
Le développement postembryonnaire des vestiges élytraux chez une espèce
à ce stade de régression alaire (Exophtalmomastax malzyi) et pour un type de
développement à 5 stades est illustré aux figures 20-25. Les vestiges sont d’abord
représentés par une saillie des parties latérales du méso et du métanotum. Ces
saillies striées longitudinalement s’accroissent tout en gardant la même orientation
jusqu’au stade III. Au stade IV s’effectue un 1 er retournement, les vestiges appa¬
raissent alors comme de petits lobes redressés et appliqués contre le tergite. A la
mue imaginale se situe un second retournement donnant aux vestiges élytraux
l’aspect précédemment décrit.
5. Insectes subaptères à vestiges élytraux représentés par un lobe tégumentaire
simple redressé contre le tergite (fig. 24) : certains Penichrotini, Micromastacini,
Apteropeoedini (sauf Mastaleptea). Il s’agit ici de la persistance chez l’imago
d’une conformation déjà réalisée chez les larves des 2 derniers stades.
Contrairement à ce qui s’observe chez certains genres néotropicaux tels
Eumastax et Paramastax, le type de réduction des organes du vol est un caractère
très généralement stable à l'échelon générique. Chez Harpemastax cependant
sont réalisés les types 1 et 2, chez Sphaerophallus les types 2 et 3 ; on note également
une forte variation de taille des microélytres dans le genre Cryptomastax.
Source : MNHN, Paris
M. DESCAMPS
. Les £, ir rMrirssirrs
S5îffiS5^-S^4&®ï*âP
SèS p^res a soni émoussfes et nettement odontitormes caractère qm ne se retrouve
/nhp 7 lpc WlNTREBERTINI et les MlCROMASTACINI. . ...
q Dans ces 2 tribus et notamment chez les Wintrebertia les fémurs médians
des rf de certaines espèces (W. inflatipes) sont également monstrueusement
dilatés (fie 633). La spécificité de ce caractère est toutefois beaucoup plus nette
oufchezTes Carcinomastax, la valeur du rapport longueur/ largeur maximale du
fémur méîfian variant entré 2,13 (W. inflatipes) et 4,23 (W. arcuata). Le meme
phénomène mais affecté cette fois de variation intraspécifique s observe chez
Micromastax : M. teleforli rectifrons ayant des fémurs beaucoup plus épais que
M t. cavifrons. L’épaississement du fémur est assorti d un raccourcissement du tibia
correspondant cQmmuns font nécesS airement penser à une lointaine parenté entre
Carcinomastacini d’une part, Wintrebertini et Micromastacini d autre
^ aft Les”'fémurs médians des Cryptomastacini présentent également une modifi¬
cation remarquable due à une forte compression latérale de leur partie inferieure.
Cette compression maximale chez C. comoroensis (fig. 135), beaucoup moins accen¬
tuée chez C. bicolor (fig. 110) se retrouve également chez les Scleromastax. Il faut
noter en outre, toujours chez les Cryptomastacini la taille du lobe supéro-interne
du genou postérieur beaucoup plus grand que le lobe supéro-externe (fig. 115)
conformation analogue à celle du genou de certains Acridinae (groupe Pargae).
Ce caractère est plus ou moins accentué selon les espèces.
A l’inverse, les fémurs médians les plus grêles s’observent chez les Dendro-
mastacini et les Amalomastax où ils ne diffèrent pratiquement pas de ceux des $
(fig. M4) e ^ générale la spinescence des carènes supérieures des fémurs posté¬
rieurs, maximale chez les Carcinomastacini tend à se réduire chez les groupes plus
évolués. Elle est minimale chez les genres Xenomastax, Lavanonia, hamontia.
Quant aux fémurs eux-mêmes généralement puissants, sauf chez les formes longi¬
lignes (Amalomastax) ils peuvent présenter de grandes variations interspécifiques :
rapport longueur / largeur maximale du fémur postérieur variant entre 3,7 et 5,7
chez les Wintrebertia. Une variation considérable assortie d’un dimorphisme sexuel
exceptionnel s’observe également chez les Lavanonia et les Namontia genres
longilignes auxquels ont été rapportées 2 espèces trapues à fémurs postérieurs
épais et dimorphisme sexuel très accusé : L. balachowskyi et N. crassipes.
Plaque sternale
Un détail morphologique curieux s’observe chez certains Amalomastax d
et consiste en une saillie spiniforme ou odontiforme prolongeant 1 angle postéro-
externe de la plaque sternale. Cette particularité se rencontre egalement chez
certaines espèces de la tribu des Malagassini (Miracuunae) insectes longilignes
comme les Amalomastax et peuplant comme eux les forets de 1 Est.
EXTRÉMITÉ ABDOMINALE d
Tergites 6 et 7
Le bord postérieur des tergites 6 et 7 ou du 7e seulement est plus ou moins
fortement concave chez la grande majorité des genres. Cette concavité est maximale
chez les Carcinomastacini où elle se présente sous l’aspect d une profonde dècou-
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMJDTIINAE
15
pure en forme de segment circulaire garnie d’un épais tissu membraneux. Moins
profonde dans les autres tribus elle n’affecte généralement de façon sensible que
le 7 e tergite. Très faible chez certains genres tels Parasymbellia, Pseudoschmidtia,
elle devient nulle chez certains Amalomaslax.
Cette conformation semble devoir être mise en rapport avec la faculté qu’ont
ces insectes de redresser l’extrémité de l’abdomen ce qui leur confère une attitude
caractéristique qui a été notée chez toutes les espèces observées dans la nature
(Wintrebert, communication personnelle). Les possibilités de courbure seraient
maximales chez les Carcinomastacini et pratiquement nulles chez certains
Amalomastox. Chez ces derniers, la structure des derniers segments est comparable
à celle des genres Eumastax et Paramastax du Nouveau Monde que nous n’avons
jamais vu adopter l’attitude précédemment décrite.
Signalons enfin que la concavité du bord postérieur des tergites 6 et 7 n’apparaît
chez les Pseudoschmidtiinae, qu’à la mue imaginale et qu’en conséquence les
larves S doivent etre moins aptes que les adultes à redresser l’extrémité de l’abdo¬
men.
Avant-dernier tergite (tg. 8)
La structure du 8 e ou avant-dernier tergite est affectée d’une très grande
variabilité. On peut différencier les types suivants :
1. Avant-dernier tergite tectiforme en casque gibbeux et orné de tubercules
ou de mamelons, prolongé vers l’arrière par une expansion recouvrant la base de la
plaque sus-anale. Cette conformation hypertélique et archaïque ne s’observe que
chez certains Carcinomastacini : Acanthomastax et Sauromastax (fig. 29).
2. Avant-dernier tergite à expansion médiane découpée ou non, parfois
plurilobée, généralement quadrangulaire et transverse (fig. 231, 595) mais parfois
nettement plus longue que large (Parasymbellini, Symbellini, fig. 377).
Ce type semble dériver du précédent après disparition de la gibbosité tubérifère.
C’est également le type le plus courant apparaissant déjà chez les Carcinomastacini
(Carcinomastax, Teratomastax), les Lobomastacini et se retrouvant chez la grande
majorité des genres les plus évolués.
Il s’observe en outre chez les Cryptomastacini, Scleromastax, Sphaero-
phallini, certains Penichrotini, Dadulomaslax et Acridomastax (Dendro-
mastacini), Malagamastax spinulosa (Pseudoschmidtiini), Tapiamastax, Aptero-
peoedini, Wintrebertini, Namonlia.
3. Avant-dernier tergite à partie postérieure trilobée, les aires latéro-posté-
rieures faisant fortement saillie vers l’arrière et encadrant une expansion médiane
recouvrant la plaque sus-anale. Il s’agit en fait d’une variante du type précédent
s’observant uniquement chez Lobomastax et Dendromastax (fig. 69, 71).
4. Avant-dernier tergite à partie postéro-médiane peu saillante constituée
de 2 saillies ou cornes limitant une concavité médiane peu profonde n’entamant pas
le tergite proprement dit. Il s’agit encore d’une variante du type 2 s’observant
notamment chez Micromastax, Lavanonia, Xenomastax miserabilis (fig. 565).
5. Avant-dernier tergite à bord postérieur pourvu d’une concavité médiane
plus ou moins profonde limitée par 2 petits lobes ou cornes latérales. Cette confor¬
mation s’observe surtout chez les genres à extrémité abdominale fortement renflée
et à épiphalle élargi vers l’arrière. Elle est réalisée chez tous les Pseudoschmidtiini
(sauf Malagamastax spinulosa et certains Amalomastax), chez Rhinomastax,
Wintrebertella et Isalomastax (fig. 302, 327).
6. Avant-dernier tergite à bord postérieur droit ou sinué sans expansion ni
concavité. Cette variante du type précédent se rencontre chez Pseudamatonga et
certains Amalomastax (fig. 349).
Chez les espèces à structure du type 2 le bord postérieur de l’avant-dernier
tergite est droit chez les larves des premiers stades et l’expansion médiane se déve¬
loppe progressivement au cours des dernières mues (fig. 1-13).
La structure de l’avant-dernier tergite est stable à l’échelon du genre sauf chez
Harpemastax, Malagamastax, Amalomastax, Xenomastax où on note l’existence
de plusieurs types structuraux. Une certaine uniformité structurale peut également
être décelée au sein des tribus polygénériques sauf dans les groupements insuffisam¬
ment connus tels les Penichrotini réunissant des insectes à divers stades évolutifs
d’appartenance tribale incertaine.
Source : MNHN, Paris
N. DESCAMPS
Dernier tergite (tg. 9 + tg. 10)
Les différents aspects du dernier tergite (partie visible extérieurement des
termites 9 et 10) ont été décrits précédemment (Descamps, 1964). Les figures 1-13
ùSrnnt les modifications structurales intervenant au cours du développement
uostembrvonnaire chez Exophtalmomastax malzyi. Les parties latérales du 9 se
développent 11 font de plus en plus saillie vers l’arrière au cours des stades successrfs
et la dune de suture ejtre les 2 tergites est toujours bien visible extérieurement cher
les larves de tous les stades. Au cours do la mue imaginais un profond changement
s’opère et seul le 10 e tergite demeure visible sans recours à la dissection. Cela parait
représenter la condition de la majorité des genres.
Source : MNHN, Paris
ETUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE 17
Nous n’avons pu relever à ce jour qu’une seule exception chez Amalomastax.
Sur 5 especes connues par le d\ 2 (A. lambertoni et A. moralesi) présentent la
structure précédemment décrite. Une 3« représente une condition intermédiaire
entre !a précédente et la suivante. Enfin, chez les 2 autres (A. furcala et A. subap-
iero) la ligne de suture entre les tergites 9 et 10 est bien visible et les parties latérales
du 9 enveloppent le 10 e (fig. 348, 356). Il s’agit là d’un caractère larvaire persistant
chez 1 imago. Chez les mêmes espèces, l’absence de concavité marquée sur le bord
postérieur de 1 avant-dernier tergite, l’absence de concavité sur le bord postérieur
des tergites 6 et 7 signalée précédemment, l’extrémité abdominale peu renflée,
la structure de la plaque sus-anale et des paraproctes, l’absence d’aire membra-
“SiKl!’ “même ?aç°r leS Cer 1 Ues ™l>co„i q „e s peuvent
Les plaques infracercales (paraproctes) simples et du type acridoïde chez les
Une fo , rme ,p om P lexe ^ tourmentée lors de la mue imaginale.
Elles forment toujours chez 1 imago une gouttière à bordure postérieure renforcée
Ve î ltra ®, d f,? S la 9 uelle coulissent les crochets de l’épiphalle. Leur
largeur est fonet.inn He r^rarfomûni .i—_ h_ ... v r
Rhino-
variation au sein de certains genres (Wintrebertia). C1, su J e ^ e 3
Cerques
. «jW £ e f ° rme pratiquement constante au sein des genres et souvent
înÜ r!!" f0I t s ’ é P 31 . s - comprimés latéralement et souvent coudés dorsalement
snhrerfili£l pes e ? m0mS ? volués ’ ? ls se simplifient, devenant subconiques et
£ ? P S”* 8, mmces et incurvés dans les tribus plus évoluées. IJs
peuvent se classer selon plusieurs types : 1
> V forts > comprimés latéralement, à base épaisse, coudés ou courbés
dorsalement . Carcinomastacini, nombreux Lobomastacini
mastac SïïZSSS? “ éralem “‘ * : Cryptomastacini, Denoro-
o» rectuignes < chromom ^>
moins à^^ a T““Lo^mî?,N? Ul8neS ' com P ril " és latéralement, au
de caractères néoténiques)! 65 = Amahm ° s,a * < à abdominale affectée
6. Cerques de section circulaire, courbés ventralement : Rhinomastax.
H.„. 7 à. C „'i, rq 'i, eS n0n c ° m P rin ? és . incurvés. C’est le type le plus commun s'observant
très n d .ttêT b S eUX ^°Vf es ’. le ? P lus évolués notamment, chez lesquels on note une
très nette tendance a 1 amincissement et l’allongement :
r*ni«J?!?S er0ph ?l lllS ; % ar . p , e , mast £ x ’ Xenomas tax, certains Parasymbellia, Sumbellia,
MiCRoSs^cim ' ’ Tapiamastax, Apteropeoedin,; Wintrebertini|
rf’„nf',^ e ^ qU * eS I ms i subrec tilignes à extrémité coudée vers l’intérieur. Il s’agit
d une variante du type précédent s’observant chez les Lavanonini. 8
Complexe sous-génital
1964i'roS!Xv. SOUS ‘ gé i' i !f 1 f (steri ! ite 9 ) dénommée précédemment (Descamps,
“ 1 aison d ? son extréme spécialisation n’acquiert
ste?mte q I *ïï 1Stlqu< ; qu a la mue ™agmale. Chez la larve du l»r stade le
î™ “,’ a concavité apicale est en tout point comparable à celui des Acridoidea.
aoiralp la i,.ÏS! évagination médiane constitue avec les cornes de la concavité
apicale la 1 ébauche des 3 lobes caractenstiques de l’imago. Au cours des stades
Source : MNHN, Paris
M. DESCAMPS
18
• nn „n accroissement de taille de ces lobes
suivants les seuls changements consiste ^ dernière mue. Apparaît alors
terminaux qui “'acquièrent leurbasale et apicale (fig. 1-13). L’en-
l’aire membraneuse et la s^aratoon en p SOU s-génitale des Acridoidea.
semble est donc bien homobgue de 1 P 9 é considérée comme 1 une des
L’aire membraneuse de la P art ' e Das a des Pseud0 schmidtiinae (Des-
caractéristiques principales de itnt nn’nn certain nombre de genres ou d’especes
camps, 1964). Nous savons a PF. 6 ®®" 1 . ^canthomaslax, Scleromastax, Rhinomastax,
peuvent en être dépourvus, citon . . Alors que chez le 1 er l’absence
Carcinomastax mgnualva, certains ^Jctère primaire lié à l’ancienneté
d’aire membraneuse parait bien être carac^ ^ ^p ^ caractère seC ondaire dû
du genre, chez Amalomastax il s ag 0n Chez d’autres genres, l’aire
à la persistance de structures larvaires . stade évolutif suivant est celui
membraneuse n’est pas nettement dé Jée.Le (Carcinoma stax, Harpemastax).
d’une aire bien membraneuse est limitée latéralement
S*Æ5^lï!SSS*il--. sur laquelle s’insèrent les muse,es
pr °v„ris d «:Æ
basale et apicale n est 9^ P Harpemastax) et il existe dans la
net (Carcinomastacini, DEN ““* u ran i m J. e t le bord postérieur de l’aire
majorité des cas un espace entre c g latérales de la partie basale sont mal
membraneuse (fig. 52); par ailleu , marauée étant rehaussée par une côte
sucSsifs de cette variatkm dans la définition des découpures syst é rnatiques_
Une structure absolument remarquable consiste en une grande réduction de la
partie basale ( Rhinomastax , fig. 2Î4) sur laquelle on peut parfois reconnaître une
aire membraneuse bien différenciée (Cryptomastax, fig. _111). , ariété
Les lobes latéraux de la partie apicale présentent egalement une grande variété
de formes. On peut différencier les principaux types suivants :
I Lobes simples, de formes diverses, prolongeant l’angle postéro-externe
des aires latérales de la partie basale, non nettement sépares de ces dermeres elles-
mêmes mal délimitées : Carcinomastacini, Harpemastax (fig. 49, 52).
2. Lobes très petits et imparfaitement différenciés : Scleromastax, Sphaero-
phallus (fig. 150, loi). - , ,
3. Lobes généralement très complexes, largement implantes
postérieur des aires latérales : Cryptomastax, Pseudoschmidt.ini, Parasymbellini
( fig. 107, 312).
4. Lobes linguiformes implantés un peu en retrait de l’angle postéro-externe
des aires latérales : Symbellini (fig. 398, 404).
5 Lobes de formes diverses, plus ou moins nettement enroulés longitudinale¬
ment (ApTEnoEEOEDiNi, Micromastacini, fig. 433), subrectangulairesou siubcarre
(WiNTREBERTiNi, fig. 619, 620), étroitement implantés près de 1 angle postéro
externe des aires latérales.
II existe bien d’autres types de lobes latéraux : soudés au
matlax fie 244) canaliculés (Isalomastax, Descamps et Wintrebert, 19b5, tig. o/o),
W,NT La EB conffiion primitive du lobe médian est celle des Carc.nomastac.xi,
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE
19
Dendromastacini, Sphaerophallini et de certains Lobomastacini. Ce lobe
large à la base, progressivement rétréci vers l’arrière, de section subtriangulaire
n’est qu’une faible modification du lobe médian larvaire. On note ensuite une
tendance au rétrécissement (Lobomastacini, Symbellini) assortie d’un amin¬
cissement des parties latérales qui deviennent submembraneuses et constituent
une l ere ébauche du connectif qui, chez les groupes plus évolués, réunit les 3 lobes
terminaux. Dans certaines tribus : Pseudoschmidtiini, Parasymbellini et dans
le genre Wintrebertella le rétrécissement est accompagné d’un accroissement
sagittal donnant des lobes très fortement comprimés latéralement et très complexes
(fig. 376). ' , . _
Chez les genres les plus évolués, presque totalité de ceux situés sous la courbe a
de la figure 27, le lobe médian de forme très variable est caractérisé :
— par la présence d’un connectif membraneux le réunissant à la face interne
ou à la base des lobes latéraux;
— par l’apparition d’une saillie dorsale transverse ou spiniforme servant
de point d’appui ou assurant le verrouillage de la capsule ectophallique en position
de repos.
On peut différencier 2 types :
1. Lobe médian réuni aux lobes latéraux par un connectif parfois étroit et
subcoriacé. Ce connectif est fixé, plus ou moins largement, sur le bord antérieur
(vision latérale) recourbé vers l’intérieur ou sur la face interne des lobes latéraux.
En position de repos, l’extrémité de la capsule ectophallique est coincée entre
la saillie dorsale du lobe médian et la partie interne des lobes latéraux (Aptero-
PEOEDINI, MlCROMASTACINl).
2. Lobe médian réuni à la base des lobes latéraux par un connectif très
différencié. Les lobes latéraux sont complètement libres. En position de repos
la capsule ectophallique s’applique sur la saillie dorsale en crête transverse du
lobe médian; un blocage plus efficace peut vraisemblablement être assuré lorsque
le chaperon terminal de la capsule vient se placer sous cette crête (Wintrebertini).
Dans le cas d’une saillie spiniforme le verrouillage est assuré de la même façon,
l’épine se logeant dans une encoche médiane du bord postérieur de la capsule
(Kratopodia).
Les pièces génitales externes sont pourvues d’une pilosité fine et clairsemée
qui peut cependant devenir dense ou très dense et constituer de véritables brosses
notamment à la base du lobe médian du complexe sous-génital chez certains
genres : Cryptomaslax (fig. 111), Dichromastax, Pseudoschmidtia, Parasymbellia
(fig. 388), Wintrebertella. Signalons enfin l’abondante pilosité de l’expansion médiane
de l’avant-dernier tergite chez Telefortina hirsuta.
EXTRÉMITÉ ABDOMINALE $
A l’encontre de celle des ç? l’extrémité abdominale des $ est d’une grande
simplicité et d’une grande stabilité structurale sauf en ce qui concerne la plaque
sous-génitale.
Derniers tergites
L’un des caractères morphologiques les plus remarquables est le développement
du 8 e tergite dont les bords latéraux se rejoignent ou se chevauchent ventralement
chez les Dendromastacini et les Lobomastacini (fig. 79, 81). Cette conformation
se fait jour chez le genre Carcinomastax où on peut observer selon les espèces diffé¬
rents degrés d’enveloppement de la plaque sous-génitale par le 8 e tergite et se
retrouve chez certains Pseudoschmidtiini. Elle est toujours accompagnée d’une
réduction en largeur de la plaque sous-génitale qui présente, à la dissection, un
fort étranglement médian (fig. 73).
Les parties latérales du dernier tergite résultant de la fusion du 9 e et du 10 e
sans jamais atteindre le développement s’observant chez certains Euschmidtiinae
(Euschmidtia) sont parfois relativement saillantes postérieurement et ventralement
et pourvues d’un ou 2 angles postérieurs largement arrondis (fig. 59, 201) : Carcino-
Source : MNHN, Paris
20
M. DESCAMPS
nwstax Acridomastax, Dendromastax, Perinetella, Harpemastax. Il s agit donc
d’une structure n’affectant que des formes primitives. Chez les groupes à g tergite
enveloppant, le dernier est parfois complètement caché par suite du développement
de la partie postéro-externe du précédent. Dans la grande majorité des cas et
notamment chez la totalité des genres les plus évolués il est visible extérieurement
sous forme d’une pièce triangulaire à angle latéro-posténeur aigu et plus ou moins
saillant (fig. 581).
Plaque sous-génitale
La structure de la plaque sous-génitale permet une classification pratique
aux échelons tribal, générique et spécifique. On peut différencier les types suivants
apparemment classés par ordre d’ancienneté :
1 Plaque sous-génitale fortement saillante, à partie postérieure étroite,
recouvrant partiellement les valves inférieures de l’oviscapte, 1 extrémité aigue,
tronquée ou bifide : Acanthomastax, Sauromastax, Cryptomastax, Dichromastax,
et Scleromaslax tous brachyptères ou microptères (fig. 118, 121).
2 Plaque sous-génitale courte, fortement rétrécie vers l’arrière, à partie
postérieure subtriangulaire, se terminant généralement en pointe ou par un petit
lobe épineux : Carcinomaslax, Penichrotini (fig. 48, 192).
3 Plaque sous-génitale se terminant par un processus étroit recourbé dorsale-
ment entre les valves inférieures de l’oviscapte comme chez certains Miraculinae :
Macromaslax, Perinetella (Descamps, 1964, fig. 349-350).
4. Plaque sous-génitale cachée par le 8 e tergite, à extrémité épineuse, dentée
ou incisée seule visible : Dendromastacini, Lobomastacini (fig. 81, 266).
5. Plaque sous-génitale incisée à la partie postérieure : Sphaerophallini
(fig. 164) ou fissurée : Raphimastax (fig. 237).
6. Plaque sous-génitale farge, peu rétrécie vers l’arrière, parfois simple
(Pseudoschmidtia integra, P. armata) mais généralement trilobée, à lobe médian
beaucoup plus grand que les lobes latéraux : Pseudoschmidtiini, Parasymbellini,
Symbellini (fig. 324,367) mais parfois subégal aux lobes latéraux : Pseudoschmidtia
spatulata, Parasymbellia wintreberti (fig. 309).
7. Plaque sous-génitale trilobée à lobe médian nettement plus petit que les
lobes latéraux : Tapiamastax (fig. 431). Le lobe médian représente dans ce cas le
guide-œuf de la catégorie suivante; il est imparfaitement différencié et a un aspect
très voisin de celui des larves de l’avant-dernier stade du type 8 (fig. 17).
8. Plaque sous-génitale toujours bilobée, à découpure postérieure plus ou
moins large et plus ou moins profonde laissant voir un petit lobe bien différencié
le guide-œuf (fig. 455) : tous les genres situés au-dessous de la courbe B de la figure 27
sauf Tapiamastax.
Il semble donc que l’on soit passé approximativement d’une plaque fortement
saillante à un type plus court et plus large sur lequel se sont différenciés de petits
lobes latéraux. A un stade ultérieur le lobe médian se réduit au profit des parties
latérales. Une condition remarquable est réalisée dans le type 7 où le lobe médian
tend à être recouvert latéralement avant d’être refoulé dans la chambre génitale
(type 8).
La très grande majorité des $ ne possédant pas une plaque sous-génitale
du type 8 n’ont pas de guide-œuf. Chez certaines espèces des genres Carcinomastax,
Dendromastax, Xenomastax, Lobomastax, Malagamastax, etc., on observe cependant
un repli membraneux postvaginal du plancher de la chambre génitale qui peut en
être considéré comme l’ébauche. Ce repli (fig. 48, 268) généralement transverse
est plus ou moins net selon les espèces. Un repli longitudinal a été observé chez
Rhinomastax, et Lobomastax tridens (fig. 251). Enfin, chez 2 espèces seulement le
repli bien marqué, d’aspect coriacé et parfois strié constitue un véritable guide-œuf :
Carcinomastax nigrivalva (fig. 176), Pseudamatonga carinicrus (fig. 228).
Chez les 2 à plaque sous-génitale du type 8 l’ébauche du guide-œuf apparaît
à l’avant-dernier stade larvaire (fig. 17).
Valves de l’oviscapte
Il est assez malaisé d’établir une classification des valves de l’oviscapte.
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE
21
Prenant uniquement pour base les inférieures, plus caractéristiques, on peut
différencier 3 types principaux :
1. Valves inférieures relativement courtes, étroites, à arête dorsale lisse ou
sinuée, à bords latéraux finement dentés, à dent apicale faible, peu différenciée,
à peine courbée (fig. 46, 118) : Carcinomastacini, Dendromastacini, Crypto-
mastacini, Scleromastax.
2. Valves inférieures longues, larges, armées de 10-15 dents sur le bord
externe, à arête dorsale munie d’une dent préapicale, à dent apicale bien diffé¬
renciée mais peu courbée (fig. 265, 266) : Penichrotini, Lobomastacini, Pseudo-
SCHMIDTIINI.
3. Valves inférieures courtes et larges, armées de 4-10 dents sur le bord
externe, à dent préapicale sur l’arête dorsale, à dent apicale typiquement bien
recourbée (nombreuses exceptions) (fig. 514) : Apteropeoedini, Wintrebertini,
Micromastacini.
Fig. 14-19. — Extrémité abdominale $ d’Exophtalmomastax malzyi, Descamps, 1964, au
cours du développement postembryonnaire, type à 5 stades larvaires. —14. Stade I. —15. Stade XI.
— 16. Stade III. — 17. Stade IV. — 18. Stade V. — 19. Imago.
On note la présence d’une crête transverse denticulée à la face ventrale de ces
valves chez tous les Apteropeoedini, chez certains Wintrebertia, chez Isalomastax
et Kratopodia. Une structure analogue s’observe chez la plupart des Lobomastacini
où la face ventrale (représentant le style) fait saillie ventralement et se trouve ainsi
dénivelée, parfois fortement, par rapport au sclérite basal.
La dent préapicale de l’arête dorsale peut être spiniforme à extrémité redressée
dorsalement : Isalomastax, Exophtalmomastax. On note enfin au sein de certains
groupes des valves d’un type aberrant : valves très fortes, courtes, trapues, à dent
apicale très courbée des Sphaerophallini et d’Eudirshia (Pseudoschmidtiini).
Le type primitif grêle, à arête dorsale lisse et à dent apicale peu différenciée
fait penser à un stylet denticulé destiné à perforer ou à écarter des tissus végétaux
tendres. La dent préapicale de l’arête dorsale apparaît très rapidement dans
la série évolutive en même temps que les valves s’allongent, s’élargissent, que la
dent préapicale se développe et que la plaque sous-génitale se raccourcit donnant
Source : MNHN, Paris
22
M. DESCAMPS
, i ctvne 21 Ce type semble correspondre à un comporte-
aux valves plus d autonome ^(tyge 3). b yp l'extrémité abdominale
r vole SZIJ'S ; vî£Sfo5 S sVhumifér/s légers. Enfin, 1. type 3 dans
— 25. Imago.
son ensemble est mieux adapté : valves plus courtes *'“J"*^l’Sdfe^dK’tté
bord externe fortes et peu nombreuses, a la ponte dans le
observée chez Apteropeoedes winlreberh, Teteforlina curta ! et Wintreberlia arcucda
(Descamps et Wintrebert, 1965). Enfin nous avons noté comme cela s observe
fréquemment chez les Acridoïdes à ponte endogée, une usure très nette des valves
chez’ Kralopodia quadrifida. Notons encore que l’ootheque en nacelle a une seule
rangée d’œufs est dépourvue de bouchon spumeux et que chez aucune des nom¬
breuses $ examinées nous n’avons observé la moindre trace de matière spumeuse
sur les valves de l’oviscapte.
Qenitalia $
La chambre génitale typiquement large n’est pourvue que d’une poche médiane
(bourse copulatrice) prolongée vers l’avant par un étroit appendice de longueur
variable. Elle ne présente pas, sauf très rares exceptions, de modifications struc¬
turales en rapport avec les pièces génitales d- Les seules variations a mentionner
sont :
— La présence de 2 très larges poches dorso-latérales chez Amalomastax
lambertoni (fig. 333). Ces poches, jamais encore signalées chez les Eumastacidae,
ont le même aspect que les glandes de Comstock Kellog des Acrididae.
_ La sclérification et l’ornementation de la bordure dorso-apicale de la
bourse copulatrice du genre Apteropeoedes. Cette bordure présente des dépressions
servant de points d’ancrage aux sclérites du phallotrème lors de 1 accouplement
(flg ' Le 6 canal’de la spermathèque court, grêle et de diamètre constant est peu
contourné; il ne présente que quelques boucles autour ou au voisinage immédiat
de l’ampoule terminale toujours située en arriéré du bord anterieur de la plaque
sous-génitale. Il débouche dorsalement au plafond de la bourse copulatrice parfois
au centre d’une dépression limitée latéralement et postérieurement par un bourrelet
grossièrement semi-circulaire faisant saillie ventralement. La seule exception
à cette règle est celle de Rhinomastax acutifrons chez qui le canal débouche ventrale¬
ment entre un épais repli membraneux faisant saillie au-dessus de 1 ouverture
génitale et l’appendice de la bourse copulatrice (fig.260).
des poches dorso-latérales d’ Amalomastax lambertoni, il s agit d un caractère
specifique. a f on d ^ ^ bourse CO pulatrice présente souvent des rides ou plages plus
sclérifiées que l’ensemble mais généralement peu colorées.
L’ampoule terminale de la spermathèque toujours simple vane Jeaucoup en
taille. Le volume maximum s’observe chez Sphaerophallus et Xenomastax (fig. 169.
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE
23
217) et il est intéressant de mentionner à l’occasion de ce rapprochement la forme
identique et exceptionnelle de la capsule ectophallique chez ces 2 genres (fig. 166).
L’ampoule la plus petite ne constituant qu’un léger renflement de la portion termi¬
nale du canal se rencontre chez les genres Lavanonia et Symbellia (fig. 409).
Malgré son extrême simplicité, plusieurs types génériquement instables peuvent
être différenciés dont nous citerons les principaux :
1. Ampoule progressivement élargie à la base, rétrécie ou non à l’extrémité,
constituant un saccule piriforme, subsphérique, subcylindrique, parfois ventru;
c’est le type le plus communément observé (fig. 45, 75, 280).
2. Ampoule à base brusquement élargie plus ou moins fortement, toujours
progressivement rétrécie vers l’apex : Lobomastax recurva et L. nana (fig. 270, 275).
3. Ampoule sinuée : Lobomastax hova (fig. 296).
4. Ampoule subcylindrique à 2 extrémités largement arrondies dans laquelle
le canal débouche latéralement : Eudirshia koba (fig. 285).
5. Ampoule réniforme et contournée d ’Elutronuxia isolata (Descamps et
WlNTREBERT, 1965, fig. 203).
6. Ampoule vermiforme d’Exophtalmomaslax (Descamps et Wintrebert,
1965, fig. 204).
Chez de nombreux Acridoidea le canal de la spermathèque s’élargit avant
de déboucher dans la bourse copulatrice et présente une forme, une orientation,
voire une ornementation interne en rapport avec celles des valves du pénis ou de la
gaine pénienne. Lors de l’accouplement l’organe c? pénètre plus ou moins profon¬
dément dans ce réceptacle qui en épouse les formes. Rien de tel chez les Pseudo-
schmidtiinae où les valves du pénis inaptes à se mouvoir horizontalement
ne sont en fait que de simples sclérifications du sac endophallique. Le pénis fonc¬
tionnel est constitué par l’extrémité de la capsule ectophallique chez les genres
E rimitifs et par le chaperon dorso-apical chez les formes plus évoluées (cf. infra).
ors de l’accouplement il pénètre dans la bourse copulatrice (Descamps, 1964).
Il semble que le sac spermatophore doive alors s’évaginer sous l’effet de la pression
sanguine puis être ramené en place par un muscle rétracteur pair fixé d’une part
à l’extrémité du sac et d’autre part à la partie ventro-antérieure de la capsule
ectophallique (Simaga, 1969).
Durant cette opération une structure complexe, volumineuse, paraissant
être l’homologue du spermatophore des Acridoidea est fixée en ventouse au plafond
de la bourse copulatrice juste au-dessous du débouché du canal de la spermathèque.
Elle est partiellement visible extérieurement entre les valves inférieures de l’ovis-
capte. Nous avons relevé sa présence chez Xenomastax miserabilis et X. wintreberti
(Penichrotini), Pseudoschmidtia sakalava (Pseudoschmidtiini) et Mastaleptea
maculifrons (Apteropeoedini). Elle est constituée d’un réservoir subcylindrique
(en partie visible extérieurement) se terminant par une partie tubulaire très large
(fixée au plafond de la bourse copulatrice). Ces 2 parties sont séparées par un étran¬
glement. Une ampoule turgescente, déformable à la pression de la pointe d’une
aiguille tel un ballon mal gonflé mais reprenant sa forme initiale dès que relâchée,
fait saillie dans la partie tubulaire; elle est surmontée d’une crosse faisant saillie à
l’extérieur en oblique vers le haut et l’avant (fig. 216, 219).
COMPLEXE PHALLIQUE
Le complexe phallique est remarquable par son uniformité structurale dans
l’ensemble de la sous-famille. Seuls quelques genres présentent quelques variations
mineures autour du type classique décrit par Descamps (1964).
Épiphalle
Il est constitué par 2 baguettes généralement fortes et bien sclérifiées qui
sous-tendent un disque dorsal membraneux fixé sur leur bord externe. Ces baguettes
sont plus ou moins largement réunies à la partie antérieure et se terminent à l’extré¬
mité opposée par un crochet plus ou moins long, généralement fort, parfois comprimé
(Rhinomastax), coulissant dans la gouttière ventrale des plaques infracercales.
Source : MNHN, Paris
t T Al nrnximal dIus ou moins recourbé ventralement et servant de surface
h«. to u, s ÇJ--5J1—•
On peut différencier 3 types principaux d épiphalles .
1 i"- • u„iia a Komipttps latérales peu distantes, à crochets peu écartés et
C’est apparemment l^f^ u s r ® H f EB P 0 p„ A L L ,Ni et Penichrotini. On la retrouve
SM
SS.’SSiï gtrd’a^rSrapfphysL ne se joignant pas sur la ligne
méd cêtvue correspond aux plaques sous-génitales S des catégories 1 à 4 (cf. supra).
I ors de l'accouplement les Jrochets saisilsent cette plaque par 1 extrémité et se
logent Lit êre P les 2 petits lobes terminaux (Cryptomaslyx) soit de part et d autre
du lobe terminal unique (Carcinomasiax).
2 ÉDiohalle à baguettes latérales fortement divergentes vers 1 arrière, les
crochets plus courts qui dans la catégorie précédente étant dépourvus d apophyse
basale (fig 305 315). Cette structure caractéristique des Pseudoschmidtiini
s’observe également chez les genres Rhinomastax et Winlrebertella. Elle correspond,
sauf rares exceptions, à des plaques sous-génitales $ du type: 5 que les crochets
saisissent lors d ? e l’accouplement au niveau des petits lobes latéraux encadrant le
large^lobe medmm Symbellini et ParasY mbellini est du même type, à crochets
moins écartés (fig 374, 412). Cette variante correspond à un lobe médian de la
plaque soûl-génitale ? nettement moins large que chez les Pseudoschmidtiini.
3 Épiphalle à crochets générafement longs, peu écartés et dépourvus d’apo-
Dhvse’ basale (fig. 468, 607). Ce type s’observe chez tous les genres a plaque sous-
génitale $ bilobée et à guide-œuf (catégorie 7) sauf Wintrebertia callosa et Wintre-
bertella. Lors de l’accouplement les crochets pénètrent dans la découpure ou
l’incision postérieure et s’appliquent sur le guide-œuf. ,, ,
En résumé, l’épiphalle ne peut procurer beaucoup d indications d ordre
phylétique D’une façon générale, sa structure semble varier comme la plaque
sous-génitale $ mais cette règle n’est pas exempte d’exceptions.
La base des crochets étant étroitement réunie au moyen d une membrane à la
face ventrale des plaques infracercales l’épiphalle ne peut effectuer d amples
mouvements dans le plan horizontal. Son déplacement lors de 1 accouplement
consiste avant tout en un mouvement de bascule dans un plan vertical ayant pour
but la protrusion de la capsule ectophallique. Ce rôle décrit précédemment (Des¬
camps, 1964) est confirmé par l’étude de la musculature (Simaga, 1969). Le pro¬
tracteur de la capsule ectophallique s’insère latéralement à la partie antérieure
de l’épiphalle et à la partie latéro-postérieure de la côte circonscrivant 1 aire
membraneuse. Sous l’effet de la contraction musculaire, la partie antérieure de
l’épiphalle dont la largeur correspond à celle de la capsule ectophallique juste en
arrière du bec antérieur fait pression sur cette dernière et la fait pénétrer dans la
bourse copulatrice. Le muscle antagoniste (rétracteur de la capsule ectophallique)
s’insère à la partie latéro-antérieure de la côte circonscrivant l’aire membraneuse,
passe sous le protracteur pour aller s’insérer sur la bordure renforcée de 1 ouverture
dorso-basale de la capsule. Enfin un autre muscle s’insérant sur le tergite 10 et a la
base des crochets de l’épiphalle ainsi que 2 muscles fixés sur le bec antérieur de la
capsule complètent ce système de protraction-rétraction.
Ectophalle
Peu de données nouvelles sur la structure de la capsule ectophallique ont
été obtenues depuis l’étude qui en a été faite en 1964. Signalons :
— la position nettement dorsale de l’ouverture génitale chez Dendromastax
(fig- 72 > 74); , , .. ,
— la présence d’une forte crête longitudinale à la face ventrale du voile de
l’ouverture dorso-basale, crête faisant fortement saillie à l'intérieur de la capsule
ectophallique et servant vraisemblablement de surface d insertion aux muscles
compresseurs de l’endophalle (fig. 32, 36) : Acanthomastax, Acndomastax.
Source : MNHM, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE
25
L’ouverture postérieure relativement petite, parfois très petite, se trouve
généralement en position apicale chez les genres archaïques. Elle tend à s’agrandir
et à se placer en position ventro-apicale par suite de la différenciation de la partie
dorso-apicale de la capsule en un processus jouant le rôle d’édéage chez les genres
plus évolués. Ce processus atteint son plus grand degré de perfection chez les espèces
subaptères pourvues d’un guide-œuf : partie inférieure à la courbe B de la figure 27.
L’extrémité présente une grande diversité d’ornementations, de divisions, d’orien¬
tations constituant de bons caractères génériques et spécifiques. Cette très grande
variété de formes ne correspond à aucune variation coaptative des pièces génitales Ç,
très uniformes.
Endophalle
Plusieurs caractères observés sur les espèces décrites dans ce travail méritent
d’être mentionnés :
_ Endophalle à 2 ouvertures postérieures, l’ouverture surnuméraire corres¬
pondant à une forte invagination ventrale constituant une poche au-dessous du
sac éjaculateur : genre Harpemastax (fig. 188, 196).
— Endophalle à 2 ouvertures postérieures, l’ouverture surnuméraire corres¬
pondant à une forte invagination dorsale constituant une poche au-dessus du sac
spermatophore ; observé uniquement chez Dendromastax spatulata (Descamps et
WINTREBERT, 1965, flg. 142).
— Sac spermatophore pourvu d’une couronne fortement chitinisée en mainte¬
nant le fond : Harpemastax (fig. 188). Cette couronne de plus petit diamètre que la
sclérification apicale en arceau ne peut constituer un obstacle à l’évagination du
sac lors de l’accouplement.
— Absence de sclérite du gonopore chez Dendromastax, Dactulomastax,
Amatonga, Rhinomaslax, et certains Pseudoschmidtiini.
RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE
Les divisions géographiques retenues pour l’étude de la répartition sont
celles définies par Descamps et Wintrebert (1966) et représentées figure 26.
Les caractères faunistiques régionaux : spéciation, subaptérisme, striation oculaire
sont donnés au tableau I.
On constate que les proportions d’insectes subaptères et d’insectes à yeux
striés sont minimales dans la région au vent de l’Est qui recèle la faune la plus
primitive et maximales dans le Sud-Ouest et le Sud-Sud-Ouest dont la faune ne
comporte pratiquement que des genres très évolués. Ainsi, à l’inverse des Acri-
domorpha d’Afrique tropicale la réduction des organes du vol va croissant avec
l’aridité.
TABLEAU I
Répartition des Pseudoschmidtiinae malgaches
et caractères faunistiques régionaux
Région
Genres
Espèces
Indice
de
spéciation
Subaptères
%
Yeux striés
%
16
70
4,3
18,5
8,5
13
42
3,2
71,4
16,6
8
12
1,5
83,3
58,3
Isalo .
5
5
1,0
100
100
Sud-Ouest + Sud-Sud-
11
55
5,0
98,1
98,1
8
21
2,6
95,2
95,2
Sud-Sud-Ouest .
9
40
4,4
100
100
Source : MNHN, Paris
M. DESCAMPS
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE
27
La comparaison entre le Nord-Ouest et le Sud-Ouest (SW + SSW) montre bien
les caractéristiques de leurs faunes respectives : 16,6 % d’espèces à yeux striés,
à régression alaire des types 4 et 5 et à guide-œuf dans le Nord contre 98,1 % dans
le Sud. Les Pseudoschmidtiinae du Nord-Ouest sont donc moins évolués que
ceux du Sud-Ouest mais cependant nettement plus que ceux de l’Est.
Deux genres seulement sont communs au Nord-Ouest et au Sud-Ouest :
— le genre Apleropeoedes qui possède l’aire de répartition la plus vaste couvrant
le Centre et tout le domaine de l’Ouest (fig. 432);
— le genre Scleromastax dont une espèce est connue de la forêt de l’Ankara-
fantsika et une seconde de la région de Tuléar. C’est le seul Eumastacidae microp-
tère observé à ce jour dans le Sud-Ouest; il appartient à une lignée ayant gardé
de nombreux caractères archaïques et s’étant peu différenciée.
n est également intéressant de comparer les faunes du Sud-Ouest et du Sud-
Sud-Ouest. Cette dernière se caractérise par :
— des genres endémiques : Lavanonia, Namontia;
— un indice de spéciation bien plus élevé que dans le Sud-Ouest : 4,4 contre 2,6.
Certains genres communs aux 2 régions ont produit une extraordinaire quantité
de formes côtières ou subcôtières sur les terrains quaternaires du Sud-Sud-Ouest :
Winlreberlia avec 3 espèces dans l’intérieur des terres et 18 dans le Sud-Sud-Ouest
(fig. 589). Le genre Micromastax à répartition surtout côtière ne dépasse guère,
dans l’intérieur, les zones marginales entre les 2 régions (fig. 552). Par contre,
Teteforlina peut être considéré comme caractéristique du Sud-Ouest (fig. 505).
La faune du Centre avec un pourcentage moyen d’insectes à yeux striés
(58,3) est la moins nettement caractérisée. Intermédiaire entre celles des domaines
de l’Est et de l’Ouest, apparemment plus évoluée que celle du Nord-Ouest et
moins que celle du Sud-Ouest elle présente des formes d’un grand intérêt phylétique
(Tapiamastax, Wintreberlella). C’est également, semble-t-il, l’une des moins connues
ce qui expliquerait peut-être partiellement son indice de spéciation faible.
Le peuplement du massif de l’Isalo très mal connu lui aussi se caractérise
par un endémisme générique relativement faible : 2 genres propres (Isalomastax
et Ambatomastax) sur 5. Sa faune, autant qu’il est possible d’en juger actuellement,
est une faune du Sud-Ouest.
D’une façon générale, hormis le cas spécial du Sud-Ouest et du Sud-Sud-Ouest
dont il vient d’être question, l’endémisme régional est de règle à l’échelon des
espèces, des genres et même des tribus. Nous résumons ci-dessous les seules excep¬
tions connues :
A l’échelon tribal :
Lobomastacini. — Caractéristique de l’Est; 1 genre (Wintrebertina) dans
le Nord-Ouest et 2 en Afrique curieusement localisés aux 2 extrémités de l’aire de
répartition africaine : Eudirshia (Sénégal, Guinée portugaise), Chromomastax
(Afrique Orientale).
Penichrotini. — Tribu mal définie comportant 3 genres du Nord-Ouest,
2 du Centre et 2 ( Amatonga et Pseudamalonga) africains (Transvaal, Rhodésie,
Mozambique).
Cryptomastacini. — Nord-Ouest et Comores (fig. 106).
Symbellini. — Nord et Comores (fig. 368).
Apteropeoedini. — Tribu à large répartition malgache couvrant le Centre
et tout le domaine de l’Ouest; une espèce signalée du domaine de l’Est (demande
confirmation) (fig. 432, 505).
Wintrebertini. — Caractéristique du Sud-Ouest et du Sud-Sud-Ouest;
1 genre (Parawintrebertia) dans le Sud-Sud-Est.
A l’échelon générique :
Scleromastax. — 1 espèce du Nord-Ouest, 1 du Sud-Ouest.
Apleropeoedes. — Tout le Centre et tout le domaine de l’Ouest (fig. 432).
Kralopodia. — 1 espèce dans le Centre (Andringitra) et 1 dans le Sud-Ouest
(fig. 558).
Source : MNHN, Paris
28
M. DESCAMPS
, i Wnrd Ouest et 1 espèce aux Comores (fig. 106).
%mbeZa.~ Nord et l'espèce dans chacune des îles de l’archipel des Comores
(fig. 368).
A l’échelon spécifique :
demandant confirmation. Sud-Sud-Est avec difîérencia-
Parawintrebertia pauhani. — Sud-Sud-Uuest et auu ou
tion à l’échelon de la sous-espèce.
Deux cas de contact faunistique méritent de retenir l’attention :
faisant actuellement défaut. _
i.\ t p Nord (Sambirano et Montagne d’Ambre) où se retrouvent des torna de
l’Est et du Nord-Ouest : Carcinomastax nignvalva et Symbellia decempunctato( à la
Montagne d’Ambre; Pseudoschmidlia subovata, Parasymbelha crenulata et P. undu-
lat ° oTnotCTa m q b ie a îes 2 mêmes genres caractéristiques de l’E?t : Carcinomasta?
et Pseudoschmidlia se trouvent aux 2 extrémités de leur aire de répartition en contact
avec des éléments faunistiques différents. Il semble donc qu à partir du meme fond
de faune le domaine de l’Ouest ait été colonisé par ses 2 extrémités ce qui a donné
naissance à 2 peuplements bien caractérisés (lignées a et c, fig. 27) ne s étant prati-
quemaitpaSeûiterpénédomaine de l’Ouest s’est effectué également par le Centre
où semblentavoir prospéré les Penichrotini (lignée 6). Làsesont Ouelî
ment différenciés les Apteropeoedini avant d envahir Nord-Ouest et Sud-Ouest.
Quant aux affinités de la faune de l’Est avec celle du Centre elles sont des
plus obscures, seuls des éléments tels que Wintrebertella et lsalomastax permettent
dC ^L'origine du peuplement du domaine de l’Ouest à partir de l’Est et du Centre
trouve une confirmation dans la répartition de la seconde sous-famille des Eumasta-
cidae malgaches ; les Miraculinae. Ce groupement très nettement plus archaïque
que les Pseudoschmidtiinae (pénis monoscléntal) est réparti comme les tribus
les plus primitives de la sous-famille qui nous occupe. Heteromastacini et Mala-
gassini sont répandus dans l’Est comme les Carcinomastacini, Dendromasta-
cini, Lobomastacini et Pseudoschmidtiini; les Miraculini du Centre corres¬
pondent aux Penichrotini. A l’encontre des Pseudoschmidtiinae, les Miracu-
linae ayant perdu leur pouvoir évolutif n’ont pas envahi le domaine de 1 Ouest.
CLASSIFICATION
Lors de sa révision préliminaire des Euschmidtiinae, Descamps (1964)
différenciait 4 tribus et 1 groupe de genres d’affinités incertaines du fait que la
majorité n’était connue que par un seul sexe. .. ■ , - n _ trp
J A la lumière des données obtenues par 1 étude du nouveau matériel à notre
disposition, il s’est avéré que ces divisions beaucoup trop larges deva i, ent ê ^
précisées. En fait les tribus précédemment reconnues correspondent. 1une (Carcino¬
mastacini) à la fraction la plus primitive de la sous-famille et les 3 autres à 3 lignées
S 'naÏÏ V f^eÀ P Æl I -on„ues 13 tribu, dont 4 monogénériques
Malgré ce compartimentage plus précis, un certain nombre de 8 eI jtes généralement
monospécifiques ou connus par un seul sexe ne peuvent être classés à 1 échelon
tribal. C’est assez dire le caractère provisoire de ces découpures dont certaines
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE
29
devront être remaniées en fonction des nouvelles découvertes qui ne peuvent man¬
quer d’être faites. Les caractéristiques des tribus apparaissent dans la clé des genres
et sont précisées, en tête de chapitre, dans l’étude descriptive.
Un 1 er essai de classement phylétique a été tenté, il est résumé à la figure 27.
Nous ne nous dissimulons pas le caractère aléatoire d’une telle tentative en raison
du manque de nombreux chaînons. Il nous a semblé cependant utile de l’entre¬
prendre en vue d’attirer l’attention sur les perspectives offertes par une meilleure
connaissance de cette faune se prêtant particulièrement bien aux études de ce
genre.
Cette représentation sur laquelle figure également la répartition géographique
est fondée sur l’ensemble des caractères morphologiques étudiés dans les chapitres
précédents. Elle sert d’armature à la clé des genres proposée ci-après. Nous l’avons
Fio. 27. — Essai de classement phylétique des Pseudoschmidtiinae.
Afr - Afrique; Corn = Comores; C = Centre; I = Isalo; N = Nord; NE = Nord-Est, etc.
Source : MNHN, Paris
2Q M. DESCAMPS
divisée en 3 parties par les courbes A et B ce qui permet d'adopter, dans un but
PraÜ ffîe™^ C dïïa 1C couZV a seXUvSr r én e nis, autoSr dés CinciNOM^STACiNi
veux non striés la réduction relativement faible des organes du vol (tous brachyp-
térës SS miSfees), l'arête dorsale des valves inférieures de 1 oviscapte lisse
Entre îeU courbes sont réunis des insectes à valves inférieures de 1 oviscapte
années d’une dent sur l’arête dorsale, à yeux non stries comme dans la categorie
précédente à plaque sous-génitale $ simple ou trilobée et dépourvue de guide-œuf.
Eëst dans cette tranche Moyenne que se situent les 2 tribus (Lobomastacini et
PEN STu&
striés, tous subaptères (types 4 et 5) à plaque sous-gémtale ? bilobée et a guide-œuf
hipn différencié, visible extérieurement. , „ . . .. ,
La présence de Pf.nichrotini et de Lobomastacini en Afrique fait nécessaire¬
ment penser à l’origine éthiopienne de la sous-famille proche parente des Euschmid-
tiinae africains. Il semble que tous les géologues admettent une liaison entre
Madagascar et l’Afrique au Permien, au Trias, au Jurassique et pendant une partie
du Crétacé. D’après Paulian (1961) il semble possible d admettre également,
en se basant exclusivement sur le caractère négatif des lacunes dans les senes sédi-
mentaires marines, des communications terrestres transmozambiques au cours
de l’Éocène supérieur et du Miocène supérieur. Par ailleurs les documente paléonto-
logiques permettent de considérer que les Eumastacidae étaient différenciés a
l’Oligocène (Rehn, 1948). Madagascar aurait donc pu recevoir, au cours du
Tertiaire un apport de faune africaine composé d’éléments archaïques (Carcino¬
mastacini) et d’éléments relativement évolués (Lobomastacini et Penichrotini).
Alors que les seconds se maintenaient sur le continent ils évoluaient et se diver¬
sifiaient à Madagascar tandis que les premiers ne parvenaient à subsister que dans
la forêt malgache (paléoendémiques). On peut évidemment penser aux possibilités
de découverte de représentants africains des groupes primitifs. Quant aux tribus
les plus évoluées : Pseudoschmidtiini, Parasymbellini, Symbellini et totalité
des groupes situés au-dessous de la courbe B leur différenciation dans le cadre
malgache ne semble faire aucun doute (néoendémiques).
Toutefois ce schéma n’explique pas l’absence à Madagascar des Euschmid-
tiinae dont l’aire de répartition correspond à celle des Pseudoschmidtiinae
africains et qui en outre sont représentés aux Seychelles.
Aussi une seconde hypothèse peut-elle être envisagée. Euschmidtiinae et
Pseudoschmidtiinae dériveraient d’un ancêtre commun et se seraient différenciés
les premiers en Afrique, les seconds à Madagascar. Certains Pseudoschmidtiinae
seraient passés en Afrique et n’auraient pu, apparemment, se maintenir qu’aux
2 extrémités de leur ancienne aire de répartition. Pas plus que la l re , cette 2 e inter¬
prétation ne nous éclaire sur l’absence des Carcinomastacini en Afrique.
Quatre lignées sont différenciées :
Lignée a ayant évolué dans l’Est, contribué fortement au peuplement du
Nord-Ouest, faiblement à celui du Centre. C’est la mieux connue, celle où l’ordon¬
nancement des groupes est le plus satisfaisant, le milieu forestier de l’Est ayant
permis la persistance d’éléments à divers stades évolutifs.
La parenté entre Carcinomastacini et Lobomastacini est déduite de tout
un ensemble de caractères communs : structure des cerques (du type 1), présence
d’un lobe dorso-apical à la capsule ectophallique, rugosité faciale, 8 e tergite $
enveloppant. Les 2 derniers traduisent également une indubitable parenté entre
Dendromastacini et Lobomastacini. Le trait d’union entre ces derniers et les
Pseudoschmidtiini est constitué par le genre Malagamastax remarquable par
ses caractères intermédiaires entre les 2 tribus. Par ailleurs la structure de 1 extré¬
mité abdominale c? et de la plaque sous-génitale $ permettent de rattacher a
cette lignée Parasymbellini et Symbellini. Enfin, il semble également justifié,
en raison de la structure de l’avant-dernier tergite abdominal d, de raccrocher
aux Pseudoschmidtiini les genres Wintrebertella et Isalomastax.
Lignée b paraissant s’être différenciée dans le domaine du Centre. Le genre
Harpemastax dont la structure du complexe sous-génital est comparable a celle
des Carcinomaslax permet de la raccorder aux Carcinomastacini. Elle est carac-
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE
31
térisée, en opposition aux lignées a et c, par une capsule céphalique nettement
plus conique et une tendance à produire des formes à fastigium fortement saillant
(Rhinomastax, certains Apteropeoedes). Ses formes primitives sont très mal
connues; la tribu des Penichrotini constitue à elle seule un véritable monde
d’éléments à divers stades évolutifs laissant supposer l’existence de nombreuses
inconnues.
Lignée c paraissant s’être différenciée dans le Sud-Est. Elle n’est connue que
par ses extrêmes qu’il est permis de relier en raison de la structure particulière des
épines apicales des tibias médians c? et de la tendance à produire des formes à
fémurs médians très épais, voire monstrueux.
Enfin la lignée d se caractérise par la persistance de caractères archaïques,
structure de la plaque sous-génitale Ç et des valves de l’oviscapte notamment.
NOTE RELATIVE AUX MENSURATIONS
Les mesures ont été prises comme pour les publications antérieures (1964,
1965) au moyen des appareils mis au point par Blackith et Albrecht (I960).
E : Longueur de l’élytre.
F : Longueur du fémur postérieur (du lobe basal supérieur à l’articulation
géniculaire).
P : Longueur du pronotum sur la ligne médiane.
Cy : Largeur de la capsule céphalique au niveau des yeux (de la face externe
d’un œil à la face externe de l’œil opposé).
Cm : Largeur de la capsule céphalique au niveau des articulations mandibu-
laires.
Toutes les mesures sont exprimées en millimètres; sont cités : les extrêmes puis
entre parenthèses la moyenne.
Tous les genitalia internes <f et Ç sont représentés à la même échelle.
CLÉ DES GENRES (d, $)
1 (66) Yeux non striés; plaque sous-génitale $ à guide-œuf inexistant ou invi¬
sible extérieurement ; dans le cas d’une plaque sous-génitale trilobée,
lobe médian de taille généralement plus grande que celle des lobes latéraux,
rarement subégale; 8 e tergite $ quelquefois enveloppant (bords latéraux
se chevauchant ventralement) . 2
2 (9) Bord postérieur des tergites 6 et 7 c? ou du tergite 7 seulement très profon¬
dément concave (découpure presque semi-circulaire), la concavité garnie
d’un tissu membraneux épais (fig. 29, 51). Madg. E.
Tribu Carcinomastacini Descamps, 1964, p. 38. 3
3 (6) Face inférieure des tibias médians (ou des 2 premières paires) garnie de
2 rangées d’épines; avant-dernier tergite S fortement gibbeux; plaque
sous-génitale $ longue, l’extrémité simple ou bilobée, les bords inermes
(fig. 29, 38) . 4
4 (5) Face inférieure des tibias antérieurs épineuse; carène inférieure de l’aire
médiane externe et de l’aire médiane interne des fémurs postérieurs
inerme; complexe sous-génital S dépourvu d’aire membraneuse; valves
de l’oviscapte à bords dentés (fig. 31, 39).
Acanthomastax Descamps, 1964, p. 40.
5 (4) Face inférieure des tibias antérieurs inerme; carène inférieure de l’aire
médiane externe ou de l’aire médiane interne des fémurs postérieurs
armée de quelques épines; complexe sous-génital S à aire membraneuse
bien différenciée; valves de l’oviscapte atrophiées, à bords non nettement
dentés (Desc., 1964, fig. 76, 82, 84).
Sauromastax Descamps, 1964.
Source : MNHN, Paris
32
M. DESCAMPS
6 (3) Face inférieure des tibias antérieurs et médians inerme; avant-dernier
tergite d non ou très peu gibbeux; plaque sous-génitale Ç plus courte, termi¬
née par un petit lobe denté ou épineux (fig. 49,58). 7
7 (8) Carène supéro-interne des fémurs postérieurs armée d’épines jusqu’à
faible distance de la base, les épines antérieures inclinées vers le bas et
vers l’arrière (Desc. et Wint. 1965, fig. 135); élytres se chevauchant
dorsalement; abdomen d lisse.
Carcinomastax Rehn et Rehn, 1945, p. 43.
8 (7) Carène supérô-interne des fémurs postérieurs à spinescence classique;
élytres latéraux ; abdomen S à forts mamelons subconiques ($ inconnue).
Teratomastax Descamps, 1964, p. 52.
9 (2) Bord postérieur des tergites 6 et 7 S à concavité plus large et très nettement
moins profonde (fig. 181, 190). 10
10 (31) Arête supérieure des valves inférieures de l’oviscapte fisse, la partie termi¬
nale régulièrement arquée ou sinueuse, toujours dépourvue de dent ou
d’épine préapicale (fig. 80, 118); dans les cas douteux : lobes latéraux du
pronotum monochromes; plaque sous-génitale non trilobée; pas de carènes
additionnelles sur la face. 11
11 (16) Arête supérieure des valves inférieures de l’oviscapte à forte sinuosité
préapicale; fémurs antérieurs et médians d très grêles; face calleuse;
8 e tergite ? complètement enveloppant (bords se rejoignant ou se chevau¬
chant ventralement) (fig. 80-82). Madg. E.
Tribu Dendromastacini nov., p. 52. 12
12 (15) Dernier tergite d dépourvu d’appendice; lobes latéraux du complexe
sous-génital d non enroulés (fig. 69, 84). 13
13 (14) Avant-dernier tergite d à partie postérieure divisée en 3 lobes par 2 pro¬
fondes découpures dorso-îatérales (fig. 69); partie visible du dernier
tergite $ étroite (fig. 78); plaque sous-génitale $ à bord postérieur épineux
(fig. 79).
Dendromastax Descamps et Wintrebert, 1965, p. 52.
14 (13) Avant-dernier tergite d à expansion médiane très courte et très large
(fig. 86); partie visible du dernier tergite ? large; plaque sous-génitale ?
à bord postérieur inerme ou garni de très petites épines (fig. 91).
Acridomastax nov., p. 56.
15 (12) Dernier tergite d 1 pourvu d’un fort appendice; lobes latéraux du complexe
sous-génital d enroulés (fig. 98).
Dadulomastax nov., p. 59.
16 (11) Arête supérieure des valves inférieures de l’oviscapte régulièrement
arquée, dépourvue de sinuosité préapicale (fig. 118); fémurs antérieurs et
médians d plus épais; face fisse; 8 e tergite $ à bords latéraux bien séparés
ventralement (fig. 121). 17
17 (20) Fastigium du vertex très fortement saillant et angle fastigio-facial très
aigu (fig. 116); lobe supéro-interne des genoux postérieurs nettement plus
long que le lobe supéro-externe (fig. 115). Madg. NW et Sambirano;
Comores.
Tribu Cryptomastacini nov., p. 62. 18
18 (19) Couleurs sombre et claire en plages bien tranchées; partie basale du com¬
plexe sous-génital d très courte; lobes latéraux de la partie apicale large¬
ment soudés aux aires latérales (fig. 111).
Crgptomastax nov., p. 62.
19 (18) Autre type de coloration; partie basale du complexe sous-génital d de
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE
33
longueur normale; lobes latéraux de la partie apicale implantés au milieu
du bord postérieur des aires latérales (fig. 136, 139).
Dichromastax nov., p. 70.
20 (17) Fastigium du yertex très nettement moins saillant et angle fastigio-facial
moins aigu; lobe supéro-interne des genoux postérieurs non nettement
plus long que le lobe supéro-externe.
Genres non groupés, d généralement inconnu.
21 (22) Plaque sous-génitale ? longue, recouvrant une grande partie des valves
inférieures de l’oviscapte (fig. 157). Complexe sous-génital d dépourvu
d aire membraneuse (fig. 153). Madg. NW et SW.
Scleromastax nov., p. 73.
22 (21) Plaque sous-génitale Ç plus courte, ne recouvrant pas ou très peu, les
valves inférieures de l’oviscapte.. 23
23 (26) Plaque sous-génitale ? à apex bifide ou à bord épineux. 24
24 (25) Plaque sous-génitale ? à apex bifide (fig. 164). Avant-dernier tergite d
a expansion médiane fourchue; lobes latéraux de la partie apicale du com¬
plexe sous-génital d peu différenciés; des mamelons ou d’épaisses rides
e/^VW ,erSCS SUF plusieurs ter § ites abdominaux d (fig. 161, 162). Madg. N
Tribu Sphaerophallini nov., p. 77.
Sphaerophallus Descamps, 1964, p. 77.
25 P] a q ue sous-génitale $ à bord épineux (Desc., 1964, fig. 356) (d inconnu).
Madg. NW.
Platymastax Descamps, 1964.
26 (23) Plaque sous-génitale Ç ni bifide, ni épineuse. 27
27 (28) Insecte brachyptère; extrémité de la plaque sous-génitale non recourbée
dorsalement (Desc., 1964, fig. 353) (d inconnu). Madg. E.
Maroantsetraia Descamps, 1964.
28 (27) Insectes microptères; extrémité de la plaque sous-génitale $ recourbée
dorsalement entre les valves inférieures de l’oviscapte . 29
29 (30) Plaque sous-génitale trilobée; élytres à extrémité très largement arrondie-
taille grande (Desc., 1964, fig. 345-348) (d inconnu). Madg. Centre.
Macromastax Karsch, 1889.
30 (29) Plaque sous-génitale simple; élytres à extrémité étroitement arrondie;
taille plus petite (Desc., 1964, fig. 349-351) (d inconnu). Madg. E.
Perinetella Descamps et Wintrebert, 1965, p. 80.
31 (10) Arête supérieure des valves inférieures de l’oviscapte pourvue d’une dent
préapicale (fig. 201), rarement d’une sinuosité préapicale; dans ce dernier
cas, soit lobes latéraux du pronotum à plages rouges et jaunes (Para-
sgmbellia), soit face à carènes additionnelles (Xenomastax) ou fastigium
très fortement saillant (Rhinomastax) . 32
32 (45) Fastigium du vertex saillant, souvent un peu redressé à l’extrémité;
angle fastigio-facial aigu; capsule céphalique $ plus large au niveau des
articulations mandibulaires qu’au niveau des yeux; distance infra-oculaire
$ plus grande ou subégale à la longueur de l’œil; 8 e tergite Ç jamais
enveloppant.
Tribu Penichrotini Descamps, 1964, p. 80. 33
33 (34) Insectes brachyptères ou microptères; complexe sous-génital d peu élaboré,
les lobes latéraux simples, dépourvus d’appendice, prolongeant l’angle
postéro-externe des aires latérales (fig. 179, 182). Madg. NW et Sambirano.
Harpemastox Descamps, 1964, p. 82.
Source : MNHN, Paris
34
M. DESCAMPS
34 (33) Insectes subaptères; complexe sous-génital 3 plus élaboré, les lobes
latéraux étroitement implantés sur le bord postérieur des aires latérales
ou pourvus de courts appendices (fig. 220, 229) . 35
35 (40) Vestiges élytraux représentés par un petit lobe tégumentaire simple
redressé contre le tergite (fig. 24; Desc., 1964, fig. 132). 36
36 (37) Taille très petite (F$ < 9); face pourvue de 2 bombements longitudinaux
cariniformes entre les carinules médianes et les carinules latérales; arête
supérieure des valves inférieures de l’oviscapte à sinuosité ou à dent
préapicale faible (Desc., 1964, fig. 359-371). Madg. Centre.
Xenomastax Descamps, 1964, p. 90.
37 (36) Taille plus grande (F? > 10); face dépourvue de bombements carini¬
formes; arête supérieure des valves inférieures de l’oviscapte à dent pré¬
apicale bien nette. 38
38 (39) Plaque sous-génitale $ à bord postérieur régulièrement convexe, armé
de petites épines (Desc.,' 1964, fig. 130-133) ( 3 inconnu). Madg. Centre.
Penichrotes Karsch, 1889, p. 92.
39 (38) Plaque sous-génitale ? pincée à l’extrémité, le lobe terminal ainsi formé,
épineux (Desc., 1964, fig. 140).
Avant-dernier tergite abdominal 3 dépourvu d’expansion médiane (fig. 222).
Transvaal, Rhodésie.
PseudOmalonga nov., p. 92.
40 (35) Vestiges élytraux représentés par un petit lobe tégumentaire redressé
contre le tergite puis replié extérieurement sur lui-même (fig. 25; Desc..
1964, fig. 137). 41
41 (42) Plaque sous-génitale Ç simple, ni incisée, ni trilobée, le bord postérieur
épineux; fastigium du vertex moyennement long (Desc., 1964, fig. 134-138).
Avant-dernier tergite cf à expansion médiane (fig. 231). Mozambique.
Amatonga Rehn et Rehn, 1945, p. 94.
42 (41) Plaque sous-génitale ? incisée et armée de fortes épines ou imparfaite¬
ment trilobée et inerme. 43
43 (44) Plaque sous-génitale ? incisée et armée de fortes épines; fastigium du
vertex peu saillant (fig. 236-237) (3 inconnu). Madg. NW.
Raphimastax nov., p. 95.
44 (43) Plaque sous-génitale ? imparfaitement trilobée (grand lobe médian et
très petits lobes latéraux), inerme; fastigium du vertex très fortement
saillant (fig. 249-251).
Avant-dernier tergite 3 à concavité médiane limitée latéralement par
2 fortes cornes (fig. 243). Madg. N et NW.
Rhinomastax nov., p. 97.
45 (32) Fastigium du vertex non ou très peu saillant; angle fastigio-facial pas très
aigu ; capsule céphalique ? de largeur subégale au niveau des articulations
mandibulaires et au niveau des yeux; distance infra-oculaire ? plus
petite ou subégale à la largeur de l’œil. Dans le cas d’insectes ne présentant
pas ces caractères (Eudirshia), 8 e tergite $ complètement enveloppant 46
46 (55) Huitième tergite $ complètement enveloppant (bords latéraux se rejoi¬
gnant ou se chevauchant ventralement) (fig. 266); élytres plus de 2 fois
plus longs que larges; dernier tergite 3 toujours dépourvu d’appendice.
Tribu Lobomastacini nov., p. 103 . 47
47 (50) Face calleuse, les callosités parfois plus claires que la teinte de fond;
élytres à bord antérieur un peu concave, les nervures courbées dans le
même sens . 48
48 (49) Avant-dernier tergite 3 à partie postérieure divisée en 3 lobes par 2 pro¬
fondes découpures dorso-latérales; lobes latéraux du complexe sous-
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE 35
génital étroitement implantés au milieu du bord postérieur des aires laté¬
rales (Desc., 1964, fig. 153-155). Madg. E.
Lobomastax Descamps, 1964, p. 105.
49 (48) Avant-dernier tergite abdominal <f à expansion postérieure recouvrant
partiellement la plaque sus-anale; lobes latéraux du complexe sous-génital
petits, implantés à l’angle postéro-externe des aires latérales (Desc., 1964,
fig. 188, 189). Madg. E.
Microlobia Descamps, 1964.
50 (47) Face lisse à plage, bande ou trait foncé sous les antennes. 51
51 (52) Plaque sous-génitale $ à bord postérieur lisse, armé d’une forte dent
médiane recourbée dorsalement (fig. 282, 283) ( d inconnu). Madg. NW.
Wintreberlina nov., p. 110.
52 (51) Plaque sous-génitale $ sans dent médiane recourbée dorsalement ... 53
53 (54) Cerques cf rectilignes; lobes latéraux du complexe sous-génital d large¬
ment implantés sur le bord postérieur des aires latérales; angle latéro-
postérieur du dernier tergite $ odontiforme; plaque sous-génitale $ sans
petit lobe médian (Desc., 1964, fig. 173-181). Tanzanie, Kenya.
Chromomastax Descamps, 1964.
54 (53) Cerques d excurvés; lobes latéraux du complexe sous-génital cf étroite¬
ment implantés à l’angle postéro-externe des aires latérales; angle latéro-
postérieur du dernier tergite ? fissuré; plaque sous-génitale $ à petit
lobe médian (fig. 284). Sénégal, Guinée portugaise.
Eudirshia Roy, 1961, p. 112.
55 (46) Huitième tergite Ç non enveloppant ou à bords latéraux ne se recouvrant
ventralement qu’à la partie antérieure (Desc., 1964, fig. 267-274); insectes
microptères à élytres moins de 2 fois plus longs que larges ou subaptères;
dans le cas d’insectes brachyptères, dernier tergite d pourvu d’un long
appendice (Peoedes) . 56
56 (63) Avant-dernier tergite d sans expansion médiane (sauf Malagamastax
spinulosa)-, dans ce cas, expansion médiane large (Desc., 1964, fig. 207);
dernier tergite d généralement pourvu d’un ou plusieurs appendices
(fig. 301) . 57
57 (62) Appendices du dernier tergite d 1 courts; insectes microptères ou subaptères
(fig. 310, 326).
Ëpiphalle à baguettes latérales écartées ou divergentes vers l’arrière,
réunies à la partie antérieure (fig. 293, 305). Madg. E.
Tribu Pseudoschmidthni Descamps, 1964, p. 113.
58 (61) Insectes microptères; face des d bicolore. 59
59 (60) Lobe médian du complexe sous-génital cf à moitié basale large, plane,
subtriangulaire (vision ventrale); allure générale cf plus trapue (fig. 289).
Malagamastax Descamps, 1964, p. 113.
60 (59) Lobe médian du complexe sous-génital d à moitié basale généralement
étroite, toujours bombée, jamais subtriangulaire (vision ventrale); allure
générale cf plus élancée (fig. 312).
Pseudoschmidtia Rehn et Rehn, 1945, p. 118.
61 (58) Insectes subaptères; vestiges élytraux tombant sur les pleures (Desc.,
1964, fig. 283); face des cf monochrome.
Amalomastax Rehn et Rehn, 1945, p. 129.
62 (57) Dernier tergite cf pourvu d’un appendice basal très long à pointe dirigée
vers l’avant (Desc., 1964, fig. 280, 281); insecte brachyptère. Madg.
Centre. Épiphalle?
Peoedes Karsch, 1889.
Source : MNHN, Paris
M. DESCAMPS
36
63 (56) Avant-dernier tergite d à expansion médiane étroite ou subcordiforme,
parfois fourchue; dernier tergite d non appendiculé (fig. 376, 377)... 64
64 (65) Angle postérieur des lobes latéraux du pronotum non ou peu saillant;
lobes latéraux du complexe sous-génital d larges et complexes; insectes
de couleur vive (fig. 376, 388).
Partie postérieure de la capsule ectophallique asymétrique; sac sperma-
tophore simple (fig. 379, 382). Magd. N et NW.
Tribu Parasymbellini nov., p. 140.
Parasymbellia Descamps, 1964, p. 142.
65 (64) Angle postérieur des lobes latéraux du pronotum saillant vers 1 arrière ;
lobes latéraux du complexe sous-génital d en forme d étroite languette;
insectes de couleur terne (fig. 398).
Partie postérieure de la capsule ectophallique symétrique; sac sperma-
tophore pourvu de 2 poches latérales (fig. 408, 410). Madg. N et Comores.
Tribu Symbellini nov., p. 151.
Symbellia Burr, 1899, p. 152.
66 (1) Yeux striés; plaque sous-génitale $ ayant l’un des deux aspects suivants :
a) partie postérieure triolobée à lobe médian (guide-œuf imparfaitement
différencié) plus petit que les lobes latéraux (Desc. et Wint., 1965, fig. 149);
b) partie postérieure découpée ou incisée et guide-œuf généralement bien
visible extérieurement (fig. 440) ; 8 e tergite jamais enveloppant.67
67 (68) Plaque sous-génitale 9 trilobée à lobe médian plus petit que les lobes
latéraux (Desc. et Wint., 1965, fig. 149).
Lobe médian du complexe sous-génital d coudé au milieu, la partie
apicale orientée vers l’avant; crochets de l’épiphalle à apophyses latérales
ne se rejoignant pas sur la ligne médiane; capsule ectophallique asymétrique
(fig. 423-428). Madg. Centre.
Tapiamastax Descamps et Wintrebert, 1965, p. 159.
68 (67) Plaque sous-génitale ? toujours bilobée. 69
69 (72) Extrémité abdominale d fortement comprimée dorso-ventralement ou
avant-dernier tergite à profonde concavité au bord postérieur limitée laté¬
ralement par 2 petites cornes excurvées (Desc., 1964, fig. 2846; Desc. et
Wint., 1965, fig. 375). 70
70 (71) Extrémité abdominale d fortement comprimée dorso-ventralement; lobe
médian du complexe sous-génital d comprimé latéralement (Desc., 1964,
fig. 284(7-284/') ; arête dorsale des valves de l’oviscapte à petite dent pré¬
apicale (Desc. et Wint., 1965, fig. 156-158). Madg. Centre.
Wintrebertella Descamps, 1964, p. 162.
71 (70) Bord postérieur de l’avant-dernier tergite d à profonde concavité médiane
limitée latéralement par 2 petites cornes excurvées; lobe médian du
complexe sous-génital d non comprimé latéralement; arête dorsale des
valves inférieures de l’oviscapte à dent préapicale spiniforme (Desc. et
Wint., 1965, fig. 374-384). Madg. Isalo.
Isalomastax Descamps et Wintrebert, 1965, p. 162.
72 (69) Extrémité abdominale d non comprimée dorso-ventralement et bord
postérieur de l’avant-dernier tergite sans concavité profonde limitée par
2 petites cornes excurvées (fig. 433, 436) . 73
73 (74) Face parcourue par 2 bombements calleux longitudinaux (Desc. et Wint.,
1965, fig. 325-334). Madg. Isalo.
Ambalomaslax Descamps et Wintrebert, 1965.
74 (73) Face sans bombements calleux longitudinaux. 75
75 (82) Lobes latéraux du complexe sous-génital d largement réunis au lobe
médian par un connectif plus ou moins large (fig. 437). 76
76 (81) Fastigium du vertex relativement saillant; yeux allongés; distance infra -
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE
37
oculaire d subégale à la largeur de l’œil (fig. 533); épines des tibias médians
d aiguës; avant-dernier tergite d à expansion médiane; face des $ tou¬
jours monochrome; une crête basale denticulée à la face ventrale des
valves inférieures de l’oviscapte.
Phallotrème pourvu de 1 à 4 sclérites (parfois vestigiaux) (fig. 441, 512).
Tribu Apteropeoedini Descamps, 1964, p. 162. 77
77 (80) Vestiges élytraux représentés par un petit lobe tégumentaire simple
redressé contre le tergite (fig. 24; Desc., 1964, fig. 132). 78
78 (79) Bord postérieur de l’expansion de l’avant-dernier tergite d droit, sinué,
parfois plurilobé mais en général peu profondément découpé; plaque
sous-génitale $ pourvue de 2 dépressions latéro-basales; joues Ç sans
tache noire sous-oculaire (fig. 436, 455).
Phallotrème pourvu de 3 grands sclérites (fig. 487). Madg. Centre, NW, SW.
Apleropeoedes I. Bolivar, 1903, p. 163.
79 (78) Expansion de l’avant-dernier tergite d toujours profondément découpée
en triangle ou recouverte d’une abondante pilosité; plaque sous-génitale ?
sans dépressions latéro-basales; joues Ç souvent pourvues d’une tache
noire sous-oculaire (fig. 508).
Phallotrème pourvu de 2 à 4 très petits sclérites (parfois difficilement
visibles) ou de 2 grands sclérites sans extrémité libre (fig. 512). Madg. SW.
Tetefortina Descamps, 1964, p. 184.
80 (77) Vestiges élytraux représentés par un petit lobe tégumentaire redressé
contre le tergite et replié extérieurement sur lui-même (fig. 25; Desc.,
1964, fig. 137).
Expansion de l’avant-dernier tergite d toujours quadrilobée; joues ?
sans tache noire sous-oculaire (fig. 516).
Phallotrème pourvu d’un sclérite médian et parfois de 2 sclérites latéraux
(fig. 522, 539). Madg. NW.
Mastaleptea nov., p. 189.
81 (76) Fastigium du vertex très peu saillant; yeux arrondis; distance infra-
oculaire d nettement plus petite que la largeur de l’œil; épines des tibias
médians d odontiformes ; avant-dernier tergite d à concavité peu profonde
limitée par 2 forts appendices; pas de crête basale denticulée à la face
ventrale des valves inférieures de l’oviscapte (Desc., 1964, fig. 464-480).
Madg. SW.
Tribu Micromastacini nov., p. 198.
Micromastax Descamps, 1964, p. 200.
82 (75) Lobes latéraux du complexe sous-génital d toujours libres jusqu’à la base,
non soudés au connectif par leur face interne (fig. 590, 591). 83
83 (86) Capsule céphalique toujours dépourvue de taches noires; épines des tibias
médians d aiguës et capsule ectophallique à extrémité non fourchue;
pas de crête basale denticulée à la face ventrale des valves inférieures de
l’oviscapte et dent préapicale de l’arête dorsale non spiniforme (fig. 559-
564).
Épiphalle à baguettes latérales non élargies à la partie antérieure (fig. 568).
Madg. S-SW.
Tribu Lavanonini nov., p. 202 . 84
84 (85) Bord postérieur de l’avant-dernier tergite d à concavité médiane peu
profonde, limitée par 2 lobes subtriangulaires; lobe médian du complexe
sous-génital d symétrique; découpure de la plaque sous-génitale ? se
terminant par un angle rentrant aigu (fig. 571, 574).
Lavanonia Descamps, 1964, p. 202.
85 (84) Avant-dernier tergite d à expansion médiane; lobe médian du complexe
sous-génital asymétrique; découpure de la plaque sous-génitale $ élargie
à l’extrémité de l’angle rentrant (Desc., 1964, fig. 486-501).
Namontia Descamps, 1964.
Source : MNHN, Paris
M. DESCAMPS
38
Ëpiphalle à baguettes latérales élargies à la partie antérieure (flg. 584) 87
,, ixa Tausule eetophallique à extrémité fourchue visible extérieurement;
87 (88) ÇjP^ m “ a neuse du complexe ««WJ V^CenieTt iw ''
guide-œuf à bord postérieur arqué (fig. 578-580). Madg. Centre et zw.
Kratopodia Descamps, 1964, p. 208.
oo /o 7 \ fansule eetophallique à extrémité non fourchue; aire membraneuse du
8 ( J complexe souigénital J à bord postérieur arqué; gurde-œuf tmngulaire.
Madg. SW et SSW.
Tribu Wintrebertini nov., p. 211. ° y
89 (94) Épines des tibias médians d odontiformes ; lobe médian du complexe sous-
' ’ génital S constitué d’un pédoncule plus ou moins long et d un élargissement
terminal (fig. 591, 592); dent préapicale de l’arete dorsale des valves infé¬
rieures de l’oviscapte non spimforme (fig. 59b).
90 (91) Pédoncule du lobe médian du complexe sous-génital d à étranglement sub-
( ’ terminal bien net suivi d’un élargissement quadrangulaire ou subcordi-
forme • face ventrale des valves inférieures de 1 oviscapte à crete basale
denticulée, dans le cas contraire, soit face bosselée, soit plaque sous-
génitale ? à découpure en angle rentrant aigu (fig. 592, bli).
Wintrebertia Descamps, 1964, p. 212.
91 (90) Pédoncule du lobe médian du complexe sous-génital d court, non forte¬
ment rétréci vers l’arrière, suivi d’un élargissement terminal subtriangu¬
laire plus long que le pédoncule (fig. 695); face ventrale des valves infé¬
rieures de l’oviscapte sans crête basale denticulée; face lisse; angle rentrant
de la découpure de la plaque sous-génitale ? jamais aigu (Desc., 1964,
fig. 538). 92
92 (93) Face ventrale du lobe médian du complexe sous-génital d parcourue par
2 carènes dessinant un triangle à pointe orientée vers l’arrière; lobes laté¬
raux subcarrés ou subrectangulaires; expansion de l’avant-dernier tergite
divisée en 2 lobes; 2 taches noires mandibulaires chez la $ (fig. 694-697).
Parawintrebertia Descamps et Wintrebert, 1965, p. 242.
93 (92) Face ventrale du lobe médian du complexe sous-génital d parcourue par
une côte médiane; lobes latéraux transverses, la moitié interne épineuse;
expansion de l’avant-dernier tergite c? incomplètement divisée; ? sans
taches noires mandibulaires et à plages jaunes sur les tergites (Desc.,
1964, fig. 457-463).
Elulronuxia Descamps, 1964, p. 246.
94 (89) Épines des tibias médians d aiguës; lobe médian du complexe sous-génital
d de largeur constante, le bord postérieur trilobé; dent préapicale de l’arête
dorsale des valves inférieures de l’oviscapte spiniforme (Desc., 1964,
fig. 564-579).
Exophtalmomastax Descamps, 1964, p. 246.
Tribu C ARC INOMASTAC INI Descamps, 1964
Descamps, 1964, p. 75.
Capsule céphalique subconique. Fastigium du vertex plus ou moins saillant;
espace interoculaire d étroit à carinules latérales contiguës ou subcontiguës. Yeux
relativement petits, un peu allongés, non striés, moyennement saillants chez le d •
Face lisse, tendant à devenir calleuse chez Carcinomastax, monochrome.
Angle postérieur des lobes latéraux du pronotum typiquement saillant en
Source : MNHN, Paris
ETUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE
■ DENDROMASTAX
4 LEPTOMASTAX
I DACTULOMASTAX
1 Carcinomastacini
■ SAU RO MAS T AX
• ACANTHOMASTAX
A C ARCINOMASTAX
A TERATOMASTAX
2 Dendromastacini
Fig. 28. — Répartition des Carcinomastacini et des Dendromastacini
Source : MNHN, Paris
40
M. DESCAMPS
inf érieure à saillie conique ou arquée. 1
de 2 rangées d’épines à la face inférieure. Tibia médian d plus court que le fémur,
à épines apicales odontiformes. Carène supéro-interne des fémurs postérieurs
armée d’épines jusqu’à faible distance de la base, les épines antérieures inclinées
vers le bas et vers l’arrière (sauf Teratomastax). Brachyptères, parfois microptères
(rCr paitie postérieure des tergites 6 et 7 d ou du 7® seulement à découpure pro¬
fonde en forme de segment circulaire. Avant-dernier tergite à expansion médiane,
parfois gibbeux. Dernier tergite simple à angle postéro-interne généralement saillant.
Cerques coudés ou courbés dorsalement. Complexe sous-génital peu élaboré; aire
membraneuse parfois absente (Acanthomastax), jamais rebordée. Lobes latéraux
largement implantés à l’angle postéro-externe des aires latérales, petits ou sub-
rectanffulmres.tergite ^ sem ;_ enve i op p an t, tendant à devenir enveloppant (Carci¬
nomastax). Plaque sous-génitale longue ou à partie postérieure triangulaire et
épineuse à l’extrémité (Carcinomastax). Valves inférieures de l’oviscapte étroites,
finement denticulées, l’arête supérieure lisse, la dent apicale peu différenciée.
Bande dorsale brune se divisant en 2 sur le vertex; extrémité abdominale à
coloration contrastée (plages claires et sombres).
Épiphalle étroit à crochets réunis à la base. Capsule ectophallique subcyhn-
drique à ouverture postérieure en position apicale, parfois surmontée d’une saillie
dorsale fCarcinomastax, Teratomastax). Sac spermatophore à sclérification posté¬
rieure typiquement en arceau.
Madagascar Est.
Quatre genres : Acanthomastax Descamps, 1964, Sauromaslax Descamps, 1964,
Carcinomastax Rehn et Rehn, 1945, Teratomastax Descamps, 1964.
Genre type : Carcinomastax Rehn et Rehn, 1945.
Genre Acanthomastax Descamps, 1964
Descamps, 1964, p. 83.
Ce genre de la région Est de Madagascar n’était connu que par 4 ? : A. alala
(Bruner, 1910), 3 exemplaires en provenance de l’île Sainte-Marie ; A. bifida Descamps,
1964, 1 exemplaire en provenance de Fénérive, Station forestière de Tsaratasy.
Deux autres espèces connues chacune par 1 exemplaire dont 1 c? sont décrites
ci-dessous. L’une provient de la forêt de Tampolo, l’autre de Maroantsetra. Aucun
couple spécifique n’a pu être constitué à ce jour.
CLÉ DES ESPÈCES (?)
1 (2) Partie postérieure de la plaque sous-génitale subtriangulaire, terminée
en pointe très aiguë (Desc., 1964, fig. 91).
A. alala (Bruner, 1910).
2 (1) Plaque sous-génitale non terminée en pointe. 3
3 (4) Plaque sous-génitale terminée par 2 lobes triangulaires légèrement courbés
ventralement (Desc., 1964, fig. 92).
A. bifida Descamps, 1964,
4 (3) Plaque sous-génitale à partie postérieure non découpée, le bord régulière¬
ment convexe et inerme (fig. 38).
A. maroantsetrae n. sp., p. 42.
Acanthomastax dentifera n. sp.
(fig. 29-36)
d- Holotype. Taille moyenne. Tête très allongée, non nettement conique, de
largeur subégale au niveau des yeux et au niveau des articulations mandibulaires.
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE
41
Fig. 29-36. — Acanthomastax dentifera n. sp. cf- — 29. Extrémité abdominale latéralement.
— 30. La même dorsalement. — 31. La même en vision ventro-apicale. — 32. Capsule ectophal-
lique dorsalement. — 33. Fémur médian latéralement. — 34. Épipnalle dorsalement. — 35. Endo-
phalle latéralement. — 36. Complexe phallique latéralement.
Source : MNHN, Paris
„ moyennement saillants. Distance infra-oculaire un
Veux légèrement allongés et moyenn . ] œ il. Fastigium du vertex considéré
peu plus courte que le P lu 'f' a "^ d p^ e t lisse (sauf 2 épaisses rugosités sous-anten-
5e profil court, déclive el iutercculaire étroit, à carinules latérales contiguës
naires) et monochrome. Espace ' n ‘ er courtes, de i 6 articles; épine antennaire
à l'avant, subcontigues a 1 arriéré. Antenne ^
sur le 4 " à partir de 1 apex une saill ’ stérieur du disque à étroite incision
Pronotum finement reborde, A ites convexités; carène médiane légere-
triangulaire limitée latéralement_pa 2 pe érieur des lobes latéraux saillant
ment indiquée a 1 avant.et a 1 amer ntérieU rs peu épais, de section sub¬
vers l'arrière et vers le bas, tronqué-^™ bien mar quée. Fémurs médians plus
circulaire, seule ,Ja. c “ è “ n “S °„ m primés latéralement, les carènes supérieures
épais que les antérieure, uu P™ c J» in j érieure à très fort mamelon conique
bien nettes les . fac “,'““, r |' r fcure”t du 1/3 postérieur. Spinescence des fémurs posté-
à la rencontre d f, 2 / 3 , an “ al “ suiv ante de l'extérieur vers l'intérieur : 11-12; 19-14;
des tergites 6 et 7
profondSÎ concave; concaveà
dernier tergite en forme de Ç subsphériques; face postérieure de cette
la partie antérieure de 2 cpaism ^ prolongeant au-dessus de la plaque sus-
gibbosité concave à la‘ P**® a e p jnbrectanmlaireTtransverse, pourvue de 2 légères
anale par une “P™* 10 ” “écli ■ “j™, longitudinale. Bord postérieur de cette
dépressions séparées par un triangulaires et angles latéro-postérieurs pro¬
expansion Pan^P de - P e d i C c c „nrbé vers le bas ; angle latéro-posténeur de I avant-
longes par un étroit append visible latéralement sous forme d une très
dernier ter S' te r d r ™ t .,“o ud és à angle droit vers le haut, un peu après le milieu,
petite lunule. Cer quescoud'„„ e [orte crête transverse a la partie
feïStSed arrondie. Complexe sous-génital divisé en 2 par-
posterieure, 1 extremite iarg an (comme chez Carcmomastax) ; partie basa e
ties par un léger etrang 1 ™ bobe médian de la partie apicale a face dorsale
dépourvue d “{!^ constituée d'une très forte crête étroite à la base, rétrécie vere
médi “ la lace externe
“ ré ÏS e ct. décoloré vraisemblablement à dominance verte sur le vif. Deux bandes
Umnes^nr le vertex élvtres bruns; ailes enfumées; tibias postérieurs brunâtres à
brunes sur le vertex, eyt ieur du g, ster „i t e marqué de brun ainsi que la
a dü 8 mmnlexe P sous-génital, l'extrémité du lobe médian et la moitié
ESne dlffobes atéfaux. Extrémité des plaques infraeercales et des appendices
basales, t-apsuie eo p 4 . .. voile de i- ouver ture dorso-basale sclénfié,
pourem dC crête Centrale faFsant faillie dans la capsule. E
plus court que la partie tubulaire postérieure de la capsule, phallotrème a scierm
cation en gouttière recouvrant le sac spermatophore.
$ inconnue.
le?
F
13,2
E
5,7
P
3,2
cy
3,15
Cm
2,95
Madagascar Est ; Forêt de Tampolo, 1 <J holotype, V-1932 (A. Styrig).
Muséum de Madrid.
Acanthomastax maroanlsetrae n. sp.
(fig. 37-39)
ç. Holotype. Fastigium du vertex, considéré de profil, bien saillant eu avant
des veux l’extrémité légèrement redressée. Espace interoculaire étroit à car
latérales subcontiguës. Antennes de longueur subégale à
la suture clypéale et l’extrémité du fastigium, composées de 17 articles, un main
Ion bien net sur le 7 e .
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE
43
Une fine carène médiane sur le pronotum. Fémurs antérieurs à face externe
carénée. Fémurs médians pourvus de 2 carènes supérieures et de 2 carènes inférieures
Spinescence du fémur postérieur (unique) répondant à la formule suivante de
1 extérieur vers 1 intérieur : 19; 19; 27. Élytres atteignant le milieu du 3® tergite
, 9 Fi °- f^.:~^ ccu } th ° mastax moroantsetrae n. sp. g. — 37. Tête et pronotum latéralement.
— 38. Extrémité abdominale ventralement. — 39. La même latéralement.
Huitième tergite semi-enveloppant, débordant ventralement les bords laté¬
raux du précédent et recouvrant latéralement la plaque sous-génitale: angle latéro-
posténeur largement arrondi, saillant vers l’arrière; angle correspondant au dernier
tergite atténue et bien saillant. Partie postérieure du 7 e sternite un peu renflée.
Plaque sous-génitale carénée sur la moitié basale, fortement saillante vers l’arrière;
partHî postérieure subrectangulaire, légèrement rétrécie vers l’extrémité, les bords
latéraux un peu redressés, le bord postérieur convexe, inerme, cachant la partie
““ ™ ,ves inférieures de l’oviscapte. Valves de l’oviscapte longues, armées
de 9-10 dents sur le bord externe.
décoloré. Antennes brunes. Moitié postérieure de la plaque sous-
génitale, face ventrale des valves inférieures de l’oviscapte de coloration noire
o inconnu.
F E P C]
1? 18.0 7,7 4,5 3,7
, Madagascar Est : « Maraoncetra, ex. coll. Le Moult
de Madrid.
Cm
4,40
», 1? holotype. Muséum
Genre Carcinomastax Rehn et Rehn, 1945
Rehn et Rehn, 1945, p. 221.
Descamps, 1964, p. 88.
1 seid régi °r n Est d , e Mada § ascar comportait à ce jour 6 espèces mais
1 seul couple spécifique. Le couple constitué par Rehn et Rehn, 1945 s’est, en effet.
Source : MNHN, Paris
44
M. DESCAMPS
avéré artificiel (Desc. et Wint., 1965, p. 86). Un nouveau couple est décrit ci-dessous
ainsi aue la véritable $ de C. portentosa Rehn et Rehn, 1945, et le J de C. nigrivalva
Descamps, 1964. Le genre comporte à présent 7 espèces dont 4 couples spécifiques;
1 espèce n’est connue que par le d et 2 par la $ seulement.
Fio. 39a. — Carcinomastax portentosa Rehn et Rehn, 1945. d-
CLÉ DES ESPÈCES (d)
1 (8) Aire membraneuse de la partie basale du complexe sous-génital bien
délimitée; saillie conique de la face inférieure des fémurs médians bien
nette; expansion médiane de l’avant-dernier tergite à découpure postérieure
peu profonde. 2
2 (7) Apex du lobe médian du complexe sous-génital recourbé dorsalement,
pointant vers l’avant . 3
3 (4) Cerques à peine courbés dorsalement à l’extrémité; angle postéro-interne
du dernier tergite abdominal court, non différencié en apophyse (Desc.,
1964, fig. 107).
C. portentosa Rehn et Rehn, 1945, p. 45.
4 (3) Cerques très nettement courbés dorsalement à mi-longueur; angle postéro-
interne du dernier tergite abdominal différencié en longue apophyse.. 5
5 (6) Taille plus grande, F > 10 mm; apophyse du dernier tergite abdominal
orientée vers l’arrière et vers le haut; élytres atteignant le bord postérieur
du 3 e tergite (fig. 49).
C. moralesi n. sp., p. 47.
6 (5) Taille plus petite, F < 10 mm; apophyse du dernier tergite abdominal
orientée dorsalement; élytres n’atteignant pas le bord postérieur du 2 e ter¬
gite 1 (Desc., 1964, fig. 96).
C. minima Descamps, 1964, p. 49.
7 (2) Apex du lobe médian du complexe sous-génital non recourbé dorsalement,
pointant vers le haut (Desc., 1964, fig. 110) inconnue).
C. seyrigi Descamps, 1964, p. 50.
8 (1) Aire membraneuse de la partie basale du complexe sous-génital très impar¬
faitement différenciée; pas de saillie conique à la face inférieure des fémurs
médians; expansion médiane de l’avant-dernier tergite divisée en 2 lobes
par une découpure très profonde. Cerques coudés dorsalement un peu après
le milieu (fig. 60-65).
C. nigrivalva Descamps, 1964, p. 50.
1. La diagnose originale (p.90) mentionne : "élytres atteignant le Y, postérieur du 3* tergite", il s’agit
d une erreur.
Source : MNHN, Paris
45
1 ( 2 )
2 ( 1 )
3(4)
4 (3)
5 (10)
6 (9)
7 (8)
8 (7)
9 (6)
10(5)
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE
CLÉ DES ESPÈCES (?)
Partie latéro-postérieure du 8 e tergite très fortement saillante vers l’ar¬
rière, atteignant presque l’extrémité de la plaque sous-génitale; dernier
tergite très peu découvert latéralement (fig. 44,46).
C. porlentosa Rehn et Rehn, 1945, p. 45.
Partie latéro-postérieure du 8 e tergite n’atteignant pas l’extrémité de la
plaque sous-génitale; dernier tergite bien visible latéralement. 3
Partie latéro-postérieure du 8e tergite ne faisant absolument pas saillie
vers 1 arrière (fig. 59). Partie postérieure de la plaque sous-génitale trian¬
gulaire, terminée par 2 épines; élytres atteignant ou presque le bord posté¬
rieur du 3 e tergite; taille grande.
C. moralesi n. sp., p. 48.
Partie latéro-postérieure du 8 e tergite faisant nettement saillie
l’arrière.
Élytres n’atteignant pas le bord postérieur du 2 e tergite.
vers
5
6
Plaque sous-génitale terminée par un petit lobe bien différencié armé
d épines irrégulières sur les bords latéraux et postérieur. 7
Extrémité de la plaque sous-génitale pourvue de 2 épines juxta-médianes
plus grandes que les autres (Desc., 1964, fig. 101); carène supéro-interne
des fémurs postérieurs armée de 13-16 épines.
C. minima Descamps, 1964, p. 49.
Extrémité de la plaque sous-génitale pourvue d’une seule épine médiane
plus épaisse et plus grande que les autres (Desc., 1964, fig. 119); carène
supéro-interne des fémurs postérieurs armée de 7 épines ( d inconnu).
C. acutissima Descamps, 1964.
Plaque sous-génitale terminée par un petit lobe peu différencié armé de
4 dents (Desc., 1964, fig. 122).
C. nigrivalva Descamps, 1964, p. 50.
Élytres atteignant le bord postérieur du 2 e tergite. Plaque sous-génitale
armée de 4 fortes épines terminales (Desc., 1964, fig. 125) ( d inconnu).
C. quadrispinosa Descamps, 1964.
Carcinomastax porlentosa Rehn et Rehn, 1945
(fig. 40-48)
Rehn et Rehn, 1945, p. 223 ( d seulement).
Descamps, 1964, p. 93, fig. 107-109 ( d seulement).
Descamps et Wintrebert, 1965, p. 86.
Complexe phallique (fig. 40-43) : épiphalle du même type que chez C. moralesi,
les crochets terminaux courts, incurvés, aplatis dorso-ventralement, réunis à la
base. Capsule ectophallique rétrécie vers l’avant, comme chez C. minima et C. sey-
rrn; un triangle membraneux ventro-apical; un autre de plus grande taille et un
lobe membraneux en position dorso-apicale. Bordure de l’ouverture postérieure
épineuse; 2 épines nettement plus fortes que les autres situées de part et d’autre
du triangle membraneux ventro-apical.
?• Néallotype : Fastigium du vertex, considéré de profil légèrement déclive,
arrondi a l’extrémité. Carinules médianes de la face subcontiguës et parallèles.
Carène médiane du pronotum bien nette; incision du bord postérieur en angle
obtus. Cinq carènes aux fémurs antérieurs et médians, les 2 inférieures très rap¬
prochées. Spinescence des carènes supérieures des fémurs postérieurs répondant
à la formule suivante de l’extérieur vers l’intérieur : 5-6; 7-8; 16-17. Extrémité des
elytres atteignant le milieu du 2 e tergite.
Huitième tergite enveloppant, les bords latéraux contigus (ou se chevauchant)
Source : MNHN, Paris
M. DESCAMPS
ventralement à la partie médiane; partie latéro-postérieure très fortement saillante
vers l’arrière, atteignant presque l'extrémité de la plaque sous-génitale; angle
latéro-postérieur très largement arrondi. Dernier tergrte très peu découvert, appa-
Fig. 40-48. — Carcinomaslax portentosa Rehn et Rehn, 1945. <4*, O. — 40. Complexe phal¬
lique latéralement. — 41. Épiphalle dorsalement. — 42. Endophalle latéralement. — 43. Capsule
ectophallique dorsalement. — 44. Extrémité abdominale $ latéralement. — 45. Ampoule de la
spermathèque. — 46. Extrémité abdominale 2 ventralement. — 47. Plafond de la bourse copula-
trice dorsalement. — 48. Plaque sous-génitale $, face dorsale.
raissant latéralement sous forme d’une petite lunule (ou d’un petit triangle).
Partie visible de la plaque sous-génitale subtriangulaire, à bords irrégulièrement
épineux; extrémité armée de 2 épines plus fortes que les autres. Valves de l’ovis-
capte armées de 6-7 dents sur le bord externe.
Insecte décoloré; teinte générale brunâtre. Fastigium marqué de noir latéra¬
lement; une tache noire sur les mandibules; extrémité des tibias et des articles
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE
47
tarsaux noire. Une bande infra-oculaire rougeâtre. Une bande médio-dorsale brun-
noir, s’élargissant pour former un triangle sur le 7 e tergite; 8 e tergite à bandes
médio-dorsale et postérieure brun-noir limitant 2 aires jaune clair — ces aires
claires s’observent, en collections, chez la plupart des Carcinomastax $ ; elles doivent
se rencontrer vraisemblablement chez toutes les espèces sur le vif. Une tache
brune sur le 5 e sternite, une bande de même couleur sur le 6 e ainsi qu’un triangle
sur le 7 e ; expansions latéro-postérieures du 8 e tergite et plaque sus-anale brun-noir.
Plaque sous-génitale, après dissection, très fortement rétrécie à la partie
médiane; pas de sclérifications postvaginales; un petit repli membraneux, ébauche
de guide-œuf. Face dorsale du plafond de la bourse copulatrice comme représentée
figure 47. Spermathèque à ampoule terminale simple.
F E P Cy Cm
10,5-11,8 (11,1) 3,8-4,3 (4,0) 2,2-2,4 (2,3) 2,78-3,04(2,92) 2,30-2,56 (2,45)
9$ 12,5-14,5 (13,4) 4,7-5,4 (4,9) 2,6-2,9 (2,8) 3,10-3,26 (3,20) 3,15-3,60 (3,30)
Madagascar Est : District de Rogez, entre Tamatave et Tananarive, 1 J holo-
type et 1 <? paratype, XII-1936 à IV-1938 (C. Lamberton). Académie de Philadel¬
phie. Rogez, 1$ néallotype, 9 c? et 9?, 1-1932 (A. Segrig). Muséum de Madrid et
Muséum de Paris.
Carcinomastax moralesi n. sp.
(fig. 49-59)
c?. Holotype. Taille grande pour le genre. Fastigium du vertex, considéré de
profil, peu saillant en avant des yeux, subhorizontal, arrondi à l’extrémité. Espace
interoculaire étroit, à carinules latérales subcontiguës. Yeux relativement grands
et peu saillants; distance infra-oculaire subégale à la plus grande largeur de l’œil.
Face pourvue de 2 callosités longitudinales, divergentes vers le bas, rendues plus
apparentes par leur coloration contrastée.
Disque du pronotum à bord postérieur incisé en triangle, l’angle rentrant de
l’incision arrondi; bord inférieur des lobes latéraux légèrement excurvé à la partie
postérieure, l’angle postérieur arrondi, saillant vers l’arrière et vers le bas. Fémurs
antérieurs de section ovale, seule la carène supéro-externe bien nette. Fémurs
médians très épais, le bord supérieur (vision latérale) très arqué, la hauteur à
l’avant subégale à la hauteur à l’arrière, les carènes supérieures bien nettes; face
inférieure à mamelon conique à la rencontre du 1/3 antérieur et des 2/3 postérieurs.
Epines de la carène supéro-interne des fémurs postérieurs relativement peu nom¬
breuses pour un insecte de cette taille; spinescence des carènes supérieures répon¬
dant à la formule suivante de l’extérieur vers l’intérieur : 5-7; 7-8; 11-12. Élytres
atteignant le bord postérieur du 3 e tergite.
Expansion médiane de l’avant-dernier tergite horizontale, rectangulaire,
transverse, fortement déprimée, les angles postérieurs odontiformes, saillants,
encadrant un petit lobe médian à extrémité tronquée. Dernier tergite visible laté¬
ralement sous forme d’une pièce rectangulaire, étroite, à angle postéro-interne
formant une longue apophyse orientée vers l’arrière et vers le haut. Plaque sus-
anale triangulaire, la partie postérieure au sillon transverse étroite, l’extrémité
arrondie. Cerques épais, nettement courbés vers le haut, un peu après le milieu.
Bord postérieur du 8 e sternite concave. Lobe médian de la partie apicale du
complexe sous-génital ovale en vision ventrale, parcouru par une forte côte plus
saillante aux extrémités ; bord postérieur (vision latérale) excurvé à la base, incurvé
au centre, puis coudé dorsalement pour former un angle droit arrondi (fig. 49);
apex pointant vers l’avant. Lobes latéraux atteignant le 1/3 apical du lobe médian,
l’angle postéro-interne incurvé, largement arrondi de profil.
Insecte décoloré. Rugosités de la face claires sur fond sombre; mandibules
marquées de noir; vertex marbré de brun. Élytres bruns à nervation claire; ailes
enfumées. Extrémité des fémurs, des tibias et des articles des tarses de coloration
noire. Extrémité de l’abdomen marquée de brun. Cerques bruns. Angles de l’expan¬
sion médiane de l’avant-dernier tergite, apophyse du dernier, extrémité des plaques
infracercales et angle postéro-interne des lobes latéraux du complexe sous-génital
de coloration noire.
Épiphalle à baguettes latérales subparallèles; crochets épais, incurvés, réunis
par 2 courtes apophyses basales. Capsule ectophallique à bordure apicale épineuse
Source : MNHN, Paris
M. DESCAMPS
Fig. 49-56. — Carcinomastax moralesi n. sp. A. — 49. Extrémité abdominale latéralement.
— 50. Épiphalle dorsalement. — 51. Extrémité abdominale dorsalement. — 52. La même en
vision ventro-apicale. — 53. Capsule ectophallique dorsalement. — 54. Fémur médian latéralement.
— 55. Complexe phallique latéralement. — 56. Endophalle latéralement.
et lobe dorso-apical submembraneux. Endophalle de taille moyenne (fig. 55, 56).
?. Allotype. Capsule céphalique relativement élargie vers le bas. Antennes
plus courtes que la distance comprise entre la suture clypéale et l’extrémité du
fastigium. Carinules médianes de la face épaissies et écartées vers le bas, se rejoi¬
gnant avant la suture clypéale.
Carène médiane du pronotum épaisse, peu saillante et bien nette. Face externe
des fémurs antérieurs fortement carénée. Spinescence des carènes supérieures des
fémurs postérieurs répondant à la formule suivante, de l’extérieur vers l’intérieur :
6-7; 6-8; 8-9. Extrémité des élytres dépassant légèrement le bord postérieur du
3 e tergite.
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE
Huitième tergite complètement enveloppant, les bords latéraux contigus
ventralement (ou se chevauchant légèrement); partie latéro-postérieure ne faisant
pas saillie vers l’arrière; angle latéro-pôstérieur droit, non arrondi. Dernier tergite
bien découvert latéralement, la partie visible ayant la forme d’une pièce trian¬
gulaire tronquée en oblique. Partie visible de la plaque sous-génitale triangulaire,
à bords légèrement épineux, l’extrémité en forme de petite fourche à branches
arrondies à l’apex. Valves de l’oviscapte plus fortes que chez les autres espèces;
bord externe des valves inférieures à 7-8 dents ; bord externe des valves supérieures
à 8-10 dents.
Insecte décoloré; épaississement du 7 e sternite, partie ventrale du bord posté¬
rieur du 8 e tergite et extrémité de la plaque sous-génitale de coloration noire. Tibias
postérieurs bleu-noir.
F E P Cy Cm
le? 12,9 6,5 2,7 3,30 2,95
2$ 17,1-17,8 8,4-10,3 3,9-4,3 3,90-4,05 4,55-4,80
Madagascar Est : Rogez, le? holotype, 1$ allotype, XII-1931 (A. Seyrig).
Muséum de Madrid. Forêt de Tampolo, 1$ paratype, XII-1933 (A. Seyrig).
Muséum de Paris.
Cet insecte remarquable par sa taille se différencie des autres espèces du même
genre (sauf C. aculissima) par la spinescence de la carène supéro-interne des fémurs
postérieurs : épines relativement peu nombreuses et long espace basal inerme. Les
valves de l’oviscapte sont relativement fortes pour le genre. Cette espèce se rencontre
à Rogez d’où est également connue C. portentosa.
Carcinomastax minima Descamps, 1964
Descamps, 1964, p. 90, fig. 96-106.
Madagascar Est : Périnet, 1 <? et 7?, II, III et XII-1932 (A. Seyrig) ; 1 c?,
11-1935 (A. Seyrig).
Source : MNHN, Paris
50
M. DESCAMPS
Signalisations antérieures : Périnet, localité du type; Ankasoka (District
de Moramanga); Anosivola (Réserve naturelle III).
Carcinomastax seyrigi Descamps, 1964
Descamps, 1964, p. 94, fig. 110-117.
Cette espèce est la plus méridionale qui soit actuellement connue.
Madagascar Sud-Est : Ivondro (Nord-Ouest de Fort-Dauphin, fig. 28), 1
holotype, XII-1938 (A. Seyrig). Muséum de Paris.
Carcinomastax nigrivalva Descamps, 1964
(fig. 60-68, 176-178)
Descamps, 1964, p. 96, fig. 121-123.
cf. Néallotype. Taille moyenne. Distance infra-oculaire subégale à la plus
grande largeur de l’œil. Profil de la face un peu concave; 2 callosités faciales peu
saillantes.
Lobes latéraux du pronotum à bord inférieur peu oblique, l’angle postérieur
saillant vers l’arrière mais non vers le bas. Fémurs médians épais, mais cependant
moins que chez les autres espèces; pas de saillie conique à la face inférieure; seule
la carène supéro-externe bien nette. Spinescence des carènes supérieures des fémurs
postérieurs répondant à la formule suivante de l’extérieur vers l’intérieur : 3-4;
4-6; 12-13 (2-5; 4-9; 10-13 dans l’ensemble de la série). Élytres courts, convergents
vers l’arrière en vision dorsale, ne se chevauchant qu’à l’extrémité, celle-ci dépas¬
sant un peu le bord postérieur du 1 er tergite abdominal.
Expansion médiane de l’avant-dernier tergite horizontale, entièrement divisée
en 2 lobes par une découpure triangulaire atteignant la surface du tergite propre¬
ment dit; lobes triangulaires, légèrement divergents, l’extrémité arrondie et un peu
courbée vers le bas. Dernier tergite visible latéralement sous forme d’une pièce
subtriangulaire à extrémité arrondie et à saillie odontiforme orientée vers l’arrière.
Cerques coudés vers le haut, en angle obtus, un peu après le milieu ; partie posté¬
rieure un peu comprimée latéralement. Bord postérieur du 8 e sternite à concavité
médiane peu marquée. Aire membraneuse de la partie basale du complexe sous-
génital imparfaitement différenciée. Lobe médian de la partie apicale non courbé,
le bord postérieur (en vision latérale) sinué; extrémité renflée, subhémisphérique,
à épine terminale courte, un peu inclinée vers l’avant; face ventrale étroite, réunie
aux lobes latéraux par un large connectif subcoriacé. Lobes latéraux courts, l’extré¬
mité plus large que la base (vision latérale), rabattue vers l’intérieur; bord posté¬
rieur rectiligne, angle postéro-interne droit et angle opposé aigu (vision latérale).
Insecte décoloré. Pattes et capsule céphalique à traces de coloration verte.
Labre rouge orangé. Élytres et cerques bruns. De coloration noire : partie postérieure
du 8 e urite, dernier tergite, partie médiane du complexe sous-génital et extrémité
des lobes de la partie apicale. Tibias postérieurs verdâtres à la base, rougeâtres à
l’extrémité; genou postérieur noir.
Crochets de l’épiphalle à renflement préapical. Capsule ectophallique bombée
ventralement, étranglée au 1/4 postérieur; ouverture apicale transverse à bords
inermes; 2 bombements ventro-subapicaux ; lobe dorso-apical membraneux,
comprimé latéralement; face dorsale peu sclérifiée. Sclérite du gonopore à forte sail¬
lie médiane (vision latérale); extrémité du sac spermatophore portant 2 petites
lames membraneuses subtriangulaires.
?. Plaque sous-génitale, après dissection, très fortement rétrécie à la partie
médiane; une sclérification postvaginale bien nette, de coloration noire; un repli
longitudinal épais, ridé transversalement, subcoriacé, fortement saillant, lingui-
forme, constituant un guide-œuf relativement bien différencié. Face dorsale de la
bourse copulatrice à 2 sclérifications subcarrées de coloration noire; débouché du
canal de la spermathèque entouré d’un épais bourrelet; ampoule terminale comme
représentée figure 177.
F E P Cy Cm
4cf 9,5-10,6 ( 9,7) 2,8-3,0 2,0-2,2 2,54-2,70 (2,59) 2,07-2,25 (2,10)
4? 12,0-12,7 (12,4) 3,4-3,9 2,6-2,8 2,98-3,00 3,08-3,12
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE
51
Fig. 60-68. — Carcinomastax nigrivalva Descamps, 1964. tf. — 60. Extrémité abdominale
latéralement. — 61. La même en vision ventro-apicale. — 62. Épiphalle dorsalement. — 63. Bord
postérieur de l’avant-dernier tergite. — 64. Capsule ectophallique dorsalement. — 65. Fémur
médian latéralement. — 66. Ampoule de la spermathèque. — 67. Complexe phallique latéralement.
— 68. Endophalle latéralement.
Source : MNHN, Paris
52
M. DESCAMPS
Madagascar Nord : Montagne d’Ambre, 1 d 1 néaUotype, 3 <? et 4Ç, XII-1968
fV ”tgnllSira mtériëur™ Montagne d’ Ambre, Les Roussettes.
Genre Teratomastax Descamps, 1964
Teratomastax aberrans Descamps, 1964
Descamps, 1964, p. 113, fig. 144-152.
Ce genre monospécifique connu par le seul d holotype avait été classé précé-
demment ïrmi les ?seudoschmidti.ni. Il nons semble pins rationnel de le ilasser
parmi les Carcinomastacini en raison de la structure des termites 6 et 7, des pattes
médianes et de certains autres caractères primitifs. La spinescence des carènes
supérieures des fémurs postérieurs le différencie des Carcinomastacini typiques
et incite à le considérer comme un lien entre les 2 tribus. D ,
Le matériel étudié comporte un second d en provenance de Perinet, locabté
du type, III-1932 (A. Seyrig). Muséum de Madrid.
F E P Cy Cm
ld 10,0 2,2 2,1 2,75 2,30
Tribu DENDROMASTAC INI nov.
Fastigium du vertex peu saillant; espace interoculaire d étroit, à carinules
latérales subcontiguës. Yeux grands, un peu allongés, non striés, relativement peu
saillants. Face calleuse, monochrome (callosités plus claires que la teinte de fond).
Antennes longues à flagelle noir. ..
Angle postérieur des lobes latéraux du pronotum saillant vers 1 arrière ou en
oblique vers l’arrière et vers le bas. Fémurs antérieurs d peu épais, à face externe
généralement carinulée; fémurs médians grêles, parfois très longs. Elytres allongés,
non contigus dorsalement.
Avant-dernier tergite d à partie postérieure trilobée ou à expansion médiane.
Dernier tergite simple, peu découvert, exceptionnellement pourvu d’un appendice
(Dadulomastax). Cerques courts, un peu comprimés latéralement et incurvés.
Complexe sous-génital relativement peu élaboré, à aire membraneuse bien nette,
distante du lobe médian. Ce dernier large à la base. Lobes latéraux simples, lar¬
gement implantés à l’angle postéro-externe des aires latérales.
Huitième tergite $ toujours complètement enveloppant. Partie postérieure de
la plaque sous-génitale (seule visible) triangulaire à bords épineux. Valves de l’ovis-
capte typiquement longues. Valves inférieures à face ventrale étroite, l’arête
dorsale à large sinuosité préapicale, la dent apicale peu courbée.
Capsule céphalique non marquée de noir; insectes à dominante verte.
Épiphalle étroit, à crochets longs, réunis à la base. Capsule ectophallique sub¬
cylindrique, l’ouverture postérieure en position dorsale (Dendromastax) ou apicale;
voile de l’ouverture dorso-basale parfois pourvu d’une forte crête (Acridomastax).
Sclérite du gonopore faisant souvent défaut (Dendromastax; Dadulomastax);
sac spermatophore sans sclérification apicale ou à sclérification en arceau (Acrido¬
mastax). Plaque sous-génitale $ rétrécie à la partie médiane; guide-œuf parfois
ébauchl; large sclérification postvaginale; ampoule de la spermathèque piriforme.
Madagascar Est.
Trois genres : Dendromastax Descamps et Wintrebert, 1965 ; Acridomastax nov. ;
Dadulomastax nov.
Genre type : Dendromastax Descamps et Wintrebert, 1965.
Genre Dendromastax Descamps et Wintrebert, 1965
Descamps et Wintrebert, 1965, p. 79.
Genre de la région Est dans lequel avaient été classées provisoirement D. rehni
et D. regressivalva jusqu’à présent connues par les Ç seulement. Ces 2 espèces sont
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDT1INAE
53
transférées dans le genre Acridomastax nov. alors que 2 autres Dendromastax sont
décrits ci-dessous. Ce genre comprend donc à ce jour 3 espèces dont 2 couples
spécifiques, la 3 e n’est connue que par la ?.
CLÉ DES ESPÈCES ( c?)
1 (2) Lobe médian de la partie apicale du complexe sous-génital à bords laté¬
raux incurvés à la partie médiane (vision ventro-apicale), la face ventrale
non carénée, l’extrémité non recourbée dorsalement (Desc. et Wint.,
1965, fig. 136-141).
D. spatulaia Descamps et Wintrebert, 1965.
2 (1) Lobe médian de la partie apicale du complexe sous-génital à bords laté¬
raux rectilignes à la partie médiane, la face ventrale parcourue par une
carène se divisant en 2 vers l’arrière, l’extrémité coudée dorsalement à
angle droit (fig. 69, 70).
D. cornuta n. sp., p. 53.
CLÉ DES ESPÈCES (?)
1 (4) Plaque sous-génitale terminée par une très forte épine; bords latéraux de
la partie postérieure armés d’épines visibles ventralement . 2
2 (3) Épine terminale de la plaque sous-génitale relativement fine, située dans
le prolongement d’une forte carène médiane; valves inférieures de l’ovis-
capte minces (vision latérale); angle postéro-interne de la saillie ventrale
du 8 e tergite largement arrondi (Desc. et Wint., 1965, fig. 144-145).
D. spatulata Descamps et Wintrebert, 1965.
3 (2) Plaque sous-génitale non carénée, l’épine terminale plus épaisse; valves
inférieures de l’oviscapte épaisses (vision latérale); angle postéro-interne
de la saillie ventrale du 8 e tergite droit (fig. 80, 81) ( <S inconnu).
D. pectinifer n. sp., p. 55.
4 (1) Plaque sous-génitale terminée par 3 épines de petite taille ; bords latéraux
pourvus d’épines invisibles ventralement (fig. 73, 79).
D. cornuta n. sp., p. 55.
Dendromastax cornuta n. sp.
(fig. 69-79)
cf. Holotype. Face pourvue de 2 callosités sous-antennaires un peu allongées
et de 2 callosités médianes subovoïdes. Carinules médianes de la face relativement
saillantes, contiguës, confondues juste avant la suture clypéale.
Extrémité des élytres dépassant un peu le bord postérieur du 1 er tergite.
Spinescence des carènes supérieures des fémurs postérieurs répondant à la formule
suivante de l’extérieur vers l’intérieur : 4-6; 7-8; 6-7.
Angle latéro-postérieur de l’avant-dernier tergite d’un peu plus de 90°. Pièce
postéro-médiane (recouvrant la base de la plaque sus-anale) horizontale, très légè¬
rement déprimée au milieu, plus étroite à l’avant qu’à l’arrière, les angles postérieurs
d’un peu moins de 90°, le bord postérieur rectiligne et légèrement oblique de l’exté¬
rieur vers une petite découpure médiane; bords latéraux excurvés. Dernier tergite
visible latéralement et dorsalement sous forme d’une pièce rectangulaire bosselée.
Cerques un peu incurvés, l’extrémité comprimée latéralement. Partie postérieure
du 7 e sternite profondément découpée. Aire membraneuse de la partie basale du
complexe sous-génital rétrécie vers l’arrière; aires latérales déprimées, bordées de
côtes relativement nettes. Lobe médian de la partie apicale à base large; bords
latéraux parallèles et saillants à la partie médiane; partie postérieure élargie et
coudée dorsalement, subcordiforme en vision dorsale ; extrémité arrondie, pointant
vers l’avant; face ventrale parcourue par une côte bien saillante se divisant en
2 branches sur l’expansion terminale ; à la partie basale, 2 aires latérales subtrian-
Source : MNHN, Paris
M. DESCAMPS
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE
55
gulaires, à bord externe noir. Lobes latéraux très étroits sur les 2/3 basaux; extré¬
mité renflée en palette, fortement incurvée, moins large que chez D. spatulata, la face
ventrale légèrement concave.
Insecte décoloré. Antennes noires sauf les 3 premiers articles : élytres bruns à
nervation claire. Bord postérieur des tergites 6 et 7 frangé de brun. Angle latéro-
postérieur de l’avant-dernier tergite, aires latérales du complexe sous-génital et
extrémité des plaques infracercales de coloration noire.
Épiphalle à crochets longs, renflés au milieu et réunis à la base par 2 courtes
apophyses. Capsule ectophallique en forme de navette (vision latérale); ouverture
génitale en position dorsale; 2 lobes postérieurs comprimés dorso-ventralement;
voile de l’ouverture dorso-basale membraneux, dépourvu de crête. Pas de sclérite
du gonopore ni de repli dorsal formant comme chez le génotype, une poche super¬
posée au sac spermatophore.
?. Allotype. Trois paires de callosités faciales. Élytres dépassant légèrement
le bord postérieur du 1 er tergite. Spinescence des carènes supérieures des fémurs
postérieurs répondant à la formule suivante de l’extérieur vers l’intérieur : 6;
7-8 ; 8 (7-9 ; 6-8 ; 7-9 sur l’ensemble des paratypes).
Bords latéraux du 8 e tergite convexes, se chevauchant sur les 2/3 basaux;
angle latéro-postérieur bien saillant, arrondi. Dernier tergite visible latéralement
sous forme d’une pièce triangulaire, la partie externe (représentant le 10 e tergite)
étroite, à angle postérieur légèrement saillant. Partie visible de la plaque sous-
génitale rétrécie peu après l’angle latéro-postérieur du 8 e tergite, se terminant par
un lobe subtriangulaire, déprimé, à bords redressés dorsalement et armés de plu¬
sieurs épines, à face ventrale limitée latéralement par des carènes bien saillantes.
Valves de l’oviscapte longues et étroites, les supports basaux légèrement découverts;
11 dents environ sur le bord externe.
Insecte décoloré; traces de coloration verte sur les pattes antérieures et mé¬
dianes ; tibias postérieurs rougeâtres.
Plaque sous-génitale, après dissection, fortement rétrécie avant et après le
milieu; large sclérification postvaginale; un grand repli membraneux, ébauche de
guide-œuf. Face dorsale du plafond de la bourse copulatrice comme représentée
figure 75. Spermathèque à ampoule terminale simple, piriforme.
F E P Cy Cm
le? 9,3 2,1 2,0 2,50 1,95
3$ 12,0-12,3 2,6-2,9 2,7 2,88-2,95 2,84-2,90
Madagascar Est : Périnet, 1 d" holotype, 11-1932 (A. Seyrig); 1$ allotype,
3$ paratypes et 1 larve ?, III-1932 (A. Seyrig). Muséum de Madrid; 2 paratypes
au Muséum de Paris.
Dendromastax pectinifer n. sp.
(fig. 80-83)
$. Holotype. Fastigium du vertex à extrémité légèrement tronquée. Callosités
faciales bien marquées. Yeux relativement saillants; distance infra-oculaire un peu
plus grande que la largeur de l’œil.
Carène médiane du pronotum un peu surélevée à la partie postérieure; angle
postérieur des lobes latéraux saillant en léger oblique vers l’arrière et le bas. Extré¬
mité des élytres atteignant le milieu du 2 e tergite abdominal. Spinescence des carènes
supérieures des fémurs postérieurs répondant à la formule suivante de l’extérieur
vers l’intérieur : 10; 8-10; 9-10.
Bord postérieur du 7 e sternite à forte saillie médiane. Bords latéraux du 8 e ter¬
gite se chevauchant ventralement; saillie postéro-ventrale de ce même tergite forte,
à angle postéro-interne droit et angle postéro-externe arrondi (le tergite étant sup¬
posé déplié) ; bord postérieur considéré latéralement (fig. 80) à concavité beaucoup
plus forte que chez les autres espèces. Partie externe du dernier tergite étroite,
à angle bien saillant et arrondi à l’extrémité. Plaque sous-génitale du même type
que chez D. spatulata, étroite, fortement bombée longitudinalement, terminée par
une forte épine à base très épaisse; bords latéraux de la partie terminale armés
d’épines aiguës. Valves inférieures de l’oviscapte épaisses en vision latérale, la face
ventrale étroite, fortement dénivelée par rapport aux supports basaux; ondulation
préapicale de l’arête dorsale large; bord externe armé de 12-13 petites dents cons-
Source : MNHN, Paris
56
M. DESCAMPS
tituant un alignement courbé vers l’intérieur à la base. Douze dents sur le bord
externe des valves supérieures.
Insecte partiellement décoloré, devant être vert sur le vif. Face brunâtre
orangé, les callosités et les carènes jaune-vert; joues à bande antérieure orange,
suivie d’une bande jaune; dessus de la tête brun. Pattes vertes; extrémité des
fémurs postérieurs à croissant géniculaire brun; tibias postérieurs verts, l’extrémité
rougeâtre. Valves de l’oviscapte marquées de noir.
S inconnu.
F P Cy Cm
1? 15,0 2,9 3,24 3,05
Madagascar Sud-Sud-Est : Sud du col de Manangotra, Isaka-Ivondro, altitude
500 à 600 m, 1$ holotype, 4-VI-1968 (D. Wintrebert). Muséum de Paris.
Genre Acridomastax nov.
d- Très proche d’allure du genre Dendromastax; forme générale grêle; taille
moyenne. Capsule céphalique plus large au niveau des yeux qu’au niveau des
articulations mandibulaires. Face calleuse, subrectiligne de profil Fastigium très
peu saillant; espace interoculaire étroit. Yeux grands; distance infra-oculaire un
peu plus courte que la largeur de l’œil. Antennes subégales à la longueur de la
capsule céphalique vue de face; épine antennaire sur le 4 e article à partir de
1 apex; un petit mamelon sur le 7 e article.
Pronotum finement rebordé, le bord postérieur incisé; angle postérieur des
lobes latéraux saillant vers l’arrière. Brachyptère; élytres allongés, subcontigus
dorsalement, légèrement rétrécis vers l’arrière, l’extrémité arrondie. Fémurs anté¬
rieurs et médians peu épais, pourvus de 2 carènes supérieures bien nettes ; carènes
inférieures non décelables; face externe des fémurs antérieurs carénée. Face infé¬
rieure des tibias antérieurs et médians inerme (sauf les épines apicales). Carènes
supérieures des fémurs postérieurs armées d’épines courtes, fortes, coniques, celles
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE
57
de la carène interne en nombre sensiblement égal à celles des autres carènes et
implantées de façon identique. Griffes des tarses inégales; 2 e éperon interne des
tibias postérieurs spiniforme.
Extrémité de l’abdomen moyennement renflée. Bord postérieur du 7e tergite
légèrement concave. Avant-dernier tergite court, pourvu d’une expansion médiane
courte, large, limitée latéralement par 2 carènes, masquant la base de la plaque
sus-anale, le bord postérieur incisé. Dernier tergite rabattu vers l’intérieur,
en forme de segment circulaire, très peu découvert latéralement et dorsalement!
Cerques courts, rectilignes, l’extrémité renflée et comprimée latéralement. Plaques
infracercales étroites. Partie postérieure du 7 e sternite largement découpée.
Complexe sous-génital divisé en 2 parties par un étranglement médian. Aire
membraneuse bien nette, n’atteignant pas le niveau de l’étranglement médian.
Lobe médian de la partie apicale subtriangulaire, la face ventrale bombée, l’extré¬
mité simple. Lobes latéraux implantés à l’angle externe des aires latérales, allongés,
étroits, la face dorsale concave et orientée face au lobe médian.
Épiphalle à baguettes latérales subcontiguës, à crochets longs, réunis à la base
par 2 apophyses courtes et larges. Capsule ectophallique subcylindrique, l’ouver¬
ture génitale petite, en position apicale; ouverture dorso-basale à voile sclérifié
pourvu d’une forte crête ventrale faisant saillie dans la capsule. Endophalle très
petit; pénis allongé; sac spermatophore petit, bordé à l’arrière d’une sclérification
dorso-latérale en arceau ; un sclérite du gonopore.
$• Capsule céphalique un peu plus large au niveau des yeux qu’au niveau
des articulations mandibulaires. Distance infra-oculaire subégale à la largeur de
l’œil.
Fémurs antérieurs pourvus de 5 carènes, les 2 inférieures peu nettes; une légère
carène à la face externe des fémurs médians et une forte côte à la face inférieure.
Huitième tergite abdominal enveloppant, les bords latéraux se chevauchant
ventralement. Dernier tergite bien découvert latéralement, la partie externe
(représentant le 10 e tergite) large, subcirculaire (ou subrectangulaire), à angle
postéro-interne droit et peu saillant. Partie découverte de la plaque sous-génitale
triangulaire, à bords légèrement épineux. Valves de l’oviscapte relativement
courtes, étroites, à bords dentés; arête supérieure des valves inférieures à sinuosité
préapicale ; face ventrale rétrécie vers la base.
Espèce type du genre : Dendromastax rehni Descamps et Wintrebert, 1965.
Ce genre de la région Est de Madagascar comporte 3 espèces dont 1 seul
couple spécifique. A. rehni est connu par les 2 sexes ( J néallotype décrit ci-dessous) ;
A. tampolae n’est connu que par un c? et A. regressivalva que par une seule $.
A. regressivalva s’écarte de l’espèce type par les valves inférieures de l’oviscapte
courtes, à partie apicale régressée, et par la structure du 8 e tergite (cf. Descamps et
Wintrebert, 1965, p. 81).
CLÉ DES ESPÈCES (tf)
1 (2) Expansion médiane de l’avant-dernier tergite très peu concave, le bord
postérieur subrectiligne de part et d’autre de l’incision médiane, les angles
postérieurs inermes (fig. 86); élytres parcourus par 3 nervures longitu¬
dinales.
A. rehni (Descamps et Wintrebert, 1965).
2 (1) Expansion médiane de l’avant-dernier tergite très fortement concave,
le bord postérieur convexe de part et d’autre de l’incision médiane, les
angles postérieurs armés d’une forte épine (fig. 95); élytres plus larges,
parcourus par 4 nervures longitudinales.
A. tampolae n. sp., p. 59.
Acridomastax rehni (Descamps et Wintrebert, 1965) n. comb.
(fig. 84-92)
Carcinomastax portentosa Rehn et Rehn, 1945, p. 223, fig. 24-26 (? seulement).
Carcinomastax portentosa (?) Rehn et Rehn, 1945; Descamps, 1964, p. 93.
Dendromastax rehni Descamps et Wintrebert, 1965, p. 86.
Source : MNHN, Paris
58
M. DESCAMPS
* Néallotype. Deux callosités subcirculaires sous les antennes; 2 autres,
allongées et s’élargissant vers le bas sous les sillons transverses; carinules médianes
de la face contiguës. .. , .
Élvtres étroits, parcourus par 3 nervures longitudinales, 1 extrémité atteignant
le bord postérieur du 2 e tergite. Spinescence des carènes supérieures des fémurs
Fig. 84-92. — Acridomastax rehni (Desc. et Wint., 1965). n. comb. rf, O. — 84. Extrémité
abdominale $ latéralement. — 85. Épiphalle dorsalement. — 86. Extrémité abdominale $ dorsa-
lement. — 87. La même en vision ventro-apicale. — 88. Complexe phallique latéralement. —
89. Capsule ectophallique dorsalement. — 90. Endophalle latéralement. — 91. Plaque sous-
génitale g, face dorsale. — 92. Plafond de la bourse copulatrice et spermathèque.
postérieurs répondant à la formule suivante de l’extérieur vers l’intérieur : 6-8; 7-8;
6-7 (5-10; 7-11; 6-10 sur l’ensemble de la série étudiée).
Angle latéro-postérieur de l’avant-dernier tergite largement arrondi ; expansion
médiane un peu déprimée, limitée latéralement par des carènes peu saillantes, le
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE
59
bord postérieur subrectiligne et un peu rugueux de part et d’autre de l’incision
médiane, les angles postérieurs arrondis, très peu saillants. Aire membraneuse
du complexe sous-génital séparée du lobe médian par un épais bombement suivi
d’une fine dépression transverse; aires latérales fortement bombées, élargies vers
l’arrière. Lobe médian triangulaire en vision ventrale, très fortement bombé, la
base large, les bords légèrement convergents vers l’arrière, l’extrémité simple,
atténuée, un peu recourbée dorsalement. Lobes latéraux légèrement courbés
dorsalement, les angles terminaux arrondis et courbés vers l’intérieur.
Insecte à dominante jaune. Antennes noires, sauf les 3 articles basaux. Une
bande brun-noir sur le bord postérieur du 7 e tergite. Avant-dernier tergite jaune sauf
l’expansion médiane et le bord postérieur brun clair. Septième et 8 e sternites bordés
de brun-noir à la partie postérieure ; bords latéraux (parfois également la base) du
lobe médian du complexe sous-génital et extrémité des plaques infracercales de
coloration noire. Tibias postérieurs jaunâtres.
Capsule ectophallique pourvue de 2 lobes transverses encadrant latéralement
l’ouverture génitale; partie ventro-apicale déprimée longitudinalement, la dépres¬
sion élargie au milieu ; un petit lobe ventro-subapical visible de profil.
F E P Cy Cm
5<j> 9,9-10,5 (10,2) 3,1-3,3 (3,2) 2,0-2,2 (2,1) 2,50-2,65(2,55) 1,82-1,87(1,84)
7? 12,1-13,6(12,8) 3,5-4,2 (3,8) 2,5-2,8 (2,6) 2,70-2,88(2,78) 2,49-2,60(2,53)
Madagascar Est : Oriental forest, district of Rogez, between Tamatave and
Tananarive, élévation 800 m, 1$ holotype, XII-1936-IV-1937 (C. Lamberton).
Académie des Sciences naturelles de Philadelphie. Rogez, 1 3 néallotype, 2 3 et 2$,
XII-1931 (A. Seyrig); 2 3 et 2$, VI-1932 (A. Seyrig); 1 3 et 1$, VII-1932
(A. Seyrig); 2$, X-1932 (A. Seyrig). Muséum de Madrid. Périnet,lÇ, 1935
(A. Seyrig). Réserve naturelle de Zahamena, 1$. Muséum de Paris.
Acridomastax tampolae n. sp.
(fig. 93-97)
3 . Holotype. Très proche de l’espèce précédente, en diffère comme suit :
élytres plus larges, parcourus par 4 nervures longitudinales, l’extrémité atteignant
le bord postérieur du 2 e tergite; spinescence des carènes supérieures du fémur
postérieur (unique) répondant à la formule suivante de l’extérieur vers l’intérieur :
Expansion médiane de l’avant-dernier tergite fortement concave, les parties
latérales relevées et constituant 2 côtes très épaisses et fortement saillantes; bord
postérieur convexe et rugueux de part et d’autre de l’incision médiane; angles
postérieurs saillants, terminés par une épine à pointe orientée vers l’arrière et vers
l’intérieur. Aire membraneuse de la partie basale du complexe sous-génital séparée
de la partie apicale par un bombement large, peu saillant, continu avec la base du
lobe médian; ce dernier triangulaire, moins large que chez A. rehni, la base enca¬
drée de 2 fortes dépressions, les bords latéraux fortement convergents vers l’arrière.
Lobes latéraux légèrement élargis vers l’arrière, non courbés dorsalement.
Insecte décoloré, uniformément brun clair; bords latéraux du lobe médian
du complexe sous-génital noirs.
Capsule ectopnallique très étroite en vision dorsale à la partie postérieure;
pas de lobes transverses bien différenciés encadrant latéralement l’ouverture
génitale; partie ventro-apicale déprimée longitudinalement, la dépression de
largeur constante, limitée par 2 fortes crêtes; extrémité apparaissant tronquée
en biais de haut en bas et d’arrière en avant en vision latérale.
$ inconnue.
F E P Cy Cm
1 3 10,6 3,6 2,2 2,70 2,15
Madagascar Est : Forêt de Tampolo, 1 3 holotype, V-1932 (A. Seyrig).
Muséum de Madrid.
Genre Dactulomastax nov.
3. Très proche d’allure du genre Acridomastax. Profil de la face un peu con-
Source : MNHN, Paris
60
M. DESCAMPS
cave. Fastigium du vertex très peu saillant; espace interoculaire étroit. Distance
infra-oculaire subégale à la largeur de 1 œil. , . ,
Brachvotère; élvtres allongés, subcontigus dorsalement, de largeur subcons¬
tante, rextrémité largement arrondie. Pattes antérieures et médianes grêles, les
Fig. 93-97. — Acridomaslax tampolae n. sp. — 93. Extrémité abdominale latéralement.
_94. Capsule ectophallique dorsalement. — 95. Extrémité abdominale dorsalement. — 96. La
même en vision ventro-apicale. — 97. Complexe phallique latéralement.
fémurs pourvus de 2 carènes supérieures, d’une carène externe et d’une carène
inférieure. Fémurs postérieurs?. Plaque sternale bien rebordée, élargie entre les
hanches postérieures. Griffes des tarses inégales.
Extrémité de l’abdomen renflée. Avant-dernier tergite court, pourvu d’une
expansion médiane bien différenciée, subrectangulaire; bord postérieur subrectiligne
de part et d’autre de l’expansion médiane. Dernier tergite pourvu d’un-fort appen¬
dice. Complexe sous-génital divisé en 2 parties par une large dépression faisant
suite à un épais bourrelet se confondant avec les aires latérales et encadrant l’aire
membraneuse. Lobe médian de la partie apicale à face ventrale bombée et carénée,
en forme de fer de lance, l’extrémité simple et recourbée dorsalement. Lobes laté¬
raux implantés à l’angle externe des aires latérales, la base large, la moitié posté¬
rieure repliée intérieurement.
Épiphalle du même type que chez le genre Acridomastax. Capsule ectophal¬
lique de grande taille, subcylindrique, la partie dorso-apicale membraneuse;
ouverture génitale en position dorso-apicale; extrémité antérieure pourvue d’une
forte crête ventrale; ouverture dorso-basale à voile membraneux dépourvu de
crête. Endophalle très petit; pas de sclérite du gonopore; sac spermatophore de
petite taille ; phallotrème à sclérification ventro-apicale.
$ inconnue.
Espèce type du genre : Daclulomastax gracilipes n. sp.
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE
61
Dactulomaslax gracilipes n. sp.
(fig. 98-105)
d- Holotype. Angle fastigio-facial, considéré de profil, droit et légèrement
encoché; 3 paires de callosités faciales.
Angle rentrant de la découpure postérieure du disque du pronotum prolongé
vers l’avant par une petite incision. Extrémité des élytres atteignant presque le
bord postérieur du 2 e tergite.
Expansion médiane de l’avant-dernier tergite à bords latéraux relevés dorsa-
lement a l’arrière, un peu plus étroite à l’avant qu’à l’arrière, les angles postérieurs
Source : MNHN, Paris
g2 M. DESCAMPS
nrnloneés nar une dent étroite, le bord postérieur incisé, la base encadrée de 2 larges
dénresfons angle latéro-postérieur <fe l'avant-dernier termte droit. Appendice
du P dê?n°e“t'erS épais, comprimé latéralement, en forme de lame de sabre recour¬
bée vers îé haut et légèrement vers l’avant. Bourrelet encadrant 1 aire membraneuse
5 wè sous-Bénital faisant légèrement sailhe vers l'arriere a la partie médiane
du complexe sous Mutai B convexe ^ ^ l’extrémité rabattue dorso-
ventïàïement et largement arrondie (vision latérale); bords latéraux légèrement
bleuies Wsion ventrale) ; base encadrée de 2 fortes dépressions; face ventrale
carénée Lobes latéraux à base large et extrémité .ncurvee (vision ventrale),
coudés presQue à angle droit (vision latérale), l'extrémité amincie
Ssecte décoloré; vertex brun foncé; bord postérieur du 7« terg.te brun-noir.
Complexe phallique comme décrit pour le genre et représenté aux figures 100-
103 ’ E P Cy Cm
1<J 3,5 2,3 2,70 2,30
Madagascar Est : s Maraoncetra, ex. coll. Le Moult », 1 cf holotype. Muséum
de Madrid.
Tribu CRYPTOMASTACINI nov.
Capsule céphalique allongée, face plane, de profil rectiligne. Fastigium du
vertex saillant, parfois fortement; espace mteroculaire large. Yeux allongés, peu
saillants, non striés. Antennes épaisses, seul le 7 e article a partir de 1 apex nette¬
ment plus long que large chez le c?» .
Fémurs antérieurs à face externe carinulée; fémurs médians plus ou moins
comprimés latéralement à la partie inférieure; lobe supéro-mterne des genoux
postérieurs plus long que le lobe supéro-externe. Micropteres; grande variation
dans le degré de réduction des organes du vol. Angle postérieur des lobes latéraux
du pronotum peu ou pas saillant vers l’arrière.
Avant-dernier tergite d à expansion médiane de forme variable, parfois bilobée.
Dernier tergite non appendiculé. Cerques courts, comprimés latéralement, un peu
incurvés. Partie basale du complexe sous-génital parfois réduite, a aire membra¬
neuse bien différenciée. Lobes latéraux de la partie apicale divisés par une côte
longitudinale. , . „ .. ... ,
Plaque sous-génitale $ fortement saillante, rétrécie vers 1 arriéré. Valves de
l’oviscapte longues, étroites, les inférieures plus courtes que les supérieures, à
arête dorsale lisse; dent apicale faible; bords latéraux à dents spiniformes.
Épiphalle à crochets réunis ou non à la base. Capsule ectophallique de forme
variable, ouverture postérieure en position apicale. Pas de guide-œuf; sclérification
postvaginale plus ou moins grande; ampoule de la spermathèque de petite taille.
Madagascar Nord-Ouest, Sambirano, archipel des Comores.
Deux genres : Cryptomaslax nov. et Dichromastax nov.
Genre type : Cryptomastax nov.
Genre Cryptomastax nov.
d. Taille petite à moyenne; forme trapue. Capsule céphalique un peu plus
large au niveau des yeux qu’au niveau des articulations mandibulaires. Fastigium
du vertex très fortement saillant, ascendant, triangulaire de profil, la face dorsale
non carinulée latéralement. Espace interoculaire large, de largeur subégale à la
longueur du scape antennaire. Face peu déclive, non calleuse. Yeux grands, peu
saillants, fortement allongés dorso-ventralement. Distance infra-oculaire subégale
à la largeur de l’œil. Antennes relativement courtes, épaisses, les articles terminaux
mal différenciés. Épine antennaire sur le 4 e article à partir de l’apex; un petit
mamelon sur le 7 e . ....
Pronotum élargi vers l’arrière, très finement rebordé, le bord postérieur incisé
en triangle, la carène médiane faible; angle postérieur des lobes latéraux arrondi,
un peu saillant vers l’arrière. Plaque sternale rebordée, peu élargie entre les hanches
postérieures et médianes. Microptère; élytres elliptiques, l’extrémité arrondie.
Pattes antérieures et médianes courtes ; fémurs antérieurs non épaissis, pourvus de
5 carènes (les 2 inférieures peu nettes et confluentes) ; fémurs médians à bord infé¬
rieur plus ou moins comprimé. Fémurs postérieurs épais; lobes géniculaires supé¬
rieurs aigus, l’interne nettement plus long que l’externe. Tibias et tarses postérieurs
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE
63
Source : MNHN, Paris
64
M. DESCAMPS
à longue pubescence; second éperon interne des tibias postérieurs spiniforme;
griffes des tarses inégales. . .......
Extrémité abdominale relativement peu renflée. Avant-dernier tergite plus
ou moins long, à expansion médiane complexe ou bilobée. Dernier tergite non appen-
diculé visible latéralement. Cerques courts, épais, incurvés. Huitième sternite à
aire basale submembraneuse et bord postérieur concave. Complexe sous-génital
divisé en 2 parties par une dépression sinueuse complète et bien nette. Partie basale
très courte à aire membraneuse bien différenciée mais de petite taille. Partie apicale
à lobe médian étroit, plus ou moins élargi à l’extrémité; lobes latéraux hirsutes,
très largement implantés sur le bord postérieur des aires latérales, libres jusqu’à
la base, orientés face au lobe médian, la face externe divisée par une forte carène.
Lobes latéraux du pronotum et partie médiane de l’abdomen de coloration
Épiphalle plus ou moins élargi d’avant en arrière; crochets courts, réunis à la
base ou non. Capsule ectophallique de forme complexe, l’ouverture postérieure
en position apicale limitée ventralement par 2 fortes crêtes. Endophalle très petit;
sac spermatophore surmonté d’un dôme en gouttière prolongeant la sclérification
postérieure. .
$. Capsule céphalique de largeur subégale au niveau des articulations mandi-
bulaires et au niveau des yeux. Distance infra-oculaire un peu plus grande que la
largeur de l’œil. Antennes de longueur subégale ou un peu plus longues que le
diamètre de l’œil. Bords latéraux du 8 e tergite dépassant ventralement les bords
du tergite précédent. Dernier tergite visible latéralement sous forme d’un triangle,
la partie externe (10 e tergite) étroite, à angle postérieur arrondi. Plaque sous-
génitale très allongée, carénée, un peu rétrécie vers l’arrière, recouvrant la base des
valves inférieures de l’oviscapte, l’extrémité bilobée ou incisée, les bords inermes.
Valves inférieures de l’oviscapte étroites, beaucoup plus courtes que les supérieures,
l’arête dorsale lisse. Valves supérieures à longue pilosité clairsemée, rectilignes en
vision latérale, la dent terminale spiniforme, peu différenciée. Bord externe des
4 valves armé de quelques petites épines, le bord externe des supérieures parfois
inerme. Cerques courts et coniques.
Pas de guide-œuf; 2 grandes sclérifications postvaginales; spermathèque à
ampoule terminale simple, de petite taille ; plafond de la bourse copulatrice mem¬
braneux.
Espèce type du genre : Cryptomaslax bicolor n. sp.
CLÉ DES ESPÈCES (c?)
1 (2) Taille moyenne; F > 10 mm; tibias postérieurs vert-jaune; pronotum
à bande longitudinale brune; expansion médiane de l’avant-dernier tergite
complexe, subrectangulaire, prolongée par une pièce en gouttière à conca¬
vité dorsale et à angles postérieurs saillants latéralement (fig. 108).
C. bicolor n. sp., p. 65.
2 (1) Taille petite; F < 8 mm; tibias postérieurs rouges; pronotum complète¬
ment jaune; expansion médiane de l’avant-dernier tergite simple, divisée
en 2 lobes divergents par une profonde découpure triangulaire (fig. 130).
C. comoroensis n. sp., p. 68.
CLÉ DES ESPÈCES (?)
1 (4) Une bande longitudinale brune sur le disque du pronotum; tibias posté¬
rieurs vert-jaune.'... 2
2 (3) Élytres atteignant le bord postérieur du 1 er tergite abdominal; fastigium
du vertex plus large, à bords excurvés à la base; lobe géniculaire supéro-
interne 2 fois plus long que le lobe supéro-externe (fig. 115-119).
C. bicolor n. sp., p. 68.
3 (2) Élytres dépassant à peine le bord postérieur du métanotum; fastigium
du vèrtex plus étroit, à bords non excurvés; lobe géniculaire supéro-
interne un peu plus long que le lobe supéro-externe (fig. 123, 124)
( <S inconnu J.
C. rostrata n. sp., p. 70.
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE
65
4 (1) Pronotum complètement jaune; tibias postérieurs rouges.
Fastigium du vertex élargi à la base; élytres dépassant un peu le bord
postérieur du mésonotum (fig. 127, 128).
C. comoroensis n. sp., p. 69.
Cryplomastax bicolor n. sp.
(fig. 107-122)
Fig. 107-115. — Cryplomastax bicolor n. sp. — 107. Extrémité abdominale latéralement.
— 108. La même dorsalement. — 109. Épiphalle dorsalement. — 110. Fémur médian latérale¬
ment. — 111. Extrémité abdominale en vision ventro-apicale. — 112. Complexe phallique latéra¬
lement. —113. Capsule cctophallique dorsalement. —114. Endophalle latéralement. —115. Genou
postérieur droit dorsalement.
Source : MNHN, Paris
I. DESCAMPS
, Holotvne Taille moyenne. Antennes subégales à la distance comprise
entre ia suture clypéale et l'extrémité du fastigium. Face dorsale du fastigium
subtriangulaire, légèrement concave, les bords latéraux chevauchant légèrement,
à la base, le tard interne des yeux. Une courte canmüe occipitale encadrée de
2 dé Sne n méSe U du pronotum sinuée de profil. Élytres environ 2 fois plus longs
oue larges finement réticulés, l'extrémité dépassant le bord postérieur du 1" tergite
abdominal: fémurs médians carinulés à la face externe, le bord inférieur un peu
comprimé. Spinescence des carènes supérieures dés fémurs postérieure répondant
à la formule suivante de l'extérieur vers l'intérieur : 5-6 ; 6-7 ; 6-7 (6-9 ; 7-9 ; 8 chez le
Daratvpe) Lobe géniculaire supéro-interne 2 fois plus long que le lobe supéro-externe.
V Avant-dernier tergite abdominal court, gibbeux. Expansion médiane sub¬
rectangulaire, déclive, divisée en 2 parties par un très fort étranglement situé au
niveau du 1/3 postérieur; angles postérieurs de la partie basale aigus et saillants;
partie apicale environ 3 fois moins large que la précédente, formant une gouttière
transverse ouverte dorsalement, le bord postérieur incisé, les angles postérieurs
fortement saillants latéralement. Dernier tergite visible latéralement sous forme
d’un rectangle à bord postérieur concave. Extrémité des cerques fortement com¬
primée Partie basale du complexe sous-génital presque entièrement cachée. Lobe
médian de la partie apicale caréné sur les 2/3 basaux, le 1/3 postérieur formant
une pièce subtriangulaire et légèrement concave ventralement, n’atteignant pas
l’extrémité des lobes latéraux. Partie interne des lobes latéraux bosselée et gra¬
nuleuse, rabattue vers le lobe médian, le bord interne sinueux; partie externe lisse,
un peu convexe, moins pileuse, formant un croissant allant de la base du bord
interne à l’extrémité du bord externe. . ... . , . .
Capsule céphalique brun foncé, la moitié inférieure de la face ocre orangé.
Fio. 115 a — Cryptomastax bicolor n. sp. ^
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE
67
Disque du pronotum parcouru par une bande longitudinale brune s’élargissant sur
les bords antérieur et postérieur; lobes latéraux jaunes. Élytres bruns. Pattes
entièrement vert-jaune sauf les genoux et la base des tibias postérieurs. Thorax
et abdomen bruns dorsalement, les tergitcs 4 et 5 jaunes; un triangle jaune à
pointe dirigée vers l’avant à la partie postérieure du 3 e tergite. Parties latérales
de l’avant-dernier tergite jaunes; pièces génitales brunes, marquées de jaune.
Épiphalle élargi vers l’arrière, les baguettes latérales larges, les crochets non
réunis à la base. Capsule ectophallique en S (vision latérale), à fort étranglement
médian; partie dorso-apicale en forme de large chaperon à bord postérieur incisé;
il, Si®; — Crgptomaslax bicolor n. sp. $>. — 116. Tête et pronotum latéralement. —
:r„: ,, ora * et élytre latéralement. — 118. Extrémité abdominale latéralement. — 119. Capsule
céphabque dorsalement. — 120. Plaque sous-génitale, face dorsale. — 121. Extrémité abdominale
ventralement. — 122. Ampoule de la spermathèque.
in, E , °-J 1 23 i 2 t- — Cryptomastax roslrata n. sp. $. — 123. Thorax et élytre latéralement. —
1Z4. Capsule céphalique dorsalement.
Source : MNHN, Paris
68
M. DESCAMPS
2 fortes cornes latéro-subapicales orientées vers l'arrière et vers le haut; une petite
crête ventro-basale. Sac spermatophore à sclérification apicale en arceau.
$. Allotype. Fastigium rétréci vers l’extrémité. Carène médiane du prono-
tum très fine; angle postérieur des lobes latéraux arrondi, non saillant, le bord
inférieur très oblique. Spinescence des carènes supérieures des fémurs postérieurs
répondant à la formule suivante de l’extérieur vers l’intérieur : 6-7 : 7; 6-8 (5-8;
5-8; 5-8 sur l’ensemble de la série étudiée).
Bords latéraux du 8 e tergite droits. Plaque sous-génitale carénée, dépassant
l’angle postérieur du dernier tergite d’environ la moitié de sa longueur; extrémité
divisée en 2 lobes à angle postérieur arrondi. Bord externe des valves supérieures
de l’oviscapte armé d’une dizaine de petites épines; 3-4 épines sur le bord externe
des valves inférieures. , , , , , . ,
Capsule céphalique brune, la face orange. Lobes latéraux du pronotum, bord
postérieur du 2 e tergite et tergites 3-5 de coloration verte; un triangle médian,
brun, à la partie postérieure du 5 e . Tibias postérieurs vert-jaune, l’extrémité oran¬
gée. Plaque sous-génitale brun-noir à carène et bords clairs. Valves de l’oviscapte
noires, l’arête ventrale des supérieures claire.
F E P Cy Cm
2c? 10,0-10,2 2,8-3,1 2,2-2,3 2,76-3,05 2,35 (1 ex.)
10$ 12,9-14,4(13,8) 3,1-4,0(3,4) 2,8-3,2 (3,0) 3,28-3,75(3,43) 3,35-3,88(3,54)
Madagascar Nord-Ouest : Est de Manerinerina, 1 d holotype et 1 d paratype,
25-1-1967 (D. Wintrebert). Forêt de l’Ankarafantsika, 1$ allotype et 1$ paratype,
8-III-1967; poste d’Ampijoroa, 4$ paratypes, 1-1967; km 469, 1$ paratype,
5-IV-1967 (D. Wintrebert). Berivotra, route de Majunga, km 534, 1$ paratype,
3-II-1967 (D. Wintrebert). Bongolava, 10 km au Sud de Port-Bergé, 1$ paratype,
13-III-1967 (D. Wintrebert). Muséum de Paris.
Madagascar Sambirano : Forêt de Manongarivo, 1 larve $ (même espèce?),
16 et 17-X-1967 (D. Wintrebert).
Cryptomastax comoroensis n. sp.
(fig. 125-135)
c?. Holotype. Taille petite. Antennes plus courtes que la distance comprise
entre la suture clypéale et l’extrémité du fastigium. Ce dernier proportionnellement
plus long et moins large que chez C. bicolor, les bords latéraux plus excurvés à la
base. Deux petites dépressions longitudinales sur le dessus de la tête; pas de carinule
occipitale.
Carène médiane du pronotum non sinuée de profil; angle postérieur des lobes
latéraux largement arrondi, très légèrement saillant vers l’arrière. Élytres très
réduits, étroits, l’extrémité arrondie, atteignant à peu près le milieu du métanotum.
Fémurs médians à face externe non carinulée, fortement comprimés vers le bas,
le bord inférieur arqué. Spinescence des carènes supérieures des fémurs postérieurs
répondant à la formule suivante de l’extérieur vers l’intérieur : 5-6; 4; 5-6 (4-6;
4-5 ; 4-6 dans la série étudiée). Lobe géniculaire supéro-interne moins de 2 fois plus
long que le lobe supéro-externe.
Dernier tergite abdominal plus long que chez C. bicolor, non gibbeux; expansion
médiane horizontale, élargie vers l’arrière, divisée en 2 lobes étroitement arrondis à
l’extrémité par une découpure triangulaire atteignant presque le tergite proprement
dit; angle rentrant de cette découpure très largement arrondi; une saillie triangu¬
laire entre l’expansion médiane et l’angle latéro-postérieur. Dernier tergite peu
découvert, visible latéralement sous forme d’une pièce subtriangulaire. Cerques
légèrement incurvés, l’extrémité peu comprimée. Partie basale du complexe sous-
génital presque complètement cachée. Lobe médian de la partie apicale caréné à la
base, fortement rétréci vers l’arrière, l’extrémité très légèrement élargie, un peu
inclinée dorsalement, dépassant l’apex des lobes latéraux. Ces derniers très
complexes, du même type que chez C. bicolor, à pilosité moins longue, comprenant
2 parties séparées par une carène moins saillante et plus irrégulière que chez
l’espèce type : partie externe lisse à portion basale large (peut-être homologue des
aires latérales chez les autres genres) et portion apicale étroite bien séparée de la
précédente par une côte arquée; partie interne rugueuse et irrégulièrement plissée,
rabattue vers le lobe médian.
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE
Capsule céphalique brune, la face un peu plus claire que l’ensemble. Pronotum
entièrement jaune. Pattes vertes; genoux postérieurs bruns; tibias postérieurs
rouges. Dessus du corps brun foncé; une large bande jaune en chevron à pointe
dirigée vers l’avant partant de la partie postéro-médiane du 3 e tergite et atteignant
les parties latéro-postérieures du 5 e ; parties latérales de l’avant-dernier tergite
jaunes. Lobe médian du complexe sous-génital noir. Partie inférieure du corps
brun-jaune.
Épiphalle non élargi vers l’arrière, les baguettes latérales étroites, soudées
sur le 1/3 antérieur; crochets réunis par un pont tendineux. Capsule ectophallique
très étroite en vision latérale; partie dorso-apicale peu élargie; 2 fortes crêtes
postéro-ventrales très allongées; pas de cornes latéro-subapicales; partie dorsale peu
sclérifiée; ouverture dorso-basale courte; une petite crête ventro-basale. Sclérifica-
tion apicale du sac spermatophore en S.
9- Allotype. Fastigium rétréci vers l’extrémité. Spinescence des carènes supé¬
rieures du fémur postérieur (unique) : 4; 6; 5 (3-7; 4-5; 3 chez le paratype).
Plaque sous-génitale comme chez les espèces précédentes, très légèrement
découpée en triangle à l’extrémité. Valves supérieures de l’oviscapte très fortement
comprimées latéralement la face dorsale réduite à une simple arête inerme, l’extré-
Source : MNHN, Paris
70
M. DESCAMPS
mité à très légère saillie dorsale; quelques petites épines sur le bord externe des
valves inférieures. . , . . . ... _
Insecte décoloré. Capsule céphalique brune, la face orangee (?). Pronotum
jaune à traces de coloration verte. Bord postérieur du 2 e tergite, totalité des 3 e et
4e de coloration jaune orangé à traces de vert; 5 e et 6 e tergites jaunes à triangle
médian brun-chocolat, la base de ce triangle sur le bord postérieur du 6e tergite,
le sommet vers le milieu du 5 e . Genoux et base des tibias postérieurs bruns; reste
des tibias rouge.
F P Cy Cm
2 c? 7,1-7,3 1,8-1,9 2,09-2,19 1,80-1,95
1$ 10,2 2,5 2,74 2,94
Archipel des Comores : Grande Comore : Ifoundihé-Chamboini, altitude 50 m,
sur Fougères, 1 holotype, 1 paratype, 1 larve $ âgée, 9-IV-1968 (D. Wintrebert).
Koimbani (Ouest), altitude 600 m, sur Fougères, 1$ allotype, 12-IV-1968 (D. Win-
Mohéli : Mibani (Est), sur Fougères, 1? paratype, 18-IV-1968 (D. Wintrebert).
N’Damvoulé, 1 â paratype, 20-IV-1968 (D. Wintrebert).
Mayotte : La Convalescence, altitude 450 m, sur Fougères, 2 larves <? et
2 larves $ âgées, 6-V-1968 (D. Wintrebert). Muséum de Paris.
Cryptomastax roslrata n. sp.
(fig. 123-124)
$: Holotype. Joues légèrement convexes et capsule céphalique de largeur
subégale au niveau des yeux et au niveau des articulations mandibulaires. Yeux
moins allongés que chez C. bicolor, les extrémités plus larges. Antennes un peu plus
longues que le plus grand diamètre de l’œil. Face dorsale du fastigium du vertex
de largeur subconstante, à bords sinués.
Bord inférieur des lobes latéraux du pronotum peu oblique, l’angle postérieur
d’environ 90°, arrondi. Élytres dépassant un peu le bord postérieur du métanotum,
les bords légèrement excurvés, l’extrémité arrondie. Spinescence des carènes supé¬
rieures des fémurs postérieurs répondant à la formule suivante de l’extérieur vers
l’intérieur : 5; 4; 5. Lobe géniculaire supéro-interne des fémurs postérieurs rela¬
tivement court mais cependant plus long que le lobe supéro-externe.
Plaque sous-génitale plus courte que chez C. bicolor, les lobes terminaux moins
saillants et plus arrondis; même type de coloration.
c? inconnu.
F E P Cy Cm
1$ 12,5 1,3 2,6 3,30 3,30
Madagascar Nord-Ouest : Forêt de l’Ankarafantsika, poste d’Ampijoroa,
1$ holotype, 19-1-1967 (D. Wintrebert). Muséum de Paris.
Genre Dichromastax nov.
c?. Taille petite. Capsule céphalique un peu plus large au niveau des yeux
qu’au niveau des articulations mandibulaires. Fastigium du vertex bien saillant,
peu ascendant, la face dorsale à bords latéraux redressés. Espace interoculaire de
largeur nettement plus grande que celle du scape antennaire. Face peu déclive,
lisse, de coloration contrastée. Yeux peu saillants, fortement allongés. Distance
infra-oculaire subégale à la largeur de l’œil. Antennes de 13 articles, un peu plus
longues que la distance comprise entre la suture clypéale et l’extrémité du fasti¬
gium. Epine antennaire sur le 4 e article à partir de l’apex; un petit mamelon sur
Pronotum comprimé à la partie antéro-inférieure; disque limité par des carènes
latérales imparfaites, le bord postérieur à incision large et peu profonde; lobes
latéraux à angle postérieur droit, arrondi, non saillant. Microptère; élytres dépas¬
sant un peu le mésonotum; vestiges alaires constitués d’un double repli tégumen-
taire. Fémurs antérieurs épais, pourvus de 2 carènes supérieures et d’une carène
Source : MNHM, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE
71
externe. Pattes médianes courtes, les fémurs à face externe non carénée. Lobe
géniculaire supéro-interne des fémurs postérieurs un peu plus long que ie lobe
supéro-externe; épines des carènes supérieures fortes; second éperon interne des
tibias postérieurs spiniforme; griffes des tarses inégales.
Extrémité abdominale très peu renflée. Avant-dernier tergite de longueur
normale, pourvu d’une expansion médiane simple, courte (du même type que chez
le genre Acridomastax). Dernier tergite pourvu d’un court appendice. Cerques
courts, incurvés. Complexe sous-génital divisé en 2 parties par une dépression
transverse assez peu nette, bordée de côtes imparfaites; partie basale à aire mem¬
braneuse bien nette et aires latérales grandes; lobe médian de la partie apicale à
étranglement postbasal et préapical; lobes latéraux pileux, implantés au milieu
du bord postérieur des aires latérales, orientés face au lobe médian.
Coloration en bandes transverses moins nettes que chez le genre Cryptomastax.
Épiphalle un peu élargi vers l’arrière; baguettes latérales larges; crochets
courts, réunis à la base par une large sclérification transverse. Capsule ectophal-
lique subelliptique en vision dorsale, aplatie dorso-ventralement; ouverture génitale
en position apicale. Endophalle très petit; sac spermatophore à sclérification apicale
en gouttière.
$. Fastigium ascendant, à bords non relevés. Distance infra-oculaire un peu
plus petite que le plus grand diamètre de l’œil. Antennes de 13-14 articles, un peu
plus courtes que les fémurs antérieurs. Cinq carènes aux fémurs antérieurs et
médians.
Bords latéraux du 8 e tergite dépassant un peu ventralement ceux du tergite
précédent. Dernier tergite triangulaire de profil, la partie externe (10 e tergite)
étroite, à angle postérieur saillant. Plaque sous-génitale longue, très fortement
rétrécie vers l’arrière, l’extrémité tronquée, recouvrant la base de l’oviscapte.
Valves inférieures de l’oviscapte à arête dorsale lisse et face ventrale étroite; valves
supérieures subrectilignes de profil, la dent apicale peu différenciée; bords armés
de dents spiniformes.
Pas de guide-oeuf; une petite sclérification postvaginale; spermathèque à
ampoule terminale simple, de petite taille; plafond de la bourse copulatrice un peu
sclérifié.
Espèce type du genre : Dichromastax brunneoviridis n. sp.
Dichromasiax brunneoviridis n. sp.
(fig. 136-149)
d- Holotype. Fastigium du vertex subhorizontal, la face dorsale un peu
rétrécie vers l’avant, l’extrémité arrondie. Une très fine carinule vertico-occipitale.
Vestiges élytraux striés longitudinalement, l’extrémité arrondie, le bord
antérieur excurvé. Spinescence des carènes supérieures des fémurs postérieurs
répondant à la formule suivante de l’extérieur vers l’intérieur : 5; 4-5; 4-6 (3-6;
4-6; 4-7 sur l’ensemble de la série étudiée).
Expansion médiane de l’avant-dernier tergite horizontale, un peu déprimée,
les angles postérieurs saillants et arrondis, le bord postérieur à profonde incision
triangulaire. Dernier tergite bosselé, divisé par une découpure longitudinale irré¬
gulière; partie inférieure subrectangulaire, à bord supérieur découpé en triangle;
partie supérieure en forme d’appendice comprimé latéralement et orienté vers
l’arrière. Plaque sus-anale étroite, divisée par un sillon en V à pointe dirigée vers
l’avant, l’extrémité arrondie. Aires latérales du complexe sous-génital grandes,
bombées, l’angle postéro-externe saillant, le bord postérieur sinué. Lobe médian
de la partie apicale perpendiculaire à la partie basale; face ventrale elliptique,
parcourue par une forte côte; extrémité non recourbée, formant une pièce trans¬
verse à angles latéraux arrondis et un peu courbés dorsalement. Lobes latéraux
courts, subrectangulaires, la face externe parcourue par une crête sinuée limitant
une partie interne étroite et rugueuse et une partie externe plus large et lisse.
Insecte décoloré. Coloration d’après un paratype : scape antennaire jaune à
base noire; pédicelle noir et flagelle roux. Face jaune, traversée par une bande noire
arquée à convexité orientée vers le haut ; partie supérieure du clypéus et de la côte
frontale de coloration noire; joues jaunes à bande antérieure noire; dessus de la
tête noir varié de jaune. Disque du pronotum vert, les lobes latéraux jaunes. Face
dorsale du thorax et du 1 er tergite abdominal brune ; tergites 2 à 6 verts ; tergites 6
et 7 brun-noir latéralement; avant-dernier tergite jaune, l’expansion médiane et les
Source : MNHN, Paris
72
[. DESCAMPS
bords latéraux noirs. De coloration noire également : bord postérieur des sternites 7
et 8, extrémité de la partie basale et de la partie apicale du complexe sous-génital,
dernier tergite et extrémité de la plaque sus-anale. Face inférieure orangée. Pattes
vertes; genoux postérieurs noirs; tibias postérieurs noirs à la base puis violacés.
même en vision ventro-apicale. — 140. Complexe phallique latéralement. — 141. Endophalle
latéralement. — 142. Capsule ectophallique dorsalement.
$. Allotype. Spinescence des carènes supérieures des fémurs postérieurs
répondant à la formule suivante de l’extérieur vers l’intérieur : 3-6; 5-6; 5-6 (3-6;
4-6; 4-6 sur l’ensemble de la série étudiée).
Bords latéraux de l’avant-dernier tergite droits. Plaque sus-anale parcourue
par 2 côtes longitudinales sinueuses. Partie postérieure de la plaque sous-génitale
un peu redressée; bord postérieur légèrement concave et un peu rugueux.
9-10 épines sur le bord externe des valves supérieures de l’oviscapte; 7 sur le bord
externe des valves inférieures.
Insecte décoloré. Coloration d’après un paratype : teinte générale verte. Face
jaunâtre. Pronotum entièrement vert; thorax et 1 er tergite abdominal brun clair;
reste de l’abdomen vert; face inférieure jaunâtre. Genoux postérieurs marqués
de brun. Tibias postérieurs ocre-jaune, la base marquée de brun.
F P Cy Cm
4rf 7,8- 8,9 ( 8,1) 1,6-1,9 (1,8) 2,18-2,26 (2,22) 1,83-1,92 (1,88)
4? 10,8-11,9 (11,4) 2,3-2,5 (2,4) 2,60-2,75 (2,68) 2,90-3,10(2,97)
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE
73
Madagascar Nord-Ouest : Forêt de l’Ankarafantsika, km 469, 1 d holotype
et 1? allotype, capturés in copula, 2? paratypes, 3-V-1967 (D. Wintrebert) ; 3 c?
et 3$ paratypes, 3-IV-1967; 1 c? paratype, 23-1-1967; 1? paratype, 28-1-1967
(D. Wintrebert) ; 1$ paratype, 19-V-1967 (D. Wintrebert). Muséum de Paris.
copulatrice et spermathèque. — 149. Plaque sous-génitale, face dorsale.
Genre Scleromastax nov.
c?. Taille moyenne. Capsule céphalique un peu plus large au niveau des yeux
qu’au niveau des articulations mandibulaires. Fastigium du vertex très peu sail¬
lant, légèrement déclive, l’extrémité largement arrondie de profil. Espace interocu¬
laire étroit, limité latéralement par 2 carinules bien saillantes. Face déclive, lisse,
bicolore. Yeux grands, assez peu saillants. Distance infra-oculaire plus petite que
Source : MNHN, Paris
74
M. DESCAMPS
la largeur de l’œil. Antennes de 13 articles, subégales à la distance comprise entre
la suture clypéale et l’extrémité du fastigium. Épine antennaire sur le 4 e article
à partir de l’apex; un petit mamelon sur le 7 e .
Pronotum élargi vers l’arrière, comprimé à la partie antéro-inférieure, très
finement rebordé, le bord postérieur incisé en triangle, la carène médiane très
faible; angle postérieur des lobes latéraux nettement saillant vers l’arrière. Microp-
tère; élytres larges, le bord antérieur fortement convexe, le bord postérieur «ub-
rectiligne. Fémurs antérieurs peu épais, pourvus de 5 carènes; fémurs médians à
4 carènes, un peu comprimés latéralement à la partie inférieure. Fémurs postérieurs
peu épais, les lobes géniculaires supérieurs de longueur subégale, l’interne un peu
plus long que l’externe; épines des carènes supérieures relativement faibles. Second
éperon interne des tibias postérieurs spiniforme. Griffes des tarses inégales.
Extrémité de l’abdomen peu renflée. Partie postérieure des tergites 6 et 7
submembraneuse. Avant-dernier tergite pourvu de 2 expansions juxtamédianes
(constituant une fourche). Dernier tergite bien découvert latéralement, à appendice
terminal épais. Plaque sus-anale rectangulaire, à division transverse subterminale
et pourvue, à ce niveau, de 2 saillies latérales subspiniformes. Cerques incurvés,
l’extrémité non comprimée. Complexe sous-génital imparfaitement divisé en 2 par¬
ties par une dépression transverse peu nette; partie basale dépourvue d’aire mem¬
braneuse; partie apicale à lobe médian large, flanqué de 2 paires de lobes latéraux.
Épiphalle élargi vers l’arrière, à crochets non réunis. Capsule ectophallique
subconique, la moitié postérieure pourvue de 2 appendices latéraux libres; ouver¬
ture génitale en position apicale. Sac spermatophore à sclérification apicale en
gouttière.
$. Plus trapue que le d- Capsule céphalique un peu plus large au niveau des
yeux qu’au niveau des articulations mandibulaires. Distance infra-oculaire un peu
plus grande que la largeur de l’œil. Antennes subégales au plus grand diamètre de
l’œil.
Huitième tergite abdominal non enveloppant. Angle postérieur du dernier
tergite arrondi. Plaque sous-génitale très allongée, inerme; partie terminale sub¬
rectangulaire, bilobée, recouvrant les valves inférieures de l’oviscapte. Ces der¬
nières courtes, l’arête dorsale lisse. Valves supérieures beaucoup plus longues que
les inférieures, rectilignes, comprimées latéralement, non dentées. Cerques coniques.
Pas de guide-œuf; une petite sclérification postvaginale; spermathèque à
ampoule terminale simple.
Espèce type du genre : Scleromastax luleifrons n. sp.
Ce genre est remarquable par la structure du complexe sous-génital d et par
la forme des organes du vol. La structure de l’extrémité abdominale $ proche de
celle des genres précédents (Cryplomaslax, Dichromastax) de même que les fémurs
médians d un peu comprimés à la partie inférieure, semblent justifier la position
qui lui est ici assignée.
CLÉ DES ESPÈCES (?)
1 (2) Élytres atteignant, ou presque, le bord postérieur du 1 er tergite abdominal;
tibias postérieurs rouges; plages orange de la face n’atteignant pas les
carinules médianes.
S. luleifrons n. sp., p. 74.
2 (1) Élytres ne dépassant pas le milieu du 1 er tergite abdominal; tibias posté¬
rieurs verts; plages orange de la face atteignant les carinules médianes
( d inconnu).
S. viridipes n. sp., p. 76.
Scleromastax luteifrons n. sp.
(fig. 150-160)
d- Holotype. Extrémité des élytres dépassant le bord postérieur du 1 er ter¬
gite. Spinescence des carènes supérieures des fémurs postérieurs répondant à la
formule suivante de l’extérieur vers l’intérieur : 4-5; 4; 5 (3-6; 3-5; 4-6 sur l’en¬
semble de la série étudiée).
Expansions de l’avant-dernier tergite horizontales, parallèles, étroites, sub-
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHM1DTIINAE
75
rectangulaires, l’extrémité irrégulièrement découpée du côté interne, le bord
externe prolongé par un petit appendice digitiforme légèrement incurvé. Dernier
tergite subelliptique de profil, la face externe bombée, le bord externe fortement
convexe; appendice terminal à extrémité un peu comprimée latéralement et courbée
vers le bas, l’apex encoché ou bifide mais caché par le lobe latéral externe de la partie
apicale du complexe sous-génital. Lobe médian de la partie apicale du complexe
sous-génital formant un angle obtus avec la partie basale, en forme de fer de lance
Source : MNHN, Paris
76
M. DESCAMPS
l’extrémité largement arrondie. Lobes latéraux internes, petits, digitiformes,
inclinés vers la ligne médiane; lobes externes triangulaires.
Teinte générale brun-vert. Capsule céphalique brune à bande transjugale
plus claire; face jaune verdâtre au-dessous des yeux; fastigium verdâtre; pédicelle
antennaire noirâtre. Pattes vert jaunâtre; genoux postérieurs brunâtres; tibias
postérieurs violacé très clair. Élytres bruns à nervation claire; ailes brunes. Extré¬
mité abdominale jaunâtre, les parties suivantes de coloration noire : bord postérieur
de l’avant-dernier tergite de part et d’autre des expansions, appendice du dernier
tergite, extrémité des plaques infracercales et face ventrale du lobe médian.
Moitié postéro-supérieure de la capsule ectophallique relativement peu scléri-
fiée, en forme de gouttière s’abaissant d’arrière en avant; partie postéro-inférieure
plus sclérifiée, en forme de gouttière inversée par rapport à la précédente. Sclérite
du gonopore grand.
$. Allotype. Spinescence des carènes supérieures des fémurs postérieurs
répondant à la formule suivante de l’extérieur vers l’intérieur : 4; 4-6; 5-6 (3-5;
2-6; 4-6 sur l’ensemble de la série étudiée). Élytres grands, leur plus grande largeur
subégale à la longueur du pronotum sur la ligne médiane.
Plaque sous-génitale dépassant l’angle postérieur du dernier tergite d’environ
la moitié de sa longueur; bords latéraux sinués; lobes terminaux courts, à bord
postérieur largement convexe. Valves inférieures de l’oviscapte pourvues de
quelques petites dents; bords de la face dorsale des valves supérieures serrulés.
Insecte décoloré devant être vert sur le vif; plages jaunes sur les lobes latéraux
du pronotum et bande transjugale claire. Deux plages orange aux angles inféro-
externes de la face. Tibias postérieurs rouges.
F E P Cy Cm
8<? 7,5- 7,8 ( 7,7) 2,1-2,3 (2,2) 1,8-1,9 2,18-2,30 (2,25) 1,87-1,94 (1,90)
5$ 10,4-11,4(10,9) 3,0-3,1 2,4-2,6 2,82-2,92(2,85) 2,96-3,05 (3,01)
Madagascar Nord-Ouest : 18 km au Nord-Est de Boanamary, 1 holotype,
1$ allotype, 7 d et 4$ para types, sur Grewia lavanalensis, 22 et 25-V-l 967 (D. Win-
trebert). Forêt de l’Ankarafantsika, km 468, 4?, IV-1967 (D. Wintrebert). Terrain
d’aviation de Soalala, 1$ jeune, 25-X-1967 (D. Wintrebert). Muséum de Paris.
Les exemplaires provenant de la forêt de l’Ankarafantsika diffèrent de la
série du type par la taille plus petite, les élytres grossièrement subcirculaires et
n’atteignant pas le bord postérieur du 1 er tergite abdominal.
Scleromastax viridipes n. sp.
$. Holotype. Fastigium du vertex très nettement plus saillant que chez
S. luleifrons, triangulaire de profil, le bord supérieur droit, l’extrémité arrondie;
face dorsale rétrécie vers l’avant, à carinules latérales très peu marquées.
Fémurs antérieurs épais. Spinescence des carènes supérieures des fémurs posté¬
rieurs répondant à la formule suivante de l’extérieur vers l’intérieur : 3; 5; 4-5.
Élytres beaucoup moins grands que chez S. luleifrons, ne dépassant pas le milieu
du 1 er tergite abdominal, leur plus grande largeur un peu supérieure à la moitié
de la longueur du pronotum sur la ligne médiane ; bord antérieur moins convexe.
Valves supérieures de l’oviscapte à bord externe lisse, fortement comprimées
latéralement, la face dorsale très étroite, presque linéaire à la partie postérieure.
Insecte vert. Face brune à 2 grandes plages orange aux angles inféro-externes,
ne se rejoignant pas sur la ligne médiane et atteignant presque le bord inférieur
de l’œil; joues à bande brune à la partie antérieure; reste de la capsule céphalique
clair à plage dorsale brune en triangle. Élytres bruns ; pattes vertes, les postérieures
à croissant géniculaire brun ; base des tibias postérieurs brune, le reste vert, l’extré¬
mité plus claire. De coloration noire : bord externe du 8 e et du dernier tergite abdo¬
minal, extrémité de la plaque sous-génitale ; face interne des valves de l’oviscapte.
Face externe des valves de l’oviscapte brune.
d'inconnu.
F E P Cy Cm
1? 11,0 2,2 2,7 2,88 3,26
Madagascar Sud-Ouest: Andranovory, 1 $ holotype, 24-III-1968 (P. Dechappe).
Muséum de Paris.
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE 77
C’est la l re espèce (I’Eumastacidae microptère observée dans le Sud-Ouest
malgache.
Tribu SPHAEROPHALLINI nov.
Tribu monogénérique caractéristique du Nord et du Nord-Ouest malgaches.
Fastigium du vertex peu saillant; espace interoculaire d étroit, à carinules
latérales subcontiguës. Yeux grands, allongés, non striés, moyennement saillants
chez les d- Face lisse, parfois marquée de brun chez les d-
Angle postérieur des lobes latéraux du pronotum saillant vers l’arrière. Fémurs
antérieurs et médians c? épais, la face externe des antérieurs à carinule peu nette.
Microptères ou subaptères (vestiges élytraux tombant sur les pleures).
Extrémité abdominale d dilatée dorso-ventralement. Plusieurs tergites pour¬
vus de mamelons ou de rides transverses. Avant-dernier tergite à expansion médiane
fourchue. Dernier tergite simple à angle postéro-interne parfois saillant. Cerques
assez courts, un peu incurvés. Complexe sous-génital peu élaboré; division en parties
basale et apicale peu nette; pas d’aires latérales délimitées; aire membraneuse
imprécise; lobe médian large à la base, de section subtriangulaire; lobes latéraux
petits, imparfaitement différenciés.
Huitième tergite $ à bords latéraux dépassant nettement ceux du tergite
précédent. Plaque sous-génitale se terminant en triangle, l’extrémité incisée.
Valves de l’oviscapte courtes et trapues. Valves inférieures à arête dorsale lisse,
à dent apicale forte et recourbée, à bord externe saillant et armé de 5-7 dents; pas
de crête basale denticulée.
Épiphalle étroit à crochets typiquement réunis à la base. Capsule ectophal-
lique subsphérique, l’ouverture postérieure petite en position dorso-apicale. Endo-
phalle de grande taille; sac spermatophore typiquement pourvu d’une crête
ventrale fortement sclérifiée; sac spermatophore petit; phallotrème sclérifié. Pas
de guide-œuf ; ampoule de la spermathèque ovoïde, de grande taille.
Genre type : Sphaerophallus Descamps, 1964.
Genre Sphaerophallus Descamps, 1964
Descamps, 1964, p. 219.
CLÉ DES ESPÈCES (J, S)
1 (2) Insectes microptères; élytres atteignant le bord postérieur du 1 er tergite
abdominal ; lobes de l’expansion médiane de l’avant-dernier tergite du d
non comprimés latéralement; bord postérieur du lobe médian du complexe
sous-gémtal d rabattu ventralement (fig. 161).
S. micropterus n. sp.
2 (1) Insectes subaptères; vestiges élytraux dépassant à peine le bord postérieur
du mésonotum; lobes de l’expansion médiane de l’avant-dernier tergite
du c? comprimés latéralement; bord postérieur du lobe médian du complexe
sous-génital d non rabattu ventralement (Desc., 1964, fig. 373, 382). 3
3 (4) Abdomen du d pourvu de 2 mamelons sur les tergites 2, 3 et 4; 2 petites
côtes transverses sur le 5 e .
S. durus Descamps, 1964.
4 (3) Abdomen du c? pourvu de 2 mamelons sur les tergites 3, 4, 5 et 6
($ inconnue).
S. membranaceus Descamps, 1964.
Sphaerophallus micropterus n. sp.
(fig. 161-170)
d- Holotype. Fastigium du vertex déclive. Face bicolore. Distance infra-
oculaire plus petite que la largeur de l’œil.
Source : MNHN, Paris
78
M, DESCAMPS
d’avant en arrière,
1. Spinescence des
-s l’intérieur :
Fie. 161-165. — Sphaerophallus micropterus n. sp. <3, $. — 161. Extrémité abdonünale
latéralement. — 162. La même dorsalement. — 163. Élytre $ latéralement. — 164. Extrémité
abdominale $ ventralement. — 165. La même latéralement.
Deux rides transverses situées de part et d’autre de la carinule médiane sur
les tergites abdominaux 2, 3 et 4; rides du 3 e tergite portant un petit mamelon
médian; 2 faibles rides également sur le tergite 5 — Les rides du tergite 2 ne sont
pas décelables sur l’un des paratypes — Expansion médiane de l’avant-dermer
tergite horizontale, fortement rétrécie à mi-longueur; moitié postérieure constituée
de 2 appendices odontiformes, divergents, subtriangulaires en vision dorsale.
Dernier tergite visible latéralement sous forme d’une lunule (parfois pourvue d une
très petite saillie postéro-interne). Cerques relativement courts, épais, légèrement
incurvés. Parties basale et apicale du complexe sous-génital séparées par une faible
dépression transverse; une autre dépression linéaire (plus ou moins nette) déluni-
Source : MNHN, Paris
79
ETUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE
tant avec la précédente une aire triangulaire. Une côte transverse délimitant impar¬
faitement, dans la partie basale, une aire paraissant relativement peu sclérifiée.
Lobe médian de la partie apicale subrectiligne de profil, de section subtriangulaire
et légèrement étranglé a la base en vision ventrale, la partie postérieure épaissie et
rabattue ventralement. Lobes latéraux petits, grossièrement semi-circulaires
pourvus d une petite saillie mucromforme sur le bord interne.
Insecte décoloré, devant être vert glauque varié de brun sur le vif Face
traversée, au niveau du bord inférieur des yeux, par une étroite bande sonibre se
prolongeant vers le bas le long des cannules latérales; 2 taches sombres à la partie
inférieure. Scape et pédicelle antennaires noirs à la face ventrale. Parties dorsale
et latérales de la capsule céphalique à taches noires irrégulières. Élytres bruns-
ailes fortement enfumées. Pattes vertes, l’extrémité des fémurs postérieurs brune’
les tibias postérieurs légèrement violacés. Extrémité abdominale verte- bord
postérieur des derniers tergites brun-noir; lobes du complexe sous-génital bruns
râlement 167 l^Â^!^J^ l ^ , n 7 tiCr0p l erUS , n - sp ' * 2- “ Complexe phallique laté-
169. Plaoue sous o#niio^p U o e of eCt0plial lwÇ le dorsa . le î lent - — l 68 - Éphiphalle dorsalement. —
riaque sous-génitale $ et spermathèque. — 170. Endophalle lat&alement.
Source : MNHN, Paris
80
M. DESCAMPS
Crochets de l’épiphalle réunis à la base. Capsule ectophallique subsphérique;
ouverture postérieure en position dorso-apicale, limitée ventralement par 2 petites
cornes et dorsalement par une crête chitineuse à concavité médiane et épine laté¬
rale- voile membraneux épais, dépourvu de crête. Endophalle occupant presque
tout le volume de la capsule; valves du pénis fortement soudées à l’arrière, partie
basale comprimée latéralement; crête du sac éjaculateur grande et épaisse.
$. Allotype. Fastigium subhorizontal (ou > légèrement déclive) de profil.
Distance infra-oculaire subégale à la largeur de l’œil.
Spinescence des carènes supérieures des fémurs postérieurs répondant a la
formule suivante de l’extérieur vers l’intérieur : 6-7 ; 5-6 ; 4-5 (6-8 ; 5-9; 4-6 sur une
série de 10 paratypes). ...
Plaque sous-génitale fortement saillante vers 1 arriéré, la partie postérieure
triangulaire, l’extrémité dépassant la suture basale des valves inférieures de
l’oviscapte et divisée en 2 lobes subspiniformes très courts. Valves inferieures de
l’oviscapte à face ventrale étroite pour le genre; bord externe beaucoup plus sail¬
lant que le bord opposé, armé de 5 dents de taille décroissante d’arnere en avant,
les 3 postérieures comprimées latéralement; bord interne rugueux mais non denté.
Bord externe des valves supérieures armé de 8-9 dents, les postérieures comprimées
latéralement; bord interne finement denté à la partie médiane.
Teinte générale verte; 2 petits points noirs sur la face, aux mêmes emplace¬
ments que chez le d mais plus petits.
F E P Cy Cm
5c? 10,7-10,9(10,8) 2,3-2,6 (2,4) 2,3-2,4 3,08-3,15(3,11) 2,52-2,75(2,60)
10? 13,0-14,1 (13,5) 2,7-3,2 (3,0) 2,6-2,9 (2,7) 3,30-3,45(3,36) 3,25-3,55(3,38)
Madagascar Nord-Ouest : Bongolava, 10 km au Sud de Port-Bergé, 1 c?holo-
type, 1$ allotype, 2 c? et 19$ paratypes sur « Sely » : Grewia lavanalensis, 13-III-
1967; 10 km au Sud-Ouest, 1 cf et 7$ paratypes, 10 et 15-V-1967 (D. Wintrebert).
Forêt de l’Ankarafantsika, km 469, 1$ paratype, 23-III-1967 (D. Wintrebert).
Berivotra, 1 d paratype, 24-III-1967 (D. Wintrebert). Namakia, 1 c? paratype,
24-V-1967 (D. Wintrebert). 18 km au Nord-Est de Boanamary, 1$ paratype
(D. Wintrebert). Route d’Antsohihy, Sud de Sofia, 1 c? et 1$ paratypes, 15 tV-1967
(D. Wintrebert). Muséum de Paris.
Genre Perinetella Descamps et Winterbert, 1965
Perinetella annulipes (Descamps, 1964)
(fig. 173-175)
Perinetia annulipes Descamps, 1964, p. 208, fig. 349-351.
Perinetella annulipes Descamps et Wintrebert, 1965, p. 96.
L’espèce n’était connue que par le type $. Une autre $ a permis la dissection,
l’étude et la représentation des genitalia.
Spermathèque à ampoule terminale simple, allongée, de petite taille. Plafond
de la bourse copulatrice très épais, coriacé. Pas de guide-œuf; face dorsale de la
plaque sous-génitale représentée figure 173.
Madagascar Est : Périnet, 1$ holotype. Muséum de Paris. Anovano, 1$,
1-1934 (A. Seyrig). Muséum de Madrid.
Tribu PENICHROTINI Descamps 1964
Penichroti Descamps, 1964, p. 75, 99; Descamps et Wintrebert, 1965, p. 86.
Sont groupés dans cette tribu des insectes ne se rapprochant d’aucun autre
groupe, souvent très différents entre eux mais présentant quelques caractères
communs :
Fastigium du vertex bien saillant, parfois très fortement (Rhinomastax),
souvent un peu redressé à l’extrémité; angle fastigio-facial aigu. Yeux typiquement
allongés, non striés, relativement peu saillants. Capsule céphalique $ conique,
fortement élargie au niveau des articulations mandibulaires, la distance infra-
oculaire plus grande ou subégale au plus grand diamètre de l’œil.
Angle postérieur des lobes latéraux du pronotum généralement saillant en
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE 81
oblique vers l’arrière et vers le bas. Fémurs antérieurs <J à face externe carinulée;
fémurs médians minces.
Fig. 171-172. — Harpemastax spinifera n. sp. $. — 171. Plaque sous-génitale, face dorsale.
— 172. Plafond de la bourse copulatrice et spermathèque.
Fig. 173-175. — Perinetella annulipes (Descamps, 1964), Ç. — 173. Plaque sous-génitale,
face dorsale. — 174. Ampoule de la spermathèque. — 175. Plafond de la bourse copulatrice.
Fig. 176-178. — Carcinomastax nigrivalva Descamps, 1964, $. — 176. Plaque sous-génitale,
face dorsale. — 177. Ampoule de la spermathèque. — 178. Plafond de la bourse copulatrice.
Huitième tergite Ç jamais enveloppant. Valves de l’oviscapte typiquement
longues, les inférieures à face ventrale large, à bord externe armé de 10-16 dents
(sauf Pseudamatonga et Xenomastax), à dent apicale peu courbée, à arête dorsale
munie d’une dent préapicale.
Capsule ectophallique typiquement en forme de navette à partie dorso-apicale
membraneuse; 2 valves dorso-latérales (Harpemastax, Pseudamatonga). Épiphalle
typiquement étroit à crochets parfois réunis à la base.
Le complexe phallique de certains genres (Rhinomastax, Xenomastax), la
Source : MNHN, Paris
82
M. DESCAMPS
plaque sous-génitale $, l’extrémité abdominale d, les organes du vol (brachyplé -
risme, subaptérisme) présentent des aspects divers témoins de l’ancienneté du
groupe et du manque de nombreux chaînons pour l’ordonnancement rationnel de
ses composants.
Le genre forestier Harpemastax du Nord-Ouest malgache, le seul brachyptère,
présente manifestement des affinités avec les Carcinomaslax : complexe sous-
génital d du même type, dernier tergite $ large, à angle latéro-postérieur non diffé¬
rencié, tibias médians d un peu plus courts que les fémurs. Il semble se placer à
l’origine d’une lignée ayant évolué dans le Centre et l’Ouest malgaches, lignée peu
connue, caractérisée par un vertex saillant et des yeux allongés et dont les repré¬
sentants les plus évolués seraient les Apteropeoedini.
Sept genres :
Madagascar Centre : Penichrotes Karsch, 1889; Xenomastax Descamps, 1964.
Madagascar Nord et Nord-Ouest : Harpemastax Descamps, 1964; Rhinomastax
nov. ; Raphimastax nov.
Afrique orientale : Amatonga Rehn et Rehn, 1945; Pseudamatonga nov.
Genre type : Penichrotes Karsch, 1889.
Genre Harpemastax Descamps, 1964
Descamps, 1964, p. 99.
Ce genre monospécifique n’était connu que par la ? holotype (H. armata)
provenant de la région de Majunga. Le d néallotype ainsi qu’une espèce (H. cornula)
connue par les 2 sexes sont décrits ci-dessous. Deux autres espèces sont également
rapportées au même genre :
a) H. spinifera n. sp. qui diffère de l’espèce type, outre le degré de régression
des organes du vol, par la structure de l’avant-dernier tergite abdominal du d
(dépourvu d’expansion médiane) et par la plaque sous-génitale de la $ non rétrécie
à la partie postérieure.
b) H. rubripes n. sp. connue seulement par la ? dont la structure de la plaque
sous-génitale se rapproche de celle de H. spinifera.
De tous les genres connus Harpemastax est le seul chez lequel la $ présente
une dent préapicale bien nette sur l’arête supérieure des valves inférieures de l’ovis-
capte alors que le complexe sous-génital du d est peu élaboré, du type s’observant
chez les genres moins évolués : Carcinomaslax, Dendromastax, etc.
d- Capsule céphalique un peu plus large au niveau des yeux qu’au niveau
des articulations mandibulaires. Distance infra-oculaire subégale à la largeur de
l’œil. Antennes subégales à la distance comprise entre la suture clypéale et l’extré¬
mité du fastigium.
Pronotum non nettement rebordé à l’arrière. Brachyptère ou microptère.
Fémurs antérieurs et médians non modifiés, les antérieurs à face externe nettement
carénée.
Extrémité de l’abdomen peu dilatée. Avant-dernier tergite à expansion
médiane divisée en 2 branches étroites, ou dépourvu d’expansion et à bord posté¬
rieur sinué. Dernier tergite découvert latéralement, subcarré à semi-circulaire,
dépourvu d’appendice. Cerques légèrement incurvés, l’extrémité non comprimée.
Complexe sous-génital non nettement divisé en 2 parties. Aire membraneuse de
la partie basale bien nette, limitée par une côte très épaisse; aires latérales non
nettement délimitées à l’arrière. Lobe médian de la partie apicale courbé dorsale-
ment, terminé en pointe aiguë, la base large, la face dorsale à crête transverse; pas
de connectif membraneux bien différencié ; lobes latéraux situés dans le prolonge¬
ment de l’angle postéro-externe des aires latérales, subrectangulaires de profil,
la face dorsale orientée vers le lobe médian.
Épiphalle étroit, à baguettes latérales subparallèles; crochets courts, réunis ou
non à la base. Capsule ectophallique à partie dorso-apicale membraneuse; ouver¬
ture postérieure flanquée de 2 valves latéro-médianes sous-tendant la membrane
apicale. Endophalle occupant la presque totalité de la capsule ectophallique. Sac
endophallique caractérisé par une invagination ventro-apicale plus ou moins déve¬
loppée; sac spermatophore petit, subhémisphérique, le fond pourvu d’un cercle
chitineux; une sclérification apicale en arceau.
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE
?• Plaque sous-génitale parfois fortement rétrécie vers l’arrière, le bord
postérieur épineux.
Pas de guide-œuf. Spermathèque à ampoule terminale simple, allongée
digitiforme, de petite taille.
CLÉ DES ESPÈCES (tf, $)
1 (6) Insectes brachyptères; élytres se chevauchant dorsalement . 2
2 (5) Plaque sous-génitale de la Ç fortement rétrécie vers l’arrière, se terminant
par un étroit processus à bords épineux et pourvu de 2-3 épines apicales
3 (4) Avant-dernier tergite abdominal du cf à expansion médiane divisée en
2 branches longues et étroites; supports basaux des valves inférieures de
l’oviscapte à angle postéro-externe spiniforme; processus terminal de la
plaque sous-génitale de la $ relativement large, l’épine apicale médiane
plus petite que les 2 épines latérales (fig. 181, 184).
H. armata Descamps, 1964, p. 83.
4 (3) Avant-dernier tergite abdominal du cf à expansion médiane divisée en
2 branches triangulaires beaucoup plus courtes ; supports basaux des valves
inférieures de l’oviscapte à angle postéro-externe non spiniforme; processus
terminal de la plaque sous-génitale étroit, les 3 épines apicales petites et
subégales.
H. cornula n. sp.
a (b) Lobe médian du complexe sous-génital cf subtriangulaire, très
large; lobes latéraux courts à angle postéro-interne visible latéra¬
lement ; plaque sous-génitale de la Ç relativement large à l’extrémité
(fig. 189-194).
H. cornula cornuta n. subsp., p. 85.
b (a) Lobe médian du complexe sous-génital cf beaucoup plus étroit;
lobes latéraux longs à angle postéro-interne invisible latéralement;
plaque sous-génitale de la $ beaucoup plus étroite à l’extrémité
(fig. 197, 200).
H. cornuta boina n. subsp., p. 86.
5 (2) Plaque sous-génitale de la $ non fortement rétrécie vers l’arrière, courte,
la partie postérieure tronquée, subrectangulaire, à bords latéraux un peu
redressés et bord postérieur armé de courtes épines (fig. 202) ( cf inconnu).
H. rubripeç n. sp., p. 87.
6 (1) Insectes microptères; élytres ne se chevauchant pas dorsalement.
Avant-dernier tergite abdominal du cf sans expansion médiane (fig. 207);
plaque sous-génitale de la $ peu rétrécie vers l’arrière, terminée par une
forte épine comprimée latéralement (fig. 214).
H. spinifera n. sp., p. 88.
Harpemastax armata Descamps, 1964
(fig. 179-188)
Descamps, 1964, p. 100, fig. 127-129.
cf. Néallotype. Brachyptère; élytres dépassant un peu le bord postérieur
du 2 e tergite. Spinescence des carènes supérieures des fémurs postérieurs répondant
à la formule suivante de l’extérieur vers l’intérieur : 5-8; 6-7; 5-6 (5-8; 4-7; 4-9 sur
l’ensemble de la série étudiée).
Expansion de l’avant-dernier tergite complètement divisée en 2 branches
étroites, légèrement divergentes et excurvées, l’extrémité arrondie; une petite
saillie du bord postérieur à la base de chaque branche; une dépression sur le tergite
proprement dit à la base de l’expansion. Dernier tergite subcarré. Lobe médian du
Source : MNHN, Paris
84
M. DESCAMPS
complexe sous-génital large à la base, fortement rétréci à mi-longueur, apparais¬
sant coudé dorsalement à angle obtus, vers le 1/3 apical en vision latérale; face
ventrale à très forte saillie longitudinale en forme de triangle très allongé; extrémité
en pointe très saillante. Lobes latéraux environ 2 fois plus longs que larges, l’angle
postéro-interne aigu, bien saillant, un peu rabattu vers l’intérieur et surtout visible
ventralement; angle postéro-externe très largement arrondi; face externe (ventrale)
à bombement longitudinal. , ,
Insecte à dominante verte. Face et joues vert jaunâtre; pas de bande trans-
Fig. 179-188. — Harpemastax armala Descamps, 1964, cf, Ç. — 179. Extrémité abdominale ÿ
latéralement. — 180. Épiphalle dorsalement.— 181. Extrémité abdominale $ dorsalement. —
182 Lr .même en vision ventro-apicale. — 183. Complexe phallique latéralement. — 184. Plaque
sous-'jénitale Ç, face dorsale. — 185. Capsule ectophallique dorsalement. — 186. Plafond de la
bourse copulatrice et spermathèque. — 187. Extrémité de fa capsule céphalique r? latéralement. —
1 ' S. Endoph.'lle latéralement.
Source : MNHM, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE
85
jugale bien nette; vertex brun-vert. Pronotum traversé par une bande longitudinale
médiane de coloration brun-rouge ; lobes latéraux verts, virant au brun vers le bord
inférieur. Élytres bruns; ailes enfumées. Pattes vertes; extrémité des fémurs pos¬
térieurs marquée de brun ; tibias postérieurs violet très clair. Extrémité abdominale
marquée de brun comme suit : partie dorsale de l’avant-dernier tergite, partie pos¬
térieure du dernier, cerques, lobe médian et partie des lobes latéraux du complexe
sous-génital, partie des aires latérales, bord postérieur du 8 e sternite (intensité et
étendue de la coloration brune variables).
Épiphalle à crochets terminaux réunis à la base et baguettes latérales sub¬
contiguës. Invagination postéro-ventrale du sac endophallique grande, allongée,
dépassant vers l’avant la partie basale des valves du pénis.
?. Plaque sous-génitale fortement striée latéralement à la face dorsale (fig. 184).
Plafond de la bourse copulatrice strié, à forte invagination en forme de navette
(fig. 186).
F E P Cy Cm
7c? 9,2- 9,7 (9,4) 3,2-3,7 (3,4) 1,9-2,2 (2,0) 2,30-2,37(2,33) 1,95-2,10(2,04)
10? 12,2-13,2(12,6) 4,6-5,4 (4,9) 2,7-2,9 (2,8) 2,70-2,85(2,75) 3,15-3,32(3,26)
Madagascar Nord-Ouest : Ambodimanga (région de Majunga), 1? holotype.
Forêt de l’Ankarafantsika, le? néallotype, le? et 3?, 1-1967; le?, 18-11-1967; 5?,
II et III-1967; 2c? et 3? du 8 au 30-III-1967; le? et 2? du 10 au 14-IV-1967; 1?,
19-V-1967 (D. Wintrebert). Katsepy, le?, 23-V-1967 (D. Wintrebert). Muséum de
Paris.
Harpemastax cornuta n. sp.
(fig. 189-196)
e?. Holotype. Taille très voisine de celle de H. armata. Spinescence des carènes
supérieures des fémurs postérieurs répondant à la formule suivante de l’extérieur
vers l’intérieur : 5-7 ; 7-8 ; 6-7.
Expansion de l’avant-dernier tergite abdominal réduite à 2 lobes triangulaires
courts, l’extrémité arrondie et un peu courbée vers le bas; bord postérieur de
l’avant-dernier tergite formant un angle droit avec le bord externe des lobes de
l’expansion médiane; parties latérales du bord postérieur de l’avant-dernier tergite
concaves. Dernier tergite subcarré. Lobe médian du complexe sous-génital trian¬
gulaire, large à la base et progressivement rétréci vers l’extrémité, non nettement
coudé mais irrégulièrement courbé dorsalement (vision latérale); face ventrale
parcourue par une saillie longitudinale plus forte que chez H. armata mais très
nettement moins large à la base; extrémité en angle aigu mais sans pointe saillante.
Lobes latéraux courts et larges, l’angle postéro-interne saillant, peu rabattu vers
l’intérieur et visible latéralement; face externe régulièrement bombée.
Insecte décoloré, type de coloration comme chez H. armata.
Crochets terminaux de l’épiphalle courbés vers l’intérieur, réunis à la base,
l’extrémité peu épaissie, un peu redressée. Capsule ectophallique allongée, à forte
concavité dorso-apicale ; valves de l’ouverture postérieure à extrémité dilatée et
fortement allongée dorso-ventralement. Invagination postéro-ventrale du sac
endophallique relativement courte, ne dépassant pas vers l’avant la partie basale
des valves du pénis.
?. Allotype. Diffère de H. armata par la plaque sous-génitale plus allongée, à
processus terminal nettement plus étroit et pourvu de 3 épines apicales beaucoup
plus courtes, les 2 épines latérales de taille subégale à celle de l’épine médiane;
par les supports basaux des valves inférieures de l’oviscapte à angle postéro-exteme
non spiniforme. Spinescence des carènes supérieures des fémurs postérieurs répon¬
dant à la formule suivante de l’extérieur vers l’intérieur : 6-7 ; 5-6 ; 6.
F E P Cy Cm
le? 9,9 3,9 2,2 2,00 2,46
1? 13,4 5,6 3,2 2,76 3,23
Madagascar Nord-Ouest : Terrain d’aviation à l’Ouest de Soalala, le? holotype,
1? allotype, 26-X-1967 (D. Wintrebert). Muséum de Paris.
Source : MNHN, Paris
86
M. DESCAMPS
Fig. 189-196. — Harpemastax cornuta cornuta n. sp. 5. — 189. Extrémité abdominale $
latéralement. — 190. La même dorsalement. — 191. Épiphalle dorsalement. — 192. Extrémité
abdominale 2 ventralement. — 193. Complexe phallique latéralement. — 194. Extrémité abdo¬
minale ç? en vision ventro-apicale. — 195. Capsule ectophallique dorsalement. — 196. Endophalle
latéralement.
Fig. 197-200. — Harpemastax cornuta boina n. subsp. 2- — 197. Lobe médian du complexe
sous-génital. — 198. Capsule ectophallique latéralement. — 199. Extrémité abdominale c? laté¬
ralement. — 200. Extrémité de la plaque sous-génitale 2-
Harpemastax cornuta boina n. subsp.
(fig. 197-200)
d'. Holotype. Taille un peu plus petite que celle de la sous-espèce type. Angle
îostérieur des lobes latéraux du pronotum très fortement courbé vers le bas.
Extrémité des élytres atteignant le milieu du 3 e tergite abdominal. Spinescence
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE
87
des carènes supérieures des fémurs postérieurs répondant à la formule suivante
de l’extérieur vers l’intérieur : 4-6; 5-6 ; 6.
Lobe médian du complexe sous-génital très nettement plus étroit que chez la
sous-espèce type, à bords latéraux sinués; côte ventrale fortement saillante-
extrémité aiguë, peu saillante. Lobes latéraux longs, étroits, rectangulaires, là
face externe fortement bombée longitudinalement vers le bord inférieur (vision
latérale); angle postéro-interne d’environ 90°, rabattu à angle droit vers l’intérieur-
angle opposé arrondi et non saillant.
Crochets terminaux de l’épiphalle réunis à la base, fortement redressés dorsale-
ment. Capsule ectophallique à concavité dorso-apicale moins accentuée que
chez H. c. cornuta; valves de l’ouverture postérieure à extrémité beaucoup moins
allongée dorso-ventralement.
?• Allotype. Spinescence des carènes des fémurs postérieurs : 5-6; 4-5; 5.
Dernier tergite abdominal présentant, en vision latérale, 2 angles terminaux
d’environ 90°, arrondis, non saillants. Plaque sous-génitale très fortement rétrécie
vers l’arrière, la partie terminale filiforme, à bords comprimés latéralement, de
section semi-circulaire; épines terminales peu différenciées. Angle postéro-externe
des supports basaux des valves inférieures de l’oviscapte inerme.
Insecte à dominante verte. Face vert-jaune; une bande transjugale blanchâtre,
s’élargissant vers le bas. Tibias postérieurs teintés de violet. Deux tiers apicaux des
cerques bruns. Valves de l’oviscapte marquées de brun latéralement.
F E P Cy Cm
2c? 8,5-8,6 2,9-3,4 1,8 2,14-2,17 1,84-1,89
1$ H,8 4,8 2,7 2,63 3,0
Madagascar Nord-Ouest : Bongolava, 10 km au Sud-Ouest de Port-Bergé,
le? holotype, 1$ allotype, le? paratype, 10-V-1967 (D. Wintrebert). Muséum de
Paris.
Harpemastax rubripes n. sp.
(fig. 201-204)
Source : MNHN, Paris
M. DESCAMPS
$ Holotype. Carène médiane du pronotum légèrement onduleuse de profil.
Élvtres dépassant un peu le bord postérieur du 2 e tergite abdominal, se chevauchant
dorsalement. Spinescence des carènes supérieures des fémurs postérieurs répondant
à la formule suivante de l’extérieur vers 1 intérieur : 7-8; 6-8; 6 (5-8; 6-7; 6-7 sur
l’ensemble de la série étudiée). . .
Partie postéro-externe du dernier tergite abdominal très développée et forte¬
ment saillante vers l’arrière, pourvue de 2 angles postérieurs : angle postéro-
externe droit- angle postéro-interne obtus; bord externe légèrement convexe.
Plaque sous-génitale peu saillante vers l’arrière, ne dépassant pas ou très peu
le bord postérieur du dernier tergite ; bords latéraux de la partie postérieure redressés
dorsalement un peu rugueux; bord postérieur légèrement concave, garni de petites
éDines (parfois un peu redressé lui aussi). Valves de l’oviscapte longues mais
cependant un peu plus courtes que celles de H. armata. Valves inférieures armées
de 14-15 dents sur le bord externe; dent préapicale de l’arête dorsale implantée au
niveau de la 2 e dent du bord externe; supports basaux à bord interne foliacé et à
angle postéro-externe arrondi. Bord externe des valves supérieures armé également
de 14-15 dents. . , ,
Insecte décoloré, la face jaunâtre; les 2/3 postérieurs des cerques bruns;
tibias postérieurs rouges.
d inconnu.
F E P • Cy Cm
3$ 12,2-13,0 (12,5) 4,6-5,6 (5,0) 2,5-2,6 2,55-2,75 (2,66) 3,05-3,25 (3,16)
Madagascar Sambirano : Forêt de Manongarivo, 1$ holotype, 2? paratypes,
16 et 17-X-1967 (D. Wintrebert). Muséum de Paris.
Harpemastax spinifera n. sp.
(fig. 171-172, 205-214)
d 1 . Holotype. Nettement plus petit que H. armata. Microptère; élytres large¬
ment distants dorsalement, atteignant le milieu du 1 er tergite, l’extrémité arrondie,
les bords légèrement convexes; ailes vestigiales, hyalines, atteignant presque l’extré¬
mité des élytres. Spinescence des carènes supérieures des fémurs postérieurs répon¬
dant à la formule suivante de l’extérieur vers l’intérieur : 5; 5; 5-6.
Avant-dernier tergite abdominal dépourvu d’expansion, le bord postérieur
sinué au milieu, à nette concavité médiane. Aire membraneuse de la partie basale
du complexe sous-génital très large. Lobe médian de la partie apicale très large à la
base, occupant, à ce niveau, tout l’espace compris entre les lobes latéraux, se rétré¬
cissant vers l’arrière beaucoup plus progressivement que chez H. armata, courbé
dorsalement (à angle obtus) au niveau du 1/3 apical; extrémité en pointe aiguë;
face ventrale à saillie triangulaire épaisse et peu élevée. Lobes latéraux étroits,
l’extrémité arrondie de profil, la face externe fortement carénée; bord interne
(inférieur) rabattu vers l’intérieur; angle postéro-interne droit, invisible
latéralement.
Coloration comme chez H. armata, les lobes de la partie apicale du complexe sous-
génital plus clairs, les aires latérales plus foncées.
Épiphalle à crochets terminaux non réunis à la base et baguettes latérales
non contiguës. Capsule ectophallique un peu plus longue que large. Invagination
postéro-ventrale du sac endophallique n’atteignant pas le bord antérieur des valves
du pénis.
$. Allotype. Élytres n’atteignant pas tout à fait le milieu du 1 er tergite, l’extré¬
mité arrondie, plus étroite que chez le d- Spinescence des carènes supérieures des
fémurs postérieurs répondant à la formule suivante de l’extérieur vers l’intérieur :
8; 7-9; 6-7.
Dernier tergite abdominal à bord externe convexe et angle postérieur droit,
arrondi. Plaque sous-génitale peu rétrécie vers l’arrière, le bord postérieur recouvrant
un peu la base des valves inférieures de l’oviscapte, armé de 6-7 épines aiguës
de chaque côté d’une forte dent médiane comprimée latéralement et légèrement
courbée dorsalement. Valves de l’oviscapte beaucoup plus courtes que chez
H. armata; valves inférieures à face ventrale plus large, le bord interne plus
saillant que le bord externe, celui-ci armé de 10-12 dents; bord externe des valves
supérieures armé de 14-15 dents.
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE
Insecte de coloration verte y compris les élytres. De coloration brune ou brun-
noir : articulation fémoro-tibiale postérieure; 2/3 postérieurs des cerques; face
interne et partie supérieure de la face externe des valves supérieures de l’oviscapte;
partie dorsale des valves inférieures.
Plaque sous-génitale relativement peu striée latéralement à la face dorsale
(ng. 171). Plafond de la bourse copulatrice non strié, à plage avant et bourrelet
arrière fortement sclérifiés; une invagination moins forte que chez le génotype.
Source : MNHM, Paris
90
M. DESCAMPS
1 <?
1 ?
F
8,3
11,1
E
1,5
1,9
P Cy Cm
1.9 2,11 1,90
2.9 2,58 3,25
Madagascar Nord-Ouest : Bongolava (dune de sable blanc), sur Turraea sp.,
route de Mampikony, l<f holotype, 14-III-1967; 1$ allotype, 6-IV-1967 (D. Win-
trebert). Muséum de Paris.
Harpemastax sp.
Une $ capturée à Antsohihy diffère de H. cornuta boina par l’extrémité de la
plaque sous-génitale très fortement comprimée latéralement et beaucoup plus
étroite encore; par le processus terminal très étroit, presque spiniforme, à bords
latéraux inermes vers l’extrémité et à apex simple.
Madagascar Nord-Ouest : Antsohihy, 1$, 5-III-1967 (D. Winlrebert). Muséum
de Paris.
Genre Xenomastax Descamps, 1964
Descamps, 1964, p. 213.
Ce genre de la région du Centre de Madagascar comporte à ce jour 2 espèces
dont l’une X. miserabilis n’était connue que par le d 1 . L’étude des genitalia de la $
permet de compléter comme suit les caractères génériques :
Ç. Ouverture génitale relativement courte et large; un petit lobe membraneux
postvaginal bien net faisant penser à un guide-œuf rudimentaire. Spermathèque
à ampoule terminale simple, oblongue, de grande taille; plafond de la bourse
copulatrice strié longitudinalement.
Les 2 $ disséquées portaient chacune entre les valves inférieures de l’oviscapte
une structure complexe, volumineuse, paraissant être l’homologue du spermatophore
des Acridoidea il. p. 23.
CLÉ DES ESPÈCES (<f, ?)
1 (2) Fastigium du vertex plus large en son milieu que l’espace interoculaire;
spinescence des carènes supérieures des fémurs postérieurs répondant à la
formule suivante de l’extérieur vers l’intérieur : 0-2; 1-3; 0-2; avant-
dernier tergite abdominal du <f pourvu d’une expansion médiane à angles
postérieurs en forme d’appendice spiniforme (Desc., 1964, fig. 359, 360).
X. wintreberti Descamps, 1964.
2 (1) Fastigium du vertex de largeur subégale à l’espace interoculaire; spines¬
cence des carènes supérieures des fémurs postérieurs : 0-1 ; 0-1 ; 0-1, bord
postérieur de l’avant-dernier tergite abdominal du cf à concavité médiane
limitée par 2 saillies triangulaires (Desc., 1964, fig. 370, 371).
X. miserabilis Descamps, 1964.
Xenomastax wintreberti Descamps, 1964
(fig. 215-217)
Descamps, 1964, p. 215, fig. 359, 365.
Descamps et Wintrebert, 1965, p. 97.
Madagascar Centre : Ambohimahasoa, 20 km au Sud, 1$, 2-IV-1968; 17 km
au Sud, lcf, 3-VII-1968 ( D. Wintrebert). 3 km au Nord de Soamandroso, entre
Ambositra et Ambohimahasoa, 2cf, 1? et 1 larve, 23-V-1968 (D. Wintrebert).
Muséum de Paris.
Signalisations antérieures : Mandalahy, localité du type; 57 km au Nord
d’Ambohimahasoa.
Xenomastax miserabilis Descamps, 1964
(fig. 218-219)
Descamps, 1964, p. 217, fig. 366-371.
?. Néallotype. Très proche de la $ de X. wintreberti ; taille un peu plus petite.
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE
91
Fastigium du vertex, considéré dorsalement, à bords latéraux non excurvés, pas
plus large que l’espace interoculaire.
Spinescence des carènes supérieures des fémurs postérieurs répondant à la
formule suivante de l’extérieur vers l’intérieur : 0-1 ; 0-1 ; 0-1 (2 des exemplaires
étudiés ne présentent aucune épine sur ces carènes).
Fig. 215-217. — Xenomastax wintreberti Descamps, 1964, $. — 215. Plaque sous-génitale,
face dorsale. — 216. Spermatophore. — 217. Plafond de la bourse copulatrice et spermathèque.
Fig. 218-219. — Xenomastax miserabilis Descamps, 1964, $>. — 218. Plafond de la bourse
copulatrice et spermathèque. — 219. Extrémité de spermatophore.
Plaque sous-génitale un peu moins rétrécie vers l’arrière que chez X. winlre-
berti, se terminant par un petit lobe échancré au milieu et à bord postérieur épineux.
Bord externe des valves de l’oviscapte armé de 9-10 dents.
Insecte à dominante vert sombre. Face et joues vert-jaune, les carènes et
callosités faciales blanchâtres. Bord inférieur des lobes latéraux du pronotum vert
plus clair que l’ensemble. Tergites abdominaux 2 à 5 jaunes à ligne médiane
rougeâtre se prolongeant, en s’atténuant, jusqu’à la plaque sus-anale; 8 e tergite
vert-jaune. Face inférieure verte. Tibias postérieurs verts, l’extrémité jaune.
Face dorsale de la bourse copulatrice représentée à la figure 218; spermathèque
à ampoule terminale nettement moins volumineuse que celle de X. wintreberti.
F P Cy Cm
4? 7,0-7,6 (7,3) 1,2-1,3 1,90-1,98 (1,95) 2,08-2,25 (2,16)
Madagascar Centre : Col des Tapias septentrional (Nord d’Ambositra), 1$ néal-
lotype, 3c?, 1Ç, 3 larves, 3-IV-1968 (D. Wintrebert). Réserve de l’Andringitra,
altitude 2 100 m, lç? sur Philippia sp., 30-III-1968 (D. Wintrebert). Tsinjoarivo,
le?, 3? et 1 larve, 11-1932 (A. Seyrig). Ankaratra, 1 <?et 1 larve, 11-1932 ("A. Seyrig).
Muséum de Paris et Muséum de Madrid.
Signalisations antérieures : Région de Tananarive, km 39, route d’Ambalo-
lamyiy, face Est d’Iaranandriana; La Mandraka; 50 km au Sud de Tananarive.
Source : MNHN, Paris
92
M. DESCAMPS
Genre Penichrotes Karsch, 1889
Karsch, 1889, p. 32.
Descamps, 1964, p. 101.
Après la révision de Descamps (1964) ce genre qui groupait précédemment des
espèces de Madagascar et d’Afrique est devenu endémique malgache ne comportant
plus outre l’espèce type P. nudata Karsch, 1889, (Madg. Centre) que P. leptotes
Brancsik, 1893, (Nosy Be) dont le type n’avait pu être étudié. Ce type a été retrouvé
au Muséum de Madrid, il s’agit d’une larve Ç (dernier stade) du genre Malagassa
(Miraculinae) : Malagassa leptotes (Brancsik, 1893).
Le genre Penichrotes est donc bien monospécifique comme suggéré en 1964.
Genre Pseudamatonga nov.
cf. Voisin du genre Amatonga Rehn et Rehn, 1945, mais s’en écartant par de
nombreux caractères. Taille moyenne, longiligne. Capsule céphalique allongée,
plus large au niveau des articulations mandibulaires qu’au niveau des yeux. Fasti-
gium du vertex bien saillant, ascendant, l’extrémité, considérée de profil, arrondie.
Espace interoculaire carinulé latéralement, de largeur subégale à la longueur du
pédicelle antennaire. Face monochrome, fortement déclive. Yeux allongés; distance
infra-oculaire plus grande que la largeur de l’œil. Épine antennaire sur le 4 e article
à partir de l’apex; un petit mamelon sur le 7 e .
Pronotum allongé, non rebordé à l’arrière, le bord postérieur du disque à
incision triangulaire bien nette; bord inférieur des lobes latéraux subrectiligne,
l’angle postérieur saillant en oblique vers l’arrière et le bas. Subaptère; vestiges
élytraux représentés par un petit lobe tégumentaire simple, redressé contre le
tergum. Fémurs antérieurs carénés à la face externe ; fémurs médians à face externe
bombée; second éperon interne des tibias postérieurs spiniforme; griffes des tarses
inégales.
Extrémité de l’abdomen peu renflée. Avant-dernier tergite dépourvu d’expan¬
sion médiane, le bord postérieur présentant 2 petits lobes juxtamédians délimitant
une petite concavité. Dernier tergite découvert latéralement, rectangulaire, à
angle postéro-interne saillant. Cerques épais, courts, cylindriques. Complexe sous-
génital très élaboré; aire membraneuse de la partie basale bien nette. Lobe médian
de la partie apicale étroit, coudé dorsalement, l’extrémité simple, réuni aux lobes
latéraux par un connectif subcoriacé. Lobes latéraux subelliptiques, orientés face
au lobe médian, étroitement implantés vers le milieu du bord postérieur des aires
latérales.
Épiphalle étroit, les crochets terminaux presque réunis à la base. Capsule
ectophallique subelliptique en vision dorsale; ouverture postérieure en position
apicale; partie dorso-apicale membraneuse, sous-tendue par 2 valves dorso-
latérales. Endophalle grand ; sclérite du gonopore long; sac spermatophore à
sclérification apicale en arceau et rugosités à la face ventrale.
$. Moins grêle que le Tête conique. Distance infra-oculaire plus grande
que la longueur de l’œil. Antennes plus courtes que la distance comprise entre la
suture clypéale et l’extrémité du fastigium.
Bords latéraux du 8 e tergite abdominal dépassant latéralement ceux du pré¬
cédent. Angle postérieur du dernier tergite étroit, saillant. Plaque sous-génitale
courte, la partie postérieure pincée, formant un petit lobe denté. Valves de l’ovis-
capte relativement trapues. Valves inférieures à supports basaux découverts, à
face ventrale plane, la dent apicale forte et courbée; dent préapicale de l’arête
dorsale forte.
Plaque sous-génitale à repli postvaginal chitinisé (guide-œuf) bien net (fig. 228);
ampoule terminale de la spermathèque simple, allongée (fig. 227).
Espèce type du genre : Penichrotes carinicrus Schulthess, 1909.
Cet insecte avait été classé provisoirement ainsi que Penichrotes strigilifer
Miller, 1936, dans le genre Amatonga.
Pour la clé de différenciation de ces 2 espèces (peut-être synonymes) rapportées
à présent au genre Pseudamatonga cf. Descamps, 1964, p. 105.
Ce genre proche d’ Amatonga s’en différencie par les caractères suivants :
vestiges élytraux non repliés extérieurement sur eux-mêmes ; avant-dernier tergite
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE
93
du d sans expansion médiane; cerques du d courts, rectilignes et cylindriques;
lobe médian du complexe sous-génital étroit, à extrémité simple, sans crête à là
face dorsale (présente chez Amatonga); capsule ectophallique à valves dorso-
latérales (ventro-latérales chez Amatonga).
Pseudamatonga carinicrus (Schulthess, 1909) n. comb.
(fig. 220-228)
Fig. 220-228. — Pseudamatonga carinicrus (Schulthess, 1909), n. comb. d> 2- — 220. Extré.
mité abdominale d latéralement. — 221. Épiphalle dorsalement. — 222. Extrémité abdominale d
dorsalement. — 223. La même en vision ventro-apicale. — 224. Complexe phallique latéralement.
~~ 225. Capsule ectophallique dorsalement. — 226. Endophalle latéralement. — 227. Plafond de
la bourse copulatrice et spermathèque. — 228. Plaque sous-génitale 2, face dorsale.
Source : MNHN, Paris
M. DESCAMPS
Ptnichrotes carinicrus Schulthess, 1909, p. 9.
Amatonga carinicrus (Schulthess, 1909); Descamps, 1964, p. 106, fig. 139-141.
L'espèce avait été décrite d’après une série comportant le? et plusieurs $. Lors
de notre étude précédente (Descamps, 1964) seules les $ se trouvaient au Muséum
de Zurich et l’une d’elles avait été désignée comme lectotype. Le ç? de la série ayant
été retrouvé au Muséum de Madrid nous le désignons comme véritable lectotype et
la $ précédemment décrite comme paralectotype.
cj. Lectotype. Spinescence des carènes supérieures du fémur postérieur
(unique) répondant à la formule suivante de l’extérieur vers l’intérieur : 2; 3; 5.
Lobes juxta-médians du bord postérieur de l’avant-dernier tergite en forme
de lunule. Partie visible du dernier tergite allongée dorso-ventralement, l’angle
postéro-externe largement arrondi, l’angle opposé formant une petite saillie noire
orientée vers l’arrière et vers le haut. Aires latérales de la partie basale du complexe
sous-génital triangulaires, bordées de côtes bien nettes, l’angle postéro-externe
subaigu, le bord postérieur subrectiligne, légèrement ondulé. Lobe médian de la par¬
tie apicale en forme de côte épaisse, de section subcirculaire, coudé dorsalement
vers le 1/3 postérieur et légèrement comprimé latéralement à ce niveau; extrémité
simple, comprimée frontalement, spatuliforme, la face ventrale concave. Extrémité
des lobes latéraux largement arrondie (vision latérale).
Insecte décoloré devant être vert sur le vif. De coloration noire : angle postéro-
inteme du dernier tergite ; face dorsale de la spatule terminale du lobe médian du
complexe sous-génital; bord postérieur des plaques infracercales.
Complexe phallique comme décrit pour le genre et représenté aux figures 224-
226.
Ç. Face dorsale de la plaque sous-génitale, plafond de la bourse copulatrice
et spermathèque représentés aux figures 227-228.
F P Cy Cm
le? 9,6 2,0 1,87 2,13
1$ 14,9 3,4 2,95 3,57
Afrique du Sud : Transvaal ; Shilouvane, 1 d lectotype, 9? (Junod). Entomolo-
gisches Institut Zurich.
Mozambique : Bassin inférieur du Zambèze, 32° E, 18° S (de 1 000 à 1 200 m
d’altitude), 1$ de petite taille, rapportée avec doute à la même espèce, 1905
(G. Vasse). Muséum de Paris.
Genre Amatonga Rehn et Rehn, 1945
Amatonga spicata Rehn et Rehn, 1945
(fig. 229-235)
Rehn et Rehn, 1945, p. 218, fig. 15-18, pl. 20, fig. 51.
Descamps, 1964, p. 106, fig. 134-138.
cj. Holotype. Description des genitalia. Épiphalle étroit, à baguettes latérales
larges, sinuées, contiguës sur une courte distance à la partie antérieure; crochets
presque réunis à la base, courts, coudés dorsalement, la coudure marquée par une
forte saillie aiguë bien visible latéralement, l’extrémité arrondie. Capsule ecto-
phallique bien chitinisée, bombée, l’ouverture postérieure en position apicale;
partie dorso-apicale chitinisée, ascendante, en forme de chaperon subtriangulaire
(vision dorsale); 2 valves ventro-latérales un peu courbées dorsalement et épaissies
à l’extrémité; ouverture dorso-basale grande, à bordure moyennement épaisse.
Endophalle grand, occupant environ les 2/3 de la capsule; pénis en forme de crois¬
sant (vision latérale) sans expansion aliforme antérieure; pas de sclérite du gono-
pore; sac spermatophore grand, parsemé d’échinulations rousses, à sclérification
postérieure en arceau.
F P Cy Cm
le? 9,3 2,6 2,19 2,14
Mozambique : Lourenço Marquès, le? holotype, 1$ allotype, 23-V-1932
(E. R. Helwig). Académie de Philadelphie.
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE
95
Genre Raphimastax nov.
?• Taille relativement grande; allure générale trapue. Tête subconique, for-
tement aplatie frontalement, très nettement plus large au niveau des articulations
mandibulaires qu’au niveau des yeux. Fastigium du vertex court mais cependant
saillant en avant des yeux; angle fastigio-facial aigu, arrondi. Espace interoculaire
ae largeur subégale à la longueur du scape antennaire, non carinulé latéralement,
race lisse, monochrome. Yeux de taille moyenne, peu saillants, allongés dorso-
ventralement; distance infra-oculaire un peu plus grande que le plus grand dia¬
mètre de 1 œil. Antennes (?).
. Pronotum très finement rebordé à l’avant et latéralement, le bord postérieur
incise au milieu, la carène médiane bien nette; bord inférieur des lobes latéraux
iortement oblique; angle postérieur peu saillant. Subaptère; vestiges élytraux bien
nets, représentés par un double repli tégumentaire ; vestiges des ailes pratiquement
uis. remurs antérieurs courts et épais, à face externe fortement carénée; fémurs
médians un peu comprimés latéralement; fémurs postérieurs épais. Second éperon
interne des tibias postérieurs spiniforme ; griffes des tarses inégales.
Huitième tergite abdominal à bords latéraux dépassant légèrement ceux du
Source : MNHN, Paris
[. DESCAMPS
tergite précédent. Angle postérieur du dernier tergite aigu et bien saillant vers
l'arrière. Plaque sous-génitale bombée à la base, ses bords latéraux fortement
redressés dorsalement, non rétrécie vers l’arrière; partie postérieure divisée en
2 parties par une fine incision médiane, guide-œuf petit, invisible extérieurement;
bord postérieur à spinescence rappelant celle du genre Parasymbellia. Valves de
l’oviscapte longues, relativement étroites en vision latérale; valves inférieures à
dent préapicale de l’arête dorsale forte et à face ventrale large, se rétrécissant un
peu vers l’arrière; dent apicale des 2 paires forte et moyennement recourbée.
S inconnu.
Espèce type du genre : Raphimastax sylvatica n. sp.
Ce genre est remarquable par la forme de la plaque sous-génitale dont le
bord postérieur rappelle celui, si caractéristique, des Parasymbellia.
Raphimastax sylvatica n. sp.
(fig. 236-239)
$. Holotype. Face dorsale du fastigium et espace interoculaire plats, à bords
latéraux rigoureusement parallèles. Carinules médianes de la face épaisses, sinuées,
non contiguës, fortement écartées à la partie supérieure, rapprochées sous l’ocelle
médian et au-dessus des antennes.
Vestiges élytraux courts, larges, tombant un peu sur les pleures, l’extrémité
largement arrondie, n’atteignant pas tout à fait le bord postérieur du mésonotum.
Spinescence des carènes supérieures des fémurs postérieurs répondant à la formule
suivante de l’extérieur vers l’intérieur : 5; 5-6; 4-7.
Bord postérieur de chacune des moitiés de la plaque sous-génitale, à concavité
délimitant imparfaitement 2 lobes; lobe interne en forme de petite expansion
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE
97
arrondie à bord garni de petites épines; lobe externe triangulaire, l’extrémité
prolongée par une longue épine aiguë, le bord interne armé d’une ou 2 épines beau¬
coup plus petites. Face ventrale des valves inférieures de l’oviscapte pourvue de
quelques échinulations; bord interne un peu plus saillant à la base que le bord
externe, ce dernier armé de 14 dents, les dents basales très petites. Bord externe
des valves supérieures armé de 15-16 dents; face dorsale bombée, parcourue par
une rangée de fortes échinulations.
Teinte générale verte. Face vert plus clair; une tache orange sur les pièces
buccales; une fine bande vert clair sur les joues, précédée d’une bande vert Foncé.
Vestiges élytraux à moitié postérieure noire; 2 petites taches noires paracarénales
sur les tergites abdominaux sauf les derniers. Face ventrale blanchâtre; 2 bandes
longitudinales noires, en flammèche sur la plaque sous-génitale. Extrémité des
fémurs postérieurs très légèrement marquée de noir; tibias postérieurs vert jaunâtre.
F P Cy Cm
1? 16,1 3,7 3,82 4,80
Madagascar Nord-Ouest : Forêt de l’Ankarafantsika, 1$ holotype, 18-11-1967
(D. Wintrebert). Muséum de Paris.
Genre Rhinomastax nov.
cf. Taille moyenne. Capsule céphalique très allongée, fortement aplatie fron-
talement, de largeur subégale au niveau des articulations mandibulaires et au
niveau des yeux. Face presque fisse, monochrome, de profil fortement déclive.
Fastigium du vertex très fortement saillant, étroit; angle fastigio-facial très aigu.
Espace interoculaire relativement large, de largeur subégale à la longueur du pédi-
celle antennaire. Yeux peu saillants; distance infra-oculaire subégale au plus grand
diamètre de l’œil. Antennes filiformes, plus courtes que la distance comprise entre
la suture épistomale et l’extrémité du fastigium ; épine antennaire sur le 4 e article
à partir de l’apex; un petit mamelon sur le 7 e .
Pronotum non rebordé à l’avant et à l’arrière, le bord postérieur à angle
rentrant obtus, la carène médiane faible mais nette; lobes latéraux plus longs que
larges, à angle postérieur saillant vers l’arrière et légèrement vers le bas. Subaptère;
vestiges des organes du vol représentés par un double repli tégumentaire. Fémurs
antérieurs à face externe carénée. Lobes géniculaires supérieurs des fémurs posté¬
rieurs de longueur subégale. Second éperon interne des tibias postérieurs spini-
forme, bien net. Griffes des tarses inégales.
Extrémité abdominale moyennement renflée. Bord postérieur du 7 e tergite
concave. Bord postérieur de l’avant-dernier tergite à concavité médiane limitée
latéralement par 2 fortes épines; parties latéro-postérieures de ce même tergite non
saillantes vers l’arrière. Dernier tergite bien découvert, de forme complexe, bosselé
et pourvu d’appendices. Cerques un peu courbés vers le bas. Plaque sus-anale
longue et étroite, entièrement découverte. Complexe sous-génital de structure très
particulière.Partie basale peu différenciée, très courte, dépourvue d’aire membra¬
neuse, entièrement cachée par la partie postérieure du 8 e sternite. Membrane
intersegmentaire entre 8 e sternite et plaque sous-génitale très ample. Partie apicale
trilobée, les lobes latéraux soudés au lobe médian sauf à l’extrémité. Lobe médian
à saillie basale bien prononcée, l’extrémité bifide en vision apicale. Lobes latéraux
orientés comme le lobe médian, grossièrement subrectangulaires, la face ventrale
parcourue par une forte crête longitudinale.
Épiphalle à baguettes latérales très fortement divergentes d’avant en arrière;
crochets très forts, coudés à angle droit vers l’intérieur, l’extrémité large, compri¬
mée dorso-ventralement. Capsule ectophallique subcylindrique ; ouverture dorso-
basale grande; ouverture postérieure en position ventro-apicale; partie dorso-
apicale formant un chaperon à 5 lobes. Endophalle petit; valves du pénis soudées
par le milieu de leur partie basale, cette dernière en forme de gouttière; partie
apicale à extrémité bifide; sac endophallique se terminant par un anneau complet
formé de 4 sclérites intimement accolés; sac spermatophore de petite taille, conique;
pas de sclérite du gonopore.
? . Capsule céphalique beaucoup plus large au niveau des articulations mandi¬
bulaires qu’au niveau des yeux. Yeux petits, non saillants; distance infra-oculaire
beaucoup plus grande que le plus grand diamètre de l’œil. Antennes courtes,
Source : MNHN, Paris
M. DESCAMPS
subégales à la distance comprise entre le bord inférieur de l’œil et l’extrémité du
fastigium.
Pronotum tectiforme, à carène médiane bien nette, le bord postérieur à angle
rentrant peu marqué; lobes latéraux très nettement plus courts et plus hauts que
chez le 3.
Angle postérieur du dernier tergite très peu saillant. Plaque sous-génitale
rétrécie vers l’arrière, l’extrémité imparfaitement trilobée, les lobes latéraux très
petits, peu différenciés. Valves de l’oviscapte longues, à bords dentés.
Espèce type du genre : Rhinomastax ambreana n. sp.
Ce genre du Nord de Madagascar ne peut être rapproché d’aucun autre actuel¬
lement connu. La structure de la capsule céphalique est comparable à celle de la
majorité des Penichrotini alors que l’épiphalle à naguettes fortement divergentes
vers l’.arrière rappelle celui des Pseudoschmidlia. Seule l’espèce type est connue
par le 3. Nous rapportons au même genre, à titre provisoire, 2 autres espèces
connues par une seule ?. Ces insectes de même allure que R. ambreana en diffèrent
assez nettement par la structure des valves de l’oviscapte. La connaissance des 3
est requise pour décider de leur appartenance véritable.
CLÉ DES ESPÈCES (?)
1 (4) Valves de l’oviscapte à dent apicale bien différenciée et bien recourbée 2
2 (3) Fémurs antérieurs et médians plus courts que le pronotum sur la ligne
médiane; arête dorsale des valves inférieures de l’oviscapte à sinuosité
préapicale (?) (caractère déduit de la conformation des valves chez la
larve du dernier stade).
R. ambreana n. sp.
3 (2) Fémurs antérieurs et médians nettement plus grêles, plus longs que le
pronotum sur la ligne médiane; arête dorsale des valves inférieures de
l’oviscapte à dent préapicale très nette (fig. 252, 254) (3 inconnu).
R. rostrata n. sp., p. 100.
4 (1) Valves de l’oviscapte à dent apicale peu différenciée et peu recourbée.
Arête dorsale des valves inférieures lisse (fig. 258) (<3 inconnu).
R. acutifrons n. sp., p. 101.
Rhinomastax ambreana n. sp*
(fig. 240-248)
3. Holotype. Carinules médianes de la face contiguës, légèrement écartées
au niveau de l’ocelle médian. Fastigium du vertex à bords latéraux subparallèles.
Pronotum à forte rugosité irrégulière. Vestiges élytraux relativement larges,
l’extrémité aiguë, n’atteignant pas tout à fait le- bord postérieur du mésonotum.
Fémurs antérieurs un peu plus longs que le bord inférieur des lobes latéraux du
pronotum, à carène supéro-interne peu nette, à carènes inférieures obsolètes.
Fémurs médians de longueur subégale à celle des antérieurs, à carènes supérieures
et inféro-externe bien marquées. Spinescence des carènes supérieures des fémurs pos¬
térieurs répondant à la formule suivante de l’extérieur vers l’intérieur : 6-7 ; 5-7 ; 6.
Tergites abdominaux rugueux, surtout à la partie médiane. Avant-dernier
tergite à bombement latéral peu accentué ; concavité du bord postérieur plus large
que profonde, les 2 épines la limitant latéralement légèrement ascendantes, à
extrémité arrondie, un peu comprimées dorso-ventralement; parties latérales du
bord postérieur subrectilignes. Avant-dernier tergite plié longitudinalement, à
angle droit, à peu près à mi-hauteur; partie supérieure (vision dorsale) subcarrée,
à face externe bombée, à bord postérieur sinué, pourvue d’un court appendice
aux angles postérieurs (appendice interne comprimé dorso-ventralement; appendice
externe à pointe mousse); partie inférieure (vision latérale) bosselée, à bord posté¬
rieur mince, concave, strié. Plaque sus-anale à bords excurvés et épaissis, à étran¬
glement préapical. Cerques de section subcirculaire. Huitième sternite à parties
latérales fortement redressées dorsalement. Lobe médian du complexe sous-génital
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE
courbé dorsalement, à base subglobuleuse portant une saillie conique légèrement
bifide et sillonnée ventralement ; partie terminale en forme de fourche à branches
parallèles de section triangulaire; branches de cette fourche à arête ventrale vive,
à extrémité arrondie. Lobes latéraux libres au 1/3 postérieur seulement, l’extrémité
bilobée (lobe terminal externe plus large que l’interne) ; une forte convexité basale
externe; crête de la face ventrale sinuée.
Source : MNHN, Paris
100
M. DESCAMPS
Insecte décoloré devant être vert sur le vif. Une bande transjugale rouge.
Pièces génitales externes marquées de noir.
Complexe phallique comme représenté aux figures 245-248.
2 D’après la larve du dernier stade. Bord inférieur des lobes latéraux du
pronotum très oblique. Fémurs antérieurs et médians plus courts que le bord
inférieur des lobes latéraux du pronotum. .....
Plaque sous-génitale se terminant par 2 larges concavités limitées par 3 petites
saillies triangulaires. Bords latéraux du 8 e tergite dépassant un peu ceux du pré¬
cédent, l’angle latéro-postérieur un peu saillant; angle correspondant du dernier
tergite aigu mais peu saillant. Valves de l’oviscapte, à denticulation imparfaitement
développée mais laissant voir une dent apicale bien différenciée et nettement recour¬
bée- arête supérieure des valves inférieures à sinuosité préapicale.
’ Insectes décolorés devant être verts sur le vif. Une bande transjugale orangée;
4 taches noires sur le disque du pronotum ; 2 petites sur le bord antérieur, 2 plus
grandes sur le bord postérieur (existent également chez les larves J mais ne sont
pas décelables chez l’imago), tibias postérieurs jaunes à la base, orangés vers
l’extrémité.
F P Cy Cm
3,0 2,80-2,85 2,85
2c?
11,0-11,6
Madagascar Nord : Montagne d’Ambre, le? holotype, le? paratype, 6 larves $
lernier stade, 2 larves $ jeunes, 2 larves d, XII-1968 (Vadon et Peyrieras).
du dernier s
Muséum de Paris.
Rhinomastax rostrata n. sp.
(fig. 249-255)
?. Holotype. Face ornée de callosités longitudinales sinueuses. Fastigium du
vertex ascendant; face dorsale s’élargissant d’avant en arrière, les bords latéraux
excurvés sur la moitié basale. Espace interoculaire un peu déprimé, très nettement
plus étroit que la longueur du scape antennaire. Vertex rugueux. Carinules latérales
de la face épaisses et peu saillantes; carinules médianes épaisses, sinueuses, briève¬
ment contiguës au-dessus des antennes.
Pronotum peu rugueux, à carène médiane bien saillante; bord inférieur des
lobes latéraux fortement oblique, l’angle postérieur tronqué, un peu saillant vers
l’arrière et légèrement courbé vers le bas. Vestiges élytraux très étroits, l’extrémité
non appointie, tronquée, n’atteignant pas le bord postérieur du mésonotum. Fémurs
antérieurs et médians plus longs que le pronotum sur la ligne médiane. Spinescence
des carènes supérieures des fémurs postérieurs répondant à la formule suivante
de l’extérieur vers l’intérieur : 6-7 ; 7-8 ; 5-8.
Bords latéraux du 8 e tergite dépassant un peu ventralement ceux du précédent.
Angle postérieur du dernier tergite non saillant. Plaque sous-génitale trilobée;
lobe médian large, triangulaire, l’extrémité un peu recourbée dorsalement les
bords un peu sinués; lobes latéraux courts, l’extrémité pourvue d’une épine très
aiguë. Valves de l’oviscapte longues et fortes, à dent apicale bien différenciée et
bien recourbée; valves inférieures à bord externe armé de 13-14 dents de taille
décroissante d’arrière en avant, l’arête dorsale munie d’une dent préapicale très
nette; bord externe des valves supérieures armé de 13-14 dents.
Insecte décoloré, pratiquement monochrome, devant être vert sur le vif.
De coloration brune : articulation fémoro-tibiale postérieure, valves de l’oviscapte.
Tibias postérieurs brun-rouge sur les 2/3 apicaux.
Plaque sous-génitale à repli membraneux longitudinal entre l’ouverture géni¬
tale et la plaque sclérifiée postvaginale. Canal de la spermathèque débouchant au
plafond de la bourse copulatrice; ampoule terminale piriforme, de petite taille.
c? inconnu.
F P Cy Cm
1? 13,0 3,3 2,70 3,85
Madagascar Nord-Ouest : Andranotolihiny (Nord-Ouest Ankarana de Diégo),
1? holotype, sur Légumineuse indéterminée, ll-X-1967 (D. Wintrebert). Muséum
de Paris.
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE
101
_-<Tbc
255 '
' ' " o
osn ,0 r 249 '. 255 / — Rhinomastax rostrcda n. sp. Ç. — 249. Extrémité abdominale ventralement.
~ 2 !?- Capsule céphaliquedorsalement. — 251. Plaque sous-génitale, face dorsale. — 252. Fémur
ai ?^ rle , u J latéralement. — 253. Plafond de la bourse copulatrice et spermathèque. — 254. Extré-
FJÎf abdominale latéralement. — 255. Coupe sagittale de la chambre génitale. BC, bourse copu-
latnce; CS, canal de la spermathèque; O, oviducte. F
Rhinomastax acutifrons n. sp.
(fig. 256-263)
?. Holotype. Face presque lisse, pourvue seulement de 2 callosités sous les
antennes, très fortement aplatie frontalement. Fastigium du vertex ascendant,
lextrémité très étroite, les bords latéraux excurvés juste en avant des yeux.
Espace interoculaire de largeur subégale à la longueur du scape antennaire. Cari-
nules médianes de la face très fines, subcontiguës vers le haut et le bas, brièvement
contiguës au-dessous de l’ocelle médian; carinules latérales également très fines.
Pronotum finement et irrégulièrement sculpté; bord inférieur des lobes latéraux
fortement oblique, l’angle postérieur arrondi, saillant vers l’arrière. Vestiges ély-
traux très étroits, l’extrémité arrondie, n’atteignant pas le bord postérieur du
mésonotum. Fémurs antérieurs et médians plus courts que le pronotum sur la
Source : MNHN, Paris
102
M. DESCAMPS
Fig. 256-263. — Rhinomastax acutifrons n. sp. $. — 256. Capsule céphalique dorsalement. —
257. Tête et pronotum latéralement. — 258. Extrémité abdominale latéralement. — 259. Fémur
médian latéralement. — 260. Coupe sagittale de la chambre génitale. BC, bourse copulatrice,
CS. canal de la spermathèque; O, oviducte. — 261. Extrémité abdominale ventralement. —
262. Plaque sous-génitale, face dorsale, le plafond de la bourse copulatrice rabattu vers 1 arrière.
— 263. La même, le plafond de la bourse copulatrice rabattu vers l’avant.
Source : MNHN, Paris
ETUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE 103
ligne médiane. Spinescence des carènes supérieures des fémurs postérieurs rénon-
dant a la lormule suivante de l’extérieur vers l’intérieur : 13- 8-9- 7. K
Bords latéraux du 8 e tergite dépassant un peu, ventralement, ceiix du précé-
dent. Angle postérieur du dernier tergite arrondi, très peu saiUant. Plaque sons-
génitale recouvrant la base des valves inferieures de l’oviscapte, la partie postérieure
trilobée; lobe médian court, large, triangulaire; lobes latéraux petits, arrondis
pourvus d une petite saillie terminale mucroniforme. Valves de l'oviscapte longues'
à dent apicale petite et peu recourbée; valves inférieures à face ventrale plane et
triangulaire, 1 arête dorsale lisse, le bord externe armé de 15-16 dents- bord externe
des valves supérieures pourvu de denticules peu nets vers la base et armé de
10-13 dents à la partie postérieure.
Insecte décoloré, pratiquement monochrome, devant être vert sur le vif
De coloration noire : extrémité des tibias postérieurs à la face supérieure et à là
face externe, partie dorsale des valves inférieures et partie interne des valves supé¬
rieures de 1 oviscapte. ^
Bourse copulatrice très çande; débouché du canal de la spermathèque situé
au plancher entre un épais repli membraneux faisant saillie au-dessus de l'ouverture
génitale et le prolongement triangulaire de la honrse rr.nnif.tr;™ b {+„a -- :
F P Cy Cm
13,3 3,9 2,95 4,30
Muséîm a Ie SC pIrS° rd ' Régi ° n de Sakarami ’ 1?holot ype. 1905 (M. de Rothschild).
Tribu LOBOMASTACINI nov.
Fastigium du vertex typiquement non ou peu saillant; espace interoculaire â
étroit a cannules latérales subcontiguës. Yeux grands, peu allongés (sauf Eudir-
shia), non stries, relativement peu saillants chez les d- Face rugueuse (majorité
des genres malgaches) ou lisse (genres africains), monochrome à rugosités plus
claires que le fond ou bicolore (Chromomastax).
Angle postérieur des lobes latéraux du pronotum saillant en oblique vers
1 arrière et vers le bas. Fémurs antérieurs d typiquement épais, à face externe non
carmulee ; fémurs médians normaux. Brachyptères; élytres plus de 2 fois plus
longs que larges, le bord antérieur généralement incurvé.
Avant-dernier tergite c? à partie postérieure trilobée ou à expansion médiane.
Dernier tergite relativement simple, plus ou moins découvert, non appendiculé
ou pourvu d un court appendice. Cerques soit courbés ou coudés dorsalement,
sort comprimes latéralement et excurvés ou rectilignes. Complexe sous-génital
élaboré, a aire membraneuse bien nette; lobes latéraux de la partie apicale relati¬
vement simples, parfois très petits et bnguiformes, étroitement implantés soit au
mibeu du bord postérieur, soit à l’angle postéro-externe des aires latérales.
Huitième tergite $ toujours complètement enveloppant. Seule la partie posté¬
rieure de la plaque sous-génitale visible, le bord postérieur épineux ou lisse. Valves
de 1 oviscapte typiquement longues, les bords externes armés de plus de 10 dents
(saut Eudirshia). Valves inférieures à dent préapicale sur l’arête dorsale, à dent
apicale longue et peu recourbée (sauf Eudirshia ); face ventrale large, parfois
dénivelée par rapport au sclérite basal et pourvue d’une crête basale denticulée.
Joues typiquement à bande ou tache jaune; une bande dorsale sombre.
rtpiphalle à baguettes latérales réunies sur le 1/3 ou la moitié antérieure, à
crochets forts, typiquement peu distants, parfois réunis à la base. Capsule ecto-
pnamque a ouverture postérieure apicale, rarement ventro-apicale (Eudirshia),
souvent pourvue d’un lobe dorso-apical comme chez les Carcinomastacini. Sac
pennatophore. à sclérification apicale en arceau (espèces malgaches) ou en dôme
(especes africaines). Plaque sous-génitale $ rétrécie à la partie médiane; guide-
œui parfois ébauché; sclérification postvaginale bien nette; ampoule de la spermn-
ineque variable : subcylindrique, flexueuse ou réniforme.
Source : MNHN, Paris
104
M. DESCAMPS
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE
105
Cinq genres :
Madagascar Est : Lobomastax Descamps, 1964; Microlobia Descamps, 1964.
Madagascar Nord-Ouest : Winlrebertina nov.
Afrique orientale : Chromomastax Descamps, 1964.
Afrique occidentale : Eudirshia Roy, 1961.
Genre type : Lobomastax Descamps, 1964.
Genre Lobomastax Descamps, 1964
Descamps, 1964, p. 115.
Ce genre de la région Est comportait 3 espèces mais un seul couple spécifique
L. hova (Saussure, 1903). Les 2 autres espèces L. angulala Descamps, 1964, et
L. recurva Descamps, 1964, n’étaient connues que par les cf; les genitalia de la
seconde n’avaient pu être étudiés. La $ de L. recurva et les genitalia du d ainsi
qu’une 4 e espèce L. nana sont décrits ci-dessous.
Enfin, nous rapportons provisoirement au même genre une 5 e espèce L. tridens
n. sp. en provenance du massif du Tsaratanana, connue seulement par la ? et
s’écartant très nettement des autres espèces par l’extrémité tridentée de la plaque
sous-génitale et le degré de régression des organes du vol.
CLÉ DES ESPÈCES (?)
1 (6) Insectes brachyptères; élytres se chevauchant dorsalement; plaque sous-
génitale rétrécie vers l’arrière, le bord postérieur garni de nombreuses
petites épines . 2
2 (5) Élytres dépassant à peine le bord postérieur du 2 e tergite abdominal;
partie latéro-postérieure du 8 e tergite relativement peu saillante; bord
postérieur de ce tergite non anguleux en vision latérale (fig. 267). 3
3 (4) Taille relativement grande; face ventrale des valves inférieures de l’ovi-
scapte à crête basale denticulée bien nette; une forte dénivellation entre
cette crête et. le support basal; ce dernier armé d’une épine postéro-externe
et d’une épine postéro-interne (Desc., 1964, fig. 167, 169).
L. hova (Saussure, 1903).
4 (3) Taille nettement plus petite; face ventrale des valves inférieures de
l’oviscapte à petite cannule basale non denticulée; dénivellation entre
cette carinule et le support basal progressive et assez faible; support
basal dépourvu d’épine postéro-externe (fig. 267, 269) (d inconnu).
L. nana n. sp., p. 107.
5 (2) Élytres atteignant le bord postérieur du 3 e tergite abdominal; partie
latéro-postérieure du 8 e tergite fortement saillante; bord postérieur de ce
tergite anguleux en vision latérale (fig. 265).
Face ventrale des valves inférieures de l’oviscapte sans crête transverse à
la base, non dénivelée par rapport au support basal.
L. recurva Descamps, 1964, p. 107.
6(1) Insectes microptères; élytres nettement distants dorsalement; plaque
sous-génitale très fortement rétrécie vers l’arrière, se terminant par un
processus à extrémité tridentée (fig. 278) (d inconnu).
L. tridens n. sp., p. 109.
Lobomastax hova (Saussure, 1903)
(fig. 295, 296)
Euschmidlia hova Saussure, 1903, p. 102, 104.
Euschmidtia (Pseudoschmidlia) hova Rehn et Rehn, 1945, p. 236.
Lobomastax hova Descamps, 1964, p. 116, fig. 153-156, 167-169.
Source : MNHN, Paris
106
M. DESCAMPS
Fig. 265-266. — Lobomastax recuroa Descamps, 1964, 2- — 265. Extrémité abdominale
latéralement. — 266. La même ventralement.
Fig. 267-270. — Lobomastax nana n. sp. 2* — 267. Extrémité abdominale latéralement. —
268. Plaque sous-génitale, face dorsale. — 269. Extrémité abdominale ventralement. — 270. Pla¬
fond de la bourse copulatrice et spermathèque.
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE
107
?• Face dorsale de la plaque sous-génitale représentée figure 295. Lobe terminal
allongé, a bord épineux; plage sclérifiée postvaginale rétrécie au milieu; entre
cette plaque et l’ouverture génitale un repli membraneux peu net. Plafond de la
bourse copulatrice strié longitudinalement, sans repli latéral sclérifié. Spermathèque
de petite taille, allongée, sinueuse, fortement rétrécie vers l’extrémité.
Madagascar Est : Rogez, 2rf et 2$, XII-1932 (A. Seyrig). Muséum de Madrid
Précédemment connu de : Ambodiatafana, Tananarive (?), Rogez.
Lobomastax nana n. sp.
(fig. 267-270)
?. Holotype. Proche de L. hova mais de taille très nettement plus petite.
Elytres dépassant un peu le bord postérieur du 2 e tergite. Spinescence des carènes
supérieures des fémurs postérieurs répondant à la formule suivante de l’extérieur
vers l’intérieur : 6-7 ; 7-8 ; 6-7.
Huitième tergite enveloppant, les bords latéraux se chevauchant ventralement-
bord postérieur, considéré de profil, formant une concavité régulière et peu pro¬
fonde; partie latéro-posténeure subtriangulaire en vision ventrale, l’extrémité
très largement arrondie. Dernier tergite un peu découvert latéralement, l’angle
latéro-posténeur étroit et saillant. Plaque sous-génitale très étroite au milieu
(fig. 268), fortement étranglée à l’arrière et se terminant par un lobe subcirculaire
seul visible extérieurement; bord postérieur de ce lobe garni de petites épines
irrégulières et un peu échancré au milieu. Face ventrale des valves inférieures de
l’oviscapte pourvue d’une carinule basale imparfaite et non dentée, réunie au
support basal par un léger plan incliné; support basal armé d’une dent postéro-
interne ; dent préapicale de l’arête dorsale implantée au niveau de la 3 e dent du
bord externe; ce dernier armé de 11-12 dents. Bord externe des valves supérieures
armé de 13-15 dents.
Capsule céphalique brune, les rugosités faciales plus claires; une bande trans-
jugale jaune, une tache mandibulaire noire. Pronotum et abdomen parcourus par
une bande longitudinale brune. Tibias postérieurs à base jaunâtre et extrémité
rouge.
Face dorsale de la plaque sous-génitale représentée figure 268; plage sclérifiée
postvaginale occupant toute la partie postérieure du lobe terminal ; un repli
membraneux bien net à la base de ce lobe (ébauche de guide-œuf?). Plafond de la
bourse copulatrice très fortement déprimé, la dépression limitée latéralement par
un large repli très chitinisé. Ampoule de la spermathèque petite, allongée, brusque¬
ment élargie à la base, l’extrémité largement arrondie et un peu rétrécie,
c? inconnu.
F E P Cy Cm
19 12,1 5,5 2,6 3,05 3,24
Madagascar Est : Périnet, 1$ holotype, III-1932 (A. Seurig). Muséum de
Madrid.
Lobomastax recurva Descamps, 1964
(fig. 265-266; 271-276)
Descamps, 1964, p. 119, fig. 164-166.
<?• Description des genitalia. Épiphalle de très grande taille, élargi d’avant en
arriéré, les baguettes latérales contiguës sur la moitié antérieure; crochets extrê¬
mement forts, aussi longs que les baguettes latérales, réunis à la base par 2 larges
plaques apodémales. Capsule ectophallique très étroite dorsalement, rétrécie en
forme de col à la partie postérieure; ouverture postérieure ovale, surmontée d’un
T? Ü PCU élevé ’. trian g ulaire en vision latérale et suivi d’une petite saillie terminale.
Endophalle très petit, occupant à peine le 1/3 apical de la capsule ectophallique.
Pems à partie antérieure allongée, peu élevée; sclérite du gonopore très long. Sac
spermatophore subhémisphérique à sclérification apicale en arceau étroit prolongée
vers l’arrière par une membrane striée.
$. Néallotype. Élytres atteignant presque le bord postérieur du 3 e tergite
abdominal. Spinescence des carènes supérieures des fémurs postérieurs répondant
Source : MNHN, Paris
108
M. DESCAMPS
Fig. 271-276. — Lobomastax recuroa Descamps, 1964, rf, $. — 271. Complexe phallique
latéralement. — 272. Plaque sous-génitale 2, face dorsale. — 273. Endophalle latéralement. —
274. Epiphalle dorsalement. — 275. Plafond de la bourse copulatrice et spermathèque. — 276. Cap¬
sule ectophallique dorsalement.
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE
109
à la formule suivante de l’extérieur vers l’intérieur : 8-10; 9-11; 7-9 (8-10; 9-13-
7-9 sur l’ensemble de la série étudiée).
Septième sternite convexe. Huitième tergite enveloppant, ses bords latéraux
se chevauchant légèrement à la face ventrale ; longueur sur la ligne dorso-médiane
égalant à peu près la moitié de la longueur à la face ventrale; bord postérieur, consi¬
déré de profil, formant un angle obtus très net; partie latéro-postérieure très forte¬
ment saillante vers l’arrière, subcarrée en vision ventrale, à angles postérieurs arron¬
dis. Dernier tergite visible latéralement, l’angle latéro-postérieur arrondi, légèrement
saillant. Cerques très légèrement excurvés. Plaque sous-génitale étroite, terminée
par un lobe large à bord épineux, légèrement incisé au milieu, seul visible extérieure¬
ment. Valves de l’oviscapte relativement longues. Face ventrale des valves infé¬
rieures sans crête ni carinule transverse à la base, celle-ci non sensiblement sur¬
élevée par rapport au support basal ; dent préapicale de l’arête dorsale forte,
implantée au niveau de la 4 e dent du bord externe, ce dernier armé de 12-14 dents;
bord externe de la dent apicale sinué. Bord externe des valves supérieures armé
de 17-19 dents de taille très nettement décroissante d’arrière en avant.
Face et joues claires; une bande transjugale brune; face supérieure de la
capsule céphalique brun marbré de jaune; une tache noire sur les mandibules.
Disque du pronotum à bande longitudinale sombre. Abdomen à bande dorsale
brune plus sombre latéralement qu’au milieu. Pattes décolorées; tibias postérieurs
rosâtres.
Face dorsale de la plaque sous-génitale représentée figure 272; plage sclérifiée
postvaginale occupant la totalité du lobe terminal; entre cette plage et l’ouverture
génitale un très léger repli membraneux peu net. Dépression du plafond de la
bourse copulatrice limitée latéralement par un repli peu chitinisé. Ampoule de la
spermathèque petite, allongée, brusquement élargie à la base, l’extrémité fortement
rétrécie.
F E P Cy Cm
le? 10,9 5,1 2,3 3,42 2,70
3? 15,4-15,6 7,5,-7,7 3,3-3,4 3,73-3,90(3,84) 3,80-4,00(3,90)
Madagascar Est : Fampanambo, 1$ néallotype, ltf, VI-1960 (J. Vadon).
Muséum de Paris. Maroantsetra, 2$ (ex. coll. Le Moult). Muséum de Madrid.
Signalisation antérieure : Antongil.
Lobomastax tridens n. sp.
(fig. 277-280)
$. Holotype. Fastigium du vertex relativement saillant, l’extrémité arrondie
(légèrement redressée ou non) ; espace interoculaire plus large que chez les espèces
connues du même genre.
Pronotum relativement court, la découpure triangulaire du bord postérieur
bien nette, la carène médiane épaisse; bord inférieur des lobes latéraux peu oblique,
sinué, l’angle postérieur bien saillant vers l’arrière, non incliné vers le bas. Microp-
tère; élytres latéraux, allongés, plus de 2 fois plus longs que larges, à bord antérieur
droit et bord postérieur légèrement convexe; extrémité arrondie, atteignant à peu
près le milieu du 2 e tergite abdominal. Ailes au repos n’atteignant pas tout à fait
l’extrémité des élytres. Spinescence des carènes supérieures des fémurs postérieurs
répondant à la formule suivante de l’extérieur vers l’intérieur : 5-7; 5-6; 8 (5-7;
5-6; 5-8 sur l’ensemble de la série étudiée).
Huitième tergite enveloppant, les bords latéraux se chevauchant ventralement;
partie latéro-postérieure fortement saillante vers l’arrière; bord postérieur consi¬
déré de profil formant un angle obtus bien marqué. Dernier tergite peu visible
latéralement, l’angle latéro-postérieur aigu. Cerques rectilignes. Plaque sous-
génitale très fortement rétrécie vers l’arrière, la partie postérieure ayant la forme
d’un appendice tridenté recouvrant la base des valves inférieures de l’oviscapte.
Ces dernières à face ventrale étroite et située dans le même plan que les supports
basaux; bord externe non denté jusqu’à la suture basale, armé de 10-12 dents; pas
de crête basale transverse; dent préapicale de l’arête dorsale située au niveau de
la l re dent du bord externe; dent apicale peu courbée; supports basaux à angle
postéro-externe spiniforme. Bord externe des valves supérieures armé de 12-16 dents
Face jaune; joues rougeâtres à bande jaune relativement étroite. Une bande
médiane brune allant du vertex à l’extrémité de l’abdomen. Traces de coloration
Source : MNHN, Paris
110
M. DESCAMPS
verte sur les pattes et les valves de l’oviscapte. Tibias postérieurs verts à extrémité
rouge. Parties latérales de l’abdomen orangées. Ailes enfumées.
Plaque sous-génitale étroite, fortement striée transversalement; plage sclérifiée
Fig. 277-280. — Lobomastax tridens n. sp.Q. — 277. Extrémité abdominale latéralement. —
278. Plaque sous-génitale, face dorsale. — 279. Extrémité abdominale ventralement. — 280. Pla¬
fond de la bourse copulatrice et spermathèque.
occupant la partie postérieure du processus terminal; un repli membraneux longi¬
tudinal bien net. Plafond de la bourse copulatrice à saillie postérieure étroite.
Ampoule de la spermathèque de taille moyenne, un peu renflée au milieu.
e inconnu.
F E P Cy Cm
3? 12,1-12,7 (12,4) 3,9-4,2 2,7-3,0 3,18-3,30 (3,22) 3,40-3,50 (3,45)
Madagascar haute montagne : Massif du Tsaratanana, 2 050 à 2 300 m, 1$ holo-
type, 2$ paratypes, 1 larve ?, 5 au 10-XI-1966 (D. Wintrebert). Muséum de Paris.
Genre Wintrebertina nov.
$. Taille plutôt grande. Capsule céphalique de largeur subégale au niveau
des yeux et au niveau des articulations mandibulaires. Fastigium du vertex très
peu saillant, déclive; espace interoculaire étroit, carinulé latéralement. Face lisse,
bicolore. Yeux grands; distance infra-oculaire nettement plus petite que la lar¬
geur de l’œil. Antennes filiformes; épine antennaire sur le 4 e article à partir de
l’apex; une autre plus petite sur le 7 e .
Pronotum finement rebordé, comprimé à la partie antéro-inférieure; bord
Source : MNHN, Paris
ETUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE J JJ
postérieur du disque sinué; angle postérieur des lobes latéraux saillant vers l’arrière
Brachyptere; élytres rétrécis vers l’arrière mais à bords postérieur et antérieur
légèrement convexes; ailes atteignant l’extrémité des élytres. Fémurs antérieurs
et médians pourvus de 5 carènes. Spinescence des carènes supérieures des fémurs
§esterses Inégales SCCOnd éperon interne des tibias postérieurs spiniforme. Griffes
Huitième tergite enveloppant, les bords latéraux se chevauchant ventrale-
ment. Dernier tergite légèrement incisé à l’angle latéro-postérieur (comme chez
Eudirshia) Cerques rectilignes, subconiques. Partie visible de la plaque sous-
génitale entière, semi-circulaire, le bord postérieur non épineux. Valves de l’ovis-
capte longues a bords dentés Valves inférieures à dent apicale peu courbée, à face
ventrale très étroite, à arete dorsale pourvue d’une forte dent préapicale
S inconnu. r r
Espèce type du genre : Winlreberlina ankarafantsika n. sp.
Ce genre se différencie des autres insectes du même groupe par la forme des
outre 68 ^ * mC1S1 ° n dC 3ng 6 P ostéro_ex terne du dernier tergite. Il s’écarte en
a) des genres Lobomastax et Microlobia par la face lisse et le bord postérieur
de la plaque sous-genitale non épineux; y
b) du genre Chromotnastax par la longueur des valves de l’oviscapte.
Wintrebertina ankarafantsika n. sp.
(üg. 281-283)
$. Holotype. Face à 2 dépressions latéro-basales; carinules médianes sub-
contigues mais un peu écartées entre les antennes.
Bord postérieur du disque du pronotum bisinué. Extrémité des élytres attei¬
gnant le mibeu du 3 e tergite abdominal. Spinescence des carènes supérieures du
Source : MNHN, Paris
M. DESCAMPS
fémur postérieur (unique) répondant à la formule suivante de l’extérieur vers
linté Ssiôn 4 de’T angle latéro-postérieur du dernier tergite triangulaire et peu
orofonde Plaque sous-génitale peu saillante, portant au milieu du bord postérieur
une courte saillie un peu comprimée latéralement et recourbée dorsalement. Dent
nréaüicale de l’arête dorsale des valves inféiieures de l’oviscapte implantée au
niveau de la 3 e dent du bord externe, l’apex orienté vers l’arrière. Bord externe
des valves inférieures armé de 16-18 dents, les dents basales petites, peu nettes;
bord externe des valves supérieures armé de 15 dents. .
Insecte en grande partie décoloré. Face et joues à dominante jaune; une bande
transverse, brun-noir sous les antennes, se prolongeant sur les joues par une bande
interrompue, de même couleur, oblique vers l’arrière; articulations mandibulaires
marquées de noir; mandibules à tache noire; vertex brun marbré de jaunâtre.
Pronotum brun, les lobes latéraux plus pâles que le disque. Elytres bruns, la nerva¬
tion plus sombre; ailes enfumées. Pattes vertes; genoux postérieurs marqués de
brun- tibias postérieurs violacés vers l’extrémité. Tergites abdominaux verts et
jaunes latéralement, brun-rouge dorsalement; extrémité abdominale plus claire.
Valves de l’oviscapte vertes.
F e P Cy Cm
15,8 6,9 2,8 3,60 3,45
Madagascar Nord-Ouest : Forêt de l’Ankarafantsika, 1$ holotype, 28-1-1967
(D. Wintrebert). Muséum de Paris.
1 $
Genre Eudirshia Roy, 1961
Eudirshia koba Roy, 1961
(fig. 284, 285)
Roy, 1961, p. 115, fig. 1-9, pl. 2, fig. a-b.
Descamps, 1964, p. 129, fig. 182-187.
Deux $ en provenance de la Guinée portugaise diffèrent de la ? allotype par
la taille un peu plus petite, l’allure plus élancée, par une découpure plus nette du
bord postérieur du disque du pronotum, par l’angle latéro-postérieur du dernier
tergite abdominal très aigu et par les tibias postérieurs franchement rouges.
Fio. 284-285. — Eudirshia koba Roy, 1961, Ç. — 284. Plaque sous-génitale, face dorsale. —
285. Plafond de la bourse copulatrice et spermathèque.
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE
113
Plaque sous-génitale rétrécie à la partie médiane (fig. 284) comme chez toutes
les espèces à 8 e tergite enveloppant ; plages sclérifiées postvaginales occupant toute
la surface des 2 grands lobes terminaux; un petit lobe médian paraissant représen¬
ter un guide-œuf imparfaitement différencié; membrane du plancher de la chambre
génitale formant 2 replis longitudinaux. Spermathèque de forme tout à fait excep¬
tionnelle chez un Pseudoschmidtiinae (fig. 285); ampoule terminale subcylinl
drique, l’extrémité antérieure très large, l’extrémité postérieure plus étroite; cana-
débouchant latéralement dans l’ampoule terminale.
F P Cy Cm
2? 15,1-15,7 3,4 3,15-3,22 3,70
Guinée portugaise : Bolama, 2$, VI-XII-1899 (L. Fea).
L’espèce n’était connue que par le? et 1$ en provenance du Sénégal : Parc
national du Niokolo Koba.
Tribu PSEUDOSCHMIDTIINI Descamps, 1964
Pseudoschmidtiae Descamps, 1964, p. 75,109 ; Descamps et Wintrebert, 1965, p. 88.
Fastigium du vertex non saillant; espace interoculaire d étroit, à carinules
latérales contiguës ou subcontiguës. Yeux peu allongés, non striés, fortement
saillants chez les d- Face lisse, monochrome ou bicolore chez les d, toujours mono¬
chrome chez les Ç.
Angle postérieur des lobes latéraux du pronotum saillant vers l’arrière. Fémurs
antérieurs et médians d généralement peu épais (sauf chez Malagamaslax). Microp-
tères ou subaptères.
Avant-dernier tergite d à découpure ou concavité médiane limitée latérale¬
ment par 2 petits lobes, parfois à hord postérieur subrectiligne (Amalomastax
furcata) ou à expansion médiane (Malagamastax spinulosa). Dernier tergite généra¬
lement pourvu d’un ou plusieurs appendices, très souvent de structure complexe
(sauf chez certains Amalomastax). Cerques assez courts, souvent épais et un peu
comprimés latéralement. Complexe sous-génital élaboré, à aire membraneuse bien
nette (sauf exception); lobes latéraux de la partie apicale très complexes, à divi¬
sions ou digitations, largement implantés sur le bord postérieur des aires latérales.
Plaque sous-génitale $ peu saillante, typiquement trilobée, à lobe médian très
large et lobes latéraux de très petite taille. Huitième tergite à bords latéraux typi¬
quement semi-enveloppants, recouvrant les parties latérales de la plaque sous-
génitale. Valves de l’oviscapte longues, de largeur variable. Valves inférieures à
dent préapicale sur l’arête dorsale, à dent apicale longue et généralement peu
recourbée; 10-15 dents sur le bord externe.
Jamais de bande dorsale sombre, souvent 2 bandes latérales claires ou sombres.
Epiphalle à crochets très écartés. Capsule ectophallique typiquement sub¬
cylindrique à ouverture postérieure en position apicale et tendance vers la position
subapicale chez certaines espèces. Sac spermatophore à sclérification apicale typi¬
quement en arceau. Pas de guide-œuf ; sclérification postvaginale toujours bien
nette; ampoule de la spermathèque subsphérique à subovoïde.
Madagascar Est.
Trois genres : Malagamastax Descamps, 1964; Pseudoschmidtia Rehn et Rehn,
1945; Amalomastax Rehn et Rehn, 1945.
Genre type : Pseudoschmidtia Rehn et Rehn, 1945.
Genre Malagamastax Descamps, 1964
Descamps, 1964, p. 136.
Ce genre remarquable par ses caractères intermédiaires entre lobomastacini
et pseudoschmidtiini a été différencié de Pseudoschmidtia sur la base de la structure
de l’avant-dernier tergite. Ce tergite présente, chez l’espèce type M. spinulosa,
une expansion médiane comme chez les Lobomastax alors que toutes les espèces
connues du genre Pseudoschmidtia en sont dépourvues.
Un insecte en provenance de Nosy Vanka et ci-dessous décrit renforce les
Source : MNHN, Paris
114
M. DESCAMPS
liens entre Malagamastax et Pseudoschmidtia déjà proches par la structure du
complexe phallique. Étant dépourvu d’expansion médiane à l’avant-dernier tergite
(caractère de Pseudoschmidtia) il présente l’habitus des Malagamastax dont il
se rapproche indubitablement par la structure du lobe médian du complexe sous-
génital et certains caractères de l’endophalle. La conformation de l’avant-dernier
tergite ne semble donc pas constituer nécessairement un caractère de différenciation
générique. Des exemples du même ordre se retrouvent chez les genres Xenomaslax
et Harpemastax (cf. p. 15). , ,, . x ,
Cela est de nature à mettre en cause la validité du genre d autant plus que les $
de Malagamastax et Pseudoschmidtia ne se différencient pas par des caractères bien
nets hormis l’étranglement médian de la plaque sous-génitale (sensible à la dissec¬
tion seulement) qui se retrouve chez toutes les espèces à 8 e tergite enveloppant.
Le genre Pseudoschmidtia étant très mal connu et constituant semble-t-il un
ensemble artificiel qu’il sera vraisemblablement nécessaire de fragmenter, il paraît
•rationnel de maintenir provisoirement le genre Malagamastax.
CLÉ DES ESPÈCES (<?)
1 (2) Avant-dernier tergite abdominal pourvu d’une expansion médiane recou¬
vrant la plaque sus-anale; dernier tergite relativement peu développé;
lobes latéraux de la partie apicale du complexe sous-génital bifides (Desc.,
1964, fig. 207-209).
M. spinulosa Descamps, 1964.
2 (1) Bord postérieur de l’avant-dernier tergite abdominal à concavité médiane
limitée latéralement par 2 lobes triangulaires; dernier tergite très développé
et très complexe; lobes latéraux de la partie apicale du complexe sous-
génital trifides (fig. 288).
M. dubiosa n. sp.
CLÉ DES ESPÈCES (?)
1 (2) Plaque sous-génitale pourvue de 2 petits lobes latéraux visibles à la
dissection seulement; lobe médian à petite expansion triangulaire; bord
externe des supports basaux des valves inférieures de l’oviscapte formant
un lobe saillant, bien visible extérieurement (fig. 297 ; Desc., 1964, fig. 210).
M. spinulosa Descamps, 1964.
2 (1) Plaque sous-génitale pourvue de 2 lobes latéraux subrectangulaires,
visibles extérieurement; lobe médian sans expansion; bord externe des
supports basaux des valves inférieures de l’oviscapte formant un petit
lobe visible à la dissection seulement (fig. 291, 299).
M. dubiosa n. sp.
Malagamastax spinulosa Descamps, 1964
(fig. 297-298)
Descamps, 1964, p. 137, fig. 207-215.
?. Description des genitalia. Plaque sous-génitale fortement rétrécie à la
partie antérieure, le bord postérieur présentant 2 petits lobes latéraux (invisibles
extérieurement). Plage sclérifiée postvaginale étroite, s’étendant d’un lobe latéral
à l’autre. Un tout petit repli membraneux, peu net, en position médiane, juste en
avant du bord antérieur de la plage sclérifiée. Plafond de la bourse copulatrice
présentant 2 petites sclérifications longitudinales situées de part et d’autre du
débouché du canal de la spermathèque. Ampoule de la spermathèque de taille
moyenne, fortement renflée à l’extrémité.
Malagamastax dubiosa n. sp.
(fig. 286-294; 299-300)
d- Holotype. Taille comparable à celle de M. spinulosa. Face légèrement
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE
115
Fig. 286-294. — Malagamastax dubiosa n. sp., (J, Ç. — 286. Extrémité abdominale r? laté¬
ralement. — 287. Capsule ectophallique dorsalement. — 288. Extrémité abdominale dorsale-
ment. — 289. La memé en vision ventro-apicale. — 290. Complexe phallique latéralement. —
291. Extrémité abdominale 5 latéralement. — 292. La même ventralement. — 293. Épiphalle
dorsalement. — 294. Endophalle latéralement.
Source : MNHN, Paris
116
M. DESCAMPS
sinuée de profil. Fastigium du vertex, considéré de profil, non nettement tronqué.
Yeux peu saillants.
Élytres dépassant un peu le bord postérieur du 1 er tergite abdominal. Fémurs
antérieurs un peu moins épais que ceux de M. spinulosa, de longueur subégale à
celle du bord inférieur des lobes latéraux du pronotum. Spinescence des carènes
supérieures des fémurs postérieurs répondant à la formule suivante de l’extérieur
vers l’intérieur : 7; 5-7; 7.
Extrémité abdominale très complexe. Bord postérieur de l’avant-dernier
tergite pourvu de 2 lobes triangulaires à extrémité aiguë délimitant une concavité
médiane n’entamant pas le corps du tergite proprement dit; angle latéro-postérieur
saillant et arrondi. Cerques cachés latéralement par le dernier tergite, rectilignes,
l’extrémité un peu comprimée latéralement. Plaque sus-anale rétrécie vers l’arrière,
à crête transverse subterminale. Dernier tergite extrêmement complexe, apparais¬
sant constitué de 3 éléments en vision dorsale : a) un épais bourrelet basal terminé
par un court appendice orienté d’avant en arrière et de l’extérieur vers l’intérieur,
b) une pièce en gouttière à concavité dorsale orientée en oblique vers l’extérieur
et vers l’arrière, c) une pièce triangulaire concave; en vision latérale : pièce semi-
circulaire pourvue d’une crête très fortement saillante et pièce terminale triangu T
laire réunie à la précédente par un pédoncule. Aire membraneuse du complexe
sous-génital grande. Aires latérales à grande concavité postérieure. Lobe médian
de la partie apicale coudé à angle droit, l’angle de la coudure saillant vers l’arrière
et arrondi; partie antérieure en forme de trèfle à base très large; partie postérieure
triangulaire, bombée longitudinalement, l’extrémité simple, très aiguë. Lobes
latéraux à moitié supérieure pliée à angle droit dans le sens de la longueur, trifides
en vision latérale (lobule supéro-antérieur court et large, lobule supéro-postérieur
plus long et plus étroit), bifides en vision ventro-apicale (lobule supérieur à face
externe concave et bord interne convexe, lobule inférieur rabattu vers la ligne
médiane).
Face bicolore; joues à grande plage sous-oculaire jaune. Pronotum apparem¬
ment monochrome. Pattes brun-jaune mais devant être vertes sur le vif ; tibias posté¬
rieurs verdâtres. Extrémité abdominale jaunâtre marquée de noir.
Épiphalle nettement élargi d’avant en arrière, les baguettes latérales réunies
à la base. Ouverture postérieure de la capsule ectophallique limitée dorsalement par
2 lobes fortement convexes disposés en V à branches ouvertes vers l’arrière; sur le
bord inférieur, 2 petites saillies subcontiguës et un peu en avant, 2 autres plus
épaisses et plus distantes. Endophalle petit, occupant seulement le 1/3 postérieur
de la capsule ectophallique; sclérite du gonopore non décelable; sac spermatophore
conique à sclérification postérieure en gouttière, réunie à une sclérification ventrale
pour former un anneau complet (fig. 294).
$. Allotype. Face monochrome. Fastigium du vertex vu de profil légèrement
déclive.
Élytres atteignant le bord postérieur du 1 er tergite abdominal. Spinescence
des carènes supérieures des fémurs postérieurs répondant à la formule suivante
de l’extérieur vers l’intérieur : 6-9 ; 6-8 ; 5-6.
Huitième tergite enveloppant mais les bords latéraux ne se rejoignant pas
ventralement. Angle latéro-postérieur du dernier tergite très fortement saillant
vers l’arrière (plus que chez M. spinulosa). Cerques coniques, épais, très légèrement
excurvés. Plaque sous-génitale peu saillante vers l’arrière, la partie postérieure
très nettement trilobée (comme chez la plupart des Pseudoschmidtia ); lobe médian
large, en forme de segment circulaire, le bord postérieur armé de petites épines;
lobes latéraux petits, subrectangulaires, à angle postéro-externe spiniforme,
séparés du lobe médian par une incision courte, étroite, un peu incurvée. Valves
de l’oviscapte longues et étroites. Valves inférieures à dent préapicale de l’arête
dorsale forte et orientée vers l’arrière; supports basaux non découverts, le bord
externe aplati et redressé pour former un petit lobe invisible extérieurement; bord
externe armé de 18-19 dents. Bord externe des valves supérieures armé de
16-17 dents.
Insecte décoloré.
Plaque sous-génitale fortement rétrécie vers le 1/3 antérieur; plage sclérifiée
postvaginale large, non rétrécie au milieu ; un léger repli membraneux transverse
(ébauche de guide-œuf?). Plafond de la bourse copulatrice à 2 sclérifications longi¬
tudinales situées de part et d’autre du débouché du canal de la spermathèque;
ampoule de la spermathèque grande, très allongée, l’extrémité large.
Source : MNHN, Paris
1?
ÉTUDE DES PSËUDOSCHMIDTIINAE
Cm
2,52
3,12
117
F E P Cy
11,0 2,9 2,3 3,12
13,1 3,5 2,7 3,28
Madagascar Nord : Nosy Varika, forêt littorale, 1^ holotype, V-1963 (Rahari-
zonina). Andraosindraona, Nosy Varika, 1? allotype et 1? paratype, V-1963 (Raha-
rizonina). Muséum de Paris.
Fig. 295-296. — Lobomastax hova (Saussure, 1903), 9. — 295. Plaque sous-génitale, face
dorsale. — 296. Plafond de la bourse copulatrice et spermathèque.
Fig. 297-298. — Malagamastax spinulosa Descamps, 1964, 9. — 297. Plaque sous-génitale,
face dorsale. — 298. Plafond de la bourse copulatrice et spermathèque.
Fig. 299-300. — Malagamastax dubiosa n. sp. 9- — 299. Plaque sous-génitale, face dorsale.
300. Plafond de la bourse copulatrice et spermathèque.
Source : MNHN, Paris
118
I. DESCAMPS
Genre Pseudoschmidtia Rehn et Rehn, 1945
Euschmidlia (Pseudoschmidtia) Rehn et Rehn, 1945, p. 235.
Pseudoschmidtia Descamps, 1964, p. 139.
Le matériel étudié comporte outre plusieurs représentants d’espèces précé¬
demment connues : 3 espèces inédites dont 2 représentées uniquement par des d
et 1 par des $ ainsi que la $ jusqu’ici inconnue de P. spatulata. Ce genre particuliè¬
rement mal connu de la région Est réunit à présent 1 couple spécifique, 8 espèces
connues par les d et 14 par les $. La répartition géographique de ces insectes
semble très limitée, plusieurs espèces (d ou Ç) proviennent des memes localités
et seules des observations sur le terrain pourront permettre de constituer les
coupks spécifiqu^ cQnnues par Jes ^ cons tituent un ensemble relativement homo¬
gène il n’en va pas de même pour le groupe réunissant les 14 espèces connues par
les $’ seulement. Ce groupe devra très vraisemblablement être fragmenté lorsque
deviendra disponible un matériel plus abondant fruit de prospections rationnelles.
L’étude du type de P. hyaletes Rehn et Rehn, 1945, a permis de mettre en
synonymie P. carinata Descamps, 1964, et de décrire sous le nom de P. meridionalis
n sp la $ identifiée P. hyaletes par ce même auteur (Descamps, 1964, p. 165).
CLÉ DES ESPÈCES (d)
1 (16) Bord postérieur de l’avant-dernier tergite à concavité médiane plus ou
moins profonde, plus ou moins large, limitée par 2 petits lobes plus ou
moins différenciés ... 2
2 (7) Dernier tergite dépourvu d’appendice basal sur le bord interne; lobe
médian du complexe sous-génital large à la base (fig. 301; Desc., 1964,
fig. 217, 226) . 3
3 (6) Dernier tergite ayant la forme d’une plaque simple; lobes limitant la
concavité du bord postérieur de l’avant-dernier tergite bien différenciés. 4
4 (5) Lobes limitant la concavité du bord postérieur de l’avant-dernier tergite
incurvés; un court appendice sur le dernier tergite; lobes latéraux du
complexe sous-génital bilobés (Desc., 1964, fig. 216, 217).
P. versicolor (Saussure, 1903).
5 (4) Lobes limitant la concavité du bord postérieur de l’avant-dernier tergite
larges à la base, triangulaires; dernier tergite dépourvu d’appendice;
lobes latéraux du complexe sous-génital simples (Desc., 1964, fig. 225, 227).
P. subovata Descamps, 1964.
6 (3) Dernier tergite très complexe apparaissant dorsalement constitué de
2 pièces superposées, l’inférieure en gouttière; lobes limitant la concavité
du bord postérieur de l’avant-dernier tergite peu différenciés (fig. 302).
P. complexa n. sp., p. 121.
7 (2) Dernier tergite pourvu d’un long appendice basal sur le bord interne;
lobe médian du complexe sous-génital étroit à la base (fig. 310; Desc., 1964,
fig. 232, 244, 252) . 8
8 (13) Lobe médian du complexe sous-génital fortement comprimé latéralement
et saillant vers l’arrière ; coudé à angle droit ou aigu. 9
9 (10) Appendice basal du dernier tergite horizontal, courbé vers l’extérieur;
concavité du bord postérieur de l’avant-dernier tergite semi-circulaire,
profonde; lobe médian du complexe sous-génital trifiae en vision latérale
(Desc., 1964, fig. 237, 238).
P. quadridens Descamps, 1964.
10 (9) Appendice basal du dernier tergite abdominal ascendant; concavité du
bord postérieur de l’avant-dernier tergite superficielle; lobe médian du
complexe sous-génital non trifide en vision latérale. 11
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE
119
11 (12) Lobe médian du complexe sous-génital coudé à angle droit et bifide en
vision latérale; un seul appendice recourbé vers le bas à la partie posté¬
rieure du dernier tergite (Desc., 1964, fig. 244).
P. sinuata Descamps, 1964, p. 121.
12 (11) Lobe médian du complexe sous-génital coudé à angle aigu, le bord posté¬
rieur fi nU 2'lS 2 - 2 end ' CeS à * a partie P ostérieure du dernier tergite (Desc.,
P. curlicerca Descamps, 1964, p. 123.
13 (8) Lobe médian du complexe sous-génital moins comprimé et moins saillant
vers l’arrière, non coudé à angle droit ou aigu. 14
14 (15) Dernier tergite très nettement plus long que large, pourvu de 2 appendices;
1964 I fi éd 232) dU COmplexe sous 'g ènital bifide en vision latérale (Desc.,
P. spatulata Descamps, 1964, p. 123.
15 (14) Dernier tergite plus court que large, pourvu d’un seul appendice; lobe
médian du complexe sous-génital non bifide, à bord postérieur sinué
(fig. 310).
P. polychroma n. sp., p. 124.
16 (1) Avant-dernier tergite profondément découpé au milieu (Desc., 1964,
fig. 254).
P. incisa Descamps, 1964.
CLÉ DES ESPÈCES (?)
1 (26) Huitième tergite à bords latéraux droits ou convexes ne se rejoignant
pas ventralement. 2
2 (7) Plaque sous-génitale entière, dépourvue d’incisions ou d’encoches latérales
à la partie postérieure . 3
3 (6) Partie postérieure de la plaque sous-génitale subtriangulaire, progressi¬
vement rétrécie vers l’arrière (fig. 316). 4
4 (5) Élytres largement séparés dorsalement, l’extrémité ne dépassant pas le
bord postérieur du 1 er tergite abdominal.
P. integra Descamps, 1964.
5 (4) Élytres étroitement séparés dorsalement, l’extrémité dépassant le bord
postérieur du 1 er tergite abdominal.
P. armata Descamps, 1964, p. 126.
6 (3) Partie postérieure de la plaque sous-génitale non triangulaire, non rétrécie
vers l’arrière, le bord postérieur biconcave (fig. 318).
P. tridens Descamps, 1964, p. 126.
7 (2) Plaque sous-génitale soit nettement trilobée, soit encochée ou plus ou
moins profondément incisée latéralement à la partie postérieure.... 8
8 (9) Plaque sous-génitale très nettement trilobée, le lobe médian triangulaire,
pas plus large que les lobes latéraux (fig. 309).
P. spatulata Descamps, 1964, p. 123.
9 (8) Plaque sous-génitale plus ou moins nettement trilobée, le lobe médian
toujours plus large que les lobes latéraux. 10
10 (11) Encoches latérales de la plaque sous-génitale très peu profondes et bord
postérieur du lobe médian armé d’épines relativement fortes (fig. 321).
P. sakalava (Saussure, 1903), p. 126.
11 (12) Encoches ou incisions latérales de la plaque sous-génitale plus profondes
et bord postérieur du lobe médian armé d’épines beaucoup moins fortes 12
Source : MNHN, Paris
120
M. DESCAMPS
12 (21) Bord interne des lobes latéraux de la plaque sous-génitale ne touchant pas
le bord externe du lobe médian . 13
13 (14) Lobe médian de la plaque sous-génitale triangulaire ou subtriangulaire;
lobes latéraux longs; encoches latérales n’atteignant pas le bord postérieur
du 8 e tergite (Desc., 1964, fig. 266).
P. triangularis Descamps, 1964.
14 (13) Lobe médian de la plaque sous-génitale ni triangulaire, ni subtriangu¬
laire . 15
15 (20) Lobe médian de la plaque sous-génitale en forme de segment circulaire 16
16 (17) Supports basaux des valves inférieures de l’oviscapte foliacés; lobes
latéraux de la plaque sous-génitale presque aussi longs que le lobe médian
(Desc. ,1964, fig. 271, 272).
P. trilobata Descamps, 1964, p. 126.
17 (18) Supports basaux des valves inférieures de l’oviscapte non foliacés; lobes
latéraux de la plaque sous-génitale nettement moins longs que le lobe
médian . 18
18 (19) Lobe médian de la plaque sous-génitale carinulé non bombé latéralement,
terminé par un petit lobe triangulaire redressé dorsalement (Desc., 1964,
fig. 265).
P. hyaleles (Rehn et Rehn, 1945), p. 126.
19 (18) Lobe médian de la plaque sous-génitale plus large, non carinulé, bombé
latéralement, terminé par un petit lobe triangulaire non redressé dorsa¬
lement (Desc., 1964, fig. 270).
P. meridionalis n. sp., p. 128.
20 (15) Lobe médian de la plaque sous-génitale subrectangulaire, le bord postérieur
légèrement biconcave (Desc., 1964, fig. 264).
P. biarcuata Descamps, 1964, p. 128.
21 (12) Bord interne des lobes latéraux de la plaque sous-génitale touchant ou
chevauchant le bord externe du lobe médian. 22
22 (23) Angles latéraux du lobe médian de la plaque sous-génitale largement
arrondis; lobes latéraux courts (Desc., 1964, fig. 267).
P. explanata Descamps, 1964.
23 (22) Angles latéraux du lobe médian de la plaque sous-génitale aigus; lobes
latéraux longs . 24
24 (25) Angles latéraux du lobe médian de la plaque sous-génitale fortement
saillants; lobes latéraux plus courts que le lobe médian (Desc., 1964,
fig. 268).
P. parvipennis (Saussure, 1903).
25 (24) Angles latéraux du lobe médian de la plaque sous-génitale peu saillants;
lobes latéraux de longueur subégale à celle du lobe médian (Desc., 1964,
fig. 269).
P. ligulala Descamps, 1964.
26 (1) Huitième tergite raccourci ventralement ou ses bords latéraux concaves
et se chevauchant en partie. 27
27 (28) Valves inférieures de l’oviscapte étroites; bords latéraux du 8 e tergite
se chevauchant brièvement à la base (Desc., 1964, fig. 273, 274) .
P. subinvolvens Descamps, 1964, p. 128.
28 (27) Valves inférieures de l’oviscapte larges; 8 e tergite fortement raccourci
ventralement, l’angle latéro-postérieur très largement concave (Desc.,
1964, fig. 275, 278).
P. lobipennis (Saussure, 1903).
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE
121
Pseudoschmidtia comptera n. sp.
(fig. 301-307)
c?- Holotype. Face concave de profil. Yeux très fortement saillants; rapport
de la largeur de la capsule céphalique au niveau des yeux / largeur au niveau
des articulations mandibulaires = 1,53 (valeur plus élevée que chez toutes les
espèces connues). Antennes de 16 articles.
Élytres relativement étroits, nettement distants dorsalement, l’extrémité
atteignant le bord postérieur du 1 er tergite abdominal (parfois le milieu du 2 e ).
Fémurs antérieurs grêles, la face externe parcourue par une fine carinule bien
saillante. Spinescence des carènes supérieures des fémurs postérieurs répondant
à la formule suivante de l’extérieur vers l’intérieur : 4-5; 5; 3-4 (2-5; 3-6; 3-5 dans
l’ensemble de la série étudiée).
Extrémité abdominale fortement dilatée latéralement. Concavité du bord
postérieur de l’avant-dernier tergite large, très peu profonde, limitée par 2 très
petites saillies à extrémité arrondie. Dernier tergite très complexe, très épais,
apparaissant constitué de 2 pièces en vision dorsale : a) une pièce inférieure en
forme de gouttière à concavité dorsale, fortement saillante latéralement; b) une
pièce supérieure, de moitié plus courte que la précédente, légèrement ascendante,
grossièrement quadrangulaire, l’angle postéro-interne très aigu, saillant vers
l’intérieur et vers le haut; angle postéro-externe (vision latérale) largement arrondi.
Plaque sus-anale longue et étroite, les bords latéraux incurvés à la partie basale,
droits à la partie médiane, excurvés au niveau du rétrécissement apical. Cerques
très légèrement incurvés et comprimés latéralement à l’extrémité. Aire membraneuse
du complexe sous-génital large; aires latérales allongées, bombées longitudinalement,
pourvues de 2 dépressions postérieures larges et profondes. Lobe médian de la
partie apicale régulièrement courbé dorsalement, à extrémité simple, tronquée;
face ventrale triangulaire, parcourue par une côte bien saillante s’épaississant vers
le bas; base large, très fortement bombée, bien séparée de l’aire membraneuse
et réunie à celle-ci par une côte longitudinale. Lobes latéraux trilobés : a) lobule
externe rabattu dorsalement, plié en 2 longitudinalement, la partie dorsale convexe,
la partie ventrale concave; b) lobule moyen plus long que le précédent, rabattu
contre le lobe médian du complexe sous-génital, la face ventrale concave; c) lobule
interne, plus petit que les précédents, à angle postéro-interne droit.
Coloration comme chez les autres espèces.
Épiphalle très large à la partie antérieure, les baguettes latérales coudées à
angle droit à ce niveau. Capsule ectophallique subcyclindrique, l’ouverture posté¬
rieure bordée dorsalement par 2 lobes délimitant un petit espace triangulaire
membraneux. Sac spermatophore grand, non conique, à sclérification postérieure
en arceau dorso-latéral complet; sclérite du gonopore non décelable; aile antérieure
de la partie basale du pénis relativement peu saillante.
F E P Cy Cm
3tf 9,8-10,3 (10,0) 2,1-2,5 (2,3) 1,7-2,0 (1,8) 2,85-3,0 (2,91) 1,88-1,95 (1,90)
Madagascar Est : Périnet, le? holotype et le? paratype, 11-1932 (A. Seyrig).
Rogez, le? paratype, XII-1932 (A. Seyrig). Muséum de Madrid; 1 paratype au
Muséum de Paris.
Pseudoschmidtia sinuata Descamps, 1964
Descamps, 1964, p. 150, fig. 243-247.
Cette espèce n’était connue que par le c? holotype dont l’étiquette porte
l’indication de provenance suivante : P.K. 57, route d’Anosibe, Moramanga.
Un autre c? capturé à Rogez diffère de l’holotype par les caractères suivants :
Élytres plus larges; concavité du bord postérieur de l’avant-dernier tergite
plus large ; appendice basal du dernier tergite plus nettement bifide, à angle postéro-
interne plus saillant; appendice postérieur de ce même tergite moins long. Lobe
médian de la partie apicale du complexe sous-génital coudé à angle droit plus près
de la base; partie postérieure à la coudure (vision ventro-apicale) plus longue et
très nettement déprimée longitudinalement; saillie préapicale (vision latérale)
plus grande; lobes latéraux à division supérieure plus courte.
Source : MNHN, Paris
122
M. DESCAMPS
Fig. 301-307. — Pseudoschmidtia complexa n. sp. çf. — 301. Extrémité abdominale laté¬
ralement. — 302. La même dorsalement. — 303. La même en vision ventro-apicale. —
304. Complexe phallique latéralement. — 305. Épiphalle dorsalement. — 306. Capsule ectophal-
lique, vision apicale. — 307. Endophalle latéralement.
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE
123
F E P Cy Cm
le? 9,2 2,9 1,7 2,78 2,08
Madagascar Est : Rogez, 1<J, VI-1932 (A. Seyrig). Muséum de Madrid.
Pseudoschmidlia curlicerca Descamps, 1964
Descamps, 1964, p. 152, fig. 248-253.
Cette espèce n’était connue que par le d holotype en provenance de Périnet-
un autre d capturé au même endroit présente les indices morphométriques suivants :
F E P Cy Cm
le? 9,5 2,6 1,9 2,88 2,05
Madagascar Est : Périnet, le? topotype, III-1932 (A. Seyrig). Muséum de
Pseudoschmidtia spatulala Descamps, 1964
(fig. 308-309)
Descamps, 1964, p. 146, fig. 231-236.
$. Néallotype. Taille moyenne. Face tectiforme, pourvue de 2 forts bombe¬
ments au-dessous de l’ocelle médian; carinules médianes épaisses, saillantes,
subcontiguës, brièvement contiguës au-dessous de l’extrémité du fatigium;
profil à concavité sous-antennaire. Fastigium du vertex peu déclive; angle fastigio-
facial droit, arrondi.
Spinescence du fémur postérieur (unique) répondant à la formule suivante
de l’extérieur vers l’intérieur : 7; 5; 7. Élytres relativement étroits et courts, très
largement séparés dorsalement, l’extrémité atteignant le 1/3 postérieur du
1 er tergite.
Source : MNHM, Paris
124
M. DESCAMPS
Bords latéraux du 8 e tergite dépassant très nettement les bords correspondants
du tergite précédent. Dernier tergite à angle latéro-postérieur bien différencié,
largement arrondi. Plaque sous-génitale nettement rétrécie vers l’arrière, la partie
postérieure divisée en 3 lobes de largeur subégale par 2 incisions paramédianes.
Lobe médian subtriangulaire à bords épineux, légèrement excurvés. Lobes latéraux
aussi longs que le lobe médian, également épineux. Sclénte basal des valves infé¬
rieures de l’oviscapte à bord externe fortement redressé dorsalement, armé de
ouelques petites épines, l’angle postéro-interne pourvu d’une saillie odontiforme
très nette Valves de l’oviscapte longues. Valves inférieures a face ventrale large,
garnie d’une rangée d’échinulations; bord externe saillant ventro-latéralement,
armé de 12-14 dents aiguës; un espace lisse entre les 2 dents basales; dent préapicale
de l’arête dorsale forte, à pointe orientée vers l’arrière. Valves supérieures peu
sinueuses en vision dorsale, le bord externe armé de 13-15 dents.
Insecte décoloré. Partie inférieure des lobes latéraux du pronotum jaune,
surmontée de rougeâtre; épimère métathoracique jaune. Fémurs postérieurs
verdâtres à la base, rouges à l’extrémité.
5<?
1 ?
10,5-11,8 (11,1)
E
2,4-2,5
3,3
2,0-2,2
3,0
Cy
2,87-2,92 (2,89)
3,35
Cm
2,00-2,29 (2,19)
Madagascar Est : Nosy Mangabe, 1 $ néallotype, XI1-1968 (Vadon et Peyrie-
ras). Hiaraka, altitude500m, 3d\ 1 larve?du dernier stade, XI1-1968 (Vadon et Pey-
rierâs). Muséum de Paris. Précédemment connu de Maroantsetra, Fampanambo.
Pseudoschmidtia polychroma n. sp.
(fig. 310-315)
cf. Holotype. Face très nettement concave de profil. Fastigium du vertex,
vu de profil, relativement saillant, un peu tronqué. Yeux fortement saillants;
rapport largeur de la capsule céphalique au niveau des yeux / largeur au niveau
des articulations mandibulaires = 1,42. Antennes de 16 articles.
Extrémité des élytres atteignant le bord postérieur du 2 e tergite abdominal.
Fémurs antérieurs moyennement épais, la face externe parcourue par une carinule
bien nette mais peu saillante. Spinescence des carènes supérieures des fémurs
postérieurs répondant à la formule suivante de l’extérieur vers l’intérieur : 3-4;
5-6 • 4.
’ Extrémité abdominale moyennement dilatée latéralement. Concavité du bord
postérieur de l’avant-dernier tergite très étroite, n’entamant pas le corps du tergite
proprement dit, limitée par 2 grands lobes triangulaires à extrémité arrondie.
Dernier tergite relativement simple, subrectangulaire et transverse, rétréci du côté
interne; angle postéro-externe d’un peu plus de 90°; angle opposé formant un long
appendice ascendant, orienté vers l’arrière et vers l’intérieur, l’extrémité légèrement
courbée vers le bas, comprimée et légèrement incisée. Plaque sus-anale rectangulaire,
relativement large. Cerques assez épais, l’extrémité un peu redressée et nettement
comprimée latéralement. Aire membraneuse du complexe sous-génital assez petite;
aires latérales bombées longitudinalement, pourvues de 2 dépressions postérieures
larges et profondes. Lobe médian de la partie apicale sinué de profil, l’extrémité
dilatée, bilobée et échinulée; face ventrale relativement large à la base, ayant la
forme d’une très forte côte s’amincissant d’avant en arrière et à bords latéraux
présentant 3 concavités; base réunie à l’aire membraneuse par une côte longitu¬
dinale. Lobes latéraux trilobés : lobule externe ascendant, comprimé latéralement;
lobule moyen de longueur subégale au précédent, touchant le lobe médian du
complexe sous-génital; lobule interne petit, arrondi.
Coloration du même type que chez les autres espèces.
Épiphalle à crochets très fortement écartés, étroit à la partie antérieure, les
baguettes latérales incurvées et contiguës au niveau du 1/3 antérieur. Sac sperma-
tophore conique, à sclérification postérieure en forme de gouttière complète;
une petite sclérification ventrale; sclérite du gonopore non décelable; aile de la
partie antérieure du pénis fortement saillante.
F E P Cy Cm
le? 10,3 3,4 1,9 2,99 2,10
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE
125
Fig. 310-315. — Pseudoschmidtia polychroma n. sp. çf. — 310. Extrémité abdominale laté¬
ralement. — 311. La même dorsalement. — 312. La même en vision ventro-apicale. — 313. Endo-
phalle latéralement. — 314. Capsule ectophallique en vision apicale. — 315. Épiphalle
dorsalement.
Source : MNHN, Paris
126
M. DESCAMPS
Madagascar Est : Rogez, 1<J holotype, XII-1932 (A. Seyrig). Muséum de
Madrid.
Pseudoschmidlia armata Descamps, 1964
Descamps, 1964, p. 156.
L’espèce n’était connue que par 2$ en provenance de Maroantsetra.
Madagascar Est : Nosy Mangabe, 1?, XII-1968 (Vadon et Peyrieras). Muséum
de Paris.
Pseudoschmidlia tridens Descamps, 1964
(fig. 318-319)
Descamps, 1964, p. 156, fig. 260.
Cette espèce n’était connue que par la ? holotype en provenance de Rogez;
une série de 10 insectes capturés au même endroit permet de préciser les caractères
morphométriques.
F E P Cy Cm
10? 12,9-14,4 (13,6) 3,9-4,7 (4,4) 2,3-2,5 3,13-3,49 (3,35) 2,88-3,17 (3,06)
Madagascar Est : Rogez, 10?, XII-1931, VI et XII-1932 (A. Seyrig). Muséum
de Madrid et Muséum de Paris.
Pseudoschmidlia sakalava (Saussure, 1903)
(fig. 321-322)
Euschmidtia sakalava Saussure, 1903, p. 107.
Euschmidtia (Pseudoschmidlia) sakalava Rehn et Rehn, 1945, p. 237.
Pseudoschmidlia sakalava Descamps, 1964, p. 157, fig. 261, 262.
La dissection d’une ? a permis de relever la présence d’une extrémité de sper-
matophore fixée en ventouse au plafond de la bourse copulatrice juste au-dessous
du débouché du canal de la spermathèque, comme observé par ailleurs chez Xeno-
mastax (cf. p. 23).
F E P Cy Cm
2? 12,2-14,0 2,9-3,6 2,3-2,4 3,03-3,36 2,70-2,98
Madagascar Est : Rogez, 1?, XII-1933 (A. Seyrig). Périnet, 1?, III-1932
(A. Seyrig). Muséum de Madrid. Précédemment signalé de Périnet, Tanovana.
Pseudoschmidlia trilobata Descamps, 1964
Descamps, 1964, p. 165, fig. 271, 272.
C’est par erreur que cette espèce connue seulement par la ? type a été signalée
du Nord.
Madagascar Est : Ambatolaona (entre Tananarive et Moramanga) 1? holotype,
VI-1957 (A. Robinson). Muséum de Paris. .
Il s’agit de l’espèce ayant été capturée le plus loin de la côte Est, à la limite
entre le domaine de l’Est et celui du Centre.
Pseudoschmidlia hyaletes Rehn et Rehn, 1945
Euschmidtia (Pseudoschmidtia) hyaletes Rehn et Rehn, 1945, p. 238, fig. 29-30,
pl. 21, fig. 57-58.
Pseudoschmidlia carinata Descamps, 1964, p. 160, fig. 265, N. syn.
Les types de ces 2 espèces ont été comparés et trouvés identiques mis à part
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE
127
Fig. 316-317. — Pseudoschmidtia integra Descamps, 1964, P. — 316. Plaque s
lace dorsale. — 317. Plafond de la bourse copulatrice et spermathèque.
s-génitale,
s-génitale,
Fig. 318-319. — Pseudoschmidtia tridens Descamps, 1964, P. — 318. Plaque
lace dorsale. — 319. Plafond de la bourse copulatrice et spermathèque.
Fig. 320. — Pseudoschmidtia subinooloens Descamps, 1964, ampoule de la spermathèque.
Fig. 321-322. — Pseudoschmidtia sakalaoa (Saussure, 1903), P. — 321. Plaque sous-eénitale
face forsale. — 322. Plafond de la bourse copulatrice et spermathèque. ’
Fio. 323. — Pseudoschmidtia biarcuata Descamps, 1964, ampoule de la spermathèque.
— Pseudoschmidtia hyaletes Rehn et Rehn, 1945, P. — 324. Plaque sous-
gemtale, face dorsale. — 325. Plafond de la bourse copulatrice et spermathèque.
Source : MNHN, Paris
j 28 M. DESCAMPS
auelaues détails tels l'épaisseur de la carinule de la plaque sous-génitale et la denti-
culation du bord externe des valves inférieures de 1 oviscapte ne dépassant vrai¬
semblablement pas les limites de la variation întraspéclfique. P. hyaleles n était
connue que par les 2 exemplaires types des espèces mises ici en synonymie et
provenant l'un du district de Rogez (entre Tamatave et Tanananve), 1 autre de
P ' r 'Ta signalisation d'Ivondro (Madagascar Sud-Est) mentionnée par Descamps
nqfid n 165) est erronée, le spécimen incorrectement rapporté a P. hyaleles appar¬
tenant en fait à une espèce inconnue décrite ci-dessous.
Madagascar Est ; Fito . de Alastia a Tamatar . lç, IV et V-1932 (A. Seyrig).
Rogez, X-1932 (A. Seyrig). Muséum de Madrid.
Pseudoschmidtia meridionalis n. sp.
Pseudoschmidlia hyaleles Descamps, 1964, p. 165, fig. 270.
9. Holotype. Taille moyenne. Face concave de profil; fastigium du vertex
fortement déclive. supérieures des fémurs postérieurs répondant à la
formuîeTuivante de l'extérieur /ers l'intérieur : 5-6; 5-6; 5-6 Élytres bien séparés
dorsalement, l’extrémité atteignant presque le milieu du 2° tergite abdominal.
Bords latéraux du 8« tergite dépassant très nettement les bords correspondants
du tergite précédent. Dernier tergite à angle latéro-posténeur bien différencié,
aieu Plaque sous-génitale non rétrécie vers l’amère, bombée, non carénée, très
nettement trilobée Lobe médian très large, presque parfaitement semi-circulaire,
ses parties latérales à bord très fortement convexe; bord postérieur pourvu d une
petite expansion triangulaire armée de quelques petites épines; quelques épines
également de part et d’autre de cette expansion. Lobes latéraux courts, a extrémité
aiguë séparés du lobe médian par une encoche large, courte, légèrement courbée
vers la ligne médiane et atteignant le bord postérieur du 8 e tergite. Valves de
l’oviscapte assez courtes. Valves inférieures à dent préapicale de 1 arete dorsale
forte la pointe orientée vers l’arrière; dent apicale bien recourbee; bord externe
armé de 10-11 dents; quelques échinulations à la face ventrale. Valves supérieures
à bord externe armé de 12-14 dents. . , , ,
Insecte décoloré; une petite tache sous-oculaire jaunâtre; abdomen à bande
latérale jaune bordée de rose décelable sur les 2/3 antérieurs environ; une bande
brun sombre le long du bord antérieur des élytres.
F E P Cy Cm
1$ 14,9 4,4 2,5 3,68 3,35
Madagascar Sud-Est : Ivondro (Nord-Ouest de Fort-Dauphin), 1$ holotype,
1-1939 (A. Seyrig). Muséum de Paris. ine . . _ ...
Deux espèces de Pseudoschmidlia (P. integra. Descamps, 1964, et P. meridionalis
n. sp.) sont actuellement connues de la région de Fort-Dauphin.
Pseudoschmidlia biarcuata Descamps, 1964
(fig. 323)
Descamps, 1964, p. 159, fig. 263, 264.
N’était connue que par 2$ en provenance de Périnet. Deux autres 9 pré¬
sentent les indices morphométriques suivants :
F E P Cy Cm
2? 13,5-13,6 3,9 2,4-2,6 3,35-3,42 3,07-3,08
Madagascar Est : Périnet, 2$, III-1932 (A. Seyrig). Muséum de Madrid.
Pseudoschmidtia subinvolvens Descamps, 1964
(fig. 320)
Descamps, 1964, p. 167, fig. 273-274.
F E
1? 13,3 4,2
P
2,5
Cy
3,57
Cm
3,36
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE
129
Madagascar Est : Forêt de Tampolo, 1$, XII-1933 (A. Seurig). Muséum de
Madrid.
Signalisations antérieures : Ambodiatafana, Tampolo, Fénérive.
Pseudoschmidlia sp.
Madagascar Est : Rogez, 1Ç, VI-1932; 1?, VII-1932; 2$, XII-1931 (A. Seuriq)
Ces 4 exemplaires proches de P. hyaletes Rehn et Rehn, 1945, en diffèrent
par le lobe médian de la plaque sous-génitale subtriangulaire ou à bords latéraux
beaucoup moins arqués.
Genre Amalomastax Rehn et Rehn, 1945
Rehn et Rehn, 1945, p. 242.
Descamps, 1964, p. 172.
Descamps et Wintrebert, 1965, p. 88.
Il s’agit encore d’un genre particulièrement mal connu de la région Est et
d’une richesse jusqu’à présent insoupçonnée. Deux espèces étaient décrites à ce
jour : A. lambertoni Rehn et Rehn, 1945 (connue par les 2 sexes) et A. nigromarginata
Descamps et Wintrebert, 1965 (connue par la $ seulement).
Le matériel étudié (colligé par A. Seyrig ) comporte outre ces 2 insectes,
5 espèces inédites connues malheureusement par 1 seul sexe et par 1 ou 2 exem¬
plaires. Le tout constitue un ensemble morphologiquement homogène tant que les
pièces génitales externes ne sont pas concernées. De ce point de vue les 3 se répar¬
tissent en 3 catégories :
— extrémité abdominale renflée, à aire membraneuse bien nette, le dernier
tergite pourvu de 2 appendices, le lobe médian du complexe sous-génital comprimé
latéralement et largement arrondi à l’extrémité en vision latérale (fig. 326) ;
— extrémité abdominale comme dans la catégorie précédente mais le dernier
tergite pourvu d’un seul appendice, le lobe médian du complexe sous-génital
non comprimé latéralement et terminé en pointe aiguë (fig. 341);
— extrémité abdominale non renflée, beaucoup plus simple, dépourvue d’aire
membraneuse, le dernier tergite se rapprochant du type acridoïde classique, sans
appendices, le lobe médian du complexe sous-génital comme dans la catégorie 1
Ces divergences seraient peut-être de nature à justifier la différenciation de
plusieurs genres. Nous préférons cependant grouper provisoirement ces insectes
du fait qu’un seul couple spécifique a pu être constitué et que les 3$ connues pré¬
sentent également de très grandes variations dans la structure de la plaque sous-
génitale :
— plaque trilobée, mamelonnée et fortement élargie vers l’arrière : A. lam¬
bertoni (fig. 332);
— plaque trilobée, lisse et non élargie vers l’arrière : A. nigromarginata
(fig. 367);
— plaque simple, lisse et non élargie : A. ambodirafiae n. sp. (fig. 365).
La composition du genre s’établit comme suit :
— espèces connues par les 2 sexes : 1,
— espèces connues par le 3 seulement : 4,
— espèces connues par la $ seulement : 2.
A noter que parmi les 5 espèces connues par les 3, 4 portent provenance de
Rogez. Un tel exemple de sympatrisme s’observe chez d’autres genres et notam¬
ment chez Pseudoschmidtia et Parasymbellia.
Redéfinition du genre. 3 . Taille moyenne; forme générale élancée. Capsule
céphalique très allongée dorso-ventralement, très nettement plus large au niveau
des yeux qu’au niveau des articulations mandibulaires. Fastigium du vertex très
peu saillant, l’extrémité largement arrondie en vision latérale; espace interoculaire
Source : MNHN, Paris
130
M. DESCAMPS
à carinules latérales non contiguës. Face déclive, lisse, monochrome. Yeux moyen¬
nement grands, bien saillants; distance infra-oculaire subégale ou un peu plus
grande que la largeur de l’œil. Ocelles latéraux coniques, saillants. Antennes un peu
plus longues que la distance comprise entre la suture clypéale et l’extrémité du
fastigium, composées de 15 ou 16 articles; articles 5-9 à partir de l’apex plus
longs que larges; épine antennaire sur le 4 e article à partir de l’apex; une autre
plus petite sur le 7 e . ,
Pronotum rebordé à l’avant et latéralement, élargi vers 1 arrière, le disque
limité par des carinules latérales irrégulières, le bord postérieur incisé en triangle;
angle postérieur des lobes latéraux saillant vers l’arrière. Angle postéro-externe
des lobes métasternaux soit rabattu ventralement et odontiforme, soit non rabattu
et arrondi. Subaptère; vestiges élytraux tombant sur les pleures, ne dépassant pas
ou peu le bord postérieur du mésonotum ; vestiges alaires du même type mais
généralement moins nets. Pattes en général grêles; fémurs antérieurs carénés à la
face externe, sauf chez A. moralesi; second éperon interne des tibias postérieurs
spiniforme; griffes des tarses inégales.
Extrémité abdominale plus ou moins fortement rentlée, parfois non renflée
et tendant vers le type acridoïde classique. Bord postérieur de l’avant-dernier
tergite à concavité médiane plus ou moins nette limitée latéralement par 2 petits
lobes, parfois droit. Dernier tergite pouvant se présenter sous l’un des 2 aspects
suivants :
a) partie postéro-externe différenciée en une pièce épaisse pourvue d’un appen¬
dice basal spiniforme et d’un appendice postérieur prolongeant l’angle postéro-
externe ou pourvue seulement de l’appendice postérieur;
b) pièce découverte dorsalement et latéralement, dépourvue d’appendice,
traversée par une ligne de suture, la partie postéro-externe saillante vers l’arrière,
ovale ou subtriangulaire.
Plaque sus-anale bien découverte, divisée par une côte transverse plus ou
moins épaisse, droite ou en ligne brisée. Cerques longs, coniques, non comprimés
latéralement (sauf chez A. moralesi ). Plaques infracercales subcarrées ou subtriangu-
laires plus ou moins épaisses. Partie basale du complexe sous-génital pourvue ou
non d’une aire membraneuse. Lobe médian de la partie apicale comprimé latéra¬
lement (sauf chez A. moralesi ) le bord postérieur (vision latérale) très largement
arrondi vers l’extrémité, la face ventrale ayant l’aspect d’une côte étroite depuis
la base. Exceptionnellement, lobe médian non comprimé, ayant ventralement
l’aspect d’un épais bourrelet à extrémité aiguë et orientée dorsalement. Lobes laté¬
raux largement implantés sur le bord postérieur des aires latérales, généralement
divisés en 2 parties disposées perpendiculairement, la partie supérieure ascendante
et oblique vers l’arrière, la partie inférieure orientée vers l’arrière et courbée vers
le lobe médian ; parfois lobes latéraux divisés en plusieurs lobules courts (fig. 342).
Une bande latérale de coloration noire allant du bord postérieur du pronotum
à l’extrémité abdominale ou marquant seulement les pleures thoraciques et l’extré¬
mité de l’abdomen.
Épiphalle fortement élargi d’avant en arrière comme chez le genre Pseudo-
schmidtia, les crochets épais, courbés vers l’intérieur, plus ou moins fortement
comprimés latéralement. Capsule ectophallique subcylindrique, plus ou moins
étranglée vers l’arrière (vision dorsale); partie dorso-apicale formant un chaperon
soit quadrilobé à lobes échinulés, soit bilobé à lobes lisses; partie ventro-apicale
renflée; 2 valves làtéro-médianes sous-tendant la membrane de l’ouverture posté¬
rieure. Endophalle petit; sac spermatophore subhémisphérique à subconique, à
sclérification postérieure en arceau complet ou incomplet, parfois dépourvu de
sclérification.
?. Longiligne comme le J. Yeux bien saillants; capsule céphalique nettement
plus large au niveau des yeux qu’au niveau des articulations mandibulaires.
Antennes un peu plus courtes que la distance comprise entre la suture clypéale et
l’extrémité du fastigium, composées de 16-17 articles. Distance infra-oculaire
subégale à la largeur de l’œil.
Angle postéro-externe des lobes métasternaux arrondi, non rabattu ventrale¬
ment.
Bords latéraux du 8 e tergite dépassant plus ou moins ceux du tergite précédent.
Angle latéro-postérieur du dernier tergite arrondi, peu saillant. Plaque sous-
génitale trilobée, parfois simple (A. ambodirafiae) ; lobes latéraux petits et souvent
Source : MNHN, Paris
ETUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE 13J
invisibles ou difficilement visibles sans dissection; indépendamment des difïé-
rences précédentes, 2 aspects principaux :
a) plaque sous-génitale très large, la largeur maximale subégale à la longueur
pourvue d un fort mamelon basal et de 2 dépressions latéro-postérieures-
b) plaque sous-génitale beaucoup moins large, de type classique,’ modéré¬
ment rétrécie vers l’amere, ni mamelonnée, ni déprimée H
Valves de l’oviscapte longues. Face ventrale des valves inférieures plus ou
moins large; arete dorsale à dent préapicale bien nette P
Pas de guide-œuf proprement dit; parfois un léger repli de la membrane du
plancher de la chambre génitale entre le vagin et la plage sclérifiée postvaginale
thambre génitale très grande, parfois pourvue de 2 poches dorso-latérales de grande
term ' na,e ïe la moyenne 8 , S nb-
Espèce type du genre : Amalomaslax lambertoni Rehn et Rehn, 1945.
CLÉ DES ESPÈCES (<?)
' <6) hfen ie de b ,rl d f ;/°ïï P !, eX n S ?li S ' génita ! P 0 ”™ d '™' ™ membraneuse
bien nette, extrémité de 1 abdomen plus ou moins renflée. 2
2 (5) Lobe médian de la partie apicale du complexe sous-génital comprimé laté¬
ralement, largement arrondi près de l’extrémité (vision latérale); dernier
tergite pourvu de 2 appendices . ' 3
3 (4) ptrémité abdominale fortement élargie; appendice basal du dernier
tergite orienté dorsalement; appendice postérieur long, fortement courbé
vers la ligne médiane; lobe médian 1 du complexe sous-génital pourvu de
2 petits mamelons latéraux près de l’extrémité (fig. 326; 327).
A. lambertoni Rehn et Rehn, 1945, p. 132.
4 (3) Extrémité abdominale peu élargie; appendice basal du dernier tergite
orienté vers 1 arrière; appendice postérieur court, très peu courbé vers
issswsæ* dépourvu de mame,ons
A. maculata n. sp., p. 132.
5 (2) Lobe médian de la partie apicale du complexe sous-génital peu comprimé
latéralement, 1 extrémité en pointe aiguë orientée dorsalement; dernier
tergite pourvu d un seul appendice.
Concavité du bord postérieur de l’avant-dernier tergite limitée par 2 lobes
triangulaires redressés dorsalement (fig. 341) ($ inconnue).
A. moralesi, n. sp., p. 135.
6 (1) Partie basale du complexe sous-génital dépourvue d’aire membraneuse;
extrémité de 1 abdomen non renflée . 7
7 ( 8 ) Bord postérieur de l’avant-dernier tergite droit; bord externe de la partie
inferieure des lobes latéraux du complexe sous-génital denté (fig. 348. 349 )
(? inconnue). B ’
A. furcata n. sp., p. 136.
8 (7) Bord postérieur de l’avant-dernier tergite pourvu de 2 très petits lobes
limitant une concavité médiane; bord externe de la partie inférieure des
lobes latéraux du complexe sous-génital lisse (fig. 356, 359) inconnue).
A. subaptera n. sp., p. 138.
CLÉ DES ESPÈCES (?)
1 (2) Plaque sous-génitale très large pourvue d’un fort bombement basal et de
2 grandes dépressions latéro-postérieures (Desc., 1964, fig. 284).
A. lambertoni Rehn et Rehn, 1945, p. 132.
2 (1) Plaque sous-génitale non élargie vers l’arrière, sans bombement ni dépres¬
sions . 3
Source : MNHN, Paris
132
M. DESCAMPS
3 (4) Taille plus petite; plaque sous-génitale trilobée; valves de l’oviscapte
relativement longues et grêles, la face ventrale rétrécie à la base; bord
externe des supports basaux redressé dorsalement mais ne formant
pas de lobe triangulaire (fig. 367; Desc. et Wint., 1965, fig. 152, 153)
(S inconnu).
A. nigromarginata Descamps et Wintrebert, 1965, p. 139.
4 (3) Taille plus grande; plaque sous-génitale non trilobée; valves de l’oviscapte
relativement courtes et trapues, la face ventrale non rétrécie à la base;
bord externe des supports basaux redressé dorsalement et formant un
lobe triangulaire (fig. 364, 365) (à inconnu).
A. ambodirafiae n. sp., p. 140.
Amalomastax lambertoni Rehn et Rehn, 1945
(fig. 326-333)
Rehn et Rehn, 1945, p. 242, fig. 31, 32, pl. 21, fig. 59-63.
Descamps, 1964, p. 173, fig. 283, 284.
Description des genitalia. d". Épiphalle à extrémité antérieure large, les
baguettes latérales régulièrement et fortement divergentes vers l’arrière. Capsule
ectophallique de grande taille, fortement sclérifiée, nettement étranglée vers
le 1/3 apical (vision dorsale); partie dorso-apicale faisant saillie vers l’arrière sous
forme de chaperon surplombant l’ouverture postérieure; chaperon à bord postérieur
fortement incurvé, chaque branche du croissant ainsi formé portant 2 épais mame¬
lons échinulés; ouverture postérieure limitée ventralement par une forte convexité
pourvue de 2 crêtes latérales ; 2 valves, à extrémité libre, en position latéro-médiane.
Endophalle de petite taille; sac spermatophore finement et densément échinulé,
pourvu d’une sclérification postérieure en arceau non interrompu dorsalement.
$. Face dorsale de la plaque sous-génitale comme représentée à la figure 332;
pas de guide-œuf. Chambre génitale pourvue de 2 grandes poches dorso-latérales
comme représentées à la figure 333 ; ampoule de la spermathèque de taille moyenne,
subsphérique.
L’important matériel à notre disposition permet de préciser les indices morpho¬
métriques de cette espèce :
F P Cy Cm
10c? 10,6-12,2(11,2) 2,0-2,3 (2,1) 2,63-2,90(2,74) 1,90-2,08(1,96)
10$ 13,2-14,4 (13,7) 2,6-2,8 (2,7) 2,93-3,16 (3,04) 2,63-2,89 (2,75)
Madagascar Est : Rogez, 18c? et 20$, I, VI et XII-1932 (A. Seyrig). Muséum de
Madrid et Muséum de Paris. Précédemment signalé entre Tamatave et Tananarive,
Amalomastax maculata n. sp.
(fig. 334-340)
c?. Holotype. Taille plus petite que A. lambertoni. Antennes de 15 articles.
Angle postéro-externe des lobes latéraux du métasternum arrondi, rabattu ventrale¬
ment mais non nettement odontiforme. Vestiges élytraux plus larges que chez
A. lambertoni, l’extrémité arrondie, dépassant un peu le bord postérieur du méso-
notum. Spinescence des carènes supérieures des fémurs postérieurs répondant à la
formule suivante de l’extérieur vers l’intérieur : 2-4; 6-7; 3-4.
Extrémité abdominale peu renflée. Bord postérieur de l’avant-dernier tergite
à concavité médiane limitée latéralement par 2 lobes triangulaires, horizontaux,
à extrémité arrondie, légèrement divergents. Dernier tergite visible latéralement
sous forme d’une pièce subtriangulaire pourvue de 2 appendices; appendice basal
allongé, très aigu, horizontal, à pointe orientée vers l’arrière ; appendice postérieur
court, à renflement préapical et extrémité spiniforme, pratiquement non incurvé.
Plaque sus-anale large, la partie antérieure subcarrée, à bords latéraux arqués,
non épaissis. Cerques rectilignes. Plaques infracercales subcarrées, l’angle postéro-
externe saillant vers l’arrière. Lobe médian du complexe sous-génital plus fortement
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE
133
Source : MNHN, Paris
134
M. DESCAMPS
comprimé que chez A. lambertoni, l’arête ventrale très mince; extrémité largement
arrondie de profil; pas de mamelons préapicaux. Partie supérieure des lobes latéraux
triangulaire en vision latérale, ascendante et inclinée vers le lobe médian mais ne
le touchant pas, l’extrémité encochée; partie inférieure très fortement rétrécie
à l’extrémité, rejoignant son homologue sur la ligne médiane, le bord inférieur en
ligne brisée à angles d’un peu plus de 90°, la face ventrale concave mais moins
fortement que chez A. lambertoni. Un large espace entre la base du lobe médian
et le point de contact interne des lobes latéraux avec la partie basale du complexe
sous-génital.
Fio. 334-340. — Amalomastax maculata n. sp. — 334. Extrémité abdominale latérale¬
ment. — 335. La même dorsalement. — 336. La mime en vision ventro-apicale. — 337. Épiphalle
dorsalement. — 338. Capsule ectophallique dorsalement. — 339. Complexe phallique latéralement.
— 340. Endophalle latéralement.
Face monochrome; une petite tache brun-noir aux articulations mandibulaires;
joues noires à bande médiane jaune oblique vers l’arrière; vertex et pronotum
clairs. Pleures thoraciques noirs sur les 3/4 supérieurs; une petite tache jaune sur
l’épimère mésothoracique; une autre plus grande, sur l’épimère métathoracique.
Abdomen à bande noire latérale sur toute la longueur. Également de coloration
noire ou brun-noir : bord postérieur du 8 e sternite; portion médiane du complexe
sous-génital; dernier tergite abdominal; plaques infracercales; extrémité de la
plaque sus-anale, des cerques et des fémurs postérieurs. Tibias postérieurs décolorés;
traces de coloration verte sur les fémurs.
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTI1NAE
135
Crochets de l’épiphalle fortement courbés vers l’intérieur, l’extrémité fortement
comprimée latéralement. Capsule ectophallique bien sclérifiée, à étranglement
préapical bien marqué (vision dorsale); chaperon dorso-apical quadrilobé; bordure
ventro-apicale bilobée, précédée de 2 arêtes latérales; 2 valves latéro-médianes
bien nettes. Endophalle petit; sac spermatophore échinulé ventralement, pourvu
d’une sclérification postérieure en arceau interrompu dorsalement.
$ inconnue.
F P
ltf 10,7 2,1
Madagascar Est : Rogez, !<? holotype, XII-1932 (A. Seyrig). Muséum de
Amalomastax moralesi n. sp.
(fig. 341-347)
cf. Holotype. Profil de la face un peu convexe à la partie supérieure, rectiligne
à la partie inférieure; cannules médianes contiguës sauf au niveau de l’ocelle médian.
Fig. 341-347. — Amalomastax moralesi n. sp. ç?. — 341. Extrémité abdominale latéralement.
— 342. La même en vision ventro-apicale. — 343. Bord postérieur de l’avant-demier tergite. —
344. Complexe phallique latéralement. — 345. Capsule ectophallique dorsalement. — 346. Épi-
pnalle dorsalement. — 347. Endophalle latéralement.
Source : MNHN, Paris
136
M. DESCAMPS
Espace interoculaire de largeur subégale à la longueur du pédicelle antennaire.
Antennes de 15 articles.
Angle postérieur des lobes latéraux du pronotum étroit, saillant vers l’arrière.
Vestiges élytraux à extrémité largement arrondie, atteignant juste le bord postérieur
du mésonotum; vestiges alaires très étroits. Spinescence des fémurs postérieurs
répondant à la formule suivante de l’extérieur vers l’intérieur : 2-4; 7; 2-5. Angle
postéro-externe des lobes métasternaux un peu rabattu ventralement mais peu
saillant.
Lobes limitant la concavité du bord postérieur de 1 avant-dernier tergite à
extrémité aiguë, redressés presque à la verticale. Appendice du dernier tergite
très fin, incurvé, pourvu d’une petite épine préapicale sur le bord inférieur et de
2 épines apicales très courtes. Partie basale de la plaque sus-anale subcarrée à bords
latéraux droits, épaissis et angles postéro-externes saillants. Cerques courts,
incurvés, comprimés latéralement. Plaques infracercales subcarrées, la partie
postéro-externe très fortement comprimée latéralement. Lobe médian du complexe
sous-génital beaucoup moins comprimé latéralement que chez les autres espèces,
coudé à angle presque droit au milieu; face ventrale ayant la forme d’un épais
bourrelet étroit à la base, près de 2 fois plus large mais s’amincissant vers l’arrière
après la coudure; partie postérieure à la coudure à face ventrale déprimée et à
bords saillants sur la moitié antérieure. Lobes latéraux très largement implantés,
la base occupant toute la distance comprise entre le bord externe du complexe
sous-génital et la base du lobe médian, plurilobés, pouvant se décomposer comme
suit : une petite lunule près de la base du lobe médian ; une grande lunule en position
médiane et une troisième partie plus complexe à extrémité divisée en 2 lobules
foliacés, disposés perpendiculairement l’un par rapport à l’autre; lobule supérieur
vertical ; lobule inférieur orienté vers le lobe médian.
Capsule céphalique claire sauf une bande noire transjugale s’élargissant vers
le bas et une petite tache sous-oculaire située un peu en arrière. Pleures thoraciques
noirs à la partie supérieure, à grande tache jaune sur l’épimère métathoracique.
Une tache triangulaire noire à la partie latérale du 6 e tergite; une plus grande sur
le 7 e ; une petite à la partie antérieure de l’avant-dernier. Également de coloration
noire : dernier tergite, cerques, plaques infracercales, bord postérieur de l’avant-
dernier tergite, extrémité des fémurs postérieurs. Tibias postérieurs rougeâtres.
Crochets de l'épiphalle fortement comprimés latéralement. Capsule ecto-
phallique rétrécie d’arrière en avant, à étranglement subterminal marqué (vision
dorsale), pourvu d’un fort bombement ventro-apical et de 2 valves latéro-médianes;
chaperon terminal bilobé en vision dorsale, submembraneux. Sac spermatophore à
sclérification postérieure en arceau.
$ inconnue.
F P Cy Cm
le? 10,0 1,9 2,45 1,75
Madagascar Est : Amalamazaotra, 1<? holotype, 1-1933 (A. Seyrig). Muséum
de Madrid.
Amalomastax furcata n. sp.
(fig. 348-355)
cf. Holotype. Espace interoculaire plus large que chez A. lambertoni; joues
relativement larges et yeux moins saillants. Antennes de 15 articles.
Angle postéro-externe des lobes métasternaux arrondi, non saillant. Vestiges
alaires bien nets, comme les vestiges élytraux, l’extrémité n’atteignant pas tout
à fait le bord postérieur du métanotum. Spinescence des fémurs postérieurs répon¬
dant à la formule suivante de l’extérieur vers l’intérieur : 6; 7-9; 6-8 (5-7; 8-10;
6-8 chez le paratype).
Extrémité abdominale non renflée, relativement simple. Bord postérieur de
l’avant-dernier tergite subrectiligne, l’angle latéro-postérieur non saillant. Dernier
tergite bien découvert, dépourvu d’appendices, traversé par une suture bien
nette; une aire postéro-externe bien différenciée, ovale, saillante vers l’arrière.
Cerques minces, rectilignes, l’extrémité non comprimée. Plaque sus-anale simple,
triangulaire, à division transverse en ligne brisée; partie basale à 2 carinules
convergentes vers l’arrière. Plaques infracercales triangulaires, du type acridoïde
classique. Complexe sous-génital sans aire membraneuse bien différenciée, pouvant
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE
137
se diviser en 3 parties : une partie basale mamelonnée pourvue, en particulier
de 2 mamelons juxtamédians séparés par un sillon; une partie médiane composée
de 2 aires latérales triangulaires séparées par un mamelon médian fortement
saillant, une partie apicale du type classique. Lobe médian comprimé latéralement,
e i b °I d P 0S J té J ie î»r (vision latérale) courbé dorsalement puis coudé à angle droit
près de 1 extrémité, la base étroite (vision ventrale). Lobes latéraux très larges à la
base, occupant tout l’espace compris entre le bord externe du complexe sous-
gémtal et la base du lobe médian, composés de 2 parties subtriangulaires disposées
perpendiculairement l’une par rapport à l’autre; partie supérieure subconique,
courte, à extrémité aiguë orientée dorsalement et un peu vers l’arrière, non inclinée
vers le lobe médian; partie inférieure comprimée dorso-ventralement, incurvée
et chevauchant un peu son homologue sur la ligne médiane, le bord externe très
nettement denté.
Insecte décoloré; face monochrome; extrémité du fastigium marquée de noir;
une toute petite tache noire sur les articulations mandibulaires; une bande trans-
jugale de coloration noire, complète, suivie d’une bande jaune elle-même suivie
d une bande noire incomplète; vertex clair. Une bande latérale noire sur les pleures
Source : MNHN, Paris
138
M. DESCAMPS
thoraciques se prolongeant jusqu’à l’extrémité de l’abdomen en longeant les
bords latéraux des tergites; moitié supérieure de l’épimère métathoracique jaune
De coloration noire : bord postérieur du 8 e sternite, partie inférieure et moitié
ventrale de la partie supérieure des lobes latéraux du complexe sous-génital
plaques infracercales, extrémité des fémurs postérieurs. Tibias postérieurs
rougeâtres.
Capsule ectophallique à chaperon dorso-apical peu saillant, ascendant, à
extrémité bilobée; bordure ventro-apicale légèrement bilobée, peu sclérifiée-
2 valves latéro-médianes peu développées.
Ç inconnue.
F P Cy Cm
2 S 12,0-12,8 2,4-2,5 2,77-2,99 2,30
Madagascar Est : Rogez, ltf holotype, le? paratype, XI1-1931 et XI1-1932
(A. Seyrig). Holotype au Muséum de Madrid, paratype au Muséum de Paris.
Amalomaslax subaptera n. sp.
(fig. 356-363)
c?. Holotype. Très proche de A. furcala. Antennes de 16 articles. Vestiges alaires
moins nets, consistant en une ride tégumentaire non rabattue sur les pleures.
Spinescence des carènes supérieures des fémurs postérieurs répondant à la formulé
suivante de l’extérieur vers l’intérieur : 5-6; 7-8; 7-8. Angle postéro-externe des
lobes métasternaux non rabattu.
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE jgg
droit; partie postéro-externe large, subrectanculaire à hnrH *a - n ^ e P resc I ue
Ï=5SS=SSSS£S^
A ffala laissant subsister un espa» àtotar bSd wS.TrtïaljaÆ SS
médian, divisés en 2 parties faisant entre elle.; un o„ n ii j.™ 6 et la . se d , u lobe
Coloration comme chez A. furcata.
apicale; 2 petites valves latéro-médianes. Sac spermftophore à sclériS on noS^
neure en arceau incomplet. y v e d scien "cation posté-
9 inconnue.
F P Cy Cm
lc? 11 » 8 2,3 2,75 2,25
Madri!^ 8 '" ES ‘ : R ° geZ ' 1<? holot yP e . XII-1938 (A. Seyrig). Muséum de
lm.S“_ 3 Sf&m em™‘Siï!Z,Z >Mr ° r ‘“' sp - *• - 364 ' E “ lé »<*-
PlafnnH^a^'k 67 ' Amalomaslax nigromarginaia Descamps et Wintrebert, 1965 O — 366
Plafond de la bourse copulatnce et spermathèque. - 367. Pfaque sous-génitale, face dorsale
Source : MNHN, Paris
140
t. DESCAMPS
Descamps et Wintrebert, 1965, p. 88, fig. 152-155.
$. Face dorsale de la plaque sous-génitale et spermathèque comme repré¬
sentées aux figures 366, 367. Bourse copulatrice grande mais dépourvue des poches
dorso-latérales s’observant chez A. lamberloni.
L’espèce avait été décrite d’après un seul exemplaire en provenance de Périnet.
Quatre $ topotypes permettent de préciser les indices morphométriques comme
indiqué ci-dessous et de constater une légère variation dans la forme de l’extrémité
de la plaque sous-génitale qui peut présenter les aspects suivants : petit lobe
triangulaire à bords irrégulièrement épineux; 2 ou 3 épines terminales; lobe trian¬
gulaire à bords non épineux.
S inconnu.
F P Cy Cm
4? 12,0-12,7 (12,4) 2,3-2,4 2,70-2,82 (2,77) 2,40
Madagascar Est : Périnet, 3$, II et III-1932 (A.Seyrig); 1$, 11-1935 (A. Seyrig).
Muséum de Madrid et Muséum de Paris.
Amalomastax ambodirafiae n. sp.
(fig. 364-365)'
?. Holotype. Taille relativement grande. Ocelles latéraux gros, fortement
saillants, subsphériques. Fastigium pratiquement non saillant en avant des yeux,
très largement arrondi de profil. Espace interoculaire un peu déprimé. Distance
infra-oculaire égale à la largeur de l’œil. Antennes de 17 articles.
Carène médiane du pronotum peu saillante. Vestiges élytraux triangulaires,
tombant sur les pleures, l’angle postérieur étroitement arrondi, dépassant un peu
le bord postérieur du mésonotum; vestiges alaires plus étroits, l’extrémité plus
large, n’atteignant pas le bord postérieur du métanotum. Mésonotum parcouru
par une carène sillonnée, le sillon s’amincissant d’avant en arrière. Carène du
métanotum sillonnée à l’avant seulement. Spinescence des carènes supérieures des
fémurs postérieurs répondant à la formule suivante de l’extérieur vers l’intérieur :
8-10; 8-12; 8-9.
Bords latéraux du 8 e tergite excurvés, dépassant nettement ceux du pré¬
cédent. Dernier tergite visible latéralement sous forme d’une pièce subtriangulaire,
le bord externe convexe, l’angle latéro-postérieur large, arrondi, peu saillant. Plaque
sus-anale divisée par une forte dépression transverse en arc de cercle ouvert vers
l’arrière, située à peu près à mi-longueur. Plaque sous-génitale sans lobes latéraux,
non élargie vers l’arrière, lisse, non carénée, la partie postérieure faisant saillie
au-delà au 8 e tergite en forme de segment circulaire fortement bombée bord
postérieur onduleux, rugueux de part et d’autre d’une épine médiane assez forte.
Supports basaux des valves inférieures de l’oviscapte épais, à bord externe épais,
redressé dorsalement et formant un lobe subterminal triangulaire bien net. Valves
inférieures, considérées ventralement, subparallèles, larges; dent apicale relative¬
ment forte, peu recourbée; face ventrale peu rugueuse, légèrement concave; dent
préapicale de l’arête dorsale bien nette, la pointe pas très aiguë, orientée vers
l’arrière; 15-16 dents sur le bord externe. 13-14 dents sur le bord externe des valves
supérieures; une rangée d’échinulations à la face dorsale.
Coloration comme chez A. nigromarginata; plaque sus-anale brune; tibias
postérieurs noirs, l’extrémité rougeâtre.
cf inconnu.
F P Cy Cm
1$ 14,6 2,8 3,32 2,86
Madagascar Est : Ambodirafia, 1? holotype, 1-1934 (A. Seyrig). Muséum de
Madrid.
Tribu PARASYMBELLINI nov.
Tribu monogénérique caractéristique du Nord-Ouest malgache groupant des
insectes proches par l’allure générale des Symbellini mais en différant sensiblement
par l’extrémité abdominale et la coloration.
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE
141
Fia. 368. — Répartition des Parasymbellia et Symbellia.
ANJOUAN
MOHEll
PARASYMBELLIA
^GRANDE COMORE
^ «<^ ANJOUAN
MOHEll
MAYOnE
Source : MNHN, Paris
142
I. DESCAMPS
Angle postérieur des lobes latéraux du pronotum peu ou pas saillant vers
l’arrière.
Avant-dernier tergite <f à expansion médiane typiquement étroite, parfois
fourchue et asymétrique (P. mucronata). Dernier tergite non appendiculé. Cerques
courts, parfois incurvés. Complexe sous-génital à aire membraneuse petite; aires
latérales grandes et non rebordées; lobes latéraux grands, complexes, largement
implantés sur le bord postérieur des aires latérales, un peu en retrait de l’angle
postéro-externe; lobe médian généralement comprimé latéralement.
Huitième tergite $ non enveloppant. Plaque sous-génitale trilobée (sauf
P. crenulata), à lobe médian jamais transverse, à lobes latéraux inermes ou armés
d’une ou plusieurs grandes épines. Valves de l’oviscapte longues. Valves inférieures
à dent apicale typiquement recourbée, à dent ou sinuosité préapicale peu nette
sur l’arête dorsale; 8-12 dents sur le bord externe.
Pronotum, pleures thoraciques, parties latérales des tergites abdominaux
marqués de jaune et de rouge vif.
Épiphalle à crochets rapprochés ou écartés. Capsule ectophallique présentant
2 bombements ventro-apicaux; partie dorso-apicale étroite, saillante, asymétrique;
ouverture postérieure en position ventro-apicale. Sac spermatophore simple à
sclérification apicale cylindrique. Pas de guide-œuf.
Genre type : Parasymbellia Descamps, 1964.
Genre Parasymbellia Descamps, 1964
Descamps, 1964, p. 191.
Descamps et Wintrebert, 1965, p. 92.
Ce genre de la partie Nord-Ouest de Madagascar comptait à ce jour 7 espèces
connues pour la plupart par quelques exemplaires seulement et pouvant se répartir
comme suit :
— espèces connues par les 2 sexes : 1 ,
— espèces connues par le cf seulement : 1 ,
— espèces connues par la $ seulement : 5.
Le matériel colligé récemment par D. Wintrebert comporte de belles séries
de Parasymbellia parmi lesquelles 2 espèces inédites : P. grandis (connue par le cf),
P. winlreberti (connue par la $) ainsi que 2 séries de cf d’espèces précédemment
connues par les $ : P. inermis Descamps, 1964, et P. mucronata Descamps, 1964.
La composition du genre s’établit à présent comme suit :
— espèces connues par les 2 sexes : 3,
— espèces connues par le cf seulement : 2 ,
— espèces connues par la $ seulement : 4.
L’étude du complexe phallique des 5 espèces connues par les cf a permis de
mettre en évidence l’asymétrie d’une partie de la capsule ectophallique : l’étroit
appendice dorso-apical déporté vers la gauche; exceptionnellement (P. grandis)
l’asymétrie est peu marquée sur l’appendice dorso-apical mais porte sur l’ensemble
de la capsule (fig. 372). Par ailleurs on constate une certaine variation dans la
structure de l’épiphalle, d'autant plus remarquable qu’il s’agit d’un genre d’une
grande uniformité morphologique. On peut différencier 2 types :
épiphalle à crochets pourvus d’une apophyse basale contiguë ou subcontiguë
à son homologue sur la ligne médiane : P. mucronata (fig. 390) et P. rubro-ornata
(Desc., 1964, fig. 323);
épiphalle à crochets non réunis et fortement écartés : P. grandis (fig. 374),
P. inermis (fig. 381) et P. decorata (Desc. et Wint., 1965, fig. 166).
La plaque sous-génitale des $ est dépourvue de guide-œuf même ébauché;
cependant, la membrane du plancher de la chambre génitale constitue un léger
bombement médian entre le vagin et la plage sclérifiée postvaginale ; cette dernière
occupe la presque totalité des 3 lobes terminaux. L’ampoule de la spermathèque
est de petite taille et de forme subsphérique à subovoïde. Ces caractères ont été
définis par l’examen des genitalia $ de P. decorata, P. inermis et P. mucronata.
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE
smmËmmmm
prospecteur et vraisemblablement sur les mêmes stations 1 ’ P meme
Fig. 368a. — Parasymbellia decorata Descamps et Wintrebert, 1965. rf.
CLÉ DES ESPÈCES (tf)
1 (8) Avant-dernier tergite pourvu d’une expansion médiane en forme d’annen
V. l»ge ou Sme°„t m réWcr P v“s
arriéré, i extrémité parfois incisée mais jamais nettement fourchue 2
2 <5> mvista d lat n éra“e C ° mP '“ e S0 “ S '. gé " ilal n0n la ™ m orme, non triangulaire
3<4) fsfs£%£%£££
P. rubro-ornata Descamps, 1964, p. 145.
4 ^ Sï?s a " Si0n de ,, I ' a '?! nt_d , emil!r tergite très épaisse, ascendante, fortement
extrémité'df, lohT^d) 1 ex î rémité t“™rt>ée ventralement, non incisée;
(iinœnnm) médlan du complexe sous-génital renflée (fig. 369-370)
P. grandis n. sp., p. 145.
5 <2> veïs'r™- 8 " i com P!, exe sous-génital lamelliforme, fortement saillant
vers 1 arriéré et très nettement triangulaire en vision latérale. 6
6 (7) Lobe médian du complexe sous-génital très fortement saillant vers l’ar-
l e ? tr * nU - té en angle très aigu; ex P a nsion de l’avant-dernier
tergue a base très épaisse en vision latérale; extrémité de la capsule
ectophallique renflée (Desc. et Wint., 1965, fig. 160, 161, 167). P
P. decorata Desc. et Wint., 1965, p. 147.
Source : MNHN, Paris
M. DESCAMPS
144
7 (6) Lobe médian du complexe sous-génital du même type mais très nettement
moins saillant vers l’arrière, non flexueux, l’extrémité en angle moins aigu;
expansion de l’avant-dernier tergite à base moins épaisse; extrémité de
la capsule ectophallique non renflée (fig. 376, 377, 379).
P. inermis Descamps, 1964, p. 147.
8 (1) Avant-dernier tergite à expansion médiane en forme de fourche asymé¬
trique, horizontale.
Extrémité abdominale fortement comprimée dorso-ventralement; extré¬
mité de la capsule ectophallique en forme de large chaperon asymétrique
(fig. 387-389).
P. mucronata Descamps, 1964, p. 149.
CLÉ DES ESPÈCES (?)
1 (12) Plaque sous-génitale trilobée et bord interne des supports basaux des
valves inférieures de l’oviscapte non denté. 2
2 (3) Lobes latéraux de la plaque sous-génitale inermes (Desc., 1964, fig. 340,
341).
P. inermis Descamps, 1964, p. 147.
3 (2) Lobes latéraux de la plaque sous-génitale pourvus d’au moins une forte
épine. 4
4 (7) Lobe médian de la plaque sous-génitale ovale à bords rugueux; lobes
latéraux courts, relativement peu différenciés, divisés en une partie interne
triangulaire et une partie externe spiniforme (fig. 397). 5
5 (6) Arête dorsale des valves inférieures de l’oviscapte pourvue d’une faible
dent préapicale (Desc., 1964, fig. 330, 331).
P. mucronata Descamps, 1964, p. 150.
6 (5) Arête dorsale des valves inférieures de l’oviscapte pourvue d’une large
ondulation préapicale (Desc. 1964, fig. 334, 335) (d inconnu).
P. undulala Descamps, 1964.
7 (4) Lobe médian de la plaque sous-génitale triangulaire ou subtriangulaire
à pointe aiguë; lobes latéraux plus différenciés, plus longs, non divisés
en 2 parties. 8
8 (9) Lobes latéraux de la plaque sous-génitale triangulaires, s’effilant progres¬
sivement vers l’arrière pour se terminer par une pointe spiniforme (fig. 396;
Desc. et Wint., 1965, fig. 162, 165).
P. decorata Descamps et Wintrebert, 1965, p. 147.
9 (8) Lobes latéraux de la plaque sous-génitale non triangulaires. 10
10 (11) Lobe médian de la plaque sous-génitale en triangle à base large et
extrémité spiniforme; lobes latéraux 2 fois plus longs que larges, termi¬
nés par une courte épine postéro-externe (Desc., 1964, fig. 336, 337) (d
inconnu ).
P. bifida Descamps, 1964.
11 (10) Lobe médian de la plaque sous-génitale en triangle à base étroite et
extrémité émoussée; lobes latéraux transverses, à forte épine postéro-
externe (fig. 395) (d inconnu).
P. wintreberti n. sp., p. 150.
12 (1) Plaque sous-génitale bilobée; bord interne des supports basaux des valves
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE
145
intérieures de l'oviscapte crénelé (Desc., 1964, fig. 342, 343) (e inconnu)
P. crenulala Descamps, 1964.
Parasymbellia rubro-ornata Descamps, 1964
(fig. 385)
Descamps, 1964, p. 194, fig. 321-329.
F P Cy
ld" 10,3 2,10 2,90
repréSéTKgS^
appendice est représenté de façon syStriqueï ’ “ “ sens 1“ “*
Parasymbellia gràndis n. sp.
(fig. 369-375)
fastigio-facial. Carinules médianes de la face contiguës sous l’ocelle médian briève¬
ment contiguës sous l’angle fastigio-facial. Antennes de 18 articles
Fémurs antérieurs très épais, les carènes supérieures peu saillantes la face
externe à ennuie bien marquée à la base seulement. SpinesSce du fémur poié
rieur (unique répondant à la formule suivante de l'extérieur vers lbntérieür : 5 P 5
E?J mité d< L abdomen renflée. Expansion médiane de l’avant-dernier tereite
ascendante en oblique vers l’arrière, à base large et épaisse progressivement
rétrécie vers 1 arriéré l’extrémité très étroite, comprimée dorso-vStaSS
recourbée vers le bas; bord supérieur, de profil, fortement convexe; face dorsale
tectiforme; sur le tergite proprement dit, un fin sillon longeant le bord postérieur
Dernier tergite visible latéralement sous forme d’un segment circulaire. Plaaué
Setfprnit argC ’ ndée ‘ C ® rc I ues é P ais « très nettement incurvés. Bord postérieur^
SnSïn P eu ™ncave. Complexe sous-génital divisé en 2 parties parïne profonde
basafe netite 11 °" entée s v ? rs le haa t. Aire membraneuse de ?a partie
basale petite, limitée a la partie postérieure par un bourrelet épais faisant saillie
J™’™*® et butant contre la base du lobe médian. AiresSrate Sanïes
bombées, lisses, peu saillantes vers l’arrière mais développées latéralement Lobé
une dl convex?tf 3 un C De^ latéralement mais nonToliacé; base^ormant
7 r peu saillante vers 1 arriéré; bord postérieur sinué; extrémité
dilatée, la face ventrale concave à bords saillants et carinule médiane la face
dorsale subhemisphénque. Lobes latéraux beaucoup plus longs que larges apparais-
Z ventrale 1 T ^ ^
WH T!? 1 dépnmee, la partie antérieure en forme de languette arrondie, le
Base diHnhe ÏÏSÎin^tYh 011 1 la ^? rale ’ P artie antér 'eure rabattue vers l’intérieur,
rsase du lobe médian et lobes latéraux fortement pileux.
iaune C s aP êv!ré^ l î5 a i iqU , e moitié , inférieure de la et bande transjugale
bord nmténw ^ tdlstl gra et palpes verdâtres. Pronotum à bord antériiur,
iaime P fïrHM f , de p aee à an S e P ostérleur d es lobes latéraux de coloration
SEL ™ 6 reS f e r °vu g - e pins foncé sur le disque. Pattes vertes;
genoux postérieurs noirs; tibias postérieurs verdâtre légèrement violacé. Pleures
tîSÎS. 1 5, é50 î° tum et métanotum rouge foncé. Plaque sternale brune à
muni F w us g un S a b domm aux a tache latérale noire surmontée d’une tache
rouge. Extrémité abdominale noire, jaune et verte.
niPittH 6 fortement élargi vers l’arrière, les crochets épais, non réunis, forte¬
ment courbés vers 1 intérieur et aplatis. Capsule ectophallique asymétrique, l’ap-
Source : MNHN, Paris
146
M. DESCAMPS
pendice dorso-apical relativement large, recourbé ventralement, l’extrémité dilatée
pourvue de 2 expansions latérales en forme de corne; bombements ventro-apicaux
relativement faibles, terminés par une forte épine orientée vers l’arrière. Endophalle
petit n’occupant que le 1/3 postérieur de la capsule ectophallique.
$ inconnue.
F P Cy Cm
le? 11,5 2,4 3,03 2,23
Madagascar Nord-Ouest : 12 km au Sud de Port-Bergé, le? holotvoe. 22-11-1967
(D. Wintrebert). Muséum de Paris.
ment F — ^ bellia t n - S P- ,C?- — 369. Extrémité abdominale Iatérale-
, me dorsalement. — 371. Complexe phallique latéralement. — 372. Capsule
375 P ExüXitfflhaifminoV ~ 3 -‘ Endo P halle latéralement. — 374. Épiphalle dorsalement. -
o/o. txtrêmité abdominale en vision ventro-apicale.
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE
147
Parasymbellia decorala Descamps et Wintrebert. 1965
(fig 368 a)
Descamps et Wintrebert, 1965, p. 93, fig. 159-169.
Madagascar Nord-Ouest : Forêt de l’Ankarafantsika, le? et 1$, 23-X-1966-
4"IV-1967; km 450, le? et 1? in copula, 18-IV-1967-
km 450, le?, 19-IV-1967 (D. Wintrebert). Muséum de Paris.
. JW Sati ? nS antérieures : Forêt de l’Ankarafantsika, localité du type-
foret de Mangabe. ’
Parasymbellia inermis Descamps, 1964
(fig. 376-384)
Descamps, 1964, p. 200, fig. 339-341.
c?. Néallotype. Très proche de P. decorata. Carinules médianes de la face
contiguës à subcontiguës.
Vestiges élytraux étroits, l’extrémité étroitement arrondie. Fémurs antérieurs
épms, les carénés supérieures bien nettes, la face externe à carinule bien marquée
sur les 2/3 basaux. Spinescence des carènes supérieures des fémurs postérieurs
répondant a la formule suivante de l’extérieur vers l’intérieur • 2-4 ■ 3-5 • 2-3 12-6 •
3-5; 2-6 sur l’ensemble de la série étudiée). ’ ’ v ’
Extrémité de l’abdomen peu renflée, non comprimée. Expansion médiane de
1 avant-dernier tergite étroite depuis la base, de largeur subconstante, légèrement
ascendante, peu épaisse a la base (vision latérale); extrémité courbée vers le bas,
comprimée dorso-ventralement, non incisée. Dernier tergite visible latéralement
sous forme d une pièce subrectangulaire (ou en forme de segment circulaire).
Lerques subrectilignes. Complexe sous-génital divisé en 2 parties par une dépres¬
sion sinueuse en U a branches orientées dorsalement, moins large et moins profonde
que chez P. decorata. Aire membraneuse étroite, limitée postérieurement par un
bourrelet sadlant vers l’arrière et butant contre la base du lobe médian/ Aires
latérales développées latéralement, un peu moins bombées que chez P. decorata
Lobe médian de la partie apicale fortement comprimé latéralement, faisant saillie
vers 1 arriéré sous forme d une lame triangulaire non flexueuse, plus courte que
chez I espece voisine, se terminant en un angle moins aigu, plus largement arrondi.
Lobes latéraux du même type que chez P. decorata mais nettement plus allongés
dorso-ventralement. °
Coloration comme chez l’espèce voisine. Bande jaune bordant le pronotum
nettement élargie a l’angle postérieur des lobes latéraux mais ne constituant pas
une aire triangulaire aussi large que chez P. decorala.
Epiphalle modérément élargi vers l’arrière; crochets terminaux non réunis
par une apophyse transverse, fortement courbés vers l’intérieur, l’extrémité compri¬
mée et largement arrondie. Capsule ectophallique rétrécie d’arrière en avant,
1 extrémité antérieure relativement large; bombements ventro-apicaux fortement
saillants latéralement; appendice dorso-apical étroit, l’extrémité non renflée et très
légèrement déportée vers la gauche.
$. Face dorsale de la plaque sous-génitale comme représentée à la figure 384.
bpermathèque à canal épaissi vers l’extrémité, l’ampoule terminale petite, relati¬
vement peu différenciée, subsphérique.
9c?
10 $
8,3-10,0 ( 8,8)
11,2-12,6 (11,9)
1,8-2,1 (1,9)
2,3-2,7 (2,4)
Cy
2,29-2,65 (2,45)
2,75-3,15 (2,96)
1,80-1,95 (1,86)
2,88-3,15 (2,99)
Madagascar Nord-Ouest : Forêt de l’Ankarafantsika, 7$ et 2 larves, 1-1967-
1? néallotype, 5c? et 7$, 11-III-1967; 1$, 16-III-1967; 1$, 30-III-1967: 5$ début
mars 1967; 3?, 23-X-1967; 4c? et 3$, 8-III-1967; 3c? et 1$, 17-III-1967; 3c?, 30-III-
1967; 1<? et 3$, 5-IV-1967; 2c? et 2$, 14-IV-1967; 1? et 1$, 19-V-1967 (D. Wintre¬
bert). Forêt de l’Ankarafantsika, km 469, 2c?, début avril 1967; 4$, 10-IV-1967;
1? et 3$, 22 au 28-IV-1967; 1$ et 1 larve $, 3-V-1967 (D. Wintrebert). Bongolava,
60 km au Sud de Port-Bergé, 1$, 14-111-1967; 2? et 1$, sur dune de sable, 6-IV-1967;
55 km au Sud de Port-Bergé, 1$, 14-V-1967 (D. Wintrebert). Muséum de Paris.
Source : MNHN, Paris
148
M. DESCAMPS
Fio. 385. — Parasymbellia rubro-ornala Descamps, 1964, extrémité de la capsule ectophal-
Source : MNHN, Paris
ETUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE J4g
localtS^r 5 M * érieUreS : F0rSt de l'Ankarafantsika, poste d'A*P IJOBOi .
Parasymbellia mucronata Descamps, 1964
(fig. 386-393; 397)
Descamps, 1964, p. 196, fig. 330-332.
-SpSSSiîSS!
Spinescence des carénés supérieures du fémur postérieu?(iSmSf I ÏS 1 iÏÏ
formule suivante de l’extérieur vers l’intérieur • 6 - 6 - 7 ^ H ^ o P r 1 a , a
de la série étudiée). • o, n, / (b-8, 4-8 ; 5-9 sur l’ensemble
P 6503 ™? 5 ' 1964 > A ?• - 386. Extrémité abdo-
Source : MNHN, Paris
150
M. DESCAMPS
Extrémité de l’abdomen fortement renflée et comprimée dorso-ventralement.
Bord postérieur du 7 e tergite fortement concave. Expansion médiane de l’avant-
dernier tergite étroite, mince, fortement comprimée dorso-ventralement, courbée
vers le bas, la moitié postérieure divisée en 2 branches fortement divergentes et
asymétriques, la branche droite à peu près parallèle à l’axe du corps, l’autre forte¬
ment inclinée vers l’extérieur. Dernier tergite en forme de segment circulaire,
presque horizontal, très peu incliné vers l’extérieur, bosselé, le bord postérieur
redressé; un angle postéro-interne épais et bien marqué. Plaque sus-anale étroite,
la base fortement comprimée entre les 2 parties du dernier tergite et parcourue
par un fin sillon. Cerques courts, incurvés. Complexe sous-génital divisé en 2 parties
par un sillon fin, profond, sinueux, se transformant en une large dépression rec¬
tangulaire et relativement peu profonde à la partie médiane. Aire membraneuse
relativement large, limitée par une côte peu saillante et mal différenciée sauf à la
partie postérieure; cette dernière comprimée dorso-ventralement, faisant saillie
au-dessus de la dépression médiane, mais ne touchant pas le lobe médian de la
partie apicale. Aires latérales très fortement bombées, non saillantes vers l’arrière
ni latéralement. Lobe médian peu comprimé latéralement, courbé dorsalement, la
base épaissie, comprimée frontalement, faisant saillie ventralement mais prati¬
quement pas vers l’arrière; face ventrale parcourue par une fine carène; extrémité
triangulaire en vision dorsale. Lobes latéraux beaucoup plus longs que larges, la
partie inférieure linguiforme atteignant la base du lobe médian ; partie supérieure
triangulaire en vision latérale, verticale.
Même type de coloration que chez P. grandis. Bande jaune transjugale plus
large. Pronotum entièrement bordé d’une bande jaune de largeur constante; lobes
latéraux rouges ainsi que les pleures thoraciques; disque du pronotum, mésonotum,
métanotum et 1 er tergite abdominal bruns; autres tergites abdominaux marqués
de rouge latéralement. Extrémité de l’abdomen brun, jaune, noir et verdâtre.
Tibias postérieurs violacés.
Épiphalle étroit et de largeur subconstante; crochets terminaux réunis par
2 courtes apophyses contiguës sur la ligne médiane. Capsule ectophallique étroite,
présentant 2 bombements médians très accusés; appendice dorso-apical asymé¬
trique, terminé par un chaperon horizontal comprimé dorso-ventralement, très
caractéristique; bombements ventro-apicaux bien saillants pourvus d’un appendice
orienté dorsalement. Pénis à expansion aliforme basale très développée.
$. Face dorsale de la plaque sous-génitale représentée à la figure 397. Sperma-
thèque à ampoule terminale piriforme, de petite taille.
F P Cy Cm
4c? 9,5-10,3 (9,7) 1,9-2,1 (2,0) 2,71-2,72 1,90-1,97
2? 12,4-12,5 2,5-2,6
Madagascar Sambirano : Nosy Be, 1 cf néallotype, XII-1933 (Frappa). Forêt
de Manongarivo, 3c? et 29, 16 et 17-X-1967 (D. Wintrebert). Muséum de Paris.
Signalisations antérieures : Nosy Komba, localité du type.
Parasymbellia wintreberti n. sp.
(fig. 394-395)
9. Holotype. Fastigium du vertex très largement arrondi de profil. Vestiges
élytraux atteignant le bord postérieur du mésonotum. Spinescence des carènes
supérieures des fémurs postérieurs répondant à la formule suivante de l’extérieur
vers l’intérieur : 6-7 ; 5-7 ; 6.
Angle postérieur du dernier tergite aigu, saillant. Plaque sous-génitale relati¬
vement courte, la partie postérieure divisée en 3 lobes par 2 incisions étroites.
Lobe médian un peu plus long que les lobes latéraux, en forme de triangle étroit à
bords un peu rugueux. Lobes latéraux grands, transverses, rectangulaires, redres¬
sés dorsalement, l’angle postéro-externe en forme d’épine aiguë, relativement courte,
l’angle postéro-interne largement arrondi, le bord postérieur très légèrement sinué
et un peu rugueux. Arête dorsale des valves inférieures de l’oviscapte dépourvue
de dent préapicale mais marquée à son emplacement par une sensible ondulation;
dent apicale forte; face ventrale rugueuse; bord externe armé de 9-10 dents. Valves
supérieures à dent apicale courte; bord externe armé de 11-13 dents.
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE J5J
sssnttt bord
<$ inconnu.
taent'.' '-îîtL ”■ SP ' *• - 394 ' E “« =M<™tee Ltéra-
Ç, te dotee. “ *«™“ Descamps et Wintr.bert, 1965, plagie .ons-génltale
Fia. 397. - iteaptetlà, mm „lc D.sSmp,, 1964, plaque sous-génIW. Ç, lace dote..
1 ç F F Cm
«■ *»
trie ;^ 0US r * P P.r rton < s à la même espèce, avec les réserves qui s’imposent une autre Q
JS Çi'Sreberl) CaptUrée à 10km à PEst d’AntsShihy le 5-III-S%7
Tribu SYMBELLINI nov.
. . Tr 1 i , bu monogénérique caractéristique du Nord de Madagascar des îles entières
FasSum ^ ve C rv° reS don \ } ch ^ île P"** une
latéraleflnh^nîv» rt v n ° n sail ] ant; es P ace mteroculaire étroit, à carinules
KÏÏ?rf^S!îïÏÏ? 8 ’wîS IX gr h nd f’ peu all ? ngés ’ non str ‘és, fortement saillants
les Ç. 1 d ‘ F 1 ’ blcoIore chez les <?» P ar fois marquée de brun ou de noir chez
antérieurs P°®î érieur des. lobes latéraux du pronotum saillant vers l’arrière. Fémurs
Æx toÆsïrTrpleSr témUrS média " ! "° rma " x ' Suta P“"*
laneé^? e J,^ er *f.^ glte rf à expansion médiane typiquement étroite, parfois
basfénnisc» subcordiforme. Dernier tergite simple, non appendiculé. Cerques à
base épaisse, relativement longs, incurvés. Complexe sous-génital élaboré à aire
Source : MNHN, Paris
152
M. DESCAMPS
membraneuse grande; aires latérales petites, bien rebordées; lobes latéraux petits,
linguiformes, étroitement implantés un peu en retrait de l’angle postéro-externe
des aires latérales.
Huitième tergite $ non enveloppant (sauf S. viridipes). Plaque sous-génitale
peu saillante, trilobée, à lobe médian transverse, plus grand que les lobes latéraux,
armé de petites épines. Valves de l’oviscapte longues. Valves inférieures à dent
apicale bien recourbée, à dent préapicale sur l’arête dorsale; 8-12 dents sur le bord
externe.
Pronotum typiquement monochrome et 1 er tergite abdominal $ orné de taches
noires.
Épiphalle à crochets écartés. Capsule ectophallique subovoïde à chaperon
terminal différencié, bi ou quadrilobé ; ouverture postérieure en position ventro-
apicale; ouverture dorso-basale relativement petite. Sac spermatophore à 3 poches;
poche médiane à sclérification apicale en arceau très étroit. Pas de guide-œuf.
Genre type : Symbellia Burr, 1899.
Genre Symbellia Burr, 1899
Burr, 1899, p. 286.
Descamps, 1964, p. 176.
Descamps et Wintrebert, 1969, p. 544.
CLÉ DES ESPÈCES (<*)
1 (12) Expansion médiane de l’avant-dernier tergite toujours nettement plus
longue que large au milieu, légèrement incisée à l’extrémité. 2
2 (11) Expansion médiane de l’avant-dernier tergite d’égale largeur ou de largeur
subégale à la base et à l’extrémité. 3
3 (6) Capsule ectophallique à 2 grands lobes juxtamédians subtriangulaires à
extrémité aiguë (Desc., 1964, fig. 293). 4
4 (5) Dernier tergite subelliptique à forte dent sur le bord interne; expansion
médiane de l’avant-dernier tergite environ 3 fois plus longue que large,
à angles postérieurs saillants latéralement (Desc., 1964, fig. 285-286)
f? inconnue).
S. karschi Burr, 1899, p. 154.
5 (4) Dernier tergite quadrangulaire à bord interne lisse ; expansion médiane de
l’avant-dernier tergite très étroite à angles postérieurs non saillants laté¬
ralement (Desc., 1964, fig. 291-292) (Ç inconnue).
S. quadrata Descamps, 1964.
6 (3) Capsule ectophallique dépourvue de grands lobes juxtamédians à extré¬
mité aiguë (fig. 402) . 7
7 (10) Expansion médiane de l’avant-dernier tergite rectangulaire, relativement
large, moins de 3 fois plus longue que large, l’extrémité non élargie ; dernier
tergite à forte saillie sur le bord interne (fig. 398). 8
8 (9) Saillie du bord interne du dernier tergite étroite, odontiforme; lobe médian
du complexe sous-génital à gibbosité préapicale (vision latérale); fémurs
antérieurs et médians épais (fig. 398).
S. nigromaculala Bruner, 1910, p. 154.
9 (8) Saillie du bord interne du dernier tergite très nettement plus large; lobe
médian du complexe sous-génital sans gibbosité préapicale; fémurs anté¬
rieurs et médians moins épais (fig. 404).
S. mayolteana Descamps et Wintrebert, 1969, p. 156.
10 (7) Expansion médiane de l’avant-dernier tergite étroite, l’extrémité divisée
en 2 lobes excurvés; dernier tergite subcirculaire à légère saillie en forme
de segment circulaire (fig. 411, 417).
S. duodecimpunciala Descamps, 1964, p. 157.
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE 153
11 (2) Expansion médiane de l’avant-dernier tergite 2 fois plus large à la base
qu à 1 extrémité (Desc., 1964, fig. 297). 4 5 6 7 8
S. paltidafrons Bruner, 1910.
a (b) Extrémité de la capsule ectophallique à 4 petits lobes épineux
5. p. pallidafrons Bruner, 1910, p. 157.
b (a) Extrémité de la capsule ectophallique armée de petites épines de
part et d’autre d’une incision médiane (fig. 422).
S. p. altitudinis Descamps et Wintrebert, 1969, p. 159.
12 (1) Expansion médiane de l’avant-dernier tergite subcordiforme ou sublan¬
céolée, à peu près aussi longue que large au milieu, profondément incisée à
l’extrémité (Desc., 1964, fig. 300, 313)... 13
13 (14) Bord interne du dernier tergite présentant 2 petits lobes arrondis; base du
fig 301) 3n dU COmp,exe sous_ génital relativement large (Desc., 1964,
S. decempundala Descamps, 1964, p. 159.
14 (13) Angle postéro-interne du dernier tergite différencié en un petit lobe arrondi
orienté dorsalement ; base du lobe médian du complexe sous-génital étroite
(Desc., 1964, fig. 314).
S. oiridipes Descamps, 1964.
CLÉ DES ESPÈCES (?)
1 (8) Huitième tergite non enveloppant; valves de l’oviscapte relativement
courtes ; l" teçgite abdominal orné de taches noires bien nettes (Desc.,
1964, fig. 302, 303). 2
2 (7) Bord postérieur de la plaque sous-génitale armé de petites épines, les
2 lobes latéraux de longueur subégale à celle du lobe médian ou plus petits
(Desc., 1964, fig. 309, 311). . 3
3 (6) Huit ou 10 taches noires sur le 1er tergite abdominal; lobes latéraux de la
plaque sous-génitale de longueur subégale à celle du lobe médian au
niveau de l’angle postéro-externe, ce dernier arrondi (Desc., 1964, fig. 311,
4 (5) Lobes latéraux de la plaque sous-génitale rétrécis vers l’arrière, non
quadrangulaires; 10 taches noires sur le 1 er tergite abdominal.
5. pallidafrons Bruner, 1910, p. 157.
5 (4) Lobes latéraux de la plaque sous-génitale non rétrécis vers l’arrière,
quadrangulaires; 8 taches noires sur le 1er tergite abdominal.
S. nigromaçulata Bruner, 1910, p. 154.
S. mayotteana Descamps et Wintrebert, 1969, p. 156.
6 (3) Douze taches noires sur le 1 er tergite abdominal; lobes latéraux de la
plaque sous-génitale plus courts que le lobe médian au niveau de l’angle
postéro-externe, ce dernier non arrondi (Desc., 1964, fig. 309).
5. duodecimpunclala Descamps, 1964, p. 157.
7 (2) Bord postérieur de la plaque sous-génitale armé de fortes épines, les
2 lobes latéraux plus longs que le lobe médian.
Dix taches noires sur le 1 er tergite abdominal (Desc., 1964, fig. 302, 303).
S. decempundata Descamps, 1964, p. 159.
8 (1) Huitième tergite enveloppant; valves de l’oviscapte longues; 1 er tergite
abdominal sans taches noires (Desc., 1964, fig. 317).
S. viridipes Descamps, 1964.
Source : MNHN, Paris
154
M. DESCAMPS
Symbellia karschi Burr, 1899
Burr, 1899, p. 286, pl. 10, fig. 14.
Descamps, 1964, p. 180, fig. 285-290.
L’espèce n’était connue que par 2 S en provenance de Nosy Be. Un 3 e c?
capturé dans le Sambirano : forêt de Manongarivo, 16 et 17-X-1967 (D. Wintrebert)
présente les indices morphométriques suivants :
F P Cy
le? 9,5 2,0 2,94
Symbellia nigromaculata Bruner, 1910
(fig. 398-402)
Bruner, 1910, p. 626, pl. 27, fig. 5 a-b.
Descamps, 1964, p. 188, fig. 311-312.
Descamps et Wintrebert, 1969, p. 546.
cf. Fastigium du vertex très largement arrondi de profil. Yeux moyennement
saillants.
Vestiges élytraux élargis vers l’arrière, puis rétrécis et arrondis a 1 extrémité;
vestiges des ailes bien nets, étroits. Fémurs antérieurs épais, la face externe à
carinule peu saillante, la carène supéro-interne peu marquée. Fémurs médians
épais, à face externe convexe. Spinescence des carènes supérieures des fémurs
postérieurs répondant à la formule suivante de l’extérieur vers l’intérieur : 5-7;
4-6; 7-9 (3-9; 4-8; 7-9 dans la série étudiée).
Expansion médiane de l’avant-dernier tergite horizontale, rectangulaire à
bords sinués, de largeur subconstante, moins de 2 fois plus longue que large;
extrémité légèrement incisée; angles postéro-externes largement arrondis. Parties
latérales du bord postérieur de l’avant-dernier tergite subrectilignes. Dernier
tergite subquadrangulaire, l’angle postéro-interne constituant une saillie odonti-
forme étroite, formant un angle droit avec le bord interne, l’extrémité arrondie.
Cerques à extrémité non comprimée. Aires latérales du complexe sous-génital
bordées, à l’arrière, d’une côte très mince, la partie centrale peu bombée, l’angle
postéro-externe fortement saillant. Lobe médian du complexe sous-génital très
fortement courbé dorsalement, la courbure accentuée avant l’extrémité; apex
épais, spiniforme, bien saillant, orienté en oblique vers l’avant et vers le haut.
Lobes latéraux comme chez les autres espèces.
Insecte partiellement décoloré. Face jaune à trapèze noir sous les antennes;
pédicelle antennaire touché de noir à la face ventrale; joues noires à bande jaune;
espace interoculaire jaune; dessus de la tête noir à léger réticulum clair. Pronotum
brun. Pattes vertes; genoux postérieurs brun-noir; tibias postérieurs à faces latérales
claires, les faces dorsale et ventrale brun-noir. Extrémité de l’abdomen jaune marqué
de noir.
Capsule ectophallique fortement bombée ; chaperon terminal ascendant,
les lobes latéraux non rabattus ventralement; bord postérieur à 2 petites saillies
juxtamédianes et 2 saillies latérales un peu rabattues ventralement. Sac sperma-
tophore à poche médiane fortement échinulée.
F P Cy Cm
5d 7,7-9,2 (8,3) 1,6-1,9 (1,8) 2,38-2,55 (2,49) 1,79-1,96 (1,89)
2$ 10,0-13,0 2,0-2,2 2,71-3,00 2,54-2,90
Archipel des Comores : Anjouan : Jimilimé, le? néallotype, 2c?, sur arbuste
indéterminé, 27-IV-1968 (D. Wintrebert). Col de Patsi, 2c? sur Goyavier, 23-IV-1968
(D. Wintrebert). Mutsamudu, 1$, sur Goyavier, 24-IV-1968 (D. Wintrebert).
Ouani, 1$, sur arbuste indéterminé, 27-IV-1968 (D. Wintrebert). Muséum de
Paris.
Signalisations antérieures : Anjouan, Cercle de Bambao (Cirque de Bambao),
localité du type.
Source : MNHN, Paris
155
Fig. 398-402. — Symbellia nigromaculata Bruner, 1910, (J. — 398. Extrémité abdominale
latéralement. — 399. Épiphalle dorsalement. — 400. Extrémité abdominale dorsalement. —
401. Complexe phallique latéralement. — 402. Capsule ectophallique dorsalement.
Fig. 403-410. — Symbellia mayotleana Descamps et Wintrebert, 1969, çf, Ç. — 403. Extré¬
mité abdominale en vision ventro-apicale. — 404. La même latéralement. ■— 405. Épiphalle
dorsalement. — 406. Expansion de l'avant-demier tergite (J. — 407. Complexe phallique laté¬
ralement. — 408. Capsule ectophallique dorsalement. — 409. Ampoule de la spermathèque. —
410. Endophalle latéralement.
Source : MNHN, Paris
156
M. DESCAMPS
Symbellia mayolteana Descamps et Wintrebert, 1969
(fig. 403-410)
Descamps et Wintrebert, 1969, p. 547.
<?. Très proche de S. nigromaculata. Vestiges élytraux un peu moins larges.
Fémurs antérieurs nettement moins épais, la carinule de la face externe très
nette, la carinule supéro-interne bien marquée. Fémurs médians plus longs et
moins épais. Spinescence des carènes supérieures des fémurs postérieurs répondant
à la formule suivante de l’extérieur vers l’intérieur : 4-5; 5-6; 4-5 (3-5; 5-7; 4I7
dans la série étudiée).
Expansion médiane de l’avant-dernier tergite comme chez S. nigromaculata.
Dernier tergite subelliptique en vision latérale, à lobe postéro-interne large, noii
odontiforme; angle postéro-externe très largement arrondi. Aires latérales du
complexe sous-génital à partie médiane très fortement bombée ; angle postéro-
externe très fortement saillant. Lobe médian du complexe sous-génital régulière¬
ment courbé dorsalement, sans gibbosité subterminale; apex aigu, peu saillant,
orienté dorsalement. Lobes latéraux plus étroits que chez S. nigromaculata.
Insecte partiellement décoloré. Face jaune à trapèze sous-antennaire brun
(plus ou moins foncé); pédicelle antennaire bien marqué de noir à la face ventrale;
t 'oues à bande antérieure brune, le reste vert-jaune comme le dessus de la tête.'
’ronotum et pattes verts; genoux postérieurs noirs; tibias postérieurs verdâtre
violacé, la face dorsale plus sombre.
Épiphalle très élargi vers l’arrière. Chaperon de la capsule ectophallique peu
ascendant de profil, les lobes latéraux triangulaires, plus larges que chez S. nigro¬
maculata, un peu rabattus ventralement; bord postérieur à 4 très légères saillies
juxtamédianes peu distantes. Sac spermatophore à échinulations peu nom¬
breuses.
$. Spinescence des carènes supérieures des fémurs postérieurs : 6; 5-6; 6.
Lobe médian de la plaque sous-génitale transverse, non carinulé, le bord postérieur
armé de petites épines, oblique de part et d’autre d’une légère saillie médiane;
angles postéro-externes arrondis. Lobes latéraux subrectangulaires, le bord pos¬
térieur rugueux, l’angle postéro-externe de 90°, le bord interne non recouvert
par le lobe médian. Dent préapicale de l’arête dorsale des valves inférieures de
l’oviscapte assez faible, terminée en pointe très aiguë orientée vers l’arrière. Bord
externe des valves inférieures armé de 10-11 dents; bord externe des valves supé¬
rieures armé de 11-12 dents.
Insecte partiellement décoloré. Face jaune à trapèze sous-antennaire brun;
joues à bande antérieure brune suivie d’une bande jaune; vertex brunâtre. Quatre
taches noires de part et d’autre de la ligne médiane sur les tergites 1 et 2; autres
tergites à taches noires peu nettes. Tibias postérieurs verdâtres, les faces dorsale
et ventrale brunes. — La série paratypique comporte un exemplaire à dominante
verte.
Membrane du plancher de la chambre génitale formant un large repli recou¬
vrant le bord antérieur des plages sclérifiées postvaginales ; plafond à plages
latérales peu sclérifiées; filament terminal court. Ampoule de la spermathèque
allongée, très peu dilatée (fig. 409).
F P Cy Cm
10c? 7,2- 8,3 ( 7,7) 1,6-1,8 2,23-2,49 (2,33) 1,62-1,80 (1,70)
7? 11,0-12,3 (11,4) 2,1-2,4 2,68-3,04 (2,81) 2,62-3,00 (2,77)
Archipel des Comores : Mayotte : Bandelé (côte Sud-Est), le? holotype,
1$ allotype, 8c? et 4$ paratypes, sur Flugea sp. (Euphorbiacées), 2-V-1968 (D. Win¬
trebert). p aham (Centre-Nord), 3c? paratypes, sur Flugea sp., 4-V-1968 (D. Wintre-
tert). Entre Combani et Passamainti (Centre-Nord), 10c? et 4$ paratypes, sur
Flugea sp., 7-V-1968 (D. Wintrebert). La Convalescence (Nord), altitude 450 m,
le? et 1? paratypes, sur Fougères, 6-V-1968 (D. Wintrebert). Dzumogné (Nord),
4e? paratypes, sur Flugea sp., 8-V-1968 (D. Wintrebert). Muséum de Paris.
Source : MNHN, Paris
ETUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE jgy
Symbellia duodecimpunctata Descamps, 1964
(fig. 411-417)
Descamps, 1964, p. 187, fig. 309-310.
Descamps et Wintrebert, 1969, p. 549 .
Vestiges des aileÆen nets^Fémmï^ arrondie,
la face externe assez nette. Spinescence dps ^ épa , ls ’ ,a car 'nule de
&?&&& iSx&stF ’ de rextérieur
vers rarrfère, 0 rextrémité élargi^diviséeen^petits lobîf’d^' *"*?• PeU
triangulaire. Parties latérale? du bordpostérieurde?aÎ!K MtS - pa * Un * incision
lignes. Dernier tergite bien découvert, sKircuSre W* recti '
bord interne. Cerques longs, bien incuiïés le 1/3 PP « 1Ce ni lobe sur ,e
latéralement. Aires latérales du SmK sous aénl[ " r nettement comprimé
déclives vers l’angle postéro-externe • ?o 1 ip i ? 10yennement bombées,
ment, l’extrémité aigSë, reK?ment peu courbé dor ^ L
latéraux relativement larges et courts. P nte ’ onentée dorsalement. Lobes
Coloration comme chez S. nigromaculata
2 ailerons triangulaires? fortMn^t S s^] 1 ante^et^p < ytns^ P^Hé 8 latérales constituant
muni de 2 saillils bombées 4 ^" arr0Ildie; bord postérie ”
4J 7,8-8,2 (8,0) 1,7-1,9 2,26-2,29 (2,27) 1,68-MO (1,71)
2 * sS*"''' 400 ”■ -“■‘«type.
sur WooifoJia sp„ lVlV-1968 (D WMerl) M u“ïm d“pari s “ Ude2 °° n1 '
Signalisations antérieures : Mohéli : Fodmboni, locaüté du type.
Symbellia pallidafrons Bruner, 1910
(fig. 418-421)
Bruner, 1910, p. 627, pl. 27, fig. 5 .
Descamps, 1964, p. 183, fig. 297-299.
Descamps et Wintrebert, 1969, p. 550.
rieurl V meSS raUX 4 aigUë ' dé >« légèrement le bord posté-
les angles postéro-externes* Iai^emenT arrondis ^leiiordn » ud r> bi “
r'valvrsSSrïarmé 1 £?fK. d ' SrTexte™
tnarqué^Dix taches ToTrL'sïrie 4 lïron 0 ”^" 4 '' noir < plus
snêSRSSfïS^^fÆajsrsfi
Source : MNHN, Paris
158
M. DESCAMPS
Fio. 411-417. — Symbellia duodecimpunctata Descamps, 1964, çf. — 411. Extrémité abdo¬
minale latéralement. — 412. Épiphalle dorsalement. — 413. Extrémité abdominale en vision
ventro-apicale. — 414. Complexe phallique latéralement. — 415. Capsule ectophallique dorsale¬
ment. — 416. Endophalle latéralement. — 417. Expansion de l’avant-dernier tergite.
Fig. 418-421. — Symbellia p. pallidafrons Bruner, 1910, ç?, $. — 418. Épiphalle dorsale¬
ment. — 419. Ampoule de la spermathèque. — 420. Complexe phallique latéralement. — 421. Cap¬
sule ectophallique dorsalement.
Fig. 422. — Symbellia p. altitudinis Descamps et Wintrebert, 1969, capsule ectophallique
dorsalement.
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTXINAE
159
F P G
2c? 7,6- 8,7 17-19 o oo^> an ^" m
* .o,o,o,e ^ S"» ™
1$ néallotype, d l$,^Tl^ougère?, n ^IV- 0 l l 968 e /'z/ f W/!^r* 1 A~S^ a ^î.* )0 * n ‘’ altitude 50 m,
2c? et 1Ç, sur Fougères, 13-IV-1968 fi) WinZetert ) 0uest )>
Symbellia paltidafrons aUiludmU Descamps et Wintrebert 1969
(«g. 422)
Descamps et Wintrebert, 1969, p. 552.
capsule etto|haUiq S u°e U à ïrtSSînSi« d “Ç r0 ? terminal * la
ment arrondies à l'extrémité; bord mstéS! fnÙZTr saillanles et Ptaa large-
d une forte mcision médiane, dépourvu P de mamelons b éo fl h§n6 . de parl et d ’ autr «
épines en nombre variable. P mamelons épineux et muni de très petites
3c?
3?
F
7,6- 8,4
10,3-12,4
P
1,6-1,8
1,9-2,3
Cy
2,28-2,43
2,75-3,07
Cm
1,72-1,82
2,57-2,78
. ■ AO/-A/8
n'w 1 - 968 (D - W ‘-treberO. Értïïiotori^alSSe lü^Æ' Itf , et 19 P ara ‘yPé*.
(D. Wintrebert). Muséum de Paris. ' altltude950m . lîparatype, 14-IV-1968
Symbellia decempunctala Descamps, 1964
Descamps, 1964, p. 183, fig. 300-308».
XH-I968 /Vadon e^P^rlera^M^é^^e Paris* '° larVeS de divers stades '
type, natations antérieures : Montagne d'Ambre Les Rousse™*, locabté du
Genre Tafiamastax Descamps et Wintrebert, 1965
Descamps et Wintrebert, 1965, p. 86.
nance df la région dîcenSe^coîdes TapSTforEî^du fo^tf p9r 2? ® n prove "
cette plaque est trilobée, le lobe médian deSnde tS H P artie P° st érieure de
que les lobes latéraux. La dissection montre fue fe lohpmS a “ P ® nda ^ p , Ius petit
s interpréter comme un guide-œuf ce mii ovnill i lobe m f, dian S1 Particulier peut
genre, justifiée également par la présence Se’sriiés Sr" aSSig ” ée à “
cnlation^mandibMaire^Fastigium^du'vprtex 11 ““ 5' e “,‘t“' a “ ™ des art
ïS^tfcB^SKgSKSe
«roiat»
Source : MNHN, Paris
160
M. DESCAMPS
fortement saillant. Huitième sternite à plage postérieure submembraneuse. Cerques
subcvlindriques, légèrement incurvés. Complexe sous-génital très élaboré; parties
basale et apicale très nettement délimitées; aire membraneuse grande; aires laté¬
rales très fortement bombées. Lobes latéraux de la partie apicale largement implan¬
tés à l’angle postéro-externe des aires latérales, libres jusqu’à la base. Lobe médian
coudé au milieu ; moitié apicale formant gouttière, à concavité ventrale, au-dessus
de l’ouverture génitale; moitié basale s’élargissant d’avant en arrière.
Épiphalle à crochets imparfaitement réunis à la base; baguettes latérales
sinueuses Capsule ectophallique asymétrique; partie postérieure plus développée
du côté gauche; partie dorso-apicale en forme de chaperon ascendant; partie
antérieure peu élevée (vision latérale) et étroite (vision dorsale); ouverture posté¬
rieure en position ventro-apicale. Endophalle très petit; sac spermatophore à
sclérification apicale en gouttière.
o Plaque sous-génitale (fig. 431) à guide-œuf Imparfaitement différencie
très largement découvert; spermathèque à ampoule simple, allongée, de petite
taille.
Tapiamastax bicoloripes Descamps et Wintrebert, 1965
(fig. 423-431)
Descamps et Wintrebert, 1965, p. 87, fig. 148-151.
cf. Néallotype. Extrémité du fastigium du vertex largement arrondie de profil.
Espace interoculaire de largeur subégale à celle du flagelle antennaire.
Spinescence des carènes supérieures des fémurs postérieurs répondant à la
formule suivante de l’extérieur vers l’intérieur : 5-7; 6; 6-7.
Avant-dernier tergite fortement élargi d’avant en arrière, parcouru par une
forte dépression transverse en arc de cercle ouvert vers l’arrière; expansion médiane
transverse, subrectangulaire, légèrement rétrécie vers l’arrière, apparaissant, en
vision latérale, surélevée par rapport au tergite proprement dit, les angles posté¬
rieurs légèrement saillants. Avant-dernier tergite visible latéralement sous forme
d’une pièce rectangulaire, étroite, transverse, l’angle postéro-interne en forme
d’apophyse triangulaire un peu rabattue ventralement. Aire membraneuse bordée
d’une côte très étroite sous le lobe médian et au milieu des parties latérales. Aires
latérales imparfaitement rebordées latéralement. Lobes latéraux de la partie
apicale plus larges à la base qu’à l’extrémité, très grossièrement semi-circulaires en
vision latérale, les bords non enroulés, la face externe fortement déprimée, l’angle
postéro-externe aigu, légèrement rabattu vers l’extérieur. Moitié basale du lobe
médian (vision ventro-apicale) ayant la forme d’un solide s’évasant vers l’arrière,
pincé à la base et pourvu, de ce fait, d’une côte épaisse formant pédoncule; une
incision latérale délimitant 2 saillies, l’une subaiguë, l’autre arrondie. Moitié
apicale (vision dorsale) ayant la forme d’un rectangle légèrement rétréci vers
l’arrière, le bord antérieur concave, la face dorsale pourvue d’une forte crête en Y
à branches orientées vers l’arrière.
Insecte partiellement décoloré, devant être vert sur le vif. Face claire; une
bande transjugale rouge; yeux marron à 4 stries foncées à la partie antérieure.
Pattes vertes; tibias antérieurs et médians rouge clair (unique chez les Pseudo-
schmidtiinae); tibias postérieurs verdâtres à la base, rouge violacé à l’extrémité.
De coloration brune ou brun-noir : bord postérieur de l’avant-dernier tergite; angle
postéro-interne du dernier; partie postérieure des aires latérales; partie inféro-
interne des lobes latéraux; côte en Y du lobe médian et plaques infracercales.
Capsule ectophallique fortement sclérifiée; à la base du chaperon postérieur,
2 aires latérales complexes à mamelons irréguliers; juste à l’avant de ces aires
mamelonnées, 2 fortes saillies latérales.
F P Cy Cm
2c? 9,7 2,0-2,1 2,68-2,70 2,10-2,15
2? 11,5-11,8 2,5-2,6 2,95-2,98 2,98-3,05
Madagascar Centre : Col des Tapias, Sous-préfecture d’Ambositra, 1$ holotype,
1$ paratype, 25-III-1964 (Raharizonina). Ambatofinandrahana, forêt de Tapias,
2cT, IV-1967 (P. Monsarrat); le? néallotype, le? et 1$, 11-1967 (D. Wintrebert).
8 km après Itremo, route de Morondava, 1$, IV-1967 (P. Monsarrat). Muséum de
Paris.
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE
161
Fig. 423-431. — Tapiamaslax bicoloripes Descamps et Wintrebert, 1965, rf, O. — 423.
Extrémité abdominale ç? latéralement. — 424. ÉpiphaUe dorsalement. — 425. Extrémité abdo-
minale dorsalement. — 426. La même en vision ventro-apicale. — 427. Complexe phallique
latéralement. — 428. Capsule ectophallique dorsalement. — 429. Endophalle latéralement. —
430. Plafond de la bourse copulatrice et spermathèque. — 431. Plaque sous-génitale, face dorsale.
Source : MNHN, Paris
162
M. DESCAMPS
Genre Wintrebertella Descamps, 1964
Descamps, 1964, p. 173.
Descamps et Wintrebert, 1965, p. 90.
Ce genre monospécifique remarquable, connu à l’origine par le 3 seulement
est d’abord classé parmi les Pseudoschmidtiini en raison de la structure de l’extré¬
mité abdominale mais en dépit de la forme de la tête. Cette position est ensuite
mise en doute après examen d’une $ capturée isolément, pourvue d’un guide-œuf
et rapportée avec réserve au même genre. La capture simultanée des 2 sexes, la
présence de guide-œuf et de stries oculaires expliquent la nouvelle position qui lui
est ici assignée.
Wintrebertella et lsalomastax tous deux du domaine du Centre sont les 2 seuls
genres à stries oculaires et guide-œuf bien différencié chez lesquels l’avant-dernier
tergite c? soit dépourvu d’expansion médiane. Cela fait nécessairement penser à une
lointaine parenté avec les Pseudoschmidtiini (fig. 27).
Wintrebertella cenlralis Descamps, 1964
Descamps, 1964, p. 174, fig. 2Ma-284g.
Descamps et Wintrebert, 1965, p. 91, fig. 156-158.
Madagascar Centre : Col des Tapias septentrional, localité du type, 1^ et
1$, 3-IV-1968 (D. Wintrebert). Muséum de Paris.
La 9 décrite par Descamps et Wintrebert (1965), est désignée comme
néallotype.
Genre Isalomastax Descamps et Wintrebert, 1965
Descamps et Wintrebert, 1965, p. 178.
Après le transfert de I (?) oiridis dans le genre Mastaleptea nov., cf. p. 191,
Isalomastax devient monospécifique. C’est le seul genre chez lequel le dimorphisme
sexuel quant à la taille soit pratiquement nul : F9/Fcf voisin de 1.
Isalomastax canaliculata Descamps et Wintrebert, 1965
Descamps et Wintrebert, 1965, p. 180, fig. 374-384.
Madagascar Centre-Sud : Massif de l’Isalo, Sud de Tenika, 1^ et 19, 23-1-1968
(D. Wintrebert). Muséum de Paris.
Signalisations antérieures : Ambatolahy (Isalo), localité du type.
F
P
Cy
Cm
le?
9,7
2,3
2,87
2,29
1?
9,9
2,4
2,69
2,64
Tribu APTEROPEOEDINI Descamps, 1964
Apteropeoedi Descamps, 1964, p. 28, 226; Descamps et Wintrebert, 1965, p. 97.
Fastigium du vertex saillant, parfois fortement (Apieropeoedes roslratus);
espace mteroculaire 3 étroit, à carinules latérales peu distantes (sauf chez les espèces
à fastigium fortement saillant). Yeux allongés, striés, relativement peu saillants.
Face lisse, monochrome ou à 2 taches noires sous-antennaires chez le 3, toujours
monochrome chez la 9.
Angle postérieur des lobes latéraux du pronotum saillant vers l’arrière. Fémurs
antérieurs et médians 3 peu épais, les antérieurs à face externe généralement
cannulée. Epines des tibias médians 3 aiguës. Microptères; vestiges élytraux
représentés par un repli tégumentaire simple ou double (Mastaleptea).
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE 103
inter^eTji»
enroulés selon leur axe longitudinal, largement réunis^ÏÏnhp 1 S* P US °, U moins
interne par l’intermédiaire d’un connertTmpmK^ lc ! be médian Par leur face
Plaque sous-génitale $ bilobée, à guide-œufla?ge S^oum^^ 8 ^ K.
extérieurement entre les 2 lobes. Huitième tereite à hnldl ffi.™ b “;“ vlslble
un peu ceux du tergite précédent Valves de rj£u„fJ )0rds latéraux dépassant
Valves inférieures à dent préapicale sur l’arête dnrsalp^H m °>' enne 1 m en t longues,
bée; 4-8 dents sur le boft externe^ n e 22e Sî SSy" bie " re “"-
une ^che’Tombre sur le^disque^u'pron^tuufç 3 ^ 118 Sta4 ™ to ^‘ ^ P«fois
base.^Capside Tnî'V™ écarté ?• «unis à la
ventro-apicale; chaperon terminal à 5 nu fi^nh’ec ^ ver * ure postérieure en position
apicale en gouttière. Phallotrème typiquement armé ? sclénf ‘ cation
Trois genres :
Sudiu P d'-oS* S '• B ° ÜVar ' 1903 : Mada « a “” Centre, Nord-Ouest. Sud-Ouest et
Genre type : Apteropeoedes I. Bolivar, 1903.
Genre Apteropeoedes I. Bolivar, 1903
AP, ‘7ZÎbel SbTE !o 6 3 ’ P ' 3 ° 5; Desa “^ P- 2291 Descamps e,
Descam P s ’ I964 - P- 2381 Descamps et Wintrebert, 1965, p. 106,
groupe d “ geme -n
mmrnrnÊmm
t Sa SSaii^-i
12 rmmE n cL d c nS Sa n( ? uve11 ® acception comporte actuellement 14 espèces-
ent, dont la détermination spécifique est délicate, a été signalée de certaines
Source : MNHN, Paris
164
M. DESCAMPS
A. WINTREBERTI
A. ROSTRATUS
A. MARMORATUS
A. DENTIFER
A. VARIAB1LIS
A. ANKARAFANTSIKA
A. ELEGANS
A. INDIGOFERAE
A. MONSARRATI
A. PYGMAEUS
A. CENTRALIS
A. BETROKAE
A. INERMIS
A. NIGROPLAGIATUS
Fio. 432. — Répartition des espèces du genre Apteropeoedes.
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE 165
est vraisemblable que d’autres esDèces seront pas se chevau cher. Il
combler les blancs subsistant dan? l’aire de dispersion d^gS" 8 qUi Viendr0,lt
CLÉ DES ESPÈCES (rf)
1 (4) «te
2 <3) s^7boïdp^sir„r4ii e K o " asï ?
courts et bien différenciés (Desc., 1964? fig. 409^414^’ “ ° beS latéraux
A. wintreberti (Descamps, 1964), n. comb., p.168.
3 <2) fSTÆ^SteXruSmS^ 'ï? a " ! T de Pavant-
postérieurs très peu saillants (fig. 43^439). mngU aire ’ “ angles latér °-
A. roslratus n. sp., p. 169.
4(1) SS7(v£, n v ^«p "iota S affla„t. l'extrémité largement
5 (,8)
déclive; bord postérieur de l’aire ter g‘te horizontale ou
généralement îrqué, rarement dro“ 7 “ ° 0mplexe “«s-génital
6 (13) Expansion médiane de l’avant-dernier tergite horizon,ale (iig.'ddS) ’ " ' 7
8 <9> rert-émité 8 ? hoVf ?i e “ so , us -g énitaI relativement étroit à la base
médian’du phiïïo^é 5a !; lants ^‘'«tarent; sclériS
fig. 232, 234, 236)? * ptt ,lle spiniforme (Desc. et Wint., 1965,
A. marmoratus (Descamps et Wintrebert, 1965), n. comb p 171
A. dentifer n. sp., p. 171.
" <12) ScêV7r3) rome; dernier ter S ite à large découpure à la base de l’appen-
A. variabilis n. sp.
0 (S) g£!^1^ i , SsrSÆ E%£S&ï
(lig 457)! 16 splni,orme; dls, l ue <*“ pronotum des ç monochrome
A. v. variabilis n. subsp., p. 173.
4 ^ latéralel^scyérite 801 ??* 6 ” 6 ^ 0115 "^! 1 !** 3 * à saillie P ost érieure (vision
Ssmedu monori,™ H “o !! ph ? llotr ™ e sans saillie spiniforme;
aisque du pronotum des $ généralement marqué de noir (fig. 466).
A. v. maculalus n. subsp., p. 176.
Source : MNHN, Paris
M. DESCAMPS
12 (11) Face marquée de 2 taches noires sous les antennes; dernier tergite incisé
à la base de l’appendice (fig. 477).
A. ankarafantsika n. sp., p. 176.
13 (6) Expansion médiane de l’avant-dernier tergite déclive. 14
14 (15) Expansion médiane de l’avant-dernier tergite quadrilobée, l’incision
médiane profonde, arrondie à l’extrémité; pas de tache noire sous-oculaire
(Desc., 1964, fig. 421).
A. elegans (Descamps, 1964), n. comb., p. 178.
15 (14) Expansion médiane de l’avant-dernier tergite non quadrilobée, les angles
latéro-postérieurs moyennement saillants ; une tache noire sous-
oculaire . 16
16 (17) Expansion médiane de l’avant-dernier tergite fortement déclive; aire
membraneuse du complexe sous-génital étroite, à bord postérieur arqué;
sclérites latéraux du phallotrème à extrémité subcirculaire; sclérite médian
non spiniforme (Desc., 1964, fig. 428-429).
A. indigoferae (Descamps, 1964), n. comb.
17 (16) Expansion médiane de l’avant-dernier tergite peu déclive; aire membra¬
neuse du complexe sous-génital large, à bord postérieur subrectiligne;
sclérites latéraux du phallotrème à extrémité spiniforme; sclérite médian
également spiniforme (fig. 479-487).
A. monsarrati n. sp., p. 178.
18 (5) Sclérites latéraux du phallotrème libres aux 2 extrémités (fig. 494);
expansion médiane de l’avant-dernier tergite toujours déclive; bord
postérieur de l’aire membraneuse du complexe sous-génital rectiligne ou
subrectiligne. 19
19 (20) Expansion médiane de l’avant-dernier tergite subtrapézoïdale, le bord
postérieur à peine incisé au milieu ; bord postérieur de l’aire membraneuse
du complexe sous-génital fortement saillant (Desc., 1964, fig. 390,393).
A. nigroplagiatus I. Bolivar, 1903.
20 (19) Expansion médiane de l’avant-dernier tergite toujours nettement découpée
à la partie postérieure; bord postérieur de l’aire membraneuse du complexe
sous-génital peu saillant. 21
21 (22) Expansion médiane de l’avant-dernier tergite trilobée ou quadrilobée,
les lobes latéraux fortement saillants vers l’arrière (Desc., 1964, fig. 399).
A. pygmaeus Descamps, 1964, p. 181.
22 (21) Expansion médiane de l’avant-dernier tergite bilobée. 23
23 (24) Lobe médian du complexe sous-génital à crête ventrale large et courte;
sclérite médian du phallotrème en forme d’épine très épaisse (fig. 488, 492)
inconnue).
A. centralis n. sp., p. 181.
24 (23) Lobe médian du complexe sous-génital à crête ventrale plus étroite
et plus allongée; sclérite médian du phallotrème en forme d’épine fine
et aiguë (fig. 496, 500).
A. betrokae n. sp., p. 182.
CLÉ DES ESPÈCES (?)
1 (16) Disque du pronotum monochrome. 2
2 (5) Fastigium du vertex très fortement saillant, l’extrémité très aiguë en vision
latérale . 3
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE jgy
3 (4) Fastigium du vertex moins de 2 fois plus long que large à la base - ouide
œuf a bord postérieur convexe. ë ’ gulde "
A. wintreberti (Descamps, 1964), n. comb., p. 168.
4 (3) Fastigium du vertex plus de 2 fois plus long que large à la base- miide-
œuf a bord postérieur concave ou droit (fig. 439-440). ’ ^
A. rostratus n. sp., p. 169.
5 <2) rsre„ du viS e ûSr. up . mo : as sai . iiant :. i ' extrémité pius
6 <13) “sT mibeï “î P . artie postérieure de Ia ™u 5 -gé„itale n’atteignant
7 (10) Lobes terminaux de la plaque sous-génitale à angle postéro-externe tou
jours bien marqué et relativement saillant vers l’arrière 8
8 (9) Découpure de la partie postérieure de la plaque sous-génitale ne dénassant
f, s a le de la longueur totale; tergites abdominaux bien marqués de noir
à la partie antérieure (Desc. et Wint., 1965, fig. 240). 4 ae noir
A. marmoratus (Descamps et Wintrebert, 1965), n. comb., p. 171.
9 <8) à rfSln pMtéri , eu r, de la P la< l"0 sous-génitale atteignant
SSdin£ir J (V)<ëg.S). ^ abdomiMUX
A. dentifer n. sp., p. 173.
10 <?) mOTqu^non’saUIwit've^i^OTi^ 8 :^ 1 ^^ 6 an ^ e P ° Stér °^ eXte ™ e Tl
" <I2> ra‘îiière te ( l S! n 478). de pI “ qU ' “s fortement rétrécis vers
A. ankarafantsika n. sp., p. 178.
12 (U> ÎÆs'^ëiite S ° US - génitale bea “<»"P P*- '"lies, peu
A. v. variabilis n. subsp., p. 175.
13 (6) SilieTpest de . Ia Plaque . S0US ; gé “ itale dé P asSant Æ
14 (15) SS 6 V r aiVeS inférieur ! s 4e l’oviscapte toujours interrompue
abdominaux (Desc!, 1964’'%.’419)’ ‘ aCheS ^
A. elegans (Descamps, 1964), n. comb., p. 178.
15 (14) vJrî e i’nn a oip V K? al i e valv f “ férie « r es de l’oviscapte non interrompue
S WdÏÏSSST' tereites abd »minaux 2 à 5 marqués de brun
A. indigoferae (Descamps, 1964), n. comb.
16 (1) Une tache noire sur le disque du pronotum . 17
17 <20) SSHa-r** valves in,ér ™ de l’os’iscapte large, semi-cordiforme;
f. î?i? ^ sa, e lisse ou pourvue d une petite dent préapicale; découpure de
!. SS P Dëse?“l964 fig" “ _P^»J
18 ^ ÆSX d . orsale d ? s valves inférieures de l’oviscapte pourvue d’une petite
^ rA tl0n °* d une P etlte dent préapicale; bord postérieur du guide-œuf
régulièrement convexe.
A. nigroplagialus I. Bolivar, 1903.
19 (18) Arête dorsale des valves inférieures de l’oviscapte lisse; bord postérieur
du guide-œuf a nette concavité médiane (tf inconnu).
A. inermis Descamps, 1964.
Source : MNHN, Paris
M. DESCAMPS
20 (17)
21 (26)
22 (23)
23 (22)
24 (25)
25 (24)
26 (21)
27 (28)
28 (27)
Face ventrale des valves inférieures de l’oviscapte moins large, subtriangu¬
laire; arête dorsale armée d'une dent préapicale toujours bien nette;
découpure de la partie postérieure de la plaque sous-génitale n’affectant
pas plus du 1/3 postérieur (fig. 482). 21
Lobes terminaux de la plaque sous-génitale à angle postéro-externe tou¬
jours bien marqué et relativement saillant vers l’arrière (fig. 482). 22
Taille plus petite; F < 13 mm.
A. pygmaeus Descamps, 1964, p. 181.
Taille plus grande ; F > 13 mm
24
Découpure de la partie postérieure de la plaque sous-génitale plus courte,
les lobes ainsi délimités non contigus à la base (fig. 495).
A. betrokae n. sp., p. 184.
Découpure de la partie postérieure de la plaque sous-génitale plus longue,
prolongée par une incision, les lobes ainsi délimités contigus ou subcontigus
à la base (fig. 482).
A. monsarrali n. sp., p. 180.
Lobes terminaux de la plaque sous-génitale à angle postéro-externe peu
marqué, non saillant vers l’arrière. 27
Lobes terminaux de la plaque sous-génitale très fortement rétrécis vers
l’arrière (fig. 478).
A. ankarafanlsika n. sp., p. 178.
Lobes terminaux de la plaque sous-génitale beaucoup plus larges, peu
rétrécis vers l’arrière (fig. 465).
A. variabilis maculatus n. subsp., p. 176.
Apleropeoedes wintreberti (Descamps, 1964), n. comb.
Chloromastax wintreberti Descamps, 1964, p. 240, fig. 409-417 et 424; Descamps
et Wintrebert, 1965, p. 108, fig. 221-227.
Madagascar Sud-Sud-Ouest : Tsihombe, 2<$ et 1Ç, 3-III-1968 (D. Wintrebert).
Muséum de Paris.
Cette signalisation étend vers l’Est l’aire de répartition connue jusqu’au fleuve
Manambovo.
Signalisations antérieures : Ankiliarivo, localité du type; Ankalirano, Tongo-
bory, Ankazoabo, Bevoalava.
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE
Apleropeoedes roslratus n. sp.
(fig. 432 a, 433-444)
cf. Holotype Taille moyenne pour le genre; assez proche de A winlreberti
Fastigium du verte*.très saillant, à peu près 2 fois plus long que large à labase'
extrémité, considérée de profil, bien plus aiguë que chez ICntreSt f atteignant
le 8 article antennaire a partir de la base. Espace interoculaire large égalant à
peu près les 2/3 de la longueur du scape antennaire, plan, dépourvu de carinules
qUC 18 diStanCe C ° mprise entre Ia suture ^Péale
étroits, 2 fois plus longs que larges. Spinescence des carènes supérieures des fémurs
r“ é ait,? ™ ‘ > " "
Dernier tergite subrectangulaire, à angle postéro-interne formant un court appen¬
dice à extrémité arrondie. Aire membraneuse du complexe sous-génital rétrécie
vers 1 arriéré le bord postérieur fortement arqué et très peu saillanLAiresMéralès
bombées, a faible dépression postéro-interne. Lobe médian de la parüe apicale du
meme type que chez A winlreberti, pouvant se décomposer en f parties parSe
anteneure (vision ventrale) rétrécie vers l’arrière, se terminant en triangle ét?$
{anpp 6 r, h r nr e d re i ?r ant aVCC la P r t cédente un angle obtus, en formel fer de
lance, les bords latéraux un peu rabattus ventralement, l’extrémité en forme
î Iw&Vnt* forte 'J ie " t conca y e . l’apex aigu; une crête, sinuée de profil, partant
de 1 angle antérieur du losange terminal et atteignant le sommet du triangle de la
partie antérieure; face dorsale à crête transverse beaucoup moins haute que chez
A. winlreberti n atteignant pas, et de loin, l’apex du lobe médian. Lobes latéraux
Ï'fphVs?odo S „fflome 1 ’“* > SUpéri '“ r du bord int ™ f ™<
tibias postérieurs verts. Une légère touche de noir aux angles postéro-externes dé
Secon^S ^ ,avant - dernier Plaques g infr P acercales veTst
Épiphalle peu élargi vers l’arrière. Lobes externes du chaperon terminal de la
capsule ectophallique étroits, courbés vers l’arrière; lobes moyens assez complexes
trème 1 ! ^hranr-ï ïïf® ve ? trale 1 ’ lobe médian large. Sclérites latéraux du phallo-
treme a 2 branches libres; branche antérieure courte, spiniforme; branche oosté-
" eu . r . e «T**, à o a l^ e P réa P icale spiniforme; sclérite médian triangulaire
a côte longitudinale. Partie basale du pénis plus haute que longue.
le 4 e ? értL 1 !p t J P t e ‘ Fastlglu m du vertex un peu ascendant, l’extrémité atteignant
ieneo H 1 antennaire a partir de 1 apex. Pronotum non ensellé de profil. Spines-
cence des carènes supérieures des fémurs postérieurs : 10; 7-8; 9 (10-18; 7-10;
Angle latéro-postérieur du 8e tergite obtus, un peu saillant vers l’arrière-
Sroha3°rt nd i ant i dU dernier tergite aigu, très effilé, spiniforme. Dépressions
nrofnnS ‘IfLt 3 P la 9 ue sous-génitale largement séparées; découpure postérieure
g - î 11 tP 11 ieu ’ délimitant 2 lobes subtriangulaires, contigus à la
rerttliin^ g Voi PICa - fA baigU ’ arrondi. Bord postérieur du guide-œuf concave (ou
rectiligne). Valves inférieures de 1 oviscapte à face ventrale triangulaire, parsemée
externe^7^1 den^s^i rV°h S; basa î e peu saillant e, subobsolète vers l’angle
la no?nt P nPt d w f e - b °A d exteri îf : dent préapicale de l’arête dorsale très forte,
étrdtê HP ° n , entée 7™ 1 arriéré. Face dorsale des valves supérieureé
étroite, pourvue de quelques échmulations ; 10-11 dents sur le bord externe.
Coloration comme chez le cf.
srlérifiAp d p*°f Uf plU J 1 ? ng . qu l e la [ ge ’ Plafond de la bourse copulatrice à plage
é n n S^ f0rme dC fe ü a cheva1 ’ P eu saillante ventralement; saillie postérieure
X'ïïjuï déPre5Si0,1S à la *“ d ™* ampo " le de »
Source : MNHN, Paris
170
M. DESCAMPS
Fig. 433-444. — Apteropeoedes roslratus n. sp. cf, Ç. — 433. Extrémité abdominale J 1 laté¬
ralement. — 434. Sclérite médian du phallotrème dorsalement. — 435. Épiphalle dorsalement. —
436. Extrémité abdominale dorsalement. — 437. La même en vision ventro-apicale. — 438. Cap¬
sule ectophallique dorsalement. —- 439. Fastigium ç? dorsalement. — 440. Extrémité abdomi¬
nale $ ventralement. — 441. Endophalle latéralement. — 442. Plafond de la bourse copu-
latrice. — 443. Ampoule de la spermathèque. — 444. Complexe phallique latéralement.
Source : MNHN, Paris
10<f 11,1-13,0(12,0) 2,4-2,8 (2,6)
10$ 15,0-17,3 (16,2) 3,4-3,8 (3,6)
Madagascar Sud-Sud-Ouest : Ca
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE
P Cy
2,49-2,75 (2,63)
3,10-3,45 (3,28)
171
Cm
2,28-2,60 (2,39)
3,70-4,15 (3,8!
21<rët ïjlTaraÆsTn^î et*? la?™!?™ V
et 69 paratypes, JTarves '‘ZwînZïr,. ’MSff'' 6<J
où les p&ssz s i^&^ u „£r u ;aicaire
Apteropeoides marmoratus (Descamps et Wintrebert, 1965), n. eomb.
Chloromastax marmorata Descamps et Wintrebert, 1965, p. 112, lig. 232-242
1 laree a 9 a fxi r i 96 U 7 d >°n e w- : , C, “‘™ re c d « l'Antsingy, Est d'Antsalova, 7d 45 et
(D. W&nriS) MiJéum de Sud -° uest d ' A -taalova. 1J et lç, 3-n-1967
Beha^'o^^^Beîo-su C r-Tslribthina^- V ^s R nouvelles ^aptur^^jérmetten^d^^ 6 ^
comme suit les indices morphométriques : P P e ™ettent de préciser
8c?
5$
9,0-10,3 ( 9,8)
11,7-13,4 (12,4)
2,0-2,2
2,3-2,9 (2,5)
Cy
2,45-2,75 (2,64)
2,69-3,00 (2,84)
Cm
1,85-2,07 (1,95)
2,81-3,09 (2,92)
Apteropeoedes denlifer n. sp.
(fig. 445-456)
tf.Holotype. Proche de A. marmoratus; taille un peu plus grande Fastirnnm
V aS Peu t f" llan > 1 extrémité largement arrondi? de P profil g
■ •A n i?, c e postérieur des lobes latéraux du pronotum aigu et saillant vers l’arrière
mais plus large que chez A. marmoratus. Fémurs antérieurs épais S carènes
supérieures peu saillantes, la face externe à carinule peu marquée fémurs médians
un peu comprimés latéralement, les carènes supérieures S nettes SpiSsce^e
lv a tt n?S su P éne ures des fé mors postérieurs répondant à la formule suivante
de 1 extérieur vers l’intérieur : 6; 2-5; 2-4 (6-9; 2-7; 2-8 dans la série étudiée^
• Expansion médiane de 1 avant-dernier tergite horizontale, rectangulaire
moins large que chez A. marmoratus, très largement et profondément dJcounéê
large' 3 anundh?^ ^extrémité 6 ladécou P l J r< î Prolongé par une incision relativement
îur’>A IT ” ndie . a extrémité, atteignant le tergite proprement dit- lobes ainsi
délimités a angle postérieur large, à bord interne un peu rabattu ventralement
déDrimé e ?^ n hIs? t H lg r e ’ paral - lèle à ï«* e du cor P s - Avant-dernier tergite fortement
déprimé a la base de 1 expansion médiane. Dernier tergite peu découvert aDDa-
ra séant latéralement sans ferme d'une petite lunule” un appeSdfcTïo&
de 4 2 trf?l C éui S ° US ■îr Pan a !1 ° n d “ E'* 6 P récédent . l'extrémité trmquée et pourvue
Bénirnfun neu rftrï‘ ?S ' Alre .. mM ? lIm Meuse de la partie basale du complexe sous-
£?™S“ peu rétrécie: vers I arriéré, plus large que chez A. marmoratus, bordée
d une côte relativement épaisse et saillante à la partie postérieure. Aires latérales
m2dé r ve S ;j n i. P D? ,r0 ' 1 îî îr " e ‘ï-e!? arc I uée - Lobe médian courbé dorsalement puis
Zt Eue I ?e P e°h T r ' b ‘ f ' de f vlsi ™.‘“««lé. la pointe antérieure bien
moins longue que chez A. marmoratus et faisant avec la postérieure un angle
et Tiir? S' / 3Ce ven *; rale subtriangulaire, la base large ,à bords subparallèfes
fnrtc médiane triangulaire plane; au niveau de la coudure subterminale, 2 très
ceO rrt coniques orientés vers l’arrière (vision latérale) (parfois, entre
ces 2 mamelons, 2 épines situées 1 une derrière l’autre sur la ligne médiane); partie
lairî ^nr’infr fPP mé * latéralement; partie postérieure aux mamelons tnangu-
wi dé P r ™ ée : Lobes latéraux fortement élargis de la base vers l’extrémité,
Lri!!2^ r0 ‘ 1 !l^ ne [ aigU ’ arrondi, recourbé vers l’intérieur, l’angle opposé très
largement arrondi, la face externe parcourue par une faible côte.
u CC J aune verdâtre marquée de 2 taches noires sous les antennes, ces dernières
nochromes. Joues jaune verdâtre; une large bande noire postoculaire; vertex
Source : MNHN, Paris
172
M. DESCAMPS
Fig. 445-456. —Apteropeoedes denlifer __ ___
riment — 446. Guide-œuf, face dorsale. — 447. Épiphalle dorsalement. — 448. Extrémité
abdominale $ dorsalement. — 449. La même en vision ventro-apicale. — 450. Complexe phallique
latéralement. — 451. Sclérite médian du phallotrème, dorsalement. — 452. Ampoule de la sper-
ma “« qi L e - ~ 4?3. Plafond de la bourse copulatrice. — 454. Capsule ectophallique dorsalement.
— 455. Extrémité abdominale $> ventralement. — 456. Endophalle latéralement.
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE J73
SffiSta S e e S UTe‘ r tS „ d „ eS tf m " rS PMtérieurs >ol»e
23|.“SÆïï: ssisœ Eft^ass
phallique Xn|ér‘ub L rSta„gu?aS de eeto-
libre, la base large, s^r^Si^^ I1 ^?Î2H^ ,ne ? V ne seule branche
sclérite médian odontiforme en'vision latérate Pénis 3 - 3 partie basale ;
marquée; sac spermatophore à nartt à ex P an “ on antérieure bien
rification apicale en gouttière P P osténeure recouverte d’un dôme et à sclé-
?. Allotype. Fastigium du vertex un peu plus redressé à lVvtr*™;^ d
un peu plus court que chez A mnrmnmi ,,c resse V extrémité. Pronotum
des fémurs postérieurs : 6-7; 6-7- 6-7 C5-11 • k IO-Iuq dîf 6 ? CS . carènes supérieures
Angle fatéro-postérieur du 8« tergite droit ■ fit , 5 sen \ ét ^iée).
tergite aigu. Plaque sous-génitale à dépressions la té™h a C OQ 7' eSp0nd j- nt du dernier
ligne médiane; découpure de p6U dlStantes sur la
sion, l’ensemble intéressant environ l e P î/3 postérieurde^fa P ni« “ ne Inci "
délimités à angle postéro-interne arrondi «t a««ir leUr *A a P la que; lobes ainsi
aigu et bien slilhfnt ÏS?^ l’Sère vlîies SSItieûTdïl^ ?“ marqué >
5-6 dents sur le bord externe; face ventrale échinnh£ il 1 oviscapte armees de
rectiligne. Bord externe des
bombée et échinulée, le bord interne très naù»r^rat^i... k. d “? î J a< î dorsaIe
- «ssba sas SSgS sg
y Wo?yfe! C îî aÏÏ™, U g et IttÆ g
mena, 1 2< J et 6î paratypes, ïl-V-1967 VÆ# MnSfdé pSris”” 0 '
Apteropeoedes variabilis n. sp.
(fig. 457-465)
ëÉrspsiSEæass
fippSBfï*
nterne droit et angle postéro-externe très largement arronli; un appendme étaiit
Source : MNHN, Paris
174
M. DESCAMPS
. .x F ,'°‘ 45 7' 465 ; — Apteropeoedes v. variabilis n. sp. $. — 457. Extrémité abdominale <?
latéralement. — 458. Plafond de la bourse copulatrice et spermathèque. — 459. Extrémité abdo-
minale dorsalement. — 460. La même en vision ventro-apicale. —■ 461. Complexe phallique
latéralement. — 462. Lobe médian du complexe sous-génital J ventralement. — 463. Derniers
™ us-génitale $>, face dorsale. — 465. Extrémité abdominale 2
us-génital c? de
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTHNAE J75
cercales à angles poÆs SSAS^lC^î^r
braneuse du complexe sous-génital rétrécie vers S Ll 8 ? î" édiane - Aire mem-
saillant et fortement arqué; iires laSrale S s,yhnl a n!f f , ,C b ,°, rd P ostérieur peu
postéro-interne. Lobe médiancourbé dorsalemK d’ P ?,- de P nmées à l’angle
latérale), large et convexe à la base nuis f anS sa . l ie P ost érieure (vision
l’arrière; bords latéraux épais et saillants ventr Q w^ C1S t Sant P ro 8 , ' essive ment vers
ventrale, sur cette même portion, constituée d’un trèTfnrt hîf h 2/4 . m . édians ! face
1/4 postérieur triangulaire, large, à bords minces concave^PJî’® ment . lon g ltudin a 1 ;
selon les exemplaires)- crête transverse He la fà 0I \ cave (p’ us ou moins fortement
du lobe médiaE proprement “Sït “î "“‘f < > ue ‘'«P»
de forme classique pour le genre légèrement enrmü^ arr | ond jf- Lobes latéraux
plus longs que le lobe médiln, la’ facï externe subelltntîn ^ p 3 * 6 ! ongltudinaI -
terminée par un renflement à saillie conique dorsahf P * 9 ’ apo P hyse mterne
an ^
pronotum plus clair que l’ensemble: pattes vertes* extrtmM d“ « bes Iatér ?, u ? da
brun-noir; une tache claire sur le lobe eénioulaire\nte™^* d f t? prs P osténeurs
toïiï; h"" de ‘' extrémité du “» m ' Æ " *■ compSè'LSSÆTsaS;
sac spermatophore à sclérificatkœ apicale en gmtt1ère P que lon6ue ’
i/msm
msmmm
Ua
10cf 12,0-13,5 (12,9)
10? 16,6-18,7 (17,8)
2,5-3,0 (2,7)
3,4-3,9 (3,6)
Cy
2,88-3,41 (3,19)
3,56-4,02 (3,67)
Cm
2,28-2,75 (2,57)
3,81-4,50 (4,11)
l 2 alSv d n a e gaS 7 C , ar Æ d -° U f St : 40 r km au Sud-Ouest d’Ambalabe, U holotype
11-1 ® ïî et 2 ? P araty P es , 8-11-1967 (D. Winlrebert). Katsepy, 1$ paratySe’
l?pLatvpès ^ P araty P e - 17-111-1967; 2 rf P e t
km Ml * J ™. 1967 ( D ~ Winirebert). Benvotra, 2cf paratypes, 16-III-1967-
km 534, route de Majunga, 21 rf et 8? paratypes, 3^-11-1967 (D. WMrebert).
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M. DESCAMPS
176
Aniohibe 5c? et 3? paratypes, l-IV-1967 (D. Wintrebert). Route d’Antsohihy,
Sud de Sofia, le?, 4$, 15-V-1967 (D. Wintrebert). Muséum de Pans.
Insectes capturés sur les plantes suivantes : Woodfordia sp. (Lythracées) ;
Grewia lavanalensis (Tiliacées); Gymnosporia sp. (Celastracées).
Apteropeoedes oariabilis maculatus n. subsp.
(fig. 466)
, Holotype Diffère de la sous-espèce type par certains caractères du lobe
médian du complexe sous-génital et du complexe phallique.
Lobe médian du complexe sous-gemtal a saillie postérieure bien marquée
1 vision latérale); extrémité de cette saillie en angle droit largement arrondi;
extrémité du lobe médian en forme de triangle concave très nettement moins
large que chez la sous-espèce type (intermédiaire de ce point de vue entre A. v.
variabilis et A. ankarafantsika). .
Complexe phallique à sclérite médian du phallotreme sans saillie spimforme.
$. Allotype. Diffère de la sous-espèce type par la présence de taches noires
dlSP0 Une S tac^een rectangle peu allongé ou subcarrée (rarement réduite à 2 points)
sur le disque du pronotum; 1 tache en rectangle plus allongé à la partie antérieure
du métanotum; 1 tache rectangulaire suivie d’un croissant a branches orientées
vers l’arrière sur le 1 er tergite abdominal; 1 tache en trident a branches orientées
vers l’arrière sur les tergites 2-3 et 4; 1 tache allongée et étroite sur les tergites 5-6
et 7 (parfois plus large et plus ou moins nettement tridentée); en outre, 1 tache
arrondie à la partie postérieure des tergites 2 à 7.
F P Cy Cm
11,7-13,2 (12,5) 2,5-2,9 (2,7) 3,09-3,29 (3,20) 2,44-2,71 (2,51)
10c?
10 $
16,8-19,2(18,1) 3,4-3,8 (3,5) 3,70-3,99 (3,83) 3,90-4,28 (4,07)
Madagascar Nord-Ouest : Bongolava, Sud de Port-Bergé, 1<? holotype,
1$ allotype, 12c? et 8$ paratypes, 13-111-1967; 12 km au Sud de Port-Bergé 16ç? et
12 Daratvoes, 22-11-1967; 50 km au Sud de Port-Bergé (en bordure d un lavaka),
5c? et 2$ paratypes, 14-111-1967; 1$ paratype, 12-V-1967;sur dune de sable,
1«? et 2$ paratypes, 14-III-1967; 2c? et 1$ paratypes, 6-IV-1967; 55 km au Sud-
Ouest de Port-Bergé, le? paratype, 6-V-1967; 8c? et 2$ P^atypes, l4-y-1967;
5 km au Sud-Ouest de Port-Bergé, 1«? et 2$ paratypes, 15-V-1967 (D. Wintrebert)
Port-Bergé, terrain d’aviation, 10c? et 8$ paratypes, 2 larves $ agees, 13-III-19b7
(D. Wintrebert). Sud de Port-Bergé, 2$ paratypes, 5-IV-1967 (D. Wintrebert).
Muséum de Paris.
L’une des $ capturées à 55 km au Sud-Ouest de Port-Bergé le 6-V-1967 a le
disque du pronotum monochrome.
Apteropeoedes ankarafantsika n. sp.
(fig. 467-478)
c?. Holotype. Très proche de A. variabilis mais en différant par les caractères
suivants portant principalement sur la structure de l’extrémité abdominale.
Dernier tergite visible latéralement sous forme d’un segment circulaire a
extrémité externe plus largement arrondie que l’extrémité interne, pourvu d un
appendice étroit, caché sous l’expansion médiane du tergite précèdent et diffi¬
cilement visible sans avoir recours à la dissection ; une incision, à bords se chevau¬
chant partiellement, située à la base de l’appendice du côté externe (fig. 4/7);
un fort épaulement, formant angle droit sur le bord interne de l’appendice lui-meme.
Lobe médian du complexe sous-génital courbé dorsalement, pourvu d’une très
forte saillie triangulaire en position juxtamédiane (vision latérale); base moins
large que chez A. variabilis; face ventrale plus fortement rétrécie vers 1 arriéré,
déprimée de part et d’autre de la saillie juxtamédiane; partie postérieure a la
saillie en forme de triangle étroit et concave, bien plus étroit que chez A. variabilis
(comparer les figures 472 et 462); extrémité de la saillie juxtamédiane (vision
latérale) étroitement arrondie.
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ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE
177
Fig. 467-478. — Apteropeoedes ankarafantsika n. sp. g. — 467. Extrémité abdominale
latéralement. — 468. Épiphalle dorsalement. — 469. Complexe phallique latéralement. — 470. En-
dophalle latéralement. — 471. Sclérite médian du phallotrème dorsalement. — 472. Lobe médian
au complexe sous-génital g ventralement. — 473. Capsule ectophallique dorsalement. —
474. Plaque sous-génitale g, face dorsale. — 475. Ampoule de la spermathèque. — 476. Plafond
de la bourse copulatrice. — 477. Derniers tergites ç?. — 478. Extrémité abdominale g ventralement.
12
Source : MNHN, Paris
178
M. DESCAMPS
Coloration comme chez A. variabilis mais 2 taches subcirculaires, de coloration
noire, sous les antennes et bord inférieur des lobes latéraux du pronotum de
même couleur que l’ensemble.
Complexe phallique comme chez l’espèce précédente, les sclérites latéraux
du phallotrème plus forts, la partie terminale libre plus longue et plus fortement
courbée dorsalement.
$. Allotype. Fastigium du vertex un peu moins saillant, plus largement
arrondi à l’extrémité que chez A. oariabilis et yeux plus larges, notamment aux
extrémités.
Plaque sous-génitale à dépressions latéro-basales peu distantes sur la ligne
médiane; découpure de la partie postérieure courte, triangulaire; lobes ainsi
délimités très fortement rétrécis vers l’arrière, subtriangulaires, l’extrémité large¬
ment arrondie. Valves inférieures de l’oviscapte à face ventrale subtriangulaire,
échinulée, armées de 4-6 dents sur le bord externe ; crête basale de la face ventrale
complète; dent préapicale de l’arête dorsale bien nette. Bord externe des valves
supérieures armé de 9 dents.
Deux types de coloration comme chez A. variabilis (ces 2 types de coloration
n’étant pas assortis de particularités morphologiques ne peuvent servir de base
à une différenciation sous-spécifique).
Type 1 (série de l’allotype) : insecte vert sans taches noires; face jaune et tibias
postérieurs rouges.
Type 2 : une plage noire, rectangulaire, sur le disque du pronotum ; une tache
plus étroite sur le bord antérieur du mésonotum et du métanotum; une tache
à 2 branches orientées latéralement et vers l’arrière sur le 1 er tergite abdominal;
une tache en forme de flèche à pointe dirigée vers l’avant sur le 2 e ; une faible macule
sur les tergites 3 et 4.
Plafond de la bourse copulatrice à saillie postérieure large, fortement chitinisée
et sculptée; ampoule de la spermathèque peu allongée (fig. 475, 476).
F P Cy Cm
10cf 12,0-14,0 (12,9) 2,4-2,7 (2,5) 3,20-3,48 (3,33) 2,45-2,75 (2,62)
10? 15,8-19,5 (17,9) 3,1-3,7 (3,4) 3,67-4,08 (3,94) 3,87-4,50 (4,24)
Madagascar Nord-Ouest : Forêt de l’Ankarafantsika, le? holotype, 1$ allotype,
28c? et 36? paratypes, 1 larve ? âgée, 30 et 31-III, début IV-1967; 31c? et 5? para-
types, II et III-1967; 31<? et 8? paratypes, 8 et 9-III-1967; 10c? et 1? paratypes,
7 larves ? âgées, 17-III-1967; 16c? et 9? paratypes, 7 larves ? âgées, 21 et 23-
III-1967; 7c?et 10? paratypes, 25-IV-1967; 6c?et 5 ?paratypes, 19-V-1967; km 469,
16c? et 34? paratypes, IV-1967; 6c? et 12? paratypes, 3-V-1967 (toutes les ? pré¬
cédentes, sauf une, sont de coloration verte; toutes les suivantes sont marquées
de noir) ; km 450,11 c? et 18? paratypes, 18 et 19-IV-1967 ; km 462,4c? et 7? paraty¬
pes, 22-IV-1967 (D. Wintrebert). Muséum de Paris.
Apteropeoedes elegans (Descamps, 1964), n. comb.
Chloromastax elegans Descamps, 1964, p. 243, fig. 419-423 ; Descamps et Wintrebert,
1965, p. 115, fig. 221.
Madagascar Sud-Sud-Ouest : Itampolo, 3c? et 3?, 27-V-1968 (Mission White).
Muséum de Paris.
Cette nouvelle signalisation étend nettement vers le Sud l’aire de répartition
précédemment connue.
Signalisations antérieures : Beheloka, dunes littorales, localité du type;
Salary.
Apteropeoedes monsarrati n. sp.
(fig. 479-487)
c?. Holotype. Taille moyenne pour le genre. Fastigium du vertex considéré
de profil à bord supérieur horizontal, l’extrémité largement arrondie. Yeux rela¬
tivement allongés et peu saillants.
Fémurs antérieurs épais, la carène supéro-externe bien marquée, la face
externe à carinule peu nette. Spinescence des carènes supérieures des fémurs
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE
179
Fio. 479-487. — Apleropeoedes monsarrati n. sp. <$, Ç. — 479. Extrémité abdominale (J
latéralement. — 480. Épiphalle dorsaiement. — 481. Extrémité abdominale çj - en vision ventro-
apicale. — 482. Extrémité abdominale $ ventralement. — 483. Complexe phallique latéralement.
— 484. Capsule ectophallique dorsaiement. — 485. Bord postérieur de l'avant-dernier tergite <$■ ■—
486. Plafond de la bourse copulatrice et spermathèque. — 487. Endophalle latéralement.
Source : MNHN, Paris
180
M. DESCAMPS
postérieurs répondant à la formule suivante de l’extérieur vers l’intérieur : 5-6;
6-7; 6-7 (5-10; 5-9; 6-10 sur l’ensemble de la série étudiée).
Expansion médiane de l’avant-dernier tergite déclive, légèrement élargie
vers l’arrière, la partie antérieure bombée, la partie postérieure déprimée et
découpée en triangle à angle rentrant aigu, n’atteignant pas le milieu ; lobes ainsi
délimités à bord interne sinué et angle postérieur arrondi, un peu redressé. Dernier
tergite visible latéralement sous forme d’une pièce triangulaire, l’angle supérieur
aigu, s’effdant pour former un court appendice caché sous le tergite précédent,
l’angle inféro-postérieur très largement arrondi. Aire membraneuse du complexe
sous-génital grande, peu rétrécie vers l’arrière, bordée d’une côte épaisse, peu arquée
à la partie postérieure. Aires latérales bombées, à grande dépression triangulaire
à l’angle postéro-interne. Lobe médian de la partie apicale coudé dorsalement,
très fortement comprimé latéralement en arrière de la coudure, pouvant se décom¬
poser en 2 parties : une base en triangle allongé, située dans le même plan que l’aire
membraneuse, bombée à la base, plane à l’extrémité; une partie perpendiculaire
à la précédente, subelliptique en vision ventrale, les bords épaissis et sinués,
l’extrémité apparaissant ventralement sous forme d’un triangle équilatéral concave.
Une crête partant de la base de ce triangle et aboutissant à l’extrémité de la
partie basale; bord de cette crête concave de profil. Lobes latéraux assez courts,
atteignant le niveau de l’extrémité du lobe médian.
Insecte partiellement décoloré. Face et joues jaunes; 2 taches noires subrec¬
tangulaires sous les antennes; une petite tache triangulaire noire sous les yeux
et une large bande postoculaire fragmentée (faisant parfois défaut); vertex et
occiput bruns. Pattes vertes; extrémité des fémurs brune, le lobe géniculaire
inféro-externe et la face dorsale verdâtres; tibias postérieurs légèrement violacés.
Extrémité de l’abdomen virant au jaune verdâtre; bord postérieur du 7 e tergite
brun; de coloration noire : partie postérieure de l’expansion médiane de l’avant-
dernier tergite, plaques infracercales, plus grande partie du dernier tergite.
Lobes latéraux du chaperon terminal de la capsule ectophallique subcirculaires,
fortement courbés vers le bas; lobes moyens petits, ascendants. Sclérites latéraux
du phallotrème à une seule branche libre, très épais, en forme de crochet fortement
courbé; sclérite médian ayant l’aspect d’une épine longue et fine. Partie basale du
pénis plus haute que longue.
$. Allotype. Pronotum, considéré de profil, à bord supérieur ensellé. Spines¬
cence des carènes supérieures des fémurs postérieurs : 9-10; 9-11 ; 10-11 (6-10; 7-11 ;
8 - 11 ).
Angle latéro-postérieur du 8 e tergite d’un peu moins de 90°, arrondi, un peu
saillant vers l’arrière. Dépressions latéro-basales de la plaque sous-génitale peu
distantes sur la ligne médiane; découpure de la partie postérieure triangulaire,
prolongée par une incision, l’ensemble intéressant à peu près le 1/3 de la longueur
totale; lobes ainsi délimités larges, à angle postéro-externe bien marqué, d’environ
90°. Face ventrale des valves inférieures de l’oviscapte subtriangulaire, échinulée,
la crête basale bien marquée; bord externe armé de 6-7 dents; dent préapicale
de l’arête dorsale forte, l’extrémité aiguë, orientée vers l’arrière. Bord externe
des valves supérieures armé de 10 dents; face dorsale bombée, à une rangée
d’échinulations.
Insecte décoloré devant être vert sur le vif. Face jaune, le reste de la tête
verdâtre. Pronotum à large bande noire sur le disque; taches brunes faiblement
indiquées à la partie antérieure des tergites; tibias postérieurs jaune verdâtre.
Plafond de la bourse copulatrice à saillie postérieure fortement chitinisée et
pourvue de 2 dépressions; ampoule de la spermathèque ovoïde (fig. 486).
F P Cy Cm
7c? 9,4-10,2 ( 9,9) 1,9-2,1 2,53-2,86 (2,66) 2,03-2,30 (2,22)
4$ 14,8-15,7 (15,3) 2,7-3,0 3,56-3,75 (3,63) 4,01-4,51 (4,25)
Madagascar Sud-Ouest : Ihosy, 1 d holotype, 1 $ allotype, 3c? et 3$ paratypes,
11-1932 (A. Seyrig); 2d paratypes, 19-11-1967 (P. Monsarrat). Betroka (erreur
d’étiquetage?), 2c? paratypes, 1-1931 (A. Seyrig). Andriandampy (Horombe),
2c? et 1$ paratypes, 17-1-1968 (D. Wintrebert). Holotype et allotype au Muséum
de Madrid.
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE
181
Apteropeoedes pygmaeus Descamps, 1964
Descamps, 1964, p. 236, fig. 399-408.
Descamps et Wintrebert, 1965, p. 106.
Madagascar Centre : Col des Tapias (Nord d’Ambositra), 18c? et 6$, 2-IV-1968
(D. Wintrebert) ; 2c? et 5$, 23-V-1968 (Mission White). 3 km au Nord de Soaman-
droso, entre Ambositra et Ambohimahasoa, 1$, 23-V-1968 (D. Wintrebert).
Muséum de Paris.
Signalisations antérieures : Périnet, localité du type ; Ambatofinandrahana,
col des Tapias septentrional, Mandalahy, Ankazomivadi, Ambositra.
Apteropeoedes centralis n. sp.
(fig. 488-494)
Source : MNHN, Paris
182
M. DESCAMPS
Holotype. Taille moyenne pour le genre. Fastigium du vertex, considéré
de profil, redressé et largement arrondi à l’extrémité.
Fémurs antérieurs et médians comme chez A. monsarrati. Spinescence des
carènes supérieures des fémurs postérieurs répondant à la formule suivante de
l’extérieur vers l’intérieur : 4; 5-6; 3-5.
Expansion médiane de l’avant-dernier tergite déclive, un peu élargie vers
l’arrière, bombée à la base puis déprimée en V à branches très écartées et orientées
vers l’arrière; découpure de la partie postérieure peu profonde, la pointe de l’angle
rentrant aiguë; lobes ainsi débmités à bord interne subrectiligne et angle postérieur
peu saillant, largement arrondi et un peu redressé. Dernier tergite visible latérale¬
ment sous forme d’une pièce triangulaire, l’angle interne s’effilant en court appendice
à extrémité arrondie, caché sous le tergite précédent. Aire membraneuse de la partie
basale du complexe sous-génital grande, non rétrécie vers l’arrière, limitée par une côte
moyennement saillante et rectiligne à la partie postérieure; angles postéro-externes
bien marqués, arrondis, peu saillants. Aires latérales à grande dépression postérieure
triangulaire. Lobe médian de la partie apicale courbé dorsalement, pouvant se décom¬
poser en 2 parties : une base triangulaire, bombée, moins effilée que chez A. monsar¬
rati; une partie perpendiculaire à l’aire membraneuse, subrectangulaire (vision ven¬
trale) à bords latéraux rectilignes et peu saillants, l’extrémité largement arrondie. Une
crête peu élevée partant d’un point situé un peu avant cette extrémité pour atteindre
l’apex du triangle basal; bord de cette crête sinué de profil. Lobes latéraux assez
courts, ne dépassant pas l’apex du lobe médian.
Face et joues jaune verdâtre; 2 taches noires arrondies sous les antennes;
une petite tache noire subtriangulaire sous l’œil; un groupe de petites taches brunes
le long du bord postérieur de l’œil; vertex et occiput vertbrunâtre. Pronotum brun;
pattes vertes; extrémité des fémurs postérieurs noire, le lobe géniculaire inféro-
externe vert; tibias postérieurs bleuâtre violacé. Face inférieure jaunâtre; tergites
abdominaux virant au jaune verdâtre vers l’extrémité. Bord postérieur de l’expan¬
sion médiane de l’avant-dernier tergite et partie interne des plaques infracercales
de coloration noire.
Lobes latéraux de la capsule ectophallique orientés en oblique vers l’extérieur,
le bas et l’arrière; lobes moyens courts. Sclérites latéraux du phallotrème à 2 bran¬
ches libres, formant une ellipse; branche antérieure fine, sinueuse et ascendante;
branche postérieure fortement rétrécie vers l’arrière, l’extrémité aiguë. Sclérite
médian ayant la forme d’une très forte dent un peu courbée dorsalement. Partie
basale du pénis plus haute que longue, sans expansion aliforme.
$ inconnue.
F P Cy Cm
le? 10,9 2,1 2,75 2,45
Madagascar Centre : Berangotra, à 26 km de Fianarantsoa, le? holotype, sur
Goyavier, l-IV-1968 (D. Wintrebert). Muséum de Paris.
Apleropeoedes betrokae n. sp.
(fig. 495-504)
c?. Holotype. Proche des espèces précédentes. Fémurs antérieurs épais, la
carène supéro-interne subobsolète, la face externe à carinule faiblement indiquée à
la base seulement. Fémurs médians à faces latérales fortement bombées. Spines¬
cence des carènes supérieures des fémurs postérieurs répondant à la formule suivante
de l’extérieur vers l’intérieur : 7 ; 8 ; 7 (6-8 ; 7-8 ; 6-8 dans la série étudiée).
Expansion médiane de l’avant-dernier tergite déclive, subrectangulaire (ou
un peu élargie vers l’arrière), bombée à la base, déprimée à l’arrière; découpure
postérieure peu profonde, à angle rentrant aigu; bord interne des lobes ainsi déli¬
mités subrectiligne, l’angle postérieur largement arrondi et un peu redressé. Dernier
tergite comme chez les 2 espèces précédentes, l’angle postéro-externe très largement
arrondi, l’angle opposé allongé et formant un court appendice à extrémité arrondie,
caché sous le tergite précédent. Aire membraneuse du complexe sous-génital de
taille moyenne, bordée d’une côte très épaisse; partie postérieure de cette côte peu
arquée, subrectiligne, à angles latéraux épais et peu saillants; aires latérales
bombées, à dépression postéro-interne marquée. Lobe médian de la partie apicale
courbé à la base puis coudé à angle droit, pouvant se décomposer en 2 parties :
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE
183
Fig. 496-504. — Apteropeoedes betrokae n. sp. c ?, 2- — 496. Extrémité abdominale S laté¬
ralement. — 497. Épiphalle dorsalement. — 498. Extrémité abdominale S dorsalement. — 499. La
même en vision ventro-apicale. — 500. Complexe phallique latéralement. — 501. Capsule ecto-
phallique dorsalement. — 502. Endophalle latéralement. — 503. Extrémité abdominale 2 ventra-
lement. — 504. Plafond de la bourse copulatrice et spermathèque.
Source : MNHN, Paris
184
M. DESCAMPS
une base bombée en forme de triangle large à la partie antérieure mais très effilé,
les bords latéraux un peu concaves; une partie presque perpendiculaire à l’aire
membraneuse, subelliptique (vision ventrale) à bords latéraux un peu saillants et
excurvés, l’extrémité en forme de triangle (plus ou moins concave selon les exem¬
plaires). Une crête très fortement comprimée réunissant ces 2 parties; bord de cette
crête oblique et sinué (vision latérale). Lobes latéraux comme chez les 2 espèces
précédentes.
Insecte décoloré. Face et joues jaune verdâtre ; 2 taches noires sous les antennes;
une petite tache brune ou noire sous l’œil (plus ou moins marquée selon les exem¬
plaires); parfois une bande noire postoculaire entière ou fragmentée. Une bande
claire le long du bord inférieur des lobes latéraux du pronotum. Pattes vertes;
extrémité des fémurs postérieurs brune, le lobe inféro-externe clair; tibias postérieurs
légèrement violacés. Dernier tergite brun à plage antérieure claire; moitié posté¬
rieure de l’expansion de l’avant-dernier tergite et partie interne des plaques infra-
cercales de coloration noire.
Crochets de l’épiphalle comprimés. Lobes latéraux du chaperon terminal de la
capsule ectophallique grands, courbés ventralement et saillants vers l’arrière, plus
longs que hauts en vision latérale; lobes moyens courts, ascendants. Sclérites laté¬
raux du phallotrème épais, à 2 branches libres, formant presque une circonférence;
branche antérieure perpendiculaire à la partie moyenne, épaisse à la base, sinuée,
terminée en pointe aiguë; branche postérieure épaisse, fortement courbée dorsale-
ment, l’extrémité tronquée en biseau et légèrement bifide ; sclérite médian en forme
de longue épine épaisse à la base, aiguë à l’extrémité. Pénis à expansion aliforme
bien nette, la partie basale plus longue que haute.
$. Allotype. Pronotum, considéré de profil, à bord supérieur légèrement
ensellé. Spinescence des carènes supérieures des fémurs postérieurs : 7-8; 6-7; 7-9
(7-12; 6-9; 7-11).
Angle latéro-postérieur du 8 e tergite aigu, légèrement mais nettement saillant
vers l’arrière. Dépressions latéro-basales de la plaque sous-génitale peu distantes
sur la ligne médiane. Découpure de la partie postérieure ne dépassant pas le 1/3 de
la longueur, non prolongée par une incision, triangulaire; lobes ainsi délimités non
contigus à la base, le bord interne sinué, le bord externe convexe, l’angle postérieur
bien marqué et moyennement saillant vers l’arrière. Face ventrale des valves infé¬
rieures de l’oviscapte subtriangulaire ; dent préapicale de l’arête dorsale bien nette ;
bord externe armé de 6-7 dents. Bord externe des valves supérieures armé de
9-10 dents.
Insecte devant être vert sur le vif. Une large bande noire sur le disque du pro¬
notum; traînée brune (plus ou moins nette) sur le bord antérieur des tergites abdo¬
minaux. Tibias postérieurs vert-jaune.
Plafond de la bourse copulatrice à saillie postérieure fortement sclérifiée,
pourvue de 2 dépressions juxtamédianes; ampoule de la spermathèque petite,
subovoïde (fig. 504).
F P Cy Cm
10c? 9,5-11,4(10,3) 2,0-2,3 (2,1) 2,49-2,85 (2,66) 2,27-2,49 (2,33)
10? 14,2-15,5 (14,6) 2,8-3,1 (2,9) 3,19-3,43 (3,30) 3,83-4,14 (3,99)
Madagascar Sud-Ouest : Betroka, le? holotype, 19 allotype, 32c? et 489 para-
types, sur « Sehely », 1-1931 (A. Seyrig). Muséum de Madrid ; paratypes au Muséum
de Paris.
Genre Tetefortina Descamps, 1964
Descamps, 1964, p. 247.
Descamps et Wintrebert, 1965, p. 116.
Ce genre du Sud-Ouest malgache comprenait à ce jour 10 espèces dont 7 couples
spécifiques. Une espèce inédite (T. isaloana) et les 9 de T. lohenae et T. fotadrevoana
sont décrites ci-dessous.
T. isaloana en provenance du massif de l’Isalo est la l re espèce observée dans
le domaine du Centre. Les signalisations nouvelles de T. fotadrevoana qui n’était
connue que par 1 seul c? étendent sensiblement vers l’Est la portion méridionale de
l’aire de répartition connue du genre. Très proche de T. curta et T. wintreberti elle
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE
185
Fig. 505. — Répartition des espèces des genres Mastaleptea et Tetefortina.
• M VIRIDIS
O M. WINTREBERTI
© M. MACULIFRONS
© M. BONGOLAVA
□ T. ISALOANA
E T. LOHENAE
■ T. FOTADREVOANA
A T . HIRSUTA
A T . WINTREBERTI
T T . CURTA
V T . SYLVATICA
I T . MEDIA
□ T. GIBBOSA
■ T. MAXIMA
# T. BENETRIXI
^GRANDE COMORE
^ ANJOUAN
MAYOnE
MOHEU
Source : MNHN, Paris
M. DESCAMPS
partage avec elles la partie du Sud-Ouest malgache située au Sud de l’Onilahy et
se rencontre dans la région de Fotadrevo, Ampandandrava, Antanimora, Bekily.
Pour la clé des espèces, Cf. Descamps et Wintrebert, 1965, la position
de l’espèce et des $ décrites ci-dessous est discutée dans le texte.
Teleforlina isaloana n. sp.
(fig. 506-514)
tf. Holotype. Taille un peu plus grande que la moyenne du genre. Vestiges
élytraux peu élargis vers l’arrière. Fémurs antérieurs épais, à carinule bien nette
sur la face externe. Spinescence des carènes supérieures des fémurs postérieurs
répondant à la formule suivante : 10; 9-10; 9-11 (6-10; 6-10; 5-11 dans la série
étudiée).
Bord supérieur de l’avant-dernier tergite un peu anguleux vers le 1/4 postérieur
(vision latérale); expansion médiane un peu inclinée vers le bas, subrectangulaire,
divisée en 2 lobes par une profonde découpure triangulaire; angle rentrant de cette
découpure fortement rétréci, constituant une incision atteignant presque la surface
du tergite proprement dit; une petite surélévation à ce niveau; lobes ainsi délimités
à extrémité largement arrondie et très légèrement redressée, la face dorsale sub¬
plane, le bord interne sinué. Dernier tergite visible latéralement sous forme d’un
rectangle étroit; angle postéro-interne formant une petite saillie triangulaire
orientée en oblique vers ^intérieur et vers l’arrière, non cachée sous l’expansion du
tergite précédent. Lobe médian du complexe sous-génital coudé à angle droit, la
partie postérieure invisible ventralement ; partie antérieure à bords excurvés vers le
milieu, faiblement déprimée vers l’arrière, la plus grande largeur située au niveau
du 1/3 postérieur; partie postérieure rectangulaire, plus longue que large, les angles
latéro-postérieurs arrondis, les bords latéraux un peu sinués; au niveau de la
coudure, une saillie odontiforme à extrémité aiguë et orientée dorsalement (vision
latérale); crête transversale de la face dorsale très peu différenciée, un peu écartée
du lobe médian proprement dit, n’en atteignant pas et de loin l’extrémité, terminée
en pointe. Lobes latéraux à extrémité largement arrondie de profil, formant une
apophyse interne bien différenciée.
Insecte partiellement décoloré; teinte générale brune et verte. Face jaune
verdâtre; 2 taches noires sous les antennes; scape et pédicelle antennaires verts
(parfois marqués de noir); joues jaunes à bande sous-oculaire noire presque com¬
plète; dessus de la tête noir à réticulation claire. Pronotum brun à bande claire
longeant le bord inférieur des lobes latéraux. Pattes vertes; genoux postérieurs
bruns à la face interne et à croissant brun à la face externe; tibias postérieurs
violacés. Extrémité abdominale vert-jaune; expansion de l’avant-dernier tergite
brune, l’extrémité des lobes noire ainsi que l’angle postéro-interne du dernier
tergite.
Chaperon terminal de la capsule ectophallique courbé ventralement; lobes
latéraux en forme de tigelle courbée vers l’arrière; lobe médian peu saillant; lobes
moyens subtriangulaires, le bord postérieur rabattu vers le bas. Phallotrème pourvu
de 2 très petits sclérites latéraux formant une saillie antérieure en lunule et une
saillie postérieure conique; un tout petit sclérite médian.
D’après la structure de la capsule ectophallique cet insecte se situe dans le
groupe de T. curia, T. wintreberti et T. fotadrevoana dont il se différencie par le lobe
médian du complexe sous-génital coudé à angle droit et par la présence d’une bande
transjugale noire.
Dans la clé proposée par Descamps et Wintrebert, 1965, l’espèce se situe
auprès de T. maxima dont elle se distingue par la bande transjugale noire, l’extrémité
du lobe médian du complexe sous-génital non bilobée, la saillie odontiforme située
au niveau de la coudure, la forme des lobes latéraux de la capsule ectophallique.
$. Allotype. Fastigium du vertex un peu redressé à l’extrémité. Spinescence
des carènes supérieures des fémurs postérieurs : 8-10; 9-10; 10-12 (7-12; 8-11;
9-12).
Angle latéro-postérieur du 8 e tergite arrondi, un peu saillant vers l’arrière;
angle correspondant du dernier tergite triangulaire, aigu. Découpure de la plaque
sous-génitale assez profonde, l’extrémité en arc de cercle très large ; angle postérieur
des lobes ainsi délimités d’environ 90°. Bord postérieur du guide-œuf fortement
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE
PSEUDOSCHMIDTIINAE
187
Fig. 506-514. — Tetefortina isaloana n. sp. <3, $. — 506. Extrémité abdominale ç? latéra¬
lement. — 507. Épiphalle dorsalement. — 508. Extrémité abdominale ç? dorsalement. — 509. La
même en vision ventro-apicale. — 510. Capsule ectophallique dorsalement. — 511. Complexe
phallique latéralement. — 512. Endophalle latéralement. — 513. Sclérite médian du phallotrème
dorsalement. — 514. Extrémité abdominale $ latéralement.
Source : MNHN, Paris
M. DESCAMPS
arqué, serrulé. Valves inférieures de l’oviscapte trapues, la face ventrale large,
parsemée de quelques échinulations; largeur des 2 valves réunies un peu plus courte
que la longueur; crête basale denticulée très nette; dent apicale longue et bien
courbée; dent préapicale de l’arête dorsale forte, aiguë; bord externe armé de
5-6 dents. Bord externe des valves supérieures armé de 8-9 dents.
Teinte générale verte. Face jaune verdâtre; joues jaune et vert à tache sous-
oculaire noire étroite et allongée, suivie d’une bande orangée; dessus de la tête à
taches et bandes noires sur fond brun. Une bande longitudinale brune sur les tergites
thoraciques et abdominaux, devenant moins nette vers l’arrière ; une tache sombre
sur le disque du pronotum, à la partie antérieure du métanotum et du 1 er tergite
abdominal. Genoux postérieurs à croissant brun; tibias à face supérieure rose
violacé, les autres faces vertes. Les dessins noirs sont moins nets sur l’un des para-
types et apparemment inexistants chez un second.
Dans la clé proposée par Descamps et Wintrebert, 1965, l’insecte se situe près
de T. media et T. gibbosa dont il se différencie par les taches noires du dessus de la
tête, la tache sous-oculaire plus longue et la courbure moins accentuée de la dent
apicale des valves inférieures de l’oviscapte. Les exemplaires verts se différencient
de T. maxima et T. winlreberli par les valves inférieures de l’oviscapte plus larges
et moins échinulées.
F P Cy Cm
8 c? 10,5-11,6(11,0) 2,1-2,4 (2,2) 2,70-3,10(2,88) 2,20-2,40(2,29)
5? 13,6-15,0(14,3) 2,6-2,7 3,16-3,45 (3,39) 3,29-3,48 (3,39)
Madagascar Centre-Sud : Massif de l’Isalo, Grotte des Portugais, Tenika, le?
holotype, 19 allotype, 10c? et 59 paratypes, 4 larves, 22-IV-1966 (J. Tètefort).
Muséum de Paris.
Tetefortina lohenae Descamps et Wintrebert, 1965
Descamps et Wintrebert, 1965, p. 121, fig. 245-250.
C’est la plus septentrionale des espèces du genre; nous n’en connaissions qu’un
seul exemplaire en provenance de Lohena-Mahasoa (Belo-sur-Tsiribihina).
9. Néallotype. Fastigium du vertex vu de profil à bord supérieur subhorizontal
(parfois un peu redressé à l’extrémité). Vestiges élytraux très étroits, non élargis
vers l’arrière. Spinescence des carènes supérieures des fémurs postérieurs répondant
à la formule suivante de l’extérieur vers l’intérieur : 6-7 ; 7 ; 7-8 (6-9 ; 7-10 ; 7-10 dans
la série étudiée).
Angle latéro-postérieur du dernier tergite légèrement obtus, non saillant vers
l’arrière. Découpure de la plaque sous-génitale intéressant à peu près le 1/3 posté¬
rieur, l’angle rentrant très largement arrondi ; lobes ainsi délimités triangulaires à
angle postérieur aigu et bord interne sinué; bord postérieur du guide-œuf arqué et
rugueux. Valves inférieures de l’oviscapte à face ventrale échinulée, triangulaire,
allongée, la crête basale denticulée, irrégulière et relativement peu saillante; dent
apicale forte et peu courbée; bord externe armé de 6-8 dents. Bord externe des
valves supérieures armé de 10 dents.
Insecte devant être presque entièrement vert sur le vif. Face vert blanchâtre;
une toute petite tache noire sous l’œil (souvent absente); joues barrées d’une bande
oblique rouge; dessus de la tête monochrome. Pattes vertes; genoux postérieurs
à croissant brun; tibias postérieurs roses, la face inférieure et les faces latérales
verdâtres à la base.
Dans la clé proposée par Descamps et Wintrebert, 1965, l’insecte se place
près de T. wintreberti dont il se différencie par les vestiges élytraux linéaires.
F P Cy Cm
3c? 8,9-10,1 ( 9,4) 1,8-2,0 2,32-2,57 (2,44) 1,75-1,94 (1,85)
49 12,0-13,4(12,6) 2,4-2,5 2,70-2,93 (2,80) 2,88-3,15 (3,00)
Madagascar Sud-Ouest : Est de Mahabo (Morondava), 19 néallotype, 4c?
et 49, 9-XI-1967 (D. Wintrebert). Muséum de Paris.
Signalisations antérieures : Lohena-Mahasoha (Belo-sur-Tsiribihina), localité
du type.
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE
189
Teteforlina foladreuoana Descamps et Wintrebert, 1965
Descamps et Wintrebert, 1965, p. 123, fig. 251-256.
t L espece n était connue que par 1 exemplaire en provenance de Fotadrevo.
Le materiel étudié comporte une très belle série constituée par Seyrig et étendant
sensiblement vers 1 Est la partie Sud de l’aire de répartition connue du genre.
d- Les insectes étudiés diffèrent du type par la présence d’une petite surélé¬
vation a la pointe de l’angle rentrant de la découpure de l’expansion de l’avant-
dernier tergite et par le lobe médian du complexe sous-génital un peu plus étroit.
$. Néallotype. Proche de T. curta, mais de taille plus grande. Fastigium dû
vertex un peu plus long, redressé à l’extrémité. Vestiges élytraux élargis vers
1 arriéré. Spinescence des carènes supérieures des fémurs postérieurs répondant
à la formule suivante de l’extérieur vers l’intérieur : 7: 9-10; 8 (6-10; 8-12- 7-9 dans
la série étudiée).
Angle latéro-postérieur du 8e tergite arrondi, non saillant vers l’arrière
Découpure de la plaque sous-génitale triangulaire, comme chez T. curia, l’angle
postérieur des lobes ainsi délimités droit. Bord postérieur du guide-œuf arqué et
serrulé Valves inférieures de l’oviscapte à face ventrale triangulaire, allongée
les bords latéraux et la crête basale denticulée bien saillants; surface rugueuse
beaucoup plus échmulée que chez T. curta; bord externe armé de 7-8 dents :
dent apicale forte, bien recourbée; dent préapicale de l’arête dorsale relativement
petite. Bord externe des valves supérieures armé de 9 dents.
Insecte vert. Face plus claire que l’ensemble; une petite tache noire sous-
oculaire et une bande transjugale rouge. Disque du pronotum et tergites abdomi¬
naux monochromes. Genoux postérieurs à croissant brun; tibias postérieurs à
face supérieure et partie de la face interne de coloration noire; face inférieure brune -
épines complètement noires.
Dans la clé proposée par Descamps et Wintrebert, 1965, l’insecte se place
près de T. curia dont il se différencie par la face ventrale des valves inférieures de
1 oviscapte poürvue d’échinulations plus nombreuses.
F P Cy Cm
lOcf 10,3-11,6(10,9) 2,0-2,4 (2,2) 2,59-2,95 (2,82) 2,10-2,42(2,30)
10? 14,9-16,8 (15,9) 2,6-3,3 (3,0) 3,40-3,80 (3,61) 3,68-4,08 (3,90)
Madagascar Sud-Ouest : Bekily, 1? néallotype, 12 d et 19?, III-1932 (A. Seu-
ng). Ampandandrava, 77 d, 36? et 1 larve, 1-1932 (A. Seuriq). Antanimora,
2d et 2?, IV-1932 (A. Seyrig). Sakave, 30 km à l’Est d’Antanimora, 2?, IV-1931
(A. Seyrig). Muséum de Madrid et Muséum de Paris.
Tetefortina hirsuta Descamps et Wintrebert, 1965
Descamps et Wintrebert, 1965, p. 130, fig. 270-278.
o .x^î™^ ascar Sud-Ouest : Andranomita, le?, 3?, 6 larves de différents stades,
8-1X-1966 (D. Wintrebert).
L’espèce n’était connue que de la localité du type : Mandabe.
Tetefortina wintreberti Descamps, 1964
Descamps, 1964, p. 252, fig. 441-442.
Descamps et Wintrebert, 1965, p. 123, fig. 244.
Madagascar Sud-Sud-Ouest : Itampolo, 2 d et 1?, 27-V-1968 (Mission While) ;
20 km a l’Est d’Itampolo, 1?, 27-V-1968 (D. Wintrebert). Nord d’Evazy, 2 d et
2?, 26-11-1968 (D. Wintrebert). Muséum de Paris.
Signalisations antérieures : Ankalirano, localité du type; Saodono, Ampanihy,
Nord d’Ampanihy, Itampolo, 17 km au Nord de Fotadrevo, 20 km au Nord de
Beloha, Ebelinta.
Genre Mastaleptea nov.
d ■ Taille plutôt petite à moyenne. Capsule céphalique un peu plus large au
niveau des yeux qu’au niveau des articulations mandibulaires. Fastigium du Vertex
un peu saillant. Espace interoculaire étroit, limité latéralement par 2 carinules
Source : MNHN, Paris
190
I. DESCAMPS
bien saillantes, non contiguës. Face déclive, lisse, tachée de noir ou monochrome.
Yeux grands, allongés dorso-ventralement, moyennement saillants, striés. Distance
infra-oculaire un peu plus petite ou subégale à la largeur de l’œil. Antennes un peu
comprimées, subégales à la distance comprise entre la suture clypéale et l’extrémité
du fastigium; épine antennaire sur le 4 e article à partir de l’apex; un petit granule
sur le 7 e . ... . .
Pronotum un peu élargi vers l’arrière et comprimé à la partie antéro-inférieure,
très finement rebordé; disque strié transversalement, le bord postérieur incisé
en triangle, la carène médiane faible; angle postérieur des lobes latéraux saillant
vers l’arrière. Subaptère; vestiges élytraux représentés par un petit lobe tégumen-
taire redressé contre le tergum et replié extérieurement sur lui-même. Fémurs
antérieurs à face externe carinulée; pas de carinule à la face externe des fémurs
médians. Second éperon interne des tibias postérieurs spiniforme; griffes des tarses
inég^Extrémité de l’abdomen peu renflée. Avant-dernier tergite abdominal à expan¬
sion médiane rectangulaire ou subrectangulaire, transverse, subhorizontale, la
partie postérieure divisée en 4 lobes par 2 découpures latérales et une découpure
médiane. Dernier tergite visible latéralement, à angle postéro-interne saillant mais
ne constituant pas de véritable appendice. Cerques longs, incurvés, un peu renflés
à l’extrémité; plaques infracercales à petite saillie postéro-interne odontiforme.
Complexe sous-génital élaboré; aire membraneuse grande, bordée d’une côte butant
contre la base du lobe médian. Aires latérales petites. Lobe médian de la partie
apicale coudé à angle droit, la face dorsale pourvue d’une crête transverse peu
élevée et servant de support au chaperon terminal de la capsule ectophallique;
face ventrale large à la base, parcourue en partie par une crête dessinant un triangle
plus ou moins saillant. Lobes latéraux du même type que chez les genres Aptero-
peoedes et Teleforlina, subelliptiques de profil, en forme de gouttière, formant parfois
une faible saillie interne; moitié inférieure du bord interne soudée au connectif.
Épiphalle plus ou moins élargi vers l’arrière. Capsule ectophallique rétrécie
d’arrière en avant, sans étranglement subapical marqué; ouverture postérieure
en position ventro-àpicale; partie dorso-apicale en forme de chaperon à bord
postérieur divisé en 6 lobes. Endophalle relativement grand ; pénis de forme variable;
sac spermatophore grand, à sclérification apicale en gouttière; phallotrème tou¬
jours pourvu d’un sclérite médian, parfois de 2 sclérites latéraux.
$. Plus trapue que le d- Capsule céphalique un peu plus large au niveau
des articulations mandibulaires qu’au niveau des yeux. Distance infra-oculaire
nettement plus grande que la largeur de l’œil. Antennes subégales à la distance
comprise entre la suture clypéale et le pédicelle antennaire.
Disque du pronotum granuleux, non strié; angle postérieur des lobes latéraux
en léger oblique vers l’arrière et le bas. Fémurs antérieurs et médians à 5 carinules.
Bords latéraux du 8 e tergite dépassant un peu ceux du précédent. Angle latéro-
postérieur du dernier tergite saillant, aigu mais non spiniforme. Plaque sous-
génitale peu saillante vers l’arrière, la partie postérieure à 2 lobes délimités par une
découpure triangulaire large et relativement peu profonde; guide-œuf à bord
postérieur rugueux, largement convexe. Valves inférieures de l’oviscapte à face
ventrale en triangle allongé, subplane, échinulée, à crête basale transverse denti-
culée bien nette; dent apicale forte, plus ou moins recourbée; dent préapicale de
l’arête dorsale très forte, à pointe aiguë orientée vers l’arrière.
Espèce type du genre : Isalomastax (?) viridis Descamps et Wintrebert, 1965.
Ce genre se rapproche incontestablement des Apteropeoedes par les sclérites
du phallotrème et la structure des lobes latéraux de la partie apicale du complexe
sous-génital largement soudés au connectif par leur face interne. Il s’en différencie
par les vestiges élytraux à double repli et par la forme de la capsule ectophallique.
CLÉ DES ESPÈCES (d)
1 (4) Partie du lobe médian du complexe sous-génital postérieure à la coudure
élargie vers l’arrière (vision ventrale), l’extrémité bilobée ou à bord
sinué . 2
2 (3) Partie du lobe médian du complexe sous-génital postérieure à la coudure
subcordiforme, l’extrémité nettement bilobée; expansion médiane de
l’avant-dernier tergite à découpures latérales beaucoup plus profondes
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE
191
3 (2)
4 (1)
5 (6)
6 (5)
que la découpure médiane; lobes médians de cette expansion constituant
une plaque rectangulaire découpée en triangle à l’extrémité; une bande
transjugale noire presque complète (fig. 515, 516).
M. viridis (Descamps et Wintrebert, 1965), n. comb., p. 191.
Partie du lobe médian du complexe sous-génital postérieure à la coudure
subrectangulaire, le bord postérieur sinué; expansion médiane de l’avant-
dermer tergite à découpures latérales pas plus profondes que la découpure
médiane; lobes médians de cette expansion bien différenciés; une tache
sous-oculaire noire (fig. 523, 526),
M. winlreberti n. sp., p. 193.
Partie du lobe médian du complexe sous-génital postérieure à la coudure
rétrécie vers l’arrière, en forme de fer de lance. 5
Al L ni I ea “ * a cou ^ ure du lobe médian du complexe sous-génital une
crete dessinant un triangle très saillant; 2 taches noires sur la face- une
bande transjugale noire, étroite à la partie supérieure; phallotrème à
scléntes latéraux (fig. 534, 539). y
M. maculifrons n. sp., p. 195.
Au niveau de la coudure du lobe médian du complexe sous-génital une
crete dessinant un triangle peu saillant; pas de taches noires sur la face-
une bande transjugale noire, large à la partie supérieure; phallotrème sans
scléntes latéraux (fig. 544, 549).
M. bongolava, n. sp., p. 197.
CLÉ DES ESPÈCES (?)
1 (6) Tibias postérieurs bicolores, verts à la base, rouges ou orange à l’extré¬
mité . 2
2 (51 Tibias postérieurs rouges à l’extrémité .' 3
3 (4) Lobes terminaux de la plaque sous-génitale plus iârge..
M. viridis (Descamps et Wintrebert, 1965), n. comb., p. 193.
4 (3) Lobes terminaux de la plaque sous-génitale plus étroits.
M. maculifrons n. sp., p. 195. '
5 (2) Tibias postérieurs orange à l’extrémité.
M. wintreberti n. sp., p. 193.
6 (1) Tibias postérieurs monochromes; orangés.
Découpure de la plaque sous-génitale large à l’extrémité de l’angle rentrant.
M. bongolava n. sp., p. 198.
Masialeptea viridis (Descamps et Wintrebert, 1965), n. comb.
(fig. 515-522)
lsalomastax (?) viridis Descamps et Wintrebert, 1965, p. 182, fig. 385-388.
d- Néallotype. Fastigium du vertex, considéré de profil, à extrémité tronquée.
Pattes antérieures et médianes épaisses. Spinescence des carènes supérieures des
fémurs postérieurs répondant à la formule suivante de l’extérieur vers l’intérieur •
7-8; 7-8; 6-7 (5-8; 5-8; 5-7 dans la série étudiée).
Avant-dernier tergite abdominal non bombé en avant de l’expansion médiane.
Cette dernière rectangulaire; découpures latérales profondes, délimitant 2 lobes
latéraux longs, subspiniformes, horizontaux, étroitement arrondis à l’extrémité
et une plaque médiane un peu déclive à découpure apicale séparant 2 très petits
lobes à apex arrondi. Une très faible carinule partant de la base de l’expansion
et se poursuivant sur le tergite. Dernier tergite à angle postéro-interne formant une
épine allongée courbée vers la ligne médiane. Bord postérieur de l’aire membra¬
neuse du complexe sous-génital arqué. Aires latérales à grande dépression trian¬
gulaire. Lobe médian à partie antérieure triangulaire, bombée, les bords latéraux
Source : MNHN, Paris
192
M. DESCAMPS
se prolongeant vers l’arrière en une crête peu élevée et se rejoignant vers le milieu
de la partie postérieure; extrémité de ce triangle un peu déprimée et prolongée
par une crête atteignant l’extrémité; partie postérieure fortement élargie vers
l’arrière, les bords latéraux excurvés, le bord postérieur à découpure triangulaire
délimitant 2 lobules fortement saillants vers l’arrière. Lobes latéraux allongés,
l’extrémité largement arrondie (vision latérale).
Teinte générale brune. Face jaune verdâtre; 2 taches noires sous les antennes;
joues à bande oblique noire n’atteignant pas le bord inférieur, suivie d’une bande
jaune et rouge; dessus de la tête noir à réticulation claire. Pattes vertes; genoux
postérieurs noirs à tache claire sur les lobes inférieurs; tibias postérieurs bleu
verdâtre à la base, l’extrémité violacée. Abdomen virant au vert jaunâtre à l’extré¬
mité De coloration noire : extrémité de l’expansion de l’avant-dernier tergite;
dernier tergite; plaques infracercales et bord postérieur de la capsule ectophallique.
Fig. 515-522. — Mastaleptea viridis (Descamps et Wintrebert, 1965), n. comb., ç?. — 515.
Extrémité abdominale latéralement. — 516. La même dorsalement. — 517. Sclérite médian du
phallotrème dorsalement. — 518. Épiphalle dorsalement. — 519. Complexe phallique laté¬
ralement. — 520. Extrémité abdominale en vision ventro-apicale. — 521. Capsule ectophallique dor¬
salement. — 522. Endophalle latéralement.
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE 193
Lobes du chaperon terminal de la capsule ectophallique rabattus ventralement;
lobes latéraux et lobes médians comprimés latéralement, les latéraux triangulaires
de profil; lobes moyens peu différenciés. Phallotrème à sclérite médian subrectan¬
gulaire en vision dorsale, prolongé par une aire triangulaire peu sclérifiée. Partie
basale du pénis très élevée.
$. Plafond de la bourse copulatrice à stries chitinisées longitudinales fortement
colorées et plages latérales chitinisées mais ne faisant pas saillie ventralement.
F p Cy Cm
10c? 8,9-10,1 (9,7) 2,0-2,2 2,45-2,70 (2,60) 2,10-2,25 (2,17)
Madagascar Nord-Ouest : Katsepy, ltf néallotype, lie?, 12? et 4 larves âgées,
23-V-1967 (D. Wintrebert). Muséum de Paris.
L’espèce était précédemment connue des localités suivantes : entre Mitsinjo
et Soalala, localité du type; 20 km au Nord de Bemena, entre Mangabe et
Marovoay.
Mastaleptea winlreberti n. sp.
(fîg. 523-533)
c?. Holotype. Extrémité du fastigium arrondie de profil; fémurs antérieurs et
médians épais. Spinescence des carènes supérieures des fémurs postérieurs répon¬
dant à la formule suivante de l’extérieur vers l’intérieur : 5; 5-6; 5-7 (5-8; 5-7;
4- 7 dans la série étudiée).
Avant-dernier tergite abdominal bombé juste en avant de l’expansion médiane.
Cette dernière subtrapézoïdale, rétrécie vers l’arrière, la partie médiane un peu
déclive; découpures latérales et découpure médiane de taille subégale, les 4 lobes
bien différenciés; lobes latéraux situés à un niveau légèrement plus haut que les
lobes médians, l’extrémité plus étroitement arrondie. Une fine carinule traversant
l’expansion et se poursuivant sur le tergite proprement dit. Dernier tergite rectan¬
gulaire et transverse de profil; angle postéro-interne spiniforme, orienté vers
l’intérieur et vers l’arrière, légèrement rabattu ventralement. Bord postérieur de
l’aire membraneuse du complexe sous-génital un peu arqué; aires latérales à grande
dépression postéro-interne. Partie antérieure du lobe médian (avant la coudure)
un peu rétrécie vers l’arrière, lisse et déprimée; partie postérieure élargie vers
l’arrière, subrectangulaire, parcourue par une crête en V à pointe dirigée vers
l’arrière et prolongée par une carène atteignant le bord postérieur; ce dernier
sinué, formant en fait 2 lobules séparés par une petite saillie médiane. Lobes
latéraux étroits à l’extrémité.
Insecte partiellement décoloré. Face et joues jaune verdâtre; 2 taches noires
sous les antennes; dessus de la tête noir à réticulation claire. Traces de vert sur le
pronotum et l’extrémité abdominale. Pattes vertes; genoux postérieurs noirs à
tache jaune verdâtre sur les lobes inférieurs, plus grande du côté interne; tibias
postérieurs verdâtres à la base, l’extrémité rosée. De coloration noire : lobes de
l'expansion médiane de l’avant-dernier tergite, angle postéro-interne du dernier
tergite, partie des plaques infracercales.
Épiphalle à baguettes latérales très larges. Lobes latéraux du chaperon ter¬
minal de la capsule ectophallique un peu comprimés latéralement et légèrement
courbés vers le bas; lobes moyens comprimés dorso-ventralement, plus longs
que les précédents; lobes médians comprimés latéralement; une petite crête ventro-
basale. Phallotrème pourvu d’un sclérite médian triangulaire, arqué en vision
latérale. Partie basale du pénis à expansion aliforme assez nette, le bord supérieur
rabattu ventralement.
?. Allotype. Fastigium du vertex, vu de profil, très légèrement redressé à
l’extrémité. Spinescence des carènes supérieures des fémurs postérieurs : 8; 8;
5- 7 (6-9; 6-9; 5-8).
Angle latéro-postérieur du 8 e tergite un peu saillant vers l’arrière; angle
correspondant du dernier tergite étroit, arrondi à l’extrémité. Découpure de la
plaque sous-génitale n’intéressant que le 1/3 postérieur environ, délimitant 2 lobes
subrectangulaires, transverses, à angle postéro-interne largement arrondi et angle
opposé légèrement obtus. Bord externe des valves inférieures de l’oviscapte armé
de 9-10 dents; dent apicale peu courbée; dent préapicale de l’arête dorsale à pointe
aiguë orientée vers barrière et légèrement vers le haut. Bord externe des valves
supérieures armé de 11 dents.
is
Source : MNHN, Paris
194
M. DESCAMPS
Fig. 523-533. — Mastaleplea winireberti n. sp. g, $. — 523. Extrémité abdominale c?
latéralement. — 524. Sclérite médian du phallotreme dorsalement. — 525. Ëpiphalle dorsale-
ment. — 526. Extrémité abdominale dorsalement. — 527. La même en vision ventro-apicale.
— 528. Capsule ectophallique dorsalement. — 529. Ampoule de la spermathèque. — 530. Guide-
œuf, face dorsale. — 531. Complexe phallique latéralement. — 532. Endophalle latéralement. —
533. Tête et pronotum $ latéralement.
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE
PSEUDOSCHMIDTIINAE
Insecte vert. Face vert blanchâtre; faible indication de teinte orangée sur les
joues. Lobes géniculaires supérieurs bruns; tibias postérieurs verdâtres à la base,
la moitié postérieure orange.
Plaque sous-génitale à triangle postéro-médian bien sclérifié; aires latéro-
médianes faiblement sclérifiées et striées transversalement. Plafond de la bourse
copulatrice pourvu de 2 plages latérales sclérifiées, traversées par un bourrelet
longitudinal fortement saillant ventralement. Ampoule de la spermathèque petite,
allongée.
F P Cy Cm
3<? 9,8-10,7 (10,3) 2,2-2,3 2,69-2,90 (2,81) 2,28-2,48 (2,33)
5$ 13,1-14,0(13,4) 2,6-2,9 2,92-3,04(2,99) 3,06-3,28(3,14)
Madagascar Nord-Ouest : Forêt de l’Ankarafantsika, lç? holotype, 1<? paratype,
23-111-1967; 1$ paratype, 18-11-1967; 1? allotype, 2$ paratypes, 30-III-1967;
le? paratype, 5-IV-1967; 1(? paratype, 16-IV-1967; km 469, lr? et 12 paratypes,
23-1 V-l 967 (D. Wintrebert). Muséum de Paris.
Mastaleptea maculifrons n. sp.
(fig. 534-543)
c?. Holotype. Fastigium du vertex à extrémité arrondie (ou tronquée) de
profil. Face externe des fémurs antérieurs à carinule relativement nette. Spines¬
cence des carènes supérieures des fémurs postérieurs répondant à la formule suivante
de l’extérieur vers l’intérieur : 7; 6; 5-6 (5-9; 5-8; 5-8 dans la série étudiée).
Avant-dernier tergite non bombé en avant de l’expansion. Cette dernière
relativement courte, rectangulaire, environ 2 fois plus large que longue; lobes
latéraux bien différenciés, courts, un peu ascendants; partie médiane subrectangu¬
laire, transverse, un peu en contrebas des lobes latéraux, découpée en triangle
à la partie postérieure; lobes ainsi délimités subtriangulaires. Une petite carinule
traversant l’expansion et s’effaçant sur le tergite proprement dit. Angle postéro-
interne du dernier tergite court, spiniforme, orienté en oblique vers l’intérieur et
l’arrière. Aires latérales du complexe sous-génital à dépression postéro-interne
grande mais peu profonde. Partie antérieure du lobe médian (avant la coudure)
déprimée vers l’arrière, prolongée par une crête dessinant un triangle très fortement
saillant; extrémité de ce triangle coudée dorsalement, ne dépassant pas le 1/4 basal
de la partie postérieure, prolongée par une crête médiane s’abaissant vers l’arrière
et n’atteignant pas l’extrémité. Partie postérieure non élargie vers l’arrière, les
bords latéraux fins, légèrement rabattus ventralement, l’extrémité largement
arrondie; face dorsale à crête transverse peu différenciée et à crête longitudinale
à la partie postérieure. Lobes latéraux à extrémité largement arrondie et rabattue
vers le lobe médian.
Insecte partiellement décoloré, à dominante brune. Face jaune marquée de
2 taches noires sous les antennes; une bande brun-noir incomplète sur les joues,
suivie d’une bande jaune rougeâtre; dessus de la tête brun (ou noir à réticulation
claire). Pattes devant être vertes sur le vif ; genoux postérieurs noirs à tache claire
sur les lobes inférieurs ; tibias postérieurs violacés. De coloration noire : expansion
de l’avant-dernier tergite, dernier tergite et plaques infracercales.
Chaperon terminal de la capsule ectophallique à 6 lobes dont 4 visibles du
dessus; lobes latéraux subrectangulaires, à angle postéro-externe saillant latérale¬
ment; lobes moyens de petite taille; lobes médians un peu plus grands, rabattus
ventralement. Phallotrème à sclérite médian en forme de croix et à sclérites
latéraux en angle droit, la partie postérieure libre. Partie basale du pénis haute et
étroite, l’extrémité rabattue vers l’arrière.
?. Allotype. Fastigium du vertex un peu redressé à l’extrémité. Spinescence
des carènes supérieures des fémurs postérieurs : 6; 7; 6 (6-9; 6-8; 6-8).
Découpure de la partie postérieure de la plaque sous-génitale ne dépassant
pas le 1 /3 postérieur, délimitant 2 lobes triangulaires à angle postérieur d’environ
90°. Bord externe des valves inférieures de l’oviscapte armé de 7-8 dents; dent
apicale forte et peu courbée; dent préapicale de l’arête dorsale forte, à pointe
dirigée vers l’arrière et vers le haut. Bord externe des valves supérieures armé de
10-12 dents.
Source : MNHN, Paris
M. DESCAMPS
Insecte décoloré devant être vert sur le vif. Face plus pâle que le reste de la
capsule céphalique; une bande transjugale orange, bien nette, s’élargissant vers
le bas. Extrémité des fémurs postérieurs verte; tibias postérieurs verdâtres à la
base, rouges à l’extrémité.
Plafond de la bourse copulatrice sans bourrelets sclérinés faisant saillie
ventralement. Ampoule de la spermathèque allongée, l’extrémité largement
arrondie. _ Une extrémité de spermatophore fixée en ventouse au débouché du
canal de la spermathèque a été observée sur un exemplaire.
F P Cy Cm
lOc? 8,6- 9,7 ( 9,2) 1,9-2,1 2,23-2,68 (2,43) 1,76-2,05 (1,85)
6$ 11,9-13,3 (12,2) 2,5-2,7 2,70-2,97 (2,80) 2,70-3,09 (2,89)
Madagascar Nord-Ouest : Tambohorano, le? holotype, 1$ allotype, 15c? et
8$ paratypes, 7 larves de divers stades, 28-X-1967 (D. Wintrebert). Muséum de
Pans.
Fia. 534-543. — Mastaleptea maculifrons n. sp. <?, $. — 534. Extrémité abdominale <? laté¬
ralement. — 535. Épiphalle dorsalement. — 536. Extrémité abdominale <? dorsalement. —
537. La même en vision ventro-apicale. — 538. Capsule ectophallique dorsalement. — 539. Endo-
phalle latéralement. — 540. Guide-œuf, face dorsale. — 541. Sclérite médian du phallotrème
dorsalement. — 542. Ampoule de la spermathèque. — 543. Complexe phallique latéralement.
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE
197
Mastaleptea bongolava n. sp.
(fig. 544-551)
cf- Holotype. Fémurs antérieurs épais, la carène de la face externe faible.
Spinescence des carènes supérieures des fémurs postérieurs répondant à la formule
suivante de l’extérieur vers l’intéreur : 5; 6-7; 6-7 (5; 6; 6 chez le para type).
Fig. 544-551. — Mastaleptea bongolova, n. sp. cf. — 544. Extrémité abdominale latérale¬
ment. — 545. La même en vision ventro-apicale. — 546. Épiplialle dorsalement. — 547. Complexe
phallique latéralement. — 548. Capsule ectophallique dorsalement. — 549. Endophalle latérale¬
ment. — 550. Expansion de l’avant-dernier tergite. — 551. Sclérite médian du phallotrème
dorsalement.
Avant-dernier tergite abdominal non bombé. Expansion médiane rectangulaire
à 4 lobes bien différenciés situés à peu près dans le même plan; lobes latéraux un
peu plus longs que les lobes médians, très légèrement redressés, l’extrémité large¬
ment arrondie. Une faible carinule sur l’expansion et le tergite proprement dit.
Angle postéro-interne du dernier tergite formant une saillie spiniforme bien plus
courte que chez les autres espèces, rabattue vers l’intérieur. Aires latérales du
complexe sous-génital à grande dépression postéro-interne bien marquée. Lobe
médian à partie antérieure plus large à la base que chez les autres espèces (sauf
M. viridis), en partie parcourue par une crête épaisse et peu saillante formant un
triangle recourbé dorsalement, la pointe prolongée par une carène s’abaissant
d’avant en arrière et n’atteignant pas l’extrémité de la partie postérieure; cette
dernière régulièrement rétrécie vers l’arrière, en forme de fer de lance, l’extrémité
largement arrondie, les bords latéraux très fins; face dorsale à carène longitudinale
Source : MNHN, Paris
198
M. DESCAMPS
bien nette à la partie postérieure. Lobes latéraux fortement rétrécis de la base vers
l’extrémité, du même type que chez M. wintreberti mais l’extrémité plus largement
arrondie. „ , .... . ,
Insecte partiellement décoloré. Face monochrome, jaunâtre; joues a bande
transiugale noire large à la partie supérieure et contiguë, à ce niveau, à la carène
latérale de la face, suivie d’une bande claire; dessus de la tête très noir à réticulation
claire Pattes vertes; extrémité des fémurs et base des tibias postérieurs noires;
lobe géniculaire inféro-externe à tache claire; lobe géniculaire inféro-interne complè¬
tement noir; tibias postérieurs rouges. De coloration noire ou brun-noir : bord
postérieur des tergites 6 et 7, expansion médiane de l’avant-dernier tergite, dernier
tergite et plaques infracercales. . ........ ...
Chaperon terminal de la capsule ectophalhque déprimé latéralement; lobes
latéraux rabattus ventralement; lobes moyens horizontaux, l’extrémité largement
arrondie; lobes médians petits, triangulaires, l’extrémité aiguë. Phallotrème à
sclérite médian triangulaire pourvu d’une saillie antérieure; pénis à partie basale
étroite, sans expansion aliforme. ,
$. Allotype. Pronotum relativement court, un peu ensellé de profil, la longueur
sur la ligne médiane plus courte que la distance comprise entre la suture occipitale
et l’extrémité du fastigium; angle postérieur des lobes latéraux peu saillant, large¬
ment arrondi. Spinescence des carènes supérieures des fémurs postérieurs : 4-5;
5 7 ’ Découpure de la partie postérieure de la plaque sous-génitale courte, l’angle
rentrant large, tronqué; lobes terminaux subtrapézoïdaux, larges, très peu rétrécis
vers l’arrière, les angles postérieurs obtus très largement arrondis. Bord externe
des valves inférieures de l’oviscapte armé de 7-8 dents; bord externe des valves
supérieures armé de 11-12 dents. ..... r .
Insecte vert. Bande transjugale rouge très nette. Extrémité des lémurs
postérieurs à lobes géniculaires supérieurs bruns; tibias postérieurs orange.
F P Cy Cm
2cT 9,3-10,0 2,0 2,45-2,70 1,85-2,07
1? 11,7 2,3 2,89 2,90
Madagascar Nord-Ouest : Bongolava, route de Mampikony, sur dune de sable,
le? holotype, 1$ allotype, le? paratype, 14-III-1967 (D. Winlrebert). Bongolava,
55 km au Sud-Ouest de Port-Bergé, le? paratype, 14-V-1967 (D. Wintrebert).
Muséum de Paris.
Tribu MICROMASTACINI nov.
Tribu monogénérique caractéristique du Sud-Sud-Ouest malgache, pénétrant
peu à l’intérieur des terres.
Fastigium du vertex non saillant; espace interoculaire e? étroit, à carinules
latérales subcontiguës. Yeux grands, peu allongés, striés, fortement saillants chez
le e?- Face lisse, parfois fortement concave de profil, ornée de 2 taches noires sous
Angle postérieur des lobes latéraux du pronotum saillant vers l’arrière. Fémurs
antérieurs <? épais, la face externe non carinulée; fémurs médians parfois très épais;
épines des tibias médians odontiformes. Microptères; vestiges élytraux constitués
par un repli tégumentaire simple redressé contre le tergite.
Bord postérieur de l’avant-dernier tergite c? à concavité large et peu profonde,
limitée par 2 fortes cornes. Dernier tergite simple, l’angle postéro-interne plus ou
moins saillant. Cerques minces, longs, incurvés. Complexe sous-génital élaboré, à
aire membraneuse rebordée, faisant parfois fortement saillie au-delà du bord posté¬
rieur des aires latérales ; lobe médian à saillie dorsale subspiniforme ; lobes latéraux
enroulés selon leur axe longitudinal, largement réunis au lobe médian par l’inter¬
médiaire d’un connectif membraneux.
Plaque sous-génitale $ profondément fissurée, à bords épineux; guide-œuf
bien différencié, difficilement visible extérieurement. Huitième tergite à bords
latéraux dépassant un peu ceux du tergite précédent. Valves de l’oviscapte moyenne¬
ment longues. Valves inférieures à dent préapicale sur l’arête dorsale, à dent apicale
plus ou moins recourbée; pas de crête basale denticulée; bord externe armé de
5-10 dents.
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE
199
Source : MNHN, Paris
200
M. DESCAMPS
Épiphalle à baguettes latérales larges et crochets peu écartés, non réunis à la
base Capsule ectophallique élargie vers l’arrière, l’ouverture postérieure en position
ventro-apicale. Sac spermatophore à sclérification apicale en gouttière, formant
dôme au-dessus du sac spermatophore. Ampoule de la spermathèque subovoïde.
Genre type : Micromastax Descamps, 1964.
Genre Micromastax Descamps, 1964
Descamps, 1964, p. 262.
Descamps et Wintrebert, 1965, p. 133.
Pour la clé d’identification des espèces cf. Descamps et Wintrebert (op. cit.).
Micromastax teteforti Descamps, 1964
Descamps, 1964, p. 264, fig. 464-473.
Descamps et Wintrebert, 1965, p. 136, fig. 279.
Le matériel étudié comporte 36 exemplaires de cette espèce constituant une
série parfaitement homogène en ce qui concerne les genitalia externes d- Par
contre, ces insectes ($ en particulier) diffèrent profondément par 1 aspect de la
capsule céphalique ce qui nécessite la différenciation de 3 sous-espèces. Cela est
d’autant plus remarquable que chez bon nombre de genres l’identification spéci¬
fique des $ est souvent délicate sans les d correspondants. Par ailleurs, la répartition
géographique de M. teteforti est très étendue; elle comprend, outre les régions de
Betioky-Sud et Sakaraha, toute la zone côtière de Tuléar à Amboasary où s’est
effectuée une extraordinaire spéciation chez d’autres genres (Wintrebertia).
CLÉ DES SOUS-ESPÈCES ( d , $)
1 (4) Face non tectiforme, de profil plus ou moins concave; capsule céphalique
très nettement plus large au niveau des articulations mandibulaires :
rapport largeur au niveau des yeux / largeur au niveau des articulations
mandibulaires $ voisin de'1,0, d voisin de 1,3; fémurs médians d peu
épais .—. 2
2 (3) Carinules médianes de la face $ atteignant la suture clypéale; face $
déprimée latéralement à la partie inférieure; fémurs antérieurs et médians d
plus épais; clypéus d non bombé.
M. t. teteforti Descamps, 1964.
3 (2) Carinules médianes de la face ? n’atteignant pas la suture clypéale;
face $ à très fort bombement médian à la partie inférieure; fémurs anté¬
rieurs et médians d moins épais; clypéus d et ? bombé.
M. t. cauifrons n. subsp.
4 (1) Face $ tectiforme, de profil rigoureusement rectiligne; capsule céphalique
très nettement moins large au niveau des articulations mandibulaires :
rapport largeur au niveau des yeux / largeur au niveau des articulations
mandibulaires $ voisin de 1,25, d voisin de 1,5; fémurs médians d très
épais.
M. t. redifrons n. subsp.
Micromastax teteforti teteforti Descamps, 1964
(fig. 553)
La sous-espèce type n’était connue que par 2 exemplaires provenant d’ANKA-
lirano localité du type et d’Alomaka (18 km au Nord de Betioky-Sud); nous en
connaissons à présent un autre spécimen d en provenance de Sarodrano (Sud-Ouest
de Sakaraha), 23-IV-1965 (L. Bigot). Muséum de Paris.
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE
201
Micromastax teteforti cavifrons n. subsp.
(fig. 554-555)
F P Cy Cm
5 <f 6,0- 7,6 (6,8) 1-1,1,3 2,14-2,49 (2,33) 1,66-1,88 (1,76)
4? 9,1-10,6 (9,7) 1,9-2,0 2,69-2,92 (2,80) 2,55-2,82 (2,69)
Madagascar Sud-Sud-Ouest : Tsihombe, 1$ holotype, lrf allotype, le? et 39
paratypes, 29-V-1968 (Mission White). Bevilany, 39 paratypes, 3-IV-1932
(A. Seyrig). Forêt entre Tranomaro et Amboasary, 2c? paratypes, ll-XII-1967
(D Wintrebert). Lavanono, lrf paratvpe, 15-III-1968 (G. Cadet). 20 km à l’Est
d Amboasary, 6c? paratypes, 30-V-1968 (Mission White). Vohimainty (Tsimelahy),
(Mission White). Ouest d'Amboasary, lj paratype.
8-VI-1968 (Mission White). Muséum de Paris.
Fig. 553. — Micromastax t. teteforti Descamps, 1964, tête et pronotum 9 latéralement.
F ,a - 554-555. — Micromastax t. cavifrons n. subsp. — 554. Tête et pronotum 9 latéralement.
>55. Patte médiane çf.
Fig. 556-557. — Micromastax t. rectifions n. subsp. — 556. Tête et pronotum 9 latéralement.
>o7. Patte médiane rt.
Micromastax teteforti reclifrons n. subsp.
(fig. 556-557)
F P Cy Cm
4c? 6,0- 6,7 (6,3) 1,2-1,4 1,96-2,13 (2,01) 1,30-1,45 (1,34)
69 8,2-10,1 (9,1) 1,4-1,7 2,22-2,47 (2,34) 1,73-2,02 (1,88)
Madagascar Sud-Sud-Ouest : Itampolo, 19 holotype, le? allotype, 3c? et 59
paratypes, 27-V-1968 (Mission White); 2c? paratypes, 3-III-1964 (D. Wintrebert).
Nord d’Itampolo, 19 paratype, 24-11-1968 (D. Wintrebert). Soalara, 19 paratype,
16-III-1968 (D. Wintrebert). 10 km au Sud de Soalara, 1<? paratype, 16-111-1968
(D. Wintrebert). Muséum de Paris.
Source : MNHN, Paris
202
M. DESCAMPS
Micromastax szumskii Descamps et Wintrebert, 1965
Descamps et Wintrebert, 1965, p. 139, fig. 279, 290-300.
Madagascar Sud-Sud-Ouest : Forêt entre Tranomaro et Amboasary, Htf
et 16$, ll-XII-1967 (D. Wintrebert). 20 km à l’Est d’Ambovombe, 3c? et 1$,
30-V-1968 (Mission White). Ouest d’Amboasary, 1Ç, 8-VI-1968 (Mission White).
Muséum de Paris.
Signalisations antérieures : Sampona (Androy), localité du type; Bedaro
(Androy), Andranovato (Androy), Beraketa (Behara).
Tribu LAVANONINI nov.
Fastigium du vertex moyennement saillant; espace interoculaire S à carinules
non contiguës. Yeux allongés, striés, peu saillants. Face lisse, toujours mono-
chrome^notum t ypjq Uement i on g e t à angle postérieur saillant vers l’arrière. Fémurs
antérieurs et médians ? épais, la face externe non carinulée. Epines des tibias
médians ? aiguës. Fémurs postérieurs typiquement grêles, à spinescence faible,
parfois épais (Lavanonia balachowskyi, Namontia crassipes). Microptères; vestiges
élytraux représentés par un repli tégumentaire double.
Avant-dernier tergite S à concavité du bord postérieur peu profonde et limitée
par des lobes latéraux (Lavanonia) ou à expansion médiane (Namontia). Dernier
tergite simple à angle postéro-interne non ou peu saillant. Cerques courts, l’extré¬
mité incurvée. Complexe sous-génital élaboré; aire membraneuse grande, dépassant
vers l’arrière le bord postérieur des aires latérales; ce dernier concave; lobe médian
large à la base, composé de 2 triangles superposés, bi ou trifide (vision latérale),
parfois asymétrique (Namontia) ; lobes latéraux libres jusqu’à la base, étroitement
implantés sur le bord externe des aires latérales, en retrait de l’angle postéro-
externe.
Plaque sous-génitale $ bilobée à guide-œuf bien visible extérieurement.
Huitième tergite à bords latéraux dépassant un peu ceux du tergite précédent.
Valves de l’oviscapte relativement courtes. Valves inférieures à dent préapicale
sur l’arête dorsale, à dent apicale peu recourbée; 4-7 dents plus ou moins spini-
formes sur le bord externe; pas de crête basale denticulée.
Généralement une bande claire le long du bord inférieur des lobes latéraux du
pronotum.
Épiphalle à baguettes latérales typiquement non élargies à l’extrémité anté¬
rieure; crochets peu écartés, non réunis à la base. Capsule ectophallique à extrémité
trilobée, souvent asymétrique, l’ouverture postérieure en position ventro-apicale.
Sac spermatophore à sclérification apicale en gouttière.
Madagascar Sud-Sud-Ouest.
Deux genres : Lavanonia Descamps, 1964; Namontia Descamps, 1964.
Genre type : Lavanonia Descamps, 1964.
Genre Lavanonia Descamps, 1964
Descamps, 1964, p. 278.
Descamps et Wintrebert, 1965, p. 143.
CLÉ DES ESPÈCES (<?)
1 (4) Partie postérieure du 8 e sternite à découpure profonde, atteignant ou dépas¬
sant le milieu ; parties latérales du bord postérieur de l’avant-dernier
tergite courbées vers l’intérieur.
Capsule ectophallique symétrique . 2
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE
203
Fio. 558. — Répartition des espèces des genres Lavanonia, Namonlia et Kralopodia.
Source : MNHN, Paris
204
2 (3)
3 (2)
4 (1)
5 (8)
6 (7)
7 (6)
8 (5)
1 ( 6 )
2 (5)
3 (4)
4 (3)
5 (2)
6 ( 1 )
[. DESCAMPS
Partie infléchie de l’avant-dernier tergite pourvue d’un court appendice
situé ventralement et parallèlement au lobe latéral de la concavité du bord
Prieur; cerques à extrémité peu incurvée (Desc., 1964, fig. 502-
L. thalassina Descamps, 1964, p. 205.
Partie infléchie de l’avant-dernier tergite sans appendice, cerques à extré¬
mité bien incurvée (fig. 559, 565).
L. itampolae n. sp., p. 205.
Partie postérieure du 8 e sternite à découpure triangulaire courte ou très
peu nette; parties latérales du bord postérieur de 1 avant-dernier tergite
non courbées vers l’intérieur . 5
Concavité du bord postérieur de l’avant-dernier tergite pourvue d’un
petit lobe médian; lobe médian du complexe sous-génital courbé dorsale-
ment; capsule ectophallique asymétrique. 6
Angle postéro-interne du dernier tergite fortement saillant vers l’arrière;
face ventrale du lobe médian du complexe sous-génital pentagonale,
l’extrémité non saillante (Desc. et Wint., 1965, fig. 306-314).
L. balmati Descamps et Wintrebert, 1965, p. 206.
Angle postéro-interne du dernier tergite non saillant; face ventrale du
lobe médian du complexe sous-génital en triangle allongé, l’extrémité
fortement saillante (fig. 569, 570).
L. tenuipes n. sp., p. 206.
Concavité médiane de l’avant-dernier tergite sans lobe médian; lobe
médian du complexe sous-génital coudé aorsalement; extrémité de la
capsule ectophallique symétrique (Desc. et Wint., 1965, fig. 315-323).
L. balachowskyi Descamps et Wintrebert, 1965, p. 208.
CLÉ DES ESPÈCES (?)
Allure générale élancée, les fémurs postérieurs grêles; pronotum allongé,
l’angle postérieur des lobes latéraux bien saillant vers l’arrière- 2
Dent apicale des valves inférieures de l’oviscapte peu courbée; dent apicale
des valves supérieures relativement faible . 3
Tibias postérieurs testacés et tachés de brun, parfois teintés de rose,
la face inférieure sombre; dent préapicale des valves inférieures de l’ovis-
capte implantée plus près de l’apex, au niveau de la l re dent du bord
externe.
L. thalassina Descamps, 1964, p. 205.
Tibias postérieurs rouges, la face inférieure noire; dent préapicale de
l’arête dorsale des valves inférieures implantée plus loin de l’apex, entre
la 2 e et la 3 e dent du bord externe (ng. 563).
L. itampolae n. sp., p. 206.
Dent apicale des valves inférieures de l’oviscapte bien recourbée; dent
apicale des valves supérieures relativement forte.
Tibias postérieurs rouges.
L. balmati Descamps et Wintrebert, 1965, p. 206.
L. tenuipes n. sp., p. 208.
Allure générale plus trapue, les fémurs postérieurs épais; pronotum court,
l’angle postérieur des lobes latéraux non saillant vers l’arrière.
L. balachowskyi Descamps et Wintrebert, 1965, p. 208.
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE
205
Lavanonia thalassina Descamps, 1964
Descamps, 1964, p. 279, fig. 502-511.
Descamps et Wintrebert, 1965, p. 145, fig. 304.
Madagascar Sud-Sud-Ouest : Lavanono, 1$, 5-III-1965; 2c?, 1$, 6-III-1964
(D. Wintrebert) ; 17c?, 12?, 28-V-1968 (Mission White). Nord de Mahatsandry,
9c?, 5? et 6 larves, 17-III-1967 (D. Wintrebert). Andremiory, le?, 26-XII-1967
(D. Wintrebert). Itampolo, 7c?, 8?, 27-V-1968 (Mission White). 6 km au Nord du
cap Sainte-Marie, le?, 1?, 29-V-1968 (Mission White). Muséum de Paris.
Signalisations antérieures : Lavanono, localité du type; Saodono, Betindria,
Ananatsakoa, Bevoalava, cap Sainte-Marie, Ankatrafay.
Lavanonia itampolae n. sp.
(fig. 559-568)
c?. Holotype. Assez proche de L. thalassina; taille un peu plus grande et
extrémité abdominale plus renflée. Antennes un peu plus grêles, le 7 e article à partir
de l’apex nettement plus long que large. Spinescence des carènes supérieures des
fémurs postérieurs, de l’extérieur vers l’intérieur : 2; 2; 2-3 (1-4; 1-3; 1-3 chez les
paratypes).
Fig. 559-568. — Lavanonia itampolae n. sp. c?, ?• — 559. Extrémité abdominale c? laté¬
ralement. — 560. Patte médiane c?. — 561. Cerque gauche c? dorsalement. — 562. Extrémité
abdominale c? en vision ventro-apicale. — 563. Extrémité abdominale ? latéralement. — 564. Cap-
sme ectophallique dorsalement. — 565. Bord postérieur de l'avant-dernier tergite c?- —
566. Complexe phallique latéralement. — 567. Endophalle latéralement. — 568. Épiphalle
dorsalpmpnt
Source : MNHN, Paris
206
M. DESCAMPS
Avant-dernier tergite à concavité médiane du bord postérieur large et peu
profonde, limitée par 2 lobes latéraux relativement longs et larges, courbés vers
F intérieur ainsi que les parties postéro-latérales du tergite proprement dit. Dernier
tergite subrectangulaire, l’angle postéro-interne aigu, nettement saillant vers
l’arrière. Cerques à extrémité très nettement incurvée. Partie postérieure du 8 e ster-
nite à découpure profonde, atteignant le milieu. Aire membraneuse du complexe
sous-génital peu rétrécie vers l’arrière, le bord postérieur largement arqué, dépassant
peu le bord postérieur des aires latérales. Lobe médian fortement courbé dorsale-
ment à extrémité simple en vision latérale; face ventrale constituée de 2 triangles,
le basal chevauchant le 1/3 antérieur de l’apical; triangle basal subéquilatéral à
forte dépression postérieure, l’angle supérieur prolongé par une carinule atteignant
l'extrémité du triangle apical; ce dernier à bords ondulés et angles basaux arrondis.
A la face dorsale, une apophyse orientée vers l’avant, verrouillant la capsule
ectophallique. Lobes latéraux à partie postéro-interne allongée et courbée vers le
lobe médian. . _ . „ ...
Face dorsale brune; face ventrale vert jaunâtre. Face et 3 premiers articles
antennaires verdâtres ; joues à bande jaune surmontée d’une bande brune. Pronotum
à bande jaune latérale. Pattes vertes; lobe géniculaire inféro-externe des fémurs
postérieurs vert; lobe géniculaire inféro-interne brun à tache claire; tibias posté¬
rieurs verts à la base, brun-noir vers l’extrémité, l’apex clair sauf à la face interne.
Bord postérieur de l’avant-dernier tergite, angle postéro-interne du dernier et
moitié apicale des lobes latéraux du complexe sous-génital noirs.
Capsule ectophallique symétrique, à chaperon terminal fortement comprimé
dorso-ventralement, élargi vers l’arrière, bilobé et à profonde concavité médiane
(vision dorsale); chaque lobe terminé par 2 lobules à extrémité spimforme; crête
ventro-basale longue et étroite. Phallotrème à 2 courtes sclérifications ventro-
latérales^ Spinescence des carènes supérieures du fémur postérieur (unique) :
3- 3; 2. Découpure de la partie postérieure de la plaque sous-génitale profonde,
atteignant le milieu, délimitant des lobes subtrapézoïdaux à angle postéro-interne
très largement arrondi et angle postéro-externe bien marqué. Dent apicale des
valves inférieures de l’oviscapte forte mais peu courbée; dent préapicale de l’arête
dorsale forte, implantée loin de l’apex en un point situé au niveau de l’espace entre
la 2 e et la 3 e dent du bord externe; ce dernier armé de 5 dents.
Face dorsale brune; face ventrale verte, cette couleur débordant sur les parties
latérales des tergites. Une bande transjugale orange. Pattes vertes; lobe géniculaire
inféro-interne des fémurs postérieurs taché de brun; tibias postérieurs rouges,
la face inférieure noire sauf à l’apex.
p Cy Cm
1,6-1,9 2,05-2,23 (2,11) 1,68-1,88 (1,77)
2,0 2,39 2,43
Madagascar Sud-Sud-Ouest : 20 km à l’Est d’Itampolo, le? holotype, 1$
allotype, 5c? et 1? paratypes, 27-V-1968 (Mission White). Nord Itampolo, le?
paratype, 23-11-1968 (D. Wintrebert). Muséum de Paris.
F
6c? 7,3-8,0 (7,7)
1$ 9,9
Lavanonia balmali Descamps et Wintrebert, 1965
Descamps et Wintrebert, 1965, p. 145, fig. 304, 306-314.
Madagascar Sud-Sud-Ouest : Forêt à l’Est d’Amboasary, 10c?, 7? et 1 larve,
13-XII-1967 (D. Wintrebert). 20 km à l’Est d’Amboasary, 1$, 30-V-1968 (Mission
White). Muséum de Paris.
L’espèce n’était connue que de 7 km au Nord-Est d Amboasary.
Lavanonia tenuipes n. sp.
(fig. 569-576)
d 1 . Holotype. Proche de L. balmati. Spinescence des carènes supérieures des
fémurs postérieurs de l’extérieur vers l’intérieur : 1-3; 3; 2-4 (0-5; 0-5; 0-4 chez les
paratypes).
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE
207
„„ i V i, nt ' K d f nier *?. r 8 lte fortement déprimé transversalement; bord postérieur
non recourbe vers 1 intérieur, la partie latérale subrectiligne depuis l’extrémité
3 < o n i C t Vlt 1 ?. edlane j us qo’à l’angle latéro-postérieur. Concavité
limitée par 2 lobes latéraux très peu saillants et pourvue d’un petit lobe
™ n d itn, se " 11 "? lrculaire - Dernier tergite rectangulaire, l’angle postéro-interne droit,
non saillant, 1 angle opposé largement arrondi. Extrémité des cerques peu incurvée
- 570 °Lobe médiàrf w i * S Ç' c?--,569. Extrémité abdominale latéralement.
o/u. EODe médian du complexe sous-gémtal ventralement. — 571. Extrémité abdominale en
wmn ventro-apicale. — 572. Capsule ectophalüque dorsalement. — 573. La même latéralement,
latéralement! p térleur du dernler tergite. — 575. Épiphalle dorsalement. — 576. EndophaUe
Bord postérieur du 8 e sternite à découpure triangulaire. Aire membraneuse du
complexe sous-genital rétrécie vers l’arrière, dépassant largement le bord postérieur
des aires latérales. Lobe médian du complexe sous-génital bifide en vision latérale,
constitué de 2 triangles superposés et très rapprochés; triangle postérieur régulière-
i Ur ^ dorsalement, très effilé et fortement déprimé (vision ventrale), l’extré¬
mité très étroite et fortement saillante (vision latérale); triangle antérieur un peu
plus large que le précédent, comme lui progressivement rétréci vers l’extrémité,
celle-ci largement arrondie et dépourvue d’expansion médiane tigelliforme. Lobes
latéraux larges comme chez L. balmati, l’angle postéro-interne peu saillant, un peu
courbé vers l intérieur.
Coloration comme chez L. balmati.
Épiphalle étroit, à baguettes latérales non élargies à la partie antérieure.
Capsule ectophallique du même type que celle de L. balmati, asymétrique, la partie
dorso-apicale trilobée à lobe médian en forme de bec court et épais courbé vers la
Source : MNHN, Paris
M. DESCAMPS
208
gauche; lobes latéraux plus grands et nettement moins inclinés ventralement que
chez l’espèce voisine. .
$. Allotype. Ne peut apparemment pas etre différenciée de la $ de L. balmali.
10c?
10$
F
7,4- 8,7 ( 7,9)
9,3-10,8 (10.5)
P
1,5-1,9 (1,7)
1 , 8 - 2,3 ( 2 , 0 )
cy
2,10-2,38 (2,25)
2,41-2,70 (2,56)
Cm
1,60-1,82 (1,69)
2,25-2,71 (2,50)
Madagascar Sud-Sud-Ouest : Forêt entre Tranomaro et Amboasary, le? liolo-
type, 1$ allotype, 13c? et 10$ paratypes, ll-XII-1967; le? et 1$ paratypes, 13-XII-
1967 (D. Wintrebert). Muséum de Pans.
Lavanonia balachowskyi Descamps et Wintrebert, 1965
Descamps et Wintrebert, 1965, p. 148, fig. 304, 315-323.
Madagascar Sud-Sud-Ouest : 20 km à l’Est d’Amboasary, le?, 30-V-1968
(Mission White). Muséum de Paris. .
L’espèce n’était connue que par 1 couple en provenance de 7 km au Nord-Est
d’ Amboasary.
Genre Kratopodia Descamps, 1964
Descamps, 1964, p. 312.
CLÉ DES ESPÈCES (c?)
1 (2) Capsule ectophallique à branches de la fourche terminale bifides; lobe
médian du complexe sous-génital asymétrique, situé dans le même plan
que l’aire membraneuse, large, en forme de fer de lance (Desc., 1964,
fig. 580-586).
K. quadrifida Descamps, 1964.
2 (1) Capsule ectophallique à branches de la fourche terminale comprimées
dorso-ventralement à l’extrémité et à bord postérieur un peu concave;
lobe médian du complexe sous-génital symétrique, incliné dorsalement,
étroit et spiniforme en vision ventrale (fig. 577-587).
K. andringitra n. sp., p. 209.
CLÉ DES ESPÈCES ($)
1 (2) Valves inférieures de l’oviscapte plus courtes et plus larges; antennes
à 7 e article à partir de l’apex non transverse.
K. quadrifida Descamps, 1964.
2 (1) Valves inférieures de l’oviscapte plus longues et plus étroites; antennes
à 7 e article à partir de l’apex transverse.
K. andringitra n. sp., p. 211.
Kratopodia quadrifida Descamps, 1964
(fig. 588)
Descamps, 1964, p. 313, fig. 580-586.
<?. A noter une asymétrie légère mais bien nette de l’extrémité du lobe médian
du complexe sous-génital non mentionnée dans la diagnose originale. La partie
tronquée du lobe médian est tordue de gauche à droite si bien que l’extrémite
en vision ventrale est déportée vers la gauche. Il s’agit d’un caractère constant
observé sur l’ensemble de la série étudiée. .... , P1
$. Néallotype. Face lisse un peu tectiforme à la partie inférieure, de profil
subrectiligne. Distance infra-oculaire subégale à la largeur de l’œil. Espace intero¬
culaire un peu plus étroit que la longueur du scape antennaire. Antennes épaisses,
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE 209
plus longues que le plus grand diamètre de l’œil, le 7 e article à partir de l’apex
subcarré.
Spinescence des carènes supérieures des fémurs postérieurs de l’extérieur vers
l’intérieur : 8-9 ; 6-7 ; 7-8 (4-9 ; 5-7 ; 7-9 dans la série étudiée).
Bords latéraux du 8 e tergite dépassant ventralement ceux du précédent,
l’angle latéro-postérieur subaigu, saillant vers l’arrière. Plaque sus-anale large;
cerques subcylindriques. Plaque sous-génitale à partie postérieure divisée par une
étroite incision délimitant des lobes terminaux subtrapézoïdaux à angles postérieurs
largement arrondis et à bord rugueux. Guide-œuf bien visible, à bord postérieur
convexe et rugueux. Valves inférieures de l’oviscapte courtes et trapues, la dent
apicale forte et bien recourbée; arête dorsale à dent préapicale bien nette; face
ventrale un peu échinulée, pourvue d’une crête basale transverse, échinulée,
bien nette. 6-7 dents sur le bord externe.
Face monochrome (parfois 2 petites taches brunes sous les antennes); arti¬
culations mandibulaires noires (ou brunes). Joues à bande jaune et tache sous-
oculaire brune (parfois absente). Pronotum bordé de jaune latéralement. Tibias
postérieurs verdâtres, l’extrémité légèrement violacée. Teinte générale verte.
Ampoule de la spermathèque bulliforme, brusquement élargie à la base, non
rétrécie à l’extrémité.
F P Cy Cm
10cJ 7,5- 8,4 ( 7,9) 1,4-1,6 2,47-2,70(2,53) 1,68-1,95(1,79)
10$ 9,3-10,9 (10,2) 1,7-1,9 2,57-2,88 (2,75) 2,45-2,70(2,55)
Madagascar Sud-Ouest : Ampandrandava, 1$ néallotype, 21 et 42$, III,
IV et V-1932 (A. Seyrig). Bekily, 9c? et 4$, III et IV-1932 (A. Seyrig). Muséum de
Madrid et Muséum de Paris.
L’espèce n’était connue que par 3<? en provenance de Ampandrandava.
Kratopodia andringitra n. sp.
(fig. 577-587)
c?. Holotype. Taille un peu plus petite que celle de K. quadrifida. Profil de la
face un peu concave. Extrémité du fastigium, considéré de profil, tronquée;
espace interoculaire à carinules distantes et subparallèles. Antennes épaisses,
de longueur subégale à la distance comprise entre la suture clypéale et l’extrémité
du fastigium ; tous les articles du flagelle transverses ou subcarrés.
Pattes antérieures et médianes un peu moins fortes que chez l’espèce type;
rapport longueur / largeur du fémur médian _ 4,63; tibia médian subégal au fémur.
Pattes postérieures moyennement fortes; rapport longueur / largeur maximale
du fémur = 4,7 (4,1 chez quadrifida ); spinescence des carènes supérieures de
l’extérieur vers l’intérieur : 3-4; 4-5; 4-5.
Expansion médiane de l’avant^ernier tergite horizontale, subrectangulaire,
très nettement quadrifide; lobes juxtamédians séparés par une petite découpure
à angle rentrant arrondi, plus courts que les lobes latéraux; ces derniers bien
saillants, l’extrémité comprimée latéralement, un peu incurvée, non divisée.
Dernier tergite subrectangulaire, à petite encoche postéro-interne. Aire membra¬
neuse du complexe sous-génital se terminant en pointe. Lobe médian symétrique,
incliné dorsalement en angle obtus par rapport à l’aire membraneuse, très étroit,
spiniforme en vision ventrale; extrémité aiguë et inclinée vers l’avant; face ventrale
creusée, à la partie médiane, d’une étroite dépression linéaire; épine de la face
dorsale très proche de l’extrémité. Lobes latéraux subcarrés de profil, l’angle postéro-
interne subaigu, non saillant; angle postéro-externe non différencié, le bord externe
et le bord postérieur confondus dans une large convexité.
Face brune; 2 plages sous-antennaires noires, plus larges vers le bas que vers
le haut; 1 er article antennaire non marqué de noir; articulations mandibulaires
noires; joues à tache jaune bordée de brun à l’avant et à l’arrière. Bord inférieur
des lobes latéraux du pronotum longé d’une bande crème, sauf à la partie antérieure.
Pattes vertes ; tibias postérieurs verdâtres à la base, légèrement violacés à l’extré¬
mité. Parties latérales des tergites 6 et 7, une plage aux angles postéro-externes
des sternites 7 et 8 et aires latérales du complexe sous-génital brunes. Bord posté¬
rieur du dernier tergite, de l’expansion médiane de l’avant-dernier et plaques
infracercales noires.
Source : MNHN, Paris
210
M. DESCAMPS
Fig. 577-587. — Kratopodia andringitra n. sp. Ç. — 577. Extrémité abdominale c? laté¬
ralement. — 578. Capsule ectophallique dorsalement. — 579. Extrémité abdominale çf dorsale-
ment. — 580. La même en vision ventro-apicale. — 581. Extrémité abdominale S latéralement.
— 582. Endophalle latéralement. — 583. Guide-œuf, face dorsale. — 584. Épiphalle dorsalement.
— 585. Complexe phallique latéralement. — 586. Ampoule de la spermathèque. — 587. Extrémité
abdominale Ç ventralement.
Fig. 588. — Kratopodia quadrifida Descamps, 1964, ampoule de la spermathèque.
Source : MNHN, Paris
ETUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE 211
Branches de la fourche terminale de la capsule ectophallique fortement compri¬
mées dorso-ventralement, le bord postérieur un peu concave et sinué ■ cornes
ventrales très larges, bien visibles latéralement et dorsalement.
?■. ^ j°^yp e - 1 r ® s proche de K. quadrifida. Antennes plus épaisses, le 7 e article
à partir de 1 apex transverse. Spinescence des carènes supérieures des fémurs
postérieurs : 4; 4; 3 (3-5; 3-6; 3-6 dans la série étudiée).
Plaque sous-génitale à partie postérieure divisée par une étroite incision un
peu plus courte que chez quadrifida; lobes terminaux trapézoïdaux, plus courts
et a angles postérieurs un peu plus marqués que chez l’espèce voisine. Valves
inférieures de l’oviscapte un peu moins trapues.
Insecte vert. Face vert jaunâtre à 2 points bruns sous les antennes (absents
chez les para types); articulations mandibulaires brunes. Joues à bande jaune vers
le haut, orange vers le bas. Pronotum bordé de jaune latéralement. Tibias posté¬
rieurs verts à la base, la moitié apicale rouge violacé. Bords latéraux du 8 e tergite
jaunes.
Ampoule de la spermathèque piriforme, progressivement renflée, non rétrécie
à 1 extrémité.
F P Cy Cm
Icf 6,4 1,3 2,00 1,65
4? 7,9-8,9 (8,6) 1,4-1,6 2,19-2,28 (2,29) 2,00-2,28 (2,16)
Madagascar Centre-Sud : Réserve de l’Andringitra, altitude 1 700 m, 1<? holo-
type, 1$ allotype, 3? paratypes, 30-III-1968 (D. Wintrebert). Muséum de Paris.
Tribu WINTREBERTINI nov.
Fastigium du vertex peu saillant; espace interoculaire d étroit, à carinules
latérales subcontiguës. Yeux grands, peu allongés, striés, saillants. Face lisse ou
calleuse, généralement marquée de noir.
Angle postérieur des lobes latéraux du pronotum saillant vers l’arrière. Fémurs
antérieurs d à face externe carinulée ou non. Fémurs médians épais, parfois
monstrueux; épines des tibias médians odontiformes (sauf chez Exophtalmomastax).
Microptères; vestiges élytraux représentés par un double repli tégumentaire.
Avant-dernier tergite d à expansion médiane. Dernier tergite simple à angle
postéro-interne généralement peu saillant. Cerques typiquement courts, un peu
incurvés. Complexe sous-génital élaboré; aire membraneuse rebordée, à bord
postérieur arqué; lobe médian à base plus ou moins large, typiquement rétréci
d’avant en arrière et à élargissement terminal, la face dorsale à crête transverse
servant de support à l’extrémité de la capsule ectophallique; lobes latéraux libres
jusqu’à la base, typiquement subrectangulaires ou subcarrés de profil.
Plaque sous-génitale $ bilobée, à guide-œuf généralement bien visible exté¬
rieurement. Huitième tergite à bords latéraux dépassant un peu ceux du tergite
précédent. Valves de l’oviscapte moyennement longues. Valves inférieures à dent
préapicale sur l’arête dorsale, à dent apicale plus ou moins recourbée, parfois
fortement; bord externe armé de 4-10 dents (5-7 le plus souvent); crête basale
denticulée parfois présente (certains Winlrebertià).
Insectes à dominante verte ou brune.
Épiphàlle à baguettes latérales étroites et crochets peu écartés, non réunis
à la base (sauf chez Winlrebertià callosa n. sp.). Capsule ectophallique à ouverture
dorso-basale grande et ouverture postérieure en position ventro-apicale; partie
dorso-apicale en forme de chaperon pourvu de 2 ailerons latéraux recouvrant 2
cornes ventrales; membrane de l’ouverture postérieure présentant 2 évaginations ou
bourrelets échinulés. Sclérification apicale du sac spermatophore en gouttière.
Quatre genres :
Winirebertia Descamps, 1964 : Madagascar Sud-Ouest et Sud-Sud-Ouest..
Parawintreberlia Descamps et Wintrebert, 1965 : Madagascar Sud-Sud-Est
avec empiètement sur le Sud-Sud-Ouest.
Elulronuxia Descamps, 1964; Exophtalmomastax Descamps, 1964 : Madagascar
Sud-Ouest.
Genre type : Wintrebériia Descamps, 1964.
Source : MNHN, Paris
212
M. DESCAMPS
Genre Wintrebertia Descamps, 1964
Descamps, 1964, p. 282.
Descamps et Wintrebert, 1965, p. 156.
Ce genre du Sud-Ouest et du Sud-Sud-Ouest comportait à l’origine 11 espèces
dont 5 couples spécifiques; 3 espèces n’étaient connues que par le 6 et 3 autres
1)31 Fn^965 U Descamps et Wintrebert décrivent une autre espèce (W donskoffi)
connue par un seul rf, en transfèrent 3 (W. pauliani, W. gigantea et W. discreta)
dans un autre genre (Parawintrebertia) et mettent en synonymie . W magmfica Ç
avec Elulronuxia isolata â = Elutronuxia isolata Descamps, 1964 Le genre ne
comprenait plus à cette date que 8 espèces et 2 sous-espèces; 6 étaient connues
parTes 2 sexes et 2 (W. donskoffi, W. tulearensis) par le seulement.
V Te matériel étudié ne comporte pas moins de 11 espèces précédemment
inconnue? provenanï toutes de l/régitof côtière du Sud-Sud-Ouest et découvertes
pour la plupart (6) au cours des mois de mai et juin 1968. Une telle abondance de
Formes était précédemment insoupçonnée. Le fait qu’elle ait été relevée dans la
région la mieux connue du point de vue de la faune des Ëumastacidae laisse supposer
que le nombre d’espèces à découvrir doit encore etre élevé.
^ Les 29 précédemment inconnues, 1 sous-espèce de W. arcuata e t les 11 formes
nouvelles sont décrites ci-dessous. La composition du genre s établit donc comme
suit • 19 espèces, 3 sous-espèces; 16 connues par les 2 sexes et 3 par le c? seulement.
Par l’ampleur de la spéciation, le genre Wintrebertia se classe actuellement en
tête de tous les Pseudoschmidtiinae. Seul le genre Pseudoschmidtia, beaucoup
moins bien connu, comporte un plus grand nombre d’espèces, mais cet ensemble
auelque peu artificiel devra vraisemblablement être démembré; par ailleurs, un
seul couple spécifique ayant pu être constitué, un certain nombre de mises en
svnonvmie devront intervenir. .
Ne paraissant pas dépasser le Mangoky au Nord, le genre Wintrebertia est
pratiquement caractéristique du Sud-Sud-Ouest ou se rencontrent a totalité des
espèces sauf une (W. denticulala). Deux autres seulement (W. arcuala et W. angu-
lata) en débordent les limites. _ . .
Les groupes arcuata et angulata rassemblent 5 espèces ne se rencontrant
pratiquement qu’à l'intérieur des terres (fig. 589). Ce sont celles qui possèdent les
aires de répartition les plus vastes. Elles occupent des terrains anciens :1a dispersion
du groupe mqulata cadre à peu près exactement avec le contour de 1 affleurement
Sud oriental du massif précambrien exception faite de la signalisation d Itampolo.
Le groupe arcuata englobe l’aire de répartition du précédent mais déborde à 1 Ouest
sur les terrains tertiaires du plateau karstique mahafaly.
Quatorze espèces colonisent exclusivement les formations quaternaires entre
Tuléar et Fort-Dauphin. Côtière dans la partie Ouest où les terrains récents ne
constituent qu’un mince cordon entre la mer et les formations tertiaires, leur
répartition tend à devenir subcôtière vers le Sud-Est avec l’extension des terrains
quaternaires. Jamais ces insectes n’ont été observés à plus d’une vingtaine de
kilomètres des côtes. Certains (W. crassipes) n’ont été capturés qu a proximité de la
mer dans une faille de la falaise. D’autres (groupe pusilla, W. itampolae) semblent
avoir également une répartition très limitée. . . .
On peut considérer que ces espèces les plus récemment différenciées dérivent
des 2 groupes plus anciens à répartition plus vaste de l’intérieur des terres. Les
conditions microclimatiques très diverses de la région côtière ont permis à une
date récente une différenciation spécifique extraordinaire à la limite Sud de 1 aire
d’extension du genre. De nombreuses formes ayant dû échapper aux recherches,
il est à la fois difficile et hasardeux de tenter de grouper les espèces affines. Aussi
la clé d’identification ci-dessous tout en faisant apparaître les affinités inter¬
spécifiques indiscutables a-t-elle été conçue avant tout dans un but pratique.
Contrairement à ce que nous avons noté précédemment pour le genre Aptero-
peoedes où la spéciation paraît-être géographique, de nombreux cas de sympatnsme
s’observent chez Wintrebertia.
a) W. arcuala pour la moitié Sud de son aire de répartition avec W. angulata
et W. ampanihi.
b) W. donskoffi + W. tulearensis + W. itampolae + W. angulata tous capturés
à Itampolo.
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTHNAE
213
^ W.CALLOSA
_
Fig. 589. — Répartition des espèces du genre Winlrebertia.
Source : MNHN, Paris
214
M. DESCAMPS
c) W. inflatipes -f W. crassipes + W. teteforti andranovatae tous capturés au
cap Sainte-Marie.
d) W. nigromaculala + W. zébra + W. callosa + W. teteforti andranovatae
tous capturés sur une aire restreinte à l’Est d’Amboasary.
e) W. arcuata + W. angulata + W. tsihombeana à Tsihombe.
Il n’est pas possible de savoir avec certitude pour l’instant si ces espèces
groupées géographiquement sont isolées écologiquement. Cela semble très probable
car pour 80 localités ou dates différentes de capture nous n’avons pu relever pour
chacun des 5 cas de sympatrisme cités qu’un exemple de 2 espèces capturées le
même jour, dans la même localité ce qui ne signifie pas sur la même station.
a) W. arcuata et W. angulata à Tsihombe le 14-XII-1967.
b) W. donskoffi et W. tulearensis à Itampolo le 24-11-1968.
c) W. inflatipes et W. teteforti andranovatae 6 km au Nord du cap Sainte-Marie
le 29-V-1968.
d) W. callosa et W. teteforti andranovatae à l’Ouest d’Amboasary le 8-VI-1968.
e) W. arcuata et W. tsihombeana à Tsihombe le 29-V-1968.
On observe donc du Nord vers le Sud de l’aire de répartition du genre :
— Une réduction des aires d’habitat spécifiques.
— Une augmentation de la spéciation.
— Une augmentation du sympatrisme vraisemblablement assortie d’une
répartition en niches écologiques (juxtaposées ou imbriquées ?).
On note par ailleurs, toujours du Nord vers le Sud :
— Une diminution de taille.
Longueur du fémur postérieur S
>10 >6 <6
Espèces de l’intérieur... 2 3 0
Espèces côtières . 0 9 5
— Un éclaircissement des téguments :
disparition des plages noires sous-antennaires chez 9 espèces;
disparition des macules noires du complexe sous-génital d chez 6 espèces.
— L’apparition d’un dichroïsme intrasexuel : groupe pusilla, W. itampolae,
W. inflatipes.
— L’apparition d’un type de coloration aberrant : à macules noires sur les
fémurs et l’abdomen : W. zébra; à plages noires sous-antennaires chez la $ :
W. donskoffi.
— L’apparition de callosités faciales plus ou moins nettes, parfois fortes, chez
12 espèces.
— Un élargissement de la capsule céphalique au niveau des mandibules sen¬
sible chez les 2 sexes mais surtout chez les $.
— Un élargissement et une tendance à la fragmentation des stries oculaires.
Toutes les espèces des groupes arcuata et angulata ont des stries oculaires
continues. Toutes les espèces côtières sauf W. teteforti et W. donskoffi ont des stries
oculaires rétrécies ou interrompues au milieu et au 1/4 supérieur et élargies, parfois
confluentes, au-dessous et au-dessus du 1 er étranglement.
— Un élargissement de l’espace interoculaire.
— Un raccourcissement et un élargissement des antennes.
— Un raccourcissement du pronotum avec tendance à l’ensellement chez
les $.
— Un épaississement des fémurs.
Les fémurs médians monstrueux et rappelant ceux de certaines espèces du
genre Carcinomastax chez W. inflatipes sont cependant relativement minces chez
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE
215
W. itampolae: rapport longueur / largeur = 2,13 chez le 1 er et 3,17 chez le 2 e mais
4,23 chez W. arcuata. L’épaississement du fémur médian est assorti d’un raccour¬
cissement du tibia.
Le rapport longueur / largeur du fémur postérieur > 5 chez le groupe arcuata
devient < 4 chez le groupe pusilla.
Tout cela contribue à donner à de nombreuses espèces côtières un habitus
très différent, nettement plus trapu que celui des insectes des groupes arcuata et
angulata de l’intérieur. Cette modification est d’autant plus remarquable qu’elle
s’oppose à la grande stabilité structurale de l’extrémité abdominale d qui présente
certes de nombreux caractères de détermination spécifique mais demeure absolu¬
ment comparable sur l’ensemble de la lignée. La variation la plus sensible consiste
en un rétrécissement des plaques infracercales et en un rapprochement corrélatif
des crochets de l’épiphalle. Ces caractères atteignent leur plus parfaite réalisation
chez W. callosa où les crochets de l’épiphalle sont réunis à la base par 2 apophyses
se rejoignant sur la ligne médiane comme chez les Carcinomastacini et de nom¬
breux genres primitifs.
Chez les $, les modifications des pièces génitales externes sont plus accentuées.
On note d’une façon générale un rétrécissement et un raccourcissement de la
découpure postérieure de la plaque sous-génitale et une courbure moins accentuée
de la dent apicale des valves inférieures de l’oviscapte.
Mentionnons enfin que la spéciation et la restriction des aires d’habitat dans la
région côtière paraissent accompagnées d’une plus grande sélectivité des plantes
hôtes. Ainsi W. arcuata a été observé sur 6 plantes :
Cedrelopsis greùei
Croton sp.
Mimosa sp.
Grewia sp.
Hyphaene shatan
Meliacées
Euphorbiacées
Mimosacées
Tiliacées
Palmacées
alors que de nombreuses espèces côtières paraissent inféodées à Dichroslachys sp. :
W. crassipes, W. inflatipes, W. callosa, W. pusilla, W. itampolae, W. lauanoniae, etc.
ou au genre Croton: W. donskoffi, W. tulearensis, W. zébra, W. nigromaculata.
Indices morphométriques des espèces du genre Wintrebertia
Source : MNHN, Paris
216
M. DESCAMPS
CLÉ DES ESPÈCES (d)
1 (20) Face pourvue de 2 plages noires à contour bien net, arrondies ou angu¬
leuses, sous les antennes. 2
2 (5) Articulations mandibulaires claires (jamais brunes ni noires); bord supé¬
rieur des fémurs médians peu arqué; taille grande pour le genre :
F = 9,1-11,8 mm.
Groupe arcuata.
3 (4) Dernier tergite abdominal à angle postéro-interne non saillant vers
l’arrière; élargissement terminal du lobe médian du complexe sous-génital
à bord postérieur convexe; étranglement subterminal bien net, encadré
de 2 petites saillies; lobes latéraux du chaperon terminal de la capsule
ectophallique recourbés vers le bas (Desc., 1964, fig. 512-519).
W. arcuata Descamps, 1964, p. 220.
a (b) Lobe médian du complexe sous-génital à base étroite et déprimée;
fémurs médians relativement grêles; lobes latéraux du chaperon
terminal de la capsule ectophallique très fortement recourbés vers
le bas.
W. a. arcuata Descamps, 1964.
b (a) Lobe médian du complexe sous-génital à base beaucoup plus large
et non déprimée; fémurs médians épais; lobes latéraux du chaperon
terminal de la capsule ectophallique moins recourbés vers le bas.
W. a. sakaveana n. subsp., p. 220.
4 (3) Dernier tergite abdominal à angle postéro-interne saillant vers l’arrière;
élargissement terminal du lobe médian du complexe sous-génital à bord
postérieur non convexe; étranglement subterminal moins accentué, non
encadré de saillies; lobes latéraux du chaperon terminal de la capsule
ectophallique non recourbés vers le bas (Desc., 1964, fig. 520-525).
W. denticulaia Descamps, 1964.
a (b) Face ventrale du lobe médian du complexe sous-génital à moitié
basale parcourue par une forte dépression; élargissement terminal
à peu près aussi long que large, l’extrémité courbée ventralement,
les angles basaux saillants (Desc. et Wint., 1965, fig. 336-337).
W. d. denticulaia Descamps, 1964.
5 (2)
b (a) Face ventrale du lobe médian du complexe sous-génital légèrement
déprimée à la base; élargissement terminal plus long que large,
l’extrémité non courbée ventralement, les angles basaux très large¬
ment arrondis (Desc. et Wint., 1965, fig. 338-339).
W. d. bemokae Descamps et Wintrebert, 1965.
Articulations mandibulaires noires; bord supérieur des fémurs médians
arqué; taille moyenne pour le genre : F = 5,6-9,5 mm . 6
6 (17) Expansion médiane de l’avant-dernier tergite horizontale
née vers le bas .
ou un peu incli-
7 (15) Lobe médian du complexe sous-génital non sillonné ventralement ... 8
8 (16) Angle postéro-interne du dernier tergite non saillant vers l’arrière ... 9
9 (14) Face lisse; fémurs médians moyennement épais.
Groupe angulata.
10 (11) Lobes latéraux du complexe sous-génital de grande taille, l’angle postéro-
interne aigu et fortement saillant; lobe médian coudé dorsalement (Desc.,
1964, fig. 546-549).
W. angulata Descamps, 1964, p. 221.
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE
217
11 (10) Lobes latéraux du complexe sous-génital de plus petite taille, l’angle
postéro-interne arrondi et non saillant; lobe médian non coudé dorsale-
ment . 12
12 (13) Lobe médian du complexe sous-génital incliné dorsalement; élargissement
terminal à saillie médiane longue, mince et étroite (Desc., 1964, fig. 540-
545).
W. ampanihi Descamps, 1964, p. 222.
13 (12) Lobe médian du complexe sous-génital courbé dorsalement; élargissement
terminal à saillie médiane courte, épaisse et large (fig. 590, 592).
W. orienlalis n. sp., p. 222.
14 (9) Face calleuse, pourvue de 2 bombements sous les sillons transverses;
fémurs médians nettement plus épais (fig. 602).
W. crassipes n. sp., p. 224.
15 (7) Lobe médian du complexe sous-génital profondément sillonné sur toute
la longueur à la face ventrale (Desc., 1964, fig. 550-553).
W. teteforti Descamps, 1964.
a (b) Angles latéro-postérieurs de l’expansion de l’avant-dernier tergite
étroitement arrondis; élargissement terminal du lobe médian du
complexe sous-génital subcarré, la face ventrale marquée d’une
petite crête en forme de chevron à pointe dirigée vers l’arrière
(Desc. et Wint., 1965, fig. 344-345).
W. t. teteforti Descamps, 1964.
b (a) Angles latéro-postérieurs de l’expansion de l’avant-dernier tergite
largement arrondis; élargissement terminal du lobe médian du
complexe sous-génital plus large et beaucoup plus épais; subrectan-
gulaire, la face ventrale fortement concave, la concavité surmontée
d’une crête, en arc de cercle, très fortement saillante (Desc. et Wint.,
1965, fig. 340-343).
W. t. andranovatae Descamps et Wintrebert, 1965, p. 225.
16 (8) Angle postéro-interne du dernier tergite très nettement saillant vers
l’arrière (Desc. et Wint., 1965, fig. 347-354).
W. donskoffi Descamps et Wintrebert, 1965, p. 226.
17 (6) Expansion médiane de l’avant-dernier tergite fortement courbée vers le
bas. 18
18 (19) Angle postéro-interne du dernier tergite non saillant vers l’arrière; face
peu bosselée; lobe médian du complexe sous-génital à base relativement
étroite.
Expansion médiane de l’avant-dernier tergite non découpée et forte¬
ment élargie vers l’arrière (Desc., 1964, fig. 531-537).
W. tulearensis Descamps, 1964, p. 226.
19 (18) Angle postéro-interne du dernier tergite très nettement saillant vers
l’arrière; face très fortement bosselée; lobe médian du complexe sous-
génital très large à la base (fig. 611, 612).
Expansion médiane de l’avant-dernier tergite fortement bombée de
profil, le bord postérieur sinué f? inconnue).
W. tsihombeana n. sp., p. 227.
20 (1) Face dépourvue de plages noires sous les antennes, parfois marquée de
2 petits croissants noirs, alors fémurs des 3 paires tachés de noir. 21
21 (34) Expansion médiane de l’avant-dernier tergite horizontale ou un peu
inclinée vers le bas. 22
22 (23) Lobe médian du complexe sous-génital profondément sillonné sur toute la
longueur à la face ventrale (fig. 620).
W. canaliculata n. sp., p. 228.
Source : MNHN, Paris
218 M. DESCAMPS
23 (22) Lobe médian du complexe sous-génital non sillonné ventralement .. 24
24 (27) Taille moyenne : F = 6,6-7,9 mm . 25
25 (26) Expansion médiane de l’avant-dernier tergite rectangulaire, transverse,
le bord postérieur très légèrement incisé; fémurs médians énormes; aire
membraneuse du complexe sous-génital entrant assez profondément
dans la base du lobe médian, celui-ci coudé; dernier tergite à angle postéro-
interne saillant (fig. 629-639).
W. inflatipes n. sp., p. 230.
26 (25) Expansion médiane de l’avant-dernier tergite élargie vers l’arrière, à
découpure médiane peu profonde mais bien nette; fémurs médians épais;
aire membraneuse du complexe sous-génital ne rentrant pas dans la base
du lobe médian, celui-ci incliné dorsalement; dernier tergite sans saillie
postéro-interne (fig. 640-649).
W. callosa n. sp., p. 232.
27 (24) Taille petite : F = 4,7-6,0 mm . 28
28 (33) Fémurs médians épais, le bord supérieur (vision latérale) arqué; élargisse¬
ment terminal du lobe médian du complexe sous-génital plus trapu (fig. 652).
Groupe pusilla.
29 (30) Expansion de l’avant-dernier tergite non découpée (fig. 654).
W. lavanoniae n. sp., p. 234.
30 (29) Expansion de l’avant-dernier tergite découpée en triangle . 31
31 (32) Expansion de l’avant-dernier tergite relativement longue, moins de 2 fois
plus large que longue, les angles postéro-externes peu saillants (Desc.,
1964, fig. 526-530).
W. pusilla Descamps, 1964, p. 235.
32 (31) Expansion de l’avant-dernier tergite courte, 3 fois plus large que longue,
les angles postéro-externes fortement saillants (fig. 663) inconnue).
W. tsivahae n. sp., p. 236.
33 (28) Fémurs médians minces, le bord supérieur (vision latérale) subrectiligne;
élargissement terminal du lobe médian du complexe sous-génital court
et large (fig. 669, 673).
W. ilampolae n. sp., p. 237.
34 (21) Expansion médiane de l’avant-dernier tergite fortement courbée vers le
bas. 35
35 (36) Insecte à bandes noires; expansion médiane de l’avant-dernier tergite
élargie vers l’arrière (fig. 681).
W. zébra n. sp., p. 238.
36 (35) Insecte marqué de noir à la base des épines des carènes supérieures des
fémurs postérieurs; expansion médiane de l’avant-dernier tergite non
élargie vers l’arrière (fig. 691) inconnue).
W. nigromaculala n. sp., p. 240.
CLÉ DES ESPÈCES (?)
1 (10) Face plane, non bosselée, de profil rectiligne ou très légèrement concave 2
2 (5) Découpure de la partie postérieure de la plaque sous-génitale en arc de
cercle très large; face ventrale des valves inférieures de l’oviscapte à crête
basale denticulée; capsule céphalique ne présentant aucune tache noire;
taille grande : F = 12,8-17,0 mm (Desc., 1964, fig. 518). 3
Source : MNHM, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE
219
3 (4) Valves inférieures de l’oviscapte plus courtes, armées de 5-6 dents sur le
bord externe; crête basale peu saillante; F = 12,8-14,6 mm.
W. arcuata Descamps, 1964, p. 220.
4 (3) Valves inférieures de l’oviscapte plus longues, armées de 8-9 dents sur le
bord externe; crête basale fortement saillante; F = 14,7-17,0 mm.
W. denticulata Descamps, 1964.
5 (2) Découpure de la partie postérieure de la plaque sous-génitale beaucoup
plus étroite, à angle rentrant très aigu; pas de crête basale denticulée à la
face ventrale des valves de l’oviscapte; articulations mandibulaires
noires; taille moyenne : F = 9,2-13,3 mm . 6
6 (7) Lobes terminaux de la plaque sous-génitale semi-circulaires; supports
basaux des valves inférieures de l’oviscapte à bord externe redressé
dorsalement, la partie redressée à angle postérieur bien net; tibias posté¬
rieurs à 1/4 postérieur rouge ou orange (Desc., 1964, fig. 563).
W. angulata Descamps, 1964, p. 221.
W. ampanihi Descamps, 1964, p. 222.
7 (6) Lobes terminaux de la plaque sous-génitale subrectangulaires; supports
basaux des valves inférieures de l’oviscapte à bord externe redressé
dorsalement, la partie redressée progressivement rétrécie vers l’arrière;
tibias postérieurs à moitié ou 1/4 postérieur jaune. 8
8 (9) Angle postéro-externe des lobes terminaux de la plaque sous-génitale
arrondi; moitié postérieure des tibias postérieurs jaune; une bande noire
sous-oculaire, se rétrécissant vers le bas (fig. 597).
W. orientalis n. sp., p. 222.
9 (8) Angle postéro-externe des lobes terminaux de la plaque sous-génitale
aigu; 1/4 postérieur des tibias postérieurs jaune; une tache noire sous-
oculaire (Desc., 1964, fig. 562).
W. teteforti Descamps, 1964, p. 225.
10 (1) Face plus ou moins bosselée, de profil plus ou moins fortement concave;
dans les cas douteux, soit 2 plages noires sous les antennes, soit face
déprimée de part et d’autre des carinules médianes à la partie inférieure 11
11 (26) Articulations mandibulaires brunes; dans le cas d’articulations mandi¬
bulaires noires, 2 plages noires sous les antennes . 12
12 (15) Valves inférieures de l’oviscapte sans crête basale denticulée à la face
ventrale ou à crête très imparfaite. 13
13 (14) Face presque lisse, déprimée de part et d’autre des carinules médianes
à la partie inférieure; valves inférieures de l’oviscapte à dent apicale
moyennement courbée.
Une bande dorsale brune.
W. crassipes n. sp., p. 225.
14 (13) Face à callosités très nettes; valves inférieures de l’oviscapte à dent apicale
peu courbée.
W. canaliculata n. sp., p. 230.
15 (12) Valves inférieures de l’oviscapte toujours pourvues d’une crête basale
denticulée très nette . 16
16 (17) Deux plages noires sous les antennes et 2 taches noires sous-oculaires;
face tectiforme à la partie inférieure.
W. donskoffi Descamps et Wintrebert, 1965, p. 226.
17 (16) Pas de plages noires sous les antennes ni de taches sous-oculaires; face
non tectiforme à la partie inférieure. 18
18 (21) Taille moyenne : F = 7,8-9,6 mm . 19
Source : MNHN, Paris
M. DESCAMPS
220
19 (20) Découpure de la partie postérieure de la plaque sous-génitale en forme
d’incision linéaire, relativement longue, délimitant des lobes terminaux
subrectangulaires à angle postéro-externe largement arrondi (fig. 635).
W. inflalipes n. sp., p. 230.
20 (19) Découpure de la partie postérieure de la plaque sous-génitale très courte,
délimitant des lobes terminaux très larges (fig. 645).
W. callosa n. sp., p. 232.
21 (18) Taille petite : F = 6,0-7,7 mm. 22
22 (25) Découpure de la partie postérieure de la plaque sous-génitale élargie vers
23 (24) Lobes terminaux de la plaque sous-génitale moins de 2 fois plus larges
que longs (fig. 655).
W. lavanoniae n. sp., p. 234.
24 (23) Lobes terminaux de la plaque sous-génitale plus de 3 fois plus larges
que longs (Desc., 1964, fig. 527).
W. pusilla Descamps, 1964, p. 235.
25 (22) Découpure de la partie postérieure de la plaque sous-génitale non élargie
vers l’avant. .
Lobes terminaux fortement rétrécis vers l’arrière, à angle postéro-externe
très largement arrondi (fig. 670).
W. itampolae n. sp., p. 237.
26 (11) Articulations mandibulaires noires; pas de plages noires sous les
antennes . 27
27 (28) Pronotum non ensellé de profil; face peu bosselée; une tache noire sous-
oculaire et une plage noire rétro-oculaire.
W. tulearensis Descamps, 1964, p. 226.
28 (27) Pronotum ensellé de profil; face très fortement bosselée; pas de tache noire
sous-oculaire ni de plage noire rétro-oculaire.
W. zébra n. sp., p. 238.
Wintrebertia arcuata Descamps, 1964
Descamps, 1964, p. 286, fig. 512-519.
Descamps et Wintrebert, 1965, p. 160, fig. 335.
Madagascar Sud-Sud-Ouest : Sakave, 30 km Est d’Antanimora, 12<? et 22?,
IV-1931 (A. Seurig). Antanimora, le? et 1?, 5-IV-1932 (A. Segrig). Tsihombe,
20 d et 72, 29-V-1968 (D. Wintrebert); 13c?, 5? et 9 larves, 3-III-1968 (D. Wintre¬
bert). Est de Tsihombe, 8c? et 3?, 14-XII-1967 (D. Wintrebert). Sud d’Ambato-
latsaka, le?, 6? et 1 larve, 10-VI-1963 (D. Wintrebert). Tanandava, 1?, 25-IV-1962
(D. Wintrebert). Muséum de Paris.
Signalisations antérieures : Ankiliarivo, localité du type; Etrobeke, Isoanala,
Fotadrevo, Sakoa, Ankalirano, Betioky-Sud, Tongay, Alomaka, Ambiky, Tongo-
bory, Andranomay, Ambatolatsaka.
Les signalisations nouvelles étendent sensiblement vers le Sud-Est l’aire de
répartition précédemment connue.
Wintrebertia arcuata sakaueana n. subsp.
c?. Holotype. Taille un peu plus grande et allure générale plus trapue que la
sous-espèce type. Profil de la face un peu concave vers le bas.
Angle postérieur des lobes latéraux du pronotum un peu plus large et moins
saillant. Fémurs antérieurs et médians plus épais ; rapport longueur / largeur des
fémurs médians = 3,33 contre 4,23 chez W. a. arcuata. Spinescence des carènes supé-
Source : MNHN, Paris
ETUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE 221
rieures des fémurs postérieurs de l’extérieur vers l’intérieur : 4-5; 5-6; 5-7 ( 4 - 9 -
pôslérieure 3 -47 étudiée ^ Ra PP ort longueur/largeur maximale des fémurs
Expansion médiane de l’avant-dernier tergite légèrement déclive, déprimée
le bord postérieur sinué et les angles postérieurs bien saillants. Bord postérieur
du dernier tergite sinué, 1 angle postéro-interne bien marqué mais non saillant
vers 1 arriéré. Lobe médian du complexe sous-génital à base très épaisse et for¬
tement convexe, progressivement rétréci jusqu’à l’étranglement subterminal.
Elargissement terminal subcarré, à bord postérieur un peu sinué et petite saillie
postéro-ventrale triangulaire. Lobes latéraux larges, l’angle postéro-externe très
largement arrondi, 1 angle postéro-interne bien saillant mais moins aigu que chez
la sous-espèce type. 8 4
Coloration comme chez W. a. arcuata.
Capsule ectophallique à chaperon terminal ascendant, les lobes latéraux un
peu inclinés vers le bas, ne masquant pas totalement les cornes latérales de profil
Partie médiane du chaperon terminal brune, les lobes latéraux noirs à bord externe
convexe en vision dorsale.
$• Ne peut apparemment pas être différenciée de W. a. arcuata.
4c?
10,5-11,0 (10,8)
P
2,3-2,4
Cy
2,98-3,08 (3,02)
Cm
2,30-2,47 (2,3!
Madagascar Sud-Sud-Ouest : Sakave, 30 km à l’Est d’Antanimora, le? holo-
type, 3c? paratypes, IV-1931 (A. Seyrig). Holotype au Muséum de Madrid; 2 para-
types au Muséum de Paris.
Ces insectes ont été trouvés dans un lot de 38 Winlrebertia arcuata portant
tous une étiquette rédigée de façon identique. A noter qu’ils proviennent de la
ümite Sud-Est de l’aire de répartition connue de cette espèce.
Wintreberlia angulata Descamps, 1964
Descamps, 1964, p. 300, fig. 546-549.
Descamps et Wintrebert, 1965, p. 164, fig. 335, 346.
$. Néallotype. Ne peut apparemment être différenciée de la $ de W. ampanihi.
Partie externe des supports basaux des valves inférieures de l’oviscapte rabattue
dorsalement, très bien visible de profil sous forme d’une pièce de largeur subcons¬
tante, brusquement interrompue à l’arrière, l’angle postéro-externe saillant, épineux
ou mucroné. r
La tache noire sous-oculaire fait parfois défaut chez les insectes desséchés.
F
10c? 8,1- 9,4 (8,7)
10$ 11,0-11,7(11,3)
P Cy
1,6-2,0 2,50-2,75 (2,60)
2,0-2,4 2,81-3,18 (2,95)
Cm
1,70-2,08 (1,90)
2,66-3,15 (2,85)
Madagascar Sud-Ouest : Ampandrandava, 62c?, 64$ et 4 larves, X1I-1931 à
I v -1932 (A. Seyrig). Bekily, 4c?, 10$, 111-1932 (A. Seyrig). Sakave, 4c? et 8$.
Ambahita, 6<? 19$ et 1 larve, 8-XII-1967 (D. Wintrebert).
Madagascar Sud-Sud-Ouest : Antanimora, 2$, IV-1932 (A. Seuriq). Nord-
Est d’Imanombo, 4c? et 4$, 10-XII-1967 (D. Wintrebert). Tsihombe, le? et 4$
14-XII-1967 (D. Wintrebert); 2c? et 2$, 3-III-1968 (D. Wintrebert); 3c? et 4$,
29-V-1968 (Mission White). Itampolo, 2c? et 3$, 27-V-1968 (Mission While).
Muséum de Paris.
Signalisations antérieures : Ampandrandava, localité du type; Itampolo
17 km au Nord de Fotadrevo, Sakoa.
L’aire de répartition de cet insecte, la plus étendue après celle des espèces
du groupe arcuata paraît être divisée en 2 parties séparées par l’espèce voisine
W. ampanihi; elle atteint la côte au Sud-Ouest (Itampolo) mais non pas au Sud;
à l’Est elle ne semble pas dépasser la Mandrare au-delà de laquelle se rencontre
la 3 e espèce du groupe W. orienlalis (fig. 589).
Source : MNHN, Paris
222
M. DESCAMPS
Winirebertia ampanihi Descamps, 1964
Descamps, 1964, p. 295, fig. 540-545, 563.
Descamps et Wintrebert, 1965, p. 164, fig. 335.
Madagascar Sud-Sud-Ouest : Nord d’Evazy, 3c? et 4$, 26-11-1968 (D. Wintre¬
bert). Muséum de Paris.
L’espèce n’était connue que par la série du type provenant des environs
d’AMPANIHY.
Wintrebertia orientalis n. sp.
(fig. 590-599)
<?. Holotype. Taille moyenne pour le genre; voisin de W. angulata. Face lisse,
de profil un peu concave à la partie inférieure.
Fémurs antérieurs épais, à face externe non carénée. Pattes médianes fortes;
rapport longueur / largeur du fémur = 2,47 ; tibia plus court que le fémur. Spines¬
cence des carènes supérieures des fémurs postérieurs : 3 ; 4-5 ; 5 (3,7 ; 3-6 ; 5-6 sur
l’ensemble de la série étudiée). Rapport longueur / largeur maximale des fémurs
postérieurs = 4,2.
Expansion médiane de l’avant-dernier tergite horizontale, subrectangulaire,
un peu déprimée, parcourue par une faible carinule, à découpure postérieure en
triangle; bords de la découpure subrectilignes; angles postérieurs étroitement
arrondis. Dernier tergite rebordé postérieurement, l’angle postéro-interne arrondi;
très peu saillant. Cerques relativement courts. Lobe médian du complexe sous-
génital courbé dorsalement, à base relativement épaisse, bombée, se rétrécissant
progressivement vers l’arrière; élargissement terminal transverse, subcordiforme,
les parties latérales un peu inclinées vers l’avant, la partie médiane épaisse, saillant
ventralement, délimitée par 2 carinules en V. Lobes latéraux très nettement moins
larges que chez W. angulata; b ord interne à concavité préapicale très marquée;
angle postéro-interne arrondi, non saillant.
Face à 2 plages noires sous-antennaires; scape antennaire et articulations
mandibulaires de coloration noire. Pour le reste, même type de coloration que chez
l’espèce type (W. arcuala).
Chaperon terminal de la capsule ectophallique à extrémité nettement redressée
dorsalement; cornes latérales bien visibles de profil; lobes latéraux à division en
2 lobules, bien nette en vision dorsale. Évaginations de la membrane de l’ouverture
postérieure à échinulations rousses peu visibles.
$. Allotype. Face lisse, subplane, de profil rectiligne au-dessous des antennes.
Spinescence des carènes supérieures des fémurs postérieurs : 4-5; 4-5; 6 (4-8; 4-8;
5- 8 sur l’ensemble de la série).
Partie externe des supports basaux des valves inférieures de l’oviscapte
rabattue dorsalement, la partie rabattue peu visible latéralement, se rétrécissant
progressivement vers l’arrière, sans angle postéro-externe différencié. Plaque sous-
génitale rétrécie vers l’arrière, la partie postérieure découpée en triangle à angle
rentrant prolongé par une incision à bords non contigus; lobes ainsi délimités
subrectangulaires, à angles postérieurs largement arrondis. Valves inférieures de
l’oviscapte sans crête basale denticulée à la face ventrale; dent apicale peu courbée;
6- 7 dents sur le bord externe.
Coloration générale verte. Face blanchâtre; articulations mandibulaires noires.
Joues à bande ivoire précédée d’une bande noire complète s’amincissant fortement
vers le bas, suivie d’une tache sombre à la partie supérieure, et d’une plage rouge
à la partie inférieure. Bord inférieur du pronotum longé d’une bande jaune verdâtre.
Tibias postérieurs à moitié basale verdâtre-et moitié apicale jaune.
Ampoule terminale de la spermathèque allongée à extrémité rétrécie.
F P Cy Cm
6c? 7,6- 8,0 (7,8) 1,5-1,6 2,44-2,54(2,50) 1,66-1,85(1,77)
4$ 9,7-10,5 (10,0) 1,8-1,9 2,69-2,80(2,75) 2,50-2,75 (2,61)
Madagascar Sud-Sud-Ouest : Forêt entre Tranomaro et Amboasary, 1 holo¬
type, 1$ allotype, 6c? et 3$ paratypes, ll-XII-1967 (D. Wintrebert). Muséum de
Paris.
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES
PSEUDOSCHMIDTIINAE
223
Source : MNHN, Paris
224
M. DESCAMPS
Winlreberlia crassipes n. sp.
(fig. 600-610)
S. Holotype. Taille moyenne pour le genre; allure générale trapue. Face à
2 bombements sous les sillons transverses, de profil un peu concave. Fastigium
du vertex relativement saillant; espace interoculaire à carinules latérales non
contiguës. Antennes épaisses, plus courtes que la distance comprise entre la suture
clypéale et l’extrémité du fastigium, un peu comprimées, tous les articles du flagelle
transverses ou subcarrés sauf le 1 er .
Fémurs antérieurs très épais, la face externe non carénée. Pattes médianes
fortes; rapport longueur/largeur du fémur = 2,37; tibia nettement plus court que
le fémur. Rapport longueur / largeur maximale du fémur postérieur = 4,0. Spines¬
cence des carènes supérieures des fémurs postérieurs : 6-8; 6; 6 (5-8; 4-8; 5-6).
Fig. 600-610. — Winlreberlia crassipes n. sp. r$, Ç. — 600. Extrémité abdominale rf 1 .latéra¬
lement. — 601. Extrémité du lobe médian du complexe sous-génital cf. — 602. Patte médiane c).
— 603. Bord postérieur de l’avant-dernier tergite S- — 604. Capsule ectophallique dorsalement. —
605. Extrémité abdominale <$ en vision ventro-apicale. — 606. Extrémité abdominale $ ventra-
lement. — 607. Épiphalle dorsalement. — 608. PÎafond de la bourse copulatrice et spermathèque.
— 609. Complexe phallique latéralement. — 610. Endophalle latéralement.
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE
225
Expansion médiane de l’avant-dernier tergite subhorizontale, subrectangulaire,
transverse, déprimée au milieu; partie postérieure découpée en triangle; lobes
ainsi délimités à extrémité arrondie, un peu courbée ventralement. Dernier tergite
à angle postéro-interne aigu, non saillant vers l’arrière. Lobe médian du complexe
sous-génital coudé dorsalement en angle obtus, l’angle de la coudure très largement
arrondi; base peu épaisse, progressivement rétrécie vers l’arrière; une carinule
parcourant les 2/3 postérieurs. Élargissement terminal transverse, rebordé latéra¬
lement, le bord postérieur trilobé; partie médiane saillant en triangle ventral.
Lobes latéraux très larges de profil, le bord postérieur anguleux vers le milieu ;
bord interne à concavité préapicale bien marquée; angle postéro-interne d’environ
Coloration générale verte. Face à 2 plages noires sous les antennes ; scape anten-
naire et articulations mandibulaires noirs. Joues plus claires que chez l’espèce type,
à bande brun-noir complète, suivie d’une bande claire, jaunâtre vers le bas; une
plage claire rétro-oculaire. Tibias postérieurs à 1/3 postérieur rouge.
Chaperon terminal de la capsule ectophallique ascendant; lobes latéraux
bilobés ; cornes latérales visibles de profil. Deux évaginations échinulées de part
et d’autre de l’ouverture génitale.
$■ Allotype. Face plus bosselée que celle du d, déprimée de part et d’autre
des carinules médianes à la partie inférieure, de profil subrectiligne. Antennes à
peine plus longues que le plus grand diamètre de l’œil.
Angle postérieur des lobes latéraux du pronotum largement arrondi, non
nettement saillant vers l’arrière. Spinescence des carènes supérieures des fémurs
postérieurs : 6-8 ; 6-7 ; 6 (4-9 ; 5-8 ; 6-7).
Partie postérieure de la plaque sous-génitale découpée en triangle à angle
rentrant prolongé par une courte incision; lobes ainsi délimités transverses, élargis
de l’intérieur vers l’extérieur, à angle postéro-externe marqué et angle postéro-
interne très largement arrondi. Valves inférieures de l’oviscapte sans crête basale
denticulée à la face ventrale (une carinule plus ou moins nette à son emplacement
normal, parfois marquée d’une ou 2 échinulations); 6-7 dents sur le bord externe;
dent apicale forte, moyennement courbée.
Coloration générale verte. Articulations mandibulaires noires; joues non
marquées de noir. Disque du pronotum parcouru par une bande longitudinale
brune se poursuivant sur l’abdomen (parfois faiblement marquée sur le pronotum).
Tibias postérieurs jaune verdâtre, le 1/4 apical rouge.
F P Cy Cm
10c? 7,5- 8,9 ( 8,3) 1,7-2,0 2,43-2,85 (2,72) 2,05-2,67 (2,38)
10$ 9,9-11,9 (10,6) 2,1-2,6 2,93-3,25 (3,05) 3,07-3,47(3,25)
Madagascar Sud-Sud-Ouest : Cap Sainte-Marie, le? holotype, 1$ allotype,
7c? et 9$ paratypes, 1 larve, 9-VI-1968 (Mission White) ; 7<? et 14$ paratypes,
1 larve, 29-V-1968 (Mission White); le? paratype, 14-XII-1967 (D. Wintrebert).
Muséum de Paris.
Tous ces insectes ont été capturés dans une faille de la falaise sur Dichrostachys
sp. et Composée arbustive à feuilles légèrement charnues.
Wintrebertia teleforti andranovatae Descamps et Wintrebert, 1965
Descamps et Wintrebert, 1965, p. 162, fig. 126, 335, 340-343.
Madagascar Sud-Sud-Ouest : Ouest d’Amboasary, 1<?, 1$ et 2 larves, 13-XI-
1967; 3c? et 12$, 8-VI-1968 (D. Wintrebert). 6 km Nord du cap Sainte-Marie,
le? et 2$, 29-V-1968 (Mission White). 6 km Est d’Amboasary, le?et 1$, 30-V-1968
(Mission White). 20 km Est d’Ambovombe, 20c? et 22$, 30-V-1968 (Mission
White). Muséum de Paris.
Signalisations antérieures : Andranovato (Sampona), localité du type;
Bedaro, Sampona, Tanambao, Behabobo, Beraketa (Behara), Marovato (Faux-
Cap).
Le c? provenant du Nord du cap Sainte-Marie, endroit situé à la limite de
l’aire de répartition des 2 sous-espèces, présente une expansion de l’avant-dernier
tergite à angles postérieurs étroits comme chez W. t. teteforti alors que la structure
du lobe médian du complexe sous-génital est typique de W. t. andranovatae.
15
Source : MNHN, Paris
226
M. DESCAMPS
Wintrebertia donskoffi Descamps et Wintrebert, 1965
Descamps et Wintrebert, 1965, p. 165, fig. 347-354.
$. Néallotype. Face tectiforme, pourvue de 2 grandes callosités sous les sillons
transverses, de profil rectiligne. Antennes un peu plus longues que le plus grand
diamètre de l’œil. Spinescence des carènes supérieures du fémur postérieur
(unique) : 7 ; 5 ; 5.
Plaque sous-génitale rétrécie vers l’arrière, la partie postérieure à courte
découpure un peu plus longue que large délimitant 2 lobes terminaux transverses,
subrectangulaires à bord postérieur un peu déclive vers la ligne médiane; angle
postéro-externe bien marqué, d’un peu plus de 90°; angle postéro-interne largement
arrondi. Partie externe des supports basaux des valves inférieures de l’oviscapte
rabattue dorsalement, la partie rabattue bien visible latéralement; angle postéro-
interne spiniforme. Valves inférieures de l’oviscapte à crête basale denticulée à
la face ventrale, oblique vers l’extérieur et vers l’avant; dent apicale peu recourbée;
9-10 dents très aiguës sur le bord externe.
Deux plages noires sous-antennaires, subrectangulaires à étranglement médian
(n’existent chez aucune autre espèce connue); face ventrale du scape antennaire
et articulations mandibulaires noires; joues à bande médiane claire, jaune en haut,
orange en bas, limitée à la partie supérieure par 2 taches, sous-oculaires noires, la
l re beaucoup plus petite que l’autre. Pattes vertes; tibias postérieurs vert-jaune,
l’extrémité rouge.
F P Cy Cm
9c? 5,6-7,5 (6,6) 1,2-1,5 1,98-2,51 (2,25) 1,48-1,87 (1,70)
1$ 10,1 1,7 2,70 2,50
Madagascar Sud-Sud-Ouest : Soalara', 1$ néallotype, 8c?, 16-III-1968 (D. Win-
treberi). Itampolo, le? et 1$, 24-11-1968 (D. Wintrebert). Muséum de Paris.
L’espèce n’était connue que par le c? holotype en provenance de Soalara.
Wintrebertia tulearensis Descamps, 1964
Descamps, 1964, p. 293, fig. 531-537.
Descamps et Wintrebert, 1965, p. 164, fig. 335.
?. Néallotype. Face légèrement déprimée à la partie inférieure de part et
d’autre des carinules médianes, pourvue de 2 bombements calleux sous les sillons
transverses, de profil subrectiligne. Antennes de longueur subégale au plus grand
diamètre de l’œil. Spinescence des carènes supérieures du fémur postérieur (unique) :
7; 6; 6.
Plaque sous-génitale non nettement rétrécie vers l’arrière, la partie postérieure
à découpure médiane très courte, à peu près aussi large que longue, délimitant
2 lobes terminaux 2 fois plus larges que longs, à angle postéro-externe très largement
arrondi. Angle postéro-externe des supports basaux des valves inférieures de l’ovis-
capte aigu mais non spiniforme. Valves inférieures de l’oviscapte à crête basale
denticulée, oblique vers l’extérieur et vers l’avant; dent apicale moyennement
recourbée.
Articulations mandibulaires noires; joues à 2 taches noires sous-oculaires,
séparées par un petit espace clair, la l re nettement plus petite que l’autre. Pattes
brunes (?); face externe des fémurs postérieurs à bande noire juxtamédiane;
épines des carènes supérieures des fémurs et épines des tibias postérieurs implantées
au milieu d’une petite plage noire; extrémité des tibias postérieurs rougeâtre et
face inférieure brun-noir à la partie médiane. Une plage noire sur le 1 er tergite
abdominal ; sur les autres tergites, carinule médiane claire bordée de 2 lignes brun-
noir. Quelques taches noires à l’extrémité de l’abdomen. Face interne des valves
de l’oviscapte noire.
F
4c? 6,6-7,6 (7,0)
2$ 7,5-9,0
P Cy Cm
1,4 2,06-2,34(2,16) 1,50-1,60(1,53)
1,5-1,6 2,18-2,43 (2,30) 1,98-2,25 (2,11)
Source : MNHM, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTHNAE
227
Madagascar Sud-Sud-Ouest : 20 km à l’Est d’Itampolo, 1 $ néallotype, 2c? et 12,
27-V-1968 (Mission White). Soalara, le?, 22-11-1968 (D. Winlrebert). Itampolo,
le?, 24-11-1968 (D. Wintrebert). Muséum de Paris.
L’espèce n’était connue que par le c? holotype en provenance de Tuléar.
Wintrebertia tsihombeana n. sp.
(fig. 611-618)
c?. Holotype. Taille moyenne pour le genre. Face calleuse : 2 bombements
semi-circulaires sous les sillons transverses, prolongés par une ride oblique atteignant
l’angle inféro-externe ; profil très nettement concave. Yeux fortement saillants, peu
allongés. Antennes (?)
Source : MNHN, Paris
228
M. DESCAMPS
Pronotum court, à lobes latéraux rugueux. Fémurs antérieurs épais, la face
externe non carinulée. Pattes médianes moyennement fortes; rapport longueur/lar¬
geur du fémur = 2,66; tibia plus court que le fémur. Spinescence des carènes supé¬
rieures des fémurs postérieurs : 6-7; 6; 6-7. Rapport longueur / largeur maximale
du fémur postérieur = 4,1. . . ,
Expansion médiane de l’avant-dermer tergite très fortement inclinée vers le
bas, fortement gibbeuse à la base en vision latérale, un peu élargie vers l’arrière,
déprimée transversalement le long du bord postérieur, ce dernier épaissi, à légère
encoche médiane et parties latérales sinueuses; une épaisse carène médiane incom¬
plète sur la partie déclive. Partie postérieure de l’avant-dernier tergite proprement
dit à sillon transverse fin, sinueux. Dernier tergite à angle postéro-interne aigu,
très fortement saillant vers le haut et vers l’arrière. Lobe médian du complexe
sous-génital coudé à angle droit bien en arrière du milieu, l’angle de la coudure
largement arrondi; base large et convexe; élargissement terminal subrectangulaire,
transverse, les bords latéraux convexes à la partie inférieure et un peu courbés
ventralement, la partie postérieure divisée en 3 lobules de taille subégale; lobule
médian triangulaire, souligné par une petite crête ventrale en V. Lobes latéraux à
bord interne pourvu d’une concavité préapicale bien marquée; angle postéro-
interne aigu et saillant; angle postéro-externe très largement arrondi.
Face à 2 plages noires arrondies sous les antennes; articulations mandibulaires
et face ventrale du scape antennaire noires; joues brunes à plage postérieure jaune
surmontée de 2 plages brun sombre l’une touchant l’œil, l’autre la suture occipitale;
vertex brun à taches plus foncées vers l’arrière. Pattes vertes; tibias postérieurs
rouges à l’extrémité. .. ,
Capsule ectophallique à chaperon terminal non ascendant; cornes latérales
visibles de profil; lobes latéraux à bord externe convexe; évaginations échinulées
de la membrane du phallotrème petites mais bien nettes.
$ inconnue.
F P Cy Cm
1<J 8,3 1,5 2,66 2,13
Madagascar Sud-Sud-Ouest : Tsihombe, ld 1 holotype, 29-V-1968 (Mission
While). Muséum de Paris.
Wintrebertia canaliculata n. sp.
(fig. 619-628)
(J. Holotype. Taille moyenne pour le genre. Face fortement calleuse, de profil
subrectiligne. Espace interoculaire à carinules latérales divergentes vers l’arrière.
Yeux larges et saillants. Antennes de longueur subégale à la distance comprise
entre la suture clypéale et l’extrémité du fastigium ; aucun article du flagelle, sauf
le 1 er , plus long que large.
Pronotum court. Fémurs antérieurs épais, la face externe non carinulée. Pattes
médianes fortes; rapport longueur/ largeur du fémur = 2,32; tibia nettement plus
court que le fémur. Plaque sternale à déclivité prosternale accentuée; lobes méta-
sternaux fortement déclives vers l’extérieur. Spinescence des carènes supérieures
des fémurs postérieurs : 4-5; 5; 5. Rapport longueur/largeur maximale des fémurs
postérieurs = 4,1.
Expansion médiane de l’avant-dernier tergite horizontale, un peu plus large
que longue, déprimée, à très fine carinule médiane, non élargie vers l’arrière, la
partie postérieure à petite découpure triangulaire; angles postérieurs largement
arrondis. Angle postéro-interne du dernier tergite non saillant. Lobe médian du
complexe sous-génital un peu courbé dorsalement, la base large, progressivement
rétrécie jusqu’à l’étranglement subterminal; face ventrale à très forte dépression
triangulaire limitée par 2 épaisses carènes se rejoignant juste avant l’élargissement
terminal et se prolongeant sur celui-ci sous forme d’une carène unique; élargisse¬
ment terminal subcordiforme à lobule médian faisant fortement saillie ventrale¬
ment et prolongé vers le bas par une crête dessinant un ovale ventral. Lobes laté¬
raux étroits, le bord externe régulièrement convexe; bord interne à très forte
concavité préapicale, l’angle postéro-interne aigu et saillant, non courbé vers
l’intérieur.
Pas de taches noires sous les antennes ni sur les joues; scape antennaire non
marqué de noir; articulations mandibulaires brunes. Pattes vertes; tibias postérieurs
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES
PSEUDOSCHMIDTIINAE
229
Fig. 619-628. — Wintrebertia canaliculata n. sp. rf, O. — 619. Extrémité ahriominale J
comrf^ e ^.ns"7én?tai ^ a H mêm i e en y ision „^entro-apicale. — 621. . Extrémité du lobe médian du
complexe sous-génital r$ dorsalement. — 622. Patte médiane rf. — 623. Extrémité abdominale 9
ventralement. — 624. Capsule ectophallique dorsalement. — 625- Bord postérieur de l’avant
l e i r "‘ e '' t . er S lte cf- — 626. Complexe phallique latéralement. — 627. Extrémité du lobe médian
du complexe sous-génital <?. — 628. Endophalle latéralement.
Source : MNHN, Paris
M. DESCAMPS
à extrémité orangée. A l’extrémité de l’abdomen, seuls le bord postérieur de 1 expan¬
sion de l’avant-dernier tergite et celui des plaques infracercales marqués de noir.
Chaperon terminal de la capsule ectophallique redressé à 1 extrémité; cornes
latérales épaisses, bien visibles de profil et en partie dorsalement; lobes latéraux à
bord externe incurvé. . ... . , .. ,
o Allotype. Capsule céphalique relativement élargie au niveau des articula¬
tions mandibulaires. Spinescence des carènes supérieures des fémurs postérieurs :
6 " 7 ’ Plaque^sous-génitale un peu rétrécie vers l’arrière; partie postérieure à décou-
Dure courte et étroite, séparant 2 lobes terminaux rectangulaires a bord postérieur
en oblique vers la ligne médiane et angle postéro-externe largement arrondi.
Supports basaux des valves inférieures de l’oviscapte à angle postéro-interne
mucroné. Valves inférieures de l’oviscapte sans crête basale denticulée a la face
ventrale; dent apicale peu recourbée; 6-7 dents sur le bord externe.
Articulations mandibulaires brunes; joues non marquées de noir, iibias
postérieurs jaune orangé.
lcf
1?
F
8,2
10,8
P
1,4
1,8
Cy
2,64
3,17
Cm
2,12
3,22
Madagascar Sud-Sud-Ouest : Antaritarika, lcf holotype, 1? allotype, 29-11-
1968 (D. Wintrebert). Muséum de Paris.
Wintrebertia inflatipes n. sp.
(fig. 629-639)
cf Holotype. Taille moyenne pour le genre; allure générale trapue. Face à
callosités très prononcées, un peu déprimée de part et d’autre des carinules médianes
à la partie inférieure; profil un peu concave. Espace interoculaire à carinules
latérales fortement divergentes vers l’arrière. Antennes épaisses, un peu comprimées,
de longueur subégale à la distance comprise entre la suture clypéale et 1 extrémité
du fastigium; aucun article du flagelle plus long que large.
Pronotum court. Fémurs antérieurs très épais, la face externe non carmulée.
Pattes médianes monstrueuses, le fémur rappelant celui de certains Carcinomastax ;
rapport longueur / largeur du fémur = 2,13; tibia bien plus court que le fémur.
Pattes postérieures très fortes; rapport longueur / largeur maximale du fémur = 3,8
contre 5,2 chez W. arcuata; spinescence des carènes supérieures : 5-7; b; 5-b (5-/;
5-6; 5-7 dans la série étudiée).
Expansion médiane de l’avant-dernier tergite horizontale, rectangulaire,
déprimée, parcourue par une fine carinule, le bord postérieur légèrement sinué, a
très faible encoche médiane (parfois à découpure triangulaire très peu profonde).
Dernier tergite à angle postéro-interne aigu, saillant vers 1 arrière et vers le haut.
Aire membraneuse du complexe sous-génital rétrécie à l’arrière et faisant assez
profondément saillie au-delà du bord postérieur des aires latérales. Lobe médian
du complexe sous-génital coudé dorsalement en angle obtus; base épaisse, subplane,
partie postérieure à la coudure, carinulée; élargissement terminal subrectangulaire,
l’extrémité divisée en 3 lobules; lobule médian saillant ventralement et souligné
par une petite crête en V inversé à branches atteignant le rétrécissement préapical.
Lobes latéraux étroits; bord interne à concavité préapicale très marquée; angle
postéro-interne aigu, saillant, courbé vers l’intérieur et invisible de profil; angle
postéro-externe largement arrondi.
Pas de taches noires sur la capsule céphalique; face marquée de brun; arti¬
culations mandibulaires brunes. Pattes vertes; tibias postérieurs verdâtres. 1er-
gites 6 et 7 à taches latérales brunes; 2 plages de même couleur sur le 8 e stermte.
A l’extrémité de l’abdomen, seuls le bord postérieur de l’expansion de 1 avant-
dernier tergite et celui des plaques infracercales marqués de noir.
Chaperon terminal de la capsule ectophallique peu ascendant, les cornes
latérales bien visibles de profil, lobes latéraux à bord externe convexe.
$. Allotype. Face à 2 forts bombements juxtamédians. Antennes pas plus
longues que le plus grand diamètre de l’œil. Pronotum court, nettement ensellé.
Spinescence des carènes supérieures des fémurs postérieurs : 6; 6; 6-8 (5-8; 5-/,
5-6 dans la série étudiée).
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE
231
,oi 629 i„ 39 ; — Wintrebertia inflatipes n. sp. $• — 629. Extrémité abdominale A laté-
e , en J 1 ! 10 , 11 y entro ' a P lcalc - — 631 ■ Extrémité du lobe médian du complexe
I'oYd P' ~ .5 3 . 2 ’ PI ? fo ïï d de la bourse copulatrice et spermathèque. — 633. Patte médiane A.
~ B °J d Postérieur de l’avant-dernier tergite tf. — 635. Extrémité abdominale 2 ventrale-
®f nt -"T.. 636 - Guide-œuf, face dorsale. — 637. Complexe phallique latéralement. — 638. Capsule
ectophalhque dorsalement. — 639. Endophalle latéralement.
Source : MNHN, Paris
232
[. DESCAMPS
Plaque sous-génitale à découpure postérieure étroite, séparant 2 lobes termi¬
naux subrectangulaires à angles postérieurs largement arrondis. Valves inférieures
de l’oviscapte à crête basale denticulée; dent apicale peu recourbée; 6-7 dents sur le
bord externe. .
Coloration générale verte; capsule céphalique sans taches noires; articulations
mandibulaires brunes; tibias postérieurs verts à la base, jaunes à l’extrémité.
Certains exemplaires paraissent devoir être bruns sur le vif et présentent une
petite tache noire en croissant sur la face et une plage brun-noir sur les joues.
Guide-œuf rétréci vers l’arrière mais non nettement triangulaire. Ampoule
de la spermathèque à étranglement juxtamédian, la partie terminale subsphérique,
la partie basale allongée.
P Cy Cm
1.3- 1,6 (1,4) 2,30-2,58 (2,46) 2,04-2,27 (2,11)
1.3- 1,5 (1,4) 2,53-2,72 (2,62) 2,74-3,07 (2,89)
F
10c? 6,6-7,9 (7,3)
10$ 7,8-9,6 (8,4)
Madagascar Sud-Sud-Ouest: Cap Sainte-Marie, 6 km au Nord, le? holotype,
1$ allotype, 7<? et 16$ paratypes, 3 larves, 29-V-1968 (Mission White) ; 15 km
au Nord, 3c? et 3$ paratypes, 3 larves, 15-XII-1967 (D. Wintrebert). Insectes
capturés sur Dichrostachys sp. Muséum de Paris.
Wintrebertia callosa n. sp.
(fig. 640-649)
<?. Holotype. Taille moyenne pour le genre; allure générale trapue. Face à
2 fortes callosités se prolongeant jusqu’à l’angle inféro-externe, de profil un peu
concave à la partie inférieure. Espace interoculaire à carinules divergentes vers
l’arrière. Antennes épaisses et un peu comprimées, le 7 e article à partir de l’apex
un peu plus long que large. . , , . ...
Pronotum court. Fémurs antérieurs épais, la face externe non carmulée.
Pattes médianes fortes; rapport longueur / largeur du fémur = 2,58; tibia plus
court que le fémur. Pattes postérieures très fortes; rapport longueur / largeur'maxi¬
male du fémur = 3,7. Spinescence des carènes supérieures : 6; 4-5; 4-5 (4-6; 3-5;
4-5 dans la série étudiée).
Expansion médiane de l’avant-dernier tergite trapézoïdale, elargæ vers
l’arrière et un peu inclinée vers le bas, le bord postérieur rectiligne de part et d’autre
de la découpure médiane triangulaire; angles postérieurs de 90°, arrondis. Angle
postéro-interne du dernier tergite droit, arrondi, absolument pas saillant. Cerques
longs et fins, bien incurvés; plaques infracercales étroites en vision dorsale. Lobe
médian du complexe sous-génital coudé à angle obtus au niveau du 1/3 basal;
partie antérieure à la coudure triangulaire en vision ventrale, très légèrement
bombée; partie postérieure à la coudure s’élargissant progressivement vers l’arrière,
à carène médiane vive; élargissement terminal subrectangulaire, de section trian¬
gulaire, les parties latérales inclinées vers l’avant, l’extrémité divisée en 3 lobules
peu saillants ; lobule médian un peu plus long que les latéraux, épais, la face ventrale
à petite crête en U à branches dirigées vers le bas. Lobes latéraux à bord interne
sinueux, la concavité préapicale large et peu profonde; pas d’angle postéro-interne
différencié. _ . . .
Aucune marque noire sur la capsule céphalique; articulations mandibulaires
brunes. Pattes vertes; tibias postérieurs verts à la base puis rouge violacé, plus vif
vers l’extrémité. Lobes latéraux du complexe sous-génital bien marqués de noir;
plaque sus-anale et plaques infracercales noires ; extrémité du lobe médian brun-
11011 Épiphalle à crochets peu courbés, réunis à la base par 2 apophyses latérales
se rejoignant sur la ligne médiane. Extrémité du chaperon terminal de la capsule
ectophallique redressée dorsalement à la verticale; cornes latérales bien visibles
latéralement et dorsalement; lobes latéraux à extrémité étroitement arrondie en
vision dorsale. .
$. Allotype. Profil de la face concave. Pronotum ensellé. Spinescence des
carènes supérieures des fémurs postérieurs : 4-7; 4-5; 5-6.
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE
233
Fio. 640-649. — Wintrebertia callosa n. sp. çf, 2. — 640. Extrémité abdominale latéra¬
lement. — 641. La même en vision ventro-apicale. — 642. Épiphalle dorsalement. — 643. Extrémité
du lobe médian du complexe sous-génital j 1 . — 644. Bord postérieur de l’avant-dernier tergite
— 645. Extrémité abdominale 2 ventralement. — 646. Patte médiane rf. — 647. Complexe phal¬
lique latéralement. — 648. Capsule ectophallique dorsalement. — 649. Endophalle latéralement.
Source : MNHN, Paris
234
M. DESCAMPS
Plaque sous-génitale non rétrécie vers l’arrière, à découpure postérieure
courte et étroite. Lobes terminaux plus de 3 fois plus larges que longs, à bord
postérieur convexe; angle postéro-interne largement arrondi; angle postéro-
externe obtus. Supports basaux des valves inférieures de l’oviscapte à angle
postéro-interne spiniforme. Valves inférieures de l’oviscapte à crête basale denti-
culée, légèrement oblique; dent apicale moyennement recourbée; 5-6 dents sur le
bord externe.
Insecte brun varié de vert. Capsule céphalique sans taches noires. Tibias
postérieurs verts à la base, le 1/3 apical rouge orangé.
F P Cy Cm
4c? 7,5- 7,7 1,3-1,5 2,32-2,68 (2,50) 1,95-2,08 (2,01)
2? 9,2-10,0 1,5-1,6 2,68-2,81 (2,74) 2,70-3,02 (2,86)
Madagascar Sud-Sud-Ouest : Ouest d’Amboasary, 1? holotype, 1? allotype,
3? et 15 paratypes, 8-VI-1968 (Mission White) ; l^paratype, 13-XII-1967 (D.Win-
treberl). Insectes récoltés particulièrement sur Dichrostachys sp. Muséum de Paris.
Wintreberlia lavanoniae n. sp.
(fig. 650-658)
?. Holotype. Taille petite pour le genre; allure de W. pusilla. Face à 2 callo¬
sités bien marquées. Espace interoculaire à carinules latérales non contiguës.
Antennes épaisses, tous les articles du flagelle, sauf le 1 er , transverses.
Pronotum court. Plaque sternale à relief très accusé. Fémurs antérieurs
épais, la face externe à carinule faiblement indiquée à la partie basale. Pattes
médianes fortes; rapport longueur / largeur du fémur = 2,33; tibia plus court
que le fémur. Pattes postérieures très fortes ; rapport longueur / largeur maximale
du fémur = 3,7. Spinescence des carènes supérieures du fémur postérieur (unique) :
5; 6; 4.
Expansion médiane de l’avant-dernier tergite subrectangulaire, un peu rétrécie
vers l’arrière, horizontale, déprimée, parcourue par une carinule assez épaisse;
bord postérieur à petite encoche médiane triangulaire; angles postérieurs droits.
Angle postéro-interne du dernier tergite aigu, saillant vers l’arrière et vers le haut.
Aire membraneuse du complexe sous-génital faisant saillie vers l’arrière au-delà
du bord postérieur des aires latérales. Lobe médian du complexe sous-génital coudé
dorsalement, la base triangulaire, large et un peu bombée en vision ventrale;
partie postérieure à la coudure progressivement rétrécie vers l’arrière, à crête
ventrale vive. Élargissement terminal transverse et subcordiforme, l’extrémité
divisée en 3 lobules; lobules latéraux à extrémité arrondie et bord externe convexe;
lobule médian plus petit, saillant ventralement, à petite carène ventrale en V à
branches dirigées vers le bas. Lobes latéraux étroits; bord interne à concavité
préapicale bien marquée; angle postéro-interne subaigu, peu saillant.
Aucune marque.noire sur la capsule céphalique; articulations mandibulaires
brunes. Pattes vertes ; tibias postérieurs verdâtres, la face inférieure brune. Parties
latérales des tergites 6 et 7 marquées de brun. Extrémité abdominale marquée de
noir sur le bord postérieur de l’expansion de l’avant-dernier tergite et à l’extrémité
des plaques infracercales seulement. Une petite tache brune à la base des épines
de la carène supéro-médiane des fémurs postérieurs.
Capsule ectophallique à forte concavité médiane du bord dorsal (vision
latérale); extrémité du chaperon terminal redressée; cornes latérales bien visibles
de profil; lobes latéraux à bord externe convexe en vision dorsale.
5. Allotype. Angle postérieur des lobes latéraux du pronotum largement
arrondi et un peu saillant vers l’arrière. Spinescence des carènes supérieures des
fémurs postérieurs : 6; 5-6; 6-7.
Plaque sous-génitale rétrécie vers l’arrière, à découpure médiane courte et
étroite, un peu élargie vers l’avant; lobes terminaux rectangulaires, moins de 2 fois
plus larges que longs, à angle postéro-interne droit et angle postéro-externe obtus,
les 2 largement arrondis. Valves inférieures de l’oviscapte à crête basale nette
mais peu denticulée; dent apicale peu courbée; 5-6 dents sur le bord externe.
Insecte vert; articulations mandibulaires brunes; pas de taches noires. Tibias
postérieurs verdâtres.
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE
235
F P Cy Cm
le? 5,3 0,9
2$ 6,9-7,7 1,2-1,3 2,22-2,45 (2,33) 2,58-2,87 (2,72)
Madagascar Sud-Sud-Ouest : Lavanono, le? holotype, 1$ allotype, 1? paratype,
1 larve, 28-V-1968 (Mission White). Muséum de Paris.
Fig. 650-658. — Winlrebertia lavanoniae n. sp. çf, 2- — 650. Extrémité abdominale c?
latéralement. — 651. La même en vision ventro-apicale. — 652. Extrémité du lobe médian du
complexe sous-génital e?- — 653. Patte médiane (?. — 654. Bord postérieur de l’avant-dernier
tergite e?- — 655. Extrémité abdominale $ ventralement. — 656. Capsule ectophallique latéra¬
lement. — 657. La même dorsalement. — 658. Endophalle latéralement.
Wintrebertia pusilla Descamps, 1964
Descamps, 1964, p. 291, fig. 526-530.
Descamps et Wintrebert, 1965, p. 167, fig. 355.
Madagascar Sud-Sud-Ouest : Saodono, 1<?, 42 et 1 larve, 17-XII-1967 (D. Win¬
trebert). Muséum de Paris.
Signalisations antérieures : Androka, tombeaux blancs, localité du type;
Saodono.
Source : MNHN, Paris
236
M. DESCAMPS
Winlrebertia tsivahae n. sp.
(fig. 659-666)
cf. Holotype. Taille petite pour le genre; allure de W. pusilla. Face à 2 callo¬
sités bien marquées. Espace interoculaire à carinules latérales non contiguës.
Pronotum court. Fémurs antérieurs épais, la face externe non carinulée.
Pattes médianes moyennement fortes; rapport longueur / largeur du fémur = 2,66;
tibia plus court que le fémur. Pattes postérieures très fortes; rapport longueur / lar¬
geur maximale du fémur = 3,7. Spinescence des carènes supérieures des fémurs
postérieurs : 5; 6; 5.
Fig. 659-666. — Winlrebertia tsivahae n. sp. (J. — 659. Extrémité abdominale latéralement.
— 660. La même en vision ventro-apicale. — 661. Extrémité du lobe médian du complexe sous-
génital. — 662. Patte médiane. — 663. Bord postérieur de l’avant-dernier tergite. — 664. Capsule
ectophallique dorsalement. — 665. La même latéralement. — 666. Endophafle latéralement.
Expansion médiane de l’avant-dernier tergite subrectangulaire, horizontale,
très courte, environ 3 fois plus large que longue, le bord postérieur sinueux et les
angles postérieurs fortement saillants vers l’arrière, surélevés par rapport au
centre de l’expansion; une dépression sur l’avant-dernier tergite proprement dit.
Dernier tergite à angle postéro-interne très fortement saillant vers l’arrière. Aire
membraneuse du complexe sous-génital à bord postérieur largement arqué. Lobe
médian coudé à angle obtus au-delà du milieu, l’angle de la coudure bien saillant
(structure comparable à celle de W. tsihombeana ); partie basale triangulaire,
longue, un peu bombée et redressée dorsalement à l’extrémité. Élargissement
terminal faisant immédiatement suite à la partie basale, transverse, à bords
latéraux excurvés, l’extrémité divisée en 3 lobules; lobule médian un peu plus
large que les latéraux, ne faisant pratiquement pas saillie ventralement. Lobes
latéraux à forte concavité préapicale du bord interne; angle postéro-interne très
aigu et fortement saillant.
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE
237
Pas de plages noires sous-antennaires; articulations mandibulaires brunes;
une tache noire sous-oculaire sur les joues. Extrémité abdominale marquée de
noir sur le bord postérieur de l’expansion de l’avant-dernier tergite et à l’extrémité
des plaques infracercales seulement.
Capsule ectophallique à forte encoche du bord dorsal au 1/3 postérieur (vision
latérale); chaperon terminal à extrémité redressée; cornes latérales épaisses,
bien visibles de profil et en partie dorsalement; lobes latéraux à bord externe
convexe en vision dorsale.
$ inconnue.
F P Cy Cm
le? 5,4 1,0 1,99 1,65
Madagascar Sud-Sud-Ouest : Tsivaha, le? holotype, 2 larves $, 24-VIII-1968
(D. Winlrebert). Muséum de Paris.
Wintrebertia itampolae n. sp.
(fig. 667-675)
e?. Holotype. Taille petite pour le genre; allure de W. pusilla. Face subtecti-
forme, à 2 forts bombements sous les sillons transverses, déprimée latéralement
à la partie inférieure, de profil rectiligne. Antennes comprimées à l’extrémité,
nettement plus courtes que la distance comprise entre la suture clypéale et l’extré¬
mité du fastigium, tous les articles du flagelle transverses. Espace interoculaire à
carinules latérales subcontiguës.
Fio. 667-675. — Wintrebertia itampolae n. sp. rf, Ç. — 667. Extrémité abdominale ç? latéra¬
lement. — 668. La même en vision ventro-apicale. — 669. Patte médiane ç?. — 670. Extrémité
abdominale 2 ventralement. — 671. Capsule ectophallique latéralement. — 672. La même dorsa¬
lement. — 673. Extrémité du lobe médian du complexe sous-génital d 1 . —■ 674. Bord postérieur
de l’avant-dernier tergite ç?. — 675. Endophalle latéralement.
Source : MNHN, Paris
238
M. DESCAMPS
Pronotum court. Plaque sternale à relief peu accusé mais à forte déclivité
mésosternale. Fémurs antérieurs minces, la face externe carinulée. Pattes médianes
faibles; rapport longueur / largeur du fémur = 3,17; tibia de longueur subégale à
celle du fémur. Pattes postérieures fortes; rapport longueur / largeur maximale
du fémur = 3,9. Spinescence des carènes supérieures des fémurs postérieurs :
4; 4; 5-6. Lobe supéro-interne des genoux postérieurs un peu plus long que le lobe
supéro-externe.
Expansion médiane de l’avant-dernier tergite très large, environ 3 fois plus
large que longue, rectangulaire, transverse, à grande découpure triangulaire attei¬
gnant presque le tergite proprement dit; bords de la découpure sinUés; angles
postérieurs très fortement saillants vers l’arrière. Avant-dernier tergite déprimé
en avant de l’expansion. Dernier tergite à angle postéro-interne fortement saillant
en oblique vers le haut et vers l’arrière. Aire membraneuse du complexe sous-
génital faisant saillie vers l’arrière au-delà du bord postérieur des aires latérales.
Lobe médian coudé à angle droit dorsalement un peu avant le milieu ; partie anté¬
rieure à la coudure triangulaire et fortement déprimée; partie postérieure à la
coudure très étroite. Élargissement terminal court et large, environ 2 fois plus
large que long, déprimé latéralement, l’extrémité divisée en 3 lobules; lobule
médian plus court que les latéraux, non saillant ventralement. Lobes latéraux
larges, le bord interne à concavité préapicale bien marquée mais peu profonde;
angle postéro-interne aigu et bien saillant.
Face marquée de brun sous les antennes; articulations mandibulaires brunes;
joues et dessus de la tête marqués de brun. Fémurs postérieurs à bande brune
transverse en position médiane; épines des carènes supérieures implantées sur
une petite tache noire. Tibias postérieurs verdâtres, à taches noires à la base des
épines, la face inférieure brune. Parties latérales des tergites 6 et 7 brunes. Lobes
latéraux du complexe sous-génital légèrement marqués de brun.
Capsule ectophallique trapue; chaperon terminal très fortement redressé
dorsalement; cornes latérales bien dégagées de profil; lobes latéraux à division
en 2 lobules, bien nette en vision dorsale. Évaginations échinulées de la membrane
du phallotrème bien marquées. Élargissement antérieur de l’épiphalle fort, en
rapport avec la largeur de la capsule ectophallique à la partie antérieure.
$. Allotype. Face rectiligne de profil. Antennes subégales au plus grand
diamètre de l’œil. Pronotum légèrement ensellé. Spinescence des carènes supé¬
rieures du fémur postérieur (unique) : 3; 4; 3.
Plaque sous-génitale fortement rétrécie vers l’arrière, à découpure médiane
courte et étroite. Lobes terminaux trapézoïdaux, environ 1 fois 1/2 plus larges
à la base qu’à l’extrémité; angle postéro-interne droit, largement arrondi; angle
postéro-externe non différencié. Valves inférieures de l’oviscapte à crête basale
denticulée très nette, en oblique très accentué d’arrière en avant et de l’intérieur
vers l’extérieur; dent apicale peu recourbée; 6 dents sur le bord externe.
Insecte à dominante brune (?). Face non marquée de noir; articulations
mandibulaires brunes; joues à plage postérieure orangée et tache sous-oculaire
brune. Tibias postérieurs verdâtres à taches brun-noir à la base des épines, la face
inférieure brune.
F
P Cy Cm
le?
4,7
0,9 1,75 1,50
19
6,6
1,1 2,11 2,06
Madagascar Sud-Sud-Ouest : Nord d’Itampolo, le? holotype, 1$ allotype,
23-11-1968 (D. Wintrebert). Muséum de Paris.
Wintrebertia zébra n. sp.
(fig. 676-685)
c?. Holotype. Taille moyenne pour le genre; allure générale assez élancée.
Face très fortement bosselée, de profil très nettement concave. Espace interoculaire
à carinules divergentes vers l’arrière. Yeux fortement saillants. Antennes subégales
à la distance comprise entre la suture clypéale et l’extrémité du fastigium, un peu
comprimées, les articles 6 et 7 à partir de l’apex un peu plus longs que larges.
Pronotum court. Fémurs antérieurs assez épais, la face externe légèrement
carinulée. Pattes médianes relativement faibles; rapport longueur / largeur du
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE
239
Fio. 676-685. — Wirürebertia zébra n. sp. çf, $. — 676. Extrémité abdominale rf latérale¬
ment. — 677. La même en vision ventro-apicale. — 678. Extrémité du lobe médian du complexe
sous-génital çf. — 679. Patte médiane (J. — 680. Epiphalle dorsalement. — 681. Bord postérieur
de l’avant-dernier tergite cf- — 682. Extrémité abdominale Ç ventralement. — 683. Capsule
ectophallique dorsalement. — 684. Complexe phallique latéralement. — 685. Endophalle
latéralement.
Source : MNHN, Paris
240
M. DESCAMPS
fémur = 2,83; tibia plus court que le fémur. Pattes postérieures fortes; rapport
longueur / largeur maximale du fémur = 4,0. Spinescence des carènes supérieures :
7; 6; 5-6 (6; 5; 4 chez le paratype).
Expansion médiane de l’avant-dernier tergite fortement courbee vers le bas,
bombée à la base, déprimée à l’arrière, fortement élargie d’avant en arrière, le
bord postérieur droit à découpure médiane triangulaire bien nette. Angle postéro-
interne du dernier tergite très fortement saillant en oblique vers le haut et vers
l’arrière. Plaques infracercales étroites en vision dorsale. Aire membraneuse du
complexe sous-génital à bord postérieur largement arqué. Lobe médian coudé
dorsalement en angle obtus vers le milieu; partie basale triangulaire, bombée,
assez étroite, partie postérieure à la coudure progressivement rétrécie vers l’arrière,
à arête ventrale vive ne se prolongeant pas sur l’élargissement terminal ; ce dernier
rectangulaire, à angles antérieurs droits et un peu rabattus ventralement, à partie
postérieure divisée en 3 lobules; lobule médian ne faisant pas saillie ventralement,
un peu plus grand que les lobules latéraux et situé dans un plan légèrement en
retrait. Lobes latéraux à bord interne pourvu d’une concavité préapicale bien
nette; angle postéro-interne aigu, moyennement saillant.
Très bel insecte de teinte générale vert-jaune, zébré et maculé de noir. Face
blanc verdâtre; 2 taches noires sous-antennaires en forme de croissant; face ventrale
du scape antennaire et articulations mandibulaires noires; joues à tache posté-ieure
jaune bordée de noir au-dessus et au-dessous; vertex à triangle postérieur brun.
Fémurs antérieurs à tache apicale noire; fémurs médians à anneau apical noir;
tibias médians à anneau apical incomplet noir. Fémurs postérieurs à anneau médian
noir interrompu seulement sur l’aire inféro-interne ; une tache noire à la face
externe et à la face interne en avant du genou; croissant gémculaire noir; épines
des carènes supérieures et des tibias implantées sur une grande tache noire. Tibias
postérieurs jaunes, verdâtres et orangés, la face inférieure brune à la partie médiane.
Abdomen marqué de noir à la partie latérale des tergites 6 et 7, à l’angle postéro-
externe des sternites 7 et 8, à la face externe des lobes latéraux du complexe
sous-génital. Expansion de l’avant-dernier tergite, plaque sus-anale et plaques
infracercales noires. , ., ,
Chaperon terminal de la capsule ectophalbque non redressé; cornes latérales
bien visibles de profil et en partie dorsalement; lobes latéraux larges et à bords
convexes en vision dorsale.
$. Allotype. Antennes un peu plus longues que le plus grand diamètre de
l’œil. Pronotum très nettement ensellé. Spinescence des carènes supérieures des
fémurs : 6-7; 6-7; 5-6.
Plaque sous-génitale non rétrécie vers l’arrière, à découpure médiane étroite,
non élargie vers l’avant. Lobes terminaux très larges à angle postéro-externe très
largement arrondi. Valves inférieures de l’oviscapte fortes à crête basale denticulée
bien nette et perpendiculaire au bord interne; dent apicale moyennement recourbée;
5-6 dents sur le bord externe.
Insecte décoloré. Articulations mandibulaires noires. Pattes comme chez
le <?. Tergites abdominaux à ligne transverse de taches noires à la partie antérieure.
Plaque sus-anale marquée de noir à la base.
F P Cy Cm
2d 7,6-7,8 1,4 2,65 2,10-2,12
1$ 9,4 1,7 2,84 3,02
Madagascar Sud-Sud-Ouest : 20 km Est d’Amboasary, le? holotype, 1$ allo¬
type, le? paratype, 30-V-1968 (Mission White). Muséum de Paris.
Wintrebertia nigromaculata n. sp.
(fig. 686-693)
c?. Holotype. Taille petite; allure générale élancée. Face bosselée, de profil
concave. Espace interoculaire à carinules divergentes vers l’arrière. Antennes
plus courtes que la distance comprise entre la suture clypéale et l’extrémité du
fastigium, un peu comprimées vers l’extrémité, tous les articles du flagelle trans-
VerSe p’ronotum e court. Fémurs antérieurs peu épais, la face externe à carinule bien
nette. Pattes médianes faibles; rapport longueur / largeur du fémur = 3,27;
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE
241
tibia de longueur subégale à celle du fémur. Pattes postérieures fortes; rapport
longueur / largeur maximale du fémur = 3,9. Spinescence des carènes supérieures :
5-6; 5-6; 5-6.
Expansion médiane de l’avant-dernier tergite très fortement inclinée vers le
bas, rectangulaire, déprimée, le bord postérieur subrectiligne, à très légère excision
médiane. Angle postéro-interne du dernier tergite très fortement saillant en
oblique vers le haut et vers l’arrière. Plaques infracercales étroites en vision
dorsale. Aire membraneuse à bord postérieur arqué. Lobe médian coudé en angle
obtus vers le milieu, l’angle de la coudure très largement arrondi; partie basale
subrectangulaire, longitudinalement convexe; partie postérieure à la coudure
rétrécie vers l’arrière, à arête ventrale émoussée ne se prolongeant pas sur l’élar¬
gissement terminal. Ce dernier large, rectangulaire, à 3 lobules terminaux subégaux
situés dans le même plan. Bord interne des lobes latéraux à concavité préapicale
bien nette; angle postéro-interne aigu, peu saillant.
Fig. 686-693. — Wintrebertia nigromaculata n. sp. çf. — 686. Extrémité abdominale latéra¬
lement. — 687. La même en vision ventro-apicale. — 688. Extrémité du lobe médian du complexe
sous-génital. — 689. Capsule ectophallique dorsalement. — 690. Patte médiane. — 691. Bord
postérieur de l’avant-dernier tergite. — 692. Complexe phallique latéralement. — 693. Endophalle
latéralement.
Face brune à callosités plus claires que le fond; articulations mandibulaires
noires, joues marbrées. Fémurs postérieurs vert-jaune à macules noires bien nettes
à la base des épines des carènes supérieures; croissant géniculaire noir; tibias
postérieurs verdâtres à la base, blanc violacé à l’extrémité, la face inférieure
sombre, les épines implantées au centre d’une tache noire. Parties latérales des
tergites 6 et 7 tachées de brun. Expansion médiane de l’avant-dernier tergite,
16
Source : MNHN, Paris
242
M. DESCAMPS
plaques infracercales et extrémité de la plaque sus-anale noires; lobes latéraux du
complexe sous-génital tachés de noir.
Extrémité du chaperon de la capsule ectophallique un peu redressée; cornes
latérales bien visibles de profil ; lobes latéraux à lobule antérieur différencié (vision
dorsale).
? inconnue.
F P Cy Cm
le? 5,8 1,0 2,15 1,75
Madagascar Sud-Sud-Ouest : Est d’Amboasary, le? holotype, 30-V-1968
(Mission White). Muséum de Paris.
Genre Parawintrebertia Descamps et Wintrebert, 1965
Descamps et Wintrebert, 1965, p. 168.
CLÉ DES ESPÈCES (c?)
1 (2) Face pourvue de 2 plages noires sous les antennes; joues barrées et vertex
maculé de noir; bord postérieur du 8 e sternite peu profondément concave;
lobule moyen de l’extrémité du lobe médian du complexe sous-génital
comprimé frontalement.
P. pauliani (Descamps, 1964).
a (b) Angle postéro-interne des lobes latéraux du complexe sous-génital
arrondi; découpure de l’expansion médiane de l’avant-dernier
tergite triangulaire, relativement étroite (Desc., 1964, fig. 554-560).
P. p. pauliani (Descamps, 1964), p. 243.
b (a) Angle postéro-interne des lobes latéraux du complexe sous-génital
droit, l’apex non arrondi; découpure de l’expansion médiane de
l’avant-dernier tergite large (Desc. et Wint., 1965, fig. 358-362).
P. p. betrokae Descamps et Wintrebert, 1965, p. 243.
2 (1) Face monochrome; joues non barrées et vertex non maculé de noir; bord
postérieur du 8 e sternite profondément concave; lobule moyen du lobe
médian du complexe sous-génital comprimé latéralement. 3
3 (4) Taille petite, F = 7,2-7,8 mm; angle postéro-interne du dernier ter¬
gite comprimé latéralement; lobes latéraux du complexe sous-génital
subcarrés de profil, l’angle postéro-interne arrondi (Desc. et Wint., 1965,
fig. 363-372).
P. armata Descamps et Wintrebert, 1965.
4 (3) Taille grande, F = 16,2-19,5 mm; angle postéro-interne du dernier
tergite spiniforme; lobes latéraux du complexe sous-génital subrectangu¬
laires de profil, l’angle postéro-interne spiniforme (fig. 694).
P. gigantea (Descamps, 1964), p. 243.
CLÉ DES ESPÈCES (?)
1 (6) Taille moyenne, F = 9,0rl3,3 mm; extrémité des fémurs postérieurs non
marquée de jaune... 2
2 (5) Découpure de la partie postérieure de la plaque sous-génitale pas plus
profonde que large . 3
3 (4) Découpure semi-circulaire à subtriangulaire; lobes terminaux ainsi délimités
larges, l’angle postéro-externe bien marqué; taille relativement grande,
F = 10,0-13,3 mm (Desc., et Wint., 1965, fig. 356-357).
P. pauliani (Descamps, 1964), p. 243.
4 (3) Découpure plus étroite, délimitant des lobes terminaux étroits, à bord
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE
243
postérieur très arrondi; taille plus petite, F = 9,0-9,7 mm (Desc. et Wint.
1965, fig. 368).
P. armata Descamps et Wintrebert, 1965.
5 (2) Découpure de la partie postérieure de la plaque sous-génitale rectangulaire,
plus longue que large; lobes ainsi délimités à angle postéro-externe plus
ou moins marqué (Desc., 1964, fig. 561) (<f inconnu).
P. discreta (Descamps, 1964).
6 (1) Taille grande, F = 15,7-19,5 mm; extrémité des fémurs postérieurs
jaune à croissant géniculaire brun. 7
7 (8) Pronotum vert foncé, monochrome; tergites 1 à 4 verts; une bande jaune
longeant le bord postérieur sur les tergites 1 et 2; tibias postérieurs rouges.
P. gigantea (Descamps, 1964).
8 (7) Pronotum rouge, bordé de vert et de jaune; tergites 1 à 4 rouges à bande
postérieure jaune; tibias postérieurs orange (S inconnu).
P. polychroma n. sp., p. 245.
Parawintrebertia p. pauliani (Descamps, 1964)
Wintrebertia pauliani Descamps, 1964, p. 300, fig. 554-560.
Parawintrebertia p. pauliani Descamps et Wintrebert, 1965, p. 169, fig. 335,
Madagascar Sud-Sud-Est : Bevilavy, 1Ç, 3-IV-1932 (A. Seyrig). Fort-Dauphin,
1$, 11-1933 (A. Seyrig). Ranopiso, 4c? et 3?, 30-V-1968 (Mission White). 20 km
à l’Est d’Amboasary, le? et 2$, 30-V-1968 (Mission White). Muséum de Paris.
Signalisations antérieures : Fort-Dauphin, localité du type; 40 km à l’Ouest
de Fort-Dauphin, Beraketa (Behara).
Parawintrebertia pauliani betrokae Descamps et Wintrebert, 1965
Descamps et Wintrebert, 1965, p. 170, fig. 335, 358-362.
Madagascar Sud-Sud-Ouest : Forêt entre Tranomaro et Amboasarv, 3c?,
ll-XII-1967 (D. Wintrebert). Muséum de Paris.
Signalisations antérieures : Betroka (60 km au Nord d’Amboasary), localité
du type; 10 km au Nord-Est d’Amboasary.
Parawintrebertia gigantea (Descamps, 1964)
(fig. 694-700)
Wintrebertia gigantea Descamps, 1964, p. 303, fig. 538.
Parawintrebertia (?) gigantea Descamps et Wintrebert, 1965, p. 169, fig. 335.
c?. Néallotype. Taille grande (le plus grand c? de Pseudoschmidtiinae
actuellement connu). Carinules latérales du fastigium non contiguës et un peu
divergentes vers l’arrière. Profil de la face très légèrement concave. Antennes
égales à la distance comprise entre la suture clypéale et l’extrémité du fastigium,
les articles du milieu du flagelle plus longs que larges.
Angle postérieur des lobes latéraux du pronotum bien saillant vers l’arrière.
Fémurs antérieurs épais, la face externe à carinule bien nette. Pattes médianes
fortes pour le genre; rapport longueur / largeur du fémur = 2,66; tibia plus court
que le fémur. Rapport longueur / largeur du fémur postérieur = 4,5 ; spinescence
des carènes supérieures : 6; 6; 6-7 (6-9; 6-8; 6-8 dans la série étudiée).
Expansion médiane de l’avant-dernier tergite courte, horizontale, divisée
en 2 lobes par une découpure large et profonde atteignant mais n’entamant pas le
Source : MNHN, Paris
244
M. DESCAMPS
Fig. 694-700. — Parawintrebertia gigantea (Descamps, 1964), ç?. — 694. Extrémité abdo¬
minale latéralement. — 695. La même en vision ventro-apicale. — 696. Patte médiane. —
697. Bord postérieur de l’avant-dernier tergite. — 698. Complexe phallique latéralement. —
699. Capsule ectophallique dorsalement. — 700. Endophalle latéralement.
Source : MNHN, Paris
245
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE
tergite proprement dit; lobes un peu divergents, bombés longitudinalement,
1 extrémité arrondie. Dernier tergite à angle postéro-interne fortement saillant
vers 1 arrière, peu comprimé, subspiniforme. Bord postérieur du 8 e sternite nette¬
ment et profondément concave à la partie médiane. Lobe médian du complexe
sous-génital courbé dorsalement, très large à la base, rétréci au milieu ; face ventrale
bombée à la base puis déprimée en triangle très allongé et limité latéralement par
une carmule fine et bien saillante; pointe de ce triangle prolongée jusqu’au bord
postérieur par une carène comprimée latéralement; partie postérieure assez forte¬
ment élargie vers l’arrière, l’extrémité divisée en 3 lobules; lobule médian étroit
et bien saillant. Lobes latéraux subrectangulaires de profil; angle postéro-interne
spmiforme, courbé vers l’intérieur.
Capsule céphalique non marquée de noir sauf aux articulations mandibulaires ;
face jaune d’œuf. Pattes vertes; extrémité des fémurs postérieurs jaune à croissant
géniculaire brun; tibias postérieurs rouge sang, la face inférieure plus sombre
vers l’extrémité. Expansion médiane de l’avant-dernier tergite, extrémité des
plaques infracercales et du lobe médian du complexe sous-génital noires; lobes
latéraux en partie noirs; plaque sus-anale brune. Face inférieure vert-jaune.
Capsule ectophallique à chaperon terminal peu redressé, très large, les lobes
latéraux subhonzontaux, fortement rétrécis vers l’extrémité; cornes latérales
partiellement cachées de profil, invisibles dorsalement; voile de l’ouverture dorso-
basale épais, conacé; bec ventro-basal à bords ventro-latéraux foliacés, redressés
perpendiculairement au corps de la capsule. Bourrelets échinulés de la membrane
du phallotrème très larges, très noirs et à fortes échinulations.
F P Cy Cm
10cf 11,7-14,0 (12,9) 2,7-3,5 (3,1) 3,23-3,80(3,49) 2,80-3,38(3,07)
10$ 16,2-19,5 (17,6) 3,9-4,6 (4,2) 4,02-4,50 (4,26) 4,37-5,10 (4,80)
Madagascar Sud-Sud-Est : Varinandambo (Réserve naturelle n° XI), Ouest
Isaka-Ivondro, altitude 500 m, U néallotype, 5<J et 12$, sur Goyaviers et arbustes
des c airières, 5-VI-1968 (D: Wintrebert). Lokara, 35 km au Nord-Est de Fort-
Dauphin, 9cf, 12$ et 9 larves, 30-V-1968 (Mission White). Muséum de Paris.
Signalisations antérieures : Bekily, localité du type, erreur d’étiquetage (?):
Ivondro (Fort-Dauphin). 8 v '
Parawintrebertia polychroma n. sp.
$. Holotype. Taille grande, plus petite cependant que P. gigantea. Face lisse,
de profil subrectiligne. Espace interoculaire très nettement plus étroit que chez
P. gigantea. Carène médiane du pronotum faible, bien marquée aux extrémités
seulement. Spinescence des carènes supérieures des fémurs postérieurs répondant
à la formule suivante de l’extérieur vers l’intérieur : 8-9; 7-9; 7-9.
Plaque sous-génitale rétrécie vers l’arrière, à découpure postérieure large et
courte, comme chez P. gigantea. Lobes terminaux presque semi-circulaires, sans
angles postérieurs différenciés. Valves inférieures de l’oviscapte sans crête basale
denticulée; 9 dents sur le bord externe; face ventrale subplane, parsemée de
quelques échinulations, les bords latéraux non saillants.
Insecte très richement coloré. Face blanc jaunâtre; articulations mandibu-
laires noires; joues jaune-vert à plage rougeâtre postérieure; vertex brunâtre.
Pronotum rouge vif, entièrement bordé de vert jaunâtre; pleures thoraciques
jaune orangé. Pattes vertes; extrémité des fémurs postérieurs jaune vif sauf
le croissant géniculaire brun; tibias postérieurs jaune orangé. Métanotum et
4 premiers tergites abdominaux rouge foncé à bande postérieure jaunâtre; autres
tergites rougeâtre marqué de vert. Face ventrale du thorax jaune; face ventrale
de l’abdomen jaune verdâtre.
â inconnu.
F P Cy Cm
1? 15,7 3,0 3,56 3,68
Madagascar Sud-Sud-Est : Nord du col de Manangotra, vers 450 m dans
clairière du versant Nord de la forêt orientale, Nord Isaka-Ivondro, 1 $ holotype,
4-IV-1968 (D. Wintrebert). Muséum de Paris.
Source : MNHN, Paris
M. DESCAMPS
Genre Elutronuxia Descamps, 1964
Elulronuxia isolata Descamps, 1964
Elutronuxia isolata Descamps, 1964, p. 260, fig. 457-463, d; Descamps et Wintrebert,
1965, p. 176, fig. 373.
Wintreberlia magnifica Descamps, 1964, p. 301, fig. 539, $.
Madagascar Sud-Ouest : Bekily, 3$, III et IV-1933 (A. Seurig). Ouest d’Andra-
novory, 1<? et 2$, 25-III-1968 (D. Wintrebert). Muséum de Paris.
Signalisations antérieures : Tranombaza, localité du type; Ankiliarivo,
Betsioky-Mandatsa, Mikoboka (Mahatsola), Ankazoabo.
La signalisation de Bekily étend sensiblement l’aire de dispersion précédem¬
ment connue de cette espèce largement répartie dans le Sud-Ouest mais apparem¬
ment assez rare.
Les insectes peuvent se classer en 2 groupes :
a) taille plus petite; $ à tibias postérieurs rouges sur le sec; Sud de l’Onilahy :
Tranombaza, Ankiliarivo, Bekily;
b) taille plus grande; $ à tibias postérieurs noirs ou marqués de noir à la face
supérieure (sur le sec); Nord de l’Onilahy.
Le matériel à notre disposition est insuffisant pour décider s’il s’agit de sous-
espèces.
Genre Exophtalmomastax Descamps, 1964
Exophtalmomastax lucicola Descamps, 1964
Descamps, 1964, p. 307, fig. 564-571, 576.
Descamps et Wintrebert, 1965, p. 177, fig. 373.
Madagascar Sud-Sud-Ouest : Nord d’Evazy, le?, 26-11-1968 (D. Wintrebert).
Muséum de Paris.
Signalisations antérieures : Tongay (6 km au Nord de Betioky-Sud), localité
du type ; Ankiliarivo, Betioky-Sud, 17 km au Sud de Betioky-Sud, Sud d’Ampanihy,
Ebelinta.
Exophtalmomastax malzyi Descamps, 1964
Descamps, 1964, p. 309, fig. 572-575, 577-579.
Descamps et Wintrebert, 1965, p. 178, fig. 373.
Madagascar Centre-Sud : Massif de l’Isalo : 20 km à l’Ouest de Ranohira, 4c?,
7-IX-1963 (D. Wintrebert). Ranohira, 6c?, 10$ et 34 larves de divers stades, 16-X-
1964 (D. Wintrebert). Canon du PK 713, 17c?, 7$ et 1 larve, 20-IV-1966 (J. P. Tête-
fort). Grotte des Portugais, Ambouoko, le? et 1 larve, 20-IV-1966 (J. P. Têtefort).
Nord-Ouest d’Ilakaka, 3c? et 4$, 28-VII-1966 (D. Wintrebert). 10 km au Sud-Ouest
de Ranohira, 8<?, 3$ et 6 larves, V-1968 (Mission White). Muséum de Paris.
Signalisations antérieures : Ouest de Ranohira, localité du type; col desTapias
méridional, Ambatolahy.
Source : MNHM, Paris
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Source : MNHN, Paris
INDEX ALPHABÉTIQUE DES TRIBUS, GROUPES,
GENRES, ESPÈCES ET SYNONYMES 1
A
aberrans, Teratomastax, 52.
Acanthomastax, 13, 15, 18, 20, 24,
31, 40 .
Acridomastax, 15, 20, 24, 32, 52, 53,
56 , 59, 60, 71.
acutifrons, Rhinomastax, 22, 98, 101 .
acutissima, Carcinomastax, 45 , 49.
alata, Acanthomastax, 40.
altitudinis, Symbellia pallidafrons,
153, 159 .
Amalomastax, 11, 13, 14, 15, 17, 18,
35, 113, 129 .
Amatonga, 25, 27, 34, 82, 92, 94 .
Ambatomastax, 10, 27, 36 .
ambodirafiae, Amalomastax, 129, 130,
132, 140 .
ambreana, Rhinomastax, 98.
ampanihi, Wintrebertia, 212, 215,
217, 219, 221, 222 .
andranovatae, Wintrebertia teteforti,
214, 215, 217, 225 .
andringitra, Kratopodia, 9, 208, 209 .
angulata, Lobomastax, 105.
angulata, Wintrebertia, 12, 212, 214,
215, 216, 219, 221 , 222.
ankarafantsika, Apteropeoedes, 163,
166, 167, 168, 176 .
ankarafantsika, Wintrebertina, 111.
annulipes, Perinetella, 80.
annulipes, Perinetia, 80.
Apteropeoedes, 9, 22, 27, 31, 37,
163 , 190, 212.
Apteropeoedi, 162.
Apteropeoedini, 10, 11, 13, 15, 17,
18, 19, 21, 23, 27, 28, 37, 82, 162 .
arcuata, Wintrebertia, 12, 14, 22,
212, 214, 215, 216, 219, 220 , 221,
222, 230.
armata, Harpemastax, 12, 82, 83, 85,
88 .
armata, Parawintrebertia, 242, 243.
armata, Pseudoschmidtia, 20, 119,
126 .
balachowskyi, Lavanonia, 14, 202,
204, 208 .
balmati, Lavanonia, 10, 204, 206 , 207.
beieri, Sauromastax, 11.
bemokae, Wintrebertia denticulata,
215, 216 .
betrokae, Apteropeoedes, 166, 168,
182 .
betrokae, Parawintrebertia pauliani,
242, 243 .
biarcuata, Pseudoschmidtia, 120, 128 .
* bicolor, Cryptomastax, 14, 64, 65 , 68,
70.
bicoloripes, Tapiamastax, 10, 160 .
bifida, Acanthomastax, 40.
bifida, Parasymbellia, 144.
* boina, Harpemastax cornuta, 83, 86 .
* bongolava, Mastaleptea, 191, 197 .
* brunneoviridis, Dichromastax, 71.
C
* callosa, Wintrebertia, 24, 211, 214,
215, 218, 220, 232 .
canaliculata, Isalomastax, 9, 162 .
* canaliculata, Wintrebertia, 215, 217,
219, 228 .
Carcinomastacinl, 10, 11, 12, 13, 14,
15, 17, 18, 21, 24, 28, 30, 31, 38 ,
52, 103, 215.
Carcinomastax, 11, 14, 15, 18, 19, 20,
24, 28, 30, 32, 38, 40, 42, 43 , 47,
82, 214, 230.
carinata, Pseudoschmidtia, 118, 126 .
carinicrus, Amatonga, 92, 94 .
carinicrus, Penichrotes, 92, 94 .
carinicrus, Pseudamatonga, 20, 92,
93 .
* cavifrons, Micromastax teteforti, 10,
14, 200, 201 .
* centralis, Apteropeoedes, 163, 166,
181 .
centralis, Wintrebertella, 162.
Chloromastax, 163.
Chromomastax, 17, 27, 35 , 103, 105,
111 .
* comoroensis, Cryptomastax, 14, 64, 65,
68 .
* complexa, Pseudoschmidtia, 118, 121 .
* cornuta, Dendromastax, 53.
* cornuta, Harpemastax, 82, 83, 85 .
crassipes, Namontia, 14, 202.
* crassipes, Wintrebertia, 212, 214, 215,
217, 219, 224 .
crenulata, Parasymbellia, 28,142, 145 .
* Cryptomastacini, 12, 13, 14, 15, 17,
21, 24, 27, 32, 62 , 63 .
* Cryptomastax, 10, 13, 18, 19, 20, 24,
28, 32, 62 , 71, 74.
curta, Tetefortina, 22, 184, 186, 189.
curticerca, Pseudoschmidtia, 119, 123 .
D
Dactulomastax, 8, 15, 25, 32, 52, 69 .
decempunctata, Symbellia, 28, 153,
159 .
1. Les noms des taxa nouveaux sont précédés d'un astérisque.
Source : MNHN, Paris
250
M. DESCAMPS
decorata, Parasymbellia, 12, 142, 143,
144, 147 .
Dendroma8tacini, 10, 12, 13, 14,
15, 17, 18, 19, 20, 21, 28, 30, 32,
39 , 52 .
Dendromastax, 15, 20, 24, 25, 28, 32,
52 , 56, 82.
denticulata, Wintrebertia, 212, 215,
216 , 219.
dentifer, Apteropeoedes, 13, 165, 167,
171 .
dentifera, Acanthomastax, 40.
Dichromastax, 11, 19, 20, 33, 62,
70 , 74.
discreta, Parawintrebertia, 243.
discreta, Wintrebertia, 212.
donskoffî, Wintrebertia, 212, 214,
215, 217, 219, 226 .
dubiosa, Malagamastax, 114.
duodecimpunctata, Symbellia, 152,
153, 157 .
durus, Sphaerophallus, 77.
E
elegans, Apteropeoedes, 166, 167, 178 .
elegans, Chloromastax, 178.
Elutronuxia, 38, 211, 246 .
Eudirshia, 17, 27, 34, 35, 103, 105,
111 , 112 .
Exophtalmomastax, 21, 23, 38, 211,
246 .
explanata, Pseudoschmidtia, 11, 120 .
F
fotadrevoana, Tetefortina, 184, 186,
189 .
furcata, Amalomastax, 17, 113, 131,
136 , 138, 139.
Q
gibbosa, Tetefortina, 188.
gigantea, Parawintrebertia, 9, 242,
243 , 245.
gigantea, Wintrebertia, 212, 243 .
gracilipes, Dactulomastax, 60, 61 .
grandis, Parasymbellia, 11, 142, 143,
145 , 150.
H
Harpemastax, 12, 13, 15, 17, 18, 20,
25, 30, 33, 81, 82 , 114.
hirsuta, Tetefortina, 19, 189 .
hova, Euschmidtia, 105.
hova, Lobomastax, 17, 23, 105 , 107.
hova, Pseudoschmidtia, 105.
humilicrus, Namontia, 12.
hyaletes, Pseudoschmidtia, 11, 118,
120, 126 , 128, 129.
ncisa, Pseudoschmidtia, 119.
ndigoferae, Apteropeoedes, 166 , 167 .
ndigoferae, Chloromastax, 163.
inermis, Apteropeoedes, 167.
inermis, Parasymbellia, 12, 142, 143,
144, 147 .
* inflatipes, Wintrebertia, 14, 214, 215,
218, 220, 230 .
integra, Pseudoschmidtia, 20, 119 ,
128.
* isaloana, Tetefortina, 184, 186 .
Isalomastax, 12, 13, 15, 17, 18, 21,
27, 28, 30, 36, 162 .
isolata, Elutronuxia, 23, 212, 246 .
* itampolae, Lavanonia, 204, 205 .
* itampolae, Wintrebertia, 212, 214,
215, 218, 220, 237 .
K
karschi, Symbellia, 152, 164 .
koba, Eudirshia, 23, 112 .
Kratopodia, 13, 18, 19, 21, 27, 38,
203 , 208 .
lambertoni, Amalomastax, 17, 22,
129, 131, 132 , 134, 136, 140.
Lavanonia, 10, 14, 15, 23, 27, 37, 202 .
* lavanoniae, Wintrebertia, 215, 218,
220, 234 .
* Lavanoninl, 10, 11, 13, 17, 18, 24,
37, 202 .
leptotes, Malagassa, 92.
leplotes, Penichroles, 92.
ligulata, Pseudoschmidtia, 120.
lobipennis, Pseudoschmidtia, 120.
* Lobomastacini, 12, 13, 15, 17, 18,
19, 20, 21, 27, 28, 30, 34, 103 , 113.
Lobomastax, 10, 15, 20, 35, 105 ,' 111 .
lohenae, Tetefortina, 12, 184, 188 .
lucicola, Exophtalmomastax, 246.
* luteifrons, Scleromastax, 74 , 76.
luteola, Sauromastax, 9.
M
Macromastax, 8, 20, 33.
* maculata, Amalomastax, 131, 132 .
* maculatus, Apteropeoedes variabilis,
165, 168, 176 .
* maculifrons, Mastaleptea, 23, 191,
195 .
magnifica, Wintrebertia, 212, 246 .
Malagamastax, 13, 15, 20, 30, 35,113.
malzyi, Exophtalmomastax, 12, 13,
16, 21, 22, 246 .
marmorala, Chloromastax, 171.
marmoratus, Apteropeoedes, 13, 165,
167, 171 , 173.
* maroantsetrae, Acanthomastax, 40,
42 .
Maroantsetraia, 8, 13, 33.
* Mastaleptea, 13, 37, 162, 163, 186 ,
189 .
maxima, Tetefortina, 186, 188.
mayotteana, Symbellia, 152, 153, 156 .
media, Tetefortina, 188.
membranaceus, Sphaerophallus, 77.
* meridionalis, Pseudoschmidtia, 118,
120 , 128 .
Source : MNHN, Paris
ÉTUDE DES PSEUDOSCHMIDTIINAE
251
Microlobia, 10, 35, 105, 111.
Micromastacini, 10, 13, 14, 17, 18,
19, 21, 28, 37, 198 .
Micromastax, 11, 14, 15, 27, 37, 199 ,
200 .
micropterus, Sphaerophallus, 13, 77 .
minima, Carcinomastax, 44, 45, 49 .
miserabilis, Xenomastax, 15, 23, 90 .
monsarrati, Apteropeoedes, 163, 166,
168, 178 , 182.
moralesi, Amalomastax, 17, 130, 131,
135 .
moralesi, Carcinomastax, 14, 44, 45,
47 .
mucronata, Parasymbellia, 9, 24, 142,
144, 149 .
N
Namontia, 10,14,15, 27, 37 , 202, 203 .
nana, Lobomastax, 23, 105, 107 .
nigrivalva, Carcinomastax, 14, 18, 20,
28, 44, 45, 50 .
nigromaculata, Symbellia, 152, 153,
154 , 156, 157.'
nigromaculata, Wintrebertia, 214, 215,
218, 240 .
nigromarginata, Amalomastax, 129,
132, 139 , 140.
nigroplagiatus, Apteropeoedes, 28,
163, 166 , 167 .
nudata, Penichrotes, 92.
O
orientalis, Wintrebertia, 215, 217, 219,
221 , 222 .
pallidafrons, Symbellia, 153, 157 .
Parasymbellia, 9, 12, 15, 17, 19, 33,
36, 96, 129, 141 , 142 .
Parasymbelllni, 12, 13, 15, 18, 19,
20, 24, 30, 36, 140 .
Parawintrebertia, 27, 28, 38, 211, 212,
242 .
parvipennis, Pseudoschmidtia, 120.
pauliani, Parawintrebertia, 12, 28,
242, 243 .
pauliani, Wintrebertia, 212, 243.
pectinifer, Dendromastax, 53, 55 .
Penichrotes, 8, 34, 82, 92 .
Penichroti, 80.
Penichrotinl, 13, 15, 20, 21, 23, 24,
27, 28, 30, 31, 33, 80 , 98, 159.
Peoedes, 8, 13, 35 .
Perinetella, 8, 13, 20, 33, 80 .
Platymastax, 8, 13, 33.
polychroma, Parawintrebertia, 243,
245 .
polychroma, Pseudoschmidtia, 119,
124 .
portentosa, Carcinomastax, 14, 44,
45 , 49, 57.
Pseudamatonga, 15, 27, 34, 81, 82,
92 .
Pseudoschmidtia, 13, 15, 17, 19, 28,
35, 98, 113, 114, 116, 118 , 129, 130,
212 .
Pseudoschmidtiae, 113.
Pseudoschmidtiini, 12, 15, 17, 18,
19, 20, 21, 23, 24, 25, 28, 30, 35,
52, 104 , 113 , 162.
pusilla, Wintrebertia, 212, 214, 215,
218, 220, 234, 235 , 236, 237.
pygmaeus, Apteropeoedes, 28, 166,
168, 181 .
Q
quadrata, Symbellia, 152.
quadridens, Pseudoschmidtia, 118.
quadrifida, Kratopodia, 9, 22, 208 ,
209, 211.
quadrispinosa, Carcinomastax, 45.
R
Raphimastax, 8, 20, 34, 82, 95 .
rectifrons, Micromastax teteforti, 10,
14, 200, 201 .
recurva, Lobomastax, 23, 105, 107 .
regressivalva, Acridomastax, 57.
regressioalva, Dendromastax, 52.
rehni, Acridomastax, 57 , 59.
rehni, Dendromastax, 52, 67 .
Rhinomastax, 10, 12, 15, 17, 18, 20,
23, 24, 25, 31, 33, 34, 80, 81, 82, 97 .
rostrata, Cryptomastax, 64, 70 .
rostrata, Rhinomastax, 98, 100 .
rostratus, Apteropeoedes, 10, 13, 162,
163, 165, 167, 169 .
rubripes, Harpemastax, 82, 83, 87 .
rubro-ornata, Parasymbellia, 12, 142,
143, 145 .
S
sakalava, Euschmidtia, 126.
sakalava, Pseudoschmidtia, 23, 119,
126 .
sakaveana, Wintrebertia arcuata, 215,
216, 220 .
Sauromastax, 9, 14, 15, 20, 31 , 40.
Scleromastax, 11, 13, 14, 15, 17, 18,
20, 21, 27, 33, 63 , 73 .
seyrigi, Carcinomastax, 44, 45, 60 .
sinuata, Pseudoschmidtia, 119, 121 .
sp., Harpemastax, 90.
sp., Pseudoschmidtia, 129.
spatulata, Dendromastax, 53 , 55.
spatulata, Pseudoschmidtia, 20, 25,
118, 119, 123 .
Sphaerophallini, 15, 19, 20, 21, 24,
33, 63 , 77 .
Sphaerophallus, 12, 13, 17, 18, 22, 33,
spicata, Amatonga, 94.
spinifera, Harpemastax, 82, 83, 88.
spinulosa, Malagamastax, 15, 35, 113,
114 , 116.
slrigilifer, Amatonga, 92.
strigilifer, Penichrotes, 92.
strigilifer, Pseudamatonga, 92.
subaptera, Amalomastax, 17, 131,
138 .
Source : MNHN, Paris
252 M. DESCAMPS
subinvolvens, Pseudoschmidtia, 120,
128 .
subovata, Pseudoschmidtia, 11, 28,
118 .
* sylvatica, Raphimastax, 96.
Symbellia, 9, 17, 23, 28, 36, 141 , 152 .
* Symbellini, 12, 13, 15, 18, 19, 20,
24, 27, 30, 36, 140, 151 .
szumskiiÿ Micromastax, 202 .
* tampolae. Acridomastax 57, 59 .
Tapiamastax, 13, 15, 17, 20, 27, 36,
159 .
tectifera, Sauromastax, 9.
* tenuipes, Lavanonia, 10, 204, 206 .
Teratomastax, 8, 13, 15, 32, 40, 52 .
teteforti, Micromastax, 10, 200 .
teteforti, Wintrebertia, 214, 215, 217 ,
219 225
Tetefo’rtina’ 27, 37, 163, 184 , 190.
thalassina, Lavanonia, 12, 204, 205 .
triangularis, Pseudoschmidtia, 120.
* tridens, Lobomastax, 20, 105, 109 .
tridens, Pseudoschmidtia, 119, 126 .
trilobata, Pseudoschmidtia, 120, 126 .
* tsihombeana, Wintrebertia, 214, 215,
217, 227 , 236.
* tsivahae, Wintrebertia, 9, 215, 218,
236 .
tulearensis, Wintrebertia, 12, 212,
214, 215, 217, 220, 226 .
U
undulata, Parasymbellia, 28, 144 .
V
* variabilis, Apteropeoedes, 163, 165,
167, 173 , 176, 178.
versicolor, Pseudoschmidtia, 118.
* viridipes, Scleromastax, 74, 76 .
viridipes, Symbellia, 9, 152, 153 .
oiridis, Isalomastax (?), 162, 190, 191 .
viridis, Mastaleptea, 191 , 197.
W
Wintrebertella, 13, 15, 17, 19, 24
27, 28, 30, 36, 162 .
wintreberti, Apteropeoedes, 10, 13, 22,
165, 167, 168 , 169.
wintreberti, Chloromastax, 168.
* wintreberti, Mastaleptea, 12, 191,
193 , 198.
* wintreberti, Parasymbellia, 20, 142,
144, 150 .
wintreberti, Tetefortina, 12, 184, 186,
188, 189 .
wintreberti, Xenomastax, 23, 90 .
Wintrebertia, 9, 10, 11, 14, 17, 21,
27, 38, 211, 212 .
* Wintrebertina, 8, 27, 35, 105, 110 .
* Wintrebertini, 9, 10, 13, 14, 15, 17,
18, 19, 21, 27, 28, 38, 211 .
X
Xenomastax, 10, 11, 14, 15, 17, 20,
22, 33, 34, 81, 82, 90 , 114, 126.
Z
zébra, Wintrebertia, 214, 215, 218,
220, 238 .
Source : MNHN, Paris
IMPRIMERIE NATIONALE
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
2 8 JUIN 1971
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Revue de Mycologie. Directeur : M. Roger Heim, Laboratoire de Cryptogamie ;
depuis 1928.
Cahiers de La Maboké, Directeur : M. Roger Heim, Laboratoire de Cryptoga¬
mie, 12, rue Buffon, Paris (5 e ) ; depuis 1963.
Pollen et Spores. Directeur : Mme Van Campo, Laboratoire de Palynologie,
61, rue Buffon, Paris (5 e ) ; depuis 1959 ; semestriel.
Source : MNHN, Paris
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