ISSN 0078-9747
MÉMOIRES
DU
MUSÉUM NATIONAL
D’HISTOIRE NATURELLE
NOUVELLE SÉRIE
Série A, Zoologie
TOME XCII
Claude LEMAIRE
RÉVISION DU GENRE AUTOMERIS HUBNER
ET DES GENRES VOISINS
BIOGÉOGRAPHIE, ÉTHOLOGIE, MORPHOLOGIE, TAXONOMIE
(LEP. ATTACIDAE)
(Suite et fin)
PARIS
ÉDITIONS DU MUSÉUM
38, rue Geoffroy-Saint-Hilaire (V e )
1974
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
Série A, tome XCII
RÉVISION DU GENRE AUTOMERIS HÜBNER
ET DES GENRES VOISINS
BIOGÉOGRAPHIE, ÉTHOLOGIE, MORPHOLOGIE,
TAXONOMIE
(LEP. ATTACIDAE)
(suite et fin)
par
Claude LEMAIRE
Pseudautomeris Lemaire
Pseudautomeris Lemaire, 1967, Bull. Soc. ent. France, 71; (1966), p. 224 (espèce-type : Phalaena Attacus sal-
monea Cramer, 11777), Uitl. Kapellen, 2, p. 101, pl. 162, fig. A Ç, par désignation originelle).
Description. — Antennes jaune rouille, d’une longueur égale ou un peu supérieure à celle du
thorax.
Antennes du mâle quadripectinées jusqu’à l’extrémité apicale ou presque, avec toutefois, une
extrême réduction des pectinations apicales sur les quatre ou cinq derniers articles ; flagelle dépourvu
d’écailles. Pectinations légèrement incurvées; les pectinations apicales de chaque article sont en règle
générale nettement plus courtes que les pectinations basales correspondantes, surtout du côté distal;
toutefois, dans le groupe de P. salmonea (sauf P. lata) les pectinations apicales sont, du côté proximal,
entre le neuvième et le quatorzième article environ, presque aussi longues que les pectinations basales.
Celles-ci sont garnies à leur extrémité de plusieurs cils, généralement très courts, plus longs cependant
chez P. stawiarskii , P. subcoronis et surtout P. coronis. Il existe également plusieurs cils par article
sur la face ventrale du flagelle. Les cônes antennaires, bien marqués, sont localisés sur le tiers apical.
Antennes de la femelle bidentées. La face dorsale du flagelle est généralement dépourvue d’écailles ;
celles-ci existent cependant, mais éparses et sur la moitié basale seulement, chez plusieurs espèces du
groupe de P. brasiliensis ; elles ne sont très denses que chez P. coronis. Chaque dent porte un ou plu¬
sieurs cils à l’extrémité apicale ; dents et cils sont particulièrement développés chez P. coronis. Mêmes
cônes antennaires que le mâle.
Protubérance frontale peu saillante, à bord apical arrondi. Longs palpes labiaux ; le troisième article
est très court, mais bien individualisé et son extrémité apicale se situe approximativement au niveau du
milieu du front.
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CLAUDE LEMAIRE
Épiphyses tibiales du mâle très développées, dissimulées sous de longues écailles piliformes ; elles
atteignent approximativement le quart apical du tibia. Épiphyses de la femelle nettement plus courtes
et plus grêles, dépourvues de poils. Les tibias des pattes postérieures possèdent toujours une paire d’épe¬
rons apicaux et un éperon médian ; chez un exemplaire de P. lata nous avons noté la présence, auprès
de l’éperon médian, d’une petite nodosité, pouvant représenter un second éperon atrophié.
Les tarses sont dépourvus d’épines, à l’exception d’une paire apicale sur l’avant-dernier article
des tarses des pattes antérieures de la femelle.
La nervation ne diffère pas de celle des genres précédents.
Ailes antérieures plus ou moins allongées, jamais falquées, avec, à la base, une touffe de poils
clairs, blancs ou jaunâtres. Rayure interne droite ou anguleuse. Rayure externe généralement droite et
oblique (sinueuse chez P. lata), très fréquemment soulignée de petits points clairs à l’intersection des
nervures. Bande submarginale plus ou moins nette ; bande médiane souvent vague, parfois absente.
Tache discale à contour très irrégulier, anguleux, avec des points sombres sur un liseré discontinu.
Aire périocellaire des exemplaires mâles rose saumon ou brun rosé, des exemplaires femelles
plus terne. Petite pupille ocellaire noire, au creux d’un trait discocellulaire blanc, arqué ; iris brun foncé,
de forme subtrapézoïdale, suivi d’un large anneau noir, puis d’un clair, jaunâtre ou blanchâtre ; l’iris
est inclus, en totalité ou en partie, dans un liseré jaune qui projette distalement, sur l’anneau noir, de
un à quatre traits nervulaires jaunes. Rayure externe lunulaire, bleu noir, suivie d’une bande submar¬
ginale brune. Zone marginale plus claire que celle des ailes antérieures ; un fin liseré sombre à la base
des franges.
Face ventrale ornée, sur chaque aile, d’une rayure externe sinueuse et d’une bande submargi¬
nale, souvent assez vague ou incomplète. Forte tache discale des ailes antérieures formée d’un point
blanc au centre d’un large anneau noir ; petit point pupillaire des ailes postérieures blanc.
Armure génitale c? (fig. 25). — Tegumen large. Bord postérieur de l’uncus étroit, très sclérifié,
en forme de bec à extrémité aiguë, recourbée ventralement.
Valves assez courtes, leur extrémité apicale se situant approximativement au niveau de celle de
l’uncus ; elles sont, par leur partie antérieure, très largement soudées au neuvième segment. Chez
quelques espèces du groupe de P. salmonea , le sacculus et la costa sont bien différenciés, chez les
autres espèces du genre, ils fusionnent presque entièrement. Le processus apical, quand il existe, est
très rudimentaire. Harpes assez robustes (groupe de P. salmonea), ou, au contraire, très grêles (groupe
de P. brasiliensis).
Anellus membraneux. Juxta très sclérifié. Chez les espèces du groupe de P. salmonea son bord
antérieur est soudé au bord postérieur du vinculum et la délimitation entre les deux pièces est souvent
imprécise. En revanche, chez les espèces du groupe de P. brasiliensis, le juxta est bien individualisé
et séparé du vinculum par une zone membraneuse ; de cette zone, émane l’éperon sclérifié que BOUVIER
(1929 b : 262) a désigné sous le nom de stylet infrapénial et qui, selon MlCHENER (1952 : 428), serait
une projection de l’anellus. En fait, cette pièce est reliée antérieurement au vinculum et postérieure¬
ment au juxta. Si l’on considère qu’elle est une émanation de ce dernier, il s’agit d’un calcar (PlERCE,
1914). Saccus très large et saillant; bords latéraux antérieurs du vinculum arrondis.
Aedeagus (fig. 23) très robuste, droit ; vesica généralement garnie de deux ou quatre groupes de
cornuti, disposés par paires de part et d’autre de l’axe longitudinal. Chez les espèces du groupe de
P. brasiliensis la vesica s’évagine très fortement et son extrémité postérieure est bifide. Longueur du
bulbus ejaculatorius extrêmement variable, parfois quatre ou cinq fois supérieure à celle de l’aedeagus.
Lobes du bord postérieur du huitième sternite plus ou moins proéminents ; chez certaines espèces
du groupe de P. brasiliensis, ils s’ornent de longs processus épineux. La sclérification du tergite 8 a la
forme d’une bandelette plus ou moins allongée.
Armure génitale Ç. — Lobes de l’oviporus larges. Apophyses postérieures sensiblement plus longues
ou de même longueur que les antérieures. La plaque génitale postvaginale, très large, présente sur le
bord postérieur de Vostium bursae un très fort repli, dont la partie libre, en forme d’écusson, est
recourbée vers la région anale ; de part et d’autre de ce repli partent des sclérifications latérales,
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RÉVISION
Automeris
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reliées au tergite et auxquelles s’ajoutent, chez certaines espèces, des formations antévaginales con¬
centriques. Ductus bursae court et au moins en partie sclérifié. Bourse copulatrice très ample et de
longueur très variable, partiellement opaque (groupe de P. brasiliensis) ou entièrement translucide
(groupe de P. salmonea) ; le ductus seminalis en émane très près du ductus bursae.
Répartition géographique. — Le genre est représenté de l’Amérique centrale au nord de l’Ar¬
gentine. Il comprend six espèces amazoniennes et andines, appartenant toutes au groupe de P. salmonea
et huit espèces de la région sud-est et centrale du continent qui composent le groupe de P. brasiliensis ;
P. luteata qui se situe morphologiquement dans ce dernier groupe est la seule espèce qui soit com¬
mune aux deux régions géographiques, ayant été capturé aussi bien au Pérou que dans le sud-est du
Brésil.
Biologie. — Voir 3 e partie, page 38.
Taxonomie. — Les espèces du genre Pseudautomeris ont été rangées par BOUVIER (1929 b : 260)
dans une subdivision du genre Automeris qu’il a désignée sous le nom de « groupe d 'Automeris sal¬
monea ». Elles présentent en commun un ensemble de caractères propres, aussi bien dans la confor¬
mation des armures génitales chez les exemplaires des deux sexes que dans l’ornementation (structure
de l’ocelle), qui nous ont conduit (LEMAIRE, 1967 a : 224) à les détacher du genre Automeris.
Elles peuvent être réparties en deux groupes :
— groupe de P. salmonea. Juxta dépourvu de calcar ; harpes robustes, vesica peu évaginée. Bourse
copulatrice de la femelle entièrement translucide.
— groupe de P. brasiliensis. Juxta donnant naissance à un calcar; harpes très grêles, vesica
très évaginée, généralement en forme de fourche. Bourse copulatrice de la femelle partiellement opaque.
L’étude du genre est rendue difficile par les très nombreuses erreurs d’identification commises en
littérature. Ainsi, sur les 13 exemplaires figurés par DRAUDT (1929 : pl. 111), 5 seulement sont correc¬
tement déterminés, sur les 9 espèces décrites par BOUVIER (1927, 1929 b, 1936 a), aucune n’est valable.
Tableau de détermination des espèces du genre
1. Exemplaires <$ (présence d’un calcar sur la face ventrale du neuvième segment). Exem¬
plaires Ç (bourse copulatrice comportant une zone opaque à la suite du ductus bur¬
sae) (groupe de P. brasiliensis) . 2
— Exemplaires <? (calcar absent). Exemplaires Ç (bourse copulatrice entièrement trans¬
lucide) (groupe de P. salmonea) . 9
2. Rayure interne de la face dorsale des ailes antérieures absente ou incomplète, rayure
externe de ces ailes interrompue avant le bord interne. P. grammivora
— Rayures des ailes antérieures présentes et complètes. 3
3. Rayure externe de la face dorsale des ailes antérieures largement liserée de blanc sur
son bord proximal. P. stawiarskii
— Liseré de la rayure externe des ailes antérieures très fin ou seulement représenté par des
points à l’intersection des nervures. 4
4. Rayure interne des ailes antérieures peu anguleuse, formant seulement un coude très
ouvert sur le cubitus. P. luteata
— Rayure interne des ailes antérieures très anguleuse. 5
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CLAUDE LEMAIRE
5. Exemplaires (bord postérieur du stemite 8 porteur d’une longue formation épi¬
neuse) . 6
— Exemplaires (J (bord postérieur du sternite 8 ne présentant pas de telles formations). ... 7
6. Coloration dominante brun sombre. P. coronis
— Coloration dominante gris beige clair. P. subcoronis
7. Rayure externe de la face dorsale des ailes antérieures ponctuée de blanc à l’intersec¬
tion des nervures, sans liseré proximal continu. Exemplaires (face dorsale de
l’abdomen noire). P. huebneri
— Liseré de la rayure externe des ailes antérieures continu. Exemplaires (la face dor¬
sale de l’abdomen n’est pas noire). 8
8. Exemplaires (face dorsale de l’abdomen rouge). P. erubescens
— Exemplaires <$ (face dorsale de l’abdomen beige clair ou brun clair). P. brasiliensis
9. Rayure externe des ailes antérieures lunulaire. P. lata
— Rayure externe des ailes antérieures non lunulaire. 10
10. Bords externes des quatre ailes sinueux. P. fimbridentata
— Bords externes des quatre ailes non sinueux. 11
11. Exemplaires <? (valves à sacculus et costa différenciés). 12
— Exemplaires c? (sacculus et costa soudés). 13
12. Rayure interne des ailes antérieures droite ou à peine coudée sur le cubitus. Exem¬
plaires (coloration de la face dorsale des ailes antérieures non uniformément
brun foncé). Exemplaires $ (coloration de la face dorsale des ailes antérieures gris ,
brun clair). P. irene
— Rayure interne des ailes antérieures présentant un net retrait sur le cubitus. Face dor¬
sale des ailes antérieures des exemplaires des deux sexes brun foncé. P. pohli
13. Liseré jaune de l’iris ocellaire complet. Exemplaires <$ (coloration de la face dorsale
des ailes antérieures brun orangé). Exemplaires Ç (coloration de la face dorsale
de ces ailes brun foncé). P. saimonea
— Iris ocellaire dépourvu de liseré du côté proximal. Coloration de la face dorsale des
ailes antérieures des exemplaires des deux sexes brun jaune ou jaune chrome. P. antioquia
Groupe de Pseudautomeris saimonea
Pseudautomeris saimonea (Cramer) (pi. 50, fig. 1)
Phalaena Attacus Saimonea Cramer, [17771, Uitl. Kapellen. 2, p. 101, pl. 162, fig. A Ç \nec Stoll, 1782, in Cramer,
ici., 4, p. 218, pl. 395, fig. A $|.
Automeris saimonea Cramer; Bouvier, 1929, Ann. Sci. nat.. Zoo/., (10) 12, p. 260.
Automeris saimonea Cramer ; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6, p. 742.
Automeris saimonea Cramer ; Schùssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 370 (part.).
Automeris saimonea Cramer; Bouvier, 1936, Arm. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 236, n° 165.
Pseudautomeris saimonea (Cramer); Lemaire, 1967, Bull. Soc. ent. France , 71 (1966), p. 225.
Pseudautomeris saimonea (Cramer); Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France , 78, p. 74.
Phalaena Attacus Metea Cramer, [17801, Uitl. Kapellen, 4, p. 27, pl. 304, fig. A <?.
Automeris metea Cramer; Schùssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 363 (part.).
Automeris metea Cramer; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 234, n° 163 (part.), ? p. 225, fig. 30.
Pseudautomeris metea (Cramer); Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France, 78, p. 74 (comme synonyme de P. saimonea).
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Automeris Arminia Stoll I : Kirby] 67 ; Kirbv, 1892, A syn. cat. Lepid. Heter., 1, p. 777, n° 25.
Automeris arminia Stoll I : Kirby] ; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6, p. 742.
Automeris arminia Cramer [sic] I : Kirby] ; Schissler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 335.
Automeris arminia Stoll I : Kirby] ; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 236, n° 165 (comme synonyme
d’A. salmonea ).
Automeris Armidia Cramer I recte Hübner] ; Hübner, 118191, Verz. bekannt. Schmett., p. 155, n° 1612 (espèce basée
sur Phalaena Attacus arminia Stoll, [1781] : 126, pl. 356, fig. A $, nec id ., pl. 356, fig. D <?)“.
Automeris Armidia Hübner; Kirby, 1892, A syn. cat. Lepid. Heter., 1, p. 778, n° 25 (comnje synonyme d’A. arminia
Stoll I : Kirby]).
Automeris armidia Hübner; Schissi.er, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 335 (id.).
Automeris arm\idia\ Hübner; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 236, n° 165 (comme synonyme d’A.
salmonea).
lo Hersilia Boisduval, 1875, Ann. Soc. ent. Belq., 18, p. 238, n° 53 (espèce basée sur Phalaena Attacus arminia
Stoll, 11781] : 126, pl. 356, fig. A $, nec id., pl. 356, fig. D <?).
Automeris Hersilia Boisduval ; Kirby, 1892, A syn. cat. Lepid., Heter., 1, p. 778, n° 25 (comme synonyme d’A. armi¬
nia Stoll I : Kirby]).
Automeris hersilia Boisduval; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6, p. 742 (id).
Automeris hersilia Boisduval; Schüssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 335 (id.).
Automeris hersilia Boisduval; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 236, n° 165 (comme synonyme d’A.
salmonea).
Types. — salmonea Cramer. Lectotype : 1 Ç, Surinam (coll. Rengers), exemplaire figuré par
CRAMER ([1777] : pl. 162, fig. A), disparu.
metea Cramer. Lectotype : 1 <J, Surinam (coll. Stoll), exemplaire figuré par CRAMER ([1780] :
pl. 304, fig. A), disparu.
armidia Hübner, hersilia Boisduval, même spécimen. Lectotype : 1 $, Surinam, exemplaire figuré
par STOLL ([1781], in CRAMER : pl. 356, fig. A), sous le nom de Phalaena Attacus arminia , disparu.
Description. — <$. Envergure : 74-92 mm ; longueur des ailes antérieures : 37,5-47 mm.
Antennes : 31 articles. Palpes labiaux brun jaune ou brun orangé, front brun ou brun orangé,
dessus du thorax brun orangé, tarses bruns, dessous du corps et région anale beige orangé ou jaune
chrome, face dorsale jaunâtre ou brun orangé, annelée de noir.
Ailes antérieures peu allongées, apex non saillant, bord externe droit ou très légèrement con¬
vexe. Couleur fondamentale brun orangé plus ou moins foncé, très uniforme, s’obscurcissant légèrement
sur la bande submarginale. Rayures brun foncé ou brun orangé, présentant sur leurs bords en regard
un liseré plus ou moins continu d’écailles noirâtres et jaunâtres avec des points blancs à l’intersection
des nervures; l’interne forme un léger retrait sur le cubitus, l’externe, à peine préapicale (1-3 mm),
est droite ou un peu concave. Bande submarginale généralement assez estompée, bande médiane vague.
Tache discale un peu plus foncée que le reste de l’aire médiane, son liseré jaune ponctué de noirâtre.
Aire périocellaire saumon, pouvant passer au brun foncé ou au brun orangé sous la costa. Bande
submarginale brun orangé, séparée ou non de la rayure externe par un très étroit espace de la même
teinte que l’aire périocellaire. L’ocelle présente de deux à quatre projections iridiennes très fines, de
longueur variable.
Face ventrale généralement jaune chrome ou beige orangé vif, parfois chamois orangé. Rayures
externes lunulaires, noirâtres, brun orangé ou violacé, très marquées ; bandes submarginales de la même
teinte, plus ou moins nettes.
Armure génitale (fig. 279). — Sacculus entièrement soudé à la costa, sans lobe différencié vers
la région apicale ; harpes robustes. Vesica garnie de cornuti ; bulbus ejaculatorius de trois à cinq fois
plus long que l’aedeagus. Lobes du bord postérieur du sternite 8 écartés et peu proéminents ; scléri-
fication du tergite 8 assez large et allongée.
57. Voir page 285.
58. Voir page 285.
Source : MNHN, Paris
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CLAUDE LEMAIRE
Source : MNHN, Paris
révision du cenre Automeris
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Ç. — Envergure : 101-112 mm ; longueur des ailes antérieures : 52-58 mm.
Antennes : 31 articles. Palpes labiaux et front bruns, dessus du thorax et tarses brun noir, dessous
du corps brunâtre, face dorsale de l’abdomen beige rosé ou beige orangé, largement annelée de noir.
Ailes antérieures très allongées, apex très légèrement saillant, bord externe droit ou convexe.
Couleur fondamentale brun foncé très uniforme. Rayures brun noir, semées d’écailles noires et jaunes,
avec un petit point blanchâtre à l’intersection des nervures. Bande submarginale à peine distincte,
bande médiane absente. Tache discale peu contrastante, son liseré souligné seulement de quelques
écailles jaunes. Aire périocellaire beige rosé, très terne, beaucoup plus sombre que celle du mâle,
bande submarginale brune, projections indiennes de l’ocelle fréquemment très réduites. Face ventrale
brun noirâtre, parfois un peu violacé ; nervures jaunâtres. Rayures et bandes submarginales noirâtres,
très nettes.
Armure génitale (fig. 280). — Voir description du genre. Longueur des deux paires d’apophyses
subégale. Bourse copulatrice extrêmement volumineuse ; l’extrémité libre des apophyses antérieures
se situe approximativement au niveau du premier tiers ou du premier quart de la longueur de la bourse.
Répartition géographique. Dates de capture. — Surinam.
Venezuela. District Fédéral : Caracas, III, rio Chacaito, 980 m, IX; Miranda : Los Chorros, IX,
Parc national Guatopo, Los Alpes, 700 m, IX (M me A. Gadou) ; Aragua : région Choroni, Uraca, V, VI
(R. Lichÿ), Parc national Rancho Grande, 1 150 m, V ( C. Lemaire) ; Carabobo : vallée du rio Borbu-
rata, 250-750 m, II à IV, VIII (R. Lichÿ); Bolivar : El Pao, 450 m, IV à IX, X, XI, route d’El Dorado
à Santa Elena, km 80, 105 m, VIII (M me A. Gadou); Amazonas : rio Témi, Yavita, 128 m, VIII
(R. Lichÿ) ; Barinas : Barinitas, 400 m, V (M me A. Gadou).
Brésil. Para : Belem, I, V.
Pérou. Huanuco : rio Rondo, 15 km de Tingo Maria, 650 m, VII (G. et L. Harris).
Biologie. — Voir 3 e partie, page 38.
Discussion. — Rayure interne des ailes antérieures peu anguleuse, avec un retrait très net, quoique
peu profond, sur le cubitus ; rayure externe de ces ailes ponctuée de blanc à l’intersection des nervures ;
face dorsale de l’abdomen annelée de noir chez les exemplaires des deux sexes. Face dorsale des ailes
antérieures du mâle brun orangé assez clair, de la femelle brun foncé.
Ne sachant pas sur combien d’exemplaires la description a été basée, nous désignons comme lec-
totype la femelle figurée par CRAMER ; son identification est certaine. Le spécimen décrit et représenté
par le même auteur ([1780] : pl. 304, fig. A) sous le nom de Phalaena Attacus metea et que, pour la
même raison, nous désignons comme lectotype, est un mâle de P. salmonea. Généralement mal iden¬
tifié en littérature, P. metea a été cité à tort par KlRBY (1892 a : 777) comme synonyme de P. irene
(Cramer) et par SCHÛSSLER (1934 : 363), DRAUDT (1929 : 741, pl. 111, d) et BOUVIER (1936 a : 234)
comme espèce valable. Les deux exemplaires figurés par DRAUDT (pl. 111, d) sous le nom d'A. metea
doivent être rapportés, le mâle à P. subcoronis Lemaire, la femelle à P. huebneri (Boisduval) ou à
P. coronis (Schaus).
Phalaena Attacus arminia a été décrit par STOLL ([1781] : 126, pl. 356, fig. A et D) d’après
deux exemplaires appartenant à deux espèces différentes, un mâle (fig. D) auquel doit s’appliquer 59
le nom à'Automeris arminia et une femelle (fig. A) qui doit être rapportée à Pseudautomeris salmonea.
Dans le travail de KlRBY (1892 a : 777), Automeris arminia est basé par erreur sur la femelle de la
figure A et l’insecte cité sous le nom d'A. arminia par DRAUDT (1929 : 742), SCHÛSSLER (1934 : 335)
et BOUVIER (1936 a : 236) n’est autre qu 'arminia sensu Kirby; c’est donc ce dernier qui a été mis
par BOUVIER en synonymie de P. salmonea et non A. arminia (Stoll) qui est une espèce valable.
Automeris armidia Hübner et Io hersilia Boisduval qui sont basés l’un et l’autre sur la femelle
de la figure A de STOLL ne sont pas des synonymes d'A. arminia (Stoll) comme l’ont écrit à tort
KlRBY (1892 a : 778) et SCHÛSSLER (1934 : 335) mais d 'arminia sensu Kirby, donc de P. salmonea ,
comme l’a établi BOUVIER (1936 a : 236).
59. Voir page 285.
Source : MNHN, Paris
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UDE LEMAIRE
Pseudautomeris antioquia (Schaus) (pl. 50, fig. 2)
Automeris antioquia Schaus, 1921, Insec. Insc. Menstr., 9, p. 55.
Automeris antioquia Schaus; Bouvier, 1929, Ann. Sci. nat.. Zoo/., (10) 12, p. 266.
Automeris antioquia Schaus ; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6, p. 741.
Automeris antioquia Schaus ; Schüssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 335.
Automeris antioquia Schaus; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat.. Zoo/., (10) 19, p. 235, n° 164.
Pseudautomeris antioquia (Schaus); Lemaire, 1967, Bull. Soc. ent. France, 71 (1966), p. 225.
Pseudautomeris antioquia (Schaus); Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France, 78, p. 75.
Type. — Holotype : 1 <?, Colombie, Antioquia, Mesopotamia, 5000 ft (genitalia <3\ prép. J. Oiti-
cica filho n° 4080) (U.S. National Muséum, type n° 23.977).
Description. — <$. Envergure : 88-95 mm ; longueur des ailes antérieures : 44-48 mm.
Antennes : 32 articles. Palpes labiaux, front et dessus du thorax jaunes ou brun orangé vif,
tarses jaune orangé, dessous du corps et région anale jaune chrome, face dorsale de l’abdomen jaune,
annelée de noir, avec des touffes de poils carmin sur le bord postérieur des segments.
Ailes antérieures très allongées, apex pas ou très légèrement saillant, bord externe droit, oblique.
Couleur fondamentale brun jaune orangé vif, un peu plus sombre sur la bande submarginale. Rayure
interne présentant un léger retrait sur le cubitus, noirâtre, semée d’écailles jaunes, avec un ou deux
points blanchâtres, souvent très estompée ; rayure externe légèrement préapicale (2 mm), brun orangé,
liserée proximalement de jaune, semée de quelques écailles noires et, généralement, soulignée par des
points blancs à l’intersection des nervures. Bande submarginale nette ; bande médiane fréquemment
absente. Tache discale un peu plus sombre que le fond, à liseré très irrégulier, souligné de gros points
noirs.
Aire périocellaire rose saumon, passant au brun orangé sous la costa. Bande submarginale brun
orangé foncé, séparée de la rayure externe par un espace très réduit de la même teinte que l’aire
périocellaire. Grand ocelle (0 : 13 mm); l’iris présente trois projections très nettes, mais est dépourvu
de liseré jaune du côté proximal ; anneau périocellaire blanc jaunâtre très étroit.
Face ventrale jaune chrome, rayure externe des ailes antérieures noire, des ailes postérieures
brun orangé ; bandes submarginales brun orangé.
Armure génitale (fig. 281). — Structure de l’armure et, en particulier, des valves, très proche
de celle de P. salmonea ; en diffère par les caractères suivants : cornuti très réduits et presque imper¬
ceptibles, bulbus ejaculatorius plus court que l’aedeagus, lobes du bord postérieur du sternite 8 très
saillants.
Ç. — Envergure : 110 mm ; longueur des ailes antérieures : 60 mm.
Antennes : 32 articles. Palpes labiaux et front brun roux, dessus du thorax brun orangé, tarses
bruns, dessous du thorax beige rosé, de l’abdomen brunâtre, face dorsale de l’abdomen beige rosé,
très largement annelée de noir.
Ailes antérieures allongées, apex très peu saillant, bord externe convexe. Couleur fondamentale
brun jaune orangé terne. Ornementation semblable à celle du mâle, coloration beaucoup plus terne des
ailes antérieures, mais aussi soutenue des ailes postérieures. Diamètre de l’ocelle : 16,5 mm. Face ven¬
trale gris beige terne, un peu ombrée de noirâtre vers la base des ailes antérieures et avec une nuance
jaunâtre sur les ailes postérieures. Rayures externes et bandes submarginales noirâtres.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION
Automeris
431
Armure génitale (fig. 282). — Plaque génitale très sclérifiée ; l’extrémité libre des apophyses anté¬
rieures se situe approximativement au niveau de la mi-longueur de la bourse copulatrice qui est donc
beaucoup plus courte que celle de P. salmonea.
Répartition géographique. Dates de capture. — Colombie. Antioquia : Mesopotamia ; Valle Cauca :
Anchicaya, 1 000/1 400 m, I, III à V, VII à XI, Yatacué, 800 m, I, III, XI (L. et L. Denhez) ; Bellavista.
Discussion. — Coloration des exemplaires des deux sexes presque identique, le mâle et surtout
la femelle étant nettement plus clairs que ne le sont les spécimens du sexe correspondant chez P. sal-
Source : MNHN, Paris
432
LEMAIRE
monea. Diffère également de ce dernier par les caractères suivants : ailes antérieures du mâle plus
allongées, diamètre de l’ocelle sensiblement supérieur, effacement du liseré iridien du côté proximal,
chez les exemplaires des deux sexes.
Pseudautomeris irene (Cramer)
Pseudautomeris irene irene (Cramer) (pl. 50, fig. 3)
PhaJaena Attacus Irene Cramer, [17791, Uitl. Kapellen, 3, p. 96, pl. 249, fig. B, C d 1 .
Automeris irene Stoll [sic) ; Bouvier, 1929, Ann. Sri. nul ., Zoo/., (10) 12, p. 266.
Automeris irene Cramer; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6, p. 741 (part.) [nec pl. 111, d <?].
Automeris irene Cramer; Schüssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 355; id., 65, p. 718 (part.).
\ulomeris irene Cramer; Bouvier, 1936, Ann. Sri. nat., Zool ., (10) 19, p. 233, n° 160, p. 225, fig. 29 A.
Pseudautomeris irene (Cramer); Lemaire, 1967, Bull. Soc. ent. France , 71 (1966), p. 225.
Pseudautomeris irene irene (Cramer); Lemaire, 1970, Ann. Soc. ent. France , (N. S.) 6, p. 573.
Pseudautomeris irene irene (Cramer) ; Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France, 78, p. 75.
Automeris roseus Conte, 1906, Ann. Lab. Ét. Soie, 12, p. 154, pl. 12, fig. 5 Ç.
Automeris roseus Conte ; Bouvier, 1929, Ann. Sri. nat., Zool., (10) 12, p. 267.
Automeris roseus Conte; Schüssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 370.
Automeris roseus Conte ; Bouvier, 1936, Ann. Sri. nat., Zool., (10) 19, p. 240, n° 175.
Pseudautomeris roseus (Conte); Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France, 78, p. 75 (comme synonyme de P. irene irene).
Automeris obliqua Bouvier, 1929, Ann. Sri. nat., Zool., (10) 12, p. 270, pl. 1, fig. 6 <J.
Automeris obliqua Bouvier; Schüssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 367.
Automeris obliqua Bouvier; Bouvier, 1936, Ann. Sri. nat., Zool.,( 10) 19, p. 233, n° 160 (comme synonyme d'A. irene).
P. metea (Cramer) et P. luteata (Walker) ont été cités & tort comme svnonymes de P. irene (Cramer), respective¬
ment par Kirbv (1892 a : 777) et Draudt (1929 : 741, pl. 111 d d 1 ).
Types. — irene Cramer. Lectotype : 1 (J, Surinam, exemplaire figuré par CRAMER ([1781] :
pl. 249, fig. B, C c?), disparu.
roseus Conte. Lectotype : 1 Ç, Surinam (coll. W. Van der Meulen), figurée comme « variété »
de Phalaena Attacus salmonea par STOLL (1782, in CRAMER : 218, pl. 395, fig. A), disparu.
obliqua Bouvier. Holotype : 1 <$, Guyane française (genitalia <J, prép. C. Lemaire n° 455 M.P.) (coll.
Ch. Oberthür < Muséum, Paris).
Description. — (J. Envergure : 70-92 mm ; longueur des ailes antérieures : 38-48 mm.
Antennes : 29 articles. Palpes labiaux brun orangé, front brun ou brun orangé, dessus du thorax
brun jaune ou brun orangé, plus ou moins foncé, tarses bruns, dessous du corps et région anale jaune
beige, dessous du thorax beige rosé ou carmin, face dorsale de l’abdomen rougeâtre, plus ou moins
nettement annelée de noirâtre.
Ailes antérieures peu allongées, apex non saillant, bord externe droit. Couleur fondamentale brun
rouille ou brun jaune, avec une très légère éclaircie sur le bord distal de la bande submarginale.
Rayure interne presque droite et souvent dirigée un peu obliquement vers la base, brunâtre ou noi¬
râtre, liserée proximalement de jaune ou de blanchâtre ; rayure externe très rapprochée de l’apex
(1-3 mm), brunâtre, semée d’écailles noires et presque toujours doublée proximalement d’un trait blanc
continu (rarement réduit à de simples points blancs à l’intersection des nervures). Bande submargi¬
nale assez vague, bande médiane plus ou moins nette. Tache discale brune ou noirâtre à contour irré¬
gulier, liserée de jaune, avec quelques points noirs sur les angles.
Aire périocellaire rose saumon, ce ton parfois très soutenu. Rayure externe séparée ou non de
la bande submarginale brun foncé ou brun rougeâtre par un très étroit espace de la même teinte que
l’aire périocellaire. Projections indiennes de l’ocelle très fines et de longueur très inégale, au nombre
de deux à quatre.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION
genre Automeris
433
Face ventrale jaune beige ou beige orangé, parfois gris rosé. Rayure externe des ailes antérieures
noire, des ailes postérieures violacée, bandes submarginales rouge violacé, généralement nettes.
Armure génitale (fig. 283). — Valves à sacculus bien différencié, se séparant nettement de la costa
dans la région apicale, contrairement à ce qui a été observé chez les deux espèces précédentes ; harpes
robustes. Juxta très évasé, concave. Vesica à cornuti très réduits, groupés en deux minces filaments,
bulbus ejaculatorius à peine plus long que l’aedeagus. Lobes du bord postérieur du sternite 8 arrondis,
peu proéminents ; sclérification du tergite 8 en bandelette assez courte et, le plus souvent, un peu
étranglée dans sa partie médiane.
Ç. — Envergure : 86-95 mm; longueur des ailes antérieures : 46-50 mm.
Antennes : 32 articles. Palpes labiaux et front bruns, dessus du thorax brun plus ou moins
foncé, tarses bruns, dessous du corps brunâtre, face dorsale de l’abdomen gris rosé ou violacé, annelée
de brunâtre ou de noirâtre.
Ailes antérieures allongées, apex aigu, très légèrement saillant, bord externe droit. Couleur fon¬
damentale gris brun terne, avec une légère éclaircie sur le bord distal de la bande submarginale et
souvent une zone plus claire sur l’aire médiane. Mêmes rayures que le mâle. Liseré blanc violacé du
bord proximal de la rayure externe continu. Tache discale peu contrastante. Aire périocellaire gris
rosé ou gris violacé, nettement plus terne que celle du mâle ; bande submarginale brun terne, zone
marginale gris beige clair. Face ventrale gris brunâtre terne, avec une légère éclaircie sur la zone
marginale ; nervures jaunâtres. Rayures et bandes submarginales noires ou brun noir.
Source : MNHN, Paris
434
CLAUDE LEMAIRE
Armure génitale (fig. 284). — Les deux paires d’apophyses de longueur approximativement égale.
Bourse copulatrice ample, mais beaucoup plus courte que celle de P. salmonea, son extrémité libre se
situant au niveau de celle des apophyses antérieures.
Répartition géographique. Dates de capture. — Nicaragua.
Panama.
Colombie. Valle Cauca : Anchicaya, 1 000/1 400 m, VIII, XII, Calima, 1 600 m, X, (L. et L. Denhez) ;
Santa Fé de Bogota.
Equateur. Paramba; rio Durango, 100 m.
Venezuela. Aragua : Parc national Rancho Grande, 1 150-1 600 m, II, III, V, VI, VII, X
(M me A. Gadou, R. Lichy); Bolivar : route d’El Dorado à Santa Elena, km 38, 160 m, XII (R. Lichy),
id. km 83, 105 m, VI ( C. Lemaire), id., km 126, 1 350 m, VI ( C. Lemaire).
Surinam.
Guyane française. Inini : Saül, I (J. J. de Granville) ; Oyapock : Alicoto, XI, Maripa, XI
(A. S. Ralachoivsky).
Brésil. Mato Grosso.
Biologie. — Voir 3 e partie, page 38.
Discussion. — Ailes antérieures des exemplaires des deux sexes moins allongées que chez P. sal¬
monea ; rayure interne de ces ailes beaucoup plus droite, dirigée un peu obliquement vers la base, son
liseré clair, jaune ou blanchâtre, situé du côté proximal et non distal. Liseré de la rayure externe
presque toujours continu et très rarement réduit à de simples points clairs à l’intersection des ner¬
vures. Le mâle de teinte plus variable, généralement plus foncée et plus vive, que celui de P. salmonea,
est de taille plus réduite, avec le bord externe des ailes antérieures très droit ; tornus anguleux. La
femelle est au contraire beaucoup plus claire que celle de P. salmonea, gris brun terne et non brun
sombre. Les armures génitales mâle et femelle diffèrent de celles de P. salmonea par des caractères
parfaitement constants.
Ne sachant pas sur combien d’exemplaires l’espèce a été basée, nous désignons comme lectotype
le mâle figuré par CRAMER dont l’identification est certaine.
La femelle représentée par STOLL (1782, in CRAMER : pl. 395, fig. A) comme « variété » de
P. salmonea doit être rapportée à P. i. irene. Automeris roseus, décrit par CONTE d’après cette femelle,
doit donc être invalidé comme synonyme récent de P. i. irene. L’insecte figuré par DRAUDT (1929 :
pl. 111, e <$) sous le nom d'A. rosea, est P. irene arminirene (Strand).
Automeris obliqua Bouvier dont nous avons examiné l'holotype mâle et l’armure génitale est un
synonyme récent de P. i. irene, comme l’a d’ailleurs admis BOUVIER lui-même (1936 a : 233).
Pseudautomeris irene arminirene (Strand) (pl. 50, fig. 4)
Automeris arminirene Strand, 1920, Eut. Rundsch., 37 Jahrg. (5), p. 18.
Automeris arminirene Strand ; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6, p. 742 (comme synonyme dV4.
roseus Conte).
Automeris roseus arminirene Strand ; Schûssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 370.
Automeris arminirene Strand; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 241, n° 175 (comme sous-espèce d 'A.
roseus Conte ?).
Pseudautomeris irene arminirene (Strand) ; Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France, 78, p. 75.
a Automeris rectangularis Bouvier, 1929, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 12, p. 268, pl. 1, fig. 8 d 1 , ? p. 271, fig. 13 ter,
Automeris salmonea rectangularis Bouvier; SchOssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 371.
Automeris rectangularis Bouvier; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat.. Zool., (10) 19, p. 232, n° 159.
Pseudautomeris rectangularis (Bouvier); Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France, 78, p. 75 (comme synonyme de P. irene
arminirene).
Source : MNHN, Paris
RÉVISION
e Automeris
435
Automeris paucidentata Bouvier, 1936, Ann. Sri. nat ., Zool., (10) 19, p. 233, n° 161.
Pseudautomeris paucidentata (Bouvier) ; Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France , 78, p. 75 (comme synonyme de P. irene
arminirene).
Cette sous-espèce a été figurée par Draudt (1929 : pl. 111, e et ? Ç) sous le nom A'Automeris rosea Conte.
Types. — arminirene StrancL Holotype : 1 (5*, Équateur, Riobamba (genitalia (J, prép. C. Lemaire
n° 1254 E) (coll. A. Heyne < Deutsche Ent. Inst., Eberswalde).
rectangularis Bouvier. Holotype : 1 Équateur, Napo (genitalia d\ prép. C. Lemaire n° 454 M.P.)
(coll. J. de Joannis < Muséum, Paris).
paucidentata Bouvier. Lectotype : 1 <J, exemplaire figuré par DRAUDT (1929 : pl. 111, e) sous le
nom d 1 Automeris rosea.
Description. — <$. Envergure : 65-74 mm ; longueur des ailes antérieures : 32-37 mm.
Antennes : 29 articles. Palpes labiaux bruns, semés de poils brun jaune, dessus du thorax brun
avec quelques poils jaunes à l’extrémité des tegulae, tarses bruns, dessous du corps beige jaunâtre,
face dorsale de l’abdomen beige rosé, annelée ou non de noirâtre.
Forme et ornementation de la face dorsale semblables à celles de la sous-espèce nominative ;
n’en diffère que par la coloration fondamentale brun terne de la face dorsale des ailes antérieures et
par la présence, sur l’aire médiane, d’une éclaircie gris rosé pouvant la recouvrir presque entièrement,
à l’exception de la tache discale.
Aire périocellaire plus terne. Face ventrale gris rosé ou gris orangé, un peu plus vive sur l’aire
baso-médiane des ailes antérieures.
$. — Envergure : 75-102 mm; longueur des ailes antérieures : 39-53 mm. Semblable à celle
de la sous-espèce nominative.
Armures génitales. — Semblables à celles de P. i. irene chez les exemplaires des deux sexes.
Répartition géographique. Dates de capture. — Équateur. Oriente : Napo, Rio Upano, Logrono, I
(H. Descimon) ; Chimborazo : Riobamba.
Pérou. Junin : La Merced, I (G. et L. Harris), La Oroya ; Pasco : Oxapampa, VI ; Huanuco : Tingo
Maria, 650 m, XII ; Carabaya : rio Huacamayo, 1 000 m.
Bolivie. Cochabamba : Province de Chaparé, Alto Palmar, 1 100 m, III (F. Steinbach).
Discussion. — La différence de coloration de la face dorsale des ailes antérieures des exemplaires
mâles est le seul caractère qui distingue cette sous-espèce de la sous-espèce nominative, mais il est
très constant chez les spécimens examinés.
L’examen comparatif des holotypes mâles à'A. arminirene Strand et d'A. rectangularis Bouvier,
tous deux originaires de l’Équateur, permet d’établir que le second est un synonyme récent du premier.
DRAUDT a cité à tort P. i. arminirene comme synonyme d'A. roseus Conte qui est en fait un syno¬
nyme de P. i. irene ; les deux exemplaires figurés par lui sous le nom dV4. rosea sont, le mâle certai¬
nement et la femelle probablement, des P. i. arminirene. A. paucidentata qui a été décrit par BOU¬
VIER d’après ces deux figures (nous désignons l’exemplaire mâle comme lectotype) est donc également
un synonyme récent de P. i. arminirene.
Source : MNHN, Paris
436
CLAUDE LEMAIRE
Pseudautomeris pohli Lemaire (pl. 51, fig. 4)
Pseudautomeris pohli Lemaire, 1967, Bull. Soc. ent. France, 71 (1966), p. 225.
Pseudautomeris pohli Lemaire ; Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France, 78, p. 75.
Type. — Holotype : 1 (?, Équateur, Rio Umaripuiiiz, Rio Paleaza (genitalia <J, prép. C. Lemaire
n° 205) (coll. C. Lemaire < Muséum, Paris).
Description. — <$. Envergure : 69-75 mm ; longueur des ailes antérieures : 34-40 mm.
Antennes : 34 articles. Palpes labiaux bruns ou brun orangé, front et dessus du thorax bruns,
quelques poils jaunes à l’extrémité des tegulae, tarses bruns, dessous du corps beige orangé, face dor¬
sale de l’abdomen brun noir, annelée de noir.
Ailes antérieures peu allongées, apex non saillant, bord externe légèrement convexe. Couleur fon¬
damentale brun foncé, très uniforme. Rayures brun noir, soulignées de points blancs très fins à l’inter¬
section des nervures, l’interne formant un léger retrait sur le cubitus, l’externe peu préapicale (3 mm)
et un peu coudée en dehors au niveau de CU lb. Bande submarginale très estompée, bande médiane
assez nette. Tache discale noirâtre, à contour irrégulier, avec quelques écailles gris jaunâtre sur le
liseré.
Aire périocellaire rose saumon terne, passant au brun sous la costa. Bande submarginale brune
suivant immédiatement ou presque la rayure externe. Ocelle semblable à celui de P. salmonea, avec
deux ou trois fines projections indiennes jaune terne.
Face ventrale beige orangé terne, rayures noires, bandes submarginales noirâtres, très marquées.
Armure génitale (fig. 285). — Valves semblables à celles de P. irene, sacculus en partie libre,
formant dans la région apicale, un lobe indépendant de la costa. Bulbus ejaculatorius environ trois fois
plus long que l’aedeagus ; vesica abondamment garnie de comuti. Lobes du bord postérieur du stér¬
ilité 8 très proéminents, sclérification du tergite 8 assez réduite.
$. — Envergure : 100 mm; longueur des ailes antérieures : 55 mm.
Antennes : 31 articles. Palpes labiaux, front et dessus du thorax brun foncé, tarses bruns, dessous
du corps brunâtre, face dorsale de l’abdomen gris rosé, largement annelée de brun noir.
Ailes antérieures très allongées, apex très légèrement saillant, bord externe convexe. Couleur fon¬
damentale brun foncé, très uniforme. Rayures brun noir, l’interne très estompée, semée de quelques
écailles jaunes, l’externe préapicale (6 mm), semée de très petits points jaunes à l’intersection des ner¬
vures et, comme celle du mâle, un peu coudée en dehors entre CU lb et le bord anal. Bandes sub¬
marginale et médiane indistincte. Tache discale concolore, son liseré souligné de quelques points jaunes.
Aire périocellaire gris brun terne, bande submarginale brun foncé. Face ventrale brun noirâtre, ner¬
vures jaunâtres, rayures nçires, bandes submarginales noirâtres.
Armure génitale (fig. 286). — Semblable à celle de P. salmonea. Bourse copulatrice un peu plus
courte, mais néanmoins très volumineuse (environ trois fois plus longue que les apophyses antérieures).
Répartition géographique. — Équateur. Rio Umaripuiiiz, Rio Paleaza; Pastaza : Canelos.
Colombie. Umeria.
Discussion. — Ornementation extrêmement voisine de celle de P. salmonea chez les exemplaires
des deux sexes ; sur la face dorsale des ailes antérieures les rayures sont identiques, l’interne un peu
Source : MNHN, Paris
RÉVISION
genre Automeris
437
Source : MNHN, Paris
438
CLAUDE LEMAIRE
anguleuse, l’externe soulignée de points clairs à l’intersection des nervures. Coloration des exemplaires
mâles dont les ailes antérieures sont un peu moins allongées, beaucoup plus foncée que chez P. sal-
monea , aire périocellaire plus terne également. La femelle ressemble beaucoup a celle de P. salmonea
mais est encore plus sombre.
L’armure génitale mâle s’apparente au contraire, par la structure des valves (sacculus différencie
de la costa), à celle de P. irene, ne différant de celle-ci que par la longueur très supérieure du bulbus
ejaculatorius et par la plus grande densité des cornuti.
Pseudautomeris fimbridentata (Dognin) (pl. 51, fig. 2)
Automeris fimbridentata Dognin, 1916, Hétér. nouv. Amer. Sud, 12, p. 15.
Automeris fimbridentata Dognin; Bouvier, 1929, Ann.. Sri. nat., Zool ., (10) 12, p. 267.
Automeris fimbridentata Dognin; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6, p. 741, pl. 111, e <?.
Automeris fimbridentata Dognin; Schùssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 343.
Automeris fimbridentata Dognin; Bouvier, 1936, Ann. Sri. nat., Zool., (10) 19, p. 237, n° 166.
Pseudautomeris fimbridentata (Dognin); Lemaire, 1967, Bull. Soc. ent. France, 71 (1966), p. 225.
Pseudautomeris fimbridentata (Dognin); Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France, 78, p. 75.
Type. — Lectotype : 1 <?, Pérou, Yahuarmayo, 1200 ft., V/VII-1912 (Rosenberg) (genitalia <J,
prép. J. Oiticica filho n° 4081) (coll. Dognin < U.S. National Muséum).
Description. — Envergure : 60-61 mm; longueur des ailes antérieures : 30-31 mm.
Antennes : 30 articles. Palpes labiaux brun orangé, front et dessus du thorax bruns, une touffe
de poils jaunes à l’extrémité des tegulae, tarses bruns, dessous du corps et région anale beige jaunâtre,
face dorsale de l’abdomen rose.
Ailes antérieures peu allongées, apex non saillant, bord externe très peu oblique, onduleux. Cou¬
leur fondamentale brun noirâtre, avec une éclaircie brun rouille, notamment entre la tache discale et
la bande médiane et sur la bande submarginale. Rayures noires, semées de points blancs à l’intersec¬
tion des nervures, l’interne très anguleuse, l’externe très légèrement préapicale (2 mm), droite, liserée
proximalement de gris clair. Bande submarginale nette, bande médiane assez floue. Tache discale brun
noir, à contour irrégulier, son liseré semé de quelques écailles jaunes et blanchâtres.
Bord externe des ailes postérieures onduleux. Aire périocellaire rose saumon vif, passant au brun
sous la costa. Rayure externe immédiatement suivie d’une large bande submarginale brun orangé.
Franges jaunâtres, précédées d’un fin liseré brun. Projections indiennes au nombre de deux ou de
trois ; assez large anneau périocellaire jaune.
Face ventrale jaune beige clair, rayures externes noires, bandes submarginales brunes, partielle¬
ment estompées.
Armure génitale (fig. 287). — Semblable à celle de P. irene , mais beaucoup plus grêle : valves
à sacculus bien différencié de la costa. Pénis très grêle ; cornuti imperceptibles ; bulbus ejaculatorius
un peu plus court que l’aedeagus. Lobes du bord postérieur du sternite 8 proéminents.
Ç. — Envergure : 78-81 mm; longueur des ailes antérieures : 42-43,5 mm.
Antennes : 30 articles. Palpes labiaux, front et dessus du thorax bruns ; quelques poils jaunes à
1 extrémité des tegulae, tarses bruns, dessous du thorax et abdomen brunâtres.
Ailes antérieures allongées, apex saillant, très aigu. Bord externe des deux paires d’ailes très
sinueux. Couleur fondamentale des antérieures gris brun, très uniforme ; même ornementation que le
mâle ; rayures noires semées de petits points jaunes à l’intersection des nervures. Aire périocellaire gris
violacé, passant au brun sous la costa ; bandes submarginales brimes, franges jaunâtres, précédées d’un
liseré noir. Anneau périocellaire blanc jaunâtre. Face ventrale brun noirâtre, rayures et bandes submar¬
ginales noirâtres.
Source : MNHN, Paris
révision du genre Automeris
439
Armure génitale (fig. 288). — Semblable à celle de P. salmonea, mais beaucoup plus grêle. Bourse
copulatrice partiellement détruite chez le seul spécimen examiné.
Répartition géographique. Dates de capture. — Pérou (sud-est) : Yahuarmayo, 400 m, IV à VII
{Rosenberg).
Discussion. — Espèce de petite taille, immédiatement reconnaissable au contour onduleux du bord
externe des quatre ailes. Rayure interne des ailes antérieures beaucoup plus anguleuse que celle des
espèces précédentes, apex de ces ailes beaucoup plus saillant chez la femelle. Armure génitale mâle
très proche de celle de P. irene.
Décrit par DOGNIN d’après deux mâles et une femelle ; nous désignons comme lectotype l’exem¬
plaire mâle, conservé par l’U.S. National Muséum, dont l’armure génitale a été étudiée par J.' OlTICICA
filho, sous le n° 4.081.
Source : MNHN, Paris
440
CLAUDE LEMAIHK
Pseudautomeris lata (Conte) (pl. 51, fig. 1)
Automeris talus Conte, 1906, Arm. Lab. Ét. Soie, 12, p. 152, pl. 11, fig. 6 <J.
Automeris talus Conte; Bouvier, 1929, Ann. Sci. nal., Zoot., (10) 12, p. 267.
Automeris talus Conte; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6, p. 742, pl. 111, c <3* $•
Automeris talus Conte; Schùssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 359; id., 65, p. 719.
Automeris talus Conte; Bouvier, 1936, Ann. Sri. nal., Zoot., (10) 19, p. 237, n° 167.
Pseudautomeris talus (Conte); Lemaire, 1967, Bull. Soc. ent. France, 71 (1966), p. 225.
Pseudautomeris lata (Conte) ; Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France, 78, p. 75.
Automeris Sinuosa Dognin, 1911, Hétér. nouv. Amer. Sud, 2, p. 52.
Automeris sinuosa Dognin ; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6, p. 742 (comme synonyme dVt.
latus).
Automeris latus forme sinuosa Dognin; Schùssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 359.
Automeris sinuosa Dognin ; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zoot., (10) 19, p. 237, n° 167 (comme synonyme d’A. latus).
Automeris brutus Strand, (Maassen, in litteris), 1911, Ent. Rundsch., 28 Jahrg., p. 70.
Automeris brutus Strand ; Bouvier, 1929, Ann. Sci. nat., Zoot., (10) 12, p. 262 (comme synonyme d’A. latus).
Automeris brutus Strand ; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6, p. 742 (id.).
Automeris latus brutus Strand; Schùssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 359; id., 65, p. 719.
Automeris brutus Strand; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 237, n° 167 (comme synonyme d’A. latus).
Automeris Caesar Bouvier, 1927, Encycl. ent., (B) 3, Lepidoptera, 2, p. 19, pl. 1, fig. 2
Automeris caesar Bouvier; Bouvier, 1929, Ann. Sri. nat., Zool., (10) 12, p. 262 (comme synonyme d’A. latus).
Automeris caesar Bouvier; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6, p. 742 (id).
Automeris latus forme caesar Bouvier ; Schùssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 359 ; id., 65, p. 719.
Automeris caesar Bouvier; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 237, n° 167 (comme synonyme d’A. latus).
Types. — lata Conte. Lectotype : 1 <J, Guyane française (genitalia <J, prép. C. Lemaire n° 415 M.P.)
(Muséum, Paris).
sinuosa Dognin. Holotype : 1 Ç, Guyane française (genitalia Ç, prép. J. Oiticica filho n° 4096)
(U.S. National Muséum).
brutus Strand. Holotype : 1 Ç, Pérou, Chanchamayo (Zool. Mus., Humboldt Univ., Berlin).
caesar Bouvier. Lectotype : 1 d\ Guyane française (genitalia (J, prép. C. Lemaire n° 459 M.P.)
(coll. Ch. Oberthür < Muséum, Paris).
Description. — (J. Envergure : 71-90 mm; longueur des ailes antérieures : 38-43 mm.
Antennes : 32 articles. Palpes labiaux variant du brun plus ou moins foncé au brun orangé, front
et dessus du thorax du brun clair au brun sombre ; quelques poils jaunes à l’extrémité des tegulae,
tarses bruns, dessous du corps beige ou brunâtre, face dorsale de l’abdomen gris clair, annelée de noir.
Ailes antérieures très allongées, apex non saillant, bord externe très convexe, angle interne très
arrondi et obtus. Couleur fondamentale extrêmement variable, pouvant présenter toutes les nuances du
gris brun clair au brun terne, du brun foncé au brun jaune, soit très uniforme, soit avec de larges
étendues brun rouille, sur l’aire médiane principalement. Rayures noirâtres, très fines, soulignées de
légers points blancs ou jaunes à l’intersection des nervures, l’interne très anguleuse, l’externe éloignée
de l’apex (5-7 mm) et très sinueuse. Bande submarginale vague ou indistincte, bande médiane très
estompée ou absente. Tache discale à contour irrégulier, soulignée de points noirs sur le liseré.
Aire périoceilaire rose saumon clair, parfois jaunâtre, passant au brun sous la costa. Rayure
externe séparée de la bande submarginale brune par un étroit espace de la même teinte que l’aire
périoceilaire. Deux ou trois projections indiennes très fines ; anneau périoceilaire jaune pâle.
Coloration de la face ventrale variant suivant les exemplaires du beige rosé au jaune plus ou
Source : AANHN, Paris
RÉVISION
genre Automeris
441
moins vif et, dans ce dernier cas, avec un semis d’écailles brun foncé d’étendue variable. Rayures et
bandes submarginales noirâtres ou brunâtres.
Armure génitale (fig. 289). — Structure très voisine de celle de P. irene. Sacculus nettement
différencié de la costa. Vesica à cornuti peu abondants ; longueur du bulbus ejaculatorius approximative¬
ment égale à celle de l’aedeagus. Lobes du bord postérieur du stemite 8 très rapprochés et peu saillants.
Ç. — Envergure : 90-129 mm; longueur des ailes antérieures : 48-62 mm.
Antennes : 34 articles. Palpes labiaux bruns ; front et dessus du thorax bruns ou gris brun ;
tarses bruns, dessous du corps grisâtre ou brunâtre, face dorsale de l’abdomen gris clair, largement
annelée de noir.
Ailes antérieures très allongées, apex saillant et aigu, bord externe très convexe, angle interne
Source : MNHN, Paris
442
CLAUDE LEMAIRE
très arrondi. Couleur fondamentale gris brun assez terne, avec une éclaircie sur la zone marginale.
Même ornementation que le mâle. Aire périocellaire gris beige ou gris violacé, anneau périocellaire
blanchâtre. Face ventrale gris noirâtre ou brunâtre, très terne, nervures jaunâtres.
Armure génitale (fig. 290). - Très proche de celle de P. salmonea , mais bourse copulatrice plus
courte, l’extrémité libre des apophyses antérieures se situant au niveau de celle de la bourse ou à
mi-longueur de celle-ci. Ductus bursae très sclérifié.
Répartition géographique. Dates de capture. — Guyane française. Saint-Laurent du Maroni, Roura,
XII (R. P. Y. Barbotin).
Guyane.
Venezuela. Bolivar : route d’El Dorado à Santa Elena, km 126, 1 350 m, VI (C. Lemaire).
Brésil. Para {A. M. Moss).
Équateur. Oriente : rio Napo, Misahualli, 400 m (D. Velasteguî).
Pérou. Huanuco : rio Rondo, 20 km de Tingo Maria, 650 m (G. et L. Harris) ; Junin : Chancha-
mayo, VI, VII ; Carabaya : rio Huacamayo, 1 000 m, VI (G. Ockenden).
Bolivie.
Discussion. — Espèce immédiatement reconnaissable à la forme ellipsoïdale des ailes antérieures,
ainsi qu’au dessin lunulaire et à la position, très éloignée de l’apex, de la rayure externe de ces
ailes.
P. lata a été décrit d’après un mâle et une femelle de la Guyane française; nous désignons
comme lectotype le mâle figuré par CONTE (1906 : pl. 11, fig. 6), conservé par le Muséum de Paris.
Automeris sinuosa Dognin et Automeris brutus Strand, dont nous avons examiné les holotypes
femelles, sont l’un et l’autre des synonymes récents de P. lata , comme l’ont établi DRAUDT (1929 :
742) pour le premier, et BOUVIER (1929 b : 262) pour le second.
Automeris caesar Bouvier a été décrit d’après deux exemplaires mâles, originaires de la Guyane
française, l’un du Maroni, l’autre sans localité précise, figuré par l’auteur et que nous désignons comme
lectotype. BOUVIER lui-même (1929 b : 262) a mis caesar en synonymie de P. lata.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION
Automeris
443
Groupe de Pseudautomeris brasiliensis
Pseudautomeris brasiliensis (Walker) (pl. 51, fig. 3)
Hyperchiria brasiliensis Walker, 1855, List Specim. Lepid. Ins. coll. Brit. Mus., 6, p. 1292, n° 14.
Automeris brasiliensis Walker; Schussler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 338; id., 65, p. 716 (part. ?).
Pseudautomeris brasiliensis (Walker); Lemaire, 1967, Bull. Soc. ent. France , 71 (1966), p. 225.
Pseudautomeris brasiliensis (Walker); Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France, 78, p. 75.
Io Scapularis Boisduval, 1875, Ann. Soc. ent. Belg., 18, p. 236, n° 49.
Automeris scapularis Boisduval ; Bouvier, 1929, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 12, p. 264.
Automeris scapularis Boisduval; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6, p. 741, pl. 111, d
Automeris scapularis Boisduval ; Schùssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 372.
Automeris scapularis Boisduval ; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 242, n° 180.
Pseudautomeris scapularis (Boisduval); Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France, 78, p. 75 (comme synonyme de P. bra-
siliensis).
L’espèce citée et figurée par Draudt (1929 : 740, pl. 111, c \nec b]) sous le nom à'Automeris brasiliensis
(Walker) est P. coronis Schaus.
Types. — brasiliensis Walker. Lectotype : 1 c?, sans localité (genitalia c?, prép. Pearson n° A 10)
(British Muséum, N.H.).
scapularis Boisduval. Syntypes : 1 <J, 1 Ç, Brésil, disparus.
Description. — (J. Envergure : 79-94 mm ; longueur des ailes antérieures : 40-47 mm.
Antennes : 29 articles. Palpes labiaux, front, dessus du thorax et tarses brun jaune ou brun
orangé clair, dessous du corps et région anale jaune beige, face dorsale de l’abdomen brun rose.
Ailes antérieures très allongées, apex pas ou à peine saillant, mais aigu, bord externe droit, très
oblique, angle interne très obtus. Couleur fondamentale brun jaune ou beige orangé clair, avec une très
légère éclaircie sur la zone marginale. Rayures brun orangé, avec de très vagues points blancs à l’in¬
tersection des nervures, l’interne anguleuse, présentant un net retrait sur le cubitus, liserée distalement
de jaune, l’externe légèrement préapicale (2-3 mm), très oblique, à liseré proximal jaune clair. Bande
submarginale plus ou moins nette, bande médiane très estompée. Tache discale à contour irrégulier,
concolore, avec des points noirs sur le liseré.
Aire périocellaire rose saumon clair. Bande submarginale brune. Ocelle généralement ovalaire et
pouvant présenter une déformation assez sensible du côté distal ; de deux à quatre longues et fines pro¬
jections indiennes ; anneau périocellaire jaune clair.
Face ventrale beige clair, avec une nuance jaunâtre ou orange, quelques écailles plus sombres sur
la zone marginale des ailes antérieures ; nervures jaunes. Rayures externes brun noir ou brun orangé,
bandes submarginales très vagues, celle des ailes antérieures réduite à une ombre subcostale noirâtre,
celle des ailes postérieures à quelques taches orangées.
Armure génitale (fig. 291). — Valves à processus apical très grêle ; harpes minuscules. Calcar très
long et effilé. Pénis robuste, cornuti groupés en quatre formations disposées par paires, à la base et sur
le bord latéral postérieur de la vesica ; bulbus ejaculatorius un peu plus court que l’aedeagus. Lobes
du bord postérieur du sternite 8 proéminents. Contour de la sclérification du tergite 8 assez irrégulier.
Ç. — Envergure : 84-113 mm; longueur des ailes antérieures : 43-61 mm.
Antennes : 29 articles. Palpes labiaux, front et dessus du thorax beige clair; tarses brun clair,
dessous du corps beige clair, face dorsale de l’abdomen gris beige, légèrement teintée de rose ou de
violacé.
Source : MNHN, Paris
444
LKMAIHK
Ailes antérieures très allongées, apex pas ou très peu saillant, bord externe convexe, angle interne
très arrondi. Couleur fondamentale beige clair très uniforme. Rayures brun clair, finement liserées de
blanc jaunâtre sur leurs bords en regard, l’externe légèrement préapicale (3-4 mm), très oblique.
Bandes submarginale et médiane très estompées ou absentes. Tache discale concolore, avec ou sans
points noirs sur le liseré. Aire périocellaire beige clair, un peu rosée, bande submarginale brun clair.
Anneau périocellaire blanc jaunâtre. Face ventrale gris beige terne, nervures jaunâtres ; rayures et bandes
submarginales brunâtres.
Armure génitale (fig. 292). — Apophyses postérieures un peu plus longues que les antérieures.
Bourse copulatrice opaque dans la moitié qui fait suite au ductus bursae et ensuite translucide, avec
un léger étranglement à la limite des deux zones. L’extrémité libre des apophyses antérieures se situe
approximativement au niveau de la mi-longueur de la bourse.
Répartition géographique. Dates de capture. - Brésil. Santa Catarina : Joinville, VIII, Rio Julio,
XII ; Paranâ : Ipiranga ; Sào Paulo ; État de Rio de Janeiro ; Goiâs : Municipio Vianopolis, Ponte
Funda, I (N. Tangerinî).
Discussion. - Espèce caractérisée, chez les deux sexes, par la forme très allongée jdeS ailes anté¬
rieures, avec le bord externe très oblique et l’angle interne très arrondi, par Ta coloration généralement
très claire de la face dorsale de ces ailes, surtout chez la femelle et par la position très oblique de leur
rayure externe dont le liseré proximal jaune pâle est très net.
Décrit par WALKER d’après quatre exemplaires originaires du Brésil, un mâle et une femelle de
la collection Argent et deux autres spécimens (sexe non précisé), dont un de la collection Tucker.
Nous désignons comme lectotype l’exemplaire mâle, conservé par le British Muséum (N.H.), dont l’ar¬
mure génitale a été préparée par M. PEARSON sous le n° A 10 60 . Son envergure est très inférieure à la
moyenne mais l’examen des genitalia ne laisse aucun doute quant à l’identification de l’espèce.
60. Cet exemplaire ne porte pas l'étiquette ronde habituelle sur laquelle sont indiquées la provenance et la date d’entrée en col¬
lection, mais seulement une bandelette imprimée « Hyperchiria brasiliensis » découpée de l’ouvrage de WALKER. I-cs spécimens ainsi
étiquetés sont réputés appartenir à la série typique.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION
e Automeris
445
Les syntypes mâle et femelle d’/o scapularis Boisduval sont malheureusement perdus. En revanche,
nous avons retrouvé les exemplaires cités par BOUVIER (1929 b : 264) : « trois scapulans de la collec¬
tion BOISDUVAL qui se trouvaient dans le lot des Saturniens de Charles Oberthür achetés par la Con¬
dition des Soies de Lyon », qui sont des P. brasiliensis ; il en est de même du mâle figuré sous le nom
d/4, scapularis par DRAUDT (1929 : pl. 111, d). Les exemplaires du Tring Muséum ont été déter¬
minés par JORDAN (in litteris) : « brasiliensis Wkr. (= scapularis Bdv.) ». Donc, s’il a été correcte¬
ment identifié par BOUVIER, DRAUDT et JORDAN comme le laisse d’ailleurs supposer sa description
originale, Io scapularis est bien un synonyme récent de P. brasiliensis.
Io brasiliensis Boisduval (1875 : 220) qui n’appartient pas au genre Pseudautomeris est un syno¬
nyme d'Automeris melanops (Walker) (voir page 265).
Source : MNHN, Paris
446
CLAUDE LEMAIRE
Pseudautomeris erubescens (Boisduval) (pl. 51, fig. 5)
lo Erubescens Boisduval, 1875, Ann. Soc. eut. Belg., 18, p. 238, n° 54.
Automeris erubescens Boisduval ; Bouvier, 1929, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 12, p. 266.
Automeris erubescens Boisduval ; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6, p. 742.
Automeris erubescens Boisduval; Schüssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 342; id., 65, p. 717.
Automeris erubescens Boisduval; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 237, n° 168, pl. 4, fig. 11 (J.
Pseudautomeris erubescens (Boisduval) ; Lemaire, 1967, Bull. Soc. ent. France, 71 (1966), p. 225.
Pseudautomeris erubescens (Boisduval); Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France, 78, p. 75.
Automeris eximius Bouvier, 1929, Ann. Sci. nat. Zool., (10) 12, p. 270, fig. 13 ter, B $.
Automeris eximius Bouvier; Schüssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 343.
Automeris eximius Bouvier; Bouvier, 1936, Arm. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 238, n° 169.
Pseudautomeris eximius (Bouvier); Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France, 78, p. 75 (comme synonyme de P. erubes-
Types. — erubescens Boisduval. Holotype : 1 cj, Brésil (genitalia c?, prép. C. Lemaire n° 404 M.P.)
(Muséum, Paris).
eximius Bouvier. Holotype : 1 Ç, sans localité (genitalia $, prép. C. Lemaire n° 457 M.P.) (Muséum,
Paris).
Description. — <$. Envergure : 71-93 mm; longueur des ailes antérieures : 35,5-46,5 mm.
Antennes ; 32-36 articles. Palpes labiaux, front et dessus du thorax variant du brun foncé au
brun jaune et au brun orangé, quelques poils jaunes à l’extrémité des tegulae, tarses brunâtres, dessous
du corps et région anale beige clair, face dorsale de l’abdomen variant du brun rouge au carmin.
Ailes antérieures assez allongées, apex non saillant, bord externe droit ou très légèrement con¬
vexe, peu oblique. Couleur fondamentale variant du brun terne au brun orangé et au brun jaune, avec
une très légère éclaircie sur la zone marginale et fréquemment une nuance gris rosé sur l’aire médiane
et la zone marginale.
Rayures brun foncé, l’interne anguleuse, formant un net retrait sur le cubitus, semée de quelques
écailles blanchâtres ou jaunâtres, l’externe légèrement préapicale (2 mm), droite, oblique, liserée proxi-
malement de blanchâtre ou de jaunâtre, avec parfois des petits points blancs à l’intersection des ner¬
vures. Bande submarginale assez vague, bande médiane plus ou moins nette, tache discale à contour
irrégulier, concolore ou un peu plus foncée que l’aire médiane, avec des points noirs sur le liseré.
Aire périocellaire variant du beige rosé au carmin vif, passant au brunâtre sous la costa. Bande
submarginale brun jaune ou brun orangé, séparée ou non de la rayure externe par un étroit espace de
la même teinte que l’aire périocellaire. Ocelle arrondi ; de deux à quatre projections indiennes, anneau
périocellaire jaune clair.
Face ventrale généralement gris beige clair, avec une nuance rose orangé sur tout ou partie des
ailes antérieures, parfois gris jaunâtre. Rayure externe des ailes antérieures noirâtre, des ailes posté¬
rieures brun foncé ou brun orangé, bandes submarginales réduites, sur les ailes antérieures, à quelques
taches subapicales noirâtres, sur les ailes postérieures à des points brun orangé.
Armure génitale (fig. 293). — Structure analogue à celle de P. brasiliensis : valves à processus
apical et harpes très grêles, saccus très large, calcar long et étroit, même disposition des cornuti. En
diffère cependant par deux caractères constants, visibles latéralement : chez P. brasiliensis (fig. 291 e),
l’extrémité de l’uncus s’incurve ventralement suivant une courbe régulière, chez P. erubescens (fig. 293 e),
elle forme un coude brusque en angle droit ; le bord costal des valves marque simplement, chez P. bra¬
siliensis , un léger infléchissement avant l’extrémité apicale, il présente, chez P. erubescens , une dépres¬
sion très prononcée. Bulbus ejaculatorius un peu plus long que l’aedeagus. Lobes du bord postérieur
du sternite 8 moins saillants que chez P. brasiliensis.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU GENRE AutOmeriS
447
Ç. — Envergure : 93-96 mm ; longueur des ailes antérieures : 48-50 mm.
Antennes : 36 articles. Palpes labiaux, front et dessus du thorax brun clair, tarses brunâtres,
dessous du corps beige clair, face dorsale de l’abdomen fortement teintée de rose ou de beige rosé.
Ailes antérieures allongées, apex non saillant, bord externe convexe. Couleur fondamentale beige
clair, très uniforme, à peine un peu plus sombre sur la bande submarginale. Rayures brun clair, tran¬
chant peu sur le fond, l’externe droite, préapicale (3 mm), liserée proximalement de jaunâtre, avec de
légers points clairs à l’intersection des nervures. Bandes submarginale et médiane très estompées,
tache discale concolore, avec des points noirs, soulignés de quelques écailles jaunes, sur le liseré. Aire
périocellaire beige rosé, passant au rose vers l’angle anal. Même ornementation que le mâle. Anneau
périocellaire blanc jaunâtre. Face ventrale beige clair, avec une légère nuance orangée sur l’aire baso-
médiane des ailes antérieures. Rayures et bandes submarginales très nettes, brun orangé.
Source : MNHN, Paris
448
CLAUDE LEMAIRE
Armure génitale (fig. 294). - Semblable à celle de P. brasiliensis. D’après les exemplaires exa¬
minés, le repli de la plaque génitale serait un peu plus étroit et les sclerifications latérales moins éten¬
dues ; ces caractères demanderaient confirmation.
Répartition géographique. Dates de capture. — Brésil. Santa Catarina : Corupâ, XII, Anitapolis,
Nova Friburgo ; Sào Paulo ; État de Rio de Janeiro : Serra do Mar ; Espirito Santo.
Discussion. — Espèce très voisine de P. brasiliensis. Ailes antérieures moins allongées, bord
externe moins oblique, coloration de la face dorsale de ces ailes plus variable et généralement plus
sombre, rayure externe également moins oblique et moins contrastante. Face dorsale de l’abdomen et
bord anal des ailes postérieures rouge vif chez la majorité des exemplaires mâles examinés, beige rosé
chez la femelle. Nombre d’articles antennaires plus élevé. A ces caractères externes s’ajoutent les diffé¬
rences constantes relevées dans la structure de l’armure génitale mâle.
Automeris eximius Bouvier, dont nous avons examiné l’holotype femelle et étudié l’armure géni¬
tale, est un synonyme récent de P. erubescens.
Contrairement à l’hypothèse avancée par DRAUDT (1929 : 742), cette espèce n’a rien de commun
avec Automeris roseus Conte qui est un synonyme de P. i. irene. C’est également à tort que KlRBY
0892 a : 778) et CONTE (1906 : 177) ont cité Io erubescens Boisduval comme synonyme d'Hyperchiria
rubrescens Walker qui appartient au genre Automeris (voir page 132).
Pseudautomeris grammivora (Jones) (pl. 52, fig. 4)
Automeris grammivora Jones, 1908, Trans. ent. Soc. London, 1908, p. 174, [pl. 1, fig. 6-7 S Çl.
Automeris grammivora Jones; Bouvier, 1929, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 12, p. 274, fig. 13 ter, D $.
Automeris grammivora Jones; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6, p. 741, pl. 111, e c?.
Automeris grammivora Jones; Schùssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 345.
Automeris grammivora Jones ; Kôhler, 1935, Rev. Soc. Ent. Argentina, 7, p. 87.
Automeris grammivora Jones ; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 244, n° 182.
Automeris grammivora Jones; Bourquin, 1945, Mariposas Argentinas, p. 21.
Automeris (Automeris) grammivora Jones; Michener, 1952, Bull. Americ. Mus. Nat. Hist., 98 (5), p. 428, pl. 251-253
(armure génitale c?).
Automeris (Automeris) grammivora Jones ; de Biezanko, Ruffinelu, Carbonell, 1957, Rev. Fac. Aqro., Montevideo, 46,
p. 87.
Automeris grammivora Jones; Baucke, 1960, Iheringia, (Zool.), Porto Alegre, n° 12, p. 17, n° 9.
Pseudautomeris grammivora (Jones); Lemaire, 1967, Bull. Soc. ent. France, 71 (1966), p. 225.
Pseudautomeris grammivora (jones); Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France, 78, p. 75.
Automeris deletum Bouvier, 1929, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 12, p. 272, pl. 1, fig. 5 et 7 Ç.
Automeris deletum Bouvier; Schùssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 340.
Automeris deletum Bouvier; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 243, n° 181.
Pseudautomeris deletum (Bouvier) ; Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France, 78, p. 75 (comme synonyme de P. gram¬
mivora).
Types. - grammivora Jones. Lectotype : 1 ç?, Brésil, Paranâ, Castro, 950 m (E. D. Jones) (coll.
Jones < British Muséum, N.H.).
deletum Bouvier. Holotype : 1 $, Brésil, Paranâ, Curitiba (P. Lombard) (genitalia O, prép.
C. Lemaire n° 456 M.P.) (Muséum, Paris).
Description. - <?. Envergure : 62-70 mm ; longueur des ailes antérieures : 33-37 mm.
Antennes : 32 articles. Palpes labiaux bruns ou brun orangé, dessus du thorax beige orangé,
tarses brun jaune, face ventrale beige jaunâtre ou orangé, face dorsale de l’abdomen beige rosé, parfois
brunâtre.
Ailes antérieures allongées, apex non saillant, bord externe droit ou légèrement convexe. Couleur
Source : MNHN, Paris
RÉVISION DU
e Automeris
449
fondamentale brun jaune clair, plus ou moins orangé ; une très faible éclaircie sur la zone marginale.
Rayure interne totalement absente ou réduite à un léger trait jaune anguleux ; rayure externe brun noir,
liserée proximalement de blanc crème ou de jaune, peu préapicale (2 mm), s’interrompant avant le
bord interne, sur A ou CU lb. Bande submarginale très estompée, bande médiane absente. Petite
tache discale concolore, son liseré souligné ou non de petits points noirs.
Aire périocellaire rose saumon, pouvant passer au brunâtre sous la costa. Rayure externe fré¬
quemment liserée de jaune sur son bord proximal et immédiatement suivie de la bande submarginale
brun jaune. Présence fréquente d’un semis d’écailles blanches au creux de l’arc pupillaire blanc ; deux ou
trois fines projections indiennes ; anneau périocellaire jaune pâle.
Face ventrale jaune beige ou beige orangé, très claire. Rayure externe des ailes antérieures noi¬
râtre, des ailes postérieures brun orangé. Pas de bande submarginale sur les ailes antérieures, celle des
ailes postérieures représentée par de légères ponctuations brun orangé.
Armure génitale (fig. 295). — Voisine de celles des deux espèces précédentes, mais beaucoup plus
grêle. Harpes minuscules. Calcar nettement moins long, mais proportionnellement plus large. Pénis
environ deux fois plus court que celui de P. brasiliensis , avec seulement deux groupes symétriques de
cornuti situés à la base de la vesica; longueur du bulbus ejaculatorius un peu inférieure à celle de
l’aedeagus. Lobes du bord postérieur du sternite 8 peu proéminents.
Ç. — Envergure : 65-90 mm ; longueur des ailes antérieures : 32-45 mm.
Antennes : 31 articles. Palpes labiaux, front et dessus du thorax bruns, tarses bruns, dessous du
corps brunâtre, face dorsale de l’abdomen noirâtre, teinté de beige violacé sur le bord postérieur des
segments et la région anale.
Source : MNHN, Paris
450
CLAUDE LEMAIRE
Ailes antérieures allongées, apex non saillant, bord externe droit ou légèrement convexe ; couleur
fondamentale brun jaune foncé, ombrée de brun noirâtre, zone marginale plus claire. Disposition des
rayures semblable à celle du mâle ; quand l’interne, brun cuivré, existe, elle converge avec l’externe
et s’interrompt à leur intersection entre A et CU lb. Tache discale fréquemment teintee de brun cuivre.
Aire périocellaire rose terne, passant au brun sous la costa ; bande submarginale brune. Face ventrale
brunâtre; rayures et bandes submarginales noirâtres, très marquées.
Armure génitale (fig. 296). — Structure analogue à celle de P. erubescens, mais nettement plus
grêle ; repli de la plaque génitale plus réduit, sclérifications latérales moins étendues. L’extrémité libre
des apophyses antérieures se situe approximativement au niveau de la mi-longueur de la bourse.
Répartition géographique. Dates de capture. — Brésil. Rio Grande do Sul : Pelotas, X ; Santa Cata-
rina : rio Vermelho, II à V, VII, IX à XII, Nova Teutonia, V, XI, XII ; Paranâ : Curitiba, Castro
(E. D. Jones) ; Sào Paulo; État de Rio de Janeiro : Teresopolis, IX; Minas Gérais : Passa Quatro
(Wagner).
Argentine. Buenos Aires : Islas del Tigre, I ( Bourquin, Breyer).
Uruguay. Rio Negro : Isla del Lobo ; Treinta y Très, II, IV.
Biologie. — Voir 3 e partie, page 38.
Discussion. — Espèce de taille sensiblement inférieure aux deux précédentes, elle est surtout carac¬
térisée par la position des rayures et leur effacement partiel sur la face dorsale des ailes antérieures, la
section de la rayure externe qui subsiste étant, en revanche, soulignée par un net liseré proximal blanc.
Automeris deletum Bouvier, dont nous avons examiné Phototype femelle et l’armure génitale est
un synonyme récent de P. grammivora.
Pseudautomeris luteata (Walker) (pl. 52, fig. 1)
Hyperchiria luteata Walker, 1865, List Spécial. Lepid. Ins. coll. Brit. Mus., 32, supp. 2, p. 536.
Automeris luteata Walker; Bouvier, 1929, Ann. Sci. nat., Zoo/.. (10) 12, p. 266.
Automeris irene forme luteata Walker; Schüssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 356.
Automeris irene aberration lutea (sicl Walker; Kôhler, 1935, Rev. Soc. Ent. Argentina, 7, p. 86.
Automeris luteata Walker; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 234, n° 162.
Pseudautomeris luteata (Walker); Lemaire, 1967, Bull. Soc. ent. France, 71 (1966), p. 225.
Pseudautomeris luteata (Walker); Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France, 78, p. 75.
Automeris luteata forme conjuncta Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 234, n° 162 (nom préoccupé par
Automeris amanda conjuncta Kôhler, 1935, Rev. Soc. Ent. Argentina, 7, p. 86).
Pseudautomeris luteata forme conjuncta Bouvier; Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France, 78, p. 75 (comme synonyme
de P. luteata).
Automeris lucidus Bouvier, 1929, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 12, p. 273.
Automeris lucidus Bouvier; Schüssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 361.
Automeris lucidus Bouvier; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 242, n° 179.
Pseudautomeris lucidus (Bouvier); Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France, 78, p. 75 (comme synonyme de P. luteata).
Automeris irene aberration nigrosignata Kôhler, 1935, Rev. Soc. Ent. Argentina, 7, p. 86.
Pseudautomeris irene aberration nigrosignata (Kôhler) ; Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent, France, 78, p. 75 (comme syno¬
nyme de P. luteata).
Cette espèce a été citée à tort par Kirbv (1892 a : 777) et Draudt (1929 : 741) comme synonyme de Pseudautomeris
irene (Cramer), nom sous lequel elle a été figurée par Draudt (id. : pl. 111, d <$).
Types. — luteata Walker. Holotype : 1 <ÿ, sans localité (Presented by the Zoological Society)
(genitalia <J, prép. Pearson n° A 18) (British Muséum, N.H.).
Source : MNHN, Paris
révision du cenre Autonieris
451
luteata forme conjuncta Bouvier. Lectotype : 1 (J, Brésil, Itu (genitalia <J, prép. C. Lemaire
n° 445 M.P.) (Muséum, Paris).
lucidus Bouvier. Holotype : 1 Ç, Brésil, Nova Friburgo (genitalia Ç, prép. C. Lemaire n° 458 M.P.)
(coll. J. de Joannis < Muséum, Paris).
irene ab. nigrosignata Kôhler. Holotype : sexe non précisé, Argentine, Iguazu (coll. Breyer).
Description. — (J. Envergure : 66-78 mm; longueur des ailes antérieures : 35-38 mm.
Antennes : 31 articles. Palpes labiaux, front, dessus du thorax, tarses et abdomen beige orangé
ou jaune safran.
Ailes antérieures peu allongées, apex non saillant, bord externe droit ou légèrement convexe, peu
oblique. Couleur fondamentale beige orangé ou jaune safran. Rayures brun foncé, l’interne liserée ou
non de jaune du côté distal, très peu anguleuse, avec seulement un coude très ouvert sur le cubitus,
l’externe légèrement préapicale (2-3 mm), son fin liseré proximal jaune ou blanchâtre continu. Bande
submarginale fréquemment soulignée sur son bord distal par une suite de points gris noirâtre plus ou
moins nets ; bande médiane floue. Tache discale concolore, parfois ombrée de noirâtre avec des points
noirs sur le liseré.
Aire périocellaire rose saumon. Bande submarginale brune, suivant immédiatement la rayure
externe ; zone marginale beige orangé ou jaune, selon la teinte des ailes antérieures. Ocelle arrondi ;
de deux à quatre projections indiennes, anneau périocellaire jaune clair.
Face ventrale jaune safran ou beige orangé selon la coloration dominante de la face dorsale ;
rayures externes noirâtres, assez nettes, bande submarginale des ailes antérieures réduite à un léger
semis d’écailles sombres entre la costa et M 1, celle des ailes postérieures à des arceaux brunâtres
entre les nervures.
Armure génitale (fig. 297). — Très proche de celle de P. brasiliensis. En diffère essentiellement
par la structure du calcar beaucoup plus large et court. Harpes fréquemment plus longues. Même dis¬
position des cornuti ; longueur du bulbus ejaculatorius approximativement égale à celle de l’aedeagus.
Lobes du bord postérieur du stemite 8 très peu saillants.
Ç. — Envergure : 79-92 mm ; longueur des ailes antérieures : 44-50 mm.
Antennes : 31 articles. Palpes labiaux bruns ou brun orangé, front et dessus du thorax bruns,
tarses bruns, dessous du. corps brunâtre, face dorsale de l’abdomen grisâtre ou brunâtre, largement
annelée de noirâtre.
Ailes antérieures peu allongées, apex pas ou très légèrement saillant, bord externe convexe. Cou¬
leur fondamentale beige brun plus ou moins foncé, avec fréquemment une nuance orangée et générale¬
ment ombrée de gris noirâtre, notamment sur la bande submarginale ; zone marginale plus claire par
contraste. Rayures liserées de jaune rouille sur leurs bords en regard. Bande submarginale très nette,
présentant sur son bord distal des lobes très prononcés. Aire périocellaire gris beige terne, plus ou
moins teintée de rosé ou de violacé. Contour de l’ocelle fréquemment irrégulier avec généralement
une dépression face à la rayure externe ; anneau périocellaire blanc jaunâtre. Face ventrale gris brun,
avec fréquemment une nuance orangée ou violacée, nervures jaunâtres. Rayures et bandes submargi¬
nales noirâtres.
Armure génitale (fig. 298). — Structure voisine de celle de P. brasiliensis. D’après les exemplaires
examinés; les apophyses antérieures et la bourse copulatrice sont plus courtes avec, en revanche, la
zone opaque de celle-ci proportionnellement plus étendue.
Répartition géographique. Dates de capture. — Brésil. Rio Grande do Sul ; Santa Catarina ; Sào
Paulo : Alto de Serra, IX (fi. Spitz) ; État de Rio de Janeiro : Petropolis, VI ; Minas Gérais : Uberaba ;
District Fédéral : Brasilia, Brasilia Country Club, II, X (N. Tangerini) ; Goiâs : Formosa, X.
Argentine. Misiones : Iguazu (Breyer, Bourquin).
Paraguay. Sapucay; Villarica.
Source : MNHN, Paris
452
iE LEMAIRE
Pérou. Apurimac : rio Piene ; Carabaya : Oconeque, 2 300 m, VII (G. Ockenden ) ; Huanuco : rio
Rondo, 20 km de Tingo Maria, 650 m, V (G. et L. Harris).
Seule espèce du groupe de P. brasiliensis , dont la répartition couvre à la fois la région centrale
et sud-est de l’Amérique du Sud et le versant amazonien des Andes.
Discussion. — Espèce caractérisée par la forme des ailes antérieures, nettement moins allongée
que chez les espèces précédentes et, surtout, par le tracé très peu anguleux de la rayure interne de
ces ailes formant seulement un coude très ouvert sur le cubitus, d’où la confusion, fréquente en litté¬
rature, avec P. irene (Cramer). Bande submarginale généralement nette; chez le mâle elle est très
souvent soulignée d’écailles sombres sur le bord distal et est encore plus marquée chez la femelle. Les
exemplaires mâles présentent deux types de coloration dominante : beige orangé ou jaune safran, sans
teintes intermédiaires, semble-t-il. La femelle diffère de celles de P. erubescens et de P. brasiliensis ,
par la présence de larges anneaux noirâtres sur la face dorsale de l’abdomen.
Automeris lucidus Bouvier, dont nous avons examiné Phototype femelle, est un synonyme récent
de P. luteata. L’insecte décrit par KÔHLER sous le nom d’/L irene aberration nigrosignata est une
variation individuelle de P. luteata , caractérisée par la teinte noire des rayures. Le nom doit être
invalidé comme contrevenant à la règle de la nomenclature trinominale.
A. luteata forme conjuncta Bouvier, 1936, est à la fois un homonyme primaire A'A. amanda
forme conjuncta Kôhler, 1935 et un synonyme récent de P. luteata (Walker) ; le nom est basé sur
deux exemplaires, un mâle « jaune » du Brésil, Itu, que nous désignons comme lectotype et qui ne
diffère en rien des spécimens typiques, et une femelle du Paraguay, Villarica.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION
înre Automeris
453
Pseudautomeris huebneri (Boisduval) (pl. 52, fig. 2 et 3)
Io Hübneri Boisduval, 1875, Ann. Soc. eut. Belg., 18, p. 236, n° 50.
Automeris huebneri Boisduval ; Bouvier, 1929, Ann. Sci. nat., Zoo/., (10) 12, p. 267, fig. 13 ter C Ç.
Automeris huebneri Boisduval; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6, p. 740 | nec pl. 111, c <?].
Automeris Huebneri Boisduval; Schùssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 346; id., 65, p. 718 (part.).
Automeris huebneri Boisduval ; Kohler, 1935, Rev. Soc. Ent. Argentines , 7, p. 86.
Automeris hübneri Boisduval; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 240, n° 174.
Pseudautomeris huebneri (Boisduval); Lemaire, 1967, Bull. Soc. ent. France, 71 (1966), p. 225.
Pseudautomeris huebneri (Boisduval) ; Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France, 78, p. 75.
Automeris hübneri aberration atra Bouvier, 1930, Bull. Hill Mus., 4, p. 35, n° 53, pl. 3, fig. 6 (J (nom préoccupé par
Automeris ater Conte, 1906, Ann. Lab. Et. Soie, 12, p. 195, pl. 23, fig. 4-7).
Automeris Huebneri aberration atra Bouvier; Schùssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 347.
Automeris hübneri aberration atra Bouvier; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 240, n° 174.
Pseudautomeris huebneri aberration atra (Bouvier); Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France, 78, p. 75 (comme syno¬
nyme de P. huebneri).
Io Amphirene Boisduval, 1875, Ann. Soc. ent. Belg., 18, p. 237, n° 52.
Automeris amphirene Boisduval ; Bouvier, 1929, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 12, p. 267.
Automeris amphirene Boisduval; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6, p. 741.
Automeris amphirene Boisduval; Schùssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 335.
Automeris amphirene Boisduval ; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 241, n° 177, pl. 1, fig. 9 Ç.
Pseudautomeris amphirene (Boisduval) ; Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France, 78, p. 75 (comme synonyme de P. hueb-
Io Porus Boisduval, 1875, Ann. Soc. ent. Belg., 18, p. 239, n° 55.
Automeris porus Boisduval; Boimer, 1929, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 12, p. 268.
Automeris brasiliensis forme porus Boisduval; Schùssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 338; id., 65, p. 716.
Automeris porus Boisduval; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 242, n° 178.
Pseudautomeris porus (Boisduval) ; Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France, 78, p. 75 (comme synonyme de P. hueb-
Automeris quadridentata Kirby, 1892, Ann. Mag. nat. Hist., (6) 10, p. 175, pl. 11, fig. 3 Ç.
Automeris quadridentata Kirby; Bouvier, 1929, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 12, p. 267, ? pl. 1, fig. 4 ç?-
Automeris quadridentata Kirby ; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6, p. 740 (comme synonyme d'A.
huebneri).
Automeris Huebneri forme quadridentata Kirby; Schùssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 347.
Automeris quadridentata Kirby; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 241, n° 176.
Pseudautomeris quadridentata (Kirby); Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France, 78, p. 75 (comme synonyme de P. hueb-
lo porus Boisduval a été cité à tort par Draudt (1929 : 740) comme synonyme de P. brasiliensis (Walker).
Types. — huebneri Boisduval. Holotype : 1 Ç, Brésil, Minas Gérais (genitalia Ç, prép. C. Lemaire
n° 442 M.P.) (Muséum, Paris).
huebneri ab. atra Bouvier. Holotype : 1 c?, Brésil, Petrôpolis 9-VII-1876 (Hill Muséum < British
Muséum, N.H.).
amphirene Boisduval. Holotype : 1 Ç, Brésil {Becker) (genitalia Ç, prép. C. Lemaire n° 434 bis M.P.)
(Muséum, Paris).
porus Boisduval. Holotype : 1 <£, Brésil (genitalia <J, prép. C. Lemaire n° 403 M.P.) (Muséum,
Paris).
quadridentata Kirby. Holotype : 1 Ç, Brésil {Becker) (genitalia Ç, prép. Pearson n° A 17) (British
Muséum, N.H.).
Source : MNHN, Paris
454 CLAUDE LEMAIRE
Description. — (J. Envergure : 69-98 mm ; longueur des ailes antérieures : 35-49 mm.
Antennes : 34 articles. Palpes labiaux, front et dessus du thorax brun foncé ou brun orangé,
parfois quelques poils jaunes à l’extrémité des tegulae, tarses bruns, dessous du corps et région anale
beige clair, avec fréquemment une nuance orangée, jaune ou brunâtre, face dorsale de l’abdomen noire.
Ailes antérieures allongées, apex pas ou très légèrement saillant, bord externe droit, oblique.
Couleur fondamentale généralement terne, variant du beige au brun jaune ou orangé et au brun noi¬
râtre, une très faible éclaircie sur la zone marginale. Rayures brun fonce ou noirâtres, 1 interne angu¬
leuse, avec un rentrant très marqué sur le cubitus, semée de quelques écailles blanches ou jaunâtres,
l’externe légèrement préapicale (2-3 mm), droite ou un peu concave, très oblique, mais avec une ten¬
dance fréquente à se couder légèrement en dehors à proximité du bord interne, liserée de jaunâtre
sur son bord proximal et présentant généralement de fins, mais nets, points blancs à l’intersection des
nervures. Bande submarginale plus ou moins floue, bande médiane assez nette. Tache discale concolore,
avec de forts points noirs sur le liseré.
Aire périocellaire beige rosé, passant au brun sous la costa et au rose terne vers le bord anal.
Bande submarginale brime suivant immédiatement la rayure externe. Ocelle arrondi; de deux à
quatre fines projections indiennes, souvent très courtes ; anneau périocellaire blanc jaunâtre.
Face ventrale beige clair, généralement assez terne, avec fréquemment une légère nuance jau¬
nâtre ou orangée, rayures externes brunâtres ou noirâtres ; bande submarginale des ailes antérieures
réduite à quelques écailles subcostales noirâtres, celle des ailes postérieures brunâtre, assez nette.
Armure génitale (fig. 299). — Harpes de longueur variable, toujours beaucoup plus robustes que
celles des quatre espèces précédentes. Calcar plus court que celui de P. brasiliensis et P. erubescens,
moins large que celui de P. luteata et de structure plus variable : le plus souvent large à la base et
plus sclérifié dans sa partie libre, en forme de lame. Même disposition des cornuti que chez P. brasi¬
liensis ; bulbus ejaculatorius un peu plus long que l’aedeagus. Lobes du bord postérieur du stemite 8
arrondis, généralement proéminents et fréquemment soulignés d’un trait fortement sclérifié.
$• — Envergure : 75-115 mm; longueur des ailes antérieures : 38-58 mm.
Antennes : 32 articles. Palpes labiaux, front et dessus du thorax bruns, quelques poils jaunes à
l’extrémité des tegulae, tarses bruns, dessous du corps brunâtre, face dorsale de l’abdomen noirâtre,
avec des touffes de poils brun violacé sur le bord postérieur des segments et vers la région anale.
Ailes antérieures très allongées, apex aigu, légèrement saillant, bord externe convexe. Couleur
fondamentale brun mat, très uniforme. Même ornementation que le mâle, rayure externe préapicale
(3-5 mm), des points jaune clair ou blanchâtres, nets, à l’intersection des nervures. Bande submarginale
presque indistincte, bande médiane floue. Aire périocellaire gris brunâtre, légèrement violacé, passant
au brun sous la costa. Anneau périocellaire blanchâtre. Face ventrale gris brun terne, rayures et bandes
submarginales brunâtres très nettes.
Armure génitale (fig. 300). — Les deux paires d’apophyses sensiblement plus courtes que chez
P. brasiliensis. Structure de la plaque génitale semblable à celle des quatre espèces précédentes, mais
les formations antévaginales sont beaucoup plus étendues et présentent plusieurs zones sclérifiées sub¬
parallèles. L’extrémité libre des apophyses antérieures se situe approximativement au niveau du tiers
de la longueur de la bourse copulatrice qui est nettement plus longue que chez P. brasiliensis.
Répartition géographique. Dates de capture. - Brésil. Minas Gérais ; État de Rio de Janeiro :
Petropolis, VII, Teresôpolis, IX (L. S. Otero) ; Sào Paulo : Alto de Serra, VI (R. Spitz) ; Santa Cata-
rina, VIII ; Rio Grande do Sul : Santa Cruz do Sul, V, X.
Cette espèce a été signalée de la République Argentine, Haut Paranâ (Brever, Bourquin), par
KÔHLER (1935 : 86).
Discussion. - Espèce caractérisée notamment par la forme allongée des ailes antérieures et par
la disposition des rayures sur la face dorsale de ces ailes, l’interne très anguleuse, l’externe oblique,
Source : MNHN, Paris
révision du cenre Automeris
455
mais avec une tendance marquée, chez la plupart des exemplaires, à se couder en dehors, immédiate¬
ment au-dessus du bord interne pour atteindre celui-ci perpendiculairement ; cette rayure dépourvue de
liseré proximal continu, mais semée de points clairs à l’intersection des nervures.
Dessus de l’abdomen beaucoup plus foncé que chez les quatre espèces précédentes, celui du
mâle franchement noir ; coloration de la face dorsale des ailes antérieures également plus sombre et
plus terne, particulièrement uniforme chez les exemplaires femelles.
Source : MNHN, Paris
456
CLAUDE LEMAIRE
Les armures génitales présentent, chez les exemplaires des deux sexes, d excellents caractères. Il
apparaît donc, après examen des types, qu7o amphirene Boisduval, Io porus Boisduval et Automeris
quadridentata Kirby, sont des synonymes récents de P. huebneri. Les holotypes femelles d Io amphirene
et A. quadridentata sont des exemplaires qui, par leur grande taille, rappellent P. coronis Schaus (voir
page 458), mais l’armure génitale femelle de ce dernier est différente.
A. hiibneri aberration atra Bouvier, 1930, n’est qu’une variation individuelle très sombre ; le nom
doit être invalidé à la fois comme homonyme primaire d 'A. ater Conte, 1906 et comme synonyme de
P. huebneri (Boisduval).
Le mâle représenté par DRAUDT (1929 : pl. 111, c) sous le nom d 'A. huebneri , n’appartient pas
à cette espèce et semble devoir être rapporté à P. salmonea ; le même auteur ( id. : 740) fait d Io porus
Boisduval un synonyme de P. brasiliensis , nom sous lequel il figure (id. : pl. 111, c) P. coronis ! Les
erreurs de DRAUDT ont été reproduites, au moins en partie, par SCHÜSSLER (1934 a).
Pseudautomeris stawiarskii (Gagarin) (pl. 52, fig. 5)
Automeris Stawiarskii Gagarin, 1936, Rev. Syniatrica , Rio de Janeiro, n° 1 et 2, p. 7, fig. 1 Ç.
Pseudautomeris stawiarskyi [sic] (Gagarin); Lemaire, 1967, Bull. Soc. ent. France , 71 (1966), p. 225.
Pseudautomeris stawiarskii (Gagarin); Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France, 78, p. 75.
Automeris suavina F. Johnson, 1937, Ent. News, 48, p. 182, pl. 5, fig. 4 c?, 5 Ç.
Pseudautomeris suavina (Johnson); Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France, 78, p. 75 (comme synonyme de P. sta¬
wiarskii).
Types. — stawiarskii Gagarin. Holotype : 1 <j>, Brésil, Paranâ, Municipio de Palmas, 11-1933
{V. Stawiarsky) (coll. Gagarin, Rio de Janeiro).
suavina F. Johnson. Holotype : 1 <?, Brésil, Santa Catarina (coll. F. Johnson).
Description. — (J. Envergure : 63-79 mm ; longueur des ailes antérieures : 32-40 mm.
Antennes : 33-35 articles. Palpes labiaux et front bruns, dessus du thorax brun jaune orangé,
avec des poils jaunes à l’extrémité des tegulae, tarses bruns, dessous du corps et région anale beige
clair, face dorsale de l’abdomen noire.
Ailes antérieures peu allongées, apex non saillant, bord externe convexe, peu oblique. Couleur
fondamentale brun jaune, légèrement orangé, une éclaircie sur la zone marginale. Rayure interne très
anguleuse, jaune cuivré, semée d’écailles blanches, souvent très effacée, rayure externe peu préapicale
(2 mm), noirâtre, liserée proximalement de jaune cuivré et doublée d’un large trait blanc crème. Bande
submarginale nette, mais n’atteignant pas la costa, bande médiane plus ou moins estompée. Tache dis¬
cale concolore, irrégulière, soulignée de légers traits noirs sur le liseré.
Aire périocellaire rose saumon assez terne. Rayure externe finement liserée de gris bleuté sur
les deux bords et immédiatement suivie de la bande submarginale brune. Ocelle arrondi ; présence fré¬
quente d’un fort semis d’écailles blanches au creux de l’arc pupillaire ; nombre des projections indiennes
variant de un à quatre, anneau périocellaire jaune pâle.
Face ventrale beige clair. Rayures externes noires, celle des ailes antérieures très accentuée,
bandes submarginales noirâtres, fréquemment absentes ou incomplètes.
Armure génitale (fig. 301). - Structure très voisine de celle de P. brasiliensis. Ensemble plus
grêle et caractérisé par l’extrême réduction du calcar, dont l’extrémité fibre n’atteint pas le bord pos¬
térieur du juxta. Harpes minuscules. Même disposition des cornuti que chez P. brasiliensis, longueur
du bulbus ejaculatorius approximativement égale à celle de l’aedeagus. Le bord postérieur du sternite 8
présente deux lobes proéminents, terminés chacun par une pointe très sclérifiée.
Source : MNHN, Paris
genre Automeris
457
$. — Envergure : 72-87 mm; longueur des ailes antérieures : 37-45 mm.
Antennes : 38 articles. Palpes labiaux et front brun noir, dessus du thorax brun, avec des poils
jaunes à l’extrémité des tegulae, tarses bruns, dessous du corps beige brunâtre, face dorsale de l’abdo¬
men brunâtre, largement annelée de noirâtre.
Source : MNHN, Paris
458
LEMAIRE
Ailes antérieures peu allongées, apex non saillant, bord externe convexe. Couleur fondamentale
beige brun avec une légère éclaircie sur la zone marginale. Même ornementation que le mâle. Aire
périocellaire brun rose. Face ventrale gris beige, plus ou moins ombrée de noirâtre, rayures noires,
bandes submarginales noirâtres.
Armure génitale (fig. 302). - Proche de celle de P. brasiliensis. D’après les exemplaires examinés,
plaque génitale un peu plus grêle, mais bourse copulatrice nettement plus longue, 1 extrémité libre des
apophyses antérieures se situant approximativement au niveau du premier tiers de la longueur de la
bourse.
Répartition géographique. Dates de capture. — Brésil. Paranâ Municipio de Palmas, II
(Stawiarsky) ; Santa Catarina : rio Vermelho, II à IV, IX.
Discussion. — Est caractérisé, d’une part, par la coloration noire de la face dorsale de l’abdomen
du mâle et, d’autre part, par la présence, chez les exemplaires des deux sexes, d’une large bande blanche
sur le bord proximal de la rayure externe des ailes antérieures. Cette bande, bien qu’elle soit ici nette¬
ment plus marquée, confère à l’espèce une certaine ressemblance avec P. grammtvora, mais, au con¬
traire de ce qui a été noté chez ce dernier, la rayure externe est complète et l’interne toujours pré¬
sente ; de plus, les ailes antérieures sont moins allongées, avec le bord externe moins oblique. Par les
sclérifications différenciées existant sur le bord anal du sternite 8 des exemplaires mâles, cette espèce
se rapproche de P. coronis et de P. subcoronis.
P. suavina (F. Johnson), dont la description est accompagnée de photographies très nettes du
couple holotype-allotype, est un synonyme récent de P. stawiarskii.
Pseudautomeris coronis (Schaus) (pl. 53, fig. 3 et 54, fig. 1)
Automeris coronis Schaus, 1913, Ent. News , 24, p. 4.
Automeris coronis Schaus; Bouvier, 1929, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 12, p. 267.
Automeris coronis Schaus; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6, p. 740 \nec pl. 111, b (JJ.
Automeris coronis Schaus; Schùssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 340.
Automeris coronis Schaus; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 239, n° 171.
Pseudautomeris coronis (Schaus); Lemaire, 1967, Bull. Soc. ent. France, 71 (1966), p. 225.
Pseudautomeris coronis (Schaus); Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France, 78, p. 75.
Automeris parametea Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 238, n° 170.
Pseudautomeris parametea (Bouvier); Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France, 78, p. 75 (comme synonyme de P. coro-
Automeris coronoides Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 239, n° 172.
Pseudautomeris coronoides (Bouvier); Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France, 78, p. 75 (comme synonyme de P. coro-
Cette espèce a été figurée par Draudt (1929 : pl. 111, c cJ) sous le nom A'Automeris brasiliensis (Walker) et (id. :
pl. 111, d Ç) sous celui d'Automeris metea (Cramer).
Types. — coronis Schaus. Holotype : 1 <J, Brésil, Joinville (genitalia (J, prép. J. Oiticica filho
n° 4079) (U.S. National Muséum).
parametea Bouvier. Lectotype : 1 <j>, Brésil, exemplaire figuré par DRAUDT (1929 : pl. 111, d)
sous le nom A'Automeris metea (Stoll) \recte Cramer 1.
coronoides Bouvier. Lectotype ; 1 $, Brésil, exemplaire figuré par ?RAUDT (1929 : pl. 111, c)
sous le nom d 'Automeris brasiliensis (Walker).
Description. — $. Envergure : 88-98 mm ; longueur des ailes antérieures : 46-48 mm.
Antennes : 35-38 articles. Palpes labiaux et front brun foncé, dessus du thorax brun ou brun
orangé, des poils jaunes à l’extrémité des tegulae, tarses brun noir, dessous du thorax beige orangé ;
abdomen beige terne sur la face ventrale, brunâtre, plus ou moins mêlé de brun orangé, sur la face
dorsale.
Source : MNHN, Paris
cenre Automeris
459
Ailes antérieures peu allongées, mais larges, apex non saillant, bord externe droit, très peu oblique.
Couleur fondamentale brune, plus ou moins teintée de grisâtre sur l’aire médiane, de noirâtre sur l’aire
externe et de brun orangé sur l’aire interne ; une éclaircie sur le bord distal de la bande submarginale.
Rayures brun noir, l’interne très anguleuse, présentant un premier retrait sur le cubitus et, générale¬
ment, un second au-dessus du bord interne, semée de quelques écailles jaunâtres ou blanchâtres,
l’externe très rapprochée de l’apex (1-2 mm), sans liseré proximal continu, mais avec un semis plus
ou moins régulier d’écailles jaunes ; des points blancs ou jaunes à l’intersection des nervures. Bande
submarginale bien marquée, bande médiane nette, tache discale à contour irrégulier, un peu plus
foncée que le reste de l’aire médiane, avec de forts points noirs sur le liseré.
Aire périocellaire beige ou brun orangé, s’éclaircissant vers l’angle anal. Rayure externe séparée
par un étroit espace de la même teinte que l’aire périocellaire de la bande submarginale brune. Grand
ocelle (0 : 15-17 mm); de deux à quatre projections indiennes généralement nettes; anneau périocel¬
laire blanc jaunâtre.
Face ventrale gris beige, parfois jaunâtre, légèrement teintée d’orangé, notamment sur le bord
interne des ailes antérieures. Rayures et bandes submarginales noirâtres, les secondes généralement
interrompues à l’intersection des nervures.
Armure génitale (fig. 25 et 303). — Mensurations beaucoup plus fortes que celles de toutes les
espèces précédentes. Valves longues, leur extrémité libre dépasse sensiblement celle de l’uncus qui est
très incurvé ventralement. Harpes plus robustes que celles des autres espèces du groupe. Calcar assez
long et large. Pénis (fig. 23) très fort, même disposition des cornuti que chez P. brasiliensis ; longueur
du bulbus ejaculatorius égale à une fois et demie celle de l’aedeagus. Bord postérieur du sternite 8
garni de deux très longues pointes fortement sclérifiées, elles-mêmes précédées de quelques spinules.
Source : MNHN, Paris
460
CLAl'DE LEMAIRE
Ç. — Envergure : 106-117 mm ; longueur des ailes anté¬
rieures : 55-60 mm.
Antennes : 41 articles. Palpes labiaux et front brun
foncé, dessus du thorax brun ou brun orangé, des poils jaunes
à l’extrémité des tegulae, tarses brun noir, dessous du corps
brunâtre, face dorsale de l’abdomen brun foncé avec, assez
fréquemment, des poils brun violacé sur le bord postérieur
des segments.
Ailes antérieures allongées, très larges, apex pas ou
très peu saillant, bord externe légèrement convexe. Couleur
fondamentale brun foncé, avec de légers reflets brun orangé,
notamment sur les nervures et sur le bord distal de la bande
submarginale qui est très peu marquée. Même ornementa¬
tion que le mâle. Aire périocellaire brune, teintée de rose
vers le bord anal. Très grand ocelle (0 : 16-19 mm), avec
généralement quatre fortes projections iridiennes ; anneau
périocellaire blanc jaunâtre. Face ventrale gris brun foncé,
avec une légère nuance orangée, rayure externe des ailes anté¬
rieures noire, des ailes postérieures brunâtre ; bandes sub¬
marginales nettes.
Armure génitale (fig. 304). — Mensurations très supé¬
rieures à celles de toutes les espèces précédentes. Apophyses
postérieures sensiblement plus longues que les antérieures.
Plaque génitale très développée, son très large repli est relié
au sternite par de fortes sclérifications latérales et la zone
antévaginale présente elle-même deux larges bandes subpa¬
rallèles également très sclérifiées. Ductus bursae partielle¬
ment enveloppé dans une poche membraneuse soudée à la
face interne du sternite. Bourse copulatrice extrêmement
volumineuse ; l’extrémité libre des apophyses antérieures se
situe approximativement au niveau du premier cinquième de
la longueur de la bourse.
Répartition géographique. Dates de capture. — Brésil.
Santa Catarina : Joinville, Corupâ, III, IV; État de Rio de
Janeiro : Itatiaya, III ( L. Schwartz).
Discussion. — La plus grande espèce du genre ; elle est
caractérisée par la coloration très sombre des exemplaires
des deux sexes, le tracé très anguleux de la rayure interne des
ailes antérieures, la présence de points clairs sur la rayure
externe à l’intersection des nervures, les très grandes dimen¬
sions de l’ocelle et, en général, la netteté des projections iri¬
diennes. Structure des armures génitales assez nettement
différente de celle des espèces précédentes et surtout beau¬
coup plus robuste.
BOUVIER (1936) a décrit Automeris coronoides et Auto-
meris parametea d’après les exemplaires représentés par
DRAUDT (1929) sous les noms respectifs d 'Automeris brasi-
liensis (pl. 111, c <?) et A'Automeris metea (pl. 111, d $).
Fie. 304. — Armure génitale
$ de Pseudautomeris coronis (Schaus).
Source : MNHN, Paris
RÉVISION
Automeris
461
L’un et l’autre sont des synonymes récents de P. coronis, espèce à laquelle appartiennent les deux spé¬
cimens figurés.
En revanche, l’exemplaire figuré par DRAUDT (pl. 111, b (J) sous le nom de P. coronis doit vrai¬
semblablement être rapporté à P. subcoronis Lemaire.
Pseudautomeris subcoronis Lemaire (pl. 53, fig. 1 et 2)
Pseudautomeris subcoronis Lemaire, 1967, Bull. Soc. enl. France , 71 (1966), p. 225.
Pseudautomeris subcoronis Lemaire; Lemaire, 1973, Bull. Soc. eut. France , 78, p. 75.
Type. — Holotype : 1 c3\ Brésil, Santa Catarina, Nova Teutonia, 300/500 m, 14-V1I1-1963
(F. Plaumann ) (genitalia <£, prép. C. Lemaire n° 837) (coll. C. Lemaire < Muséum, Paris).
Description. — c?. Envergure : 73-91 mm; longueur des ailes antérieures : 37-46 mm.
Antennes : 39 articles. Palpes labiaux et front bruns, dessus du thorax brun, passant au brun
jaune vers le métathorax, des poils jaunes à l’extrémité des tegulae ; tarses brun foncé, dessous du
corps et région anale beige clair, face dorsale de l’abdomen brunâtre.
Ailes antérieures assez allongées, apex non saillant, bord externe droit, peu oblique. Fond beige
grisâtre, maculé d’écailles gris noirâtre, avec une éclaircie beige orangé sur le bord distal de la bande
submarginale. Rayures noirâtres, semées d’écailles jaunes, sans liseré continu, avec ou sans points
clairs à l’intersection des nervures, l’interne très anguleuse, l’externe peu préapicale (1,5 mm), oblique.
Bande submarginale généralement nette, bande médiane estompée. Tache discale concolore ou gris
noirâtre, avec des points noirs sur le liseré.
Aire périocellaire beige rosé, passant au brunâtre sous la costa, plus claire vers le bord anal.
Rayure externe immédiatement suivie de la bande submarginale brune. Diamètre de l’ocelle : 13-14 mm ;
de deux à quatre fines projections indiennes, anneau périocellaire jaune clair.
Face ventrale beige clair, rayure externe des ailes antérieures noire, des ailes postérieures bru¬
nâtre ou noirâtre, de même que les bandes submarginales qui, sur les ailes antérieures, ne sont, le plus
souvent, représentées que par quelques taches subapicales.
Armure génitale (fig. 305). — Structure voisine de celle de P. coronis , mais avec des mensura¬
tions beaucoup plus réduites ; extrémités de l’uncus beaucoup moins forte, valves et harpes plus courtes.
Pénis bien plus grêle ; longueur du bulbus ejaculatorius double de celle de l’aedeagus. Formations épi¬
neuses du bord postérieur du sternite 8 moins saillantes et sclérifiées.
Ç. — Envergure : 84-112 mm; longueur des ailes antérieures : 42-54 mm.
Antennes : 40 articles. Palpes labiaux et front bruns, dessus du thorax brun grisâtre, quelques
poils jaunes à l’extrémité des tegulae, dessous du corps et région anale gris brunâtre, face dorsale de
l’abdomen grisâtre plus ou moins ombrée de brun.
Ailes antérieures allongées, apex aigu, légèrement saillant, bord externe droit ou un peu con¬
vexe, assez oblique. Couleur fondamentale uniformément beige grisâtre clair, assez terne, avec seule¬
ment une faible éclaircie sur le bord distal de la bande submarginale. Même ornementation que le mâle.
Aire périocellaire grisâtre, un peu violacé. Face ventrale gris beige terne, nervures jaunâtres. Rayures
et bandes submarginales noirâtres, ces dernières bien marquées.
Armure génitale (fig. 306). — Structure très proche de celle de P. coronis , avec des mensurations
plus réduites. Les formations de la plaque génitale sont beaucoup moins étendues et on ne note, sur
la zone antévaginale, qu’une seule bande très sclérifiée reliée latéralement au sternite. Bourse copula-
trice plus courte, l’extrémité libre des apophyses antérieures se situant approximativement au niveau
du tiers de la longueur de la bourse.
Source : MNHN, Paris
462
CLAUDE LEMAIRE
Source : MNHN, Paris
RÉVISION
k Automeris
463
Répartition géographique. Dates de capture. — Brésil. Santa Catarina : Nova Teutonia, 300/500 m,
IV, V, VIII (F. Plaumann), Corupâ, IV, V ; Sào Paulo : Pinhal, IV, V, Alto de Serra, IV, Ypiranga, V
(R. Spitz).
Discussion. — Le mâle rappelle celui de P. huebneri par la taille et par la forme des ailes anté¬
rieures, mais sans présenter la même coloration franchement noire, très caractéristique, sur la face dor¬
sale de l’abdomen. Rayure interne des ailes antérieures plus droite, ne formant pas, au-dessus du bord
interne, le coude orienté en dehors, généralement observé chez P. huebneri , mais, au contraire, s’in¬
fléchissant plutôt vers la base ; cette rayure beaucoup moins régulièrement ponctuée de clair à l’inter¬
section des nervures. Coloration de la femelle presque aussi claire que celle de P. brasiliensis, mais
plus mate et plus grisâtre ; ailes antérieures moins allongées, bord externe moins oblique, angle interne
moins arrondi ; rayure externe de ces ailes plus rapprochée de l’apex, son liseré proximal rarement
continu.
Par la structure des armures génitales mâles, paraît se situer très près de P. coronis , sous réserve
des caractères signalés. Diffère de cette dernière espèce par l’envergure sensiblement inférieure des
exemplaires et par la coloration beaucoup plus claire, surtout chez la femelle, de la face dorsale des
ailes antérieures.
Les exemplaires mâles figurés par DRAUDT (1929 : pl. 111, b) sous le nom à'Automeris coronis
et (id. : pl. 111, d) sous celui d 'A. metea sont vraisemblablement des P. subcoronis.
Source : MNHN, Paris
464
CLAUDE LEMAIRE
TAXA NON IDENTIFIÉS
Pseudautomeris porifera (Strand)
Aulomeris porifera Strand, 1920, Eut. Rundsch., 37 Jahrg. (4), p. 16.
Automeris porifera Strand; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6, p. 741 (comme synonyme à'A. am-
phirene Boisduval).
Automeris amphirene forme porifera Strand ; Schüssler, 1934 in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 335.
Automeris porifera Strand; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool. , (10) 19, p. 241, n° 177 (comme « forme » d/4, am¬
phirene ?).
Pseudautomeris porifera (Strand); Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France , 78, p. 75.
Type. — Holotype : 1 $, Brésil (coll. Weymer), probablement disparu.
Description. — Automeris porus Bsd. Ein Ç von « Brasilien? » Bestimmt durch Vergleiche mit
einem zweifellos konspezifischen Exemplar der Coll. WEYMER. Ob diese Bestimmung aber richtig ist,
bleibt, wenn man sich nur an die BOISDUVALsche Beischreibung zu halten hat, nicht ganz sicher;
vielleicht hat aber WEYMER Gelegenheit gehabt sein Exemplar mit der Type vergleichen zu lassen. —
Die Flügelspannung betràgt 84 mm, die Vorderflügellange 43, die Kôrperlànge 36 mm. Die Farbung
der Vorderflügel ist im Basalund Saumfeld rehbraunlich, ersteres im Dorsalfelde ockergelb behaart ;
das Medianfeld ist in der vorderen Hàlfte im Grunde olivengraugelblich. Der Discozellularfleck ist
dunkler grau, etwa quer-viereckig, jedoch ist die distale Seite in 3 oder 4 stumpfen Zàhnen, die mit
je einem schwarzen Punkt bezeichnet sind, ausgezogen ; ausserdem tragen die beiden Enden der proxi-
malen Seite je einen schwarzen Punkt. Die Postmedianbinde tràgt auf den Rippen je einen, allerdings
wenig deutlichen, weisslichen Punkt, der von BOISDUVAL nicht erwàhnt wird. Eine wellige Sublimbalbinde
làsst sich zur Not erkennen. Das Auge ist wegen der Form seiner inneren helleren Zeichnung sehr
charakteristisch, wenn aber diese von BOISDUVAL als « en forme de trident » beschrieben wird, so ist
das nicht genau, denn die Figur entsendet in der Tat 4 ldeine Stachelfortsatze, namlich je einen auf
den Rippen 2-5 von denen derjenige auf 5 allerdings so kurz ist, dass er leicht übersehen werden kann.
Die Saumbinde und die Fransen der Hinterflügel sind rahmgelblich, erstere mit ein wenig dunklerer
Randlinie. Die Unterseite beider Flügel schmutzig ockergelblich, in den vorderen mit schwachem rôtli-
chem Ton, in den hinteren ist, ausser der BOISDUVAL beschriebenen « raie sinueuse d’un brun rous-
sâtre » zwischen dieser und dem Saume eine weitere « raie » angedeutet, die aber auf den Rippen
unterbrochen und also in Flecke aufgelost ist. Der Thoraxrücken zeigt jederseits einen kleinen schwe-
felgelblichen Schuppenfleck, was BOISDUVAL als « un peu de blanc à l’intersection des premières ailes »
bezeichnet. Abdomen ist nicht einfarbig « roux », sondern die Hinterspitze und die Bauchhalfte ist
gelblich. — Solte die Art nicht A. porus sein, so môge sie A. porifera m heissen.
Discussion. - Nous n’avons pu identifier cet insecte ; DRAUDT (1929 : 741) qui en a examiné
le type, l’a mis en synonymie d’/o amphirene Boisduval qu’il cite comme n’étant probablement qu’une
« forme insignifiante, quoique plus grande, d 'A. hiibneri ». Or, l’exemplaire représenté par DRAUDT
(1929 : pl. 111, c) sous le nom d'A. hiibneri n’appartient pas à cette espèce et semble devoir être
i ipporté à P. salmonea ! Il est d’autant plus difficile d’identifier l’insecte décrit par STRAND que la
localité citée, « Brésil », est extrêmement vague ; il peut donc aussi bien appartenir au groupe de
P. salmonea qu’à celui de P. brasiliensis et dans ces conditions, la désignation d’un néotype qui aurait
permis de fixer définitivement l’espèce nous a paru difficile à envisager.
Source : MNHN, Paris
révision du cenre Automeris
465
Pseudautomeris ophthalmica (Moore)
Automeris ophthalmica Moore, 1883, in Jones, Proc. Litt. Philosophie Soc. Liverpool , 37, p. 251, fig. 3 (chenille).
Automeris ophtalmica [sic] Moore ; Conte, 1906, Ann. Lab. Et. Soie, 12, p. 205, pl. 27, fig. 5 Ç.
Automeris ophthalmica Moore; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6, p. 741.
Automeris ophthalmica Moore ; Schùssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 367.
Automeris ophthalmica Moore ; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 244, n° 183.
Pseudautomeris ophthalmica (Moore); Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France, 78, p. 75.
Type. — Holotype : 1 Ç, Brésil, Sào Paulo, ex larva (E. D. Jones) (disparu).
Description. — Ç. « Dull cinnamon red ; forewing with an antemedial transverse indistinct narrow
black zigzag line, and a distinct black oblique postmedial nearly straight line terminating at the apex;
at the end of the cell is a large irregular angulated black bordered mark ; Crossing the upper part of
the dise is an indistinct darker red fascia, and there is a very indistinct pale zigzag line traversing the
submargin. Hindwing brighter coloured, the outer border and cilia being pale cinnamon-yellow ; on the
centre of the wing is a very large black ocellus with a narrow pale yellow outer border, and a yellow-
margined broad curved brown central spot, traversed by a slender white angular line ; beyond the
ocellus is a narrow black discal wavy line. Sides of thorax bordered with yellow. Expansé ; 4 l A inches ».
Biologie. — Voir 3 e partie, page 38.
Discussion. — Ni la description originale, ni la figure de CONTE (1906 : pl. 27, fig. 5 Ç) « d’après
un croquis déposé au British Muséum », ne permettent d’identifier cet insecte avec certitude. Originaire
du sud-est du Brésil, il appartient certainement au groupe de P. brasiliensis et doit vraisemblablement
être rapporté, étant donné la coloration sombre de la face dorsale des ailes antérieures et l’envergure
indiquée, à P. huebneri, dont il serait un synonyme récent ou à P. coronis, sur lequel il aurait la
priorité. La connaissance des premiers états de ces deux espèces apporterait probablement une réponse
à ce problème puisque la chenille à'ophthalmica est connue par la figure de MOORE ; c’est la raison
pour laquelle nous avons jugé préférable de surseoir à la désignation d’un néotype.
Source : MNHN, Paris
466
CLAUDE LEMAIRE
Gamelia Hübner
Camélia Hübner 11819], Verz. bekannt. Schmett., p. 155 (espèce-type : Phalaena Attacus abasia Stoll, 11781], in
Cramer, Uitl. Kapellen, 4, p. 103, pl. 344, fig. B et C <? Irecte $], \nec id„ fig. A Ç], fixée par J. Oiticica filho, 1944, Bol.
Mus. nac., (N. S.), Zool., Rio de Janeiro, n° 26, p. 3) e '.
Description. — Antennes jaune rouille, leur longueur varie entre une fois et une fois un tiers celle
du thorax.
Antennes du mâle quadripectinées jusqu’à l’apex. Flagelle dépourvu d’écailles. Pectinations longues
et grêles, légèrement incurvées. Les plus longues pectinations apicales atteignent, du côté proximal, les
deux tiers, du côté distal les deux cinquièmes ou le tiers seulement des pectinations basales corres¬
pondantes ; sur les sept ou huit derniers segments, les pectinations apicales sont très courtes, rudimen¬
taires. Chacune des pectinations basales porte un cil long et robuste à son extrémité libre; il existe
plusieurs cils médians très serrés sur la face ventrale de chacun des articles du flagelle. Cônes anten-
naires assez proéminents, localisés sur le tiers apical.
Antennes de la femelle bidentées, face dorsale du flagelle abondamment recouverte d’écailles
jusqu’à l’apex. Un ou deux longs cils à l’extrémité de chaque dent. Cônes antennaires et cils médians
semblables à ceux des exemplaires mâles.
Protubérance frontale très saillante, assez étroite, à bord apical convexe. Palpes labiaux très
longs, atteignant ou dépassant le milieu du front ; troisième article très court et particulièrement grêle.
Epiphyses tibiales du mâle larges, recouvertes de longues écailles piliformes et atteignant le quart
apical du tibia; celles de la femelle beaucoup plus courtes et grêles, dépourvues de poils. Pointes
tibiales absentes. Les tibias postérieurs portent, en plus d’une paire d’éperons apicaux, un éperon
médian (absent chez G. elainaè). Tarses dépourvus d’épines, à l’exception d’une paire apicale sur
l’avant-dernier segment des tarses des pattes antérieures de la femelle.
Nervation semblable à celle des genres précédents ; la nervure anale postérieure 3 A existe, mais
est toujours très courte.
Thorax recouvert de longues écailles piliformes très denses ; pas de touffes de poils clairs à la
base des ailes antérieures. Premiers segments abdominaux garnis, sur la face dorsale, de poils très
serrés, en brosse, de la même teinte que le thorax.
Ailes antérieures des mâles peu allongées, apex plus ou moins aigu, pas ou à peine saillant ;
bord externe convexe, jamais oblique. Les ailes antérieures des femelles appartenant aux groupes de
G. abas et de G. abasia (sauf G. pygmaea) présentent une remarquable proéminence apicale en forme
de crochet. Rayure interne très anguleuse, rayure externe très rapprochée de l’apex chez toutes les
espèces des groupes de G. abas et G. abasia (sauf G. pygmaea). Bande submarginale généralement
assez estompée ; la bande médiane est remplacée, chez les espèces des groupes de G. abas et G. abasia ,
par une tache préapicale de contour imprécis, généralement brun jaune, parfois absente ; elle subsiste
au contraire chez les especes du groupe de G. remissa , où elle est continue de la costa jusqu’au bord
interne. Très petite tache discale arrondie, pouvant présenter au centre un point rouge ou jaune.
61. Hübner (11819] : 155) a placé trois espèces dans le genre Gamelia : Phalaena Attacus abasia Cramer Irecte Stoll], Pha-
taena Attacus abas Cramer et Phalaena Attacus irmiaa Cramer Irecte Stoll], KlRBY (1892c : 781) a choisi comme espèce-type du genre,
Phalaena Attacus aba.ua Stoll ([1781], m Cramer : pl. 344, fig. A b C). J. Oiticica lilho (1944) a montré que cette désipTtion n’était
pas valable, le nom de Phalaena Attacus abasia recouvrant deux taxa différents, d’une part la femelle de la figure A et, d’autre part,
I insecte de la hgure B et C. représenté comme le mâle correspondant et qui, en fait, est également une femelle mais d'une autre
espèce. L’auteur brésilien a fixé^définitivement comme espèce-type du genre Gamelia : Phalaena Attacus abasia Stoll, pl. 344, fig. B
et C $. Il a également (1944 : 8) établi que Gamelia irmina (Stoll) est un synonyme de Gamelia abasia (Stoll).
Source : MNHN, Paris
révision du cenre Automeris
467
Aire périocellaire généralement gris noirâtre, plus sombre vers le bord anal. Rayure externe non
lunulaire et bande submarginale noires ou noirâtres. Ocelle composé d’une pupille, réduite à un point
discocellulaire blanc ou blanc rosé, dans un iris rouge, suivi d’un anneau noir. Zone marginale de la
même teinte qu’aux ailes antérieures.
Coloration de la face ventrale correspondant fréquemment à celle du dessous de l’abdomen.
Rayures externes des deux ailes, droites ; bandes submarginales généralement absentes. Les ailes anté¬
rieures sont ornées d’un petit point discal, soit entièrement noir, soit à centre rouge ou orangé (blanc
chez G. seitzi ) ; le point pupillaire des ailes postérieures, parfois minuscule, est presque toujours noir
et souvent auréolé de jaune.
Armure génitale (fig. 27-30). — Tegumen de largeur variable. Uncus étroit et très court, pas
ou peu recourbé ventralement.
Valves bilobées, étroites, plus ou moins allongées ; leur extrémité apicale se situe généralement
au niveau ou presque de celle de l’uncus. Structure très différente de celle observée dans les genres
précédents : chez ces derniers, les valves sont libres, sauf à leur extrémité antérieure, par laquelle
elles s’articulent au neuvième segment ; ici, elles restent très longuement soudées au tegumen et ne
paraissent donc pas articulées. Seule leur extrémité apicale qui est peu sclérifiée, est libre ; le sacculus
et la costa forment deux lobes bien différenciés, de longueur relative variable. Harpes courtes et très
sclérifiées, en forme d’éperons, émanant de la face interne, près de l’apex ; elles sont orientées vers
l’arrière et peuvent être légèrement épineuses.
La pièce située sous le tube anal et dorsalement au pénis que, suivant MlCHENER (1952 : 433),
nous avons désignée sous le nom de gnathos (voir page 64) est, de chaque côté, reliée antérieurement
par une sclérification latérale bifide, à la fois à la base de l’uncus et à la face interne des valves, très
près de la zone d’implantation de la harpe. Chez les Gamelia des groupes de G. abasia et de G. abas ,
la forme du bord postérieur du gnathos épouse très exactement celle de l’uncus, elle est un peu diffé¬
rente chez ceux du groupe de G. remis sa, surtout G. remissoides.
Anellus membraneux. Juxta absent en tant que formation distincte de l’anellus, mais il existe,
issus du bord postérieur du vinculum et ventralement au pénis, deux longs processus sclérifiés très
caractéristiques, dont MlCHENER (1952 : 434) pense qu’ils peuvent représenter l’anellus et qui sont
probablement les homologues ou une émanation du juxta 62 . Ces deux processus seront désignés ici
sous le nom de lobes de l'anellus (PlERCE : 1914). Leur structure varie selon les groupes : dans celui
de G. abas (fig. 27 et 28), ils sont très fins et très rapprochés, sinon soudés entre eux à la base et ne
paraissent avoir aucune connexion avec les valves ; dans le groupe de G. abasia (fig. 29), ils sont très
larges 83 et reliés latéralement à la partie antérieure des valves, sans lui être fusionnés ; enfin, dans le
groupe de G. remissa (fig. 30), ils sont minces et fusionnent avec la partie antérieure des valves. La
longueur des lobes de l’anellus diffère beaucoup spécifiquement, au sein de chaque groupe ; leur extré¬
mité apicale peut se situer très nettement en arrière de celle de l’uncus.
Bords latéraux antérieurs du vinculum généralement arrondis, peu proéminents. Saccus de lar¬
geur variable, relativement court ; son extrémité antérieure peut se recourber ventralement vers l’ar¬
rière : ce caractère est très net chez plusieurs espèces du groupe de G. abasia.
Aedeagus droit ou arqué, robuste chez les espèces du groupe de G. abas , grêle et effilé dans les
autres groupes. Il peut présenter ou non, sur la face ventrale, une petite épine très fine ; sa partie anté¬
rieure porte latéralement des formations sclérifiées,.parfois très développées, notamment chez les espèces
du groupe de G. abasia où elles ont l’aspect de larges ailerons. Vesica dépourvue de cornuti. Bulbus
ejaculatorius toujours très court.
Armure génitale $. — Lobes de l’oviporus larges. Les deux paires d’apophyses de longueur approxi¬
mativement égale (sauf G. elainae). Tergite 8 sclérifié. Plaque génitale de largeur et de forme très
variables suivant les groupes ; elle est antévaginale (sauf G. elainae) et sa position est donc différente
62. MlCHENER (voir page 58) nomme anellus, la pièce que, dans cet ouvrage, nous désignons sous le nom de juxta.
63. Sauf chez G. abasiella Lemaire qui occupe une position intermédiaire entre le groupe abas et le groupe abasia mais qui se
rattache à ce dernier par la structure de i’aedeagus.
Source : MNHN, Paris
468
CLAUDE LEMAIRE
de celle qu’elle occupe dans les genres précédents où elle est en general postvaginale et rarement cir-
cumvaginale. Duc tus bursae partiellement sclérifié ou non, de longueur extrêmement variable, enve¬
loppé dans une large poche membraneuse, soudée à la face interne du sternite et d où émane la bourse
copulatrice membraneuse. Origine du ductus seminahs très rapprochée du ductus bursae (sauf
G. remissà).
Répartition géographique. — Du Mexique à la Bolivie et du Venezuela au sud-est du Brésil. Le
genre est représenté dans cette dernière région par cinq espèces ; deux paraissent propres à l’Amérique
centrale et deux à la Colombie. Les autres appartiennent à la faune amazonienne ou nord-vénezuelienne,
se répandant plus ou moins sur les contreforts amazoniens des Andes. Certaines espèces ont une répar¬
tition extrêmement vaste : G. abasia et G. rindgei sont connus de la Guyane à la Colombie et au
Pérou, G. neidhoeferi a été signalé de la Colombie à la Bolivie ; d’autres, au contraire, paraissent avoir
un habitat restreint et ne sont encore connues que par un très petit nombre d’exemplaires.
Biologie. — Voir 3 e partie, page 39.
Taxonomie. — Genre extrêmement différent des précédents, tant par la forme des ailes et l’or¬
nementation (en particulier la coloration de l’ocelle) que par la structure des armures génitales. Il
comprend actuellement vingt espèces qui peuvent être réparties en trois groupes, suivant la structure
des armures génitales. Deux espèces seront placées hors-groupe : G. seitzi (Draudt) et G. elainae
Lemaire, dont les femelles sont seules connues et qui devront vraisemblablement être détachées du
genre quand les mâles correspondants auront été découverts.
1. Groupe de G. abasia : G. abasia (Stoll), G. abasiella Lemaire, G. anableps (C. et R. Felder),
G. catharina (Draudt), G. pygmaea (Schaus), G. pyrrhomelas (Walker), G. rindgei Lemaire, G. neidhoe¬
feri Lemaire, G. musta Schaus, G. viettei Lemaire, G. kiefferi Lemaire.
Apex des ailes antérieures du mâle aigu, très peu saillant, de la femelle (sauf G. pygmaea) très
proéminent, rayure externe de ces ailes très rapprochée de l’apex (sauf G. pygmaea) ; bande médiane
réduite à une tache préapicale.
Armure génitale <$ (fig. 29) : Lobes de l’anellus larges et très écartés à la base 84 , latéralement
reliés à la partie antérieure des valves, sans leur être soudés. Pénis court et coudé, très robuste, à
bords latéraux antérieurs arrondis, assez peu proéminents, pourvu ou non d’une épine ventrale. Ter-
gite 8 très réduit, membraneux; quand il existe une formation sclérifiée correspondant à celle des
genres Automeris et Pseudautomeris, elle est reportée sur le septième tergite. Huitième sternite bilobé.
Armure génitale $ : plaque génitale formée d’une bande sclérifiée, reliée latéralement au sternite,
de largeur très variable, sans contour très précis, avec des formations annexes plus ou moins étendues.
Ductus bursae court (sauf G. abasia), parfois très large.
2. Groupe de G. abas : G. abas (Cramer), G. septentrionalis (Bouvier), G. rubriluna (Walker),
G. berliozi Lemaire, G. denhezi Lemaire.
Ornementation et forme des ailes semblables à celles des espèces du groupe précédent chez les
exemplaires deux sexes ; apex des ailes antérieures du mâle généralement un peu plus aigu.
Armure génitale $ (fig. 27 et 28) : lobes de l’anellus longs et effilés, beaucoup moins larges que
chez les espèces du groupe de G. abasia et très rapprochés à la base, sans contact avec les valves.
Pénis très grêle, légèrement arqué, avec ou sans épine ventrale et pourvu d’ailerons latéraux anté¬
rieurs arrondis, extrêmement développés. Structure des tergites 7 et 8 semblable à celle du groupe pré¬
cédent.
64. Sauf chez G. abasiella Lemaire.
Source : MNHN, Paris
révision du cenre Autonieris
469
Armure génitale Ç : plaque génitale extrêmement étendue, très sclérifiée, présentant l’aspect
d’un fort bouclier, plus long que large ou inversement, suivant les espèces. Ductus bursae sclérifié,
très allongé.
3. Groupe de G. remissa : G. remissa (Weymer), G. rernissoides Lemaire.
Apex des ailes antérieures du mâle ni aigu, ni saillant, de la femelle non proéminent. Rayure
externe de ces ailes très éloignée de l’apex ; bande médiane complète, de la costa au bord interne.
Armure génitale S (fig- 30) : lobes de l’anellus grêles et effilés, très écartés à la base et par¬
tiellement soudés au bord interne des valves. Pénis court, très fin, sans épine ventrale, à ailerons
latéraux longs et très étroits donnant à l’aedeagus la forme d’une ancre de marine. Tergite 8 présen¬
tant une sclérification différenciée.
Armure génitale $ (celle de G. remissa seule connue) : plaque génitale très étroite, ductus bursae
court, ductus seminalis émanant de la bourse copulatrice très loin du ductus bursae.
L’ornementation des espèces du genre est extrêmement homogène, surtout dans les deux premiers
groupes, et la détermination exacte des taxa ne peut être le plus souvent obtenue que par examen de
la structure des armures génitales. Celles des exemplaires mâles présentent fort heureusement des
caractères remarquables, celles des femelles aussi, en général, mais elles restent insuffisamment connues
et nous n’avons pu en tenir compte dans le tableau suivant.
Tableau de détermination des espèces du genre 66
1. Pénis robuste; lobes de l’anellus larges 66 (groupe de G. abasia) . 2
— Pénis grêle ; lobes de l’anellus étroits, très effilés (autres groupes). 12
2. Uncus absent ou à peine différencié du bord postérieur du tegumen. G. abasiella
— Uncus normalement développé. 3
3. Rayure externe des ailes antérieures éloignée de l’apex, face dorsale des ailes postérieures
dépourvue de rayure externe et de bande submarginale. G. pygmaea
— Rayure externe des ailes antérieures très rapprochée de l’apex ; une rayure externe et une
bande submarginale sur la face dorsale des ailes postérieures. 4
4. Valves à costa beaucoup plus longue que le sacculus. G. viettei
— Costa plus courte que le sacculus ou de longueur approximativement égale. 5
5. Lobes du bord postérieur du sternite 8 à peine saillants. G. rindgei
— Lobes du bord postérieur du sternite 8 très proéminents. 6
6. Lobes de l’anellus très longs, leur extrémité libre se situant nettement en arrière de
celle des valves. G. pyrrhomelas
— Lobes de l’anellus ne dépassant pas l’extrémité postérieure des valves. 7
7. Bord postérieur de l’uncus concave. G. anableps
— Bord postérieur de l’uncus droit ou convexe. 8
65. Ne figurent pas dans ce tableau G. seitzi et G. elainae dont les femelles sont seules connues et la position systématique
incertaine.
66. Sauf chez G. abasiella Lemaire.
Source : MNHN, Paris
470
CLAUDE LEMAIRE
8. Uncus relativement large et proéminent, son bord postérieur situé très en arrière de
celui des valves. G* kiefferi
— Uncus étroit, peu proéminent, son bord postérieur se situant au niveau de celui des
valves ou en avant de celui-ci. 9
9. Saccus très étroit à extrémité antérieure aiguë. G. abasia
— Saccus large ou très large. 10
10. Bords latéraux postérieurs du stemite 8 proéminents. G. neidhoeferi
— Bords latéraux postérieurs du sternite 8 arrondis. 11
11. Armure génitale robuste ; Paedeagus porte une épine sur la face ventrale. Espèce de rela¬
tivement grande taille (envergure des exemplaires c? supérieure à 60 mm). G. musta
— Armure génitale très grêle ; aedeagus dépourvu d’épine sur la face ventrale. Taille
médiocre (envergure des exemplaires <5* inférieure à 52 mm). G. catharina
12. Rayure externe des ailes antérieures très rapprochée de l’apex; bord antérieur du
pénis présentant des formations latérales larges, très développées, en forme d’aile¬
rons (groupe de G. abas) . 13
— Rayure externe des ailes antérieures très préapicale; formations correspondantes du
pénis réduites à deux branches latérales étroites (groupe de G. remissa) . 17
13. Lobes du bord postérieur du stemite 8 très saillants, à extrémités coudées diver¬
gentes . G. berliozi
— Lobes du bord postérieur du stemite 8 proéminents ou non, mais pas coudés. 14
14. Armure assez ramassée, lobes de l’anellus relativement courts. G. abas
— Armure très allongée, lobes de l’anellus très longs et effilés. 15
15. Lobes du bord postérieur du sternite 8 à peine proéminents. G. rubriluna
— Lobes du bord postérieur du stemite 8 très proéminents. 16
16. Saccus très large ; ailerons latéraux du pénis exceptionnellement développés. G. denhezi
— Saccus relativement étroit ; ailerons latéraux du pénis normalement développés.
G. septentrionalis
17. Lobes de l’anellus très longs; gnathos très étroit. G. remissa
— Lobes de l’anellus courts; gnathos très large. G. remissoides
Source : MNHN, Paris
révision du genre Automeris
471
Groupe de Gamelia abasia
Gamelia abasia (Stoll) (pl. 54, fig. 2 et 4)
Phalaena Attacus Abasia Stoll, (17811, in Cramer, Uitl. Kapellen, 4, p. 103, pl. 344, fig. B, C (J I recte Ç| | nec id.,
fig. A $1.
Gamelia abasia Cramer [sic] ; Schùssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 381 (part.).
Automeris abasia abasia Stoll; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zoo!., (10) 19, p. 50, n° 11 (identification probablement
erronée).
Gamelia abasia (Stoll); J. Oiticica filho, 1944, Bol. Mus. Nac., (N. S.), Zool. , Rio de Janeiro, n° 26, p. 1.
Gamelia abasia (Stoll) ; Michener, 1952, Bull. Americ. Mus. Nat. Hist., 98 (5), p. 434 ( nec fig. 276-278, armure
génitale <J1 (identification certainement erronée).
Gamelia abasia (Stoll) ; Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France , 78, p. 75.
Phalaena Attacus Irmina Stoll, 117811, in Cramer, Uitl. Kapellen, 4, p. 125, pl. 355, fig. C, D c?.
Automeris irmina Cramer [sic]; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6, p. 747, pl. 111 B, f c? et
130, d <?.
Gamelia irmina Cramer [sic] ; Schùssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 382.
Automeris irminia [sic] Cramer (sic) ; Kohler, 1935, Rev. Soc. Ent. Argentina, 7, p. 91.
Automeris irmina Cramer [sic] ; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 47, n° 7, pl. 4, fig. 1 Ç, p. 43, fig. 2 A.
Gamelia irmina (Stoll) ; J. Oiticica filho, 1944, Bol. Mus. Nac., (N. S.), Zool., Rio de Janeiro, n° 26, p. 8 (comme syno¬
nyme de G. abasia).
Automeris irmina Cramer [sic] ; Fleming, 1945, Zoologica, 30 (2), p. 74.
Gamelia irmina (Stoll) ; Michener, 1952, Bull. Americ. Mus. Nat. Hist., 98 (5), p. 434.
Gamelia irmina (Stoll) ; Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France, 78, p. 75 (comme synonyme de G. abasia).
Types. — abasia Stoll. Lectotype : 1 Ç, Surinam (coll. W. van der Meulen), exemplaire figuré
par STOLL (1781 : pl. 344, fig. B), disparu. Néotype : 1 <J, Surinam (Rayé) (genitalia <J, prép.
C. Lemaire n° 2477) (Rijksmus. Nat. Hist., Leiden) (ailes postérieures recollées et inversées, la face
ventrale apparaissant dorsalement !)
irmina Stoll. Lectotype : 1 (J, Surinam (coll. E. F. Alberti), exemplaire figuré par STOLL ([1781] :
pl. 355, fig. C, D), disparu. Néotype : 1 <?, même spécimen que pour G. abasia.
Description. — cJ. Envergure ; 47-58 mm ; longueur des ailes antérieures : 25-29 mm.
Antennes : 35 articles. Palpes labiaux brun noir, pouvant être semés de poils roux sur la face
ventrale ; front orange ou brun orangé, dessus du thorax brun orangé, plus ou moins foncé, tarses
brun noir, dessous du corps orangé, face dorsale de l’abdomen variant du brun noir au brun violacé
ou orangé et au gris rosé, avec sur les premiers segments des poils disposés en brosses, de la même
teinte que le dessus du thorax.
Ailes antérieures peu allongées, apex aigu, à peine saillant, bord externe convexe. Couleur fon¬
damentale très variable : brun foncé ou brun orangé, parfois très clair, plus ou moins mêlé de violacé,
notamment sur l’aire médiane, entre la tache discale et le bord interne et sur la bande submarginale ;
zone marginale plus claire, également violacée. Rayure interne noirâtre, semée d’écailles gris jaunâtre,
souvent très estompée, rayure externe à peine préapicale (1-2 mm), concave, gris clair, finement liserée
de brun sur chaque bord. Bande submarginale très nette, fréquemment discontinue et, en ce cas, for¬
mant une suite de taches gris violacé entre les nervures. Tache préapicale indistincte. Tache discale
arrondie, gris jaunâtre, toujours très nette.
Aire périocellaire variant du gris noirâtre au gris rosé, généralement plus sombre ou plus colorée
vers le bord anal. Diamètre de l’ocelle : 4,5-6 mm. Rayure externe souvent partiellement effacée,
bande submarginale très estompée.
Source : MNHN, Paris
472
CLAUDE LEMAIRE
Face ventrale claire : ailes antérieures gris violacé, costa orangée ; ailes postérieures orangées,
avec l’aire baso-médiane fréquemment teintée de gris violacé. Rayures gris clair, finement hserées de
noirâtre sur les ailes antérieures et, sur les ailes' postérieures, de brun orangé sur le bord distal. Point
discal noir, parfois teinté de rouge, point pupillaire auréolé de jaune orangé.
Armure génitale (fig. 307). — Tegumen large, pouvant être surmonté dorsalement d’une scléri-
ficat ion longitudinale en forme de crête ; uncus plus étroit, à bord postérieur convexe. Valves courtes,
costa et sacculus de longueur subégale, harpes peu épineuses ; la marge interne du sacculus forme, sur
la région antérieure de chacune des valves, un renflement orienté en direction du gnathos. Lobes de
l’anellus courts, assez rapprochés à la base. Bords latéraux antérieurs du vinculum légèrement proémi¬
nents. Saccus étroit et allongé, à extrémité antérieure aiguë. Pénis court, à ailerons antérieurs bien
développés avec, sur la face ventrale, une épine assez grêle. Bord postérieur du sternite 8 bilobé, très
sclérifié ; tergite 7 dépourvu de sclérification caractérisée.
Ç. — Envergure : 50-66 mm ; longueur des ailes antérieures : 28-34 mm.
Antennes : 33 articles. Palpes labiaux, front, dessus du thorax bruns, tarses bruns ou gris violacé,
dessous du corps et face dorsale de l’abdomen variant du brun noirâtre au beige violacé.
Ailes antérieures peu allongées, apex très saillant et aigu, bord externe fortement convexe. Cou¬
leur fondamentale variant du brun noir au brun orangé, avec des zones ■ violacées occupant tout ou
partie des aires médiane et externe; zone marginale plus claire, même ornementation que le mâle,
rayure externe apicale, concave, gris jaunâtre, à larges liserés brun noir. Aire périocellaire et zone
marginale variant du noirâtre au gris violacé, rayure externe et bande submarginale plus nettes que
celles du mâle. Face ventrale variant du gris au brun noir, généralement plus claires sur l’aire baso-
médiane des ailes postérieures. Rayures gris clair ou gris violacé, liserées proximalement de noir sur
les ailes antérieures, de gris violacé sur les ailes postérieures. Bandes submarginales vagues.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION
£ A u tome ri s
473
Armure génitale (fig. 308). — Les deux paires d’apophyses subégales. Plaque génitale formée
d’une petite sclérification ovalaire, dont le bord postérieur est relié au sternite par deux étroites ban¬
delettes. Ductus bursae long, sclérifié, enveloppé dans une large poche semi-membraneuse en forme de
bouclier, d’où émane la bourse copulatrice. La partie membraneuse du sternite, située immédiatement
en arrière de la plaque génitale, est épaisse et plissée.
Répartition géographique. Dates de capture. — Surinam.
Guyane. Potaro, V, Kartabo, I, II, V, XII (H. Fleming).
Guyane française.
Venezuela. Delta Amacuro : 140 km N.-E. Barrancas, Cano Mariusa, VIII (A. Menke) ; Bolivar :
Route d’El Dorado à Santa Elena, km 83, 105 m, VI ( C. Lemaire).
Brésil. Amazonas : Tefé.
Colombie. Valle Cauca : Anchicaya, 1 000/1 400, II, VII, XII (L. et L. Denhez) ; Cundinamarca :
Monterredondo, 1 420 m, IV, VII, VIII.
Équateur. Occidente : rio Toachi, 600 m, VII (S. E. Velastegui) ; Oriente : rio Napo, Misahualli,
400 m, V, rio Anzu, Zarzayacu, 600/700 m, II (S. E. Velastegui).
Pérou. Huanuco : rio Rondo, 20 km de Tingo Maria, 650 m, VI (G. et L. Harris), rio Huallaga,
rio Monzon, V ; Junin : Chanchamayo, II ; Carabaya : rio Huacamayo, La Union, 600 m, XI
(G. Ockenden).
Bolivie. Santa Cruz : Buenavista, 400 m, IV.
Biologie. — Voir 3 e partie, p. 39.
Discussion. — Espèce de petite taille, caractérisée par la netteté de la tache discale et de la
bande submarginale de la face dorsale des ailes antérieures, par le faible diamètre de l’ocelle et par
le relatif effacement, surtout chez le mâle, de la rayure externe des ailes postérieures qui, de plus,
est peu convexe et ne marque pas d’infléchissement vers la base à proximité de la costa. Coloration
de l’aire périocellaire des ailes postérieures des exemplaires mâles très claire. L’armure génitale femelle
est assez voisine de celle des espèces du groupe de G. abas.
STOLL ([1781] : pl. 344, fig. A à C) a représenté sous le nom de Phalaena Attacus abasia
deux exemplaires, celui des figures B (face dorsale) et C (face ventrale) étant cité comme le mâle cor¬
respondant à la femelle de la figure A, alors qu’en fait, comme l’a montré J. OlTICICA filho (1944) il
s’agit de deux femelles de deux espèces différentes. L’erreur initiale de STOLL est passée inaperçue
de KlRBY (1892 o : 781), SCHÜSSLER (1934 : 381) et BOUVIER (1936 a : 50), d’où l’extrême confusion
de la littérature ; elle a été relevée par J. OlTICICA filho qui a choisi la femelle des figures B et C comme
support de Phalaena Attacus abasia, donc implicitement comme lectotype.
L’auteur brésilien (1944 : 7) a également identifié l’insecte décrit et figuré par STOLL ([1781] :
p. 125, pl. 355, fig. C et D (J) sous le nom de Phalaena Attacus irmina, comme le mâle correspondant
à la femelle de la planche 344, fig. B et C et a donc mis G. irmina en synonymie de G. abasia. Nous
désignons l’exemplaire figuré par STOLL (pl. 355, fig. C) comme lectotype de G. irmina.
Les lectotypes A'abasia et irmina étant très certainement perdus ou détruits et afin de dissiper
toute confusion quant à l’identification de l’espèce, nous leur désignons comme néotype commun, en
application de l’article 78 du Code international de Nomenclature zoologique, un exemplaire mâle du
Surinam, dont nous avons étudié l’armure génitale sous le n° 2477, appartenant au Rijksmuseum de
Leyde.
La femelle figurée par DRAUDT (1929 : pl. 111 B, e) sous le nom A'Automeris abasia appartient
à une toute autre espèce (non identifiée).
Source : MNHN, Paris
474
CLAUDE LEMAIRE
Gamelia abasielia Lemaire (pl. 55, fig. 5)
Camélia abasielia Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France , 77 (1972), p. 230, pl. 1, fig. 1 d 1 et fig. 2 (armure géni¬
tale <?).
Gamelia abasielia Lemaire; Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France, 78, p. 75.
Type. - Holotype : 1 J, Pérou, Yahuarmayo, 1200 ft, IV-1912 (genitalia <J, prép. C. Lemaire
n° 1374) (British Muséum, N.H.).
Description. — <$. Envergure : 43 mm ; longueur des ailes antérieures : 24 mm.
Antennes : 31 articles. Palpes labiaux, front et dessus du thorax bruns, tarses, dessous du corps
et face dorsale de l’abdomen gris brun clair.
Fie. 309. — Armure génitale (J de Gamelia abasielia Lemaire (a-c);
«/., vue latéralement (e); «/., pénis, face ventrale (J).
Ailes antérieures peu allongées, apex aigu, légèrement saillant, bord externe convexe. Couleur
fondamentale gris brun clair, nettement plus foncée sur l’aire interne. Rayure interne brune, rayure
externe légèrement préapicale (2,5 mm), un peu concave, s’incurvant légèrement vers la base sous la
costa, brune, très finement liserée de gris clair, proximalement et de gris orangé distalement. Bande
submarginale noirâtre, nette, très sinueuse, légèrement interrompue à l’intersection des nervures. Bande
médiane brun clair, atteignant au niveau de M 2 la rayure externe sur le bord proximal de laquelle
elle se prolonge jusqu’au bord interne. Très petite tache discale rouge, finement soulignée de noir.
Franges brunes.
Ailes postérieures entièrement gris brun clair. Rayure externe et bande submarginale, celle-ci
très nette et interrompue à l’intersection des nervures, noirâtres. Ocelle très petit (0 : 3 mm), rouge
iridien et anneau noir très pâles.
Face ventrale beige jaunâtre clair. Rayures noirâtres finement liserées de gris clair sur le bord
distal. Traces d’une bande submarginale noirâtre sur les ailes postérieures. Très petit point discal noir,
point pupillaire noir, finement auréolé de jaune clair.
Armure génitale (fig. 309). — Tegumen assez large, mais extrêmement court, uncus tronqué,
absent ou à peine différencié du bord postérieur du tegumen. Valves étroites, sacculus grêle, un peu
plus allongé que la costa, harpes fines, dépourvues d’épines. Bord postérieur du gnathos convexe. Lobes
de l’anellus très longs. Bords latéraux antérieurs du vinculum très légèrement saillants. Saccus peu
allongé et étroit. Aedeagus court et assez robuste, à ailerons latéraux antérieurs bien développés.
Source : MNHN, Paris
révision du cenre Automeris
475
dépourvu d’épine ventrale. Lobes du bord postérieur du sternite 8 très rapprochés, bords latéraux
arrondis ; sclérification du tergite 7 subtriangulaire, large mais peu marquée.
Ç. — Inconnue.
Répartition géographique. — Localité typique.
Discussion. — Rappelle beaucoup G. abasia par la taille, la forme des ailes et l’ornementation.
Coloration beaucoup plus claire cependant, du moins chez le type, seul exemplaire connu. Rayure externe
des ailes antérieures plus éloignée de l’apex. Bande médiane nette. Tache discale plus petite, à centre
rouge et non grisâtre ; ocelle également très petit et d’une teinte beaucoup moins vive. L’armure géni¬
tale est toute autre : elle est surtout caractérisée par la réduction du tegumen et la disparition presque
totale de l’uncus. Valves plus grêles, lobes de l’anellus beaucoup plus allongés, saccus beaucoup plus
court, lobes du bord postérieur du huitième sternite plus rapprochés. Dans son ensemble, cette armure,
en raison notamment de la forme des valves et de la finesse relative des lobes de l’anellus, rappelle
plutôt celles du groupe de G. abas, mais la structure de l’aedeagus, court et relativement robuste, et
de ses ailerons latéraux antérieurs, est typique du groupe de G. abasia.
Gamelia catharina (Draudt) (pl. 54, fig. 3 et 5)
Automeris catharina Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6, p. 747, pl. 111 B, f <$.
Gamelia catharina Draudt ; Schüssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 382.
Automeris catharina Draudt; Kôhler, 1935, Rev. Soc. Ent. Argentina , 7, p. 91.
Automeris catharina Draudt ; Bouvier, 1936, Ann. Sri. nat ., Zool., (10) 19, p. 52, n° 12.
Gamelia catharina (Draudt) ; Michener, 1952, Bull. Americ. Mus. Nat. Hist., 98 (5), p. 434.
Gamelia catharina (Draudt) ; Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France , 78, p. 75.
Type. — Holotype : 1 <J, Brésil, Santa Catarina (Zool. Muséum, Humboldt Univ., Berlin).
Description. — <$. Envergure : 48-52 mm ; longueur des ailes antérieures : 24-28 mm.
Antennes : 28 articles. Palpes labiaux brun noir, front et dessus du thorax brun foncé ou brun
orangé, tarses brun noir ou brun violacé, dessous du corps et région anale orangés, face dorsale de
l’abdomen brun noirâtre ou violacé avec, sur les premiers segments, des poils de la même teinte que
le dessus du thorax.
Ailes antérieures peu allongées, apex à peine saillant, bord externe convexe. Couleur fondamentale
brun noir ou brun orangé, plus ou moins teintée de violacé sur l’aire médiane et sur la zone margi¬
nale ; une éclaircie sur le bord distal de la bande submarginale. Rayures gris clair ou gris jaunâtre,
liserées de noir sur chaque bord, l’interne souvent effacée, l’externe légèrement préapicale (1,5-2 mm),
droite ou un peu concave. Bande submarginale plus ou moins nette ; une forte tache préapicale gri¬
sâtre. Petite tache discale gris jaunâtre, finement annelée de noir, puis de gris clair.
Aire périocellaire gris noirâtre, passant au noir sous la costa et vers le bord anal. Diamètre de
l’ocelle : 6-8 mm. Rayure externe et bande submarginale nettes. Zone marginale variant du brun orangé
au noirâtre, franges brun orangé.
Face ventrale orangé terne, rayures gris clair, liserées proximalement de noir. Tache discale
noire, parfois un peu teintée de brun rougeâtre, point pupillaire blanc.
Armure génitale (fig. 310). — Ensemble beaucoup plus large que chez G. abasia. Extrémité pos¬
térieure de l’uncus droite. Valves courtes, costa et sacculus, celui-ci très étroit, de longueur approxi¬
mativement égale, harpes légèrement épineuses. Gnathos relativement large. Lobes de I’anellus très
écartés à la base ; bords latéraux antérieurs du vinculum à peine proéminents. Saccus subtriangulaire,
beaucoup plus large que chez G. abasia. Pénis court, à ailerons très réduits, sans épine ventrale. Bord
Source : MNHN, Paris
476
CLAl'DE LEMAIRE
postérieur du sternite 8 bilobé, bords latéraux arrondis. Scarification du tergite 7 triangulaire, peu
marquée.
Ç. — Envergure : 57-66 mm; longueur des ailes antérieures : 33-39 mm.
Antennes : 28 articles. Palpes labiaux, front et dessus du thorax bruns, tarses brun noir, dessous
du corps roux orangé ou brunâtre, face dorsale de l’abdomen brunâtre ou noirâtre.
Ailes antérieures peu allongées, apex aigu, très saillant, bord externe convexe. Aire interne brun
foncé ; aires médiane et externe brun noirâtre violacé, zone marginale un peu plus claire. Rayures gris
orangé, liserées de noir. Même ornementation que le mâle, tache discale floue. Aire périocellaire gris
noirâtre. Diamètre de l’ocelle : 9 mm. Zone marginale gris noirâtre violacé. Face ventrale plus ou moins
teintée d’orangé terne. Rayures noirâtres, liserées de part et d’autre de gris clair, celle des ailes anté¬
rieures entre l’apex et M 2 seulement. Tache discale très estompée, formée d’un point beige orangé,
liseré de noir.
Armure génitale (fig. 311). — Les deux paires d’apophyses de longueur approximativement égale,
un peu plus courtes que celles de G. abasia. Plaque génitale large, subrectangulaire, à bord antérieur
presque droit et non rattachée latéralement au tergite 8. La partie membraneuse du sternite située
en arrière de Y ostium bursae, épaisse et plissée. Ductus bursae peu sclérifiéf enveloppé dans une large
poche membraneuse, soudée au sternite, d’où émane la bourse copulatrice.
Répartition géographique. Dates de capture. - Brésil. Santa Catarina : Nova Teutonia, 300/500 m,
I, IX, XI, XII (F. Plaumann ), Rio Vermelho, I, II, Blumenau, XI ; État de Rio de Janeiro : Teresôpolis
( L. S. Otero).
Argentine. Misiones : Iguazu ( Kôhler).
Source : MNHN, Paris
révision du genre Automeris
477
Discussion. — Envergure très voisine de celle de G. abasia. En diffère par la coloration beaucoup
plus foncée de la face dorsale des deux ailes et, notamment, de l’aire périocellaire et par la présence,
sur les ailes antérieures, d’une large bande préapicale claire. Ocelle plus grand, rouge iridien plus vif,
rayure externe des ailes postérieures plus nette et s’incurvant vers la base sous la costa; bande sub¬
marginale de ces ailes plus marquée. Saillant apical de la femelle moins prononcé. Nombre des articles
antennaires très inférieur à celui de G. abasia. Nettes différences dans la structure des armures géni¬
tales mâle (forme des valves, disposition des lobes de l’anellus) et femelle.
Gamelia anableps (C. et R. Felder) (pl. 55, fig. 1 et 2)
Hyperchiria Anableps C. et R. Felder, 118741, Reise d. Novara, zool. Th., 2 (2), Lepid., atlas, pl. 89, fig. 7 $, Erldar.
d. Taf. 75-107, p. 5.
Automeris anableps Felder; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6, p. 747 (comme synonyme A'A. pyr-
rhomelas) (identification erronée).
Gamelia anableps Felder; Schûssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 384 («/.).
Automeris anableps Felder; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 52, n° 13, fig. 3, pl. 1, fig. 2 <?.
Gamelia anableps (Felder) ; Michener, 1952, Bull. Americ. Mus. Nat. Hist., 98 (5), p. 434.
Gamelia anableps (C. et R. Felder); Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France, 78, p. 75.
Io Arguta Boisduval, 1875, Ann. Soc. ent. Belg., 18, p. 244, n° 65.
Automeris arguta Boisduval ; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6, p. 747, pl. 130, b d -
Gamelia arguta Boisduval ; Schûssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 382.
Automeris arguta Boisduval; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 52, n° 13 (comme synonyme d’A. ana¬
bleps).
Io Theseus Boisduval, 1875, Ann. Soc. ent. Belg., 18, p. 245, n° 67.
Automeris theseus Boisduval; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6, p. 747.
Gamelia theseus Boisduval ; Schûssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 384.
Automeris theseus Boisduval; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 52, n° 13 (comme synonyme d’A. ana¬
bleps).
Io Pandarus Boisduval, 1875, Ann. Soc. ent. Belg., 18, p. 245, n° 68.
Automeris pandarus Boisduval ; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6, p. 747.
Gamelia pandarus Boisduval; Schûssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 383.
Automeris pandarus Boisduval ; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 52, n° 13 (comme synonyme d’A.
anableps).
La femelle de l’espèce a été figurée par Draudt (1929 : pl. 111 B, e) sous le nom A'Automeris abas.
Types. — anableps C. et R. Felder. Holotype : 1 Ç, sans localité [Bogota dans la description,
localité certainement erronée] (Linding) (coll. Felder < Tring Muséum < British Muséum, N.H.).
arguta Boisduval. Holotype : 1 $, Brésil ( Beske ) (genitalia Ç, prép. C. Lemaire n° 425 M.P.)
(Muséum, Paris).
theseus Boisduval. Holotype : 1 <J, Brésil (de l'Orza) (genitalia <3*, prép. C. Lemaire n° 424 M.P.)
(Muséum, Paris).
pandarus Boisduval. Holotype : 1 <$, Brésil (genitalia prép. C. Lemaire n° 423 M.P.) (Muséum,
Paris).
Description. — Envergure : 46-60 mm ; longueur des ailes antérieures : 26-30 mm.
Antennes : 29 articles. Palpes labiaux, front et dessus du thorax brun noir ou brun orangé, tarses
bruns, plus ou moins teintés d’orangé, dessous du corps et face dorsale de l’abdomen variant du jaune
au brun noirâtre.
Ailes antérieures peu allongées, apex aigu, légèrement saillant, bord externe convexe. Comme le
dessous du corps, la face dorsale des ailes antérieures peut présenter deux types de coloration, soit
Source : MNHN, Paris
478
CLAUDE LEMAIRE
brun orangé vif, soit brun foncé, mais avec, dans les deux cas, des zones violacées plus ou moins éten¬
dues, notamment sur la partie de l’aire médiane située au-dessus du bord interne ; une légère éclaircie
sur la zone marginale. Rayures gris clair, finement liserées de brun noir, 1 interne souvent très effacee,
l’externe préapicale (2,5 mm), concave. Bande submarginale assez estompee. Une large tache preapicale
gris clair particulièrement nette chez les exemplaires clairs, très réduite chez les holotvpes de G. the-
seus et G. pandarus. Tache discale arrondie, gris noirâtre, liserée de gris clair.
Aire périocellaire variant du gris noirâtre au gris brun, nettement plus foncee vers le bord anal.
Diamètre de l’ocelle : 9 mm environ ; un point noir au centre de la pupille rose pâle. Rayure externe
très rapprochée de l’ocelle, bande submarginale brun orangé ou noirâtre. Zone marginale brun jaune
orangé ou brunâtre.
Face ventrale variant du noirâtre au jaune. Rayure externe des ailes antérieures concave, brun
orangé, passant au noir et liserée distalement de gris clair entre la costa et M 1 ; rayure externe des
ailes postérieures noire, liserée ou non de brun orangé, point pupillaire noir pouvant être liseré de
blanc.
Armure génitale (fig. 312). — Bord postérieur de l’uncus concave. Valves relativement courtes,
costa et sacculus, celui-ci très grêle, subégaux, harpes peu épineuses. Gnathos large. Lobes de l’anellus
très écartés à la base et sensiblement plus longs que chez abasia et catharina. Bords latéraux anté¬
rieurs du vinculum arrondis, non saillants. Saccus très large, à extrémité antérieure arrondie, Pénis
court, à ailerons peu développés ; pas d’épine sur la face ventrale. Bord postérieur du stemite 8 bilobé ;
sclérification du tergite 7 triangulaire.
$• — Envergure : 75-85 mm; longueur des ailes antérieures : 41-44 mm.
Antennes : 31 articles. Palpes labiaux et front brun foncé ou brun orangé, dessus du thorax brun,
tarses brun noir, dessous du corps orangé ou gris noirâtre, face dorsale de l’abdomen brun légèrement
violacé, mêlé de beige orangé ou de gris noirâtre.
Ailes antérieures peu allongées, apex aigu, très saillant, bord externe fortement convexe. Couleur
fondamentale variant du brun clair, très envahi de violacé, notamment sur l’aire médiane et la zone
Source : MNHN, Paris
révision du cenre Automeris
479
marginale, au brun sombre. Même ornementation que le mâle ; rayure externe gris jaunâtre ou brun
rougeâtre, liserée de noir ou de brun noir sur les deux bords. Tache préapicale particulièrement nette
chez les exemplaires clairs.
Aire périocellaire gris noirâtre, passant au noir vers le bord anal. Pupille rose ou rouge, avec
un point central noir. Rayure externe et bande submarginale noires.
Coloration de la face ventrale variant de l’orangé vif, avec les nervures jaunes, au gris noirâtre.
Mêmes 'dessins que le mâle. Tache discale des ailes antérieures ovale, entièrement noire ou formée
d’un trait transversal gris jaunâtre dans un anneau noir.
Armure génitale (fig. 313). — Longueur des deux paires d’apophyses approximativement égale.
La plaque génitale comporte une large bande très sclérifiée et plissée, reliée latéralement au tergite
et une zone moins sclérifiée en avant de cette bande. La partie membraneuse du sternite, située en
arrière de l 'ostium bursae, est très épaissie. Ductus bursae peu sclérifié, enveloppé dans une très large
poche membraneuse soudée à la face interne du sternite et d’où émane la bourse copulatrice ; celle-ci
est relativement courte, son extrémité libre dépassant à peine celle des apophyses antérieures ; d’abord
étroite, elle est ensuite très évasée.
Répartition géographique. Dates de capture. — Brésil. État de Rio de Janeiro : Petrépolis, I.
A été signalé par erreur de la Colombie (C. et R. FELDER, [1874]), de la Guyane et du Pérou
(BOUVIER, 1936 a).
Discussion. — Ornementation rappelant celle de G. catharina, mais caractérisée par la présence,
au centre de la pupille ocellaire rose, d’un point noir ou rouge qui, dans le genre, se retrouve seule¬
ment chez G. pygmaea , espèce par ailleurs très différente (voir ci-dessous). Bande préapicale très nette.
DRAUDT (1929 : 747) et SCHÙSSLER (1934 : 384) ont mis à tort G. anableps en synonymie de
G. pyrrhomelas (Walker) (voir page 485) qui est une toute autre espèce. DRAUDT n’a d’ailleurs identifié
correctement aucun des deux taxa; le mâle (pl. 130, e) et la femelle (pl. 111 B, e) figurés par lui sous
le nom de G. pyrrhomelas n’appartiennent pas à cette espèce et ne sont pas davantage des G. anableps.
L’examen comparatif des types et de leurs armures génitales confirme que Io arguta Boisduval,
Io theseus Boisduval et Io pandarus Boisduval, sont des synonymes récents de Gamelia anableps ,
comme BOUVIER (1936 a : 52) l’a très justement établi.
Gamelia pygmaea (Schaus) (pl. 55, fig. 4)
Automeris pygmaea Schaus, 1904, Trans. Americ. Ent. Soc., 30, p. 141.
Automeris pygmaea Schaus ; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6, p. 748.
Gamelia pygmaea Schaus ; Schûssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 383.
Automeris pygmaea Schaus; Bouvier, 1936, Ann. Sri. nat ., Zool., (10) 19, p. 53, n° 14, p. 43, fig. 2 E.
Gamelia pygmaea (Schaus) ; Michener, 1952, Bull. Americ. Mus. Nat. Hist., 98 (5), p. 434.
Gamelia pygmaea (Schaus); Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France , 78, p. 75.
Hylesia nigropunctata Bouvier, 1930, Bull. HUI Mus., 4, p. 37, n° 57, pl. 3, fig. 7 (J, 8 Ç.
Gamelia nigropunctata Bouvier; Schûssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 383 (comme synonyme de G. pyg¬
maea).
Types. — pygmaea Schaus. Holotype ; 1 c?, Brésil, Paranâ, Castro (genitalia <$, prép. J. Oiticica.
filho n° 4088) (U.S. National Muséum).
nigropunctata Bouvier. Holotype : 1 <J, Brésil, Pàranâ, Castro (E. D. Jones) (Hill Muséum < British
Muséum, N.H.).
Source : MNHN, Paris
480
CLAUDE LEMAIRE
Description. — <5*. Envergure : 31-35 mm; longueur des ailes anterieures : 16-17 mm.
Antennes : 28 articles. Palpes labiaux, front, dessus du thorax orangés, dessous du corps jau¬
nâtre, face dorsale de l’abdomen rose.
Ailes antérieures peu allongées, apex non saillant, bord externe convexe. Couleur fondamentale
rose ou beige rosé, légèrement teintée d’orangé sur l’aire interne. Rayures gris clair, l’externe nette¬
ment préapicale (2 mm), droite, subparallèle au bord externe. Ni bande submarginale, ni tache préapi¬
cale. Petite tache discale gris clair.
Ailes postérieures entièrement roses, rayure externe gris clair, très estompée, le plus souvent
absente, pas de bande submarginale. Diamètre de l’ocelle : 4 mm ; un petit point noir au centre de la
pupille gris rosé ; iris rouge orangé.
Face ventrale rose avec pour seule ornementation un minuscule point discal noir sur les ailes
antérieures.
Armure génitale (fig. 314). — Beaucoup plus grêle que celle des espèces précédentes. Uncus très
large et saillant, à bord postérieur droit. Valves courtes : forme analogue à celles de G. anableps et
G. catharina , harpes relativement robustes, épineuses. Gnathos très large. Lobes de l’anellus plutôt
courts, très écartés à la base. Saccus large à bord antérieur arrondi. Pénis-dépourvu d’ailerons et
d’épine ventrale. Lobes du bord postérieur du sternite 8 très écartés, bords latéraux arrondis. Scléri-
Hcation du tergite 7 triangulaire.
$• - Envergure : 40-44 mm; longueur des ailes antérieures : 21-22 mm.
Antennes : 27 articles. Palpes labiaux et front orangés, dessus du thorax et tarses brun orangé,
dessous du thorax orang.', face dorsale de l’abdomen gris rosé.
Source : MNHN, Paris
révision di: genre Automeris
Ailes antérieures peu allongées, apex très légèrement saillant, bord externe convexe. Couleur fon¬
damentale brun rougeâtre, légèrement violacé; rayures et petite tache discale grisâtres. Ailes posté¬
rieures rose terne, sans autre ornement que l’ocelle. Face ventrale brun rosé ; petit point discal noir.
Armure génitale (fig. 315). — Apophyses postérieures plus longues que les antérieures. Plaque
génitale en bande sclérifiée continue, assez étroite, atteignant latéralement le sternite. Ductus bursae
très large, partiellement sclérifié et aboutissant à une large poche membraneuse d’où émane la bourse
copulatrice ; celle-ci est relativement longue et comporte une partie très étroite suivie d’une zone beau¬
coup plus évasée.
Répartition géographique. Dates de capture. — Brésil. Paranâ : Castro (E. D. Jones) ; Mato Grosso :
route de Cuiabâ à Corumbâ ; Minas Gérais : Paracatu, X (TV. Tangerini) ; Goiâs : Leopoldo de Bulhôes,
X, XII (R. Spitz ), Municipio Vianopolis, Ponte Funda, I, X (TV. Tangerini ), Cilu, X (id.), 20 km N. San José
de Alianca, IV (F. J. Truxet) ; District Fédéral : Brasilia, Santa Maria, X (TV. Tangerini ).
Discussion. — Espèce de très petite taille, caractérisée par sa coloration dominante rose, par la
position très préapicale de la rayure externe des ailes antérieures, par la simplification de son orne¬
mentation, ainsi que par la présence d’un point pupillaire noir au centre de l’ocelle.
La femelle est la seule du groupe dont l’apex soit à peine proéminent. La structure des armures
génitales mâle et femelle dénote néanmoins des affinités certaines avec G. catharina et G. anableps.
L’examen comparatif des deux holotypes, originaires de la même localité, confirme qu 'Hylesia
nigropunctata Bouvier est un synonyme récent de G. pygmaea. Cette synonymie, établie par SCHÜSSLER
(1934 : 383), a été admise par BOUVIER (1936 a : 53).
Gamelia neidhoeferi Lemaire (pl. 55, fig. 7)
Camélia neidhoeferi Lemaire, 1967, Bull. Soc. eut. France , 71 (1966), p. 299.
Gamelia neidhoeferi Lemaire; Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France , 78, p. 75.
Type. — Holotype : 1 <?, Bolivie, Cochabamba, El Limbo, 2 000 m, 25-III-1962 (colL C. Lemaire
< Muséum, Paris).
Description. — <$. Antennes : 33 articles. Palpes labiaux, front, dessus du thorax et tarses brun
noir, dessous du corps et région anale orangés, face dorsale de l’abdomen gris noirâtre, avec des touffes
de poils brun noir sur les premiers segments.
Ailes antérieures peu allongées, apex aigu, pas ou à peine saillant, bord externe légèrement con¬
vexe. Couleur fondamentale brun noir, un peu plus terne sur la zone marginale et la partie distale de
l’aire médiane au-dessus du bord interne. Rayures gris jaunâtre, l’interne souvent très effacée, l’externe
légèrement préapicale (2 mm), droite ou concave, liserée proximalement de brun noir. Bande submar¬
ginale très estompée ; large tache préapicale gris jaunâtre, plus ou moins nette. Tache discale arrondie,
formée d’un point gris jaunâtre au centre d’un anneau noir, suivi d’un gris jaunâtre, parfois entière¬
ment de cette teinte.
Aire périocellaire gris souris, passant au noir vers le bord anal. Diamètre de l’ocelle ; 7-9 mm ;
pupille blanc rosé, iris rouge vif. Rayure externe et bande submarginale noires. Zone marginale gris
noirâtre, plus ou moins violacée, franges orangées.
Face ventrale gris noirâtre, plus ou moins teintée d’orangé sur les nervures et la costa des ailes
antérieures et sur toute l’étendue des ailes postérieures. Rayures noires, iiserées distalement de gris
clair. Petit point discal noir; un minuscule point pupillaire noir auréolé de gris clair.
Armure génitale (fig. 316). — Uncus large à bord postérieur convexe. Valves peu allongées, sacculus
Source : MNHN, Paris
482
CLAUDE LEMAIRE
grêle, de longueur assez variable par rapport à la costa, harpes très robustes et épineuses. Gnathos
presque aussi large que l’uncus et en épousant la forme. Lobes de l’anellus longs, très écartés a la base.
Bords latéraux antérieurs du vinculum non saillants. Pénis robuste a ailerons peu proéminents ; une
épine ventrale. Lobes du bord postérieur du stemite 8 rapprochés et assez courts ; bords latéraux
légèrement saillants. Sclérification du tergite 7 subtriangulaire.
Ç. — Envergure : 67-74 mm ; longueur des ailes antérieures : 35-44 mm.
Antennes : 31 articles. Palpes labiaux, front, dessus du thorax et tarses brun noir, dessous
du corps brunâtre ou brun orangé foncé, face dorsale de l’abdomen noirâtre.
Ailes antérieures peu allongées, apex aigu, très proéminent, bord externe convexe. Couleur fon¬
damentale brun foncé ou brun noir, presque toujours teintée de violacé ou de brun plus clair, légère¬
ment orangé, sur l’aire médiane et la zone marginale. Rayure interne très estompée, réduite à quelques
traits gris clair ; rayure externe concave, gris orangé, liserée de part et d’autre de brun noir. Bande
submarginale large, généralement très marquée. Tache préapicale fréquemment réduite à une zone
subcostale gris jaunâtre. Petite tache discale ovalaire, gris jaunâtre, parfois semée de quelques écailles
orangées ou noirâtres.
Face ventrale brun noirâtre, avec fréquemment une légère nuance orangée, plus nette sur les
ailes postérieures. Rayures noirâtres, liserées distalement de gris terne. Parfois un peu de rouge au
centre du petit point discal noir ; point pupillaire auréolé de jaunâtre.
Armure génitale (fig. 317). — Longueur des deux paires d’apophyses approximativement égale.
Plaque génitale présentant sur son bord postérieur une bande assez étroite, continue qui s’étend laté-
Source : MNHN, Paris
révision ou cenre Automeris
râlement en direction du sternite, mais sans être soudée à ce dernier ; en avant de Yostium bursae, elle
couvre une zone assez peu sclérifiée, subrectangulaire de contour imprécis. Ductus bursae très large,
fortement sclérifié, enveloppé dans une poche membraneuse d’où émane la bourse copulatrice, longue
et volumineuse. En arrière de Yostium bursae , le sternite est opaque et fortement plissé.
Répartition géographique. Dates de capture. — Bolivie. Cochabamba : Province de Chaparé,
El Limbo, 2 000 m, I, III, IV (F. Steinbach ), Carrasco, Siberia, 1 650 m, I, X, XII ; Chaco ( Garlepp ) ;
Province Ichilo : Buenavista, 400 m, III (J. Steinbach).
Pérou. Junin : rio Perené ; Carabaya : Oconeque, 2 300 m, VII, (G. Ockenden).
Équateur. Oriente : route de Banos à Mera, La Jullita, 1 300/1 500 m, XII (H. Descimon), rio
Blanco, 1 600 m, XII ( id .).
Colombie. Antioquia : Mesopotamia, 1 350 m ; Cordillère centrale, canon de Tolima, 1 700 m, I
( Fassl).
Discussion. — Envergure sensiblement supérieure à celle des quatre espèces précédentes, dont la
plus voisine par l’ornementation est G. catharina. Diffère de celle-ci par la coloration très sombre et
beaucoup plus uniforme des ailes antérieures, par le tracé plus droit de la rayure externe de ces ailes,
par la teinte gris souris et non gris noirâtre de l’aire périocellaire et par la plus grande netteté de la
pupille ocellaire. Face ventrale plus sombre, point pupillaire noir au lieu de blanc. Saillant apical des
ailes antérieures de la femelle plus proéminent, tache préapicale moins étendue.
Tant par la structure des armures génitales que par les caractères externes, s’apparente surtout
à G. musta et G. pyrrhomelas.
La coloration, sur les deux faces, est sensiblement différente de celle des exemplaires boliviens,
chez certains spécimens du Pérou et de la Colombie, dont l’armure génitale est identique ; l’examen
d’un matériel plus nombreux pourrait révéler l’existence de sous-espèces.
Gamelia musta Schaus (pl. 55, fig. 6)
Gamelia musta Schaus, 1912, Arm. Mag. Nat. Hist., (8), 9, p. 43.
Automeris musta Schaus ; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6, p. 748.
Gamelia musta Schaus ; Schùssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 383.
Automeris musta Schaus; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool. , (10) 19, p. 47, n° 6.
Gamelia musta (Schaus) ; Michener, 1952, Bull. Americ. Mus. Nat., Hist., 98 (5), p. 434.
Gamelia musta Schaus ; Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France, 78, p. 75.
Type. — Holotype : 1 <J, Costa Rica, Juan Vinas (genitalia <J, prép. W. D. Field n° 2557) (U.S.
National Muséum).
Description. — c?. Envergure : 68 mm; longueur des ailes antérieures : 35 mm.
Antennes de l’holotype détruites. Palpes labiaux brun noir, front et dessus du thorax brun foncé,
tarses brun noir, dessous du thorax orangé, abdomen détruit, vraisemblablement orangé sur la face
ventrale et la région anale et gris noirâtre sur la face dorsale.
Ailes antérieures peu allongées, apex aigu, à peine saillant, bord externe légèrement convexe.
Aire interne brun foncé, aires médiane et externe brun violacé. Rayures gris jaunâtre, l’interne par¬
tiellement effacée, l’externe légèrement préapicale, un peu concave, liserée de brun foncé sur les deux
bords. Bande submarginale très estompée, tache préapicale gris jaunâtre, vague. Tache discale arron¬
die, gris jaunâtre.
Aire périocellaire gris souris, passant au noir vers le bord anal. Très grand ocelle (0 : 12 mm);
Source : MNHN, Paris
CLAUDE LEMAIRE
pupille blanche, iris rouge vif, suivi d’un anneau noir remarquablement large. Zone marginale brun
violacé, franges orangées.
Face ventrale gris noirâtre, fortement teintée d’orangé, notamment sous la zone costale des ailes
antérieures et sur toute l’étendue des ailes postérieures. Rayures noirâtres, liserées de gris violacé,
celles des ailes antérieures distalement, des ailes postérieures proximalement. Forte tache discale noire,
à contour irrégulier ; minuscule point pupillaire noir, liseré de gris clair.
Fie. 318. — Armure génitale tS de Camélia musla Schaus (a-c) ;
id., vue latéralement (e) ; id., pénis, face ventrale (J).
Armure génitale (fig. 318). — Uncus large à bord apical convexe. Valves allongées, leur extrémité
postérieure se situant en arrière de celle de l’uncus ; sacculus grêle, sensiblement plus long que la costa ;
harpes robustes, non épineuses. Cnathos large, à bord postérieur convexe. Lobes de l’anellus assez rap¬
prochés à la base et relativement courts. Bords latéraux antérieurs du vinculum saillants. Saccus sub¬
triangulaire, à extrémité antérieure aiguë. Pénis robuste, très coudé, avec de forts ailerons latéraux et
une épine ventrale bien développée. Lobes du bord postérieur du sternite 8 très allongés ; bords laté¬
raux arrondis. Tergite 7 dépourvu de sclérification différenciée.
Ç. — Inconnue.
Répartition géographique. - Costa Rica. Juan Vinas.
Mexique. Chiapas : Bonampak, V (G. Velasquez).
Discussion. — Espèce voisine de G. neidhoeferi ; coloration presque identique. Envergure sensible¬
ment supérieure, diamètre de l’ocelle plus élevé, tache discale de la face ventrale des ailes antérieures
beaucoup plus large. L’armure génitale mâle a une forme plus allongée, les valves étant plus longues,
les bords latéraux antérieurs du vinculum nettement plus proéminents, les ailerons du pénis plus déve¬
loppés ; la sclérification du sternite 8 est très différente, avec des lobes beaucoup plus allongés et les
bords latéraux arrondis.
Source : MNHN, Paris
révision du cenre Automeris
485
Gamelia pyrrhomelas (Walker) (pl. 55, fig. 3)
Hyperchiria pyrrhomelas Walker, 1855, List Specim. Lepid. Ins. coll. Brit. Mus., 6, p. 1301, n° 25.
Automeris pyrrhomelas Walker; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6, p. 747 \nec pl. 111 B, e Ç,
necl pl. 130, e c?].
Gamelia pyrrhomelas Walker; Schûssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 384 (part.).
Automeris pyrrhomelas Walker; Bouvier, 1936, Ann. Sci.nat., Zoo /., (10) 19, p. 48, n° 8.
Gamelia pyrrhomelas (Walker) ; Michener, 1952, Bull. Americ. Mus. Nat. Hist., 98 (5), p. 434.
Gamelia pyrrhomelas (Walker); Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France , 78, p. 75.
Draudt (1929 : 747) et Schûssler (1934 : 384) ont cité à tort G. anableps (C. et R. Felder) comme synonyme de
G. pyrrhomelas.
Type. — Holotype : 1 Colombie, Santa Fé de Bogota (genitalia <J, prép. C. Lemaire) (coll.
Saunders < University Muséum, Oxford).
Description. — «J- Envergure : 67-75 mm; longueur des ailes antérieures : 36-39 mm.
Antennes : 32 articles. Palpes labiaux et front brun noir, dessus du thorax brun foncé, tarses
brun noir, dessous du corps et région anale orangés, face dorsale de l’abdomen noirâtre, avec, sur les
premiers segments, des poils très serrés de la même teinte que le thorax.
Ailes antérieures peu allongées, apex pas ou à peine saillant, bord externe très légèrement con¬
vexe. Couleur fondamentale brun foncé ou brun noir, passant au brunâtre violacé sur la zone marginale.
Rayures grisâtres ou gris jaunâtre, l’interne très sinueuse et partiellement effacée, l’externe légèrement
préapicale (2-3 mm), un peu convexe, liserée de part et d’autre de brun foncé. Bande submarginale
plus ou moins nette, bande préapicale brun jaune, très estompée. Petite tache discale formée d’un point
brun foncé ou brun rougeâtre, suivi d’un très fin anneau noir, puis d’un gris jaunâtre.
Aire périocellaire gris souris, passant au noir vers le bord anal. Diamètre de l’ocelle : 9 mm ;
pupille blanche, iris rouge vif. Rayure externe et bande submarginale nettes. Zone marginale gris noi¬
râtre violacé, franges orangées.
Face ventrale brun noirâtre, pouvant être très vivement teintée d’orangé, notamment sous la costa
et sur les nervures des ailes antérieures et sur la totalité des ailes postérieures. Rayures noires, liserées
distalement de gris lilas. Point discal noir, très petit ; minuscule point pupillaire finement auréolé de
lilas.
Armure génitale (fig. 29 et 319). — Uncus assez court et étroit à bord postérieur convexe, très
recourbé ventralement. Valves peu allongées ; sacculus très grêle ; harpes peu épineuses. Gnathos très
rapproché de l’uncus et en épousant exactement la forme. Bords latéraux antérieurs du vinculum peu
proéminents. Saccus très court. Lobes de l’anellus peu écartés à la base et remarquablement longs,
leur extrémité libre se situant nettement en arrière de celle de l’uncus. Pénis très robuste, coudé,
ailerons antérieurs bien développés avec les bords latéraux marqués d’une dent ; forte épine ventrale.
Lobes du bord postérieur du stemite 8 très peu saillants, bords latéraux, en revanche, très proémi¬
nents. Sclérification du tergite 7 très peu différenciée.
$. — Envergure : 72 mm ; longueur des ailes antérieures : 42 mm.
Antennes : 34 articles. Palpes labiaux, front, dessus du thorax brun noir, dessous du thorax brun
rougeâtre foncé, tarses brun noir ; abdomen noirâtre.
Ailes antérieures peu allongées, apex aigu, en forme de crochet, bord externe convexe. Couleur
fondamentale brun foncé, avec une nuance violacée sur l’aire médiane et une partie de l’aire externe.
Rayure interne indistincte, rayure externe légèrement préapicale (5 mm), brune, liserée de part et
Source : MNHN, Paris
486
CLAUDE LEMAIRE
d’autre de brun noir. Bande submarginale absente chez l’exemplaire examiné; tache préapicale gris
jaunâtre, très estompée. Petit point discal gris jaunâtre, liseré de noir.
Aire périocellaire noirâtre. Rayure externe et bande submarginale noires. Diamètre de l’ocelle :
9,5 mm. Pupille blanc rosé ; iris rouge vif suivi d’un large anneau noir.
Face ventrale brun noirâtre. Rayures très estompées, gris violacé, liserées de noir. Bandes sub¬
marginales indistinctes. Très petite tache discale noire, avec un point central grisâtre ; point pupillaire
des ailes postérieures noir, auréolé de lilas.
Armure génitale (fig. 320). — Très proche de celle de G. neidhoeferi. Forme de la plaque géni¬
tale un peu différente, plus arrondie, mais également assez imprécise.
Répartition géographique. Dates de capture. — Colombie. Santa Fé de Bogota ; Valle Cauca : San
Antonio, 1 900 m ( Fassl , G. M. Palmer ), Calima, 1 600 m, II, IV, VI, X, Los Andes, 1 700 m, III, IX,
X, XII, Pichinde, 1 600 m, V, Lomitas, 1 700 m, X, XI, Tocotâ, 2 800 m, X (L. et L. Denhez).
Discussion. — Très proche des deux espèces précédentes, n’en diffère que par son envergure
généralement supérieure et par la coloration plus claire de l’aire périocellaire. Diamètre de l’ocelle
sensiblement inférieur à celui de l’holotype mâle de G. musta ; tache discale de la face ventrale des
ailes antérieures beaucoup plus petite.
Armure génitale mâle différant de celles de G. neidhoeferi et de G. musta par le très grand
développement des lobes de l’anellus, ainsi que par la structure du saccus, des ailerons du pénis et
du bord postérieur du stemite 8.
Source : MNHN, Paris
révision du genre Automeris
487
Gamelia rindgei Lemaire (pl. 56, fig. 1 et 2)
Camélia rindgei Lemaire, 1967, Bull. Soc. ent. France , 71 (1966), p. 300.
Gamelia rindgei Lemaire; Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France , 78, p. 75.
Type. — Holotype : 1 (J, Pérou, Junin, Chanchamayo, 400 m (coll. C. Lemaire < Muséum,
Paris).
Description. — <$. Envergure : 51-67 mm ; longueur des ailes antérieures : 28-36 mm.
Antennes : 32 articles. Palpes labiaux bruns ou brun jaune, front orangé, dessus du thorax brun
orangé ; tarses brun noir ou brun violacé, dessous du corps et région anale jaune orangé ; face dorsale
de l’abdomen brun orangé avec, sur les premiers segments, des poils de la même teinte que le dessus
du thorax.
Ailes antérieures peu allongées, apex aigu, légèrement saillant, bord externe un peu convexe.
Couleur fondamentale variant du brun jaune au brun orangé, avec une nuance violacée, parfois très
vive, sur l’aire médiane, la bande submarginale et, fréquemment, le bord interne. Rayures gris jaunâtre,
liserées de noir sur chaque bord, l’interne nette, l’externe à peine préapicale (1,5 mm), droite, très
rapprochée du bord externe, son liseré proximal fréquemment souligné d’un trait gris clair. Bande sub¬
marginale étroite, assez nette ; tache préapicale pouvant être vaguement indiquée par une ombre sub¬
costale noirâtre. Forte tache discale arrondie, à centre brunâtre ou jaunâtre, dans un anneau noir suivi
d’un gris clair.
Aire périocellaire beige noirâtre, ombrée de noir vers le bord anal. Diamètre de l’ocelle : 8-10 mm ;
pupille blanche, très petite. Rayure externe assez nette, bande submarginale assez étroite et estompée ;
zone marginale de la même teinte que sur les ailes antérieures.
Face ventrale variant du jaune beige à l’orangé ; ton des ailes postérieures plus soutenu. Rayures
très fines, liserées distalement de lilas ou de gris clair ; une ombre noire sur le bord distal de la rayure
externe des ailes antérieures entre l’apex et M 2. Tache discale formée d’un gros point rouge vif,
annelé de noir ; le minuscule point pupillaire noir des ailes postérieures auréolé de jaune.
Armure génitale (fig. 321). — Bord postérieur de l’uncus convexe, très incurvé ventralement.
Valves allongées, leur extrémité libre se situant très en arrière de celle de l’uncus, sacculus étroit,
de la même longueur que la costa ; harpes épineuses. Forme du gnathos épousant celle de l’uncus.
Lobes de l’anellus relativement courts, très rapprochés à la base. Bords latéraux postérieurs du vin-
culum arrondis, non saillants. Saccus étroit ; vu latéralement, il ne se présente pas sur le même plan
que les valves, mais avec une forte courbure en forme de crosse. Pénis très robuste, coudé, ailerons
latéraux très écartés, longue épine ventrale. Lobes du bord postérieur du sternite 8 très peu pronon¬
cés ; bords latéraux légèrement saillants. Tergite 7 dépourvu de sclérification différenciée.
<j>. — Envergure : 68-75 mm; longueur des ailes antérieures : 41-46 mm.
Antennes : 35 articles. Palpes labiaux et front brun foncé ou brun jaune, dessus du thorax brun
plus ou moins foncé, tarses brun noir, dessous du corps beige jaunâtre ou brun noirâtre, face dorsale
de l’abdomen gris noirâtre, légèrement violacé ou brun noir.
Ailes antérieures assez allongées, apex aigu, extrêmement saillant, bord externe très convexe.
Couleur fondamentale brune plus ou moins foncée, avec une nuance violacée sur l’aire médiane, la bande
submarginale et le bord externe. Rayure interne très effacée, rayure externe droite, bande submarginale
nette. Tache préapicale pouvant être représentée par une zone brun jaune. Forte tache discale ovale.
Ornementation des ailes postérieures semblable à celle du mâle, coloration un peu plus sombre.
Face ventrale brun noirâtre, rayures noires, liserées de lilas clair. Une bande submarginale assez
estompée sur chaque aile. Très grosse tache discale rouge vif, auréolée de noir.
Source : MNHN, Paris
488
CLAUDE LEMAIRE
Armure génitale (fig. 322). - Structure très proche de celle de G. neidhoeferi. Les deux paires
d’apophyses de longueur approximativement égale. D’après les exemplaires examinés, la bande scleri-
fiée qui forme le bord postérieur de la plaque génitale est plus échancré, au niveau de 1 ostium bursae,
que chez G. neidhoeferi et elle est reliée latéralement au tergite. Ductus bursae partiellement sclérifié,
très large, enveloppé dans une vaste poche d’où émane une bourse copulatrice longue et volumineuse.
Répartition géographique. Dates de capture. — Pérou. Junin : Chanchamayo, 400 m, VI, VII (Hof-
mann) ; Huanuco : Tingo Maria, 650 m, VI (L. Schwartz) ; Yahuarmayo, 400 m.
Équateur. Oriente : Sasayaco, 700 m, VI, IX (S. E. Velastegui), rio Napo, Napo, 500 m, I
(H. Descimon ), El Ahuano, 400 m, I ( id .), rio Upano, Upano, 900 m, I (id.).
Venezuela. Bolivar : route d’El Dorado à Santa Elena, km 85, I (M me A. Gadou).
Guyane française. Saint-Jean-du-Maroni (E. Le Moult) ; Inini : Saül, IV (J. T. Betz).
Guyane. (G. B. Roberts).
Discussion. — Coloration de la face dorsale des ailes antérieures des exemplaires mâles nettement
plus claire et plus vive que celle des trois espèces précédentes ; aire externe plus contrastante, rayures
Source : MNHN, Paris
révision du genre Automeris
489
plus nettes, l’externe dont les liserés sont très apparents est plus rapprochée du bord externe. Colora¬
tion de l’aire périocellaire différente, beige noirâtre et non gris souris, pupille plus petite. Sur la face
ventrale, la tache discale, à centre rouge vif, est beaucoup plus forte que chez les autres espèces du
groupe. A noter également, sur cette face, la netteté des liserés clairs des rayures et la présence, chez
les exemplaires femelles, de bandes submarginales.
Armure génitale mâle caractérisée notamment par la forme très particulière du saccus, par le fort
développement des ailerons latéraux et de l’épine ventrale du pénis, ainsi que par l’absence de scléri-
fication du tergite 7.
Gamelia viettei Lemaire (pl. 56, fig. 3 et 4)
Camélia viettei Lemaire, 1967, Bull. Soc. ent. France , 71 (1966), p. 300.
Gamelia viettei Lemaire ; Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France , 78, p. 76.
Type. — Holotype : 1 (J, Pérou, Huanuco, rio Huallaga, Tingo Maria, 600/700 m, IV-1963 (geni-
talia ç?, prép. C. Lemaire n° 360) (coll. C. Lemaire < Muséum, Paris).
Description. — «J. Envergure : 63-69 mm ; longueur des ailes antérieures : 34-37 mm.
Antennes : 37 articles. Palpes labiaux bruns ou brun noir, semés ou non de poils orangés sur
la face ventrale, front et dessus du thorax bruns, brun orangé ou brun noir, tarses brun noir, dessous
du corps orangé vif ou, plus rarement, jaune beige. Face dorsale de l’abdomen noirâtre, avec sur les
premiers segments, des touffes de poils de la même teinte que le dessus du thorax.
Ailes antérieures peu allongées, apex aigu, légèrement saillant, bord externe convexe. Couleur
fondamentale extrêmement variable, brun noir, brun jaune ou brun légèrement orangé avec, particu¬
lièrement chez les exemplaires les plus sombres, un glaçage noirâtre violacé sur la moitié distale de
l’aire médiane et sur l’aire externe. Rayure interne gris clair ou gris jaunâtre, partiellement effacée,
rayure externe légèrement préapicale (3 mm), droite ou un peu concave, grisâtre, liserée de brun noir,
plus nettement distalement que proximalement. Bande submarginale très estompée, bande préapicale
plus ou moins nette, représentée par une tache subcostale brun jaune. Petit point discal rouge ou jaune
dans un anneau noir semé ou liseré de gris clair.
Aire périocellaire gris noirâtre, parfois gris beige ou gris violacé, passant au noir vers le bord
anal. Diamètre de l’ocelle : 9-11 mm; petite pupille blanc rosé. Rayure externe et bande submarginale
très nettes. Zone marginale de la même teinte que sur les ailes antérieures.
Face ventrale variant du gris noirâtre, avec une nuance brun orangé foncé ou chaudron, au
jaune beige, coloration toujours plus soutenue sous la costa des ailes antérieures et sur toute l’éten¬
due des ailes postérieures. Rayures noires, liserées distalement de gris clair. Point discal noir à centre
parfois brunâtre ; point pupillaire jaune.
Armure génitale (fig. 323). — Uncus très court et étroit, à bord postérieur convexe. Valves
longues mais sacculus très grêle et beaucoup plus court que la costa ; harpes peu épineuses à extré¬
mité très acérée. Gnathos beaucoup plus large que l’uncus. Lobes de l’anellus longs, très rapprochés
à la base. Bords latéraux antérieurs du vinculum arrondis, non proéminents. Saccus court, étroit, à
extrémité antérieure aiguë. Pénis très coudé, robuste ; ailerons latéraux très développés, forte épine
ventrale. Lobes du bord postérieur du sternite 8 très rapprochés et assez proéminents, bords latéraux
arrondis. Sclérification du tergite 7 très marquée, subtriangulaire.
Ç. — Envergure : 78 mm; longueur des ailes antérieures : 45 mm.
Antennes : 34 articles. Palpes labiaux, front, dessus du thorax et tarses brun noir, dessous du
corps brunâtre, face dorsale de l’abdomen gris noirâtre.
Source : MNHN, Paris
490
CLAUDE LEMAIRE
Ailes antérieures peu allongées, apex aigu et très saillant, bord externe convexe. Couleur fonda¬
mentale brun noir, très uniforme, avec une légère nuance violacée sur 1 aire médiane. Rayure interne
seulement représentée par quelques écailles gris jaunâtre, rayure externe brun rougeâtre, liserée de
part et d’autre de brun noir ; bande submarginale indistincte, bande préapicale vague, brun jaune.
Petite tache discale ovale, rouge terne, liserée de noir. Aire periocellaire des ailes postérieures gris
noirâtre. Diamètre de l’ocelle : 11,5 mm. Zone marginale brun noir.
Face ventrale brun noir ; ailes postérieures plus ternes. Rayures noires, liserées distalement de
grisâtre. Tache discale noire ; point pupillaire jaune, très net.
Armure génitale (fig. 324). — Structure rappelant beaucoup celle des espèces précédentes. Sclé-
rifications de la plaque génitale très étendues et très plissées, reliées latéralement au tergite ; les zones
antévaginales très développées. Ductus bursae sclérifié, extrêmement large ; bourse copulatrice particu¬
lièrement longue et volumineuse.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION
Automeris
491
Répartition géographique. Dates de capture. — Pérou. Huanuco : rio Huallaga, Tingo Maria,
600/700 m, IV, V ; Junin : Chanchamayo, 400 m, IV, VI, La Merced, IV (G. et L. Harris) ; Yahuarmayo,
400 m, V à VII ( Watkins).
Discussion. — Espèce d’assez grande taille. Apex des ailes antérieures du mâle plus aigu, bord
externe de ces ailes plus convexe que chez G. neidhoeferi et G. pyrrhomelas ; point pupillaire blanc
rosé de l’ocelle plus petit et beaucoup moins contrastant. La présence chez les exemplaires des deux
sexes d’un petit point coloré, jaune ou rouge, au centre de la tache discale de la face dorsale des ailes
antérieures et d’un point pupillaire jaune, non auréolé, sur la face ventrale des ailes postérieures permet
de distinguer cette espèce de toutes les précédentes.
Armure génitale mâle caractérisée par le très grand développement de la costa des valves par
rapport au sacculus et par la réduction de l’uncus.
Gamelia kiefferi Lemaire (pl. 56, fig. 5)
Camélia kiefferi Lemaire, 1967, Bull. Soc. ent. France , 71 (1966), p. 301.
Gamelia kiefferi Lemaire ; Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France , 78, p. 76.
Type. — Holotype : 1 <?, Colombie, Valle Cauca, route de Cali à Buenaventura, Anchicaya,
1 000/1 400 m, 23-XI-1965 (L. et L. Denhez) (genitalia (?, prép. C. Lemaire n° 1030) (coll. C. Lemaire
< Muséum, Paris).
Description. — <$. Envergure : 55 mm ; longueur des ailes antérieures : 31 mm.
Antennes : 27 articles. Palpes labiaux brun noir, front brun orangé, semé de poils chaudron,
dessus du thorax brun orangé, très foncé, tarses brun noir, dessous du corps et région anale chaudron,
face dorsale de l’abdomen noire.
Ailes antérieures peu allongées, apex aigu, légèrement saillant, bord externe convexe. Couleur
fondamentale brun noir, un glaçage violacé sur l’aire externe. Rayure interne brunâtre, très effacée,
rayure externe légèrement préapicale (2 mm), droite, gris violacé, liserée de part et d’autre de noir.
Bande submarginale indistincte, bande préapicale réduite à une étroite et vague bande subcostale
brun orangé. Petite tache discale rouge sombre dans un anneau noir, semé de quelques écailles gris clair.
Aire périocellaire gris foncé, très envahie de noir vers le bord anal. Diamètre de l’ocelle : 10,5 mm.
Petite pupille blanc rosé, marquée d’un très léger point excentré rouge vif; anneau noir très large. Fine
rayure externe tangente à l’ocelle, très effacée entre celui-ci et le bord anal. Bande submarginale con¬
trastant peu avec la zone marginale noir violacé. Franges brun noir mêlées de quelques poils chaudron.
Face ventrale gris noirâtre ; costa des ailes antérieures et aire externe des ailes postérieures
chaudron. Rayures noires, liserées distalement de gris clair, puis de noir. Petite tache discale noire ;
point pupillaire noir, bordé de blanc vif.
Armure génitale (fig. 325). — Ensemble très grêle. Uncus très proéminent et extrêmement large
à bord postérieur légèrement convexe. Valves très courtes ; sacculus grêle, de longueur approximative¬
ment égale à celle de la costa; harpes relativement très robustes, non épineuses. Gnathos large, mais
moins que l’uncus. Lobes de l’anellus très courts, unis par une membrane jusqu’au voisinage de l’apex.
Bords latéraux antérieurs du vinculum légèrement saillants. Saccus étroit à extrémité antérieure aiguë.
Pénis assez mince à ailerons latéraux antérieurs très développés ; une épine ventrale. Lobes du bord
postérieur du sternite 8 très écartés et proéminents ; bords latéraux arrondis. Tergite 7 dépourvu de
sclérification différenciée.
Ç. — Inconnue.
Répartition géographique. Date de captare. — Localité typique, IX, XI.
Source : MNHN, Paris
492
CLAUDE LEMAIRE
Discussion. - Contraste beaucoup plus marqué que chez les autres espèces, entre la coloration
dominante très sombre, presque noire de la face dorsale des ailes antérieures, et celle, d’un rouge par¬
ticulièrement vif, de l’iris. À noter également, chez les deux seuls exemplaires connus, la présence
d’un petit point rouge sur la pupille ocellaire et celle, sur la face ventrale des ailes postérieures, d’un
liseré blanc autour du point pupillaire. L’armure génitale mâle diffère de celles des espèces précédentes
par le très grand développement relatif de l’uncus et par la présence d’une membrane reliant entre
eux, par leur bord interne, les lobes de l’anellus.
Fie. 325. — Armure génitale J de Camélia kiejjeri Lemaire (a-c) ;
id., vue latéralement (e) ; id., pénis, face ventrale {/).
Source : MNHN, Paris
révision du cenre Automeris
493
Groupe de Camélia abas
Gamelia abas (Cramer)
Gamelia abas abas (Cramer) (pl. 56, fig. 6)
Phalaena Attacus Abas Cramer, [ 1775], Uitl. Kapellen, 1, p. 121, pl. 77, fig. A d 1 , l?l fig. B Ç.
Automeris abas Cramer; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6, p. 746 (parti), ? pl. 130, b <$ [nec
pl. 111 B, e $1.
Gamelia abas Cramer ; Schûssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 380 ; id., 65, p. 722.
Automeris abas abas Cramer; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 49, n° 10, p. 43, fig. 2 B-B'.
Gamelia abas (Cramer); Michener, 1952, Bull. Americ. Mus. Nat. Hist., 98 (5), p. 434.
Gamelia abas abas (Cramer) ; Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France , 78, p. 76.
lo Episcopus Boisduval, 1875, Ann. Soc. ent. Belgique, 18, p. 243, n° 63.
Gamelia episcopus Boisduval ; Druce, 1886, Biol. Centr.-Americ., Lepid. Heter., 1, p. 183 (comme synonyme d'ana-
bleps C. et R. Felder) (identification erronée).
Gamelia Episcopus Boisduval; Kirby, 1892, A syn. cat. Lepid. Heter., 1, p. 781, n° 7.
Automeris episcopus Boisduval ; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6, p. 747 (comme synonyme
d 'irmina Cramer) (identification erronée).
Gamelia episcopus Boisduval; Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France, 78, p. 76 (comme synonyme de G. abas abas).
lo Barii Boisduval, 1875, Ann. Soc. ent. Belgique, 18, p. 246, n° 69.
Automeris barii Boisduval; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6, p. 747, ? pl. 111 B, e $.
Gamelia Barii Boisduval ; Schûssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 382.
Automeris abas forme barii Boisduval ; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 50, n° 10.
Gamelia barii (Boisduval); Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France, 78, p. 76 (comme synonyme de G. abas abas).
Automeris banghaasi Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6, p. 747, pl. 111 B, f cJ.
Gamelia Banghaasi Draudt ; Schûssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 382.
Automeris banghaasi Draudt ; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 49, n° 9.
Gamelia banghaasi (Draudt) ; Michener, 1952, Bull. Americ. Mus. Nat. Hist., 98 (5), p. 434.
Gamelia banghaasi (Draudt) ; Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France, 78, p. 76 (comme synonyme de G. abas abas).
Types. — abas Cramer. Lectotype : 1 <?, Surinam, exemplaire figuré par CRAMER ([1775] :
pl. 77, fig. A) (coll. C. Stoll), disparu. Néotype : 1 <?, Surinam {Rayé) (genitalia <?, prép. C. Lemaire
n° 2475) (Rijksmus. Nat. Hist., Leiden).
episcopus Boisduval. Holotype : 1 Ç, Surinam, exemplaire figuré par CRAMER ([1775] : pl. 77,
fig. B), sous le nom de Phalaena Attacus abas, disparu.
barii Boisduval. Holotype : 1 c?, Guyane française, Cayenne (genitalia <?, prép. C. Lemaire
n° 446 M.P.) (Muséum, Paris).
banghaasi Draudt. Holotype : 1 <$, Guyane française, Saint-Louis (armure génitale détruite) (coll.
Bang Haas < Zool. Muséum, Humbold Univ., Berlin).
Description. — $. Envergure ; 55-59 mm; longueur des ailes antérieures : 29-33 mm.
Antennes : 32 articles. Palpes labiaux brun noir, front et dessus du thorax brun foncé ou
brun orangé, tarses partie brun noir, partie orangés, dessous du corps orangé, face dorsale de l’abdomen
gris noirâtre.
Source : MNHN, Paris
494
CLAUDE LEMAIRE
Ailes antérieures peu allongées, apex aigu, légèrement saillant, bord externe convexe. Couleur
fondamentale brun foncé, avec une nuance violacée sur la presque totalité des aires médiane et externe.
Rayures jaunâtres, l’interne partiellement effacée, l’externe légèrement préapicale (2 mm), droite ou un
peu concave, liserée de part et d’autre de brun noir. Bande submarginale très estompée, tache préa¬
picale brun jaunâtre, plus ou moins nette. Petit point discal rouge ou gris jaunâtre dans un anneau
noir ou brun foncé.
Aire périocellaire gris noirâtre. Diamètre de l’ocelle : 7-9 mm. Iris blanc ou blanc rosé. Rayure
externe, assez estompée, et bande submarginale noires. Zone marginale noirâtre violacé, franges
orangées.
Face ventrale gris noirâtre teinté d’orangé, principalement sous la costa des ailes antérieures et
sur presque toute l’étendue des ailes postérieures. Rayures noires, liserées distalement de gris clair,
puis de noir. Tache discale rouge vif, finement liserée de noir ; point pupillaire jaune.
Armure génitale (fig. 326). — Ensemble beaucoup plus court et ramassé que chez les autres
espèces du groupe. Uncus légèrement saillant et relativement large. Valves courtes, harpes non épi¬
neuses. Cnathos approximativement de la même largeur que l’uncus. Bords latéraux antérieurs du
vinculum arrondis. Lobes de l’anellus très recourbés ventralement. Saccus assez large ; pénis très
grêle, avec des ailerons bien développés et une épine ventrale. Lobes du bord postérieur du stemite 8
en forme de mâchoires, très écartés. Tergite 7 dépourvu de sclérification caractérisée.
$. — Envergure : 72 mm ; longueur des ailes antérieures : 40 mm.
Antennes : 32 articles. Palpes labiaux, front et dessus du thorax bruns ; tarses brun noir, dessous
du corps gris beige un peu orangé ; face dorsale de l’abdomen gris brun.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION
e Automeris
495
Ailes antérieures peu allongées, apex aigu, très saillant, bord externe convexe. Couleur fondamen¬
tale brun terne très uniforme, avec une légère nuance violacée. Rayure interne à peine indiquée par
quelques écailles gris clair, rayure externe gris jaunâtre, droite, liserée de part et d’autre de brun noir.
Bande submarginale presque indistincte, tache préapicale gris jaunâtre. Tache discale gris jaunâtre,
liserée de brun. Ornementation des ailes postérieures semblable à celle du mâle ; aire périocellaire
plus sombre. Face ventrale brun noir, avec une nuance orangée sur les ailes postérieures. Rayures assez
estompées, noirâtres, liserées distalement de grisâtre violacé. Forte tache discale à centre rouge vif,
dans un anneau noir ; point pupillaire jaune semé d’écailles roses.
Armure génitale (fig. 327). — Plaque génitale beaucoup plus large que longue ; ses bords laté¬
raux postérieurs sont reliés au stemite par deux étroites bandelettes sclérifiées. En arrière de Vostium
bursae, la membrane du sternite est opaque et légèrement plissée. Ductus bursae court, partiellement
sclérifié, enveloppé dans une large poche membraneuse adhérant à la face interne de la plaque géni¬
tale et d’où émane la longue bourse copulatrice, d’abord étroite, puis très évasée.
Répartition géographique. Dates de capture. — Surinam. (Raye).
Guyane française. Maroni : Godebert, VII, Saint-Laurent ; Oyapock : Saint-Louis ; Cayenne ;
Approuague : Régina, I (R. P. Y. Barbotin).
Biologie. — Voir 3 e partie, p. 39.
Discussion. — CRAMER ([1775] : pl. 77, fig. A et B) a représenté sous le nom de Phalaena Attacus
abas, deux Lépidoptères du genre Gamelia. Le premier (fig. A) est un mâle que nous désignons comme
lectotype de G. a. abas ; son identification paraît certaine. Le second (fig. B) a été décrit comme la
femelle correspondante, ce qui paraît exact, mais sans aucun doute d’après un exemplaire détérioré,
dépourvu d’apex et dont les antennes fantaisistes sont dues à l’imagination de l’illustrateur.
Les types de CRAMER étant très certainement perdus ou détruits, nous avons en application
de l’article 75 du Code international de Nomenclature zoologique, désigné comme néotype un exem¬
plaire mâle du Surinam, appartenant à la collection du Rijskmuseum à Leyde et dont nous avons étudié
l’armure génitale sous le n° 2475.
Io episcopus , décrit d’après la femelle de CRAMER par BOISDUVAL (1875 : 243), doit être invalidé
comme synonyme récent de G. a. abas. Il a été cité à tort par DRUCE (1886 : 183) comme synonyme
de G. anableps (C. et R. Felder), puis par DRAUDT (1929 : 747), suivi par SCHÜSSLER (1934 : 383) et
BOUVIER (1936 a : 47), comme synonyme de G. irmina (Stoll) qui est lui-même un synonyme de G. abasia
(Stoll). Il est certain que l’exemplaire de CRAMER n’appartient à aucune de ces deux espèces.
L’examen des holotypes mâles d 'Io barii Boisduval et Automeris banghaasi Draudt nous a permis
d’établir que l’un et l’autre sont des synonymes récents de G. a. abas.
Gamelia abas paraensis Lemaire (pl. 57, fig. 1 et 2)
Gamelia abas paraensis Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France , 78, p. 76 (note infrapag.).
Type. — Holotype : 1 (J, Brésil, Para (A. M. Moss) (genitalia (J, prép. C. Lemaire n° A 98 B.M.)
(British Muséum, N.H.).
Description. — <$. Envergure : 59-63 mm ; longueur des ailes antérieures : 30-32 mm.
Antennes : 31 articles. Palpes labiaux brun noir, semés sur la face ventrale d’écailles orangées
ou brun jaune ; front et dessus du thorax brun jaune ou brun orangé foncé, tarses brun noir, dessous
du corps et région anale jaunes ou jaune orangé vif ; face dorsale de l’abdomen brunâtre violacé.
Ailes antérieures peu allongées, apex aigu, légèrement saillant, bord externe convexe. Fond clair,
soit brun jaune, avec seulement quelques traces de violacé sur l’aire médiane et sur la bande submar-
Source : MNHN, Paris
496
CLAUDE LEMAIRE
ginale, soit brun orangé, avec de larges étendues violacées sur la moitié distale de l’aire médiane et
la zone marginale. Rayures grisâtres, liserées de part et d’autre de brun noir, l’interne assez nette,
l’externe droite, légèrement préapicale (2 mm). Bande submarginale peu marquée, bande préapicale gris
jaunâtre. Petite tache discale rouge, dans un anneau noir finement liseré de gris.
Aire périocellaire gris violacé, passant au gris noirâtre vers le bord anal. Diamètre de l’ocelle :
7-8 mm ; pupille blanche. Fine rayure externe noire ; bande submarginale noirâtre violacé.
Face ventrale très claire, jaune orangé vif. Rayures violacées, liserées distalement de gris clair,
celle des ailes postérieures immédiatement suivie d’une très nette bande submarginale orangé foncé.
Tache discale noire, avec généralement un minuscule point central rouge ; point pupillaire rouge.
Armure génitale (fig. 328). — Semblable à celle de la sous-espèce nominative, mais l’ensemble
est nettement plus robuste, tout en conservant le même aspect ramassé. La différence essentielle réside
dans la structure des lobes du bord postérieur du sternite 8 qui sont ici plus aplatis et écartés et n’ont
pas la forme de mâchoires, caractéristique de cette pièce chez G. a. abas. Sclérification du tergite 7
plus accentuée, de forme subtriangulaire.
$• — Envergure : 52-62 mm; longueur des ailes antérieures : 36-40 mm.
Antennes : 34 articles. Palpes labiaux, front et dessus du thorax bruns, tarses brun noir, dessous
du corps jaune beige un peu orangé, face dorsale de l’abdomen jaune beige.
Ailes antérieures peu allongées, apex aigu, très saillant, bord externe très convexe. Couleur fon¬
damentale brun clair; même ornementation que le mâle, bande submarginale plus nette, liserés de la
ravure externe très marqués. Ailes postérieures semblables à celles du mâle. Face ventrale des ailes
antérieures gris noirâtre ; une éclaircie jaune orangé terne sous la costa, sur les nervures et la zone
marginale : ailes postérieures jaune orangé terne, bande submarginale violacée. Rayures noirâtre violacé,
liserées distalement de grisâtre. Tache discale rouge, largement annelée de noir ; point pupillaire jaune
semé de quelques écailles mauves.
Armure génitale. — Semblable à celle de la sous-espèce nominative.
Répartition géographique. - Localité typique.
Discussion. — Beaucoup plus robuste que la sous-espèce nominative, envergure nettement supé¬
rieure, coloration beaucoup plus claire, sur chaque face, des exemplaires des deux sexes. Présence d’une
Source : MNHN, Paris
révision du cenre Automeris 497
bande submarginale très nette sur la face ventrale des ailes postérieures. À ces caractères externes
s’ajoutent des différences légères, mais constantes, dans la structure des armures génitales mâles.
Gamelia rubriluna (Walker)
Gamelia rubriluna rubriluna (Walker) (pl. 57, fig. 3 et 4)
Hyperchiria rubriluna Walker, 1862, Trans. ent. Soc. London , (3) 1, p. 276.
Automeris rubriluna Walker; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6, p. 747.
Gamelia rubriluna Walker; Schüssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 384.
Automeris rubriluna Walker; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat ., Zoo! ., (10) 19, p. 49, n° 10 (comme synonyme d'A. abas).
Gamelia rubriluna rubriluna (Walker); Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France , 78, p. 76.
Automeris abasia forme occidentalis Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 51, n° 11, p. 43, fig. 2 D-D'.
Gamelia abasia forme occidentalis Bouvier ; Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France, 78, p. 76 (comme homonyme pri¬
maire d 'Automeris iris occidentalis Draudt, 1929 et synonyme de G. rubriluna rubriluna).
Types. — rubriluna Walker. Holotype : 1 Ç, Amazon région (genitalia Ç, prép. C. Lemaire) (coll.
Saunders < University Muséum, Oxford).
abasia forme occidentalis Bouvier. Lectotype : 1 (J, Pérou, Movobamba (genitalia <S, prép.
C. Lemaire n° 498 M.P.) (Muséum, Paris).
Description. — <$. Envergure : 51-69 mm; longueur des ailes antérieures : 30-38 mm.
Antennes : 32 articles. Palpes labiaux brun noir, front brun ou brun orangé, dessus du thorax
brun, tarses brun noir, dessous du corps et région anale orangés, face dorsale de l’abdomen noirâtre.
Ailes antérieures peu allongées, apex aigu, assez saillant, bord externe convexe. Couleur fonda¬
mentale rarement brun clair, le plus souvent brun foncé, avec des zones violacées plus ou moins éten¬
dues sur l’aire médiane, au-dessus du bord interne et sur tout ou partie de l’aire externe, la zone
marginale notamment. Rayure interne souvent en partie effacée, gris jaunâtre, liserée ou non de brun
noir ; rayure externe préapicale (2,5 mm), grisâtre, liserée de part et d’autre de brun noir. Bande sub¬
marginale estompée, bande préapicale brun jaune, plus ou moins nette. Petite tache discale rouge, arron¬
die ou ovalaire, dans un anneau noir semé d’écailles grises.
Aire périocellaire gris noirâtre, passant au noir vers le bord anal. Diamètre de l’ocelle très
variable : 7 à, exceptionnellement, 13 mm; pupille blanche. Rayure externe et bande submarginale
noires, franges orangées.
Face ventrale des ailes antérieures gris noirâtre, avec des éclaircies orangé terne sous la costa
et sur l’aire externe des ailes postérieures. Rayures noires, liserées distalement de gris clair un peu
violacé et fréquemment, sur les ailes postérieures, de noirâtre. Tache discale rouge, parfois impercep¬
tible, annelée de noir ; point pupillaire jaune.
Armure génitale (fig. 329). — Structure analogue à celle de G. abas, mais forme nettement
plus allongée. Uncus étroit. Gnathos un peu plus large que l’uncus. Valves généralement très longues
et grêles, harpes non épineuses. Lobes de l’anellus toujours très longs et effilés. Saccus assez étroit.
Pénis beaucoup plus long et plus fin que celui de G. abas; une épine ventrale. Lobes du bord posté¬
rieur du sternite 8 très peu proéminents; sclérification du tergite 7 très marquée, en forme de haut
de bouteille.
Ç. — Envergure : 65-73,5 mm; longueur des ailes antérieures : 40-41 mm.
Antennes : 33 articles. Palpes labiaux, front et dessus du thorax bruns, tarses brun noir, dessous
du corps brunâtre un peu orangé, face dorsale de l’abdomen brun noirâtre.
Source : MNHN, Paris
498
CLAUDE LEMAIRE
Ailes antérieures peu allongées, apex aigu, très saillant, bord externe très convexe. Couleur fon¬
damentale brun terne. Rayure interne très estompée, à peine indiquée par quelques écailles grisâtres,
rayure externe droite ou concave, jaunâtre ou rougeâtre, largement liserée de noir sur les deux bords.
Bande submarginale très estompée, tache préapicale représentée par quelques écailles gris jaunâtre.
Point discal jaune ou rougeâtre, annelé de brun. Ornementation des ailes postérieures semblable à
celle du mâle. Diamètre de l’ocelle : 11 mm. Face ventrale brun noirâtre, avec sur les ailes postérieures
une faible nuance orangée. Rayures noires, liserées distalement de gris violacé. Tache discale rouge
vif, annelée de noir ; point pupillaire jaune pouvant être légèrement teinté de rose.
FlC. 329. - Armure génitale de Camélia rubriluna rubriluna (Walker) (a-d) ; id„ vue latéralement (e) ;
«/., pénis, face ventrale if). Tergite 7 (d 1 ) et sternite 8 (c ) de G. rubriluna lichy-i, Lemaire.
Armure génitale (fig. 330). — La très forte plaque génitale est, au contraire de celle de G. abas ,
beaucoup plus longue que large. Sternite plissé et opaque dans la partie située immédiatement en
arrière de 1 ostium bursae. Ductus bursae très sclérifié, presque aussi long que la plaque génitale et
débouchant dans une très vaste poche membraneuse d’où émane la bourse copulatrice qui, d’abord
très étroite, s’évase progressivement.
Répartition géographique. Dates de capture. - Pérou. San Martin : Moyobamba; Junin : rio
Satipo, Satipo.
Source : MNHN, Paris
révision du genre Automeris
499
Équateur. Oriente : Sarayacu (Buckley), rio Upano, Upano, 900 m, I (H. Descimon), rio Anzu,
Apuya, 600 m, I (id.).
Brésil. Amazonas : rio Solimôes, Sào Paulo de Olivença, Uypiranga.
Venezuela. Bolivar : route d’El Dorado à Santa Elena, km 126, 1 350 m, VI ( C. Lemaire).
Guyane. Rio Demerara ( Haensch) ; Haut Essequebo, XI (J. G. Myers).
Discussion. — Espèce extrêmement voisine, tant par la taille que par la coloration et l’ornemen¬
tation, de G. a. abas, dont elle n’est séparable que par l’examen des armures génitales qui sont au
contraire très différentes : ensemble des segments 9 et 10 beaucoup plus allongé, en particulier les
valves, les lobes de l’anellus et le pénis ; forme de la plaque génitale femelle toute autre, beaucoup
plus longue que large, ductus bursae nettement plus long également.
G. abasia forme occidentalis (Bouvier) a été décrit d’après plusieurs exemplaires de localités
très diverses, dont les deux syntypes mâle et femelle, originaires du Pérou, Moyobamba. Nous dési¬
gnons comme lectotype l’exemplaire mâle de cette localité, conservé par le Muséum de Paris ; l’exa¬
men de son armure génitale prouve que cet insecte n’a rien de commun avec Gamelia abasia ; il s’agit
du mâle correspondant à la femelle décrite par WALKER sous le nom de G. rubriluna. Automeris abasia
forme occidentalis Bouvier, 1936, est, de plus, invalide comme homonyme primaire à'Automeris iris
forme occidentalis Draudt, 1929.
Gamelia rubriluna lichyi Lemaire (pl. 57, fig. 5)
Gamelia rubriluna lichyi Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France , 77 (1972), p. 233, pl. 1, fig. 2 c? et fig. 3 (armure
génitale <$).
Gamelia rubriluna lichyi Lemaire ; Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France, 78, p. 76.
Type. — Holotype : 1 <?, Venezuela, Aragua, Parc national Rancho Grande, 1 150 m, 26/30-V-1971
(C. Lemaire) (coll. C. Lemaire < Muséum, Paris).
Description. — <$. Envergure : 49-68 mm ; longueur des ailes antérieures : 28-37 mm.
Antennes : 33 articles. Palpes labiaux bruns, brun noir, bruns ou brun jaune, front et dessus du
thorax brun noir, brun orangé ou brun jaune, tarses brun noir, dessous du corps et région anale
orangés, jaunes ou brun jaune ; face dorsale de l’abdomen variant du noir au brun clair et au beige
clair.
Ailes antérieures peu allongées, apex aigu, à peine saillant, bord externe légèrement convexe.
Couleur fondamentale variant du brun noir au brun jaune, avec toutes les teintes intermédiaires et au
brun plus ou moins foncé, parfois un peu orangé ; les aires médiane et externe des exemplaires les
plus sombres sont, au moins partiellement, violacées. Rayure interne plus ou moins estompée, brun
orangé ou gris clair, rayure externe légèrement préapicale (2 mm), gris terne ou gris clair, finement
liserée de part et d’autre de brun noir. Bande submarginale généralement très vague ; tache préapicale
brun orangé ou brun jaune, très nette chez les exemplaires foncés, totalement effacée chez les exem¬
plaires plus clairs. Tache discale arrondie, rouge, brun jaune ou gris clair, liserée de noir.
Aire périocellaire variant du gris pâle au gris noirâtre, passant généralement au noirâtre vers le
bord anal. Diamètre de l’ocelle : 8-10 mm; pupille blanche ou blanc rosé. Rayure externe et bande
submarginale noires, estompées chez les exemplaires clairs.
Face ventrale, soit gris noirâtre et, dans ce cas, plus ou moins teintée d’orangé foncé, notamment
sous la costa et sur les ailes postérieures, soit jaune pur. Rayures, soit noirâtres, liserées distalement
de gris clair et, parfois, de beige orangé, soit (exemplaires jaunes) violacées et liserées distalement
de blanc et d’orangé. Tache discale rouge liserée de noir ; minuscule point pupillaire noir, auréolé
d’orange (exemplaires foncés) ou de jaune (exemplaires clairs).
Source : MNHN, Paris
500
LEMAIRE
Armure génitale (fig. 27, 28 et 329). — Structure des segments 9 et 10 semblable à celle de la
sous-espèce nominative, mais lobes du sternite 8 (fig. 329 c') plus saillants et étroits et un peu moins
divergents et sclérification du tergite 7 (fig. 329 d') peu marquée et d’un contour très incertain alors
qu’elle est toujours très accentuée chez G. r. rubriluna.
Ç. — Envergure : 63-73 mm; longueur des ailes antérieures :
39-44 mm.
Antennes : 34 articles. Palpes labiaux bruns, pouvant être teintés
d’orangé sur la face ventrale, front et dessus du thorax brun foncé ou
brun orangé, tarses brun noir, face ventrale variant du brun noir au beige
orangé, face dorsale de l’abdomen brun noirâtre ou beige orangé.
Ailes antérieures peu allongées, apex aigu, très saillant, bord
externe fortement convexe. Couleur fondamentale variant du brun clair
au brun foncé, avec une légère nuance violacée sur l’aire médiane. Rayure
interne grisâtre, liserée de brunâtre, généralement très effacée, rayure
externe gris jaunâtre ou gris brun, liserée de brun noir sur chaque bord.
Bande submarginale plus ou moins nette ; bande préapicale gris jaunâtre.
Tache discale gris clair ou brunâtre, semée de quelques écailles gris
noirâtre.
Face ventrale brun noir avec généralement une nuance orangée
terne. Rayures noires, liserées distalement de lilas. Chez certains exem¬
plaires il existe une assez nette bande submarginale noirâtre sur chaque
aile. Forte tache discale rougeâtre, annelée de noir ; point pupillaire jaune
à centre noir.
Armure génitale (fig. 331). — Semblable à celle de la sous-espèce
nominative.
Répartition géographique. Dates de capture. — Venezuela. Aragua :
Parc national Rancho Grande, 1 150 m, V (C. Lemaire), El Limon, V
(F. Fernandez Yépez) ; Miranda : Parc national Guatopo, 9 km sud de
Los Alpes, 700 m, V (C. Lemaire), La Estrella, près Los Teques, VI
(F. Fernandez Yépez), El Guapo, I, V, VII, VIII (M me A. Gadou) ; Dis¬
trict Fédéral : Antimano, 950 m, IX, Massif du Cerro Naiguatâ, 720 m,
V à IX (R. Lichy) ; Carabobo : Borburata, 300 m, IV (F. Fernandez
Yépez, C. J. Rosales) ; Barinas : Barinitas, II (C. J. Rosales, J. Sal-
cedo) ; Lara : Terepaima, 1 300 m, X (F. Fernandez Yépez, C. J. Rosales).
Fie. 331. — Armure génitale
Ç de Camélia rubriluna lichyi Lemaire.
Discussion. — Envergure moyenne des exemplaires légèrement supérieure à celle de la sous-
espèce nominative guyano-amazonienne. De plus, alors que chez cette dernière la coloration fondamen¬
tale paraît très peu variable, elle est au contraire d’une extrême diversité chez G. r. lichyi.
Les différences observées dans la structure du sternite 8 et, surtout, du tergite 7 des exemplaires
mâles sont parfaitement constantes sur les très nombreuses armures étudiées ; elles ne nous ont cepen¬
dant pas paru assez importantes pour être considérées comme spécifiques.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION
enre Automeris
501
Gamelia septentrionalis (Bouvier) (pl. 57, fîg. 6)
Automeris abasia forme septentrionalis Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool ., (10) 19, p. 51, n° 11, p. 43, fig. 2 C-C'.
Gamelia septentrionalis (Bouvier); Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France , 78, p. 76.
Type. — Holotype ; 1 Costa Rica, Tufs (genitalia <$. prép. C. Lemaire n° 447) (Muséum,
Paris).
Description. — <$. Envergure : 51-55 mm ; longueur des ailes antérieures : 28-29 mm.
Antennes : 28 articles. Palpes labiaux brun noir, semés de poils roux ou orangés sur la face
ventrale ; front et dessus du thorax brun clair, tarses brun violacé ou brun jaune, dessous du corps
jaunâtre, face dorsale de l’abdomen brunâtre.
Ailes antérieures peu allongées, apex aigu, légèrement saillant, bord externe un peu convexe.
Couleur fondamentale brun clair, légèrement teintée de violacé sur l’aire médiane, au-dessus du bord
interne et sur la zone marginale. Rayure interne gris clair, bordée de brun foncé, rayure externe préa¬
picale (2,5 mm), jaunâtre, liserée de part et d’autre de brun. Bande submarginale très vague, tache
préapicale très réduite, brun jaune. Petite tache discale brun rouge ou jaunâtre, annelée de noir et de
gris clair.
Aire périocellaire gris violacé, passant au noirâtre vers le bord anal. Diamètre de l’ocelle : 8 mm ;
pupille blanche. Rayure externe et bande submarginale noirâtres.
Face ventrale jaune orangé clair, nettement plus terne sur l’aire baso-médiane des ailes anté¬
rieures. Rayures gris violacé, liserées distalement, sur les ailes antérieures, de blanc, sur les ailes pos¬
térieures de blanc et d’orangé. Assez forte tache discale rouge, annelée de noir; un minuscule point
noir au centre du point pupillaire jaune.
Armure génitale (fig. 332). — Armure très allongée, voisine de celle de G. rubriluna , mais les
valves sont rattachées au vinculum, non seulement par leur bord externe, comme chez rubriluna ,
mais également par leur face interne qui est reliée au bord antérieur du saccus par une bande s’insé¬
rant très près de l’extrémité basale des lobes de l’anellus. Pénis très allongé et grêle, dépourvu d’épine
ventrale. Lobes du bord postérieur du sternite 8 très saillants et très rapprochés. Tergite 7 dépourvu
de sclérification différenciée.
Ç. — Envergure : 58 mm ; longueur des ailes antérieures : 36 mm.
Antennes : 32 articles. Palpes labiaux, front et dessus du thorax bruns, tarses brun noir, dessous
du corps et face dorsale de l’abdomen gris brunâtre.
Ailes antérieures peu allongées, apex aigu, très proéminent, bord externe très convexe. Couleur
fondamentale brun clair, avec une nuance violacée sur l’aire médiane. Rayure interne très estompée,
rayure externe droite, légèrement préapicale (2 mm), gris jaunâtre, liserée de part et d’autre de brun
noir. Bande submarginale très nette; tache préapicale réduite à une trace gris clair. Tache discale
noirâtre, auréolée de rose. Ornementation des ailes postérieures semblable à celle du mâle. Face ven¬
trale brun terne, avec les ailes postérieures plus claires. Rayures noirâtres, liserées distalement de
lilas. Bandes submarginales noirâtres, très vagues. Gros point discal rouge, liseré de noir, sur les ailes
antérieures ; petit point pupillaire noir, auréolé de jaune, sur les ailes postérieures.
Armure génitale (fig. 333). — Structure voisine de celle de G. rubriluna ; plaque génitale égale¬
ment beaucoup plus longue que large, ductus bursae très sclérifié et allongé, enveloppé dans une large
poche membraneuse d’où émane la bourse copulatrice. Chez le seul exemplaire examiné, le bord posté¬
rieur de la plaque génitale enserre étroitement Vostium bursae.
Source : MNHN, Paris
502
CLAUDE LEMAIRE
Répartition géographique. — Costa Rica. Tufs ; Sixaola River ; Cartago : Turrialba, III (R. Saun-
ders).
Honduras. San Pedro Sula, 2 100 m (E. Wittkugel).
Discussion. — Espèce difficilement séparable de G. a. abas et de G. rubriluna lichyi , notamment
des exemplaires clairs de cette dernière sous-espèce, dont elle possède exactement la coloration sur les
deux faces. Cependant, sur la face ventrale, la tache discale des ailes antérieures est beaucoup plus
grosse, avec un point central rouge très marqué. L’armure génitale mâle diffère de celles des deux
espèces précédentes par le mode de rattachement des valves au vinculum, ainsi que par la structure
du pénis et du sternite 8. Cette espèce valable a été décrite à tort comme « forme » de G. abasia
(Stoll), avec lequel elle n’a rien de commun.
Gamelia berliozi Lemaire (pl. 57, fig. 7)
Camélia berliozi Lemaire, 1967, Bull. Soc. ent. France , 71 (1966), p. 302.
Gamelia berliozi Lemaire ; Lemaire, 1970, Ann. Soc. ent. France , (N. S.) 6, p. 573.
Gamelia berliozi Lemaire ; Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France , 78, p. 76.
Type. — Holotype : 1 <J, Guyane, rivière Oconoque (genitalia <J, prép. C. Lemaire n° 351) (coll.
Le Moult < coll. C.'Lemaire < Muséum, Paris).
Description. — (J. Envergure : 55-61 mm ; longueur des ailes antérieures : 30-33 mm.
Antennes : 34 articles. Palpes labiaux brun noir, front et dessus du thorax brun plus ou moins
foncé, tarses brun noir, dessous du corps et région anale orangé vif, face dorsale de l’abdomen noi¬
râtre.
Source : MNHN, Paris
révision du genre Automeris
503
Ailes antérieures peu allongées, apex aigu, légèrement saillant, bord externe convexe. Couleur fon¬
damentale variant du brun clair au brun noir ; une zone violacée sur l’aire médiane, au-dessus du bord
interne et sur la bande submarginale. Rayure interne plus ou moins effacée, gris clair, liserée de brun
ou de brun orangé, rayure externe légèrement préapicale (3 mm), gris clair ou brun orangé, liserée de
part et d’autre de brun noir. Bande submarginale très vague, tache préapicale gris clair ou brun orangé.
Tache discale rouge, liserée de noir puis de gris clair.
Aire périocellaire gris noirâtre, plus ou moins foncé, passant au noir vers le bord anal. Diamètre
de l’ocelle : 8 mm ; petite pupille blanc rosé ou blanc vif. Rayure externe et bande submarginale noires.
Franges orangées.
Face ventrale gris noirâtre, avec une teinte orangée sous la costa des ailes antérieures et sur l’en¬
semble des ailes postérieures. Rayures noires ou violacées, liserées distalement de lilas clair puis de noi¬
râtre ou de brun orangé. Traces très vagues d’une bande submarginale sur les ailes postérieures. Tache
discale rouge, liserée de noir, point pupillaire jaune.
Armure génitale (fig. 334). — Ensemble des segments 9 et 10 très allongé comme chez les deux
espèces précédentes. Uncus beaucoup plus large et proéminent. Harpes robustes et épineuses. Partie
antérieure des lobes de l’aneUus plus forte. Même mode de rattachement des valves au vinculum que
chez G. rubriluna. Pénis dépourvu d’épine ventrale, plus court que celui de G. septentrionalis, plus
grêle que celui de G. rubriluna , mais avec des ailerons latéraux plus développés que chez ces deux
espèces. Lobes du bord postérieur du stemite 8 très rapprochés à la base et très proéminents, formant
apicalement deux coudes divergents. Sclérification du tergite 7 subtriangulaire, peu différenciée.
Ç. — Inconnue.
Répartition géographique. Date de capture. — Guyane. Rivière Oconoque ; New River, 250 m
(C. A. Hudson).
Guyane française. Rivière Camopi, bas des Monts Alikène, XI (A. S. Balachowsky).
Discussion. — Espèce extrêmement voisine des précédentes ; en diffère par d’excellents caractères
dans la structure de l’armure génitale mâle et notamment par la forme de l’uncus et du pénis et par
celle, très particulière, des lobes du sternite 8.
Source : MiNHN, Paris
504
Gamelia denhezi Lemaire (pl. 58, fig. 1)
Gamelia denhezi Lemaire, 1967, Bull. Soc. eut. France , 71 (1966), p. 302.
Gamelia denhezi Lemaire; Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France , 78, p. 76.
Type. _ Holotype : 1 <J, Colombie, Valle Cauca, route de Cali à Buenaventura, Anchicaya,
1 000/1 400 m, 1-1965 (L. et L. Denhez) (coll. C. Lemaire < Muséum, Paris).
Description. — <3*. Envergure : 60-68 mm; longueur des ailes antérieures : 33-36 mm.
Antennes : 33 articles. Palpes labiaux brun noir, pouvant être semés, sur la face ventrale, d’écailles
jaunâtres ou roussâtres, front brun noir ou brun orangé, dessus du thorax brun noir, dessous du corps
et région anale orangés, face dorsale de l’abdomen noire ou brun noir.
Ailes antérieures peu allongées, apex aigu, légèrement saillant, bord externe un peu convexe.
Couleur fondamentale brun noir, plus rarement brun clair, teintée de violacé sur l’aire médiane, au-dessus
du bord interne et sur l’aire externe. Rayure interne brun jaune, plus ou moins effacée, rayure externe
légèrement préapicale (2 mm), gris jaunâtre, liserée de brun noir sur chaque bord. Bande submarginale
très estompée ; bande préapicale brun jaune. Tache discale formée généralement d’un point central
brun dans un anneau noir, liseré de gris clair.
Aire périocellaire gris noirâtre, passant au noir vers le bord anal. Diamètre de l’ocelle : 8-9 mm ;
pupille blanche. Rayure externe et bande submarginale noires.
Face ventrale gris noirâtre teinté d’orangé, au moins sous la costa des ailes antérieures et sur la
totalité des ailes postérieures. Rayures noirâtres, liserées distalement de lilas et, parfois, de noirâtre.
Tache discale rouge dans un large anneau noir; petit point pupillaire des ailes postérieures noir, dans
un large anneau jaune qui peut être auréolé de lilas.
Armure génitale (fig. 335). — Ensemble des segments 9 et 10 très allongé. Uncus court, gnathos
très étroit. Valves relativement volumineuses, harpes non épineuses. Lobes de l’anellus très effilés.
Saccus beaucoup plus large que chez les espèces précédentes, enveloppant ventralement toute la partie
antérieure des valves dont le rattachement au vinculum s’opère comme chez G. septentrionalis. Pénis
dépourvu d’épine ventrale, long, très grêle, mais avec des ailerons latéraux beaucoup plus développés
que chez les autres espèces du groupe. Lobes du bord postérieur du sternite 8 larges, très saillants.
Sclérification du tergite 7 subtriangulaire, peu marquée.
Ç. — Envergure : 77 mm, longueur des ailes antérieures : 48 mm.
Antennes : 36 articles. Palpes labiaux, front, dessus du thorax et tarses brun noir, dessous du
corps et face dorsale de l’abdomen gris noirâtre.
Ailes antérieures peu allongées, apex aigu, très saillant, bord externe convexe. Couleur fondamen¬
tale brun noir, avec une faible nuance violacée sur l’aire médiane. Rayure interne vague, rayure externe,
droite, apicale, brun orangé, liseré de part et d’autre de brun noir. Bande submarginale peu contras¬
tante ; tache préapicale gris orangé, assez vague. Tache discale brun orangé, finement liserée de brun
noir, très nette. Ornementation des ailes postérieures semblable à celle du mâle. Face ventrale brun
noir plus sombre sur l’aire externe. Rayures violacées. Bandes submarginales indistinctes. Très gros
point discal noir, autour d’un léger trait rouge ; point pupillaire orange à centre noir, également très
fort.
Armure génitale (fig. 336). — Structure voisine de celle des espèces précédentes, avec plaque géni¬
tale allongée. Ductus bursae long et étroit, mais non enveloppé dans une poche membraneuse ; bourse
copulatrice d’abord très comprimée puis s’évasant largement à son extrémité libre.
Source : MNHN, Paris
genre Automeris
505
Répartition géographique. Dates de capture. - Colombie. Valle Cauca : Anchicaya, 1 000/1 400 m,
I à III, V, VII à XII (L. et L. Denhez).
Discussion. — Envergure moyenne des exemplaires sensiblement supérieure à celle des quatre
espèces précédentes. Pupille ocellaire généralement plus grosse et contrastant davantage avec le rouge
iridien, lui-même d’un ton plus soutenu. Sur la face ventrale, la tache discale est toujours très forte
(par suite du développement de l’anneau noir) et le minuscule point pupillaire noir est largement
auréolé de jaune. L’armure génitale mâle présente surtout des affinités avec celle de G. septentrionalis
par le mode de rattachement des valves au saccus qui est ici beaucoup plus large ; les ailerons de
l’aedeagus sont bien plus développés.
Source : MNHM, Paris
506
CLAUDE LEMAIRE
Groupe de Gamelia remissa
Gamelia remissa (Weymer) (pl. 58, fig. 2)
Automeris remissa Weymer, 1907, Deutsche Eut. Zeitschr., Iris , 20 Jahrg., p. 29.
Automeris remissa Weymer; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6, p. 747, pl. 130, b Ç.
Gamelia remissa Weymer; Schûssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 384.
Automeris remissa Weymer; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zoo/., (10) 19, p. 61, n° 17.
Gamelia remissa (Weymer); Michener, 1952, Bull. Americ. Mus. Nat. Hist., 98 (5), p. 434.
Gamelia remissa (Weymer); Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France , 78, p. 76.
Automeris punctalus Bouvier, 1929, Bull, bi-mens. Soc. Linn. Lyon , 8 e année, p. 105.
Automeris punctalus Bouvier; Bouvier et Riei, 1931, Rapp. Lab. Et. Soie, 17, p. 14, pl. 1, fig. 5 <?.
Automeris punctalus Bouvier; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 61, n° 16.
Gamelia punctalus (Bouvier) ; Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France, 78, p. 76 (comme synonyme de G. remissa).
Types. — remissa Weymer. Syntypes : 1 <J, 1 $, Brésil, Espirito Santo (probablement disparus).
punctatus Bouvier. Holotype : 1 <?, Brésil, Espirito Santo (coll. Frühstorfer) (Condition des Soies,
Lyon < Muséum Hist. nat., Lyon).
Description. — <J. Envergure : 56-58 mm ; longueur des ailes antérieures : 29-30 mm.
Antennes : 29 articles. Palpes labiaux brun noir, semés de poils grisâtres ; une touffe de poils
gris à la base des antennes ; tarses brun noir, mêlés de gris, dessous du corps beige, face dorsale de
l’abdomen brunâtre.
Ailes antérieures peu allongées, apex non saillant, bord externe légèrement convexe. Couleur
fondamentale gris brun terne, passant au brun sur Paire interne et au gris noirâtre sur la bande sub¬
marginale. Rayure interne noirâtre, rayure externe brune, liserée distalement de gris beige, très préapi¬
cale (6 mm), parallèle au bord externe. Bande médiane reliant la costa au bord interne et indépendante
de la rayure externe. Bande submarginale très nette. Minuscule point discal noir à centre rouge ou
semé de quelques écailles rouges.
Aire périocellaire gris brun terne, très fortement envahie de noir entre l’ocelle et le bord anal.
Diamètre de l’ocelle : 7 mm; petite pupille blanche, iris rouge terne. Rayure externe, tangente à
l’ocelle, et bande submarginale noires. Franges concolores.
Face ventrale gris beige. Rayures et bandes submarginales noirâtres. Petit point discal et minus¬
cule point pupillaire noirs.
Armure génitale (fig. 337). — Uncus très étroit, à extrémité apicale recourbée ventralement.
Valves volumineuses, longues, leur bord postérieur se situe sensiblement en arrière de celui de l’uncus ;
extrémité libre du sacculus arrondie, très large; costa beaucoup plus étroite; harpes robustes, non
épineuses. Gnathos étroit, de forme subtrapézoïdale. Bords latéraux antérieurs du vinculum non saillants.
Lobes de l’anellus très fins, allongés. Saccus étroit, à extrémité antérieure aiguë. Pénis grêle, sans
épine ventrale, à ailerons latéraux très étroits. Lobes du bord postérieur du sternite 8 peu saillants.
Sclérification du tergite 8 subtriangulaire, très marquée.
$• — Envergure : 76 mm; longueur des ailes antérieures : 40 mm.
Ahtennes : 32 articles. Palpes labiaux brun noir, semés d’écailles grisâtres sur la face ventrale,
front et dessus du thorax brun jaune, mêlés de grisâtre, tarses noirâtres, recouverts de longs poils
gris, dessous du corps beige jaunâtre, face dorsale de l’abdomen gris brunâtre.
Source : MNHN, Paris
révision du genre Automeris
507
Ailes antérieures très allongées, apex aigu, très légèrement saillant, bord externe droit. Couleur
fondamentale gris brun terne, passant au brun jaune sur l’aire interne et au gris noirâtre sur la large
bande submarginale. Rayure interne noirâtre, assez estompée, rayure externe très préapicale (10 mm),
brun foncé, liserée proximalement de gris clair. Bande médiane indistincte. Petit point discal noir à
centre rouge. Ornementation et teinte des ailes postérieures semblables à celles du mâle. Diamètre de
l’ocelle : 9 mm. Face ventrale gris beige, teintée de jaunâtre, notamment sur les nervures et sur la
costa des ailes antérieures, par ailleurs semblable au mâle.
Fie. 337. — Armure génitale de Camélia remissa (Weymer) (o-rf) ;
id., pénis, face ventrale (e).
Fig. 338. — Armure génitale
Ç de Camélia remissa (Weymer).
Armure génitale (fig. 338). — Les deux paires d’apophyses très longues. Plaque génitale très
réduite, encadrant Y ostium bursae et présentant, en avant de celui-ci, une fente très étroite à contour
précis. Membrane du sternite opaque, en arrière de la plaque. Ductus bursae partiellement sclérifié,
enveloppé dans une très large poche membraneuse d’où émane la bourse copulatrice assez volumineuse,
mais dont l’extrémité libre dépasse à peine celle des apophyses antérieures ; origine du ductus seminalis
située approximativement à mi-longueur de la bourse.
Répartition géographique. — Brésil. Espirito Santo ; Minas Gérais : Passa Quatro ; Sào Paulo.
Discussion. — Bien que les syntypes de WEYMER aient probablement disparu, l’identification de
l’espèce ne paraît pas douteuse, après étude d’une série d’exemplaires provenant de la localité typique.
G. punctatus (Bouvier) dont nous avons examiné l’holotype mâle, originaire de la même localité, est un
synonyme récent de G. remissa.
Source : MNHN, Paris
508
CLAUDE LEMAIRE
Gamelia remissoides Lemaire (pl. 58, fig. 3)
Camélia remissoides Lemaire, 1967, Bull. Soc. eut. France, 71 (1966), p. 303.
Gamelia remissoides Lemaire; Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France , 78, p. 76.
Type. — Holotype : 1 d\ Brésil, Santa Catarina, rio Vermelho (genitalia (J, prép. C. Lemaire
n° 994 A.M.) (coll. Frank Johnson < American Muséum of Nat. Hist.).
Fie. 339. — Armure génitale $ de Gamelia remissoides Lemaire (a-d) ;
id„ pénis, face ventrale (e).
Description. — <J. Envergure : 47-51 mm; longueur des ailes antérieures : 25-26 mm.
Antennes : 28-29 articles. Palpes labiaux brun noir, semés d’écailles roussâtres sur la face ven¬
trale, front brun orangé vif, dessus du thorax brun orangé foncé ; une touffe de poils jaunes à la base
des antennes et des ailes antérieures et à l’extrémité des tegulae, tarses brun noir, dessous de l’abdo¬
men et région anale orangés, face dorsale de l’abdomen brunâtre avec, sur les premiers segments, des
poils de la même teinte que le dessus du thorax.
Ailes antérieures peu allongées, apex non saillant, bord externe légèrement convexe. Aire interne
brun orangé foncé, moitié proximale de l’aire médiane et zone marginale grisâtre violacé, large bande
médiane continue, brun orangé foncé, contiguë à la rayure externe ; bande submarginale de la même
teinte, très contrastante. Rayure interne noirâtre, rayure externe très préapicale (6 mm), parallèle au
bord externe, brun orangé, liserée distalement de beige clair. Petit point discal rouge, finement annelé
de noir.
Aire périocellaire presque entièrement noirâtre. Diamètre de l’ocelle : 5 mm ; pupille blanche,
iris rouge vif. Rayure externe, tangente à l’ocelle, et très large bande submarginale, noires. Franges
brun orangé.
Face ventrale beige orangé. Rayures externes et bandes submarginales noirâtres, très estompées.
Point discal et point pupillaire noirs, très petits.
Armure génitale (fig. 30 et 339). — Structure très proche de celle de G. remissa , dont elle diffère
par les caractères suivants ; bord postérieur de l’uncus moins incurvé ventralement, sacculus plus
Source : MNHN, Paris
RÉVISION
e Automeris
509
étroit, notamment vers l’extrémité apicale, gnathos beaucoup plus large, à bord postérieur concave ;
lobes de l’anellus beaucoup moins longs, pénis moins grêle, mais plus court, lobes du stemite 8 plus
allongés.
<j>. — Inconnue.
Répartition géographique. Dates de capture. — Brésil. Santa Catarina : rio Vermelho ; Sào Paulo :
Alto de Serra, 800 m, II, XII ( E. D. Jones).
Discussion. — Ornementation très proche de celle de G. remissa. Coloration des diverses zones
de la face dorsale des ailes antérieures beaucoup plus contrastante, bande médiane plus large et tan¬
gente à la rayure externe, au lieu d’en être entièrement indépendante ; aire périocellaire plus envahie
de noir ; coloration rouge de l’iris plus vive ; bande submarginale des ailes postérieures plus large.
Nettes différences dans la structure des armures génitales mâles.
Source : MNHN, Paris
510
CLAUDE LEMAIRE
Espèce hors-groupe
Gamelia seitzi (Draudt) (pl. 58, fig. 4)
Automeris seitzi Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6, p. 748, pl. 111 B, f Ç.
Gamelia Seitzi Draudt ; Schûssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 384.
Automeris seitzi Draudt ; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zoo /., (10) 19, p. 61, n° 18.
Gamelia seitzi (Draudt); Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France , 78, p. 76.
Type. — Holotype : 1 Ç, Pérou (Senckenberg Muséum, Francfort-sur-le-Main) (probablement dis¬
paru).
Description. — <5*. Inconnu.
Ç. — Envergure : 65 mm; longueur des ailes antérieures : 32 mm.
Tête et antennes du seul exemplaire examiné détruites. Dessus du thorax et abdomen gris clair.
Ailes antérieures très allongées, apex aigu, très légèrement saillant, bord externe un peu con¬
vexe. Couleur fondamentale gris clair, très uniforme ; une légère éclaircie sur le bord distal de la bande
submarginale. Rayures brunes, liserées proximalement de gris clair, l’interne droite, l’externe très pré¬
apicale (4,5 mm). Bande submarginale assez estompée, pas de bande médiane. Pas de tache discale sur
cette face, mais celle de la face ventrale apparaît par transparence.
Aire périocellaire gris clair, passant à l’orangé vers l’angle anal. Petite pupille ocellaire blanche,
iris rouge orangé, suivi d’un anneau noir. Rayure externe noirâtre, un peu lunulaire, séparée de la bande
submarginale gris noirâtre par une zone orange pâle.
Face ventrale uniformément gris clair ; rayures noirâtres, à liseré distal orange. Point discal
blanc, suivi d’un large anneau noir, auréolé d’orange. Point pupillaire imperceptible.
Répartition géographique. — Pérou.
Discussion. — Curieuse espèce, fort rare en collection et dont la position taxonomique est très
incertaine, le mâle demeurant inconnu et l’armure génitale de la femelle n’ayant pu être étudiée,
l’abdomen du seul exemplaire examiné étant détruit. La forme des ailes antérieures et la position de
la rayure externe, sur ces ailes, rappellent G. remissa , mais l’ornementation présente les particularités
suivantes : rayure interne de la face dorsale des ailes antérieures droite, absence de tache discale sur
•cette face (contrairement à ce que paraît indiquer la figure de DRAUDT), aire périocellaire orange vers
l’angle anal, liseré distal de la rayure externe orange, tache discale de la face ventrale des ailes anté¬
rieures très développée, semblable à celle des Automeris.
Gamelia elainae Lemaire (pl. 58, fig. 5)
Gamelia elainae Lemaire, 1967, Bull. Soc. ent. France , 71 (1966), p. 303.
Gamelia elainae Lemaire; Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France , 78, p. 76.
Type. — Holotype : 1 Ç, Équateur (genitalia Ç, prép. C. Lemaire n° 995 A.M.) (coll. Frank John¬
son < American Muséum of Nat. Hist.).
Source : MNHN, Paris
révision du cenre Automeris
511
Description. — <J. Inconnu.
Ç. — Envergure : 68 mm; longueur des ailes antérieures : 38 mm.
Antennes : 27 articles. Palpes labiaux, front, dessus du thorax, tarses, gris noirâtre mêlé de gris
clair, dessous du corps gris brunâtre, face dorsale de l’abdomen grisâtre.
Ailes antérieures allongées, apex aigu, légèrement saillant,
bord externe un peu convexe. Couleur fondamentale d’aspect gris
cendré, résultant d’un mélange d’écailles brunâtres et gris clair;
une légère éclaircie sur le bord distal de la bande submarginale.
Rayure interne noirâtre, liserée proximalement de grisâtre, droite,
dirigée un peu obliquement en dehors de la costa vers le bord
interne. Large rayure externe, fortement incurvée vers l’apex entre
la costa et M 1 et, ensuite, parallèle au bord externe et très éloi¬
gnée de celui-ci, brun noir, liserée proximalement de gris clair et
légèrement teintée d’orange sur son bord distal. Bande submargi¬
nale très estompée ; pas de bande médiane, tache discale représen¬
tée par un vague trait transversal blanchâtre, liseré de brun.
Aire périocellaire gris noirâtre avec une légère irradiation
orange sur le bord proximal de la rayure externe. Diamètre de
l’ocelle : 8 mm; petit trait pupillaire blanc liseré, de noir, iris
orange, suivi de l’anneau noir. Rayure externe noire, un peu ondu¬
leuse, séparée par un étroit espace gris clair de la bande submar¬
ginale qui est très estompée. Franges grises.
Face ventrale de la même teinte que la face dorsale des ailes
antérieures. Larges rayures externes brun noir, celle des ailes anté¬
rieures passant au grisâtre entre M 1 et l’apex. Trait discal orange
vif, dans un large anneau noir. Point pupillaire imperceptible.
Armure génitale (fig. 340). — Apophyses postérieures beau¬
coup plus longues que les antérieures. Plaque génitale postvaginale
occupant toute la largeur du stemite, reliée latéralement au ter-
gite 8 et formant un très large repli arrondi en arrière de l 'ostium
bursae. Ductus bursae membraneux. Bourse copulatrice courte et peu
se situant approximativement au niveau de celle des apophyses antérieures ; le ductus seminalis en
émane très près du ductus bursae.
Répartition géographique. — Equateur.
Discussion. — Espèce très particulière, dont nous ne connaissons que deux exemplaires femelles ;
sa position taxonomique reste incertaine. Provisoirement rangée dans le genre Gamelia, en raison
d’une lointaine similitude d’ornementation avec G. seitzi et G. remissa , mais différant de toutes les
femelles de ce genre par la position postvaginale de la plaque génitale. Le flagelle antennaire est
dépourvu d’écailles sur la face dorsale et il n’existe pas d’éperon médian sur les tibias des pattes pos¬
térieures. Quand le mâle sera connu, la création, pour cette espèce, d’un genre nouveau s’imposera
sans doute.
volumineuse, son extrémité libre
Source : MNHN, Paris
512
CLAUDE LEMAIRE
Hyperchiria Hübner
Hyperchiria Hübner, 118191, Verz. bekannt. Schmetl., p. 155 (espèce-type : Phalaena Attacus nausica Cramer,
11779], Uitl. Kapellen, 3, p. 96, pl. 249, fig. D et E cj, fixée par Kirby, 1892, A syn. cat. Lepid. Heter., 1, p. 782, n° 5).
Jo Herrich-Schaffer (Boisduval, in-litteris), (18561, Samml. aussereurop. Schmett., 1, p. 10 (espèce-type : Phalaena
Attacus nausica Cramer, fixée par Michener, 1952, Bull. Amène. Mus. Nat. Hist., 98 (5), p. 436).
Description. — Antennes jaune paille ou jaune rouille d’une longueur variant entre les deux tiers
et les trois quarts de celle du thorax.
Antennes du mâle quadripectinées sur approximativement les deux premiers tiers du flagelle,
ensuite bidentées jusqu’à l’extrémité apicale ou presque, les deux derniers articles simples ou bidentés.
Flagelle dépourvu d’écailles. Pectinations droites, robustes, plutôt courtes. Du côté proximal les plus
longues pectinations apicales sont approximativement égales aux trois cinquièmes des pectinations
basales correspondantes, du côté distal elles en atteignent à peine le tiers et sont le plus souvent très
rudimentaires. Pectinations basales garnies, à l’extrémité apicale, de quelques cils très courts, peu dif¬
férents des sensilles latérales, plus longs cependant chez H. acuta. Quelques cils très courts également
sur la face ventrale du flagelle. Cônes antennaires plutôt petits et localisés sur le tiers apical de l’antenne.
Antennes de la femelle bidentées. Flagelle dépourvu d’écailles ou semé de quelques écailles
éparses, sauf chez H. plicata où elles sont plus serrées. Les dents portent un ou plusieurs cils à
l’extrémité apicale et chaque segment est garni, sur la face ventrale du flagelle, d’une paire de cils.
Cônes antennaires peu proéminents, localisés sur le cinquième ou les deux cinquièmes apicaux du
flagelle.
Protubérance frontale large, proéminente, à extrémité apicale arrondie. Palpes labiaux longs,
atteignant approximativement le milieu du front; le troisième segment, très rudimentaire, est bien
individualisé.
Epiphyses tibiales du mâle larges et robustes, atteignant approximativement le quart apical du
tibia ; celles de la femelle beaucoup plus courtes et grêles. Chez H. orodina, les tibias des pattes anté¬
rieures présentent, du côté distal, une longue pointe apicale (fig. 13) ; ceux des deux paires suivantes
en possèdent une également, mais beaucoup plus courte. Cette pointe peut aussi exister chez H. incisa
où elle est cependant moins développée.
Les tibias des pattes postérieures sont garnis, en plus d’une paire d’éperons apicaux, de deux
éperons médians chez H. nausica, H. incisa, H. orodina et H. aniris, d’un seul chez H. plicata et
H. acuta. Ce caractère n’est pas absolument constant chez une espèce donnée, ainsi peut-on trouver
chez H. plicata des exemplaires où l’éperon médian unique est remplacé par une simple nodosité et
chez H. acuta des spécimens où l’éperon médian est au contraire accompagné d’un second éperon
très atrophié. Tarses dépourvus d’épines, à l’exception d’une paire apicale sur l’avant-dernier article
des tarses des pattes antérieures de la femelle.
Nervation (fig. 18) semblable à celle des genres précédents.
Dessus du thorax généralement marqué d’un sillon longitudinal noir, pas de touffes de poils clairs
à la base des ailes antérieures, abdomen jaune vif, largement annelé de noir sur la face dorsale (sauf
H. plicata ).
Ailes antérieures allongées, apex (sauf H. orodina) très saillant, tronqué ; bord externe fréquem¬
ment denté entre l’apex et M 1, présentant aussitôt après (sauf H. orodina ) une concavité plus ou moins
accentuée, et ensuite droit ou légèrement convexe. Rayure interne droite, un peu oblique et générale¬
ment coudée en dehors à proximité du bord interne qu’elle atteint ainsi très près de la bande médiane.
Rayure externe préapicale, droite ou un peu concave ; bande submarginale plus ou moins nette, parfois
Source : MNHN, Paris
révision du cknre Automeris
513
très effacée et réduite à son liseré distal; la bande médiane, quand elle existe, relie la costa au bord
interne et passe très près du bord distal de la petite tache discale ovale. Bandes et rayures, le plus
souvent parallèles, donnent à l’ornementation un aspect très caractéristique qui trouve sa meilleure
expression chez H. plicata. Présence fréquente sur les nervures de légères ponctuations sombres, dis¬
posées très irrégulièrement.
Bord costal des ailes postérieures généralement un peu concave, avant l’angle externe. Aire
périocellaire jaune (H. incisa, H. orodina) ou grise (autres espèces), avec chez celles-ci une large zone
subcostale, brun mat. Il existe (sauf chez les exemplaires mâles d'H. orodina et, parfois, d'H. incisa)
une rayure interne noire. Rayure externe et bande submarginale noires, très larges, séparées par un
espace d’e la même teinte que l’aire périocellaire. Petite pupille ocellaire blanche, rose pâle ou gris
clair ; iris rouge ou orangé (absent chez H. aniris), suivi d’un large anneau noir.
Face ventrale de couleur vive : jaune, orange ou chaudron, très fines rayures externes, non
lunulaires ; bande submarginale des ailes antérieures généralement estompée ; aire externe des ailes pos¬
térieures ornée de deux larges fascies lilas séparées par un espace de la même teinte que le reste de
l’aile. Tache discale des ailes antérieures noire, ovalaire, très étroite ; petit ou très petit point pupil¬
laire des ailes postérieures jaune ou noir.
Armure génitale <$ (fig. 26). — Tegumen large, subtriangulaire. Uncus très rudimentaire, tronqué,
rarement séparable, en tant que formation distincte, de l’extrémité postérieure du tegumen.
Valves très caractéristiques, soudées dorsalement au tegumen sur toute la longueur de ce der¬
nier. Elles se décomposent en trois lobes bien individualisés de formes très variables, présentant chacun
des zones très sclérifiées et épineuses. Le lobe médian (valvula) a le plus souvent, sauf chez H. incisa
et H. orodina, où il est largement soudé à la costa, l’aspect d’une forte épine à extrémité acérée qui,
selon MlCHENER (1952 : 436), correspondrait à la harpe ( inner spine) des genres voisins.
Gnathos absent. Anellus membraneux. Juxta absent en tant que formation distincte de l’anellus.
Il existe cependant, soudés distalement à la base du sacculus et proximalement au bord postérieur
du vinculum, de part et d’autre de la zone médiane membraneuse de ce dernier, deux longs processus
sclérifiés orientés vers l’uncus et dont les extrémités apicales convergent, au niveau ou même en
arrière de ce dernier. Ces deux pièces, sur lesquelles s’insère la membrane de l’anellus, sont disposées
latéralement au pénis et lui servent de soutien ; il semble qu’elles soient les homologues de celles
existant chez les Gamelia. Après MlCHENER (1952 : 437) nous les désignerons sous le nom de pro¬
cessus ou lobes de l’anellus. Région médiane du vinculum membraneuse, bords latéraux antérieurs
arrondis ; saccus subtriangulaire, étroit et proéminent.
Aedeagus très long, effilé et, généralement, coudé; vesica dépourvue de comuti et s’évaginant
peu, bulbus ejaculatorius très court. Lobes du bord postérieur du stérilité 8 peu proéminents, mais pou¬
vant être hérissés de petites épines en dents de scie (H. plicata). Sclérification du tergite 8 peu carac¬
térisée.
Armure génitale Ç. — Lobes de l’oviporus larges. Longueur relative des deux paires d’apophyses
très variable. Huitième tergite en demi-anneau sclérifié. Plaque génitale très longue, de structure
extrêmement variable, circumvaginale chez H. nausica, postvaginale chez les autres espèces où elle
présente à son extrémité antérieure une poche plus ou moins profonde, formée par un repli ventral
de la sclérification, et au fond de laquelle se situe Yostium bursae. La région postérieure de la plaque
génitale porte chez H. incisa, H. orodina et H. aniris, une grosse protubérance fréquemment hérissée
de spinules ; chez H. plicata elle donne naissance à deux fortes épines ramifiées. Ductus bursae très
court, membraneux, sauf chez H. nausica. Bourse copulatrice peu volumineuse; le ductus seminalis
en émane très près du ductus bursae.
Répartition géographique. — Le genre est représenté du Mexique (Etat de Veracruz) à la Bolivie
et au sud-est du Brésil (Rio Grande do Sul).
Biologie. — Voir 3 e partie, page 38.
Source : MNHN, Paris
514
CLAUDE LEMAIRE
Taxonomie. — Le genre Hyperchiria diffère de tous les précédents par la forme des ailes, par
l’ornementation et par la structure de l’armure génitale des six espèces qui le composent. La détermi¬
nation de celles-ci est généralement aisée car elles présentent pour la plupart des caractères externes
très marqués et des différences profondes, sauf chez H. incisa et H. orodina , dans la structure des
armures génitales, aussi bien femelles que mâles.
MlCHENER (1952 : 436) a montré que Jo Herrich-Schàffer, [1856], n’est pas synonyme d’/o
Blanchard, 1852 67 , bien que très certainement une altération de ce dernier. HERRICH-SCHAFFER n’a
en effet cité originellement dans le genre Jo aucune espèce appartenant au genre Adetomeris (= Io
Blanchard). La désignation par MlCHENER de Phalaena Attacus nausica Cramer, comme type de Jo
fait de celui-ci un synonyme objectif récent A'Hyperchiria Hübner.
Tableau de détermination des espèces du genre
1. Face dorsale de l’abdomen non annelée de noir. H. plicata
— Face dorsale de l’abdomen annelée de noir. 2
2. Iris noir, se confondant avec l’anneau périocellaire. H. aniris
— Iris, rouge ou orange, distinct de l’anneau périocellaire noir. 3
3. Iris ocellaire orange. H. nausica
— Iris ocellaire rouge. 4
4. Aire périocellaire gris clair. H. acuta
— Aire périocellaire jaune. 5
5. Apex des ailes antérieures proéminent. H. incisa
— Apex des ailes antérieures arrondi, à peine saillant. H. orodina
Hyperchiria incisa Walker
Hyperchiria incisa incisa Walker (pl. 58, fig. 7)
Hyperchiria incisa Walker, 1855, List Specim. Lepid. Ins. coll. Brit. Mus., 6, p. 1307, n° 33.
Automeris incisa Walker; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6, p. 745, pl. 111 B, b <J \nec id. Ç|.
Hyperchiria incisa Walker ; Schüssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 378 ; id., 65, p. 721 (part.).
Automeris incisa Walker; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat.. Zoo/., (10) 19, p. 66, n° 23, p. 59, fig. 5.
Hyperchiria incisa Walker ; Michener, 1952, Bull. Americ. Mus. Nat. Hist., 98 (5), p. 437.
Hyperchiria incisa Walker; de Biezanko, Ruffineijj, Carbonell, 1957, Rev. Fac. Agron., Montevideo, n° 46, p. 90.
Hyperchiria incisa incisa Walker; Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France , 78, p. 76.
lo Orodes Boisduval, 1875, Ann. Soc. ent. Belg., 18, p. 227, n° 35.
Hyperchiria orodes Boisduval; Weymer et Maassen, 1890, in Stûbel, Reisen in Südamerika, p. 92, n° 57 (comme
synonyme d 'H. incisa).
Types. — incisa Walker. Lectotype : 1 <J, Brésil (coll. Children < British Muséum, N.H.).
orodes Boisduval. Lectotype : 1 $, Brésil (Beske) (genitalia $, prép. C. Lemaire n° 440 M.P.)
(Muséum, Paris).
Description. — tf. Envergure : 53-65 mm; longueur des ailes antérieures : 27-31 mm.
Antennes : 30 articles. Palpes labiaux et front jaune vif, dessus du thorax gris clair, marqué d’un
sillon longitudinal brun noir, tarses brun foncé un peu violacé, dessous du corps jaune vif, face dorsale
de l’abdomen, jaune, largement annelée de noir.
67. Voir note infrapaginale 6, page 16.
Source : MNHN, Paris
révision ou cenre Automeris
515
Ailes antérieures très allongées, apex proéminent, arrondi, bord externe légèrement convexe,
après la concavité subapicale. Couleur fondamentale gris clair ou jaune beige, souvent entièrement
jaune, avec seulement une ombre noirâtre sur le bord distal de la bande submarginale. Parfois quelques
points noirs sur les nervures. Rayures brun jaune ou noirâtres, l’interne droite ou presque, l’externe
très préapicale (8 mm), généralement un peu infléchie vers la base sous la costa et, ensuite, droite
ou concave. Bande submarginale plus ou moins estompée. Bande médiane presque toujours nette, légère¬
ment coudée vers la base sous la costa, droite ensuite. Petite tache discale ovale très étroite, gris clair
ou brunâtre.
Ailes postérieures jaune vif. Bord costal convexe. Rayures (l’interne plus ou moins nette, parfois
absente) et bande submarginale noires. Pupille ocellaire blanc rosé, iris rouge vif.
Face ventrale jaune, plus ou moins teintée de gris lilas sur l’aire externe des ailes antérieures
et présentant, sur l’aire externe des ailes postérieures, deux larges bandes subparallèles de la même
teinte, séparées par un espace jaune. Rayures brun jaune ou noirâtres. Très petit point pupillaire noir,
souvent absent. Franges gris clair.
Armure génitale (fig. 341). — Tegutnen très large en forme de triangle dont le sommet se trou¬
verait encadré par l’uncus qui est réduit à une petite pièce sclérifiée, très courte et étroite. Les valves
se décomposent en trois lobes bien différenciés : le sacculus, grêle et allongé, en grande partie libre
et pouvant présenter sur son bord interne une bande légèrement épineuse ; la valvula apicalement
tronquée, hérissée de fortes épines sclérifiées, soudée dorsalement à la costa ; celle-ci, enfin, dont le
bord postérieur, très sclérifié et proéminent, se situe nettement en arrière de l’uncus. Lobes de I’anellus
longs et effilés, leur extrémité libre se situant approximativement au niveau de celle de l’uncus. Saccus
subtriangulaire. Pénis très long et coudé. Lobes du bord postérieur du sternite 8 arrondis. Sclérifica-
tion du tergite 8 subtrapézoïdale.
Source : MNHN, Paris
516
CLAUDE LEMAIRE
Ç. — Envergure : 74-82 mm ; longueur des ailes antérieures : 38-43 mm.
Antennes : 32 articles. Palpes labiaux orangés, front orangé pouvant être en partie recou¬
vert d’écailles brunes, dessus du thorax gris clair, traversé par une bande longitudinale brun lilas;
dessus de l’abdomen jaune vif, largement annelé de noir ; une tache orangée sur les deux premiers
segments.
Ailes antérieures allongées, apex saillant, arrondi, bord externe convexe, après la concavité sub¬
apicale, avec parfois une petite dent à l’extrémité de M 2 et de M 3. Mêmes teinte et ornementation
que le mâle, de même que sur les ailes postérieures, dont le bord costal présente une légère dépres¬
sion avant l’angle externe. Face ventrale orangée avec les mêmes zones et bandes lilas que le mâle.
Rayures orangé foncé ou noirâtres. Tache discale noire ou brun orangé, point pupillaire orangé ou noir.
Armure génitale (fig. 342). — Longueur des deux paires d’apophyses approximativement égale.
La plaque génitale, très large, présente à son extrémité antérieure un repli sclérifié formant une poche au
fond de laquelle se situe l'ostium bursae. Dans sa partie médiane, le bord antérieur de la plaque donne
naissance à une large tubérosité très fréquemment hérissée de spinules, recourbée en direction de
l’uncus. Ductus bursae membraneux, très court, bourse copulatrice assez volumineuse.
Répartition géographique. Dates de capture. — Brésil. Guanabara : Rio de Janeiro, Encantado, IX,
XI (R. Ferreira d'Almeida) ; Sâo Paulo : Salesopolis, Boraceia, X (id.) ; Paranâ : Guarapuana, X ;
Santa Catarina : Rio Vermelho, 1, IX, XI, Corupâ, I, IX, X, Joinville, XII, Blumenau ; Rio Grande do
Sul : Santa Cruz do Sul, IX.
Uruguay. Montevideo, IL
Biologie. — Voir 3 e partie, page 39.
Discussion. — Espèce caractérisée à la fois par la proéminence de l’apex des ailes antérieures et
par la coloration très claire de la face dorsale, avec l’aire périocellaire jaune.
H. i. incisa a été décrit par WALKER d’après sept exemplaires, tous originaires du Brésil et pro¬
venant de diverses collections ; nous désignons comme lectotype l’exemplaire mâle conservé par le British
Muséum (N.H.) qui porte une étiquette ronde avec la référence : 40-43-94 (entré en collection en 1840,
coll. Children).
Io orodes a été décrit par BOISDUVAL d’après un mâle et une femelle ; nous désignons comme lec¬
totype l’exemplaire femelle qui est conservé par le Muséum de Paris ; il s’agit d’un spécimen très carac¬
téristique de la sous-espèce nominative. Io orodes a donc été très justement mis en synonymie de
H. i. incisa par WEYMER et MAASSEN (1890 : 92), constamment suivis en littérature.
On comprend mal que SCHÜSSLER (1934 : 378) ait rapporté à H. incisa les H. nausica figurés
par CRAMER ([17801 : pl. 303, fig. B et C <$), dont l’identification ne fait pourtant aucun doute.
Hyperchiria incisa bicolor (Bouvier) (pl. 58, fig. 6)
Automeris bicolor Bouvier, 1930, Bull. Hill. Mus., 4, p. 16, n° 9, pl. 1, fig. 3 Ç.
Hyperchiria bicolor Bouvier; Schùssixr, 1934, in Strand, Lcpid. Cat., 58, p. 376.
Automeris orodina forme bicolor Bouvier; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 65, n° 21, pl. 1, fig. 3 3.
p. 58, fig. 4, B-B'.
Hyperchiria incisa bicolor (Bouvier); Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France, 78, p. 76.
Type. — Holotype : 1 Ç, Paraguay, 30-XI-1901 ( Jorgensen) (Hill Muséum < British Muséum, N.H.).
Description. — (J. Envergure : 44 mm ; longueur des ailes antérieures : 23 mm.
Antennes : 32 articles. Palpes labiaux orangés, front orangé semé d’écailles gris noirâtre, thorax
Source : MNHN, Paris
révision or genre Automeris
517
gris clair, marqué d’un trait longitudinal noirâtre, tarses gris noirâtre, dessous du corps brun orangé ;
face dorsale de l’abdomen jaune avec une tache orangée sur les deux premiers segments.
Ailes antérieures allongées, apex saillant, arrondi, bord externe convexe après une légère conca¬
vité subapicale. Couleur fondamentale gris foncé, avec quelques points gris clair sur les nervures. Rayures
noirâtres, bandes submarginale et médiane très estompées, tache discale gris clair très contrastante.
Ailes postérieures jaunes, passant au gris rosé sous la costa. Pas de rayure interne. Zone margi¬
nale très étroite ; un liseré marginal brun à la base des franges gris clair.
Face ventrale jaune orangé ; aire externe des quatre ailes gris lilas. Rayure externe brun noir.
Petit point pupillaire brun orangé.
$. — Envergure : 63 mm; longueur des ailes antérieures : 31 mm.
Antennes : 32 articles. Palpes labiaux orangés, front gris, liseré d’orangé, dessus du thorax gris
brun, plus clair sur les tegulae, tarses gris brun, dessous du corps brun orangé ; face dorsale de l’abdomen
jaune, annelée de noir, une tache rouge orangé sur les deux premiers segments.
Ailes antérieures allongées, apex légèrement saillant, arrondi ; bord externe un peu convexe, après
une faible concavité subapicale. Couleur fondamentale brun foncé, très uniforme. Rayures noirâtres,
bande submarginale absente, l’emplacement de la bande médiane seulement indiqué par une légère
éclaircie de l’aire médiane. Tache discale gris clair. Ailes postérieures jaunes ; une rayure interne noi¬
râtre, zone marginale gris beige. Face ventrale orangée, aire externe des quatre ailes lilas ; rayures
noirâtres.
Armure génitale. — Semblable à celle de la sous-espèce nominative chez les exemplaires des
deux sexes.
Répartition géographique. Date de capture. — Paraguay. Trinidad, IX (F. Schade).
Discussion. — Coloration des ailes antérieures beaucoup plus sombre que celle de la sous-espèce
nominative.
Décrit comme espèce, puis cité par BOUVIER (1936 a : 301) comme « forme » A'H. orodina.
D’après la forme de l’apex des ailes antérieures du mâle, doit être rapporté à H. incisa, dont il peut
être considéré comme une sous-espèce valable. C’est vraisemblablement à cette dernière qu’appartient
la femelle figurée par DRAUDT (1929 : pl. 111 B, b) sous le nom A'Automeris incisa.
Hyperchiria incisa gadouae Lemaire (pl. 58, fig. 8)
Hyperchiria incisa gadouae Lemaire, 1967, Bull. Soc. ent. France , 71 (1966), p. 298.
Hyperchiria incisa gadouae Lemaire ; Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France, 78, p. 76.
Type. — Holotype : 1 <J, Venezuela, Bolivar, El Pao, VI-1965 ( M me A. Gadou) (coll. C. Lemaire
< Muséum, Paris).
Description. — Envergure : 50-53 mm ; longueur des ailes antérieures : 24-26 mm.
Antennes : 29 articles. Palpes labiaux beige ou orangés, front orangé plus ou moins recouvert
d’écailles gris noirâtre, dessus du thorax beige clair, avec une raie longitudinale noire, tarses gris vio¬
lacé, dessous du corps jaune orangé ; face dorsale de l’abdomen jaune, annelée de noir, une petite tache
orangée sur les deux premiers segments.
Ailes antérieures très allongées, apex très proéminent, arrondi, bord externe légèrement convexe
après une très nette concavité subapicale. Ailes antérieures beige clair, quelques points gris ou noirs
sur les nervures. Très fines rayures noirâtres. Bande submarginale très estompée, bande médiane
absente chez les exemplaires examinés. Petite tache discale ovale gris clair.
Source : MNHN, Paris
518
CLAUDE LEMAIRE
Ailes postérieures jaunes, pouvant passer au beige clair sur la zone marginale. Rayure interne très
vague, à peine indiquée par une ombre orangée. Un liseré marginal orange clair à la base des franges
gris clair.
Face ventrale semblable à celle de la sous-espèce nominative.
Armure génitale. — Semblable à celle de la sous-espèce nominative.
<j>. — Envergure : 65-72 mm ; longueur des ailes antérieures : 34-38 mm.
Antennes : 29 articles. Palpes labiaux orangés, front gris brun,
liseré d’orangé ; dessus du thorax gris clair, avec une raie longitudinale
noire, palpes labiaux noirâtre violacé, dessous du corps orangé, teinté
de brun violacé, face dorsale de l’abdomen jaunâtre, annelée de noir ;
une petite tache orangée sur le premier segment.
Ailes antérieures allongées, apex saillant, arrondi, bord externe
convexe après une nette concavité subapicale. Couleur fondamentale
beige clair, pouvant présenter une légère nuance jaune verdâtre ; moitié
proximale de l’aire médiane et bord distal de la bande submarginale
fréquemment teintés de brunâtre. Rayures noirâtres, bande submargi¬
nale assez nette, bande médiane absente, tache discale gris clair. Même
ornementation des ailes postérieures que le mâle ; la rayure interne est
également très vague. Coloration et ornementation de la face ventrale
semblables à celles de la sous-espèce nominative.
Armure génitale (fig. 343). — Peu différente de celle à'H. i. incisa.
Toutefois, d’après les exemplaires examinés, il semblerait que le bord
postérieur de la tubérosité de la plaque génitale soit plus épineux.
Répartition géographique. Dates de capture. — Venezuela. Bolivar :
El Pao, V, VI, VIII, X (M me A. Gadou ), rio Caura, La Union ; Amazonas :
Puerto Ayacucho, 100/120 m, VII/IX (M. Rodriguez).
Il faut probablement rapporter à cette sous-espèce un mâle du
Pérou, Carabaya, rio Huacamayo, La Union, 700 m, (G. Ockenden).
Discussion. — Sous-espèce caractérisée par son envergure très
inférieure, chez les exemplaires des deux sexes, à celle de la sous-espèce
nominative (mâles : 50-53 mm contre 53-66 mm ; femelles : 65-72 mm
contre 72-84 mm). Effacement total de la bande médiane des ailes anté¬
rieures, et au moins partiel de la rayure interne des ailes postérieures ;
ailes antérieures du mâle plus allongées.
Fie. 343. — Armure génitale
$ A'Hyperchiria incisa gadouae Lemaire.
Hyperchiria orodina (Schaus) (pl. 59, fig. 1)
Automeris orodina Schaus, 1906, Proc. U.S. Nat. Mus., 30, p. 91.
Automeris orodina Schaus; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6, p. 745, pl. 111 B, c <?•
Hyperchiria orodina Schaus; Schùssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 379; id., 65, p. 721.
Automeris orodina Schaus; Kôhler, 1935, Rev. Soc. Ent. Argentina, 7, p. 91 (identification erronée?).
Automeris orodina orodina Schaus; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 65, n° 21.
Hyperchiria orodina (Schaus); Michener, 1952, Bull. Americ. Mus. Nat. Hist., 98 (5), p. 437.
Hyperchiria orodina (Schaus); Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France, 78, p. 76.
Type. — Holotype : 1 <$ [sexe non précisé dans la description], Paraguay (genitalia c?, prép.
J. Oiticica filho n° 4087) (U.S. National Muséum, type n° 9464).
Source : MNHN, Paris
RÉVISION
ie Automeris
519
Description. — <$. Envergure : 51-58 mm; longueur des ailes antérieures : 25-29 mm.
Antennes : 30 articles. Palpes labiaux jaune vif ou orangés, front de la même teinte, mais pou¬
vant être semé d’écailles gris noirâtre, thorax gris beige, marqué d’un sillon longitudinal noir, tarses
gris violacé, dessous du corps jaune ; face dorsale de l’abdomen jaune vif, annelée de noir, une tache
rouge sur les premiers segments.
Ailes antérieures peu allongées, apex arrondi, pas ou à peine saillant, bord externe droit ou
légèrement convexe, pouvant présenter, chez certains exemplaires, une très faible dépression entre M 1
et M 2. Couleur fondamentale variant du beige clair, plus ou moins jaunâtre au brun rougeâtre. Rayures
noirâtres, plus ou moins marquées, l’externe nettement préapicale (7 mm), subparallèle au bord externe.
Bande submarginale rarement nette, fréquemment absente ; la bande médiane qui fait défaut peut
être exceptionnellement représentée par une très vague ombre noirâtre. Petite tache discale ovale, gris
clair ou concolore. Franges orange.
Ailes postérieures jaune clair. Pas de rayure interne. Rayure externe et bande submarginale
noires, cette dernière presque toujours très rapprochée du bord externe ; la zone marginale réduite,
dans ce cas, à un étroit liseré orangé à la base des franges grises ou brunâtres. Pupille ocellaire blanc
rosé, iris rouge vif.
Face ventrale jaune pâle, passant généralement au gris clair ou au gris noirâtre sur l’aire externe
des ailes antérieures ; deux larges bandes gris lilas sur l’aire externe des ailes postérieures. Rayures
brun orangé. Minuscule point pupillaire rouge.
Armure génitale (fig. 344). — Difficilement séparable de celle d'H. incisa. Les mêmes variations
individuelles, notamment dans le degré de sclérification du bord interne épineux du sacculus, peuvent
être observés chez les deux espèces.
Ç. — Envergure : 62-78 mm ; longueur des ailes antérieures : 34-38 mm.
Antennes : 31 articles. Palpes labiaux et front orangés; dessus du thorax chamois, marqué d’un
sillon longitudinal noir, tarses violacés, dessous du corps orangé, face dorsale de l’abdomen jaune,
annelée de noir. Une forte tache rouge orangé sur le premier segment.
Source : MNHN, Paris
520
CLAUDE
Ailes antérieures assez allongées, apex arrondi, non saillant, bord externe convexe. Couleur fon¬
damentale beige clair, rayures noirâtres ou brun orangé, bande submarginale très vague, bande médiane
absente. Le reste de l’ornementation semblable à celle du mâle sur les deux faces, mais présence cons¬
tante, sur la face dorsale des ailes postérieures, d’une rayure interne noire.
Armure génitale (fig. 345). — Semblable à celle d 'H. incisa , avec les mêmes variations dans la
forme de la tubérosité de la plaque génitale. Bourse copulatrice plus courte, d’après les spécimens
examinés.
Répartition géographique. Dates de capture. — Paraguay.
Argentine. Tucumân (Schreiter). Également signalé de la Province de Misiones, Iguazü, par
KÔHLER (1935 : 91).
Brésil. Minas Gérais : Uberaba ; Mato Grosso : Rosario Oeste, X, env. de Campo Grande, route
de Terenos, km 5, 400 m, III à V (C. Moinier ), env. de Rio Brilhante ( id.) ; Rondônia, env. de Gua-
jarâ Mirim, rio Mamoré, VI (id.) ; nord Paranâ ; Goiâs : Municipio Vianôpolis, Ponte Funda, X, Cilu,
route de Luziânia à Vianôpolis, X (N. Tangerini) ; District Fédéral : Brasilia, X (id.).
Bolivie. Département de Santa Cruz : Province d’Ibanez, rio Espejo, 400 m, II.
Biologie. — Voir 3 e partie, page 39.
Discussion. — Espèce très proche de la précédente. Envergure un peu plus faible, forme des ailes
antérieures beaucoup moins allongée, apex non saillant. Même coloration qu’//. i. incisa , le jaune pério-
cellaire étant toutefois plus pâle ; même ornementation, mais la bande médiane fait défaut sur la face
dorsale des ailes antérieures et la bande submarginale de ces ailes est moins nette. Sur la face dor¬
sale des ailes postérieures des exemplaires mâles, la rayure interne est absente et la bande submargi¬
nale est, en général, très rapprochée du bord externe.
La différence avec H. i. gadouae est beaucoup moins nette en ce qui concerne l’ornementation,
mais chez cette sous-espèce les ailes sont encore plus allongées que chez H. i. incisa.
Tous les exemplaires examinés sont munis d’une longue pointe tibiale (fig. 13); celle-ci est pré¬
sente ou non chez H. incisa, mais quand elle existe, elle est nettement plus courte que chez H. orodina.
Hyperchiria nausica (Cramer) (pl. 59, fig. 2 et 3)
Phalaena Attacus Nausica Cramer, 11779), Uitl. Kapellen, 3, p. 96, pl. 249, fig. D, E, (J; id., 11780], 4, p. 26, pl. 303,
fig. B, C <?.
Automeris nausica Cramer; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6, p. 745 [ nec pl. 111 B, c <? $>).
Hyperchiria nausica Cramer; Schùssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 378.
Automeris nausica Cramer; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat.,Zool., (10) 19, p. 67, n° 24, p. 59, fig. 5.
Automeris nausica (Cramer) ; Fleminc, 1945, Zoologica , 30 (2), p. 74.
Hyperchiria nausica (Cramer) ; Michener, 1952, Bull. Americ. Mus. Nat. Hist., 98 (5), p. 436, fig. 68 (nervation) et
291-293 (armure génitale cf).
Hyperchiria nausica nausica (Cramer) ; Fleminc, 1952, Zoologica , 37 (4), p. 206.
Hyperchiria nausica (Cramer); Lemaire, 1970, Ann. Soc. ent. France , (N. S.) 6, p. 573.
Hyperchiria nausica (Cramer) ; Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France, 78, p. 76.
Automeris nausica forme azteca Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6, p. 746, pl. 111 B. c <$.
Hyperchiria nausica azteca Draudt ; Schussier, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 379.
Automeris nausica forme azteca Draudt ; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., ZooL, (10) 19, p. 67, n° 24.
Hyperchiria nausica azteca Draudt ; Hoffmann, 1942, An. Inst. Biol., Mexico, 13, p. 240, n° 1449 a.
Hyperchiria nausica forme azteca Draudt; Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France, 78, p. 76 (comme synonyme d 'H.
nausica).
Types. — nausica Cramer. Lectotype : 1 $, Surinam, exemplaire représenté par CRAMER (1779 :
pl. 249, fig. D, E), disparu.
nausica forme azteca Draudt. Holotype : [sexe non précisé), Mexique (coll. Draudt), disparu.
Source : MNHN, Paris
révision du cenre Automeris
521
Description. — Envergure : 41-68 mm; longueur des ailes antérieures : 23-30 mm.
Antennes : 28 articles. Palpes labiaux et front orangés, plus ou moins teintés de brun, dessus du
thorax recouvert de longs poils bruns ou gris brun, pouvant dissimuler le sillon longitudinal noir, tarses
partie bruns, partie orangés, dessous du corps orangé vif, face dorsale de l'abdomen jaune, annelée de
noir.
Ailes antérieures allongées, apex très saillant, tronqué ; bord externe dirigé un peu obliquement
en dehors entre la costa et R 5, où il forme une petite dent, suivie d’une concavité très marquée,
ensuite droit ou légèrement convexe. Couleur fondamentale brun terne, avec, chez de nombreux exem¬
plaires, une éclaircie gris jaunâtre ou gris verdâtre sur la zone submarginale, pouvant s’étendre à toute
l’aire externe et à la moitié distale de l’aire médiane. Rayures noires, l’interne dirigée très obliquement
vers la base de la costa à CU lb où elle forme un brusque crochet en dehors pour atteindre |e bord
interne, près de la bande médiane (cette brève section terminale de la rayure souvent effacée) ; l’externe
peu préapicale (2-3 mm), droite ou légèrement concave, parallèle à la section initiale de la rayure interne.
Bord distal de la bande submarginale noirâtre, très sinueux ; bande médiane nette, parallèle à la rayure
externe, liserée distalement de gris jaunâtre ou de gris verdâtre. Petite tache discale ovalaire, gris
jaunâtre ou gris verdâtre, souvent ponctuée de noir.
Bord costal des ailes postérieures plus ou moins concave avant l’angle externe. Couleur fondamen¬
tale gris terne, avec une très large bande subcostale brune. Rayure interne très nette, pouvant se pro¬
longer le long du bord anal, pour y fusionner avec la rayure externe. Celle-ci, de même que la très
large bande submarginale, s’efface presque complètement sur la zone subcostale. Petite pupille ocellaire
blanche, souvent absente, iris orange, contour de l’anneau noir très irrégulier.
Face ventrale orangée, avec presque toujours une tache préapicale jaune safran sur les ailes anté¬
rieures. Aire externe de ces ailes noirâtre. Costa des ailes postérieures brun noir. Rayures brun noir ;
deux larges bandes lilas, très irrégulières, sur l’aire externe des ailes postérieures. Centre du petit
trait discal noir fréquemment orange, point pupillaire rougeâtre ou noirâtre, parfois absent.
Source : MNHN, Paris
522
CLAUDE LEMAIRE
Armure génitale (fig. 26 et 346). - Très différente de celle des deux espèces précédentes. Bord
postérieur du tegumen large, droit, uncus absent ou non différencié. Valves très développées, présen¬
tant trois lobes bien individualisés, sacculus en grande partie libre, long et effilé, hérissé sur son bord
interne de fortes épines très sclérifiées ; valvula et costa recourbées ventralement. Lobes de l’anellus
larges et relativement courts, mais portant chacun une longue épine, dont l’extrémité libre se situe en
arrière de l’uncus. Pénis très long, coudé. Bord postérieur du sternite 8 plus étroit que le bord anté¬
rieur et souligné latéralement de deux fins liserés plus sclérifiés. Sclérification du tergite 8 subtrian¬
gulaire, beaucoup plus allongée que chez H. incisa et H. orodina.
$. — Envergure : 69-88 mm; longueur des ailes antérieures : 35-46 mm.
Antennes : 28 articles. Palpes labiaux orangés, plus ou moins teintés de brun noir, dessus du
thorax gris brun, marqué d’un sillon longitudinal noir, tarses brun noir, dessous du corps orangé, face
dorsale de l’abdomen jaune, annelée de noir.
Ailes antérieures très allongées, apex très proéminent, tronqué, bord externe souvent un peu plus
sinueux que celui du mâle. Couleur fondamentale brun mat très uniforme, l’éclaircie gris verdâtre, quand
elle existe, étroitement localisée sur le liseré distal de la bande médiane. Même ornementation que le
mâle sur la face dorsale ; sur la face ventrale le contraste entre les zones orangées, d’une part, et lilas,
d’autre part, est plus marqué.
Armure génitale (fig. 347). — Longueur des apophyses postérieures double de celle des anté¬
rieures qui sont extrêmement courtes. Plaque génitale très large, à bord antérieur arrondi et présen¬
tant sur son bord postérieur deux petites protubérances jumelles ; elle entoure, l 'ostium bursae dont
la cavité est très apparente. Ductus bursae très court, mais large et sclérifié, petite bourse copulatrice
membraneuse, d’abord étroite, puis très évasée.
Répartition géographique. Dates de capture. — Mexique. Veracruz : Catemaco, V, IX (Dr. T. Esca-
lante) ; Chiapas : Volcan Tacana, San Jeronimo, 450 m, IX ( E. C. Welling).
Costa Rica. Puntarenas : Osa Peninsula, 18 miles ouest de Rincon, II (J. P. Donohue et
C. L. Hogue ), Las Cruces, VI (C. L. Hogue, J. Dockweiler).
Colombie. Vaile Cauca : Anchicaya, 1 000/1 400 m, II à XI (L. et L. Denhez), Eisa, II (id.).
Equateur. El Oro : route de Zaruma à Machala, 850 m, IV (L. E. Pend) ; Oriente : Sasayaco,
700 m, IX, XII (S. E. Velastegui), rio Anzu, Apuya, 400 m, I (H. Descimon ), rio Napo, Napo, 500 m,
I (id.), Zarzayacü, 600/700 m, XII (id ).
Pérou. Cajamarca : Jaen, 700 m, VI (H. Descimon) ; Junin : La Merced, 600 m, III à V (G. et
L. Harris ), La Oroya, 1 000 m, IX ; Huanuco : Tingo Maria, 600 m.
Venezuela. District Fédéral : Caracas, V, VII (R. Lichy), Antimano, 900 m, V, IX, X (id.) ;
Miranda : Parc national Guatopo, Los Alpes, 700 m, V (C. Lemaire) ; Aragua : Parc national Rancho
Grande, 1 150 m, V, IX, X (R. Lichy , H. Fleming, C. Lemaire, F. Fernandez Yépez); Carabobo : rio
Borboruta, IV, VII, XII (R. Lichy) ; Zulia : Kasmera, 250 m, XII (id.) ; Monagas : Caripito, V (H. Fle¬
ming) ; Bolivar : El Pao, V à VII (M me A. Gadou), route d’El Dorado à Santa Elena, km 38, 160 m,
VIII (R. Lichy), id., km 126, 1 350 m, VI (C. Lemaire)-, Amazonas : Cano Matacha, 200 m, IX
(R. Lichy).
Surinam.
Guyane.
Guyane française. Roura, IV (R. P. Y. Barbotin) ; rivière Camopi, bas des Monts Alikène, XI
(A. S. Balachowsky).
Brésil. Para (A. M. Moss).
Biologie. — Voir 3 e partie, page 38.
Discussion. — Diffère des deux espèces précédentes, tant par la coloration grise de l’aire pério-
cellaire que par la structure des armures génitales.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION
enre Automeris
523
Ne sachant pas sur combien d’exemplaires la description de l’espèce a été basée, nous désignons
comme lectotype l’exemplaire mâle figuré par CRAMER ([1779] : pl. 249, fig. D, E).
Le second exemplaire mâle d 'H. nausica, figuré par CRAMER ([1780] : pl. 303, fig. B et C)
appartient bien à la même espèce et n’a rien de commun avec H. incisa auquel il a été rapporté par
SCHÜSSLER (1934 : 378). Les spécimens figurés par DRAUDT (1929 : pl. 111 B, c (J Ç) sous le nom
à'Automeris nausica sont vraisemblablement des H. incisa bicolor.
Automeris nausica forme azteca est un synonyme récent d’//. nausica , l’exemplaire figuré par
DRAUDT, comme les nombreux autres spécimens mexicains que nous avons examinés, ne différant en
rien des exemplaires guyano-amazoniens.
Hyperchiria acuta (Conte) (pl. 59, fig. 4 et 5)
Automeris acutus Conte, 1906, Ann. Lab. Et. Soie s 12, p. 111, pl. 1, fig. 2 Ç.
Automeris acutus Conte; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6, p. 746, pl. 111 B, c d 1 (figuré sous
le nom A'A. flavus).
Hyperchiria acutus Conte; Schûssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 376.
Automeris acutus Conte ; Bouvier, 1936, Ann. Sri. nat., ZooL, (10) 19, p. 66, n° 22, p. 58, fig. 4 C-C'.
Hyperchiria acuta (Conte); Michener, 1952, Bull. Americ. Mus. Nat. Hist., 98 (5), p. 437.
Hyperchiria acuta (Conte) ; Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France , 78, p. 76.
Automeris flavus Conte, 1906, Ann. Lab. Ét. Soie , 12, p. 112, pl. 1, fig. 3 ç?-
Automeris flavus Conte ; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6, p. 746 (comme synonyme d'A. acutus).
Hyperchiria acutus forme flavus Conte; Schüssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 376.
Automeris flavus Conte ; Bouvier, 1936, Ann. Sri. nat., Zool., (10) 19, p. 66, n° 22 (comme synonyme d 'A. acutus).
Types. — acuta Conte. Holotype : 1 Ç, Pérou, Huambo (genitalia Ç, prép. C. Lemaire n° 481 M.P.)
(coll. Ch. Oberthür < Muséum, Paris).
flavus Conte. Holotype : 1 c?, Pérou, Moyobamba (genitalia <3\ prép. C. Lemaire n° 420 W.)
(coll. Ch. Oberthür < Naturhist. Muséum, Vienne).
Description. — c?. Envergure : 51 mm; longueur des ailes antérieures : 26 mm.
Antennes : 26 articles. Palpes labiaux orangés, front partie orangé, partie brun, dessus du thorax
brun, avec de longs poils châtain clair sur les tegulae, recouvrant le sillon longitudinal brun, tarses
violacés, dessous du corps orange vif, face dorsale de l’abdomen jaune, annelée de noir.
Ailes antérieures allongées, apex très saillant, tronqué ; bord externe dirigé un peu obliquement
en dehors entre la costa et M 1, avec un léger saillant sur R 5 et une dent beaucoup plus marquée sur
M 1, suivie d’une nette concavité et ensuite légèrement convexe jusqu’à l’angle interne. Couleur fonda¬
mentale brun clair, passant au jaune verdâtre sur l’aire externe ; quelques petits points rougeâtres sur
les nervures. Rayure interne brune, liserée proximalement de gris lilas, droite, dirigée un peu oblique¬
ment vers la base entre la costa et CU lb, où elle forme un brusque crochet en dehors pour atteindre
le bord interne très près de la bande médiane. Rayure externe très préapicale (5 mm), droite, liserée
distalement de gris lilas. Bande submarginale seulement représentée par son liseré distal brun, bande
médiane très nette, jaune verdâtre, un peu infléchie vers la base sous la costa. Tache discale jaune
verdâtre, ovalaire. Franges brunes, mêlées d’écailles gris lilas.
Ailes postérieures gris clair, avec une large zone subcostale brun jaune. Rayure interne très nette ;
rayure externe et bande submarginale s’interrompant ou passant au brun sur la zone subcostale. Un
liseré brun à la base des franges gris clair. Ocelle arrondi, pupille blanc rosé, iris rouge vif.
Face ventrale chaudron. Bande submarginale des ailes antérieures jaune safran, avec une nuance
plus vive sous la costa, zone marginale ombrée de brunâtre ; deux larges bandes lilas sur l’aire externe
des ailes postérieures. Rayures brun orangé. Tache discale noire, minuscule point pupillaire rouge. Un
liseré brun à la base des franges lilas.
Source : MNHN, Paris
524
CLAUDE LEMAIRE
Armure génitale (fig. 348). — Beaucoup plus grêle que chez les trois espèces précédentes. Extré¬
mité postérieure du tegumen très étroite et formant un saillant qui peut représenter l’uncus. Sacculus
grêle, peu sclérifié, dépourvu d’épines, valvula assez courte, mais armée à son extrémité libre d’une
pointe très acérée, processus costal très allongé, apicalement très sclérifié, recourbé ventralement. Lobes
de l’anellus relativement courts. Saccus large, subtriangulaire. Pénis très coudé. Bord postérieur du stér¬
ilité 8 arrondi, nettement plus étroit que le bord antérieur. Tergite 8 dépourvu de sclérification carac¬
térisée.
Ç. — Envergure : 66-74 mm; longueur des ailes antérieures : 34-37 mm.
Antennes : 26 articles. Palpes labiaux et front orangés, ce dernier plus ou moins ombré de noi¬
râtre ; dessus du thorax variant du brun au gris noirâtre, le sillon longitudinal noir en grande partie
dissimulé sous les longues écailles piliformes ; tarses partie noirâtres, partie orangés, dessous du corps
orange vif, face dorsale de l’abdomen jaune, annelée de noir.
Ailes antérieures allongées, apex proéminent, le bord externe présente'•une dent aiguë à l’extré¬
mité de la costa et une autre beaucoup plus marquée au niveau de M 1, suivie d’une forte concavité ;
il est ensuite plus ou moins onduleux jusqu’à l’angle interne. Couleur fondamentale variant du brun au
brun noir, beaucoup plus uniforme que celle du mâle, seule la bande médiane se détachant en beige
orangé ou en gris verdâtre sur le fond. Même ornementation que le mâle. Bande submarginale fré¬
quemment très estompée. Tache discale concolore ou gris jaunâtre. Le bord costal des ailes posté¬
rieures présente une assez nette concavité avant l’angle externe, aussitôt après lequel le bord externe
est, lui-même, légèrement concave. Couleur fondamentale gris sombre, zone subcostale variant du brun
au brun noir. Rayure interne très marquée, pouvant fusionner avec l’externe sur le bord anal.
Coloration de la face ventrale plus sombre que celle du mâle, les zones lilas contrastant vive¬
ment sur le fond chaudron. Rayures noires ou brun orangé foncé.
Armure génitale (fig. 349). — Apophyses postérieures un peu plus longues que les antérieures.
Plaque génitale très large, présentant une échancrure assez profonde sur la région médiane du bord
postérieur; le bord antérieur arrondi forme un repli en partie membraneux, moins profond que chez
Source : MNHN, Paris
révision du cenre Automeris
525
H. incisa , sous lequel se situe l 'ostium bursae. Ductus bursae très court, membraneux. Bourse copu-
latrice peu volumineuse.
Répartition géographique. Dates de capture. — Colombie. Valle Cauca : Anchicaya, 1 000/1 400 m,
VIII (L. et L. Denhez).
Pérou. Arequipa : Huambo ; San Martin : Moyobamba ; Carabaya : rio Huacamayo, 1 000 m, VI ;
Junin : La Merced, II (G. et L. Harris).
Bolivie. Cochabamba : El Limbo, 2 000 m, I (F. Steinbach).
BOUVIER (1936 a : 66) signale, dans la collection J. de Joannis, un exemplaire mexicain ; il s’agit
en fait d’un H. nausica.
Discussion. — Diflère d 'H. nausica par la structure des armures génitales et par les caractères
externes suivants : saillants de l’apex et du bord externe plus prononcés, surtout chez la femelle,
rayure externe de la face dorsale des ailes antérieures plus éloignée de l’apex, pupille ocellaire plus
nette, iris rouge vif et non orange.
Automeris/lavus Conte, dont nous avons examiné l’holotype, n’est autre que le mâle correspon¬
dant à H. acuta , en synonymie duquel il a été placé, très justement, par DRAUDT (1929 : 746).
Hyperchiria plicata Herrich-Schàffer (pl. 59, fig. 6)
Hyperchiria plicata Herrich-SchafFer, 118561, Samml. aussereurop. Schmett., 1, p. 10, Anmerk 24, n° 10, [pl. 791,
fig. 302 <?.
Automeris plicata Herrich-SchafFer; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6, p. 746 \nec pl. 111 B,
d c? Çl-
Hyperchiria plicata Herrich-SchafFer ; Schüssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 379.
Automeris plicata Herrich-SchafFer; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nal.. Zoo! ., (10) 19, p. 68, n° 25.
Hyperchiria plicata Herrich-SchafFer; Michener, 1952, Bull. Americ. Mus. Nat. Hist., 98 (5), p. 437.
Hyperchiria plicata Herrich-SchafFer; Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France , 78, p. 76.
Hyperchiria lacerata Boisduval, in litteris; cité par Herrich-Schàffer (1858 : 61) comme synonyme d 'H. plicata.
lo Laciniata Boisduval, in litteris ; cité par Boisduvai. (1875 : 230) comme synonyme d’//. plicata.
Type. — plicata Herrich-Schàffer et laciniata Boisduval (ou lacerata Herrich-Schàffer]. Holo-
type, même spécimen : 1 çj', Brésil ( Beske ), figuré par HERRICH-SCHÀFFER ([1856] : fig. 302) (disparu).
Descripticn. — <J. Envergure : 56-59 mm; longueur des ailes antérieures : 27-29 mm.
Antennes : 2? articles. Palpes labiaux et front orangés, ce dernier semé de quelques poils gris
noirâtre et blanchâtres, dessus du thorax gris beige clair, avec un sillon longitudinal noir plus ou moins
marqué, tarses brun violacé, dessous du corps orangé, face dorsale de l’abdomen jaunâtre.
Ailes antérieures particulièrement allongées et étroites, apex tronqué, très saillant, bord externe
droit entre l’apex et M 1 avec, à l’extrémité de cette nervure, une dent très aiguë, suivie d’une conca¬
vité très marquée, ensuite légèrement convexe jusqu’à l’angle interne, avec une dent très fine sur cha¬
cune des nervures CU la et M 3. Couleur fondamentale gris brun mat, quelques points noirâtres sur
les nervures. Rayures, l’externe très préapicale (5 mm), et bande médiane noirâtres, dirigées très obli¬
quement vers la base, rigoureusement parallèles, hormis le crochet formé, comme chez les espèces pré¬
cédentes, par la rayure interne au-dessus du bord interne. Bande submarginale indiquée par son liseré
distal gris noirâtre. Tache discale ovale, jaunâtre, liserée de noir.
Bord costal des ailes postérieures très sinueux, présentant une concavité très marquée avant
l’angle externe, aussitôt après lequel le bord externe est lui-même légèrement concave. Couleur fon¬
damentale gris terne, avec une large zone subcostale brun mat. Rayure interne très nette, rayure externe
et bande submarginale très estompées ou interrompues sur la zone subcostale. Liseré marginal bru¬
nâtre, à la base des franges grises. Ocelle arrondi ; petite pupille blanche, iris rose.
Source : MNHN, Paris
526
CLAUDE LEMAIRE
Face ventrale chaudron terne, passant au gris lilas sur l’aire externe des ailes antérieures;
deux larges bandes de cette teinte sur l’aire externe des ailes postérieures. Rayures brun orangé.
Tache discale rouge, liserée de noir. Petit point pupillaire noir.
Armure génitale (fig. 350). — Tegumen très large et court, se rétrécissant progressivement vers
l’extrémité anale, bord distal droit, tronqué. Uncus indistinct ou absent. Sacculus large, dépourvu d’épines
et présentant sur son bord distal un processus beaucoup plus grêle en forme de massue ; valvula repré¬
sentée par une grosse épine à extrémité libre très acérée ; costa en fort crochet très sclérifié, incurvé
ventralement. Lobes de l’anellus longs, leur extrémité libre se situant nettement en arrière de celle de
l’uncus. Saccus subtriangulaire. Pénis très long, à peine coudé, légèrement sinueux. Lobes du bord pos¬
térieur du sternite 8 arrondis, hérissés de fines sclérifications en dents de scie. Tergite 8 dépourvu de
sclérification caractérisée.
$. — Envergure : 70-72 mm ; longueur des ailes antérieures : 35-37 mm.
Antennes : 22 articles. Coloration du corps et des ailes, ornementation sur les deux faces, en tout
point semblables à celles du mâle. La concavité du bord costal des ailes postérieures est très marquée.
Armure génitale (fig. 351). — Les deux paires d’apophyses subégales. Plaque génitale à bord pos¬
térieur concave, porteur de deux très fortes épines ramifiées ; le bord antérieur forme une très large
poche, nettement plus profonde et plus sclérifiée que chez H. incisa , au fond de laquelle se situe Vostium
bursae. Ductus bursae très court, membraneux. Bourse copulatrice peu volumineuse ; son extrémité
libre se situe un peu en avant de celle des apophyses antérieures.
Répartition géographique. Dates de capture. — Brésil. État de Rio de Janeiro : Campo Bello, II, X
(R. Spitz , J. F. Zikan), Itatiaya, 900 m, VII (O. Mielke).
Source : MNHN, Paris
révision du genre Automeris
527
Discussion. — Seule espèce du genre où la face dorsale de l’abdomen ne soit pas annelée de noir ;
ailes antérieures plus allongées, saillant apical et concavité du bord costal des ailes postérieures plus
marqués que chez les espèces précédentes. L’ornementation est caractérisée par le parfait parallélisme
et l’égale netteté des rayures et des bandes submarginales sur la face dorsale des ailes antérieures.
Iris ocellaire rose, nettement plus pâle que chez H. acuta ; antennes très courtes.
Selon BOISDUVAL (1875 : 230), l’espèce aurait été décrite d’après un exemplaire de sa propre
collection, communiqué à HERRICH-SCHÀFFER : « nous avions prêté cet la à HERRICH-SCHÂFFER sous
le nom de laciniata , mais, ayant égaré l’étiquette, nous a-t-il dit, il ne s’est plus rappelé du nom et lui
a substitué celui de plicata ». Effectivement, HERRICH-SCHÀFFER (1858 : 61) a cité H. lacerata (alté¬
ration de laciniata) Boisduval, in litteris , comme synonyme A'H. plicata.
Les exemplaires figurés par DRAUDT (1929 : pl. 111 B, b <3* $) sous le nom A'Automeris plicata
n’ont rien de commun avec cette espèce. La femelle doit être rapportée à Autonierina ( Automerina )
cypria (Gmelin).
Hyperchiria aniris (Jordan) (pl. 59, fig. 7)
Automeris aniris Jordan, 1910, No vit. Zool., 17, p. 476, n° 11.
Automeris aniris Jordan ; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6, p. 746.
Hyperchiria aniris Jordan; Schùssi.er, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 376.
Automeris aniris Jordan ; Bouvier, 1936, Ann. Sri. nat., Zool., (10) 19, p. 68, n° 26.
Hyperchiria aniris Jordan; Michener, 1952, Bull. Americ. Mus. Nat. Hist., 98 (5), p. 437.
Hyperchiria aniris (Jordan); Lemaire, 1970, Ann. Soc. ent. France, (N. S.) 6, p. 573.
Hyperchiria aniris (Jordan); Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France, 78, p. 76.
Type. — Lectotype : 1 <J, Guyane anglaise, Potaro, V-1908 (5. M. Klages) (Tring Muséum < British
Muséum, N. H.).
Description. — c?. Envergure : 66-70 mm; longueur des ailes antérieures : 34-36 mm.
Antennes : 31 articles. Palpes labiaux brun orangé, front partie brun, partie orangé, dessus du
thorax brun clair avec un sillon longitudinal noir, tarses brun noir, dessous du corps orange vif, face
dorsale de l’abdomen jaune, annelée de noir.
Ailes antérieures allongées, apex saillant et tronqué, bord externe dirigé un peu obliquement en
dehors entre la costa et M 1, où il forme une concavité très marquée ; ensuite légèrement convexe.
Couleur fondamentale brun mat. Rayures brun noir, l’interne droite de la costa à CU lb où elle se coude
brusquement en dehors avant d’atteindre le bord interne. Rayure externe très préapicale (7 mm),
concave, bande submarginale vaguement indiquée par son liseré distal noirâtre, bande médiane brun
jaune, très estompée. Tache discale gris jaunâtre.
Bord costal des ailes postérieures régulièrement convexe. Couleur fondamentale gris clair avec
une large zone subcostale brune. Rayure interne très nette ; rayure externe et bande submarginale
très estompées sur la zone subcostale. Liseré marginal brun. Pupille ocellaire gris clair, iris noir se
confondant avec l’anneau périocellaire.
Face ventrale chaudron, passant au gris lilas sur l’aire externe des ailes antérieures ; deux larges
bandes gris lilas sur l’aire externe des ailes postérieures. Rayure externe des ailes antérieures brun
orangé. Tache discale noire, point pupillaire rouge.
Armure génitale (fig. 352). — Tegumen large, subtriangulaire ; son bord postérieur encadré par
une petite pièce rectangulaire pouvant représenter l’uncus. Sacculus assez grêle, très divergent latéra¬
lement, à bord interne non épineux, mais légèrement denté ; valvula représentée par une grosse épine
à extrémité postérieure acérée ; costa très sclérifiée et proéminente en forme d’éperon, incurvée ventra-
lement. Lobes de l’anellus allongés, leur extrémité libre se situant au niveau du bord postérieur du
Source : MNHN, Paris
528
LEMAIRE
tegumen. Saccus subtriangulaire. Pénis très long et légèrement coudé. Bord postérieur du sternite 8
arrondi; sclérification du tergite 8 subtriangulaire.
$. — Envergure : 78-92 mm; longueur des ailes antérieures : 39-47 mm.
Antennes bidentées : 32 articles. Palpes labiaux bruns, front gris brun, dessus du thorax gris
brun clair, avec un sillon longitudinal noir, tarses brun noir, dessous du corps orange vif, face dorsale
de l’abdomen jaune, annelée de noir.
Ailes antérieures allongées, apex très saillant, tronqué ; bord externe un peu arrondi entre la
costa et M 1, où il forme une dent assez large, mais peu proéminente, suivie d’une concavité très mar¬
quée, et, ensuite, légèrement convexe. Même ornementation que le mâle ; tache discale gris jaunâtre
ou noire. Face dorsale des ailes postérieures gris terne. Sur la face ventrale chaudron, rayures externes
des quatre ailes noirâtres, de même que la bande submarginale, nette, des ailes antérieures. Point
pupillaire noirâtre.
Armure génitale (fig. 353). — Longueur des deux paires d’apophyses approximativement égale.
Structure de la plaque génitale semblable à celle d’//. incisa , avec, sur le bord postérieur, une grosse
tubérosité hérissée de spinules et k l’extrémité antérieure, une poche sclérifiée au fond de laquelle se
situe l’ostium bursae. Duc tus bursae membraneux, très court ; petite bourse copulatrice assez évasée.
Répartition géographique. Dates de capture. — Guyane. Potaro, V (5. M. Klages).
Guyane française. Ovapock : Alicoto, XI, Maripa, XI, Massikiri, XI {A. S. Balachowslcy), Saint-
Georges, XI (J. T. Betz ); InirH : Saül, II, rivière Arataye, II (J. J. de Granville).
Source : MNHN, Paris
révision du cenre Automeris
529
Discussion. — Ocelle très différent de celui des espèces précédentes, caractérisé par la colora¬
tion gris jaunâtre et non pas blanche de la pupille et par l’absence d’iris rouge ou orange. L’armure
génitale* mâle est assez proche de celle d'H. acuta , mais la costa est beaucoup plus proéminente ;
l’armure génitale femelle est à peine différente de celles d'H. incisa et H. orodina.
L’espèce a été décrite par JORDAN d’après trois mâles de Guyane, Potaro ; nous désignons comme
lectotype celui de ces trois exemplaires qui porte une étiquette manuscrite de JORDAN, avec la mention
« H. aniris Jordan, type » et la référence à la description originale.
Source : MNHN, Paris
530
CLAUDE LEMAIRE
Automerina Michener
Automerina Michener, 1949, Journ. Kansas Ent. Soc., 22, p. 146 (espèce type : Hyperchiria caudatula C. et R. Fel-
der, 11874), Reise d. Novara, zoo). Th., 2 (2), Lepid., atlas, pl. 91, fig. 1 Ç, Erklar. d. Taf. 75-107, p. 5, par désignation origi¬
nelle).
Description. — Antennes jaune paille ou jaune rouille ; leur longueur varie entre la moitié et les
quatre cinquièmes de celle du thorax.
Les quinze ou vingt premiers articles des antennes du mâle sont quadripectinés ; les articles
suivants sont d’abord bipectinés, du fait de la disparition des pectinations apicales, puis simples. Fla¬
gelle dépourvu d’écailles; pectinations droites, robustes. Les plus longues pectinations apicales
atteignent, du côté proximal, les deux tiers (sous-genre nominatif) ou les quatre cinquièmes ( Âutome-
rula) et, du côté distal, le tiers (sous-genre nominatif) ou le quart ( Automerula ) des pectinations basales
correspondantes. Les quelques cils très fins situés à l’extrémité apicale des pectinations basales ne
diffèrent pas ou à peine des sensilles latérales ; sur la face ventrale le flagelle peut porter de un à
trois cils médians presque imperceptibles ou en être dépourvu. Cônes antennaires peu proéminents
et localisés sur le tiers apical du flagelle.
La structure des antennes des femelles, extrêmement variable suivant les espèces, sera décrite
avec chacune de celles-ci. Flagelle dépourvu d’écailles. Un ou plusieurs cils très fins à l’extrémité de
chacune des dents ou pectinations. Cônes antennaires semblables à ceux du mâle ou plus comprimés.
Protubérance frontale peu proéminente, à bord apical arrondi. Palpes labiaux de longueur variable ;
le troisième article est toujours très réduit et peut être partiellement soudé au second.
Épiphyses tibiales relativement courtes, atteignant approximativement le tiers apical du tibia et
de longueur égale chez les exemplaires des deux sexes. Tibias des pattes postérieures garnis d’une
paire d’éperons apicaux et d’un éperon médian. Tarses dépourvus d’épines, à l’exception d’une paire
apicale sur l’avant-dernier article des tarses des pattes antérieures de la femelle.
Nervation semblable à celle des genres précédents, sauf l’allongement de CU la sur la saillie
caudale des ailes postérieures à'Automerina ( Automerina) caudatula.
Dessus du thorax recouvert de longues écailles piliformes, pas de touffes de poils clairs à la base
des ailes antérieures, face dorsale de l’abdomen unie ou annelée de noirâtre ou de violacé.
Ailes antérieures plus ou moins allongées, apex aigu, saillant ou non; bord externe des ailes
antérieures droit ou légèrement convexe, après une faible concavité subapicale et présentant chez cer¬
taines femelles (sous-genre nominatif) un petit saillant à l’extrémité de M 1. Rayure interne très angu¬
leuse, rayure externe peu préapicale ; bande médiane reliant l’apex au bord interne, bande submargi¬
nale plus ou moins nette. Tache discale réniforme. Présence sur les nervures, comme chez la plupart
des Hyperchiria , de petits points noirâtres ou gris clair, disposés très irrégulièrement et en nombre
très variable ; il existe généralement, entre M 1 et R 5, une tache marginale noire ou brune.
Bord costal des ailes postérieures régulièrement convexe ou (A. (A.) cypria $) avec une dépression
préapicale semblable à celle des Hyperchiria ; bord externe convexe ou (A. (A.) caudatula) présentant
un saillant caudal très net à l’extrémité de CU la. Aire périocellaire gris clair, gris noirâtre ou gris
rosé, pouvant ou non s’éclaircir vers le bord anal. Rayure externe et bande submarginale noires. Ocelle
arrondi, composé d’une pupille blanche dans un iris rouge, suivi d’un anneau noir, donc semblable à
celui de la plupart des Hyperchiria et des Gamelia.
Ornementation de la face ventrale très voisine de celle des Automeris. Chez A. (A.) cypria , la
rayure externe des ailes postérieures est précédée d’une rayure interne reliant le milieu du bord costal
et le point pupillaire. Cette rayure, nette chez la femelle, est très estompée ou indistincte chez le mâle.
Source : MNHN, Paris
révision nu genre Automeris
531
Armure génitale (J (fig. 31). — Uncus tronqué ou virtuellement absent en tant que formation dis¬
tincte du tegumen.
Valves bilobées, entièrement soudées au tegumen, sauf à l’extrémité apicale. Sacculus nettement
plus allongé que la costa. Harpes de longueur très variable, rappelant par leur implantation et leur
conformation celles des Automerîs ; elles sont extrêmement grêles chez A. (4.) cypria.
Gnathos absent. Bords latéraux antérieurs du vinculum arrondis, région médiane du neuvième ster-
nite membraneuse chez les deux espèces où le saccus est bien différencié : A. {A.) caudatula et
A. (A.) auletes.
Aedeagus toujours très robuste. A sa partie antérieure est soudé un anneau sclérifié, assez étroit
dorsalement, mais très développé latéralement et ventralement et qui représente vraisemblablement
une sclérification partielle de Panellus ou, peut-être, un juxta et une fultura superior fusionnés. Vesica
pouvant être garnie de formations très denses de cornuti. Bulbus ejaculatorius très long.
Lobes du bord postérieur du huitième sternite peu proéminents ; sclérification du tergite 8 en
étroite bandelette plus ou moins allongée.
Armure génitale Ç. — Lobes de l’oviporus larges. Les deux paires d’apophyses subégales. Plaque
génitale circumvaginale, large, reliée latéralement au tergite 8 ; Y ostium bursae s’ouvre au centre d’une
zone médiane membraneuse. Ductus bursae de longueur très variable ; bourse copulatrice très ample.
Répartition géographique. — De l’Amérique Centrale à la Bolivie et de la Colombie à la Guyane
et au Brésil amazonien.
Biologie. — Voir 3 e partie, page 39.
Taxonomie. — Le genre, sommairement décrit par MlCHENER (1949 : 146) et ensuite longuement
étudié par lui (MlCHENER, 1952 : 435), présente des affinités avec le genre Hyperchiria , par la forme
des ailes (exemplaires femelles, dans le sous-genre nominatif), par l’ornementation (structure de l’ocelle),
ainsi que par certains caractères de l’armure génitale mâle (uncus virtuellement absent ou peu diffé¬
rencié du tegumen, pas de gnathos) ; toutefois, les valves qui chez les Hyperchiria sont trilobées, avec
de longs processus très différenciés, sont ici extrêmement réduites et presqu’entièrement soudées au
sternite et elles sont munies de harpes dont la structure rappelle celle des Automeris. Lobes ou pro¬
cessus de l’anellus absents, structure du pénis très particulière.
Le genre se décompose en deux sous-genres : Automerina (Automerina ) Michener et Automerina
(Automerula ) Michener, morphologiquement bien différenciés.
Tableau de détermination des sous-genres
1. Exemplaires <3 (ailes antérieures peu. allongées, non falquées) ; exemplaires Ç (bord
externe des ailes antérieures présentant un saillant bien marqué à l’extrémité de M 1,
antennes quadripectinées ou longuement bidentées). Automerina (Automerina)
— Exemplaires (J (ailes antérieures très allongées et falquées); exemplaire Ç (bord
externe des ailes antérieures régulièrement convexe, après la concavité subapicale,
antennes bidentées)... Automerina (Automerula)
Source : MNHN, Paris
532
Automerina (Automerina) Michener
Description. — Antennes jaune paille ou jaune rouille, d’une longueur égale aux trois-quarts ou
aux quatre-cinquièmes de celle du sternite.
Antennes du mâle quadripectinées sur les deux premiers tiers environ du flagelle ; les quatre ou
cinq articles suivants sont bidentés, par suite de la disparition des pectinations apicales, et les quatre
ou cinq derniers articles sont simples. Les plus longues pectinations apicales atteignent approximati¬
vement, du côté proximal les deux tiers, du côté distal le quart, des pectinations basales correspon¬
dantes. Quelques cils très fins à l’extrémité de chacune des pectinations basales.
Antennes de la femelle semblables à celles du mâle, avec des pectinations à peine plus courtes,
chez A. (A.) cypria , longuement bidentées chez A. {A.) caudatula.
Front très étroit. Palpes labiaux atteignant le milieu du front ; le troisième article est grêle mais
bien individualisé.
Ailes antérieures plus ou moins allongées, apex aigu, mais peu proéminent, bord externe pré¬
sentant, chez les exemplaires femelles, un léger saillant au niveau de M 1, comme chez les Hyper-
chiria. Bord costal des ailes postérieures régulièrement convexe ou avec une légère dépression préa¬
picale {A. {A.) cypria Ç), bord externe de ces ailes convexe ou porteur d’un prolongement caudal au
niveau de CU la (A. (A.) caudatula).
Armure génitale cj'. — Voir description du genre. Pénis très robuste à vesica garnie ou non de
cornuti. Longueur des harpes très variable.
Armure génitale Ç. — Voir description du genre.
Répartition géographique. — Guyane, Venezuela, Brésil amazonien, Pérou oriental, Equateur,
Argentine.
Tableau de détermination des espèces du sous-genre
1. Bord externe des ailes postérieures caudé. A. (A.) caudatula
— Bord externe des ailes postérieures non caudé. 2
2. Exemplaires (coloration de la face dorsale des ailes antérieures très uniforme ; harpes
minuscules). A. (A.) cypria
— Exemplaires <3* (coloration de la moitié distale de la face dorsale des ailes antérieures,
sauf la bande submarginale, gris blanchâtre, contrastant avec celle de la moitié basale
brune; harpes très longues). A. (A.) vala
Automerina (Automerina) cypria (Gmelin) (pl. 60, fig. 1)
Phalaena Attacus Jo Cramer, 11780], Uitl. Kapellen, 4, p. 26, pl. 303, fig. D et E Ç |nec fig. F et G<?| (rejeté en litté¬
rature comme homonyme de Bombyx io Fabricius, 1775, Syst. Ent., p. 560, n° 16).
Phalaena Cypria Gmelin, 1790, C. Linné, Syst. Nat., 1 (5), Insecta (3), Lepidoptera, p. 2403, n° 1307.
Hyperchiria Cypria Cmelin; Kirby, 1892, A syn. cat. Lepid. Heter., 1, p. 782, n° 6.
Automeris cypria Gmelin ; Draudt, 1929, in A. Seitz, Cross-Schmett. d. Erde, 6, p. 746, pl. 111 B, d c?.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION
cenre Automeris
533
Hyperchiria cypria Cmelin; Schussler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 377.
Automeris cypria cypria Cmelin ; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 63, n° 20.
Automeris ( Automerina) cypria (Cramer) [sic] ; Michener, 1952, Bull. Americ. Mus. Nat. Hist., 98 (5), p. 436, fig. 282-
285 (armure génitale J).
Automerina (Automerina) cypria (Gmelin) ; Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France , 78, p. 76.
Io Stollii Boisduval, 1875, Ann. Soc. ent. Belg., 18, p. 228, n° 36 (nom nouveau pour Phalaena Attacus io Cramer,
[1780] : pl. 303, fig. D et E Ç).
Io Stollii Boisduval; Kirby, 1892, A syn. cat. Lepid. Heter., 1, p. 782, n° 6 (comme synonyme A'H. cypria).
Automeris pericinctus Conte, 1906, Ann. Lab. Ét. Soie, 12, p. 124, pl. 4, fig. 5 Ç \nec <?].
Automeris cypria pericinctus Conte; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6, p. 746.
Hyperchiria cypria vala forme pericinctus Conte ; Schûssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 378.
Automeris cypria forme pericinctus Conte ; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 64, n° 20.
Automerina (Automerina) pericinctus (Conte) ; Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France, 78, p. 76 (comme synonyme
d'A. (A.) cypria.
L’espèce a été citée (part.) par Kirby (1871 : 43, nec 1892 : 782) sous le nom d'Hyperchiria vala et figurée par
Draudt (1929 : pl. 111 B, d Ç, sous le nom d 'Automeris plicata).
Types. — jo Cramer, stollii Boisduval, même spécimen. Lectotype ; 1 Ç, Surinam, exemplaire
figuré par CRAMER ([1780) : pl. 303, fig. D, E) (disparu).
cypria Gmelin. Lectotype : 1 Ç, « Exotica », exemplaire figuré par ZSCHASCH (1788 : 96, pl. 3,
n° 210) (coll. Leske) (probablement disparu).
pericinctus Conte. Holotype : 1 Ç, Guyane française, Maroni (armure génitale détruite) (coll.
Ch. Oberthür < Muséum, Paris).
Description. — ç?. Envergure : 39-47 mm ; longueur des ailes antérieures : 20-23 mm.
Antennes : 28 articles, dont 20 quadripectinés, suivis de 5 bidentés, les deux ou trois derniers
articles apicaux, simples. Palpes labiaux orangés, front et dessus du thorax gris ou beiges, tarses
partie gris violacé, partie orangés, dessous du corps et région anale jaune clair, face dorsale de l’abdo¬
men beige orangé.
Ailes antérieures allongées, apex légèrement saillant, bord externe droit, un peu oblique. Cou¬
leur fondamentale variant du gris clair au beige orangé, avec parfois un léger glaçage violacé ; quelques
points noirs sur les nervures. Rayures brunes, l’interne très anguleuse, liserée proximalement de gris
clair, l’externe très fine, légèrement préapicale (2 mm), droite, liserée distalement de gris clair. Bande
submarginale généralement très estompée, pouvant être soulignée de brunâtre sur le liseré ; une petite
tache noire, bordée de gris clair, sur la zone marginale entre R 5 et Ml. Bande médiane brun jaune.
Petite tache discale ovale, gris clair.
Ailes postérieures beiges ou gris clair, ombrées de brun clair sous la costa ; rayure externe et
bande submarginale noires s’estompant sur la zone subcostale. Petit point pupillaire excentré vers le
bord supérieur de l’ocelle.
Face ventrale jaune, passant au brun violacé sur la zone marginale des ailes antérieures et l’aire
externe des ailes postérieures. Rayures externes brun violacé, celle des ailes postérieures formant une
petite boucle au niveau du point pupillaire. Tache discale ovale.
Armure génitale (fig. 354). — Tegumen large avec, sur la région postérieure, une large zone
membraneuse, limitée en arrière par une étroite bande sclérifiée qui peut représenter l’uncus. Extré¬
mité libre des valves tronquée, soulignée par une bordure très sclérifiée ; harpes minuscules. Saccus
large, peu proéminent. Aedeagus très robuste, entouré, dans sa moitié antérieure, d’un large anneau
sclérifié ; vesica très développée avec de très abondantes formations de cornuti ; longueur du bulbus
ejaculatorius double de celle de l’aedeagus. Sclérification du tergite 8 très peu différenciée.
Ç. — Envergure : 56-73 mm ; longueur des ailes antérieures : 28-35 mm.
Antennes : 24 articles, quadripectinés jusqu’au treizième qui est suivi de 7 articles bidentés, les
Source : MNHN, Paris
534
CLAUDE LEMAIRE
4 derniers articles apicaux simples. Palpes labiaux et front de teintes très variables : orangés, grisâtres
ou brunâtres, dessus du thorax beige ou brun, tarses noirâtres, semés d’écailles beige orangé, dessous
du corps beige orangé, face dorsale de l’abdomen beige ou brunâtre, plus ou moins rehaussé de brun
orangé ou de brun violacé.
Ailes antérieures allongées, apex aigu, légèrement proéminent, bord externe présentant une petite
concavité subapicale, suivie d’un saillant obtus entre Ml et M 2, ensuite convexe et assez oblique.
Couleur fondamentale brun violacé avec une légère éclaircie sur le bord distal de la bande submar¬
ginale. Bande médiane brune, très nette. Ailes postérieures présentant une nette dépression sur le
bord costal et un léger saillant sur le bord externe à l’extrémité de M 3. Aire périocellaire variant
du gris clair au gris violacé, avec une large zone subcostale brune. Iris rouge vif. Face ventrale brune,
plus sombre sur la zone marginale des ailes antérieures et sur l’aire externe des ailes postérieures.
Rayures noires. Sur les ailes postérieures une bande brun orangé relie la costa à la pupille ocellaire
qui est liserée de rose orangé.
Armure génitale (fig. 355). — Longueur des deux paires d’apophyses approximativement égale.
Plaque génitale circumvaginale, avec une zone membraneuse autour du très large ostium bursae. Ductus
bursae très large, membraneux, bourse copulatrice très longue et volumineuse, présentant dans sa
partie initiale, du côté dorsal, une légère boursouflure d’où émane le ductus seminalis.
Répartition géographique. Dates de capture. — Surinam.
Guyane française. Maroni ; Cayenne, IV, VII (R. P. Y. Barbotin, J. J. de Granville) ; Kourou,
Roura, II, VI, XI, XII (R. P. Y. Barbotin) ; Inini : Saül, 200 m, I (J. T. Betz).
Guyane. Kartabo, I, III, V à XI [Fleming).
Venezuela. Bolivar : El Pao, X (M me A. Gadou).
Source : MNHN, Paris
révision du cenre Automeris
535
Brésil. Amazonas : Benjamin Constant, VIII, XI, Fonte Boa, IX, Camuna, Uypiranga, rio Madeira ;
Para : Obidos, VII.
Equateur. Oriente : Zarzayacu, 700 m, II (S. E. Velastegui), Misahualli, 400 m, V (id.).
Pérou. Huanuco : environs de Tingo Maria, rio Rondo, 600 m, VI, XI (G. et L. Harris).
Argentine. Tucumân : Sierra de la Ramada, 650 m (R. Schreiter).
Biologie. — Voir 3 e partie, p. 39.
Discussion. — Phalaena Attacus jo (pour io) a été décrit par CRAMER ([1780] : 26) d’après un
mâle (pl. 303, fig. F et G) et une femelle (id., fig. D et E) appartenant à deux espèces différentes
(voir page 537). Sans se référer au travail de CRAMER, GMELIN (1790 : 2403) a décrit à son tour, sous
le nom de Phalaena cypria , une femelle de la collection Leske, très médiocrement figurée par ZSCHASCH
(1788 : 96, pl. 3, n° 210), mais appartenant certainement à la même espèce que celle des figures D
et E de CRAMER. KlRBY (1871 : 43) ignorant l’ouvrage de GMELIN a (sans distinguer entre le (J des
figures F et G et la Ç des figures D et E) proposé, en remplacement de jo Cramer, [1780], jugé préoccupé
par Bombyx io Fabricius, 1775, le nom A'Hyperchiria vala. À son tour BOISDUVAL (1875), ne tenant
compte, ni du travail de GMELIN, ni de celui de KlRBY a donné le nom d’/o stollii à la femelle des
figures D et E de CRAMER et a décrit Io crameri d’après le mâle des figures F et G du même auteur.
Enfin, KlRBY (1892 a : 782), revenant sur son travail antérieur et connaissance prise de celui de
GMELIN, a valablement fixé comme suit la nomenclature :
Hyperchiria cypria Gmelin (= jo Stoll [ recte Cramer], pl. 303, fig. D et E Ç = stollii Bois-
duval) 68 .
Hyperchiria vala Kirby (= crameri Boisduval) 69 (espèce basée sur jo Stoll [recte Cramer),
pl. 303, fig. F et G (?)•
Par la suite, CONTE (1906), au mépris de la loi d’antériorité, a cité, d'une part, H. vala
Kirby, 1871, comme synonyme d’/o crameri Boisduval, 1875 et, d’autre part, Io stollii Boisduval, 1875,
comme espèce valable (cypria Gmelin, 1790, n’étant même pas mentionné). DRAUDT (1929 : 746),
SCHÜSSLER (1934 : 377) et BOUVIER (1936 a : 64) ont suivi la nomenclature de KlRBY (1892 a), mais
en citant vala comme sous-espèce ou « forme » de cypria et non comme espèce distincte.
Automerispericinctus Conte dont nous avons examiné Fholotype femelle est un synonyme récent
dl4. (A.) cypria.
Automerina (Automerina) vala (Kirby) (pl. 59, fig. 8)
Hyperchiria Vala Kirby, 1871, Trans. ent. Soc. London, 1871, Proc., p. xun (nom nouveau pour Phalaena Attacus
jo Cramer).
Hyperchiria Vala Kirby; Kirby, 1892, A syn. cat. Lcpid. Heter., 1, p. 782, n° 7 (pour Phalaena Attacus jo Cramer,
11780], pl. 303, fig. F et G d 1 , nec id., fig. D et E Ç).
Automeris cypria forme vala Kirby; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6, p. 746.
Hyperchiria cypria vala Kirby; Schûssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 377.
Automeris cypria forme vala Kirby ; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool. , (10) 19, p. 64, n° 20 inec pl. 2, fig. 1 c?l-
Automerina (Automerina) vala (Kirby) ; Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France, 78, p. 76.
Io Crameri Boisduval, 1875, Ann. Soc. ent. Belg., 18, p. 228, n° 36 (nom nouveau pour Phalaena Attacus jo Cramer,
117801 : pl. 303, fig. F et G d 1 ).
Hyperchiria Crameri Boisduval; Kirby, 1892, A syn. cat. Lepid. Heter., 1, p. 782, n° 7 (comme synonyme A'Hyper¬
chiria vala).
Type. — vala Kirby, crameri Boisduval, même spécimen. Lectotype : 1 ç?, Surinam, figuré par
CRAMER ([1780] : pl. 303, fig. F, G), disparu.
68. Bien que jo Cramer et io Fabricius ne soient pas congénériques,/o Cramer ne peut pas être rétabli pour A. (A.) cypria , ce
rétablissement n’étant admissible, aux termes de l’article 59 (c) du Code international de Nomenclature zoologique, que pour les noms
rejetés comme homonymes après 1960.
69. Aux termes de l’article 17 (2) du Code, un nom du groupe espèce est utilisable, même si, comme c’est le cas pour vala ,
l’on constate que la description originale se rapporte à plus d’une unité taxonomique.
Source : MNHN, Paris
536
LEMAIRE
Description. — c?. Envergure : 52 mm ; longueur des ailes antérieures : 26 mm.
Antennes : 26 articles, dont 16 quadripectinés, suivis de 5 bipectinés, les 5 derniers articles api¬
caux simples. Palpes labiaux et front brun orangé, dessus du thorax gris clair avec une tache longitu¬
dinale brune sur le mésothorax, tarses brun orangé, teintés de violacé, dessous du corps et région
anale jaunes, face dorsale de l’abdomen brun orangé.
Ailes antérieures peu allongées, apex à peine saillant, bord externe droit, pas oblique. Couleur
fondamentale brun orangé terne, passant au gris blanchâtre sur la moitié distale de l’aire médiane et
sur l’aire externe, sauf la zone subcostale et la bande Submarginale ; une tache brun orangé entre R 5
et M 1 ; de très petits points bruns ou gris clair sur les nervures. Rayures brunes, très estompées,
l’externe légèrement préapicale (2 mm), concave. Bande submarginale assez vague, bande médiane
brune, confondue avec l’aire baso-médiane. Tache discale brun jaune, finement Userée de gris clair.
Aire périocellaire gris noirâtre, très largement envahie de brun roux sous la costa et vers le bord
anal, une zone jaune clair vers la base de l’aile. Rayure externe et bande submarginale noires, larges,
s’estompant sur la zone subcostale, séparées par un espace de la même teinte que l’aire périocellaire ;
zone marginale gris noirâtre, franges brun orangé. Petite pupille ocellaire blanche ; iris rouge vif.
Face ventrale jaune, passant au noirâtre sur la zone marginale des ailes antérieures, au beige
orangé, puis au noirâtre sur l’aire externe des ailes postérieures. Rayures sinueuses, violacées. Très
petit point pupillaire blanc auréolé de violacé.
Armure génitale (fig. 31 et 356). — Très proche de celle A'A. (A.) cypria , mais les harpes sont
extrêmement longues, leur extrémité libre se situant très en arrière de celle de l’uncus. Pénis très
volumineux, avec deux formations très denses de cornuti sur les bords latéraux de la vesica ; bulbus
ejaculatorius nettement plus long que l’aedeagus. Sclérification du tergite 8 allongée, subtriangulaire.
$. — Inconnue ou non identifiée.
Source : MNHN, Paris
révision du cenre Automeris
537
Répartition géographique. Dates de capture. — Surinam.
Pérou (sud-est). Yahuarmavo, 400 m, IV-V.
Biologie. — Voir 3 e partie, p. 39.
Discussion. — Nous avons indiqué (voir page 535) que le nom d'Hyperchiria vala a été proposé
par KlRBY (1871 : 43) en remplacement de Phalaena Attacus jo Cramer, [1780], préoccupé par Bombyx
io Fabricius, 1775, et que, par la suite, il a été utilisé par KlRBY lui-même (1892 a : 782) pour dési¬
gner le mâle figuré par CRAMER (( 1780) : pl. 303, fig. F et G) et non la femelle (même planche, fig. D
et E) pour laquelle a été maintenu le nom de Phalaena cypria Gmelin, 1790.
Si le mâle que nous figurons (pl. 59, fig. 8) 70 et d’après lequel nous représentons l’armure géni¬
tale appartient, comme la coloration très caractéristique des ailes antérieures permet de le penser, à
la même espèce que celui figuré par CRAMER, que nous désignons comme lectotype d’-4. (4.) vala ,
celui-ci et A. {A.) cypria sont bien deux espèces distinctes 71 et c’est à tort que le premier a été
abaissé au rang de « forme » ou de sous-espèce du second par DRAUDT (1929 : 746), SCHÜSSLER (1934 :
377) et BOUVIER (1936 a : 64).
L’espèce ainsi identifiée est très voisine de la précédente ; le mâle en diffère par le contraste
très marqué entre la moitié basale brune et la moitié distale gris blanchâtre de la face dorsale des
ailes antérieures, ainsi que par la coloration beaucoup plus vive de l’iris ocellaire et des zones anale
et subcostale des ailes postérieures ; face dorsale du thorax gris clair, avec une tache longitudinale
brun orangé et non uniformément brun foncé. La structure de l’ai'mure génitale mâle est caractérisée
par la longueur des harpes qui, minuscules chez A. (A.) cypria , sont ici, au contraire, exceptionnelle¬
ment bien développées.
Io crameri qui a été décrit par BOISDUVAL (1875) également d’après Phalaena Attacus jo Cramer
([17801 : pl. 303, fig. F et G cJ), a été très justement invalidé par KlRBY (1892 a) comme synonyme
récent A'A. {A) vala.
Automerina (Automerina) caudatula (C. et R. Felder) (pl. 60, fig. 2 et 7)
Hyperchiria caudatula C. et R. Felder, [18741, Reise d. Novara, zool. Th., 2 (2), Lepid, atlas, pl. 91, fig. 1 Ç, Erklar
d. Taf. 75-107, p. 5.
Automeris caudatula Felder; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6, p. 746, pl. 111 B, d Ç.
Hyperchiria caudatula Felder; Sciiüssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 376.
Automeris caudatula Felder ; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 62, n° 19, p. 53, fig. 3.
Automerina (Automerina) caudatula (Felder) ; Michener, 1949, Journ. Kansas Ent. Soc., 22, p. 146.
Automerina (Automerina) caudatula (Felder) ; Michener, 1952, Bull. Americ. Mus. Nat. Hist., 98 (5), p. 436.
Automerina (Automerina) caudatula (C. et R. Felder) ; Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France, 78, p. 76.
Type. — Lectotype : 1 $, Ainazonas (Bâtes) (coll. Felder < Tring Muséum < British Muséum,
N. H.).
Description. — c?- Envergure : 44-48 mm ; longueur des ailes antérieures : 22-25 mm.
Antennes : 28 articles, dont 14 quadripectinés, 7 bidentés, et 5 (apicaux) simples. Palpes labiaux
bruns, front beige, plus ou moins teinté de gris violacé, dessus du thorax beige ou brun olive, tarses
beiges, semés d’écailles gris violacé, dessous du corps et région anale jaunes, face dorsale de l’abdomen
jaune, annelée de noir.
Ailes antérieures allongées, apex aigu, à peine saillant, bord externe droit ou légèrement con¬
vexe, peu oblique. Couleur fondamentale variant du brun jaune au brun olive, avec d’assez nombreux
70. Cet exemplaire originaire du Pérou, Yahuarmavo appartient au British Muséum (N.H.). Il présente exactement les mêmes
caractères externes que le mâle représenté par Cramer. Malgré sa provenance très différente, il s'agit vraisemblablement de la même
espèce, de nombreux taxa guyano-amazoniens (voir page 26) étendant leur répartition jusqu'au Pérou. Nous avons cependant estimé
qu’il eût été un peu aventureux de le désigner comme néotype.
71. Ce que confirmerait peut-être le fait que Stoll (117901 : pl. 17) a rapporté à Phalaena Attacus io deux chenilles très dif¬
férentes considérées comme celles du mâle et de la femelle.
Source : MNHN, Paris
538
CLAUDE LEMAIRE
points noirs sur les nervures, notamment l’anale et CU lb. Rayure interne très anguleuse, noirâtre,
liserée proximalement de gris clair ; bande submarginale plus ou moins nette, bordée distalement de
noirâtre et de gris clair; bande médiane à peine plus foncée que le reste de l’aire médiane. Tache dis¬
cale ovalaire, liserée et semée d’écailles gris clair.
Bord costal des ailes postérieures arrondi ; bord externe présentant une nette proéminence cau-
cale au niveau de CU la, précédée et suivie de légères dentures. Aire périocellaire et espace séparant
la ravure externe de la bande submarginale beige orangé; zone marginale brunâtre, plus ou moins
envahie de beige orangé. Petit point pupillaire blanc, au centre de l’iris rouge cerise. Franges gris lilas.
Face ventrale jaune, légèrement teintée de rose violacé sur l’aire baso-médiane des ailes anté¬
rieures. Rayures rose violacé. Bandes submarginales représentées, sur les ailes postérieures, par des
taches noirâtres plus ou moins nettes. Point pupillaire liseré de violacé.
Armure génitale (fig. 357). — Structure très proche de celle des deux espèces précédentes. Harpes
grêles, mais beaucoup plus longues que chez A. (A.) cypria. S&ccus plus proéminent. Pénis à vesica
dépourvue de cornuti ; bulbus ejaculatorius environ trois fois plus long que l’aedeagus. Lobes du bord
postérieur du sternite 8 plus rapprochés que chez A. {A.) cypria , sclérification du tergite 8 très étroite.
$. — Envergure : 67-75 mm; longueur des ailes antérieures : 35-37 mm.
Antennes : 27 articles longuement bidentés. Palpes labiaux, front, tarses et dessous du corps
bruns, dessus du thorax gris brun, face dorsale de l’abdomen jaunâtre, annelée de noir ; une petite
touffe de poils gris clair à la base des antennes.
Ailes antérieures allongées, apex aigu, saillant, bord externe présentant, après la brève conca¬
vité subapicale, une petite dent obtuse à l’extrémité de Ml, ensuite oblique et un peu onduleux. Cou¬
leur fondamentale brun noir ; liserés des rayures et de la bande submarginale gris clair ; large bande
médiane brun noir, tache discale et franges gris clair. Ailes postérieures entièrement noirâtres, de la
même forme que celles du mâle. Rayure externe et bande submarginale très peu contrastantes ; un fin
liseré gris clair sur le bord distal de la bande submarginale. Iris ocellaire rouge cerise. Face ventrale
Source : MNHN, Paris
RÉVISION
Automeris
539
brun noir, très uniforme. Rayures noires, celle des ailes postérieures finement liserée de gris clair du
côté distal ; bande submarginale des ailes postérieures noire.
Armure génitale (fig. 358). — Structure de la plaque génitale voisine de celle d'A. (A.) cypria.
Ductus bursae partiellement sclérifié, très court et plus étroit, bourse copulatrice beaucoup plus volu¬
mineuse, le ductus seminalis en émane assez loin du ductus bursae.
Répartition géographique. Dates de capture. — Guyane française. Approuague : Régina, VII
(R. P. Y. Barbotin).
Brésil. Amazonas : Camuna, Sào Paulo de Olivença; Para : Belem, I, V.
Équateur. Oriente : rio Anzü, Zarzayacü, 700 m, X (D. Velastegui), rio Napo, Napo, 500 m, I
(H. Descimon).
Pérou. Huanuco : rio Rondo, 15 km de Tingo Maria, 650 m, V, VI, X (G. et L. Harris); Puno :
Carabaya, rio Huacamayo, La Union, 600 m, X (G. Ockenden).
Discussion. — Espèce très facile à identifier ; de tous les Hemileucinae connus, elle est la seule
dont les ailes postérieures présentent un saillant caudal. Décrite d’après un nombre non précisé d’exem¬
plaires femelles dont celle que nous figurons et que nous désignons comme lectotvpe.
Automerina (Automerula) Michener
Aulomerina ( Automerula) Michener, 1949, Joum. Kansas Ent. Soc., 22, p. 146 (espèce type : Jo auletes Herrich-
SchafTer, 11856], Samml. aussereurop. Schmett., 1, p. 10, Anmerk 24, n° 10, Ipl. 44], fig. 96-97 Ç, par désignation origi¬
nelle).
Description. — Antennes jaune rouille, très courtes, d’une longueur approximativement égale à la
moitié de celle du thorax.
Antennes du mâle quadripectinées jusqu’au quinzième article qui est suivi de deux ou trois articles
bidentés, les sept ou huit derniers articles apicaux simples. Les plus longues pectinations apicales sont
égales, du côté proximal, aux cinq sixièmes environ et, du côté distal, au tiers des pectinations basales
correspondantes. Cils des pectinations basales aussi fins que les sensilles latérales.
Antennes de la femelle brièvement bidentées jusqu’au seizième article environ, les douze derniers
articles apicaux simples. Cônes très comprimés.
Front très large. Palpes labiaux assez courts, leur extrémité ne dépassant pas le niveau de la
protubérance frontale ; le troisième article est en grande partie soudé au second.
Ailes antérieures allongées, celles du mâle très falquées ; apex aigu, très proéminent, bord externe
droit ou un peu convexe, ne présentant aucun saillant à l’extrémité de M 1. Bord costal des ailes pos¬
térieures du mâle régulièrement convexe, de la femelle un peu déprimé dans sa moitié distale, avec
l’angle apical légèrement saillant ; ces ailes très étroites chez les exemplaires mâles.
Armure génitale <3- — Structure voisine de celle du sous-genre nominatif. Harpes longues. Vesica
dépourvue de cornuti.
Armure génitale $. — Très proche également de celle du précédent sous-genre.
Répartition géographique. — De l’Amérique Centrale à la Bolivie, de la Colombie au nord du Brésil.
Taxonomie. — MICHENER (1952 : 436) a indiqué que ce sous-genre diffère du précédent par les
caractères suivants : antennes beaucoup plus courtes, celles de la femelle, partie bidentées, partie
simples, palpes labiaux plus courts, front beaucoup plus large, forme des ailes antérieures toute autre.
Source : MNHN, Paris
540
CLAUDE LEMAIRE
Automerina (Automerula) auletes (Herrich-Schàffer) (pl. 60, fig. 6)
Jo auletes Herrich-Schàffer, [18561, Samml. aussereurop. Schmett., 1, p. 10, Anmerk 24, n° 10, [pl. 44], fig. 96-97 Ç.
Automeris auletes Herrich-Schàffer; Draudt, 1929, in A. Serra, Gross-Schmett. d. Erde, 6, p. 748, pl. 111 B, f Ç,
130, e <?.
Camélia auletes Herrich-Schàffer; Schüssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 382.
Automeris auletes Herrich-Schàffer; Bouvier, 1936, Ann. Sri. nat., Zool., (10) 19, p. 46, n° 5.
Automerina (Automerula) auletes (Herrich-Schaeffer) [sic) ; Michener, 1949, Joum. Kansas Ent. Soc., 22, p. 146.
Automerina (Automerula) auletes (Herrich-Schàffer) ; Michener, 1952, Bull. Americ. Mus. Nat. Hist., 98 (5), p. 436,
fig. 286-290 (armure génitale c?)-
Automerina (Automerula) auletes (Herrich-Schàffer); Fleming, 1952, Zoologica , 37 (4), p. 206.
Automerina (Automerula) auletes (Herrich-Schàffer); Lemaire, 1970, Arm. Soc. ent. France , (N. S.) 6, p. 573.
Automerina (Automerula) auletes (Herrich-Schàffer) ; Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France, 78, p. 76.
Type. — Holotype : 1 Ç, Surinam, exemplaire figuré par HERRICH-SCHÀFFER ([1856] : fig. 96-97)
(coll. Boisduval) (disparu).
Description. — <J. Envergure : 55-69 mm; longueur des ailes antérieures : 30-35 mm.
Antennes : 28 articles. Palpes labiaux orange, front gris souris, beige ou beigè orangé, dessus du
thorax beige ou brun jaune, avec deux taches prothoracique et métathoracique gris noirâtre, de très
longues écailles piliformes à l’extrémité des tegulae, tarses de teintes très diverses, variant du jaune
au brun, plus ou moins teintés d’orange, de beige ou de gris violacé, dessous du corps et région anale
jaunes ; face dorsale de l’abdomen jaune, annelée de rouge violacé, avec des traits noirs sur les premiers
segments.
Ailes antérieures très allongées et falquées, apex très saillant, plus ou moins aigu, bord externe
concave sous l’apex, un peu oblique. Couleur fondamentale brun jaune, avec de nombreux points noirs
et gris argenté sur les nervures ; sur la zone marginale, une grosse tache noire, liserée distalement de
gris argenté, entre R 5 et M 1, et une seconde plus petite vers le bord anal. Espace séparant la rayure
externe de la bande submarginale de la même teinte que l’aire périocellaire ; zone marginale générale¬
ment brun jaune. Ocelle ovale; iris rouge cerise. Franges gris violacé.
Face ventrale orangée sous la costa des ailes antérieures et tout ou partie de l’aire baso-médiane
des ailes postérieures, jaune au-dessus du bord interne des ailes antérieures et généralement sur la
moitié proximale de l’aire interne des ailes postérieures; aire externe des quatre ailes gris noirâtre,
plus ou moins violacé. Nervures jaunes. Rayures externes violacées, celle des ailes postérieures droite,
tangente au point discal blanc vif, auréolé d’orangé.
Armure génitale (fig. 359). — Tegumen large présentant dans sa partie postérieure une large
zone membraneuse, limitée par une étroite bande sclérifiée qui forme un rentrant très net dans sa
partie médiane. Selon MICHENER (1952 : 436) cette pièce pourrait représenter l’uncus. Bord apical
des valves sclérifié, avec un. court processus à extrémité aiguë ; harpes longues. Sclérification de l’anellus
semblable à celle des espèces précédentes. Saccus large, très saillant, pénis très robuste ; longueur du
bulbus ejaculatorius quatre fois supérieure à celle de Paedeagus. Lobes du bord postérieur du sternite 8
très écartés, peu proéminents. Sclérification du tergite 8 très allongée.
Ç. — Envergure : 68-89 mm; longueur des ailes antérieures : 37-38 mm.
Antennes bidentées : 28 articles. Palpes labiaux orangés, front partie orangé, partie gris souris,
dessus du thorax variant du gris souris ou olivâtre au brun jaune, tarses partie orangés, partie gris
violacé, dessous du corps jaune orangé, face dorsale de l’abdomen jaune, annelée de rouge violacé.
Ailes antérieures aÙongées, beaucoup plus larges que celles du mâle, apex aigu, très saillant,
bord externe convexe après la brève concavité subapicale. Teinte et ornementation de la face dorsale
Source : MNHN, Paris
révision du cenre Automeris
541
semblables à celles du mâle. Face ventrale grisâtre avec de larges zones chaudron sous la costa des
ailes antérieures et l’aire baso-médiane des ailes postérieures ; nervures chaudron, très marquées ; bandes
submarginales vagues.
Armure génitale (fig. 360). — Longueur des deux paires d’apophyses approximativement égale.
Plaque génitale large, ostium bursae très ouvert, situé au centre d’une zone membraneuse. Ductus bursae
très court, étroit, ventralement sclérifié. Bourse copulatrice longue et volumineuse ; elle forme sur son
bord dorsal, très près du ductus bursae , un petit appendice d’où émane le ductus seminalis.
Fie. 359. — Armure génitale A'Automerina (Automerula) auletes (Herrich-Schaffer) (a-d) ;
id., pénis, face dorsale (e) (échelle = 2 mm).
Fie. 360. — Armure génitale
Ç A'Automerina (Automerula) auletes (Herrich-Schâfler).
Répartition géographique. Dates de capture. — Panama. Volcan de Chiriqui ( Trotsch ).
Colombie. Valle Cauca : Anchicaya, 1 000/1 400 m, I, III à V, VII à XII (L. et L. Denhez).
Équateur. Pompeya, IX (Luis E. Pena) ; Oriente : Sasayaco, 600 m, VI (S. E. Velastegui).
Pérou. Loreto : Aguaytia, 400 m, II.
Bolivie.
Venezuela. Aragua : Parc national Rancho Grande, 1 000/1 150 m, V a IX, XII (R. Lichy , H. Fle¬
ming) ; Miranda : route de Caracas à Los Teques, V (C. Lemaire) ; Bolivar : El Pao, IV à VIII
(M me A. Gadou ), route d’El Dorado à Santa Elena, km 83, 105 m, VI (C. Lemaire).
Source : MNHN, Paris
542
CLAUDE LEMAIRE
Trinidad. Port of S pain.
Surinam.
Guyane.
Guyane française. Roura, VIII, XII (R. P. Y. Barbotin) ; Approuague : Régina, I (id.).
Brésil. Para : Belem, V, X.
Discussion. — BOISDUVAL (1875 : 241) a précisé les conditions dans lesquelles l’holotype a été
perdu : « nous avions reçu, autant qu’il nous en souvient, cette magnifique espèce de Surinam. Nous
l’avions prêtée à feu Herrich-SchàfTer ; malheureusement elle a été détruite dans le retour qu’il nous
en a fait ». Grâce à l’excellente figure d’HERRICH-SCHÀFFER l’identification de cette espèce ne pose fort
heureusement aucun problème.
Source : MNHN, Paris
révision nu cenre Automeris
543
Automeropsis Lemaire
Automeropsis Lemaire, 1969, Lambillionea, 68, p. 46, fig. 4 (espèce type : /o umbrata Boisduval, 1875, Ann. Soc.
ent. Belg., 18, p. 227, n° 34 (= Hyperchiria accuminata Maassen, 1885, in Maassen et Weydinc, Beitr. z. Schmett., 5,
fig. 119 $), par désignation originelle).
Description. — Antennes jaune rouille d’une longueur approximativement égale à celle du thorax.
Antennes du mâle quadripectinées jusqu’à l’avant-dernier article apical, flagelle dépourvu d’écailles.
Pectinations très courtes, légèrement incurvées. Les plus longues pectinations apicales atteignent, du
côté proximal, les trois-quarts, du côté distal le quart des pectinations basales correspondantes ; sur les
huit derniers articles apicaux les pectinations apicales sont imperceptibles du côté distal. Pas de cils
différenciés à l’extrémité des pectinations, ni sur la face ventrale du flagelle. Cônes antennaires, à peine
indiqués, localisés sur le tiers apical.
Antennes de la femelle bidentées, face dorsale du flagelle dépourvue d’écailles. Chaque dent est
garnie d’un ou deux cils, très courts, à l’extrémité apicale. Cônes antennaires indistincts.
Protubérance frontale nette, à bord apical large et arrondi. Palpes labiaux assez courts, mais
longueur du troisième article égale à la moitié de celle du deuxième, donc nettement supérieure à celle
du même article dans tous les genres précédents.
Épiphyses tibiales du mâle atteignant approximativement le quart apical du tibia ; celles de la
femelle plus courtes. Les tibias des pattes postérieures sont garnis, en plus des éperons apicaux, d’une
paire d’éperons médians. Tarses dépourvus d’épines, à l’exception d’une paire apicale sur l’avant-dernier
article de ceux des pattes antérieures de la femelle.
Nervation semblable à celle des genres précédents.
Ailes antérieures très allongées, apex aigu, chez les exemplaires des deux sexes ; bord externe
des ailes postérieures convexe. L’ornementation sera décrite avec A. umbrata , seule espèce du genre.
Armure génitale <5 (fig. 361). — Tegumen très large, à bord postérieur concave. Uncus absent.
Valves entièrement soudées dorsalement au sternite, représentées chacune par un simple repli de forme
subtriangulaire et par un processus apical digité recourbé ventralement ; pas de harpes. Gnathos absent.
Anellus membraneux. Juxta absent en tant que formation sclérifiée distincte de l’anellus. Bords laté¬
raux antérieurs du vinculum arrondis. Saccus proéminent, subtriangulaire, à extrémité libre aiguë. Aedea-
gus très fortement cambré, avec, à son extrémité antérieure, une gaine bifide qui peut représenter une
sclérification partielle de l’anellus ; vesica dépourvue de cornuti ; bulbus ejaculatorius très court. Bord
postérieur du sternite 8 présentant deux lobes très rapprochés à la base, aigus et très divergents api-
calement. Sclérification du tergite 8 subtrapézoïdale, peu marquée.
Armure génitale $ (fig. 362). — Lobes de l’oviporus larges. Les deux paires d’apophyses relative¬
ment courtes, subégales. Tergite 8 en étroite bande sclérifiée. Plaque génitale large, assez peu scléri¬
fiée, non rebée latéralement au tergite ; elle est composée d’une bande transversale antévaginale et
d’une formation postvaginale à bords arrondis. Ductus bursae très court, membraneux, bourse copula-
trice peu volumineuse, son extrémité libre se situe approximativement au niveau de celle des apophyses
antérieures ; ductus seminalis très rapproché du ductus bursae.
Répartition géographique. — Sud-est du Brésil.
Biologie. — Inconnue.
Source : MNHN, Paris
544
C1AUC
Taxonomie. — Ornementation très voisine de celle des Automeris , notamment du groupe A'Auto-
meris cecrops, mais la rayure externe des ailes postérieures, au lieu de s’interrompre à la rencontre
du bord abdominal se poursuit sur celui-ci jusqu’à la base ; cette rayure et la bande submarginale sont
très larges, la tache discale des ailes antérieures est très réduite et on note la présence de nombreux
points noirs sur les nervures comme chez les Hyperchiria et les Automerina.
Armure génitale mâle rappelant celle des Automerina par son extrême simplification, mais la forme
des valves, encore plus réduites et dépourvues de harpes, est très différente, de même que la structure
du pénis. La plaque génitale de la femelle est toute autre.
À noter également la présence d’une paire d’éperons médians sur les tibias des pattes posté¬
rieures, caractère assez exceptionnel chez les espèces étudiées où il n’a été observé que chez les Adeto-
meris et quelques Hyperchiria et Automeris.
Automeropsis umbrata , décrit dans le genre Io , a été classé, ensuite par KlRBY (1892 a : 780) dans
le genre Automeris ; BOUVIER (1936 a : 382) l’y rangeait dans son « groupe dM. incarnata ».
Automeropsis umbrata (Boisduval) (pl. 60, fig. 4 et 5)
Io Umbrata Boisduval, 1875, Ann. Soc. eut. Belg., 18, p. 227, n° 34.
Automeris umbrata Boisduval; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6, p. 736, pl. 110, a çj.
Automeris umbrata Boisduval ; Schüssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 374.
Automeris umbrata Boisduval ; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool ., (10) 19, p. 146, n° 89, pl. 4, fig. 5 p. 134,
fig. 18 B-B'.
Automeropsis umbrata (Boisduval) ; Lemaire, 1969, Lambillionea , 68, p. 46, fig. 4 (armure génitale <J).
Automeropsis umbrata (Boisduval); Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France , 78, p. 77.
Hyperchiria Accuminata Maassen, in Maassen et Weydinc, 1885, Beitr. z. Schmett., 5, fig. 119.
Automeris accuminata Maassen et Weymer ; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6, p. 738, pl. 110, d Ç.
Automeris accuminata Maassen et Weymer; Schüssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 334.
Automeris accuminata Maassen et Weyding; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 146, n° 89 (comme
synonyme d 'A. umbrata).
Automeris uruba Plôtz, in litteris; cité par Draudt (1929 : 736) comme synonyme dVl. umbrata.
Types. — umbrata Boisduval. Holotype : 1 <$, Brésil (genitalia <J, prép. C. Lemaire n° 405 M.P.)
(Muséum, Paris).
accuminata Maassen. Lectotype : 1 Ç, Brésil, exemplaire figuré par MAASSEN (1885 : fig. 119)
(probablement disparu).
Description. — (J. Envergure : 60-68 mm; longueur des ailes antérieures : 31-33 mm.
Antennes : 29 articles. Palpes labiaux bruns ou brun jaune, front beige orangé, dessus du thorax
brun clair, pas de touffes de poils clairs à la base des ailes antérieures, tarses bruns, teintés de violacé,
dessous du corps beige, face dorsale de l’abdomen beige clair, annelée de rougeâtre. *•
Ailes antérieures très allongées et falquées, apex aigu, bord externe concave. Couleur fondamen¬
tale brun foncé très uniforme, avec de nombreux points sur les nervures, noirs et très denses sur la
costa, ailleurs gris clair. Rayure interne très effacée, rayure externe gris clair, très fine, peu préapi¬
cale (1,5 mm), très rapprochée du bord externe, bande submarginale indistincte ; bande médiane très
large, mais très estompée et diffuse. Très petite tache discale ovale, concolore, liserée de gris clair.
Aire périocellaire jaune terne passant au beige rougeâtre sous la costa et vers le bord anal.
Rayure externe très large, et se poursuivant proximalement le long du bord anal jusqu’à la base ;
l’espace la séparant de la bande submarginale est de la même teinte que l’aire périocellaire. Pupille
ocellaire réduite à un point ou trait discocellulaire blanc; iris gris violacé, suivi d’un anneau noir.
Face ventrale brune avec une nuance orange sur l’aise baso-médiane des ailes antérieures ; zone
marginale de ces ailes gris clair. Rayures brun orangé, bandes submarginales très vagues. Tache dis¬
cale des ailes antérieures et point pupillaire des ailes postérieures semblables à ceux des Automeris.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION
Automeris
545
Ç. — Envergure : 78-104 mm ; longueur des ailes antérieures : 42-52 mm.
Antennes : 32 articles. Palpes labiaux bruns ou brun orangé, front et dessus du thorax gris,
tarses noirâtre violacé et brun orangé, abdomen gris clair, annelé sur la face dorsale de rougeâtre et,
fréquemment, de jaune sur le bord postérieur des segments.
Ailes antérieures très allongées et falquées comme celles du mâle, mais beaucoup plus larges.
Couleur fondamentale gris clair, avec de nombreux points noirs sur les nervures. Même ornementation
que le mâle, rayure interne, très anguleuse, parfois plus nette, bande submarginale distincte, souvent
un peu violacée, bande médiane très estompée. Espace séparant la rayure externe de la bande submar¬
ginale des ailes postérieures gris clair ou très légèrement teinté de jaune. Face ventrale gris clair, avec
fréquemment une nuance orangée sur l’aire baso-médiane des ailes antérieures ; nervures orange.
Rayures brunes, bandes submarginales assez nettes.
Armures génitales <$ et $ (fig. 361 et 362). — Voir description du genre.
Répartition géographique. Dates de capture. — Brésil. Santa Catarina : Joinville, III, VIII à X;
Sào Paulo : Alto de Serra (R. Spitz).
Biologie. — Inconnue. Le mâle, extrêmement rare en collection, est vraisemblablement diurne.
Discussion. — L’insecte décrit et figuré par MAASSEN (1885) sous le nom d'H. accuminata est la
femelle correspondant au mâle décrit précédemment par BOISDUVAL (1875) sous le nom d’/o umbrata ,
en synonymie duquel il a été placé par BOUVIER (1936 a : 382).
Le nombre d’exemplaires sur lequel est basée la diagnose de MAASSEN n’étant pas précisé, nous
désignons comme lectotype d'H. accuminata l’exemplaire femelle figuré dans la description originelle.
Source : MNHN, Paris
546
CLAUDE LEMAIRE
Hypermerina Lemaire
Hypemierina Lemaire, 1969, Lambillionea , 68, p. 49, fig. 5 et 6 (espèce type : Hypermerina kasyi Lemaire;
Lemaire, 1969, id., par désignation originelle).
Description. — Antennes du mâle quadripectiriées, jaune rouille foncé, d’une longueur approxima¬
tivement égale à celle du thorax. Flagelle dépourvu d’écailles. Pectinations assez courtes et légèrement
incurvées. Les plus longues pectinations apicales atteignent approximativement, du côté proximal
(articles 8 à 12), les trois-quarts, du côté distal (articles 13 à 16), le quart seulement des pectina¬
tions basales correspondantes. Les pectinations apicales, très courtes du côté distal à partir du
21 e article sont imperceptibles ou absentes sur les 6 derniers articles. Les pectinations basales sont
garnies, k leur extrémité libre, de deux cils assez courts mais nettement plus forts que les sensilles
latérales. Quelques cils médians très ras sur la face ventrale du flagelle. Cônes antennaires bien mar¬
qués sur les 8 derniers articles apicaux.
Palpes labiaux dressés, atteignant approximativement le milieu du front.
Les pattes antérieures du seul exemplaire connu étant mutilées, nous n’avons pu examiner l’épi¬
physe tibiale ; les pattes mésothoraciques possèdent deux éperons apicaux et la seule patte postérieure
subsistant, un éperon médian complet et une nodosité, en plus des éperons apicaux. Tarses dépourvus
d’épines. Nervation semblable à celle des genres précédents.
L’ornementation sera décrite avec Hypermerina kasyi, seule espèce du genre.
Armure génitale <$ (fig. 363). — Tegumen très large. Uncus très sclérifié, de forme subtrapé¬
zoïdale, à bord postérieur tronqué, très large, s’infléchissant très peu ventralement. Valves longuement
soudées au sternite par leur partie antérieure ; sacculus à processus apical grêle, mais nettement plus
long que la costa ; pas de harpes, mais une petite formation épineuse à la base de chacune des valves.
Gnathos très large et sclérifié, relié latéralement au tegumen. Anellus membraneux. Juxta indistinct
en tant que formation différenciée, mais, de la zone membraneuse qui constitue la partie postérieure
du vinculum, il émane un fort processus sclérifié, ventral au pénis et orienté vers le gnathos, compa¬
rable au calcar des Pseudautomeris du groupe de P. brasiliensis. Bords latéraux antérieurs du vincu¬
lum arrondis ; saccus étroit, proéminent. Pénis robuste, très long, légèrement arqué ; vesica dépourvue
de cornuti.
Le bord postérieur du sternite 8 porte trois forts éperons sclérifiés et deux fines spinules laté¬
rales. Sclérification du tergite 8 en étroite bandelette à extrémité postérieure bifide.
$. — Inconnue.
Répartition géographique. — Bolivie. »
Biologie. — Inconnue.
Taxonomie. — La forme des ailes antérieures rappelle celle des Gamelia , mais l’ornementation
présente des affinités, à la fois avec ces derniers (dessin de la rayure externe et de la bande submar¬
ginale des ailes postérieures) et avec les Automeris (coloration de l’iris ocellaire et présence d’un anneau
jaune périocellaire). La tache discale des ailes antérieures, gris argenté, très marquée, est semblable
à celle d "'Automerina ( Automerula) auletes.
La structure de l’armure génitale mâle diffère de celle de tous les genres étudiés par la forme
de l’uncus et, par la présence d’une petite épine sur la face interne de la partie antérieure des valves,
de celle des genres Hyperchiria , Automerina et Automeropsis, par la présence d’un gnathos. À noter
enfin l’existence d’une pièce qui peut être l’homologue du calcar de certains Pseudautomeris.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION
k Automeris
547
Hypermerina kasyi Lemaire (pl. 60, fig. 3)
Hypermerina kasyi Lemaire, 1969, Lambillionea , 68, p. 50, fig. 5 (armure génitale <$) et 6 <?.
Hypermerina kasyi Lemaire ; Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France , 78, p. 77.
Type. — Holotype : 1 (J, Rio Songo, 750 m ( Fassl) (genitalia çj, prép. C. Lemaire n° 382 W.)
(Naturhist. Muséum, Vienne).
Description. — ç?. Envergure : 61 mm; longueur des ailes antérieures : 32 mm.
Antennes jaune paille : 28 articles. Palpes labiaux et front bruns, dessus du thorax brun jaune,
pas de touffes de poils clairs à la base des ailes antérieures, tarses brun noir, dessous du corps jau¬
nâtre, face dorsale de l’abdomen beige orangé.
Ailes antérieures peu allongées, apex non saillant, bord externe légèrement convexe, pas oblique.
Couleur fondamentale brun jaune. Rayures brunâtres, liserées de gris clair sur leurs bords en regard,
l’interne très sinueuse, l’externe légèrement préapicale (2 mm), concave, un peu interrompue à 1 inter¬
section des nervures. Bande submarginale vague ; forte tache discale gris argenté, finement liserée de
brun noir.
Aire périoceUaire rose orangé, passant au jaunâtre sous la costa. Rayure externe noire, bande
submarginale noirâtre. Aire externe de la même teinte que sur les ailes antérieures. Un fin liseré
Source : MNHN, Paris
548
CLAUDE LEMAIRE
brunâtre à la base des franges. Pupille réduite à un point discocellulaire blanc; iris gris jaunâtre,
suivi d’im anneau noir, puis d’un jaune.
Face ventrale rouille orangé, passant au jaune sur la zone marginale des deux ailes, avec de nom¬
breuses mouchetures brunâtres, principalement sur les ailes postérieures. Rayures noirâtres, celle des
ailes antérieures concave, celle des ailes postérieures droite, tangente au point pupillaire blanc auréolé
de noirâtre. Bandes submarginales nettes.
Armure génitale (fig. 363). — Voir description du genre.
Ç. — Inconnue.
Répartition géographique. — Localité typique. Holotype seul connu.
Adetomeris Michener
lo Blanchard, 1852, in Gay, Hist. de Chile, Zool., 7, Fauna Chil., Insect., 6, Lepid., p. 58, n° 1 (espèce type : Io ery-
throps Blanchard, 1852, id., p. 59, par monotypie) (nom préoccupé par /o Lea, 1832 IMoll.)) 72 .
Adetomeris Michener, 1949, Journ. Kansas Ent. Soc., 22, p. 145 (espèce type : Io erythrops Blanchard, 1852, par
désignation originelle) (décrit comme genre nouveau et non comme nom de remplacement pour Io Blanchard) 72 .
Description. — Antennes jaune paille ou jaune rouille, de quarante à quarante-trois articles ; leur
longueur, nettement supérieure à celle des genres précédents, varie entre une fois un tiers et une fois
et demie celle du thorax.
Antennes du mâle quadripectinées jusqu’à l’apex ; face dorsale du flagelle dépourvue d’écailles.
Pectinations longues et fines, légèrement incurvées ; les plus longues pectinations apicales atteignent,
du côté proximal, les cinq sixièmes, du côté distal, les trois quarts des pectinations basales correspon¬
dantes. Les pectinations basales sont garnies de cils apicaux et préapicaux, très courts chez A. ery¬
throps, plus nombreux et remarquablement longs chez A. microphthalma. Quelques cils médians assez
courts sur la face ventrale du flagelle. Cônes antennaires peu proéminents, localisés sur les 8 ou
10 derniers articles apicaux.
Antennes de la femelle bidentées, garnies d’écailles, particulièrement denses chez A. micro¬
phthalma, au moins sur les deux premiers tiers de la face dorsale du flagelle. Dents peu proémi¬
nentes, garnies chacune, à l’extrémité apicale, d’un ou plusieurs cils, courts chez A. erythrops, très
longs chez A. microphthalma.
Front large, protubérance frontale bien marquée à bord apical convexe. Palpes labiaux grêles,
mais atteignant le milieu du front; longueur du troisième segment approximativement égale au tiers
de celle du second.
Épiphyses tibiales du mâle relativement fines et allongées, atteignant le quart "apical du tibia,
recouvertes de longues écailles piliformes ; épiphyses de la femelle beaucoup plus grêles. Les tibias des
pattes postérieures (fig. 16) sont garnis, en plus des éperons apicaux, de deux éperons médians. Pointes
tibiales absentes. Tarses de chacune des trois paires de pattes garnis d’épines préapicales sur le pre¬
mier article et d’épines apicales sur cet article et les trois suivants.
Nervation semblable à celle des genres précédents.
Thorax revêtu de très longues écailles piliformes, très denses, surtout sur les tegulae. Pas de
touffes de poils clairs à la base des ailes antérieures.
Ailes antérieures peu allongées, apex non saillant, bord externe légèrement convexe. Ornemen¬
tation de la face dorsale des ailes antérieures réduite à une rayure interne, souvent absente, une rayure
externe préapicale (A. erythrops) ou apicale {A. microphthalma) et une tache discale d’importance très
72. Voir note infrapaginalc 6, page 16.
Source : MNHN, Paris
révision du cenre Automeris
549
variable, pouvant se b miter à un ou deux petits points ou prendre l’aspect d'un véritable ocelle. Pas
de bande médiane, la bande submarginale n’existe que très exceptionnellement.
Aire périocellaire jaune. La rayure externe noire ou brunâtre a un tracé très caractéristique, en
forme de boucle, encerclant plus ou moins étroitement l’ocelle et dont les deux extrémités atteignent
le bord anal où, d’ailleurs, elles peuvent converger. Bande submarginale généralement absente et,
quand elle existe, rarement nette. Pupille ocellaire blanche, soit seulement incluse dans un étroit anneau
noir (A. microphthalma ), soit située au centre d’un iris rouge vif, suivi de l’anneau noir (A. erythrops).
Sur la face ventrale, la conformation de la tache discale est extrêmement variable, pouvant être
réduite à un simple point ou être constituée, comme l’ocelle, d’une pupille blanche dans un iris rouge,
suivi d’un anneau noir. Point pupillaire blanc, liseré ou non de rose. Rayure externe des ailes anté¬
rieures droite, très nette, des ailes postérieures un peu convexe, souvent très estompée. Pas de bandes
submarginales.
Armure génitale <$. — Tegumen large. Uncus simple très allongé, présentant sur la face dorsale
un sillon longitudinal plus ou moins profond ; extrémité apicale très sclérifiée, incurvée ventralement,
bord postérieur large, légèrement crénelé. Valves longues, bilobées, non soudées au tegumen et seule¬
ment reliées au neuvième sternite par une étroite zone membraneuse ; costa longue et grêle, très
différenciée du sacculus auquel elle n’est soudée que par son extrémité antérieure ; sacculus beaucoup
plus volumineux, présentant à son extrémité apicale une petite pointe très fine {A. erythrops) ou
hérissé, sur le bord interne avant l’apex, de fortes spinules {A. microphthalma ) ; pas de harpes. Gna-
thos sclérifié, subtriangulaire, à bord postérieur convexe ou légèrement incisé; chacun des deux bras
qui le relient à la base de l’uncus porte une petite formation latérale ampulliforme. Anellus membra¬
neux. Juxta subtriangulaire ou ovalaire, non soudé au bord postérieur du vinculum. Bord antérieur du
vinculum dépourvu de processus latéraux proéminents ; saccus absent. Aedeagus court, très grêle, plus
ou moins arqué, à bords latéraux antérieurs divergents ; vesica garnie d’un petit comutus, bulbus eja-
culatorius très court. Bord postérieur du sternite 8 droit ; sclérification du tergite 8 subtriangulaire.
Armure génitale Ç. — Les deux paires d’apophyses très longues, subégales. Neuvième segment
très court. Tergite 8 en forme de semi-anneau sclérifié. Plaque génitale circumvaginale très étroite,
reliée latéralement au tergite, à bord postérieur crénelé ou légèrement sinueux; Y ostium bursae est
situé dans une zone médiane membraneuse. Ductus bursae court, membraneux ; bourse copulatrice
extrêmement courte et peu volumineuse ; le ductus seminalis en émane très près du ductus bursae.
Répartition géographique. — Chili. De la Province de Coquimbo au Territoire de Magallanes.
Argentine. Provinces de Neuquen et d’El Chubut.
Biologie. — Voir 3 e partie, page 40.
Taxonomie. — Genre morphologiquement très différent des précédents. L’armure génitale est
caractérisée par la présence d’un juxta, non soudé au bord postérieur du vinculum et par la structure
très particulière des valves qui ne sont en aucun point fusionnées au neuvième segment et ne s’y arti¬
culent que par une membrane. À noter également la présence d’épines sur la face interne des tarses,
chez les exemplaires des deux sexes et d’une paire d’éperons médians sur les tibias des pattes posté¬
rieures. Les antennes sont particulièrement longues. L’ornementation est surtout caractérisée par la
forme de la rayure externe des ailes postérieures et par la coloration rouge de l’iris, quand celui-ci
est présent ; elle est extraordinairement variable individuellement chez A. erythrops.
Source : MNHN, Paris
550
LEMAIRE
Tableau de détermination des espèces du genre
1. Iris ocellaire rouge vif; rayure externe de la face dorsale des ailes antérieures net¬
tement préapicale. A. erythrops
- Iris ocellaire indistinct de l’anneau noir; rayure externe de la face dorsale des ailes
antérieures apicale ou presque. A. microphthalma
Adetomeris microphthalma (Izquierdo) (pl. 61, fig. 1)
Hyperchiria microphthalma Izquierdo, 1895, An. Univ. Chile, 1895, p. 798.
Automeris microphthalma Izquierdo; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6, p. 745, pi. 111 B, b c? $■
Automeris microphthalma Izquierdo; Schûssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 364.
Automeris microphthalma Izquierdo; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 39, n° 1.
Automeris microphthalma (Philippi) (sic] ; Ureta, 1942, Bol. Mus. Nac. Hist. Nat., Santiago de Chile, 20, p. 78.
Adetomeris microphthalma (Izquierdo) ; Michener, 1952, Bull. Americ. Mus. Nat. Hist., 98 (5), p. 425.
Adetomeris microphthalma (Izquierdo) ; Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France, 78, p. 77.
Type. — Lectotype : 1 Ç, Valdivia, 1860 ( Philippi) (Museo Nacional Hist. Nat., Santiago du Chili,
exemplaire n° 1114).
Description. — <$. Envergure : 45-52 mm ; longueur des ailes antérieures : 26-29 mm.
Antennes : 38 articles. Corps entièrement jaune, avec seulement quelques écailles beige violacé
sur les tibias.
Ailes antérieures peu allongées, apex non saillant, bord externe droit, dirigé un peu obliquement
en dehors, angle interne très obtus. Couleur fondamentale gris clair ou jaune pâle. Rayures noirâtres,
l’interne très estompée, anguleuse, très souvent absente, l’externe apicale, concave. Petit point discal
Aire périocellaire jaune. Rayure externe noire ou violacée, semi-ovalaire, assez éloignée de l’ocelle ;
les extrémités de la boucle sont assez largement écartées sur le bord anal. Ocelle très petit (0 ; 3 mm),
constitué d’un point pupillaire blanc immédiatement suivi de l’anneau noir. Zone marginale gris beige
clair ou jaune pâle.
Face ventrale beige clair ou jaune pâle. Rayures noirâtre violacé, celle des ailes postérieures très
estompée. Petit point discal blanc, liseré de noir. Point pupillaire plus net, également cerclé de noi¬
râtre. *
Armure génitale (fig. 364). — Voir description du genre. La marge interne du sacculus présente
dans la région préapicale une zone fortement hérissée d’épines sclérifiées. Bord postérieur du gnathos
convexe. Vesica garnie d’un gros comutus.
$. — Envergure : 53-57 mm ; longueur des ailes antérieures : 30-33 mm.
Antennes : 39 articles. Corps entièrement jaune, tarses gris violacé.
Ailes antérieures plus allongées que celles du mâle, apex non saillant, bord externe convexe.
Couleur fondamentale jaune, légèrement ocré. Rayure interne indistincte, rayure externe brun violacé,
préapicale, droite. Tache discale blanche, soulignée de deux petits points noirs sur le liseré. Ailes pos¬
térieures entièrement jaunes. Même ornementation que le mâle. Face ventrale d’un jaune un peu plus
soutenu que sur la face dorsale. Franges brunâtre violacé.
Source : MNHN, Paris
révision du cenre Automeris
551
Armure génitale (fig. 365). — Voir description du genre. Bord postérieur de la plaque génitale
nettement crénelé chez l’exemplaire examiné.
Répartition géographique. Dates de capture. - Chili. Province de Valdivia : Valdivia ( Philippi ),
Corral, III ( Izquierdo ), San Ignacio de Pemehue, II (Izquierdo), Pemehue ; Province de Cautin : Temuco,
XII ( Montero) ; Province de Concepcion : 20 kms est de Concepcion, I (Luis E. Pend).
Fie. 364. — Armure génitale (J d'Arletnmeris microphthalma (Izquierdo) (a-d) ;
id., pénis, face ventrale (e).
Discussion. — Est caractérisé par la simplification de l’ornementation et notamment par l’absence
d’iris oceUaire.
Décrit d’après quatre exemplaires femelles, dont trois originaires de Valdivia (Philippi) et un de
Corral (Izquierdo). Nous désignons comme lectotype la femelle de Valdivia, qui, d’après URETA (1942 :
79) porte le n° 1114 dans la collection du Muséum national d’Histoire naturelle de Santiago du Chili.
Adetomeris erythrops (Blanchard) (pl. 61, fig. 2 à 4)
Io erythrops Blanchard, 1852, in Gay, Hist. de Chile, Zool., 7, Fauna Chil., Insect., 6, Lepid., p. 59; id., 1854, Atlas,
2, Zool., Lepid., pl. 4, fig. 2 <J.
Automeris erythrops Blanchard ; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6, p. 744.
Automeris erythrops Blanchard; Schûssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 343; id., 65, p. 717.
Automeris erythrops Blanchard; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 40, n° 3.
Automeris erythrops erythrops (Blanchard) ; Ureta, 1942, Bol. Mus. Nac. Hist. Nat., Santiago de Chile, 20, p. 60,
n ° 1, pl- 1 <3-
Adetomeris erythrops (Blanchard) ; Michener, 1949, Journ. Kansas Ent. Soc., 22, p. 145.
Adetomeris erythrops (Blanchard) ; Michener, 1952, Bull. Americ. Mus. Nat. Hist., 98 (5), p. 424, fig. 248-250 (armure
génitale d 1 ).
Adetomeris erythrops (Blanchard); Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France, 78, p. 77.
Automeris erythrops forme reedi Ureta, 1942, Bol. Mus. Nac. Hist. Nat., Santiago de Chile, 20, p. 64, n° 1 b, pl. 2 <$.
Adetomeris erythrops forme reedi (Ureta); Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France, 78, p. 77 (comme synonyme d'A. ery¬
throps).
Source : MNHN, Paris
552
CLAUDE LEMAIRE
Automeris erythrops forme jaffueli Ureta, 1942, Bol. Mus. Nac. Hist. Nat., Santiago de Chile, 20, p. 69, n° 1 e,
pl. 2 <? $.
Adetomeris erythrops forme jaffueli (Ureta); Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France, 78, p. 77 (comme synonyme
à'A. erythrops).
Automeris erythrops forme fusca Ureta (Philippi, in litteris), 1942, Bol. Mus. Nac. Hist. Nat., Santiago de Chile, 20,
p. 70, n° 1 f, pl. 1 <?.
Adetomeris erythrops forme fusca (Ureta) ; Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France, 78, p. 77 (comme synonyme d’A. ery¬
throps et homonyme primaire d'A. fuscus Luther).
Automeris erythrops forme betzholdi Ureta, 1942, Bol. Mus. Nac. Hist. Nat., Santiago de Chile, 20, p. 70, n° 1 g,
pl. 3 cf Ç.
Adetomeris erythrops forme betzholdi (Ureta) ; Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France, 78, p. 77 (comme synonyme
d'A. erythrops).
Io griseo-Jlava Philippi, 1859, An. Univ. Chile, 1859, p. 1097, n° 14.
Io griseo-Jlava Philippi; Philippi, 1860, Linn. Ent., Stettin, 14, p. 276, n° 14.
Automeris griseojlava Philippi; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6, p. 745, pl. 111 B, a <$ Ç.
Automeris griseoflava Philippi; Schûssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 345; id., 65, p. 718.
Automeris griseojlava Philippi; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 41, n° 4, pl. 1, fig. 1 cf.
Automeris erythrops griseo-Jlava (Philippi); Ureta, 1942, Bol. Mus. Nac. Hist. Nat., Santiago de Chile, 20, p. 66,
n° 1 d, pl. 1 cf-
Adetomeris griseoflava (Philippi) ; Michener, 1952, Bull. Americ. Mus. Nat. Hist., 98 (5), p. 425.
Adetomeris griseojlava (Philippi); Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France, 78, p. 77 (comme synonyme d'A. erythrops).
Automeris griseojlava forme izquierdoi Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6, p. 745.
Automeris griseojlava forme Izquierdoi Draudt ; Schûssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 346.
Automeris griseo-Jlava forme izquierdoi Draudt ; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 42, n° 4.
Automeris erythrops forme izquierdoi Draudt; Ureta, 1942, Bol. Mus. Nac. Hist. Nat., Santiago de Chile, 20, p. 64,
n° 1 c, pl. 2 c? $.
Adetomeris griseojlava forme izquierdoi (Draudt) ; Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France, 78, p. 77 (comme synonyme
d'A. erythrops).
Automeris griseojlava forme contulma Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6, p. 745, pl. 111 B, b <J.
Automeris griseojlava forme contulma Draudt ; Schûssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 345.
Automeris griseo-Jlava forme contulma Draudt; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 42, n° 4.
Automeris griseo-Jlava forme contulma Draudt; Ureta, 1942, Bol. Mus. Nac. Hist. Nat., Santiago de Chile, 20, p. 71,
n° 2 (comme synonyme d 'Automeris erythraea erythraea).
Adetomeris griseojlava forme contulma (Draudt) ; Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France, 78, p. 77 (comme synonyme
d’A. erythrops).
Automeris griseo-Jlava annae-hildegardae Bryk, 1945, Arkiv Jor Zool., 36 A, n° 3, p. 22, pl. 2, fig. 13 Ç, 14 <J.
Adetomeris griseojlava annaehildegardae (Bryk) ; Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France, 78, p. 77 (comme synonyme
d’A. erythrops).
Io erythraea Philippi, 1859, An. Univ. Chile, 1859, p. 1098, n° 15.
Io erythraea Philippi ; Philippi, 1860, Linn. Ent., Stettin, 14, p. 277, n° 15.
Automeris erythrea [sic) Philippi; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6, p. 745, pl. 111 B, a cf Ç.
Automeris erythrea [sic) Philippi; Schûssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 343; id., #5, p. 717.
Automeris erythrea [sic) Philippi; Kôhler, 1935, Rev. Soc. Ent. Argentina, 7, p. 91.
Automeris erythraea Philippi ; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 40, n° 2, p. 39, fig. 1.
Automeris erythraea erythraea (Philippi) ; Ureta, 1942, Bol. Mus. Nac. Hist. Nat., Santiago de Chile, 20, p. 71, n° 2,
pl. 3 c? ?•
Adetomeris erythraea (Philippi) ; Michener, 1952, BullAmeric. Mus. Nat. Hist., 98 (5), p. 425.
Adetomeris erythraea (Philippi); Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France, 78, p. 77 (comme synonyme d’A. erythrops).
Hyperchiria erythraea var. olivacea Butler, 1882, Trans. ent. Soc., London, 1882, p. 20.
Automeris erythrea [sic) olivacea Butler; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6, p. 745, pl. 111 B, a cf.
Automeris erythrea [sic) olivacea Butler ; Schûssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 343.
Automeris erythraea var. olivacea Butler; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 40, n° 2.
Automeris erythraea forme olivacea (Butler) ; Ureta, 1942, Bol. Mus. Nac. Hist. Nat., Santiago de Chile, 20, p. 74,
n° 2, pl. 3 cf.
Adetomeris erythraea var. olivacea (Butler) ; Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France, 78, p. 77 (comme synonyme
d’A. erythrops).
Source : MNHN, Paris
révision du cenre Automeris
553
Automeris eijthraea forme nazi Ureta, 1942, Bol. Mus. Nac. Hist. Nat., Santiago de Chile, 20, p. 75, n° 2 b, pl. 4 (J.
Adetomeris erythraea forme ruizi (Ureta); Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France, 78, p. 77 (comme synonyme
à.'A. erythrops).
Automeris erythraea forme bullocki Ureta, 1942, Bol. Mus. Nac. Hist. Nat., Santiago de Chile, 20, p. 75, n° 2 d,
pl. 4 <?.
Adetomeris erythraea forme bullocki (Ureta) ; Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France, 78, p. 77 (comme synonyme
d’<4. erythrops).
Automeris erythraea herrerai Ureta, 1942, Bol. Mus. Nac. Hist. Nat., Santiago de Chile, 20, p. 77, n° 2 e, pl. 3 Ç.
Adetomeris erythraea herrerai (Ureta); Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France, 78, p. 77 (comme synonyme d'A. ery¬
throps).
Io Gayi Boisduval (Lucas, in litterU), 1875, Ann. Soc. ent. Belg., 18, p. 222, n° 25, pl. 4, fig. 2 <J.
Automeris gayi Lucas; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6, p. 745, pl. 111 B, a (J.
Automeris Gayi Lucas; Schüssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 344.
Automeris gayi Boisduval ; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 40, n° 3 (comme synonyme d'A. ery¬
throps).
Automeris erythraea forme gayi (Lucas) ; Ureta, 1942, Bol. Mus. Nac. Hist. Nat., Santiago de Chile, 20, p. 75, n° 2 c,
pl. 4 <?.
Adetomeris gayi (Boisduval) ; Lemaire, 1973, Bull. Soc.ent. France, 78, p. 77 (comme synonyme d'A. erythrops).
lo Lucasii Boisduval, 1875, Ann. Soc. ent. Belg., 18, p. 222, n° 26, pl. 4, fig. 3 <J.
Automeris lucasii Boisduval ; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6, p. 745.
Automeris Lucasii Boisduval; Schüssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 361.
Automeris lucasii Boisduval; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 41, n° 4 (comme synonyme d'A. griseo-
flava).
Automeris lucasii (Boisduval) ; Ureta, 1942, Bol. Mus. Nac. Hist. Nat., Santiago de Chile, 20, p. 71, n° 2 (comme
synonyme d'A. erythraea erythraea).
Adetomeris lucasii (Boisduval); Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France, 78, p. 77 (comme synonyme d'/l. erythrops).
Hyperchiria acharon Butler, 1882, Trans. ent. Soc., London, 1882, p. 21.
Automeris griseoflava acharon Butler; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6, p. 745.
Automeris griseoflava forme acharon Butler ; Schüssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 345.
Automeris acharon Butler; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 41, n° 4 (comme synonyme d'A. griseo¬
flava).
Automeris erythrops acharon (Butler) ; Ureta, 1942, Bol. Mus. Nac. Hist. Nat., Santiago de Chile, 20, p. 63, n° la,
pl- le??-
Adetomeris acharon (Butler) ; Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France, 78, p. 77 (comme synonyme d'A. erythrops).
Hyperchiria acharon var. debilis Butler, 1882, Trans. ent. Soc. London, 1882, p. 21.
Automeris griseoflava debilis Butler; Draudt, 1929, in A. Seitz, Gross-Schmett. d. Erde, 6, p. 745.
Automeris griseoflava forme debilis Butler; Schüssler, 1934, in Strand, Lepid. Cat., 58, p. 346.
Automeris griseoflava var. debilis Butler; Bouvier, 1936, Ann. Sci. nat., Zool., (10) 19, p. 41, n° 4 (comme syno¬
nyme d'A griseoflava).
Automeris acharon var. debilis (Butler) ; Ureta, 1942, Bol. Mus. Nac. Hist. Nat., Santiago de Chile, 20, p. 60, n° 1
(comme synonyme d'A. erythrops).
Types. — erythrops Blanchard. Lectotype : 1 Chili, Coquimbo, exemplaire figuré par BLAN¬
CHARD (1854, in GAY : pl. 4, fig. 2) (disparu).
erythrops forme reedi Ureta. Holotype 73 : 1 <?, Chili, Santiago, 11-1941 (C. S. Reed) (coll. Ureta).
erythrops forme jaffueli Ureta. Holotype : 1 (J, Chili, Perales, IV-1934 (F. Jaffuet) (coll. Ureta).
erythrops forme fusca Ureta (Philippi, in litteris). Holotype : 1 <j\ Chili, Algarrobo ( Philippi)
(Museo Nacional Hist. Nat., Santiago de Chile, exemplaire n° 1085).
erythrops forme betzholdi Ureta. Holotype : 1 (J, Chili, Vina del Mar, III-1942 ( Betzhold) (coll.
Ureta).
griseoflava Philippi. Holotype : 1 <J, Chili, Valparaiso (Museo Nacional Hist. Nat., Santiago de
Chile).
73. Dans le travail d’URETA (1942) « alotipo » désigne l’holotype et « holotipo » l’allotype.
Source : MNHN, Paris
554
CLAUDE LEMAIRE
griseoflava forme izquierdoi Draudt. Décrit d’après une série d’exemplaires obtenus d’élevage
par IZQUIERDO (coll. Draudt? et, dans ce cas, disparus).
griseoflava forme contulma Draudt. Holotype : 1 (J, Chili, Contulmo (Zool. Muséum, Humboldt
Univ., Berlin) (disparu).
griseoflava annaehildegardae Bryk. Holotype : 1 <J, Argentine, Neuquen, Nahuel Huapi (A. H. Ljun-
gner ) (Riskmus., Stockholm).
erythraea Philippi. Syntypes : 3 Ç, Chili, Valdivia (Museo Nacional Hist. Nat., Santiago de Chile).
erythraea var. olivacea Butler. Lectotype : 1 <£ Chili (82-107) (British Muséum, N.H.).
erythraea forme ruizi Ureta. Holotype : 1 <3*, Chili, Vina del Mar, III-1942 ( Betzhold) (coll.
Ureta).
erythraea forme bullocki Ureta. Holotype : 1 <J, Chili, Angol, 18-III-1941 ( Bullock) (Museo Nacio¬
nal Hist. Nat., Santiago de Chile).
erythraea herrerai Ureta. Holotype : 1 Ç, Chili, Magallanes, 1940 (Herrera) (Museo Nacional
Hist. Nat., Santiago de Chile).
gayi Boisduval (Lucas, in litteris). Holotype : 1 <J, Chili ( Gay) (abdomen détruit) (Muséum, Paris).
lucasii Boisduval. Holotype : 1 [Chili?] (genitalia <f, prép. C. Lemaire n° 432 M.P.) (Muséum,
Paris).
acharon Butler. Lectotype : 1 <$, Chili (82-107) (British Muséum, N.H.).
acharon var. debilis Butler. Lectotype : 1 <J, Chili (82-107) (British Muséum, N. H.).
Description. — (3*. Envergure : 40-62 mm; longueur des ailes antérieures : 22-32 mm.
Antennes : 38-40 articles. Palpes labiaux et front orangés, dessus du thorax variant du gris clair
au gris olivâtre et au beige orangé, tarses du gris au noir, face dorsale de l’abdomen du jaune, plus
ou moins vif, à l’orangé.
Ailes antérieures peu allongées, apex non saillant, bord externe droit ou convexe. Couleur fonda¬
mentale extrêmement variable : jaune beige clair, beige orangé, gris verdâtre, gris noirâtre ou même
rose ; chez certains exemplaires la coloration est très uniforme, chez beaucoup d’autres, les aires interne
et externe ont une teinte très différente de l’aire médiane et souvent très contrastante : rose, rouge,
gris ou noir. Rayures noires ou rouges ou noires liserées de rouge, l’interne plus ou moins anguleuse,
l’externe plus ou moins préapicale (3-8 mm), droite, concave ou convexe, parfois lunulaire. Bande sub¬
marginale généralement absente, très rarement nette. Tache discale le plus souvent constituée d’un petit
point discal concolore, souligné de rouge, mais pouvant se transformer en un véritable ocelle, dont le
diamètre égale celui des ailes postérieures.
Aire périocellaire jaune, parfois ombrée de noirâtre vers la base, aire externe soit jaune égale¬
ment, soit de la même teinte que l’aire externe des ailes antérieures, plus rarement d’une troisième
teinte. Rayure externe enserrant plus ou moins étroitement l’ocelle, ses extrémités peuvent se joindre
ou non sur le bord anal; dans certains cas, la branche proximale de la boucle s’interrompt avant d’at¬
teindre le bord anal et il arrive même que la boucle se referme à proximité de l’ocelle. Franges jaunes.
Coloration de la face ventrale presque aussi variable que celle de la face dorsale ; aire baso-
médiane jaune paille, jaune vif ou gris noirâtre, aire externe de la même teinte bu non et, dans ce cas,
gris noirâtre, gris orangé ou noire, avec les nervures jaunes. Rayures roses ou noires, droites ou lunu-
laires. Tache discale fôrmée d’un point blanc, au centre d’un anneau rouge, liseré de noir ; point pupil¬
laire blanc liseré de rouge vif.
Armure génitale (fig. 366). — Voir description du genre. Bord interne du sacculus pas ou très
faiblement denté à proximité de l’apex. Bord postérieur du gnathos présentant une petite fente bien
marquée. Vesica garnie d’un petit cornutus.
$. — Envergure : 52-62 mm; longueur des ailes antérieures : 27-32 mm.
Antennes : 43 articles. Palpes labiaux bruns, jaunes ou orangés, front orangé, dessus du thorax
variant du brun au brun rouge et du jaune à l’orangé, ainsi que le reste du corps, à l’exception des
tarses noirâtres ou brun violacé.
Source : MNHN, Paris
révision du cenre Automeris
555
Ailes antérieures un peu plus allongées que celles du mâle. Aire interne grisâtre, rougeâtre,
orangée ou, même, noirâtre, ces teintes se reproduisant sur les aires interne et externe, panachées
ou non. Aire périocellaire jaune, aire externe des ailes postérieures de la même teinte que celle des
ailes antérieures chez les exemplaires examinés. Face ventrale généralement rouge orangé ou brun
rouge terne avec, parfois, des éclaircies jaunes sur l’aire baso-médiane des ailes antérieures, pouvant
s’étendre à l’aire externe de ces ailes et à une partie des ailes postérieures. Mêmes rayures et orne¬
ments que le mâle sur les deux faces, avec les mêmes variations individuelles.
génitale
Fie. 366. — Armure génitale <J A'Adetomeris erythi
id ., pénis, face ventrale (e).
erythrops (Blanchard) ( a-d );
Fie. 367. — Armure génitale
$ A'Adetomeris erythrops (Blanchard).
Armure génitale (fig. 367). — Voir description du genre. Bord postérieur de la plaque génitale
moins sinueux que chez A. microphthalma.
Répartition géographique. Dates de capture. — Chili. Provinces de Coquimbo, Aconcagua, Valpa-
rai'so, Santiago, Curico, T]alca, Bio-Bio, Valdivia, Magallanes. D’après URETA (1942 : 53), de la Pro¬
vince de Coquimbo, Salamanca, latitude 31° 47, altitude 510 m, au Territoire de Magallanes, latitude
53° 10, altitude de 0 à 1 400 m. De XII à VI et, principalement, III et IV.
Argentine. Neuquen : San Martin de Los Andes, III, Pucara, III, Nahuel Huapî ; Chubut.
Biologie. — Voir 3 e partie, page 40.
Discussion. — Difière de l’espèce précédente notamment par la position préapicale de la rayure
externe des ailes antérieures, par la structure de l’ocelle et, sur la face ventrale, de la tache discale.
Le nombre d’exemplaires ayant servi de base à la description de BLANCHARD n’ayant pas été
précisé, nous désignons comme lectotype d’/o erythrops l’exemplaire mâle, très bien figuré par l’auteur.
Hyperchiria acharon , H. acharon var. debilis et H. erythraea var. olivacea ont été décrits par
BUTLER, les deux premiers d’après un mâle et une femelle, le troisième d’après un nombre non pré¬
cisé d’exemplaires. Les trois spécimens mâles que nous avons désignés comme lectotypes sont conservés
par le British Muséum (N.H.), ils portent chacun une étiquette avec la référence : 82-107 (entré en
collection en 1882, Edmonds).
A. erythrops, A. erythraea, A. griseoflava, A. gayi et A. lucasii ont été cités par DRAUDT (1929)
et SCHÜSSLER (1934) comme autant d’espèces distinctes. CONTE (1906) ne reconnaissait que quatre
espèces, A. erythraea étant considéré par lui comme une « forme » d’A. griseoflava ; BOUVIER (1936 a)
et MlCHENER (1952) n’en retiennent plus que trois, A. erythrops, A. erythraea et A. griseoflava et.
Source : MNHN, Paris
556
CLAUDE LEMAIRE
enfin, URETA (1942) deux seulement : A. erythrops et A. erythraea, présentant chacune un certain
nombre de « formes » locales et individuelles. Pour l’auteur chilien la seule différence entre A. erythrops
et A. erythraea résiderait dans la largeur relative de l’aire externe des quatre ailes, donc dans la posi¬
tion des rayures externes par rapport au bord externe dont elles seraient plus éloignées chez A. ery¬
throps que chez A. erythraea. La rayure externe des ailes postérieures enserrerait beaucoup plus étroi¬
tement l’ocelle chez A. erythrops. Celui-ci vivrait dans les régions de l’intérieur du Chili, dans la vallée
centrale et sur les contreforts de la Cordillère, de Coquimbo à Chillan, tandis que/4, erythraea volerait
plus bas, dans la région côtière (Cordillère de la Costa), entre Valparaiso et le territoire de Magal-
lanes et serait adapté à un climat humide.
Les caractères retenus par URETA ne nous paraissent pas valables. Le type de BLANCHARD,
d’après la figure originale, ne présente aucun de ceux prêtés par URETA à A. erythrops : la rayure
externe des ailes postérieures est peu éloignée du bord externe et ses deux extrémités sont largement
écartées sur le bord anal. S’il est sans doute exact que, par leur ornementation, la majorité des exem¬
plaires septentrionaux correspondent à A. erythrops , et la plupart des exemplaires méridionaux à
A. erythraea , sensu URETA, il n’en existe pas moins une vaste région, entre Valparaiso et Chillan, com¬
prenant notamment Valparaiso et Vifia del Mar, où les deux prétendues « espèces » cohabitent et où
il apparaît qu'effectivement se mêlent les formes intermédiaires les plus variées, ce qui exclut donc
également que l’on puisse considérer A. erythraea comme une sous-espèce A'A. erythrops.
Les conclusions d’URETA sont très incertaines : n’écrit-il pas en effet (p. 55 et suivantes) que
les « formes d’A erythrops qui habitent la Cordillère côtière tendent à prendre l’aspect d'erythraea,
ainsi olivacea , betzholdi et fusca », que les deux espèces « sont très voisines et que certaines formes
sont difficilement attribuables à l’une ou à l’autre », qu’/4. erythrops betzholdi « est une forme d’une
importance énorme puisque représentant le maillon perdu entre erythrops griseoflava et erythraea »
et même [sic] « qu’un plus grand nombre d’exemplaires permettrait de réduire les deux espèces en
une seule, tout en les laissant encore séparées puisque la variation chez les Automeris est si grande
qu’elle nous amène à rencontrer des formes d’une détermination si difficile qu’on ne sait à quelle espèce
elles doivent être rapportées ». Notons, enfin, que les types des « formes » betzholdi et ruizi , rattachées,
la première à A. erythrops , la seconde à A. erythraea sont originaires de la même localité et ont été
capturées à la même date, par le même récolteur (Province de Valparaiso, Viiia del Mar. III-1942,
Betzhold).
La structure de l’armure génitale mâle est très constante chez les nombreux spécimens exami¬
nés, choisis parmi ceux, de toutes localités, qui présentent les caractères externes les plus opposés ;
on note tout au plus de très faibles variations individuelles sans aucune relation avec celles, considé¬
rables, de l’ornementation. Or, au sein même du genre Adetomeris, on constate de larges différences
entre les armures d'A. erythrops et d’A microphthalma et on peut supposer que celles d’A erythrops
et A. erythraea , s’il s’agissait de deux espèces distinctes, ne seraient pas identiques.
Nous estimons donc qu’A erythraea (Philippi) doit être mis en synonymie d'A. erythrops (Blan¬
chard). L’espèce est extrêmement variable et tous les noms qui lui ont été donnés, postérieurement à
A. erythrops , qu’ils aient été cités comme spécifiques ou infrasubspécifiques, ne désignent que de simples
variations individuelles, des morphes et doivent, en définitive, être invalidés comme" contrevenant à la
règle de la Nomenclature trinominale. À noter qu’A erythrops forme fusca Ureta, 1942, est un homo¬
nyme primaire d'Automeris io fusca Luther, 1907 et un homonyme secondaire d'Hyperchiria fusca
Walker, 1855.
Ce que l’on sait des premiers états confirme notre point de vue : ainsi, selon URETA (1942 : 73)
la chenille d’A erythraea est inconnue, celle qui a été rapportée à cette espèce par IZQU1ERDO devant
l’être en fait à A. erythrops. S’il existait réellement deux espèces distinctes, il serait surprenant que
seuls les premiers états de l’une soient connus et que ceux de l’autre, non moins commune et même
beaucoup plus répandue, n’aient jamais été découverts.
Les différentes morphes d'A. erythrops , sans valeur en nomenclature, ont été décrites comme suit :
morphe typique. Corps, face dorsale des ailes antérieures jaunes, tache discale et rayure externe
rouges. Ailes postérieures entièrement jaunes ; la rayure externe de ces ailes sur la figure de BLAN¬
CHARD, est éloignée de l’ocelle et ses deux extrémités sont très écartées sur le bord anal.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION
Automeris
557
morphe reedi Ureta. Face dorsale des ailes antérieures ocre vif, rayure externe carmin, rayure
interne très estompée. Costa pourpre. Deux points discaux carmin. Aire périocellaire jaune vif, aire
externe très sombre, séparée par une bande jaune de la rayure externe qui enserre étroitement l’ocelle
et dont les extrémités convergent sur le bord anal. Franges ocre.
morphe jaffueli Ureta. Aire médiane des ailes antérieures gris verdâtre, aires interne et externe
roses. Rayures et points discaux roses. Aire périocellaire jaune sombre, passant au rose vers la base ;
aire externe rouge sombre.
morphe fusca Ureta. Face dorsale des ailes antérieures « terre brûlée » ou brun fauve, plus
sombre sur les aires interne et externe. Aire externe des ailes postérieures de la même teinte que
celle des ailes antérieures.
morphe betzholdi Ureta. Aires interne des ailes antérieures et externe des deux ailes très envahies
de noir.
morphe griseoflava Philippi. Ailes antérieures gris jaunâtre. Aire externe des ailes postérieures
gris cendré chez le mâle, rose orangé chez la femelle.
morphe izquierdoi Draudt. « Exemplaires entièrement carmin, semé de noirâtre, sans aucune ligne
transversale » (sur les ailes antérieures?!. DRAUDT n’a pas désigné le type, se contentant de signaler
que cette forme avait été obtenue avec d’autres par IZQUIERDO, à partir de la même ponte. La dési¬
gnation ultérieure par URETA (1942 : 65) d’un holotype femelle choisi dans la collection Izquierdo et
de sept paratypes, dont six appartiennent à la collection du Muséum National d’Histoire Naturelle de
Valparaiso et un à la collection Ureta n’est pas valable.
morphe acharon Butler. Couleur fondamentale variant du gris verdâtre au gris rosé, sauf sur la
très étroite aire périocellaire. Rayures noires.
morphe debilis Butler. Très proche de la précédente, un peu plus claire.
morphe olivacea Butler. Couleur fondamentale olivâtre. A peine différente des deux précédents,
mais la rayure externe des ailes postérieures enserre beaucoup moins étroitement l’ocelle, établissant
la transition avec les morphes suivantes.
morphe erythraea Philippi. Exemplaires mâles : couleur fondamentale gris jaunâtre, aire interne
des ailes antérieures et aire externe des deux ailes rose orangé ; exemplaires femelles : colorations
dominantes canelle et pourpre.
morphes lucasii Boisduval et contulma Draudt. Ne diffèrent en rien de la morphe précédente à
laquelle se rattache également A. griseoflava annaehildegardae (Bryk).
morphe gayi Boisduval. Coloration entièrement jaune.
morphe ruizi Ureta. Aire médiane des ailes antérieures gris verdâtre, aire interne de celles-ci
et aire externe des deux ailes brun rouge sombre.
morphe hullocki Ureta. Couleur fondamentale jaune orangé, passant au rose sur l’aire interne des
ailes antérieures et l’externe des deux ailes.
morphe herrerai Ureta. Couleur fondamentale des ailes antérieures et de l’aire externe des ailes
postérieures rouge sombre ; structure de la tache discale des ailes antérieures semblables à celle de
l’ocelle.
Source : MNHN, Paris
558
CLAUDE LEMAIRE
ADDENDUM
Automeris janus (Cramer) 74
Automeris janus cruentus Niepelt, 1934, Int. Ent. Zeitschr., Guben, 28 Jahrg. (6), p. 54.
Automeris janus cruentus Niepelt ; Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France , 78, p. 68 (comme synonyme d'A. janus).
Types. — Syntypes : 2 <J, Pérou (coll. Niepelt).
Discussion. — Nous n’avons pu examiner les types de Niepelt, vraisemblablement disparus, mais
les nombreux exemplaires péruviens que nous avons eus sous les yeux ne différent en rien des spécimens
typiques guyanais.
Automeris midea lemensis Lemaire (pl. 61, fig. 5) 75
Automeris midea lemensis Lemaire, 1972, Bull. Soc. ent. France , 77, p. 30, pl. 2, fig. 1
Automeris midea lemensis Lemaire; Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France , 78, p. 70.
Type. — Holotype : 1 (?, Venezuela, Estado Bolivar, Sierra de Lema, route d’El Dorado à Santa
Elena, km 126, 1 350 m, 17/21-V-1971 ( C. Lemaire) (coll. C. Lemaire < Muséum, Paris).
Description. — c?. Envergure : 73-87 mm; longueur des ailes antérieures : 39-46 mm.
Antennes jaune rouille : 35 articles. Palpes labiaux brun noir, tarses brun noir et orangé, front
orange, dessus du thorax brun jaune safran, reste du corps orange, sur les deux faces, avec des écailles
jaune safran à l’extrémité anale.
Ailes antérieures très peu falquées, bord externe légèrement oblique. Couleur fondamentale de ces
ailes brun orangé vif, passant presque toujours au jaune safran sur la zone marginale. Rayures jaune
safran, l’interne très anguleuse, l’externe droite ou un peu concave, légèrement préapicale (3 mm).
Bande submarginale très nette chez les exemplaires à zone marginale jaune safran. Tache discale noi¬
râtre, ponctuée de noir.
Aire périocellaire entièrement orange. Rayure externe noire, lunulaire, liserée de part et d’autre
de jaune, avec un léger semis d’écailles noires. Bande submarginale orange ou ptus rarement brun
noir; zone marginale orange ou jaune safran. Ocelle formé d’un point ou d’un trait pupillaire blanc,
dans un iris brun noir, suivi d’un anneau noir, puis d’un jaune, celui-ci pouvant être très finement liseré
de noir.
Face ventrale beige orangé, avec généralement les nervure^ et une partie de l’aire externe jaune
safran. Rayures externes des quatre ailes noirâtres ou rougeâtre violacé. Bandes submarginales vagues.
Tache discocellulaire des ailes antérieures formée d’un petit point pupillaire blanc, dans un large anneau
noir auréolé de jaune. Point discal des ailes postérieures blanc, liseré de noir.
$. — Inconnue ou non identifiée.
74. Voir page 75.
75. Ce taxon et les suivants ont été décrits après parution du premier fascicule de la révision ou mise sous presse du deuxième.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION
Automeris
559
Discussion. - Nous avons signalé (voir page 181), l’extrême variabilité de la coloration des exem¬
plaires mâles de la sous-espèce nominative, pouvant osciller, sur les ailes antérieures, du brun orangé
clair au brun noir et, sur les ailes postérieures, de l’orange terne au noir. A. m. lemensis est caracté¬
risé par son aspect beaucoup plus clair et par la coloration, extrêmement contrastante des rayures et,
le plus souvent, de la zone marginale, sur le dessus des ailes antérieures et par la teinte orange vif
de l’aire périocellaire. Cette dernière ne présente aucun des semis d’écailles noires ou zones brunâtres
existant chez A. m. midea (Maassen) où elle est toujours très terne et où, de plus, le liseré noir sui¬
vant l’anneau périocellaire jaune peut occuper tout l’espace séparant l’ocelle de la rayure externe.
Enfin, chez A. m. lemensis , la coloration de l’abdomen du mâle est aussi beaucoup plus vive, franche¬
ment orange, alors que chez la sous-espèce nominative elle est toujours plus ou moins ombrée de beige
ou de noirâtre.
Il est bon de préciser que nous avons également capturé dans la localité typique un exemplaire
mâle très sombre, ne différant pas de la sous-espèce nominative, ce qui nous aurait incité à regarder
le nouveau taxon, tant les caractères externes sont nets, comme une espèce distincte, si les armures
génitales mâles n’avaient pas été, chez les deux insectes, absolument identiques. Nous avons estimé
qu’étant donné la prédominance (10 exemplaires sur 11) d’individus différents dans la population con¬
cernée, celle-ci pouvait être nommée valablement, la proportion dépassant très largement celle généra¬
lement requise (75%) pour considérer une sous-espèce comme distincte.
Automeris descimoni Lemaire (pl. 61, fig. 6)
Automeris descimoni Lemaire, 1972, Bull. Soc. ent. France , 77, p. 30, fig. 1 (1) (armure génitale <?), pl. 1, fig. 3 <?.
Automeris descimoni Lemaire; Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France , 78, p. 71.
Type. — Holotype ; 1 <J, Pérou, Cajamarca, Haut Maranon, Jaen, 700 m, 27-VII-1971 (H. Desci-
mon et J. Mast de Maeght) (genit. <3*, prép. C. Lemaire n° 2499) (coll. C. Lemaire < Muséum, Paris).
Description. — (J. Envergure : 57-60 mm; longueur des ailes antérieures : 29-31 mm.
Antennes jaune rouille : 29-32 articles. Palpes labiaux, front, dessus du thorax et tarses brun
orangé, plus ou moins foncé, dessus de l’abdomen rouge, touffe anale et dessous du corps beige orangé.
Ailes antérieures non falquées, bord externe oblique. Couleur fondamentale de ces ailes brun
orangé clair. Rayures brunes, liserées de jaune safran sur leurs bords en regard, l’interne coudée sur
le cubitus, l’externe droite, légèrement préapicale (2,5 mm). Bandes submarginales presque indistinctes.
Tache discale brun orangé ou noirâtre, ponctuée de noir sur le liseré.
Aire périocellaire jaune, passant au rose vers le bord anal et sous la costa. Rayure externe noire,
à peine sinueuse, immédiatement suivie de la bande submarginale rouge brique. Zone marginale beige
orangé clair. Ocelle à trait discal blanc, dans une pupille bleu noir, semée d’écailles blanches, suivie de
l’iris noirâtre et de l’anneau noir.
Face ventrale beige orangé. Rayures externes rougeâtres, celles des ailes postérieures très effacées.
Tache discocellulaire des ailes antérieures blanche, au centre d’un large anneau noir, petit point discal
des ailes postérieures blanc.
Armure génitale (fig. 368). — Diffère notamment de celle d’A. incamata (fig. 138), par l’absence
de lobe sur le bord interne de la région dorsale des valves et par la réduction de la longueur du bulbus
ejaculatorius, égale à celle de l’aedeagus, au lieu de lui être deux fois et demie supérieure.
$. — Inconnue.
Discussion. — A. descimoni prend place auprès d’A. incamata (Walker) au sein du groupe d’une
trentaine d’espèces que nous avons désigné sous le nom de groupe d’A. cecrops (voir page 233).
Source : MNHN, Paris
560
CLAUDE LEMAIRE
Diffère A'A. incarnata par sa coloration beaucoup plus vive et notamment par la teinte rouge brique
et non pas gris violacé de la bande submarginale des ailes postérieures, ainsi que par la position,
nettement plus rapprochée de l’apex, de la rayure externe des ailes antérieures. Bord externe de celles-ci
plus oblique.
Fie. 368. — Armure génitale
<J A'Automeris descimoni Lemaire.
Automeris windiana Lemaire
Automeris windiana Lemaire, 1972, Bull. Soc. ent. France , 76 (1971), p. 205, fig. 1 (armure génitale <?).
Automeris windiana Lemaire ; Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France , 78, p. 73.
Type. — Holotype : 1 Mexique, Chiapas, San Cristobal las Casas, 20-IV-1971 (R. Wind)
(coll. C. Lemaire < Muséum, Paris).
Description. — <J. Envergure : 69 mm environ, longueur des ailes antérieures 36 mm.
Antennes jaune paille (35 articles longuement quadripectinés). Palpes labiaux et tête gris rosé,
thorax brun foncé sur la face dorsale, beige clair avec de fortes touffes de poils brun rougeâtre sur la
face ventrale, dessus de l’abdomen beige rosé, dessous et touffe anale beige clair, pattes de la même
teinte, semées de poils beige rosé.
Ailes antérieures brun clair, un peu violacé. Rayures brimes, l’interne avec un léger retrait sur
le cubitus, l’externe droite, probablement préapicale. Tache discocellulaire et bande submarginale
brunes.
Ailes postérieures gris clair, passant au rose sur le bord anal. Rayure extern^, noire, très large,
pas onduleuse, bande submarginale brun violacé, très contrastante, non lobée. La très forte pupüle
ocellaire blanche recouvre entièrement l’iris qui est suivi d’un large anneau noir.
Face ventrale gris beige clair, avec l’ornementation habituelle des espèces du genre. Rayures, sur
les quatre ailes, et bandes submarginales des ailes postérieures violacées. Point discocellulaire des
ailes postérieures blanc, bien marqué.
Armure génitale (fig. 369). — Uncus très large et fortement sclérifié. Gnathos étroit à extrémité
postérieure aiguë. Valves volumineuses, harpes très longues, orientées vers l’arrière et se recourbant
progressivement en direction de l’uncus. Juxta saillant à bord postérieur très sclérifié. Saccus long et
étroit, membraneux dans sa partie médiane. Aedeagus fin et allongé, bulbus ejaculatorius très court.
Ç. — Inconnue.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION
Automeris
561
Discussion. — Espèce rappelant par la forme des ailes antérieures, la structure de l’ocelle, la teinte
de l’aire périocellaire et la largeur de la rayure externe des ailes postérieures A. cryptica Dognin (voir
page 350). En diffère notamment par la longueur très supérieure des pectinations antennaires, l’absence
de touffes de poils clairs à la base des ailes antérieures, la coloration rose et non orange du dessus de
l’abdomen et du bord anal des ailes postérieures, la présence d’un angle rentrant sur la rayure interne
des ajles antérieures. L’armure génitale mâle est toute autre et présente un ensemble de caractères,
les plus marquants étant la forme et le volume des valves et la structure du juxta, tels qu’il est impos¬
sible de rattacher cette espèce à aucun groupe. L’holotype n’a pu être photographié en raison de son
très mauvais état de conservation.
Automeris masti Lemaire (pl. 61, fig. 7)
Automeris masti Lemaire, 1972, Bull. Soc. eut. France , 77, p. 33, fig. 1 (2) (armure génitale (J), pl. 1, fig. 4
Automeris masti Lemaire ; Lemaire, 1973, Bull. Soc. ent. France , 78, p. 73.
Type. — Holotype : 1 (J, Pérou, Madré de Dios, route de Cosnipata à Manu, Salvacion, 700 m,
21-VIII-1971 (H. Descimon et J. Mast de Maeght) (genitalia <?, prép. C. Lemaire n° 2497) (coll.
C. Lemaire < Muséum, Paris).
Description. — <$. Envergure : 50 mm ; longueur des ailes antérieures : 25 mm.
Antennes jaune rouille : 25 articles. Palpes labiaux et front brun orangé, tarses gris violacé,
dessus du thorax brun olivâtre, reste du corps jaune orangé.
Ailes antérieures très allongées, non falquées, bord externe légèrement convexe, tornus obtus.
Couleur fondamentale de ces ailes orange, avec de très légères mouchetures brun olivâtre, sur l’aire
baso-médjane, brun olivâtre sur l’aire externe, les deux zones séparées par une ligne virtuelle, légère¬
ment lunulaire, reliant l’apex au tiers basal du bord interne. Zone marginale grisâtre. Pas de rayure
interne ni de bande submarginale. Tache discale représentée par un petit point brunâtre.
Ailes postérieures roses, passant au gris sur l’aire externe et sous la costa, ornées seulement
d’un petit point discocellulaire noir. Face ventrale gris blanc terne, passant au jaune sur la costa, avec
un point discal noir sur les ailes postérieures.
<j>. — Inconnue.
Discussion. — Malgré son aspect très différent et son absence de presque toute ornementation,
notamment d’ocelle sur la face dorsale des ailes postérieures et de tache discocellulaire sur la face
ventrale des ailes antérieures, cette espèce, en raison de la structure de son armure génitale mâle
(fig. 370), prend place dans le genre Automeris. La forme du gnathos est semblable à celle de certains
Source : MNHN, Paris
562
CLAUDE LEMAIRE
taxa du groupe d'A. illustris (sous-groupe d'A. hamata) et celle de l’uncus est analogue à celle des
espèces du groupe dVl. cecrops , mais la structure des valves, dépourvues de processus apical, et du
saccus, très allongé, est toute autre. A. masti vient donc s’ajouter aux quelques espèces que nous
n’avons pu rattacher à aucun groupe (voir page 340). La structure des antennes quadripectinées et des
pattes (U n’existe pas de pointe tibiale sur'la première paire, les pattes médianes possèdent une paire
d’éperons apicaux, de même que les pattes postérieures qui présentent en plus un éperon médian) est
également semblable à celle des Automeris.
Fie. 370. — Armure génitale
(J d 'Automeris masti Lemaire.
Le présent ouvrage pourra être cité comme suit :
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[Manuscrit de PACKARD, complété et publié par COCKERELL, avec le concours de H. G. DYAR et
J. H. Watson],
76. Ce travail a paru alors que le fascicule 2 de la présente Révision (pp. 233-422) était sous presse; il est en fait la publication
originale des synonymies, homonymies, modifications de statut, etc... citées comme nouvelles dans ce fascicule.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION
Automeris
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révision du genre Automeris
571
INDEX*
abas 27, 39, 466, 467, 468, 470, 477, 493. 496, 497, 498,
499, 502.
abasia 24, 25, 27, 39, 466, 467, 468, 470, 471, 475, 476,
477, 495, 499, 502.
abasiella 25, 467, 468, 469. 474.
abdominalis 24, 25, 26, 189, 210, 214, 223.
accuminata 543, 544, 545.
acharon 553, 554, 555, 557.
acuta 24, 25, 26, 512, 514, 523, 527, 529.
acutissima 22, 368, 385, 387, 388, 390, 391, 392, 403.
Adelocephala 67.
Adelocephalidae 67.
adelon 324, 325.
Adetomeris 16. 17, 19, 21, 28, 30, 32, 40, 44, 49, 51, 52,
54, 55, 57, 58, 59, 68, 69, 544 . 548.
adusta 22, 256.
affinis 344, 346.
Aglia 9, 68.
Agliicae 68.
Agliinae 67, 68.
Agliopsis 17, 69, 70, 72, 297.
altus 283, 285.
amaenoides 101, 104.
amanda 24, 25, 26, 28, 189, 1%, 198, 200, 201, 202, 204,
205, 206, 563.
anioena 25, 26, 27, 28, 71, 98, 101, 104, 105, 106, 120,
122.
amphirene 453, 456, 4M.
anableps 28, 468, 469, 477, 480, 481, 485, 495.
andicola 21, 25, 123, 124, 137.
angulatus 141, 143.
aniris 26, 27, 512, 513, 514, 527.
Anisota 67.
annaehildegardae 552, 554.
annulata 25, 26, 27, 235, 268, 270, 271, 273, 276.
antioquia 24, 426, 430.
apollinairei 403, 404.
approximata 244, 246.
argentifera 24, 194.
argus 308, 309, 312.
arguta 477, 479.
aristei 210, 213.
armida 285, 286.
armidia 285, 427, 429.
arminia 26, 27, 29, 36, 38, 234, 236, 283. 286, 287, 288,
289, 291, 427, 429.
arminirene 25, 26, 434.
Arsenura 22.
Arsenurinae 17, 67.
aspera 28, 30, 37, 51, 365, 366, 367, 402, 420.
aspersus 178, 181.
ater (Automeris naranja) 36, 302, 303, 304, 456.
atra (Pseudautomeris huebneri) 453, 456.
atrolimbata 25, 270, 276.
ATTACIDAE 9, 15, 17, 20, 21, 22, 23, 24 , 27, 28, 29, 30,
33, 41, 44, 49, 52, 53, 64, 67, 562.
Attaeinae 19, 30, 68.
attenuata 159, 161.
auletes 23, 24, 25, 26, 27, 531, 539. 540, 546.
aurantiaca 300, 302, 304.
aurora 28, 359, 360, 363, 36-1.
aurosea 239, 240.
Automerella 20, 21, 28, 30, 32, 57, 59, 64, 69, 70, 72,
359.
Automericae 68.
Automerina 17, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 32, 39, 55, 57, 59,
60, 63, 64, 69, 530, 532, 544, 546.
Automerinae 68.
Automeris 9, 15, 19, 29, 41, 57, 69, 70, 355, 359, 360,
365, 366, 425, 468, 530, 531, 544, 546, 558, 562.
Automeritae 68.
Automeroides 69, 70, 72, 108, 112, 115.
Automeropsis 21, 28, 33, 57, 58, 60, 64, 69, 543, 546.
Automerula 23, 24, 25, 26, 27, 44, 69, 530, 531, 539.
averna 22, 236, 242, 282.
azteca 520, 523.
balachowskyi 26, 27, 95, 96, 117, 139, 140, 144.
banghaasi 493, 495.
bonus 22, 23, 24, 25, 54, 57, 95, 96, 97, 188, 189, 190.
194, 198, 200, 205, 206, 212, 215, 217, 218, 224, 563.
barii 493, 495.
basalis 28. 235, 236. 246, 249, 250, 280, 282.
beckeri 28, 36, 70, 71, 73, 74. 341.
belti 22, 23, 24, 25, 26, 34. 73, 74, 225, 226. 229, 230,
231, 232.
berliozi 27, 468, 470, 502.
betzholdi 552, 553, 556, 557.
bicolor 516, 520.
bilinea 26, 27, 28, 32, 97, 147, 155, 161, 162, 167, 168,
170, 171, 172, 181.
bivius 367, 419.
Bombycoidea 67.
Bombyx 15.
boops 25, 26, 80, 87, 91.
boreas 20.
boucardi 22, 23, 34, 235, 257, 260, 261.
bouvieri 361, 362.
brasiliensis (Automeris) 34, 266, 268, 445, 446.
brasiliensis (Pseudautomeris) 27, 28, 58, 268, 423, 424,
425, 426, 443, 446, 448, 449, 451, 452, 453, 454, 456,
458, 459, 460, 463.
brutus 440, 442.
bullocki 553, 554, 557.
burmeisteri 37, 420, 422.
' Les noms valides des taxa étudiés du groupe-espèce et du groupe-genre sont cites respectivement en italiques et en caractères
gras. -
Source : MNHN, Paris
572
CLAUDE LEMAIRE
caeca 308, 309, 312.
caesar 440, 442.
castrensis 28, 55, 234, 236, 251. 295.
calharina 28, 468, 470, 475, 479, 480, 481, 483.
caudatula 25, 530, 531, 532, 537.
cecrops 21, 22, 23, 30, 34, 38, 55, 61, 64, 71, 72, 73, 74,
233, 234. 236, 240, 242, 243, 246, 256, 258, 259, 293,
297, 301, 302.
celata 23, 24, 334, 336, 338, 340.
Ceratocampa 67.
Ceratocampidae 67.
Ceratocampinae 16.
Cercophanidae 67.
chacona 25, 26, 140, 156, 159, 224.
chiricahuana 239, 240.
cinctistriga 22, 24, 25, 26, 27, 147, 162, 172, 175, 176,
177, 178, 179, 180, 181.
cinerea 407, 409.
cinnamomea 383, 385.
Cinnomata 21.
Citheronia 67.
Citheroniidae 67.
Citheroniinae 67.
cochabambae 26, 159.
coesa 356, 357.
coffeae 98, 101.
colenon 22, 306, 320, 323.
collateralis 77, 80.
coloradensis 307, 308, 309, 312.
Coloradia 21, 53, 68.
columbiana (Automeris) 120, 144, 200, 201.
columbiana (Automeris hamata) 140, 141, 143.
combusta 380, 381, 382.
complicata 26, 27, 235, 273.
conjuncta (Automeris amanda) 201, 202, 450, 452.
conjuncta (Pseudautomeris luteata) 450, 451, 452.
contei 25, 368, 379, 400.
contempla 22, 24, 25, 26, 51, 365, 368, 374, 377, 378,
379, 563.
contulma 552, 554.
convergens 69.
Copiopteryx 20.
coresus 28, 32, 34, 97, 105, 223.
corevia 69.
corollaria 307, 309, 311.
coronis 28, 58, 60, 423, 426, 429, 443, 456, 458, 461,
463, 465.
coronoides 458, 460.
crameri 535, 537.
crassus 72, 109, 111.
crudelis 23, 334, 336.
cruenta 69.
cruentus 558.
cryptica 24, 60, 71, 72, 74, 350, 560.
curitiba 252, 253.
curvilinea 25, 27, 54, 71, 73, 95, 188, 189, 215, 218, 219,
220", 222”, 229, 352.
cypria 25, 26, 27, 28, 39, 60, 311, 527, 530, 531, 532,
536, 537, 538, 539.
damoeus 395, 397.
dandemon 22, 306, 319, 321.
' Par erreur, sous le nom de maculata.
daudiana 21, 22, 74, 306, 326, 328, 329.
debilis 553, 554, 555, 557.
deletum 448.
denhezi 24, 468, 470, 504.
denhezorum 24, 189, 204, 217.
denticulata 25, 27, 73, 95, 188, 189, 219.
denudata 190, 192, 194.
descimoni 559.
despicata 25, 223.
dioxippus 346, 348.
Dirphia 68, 256.
Dirphiinae 68.
Dirphiopsis 31.
distincta 420, 422.
divergens 151, 152, 155.
dognini 24, 236, 253.
draudti ttO, 84.
draudtiana 307, 315.
Dryocampa 67.
Drvocampinae 16, 17, 53, 67, 286.
Dryocampini 67.
duchartrei 23, 24, 25, 26, 27, 59, 140, 145, 148, 149, 150,
151, 224.
Dysdaemonia 20, 22.
Eacles 67, 286.
ecuadora 107, 188, 192, 194.
egeus 20, 25, 26, 27, 28, 31, 34, 70, 71, 72, 73, 80, 81,
85, 87, 90, 91, 343.
egeides 80, 84, 90.
eglanterina 31.
elainae 25, 51, 466, 467, 468, 469, 510.
elegans 280, 281, 282.
eogena 22, 306, 307, 316, 324.
eophila 69.
episcopus 493, 495.
equatorialis 25, 229.
erisichton 185, 188.
erubescens (Automeris io) 312, 324.
erubescens (Pseudautomeris) 28, 324, 325, 426, 446, 452,
454.
erythraea 552, 553, 554, 555, 556, 557.
Erythromeris 19, 21, 24, 57, 59, 64, 69, 70, 354.
erylhrops 16, 19, 28, 40, 52, 546, 549, 550, 551.
escalantei 22, 71, 334, 338, 339, 340.
Eudia 9.
Euleucophaeus 21, 22, 68.
euryopa 266, 268.
excentricus 168, 169.
excreta 22, 124, 127, 130, 131, 132, 134, 232.
eximius 446, 448.
fabricii 36, 309, 311.
falcata 405, 406.
falcifer 283, 285.
falco 24, 25, 96, 184, 188, 189, 214.
ferruginea (Automeris iris) 326, 328.
ferrugineus (Automeris pictus) 101, 104, 326, 328.
fimbridentata 25, 426, 438.
fieldi 24, 147, 162, 175.
flammans 24, 25, 26, 367, 403, 405, 409.
flavia 291, 293.
Source : MNHN, Paris
révision du genre Autonieris
573
Jlavissima 26, 51, 365, 376, 378, 379.
flavomarginatus 151, 152, 155.
flavus 523, 525.
fletcheri 26, 27, 118, 122.
Jlexilineata 19, 24, 354, 356, 357.
Jlexuosa 20, 28, 30, 32, 37, 359, 360, 363, 364.
foucheri 227, 229.
fumata 20, 407, 409.
fumosa 278, 280.
fùsca (Adetomeris erythrops) 552, 553, 556, 557.
fusca (Leucanella) 22, 308, 368, 380, 411, 412, 413, 556.
fuscus (Automeris io) 307, 308, 309, 311, 312, 552, 556.
gabriellae 25, 70, 72, 95, 96, 117, 145, 161, 162, 181.
gadouae (Automeris zurobara) 26, 27, 120.
gadouae (Hyperchiria incisa) 25, 26, 27, 517, 520.
Gamelia 15, 16, 17, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 32, 39, 44,
51,53, 54, 55, 56, 59, 61, 62, 63, 64, 65, 69, 466, 513,
530, 546.
gamelioides 69.
gardineri 28, 37, 393, 395, 396, 397, 398.
gayi 553, 554, 555, 557.
geayi 101, 185, 188.
gibbosa 28, 367, 379, 380, 395, 397, 398, 401, 402.
godartii 26, 27, 155, 162, 169, 172, 174, 175.
goodsoni 27, 140, 147, 151.
gradli 98, 101.
grammivora 28, 38, 425, 448, 458.
grammodes 25, 26, 72, 74, 348.
granulosa 27, 28, 55, 233, 234, 236, 293, 296.
grisea 127, 128.
griseoflava 552, 553, 555, 556, 557.
griseorosea 246, 247, 249.
guyanensis (Automeris godartii) 169, 170, 172, 188.
guyanensis (Automeris proximus) 169, 172, 185, 188, 194.
hagar 112, 113, 115.
hamata 20, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 34, 71, 96, 97, 139. 140,
145, 147.
harrisorum 25, 26, 235, 271, 275, 278.
hebe 22, 306, 307, 316, 318, 322, 323, 325, 326, 344.
heisleri 28, 366, 367, 401.
Hemileuca 22, 30, 53, 68.
Hemileucidae 67, 68.
H EMILE UCINAE 9, 16, 17, 18, 19, 20, 22, 28, 30, 31, 41,
53, 67, 68, 69, 539.
Hemileucini 69.
Hemileucitae 68.
herrerai 553, 554, 557.
herse 237, 239.
hersilia 285, 427, 429.
hesselorum 328.
hippodice 141.
Hirpida 68.
hofTmanni 399, 400.
hosmera 23, 368, 409.
huebneri 27, 28, 426, 429, 453, 463, 464, 465.
Hyiesia 68, 69.
Hyperchiria 15, 16, 17, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 38,
39,44, 49, 51, 53, 55, 58, 59, 61, 64, 65, 69, 512. 530,
531, 532, 544, 546.
Hypermerina 21, 26, 58, 69_ 546.
illustris 28, 30, 31, 32, 34, 64, 71, 72, 73, 74, 95, 96, 97,
98, 102, 103, 104, 105, 107, 158, 223.
Imbrasia 33.
immodicus 159, 161.
imperialis 67.
incamata 24, 26, 235, 236, 237, 238, 240, 244, 246, 247,
249, 559, 560.
incisa 25, 26, 27, 28, 39, 49, 55, 512, 513, 514, 517, 518,
519, 520, 522, 523, 526, 528, 529.
innoxia 26, 27, 234, 236, 285, 286, 289.
inomata 28, 70, 233, 235, 278, 352.
insolens 141, 143.
intermedius 70, 297, 298, 300.
lo Blanchard 16, 37, 69, 548.
io Fabricius 15, 16, 20, 21, 22, 29, 31, 32, 33, 36, 64, 71,
73, 74, 286, 305, 306, 307, 308, 309, 313, 314, 315,
316, 317, 532, 535, 563.
Io Lee 16, 69, 548.
irene 23, 24, 25, 26, 27, 38, 426, 429, 432, 435, 436, 438,
439, 448, 450, 452.
iris 22, 74, 306, 326, 329, 330, 331.
irmina 466, 471, 473, 495.
izquierdoi 552, 554, 557.
jaflueli 552, 553, 557.
janeira 20, 28, 364, 365, 367, 406, 407.
janus 16, 23, 24, 25, 26, 27, 30, 44, 51, 56, 57, 58, 64, 65,
70, 71, 73, 74, 75, 77, 78, 79, 80, 286.
jason 563.
jivaros 25, 235, 271, 274, 275.
jo Cramer 39, 532, 533, 535, 537.
Jo Herrich-Schafler 15, 512, 514.
joannisi 417, 419.
joiceyi 246, 249.
jordani 415, 416.
jucunda 23, 24, 26, 27, 34, 109, 140, 151, 155, 156, 158,
163, 165.
jucundoides 27, 162, 168.
junonia 22, 23, 151, 152, 154, 155.
kasyi 26, 58, 546, 547.
kiefferi 24, 468, 470, 491.
koehleri 28, 415, 417, 419.
lacerata 525, 527.
lachesis 326, 328.
laciniata 525, 527.
lama 28, 366, 367, 417, 419, 422.
larra 24, 25, 26, 27, 28, 34, 80, 84, 90, 91, 95.
lata 25, 26, 27, 423, 424, 426, 440.
latenigra 26, 277.
laticinctus 280, 281, 282.
lauroia 27, 54, 55, 64, 71, 73, 74, 353.
lauta 21, 22, 71, 74, 305, 306, 331.
lemensis 558.
leucane 22, 31, 37, 364, 368, 376, 383, 385, 386, 387,
388, 389, 400, 408, 411.
Leucanella 20, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29, 30, 31, 37,
44, 51, 54, 55, 57, 59, 64, 69, 70, 71, 364, 562.
levrati 280, 281, 282.
liberia 24, 25, 26, 27, 29, 34, 55, 71, 95, 96, 97, 101, 184,
188, 189, 194, 208, 215, 286.
lichyi (Automeris amanda) 26, 203.
Source : MNHN, Paris
574
CLAUDE LEMAIRE
lichyi (Camélia rubriluna) 26, 61, 62. 499. 502.
lilith 36, 307, 312, 314, 315, 316, 317.
limpida 25, 194, 198, 204, 205, 206.
lineatus 300, 302.
Lonomiicae 68.
lucasii 553, 554, 555, 557.
lucidus 450, 451, 452.
Ludiinae 67, 68.
luteata 25, 27, 28, 425, 432, 450, 454.
lutheri 33, 36, 307, 308, 309, 311, 312.
lynx 25, 26, 368, 372, 376.
maasseni 24, 25, 27, 365, 367, 404. 407, 409.
macareis 246, 248, 249.
macrothyris 33.
maculaïus 215. 216, 218.
macpbaili 22, 128, 225, 231.
maeonia 22, 70, 72, 234, 235, 255.
maia 30.
malvacea 351, 352.
maryaritae 25, 26, 234, 235, 236, 249, 250, 251.
niasti 561.
megalops 184, 185, 188.
melanops 28, 34, 235. 265.
melmon 22, 306, 307, 318, 320, 321, 323, 324, 325.
memusae 27, 28, 37, 51, 365, 368, 388, 391. 394, 395,
397, 398.
memusoides 25, 367, 387.
mendosa 20, 361, 362.
meridana 244, 246.
meridionaJis 22, 26, 140, 149. 175.
Meroleuca 68.
metapyrrha 69.
met-a 426, 427, 429, 432, 458, 460, 463.
metzli 22, 23, 24, 25, 26, 33, 52, 75. 77.
mexicana (Automeris io) 22, 307, 315, 316.
mexicana (Automeris pamina) 237, 239, 216.
micheneri 25, 189, 213.
Micrattacus 16, 70, 297.
microplùhalma 28, 548, 549, 550, 555, 556.
midea 25, 27, 73, 95, 161, 162, 165, 178, 183,. 559.
mimusops 388, 391, 393.
mirabilis 105, 107.
miris 399, 401, 402.
mixtus 84, 87.
modesta 163, 164, 178, 181.
moerens 219, 220, 222.
molina 20, 563.
Molippa -69.
Molippinae 68.
moloneyi 22, 123, 124, 135.
monlezuma 21, 22, 23, 44, 58, 70, 71, 72, 73, 74, 333, 334,
336, 337, 338, 339, 340.
moresca 25, 26. 27, 96, 97, 108, 109, 112.
morescoides 151, 152, 155.
muelleri 22, 365, 368. 388. 405.
multicolor 31.
musta 23, 468, 470, 483, 486.
naranja 27, 28, 32, 33, 36, 72, 74, 297, 300, 303, 304.
nausica 21. 22, 23, 24, 25, 26, 27, 53, 61, 512, 513, 514,
516, 520, 525, 563.
nebulosa 28, 230, 236, 246, 254, 280. 285.
neidhoeferi 24. 25, 26, 468, 470. 481, 484, 486, 488, 491.
neomexicana 307, 314.
newmani 26, 368. 390. 392, 393, 403.
niepelti 24, 80, 92.
nigra 129, 130, 132.
nigrescens 343, 344, 346.
nigrocinctus 344, 346.
nigrolineata 201, 202.
nigropunctata 479, 481.
nigrosignata 450, 451, 452.
Noctuidae 33.
nopaltzin 22, 132, 134, 137.
norcestes 406, 407, 409.
Notodontidae 16.
nyctimene 24, 368, 370, 371, 372, 373, 374, 375, 376, 378,
383, 384, 385, 387, 388, 400.
nyctimenoides 26, 370, 377, 379.
oaxaca 380, 381, 382.
oberthurii 28, 55, 233, 234, 236, 291, 295.
obliqua 432, 434.
oblonga 151, 152, 155.
obscura 70, 298, 300.
obsoleta 278, 280.
oceidentalis (Automeris iris) 326, 328, 497, 499.
occidentalis (Camélia abasia) 497, 499.
oiticicai 24, 189, 209, 213, 218.
olivacea 552, 554, 555, 556, 557.
ophthalmica 38, 465.
orestes 25, 26, 27, 73, 74, 343.
Ormiscodes 21, 28, 68.
omeates 70, 72, 115, 118.
orneatoides 181, 184.
orodes 514, 516.
orodina 25, 26, 27, 28, 39, 49, 50, 55, 512, 513, 514, 517,
518, 520, 522, 529.
ovalina 27, 235, 251, 254, 404.
oweni 185, 188.
Oxytenidae 67.
packardi 309, 312.
palegon 84, 87.
pallens 268, 270.
pallida 155, 163, 165.
pallidior 22, 123, 334, 336, 337, 339.
pamina 21, 34, 239.
panamensis (Automeris hamata) 141, 143.
panamensis (Automeris larra) 90, 92, 143, 144.
pandarus 477, 478, 479.
Paradaemonia 21.
paraensis 27, 495.
paramaculala 27, 189, 218.
parametea 458, 460.
parilis 101, 104.
patayonica 422.
pavonia 9.
paucidentata 435.
pelotas 98, 101.
penieillatus 246, 247, 249.
pericinctus 533, 535.
pernambucensis 27, 304.
peruviana (Automeris godartii) 172, 175, 200.
peruvianus (Automeris proximus) 194, 198, 200.
Source : MNHN, Paris
RÉVISION Dt GENRE AlltOllieris
575
p'hales 98, 101.
phrynon 23. 24, 33, 70, 72, 95, 96, 108, 115, 145, 184.
pictus 101, 104.
plicata 28, 512, 513, 514, 525, 533.
pohli 24, 25, 426, 436.
Polythysana 21, 28, 68.
Polythvsanini 69.
pomifêra 25, 26, 234, 236, 288.
porifera 464.
porus 453, 456, 464.
postalbida 23, 24, 25, 41, 42, 43, 44, 45, 46, 47, 50, 80,
90, 95.
Protaumeris 70, 256.
proxima 25, 107, 188, 192, 194, 195, 200.
Pseudautomeris 23, 24, 25, 26, 27, 28, 38, 55, 56, 58, 60,
61, 64, 65, 69, 70, 72, 423, 546.
Pseudobunaea 33.
Pseudohazis 31, 68.
pudens 237.
punctatus 506, 507.
pupilla 263, 265.
pvgmaea 27, 28, 466, 468, 469, 479.
pylades 98, 101.
pyri 9.
pyrrhomelas 24, 62, 468, 469, 479, 485, 491.
quadridentata 453, 456.
randa 21, 22, 96, 97, 123, 124, 127, 128.
rectangularis 434, 435.
rectilinea 25, 26, 27, 28, 55, 95, 96, 139, 140, 159.
reedi 551, 553, 557.
regalis 67.
rernissa 27, 28, 466, 467, 469, 470, 506. 508, 510, 511.
rernissoides 28, 63, 467, 469, 470, 508.
Rhescyntinae 67.
Rhescyntis 21, 22.
rindgei 25, 26, 27, 468, 469, 487.
rosacea 420, 422.
rosea (Automeris montezuma) 336, 337.
roseus (Automeris coresus) 105, 107.
roseus (Pseudautomeris) 105, 336, 337, 432, 434, 435,
436, 448.
rothschildi 25, 365, 416.
Rothschildia 53.
rotunda 25, 26, 28, 101. 104.
rougeoti 25, 71, 72, 234, 236, 250, 253.
rubicunda 363, 364.
rubiginosa 172, 175.
rubrescens 22, 23, 124, 132, 135, 448.
rubriluna 25, 26, 27, 61, 62, 468, 470, 497. 500, 501, 503.
rufobrunnea 210, 213.
ruizi 553, 554, 556, 557.
Salassinae 67, 68.
salmonea 25, 26, 27, 38, 283, 285, 286, 423, 424, 425,
426. 431, 432, 434, 435, 437, 439, 442, 456, 464.
Samia 53.
saturata 22, 365, 367, 411.
Saturnia 9.
saturniala 24, 354, 355, 356, 358, 359.
Saturniidae 67.
Satumiinae 67.
Saturnioidea 67.
scapularis 443, 445.
schausii 411, 413.
schwarizi 24, 51, 71, 233, 234, 236, 289.
scôrtina 69.
seclusa 286, 288.
seilzi 25, 467, 468, 469, 510, 511.
semicaeca 395, 397.
semiramis 20.
septentriorudis 23, 468, 470, 501, 503, 504, 505.
serpina 343, 344, 346.
simplex 118, 119, 120.
sinuatus 151, 152, 155.
sinuosa 440, 442.
Sphingicampidae 67.
Sphingidae 33.
stawiarskii 28, 423, 425, 456.
stollii 533, 535.
strandi 185, 188.
sluarti 25, 26, 28, 366, 367. 413, 415, 416, 417, 418,
419, 422.
suavina 456, 458.
subcoronis 28, 423, 426, 429, 458, 461.
submacula 25, 26, 27, 70, 72, 73, 74, 346.
subobscura 222.
subpicta 24, 25, 200, 201, 202, 204, 223.
superba 69.
surinamensis 283, 285.
sybilla 178, 181.
Syssphingidae 67.
Sysspliinginae 67.
Syssphinx 20.
tamphilus 28, 165. 168.
tamsi 24, 140, 155, 160.
tau 9.
tetraomma 210.
texana 33, 307, 313, 316.
themis 26, 27, 108, 111, 114.
theseus 477, 478, 479.
thyreon 22, 306, 307, 322.
titania 151, 152, 155.
tridens 23, 72, 124, 129, 132, 133, 134.
tristis Boisduval (Automeris) 28, 95, 96, 108, 112, 117,
145, 298.
tristis Bouvier (Automeris) 298, 300.
tristis Kôhler (Leucanella aspera) 420, 422.
lucuniaua (Automeris amanda) 28, 104, 105, 201, 204.
tucumana (Automeris iliustris) 101, 104, 105.
tusina 69.
umbracticus 80, 84.
umbrata 28, 33, 60, 543, 544.
umbrosa 28, 36, 302, 301.
unifasciatus 348, 350.
unilateralis 134, 135.
uruba 544.
vcda 25, 27, 39, 60, 63, 532, 533, 535.
varia 307, 309, 311.
vergnei 145, 147.
vietlei (Camélia) 25, 468, 469, 489.
vieltei (Leucanella) 25, 365, 367, 370, 376.
Source : MNHN, Paris
576
CLAUDE LEMAIRE
vinosus 244, 246.
violacea 257, 259.
violascens 17,28, 70, 72, 73, 74, 296, 297, 302.
viridescens 27, 28, 31, 37, 365, 368, 388, 393, 394, 395,
397, 398, 399.
viridior 27, 28, 37, 394, 397.
vividior 162, 163, 165.
vomona 24, 26, 27, 235, 263.
watsoni 27, 189, 206, 210, 213, 220, 222.
windi 22, 378.
windiarin 560.
zaruma 24, 25, 26, 227, 231.
zelleri 80, 84.
zephyria 21, 235, 240, 242.
zephyriata 240, 242.
zozine 22, 23, 34, 235, 259, 261, 263, 265, 276.
zugana 23, 24, 25, 235, 261, 264, 265, 268.
zurobara 22, 23, 24, 26, 27, 96, 97, 118, 120, 121, 123,
175.
Source : MNHN, Paris
PLANCHES
Source : MNHN, Paris
PLANCHE 50
MÉMOIRES DU MUSÉUM. — SÉRIE A. — TOME XCII.
Source : MNHN, Paris
PLANCHE 51
MÉMOIRES DU MUSÉUM. — SÉRIE A. — TOME XCII.
Planche 51. — 1, Pseudautomeris lata (Conte) çf. — 2, P. fimbridentata (Dognin) — 3, P. brasiliensis (Walker) <?. —
4, P. pohli Lemaire, holotype — 5, P. erubescens (Boisduval) çj.
V.
Source : MNHN, Paris
PLANCHE 52
MÉMOIRES DU MUSÉUM. — SÉRIE A. — TME XCII.
Planche 52. — 1, Pseudautomeris luteata (Walker) <$. — 2, P. huebneri (Boisduval) c?- — 3, id., holotype $ A'Automeris
quadridentata Kirby. — 4, P. grammivora (Jones) (J 1 . — 5, P. stawiarskii (Gagarin) c?-
Source : MNHN, Paris
PLANCHE 53
MÉMOIRES DU MUSÉUM. — SÉRIE A. — TOME XCII.
Planche 53. — 1, Pseudautomeris subcoronis Lemaire <?. — 2, id. $. — 3, P. coronis (Schaus) <J.
Source : MNHN, Paris
PLANCHE 54
MÉMOIRES DU MUSÉUM. — SÉRIE A. — TOME XCII.
Planche 54. — 1, Pseudautomeris coronis (Schaus) Ç. — 2, Gamelia àbasia (Stoll) (J. — 3, G. catharina (Draudt) (J. —
4, G. abasia (Stoll) Ç. — 5, G. catharina (Draudt) Ç.
Source : MNHN, Paris
PLANCHE 55
MÉMOIRES DU MUSÉUM. — SÉRIE A. — TOME XCH.
Planche 55. - Camélia anableps (C. et R Felder) <?. - 2, id. Ç. - 3, G. pyrrhomelas (Walker), holotype <?. - 4, G. pyg-
maea (Schaus) <?. - 5, G. abasiella Lemaire, holotype c?. - 6, G. musta Schaus, holotype d 1 . - 7, G. neidhoe-
feri Lemaire, paratype <J.
Source : MNHN, Paris
Planche 56. — 1, Gamelia rindgei Lemaire, holotype <$. — 2, id., allotype Ç. — 3, G. vieltei Lemaire Ç. 4, id., para-
type c?. — 5, G. kiejjeri Lemaire, holotype <?. — 6, G. abas abas (Cramer) c?.
Source : MNHN, Paris
PLANCHE 57
MÉMOIRES DU MUSÉUM. — SÉRIE A. — TOME XCII.
Planche 57. — 1, Gameha abas paraensis Lemaire, paratype c?. — 2, id., allotype Ç. — 3, G. rubriluna rubriluna (Walker),
allotype Ç d'Automeris abasia occidentalis Bouvier. — 4, id. çj. — 5, G. rubriluna lichyi Lemaire, para-
type c?- — 6, G. septentrionalis (Bouvier) (?• — 7, G. beriiozi Lemaire, holotype <J.
Source : MNHN, Paris
PLANCHE 58
MÉMOIRES DU MUSÉUM. — SÉRIE A. — TOME XCII.
Planche 58. — 1, Camélia denhezi Lemaire, paratype — 2, G. remissa (Weymer) <$. — 3, G. remissoides Lemaire, holo¬
type <?. — 4, G. seitzi (Draudt) $. — 5, G. elainae Lemaire, holotype $. — 6, H. incisa bicolor (Bouvier),
holotype Ç. — 7, H. incisa incisa Walker, lectotype <?• — 8, H. incisa gadouae Lemaire holotype c?.
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM.
SÉRIE A.
TOME XCII.
PLANCHE 59
Planche 59. - 1, Hyperchiria orodina (Schaus) <J. - 2, H. nausica (Cramer) $. - 3, id. tf. - 4, H. acuta (Conte) <?. -
5, id. Ç. — 6, II. plicata Herrich-SchafTer c?. — 7, H. aniris (Jordan), lectotype <?. — 8, Automerina
( Automerina) vala (Kirby) (J.
Source : MNHN, Paris
PLANCHE 60
MÉMOIRES DU MUSÉUM. — SÉRIE A. — TOME XCII.
Planche 60. — Automerina (Automerina) cypria (Gmelin) <?. — 2, A. (A.) caudatula (C. et R. Felder) <$. — 3, Hyperme-
rina kasyi Lemaire, holotype c?- — 4, Automeropsis umbrata (Boisduval) <J. — 5, id. Ç. — 6, Automerina
(Automerula) axdeles (Herrich-Schaffer) $. — 7, Automerina ( Automerina ) caudatula (C. et R. Felder), lecto-
type $.
Source : MNHN, Paris
MÉMOIRES DU MUSÉUM. — SÉRIE A. — TOME XCII.
PLANCHÉ 61
Planche 61. — 1, Adetomeris microphthalma (Izquierdo) c?. — 2, A. erythrops (Blanchard) (J. — 3, id. <J, autre morphe. —
4, id., lectotvpe c? d’ Hyperchiria acharon var. debilis Butler. — 5, Automeris midea lemensis Lemaire, para-
type <?. — 6, A. descimoni Lemaire, paratype S- — 7, A. masti Lemaire, paratype <?.
Source : MNHN, Paris
IMPRIMERIE NATIONALE
4 564 010 6
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
Source : MNHN, Paris
ÉDITIONS DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE
En vente à la Bibliothèque centrale du Muséum,
38, rue Geoffroy-Saint-Hilaire, Paris (5 e )
C.C.P. : Paris 9062-62
Annuaire du Muséum national <THistoire naturelle (paraît depuis 1939).
Archives du Muséum national d’Histoire naturelle (depuis 1802. In-4°, sans périodicité).
Bulletin du Muséum national d'Histoire naturelle (depuis 1895 ; 6 numéros par an).
Grands naturalistes français (depuis 1952. Sans périodicité).
Mémoires du Muséum national d'Histoire naturelle (depuis 1936. Depuis 1950, nouvelle série eh 3
(puis 4) parties : A. Zoologie ; B. Botanique ; C. Sciences de la terre ; D. Sciences physico-chi¬
miques. Sans périodicité).
Notes et Mémoires sur le Moyen-Orient (depuis 1933. In-4°, sans périodicité).
Publications du Muséum national d'Histoire naturelle (depuis 1933. Sans périodicité).
PUBLICATIONS DES LABORATOIRES DU MUSÉUM
En vente à l’adresse de chaque laboratoire
Bulletin du Laboratoire maritime de Dinard (Ille-et-Vilaine). Depuis 1928.
Objets et Mondes. La revue du Musée de l’Homme. Directeur : M. J. Millot, Palais de Chaillot, Paris (16 e ) ;
depuis 1961 ; trimestriel.
Mammalia. Morphologie, Biologie, Systématique des Mammifères. Directeur : M. J. Dorst, Labora¬
toire de Zoologie des Mammifères, 55, rue Buffon, Paris (5 e ) ; depuis 1936 ; trimestriel.
Index Seminum Horti parisiensis. Service des Cultures, 61, rue Buffon, Paris (5 e ) ; depuis 1882 ;
échange.
Journal d'Agriculture tropicale et de Botanique appliquée, suite de Revue internationale de Botanique
appliquée et d’Agriculture coloniale, depuis 1954. Laboratoire d’ethnobotanique, 57, rue Cuvier,
Paris (5 e ).
Adansonia (suite aux Notulae Systematicae ). Directeur : M. A. Aubréville, Laboratoire de Phanéro-
gamie, 16, rue Buffon, Paris (5 e ) ; sans périodicité.
Revue Algologique. Directeur : M. R. Lami, Laboratoire de Cryptogamie, 12, rue Buffon, Paris (5 e ) ;
depuis 1924.
Revue Bryologique et Lichénologique. Directeur : M rae V. Allorge, Laboratoire de Cryptogamie ; depuis
1874.
Revue de Mycologie. Directeur : M. Roger Heim, Laboratoire de Cryptogamie ; depuis 1928.
Cahiers de La Maboké. Directeur : M. Roger Heim, Laboratoire de Cryptogamie, 12, rue Buffon,
Paris (5 e ) ; depuis 1963.
Pollen et Spores. Directeur : M me Van Campo, Laboratoire de Palynologie, 61, rue Buffon, Paris (5 e ) ;
depuis 1959 ; semestriel.
- Source : MNHN, Ppris